Le devoir, 27 août 1929, mardi 27 août 1929
Voisiné XX - No 199 Abonnements par la poste : Edition quotidien)* CANADA RtaU-Un!» et Empire BriUnnlqee ., SAP UNION POSTALE.».10.UP Edition hebdomadaire CANADA 2M CTATS-ÜNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Montréal, mardi 27 août 1929 iTROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: -SERVICE I>E NUIT: Administration: Rédaction: Gérant; %, - HArbour 1241* HArbour 1243 HArbour 3679 HArbour 4897 La réforme du Sénat M.King et la représentation de l’intelligence La mort d’un sénateur conservateur de l’Ontario, M.Reid, ancien ministre des douanes et ami personnel de sir Robert Borden, porte à sdx le nombre de vacances que le ministère King devra remplir avant longtemps à la Chambre haute.Quand il se sera décidé de le faire, il aura la majorité dans les deux Chambres.Depuis qu'il a pris le pouvoir, en 1921, le ministère King a toujours eu à affronter, en effet, une majorité conservatrice au Sénat.Elle s’y est constituée de 1911 à 1921.Le ministère Laurier avait introduit au Sénat, de 1896 à 1911, un nombre considérable de ses amis, mais la majorité libérale y fondit lentement, dans la décade suivante, si bien qu’elle n’existait plus depuis quelques années quand M.King remplaça M.Meighen en 1921.La constitution différente des deux Chambres permet un mode d’équilibre parlementaire qui n’est pas sans avoir ses avantages, s’il a des inconvénients.Ainsi, en 1918, quand la majorité conservatrice des Communes vota 85 millions pour un cadeau de trois dreadnoughts à la Grande-Bretagne, il y avait au Sénat une majorité libérale; elle renvoya toute l’affaire aux calendes grecques, en ajoutant au bill naval Borden une toute petite clause qui le rendit ineffectif et sauva 35 millions au trésor.A plusieurs autres reprises, une majorité de sénateurs, ayant sur tel ou tel sujet un avis différent de celui des,Communes, a mis au rancart une législation plus ou moins acceptable que les députés avaient votée par opportunisme, mais que les sénateurs, ne relevant pas des électeurs, ne se sont pas gênés de refuser d’accepter.Il fallait leur assentiment; ils ne l’ont pas donné.Parfois même on a prétendu qu’un ministère n’était pas par ailleurs fâché d’avoir affaire à une majorité de sénateurs récalcitrants, qui tuaient un enfant des Communes mal vu par ses parrains eux-mêmes.A maintes reprises, les chefs politiques ont parlé de la réforme du Sénat; M.Borden le fit, quand il avait en face de lui des sénateurs libéraux formant majorité, et M.King, quand il trouva sur sa route une majorité de sénateurs conservateurs.M.King fut plus explicite là-dessus que M.Borden.Il inscrivit la réforme de la Chambre haute sur la liste des changements à opérer dans le régime parlementaire.Il ne se fit pas faute, dans des discours, d’y faire des allusions comprises de tout le monde, — mais que personne n’a jusqu’ici paru prendre outre mesure au sérieux.Tant et si bien que la réforme du Sénat s’est limitée aux changements que la mort, travaillant tantôt pour les conservateurs et tantôt pour les libéraux et choisissant indistinctement ses victimes, a faits toute seule dans les rangs de la Chambre haute.Mais comme les sénateurs conservateurs ont une moyenne d’âge plus élevée que leurs confrères libéraux, choisis parmi des hommes relativement jeunes, depuis quelques années surtout, la mort a jusqu’ici favorisé plutôt M.King.Et c’est elle la seule à peu près à avoir pratiqué une réforme simpliste du Sénat, en substituant des libéraux d’âge moyen à des conservateurs septuagénaires ou même plus vieux.>L King se contentera-t-il de cette réforme aveugle et sans discernement?Ce n’est pas de celle-là qu’il entendait parler quand il a exprimé son avis sur la formation de la Chambre haute.N’a-t-il pas déjà laissé entendre, à la suite de nominations qu’il a faites lui-même, que les nouveaux sénateurs avaient pris ) ce sujet des engagements précis, à l’en cVoire, mais sur la nature desquels il est resté dans le vague?N’y aurait-il pas inté-"èt à connaître, maintenant qu'il est assuré de la majorité au sénat, comment il entend donner suite aux projets de réforme dont le public a déjà entendu parler?Cela devrait fournir la matière d’un intéressant exposé sur toute la question de la Chambre haute.Et ce n’est pas seulement les quelque 96 titulaires, présents ou à venir bientôt, de fauteuils sénatoriaux, qui liraient avec curiosité une déclaration de M.King là-dessus.Ceux qui ont parlé de réforme au Sénat ont exposé différents projets.Les uns veulent des sénateurs élus pour dix ou quinze ans; d’autres, d'un renouvellement du Sénat par groupes nommés tous les cinq ou dix ans; d’aucuns ont lancé l’idée de laisser aux gouvernements des provinces le soin de désigner un certain nombre de sénateurs au ministère fédéral, tandis que les autres seraient inamovibles; quelques-uns ont même exprimé l’avis que les hommes d’affaires, les industriels, les financiers et les politiciens ne devraient pas être les seuls à entrer à la Chambre haute, mais qu’il faudrait aussi des représentants des corps universitaires, de la classe intellectuelle, et le reste.Le Sénat, en effet, est censé représenter les principaux et les meilleurs groupes de la nation.En fait, les politiciens ou les amis des politiciens y occupent une place nettement prépondérante; et Ton y peut compter sur les doigts des deux mains les hommes qui n’y doivent pas, leur accession à la fortune ou à l'amitié politiques.Cela ne signifie pas que tous les autres sénateurs n’ont pas leur utilité.Au vrai, l’on trouve au Sénat, < hcz les gens nommés à titre politique, des hommes de valeur et dont le choix s'est imposé.Mais sont-ils assez nombreux?Et le régime, qui a dure jusqu’ici, des nominations fondées d'abord sur ce qu'un candidat au Sénat a fait pour son parti est cause de ce qu’il y a à la Chambre haute un certain nombre d’hommes estimables en leur privé, si l'on veut, mais que rien ne distingue de la masse dont on les a sortis pour les hisser jusque là.Ce sont ce que nos amis de langue anglaise appellent des non-rutitics, des gens inexistants; mais iis prennent la place d'hommes de valeur dans une Chambre de nombre limité.Si M.King veut en réalité la réforme du Sénat autrement que par la mort des conservateurs, il serait temps qu’il donnât une part plus large à la représentation do l’intelligence, à la Chambre haute.Gi*orges PELLETIEB Uactiifditp Découvertes linguistiques C’est toujours nu moment où nous vous u nttendc: le moins que Lamine vous tombe dessus.Cet homme est extraordinaire.S'il éprouve le désir de converser avec quelqu'un, de lui faire part de quelque observation — et Lamine est très observateur.on le sait il saura sans difficulté repérer précisément la personne qu’il lui faut même parmi In fouir la plus dense.Je suis certain de re que j’avan-rc In parce que j'en ai eu de nouveau la preuve hier soir.Comme plusieurs milliers d'autres Montréalais je m’étais rendu au parc Lafontaine pour assister an premier concert de chansons populaires orna-nisé.par la Société Saint-Jcan-Rap- liste.On venait à peine d'annoncer, à cause du temps incertain, la remise de la fêle à jeudi prochain que ôa-j mine, tout affairé et s'épongeant le front, surgissait à mon côté: “Tu es justement l'homme que je cherchais et je savais bien le trouver ici.Excellente initiative, n’est-ce nas.que celle-là.et beau sucrés tout de meme pour les organisateurs'’.Quand Lamine est en veine de parler, il serait bien futile de vouloir l’interrompre même pour placer un seul mot.Je le laissai donc faire tout à son aise: “Oui, excellente idée qu’ont eue là les directeurs de la Saint-Jean-Baptiste.Les touristes américains qui nous visitent auront une occasion de plus de s'apercevoir que Montréal est une ville française.Xous leur offrirons maintenant, sous la forme musicale.le something different qu’ils viennent chercher che: nous.