Le devoir, 17 novembre 1910, jeudi 17 novembre 1910
PREMIERE ANNEE—No.263 ABONNEMENTS : MONTREAL, JEUDI 17 NOVEMBRE, ISlt Edition Quotidienne : Canada et Etats-Unis.$3.00 Union Postale.96.00 Edition Hebdomadaire : Cai>ada .$1.00 Etats-Unis et Union Postais .91.50 LE DEVOIR UN SOU LE NUMERO j Rédaction et A ^ migration : 71A RUE SAim-r^QUES.MONTREA ~ TELEPHONER REDACTION j MainJ/460.ADMINISTRATION: Main7461 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! t L’AUMÔNE DU SILENCE BILLET BV SOIR LE HAR1KIRI l'n lioHimr va mourir.l’arec (|u'il a failli et que l’intérêt général l’exige, la société prend la terrible responsabilité d’interrompre le cours d’une vie humaine el de détruire une famille.l'et homme va payer de son sang le sang versé dans nne heure j plus (C/i ronique de 191.) Le parlement allait s’ouvrir.Vu monde fou, venu des quatre coins du pays, encombrait les corridors de la Chambre; il n’y avait pas un pmtee où placer un pied de d’égarement.Nous nous inclinons devant les nécessités sociales, devant l’autorité de la justice humaine.Mais l’homme qui va mourir, qui est déjà sur le seuil de la tombe, a droit au respect que la Mort commande chez tous les peuples civilisés ; il a droit au moins à l’aumône du silence.Il est d’une suprême inconvenance de déchiqueter devant la foule cet agonisant, de fouiller son coeur pour tirer de ses suprêmes palpitations un motif a secouer les nerfs d’un publie blasé, à faire couler dans la caisse d’un journal une plus abondante moisson.\ La presse félicite le fonctionnaire public qui a décidé d’empê- cher qu’on ne transforme en cirque obscène l'exécution de Candy.Pourquoi n ’applique-t-elle pas dans ses propres colonnes le même prin-cipe de morale et de salubrité publique?Faire de l’argent, c’est pour un journal un objectif licite; mais encore faut-il que cet argent ne soit pas ramassé dans le sang et dans la boue et qu’il ne soit pas mouillé de larmes.Qu’on laisse donc Candy s’en aller paisiblement à la mort, au milieu du silence respectueux qui s’impose dans toutes les chambres mortuaires.Qu’on le laisse s'humilier devant Dieu et faire sa paix avec la Divine Justice, sans étaler ses faiblesses et ses défaillances physiques, sans le donner en pâture à l’appétit morbide d’une foule sans pitié.Que si vous désirez offrir son repentir en exemple, faites-le au moins avec le respect et la sobriété que commandent le malheur et les choses saintes.Et si la souffrance et l’abandon, si la tache qui marque la jeune femme et les malheureux enfants de Candy vous intéressent réellement, cessez donc d'étaler et de remuer cette honte.Cessez donc de battre monnaie sur les larmes et sur la misère, sur la faiblesse et le déshonneur.Faites appel à vos lecteurs, demandez-leur de venir en aide à la veuve et aux orphelins do demain.FJ à ceux-là, comme à celui qui va mourir, donnez 1 aumône suprême: le silence.• - OMER HEROUX L’OPINION ANGLAISE Ce que dit le “ Globe ” Nos Prisonniers Dans quelques mois.Bordeaux possédera une prison-palais qui coûtera à lu Province de Québec près rie $:î,u00,000 et qui fera les délices de la crapule.Cultivateurs, ouvriers, commerçants, industriels, hommes de profession.tout le monde payera ce dispendieux caprice qu eut un jour sir Lomer.Quels revenus en retirera le peuple ?—Vivre en paix et hors de tout contact avec les bandits qui se faufilent dans ses rangs, c’est quelque r inse, me répondra-t-on.