Le devoir, 26 août 1929, lundi 26 août 1929
.A Volume XX - No 198 Abonnements par !a poste : CANADA Edition quotidiens .I eu» 10.N LE DEVOIR Montréal, lundi 26 août 1929 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction çt administration 430 EST NOTRE-DAME Xuta-Uaia et Empire Britannique UNION POSTALE- Edition hebdomadaire CANADA.IM ïtats-unis er onton postale loo Directeur: HENRI BOURASSA MONTREAL FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: - - SERVICE DE NUIT: Administration: Rédaction: • » Itérant; • » e HArbour 1241* HArbour 12W HArbour 3679 > HArbour 4897 “Politique familiale La déclaration de Chicoutimi — Le cas de Moncton — Lu fait nouveau et qui démontre, une fois de plus, l'importance de la question — Un effort à poursuivre Politique familiale! Lest le mot qui revenait ce matin, à Chicoutimi, sur les lèvres du président des Semaines sociales, le R, P.Archambault.Et ceci ne surprendra personne parmi ceux du moins qui prennent la peine de réfléchir un peu.Aux Semaines sociales, on recherche les principes et l’on scrute la pratique.Par une voie et par l’autre on doit nécessairement se sentir contraint de proclamer la nécessité d’une politique familiale.Cette nécessité, on ne saurai! la crier ni trop haut ni trop souvent.Car il nous faut réagir contre un état de choses ancien et ou Ion n a guère tenu compte, trop souvent, de la famille et de ses obligations.On se rappelle l’effort persistant, et tenace qu’il a fallu engager pour obtenir que la loi fédérale de l’impôt sur le revenu fît aux pères de famille une situation convenable.Voici que notre confrère 1 Eoangêline, de Moncton, nous apprend l’exis-fence dans cette ville d’une situation analogue à*eelle qu’il a tallu démolir au fédéral.Bloc-notes Le Zeppelin • raPP°rt des vérificateurs de ta ville de Moncton, qui n ete soumis il y o quelque temps au conseil et que nous avons signalé brièvement ici même, souligne, dit M.Alfred Roy, une anomalie dans notre système iVimpôt: c’est que chez nous un homme marié et père de plusieurs enfants en bas age se trouve dans la même catégorie iwur fins d'impôts, du moment que son salaire atteint $2,000, que le célibataire 0u nJarifi maos sans enfants.Chez nous, en somme, passe $2,000 de revenu, toute exemption cesse.Supposez, par exemple, deux citoyens faisant tous deux te même salaire, ayant tous deux le même revenu: $2,3Q0 par année.L un est père de cinq enfants.Au taux de cette année, il paierait en impôt sur son revenu exactement $60.95.lé (lutre célibataire: il n’aura pas à payer un sou de plus.Pour ceux qui ont des enfants, il y a là, on l’admettra, une situation pénible, injuste.Car il est un principe qui, en celte matière, prime tous les autres: c’est que l'impôt doit tenir compte de l'aptitude à payer.Or il va sans dire que le citoyen qui a cinq enfants ou plus à nourrir et à vêtir n’est pas en mesure de payer le meme impôt que le camarade qui, tout en faisant autant d'argent que lui, n’a cependant qu'un nu deux enfants ou n’en a pas du tout.vc tPn I*)urrait ajouter bien des motifs à celui que donne ici M.Roy.Us ont été exposés tout au long des débats sur l’impôt federal, ils pourront servir à nos amis de Moncton, de même que Je succès remporte, dans le domaine federal devra singulièrement les aider à faire modifier une situation absurde (Ils nous permettront de leur recommander en même temps les brochures du P.Léon Lcbel sur les allocations familiales.Ils v trouveront de puissants arguments sur l’importance sociale des grandes familles ei donc sur la nécessité de les traiter avec ?quite et générosité).Ce que nous voulons particulièrement souligner aujour-d hui, c’est, d’une part, l’intérêt que portent à cette question (comme l’atteste la déclaration du P.Archambault) les hommes d étude et, d’autre part, son intérêt pratique et trop général (que rappelle le cas de Moncton).Il faudrait partout nous le répétons pour la nième fois 7 rechercher la situation laite à la famille, et particulièrement a la famille nombreuse, par nos moeurs politiques et administratives.On serait étonné des anomalies è corriger, à rectifier.L enquête faite, il faudrait surtout travailler énergiquement à la guérison du mal.L’arrivée à Los Angeles.Californie.du Zeppelin parti des