Le devoir, 17 décembre 1955, samedi 17 décembre 1955
Le boycottage des tramways s’est avéré un fiasco [(Lire en peg*- 9) 10c le numéro LE Hebdomadaire pour le foyer DU SAMEDI Montréal, 17 décembre 1955 Images d’U.R.S.S.De a f-nsa! chaleur de de Moscou à la a Les Géorgiens sont fort différents des Russes ef ont toujours résisté à l'assimilation.La Géorgie est une vieille terre chrétienne que l'Islam n'a jamais réussi à subjuguer.Absence de propagande ma/xiste.— Le folklore géorgien est riche ef l’architecture d'une prenante originalité.par Micheline LEGENDRE La Géorgie m'a conquise dès l'instant où je foulais pour la première fois son sol en descendant de l’avion qui, en deux bonds, m'avait éloignée de Moscou et de sa grisaille, de ton vent glacial et de scs leçons d'endoctrinement.Nous venions de survoler la très haute chaîne de montagnes du Caucase, de surveiller, à droite et à gauche, les pics altiers et menaçants qui perçaient la brume et nous faisaient rendre à tout instant un hommage reconnaissant à l'habileté de notre pilote.Soudain, dans une éclaircie, nous apparaît une vallée, une très belle vallée qui resplendit littéralement dans la lumière du matin: nous sommes arrivés à Tbilissi, appelée pendant un certain temps, Tiflis, la capitale de la Géorgie.Nous avons passé cinq jours de détente, d'enchantement, au milieu d'une nature tour à tour luxuriante ou très rude, mais à la beauté toujours des plus prenantes.Cinq jours où nous avons eu maintes occasions de mesurer la qualité d une civilisation vieille de plus de vingt siècles; pendant lesquels nous avons vécu dans un climat artistique intense, parmi des Humains, de vrais humains avec qui nous avons pu sympathiser en toute liberté, sans être arretés par les ruses, les mirages d'une propagande mensongère.Cinq jours, c'est bien peu?Ce fut suffisant pour m'attacher à jamais à cette contrée magnifique, que j'aime et que je serais toujours heureuse de revoir.Tl y a le soleil, et il y a la cha- tanlc.de leur capitale qui a vu se nous dépassons un vieux herser Qu-il y ait eu intervention divine leur de l’accueil pour nous récliauf- succéder 15 siècles d’histoire — Nous sommes au matin de .Pâques, nu non.le site choisi est mcrvoil- .jjas montagnes abruptes leux.L'église, construite sur un parlent d'Eternité, les ceri- plateau surélevé, est entourée, au loin, par une ceinture de mon .fer.Sans doute, comme à notre ar et quelle histoire: de son propre la j rivée à Moscou, un groupe ’ d'ol- boratoire de recherche à l'hô ficicls’’ nous attend: représentant de “VOKS”, président du Comité de la Paix.etc.Mais en plus, il jy a là le conservateur du Musée National, le directeur du Conser j vatoire.un poète, deux actrices.[dont l'une est la plus célèbre; 'Dcsdémone" du pays, et parmi En qui Micheline LEGENDRE lagnrs.Ce qui fut jusqu'au cin quième siècle, la capitale de la Géorgie, n'est aujourd'hui qu'un hameau de quelques maisons.Ce n'est pas suffisant pour rompre e sentiment d'isolement et de paix qui nous envahit aussitftt dans .Z \ LA PAUME MADEAU se libérer ou étouffer.Guerre froide en Proche-Orient IV L'Amérique payera! par Edouard SABLIER (Tous droits réservés pour le “Devoir” et le "Monde”) Les auteurs du traité de Bagdad ont achevé leurs préparatifs.Tout est prêt pour la levée du rideau: théâtre, argument, acteurs, musique.Le titre lui-même de la pièce est évocateur des Mille et Une Nuits avec les richesses miraculeuses qu’Aladin découvrait au centre de la terre et que l'on connaît aujourd'hui sous le