—Non.un palais, mais une vraie prison n'aurait pas fait tout aussi bien ?Certains entrepreneurs, amis du cabinet Cfouin.s’en seraient peut-être plaints amèrement ! Doit-on utiliser le travail des pri sonniers?C’est tout un problème depuis longtemps controversé et dont la solution est éternellement, différée.Je n’ai pas la prétention de le résoudre seul cl de répondre, dans doux ou trois articles, à toutes les objections que l’on peut apporter dans la discussion d’un projet de réforme si importante.Quoi qu’il en soit, je ne suis pas seul à croire, qu’il est temps d’étudier à fond cette question et d’en arriver au plus tôt à une solution pratique.Ainsi, la province et la société ne peuvent-elles rien retirer de ces liions, de ces gibiers de potence, de ces paresseux qui l’automne et l'iii-ver préfèrent la réclusion au travail et à la liberté?Doit-on se contenter purement et simplement, de “mettre à.l’ombre” la lie de la société, de la loger, la nourrir, l'éclairer, la chauffer, etc., aux frais des honnêtes gens et au préjudice souvent des parents, des enfants de ces tristes individus?Du reste, les ouvriers ne sont-ils pas comme les autres, obligés de payer leur quote-part pour l'entretien des détenus?Les travaux exécutés par ces derniers servent directement ou indirectement à tous, une classe en particulier peut-elle logiquement formuler des griefs sérieux ?Les unions ouvrières auront-elles le droit de protester, si l’Etat paye les prisonniers pour leur travail ?Non.¦ # * # Le travail des détenus peut rendre d'immenses services à notre province en réalisant d’abord ce voeu du curé Labelle: “la route avant la colonisation.” A combien d’autres entreprises peut-on encore les utiliser: voies nouvelles, édifices publies dans les districts ruraux, construction de chemins de fer dans les centres de colonisation ou miniers, ponts de colonisation, etc.Sans compter que le nombre des prisonniers diminuera sensiblement.car le travail forcé répugne à ces êtres dégradés et qu’ensuite, les frais d’entretien diminueront d’autant.Demain, je parlerai des droits à l'existence que possèdent les enfants des détenus et des devoirs de l'Etat vis-à-vis d’eux, TANCREDE MAR3IL.l'ar groupes, semés un peu par tout, les représentants de la nation causaient, celui-ci avec dei organisateurs influents ou arec des initiés de la '’machine à voter,” celui-là avec un gros constructeur et cet autre arec des collègues.Tous attendaient impatiemment le signal de l’huissier de ta Verge Noire.Majorique le Bot-parlant prouvait, satchel à l’appui, à deux admirateurs ébahis, qu’à défaut d’arguments, il avait des documents.Beux pas plus loin, le substitut de l’JTomme-au-Poignard.Mire B.A., racontait ses succès de prétoire-, “Ah! messieurs les jurés, m’exclamai-je en Cour d,’Assises, que voulez-vous que l’étalon fît, qu’il se croisai, les bras.et j’ai gagné ma cause, mes amis, demandez au savant avocat,” Et ce disant, il pointait Mire TFoivoré Gervais.Le professeur de droit international, avait un air de barreau, , .de chaise ; il songeait à son démenti.M.Laurier venait de l’inviter à méditer le proverbe: “Trop parler nuit”.aussi se faisait-il.Eût-il parlé qu’il n’en eût pas dit davantage.Alédénie, dans un roin, pleurait “sa belle argent,” pendant qu'E-crcincnt, les deux mains dans ses poches, sifflotait '/air des cambrioleurs”: “ Nous ne sommes pas îles voleurs “ Ah! vraiment ! C'est trop bête .bête.Les ministres, déguisés en hommes d’Etat, venaient de, faire, leur entrée; l’orateur avait même pris son siège, mais l’huissier n’était pas apparu.Le temps fuyait et droitiers et gauchers commençaient éi en avoir assez de faire le pied ifc grue.Tout à coup les portes s’ouvrirent et un ù un, à la queue leu leu, précédés du gouverneur et d< ses aides-de-camp, les membres du cabinet sortirent et défilèrent la tête basse, la mine abattue.Le clairon sonnait au champ.C'était louchant! Les députés, comme toujours, n’y comprenaient rien; chez les eréchards on n’avait vu pareil abattement depuis Drum-mond-Arth a bask a.L’huissier, enfin, s'avança avec un immense placard qu’il afficha à la rue de tous.C’était une proclamai ion.AJ (IF KN F.MK NT "A nas, etc., etc., “Salut.