“A ce même sujet j’ai autre chose à le faire voir, si lu veux me suivre." Lamine peut être encombrant parfois mais toujours prêt à rendre service.C’est un homme à ménager, maintenant surtout que ses profits de courtiers en Bourse lui permettent de rouler automobile.Je me laissai donc entraîner tout en coir tinuant de l’écouter.Au reste, il était trop tard pour songer à organiser autrement cette soirée manquée.“Le monde bouge, il n'g a plus à en douter, me dit Lamine, comme nous nous dirigions vers l’enlroit on sa voiture était stoppée.“Le monde bouge et la preuve c’est que West-mount,—qui l'eût cru?—se francise.Wcstmount devient bilingue, mieux que cela, trilingue.C’est ce que je veux te montrer.Depuis que je roule en automobile j’ai le temps d’explorer Montréal et la région tout autour.J'ai fait dans Westmount des découvertes surprenantes, des découvertes même qui ne sont pas flatteuses pour notre ville.” Xous roulions déjà lestement sur l’asphalte de la rue Sherbrooke vers l’ouest et Lamine, sans doute pour me faire apprécier Id puissance de son auto, accélérait l’allure.Nous atteignions les abords du Ritz-Carl-ton quand mon compagnon se mit à m’indiquer des affiches aux angles des différentes rues qui montent vers la montagne: Blind street — Hue fermée; No out let — Pas dc sortie.“En langue française", me fit observer Lamine, “une rue qui n’a pas dc sortie ou encore, comme on la désigne ici, une rue fermée, c’est un cul-de-sac, à tout le moins une impasse, si l’autre mot est de nature à effaroucher les pudeurs municipales.“Nous sommes encore dans Montréal, attends que nous soyons dans Westmount et tu te rendras compte de ce que l’on affiche là-bas.’’ Xous y fûmes en un rien de temps et sur les hauteurs de Wresf-mount, en plusieurs endroits, à l’entrée de rues courbes et montantes, Lamine me fit voir des enseignes ne portant qu’un seul mol, emprunté au français: Cul-de-sac.Pour se rendre jusque-là, en passant par la rue Sherbrooke et le' chemin de.la Côte-Saint-Antoine, nous avions pu voir toute une série de belles affiches bilingues que Wesimount a installées: No parking — Ne stationnez pas; No parking on this street — Ne stationnez pas sur cette rue; School, go slowly — Ecole, Allez lentement; Stop-Boute-vard-Arrêtez.¦Cela inspirait des commentaires' à Lamine: “Evidemment, if une de] ces affiches porte une légère faute] de français, ditil.U faudrait :\ Ne stationnez pas dans cette rue et non pas: sur cette rue.Le français d’une autre affiche pourrait être plus concis, aussi concis que la formule anglaise correspondante: Ecole-Ralcntissez eût suffit.U n’était pas nécessaire d’allonger ainsi la phrase: Allez lentement.” Mais Lamine avait fait bien d'autres découvertes du même genre dans la ville puritaine de Westmount, autrefois si farouchement unilingue.Nous avions repris la rue Sherbrooke et atteint le parc Westmount.En face de la salle Victoria, les jardiniers municipaux ont imaginé une horloge au cadran fleuri.Le soir, on l’illumine et l’effet est très beau même si l’horloge indique rarement l’heure juste.Au dessus on a placé une inscription également en fleurs: Tempus fugit.“Comme quoi, dit Lamine, West-mouni est devenu trilingue.Cette inscription latine n’est pas une exception.Quand on fait le tour du parc, le jour, on remarque que des étiquettes ont été jilacées partout et qu'elles indiquent, en anglais, en français, en latin, le nom de chacun des arbres et des arbustes, de chacune des fleurs et des plantes.Si la ville de Montréal en faisait autant dans ses squares et dans ses parcs, dans le parc de la montagne notamment, les enfants pourraient tout de même apprendre à faire ta distinction entre un érable, un chêne, un orme et un peuplier." Lamine tenait fort d me faire connaître un Westmount en train de devenir français.Avenue Victoria, il stoppa brusquement en face d une boutique dc savetier: “Regarde à quelle enseigne on ressemelle ici les souliers: Vite et Bien — Shoe Repairs— J.-P.-C.Leblanc.C’était pourtant vrai.Et même, sans que mon compagnon eut à me le signaler, je remarquai que deux épiceries établies tout d côté et qui appartiennent à des Anglais ont autant d'étiquettes françaises que d'anglaises dans leurs vitrines.Lamine avait raison: Le monde bouge.GONZAGUE tuution anormale, extrêmement pénible et que nos lecteurs connaissent bien.Dans aucune des provinces de l’Ouest la majorité ne fait à la minorité française une situation analogue à celle dont jouit chez nous la minorité anglaise.Les dispositifs légaux ne favorisent que médiocrement l’enseignement du français, les circonstances imposent h ceux qui ne veulent point que leurs enfants s’anglicisent une constante vigilance.Deux tacticpes s’imposaient aux Canadiens français: essayer d’améliorer la situation légale, tirer de ce qui existe tout le parti possible.Les concours de français relèvent de cette dernière.Un énorme effort Ils représentent un énorme effort.11 s’agit, qu’on y songe, en marge de l’organisation officielle, de monter ces concours, d'en assurer la tenue régulière, de voir à la correction et à la classification des copies d’examen, de se procurer et de distribuer des récompenses appropriées.Dix-huit cent cinquante écoliers et écolières ont pris part cette année au concours manitobain, plus de deux mille deux cents à celui de la Saskatchewan.(Nous n’avons pas sous la main les chiffres de l’Alberta).On peut imaginer ce que cela comporte de travail et de quel poids ce travail peut peser sur les épaules de ceux qui organisent le concours — si l’on tient compte surtout qu’il s’agit ici de volontaires, chargés par ailleurs d’obligations différentes.Les résultats Mais les résultats consolent de tant d’efforts.M.Donatien Frémont, notre confrère de La Liberté, de Winnipeg, écrit: C’est une institution bienfaisante gui restera.Entre autres mérites nombreux, elle a celui de grouper autour de l’exécutif de (’Association d’Edu-cation tous les éléments auxquels ce dernier fuit appel pour exer cer son action.Ecoliers, instituteurs et institutrices, parents commissaires d’écoles, officiers des cercles paroissiaux, tous à des degrés divers s'intéressent au concours et font leur part pour en assurer le succès.On peut dire que c’est le point où convergent toutes les activités dc notre organisation; et ceux qui, pour simplifier les choses, disent que /’Association d’Education c’est le concours de français ne raisonnent pas si mal.Même son de cloche en Saskatchewan, où le P.Joseph Valois.O.M.I„ écrit au Patriote dc l'Ouest: L’Association peut sc glorifier d'avoir accompli le geste le plus fécond de son existence en établissant le concours de français.N'aurait-elle que celle action au bilan de ses activités gu’elle aurait été indispensable à notre survivance ethnique.L'expérience de cinq années nous dit éloquemment que le concours sauvera le français à l'école.Le concours de français a eu fheureux effet de rallier tous les Franco-Canadiens autour de l'éeo-le pour 1/ assurer l’enseignement du français, d’empêcher qu’aucune miette dc l’heure de français ne sc perde et d'éloigner tout instituteur ou institutrice sans fierté nationale.Le massacre de 73 Juifs par des Arabes à Hébron Dix-huit personnes tuées dans une maison — Villages entiers pillés et maisons incendiées LONDRES, 27.