environs de Tokio, Japon, il y a moins de trois jours et demi, contredit assez ceux qui refusent de voir dans te dirigeable un moyen de transport praticable.Le navire aérien allemand a franchi la distance en soixante-dix-neuf heures, soit à une vitesse moyenne de 73 mûtes à l’heure; il a fait en trois jours et sept heures un trajet qui d’ordinaire en prend environ une douzaine, de San-Francisco à Tokio.C’est une prouesse dont les constructeurs du Zeppelin peuvent s’enorgueillir, d’autant qu’il n’y a eu aucun incident désagréable pendant toute la traversée, faite sans escale.Parti te 15 août de son port d’attache, sur le lac de Constance, en Europe, le Zeppelin, moins de onze jours plus tard, a traversé foute l’Europe et l’Asie, survolé l’océan Pacifique après une halte au Japon; 11 repartira dans quelques heures pour Lakeside.Etats-Unis, d’où il rentrera d’ici à la fin de la semaine en Europe.En quinze jours de vol, il aura fait autour de la terre le voyage te plus rapide qui se soit jamais accompli.Le tour du monde en 80 jours imaginé par Jules Verne il y a quelques décades parut alors une fantaisie.Depuis des années, n’importe qui peut le faire à cette allure, désormais considérée lente.En Palestine* Les émeutes de Jérusalem où plusieurs milliers d’Arabes ont fait mauvais parti à des Juifs, vendredi dernier, l’intervention d’une police britannique peu nombreuse, puis l’arrivée en Palestine d’un important détachement de soldats anglais appelés en toute hâte d’Egypte et qui ont pris immédiatement la responsabilité du maintien de l’ordre dans les rues de Jérusalem démontrent que le mouvement sioniste est de plus en plus impopulaire parmi la population de la Terre Sainte.Ce n’est pas la première fois que les groupes non juifs manifestent contre le régime particulier fait à l’entreprise sioniste en Palestine.L'affaire parait avoir été mal conçue et plus ou moins bien exécutée; elle se heurte, malgré la protection des autorités britanniques, au sentiment de la masse et il éclate de temps à autre des incidents comme celui de vendredi dernier, qui parait sérieux.Les résultats économiques obtenus jusqu’ici par le sionisme sont discutés.Et le jour où Londres a pris le régime palestinien présent sous sa protection, il ne parait pas qu’elle ait fait un geste politique très heureux.Mais des motifs d’ordre financier n'ont pas été étrangers à la décision des autorités britanniques de l’époque.Gerbault Parti de Cannes en T923, sur une embarcation de huit tonnes, et sans grande expérience de la navigation a voile, Alain (ierbault est rentré en France, il y a peu «le semaines y., ^ • V* CI ' • V.aTV I II fl 1 1 I t.U ny a pas beaucoup, à l’heure actuelle, «le besoenes nlus ?“Ls2n incmJe nHvin'' Byant fa“ urgentes ou plus uliles.1 ! , .u.tnon9?_ st‘‘Ih en six ans, Orner HEROUX Jactualité Un bon truc Rencontré LaPlume, un peu vieilli (d y o des mois que je ne l'ai vu\.As-tu visité réeemment les travaux de voirie?me demande-t-il.Aon merci : J’ai fait comme M.Perron.j'ai quitté In voirie pour les champs.Je me soucie plus, en fait d'oiseaux, au chant des prives que de celui des grues.Je te confesse que je ne m'amuse pns à passer par des sentiers trop battus.-Dommage, ear tu aurais constaté que les deux principales avenues de la route de Québec sont bloquées.Que ce soit eelles-là on d autres, cela n'a pas beaucoup d'importance, me semble-t-il, nos rues sont bloquées tour à tour.Elles sont même bloquées tout le temps,, car quand ce ne sont pas des chevalets qui les ferment r’est le mauvais état des pavages.—Cependant, pour une fois an moins, cet embouteillage est fait consciemment.Il a fallu des prodiges de diplomatie pour dérider le C P.R.