nom de pétrole.Ce n'est pas par hasard qu’en inaugurant la conférence des "cinq” le premier ministre irakien Nourv Sa rappelait que les premiers contacts entre la chrétienté et l’Islam eurent lieu à Bagdad, où les envoyés de Charlemagne échangèrent des cadeaux avec le calife Haroun Al Rachid.La représentation peut donc commencer.Il ne manque plus que l'accord d'un dernier personnage: le commanditaire.Depuis 1948 le gouvernement dc Londres s’était vainement ef forcé de mettre sur pied un coin mandement du Proche-Orient dont la direction lui serait confiée.Les conférences successives de Malto n'eurent pas d'autre objet.Lorsqu'on 1951 le gouvernement waf-diste annonça son intention dc mettre fin au traité anglo-égyptien de 1936 la Grande-Bretagne suggéra une démarche corn mune des trois puissances occi.dentales — auxquelles on adjoignait la Turquie — pour proposer au Caire un plan de de fense dans le cadre duquel serait réglée la question de Suez.C'est pour cette raison que la! Grande-Bretagne s'opposa si long temps à l'entrée des Turcs dans le pacte atlantique: son inten tion était cn effet de réserver la Turquie pour son propre com mandement du Proche-Orient.On s'explique que Londres ait tout d’abord manifesté fort peu d’enthousiasme lorsque poussée par les E.- U., la Turquie entreprit au début dc 1954 de grou per sous son aile les pays arabes.Il fallut des considérations im-t portantes pour modifier cette at-j titude et amener Londres, non1 seulement à ne plus désapprouvei le pacte turco-irakien, mais à en prendre la tête.Un* proposition "valablt" Les raisons de cette volte-face! sont doubles.D'abord la Grande Bretagne s'aperçut que le seul moyen de prolonger sans difficulté le traité anglo-irakien qui devait expirer en 1956 serait de lui substituer une entente entre les deux pays dans le cadre d’un accord régional qui pourrait être amorcé par le pacte turco-irakien.Mais surtout un calcul d'un autre ordre incite la Grande-Bretagne à changer ses vues.Depuis l'arrivée au pouvoir des républicains à Washington les Etats-Unis, sans abandonner l'espoir de prendre la tête du Proche-Orient, considèrent que les dangers de la situation internationale leur dictent de ménager les intérêts et les initiatives britanniques dans la région.Cette entente nouvelle permit ce qui concerne l'organisation de la défense du Proche-Orient, les Etats-Unis avaient admis le principe de laisser carte blanche aux Britanniques, et même de n'effectuer, dans la mesure du reçu 171 millions de dollars au ques qui doivent être remplie» pour assurer le bon fonctionnement de cette organisation de défense.” Dans cette quête la Grande-Bretagne n'est d'ailleurs pas seule.Ses satellites font entendre les mêmes demandes.Pour "intéresser” les Etats-Unis 1T-rak vient d’accorder à une firme américaine l’adjudication du barrage géant de Derbend-Khan, dont le prix de revient est de 11 milliards et demi de francs.Le Development Board, que préside le premier ministre Noury Saïd, prit soin de préciser que ‘‘le prix offert par la société américaine «’était pas le plu» bas”, mais que la participation de cette société "correspondait au but recherché Un* planch* à dollar» L'invite d u Pakistan est plus directe encore.Avant d« se rendre à Bagdad sa délégation n’hésitait pas à affirmer: "Les Etats-Unis doivent nous donner plus d'argent, sinon nous ne prendrons pas d’engagements militaires envers les alliés.” Depuis juin 1930 le Pakistan a possible, les livraisons d'armes aux pays ralliant le camp occidental que dans le cadre des commandes "off shore".En d’autres termes si les Etats-Unis consentaient à effectuer gratuitement des livraisons d'ar-; mes à l’Irak, par exemple, c’est par l'intermédiaire de la Grande-Bretagne que passaient cesj fournitures.Ainsi de septembre! 