(S.P.A.) — Les premiers détails à passer par la sévère censure palestinienne ont révélé ce matin toute l’horreur du massacre d'Hébron samedi, alors que 73 Juifs furent tués par des Arabes furieux.Les victimes comprennent des hommes, des femmes et des enfants, dont 12 étaient de jeunes Juifs américains étudiants du séminaire rabbinique blobodka.Une bataille féroce semble avoir eu lieu dans la ville biblique, à 16 milles de Jérusalem.C.J.Ketcham, correspondant spécial du “Daily Express’ , rapporte que la population juive d’Hébron était à prendre paisiblement le repas sabbatique lorsque des Arabes s'abattirent soudain sur le village.Dans une maison, celle de A.D.Slonim, gérant de la banque anglo-palestinienne, 18 personnes furent tuées, dont le gérant, sa femme, deux enfants, et les parents de Mme Slonim.Les affaires sont arrêtées par toute la Terre Sainte selon les dépêches, des villages entiers ont été pillés et des maisons brûlées.On rapporte plusieurs attrocités.A Motza, un homme a été tué par les Arabes lorsqu’il tenta de défendre sa fille de 13 ans.L’OPINION DU “MORNING POST" LONDRES, 27.(S.P.A.) — Le “Times” et le “Telegraph” ne disent rien en articles de rédaction sur la situation en Palestine, mais le “Morning Post” attribue les émeutes récentes au fait de la résignation de lord Lloyd comme haut-commissaire en Egypte.11 prétend que les Arabes de Palestine sont au courant des événements d’Egypte et qu’ils sont prompts à déceler tout signe dc faiblesse chez ceux qui les gouvernent.La paroisse dans la Cité Les bases de la vie et de F organisation paroissiales — Les forces’spirituelles — Les méthodes d’action — La formation des élites — La collaboration de» laïques Cf Si* nous voulons que nos paroisses dans les grandes cités exercent encore de Vinfluence pour le main* tien des forces morales et religieuses, il faut don ner le coup de mort à Vindividualisme paroissial t> t Bloc-notes Vn gros événement Les journaux fronçais de l’Ouest sont ces semnincs-e! pleins de détails sur les “concours dc français”.La dernière Liberté et le dernier Patriote de l'Ouest consacrent même des pages entières à la publication dc la liste complète des lauréats.Kn fait, ces concours dc français sont un gros événement, l’un des plus considérables, du point de vue de la conservation de notre langue, qui se produisent chaque année dans l’Ouest.Ces concours sont nés d’une at- Autre effet Les concours de français n’ont pas produit d’effet salutaire que dans les provinces de l’Ouest.Ils I ont contribué aussi à resserrer les ; liens entre l’Est et l’Ouest, car nom-j bre de personnes et de sociétés de | l’Est ont tenu à honneur d’offrir J aux concurrents des prix intéressants.— ce qui rappellera aux jeunes que la vieille province songe à eux.Vieille animosité Les tragiques nouvelles qui nous viennent de Palestine ne surpren-dront pas les cens qui ont entendu parler du pays par des hommes au courant.L'animosité des Arabes musulmans contre les Juifs est ancienne.La situation créée aux Juifs, qui représentent un dixième ô peu près I de la population arabe, par le développement du sionisme et la faveur dont les Juifs jouissent auprès du gouvernement britannique, qui détient le mandat de la Palestine, n’ont pas atténué cette vieille ani-j mosité.La cause immédiate du j conflit actuel peut être une dispute à propos du Mur des Lamentations, mais elle a pour fond un état de choses ancien.Voici deux ou trois ans, un homme qui commit sa Palestine à fond, exprimait devant nous l’avis que, si les Arabes pouvaient se procurer des armes et qu’ils ne fussent pas contenus par les troupes anglaises, les Juifs seraient l’objet d’un massacre collectif.O.il.Nouveau curé à Ste-Annc de la Pocatière Québec.27 (D.N.E.) — par décision de Son Eminence le cardinal Bouleau, M.l’abbé Odilon Guimont, curé de Saint-Pamphile «Je l’Islet, a été nommé curé h Srir *» Anne de la Pocatière, eu rer ’d.vTM.icnt du curé actuel, M.l’a.ob.Edouard Mnr- Texte de la conférence donnée hier soir, à la Semaine sociale de Chicoutimi, par M.l’abbé Philipne Perrier: La paroisse est “la cellule” religieuse essentielle.De par le code de droit canonique, elle est une partie du territoire du diocèse à laquelle est assignée une église particulière avec une population déterminée; et son recteur particulier, comme propre pasteur, est mis a sa tête pour le soin nécessaire des, âmes (1).C’est sur l’organisation paroissiale que l’Eglise catholique fonde principalement son action surnaturelle.La cité, c’est parfois l’Etat formé par la réunion des provinces qui englobent villes, communes et domaines ruraux; aujourd’hui nous considérons la cité comme une, ville; c’est une agglomération de populations sur un coin de terre particulier formant un tout sous la direction d’un chef temporel pour ob tenir ici bas la plus grande somme de prospérité temporelle.Léon XIII disait que pour vivre humainement et pratiquer la vertu, un minimum de sécurité et de ressources môme matérielles est nécessaire.La cité veut procurer à un nombre toujours plus grand les moyens de cette vie vraiment humaine et les joies d’une plus haute culture.Quel sera le rôle de la paroisse dans la cité ainsi compromise?Vous ne vous attendez pas.Mesdames et Messieurs, â Ce que je tente encore une fois l’éloge de la paroisse en général et de la paroisse canadienne en particulier, en vous redisant le rôle que celle-ci a joué dans notre vie religieuse qu’elle a maintenue, dans notre vie nationale qu’elle a sauvée, dans notre vie sociale et politique qu’elle a préparée.C’est fait déjà et excellemment fait.On ne saurait mieux dire que le Père Lamarche, un maître de j’heure, quanti il examine la paroisse comme une de nos forces nationales (2).Les étrangers eux-mêmes admirèrent cet organisme, et Mgr Landrieux, évêque de Dijon, en a bien décrit le corps et l’Ame.Avec, une légitime fierté, il constate que la paroisse canadienne a fait ses preuves “avec un peuple, dit-il, de notre sang, d’une magnifique éner-igie.qui a su garder les qualités (foncières de notre race, qui ne s’est ipas laissé déformer, un peuple d’n-| venir, sain, vigoureux dont la struc-j lure se décompose ainsi: la famille, j la religion, la paroisse! la religion, (pierre angulaire des foyers; la pa-j roisse, armature de la religion!" Tout autre est aujourd'hui ma préoccupation.Nous étudions en : toute loyauté les éléments qui ren-j dent les cités prospères.Nous ne ! oouvons oublier de mentionner les 'forces spirituelles et morales qui sont à la base de la prospérité des peuples.Mais ces forces spirituelles et morales, e’cxi la religion, qui les ! donne et les conserve.I______ (1 ) Canon 216.