Le devoir, 17 août 1929, samedi 17 août 1929
/ohm»XX -No 191 Abonnements par ta poste : Edition quotidienne lANADA «rww'w HaU-Unta et Empira Brlunnlqaa INION POSTALE .Edition hebdomadaire ÏANADA • «.t» .8.0# 10.00 - IM LE DEVOIR Montréal, samedi 17 août 1929 {TROIS SOUS J^E NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: - SERVICE PE NUIT: Administration: Rédaction: Gérant: « • H Arbour 1241* HArbour 1243 HArbour 3679 * HArbour 4897 De Percé à Rimouski None fermons la boucle gaspésienne — L’avenir de Percé — Même destinée que la Malbaie — Carleton et Matapédia - Vers la dernière étape meilleure place: son ruban d’acier est comme un liséré, un ruban de lumineux argent de la fameuse rivière.Nous admirons le lac Matapédia et les jolis villages qui s’y réfléchissent.Depuis l’après-midi, nous nous occupons à fermer la boucle gaspésienne.Nous sommes à Mont-Joli, à la crête d’un versant qui dévale vers le fleuve.Moteur débrayé souvent, nous allons, vers Rimouski, terme du voyage, sans dépense d’essence.Louis DUPIRE la réalisation ne saurait manquer d’avoir un grand effet sur le progrès des Acadiens.L’expérience n’a fait, pour notre part, que nous confirmer dans la conviction profonde que la presse est une arme de tout premier ordre.Nous souhaitons aux Acadiens de pouvoir rapidement réaliser leur projet.O.H.Percé sera demain un endroit aussi fréquenté que la Malbaie.Le Chemin de fer national du Canada n’a pas accoutume de négliger une amorce aussi appétissante pour le tourisme quand, par hasard, elle s’accroche à sa ligne.Chemin faisant, nous avons rencontré quelques-uns des hauts fonctionnaires de cette compagnie.Ils étaient officiellement en simple ballade; on peut croire qu’en réalité, ils étudiaient les possibilités de la région gaspésienne et que leur rapport indiquera que Percé est l’endroit désigné pour la construc-lion d’une vaste hôtellerie.Ni sir Henry Thornton ni aucun de tes collaborateurs qui sont allés ou qui iront dans la péninsule n’y contrediront., .On trouve à Percé, comme souvent en Gaspesie, et sur la rive nord, l’attrait conjugué deda montagne et de la mer, mais nulle part la nature n’a donné tant de bride au caprice et à la Fantaisie.Ici, elle s’est plu à amasser le pittoresque, à le grouper, à le collectionner et à en faire étalage.Les nuages s’écartèrent assez de temps pour nous démontrer les féeries auxquelles se livre sur les parois du rocher arqué la lumière du soleil: on dirait que les rubis, les saphirs et les améthystes liquéfiés roulent comme une lave sur son flanc rugueux, ou que le roc flamboie l’instant d’après allumé d’un Feu de bengale invisible, ou qu’il plonge dans un bain de safran.Les goélands et les mouettes sont plus nombreux là que sur tous les autres points de la côte.Leur vol mat, sûr et preste cisaille le drap bleu du ciel; mais ils s’assemblent à l’heure où les pêcheurs rentrent, leur moisson faite.Sans eux, que les Anglais ont appelé les vidangeurs de la mer, l’atmosphère serait saturée de cette odeur de marée à laquelle on s’accoutume, mais pas en quelques heures.Assurés de leur subsistance par le travail d’autrui, les goélands sont devenus fainéants.Ils ne pêchent presque plus.Le procureur général ne pourrait compter sur eux pour dénoncer le travail dominical.Us protestent en piaillant toute la journée contre l’inactivité des pêcheurs, car ce jour-là, ils doivent jeûner, trop indolents pour pêcher à leur compte.L’assemblée politique tenue non loin de la belle église d’allure un peu anglicane, quoiqu’elle soit catholique, nous nous arrachons à regret à ce paysage que nous avons peu vu et nous nous en allons vers la frontière du comté de Bonaventure.Une halte encore dans la circonscription du docteur Lemieux: Chandler.La carte du Romantic Quebec, que le ministère de la voirie distribue aux touristes américains, n’indique pas Chandler.Il n’y a pas lieu de lui en faire grief, car Chandler n’est pas une jolie ville.C’est une de ces vilaines taches, et qui iront ie multipliant, que l’industrie des hommes a faites dans un pays gâté par le ciel.Les palabres, tenues sous un soleil cuisant, qui nous inquiétait d’autant plus qu’il semblait présager l’orage, ne foirent pas longues.M.Taschereau, en réponse à l’éloquent plaidoyer d’un Eudiste français, promit une croix pour l’église en reconstruction et, en réponse à la prière du gérant de la compagnie, les faveurs officielles pour la pulperie qui fournit du travail à une Forte population ouvrière.Quelques moments après,*au-dessus du chemin surgissait un arc de sapins.Dans cette solitude, pourquoi ce périssable monument?Nous en eûmes sans tarder l’explication.C’était la frontière de Bonaventure et M.Côté, le député du comté, se portait, avec des notables, à la rencontre des ministres pour leur souhaiter la bienvenue.Pause d’un moment, poignées de mains, présentations, et nous filons dans un beau pays riche par ses pêcheries, riche par son agriculture.Il y a, par endroits, deux rangées de villages: celle de la côte que nous suivons et, une autre, dans les terres.Nous sommes vite à New-Carlisle où nous attend, grâce aux soins des gens de l’endroit, un dîner magnifique avec bon nombre; de discours à la clef.Cela nous conduit jusqu’aux petites heures.Mais la nuit est reposante; la fraîcheur est revenue et nous gîtons dans le dortoir d’un pensionnat protestant de jeunes filles (désert évidemment), où la direction nous fait bon accueil.Les hôtelleries eussent été débordées et on a recouru ingénieusement au billet de logement pour distribuer les invités.Grâce à une organisation parfaite, tout roule comme sur billes et le lendemain matin nous déjeunons chez un notable de l’endroit qui nous accueille dans sa maison proprette et ombreuse avec une hospitalité toute saxonne.Notre hôte, à nom anglais, parle français cl très correctement.Mais, nous l’avons déjà dit, ce qui frappe en cette petite ville, c’est que les Anglais, pénétrés de tous côtés par une population française, soient si peu nombreux à entendre le français.Si nous offrions une résistance aussi granitique à la pénétration de l’anglais, le bilinguisme ne serait pas en progrès.Le fidèle soleil — preuve que le gouvernement le contrôle - nous est revenu avec le temps frais.Nous nous baignons dans une atmosphère tonifiante et aussi, confort qui n’est pas à négliger en voyage, dans les baignoires de notre pensionnat, immaculées et maintenues telles grâce à des recommandations affichées et qui sont d’un altruisme touchant: “Songez que cette baignoire servira à d’autres après vous.Mettez-vous à leur place.Que diriez-vous si vous l’aviez trouvée encrassée?Ayez soin, après l’avoir rincée, de la polir vigoureusement avec vôtre serviette de bain.” Fasse l’inspection des hôtels que cette pancarte à l’éloquence hygiénique soit fixée et observée — dans toutes les auberges de la province! Courte halte à Carleton où nous tombons sur des Montréalais très heureux de voir notre poudreuse caravane et où nous admirons la plage de sable rouge comme les montagnes qui fument l’horizon.C’est un endroit de villégiature très couru, plus que Gaspé, parce que plus accessible et plus fermé aux grands vents., Nous avons désormais devant nous la côte neo-brunswic-koise