‘'Xotre pa-rhme n! s’ajounu par “ sympathie pour notre distingué “ ministre plénipotentiaire près le “ Japon.En dînant hier soir, riiez le général Oku.notre distingué Hu-” dolph Lcmiew, peu habitué au “ maniement des armes, a failli “ s’harikiriser en tombant sur un couteau de, table.Les dommages “ sont purement maté riels.“Salut.C’est le Globe maintenant qui confirme dans une large mesure 1 opinion exprimée par certains journaux ruraux des provinces anglaises sur le sentiment vrai des cultivateurs de ces provinces.Dans setn premier-Toronto d’hier, le Globe cite un long passage “d’un remarquable article”— c’est lui qui le qualifie de la sorte—publié dans le Ridgeton Bo-ininion par M.P.Bowyer, député conservateur à l’assemblée législative de !’Ontario, et l’accompagne d’observations significatives.M.Bowyer est partisan de la contribution directe, et voici cependant ce qu ’il écrit ; fermement convaincus que nous sommes que le Cünadn, J oil continuer ses bons rapports avec la Mère-Patrie et qu’il devrait supporter une part raisonnable dans la defense de l'Empire dont il fait partie, le “Dominion’’ a préconisé et préconise encore une contribution directe annuelle à la Grande-Bretagne, de préférence à la création d’une marine canadienne d’aucune sorte.Malgré que ce soit là notre attitude sur la question de la marine, nous devons admettre honnêtement qu’ayant avec grand soin consulté le peuple de cette partie du pays, nous n’avons trouvé qu’une faible miivS^lé qui partageât notre opinion.La grande majorité n’est pas seulement opposée au plan d’une marine canadienne tel que soumis par M.Laurier.,mais est aussi réfractaire à l’idée de construire des dreadnoughts ou d’envoyer de l’argent.Elle veut bien que les relations politique de défense navale soit plus présentés continuent, mais elle est op- populaire dans quelque autre portion poses à faire quoique ce soit.Cette at- rurale de l’Ontario." ou deux liberaux en présence dans une circonscription rurale de cette province, que la question de la marine soit seule mise en cause, et celui qui déclarera ne pas vouloir du projet, sortira vainqueur de la discussion.” Est -ce Hssez clair?Pas plus dans l’Ontario que chez nous, ou ne veut de la politique Laurier-Borden.Et que dit des paroles de M.Bowyer le principal journal ministériel?Conteste-t-il la justesse de ses appréciations ou la loyauté de son enquête?Pas du tout! lie Globe affirme au eontraire que Al.Bowyer est, un observateur compétent et qu’il n'est pas de raison de croire que ses observations sur deux comtés ne puissent s'appliquer à tout l’Ontario rural.Il dit en toutes letlres : M, Bowyer est en mesure de connaître l’opinion de derrière la tête des fermiers et de découvrir oo qu’ils pen sent.Si la grosse majorité des fermiers de .Kent et d'Elgin, deux comtés peuples de descendants dos l nited Empire l.oyalits, qui sont fiers de leur origine anglaise et fermement résolus à, maintenir les liens entre le Canada et l’Empire, sont opposés à faire quoi que ce soil en en qui concerne la défense de l’Empire, soit en protégeant les eaux canadiennes et notre commerce maritime par des vaisseaux portant le drapeau canadien et maintenus par le Canada, ou par une contribution à l’entretien de la marine impériale, - il n’y a aucune raison de croire que la politique LES DEUX SESSIONS L’OFFRE DU “ DEVOIR ” Les Abonnements Spéciaux Les abonnements spéciaux continuent de pleuvoir au bureau.Nos amis comprennent qu'il n’est pas de meilleure occasion d’aider à ]a diffusion du journal et de leurs idées.