(2) Voir YAclion française (canadienne), année 1!)18, Nos forces nationales.Excellent article oit le H.Père étudie la paroisse nu point de vue social et religieux.(P.294-373).LA PAROISSE URBAINE Le Père Lamarche nous a parlé, l’an dernier, à Saint-Hyacinthe, de la paroisse, gardienne de la vie agricole (3).Je voudrais bien comme lui pouvoir dire que la paroisse urbaine est un centre efficace de formation religieuse qui favorise l’éclosion de toutes les oeuvres sociales qui nous sauveroni.Mais hélas! avec nos habitudes actuelles, dans nos villes cosmopolites surtout, il y a trop d’extériorisation, trop de mouvements, trop de déménagements pour que la vie paroissiale puisse atteindre sa perfection.Ne pourrait-on pas appliquer avec plus ou moins de raison A toutes nos villes les mélancoliques paroles de Veuillot sur Paris: “Qui habitera la maison paternelle?Qui priera dans l’église où il a été baptisé?Qui connaîtra encore la chambre où il entendit un premier cri.où il reçut un dernier soupir?Qui pourra poser son front sur l’appui d’une fenêtre où jeune il aura fait ces rêves éveillés qui sont la grâce de l’aurore dans le jour long et sombre de la vie?t) racines de joie arrachées de l'Ame humaine! Le temps a marché, la tombe s’est ouverte, et le cœur qui battait avec mon cœur s’est endormi jusqu'au réveil éternel.Pourtant quelque chose de mes félicités mortes habitait encore ces humbles lambris, chantait encore à cette fenêtre.J'ai été chassé de là, un autre est venu s’installer là : puis ma maison a été jetée par terre et la terre a tout englouti, et l’ignoble pavé a tout recouvert.Ville sans passé, pleine d’esprits sans souvenirs, de cœurs sans larmes.d’Ames sans amour! Ville des multitudes déracinées, mobile amas de poussière humaine, tu pourras l’agrandir et devenir la capitale du monde; tu n'auras jamais de citoyens”.(4) Ces difficultés de conserver la vie paroissiale sont également constatées aux Etats-Unis.Dans sa re-| murquablc étude sur la paroisse j canadienne, le P.Lamarche, O.P., parle d’une enquête conduite par mi curé, dans sa paroisse située dans le Nord des Etats-Unis et In conclusion de cette étude dans l’Ec-: clrsiastical Review 1915-1916 est loin d’être optimiste: (5) “There are no city Catholics.Life in a i large city invariably and inevitably tends to undermine the faith.’’ LE REGNE DU CHRIST Je ne veux pas discuter cette ! conclusion dans ce qu’elle peut ! contenir d’exagération et de déterminisme.Ce que je veux retenir, J c’est qu’il faut travailler avec une ardeur nouvelle pour entretenir dans les villes les forces d’ordre ; spirituel et moral dont le dévelop-! peinent doit marcher de pair avec le progrès économique.Mais comme c’est le règne du Christ qui éta- (3) Semaines sociales du Canada, VIT! session.Problème économique (P.294-307).(4) Louis Veuillot Œuvres | complètes XI, Les Odeurs de Paris, p.5.(5) Action française (canadienne), 1918, p.311.blit et affermit ces forces spirituelles, il faut travailler à faire régner le Christ-Roi dans la Cité : c’est la paroisse avec sa puissante organisation et scs œuvres multiples qui maintiendra le règne de Dieu grâce aux moyens mis à sa disposition, par Celui qui s’est dit “la vole, la vérité, la vie’*.1 Avec le progrès matériel, doit marcher de pair le progrès spirituel.L’homme moderne a pris goût au progrès matériel, au confort, à toutes les commodités que lui procurent le commerce, l’industrie, la finance.11 est impossible de le détourner de la recherche du mieux-être.Sous une si vaste poussée, pratiquement irrésistible, la morale et l’esprit, pour se défendre n’ont que faire des réactions artificielles qui échouent toujours.L’équilibre profond se rétablira dans la masse humaine, mais A condition que l’homme, gardant la conscience de son intérêt et de sa dignité, agisse en conséquence.Mais qui lui rappellera le double principe du bien commun et de ta morale pour la gouverne de sa vie?Suffirait-il de faire appel à la science, à la vertu naturelle?L’homme moderne, comme l’homme antique, aspire à la science, à la vertu, surtout au bonheur.Ce sont les aspirations primordiales de la nature humaine.Tels sont les besoins essentiels de son intelligence, de sa volonté et de son cœur.La cité se doit à elle-même de donner à ses habitants la vérité, le pain des intelligences; elle doit favoriser l’éclosion de la vertu, directrice de la volonté.Elle doit donner la plus grande source de bonheur vers lequel l’homme se sent entraîné par toutes les aspirations de sa conscience.Ce bonheur ne saurait être uniquement la félicité passagère et banale que peut donner !n possession des biens du monde.Il faut à l’homme la possession inaraissible de l’être suprême, la jouissance éternelle du bien infini.Autrement nous aurions une civilisation sans élément surnaturel, un progrès sans Ame, qui ne serait au juste ni la civilisation, ni le progrès.On pourrait multiplier en même temps que les fruits de la production, les avantages matériels, augmenter les salaires, les bibliothèques, les bourses, les lois de prévoyance sociale, tout cela est juste, tout cela est nécessaire.et pourtant tout cela est parfaitement incapable de rapprocher deux Ames, tout cela n’est rien sans la charité du Christ.Lacordaire qui voyait venir le mal, disait déjà le 4 janvier 1846: “Ni chemin de fer, ni longues cheminées à vapeur, ni aucune invention n’agrandiront la terre d’un pouce; fût-elle aussi prodigue qu’elle est avare, aussi illimitée qu’elle est étroite, elle ne serait encore pour l’homme qu’un théâtre indigne de lui.L’âme seule a du pain pour tous et de la joie nour une éternité.; Rentrez-y à pleines voiles; rendez Jésus-Christ au pauvre, si votft vou-i lez lui rendre son vrai patrimoine; tout ce que vous ferez pour le pauvre sans Jésus-Christ ne fera qu’élargir ses convoitises, son orgueil et son malheur’’.QUI MAINTIENDRA LA HIERARCHIE DES FINS?Dans tout ce développement économique, dans ce progrès matériel, qui maintiendra la hiérarchie des fins et la paix sociale?Ce ne sont sûrement pas les predicants de Tordre dans la cité, connue le veut l’école de Maurras, dont les multiples hérésies sont poursuivies avec tant d’énergie par l’intrépide Pie XL Comme le fait justement remarquer le Père Valensin dans son cours de la Semaine sociale de Paris (5), la cité sans loi «le charité, “lorsque les philosophes de l’empirisme, fidèles à leur méthode positive, ont vidé l’ordre de son contenu spirituel, privé l’autorité de sa Consécration divine, transformé les hiérarchies bienfaisantes de la société humaine en distinction de natuie.correspondant à quelque particularité d’essence des surhommes, il ne leur reste plus qu’un vocabulaire conservateur au service d'idées libérales".Le Père Valensin explique qu’il entend ce mot "libérales” au sens où {'emploie la théologie catholique pour désigner une doctrine “qui, professant se nasser de Dieu proclame, soit dans > domaine de l’économie sociale, soit dans celui de la politique, l’autonomie absolue de l’homme, devenu sa propre loi”.Aussi bien le Souverain Pontife a pu dire que si cette école de Maurras avait attaqué le libéralisme, elle en avait été en même temps l’un des plus habiles soutiens.