de la baie des Chaleurs; celle-ci va se rétrécissant jusqu’à ce que nous en touchions le fond à Matapédia où nous lunchons dans une hôtellerie vaste, moderne et bien tenue, à cent pas du fameux club de pèche.Dans un instant, nous pénétrons dans un autre comté, celui de Matapédia (député: M.Dufour, qui nous accompagne), que nous franchirons rapidement, sans y manger, sans y coucher, mais non sans y tenir une assemblée à Amqui, petite ville dont Ernest Bilodeaii a souvent parlé ici et qui est drAlement orientée: dans la rue principale, les maisons tournent dédaigneusement le dos à la rivière pour regarder passer .le chemin de fer.Or, ledit chemin de fer trouve excellent, lui.de suivre cette rivière d’aussi près que le ferait un chemin de hâlage.Le trajet n’est pas inconnu pour moi ni pour les lecteurs du Devoir, surtout ceux qui furent des voyages d’Acadie.Nous avons décrit le dbvs et Je chemin de fer, ayant passé le premier, a pris la Vactualité Haute finance La vie est quotidienne jusqu’à s’en fatiguer, comme disait l’autre, un gratte-papier philosophe des bureaux du gouvernement provincial.N’empêche que la vie, tout en continuant la routine de sa quotidienneté, vous ménage de temps à autre de ces bonnes surprises.Ce matin, j’ai rencontré Lamine.Lamine, c’est un type dans le genre de LaPlume, l’ami de Nemo, pour ne pas dire son collaborateur.On se rappelle que LaPlume — il y a bien longtemps que Nemo ne l’a rencontré — avait toujours, au moment propice, une opinion toute faite sur toute chose, comme sur n'importe quelle question.Et Nemo s’en servait ainsi que d'un alter ego quand venait son tour de produire une actualité.LaPlume était toujours là pour commenter les événements quotidiens, en tirer des dissertations.Lamine est un type dans le même genre.Lamine a tout vu et ce qu’il n’a pas vu ne vaut pas la peine d’être vu; il a tout entendu et ce qu’il n’a pas entendu n’a pas encore été dit; Lamine a tâté de tous les métiers.Je l’ai connu commissionnaire, étudiant, fonctionnaire, employé de commerce, colporteur, interprète au palais de justice, agent d’immeubles, vendeur d’obligations, démarcheur, oisif et toujours badaud.Badaud, Lamine l’est à l’excès.Par exemple, dans toute ma carrière de jeune reporter, alors que j’étais, non sans fierté, le prépose de mon journal au service des incendies, je n'ai pas vu brûler une maison à Montréal sans que Lamine fût là.Cet homme doit être ubiquiste.Non seulement était-il alors au fait de tous les incendies mais il pouvait, chaque sotr, vous réciter la liste des fausses alarmes.Tu croiras peut-être, lecteur, que Lamine est un personnage inventé, imaginaire.Eassure-toi, car du physique de Lamine je peux te donner le signalement.C’est un grand brun, plutôt plus que moins de six pieds, avec des cheveux plats, tout en jambes et tout en bras, gesticulant autant que parlant, aux yeux noirs toujours mouvants.Son habitacle naturel, la rue Saint-Jacques et les environs immédiats.J’ai rencontré Lamine ce matin.Il y avait longtemps que je ne l’avais jamais vu en un tel état de splendeur.J’allais bourgeoisement monter dans cette limousine démocratique qu’est l’autobus du Tramway quand je vis surgir de la fenêtre d’une automobile allant frand train, un bras qui s’agitait.C'était Lamine, au volant d’une voiture resplendissante et vrombissant de toute la force des poumons des tous ses H.P.L’auto me frôla avant de stopper.Evidemment Lamine me fit monter car nous allions dans la même direction, lui à son bureau et moi à ma boutique — un bureau de journal est-il autre chose qu’une boutique?Lamine avait dit: "Mon bureau".Ces deux mots et puis l’automobile, je ne comprenais plus rien.La fois précédente j’avais rencontré mon homme dans un restaurant à bon marché, en train de mastiquer laborieusement un s indwich suranné.On peut toujours se dispenser de questionner Lamine: H se raconte."Eh! bien ouf, mon vieux, je suis lancé, me dit-il, dans la haute finance.Je suis courtier, j'ai un siège à la Bourse, j’opère pour le compte des autres."Il fut un temps, l’hiver dernier, où les courtiers ne suffisaient plus à répondre aux demandes de leurs clients.J'ai profité de cet encombrement de clientèle pour m’en faire une.Si bien qu'aujourd’hui je joue les millions des autres et de tout le monde.Des gens viennent me voir chaque jour, me téléphonent, me télégraphient, me câblent, me radiotélégraphient pour me demander des conseils.Je ne puis plus suffire à la tâche et mon personnel, déjà nombreux, est débordé".—"Mais enfin, lut dis-je, quelle compétence avais-tu de toutes ces choses si compliquées de la finance pour te risquer ainsi?La dernière fois que nous nous sommes vus, tu n’avais que quatre sous vaillant.Etait-ce science infuse de ta part, génie?" —"C’est plus simple que cela, me répondit Lamine.' Je ne savais rien des choses de la finance et de la spéculation mais j'ai compris que d'autres en savaient encore moins que moi-même.Je continue d'ailleurs chaque jour de faire des constatations du même genre.Ainsi, hier matin, un type à qui j’avais fait acheter, la veille, d’une valeur quelconque — pas si quelconque que cela cependant puisqu'elle est montée de vingt points depuis ce temps-là — me téléphone d 10 /i.15 pour me demander des nouvelles.Je lut dis qu’il faut attendre un peu, le marché n’étant ouvert que depuis un petit quart d'heure.Et le client, ineffable, de s’enquérir: A quelle heure que ça monte?"Avec des clients comme ça, continue Lamine, tu peux y aller an petit bonheur.Ils ne comprendront jamais.Tu peux leur faire prendre les risques les pins extraordinaires, en te souvenant de l'adage latin que la fortune sourit aux audacieux, même aux audacieux sans le savoir"."Je comprends que c’est un cas", dis-je à Lamine."Mais cela ne doit pas se produire souvent?" —"Comment, pas souvent, mais tous les jours, vingt fois par jour et je suis modeste.Encore hier, par exemple, une femme qui est de nos bonnes clientes, se présente à mon bureau.Elle a des fonds disponibles; elle peut en avoir encore davantage car su fortunt lui permet de vivre largement.Prise de la folie de la spéculation, elle veut doubler, tripler, quadrupler son avoir.Elle est constamment aux affûts pour profiter de tous les tuyaux et jusqu’ici le sort ne l'a pas mal servie."Elle vient me demander mon avis pour un nouveau placement qu’elle veut faire.Je lui indique quelques valeurs dont l’achat pourrait présenter un placement de bon pères de famille.