1954 à septembre 1955 Bagdad allait recevoir dix-huit bateaux chargés d'armes, dont trois c-taient fournis par les arsenaux! britanniques et payés par Wa-I shington au titre des commandes i "off shore”.C'est sur ces bases que Lon-i dres adhéra au > pacte de Bag-i dad.Ce fut l'occasion d'un eu- ' rieux chassé-croisé.La Grande-Bretagne, qui la veille encore! ne cachait pas son hostilité à) l'alliance turco-irakienne en (!'.'• j vint l’incarnation.Dans le même temps les Etats-Unis, véritables inspirateurs du projet, hésitaient à s'aligner parmi les signataires.Qu'ils s'abstiennent pourvu qu'ils payent!.La réaction suscitée par la conclusion du traité de Bagdad risquait de provoquer ’ une coupure irréparable du monde arabe en rejetant les pays hostiles au pacte, c’est-à-dire l’Egypte, l'Arabie Séoudite, la Syrie, dans une opposition irréductible à l'Occident.Washington juge donc prudent d'attendre des circonstances plus favorables pour adhérer au pacte.La Grande-Bretagne ne semble pas, pour l'instant, désireuse de hâter la participation américaine.Le "sleeping partner” peut, à la rigueur, demeurer en dehors de l'alliance, mais à une condition: qu’il cn finance le fonctionnement.Dès le lendemain de la conférence de Bagdad une dépêche de l'Agence France Presse indiquait que Londres avait sollicité le concours financier des Américains : "La Grande-Bretagne a fait valoir au gouvernement des Etats-Unis qu’elle n'est pas en mesure de faire face aux obli- en 1953 d’éliminer Mossadegh.En galions financières et économi- L*ACTUALITE Archives du bruit Des experts sont en train de monter à Fort Wagne, Indiana, une bibliothèque de bruits.Ces enregistrements permettront de comparer ensuite les bruits de diverses origines afin d’en supprimer les causes.L’idée est intéressante et cette discothèque cacophonique sera probablement utile puisqu’on a consenti de grands frais pour l'établir.Mais ce qui étonne le profane, c'est le luxe des précautions prises pour capter tous ces tapages à l’état pur, sans aucun mélange de sons parasitaires.D’abord la salle d'enregistre ment est évidemment à l’épreuve du son, parfaitement isolée.Cette salle, qui pèse 500,000 livres, est une chambre dans une autre; elle flotte sur des ressorts d'acier et des amortisseurs de choc en caoutchouc, pour empêcher la transmission de toute vibration d’origine extérieure, comme le passage d'un train, d'un avion ou d’un camion à proximité de ce tem-i est dit notamment: “Non, ca-j marades communistes, nous ne; ple suencieux dn bruit.pouvons pas faire le moindre! f .If - » * .i accord avec des dirigeants dont i Les mur* de 1a salle inténeu-] la politique est déterminée par' re, eu béton, ont huit pouces) d’épaisseur, et sont doublés dc trois pouces de fibre minérale acoustique; sur ce revêtement on en a installé un autre de trois pouces du même matériel isolant, en forme de planche à laver, qui couvre les six surfaces internes de la chambre.Ainsi construite, cette salle est cinquante fois moins bruyante qu’une maison de banlieue au milieu de la nuit.On prétend que le vol d’un maringouin y fait, comparativement autant de bruit qu'une scie mécanique coupant une bille de bois franc.Il va sans dire que les appa reils enregistreurs utilisés se ront de