(À* que nous voulons, nous, c’est le règne du Christ par la paroisse prêchant la charité, qui donne aux uns et aux autres, avec l’amour du bien suprême, le sens de leurs devoirs, le courage des renoncements exigés par la vie collective, le respect des personnes, l’estime des valeurs spirituelles qui sont le fondement de toute société.Voilà la cité qui peut abriter des catholiques qui deviennent ses meilleurs serviteurs.C’est elle qui apporte la paix que le monde ne saurait donner, et que Pie XT souhaite par l'établissement du règne du Christ dans l’encyclique l’rbi arcmw.“Le jour où les Etats et les gouvernements se feront un devoir sacré de se régler dans leur vie politique, au dedans comme au dehors, sur les enseignements et les préceptes de Jésus-Christ, alors, mais alors seulement, ils jouiront à l’Intérieur d’une paix profitable, (Suite à ïa page deux) (5) Semaines sociales de France-Paris.La loi de charité, principe da IE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 27 AOI1T 1929 V 3 Volume xx — no 199 La paroisse dans la Cité (Suite de 1* première pa^e) rntrrtiendront dej rapports de mutuelle confiance, et résoudront pacifiquement les conflits qui pourraient surgir”.Il I>e la donc la nécessité detablir îe régné du Christ.Pour obtenir efficacement cette fin.Pie XI, établissant la (tète du Christ-Bol, disait ; "Les citoyens comme les Etats, ont le même principe de rr 's;>e- tè et d'authentique bon-heirr la cite ne tient pas sa félicité d'une autre source que Phomme.ru.sque là cite n’est qu'une multitude d'hommes virant en concorde.S.Aus Oue les chefs des nations ne refusent donc pas de rendre par esa-n:è:r.e» et par le peuple à la naissance du Christ leurs homma-c;s rubles de respect et d'obeissan ce.s'Cs veulent en sauvegardant leu* aur vritê, promouvoir et accroître i prospérité de la Patrie".LE MOT D'ORDRE Le rret d'ordre, c'est donc le rè-jne du Christ.iaas Ses individus.di*> Ls -or:etc domestique, dans la üSeîete civile.De.'a.le cardinal Pie «cr:va:t de «on temps.' \u\ efforts de la lîbre pensé, pour arracher la n-s: r de rhumute a i.» révélation, «Stt.nouruat la complète et h per-ïfctôvase devait tnev itablement sseceder la tentative de soustraire : e rr-c ¦« — de 1 bme à la loi.et non se«Iemïn; a cette lot sirnaturclte qui sort «ie ïa révélation comme la en.a :eur s .'r* du >c4eiL mass encore , m reîîe •>; naSure.ïC qui est comme îi prex .ere prise de possession tie Dits rcus.« base même de la vie rr .vraie.N.ia que cette loi naïu-ïî.i - ' • r te âb«.lument.c'est-à-dsrt a tos-s les points de vue.ce se- ¦ ra.t la negiti-r*.de toute raison hu-rsa.i*e Mais vu la change de fond j-s conahie.Oa ne pretend a rien rttHns qs»'a en bannir Dieu, auteur if 1* nature de telle sorte que .h:- re.• -zt er ayant une réglé ne la reçoive que de ta nature, c’est-à-:«• lui-même qu'il n'y ait plus s.ï crra'eur qui commande, ni créa- ¦ qu obéisse et qu'enfin entre la ïipare ce rhc>n-~ie et sa loi.il y ait ES pounac;.s» les hommes re-c«îî»i.»CBt privêroeat et en corps le fsotavolr royal du Christ, il en resaWe scccssa s renient des bien- ¦ S.;•.«¦ ittcroyables qui pénétrent aus- ; Is société civile, comme une ’ 1 liberté, ronkre et la tranquil-i lïîe.I* concorde et la paix.Tout m cherchant comme sa fin propre .le mol de Leon XIII - le sailut e .*vel des âmes.l'Eglise rr-.iiî * - ec saint Augustin, cite par Léon XÎII ‘La fausse sagesse de certaiss philosophes politiques pretend que la doctrine du Christ est contraire au bien de TElat.Que ces philosophes nous donnent une •irmêe de soldats tels que la doc-tnne du Christ sait les faire, qu’ils r—js donnent des gouverneurs de provirsces.des maîtres, des serviteurs.des rois, des juges, enfin des -citovens fideles à payer le tribut e* e.fs percepteurs d'impôts tels spue le christianisme les veut; qu’ils se permettent apres cela de dire que cette doctrine est contraire au bien de l'Etal.' Mais qu'ils disent plutôt que cette doctrine fidèlement observée est pour l'Etat, la source d'une grande prospérité.” Awsi parle l’auteur de la cité de Dieu.Je ne sache pas qu'aucun maire de grande ville oserait con-' redire cet enseignement Dans ces '•pages, le pouvoir spirituel, ce pouvoir qui a pour mission essentielle -de procurer les biens eternels.s’exhibe et se propose secondairement.mais simultanément, comme -an ouvrier de cette felicile temporelle qui est la fin prochaine et principale de l’Etat.La vie municipale.civique, publique, regarde donc l'Eglise puisque — les Papes l'affirment et la raison le démontre — elle ne peut pas être soustraite aux lois de la morale qui s’interposent à toutes les activités humaines.Il y va de l'intérêt su- ! périeur des âmes dont l’Eglise a la charge.Il y va de l’intérêt même de lu vie municipale incapable de sc maintenir et de prospérer lorsque ces lois morales ne sont plus respectées.Il faut que le Christ régne pour les rappeler, les préciser, les appliquer aux cas particuliers.C’est Lui qui est la solution de tous les problèmes que pose l'acquisition, la répartition, le développement de la richesse.1! ne veut pas dire aux sociétés les règles de la vraie prospérité.Mais son royaume jalonne la route des quelques grands principes de morale dont il ne fan drait jamais s’écarter.Les lois de ce royaume dressent, ici et là.des barrières morales qu'il ne faudra jamais franchir, sous peine de s’égarer et d’aboutir, soit à des fondrières.soit à des précipices dangereux.soit à des ravins sans issue.QVIÜ LEVES.?En définitive, à quoi bon des lois, si les moeurs ne sont pas d’accord avec les lois?“Quid ley es.sine moribtis.prosunt?" Et les mœurs, qui les maintiendra si la conscience n’est pas la gardienne du droit” C'est en vain que la cité protectrice des droits de citoyens entasserait code sur code, et décrets sur décrets, le vrai point d'appui de l'ordre social, c'est le consentement de la conscience publique » la hiérarchie nécessaire des droits d’une part, et de l’autre, le dévouement absolu des représentants de l'autorité aux véritables intérêts de leurs subordonnés.Or cela suppose deux choses d’essence religieuse, et particulièrement d'essence chrétienne: le sentiment intime que le pouvoir est confié pour le bien commun chez les gouvernants, la conviction chez les gouvernés que l’Intérêt général domine leur intérêt privé.La royauté du Christ seule peut les ancrer dans l’àme humaine.lit Mais cette royauté du Christ, qui l'établira dans la cité?La paroisse.Mesdames, Messieurs, nous avons essaye d'établir que les forces spirituelles et morales sont un element constitutif de la prospérité matérielle de la cité.Nos efforts.eu citant le grand l’ie XI, ont tendu à démontrer que le règne du Christ seul est capable de travailler, et élever sans cesse son niveau de piété, de science et de zèle”.Le curé met en parfait état son église qu’il rend protire et attirante.C’est là que bat le coeur eucharistique du Moi qui doit régner sur la cité.C’est