‘Ma cliente fait la moue."Je voudrais quelque chose d’un peu spéculatif, dit-elle.Je viens de lire dans le journal que le Federal Bank Rediscount Rate vient de monter, n’est-ce pas le temps d’acheter de cette valeur?" —"Avec des clients et des clientes de ce calibre, me dit Lamine, je n’ai pas honte de m’offrir comme courtier.Comme je suis honnête, je puis même me vanter d’en avoir empêché un certain nombre de faire des choses incommensurables’’.Au fond, Lamine a peut-être bien raison.GONZAGUE Bloc-notes Voies nouvelles M.Eugène L’Heureux reprend, dans son journal, le Pvàgrès dix Saguenay, la question des chantiers, sur laquelle il a, comme l’on sait, provoqué une enquête remarquable Dans l’un de ses derniers articles, il s’élève de la situation particulière que lui a révélée son examen de la question des chantiers à des considérations d’un ordre plus général.Ambitionnons moins, dit-il, d’etre les bûcherons de toutes les forêts de l’Amérique.Evitons de déprécier ce travail en nous y jetant tous, en nous présentant dix pour faire l’ouvrage d'un homme, quand tant d'antres champs d’activité pour le moins aussi avantageux pourraient être ouverts, si nous nous en donnions la peine.Décidément, notre population étouffe dans des cadres économiques beaucoup trop étroits.L’envahissement des chantiers par un nombre trop grand de bûcherons procède de causes analogues à celles qui poussent tous nos jeunes gens du cours classiques vers les vrefessions libérales encombrées et tous nos diplômés des académies dans le commerce de détail encombré lui aussi ou dans les bureaux d'affaires trop peu variés.Il faut que notre société modifie sous certains rapports une conception trop nonchalante de la vie, qui retarde chez elle tout progrès.Si nous ne cessons pas de nous engouffrer inconsidérément dans le chantier, dans les professions libérales, dans le petit commerce et dans une agriculture insuffisamment progressive, nous serons bientôt pauvres au point de regarder avec gêne les gens pins avisés gui seront devenus maîtres dons notre propre maison.Elargissons donc nos horizons, ouvrons de nouvelles avenues et ayons l’initiative de marcher ailleurs que dans les sentiers battus par nos valeureux ancêtres.U y a là-dedans une grosse part de vérité.Dans cinq ans Je m’attends d’ici cinq ans à type régn L’oeuvre mariste type plus voir des machines du lourd que l’air circuler régulièrement entre l’Amérique du nord et l’Europe., C’est Lindbcrg qui parle ainsi, et la parole sera d’autant plus remarquée que le fameuit aviateur n’est pas enclin aux formules grandiloquentes.Il parle peu et, en matière d’aviation au moins, on peut sûrement dire qu’il parle de ce qu’il connaît.Ce n’est pas seulement un très habile pilote.c]cst aussi un technicien don! la vie entière est consacrée à l’étude de l’aviation.D’une façon générale d’ailleurs, Lindberg estime que les cinq .prochaines années marqueront dans le domaine de l’aviation une période de remarquable progrès.Crosse décision I>cs actionnaires de YEvangéline, réunis en assemblée spéciale, ont définitivement ratifié le projet de faire de leur journal un quotidien.C’est une grosse décision, et dont Le dimanche 28 juillet, Mgr P.-S.Desranleau, vicaire général et chancelier du diocèse de Saint-Hyacinthe, bénissait la nouvelle Maison provinciale des RR.FF.Maristes à Iberville.Les journaux ont rendu compte de cette imposante cérémonie, qui réunissait un grand nombre d’anciens élèves reconnaissants.Qu’il soit permis à l’un d’eux de rappeler, à cette occasion, les modestes débuts de cette communauté enseignante.Dans la seconde moitié du dix-huitième siècle, au hameau du Ro-sey, dans la Loire, vivait un humble ménage, Jean-Baptiste Cham-liagnat et Marie durât.Le 2U mai 1789, il lui vint un neuvième enfant, un garçon qui fut baptisé Mar-cellin-Joseph-Benoit.Pendant ses études élémentaires, Marcellin ne songeait qu’à continuer l’état de son père, qui était meunier, lorsqu’un vénérable prêtre, professeur à Lyon, passa dans son village et découvrit en lui la vocation religieuse.Après un séjour de huit ans au petit séminaire de Verrières, il entra, en octobre 1813, au grand jsémiqaire de Lyon.11 se lia d'amitié avec quelques condisciples, no-taminent Jean-Claude Colin, qui fondera plus tard la Société de Marie.Animé de l’esprit d’apostolat, ce petit groupe de séminaristes résolut d’organiser, dès que ce serait possible, une société de missionnaires et d’éducateurs.Marcellin Champagnat se préoccupait tellement de l’instruction de la jeunesse que ses confrères lui dirent un jour: “Eh bien, chargez-vous des Frères, puisque c’est vous qui en avez eu l’idée.” C’est à I^a Valla, paroisse rurale de la Loire où l’abbé Champagnat avait été nommé vicaire, que cette idée, longuement mûrie, se réalisa.X’-êst là qu’il établit l'Institut des Petits F reres de Marie.Il acheta pour 1,600 francs une modeste maison voisine du presbytère, l’aménagea de son mieux, y disposa les quelques meubles indispensables qu’il avait faits lui-même, et, le 2 janvier 1817, les deux premiers novices venaient s’y installer.Ils partageaient leur temps entre l’étude, sous la direction du vicaire, la prière et le travail manuel, car ils fabriquaient des clous pour subvenir aux besoins de la communauté.L’Institut, dont le personnel s’accrût bientôt de quelques autres novices, étendit son enseignement aux hameaux d’alentour; la modeste maison devint l'école de garçons de La Valla; des villages voisins, Marlhes en 1818, Saint-Sauveur en 1820, plus tard Bourg-Argental, réclamèrent des écoles semblables.L’oeuvre de l’abbé Champagnat commençait à prendre corps.Mais le fondateur connut alors l’hommage de la calomnie.On l’accusa d’orgueil et d’ambition, on critiqua le règlement et jusqu’au costume de la communauté naissante, on le dénonça même à l’archevêque de Lyon.Seulement, sa cause était si bonne et il la défendit si bien que Mgr de Pins, dès qu’il fut nommé administrateur du diocèse, prit l’Institut sous sa haute protection.Bien qu’il filt sans ressources, M.Champagnat acheta ensuite a Saint-Chamond, 'dans le vallon de l’Hcr-mitage, un vaste terrain et entreprit la construction d’un bâtiment propre à loger cent cinquante Frères.Comme il devait s’y attendre, cette entreprise téméraire raviva les critiques.Mais toute la communauté travailla avec tant d’ardeur à l’édification de la nouvelle maison, que la bénédiction de la chapelle avait lieu en 1825, le jour de la fête de l’Assomption.Cette cérémonie émouvante marque l’établissement définitif de la Société.Elle connaîtra encore bien des épreuves, dont la mort du fondateur, survenue en 1840, fut sans doute la plus cruelle, mais son oeuvre s’étendra désormais sur la France, pour essaimer ensuite à l’étranger.Le Père Champagnat désirait de tout son coeur apostolique que le zèle de ses disciples portât jusqu’au delà des mors les lumières de la foi et les clartés de renseignement.A.M.l’abbé Fontbonne, missionnaire à Saint-Louis, aux Etats-Unis, qui en 1837 lui demandait quatre Frères pour prendre la direction d’une école, il répondait: “Nous enverrions avec plaisir des Frères on Amérique, s’il nous était possible .Nous espérons, toutefois, que la divine Providence aplanira les difficultés et nous facilitera les moyens de parvenir jusqu’à vous, lorsque les temps et les moments que le Père a réservés à son Souverain Pouvoir seront arrivés.” Ce moment arriva en 1885.Le 24 août, le F.Césidius et cinq autres Maristes venaient s’établir à Iberville, sur le Richelieu, l’une des grandes routes qu’avaient suivie leurs prédécesseurs, les missionnaires français de l’époque héroïque.La population leur fit le plus chaleureux actuell.11 existait déjà un collège, dirigé par M.l’abbé Nadeau, qui avait sous ses ordres deux ecclésiastiques et deux laïques.Les Frères s’y installèrent et l’affluence des élcvc’s exigea blentôi Croquis du Japon LES ÉMIGRANTS La nation japonaise étant une race féconde, depuis que le pays s’est mis à s’organiser