#1.00.du 15 novembre, à la fin de la session fédérale, cela couvre la plus intéressante période de l’année.Que nos amis se le disent et que chacun se rappelle qu’il lui est facile de recueillir autour de lui quelques abonnements pour la session.posée a taire quoi que titude, regrettable d’après nous, est néanmoins celle de nombre d’hommes de politiques diverses, avec qui nous avons discuté la question.En monsieur qui voyage constamment dans le comté d’Elgin et un autre qui connaît bien West Kent, tous deux conservateurs, nous ont dit qu’ils avaient rencontré peu d’hommes favorables à une marine canadienne, que la plupart désiraient ne rien faire du tout.Considérant l’attitude du peuple anglais de cette partie du pays, le résultat de l'élection dans Drummond-Arthabaska ne nous surprend pas.Là, deux libéraux se disputèrent la victoire, ils firent la lutte exclusivement, sur la question de savoir s’il fallait dû non une marine.Celui qui déclara qu’il n’en fallait pas l’emporta.Nous sommes portés à croire que le même verdict serait rendu, dans les mêmes circonstances, par n’importe quelle circonscription rurale de l’Ontario.Mettez deux conservateurs rurale de l’Ontario.’ Le témoignage est-il assez l'ort, et ne devient-il pas de plus en plus évident qu’on nous a trompés sur le sentiment de l’Ontario eonmie sur relui de la province de Québec ?Les “gros" journaux de là-bas sont favorables à MM.Laurier et Borden, comme l'étaient ceux de la province de Québec.Nous savons ce que pèsent les nôtres au regard de la veritable opinion publique.11 semble bien que les grosses gazettes de l’Ontario ne soient pas plus lourdes au regard de l’opinion anglo-canadienne.0.H.La session fédérale s’ouvrira le 17 novembre et la session provinciale devra commencer A la fin tie janvier.L’une et, l’autre seront particulièrement intéressantes, et il importe que le publie, soit complètement et, loyalement renseigné sur ee qui s’y passera.Cette année comme l’au dernier le Devoir aura pour représentant à Ottawa, M.Georges Pelletier, tpii a une longue experience des milieux parlementaires et dont les lettres de l’an dernier ont.été si vivement gofttées par nos lecteurs.A Québec, notre journal déléguera pareillement, un homme de premier ordre.C’est donc pour nos amis une occasion magnifique d’aider à la diffusion du journal.Pour Faciliter leur besogne, le Devoir accordera des ABONNEMENTS A $1.00 du lf> novembre à la fin de la session iedérale.ce qui couvrira les deux périodes de grande activité parlementaire.Le Devoir publiera, pendant les deux sessions, des articles signés des principaux hommes politiques de la province.Que nos amis profitent de l'occasion pour organiser en faveur de leurs idées une bonne et fructueuse propagande.LES ECOLES BILINGUES Leur prétendue infériorité.— Les petits Canadiens-Français et renseignement de l’anglais Les buve,tiers d’OUaira tirent fortune ce soir-là.On mouillait le chagrin, quoi!,,, JEAN PICK, Encaissement laborieux Lp trésor municipal a décidé de prendre le^ moyens les plus énergiques pour faire rencaissement des arrérages de taxes dans les municipalités annexées en février, arrérages qui datent des deux années antérieures à l’annexion.Dans l’ancienne Notre-Dame do Grftee seulement, ils se chiffrent à quelque 950,000.Les petits ruisseaux font les grandes Certains journaux des provinces j rivières.anglaises s'étonnent, à bon droit.