là que réside Celui dont nous sommes le corps mystique.C’est à lui qu’il faut ramener les brebis perdues et réchauffer les Ames tièdes ou glacées.C’est dans l’église paroissiale que l'on puise la vie chrétienne; celle qui fait régner le Christ — Moi sur les intelligences par la foi, sur les volontés par la soumission nu décalogue, sur les coeurs par l’amour enflammé à l’autel de Jésus-Christ qui descend tous les matins du ciel pour renouveler son sacrifice de la croix, et se faire la nourriture de la table de la belle famille paroissiale.La paroisse est dans le corps de l’Eglise comme un les journées eucharisliqnes.les Qua-runte-Heures, les heures saintes et les communions réparatrices.11 faut que le Christ règne dans ri paroisse pour rayonner ensuite dans toute la cité.Dans ce but, il faut des élites! Le catholique d action a raison de dire: "Sans une foule, pas d’armée, pas de salut en ce monde".Mais il a soin d’ajouter aussitôt: “Trois hommes dévoués à leur caporal valent mieux que trois cents indisciplinés.” Ces hommes précieux, il faut les posséder, il faut les former pour les mettre à la tête de l’armée.Les retraites fermées façonnent ces hommes et ccs élites qui deviennent dans la main du pasteur les instruments de tout bien.Elles sont le complément indispensable des retraites paroissiales, qui, sans doute, font appel aux soldats, aux messes.Elles rappellent centre de distribution de vie et de ! les grandes vérités qui doivent di-chaleur.Elle apporte aussi la lu-j riger les fidèles pour 1s conserva-mière.De la chaire de l’église pa- • tion de leur vie surnaturelle et le roissiale, la voix du Pasteur, disait ¦ développement des vertus nécessai-Massillon, a une grâce et une vertu ! res.particulière pour les brebis; il par-1 Mais elles ne peuvent développer le avec l’autorité et la tendresse ' une vie intérieure intense, qui est d’un oère: les vérités les plus simples dans sa bouche tiennent de la grâce de son ministère une bénédiction que nous ne saurions donner aux nôtres.” A la parole de Dieu pariée, il faut ajouter la parole chantée.Le chant liturgique pratiqué par tous peut faire une paroisse vivante."Notre très vif désir, dit le saint Pontife, étant que le véritable esprit chrétien refleurisse partout et i l’Ame de tout apostolat, et étudier les oeuvres en rapport avec les besoins du peuple.Les bienfaits que l’homme retire de ces exercices des retraites fermées sont immenses.C’est là.en effet, que s’allume le foyer des oeuvres.Lisez cette affirmation précieuse du comte de Mun: "11 faut que je vous dise où s’allume le foyer de nos oeuvres.C’est dans nos retraites annuelles.Là, pendant trois jours devant Dieu, demeure chez les fidèles.Nous ; sous la direction d’un prêtre rom-croyons nécessaire de pourvoir tout j pu à la manoeuvre des âmes, nous d abord à la sainteté et à la dignité i nous rassemblons, nous prions, du temple.pour recueillir cet es- nous méditons, nous essayons de prit à sa première et indispensable | fouler aux pieds les difficultés, les source, qui est la participation acti- obstacles semés sur la route, d’ar- vo aux saints mystères et à la prié re publique et solennelle de l’Eglise.En particulier l’on s’efforcera de mettre de nouveau le chant grégorien à l’usage du peuple suivant le "Motu proprio” de Pie X, et la constitution "Divini cultus” de Pie XI.Voulez-vous mettre le véritable es- racher les épines, compagnes insé parables au travail humain; puis, nous échangeons nos idées, nos craintes, nos espérances; nous disons nos résultats obtenus, les échecs essuyés; nous apaisons nos coeurs; s'il le faut nous certifions nos âmes et nous renouvelons nos minicale.Dites-moi comment les Hébreux et les Juifs devinrent-ils le peuple essentiellement religieux?N'est-ce pas de sa liturgie chantée que son âme a vécu et survit?N'est-ce pas de la supprimer que rêvaient ses ennemis pour l’asservir lui-même et maintenir ces forces spirituelles ; le détruire?Le "Quiescere faciamus prit chrétien dans votre paroisse?, serments à Jésus crucifié, et nous Chantez les textes de la liturgie do-1 sortons de là, plus forts, plus dont on proclame la nécessité me nu dans les camps ennemis.Mais le règne du Christ, c’est l’Eglise catholique qui a la mission de l'établir sur les individus, sur les familles.sur les sociétés.L’Eglise a son organisation séculaire.C’est le Christ qui l'a voulue pour nous.Il a d:t à Pierre : Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise.A ses apôtres, il a dit : Comme mon Père m'a envoyé, je vous envoie.Allez, enseignez, baptisez, remettez les péchés.Qui vous écoute, m'écoute; qui vous méprise, me méprise, Et en même temps que Jésus-Christ communique son auto- nomes dies festos Dei in terra” est répété au Canada.Rendons plus saints les jours du Seigneur par le culte rendu plus prenant.Dom Gué-ranger a bien pu écrire que “la liturgie chantée est le plus grand mobile de la conversion d’un peuple".L’histoire bénédictine était là pour l’attester.Mais l’ennemi d’hier disait: “L’année liturgique fera autant de mal que les contes de Voltaire ont fait de bien".La liturgie en effet est le “tombeur” de la laïcité.LA PAROLE ECRITE A la paroi- chantée il faut joindre rite à Pierre et aux apôtres, il leur la parole écrite.Le bulletin parois donne le droit de la transmettre à sial est nécessaire pour multiplier la leurs successseurs, et il ajoute: divine semence, pénétrer dans les ' Voici que je suis avec vous jus- milieux même hostiles.Que l'on ait qu à la consommation des siècles, j soin de propager le journal catholi- l.e Pape donne à toute l’Eglise les multiples bienfaits de la doctrine, de la morale, des sacrements et de l'administration spirituelle.U envoie l’evcque qui instruit, régénère et gouverne son diocèse.Et l’évêque envoie le prêtre qui assure à sa paroisse les mêmes bienfaits.Les fidèles ne font qu’un avec leur curé.Les curés ne font qu'un avec leur évêque.Les évêques ne font qu’un avec le Pape, la' Pape ne fait qu’un avec Jésus-Christ dont il est le vicaire, de sorte que les mêmes principes, les mêmes sentiments, la même vie spirituelle circulent dans chaque paroisse, dans chaque diocèse, dans le catholicisme tout entier.Mais il se trouve que c'est la paroisse.qui est en communication immédiate avec les fidèles qui sont les citoyens de la ville.C’est elle qui est appelée à rendre ce que Louis Veuillot appelait "le grand que: Ce que le Christ désire en communiquant sa lumière et sa force dans la paroisse, c’est la croissance des âmes dans l'union au Christ-Roi; c’est la formation des caractères chrétiens qui appliquent à toute leur vie les principes de l’Evangile.Aussi bien l’on organisera dans la paroisse les groupes et les élites pour donner à la cité des hommes, des jeunes gens, des femmes, des jeunes filles, qui sont des chrétiens dans la force du terme, sévères dans l'accomplissement du devoir individuel, familial et social, des citoyens scrupuleux dans le maniement des affaires privées, municipales.provinciales ou fédérales, délicats dans la sincérité et la loyauté à tous leurs principes de gentilshommes chrétiens.Le curé groupera donc les catégories et les confiera à ses auxiliaires.les vicaires, participant comme service à la société," de faire en j lui au sacerdoce du Christ.La tête BEAtTDÎN A VeMun.le 23.