dans l’ordre et la paix, lu population s’est accrue avec une rapidité incroyable.Or, à cause des trop nombreuses montagnes qui ne laissent habitable que le huitième de la superficie totale, le travail agricole, pourtant traditionnel, ne peut suivre parallèlement le développement moderne du commerce et de l’industrie.De là un déséquilibre économique et une insuffisance de ressources pour nourrir cette population sans cesse croissante; de là pour celle-ci la nécessité de l’émigration.Le mouvement est commencé déjà depuis plusieurs années, mais il s’accélère toujours de plus en plus.On compte actuellement près de 700,000 Japonais à l’étranger.Ces émigrants s’en vont un peu de tous côtes, en Corée, en Mandchourie, en Chine, aux Philippines; mais surtout dans les deux Amériques, nu Canada, aux Etats-Unis, au Brésil, au Paraguay, dans l'Argentine, etc.Presque chaque bateau qui quitte les rives du Japon emporte un certain nombre de ces émigrés qui s’en vont chercher de quoi vivre sous d'aulnes cienx.A coup sûr, c’est là une dure nécessité qui s’impose aux races humaines.Car après tout il s’agit de se séparer peut-être pour toujours du sol natal et de tous les êtres aimés.Surtout les païens qui n’ont pas d’espérance et qui n’ont guère de confiance sociale que dans le cercle restreint de leurs parents et de leurs amis, doivent sentir plus cruellement encore la douleur de cette séparation.En tout cas, rien n’est triste comme ces départs de bateaux, chargés Emigrants qui quittent les ports du Japon.Par exemple au port de Naha, dans l’ile d’Okî-nawa.d’où partent chaque année un grand nombre de gens qui ne trouvent plus de quoi vivre dans cette province encore trop peu développée et incapable de nourrir sa population.Sur le bateau qui s’apprête à partir et dont les turbines commencent à ronfler, les émigrants par centaines se pressent, s’entassent, affairés, préoccupés, chargés de leurs malles et de nombreux petits paquets, présents suprêmes de leurs parents ou amis.Ils prennent place en troisième classe et s’installent tant bien que mal dans des compartiments qui n’ont rien de confortable, affrontant avec courage les incommodités d’un voyage long et pénible.Sur le quai du port se rangent les parents et les amis, attendant avec appréhension le moment du départ.Parmi eux passent et repassent des gens qui vendent des rubans de papier rouge, bleu, jaune ou blanc, auxquels on donne le nom anglais de ‘Tape”.Bientôt entre les émigrants qui garnissent les ponts du bateau et les parents et amis, qui bordent le quai, pendent et flottent nu vent ces innombrables rubans de couleur, dont de chaque côté on tient les bouts.Le spectacle est à la fois gracieux et touchant.Mais lorsque le bateau se détache du quai et que les rubans se déroulant, mesurant la distance qui sépare graduellement le bateau du quai, alors la scène devient déchirante.De chaque côté des larmes abondantes inondent les figures et les sanglots sont à peine étouffés.Ces rubans qui relient encore ceux qui partent et ceux qui restent semblent figurer tragiquement le lien de famille qui unissait jusqu’ici ces pauvres gens et qui approche peu à peu de sa rupture imminente.On dirait -que ce ruban est devenu comme une passerelle sur laquelle passent et repassent d’un bout à fautre et la tendresse des pères et la piété filiale des fils.Enfin les rubans déroulés sur toute leur longueur se rompent et leurs bouts tristement tombent dans la mer.Dans le même instant les coeurs sont aussi brisés et les sanglots redoublent pendant que les mains tiennent encore les rubans rompus.Mais le vaisseau, seul cruellement insensible à ces douleurs, file déjà à grande allure, et les émigrants sentant l’isolement et le vide se faire autour d’eux tiennent cependant toujours les yeux fixés vers la rive couverte encore des êtres chers, mais s’effaçant de plus en plus à l’horizon comme la perspective ténue d’un paysage lointain.Ces émigrants désormais sont des déracinés qui vont ailleurs: commencer, pour ainsi dire, une autre vie, dont ils ignorent à peu près les conditions quand ils quittent leur patrie.Le gouvernement japonais cependant ne les abandonne pas tout à fait à leur périlleux sort.L’émigration japonaise actud-lement est une chose organisée, qui offre des garanties consolantes à ceux qui portent pour peut-être ne jamais revenir.En particulier, ceux qui se destinent au Brésil, pays hospitalier, peuvent se bercer déjà de douces espérances.Cinquante mille compatriotes Jusqu’à ce jour les y ont précédés; les nouveaux venus se retrouvent donc en sympathiqun compagnie.Au point de vue religieux même ils auront des avantages.Depuis quelques années travaille là avec ardeur et succès un prêtre japonais, envoyé sur la demande expresse du gouvernement.Les émigrants pourront donc y entendre la parole de vérité.Fit de fait nombre d’entre eux que ne gênent plus les préjugés aveugles et les traditions asservissantes du sol natal, se convertissent ainsi au catholicisme.Cependant les bonzes ont appris avec colère ce qu’ils appellent des défections nationales.Pour enrayer le mouvement de conversions, dont le nombre inquiète au plus haut degré leur jalousie farouche, ils ont fondé à Nnra une soi-disant école de missionnaires bouddhistes pour les pays d'émigration japonaise, e‘ ils y ont préparé des jeunes gen* imbus de leurs directions subversives.Mais lorsqu’ils implorèrent pour eux le passeport nécessaire, le gouvernement leur refusa ne* la permission d’aller au Brésil, de sorte que leurs espoirs furent irrémédiablement déçus.Enfin, le gouvernement a demandé offieiellement à un missionnaire catholique de faire aux émigrants avant leur départ des conférences spéciales pour les exhorter à se plier docilement à toutes les lois et coutumes des pays où ils vont s’établir.La conclusion qui découle d'un fait aussi important c’est que les autorités païennes du Japon ont trouvé dans le catholicisme une aide puissante pour leur assurer la solution de leur problème angoissant de l’émigration japonaise, fr.Urbain-Marie CLOUTIER, o.f.m.Miss.Apost.des agrandissements successifs.Mais l’établissement d’Iberville n’était qu’un point de départ.De là, l’oeuvre mariste rayonna sur le Canada et les Etats-Unis, au fur et à mesure que des sujets bien préparés devenaient en état de répondre aux demandes qui arrivaient de toutes parts.De nos jours encore, malgré le dévouement sans bornes des Frères, le personnel enseignant est trop peu nombreux, ainsi ijue le faisait observer le B.F.Provincial lors de l’inauguration de la nouvelle Maison d’Iberville.Souhaitons que cette Maison accueille en grand nombre des éducateurs zélés comme ceux qui, suivant le précepte évangélique, enseignent maintenant toutes les nations! Car l’oeuvre mariste s’étend aux cinq parties du monde.L’Institut compte plus de 8,500 frères, novices et Juvénistes, et près de 115,000 élèves fréquentent ses 575 écoles.Et cet essor magnifique se poursuivra tant qu’il y aura dans le monde catholique des âmes d'élite pour se vouer à l’une des tâches les plus nobles qui soient: l’éducation de la jeunesse.Léon LORRAIN THomas n’a été qu’une heure à 'uébec.11 a simplement dit aux journalistes qu’il verrait tous ceux qui en vaudront la peine et qu’il discutera de tout ce qui en vaudra la peine.Il n’a voulu rien dire do plus sur sa mission au Canada.9 —i Im tournée de M.Bennett — Williams Lake, 17.