la plus exigeante fidélité.Les ingénieurs chargés de ces travaux ne deirront pas entrer dans la salle pendant les enregistrements, afin d'éviter que des bruits naturels du corps compromettent la-pureté des enregistrements.Penses donc: un simple éternuement peut comporter des sons dc plusieurs douzaines de fréquences diverses, dont plusieurs ne sont pas audibles à l'oreille hu-môme.Le but spécifique de ce travail c’est de reconnaître la cause de certains bruits parasitaires industriels, d'arriver à fabriquer des transformateurs et des moteurs plus silencieux.La chasse aux bruits s’impose dans la ville moderne si l'on ne veut pas que tout le monde devienne sourd ou détraqué.Mais ne pourrait-on pas commencer par des vacarmes plus évidents, comme les klaxons d’autos et les freins d’autobus?Pour ma part, je vois un autre intérêt, dans cette recherche de bruits inconnus qui se perdent actuellement dans le tintamarre général.11 y aura là des documents précieux pour guider les compositeurs de l’avenir, cqr on trouvera dans ces sons magnifiés et isolés de leur contexte vulgaire, des musiques audacieusement atonales.Qui sait si un prochain grand-prix du disque — en musique de chambre — ne sera pas attribué au sommeil d’un trio de puces, ou à l’éclosion d'un, quintette dc nénuphars?ALBIN titre de l’aide militaire, 362 millions comme aide économique.Cela n’empêche pas les autorités de Karachi d’affirmer : "L’aide militaire des Etats-Unis est grossièrement insuffisante pour les besoins de notre sécurité interne.” Voilà donc le but réel de l’alliance de Bagdad : une immense machine à recueillir des dollars.Le prétexte trouvé par certains dirigeants français dans la guerre d Indochine, c’est dans la Sainte Alliance de Bagdad que le recherchent la Grande-Bretagne et ses protégés.Ces espoirs se heurtent toutefois à l'hésitation de Washington.Pour plusieurs raisons les autorités américaines ne sont pas en mesure de patronner à fond le traité de Bagdad.En premier lieu l’approche des élections présidentielles contraint l’administration républicaine à prendre de nouveau en considération les aspirations du judaïsme américain, grand électeur de l’Etat de New-York, et de ménager en conséquence Israël.C’est dans cet esprit que M.Dulles a dû publier prématurément son plan destiné à mettre fin au conflit israélo-arabe.Il est difficile aux autorités américaines d’accorder leur appui total à un pacte de Bagdad dont Tun au moins des participants réclame la destruction de l’Etat d’Israël.Economits électoral** Une autre raison de la prudence américaine est le désir de ne pas brusquer l'Egypte.Le Caire ne cache pas son méccmten-tement devant la combinaison de Bagdad, qui a pour effet principal d'avantager ses rivaux irakiens.Une aide trop ouverte des Etats-Unis aux "cinq” compromettrait les chances d'un accord entre l’Occident et l'Egypte.C'est d'ailleurs pour surmonter cette difficulté que parallèlement aux fonds qu'elle sollicite pour financer le traité de Bagdad la Grande-Bretagne demande également des capitaux pour édifier le haut barrage égyptien.Mais ce sont surtout des raisons de politique interne qui empêchent Washington de faire droit à toutes ces demandes.Des personnalités influentes de l’administration, parmi lesquelles les trois "H” — MM.George Humphrey, secrétaire au Trésor; John Hollister, directeur du programme d'aide à l'étranger: Herbert Hoover Jr., secrétaire d'Etat adjoint, — sont hostiles à tout engagement financier supplémentaire à l'extérieur.Certains milieux