à 29 *ns Hocorlu* Bea'idtn.fl'a de Mme veuve H H BesudUi BISAIL-LON A Montr*el.le 25.il 79 1 »r« Suzane Tortln.épousé de rv-j.Hlsall Ion CANTTN - A Montres!, le 25.A 51 ans.ExUds Ch»tel.épousé de feu Joseph Can .tir CHABLAND-VILt EMAIRE Xfme Ar- i rnfmd Cbarland, nAe Qrazlella vtllemaire.,ïe 24.DBSAtTTKIjS — A Montre»!, le 2R.N»po-' îéor.OéMuteta.I .GAGNON A Montreal, le 2d.A 55 »ns.Dr Jo»-Arthur Gagnon GATrrHIEK — A Montreal le 25.A 82 an».Mme veuve Elzénr Gauthier.nAe Marceline Msdore.GELINEAU - A l'hApltal Notre-Dame, le 24 A 52 ans Charles Gélineau OCERIN — A 59 an», A Perpignan 'France i Marte-JosAphe Bolssel.Apouse d'Albert QuApin .LABELLE — A Notre-Dame de la ra'x.le 23 août Mlle Marie I ahelle.fille de M.Jos Labelle.LAFLEPR — A Montréal, le 25.A 78 an».Dame veuve TTlrle Lafleur.nAe Delphine St-Cernv tATOTJRELLE — A MontrAal.le 24 A 57 an».Alphonalne Oervals.Apouse de Fot-tunat Latourelle.LEFAIVRE — A MontrAal, le 24, A 53 ans Hector Lefalvre LEOARE-ROY — A MontrAal, le 25.A A2 ans.Lydta Roy, Apouse de feu AdAlartl LegarA • LF.GRIS — A St-Françots de Sales, le 24, à 82 ans.AdAlla Cadleux.Apouse d'Alphonse Legrts LYNCH — A Polnte-aux-Trembtfs.le 25.A 55 ans.Joseph Lynch OUELLETTE — A MontrAal.le 24, A 60 ans, Fhlllas Ouellette MICHAUD — A MontrAal, le 24, A un hôpital local.Mlle Yvette Michaud A 30 ans Elle était la fille de M.et Mme J.-Omer Michaud.sorte que les chrétiens soient des chrétiens.Aussi bien le Pope Hennit XV, écrivant à Mgr Landrieux, évêque de Dijon, disait: "H faut donner aux paroisses lotir constitution normale, leur force première et leur organisation d’autrefois." "Dans la lettre pastorale que vous adressiez récemment a vos diocé- j sains," disait il le LJ avril 1017,1 "il vous eût été difficile de traiter un sujet plus important que la vie paroissiale.Les temps ne sont plus où l’organisation de la paroisse était assez florissante pour ressembler à une famille, et aujourd'hui, on maintes contrées, on en est venu a ce point que le pasteur connaît à peine ses brebis et les brebis n'entendent à peu près jamais de la paroisse, ce sont les hommes.Ils en sont la gloire, s'ils sont bons chrétiens; et comme le disait un prêtre remarquable par la vigueur de son zèle paroissial: “Un peuple vaut ce que valent les hommes qui le composent." Ils se grouperont auprès du Uoeur sacré de Jésus qu’ils veulent faire régner sur leur esprit, leur volonté, sur leur être; et les Ligues du Sacré-Coeur de Jésus, tout comme les congrégations rie la sainte Vierge que l’on vient encore de recommandée pour hommes et jeunes gens dans le splendide congrès marial de Québec rivaliseront de zèle pour développer cette vie du Christ dans les âmes, entraîner ensuite les masses par leurs exemples, leurs ia voi x iic leur pasteur.Via ris quolie P» rôles et leurs actions à une vie La Société Coopérative DE FRAIS FUNERAIRES Entreprenror» d» Pompe* FunAbm »l Assurance» FunAralra» HARBOUR 5553 182.RUE SAINTE-CATHERINE EST B O U R G I £ La Compagnie tf’Aanuranre Funéraire ÜRGEL ROURGIE LIMITEE Bntreprw'rui» ,1* Fwnpr» funAhr»* »t AMureree fun«r»lr« Wllbank 7IJS Bympathla* Servie* 2630, Notre-Dame Ouest proportion l'Eglise en a souffert combien elle en souffre aujourd’hui, on le reconnaît clairement aux conséquences: les brebis sont i dispersées, les forces catholiques sont énervées, les mœurs chrétiennes ont subi un fléchissement aggravé par la diminution de la foi.| 11 faut donc revenir nu point d’où Ton est parti; il faut que la paroisse soit rétablie de manière que la multitude tics croyants n’ait qu’un cœur et qu’une âme.Les conséquences heureuses de cette situation seront d'abord que non seulement 1rs brebis recevront de leur pasteur le pain de la doctrine et des sacrements, mais encore qu elles trouveront sous son gouvernement leur direction.” Colt' mûrisse comment l’organiser dans la cité” Puisque l’affermissement du royaume du t.hrist dépend de cette institution traditionnelle o! officielle, il importe donc d'en ï'iiro un organisme vivant dont , la perfection dépend du ruré, de ! ses vicaires et des fidèles.Car il I doit \ avoir collaboration intime I entre les prêtres et les laïques, ET D’ABOHD LE CURE Mgr Gibier, évêque de Versailles, nous dit ce que doit être la paroisse modèle.C’est le curé qui en est l’organisateur.Ce grand évêque réalisateur commence par rappeler j que le curé a aujourd’hui plus que jamais une mission sublime, difficile, laborieuse, “tl doit beaucoup prier, beaucoup savoir, beaucoup J plus chrétienne donc la vie privée comme dans la vie publique.Si les hommes sont la tète de la paroisse, les mères de famille en sont le coeur.La mère de famille profondément chrétienne achève l’oeuvre de Dieu dans l’homme: la Création en nourrissant son enfant 1 joyeux, plus résolus; nous en sortons aussi, nous aimant davantage." Ces hommes reviennent à leur famille et constituent un bataillon sacré.Suivant que l’élite des bons domine, le gouvernail tourne à droite: la lourde masse évolue de son côté.La loi est mathématique.C’est la force qui conditionne le monde: force physique, forre de l’idée, force de haine ou force d’amour.FORMONS DONC DES ELITES DANS NOS PAROISSES Dans leur zèle, les prêtres ne doi-j vent pas oublier les petits enfants dont les âmes neuves sont des pages blanches sur lesquelles rien encore; n’a été écrit: il faut un coeur de pè re, ce n’est pas assez, il faut un coeur de mère pour tous les enfants des écoles qu’il faut catéchiser avec un soin jaloux et former à une vio chrétienne solide.C’est dans l’école que se forme la paroisse future.En vertu du code scolaire de la province de Québec, le curé a le droit | de visiter régulièrement ses écoles.! Qu’il ne manque pas de faire usage de ce droit sacré, qu’il exerce au nom de l’Eglise, pour promouvoir plus efficacement l’éducation chrétienne de l’enfance, et par le fait même les intérêts de la cité.Comme une Semaine sociale n’est nas un synode diocésain, encore moins une retraite ecclésiastique à laquelle n’assistent que des prêtres examinant leur conscience sacerdotale sous la conduite de leur évêque, je ne puis insister sur tous les points de l’organisation paroissiale qui! concernent le curé et ses collaborateurs.Je veux tout au plus mentionner encore au passage la visite de paroisse si nécessaire dans les villes pour rédiger le livre des âmes tant recommandé par Mgr Dupan-loup.et obvier aux inconvénients des nombreux déménagements qui renouvellent sans cesse l’effectif de nos paroisses.J’ai hâte d’arriver à la collaboration des laïques, La religion est leur affaire près que autant que l’affaire d» clergé.I.apôtre saint Pierre s'adressait aux simples croyants quand il disait: '‘\os aufem genus electum, rr gale sacerdotium, sens sancta.ut virfutes annuntietis ejus qui de te-nebris vos vocavit in admirabile lumen suum." LA COLLABORATION QU ES DÈS l.Al- L’avenir de la religion dans la cité ne dépend pas uniquement des prêtres.Si les prêtres ont un devoir de justice à remplir envers elle, les laïques ont un devoir île charité qui impose une obligation! de conscience.H faut des apôtres.