— M.R.B.Bennett, chef de l’opposition fédérale, continuant sa tournée dans la Colombie-Britannique, a parlé ici hier, après s’être arrêté à Keers-ley et à Soda Creek.M.J.’H.Thomas à Québec — Québec, 17.(S.P.C.) — Le ministre britannique du chômage, M.J.H.Thomas, est arrivé hier après-midi vers 3 heures à bord du “Duchess of Atholl”.Sir William Clark J a été à sa rencontre et l’accompagne' à Ottawa dans un wagon privé.M.VOYAGE DE FIN DE VACANCES Il reste cinq places, pas une de plus, au "Voyage de fin de Vacances ' organisé et dirigé par le Devoir: c’est dire toute Vurgence qu’il y a de s'inscrire si on ne veut pas essuyer une déception— ce dont nous serions désolés.Ainsi que nous l'avons dit.les inscriptions sont forcément restreintes en raison du fait que le nombre des cabines mises d notre disposition sur le bateau Boston-New-York, est limité.On trouvera dans une autre page tous les renseignements se rapportant à ce voyage d'une variété des plus agréables et conçu de façon à éviter toute fatigue.Après le train, c’est le bateau, puis c’est l’autocar, les séjours, puis le bateau pour rentrer au Canada.Ainsi dix jours se passent dans l'enchantement, an milieu d’un décor sans cesse renouvelé et en compagnie de gens aimables.Les prix sont modiques : #100.8105, 8110 et 8115, tous frais compris (sauf les repas dans les endroits de séjour).S’adresser sans plus de retard an Service des Voyages, le DEVOIR.430.Notre-Dame est, Montréal.Téléphone Harbour 1241. LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 17 AOUT 1929 VOLUME XX — No 191 Le réfrigérateur de la C.G.E.- AVANTAGES - (ÿe fini nous l’enfermons flans un •éservoTr communiqunnt a un < >- PRINCIPES — SUPERIORITE EMPOISONNE PAS DE GAZ Le gaz h l’état aller rem-our se masse li-i chaleur.de en Jamais occasion n’aura été plus propice pour parler de Par la température tropicale que nous traversons, chacun se souhaiterait soudain plongé dans un ivéfrig'érateur cpii baignerait fraîcheur ouatée les membres doloris par un soleil implacable.Partout ce ne sont qu orangeades sUr u, glace, sorbets, crèmes polaires., .L’homme est extrêmement variable dans ses goiUs et ses désirs.“A peine rendu au sommet, il aspire à descendre.En effet pendant huit longs mois nous avons soupiré après les beaux jours (Je l'été et voilà que nous regrettons le froid hivernal.De tragiques accidents viennent de remettre en question •'utilité d’une invention par ailleurs idéale.A Chicago, de nombreuses personnes ont succombé à l’empoisonnement du chlorure de méthyle, qui s’était échappé de réfrigérateurs mal construits.Plusieurs de nos lecteurs que la commodité de la glacière électrique avait séduits demeurent sans doute indécis et se demandent s il convient d’affronter la possibilité de pareils risques.Nous ne croyons pas qu il faille condamner la glacière électrique parce que des accidents se sont produits.C’est en effet l’histoire de toutes les inventions utiles.L’auto, la locomotive ont tué bien du monde.Ijt gaz de chauffage et l'électricité ont fait de nombreuses victimes.Personne n'ira prétendre qu'il vaut mieux supprimer ces progrès de la science parce qu’ils lent des dangers.11 confient plutôt ainsi que M.Louis Dupire le faisait judicieusement remarquer dans un article, que les ingénieurs chargés de la construction de ces sortes d’appareils.se préoccupent davantage du point de vue sécurité.Nous avons cru qu'il serait intéressant pour nos lecteurs de connaître quelques données sur les glacières électriques, d'en comprendre le fonctionnement, et les avantages au point de vue économie.j santé et commodité, ainsi que les dangers.Gomme la glacière fabriquée depuis deux ans par la Canadian General Electric a conquis une réputation hors ligne sur le marché, nous avons cru bon de présenter l’étude de cet appareil qui nous parait assurer le maximum d’avantages avec le minimum nients.reser — lindre fermé par un piston, qui sera dans le réservoir liquide, s’évaporera pour nlir l’intérieur du cylindre que le phénomène d’évaporation se produise, il faudra que la quéfiée du gaz cède de s; La masse liquide du gaz étant devenue plus froide, les parois du reservoir qui la renferment se refroidiront également.Or, ce réservoir se trouve dans la glacière et a son tour il refroidit l’atmosphère qui l’environne.Et ainsi on arrive a créer dans un espace donné une basse température favorable a la ! conservation des denrées.Mais le gaz réfrigérant ne peut s'évaporer indéfiniment et le temps vient où le cylindre est rempli a capacité.C’est alors qu’entre en jeu tion du piston.Ce dernier est mu un moteur électrique qui va c( au fond remonter sous l’ac-et de nouveau le se di-il e la masse li- égale en tou- nc-)ar un moteur élccir.que - conv orimer le gaz accumule dans l< O lindre et par cette condensation le réduire et le liquéfiei ¦ Le piston une fois rendu du cylindre, va tion du moteur, gaz profitant de l’espace libre qui lui est de nouveau offert va later toujours au détriment chaleur contenue dans quide du gaz réfrigérant.Voilà comment se fabrique h froid artificiel.Ceux qui n auronl pas eu la patience de lire cet exposé de principes pourront s intéresser cependant aux avantages de la réfrigération électrique.En pareil réfrigérateur a 1 avantage de donner une température constante et régulière te saison et qui un degré près.L’INVENTION D’UN RELIGIEUX C’est un religieux français, le Pè-presen-1 rp Audiffren.qui a invente la reju-' gération électrique, il va plus d un quart de siècle.Naturellement.1 appareil original a été modifie et amélioré à* de nombreuses reprises pour arriver au réfrigérateur moderne.véritable palais de porcelaine où l'on enferme les victuailles.Comme rendement, sécurité et hygiène, comme perfection Jeohm-1 »u que, le réfrigérateur Electric est certainement 1 npparci le plus parfait que l’on puisse ver actuellement sur le c’est pourquoi nous l’avons choisi comme type idéd pour illustrer les avantages de cette invention.Chacun sait veau et le moteur se remet en marche.EX P Kl U EN CES CONCLU A NtES Les expériences faites par les techniciens sont d’ailleurs concluantes.Ainsi des côtelettes de porc conservées durant cinq jours dans le réfrigérateur de la General Electric, sont restées fermes et bonnes pour la consommation, alors que des côtelettes enfermées dans la glacière ordinaire étaient décomposées et dégageaient une forte odeur de pourriture.Un verre d’orangeade gardé 14 jours dans le réfrigérateur électrique était encore potable, alors qu’au bout de six jours dans la glacière ordinaire, il était couvert de mousse, et sûr.I.es conséquences de pareils faits sont des plus intéressants.Cela signifie qu'avec un réfrigérateur électrique, on peut conserver longtemps la nourriture.Cela signifie la possibilité d'aHiats en fortes quantités pour les besoins de la famille et donc des économies considérables.Cela signifie également une garantie d’hygiène qui.