républicains estiment qu’à un an des élections présidentielles il convient de réduire et non d'augmenter l'aide à l’étranger.La question dépasse de beaucoup le cadre du traité de Bagdad.C’est toute la politique extérieure des Etats-Unis qui est en jeu.Les principaux éditorialistes américains ont d'ailleurs entamé une campagne dont le but est d’amener une révision des conceptions américaines en Afrique et cn Asie.Au disbl* l’avarie*?.L'U.S.News and World Report constatait récemment que le prestige- des Etats-Unis "est vraiment en baisse" dans une région où les communistes "se font chaque jour de nouveaux amis”.Les observateurs sont unanimes à dénoncer le péché capital de la politique américaine: l’avarice.C’est le refus de faire face aux exigences financières de la situation qui fait perdre pied aux Etats-Unis devant la Russie.Tous les pactes du monde ne suppléeront pas à cette carence."Pourquoi, s'indignait récemment M.Walter Lippmann.pourquoi Dulles s'estdl affairé à travers le monde à conclure tou* ces pactes?Parce qu’il se re- (suite à la jrage 10) LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI 17 DECEMBRE 195S Hommage à 111 aunce l Itril/o fn-.c.-t à Dax Is 5 ncvsmbie damier) JOettres CINQ SOÜVENIRS d'Edouard Montpetit Sur I» dernières années de sa à comprendre, qui inonde l'esprit le mien.Mon peys est grand, Voilà qui est bien dit, et enco-vie, Edouard Montpetit a pu ache de la chaleur du regret, les gar vigoureux.Le peuple, que je corn- re ceci: "Notre culture, il s'agit ver le trolsiàme volume de ses de de l'oubli et stimule leur éner prends mieux que jamais, est in- de la préserver en l'adaptant." Souvenirs.J'en ai entamé la lec gie." téressant, qu'il agisse ou qu'il se La lutte que nous avons conduite ture avec une curiosité un peu Nous n'avons pas eu chez nous défende." Et plus tard, dans le d'instinct, "rendons la lucide." Au émue, comme lorsqu'on ouvre les un Henry James douloureux et fleuve, après avoir passé Matane: lieu de subir l'américanisme corn-pages d'un album de famille.J'en déchiré pour confronter notre vie "Le soleil baignait tout le pays, .me une contrainte, que ce soit en fais honnêtement l'aveu, je me mé- aux vieilles civilisations d'Europe.Ma figure, parmi tant de visages "l'utilisant".Nous sommes en fiais un peu de certains grossis- C'est Edouard Montpetit qui, dans britanniques, froidement sensibles, plein laboratoire.Nous auront une semants d'événements futiles, de une certaine mesure, aura tenu ne bronche pas.Mais je hurle in- personnalité, "mais à la condition cette naïveté un peu solennclb ce rêle, aux yeux de qui tait le térieurement d'aise et de satis-^ travailler." que l'on trouve quelquefois dans lire.l«*|B„ " Emult.- "A Cec! ressemble à un discourt, les écrits des quelques générations Le dernier chapitre, "Aller et f # ' niu *' A Quebec, nos cornfTlt e, vo|ume Souvenirs qui ont immédiatement précédé la Retour", est sûrement le plut beau Veux encore européens reconnais nous en sert plusieurs, mais ils nôtre dans les lettres canadiennes, et le plus vrai du recueil.L'ar- sent tout de suite une parenté." sont de qualité.D'ailleurs Tau-Je ne voudrais pas paraître outre tour ne s'en cache pat: "J'étais cuidant, mais c'est un fait qu'au .h.i m depuis toujours épris d'éloquen- temps d'Adolphe Routhier, un do- ce académique." Le plut bel sage très caractéristique de corn pgp Pierre de CRANDPRE échantillon de cette éloquence ponction, de conformisme, d'idées célébré parmi nous est bien le et de mots trop prévisibles, de discours de réception devant morale, de philosophie ou de sen- l'Académie Royale de Belgique, Prudhommesques, empè- riv4, #n E n,„t loun nie Admirable Edouard Montpetit, le no,1r* "N#* P*re‘ «J*n« w—i .r _ * no* Canadiens ont cop** dt ,eur ma,n ,ts Me* un I ,• _____ _____ .i WII KUIWUV II «SI «uuiigncv, /*umir auic cuou< .