| Ce n'est pas assez que les prêtres le soient.I.es laïques doivent en-j trer dans la lice et neutraliser! l'apostolat du mal par Tapes- ; tolat du bien.Mgr Gibier di- j sait; "Quand dans une nuit d’orage sous les coups d’une mer en furie,! un vaisseau se débat entre vie et : mort, et qu’à travers les vertiges, les a Rédemption, en développant les! lourbil ons, les craquements, les sif-j semences déposées par le baptême; | rnieflls '"’’stres, les bonds desor-j l’Incarnation en faisant de ses ”cmnrs 'I'1 navire et 1 effroi qui ga- tnains la place de Dieu dans son ! K,no j, so^rc’, ^ps ^'rnips' CO(>ur s agit d assurer contre la tempete le Sous In direction du cierge pa-i c,0."’,T’l,îî‘/fu,mmrr'* compor* ' roissial, les jeunes filles, au sortir ^ equipage.Chacun est a son pos- des écoles, s’enrôlent sous la ban- tc." nière de Marie, dans 1rs attrayantes L’homme sur qui repose la vie de congrégations de la sainte Vierge.*ou# commande et on obéit.Cet Les dames se placent sous In pro- homme dans la paroisse, c’est le cti-tection de sainte Anne pour travail- rp- Fout seul il ne pourrait plus 1er plus efficacement à leur sancti- accomplir sa tâche.Le temps, les fication personnelle, attirer leurs forces, les ressources lui manque-maris tout près du Christ-Roi et pont- 11 ne Pourra pénétrer dans élever chrétiennement leurs m-! rcr,:,ins mi,ipux P01"- répondre aux fants.saintes ambitions de sa foi.Que fe- Aux fidèles qui veulent s’unir en-! 11 organisera un comité pn- rore plus intimement nu Christ c\ ' ^ottsi(il composé de quelques hom- prntiquer la perfection chrétienne dans le monde, 1rs Tiers-Ordres of- mes chrétiens, sûrs, intelligents et dévoués qu’il réunit au moins une front l’un des meilleurs moyens de i f0'5 P!’r m fut saint Vincent de Paul qui réussit le premier à introduire dans l'exercice de la charité l'ordre parfait qui la rend féconde c» ce dévouement individuel aussi avantageux à celui qui donne ! qu'à celui nui reçoit.Ozanam est venu et voulant mettre sa chasteté et sa foi sous la sauvegarde de la charité, il a fondé 1rs admirables | conférences de Saint-Vincent de Paul qui considèrent les pauvres | comme le Ehrist passant dans nos paroisses et lui apnortent avec l’aumône physique, la bonne parole qui réconforte et ramène à Dieu.1 en faisant oublier la diversité des classes sociales.Puis, les associations rtc dames généreuses se sont également formées sous le nom de dames de charité pour visiter et secourir les pauvres.COM I TE SUP B AP AROISSI VI.Si nous voulons que nos paroisses dans les grandes cités exercent encore de l’influence pour le maintien des forces morales et religieuses, il faut donner le coup de mort à l'individualisme paroissial Il est absolument nécessaire d’organiser les paroisses en les associant; isolées 1rs unes des autres, elles peuvent avoir une vie vli-giense encore remarquable; mais elles ne sauraient exercer d’emprise sur la grande masse de la cité.Les paroisses groupées ont une vie religieuse commune, frissonnent d’une émulation salutaire et prépa-, rent un avenir meilleur.Dans ce ! gr upement interparoissial, or i trouve un entrainement à l'action, jll n'est pas rare d'entendre dire: I 11 o'y « rien à faire! Les réunions interparoissiales ont pour conséquence de détruire cette formule du découragement, de la paresse, de l'ignorance.En constatant ce qui se fait parfois chez le voisin, prêtres et laïques s’ébranlent pour l’action, s'en vont à leur tâche obscure avec un courage qu'ils ne se connaissaient pas.Les hommes des comités paroissiaux reçoivent une orientation nouvelle et ils retournent dans leurs paroisses avec la sensation que la paroisse, "cellule religieuse”, est encore efficace par Taction sociale commune et concertée pour conserver les forces spirituelles et morales nécessaires pour la garde de la cité.6e comité organisera une ligue puissante «le la moralité publique qui surveillera la licence «le la rue.Il faut un comité interparoissial qui donne ries mots d’ordre sauveurs pour réagir contre les courants pernicieux qui affligent les grandes villes et exercent de Tin-fluence sur tout un pays.Lucien Romier dans un livre qui fait réfléchir, (7) fait remarquer «pie l’influence des grandes villes est faible quant à la politique proprement dite et que le vote de la province exprime des tendances différentes de celles de la ville maîtresse.En revanche le rayonnement des capitales ou des villes maîtresses devient irrésistible pour les mœurs et les modes.A Tégard de quoi, ce n’est plus Tinstinct de réaction qui dirige les provinciaux c’est Tinstinct d’imitation.On croil à la culture, au raffinement, à Té-légance des manières des grandes villes.” Quelle force maîtrisera dans la cite ces deux éléments: mœurs el modes, pour les empêcher d’exercer une influence si mauvaise sur toute une province, et tout un pas s, i Avec la prédominance croissante j de la vie extérieure ou collective ; sur la vie intérieure er personnelle, il faut pour combattre l’opinion perverse, une collectivité assez, puissante dans chaque paroisse, niais réunie aux bons de toutes les paroisses, pour constituer un groupe de résistance contre !e mal, un groupe de pénétration et de conquête en faveur du bien.Mais il faut conclure.Archimède cherchait un point d’appui pour soulever le monde.Nous l’avons ce point d’appui: c’est la grâce du Ehrist régnant sur les individus, les familles, les sociétés.C’est la paroisse qui nous donne cette grâce «lu Christ, la développe, la répare, la nourrit et nous prépare la cité.Car la cité future dont nous ambitionnons d’être les ouvriers, ce n’est nas seulement la cité ordonnée et aimante dont rêvait Gratry, et dont les derniers pontifes contemplaient d’un regard mélancolique à l’horizon des siècles futurs les merveilleuses mais irop lointaines perspectives, la cité de la grande famille humaine restaurée dans le Christ.C’est aussi et surtout la cite céleste de l’humanité transfigurée vers laquelle nous acheminerons (71 L’Homme nouveau.Librairie Hachette.Huile d'OliW’Nh* Garantie Pure La Reine det huiles (Tolives La plus Savoureuse En vanta chat iea principaux épicier» et pharmacien» C.HARCELLWI & CI» NICE rkAfCB *g*nt général pour f« Canodm t X ALFRED OUIMET MONTREAL m£i~TW i'M.m 415, HUE STE-CATHERINE EST (prés St-Denis) LE ELUS GRAND LE PLUS LUXUEUX RESTAURANT à prix populaire (CUISINE CANADIENNE) Table d'ilôte 40e Avec bière on Vin et à la rarte MUSIQUE 50e Pour banquets, réceptions, mariages, etc., clans nos salles ou en dehors— Appelez HArbour 1633 Conservez votre SANTE FAITES ANALYSER VOS URINES Pharmacie Montréal EDIFICE AMHERST Prix 75-A a Notaire HArbour 7137 Bélanger & Bélanger Prêts hypothécaires !0 rue Bt-Jacques est - Montréal Vrofessevr rei upmwn .sa-, Cour» pièpiratolre du professeur René Savoie, IX.LE, nacbe'‘?r e» nr's et science» »ppilqu8e» Droit.Médecine.Fbsrmacle.Art Dentaire Ceur» rla^'que.commercial.bçone privée», 111* SHFKBKOOKE OUEST Professeur leçon» pendant i- 'e'».iree Prof, Lehlond de Brumath Fechelter de ITInlvcrslM de Trane» et de t'UntvereU# Laval, auteur.107 ONTARIO FS1 Preparation au* examen» et au baccalauréat Coura claaalqu» —
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