à la longue, se traduit par des économies de remèdes et moins de maladies.COMMENT II.EST FAIT Le réfrigérateur de la C.G.E.est fait d’une boite d’acier fabriquée d’un seul bloc et recouvert d’une couche épaisse de porcelaine blanche.L’intérieur ne comporte que des coins arrondis avec des supports pour les grillages, ménages par des aspérités à même les parois.Il en résulte que l’entretien de l’intérieur cist plus facile, puisqu’il ne présente aucun coin où les QU’EST-CE QUE LE FROID ARTIFICIEL?Tous les réfrigérateurs électriques sont basés sur le même principe.à part un ou deux qui fonctionnent au gaz.Le principe du froid artificiel est des plus simples.11 vous est sans doute arrivé de répandre de l’alcool mir ou de l’éther sur votre main.Vous axez constaté je suppose que le liquide s’évaporait rapidement en laissant sur votre main une sensation de froid, (’.‘est qu’il s’était produit un nhénonière physique intéressant.L'éther s’est changé en gaz et s'est évaporé.Or, pour s’évaporer.le gaz devait consommer nécessairement une certaine quantité d’énergie, laquelle se trouvait en l’occurrenee la chaleur de la main.Le gaz absorbait la chaleur de ia main et laissait donc une sensation de froid.Nous allons utiliser le même principe pour fabriquer du fyoid à volonté, en nous s, rvant d’un gaz qui possédera à un très haut degré la propriété de se dilater rapidement.i •otiire bactériologique et microbienne se déve-loppo d’autant plus rapidement ou'ellc se fail dans une atmosphere chaude et saturée d'humidité.Le froid, eu effet, bien qu’il ne puisse d'ineonvé-1 tuer les microbes, n cependant 1 l’avantage d'empêcher toute prolifi-eation microbienne, (.est pourquoi on utilise les glacières depuis fort longtemps pour la conservation des aliments.L'eau contenue dans une atmosphère saturée d'humidité, contient ep suspension des mvryades do microbes qui s'v multiplient.On aura donc intérêt à conserver les aliments dans une atmosphère^ sèche.En plus.R importe que l'atmosphère qui entoure tes aliments ou matières putrescibles reste constante.Tout changement de température favorise le mouvement de l'air et partant le mouvement microbien.et provoque des phénomè nés de dilatation on de contraction qui accélèrent les phénomènes de putréfaction.On peut donc conc’ure que le réfrigérateur idéal est celui qui produira un froid suffisant, un froid peut être réglée à déchets pourraient s’accumuler.La porte est formée également d'un bloc d’acier fondu d'une pièce et recouvert de porcelaine.L’étanchéité de la fermeture est assurée par une bande de caoutchouc démontable, d’un type très commode et ingénieux.Contrairement à la plupart des modèle courants de réfrigérateurs, ’’élément de réfrigération de la C.G.E.est placé au sommet et en dehors de la boite, et pour d’excellentes raisons.En effet, le seul élé-utile pour réfrigérer est le General1 réservoir qui contient le gaz liqui-' ' 'de.Par contre le moteur et la chambre où le gaz évaporé est comprimé par le piston pour être liquéfié de nouveau, produisent de la chaleur, dont nous n’aurions que faire dans, un endroit où il faut produire du froid.En plaçant la machinerie au-dessus de la boite réfrigérante, la chaleur qui a tendance à monter n'affecte en rien la production du froid.trou-marché.et Fumez 1p tabnc Obourg LL MAILLOUX Tabac dénicotinisé Doux à fumer Bon goût et bon arôme UNE DES PLUS GRANDES PLANTATIONS de la province No 75, fort et faible .10é le paquet (bon à chiquer et à fumer) No 80, Pur-Quesnel .15é Je paquet No 80, Parf.-d’Italie.15é le paquet No 80, Obourpf.15?le Achetez un 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l’aetion du moteur électrique qui à chaque mouvement du piston dans le cylindre, produit un nouvel abaissement de température, on peut atteindre à des températures basses, ni point de congeler Te.au très facilement.Le blor de glace ne pourra donner évidemment qu'une température beaucoup inférieure, à moins d’y limiter du sel nui présente l'inconvénient de désagréger trop rapidement la glace.Le réfrigérateur elertnquc peut produire non seulement un froid plus intense, mais il froid ultra-see.ear to iopper des vapeurs dV dense.Dans la gl le Mo parce baigm fai» fi une s< que \t 1 *îi prr qu- ia jours Da voir frigé quen rt- d - de in c?ns aid qui ev-apor.glace rtain d ré fri gé i produit nf emne produit un loin de déve-*eau il les eon-ière ordinaire, dnit du froid l'environne le plus chaud qui subit ainsi on.en sorte que {retiendra Mure d'humidité.r trique.MOTEUR A INDUCTION Le moteur électrique est du type à induction, ce qui supprime tota^ lenient les bruits de friture dans les appareils de radio, ce qui n’est pus du ne mince importance de nos jours où toute famille aisée possède un poste récepteur.Ce genre de moteur assure en plus un fonctionnement silencieux.Le mécanisme baigne dans une forte réserve d’huile qu'une pompe branchée directement sur l'action du piston, fait circuler constamment.Un disnositif mécanique fait déclancher un clapet qui, mettant en communication le cylindre avec les tuyaux de compression, laisse une pression égale du gaz, ce qui rend le démarrage du moteur plus facile quand le thermostat établit le contact du courant.Le thermostat consiste en un tuyau de cuivre enroulé en ressort.Ce tuyau renferme du gaz qui en la chaleur de l'intérieur de la glacière distend le tuyau et met les électrodes on contact.Le réfrigérateur comprend un régulateur du froid qui varie de cinq degrés et que le client peut contrôler du dehors sur une boite au-dessus de la boite.Cette variété de cinq degrés est suffisante pour tous les besoins domestiques de ration, et re", 'Mbm empêche que le client aille rég! à des températures trou basses oui détruiraient les aliments.Le gaz utilisé est le dioxide de sulphure.le même gaz que Ton em-t loic à Tétat solidifié dans tes boites de crème la glace qu’on trouve sur le marché et qui permettent d’empf rter cette ueculenee à une partie de campagne, vins crainte des effets de la rhaleur.Ce gaz n’esf pas nocif, en sorte que Je principal inconvénient des réfrigérateurs, le g.az empoisonné, n’eviste pas dans le réfrigérateur de la C.G.E.MARC 0NI A Montréal.Municipalités de la batilieu Total.Total des ventes réunies Total semaine précédente Lots vacants Nombre Valeur Immeubles 50 30 ! 92,523 144,289 80 238,812 Diminution Nombre 88 .29 117 80 197 233 36 Valeur $1,340,039 390,358 1.730,397 236,912 1.967,209 2,309,786 342,577 courses variées élabore avec soin avait été préparé pour les .employés et les invités dans les diverses catégories d’àge, etc.Les organisateurs des courses étaient MM.ci ard Parent et H.Vaillancourt.I! y eut apssi, Taprès-midi, concert dp chant et de musique instrumentale.La distribution des prix, nombreux et très appréciés, eut lieu a 5 heures.Elle fut suivie du tirage de plusieurs prix de présence.I ne (elle coupe en argent, offerte par M.Eugène Charbonneau, fut remis en son nom, pur M.Théo.Bonin, sident de la maison Bonin et Frère Limitée, à M.Louis Chau-mette, le plus ancien employé des magasins Bonin.A 6 heures fut servie la “bouil-Jotte" traditionnelle au milieu des acclamations.Tous les convives la déclarèrent tout simplement “épatante".Fille avait été préparée par M.Arcadius Cardinal, vers lequel «,’éleva bientôt un concert d'éloges.M.Téchevin Allan Bray avait gra-réfrigé-1 pieusement mis à la disposition de la maison Bonin des DUBOIS & GUENETTE 428 rue Bélanger pr£s Saint-Denis Tel.: CAliimet 7685 402,5ü9 p1ee Ca he n il v la viil pétre à 1 nagasins di demi ouéerent in a 1 île est, I pour Pcf 16 di r a défilé.En tète du d monté* sur de-une auto que r tesque raanneq mis,- confectioi “broadcloth", coiffé d’un i padle qui surr de figure d'hoi bile suivante a directeurs de ion p lin ' nec anniversaire eut parade le.puis gran-Ue Perrot.fermèrent a •r, et les em-cnsuüe en fa-9 rue Sainie-i départ, a 1 jp des Our-v avait p!us les dans le ux policiers cietes.Puis it un gigaii-mt une che-verges de itiin était de 2 un en S’ entait un me.Dan aient pn maison chape tu de $ l'automo-s place les et le mai- rt* de Montr èal.M Ca mil! ten 1 1 ou- di- .Les invités et les « mp oyés su i* va icnt dans une quar »nla Int* f rail- tft ¦s autos.La parade passa par k» rues N1#*- C« the ri ne, 1 elorinner et SlterL roo- | ko , puis se è irigea ver s, |*Q Etes! 70 u r se rendre à Pile Port •oi.