-* que dans Québec, le cabinet Gonin construise de nouvelles prisons pen.dant que, dans l’Ontario, notamment.les prisonniers doivent travailler à la.construction des chemins de colonisation, dans les régions minières, etc.En Europe, en Belgique, par exemple, les prisonniers travaillent et cette politique a donné les meilleurs résultats.Seules les unions ouvrières ont protesté prétendant que le travail accompli par les prisonniers cons-titunit une concurrence déloyale.Peut-on raisonnablement demander à tontes les classes de la société de payer pour laisser paresser dans une géole quelconque, des hommes capables de se rendre utiles à tous cl d’aider leur famille, malgré leur réclusion tout en payant leur dette à la société, et cela, dans l'unique but de favoriser indireele-ment et faiblement une seule classe sociale?Parcs publics Les Commissaires se proposent d'affecter dans le budget de 1911 une somme de 822,000 à l’entretien des Pares Publics et à l'achèvement, de- là rougeole Le Dr J.E.I, a berge, directeur du service des maladies contagieuses, di sait ce matin que l’épidémie rie rougeole n'est pas passée, qu’il en reste en core plus d'un millier de cas dans la Ville ; et qu’elle ne tarderait pas prendre des proportions alarmantes les inspecteurs cessaient un instant de faire vigilance.Le nombre des cas diminue graduellement : lundi, on en a déclaré 65 cas ; mardi, 41 mercredi 47.Les médecins font maintenant plus régulièrement leurs déclarations.Allocation de $600 Lb comité exécutif a décidé ce malin de recommander au Conseil d’accorder à l’échevin N.Lapointe, une allocation de 9600 pour faire dresser des plans pour l’élargissement de la rue Notre-Dame, entre la nie Fulford et l’avenue Atwater, quartier Kte-f'miégonrle.Le site qui doit être choisi pour l’Exposition LES PRINCIPALES RAISONS L’encombrement des rues l.’écheviii Boyd a suggéré oh matin au Comité exécutif Vin moyen rie dégager un peu la circulation, à l'angle des nouveaux parcs, dans les quartier* St vues St-Jacques et McGill, entre 5 et 7 Gabriel, Notre-Dnme-de-GrAce, de T.ovi-1 heures du soir, en attendent que la tnier et Emard.j Commission des services publics, à qui —*— —— Ion en e référé, ait réglé la question._ • r • • F'e serait de faire arrêter aux endroits Quartier SainUDenis suivants les tramways allant vers ; l'ouest : Notre-Dame, au même endroit ! que maintenant ; les voiture* Centre et l.c* (lotit rlhuaiilas d* lu ru# Garnier, j Wellington, anrès avoir tourné le coin, quart 1er Halnt-Denl», demandent nulle tramway Windsor, de l’autre efité de Comité exénutlf, pur voie de requête,de la rua McGill, et la tramway Bea.ver-U lumière et dea troHqlm.Qlall, ê l'nuiit du square Victoria.Les représentants de la Ville de Montréal et le Comité choisi par la Compagnie d’Exposition, ont, visité hier ’es différents terrains offerts par les soumissionnaires et ils se sont certainement rendu compte des avantages qu'offrent ces différents terrains.Cependant, indépendamment de tout parti-pris, le site rationnel de l’Exposition doit être choisi dans l’Est de Clle le Montréal, el voici pourquoi:— io.— La proximité du fleuve et du Port de Montréal; avantages incomparables, d 'abord pour le transport des gens et des marchandises îi l’Exposition; ensuite pour l’usage que la Compagnie veut faire de son terrain, comme parc, en dehors du temps des expositions.