à entreprendre la réparation du viaduc de la rue Sotre-Da-me en pleine saison du tourisme, Ce» gens-la sont bizarres.Us ne comprennent pas trnr Intérêt.Ils ont di) quand même sc rendre rt t'é-ddenre.quand on leur a démontré que.la rue Sherbrooke étant fermée rt la me Xotrê-Dame aussi, Il ne restait pns d'antr issue aux fourts-les désireux dr sc rendre à Québec que dr prendre le train.Conséquemment.les recettes dr la com ^ngnlr subiront une appréciation.Tu aurais tnrt de reconsidérer comité simple ira do hasard le blocage simultané des deux seules voles de sortie de la ville dr Montréal vers lest.U y n eu conférence sur conférence entre ta ville et la Commission des Uqvenrs.SI In clrrnlailon est embouteillée, comme tu dis, c'est pour permettre niir touristes de séjourner plus longtemps à Montrênt ri d'g désembouteiller à tolslr les produits de ta Commission des Liqueurs."4u reste, non ne sommes qu'au dont il faut déduire les longues escales qu’il dut faire à New-York, dans les tics du Pacifique, ainsi qu aux Hes-du-Lap-Vert.Plusieurs mois, on resta sans nouvelles de lui.Toujours 11 reparut, malgré les lempetes, les accidents à son navire.les cyclones et les périls eons-II a accompli ce début de l'applicatio n d'un plan compréhensif.Le civisme île nos administrateurs est ingénieux.Les journaux sc pim-.y gnent de ce que la descente du nou- lantsylc la mer.,, ;i accompli ce veau pont Montréal-Longncuil ne *I.U1 s appelle, dans la langue spor-soit pus terminée ni même entre- l't‘' UI1 record, grâce à sa vaillau-prise.Je puis te confier confidcn-, rt>' u •’'‘’'J courage et à son énergie, liellemrnt qu elle ne sera jamais nL H,nsi du nu jugement dont il a fait achevée ni même commencée.Les Preuve aux pires heures de sa cir-touristcs s'engageront de con/mncr | 1 ,imni,v,8!,**on.Le récit de son sur ce nouveau pont.Arrivés à l'ex- vovaflf' y rit d’un ton modeste et Irémité nord, ils n'en pourront X),ns emphase, est d'une lecture ins-descendre.Ils seront retenus pri- *ructivp; j| devra être l’un «1rs sonniers el on ne les libérera qu'a- \ 8rnnus succès de vente de la librai-près leur avoir fail signer l’engage- ; *,e contemporaine.ment de dépenser jusqu’à leur der- ' g p nier sou dans lu ville de Montréal.| - m , m______________'____ C’est, comme tu te nais, l'antique ri-1 .milité entre Montrât el Québec qui \ p | [ P) fV/1icrnaii I».sc manifeste de nouveau, ^ UT MlgnaUlt On cherche depuis longtemps —— - ïLT,CSi‘: nUX™ “™i Ji ÿ (Suite de la première page) mettre sur pied des syndicats confessionnels.Mais l'association répond à un instinct naturel trop profond pour qu’elle ne finisse pas par s’imposer à ceux que rapprochent des intérêts communs.Aussi lors; que dfis travailleurs (le nationalité étrangère vinrent offrir aux nôtres de s’unir à eux afin d'améliorer leur situation, un bon nombre acceptèrent cette offre.Us sentaient le besoin d’aide mutuelle et n’avaient pas l’embarras du choix.Que serait-il advenu de notre classé ouvrière si la doctrine pontificale n'avait enfin trouvé dans un prêtre de cette région un intrépide disciple?LES PRECURSEURS DU* SYNDICALISME CATHOLIQUE Homme d’action, il se mit à l’oeuvre sans tarder et.en 1907.seize ans après la publication de 1 Encyclique naissait a Chicoutimi le premier syndicat catholique canadien.Date mémorable dans l'histoire du mouvement social au Canada.La Fédération catholique des Travailleurs qui tenait, ici même, le mois dernier, ses assises annuelles, groupe aujourd'hui vingt-huit mille membres répartis dans une centaine d’unions.Une telle association, ainsi que l’avait prévu Léon NHL non seulement protège les intérêts des ouvriers, mais elle est encore la meilleure digue contre le bolchevisme menaçant, l'un des remparts les plus puissants de l'ordre social.Or.c’est de l’humble grain jeté en terre chicoutimienne.il y a une vingtaine d’années, qu’est sorti ce grand arbre.Ce fait, les promoteurs des Semaines sociales ne pouvaient pas l’ignorer.Aussi lorsque l’oeuvre débuta à Montréal en 1920.se firent-ils un devoir, d'abord de confier à ce prêtre initiateur le premier cours sur l’Encyclique Refont Soparum, puis de lui donner place, ainsi qu’au clairvoyant industriel qli avait si chaleureusement encouragé ses efforts, dans la vilégiés.Sauf une année, 1 ano*,‘' de son voyage à Home, Mgr di Maria daigna assister a chacune de nos Semaines.Vous comptiez marcher sur ses traces ainsi que vous avez eu l'amabilité de nous l'écrire un jour.Les circonstances ne vous l’avaient pas encore permis.Aujourd’hui nos voeux communs sont comblés.Puisse le fil renoué ne plus jamais se briser! Le délégué, en effet, pour nous, c’est le Pape.Et que veulent les Semaines sociales si ce n’est diffuser l'enseignement qui vient d Rome, être en quelque sorte, p
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