| Lorsque >s direc leur s.ir» vif éi 'et employés furent an i Vf N au c amp de s Oursons un pr< ?gra ni me de chnises, des nécessaires pour preparer la "bouillotte".La maison Bonin lui en adresse ses remerciements.I^s convives firent aussi bientôt disparaître 49 douzaines d’épis de blé d'Inde bouilli.A la table d'honneur, le maire Monde, le docteur Damase Généreux.échevin du quartier Saint-Jacques et membre du Gomité exécutif municipal, et les directeurs de ht maison Bonin.\t.Théo.Bonin ouvrit la série des .discours.Tl remercia les invités, et j fit l’historique de la maison Bonin | et Frère Limitée, puis i! souhaita i la bienvenue à tous et adressa des "emerciements à tous qui ; avaient contribué à la fête, à tous j les donateurs de prix.Il parla du développement de Test de Montréal.la» maire Hnude et Téchevin Généreux félicitèrent la maison Bo-; uin et Frère Limitée des succès obtenus et lui souhaitèrent de nou veaux succès, encore de la prospe- rité., , M Armand Bonin, secrétaire de la maison, proposa la santé des gens de Saint-Ours, paroisse natale te* fondateurs de la maison.Le docteur Emile Mathieu, (ie Montreal, mais originaire de Saint-! Ours, répondit à cette santé et a-tressa de nouvelles félicitations a ; la maison Bonin.M L \.Brophy.représentant de ,1a manufacture de chemises Forsy-j ihc répondit au nom des maisons et des voyageurs anglais.Le concert, commencé Tapres-mt-i di, se continua dans la soirée.Ce fut une de ces fêtes dont I on me a se rappeler le souvenir, une fête enfin absolument Higo" de la "eputation de cordialité dont jouit ’a maison Bonin et Frère Limitée.Assistaient à la fête: Son Honneur le Maire de Montréal, M.Ca-millien Hmide.M Dr Damase Généreux.echevin de Montréal.MM.Théo Bonin.Ovila Bonin.Oscar Bonin.Armani! Bonin.Bosario Bonin.directeurs de la maison Bonin A F'rère, limitée; Emile Bonin, de Saint-Ours; P.-K.Ghapdelaine.de Saint Ours: Arthur Bonin.AA il-brod Bonin.T.Michon.J.-O.La-brerque.Albert Dumas.Dr Arcade libelle.Dr Emile Alathieu.Dr ! Izéar Hurtubise, Germain Pulu-de Henri Lévesque.Nap.Plante, L F Ghaumette.E.Rochon.George* Turcotte Alpha Fournier.N.LiibclU F (.espérance, Gérard Parent, I1 F.Ghapdelaine.J -O.Gnu-t‘jre J Beaulieu.Henri Dumont.Hervé Grqlhe, O.David, R Brous- $14,000—Rue Foucher.coin de rue.39G pieds de front.3 étages, 6 logements bien loués, revenu $1.620 par année: petit comp- ‘ rant, balance facile $8.000—Lajeunesse prés Vllleray.30 pieds de front.3 logement* modernes, comptant $2.000.balance facile.$13,500- -St-Zotlque.coin de ruelle.5 lo-1 gements très bien loués, revenu *1.548; i comptant $3,000.balance facile.$5,000— Alexandra près St-Laurent, 3 loge- 1 ments.revenu $576, Comptant.$750, balan-j ce facile $7,500-Chambord, près Ft-Zotlque.3 lo-i gements bien finis, revenu $818, Comp- i tant $2.500.00, balance facile $14.500.00 — Saint-Denis, près Vllleray 5 logements bien finis, revenu $!.700 00.comptant *3.000 00.balance facile.-.— - | $5,500.04)—Fullum près Beaubien, 25 pieds: d» front, maison neuve, cave, garage, et" .comptant $750.00.balance comme vous voudrez.$8.500 00 Saint-Dominique.30 pied?de: front.6 logements, revenu $1.200 00, petit ! comptant, balance facile Immeuble général •t hypothécaires $985 nie Wellington TéL YOrk 4707 Téléphone: AYlantic 4435-J Réa.590 Davaar, Outremont The Valley Realty Co.Ltd J.-H.LAFRAMBOISE.prés.Immeublea et finances Tél.BEIair 8958 Bureau: 4502, Mentana, Angle Mont-Royal A ROME ill Italie France Suisse Angleterre Espagne | Sou» le» auspices de FAsaoclaHon Catholique des Voyageur» de Commerça Directeur spirituel ; Aumônier général de l’A.C.V.LE JUBILE BU PAPE Tour d’Europe Exposition de Barcelemse ci $645 classe cabine J°u” $545 classe 3e touriste Départ de Montréal le 5 sept Ecrire!, téléphonez, ou venez sans retard pourren»elftnenient»suppU-mentalre*.Groupe limité et choisi.LAURENT TURCOTTE 485 rue McGtU, Montréal MArquette 7781 cm Mitaient aulertsi iztr 'tUhiteStgrfinè fervice Canadien m BOTS FT 428 Bélanger, GUENETTE, CA lu met 7685 seau.C.Brosseau, C.Guimond.Fivariste Pelletier, G.Dubeau.F.Daoust, G.Desjardins, - J.-A.Poupart, J.-F'.Lauzon, Fmiile Lefebvre.G.-E.Deniers, N.-AV.Tanguay, .1.-O.Renaud, A.Péloqnin, Achille ! Mathieu, G.H.Searle, major Gon- j rad Dorsal, Oscar Bourcier, J.-A.Guindon, Burton Gamble, Léo i Beaubien.L A.Brophv, Jos Hé- • bert.Gustave Bertrand, L-F Des-j jardins, Gustave Richer, J.-G Mar-1 ceau, Alphonse Sansoucy.Georgei AVys, L.-P.Bisaillon.Albert Sauvé, j Adrien Gaudette.Henri Proulx, | Gharles Koenig, J.-D Gervais, G., Daoust.H.Perras, Jos.Léonard.' Kd.-J.Kelly.J.-A.Daigneault, Georges Ostiguy, G.-FJ.Rolland, Eugène Charbonneau, H.-A.Fau-1 teuX, J.Gagnon, H.Archambault, H.-J.Godbcr.Harry Demers, FJ.Morache.R.-A Gougeon, Armand Parent.Jos.Plahte.J.-A.Pain-chaud.H.A'aillancourt.G.Mac-Kay.et plusieurs autres.Les cadeaux avaient été présentés gracieusement par: The Supreme Raincoat Go.Lid.FJ.& S.Currie.Ltd.Armand Cartier, Saint-Antoine-sur-Richelieu; Joseph-Ls Cartier.St-Antoine-sur-Richelieu; Stanfields Limited.Duval JL Gervais, Gnriépy A Sons.Buckley, Drouin, î.tée.Regent Knitting Mills.I.td.John F'orsyth.Ltd.A.T.Reid Go.Ltd.Cornwall Pants Ltd, Alexandre Gloce Co., Brill Hat Ltd, Sa-rmial AA'ener Co.Ltd.D.H.Stewart (Jo.Ltd.Tooke Pros.Ltd, Bill-more Hats Lied.AA'olthnusen Hat Corporation, A\.A.BrOphv Ltd, Armand Foisy.Adrien Péloqnin, Fashion-Craft Afar.Ltd.J -A.Dni-gneault.C.Desjardins.H.-Eug.Charbonneau A.A Allan Co., Ltd, Bousquet Frère Ltée.G.Dessu-reault.Hickok Manufacturing Ltd.HOTEL DE CHOIX offrant aux voyageurs un service exceptionnel.109 chambres avec bain $3.00 et plus par personne '$4.50 et plus pour 2 personnes ' Knickfwmckkb.! 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CALENDRIER - Demain; DIMANCHE.1» AOUT 1»2».XIII Pente.Sol.de l'Asinmptton.Lever du tolell, S b 03.Coucher du soleil, 1 h.04.Lever de U lune.0 h.41.Coucher de la lune, 1 h.35.Nouvelle lune, le 4, X 10 h.40 m.ou soir.Premier quart , le 13, à 1 h.1 m.du matin.Pleine lune, le 20, A 4 h.42 m.du matin Dernier quart., le 27, A 3 h.2 m.du soir.VOLUME XX — Vo J 91 DERNIÈRE HEURE Montréal, samedi 17 août 1929 DEVOIR Le Devoir est membre de la Canadian P rest, de VA.B.C.et de la C.D.N.A» - DEMAIN - BEAIT ET PLUS CHAUD MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum 72.Même date l’an di rnler 90.Même date l’an dernier.