* *a1* '***! vral foi*.P»r aucun lyrisme.Il plus Français de .de percer la croûte A» s avouer, , Mü|tm,nt tout d'abord ces et par cela, en un sens, le plus d!' Lamartine.Si , Phr«»* brivM: "L*« premiers typique; se sentant trop de raci uniforme de notre langue porte _, hi" * a'|.P-fo.*, to ale, et jouri ,n pranct l0nt je repos et nés, ayant trop de mondes et de 'V ,r*c#* ,a baî,al,|j' c,,,î.q'''' îlM.rf!-.u.f.t a P ü-‘ ‘*n da travail * la foi*- Et je par, civilisations à embrasser et à sa- P * eM*4 d y jtrV Mn,Pa,'1t a,: J.!! aP,°b|09raPhle* cu pour la Belgique." Et soudain, tisfaire en lui! !»'“£»•, £ott* dfniere formule a mémoires que partout ailleurs.au moment d* repartir, cet aveu Mais lui-même a proposé le P'_E- Lamarche.L'on pense bien que si i'ose di*cro,: "p|u* curieux que je juste équilibre dans ces lignes que Par.m! ce* .«'«cours, le plus une aussi irrespectueuse remarque n'aurais cru, ce départ.Déchire- je ne puis m'empêcher de citer nourn de Po«»le.c **?**n* dou’e c'est parce que j'ai à reconnaître Parmi un rei,e d'indlHéren- largement: celui offert en appendice sou.le ___ -î__x-saz ___ _ * ce.Je me raisonne: Paris, au ea- "Un vov SAISONS Nous n'irons plus danser bergirf.Car nos oiseaux ont quitté nos forêts.Nous n'irons plus danser bergère.Le vieil automne approche, il est tout près.Voit,s- n'irons plus danser bergère.Car la neige tombe dans votre ciel.Nous n'irons plus danser bergère.Car l'abeille, a distille tout son miel.Nous n'irons plus danser bergère, Puisque les chemins sont pleins de ruisseaux.Nous n'irons plus danser bergère, Où mettre le pied?il g a trop d'eau.Nous n'irons plus danser bergère, L'été est arrivé, allons chasser.Nous n'irons plus danser bergère.Le merveilleux été vient de passer.Paul ANPRIONET O poème » remporte un diplôme d’KxeeUenc# aux Jeux Floraux du Querry iFrance).[LIVRES CHOISIS] Guide à la phrase nécessaire, le soleil n’était pas limité pour tes voyages entre les pierres et les arbres.Tu as posé 1rs maisons au bord des espaces de nos coeurs, hésitantes et pudiques, comme des écrins venus d'une enfance sublimée.Rue de Ravignan, Place du Tertre, Sacré-Coeur de, Montmartre: voici les jalons du miracle, entourés 'l'amour, imy rissa* les parce que protégés d'une tache V verdure e1 d’un s ’cucc de rêve.Jean-Guy PILON avec une égale sincérité, que cet- c*' •**.m* raisonne: Paris, au ca- "Un voyage en France c'est une fifre "Présences".Mais la poésie dre charmant, n'est plus le me longue réflexion sur nous-mêmes * ,n*inu* dans de rapt* me.Internationalisé, américanisé, et nos impressions les plus vives de4 ««hcetes evocations, en il révèle à celui qui ne fait que sont, le plus souvent, canadiennes, «targe des missions universitaires passer un visage qui n'est plus Nous subissons mille réflexes.Nous a fravers l'Europe dont ce livre le sien.Et cependant, j'ai de la établissons, malgré nous, des corn *a'* *e récit.Ett-ce parce que peine à le quitter." Et encore une parai,ons.Nous recommençons l'auteur vient d'évoquer "Roche fois, au moment de prendre le sans cesse la réponse aux mêmes.furf °ù I attirait le souvenir de large: "Je monte sur le pont di- questions.Tout cela nous aide à P'arre Loti que I on croit retrou re adieu, comme chaque fois, à nous définir.