«».Minimum aujourd'hui 50, BAROMETRE 10 heures a.m?Z».»l.Il heures a.m.29.98.Midi; 30 00.Chiffre* fourn;» pur is MaUon L.-R «e Afeslé, 300a.St-Denl».Montréal 0,,r‘ fia S-SSe™"" I’a«roP°rt de Saint-Hubert Versement d’une somme annuelle de $7,500,000 en annuités non conditionnelles — La réunion du co* mité financier de la conférence de La Haye remise à plus tard La Haye, 17.(S.l\A,) —.Les délégués à la conférence de La Haye ont fait remettre à plus lard la réunion du comité financier qui devait siéger aujourd'hui.On veut permettre aux représentants de la Grande-Bretagne, de la France, de la Belgique et de l’Italie de s’entendre en conversations privées sur la question des finances sous le plan Young.Les autres pay’s créanciers de la guerre ont offert à la Grande-Bretagne d’augmenter sa part des réparations allemandes, *7,500,000 PAR ANNEE Les autres créanciers ont offert de fournir la somme de 30,000,000 de marks annuellement (soit environ *7.500,000) en annuités non conditionnelles à M.Philip Snow-den, chancelier de l’Echiquier britannique.Cette somme représenterait 60% des réclamations faites par le chancelier Snowden, lesquelles ont passé bien près d’acculer à un échec la conférence des réparations.La commission financière a ajourné ses séances jusqu’à la semaine prochaine afin de donner le temps a la délégation britannique d’étudier le mémorandum des autres puissances» L’on comprend ici que cette part de 30,000,000 de marks offerte par les nations créancières à la Grande-Bretagne serait tirée des paiements continués par l’Allemagne au taux de 2,500,000,000 de marks par année jusqu’à ce que le plan Young soit effectivement mis en vigueur.La «rise décisive de la conférence s’est trouvée détournée hier par suite des conversations qui ont duré toute la journée et auxquelles les délégués allemands ont pris part.Les puissances ont décidé d’ajourner à la semaine prochaine, la séance qui devait être fatale à la conférence, de manière à permettre à la Grande-Bretagne de réfléchir stir les offres qui lui étaient faites.Le memorandum expose les vues des nations créancières qui sont en faveur de l’adoption intégrale du plan Young et fournit les documents de nature à prouver scs avancés et à réfuter le principe de M.Snowden, à savoir que la Grande-Bretagne n’était pas équitablement partagée dans les paiements des réparations allemandes» En même temps, il.contenait une offre précise de compromis.On dit dans les cercles officiels français que les annuités non conditionnelles de 30,000,000 de marks représentent 60% des réclamations faites par M.Snowden.est près d’être parachevé La tour du mât d’ancrage est pratiquement terminée et l’on commencera incessamment l’installation d’un système très élaboré — L’éclairage du terrain pour les vols de nuit — Les routes et les pistes en asphalte sur l’aéroport même — Une fois terminé, Saint-Hubert sera un modèle du genre M.J.-H.Thomas fera une déclaration à Ottawa lundi Le ministre britannique du chômage dira alors le but de son voyage au Canada - Il sera à .Montréal mardi M.JOS.ADAM, INGENIEUR, NOUS FOURNIT D’INTERESSANTS DETAILS Le “Graf Zeppelin” est à mi-chemin entre Friedrichshafen et Tokio FRIEBRICHSHAFEN.17 (S, P, A.)» — Les usines Zeppelin ont rapporté ce matin que le Grai ZeppcJin rtait à 80 de longitude esl par 62 de latitude nord, à 11 p» m» vendredi, heure du méridien de Greenwich (6 p» ro.vendredi h.o.e,)» Ce rapport indiquait aussi que le dirigeable allait à 82 milles à l’heure au-dessus de 1* Sibérie occidentale» Des rapports antérieurs parlaient de vents favorables arrière» La position donnée est à environ 300 milles au nord-ouest de Tomsk, et à environ 700 milles à l'est et légèrement au nord de Kirel, qui fut passé 7 heures et demie auparavant.Le dirigeable a couvert la moàîïé de la distance de Friedrichshafen à Tokio.A KI ZEL MOSCOU, 17 (S.P» A.)» — Le Graf Zeppelin est passé sur Kiwi.Ja pins grande région de charbonnage des Ourls» à 5.30 paru vendredi (IfLSO a.m.vendredi, h.o.e.)» » Il a jeté on paquet de cartes postales adressées à Johann-C.Karlin, météorologiste russe, aux chefs de l'aviation russe, à des parents et amis.Sur chacune on ILsait" “A cause des vents, le Dr Eckener n’a pas voulu passer sur Moscou ce qui lui aurait fait perdre huit on dix heures.Docteur eu droit de l’Université de Dalhonsie Halifax, 17.(S.P.Cd — Le Dr A.Stanlex Mackenzie, président de ITniverxilé de Dalhousie, a fait connaître la liste complète de ceux qui recevront des degrés honoraires a l’occasion de la réunion des gradués et des anciens élèves.Eu plus de M.Vincent Massey, ministre canadien à Washington, de Droit américain de 125 % sur le sucre dp érable Washington, 17 (S.P.C.).— Le comité financier du Sénat a hier proposé d’élever le fîroit sur le sucre d’érable de 125 pour cent.Le Canada a exporté aux Etats-Unis pour $1,312,000 de sucre d’érable durant l’année fiscale 1929.Le droit actuel esJ de 4 cents la livre.Le bill tarifaire de la Chambre », .- , , avail proposé de le mettre à 7 cents M.Uilliam Phillips» ministre des P1 demi et le comité du Sénat pro-Ltats-l rm a Ottawa, M.J.1.Rais- püse r, * » * * h , Jo ‘s N?^ *!?* PRIX SPECIAUX DURANT AOUT Tapis rouge ou Linoléum incrusté vert pour anglais et écossais, sanctuaire - 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* Montréal Maurice Dupré, L.L.L.C.R.AVOCAT ET PROCUREUR de l’Étude Fitzpatrick, Dupré, Gagnon et Parent fmmeubte Morin •«¦ COTE DE LA MONTAGNE Têéphone»: 212 et JU QUÉBEC a» i ¦¦ ST-GERMAÏN.R AYMOND & ST-GERMAIN AVOCATS Tét.HArb.‘HlS.Ut f - O, (?* G * 1 I »I, F.y Sf-G«rm«tn.C.T.B.Panel-Raymond.L.L.,Y Jevn é t-Cerrraln.L.L., B.— — * Anatole Vanler.O.N Guy Vanter.C-R.VANIER & VANIER AVOCATS ¦ • rnest, rue Salnt-Jacqu», Tél., HArbour 7*41.BREVETS BREVETS lîtenanfei t.________ tvrnrudjsdcV'raLax i Im»* COMPTABLES P.A.GAGNON Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramways 159 Ouest rue Craig Téléphone: HArbour 5990 LARUE & TRUDEL ! ,W,nr, l',”1':1'’- r A- Fugène Trurtel.C.A '¦ «ulfnd Boulet.C A Maiirire Oisitré.Ci A », 1 ,!"!r Beauvais, C U David Pohitlard.G A Maurice Boulaturer C A Joan-Pau! Gauthiar.C ¦aRUE T U DEL A; PIGHEH SynrLoH et Liquidateur* Téléphone: H Arbour 2036 _ , .Ql’f BF.C MONTRÉ \L Ladif.J arvjuo Canadienne 802, Fdif.Insurin'! Nationale Kxebanef) ' L rue St-Pierre 276, St-Jacques O LUCIEN D.VIAU, C.A.COMPTABLE AGREE — Associé à P C.SHANNON FILS & CIE.Comptables publies licencié» 266, rue St-Jacques Ouest - Montrêa HArb.2420 — YOrk 8204-W.ENCADREURS Moroncv Frères, Limitée 4’l Ftc-Ccttlictifte F.^ HArbour 581» Encadrements d« toutes aortes et dans tous les etyles.Restauration de cadres et rte tableaux.Gravure», eaux-fortes, miroir» et matériel dartutse.Machines à écrire Toutes marques, portatives et standard.) neuves et reconstruites aux plus bas prix.Aussi réparations.N.MARTINEAU A FILS 508, rue McGill, Montréal Té).MArquette 2545 Philippe BEAUDOIN Reliure de -—Bibliothèque.1292, rue Ste-Elisabeth LAnc.5594.STORES ET DRAPERIES COUVENT DE BEAUHARNOIS r-kéoioA 1 A n L C Si VV
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