Ÿer quelques lignes plus bas, un la dernière chose qui vive, les "Que valons nous?Mieux que ce reflet^ du style de "Pêcheur d'Is-ces pages d'un homme que l'on 'ur^ières ironiques et fidèles.J'at- que nous sommes dans l'esprit lande" dans cette description du aurait bien tort de désigner seu fonds J attendrai |usqu'a ce qu'el de la plupart.Je plaide d'a- PaV* de.ChamPla,n: Au dé,ou' lement comme le premier de nos !V dltparaissent.L'ombre seule bord la vérité.Nous sommes cc du chemin, une très ancienne cho économiste.EdanarH MBnt^.i:i brisera le lien.Mais de quoi l'é que nous sommes.Commençons *•?«frange, inexplicable au pre te oeuvre posthume d'Edouard Montpetit m'a touché, m'a gagné.Et pourtant le récit ,'en tient à la surface sociale d'une vie, à des souvenirs de professeur et de con férencier.Mais une sensibilité, ccmmunic^tive, une vision vraiment poétique de formes de civilisation préférées, une conviction ardente, affleurent sans cesse dans DÉCISION d’aujourd’hui réussite de 1956 L’INSTITUT de PSYCHOLOGIE PRATIQUE (I.P.P.) 4232, rue De La Roche, MONTREAL, P.Q.a l'honneur de vous présenter son célèbre Cours par correspondance.Voici quelques points du programme de notre Cours : ?connaissance de soi-même, suppression des causes de la nervosité, de la timidité, du découragement et du manque de confiance en soi; ¦* amélioration du niveau d'e:;istcnce, de situation sociale et professionnelle, des qualités nécessaires pour réussir en affaires; ?les bases d’une formation de chef; ?le maniement des hommes; « règles et principes pour arriver à la supériorité intellectuelle et à la force du caractère.Décidez-vous! et postez ce coupon aujourd’hui I-| .Institut de Psychologie Pratique (I.P.P.) — Dépt 3 I I 4232 rue De La Roche, MONTREAL, P.Q.j I Je désire recevoir sans cnRaaemcnt la docuir.entalion complète i concernant le programme de votre Coure.Ci-lnclua timbres-poste I .de 25c.pour frais d'envoi.pie, tournée vers le meilleur de Man arrluéa m'av.lt UUci ImlH "0, «ff'rro»tions «ux réalités.Le ''a,,.,*t.'û, pUr'n' 'f, lon9 de‘.P®r l'art et de la vie- Il eût pu lais- sans m.,n^ m.lî.n mérit* »n eit *0r' " iaillira du *•* ,d e,ab,•, r"acul*«‘- Par"' .Ie‘ ser une oeuvre de grand écrivain h " in'd «ïr.nt ‘ Z.i * [hîm courant de‘ £hoi,‘- Nou* a''0"* P00 ” '"S0U£"!UI**- n.ou* „allonl dans un milieu culturel mieux auî ml oà^ssai?un^ victoirl survécu de peu' Nous n'avoni Pas "i‘qU T rCmpart’' aîp,rer 1 °CCan préparé et qui n'eût pas accapa- Pourquoi dôic ravivé d.nl ûn' attein' ,a P«rfection; mai, ce que •» ™*"-« "« Y«u* da"‘ £eu* du ré toute, sas ressource, dan, la ,dieu c« i.crevais n'avoi?nou* révélon* de vi,a,i,é •*» d«ia ,0'!da,eur- D* 'ul< ,au cc hesnnn» inné.».J* ï” aoieu ce que |e croyais n avoir b qui demeura." Souvent la style se dations de couvi- -f! li, „ •* pa* *Prouv*?J'analyse.J» cher- ' fait chatoyant, nostalgique, mélan- dations, de cour-.r a» plus presse, ch#.Le rt9re, me „rre ,a gor Devant ce que nous avons fait, c0,ique.cT.,$t' aux moments les d organiser pour tous les rudi- qe.J'étais Français dans les nous voudrons fair» plus.Car no- monts de la culture intellectuelle.rutt, dans les magasins, au ca fc* «Mort est perfectible.Nous au P Cecj dit n' faut pr4ciler pour Je suis enivré ecrit-il quel.j.était 4 pari$.Je ,e sais rons gagné le tour ou nous au itre c6mple, que |aP p|us grPnde une sm-te dt* Ju * T", 1 V,e mainf«"a>’».Pa££«
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