(.’est le fleuve Saint-Laurent qui a fait de Montréal la Métropole du Canada.C’est la navigation qui a développé Montréal; et un terrain d’exposition qui ne bénéficierait pas des nombreux avantages qu’offre la navigation fluviale, avec, ses propres quais sur te Saint-Laurent, ne devrait pas être considéré.Qu'on veuille bien se rappeler que le but d’une exposition est non seulement de faire connaître les jiroduits du Canada, mais de créer un débouché commercial pour les produits étrangers, et que le prestige de Montréal, comme port national du Canada, serait considérablement diminué si le terrain de l'Exposition n’étftit pas situé sur le Saint-Laurent.Du reste, l’ancien terrain d'Exposition était situé loin du fleuve, dans le centre de l'Ile de Montréal, et l’on peut se rappeler les nombreux inconvénients qu’il présentait.20,—La pointe Est de l'lie de Montréal sera, avant 20 ans, entourée d’industries, l’Exposition sera done son milieu naturel.Aucune partie do Elle de Montréal ne se prête aussi bien que l’Est pour l’établissement des manufactures, car les grandes facilités de transport, dont bénéficie l’Est, ne se trouveront nulle part ailleurs.ho.—Le “Montreal Street Railway’’, depuis h ans, a réussi à transporter en quelques heures toute la population de Montréal, jusqu'au T’arc Dominion, et à 'a ramener dans la même soirée.Toute l'organisation du Tramway converge maintenant vers l'Est, il n'y aurait qu'à perfectinnner un peu les votes et l’on aurait, pur la rue Notre-Unme, par le Terminal, et surtout pnr le Grand Boulevard de Montréal-Est, es démar-voie jus- est autre qui sera terminé en 3 ans, tes plus belles communications possibles.Aucune partie de l’Jle de Montréal ne peut se vanter «l’avoir de si nombreuses et.de si faciles communications, car l'Est possède trois voies de la ('te des Tramways : Sainte-Catherine, Ontario et Notre-Dame, qui pourront facilement être Continuées jusqu’au site de ] 'Exposition.De plus, l’Est est traversé par la Cie du I errnhial et du Canadien-Nord, et.< J\R.fait en ce moment d dies pour établir une double eu 'au Bout de I T le.•soil au point Te vm- Tu transport du fret ou Tes Voyageurs, l'Est donc mieux favorise (pie toute part ie de IM le de Montréal.4o.Enfin, la question du prix, bien qu étant la moins importante en Tespè ce.mérité d être sérieusement considérée, surtout quand il s'agit de différence de moitié.En effet, si la < ompaguie T'Exposition pouvait épargner sur l'achat Tes terrains 8150,000 ou 8200,00(1, cela lui permettrait de construire de plus beaux et do plus spacieux édifices, et de faire l'ornementation de son terrain plus rapidement.U ici’ encore, après avoir visité les terrains, un Tes principaux intéressés déclarait que le prix de 8750.00 l'arpent.demandé, par un des soumissionnaires de la partie Est, était plus que raisonnable.Il est donc parfaitement inutile de payer des prix plus ou moins fantaisistes demandés par certains soumissionnaires.Avec l’argent économisé de cette fa çon, in Cie d'Expoeition pourrait se faire construire certaines attractions spéciales ; soit un trottoir roulant, soit une tour servant de phare, et projetant ses rayons lumineux à plusieurs milles dé distance ; soit encore un petit tramway faisant le tour de l'Exposition.11 y a huit ans que oelte question de site d’Exposition est sur le tapis, et les intéressés ont certainement nu amplement ie temps d’étudier la question sur toutes ses face*.Il n’est donc plus temps de chercher en qu’on ne trouvera pas, alors qu’on a ce qu'il ", ” j faut sous la main.UH (19 ! Pourquoi sacrifier de nouveau l’Est de Montréal, lorsque les terrains les plus avantageux, les mieux situés et les moins chers, se trouvent situés dans l’Est de Elle de Montréal ?Nous recevons d'un religieux qui a longtemps habite l Ontario, uni- lettre d’où nous extrayons ces passages cara-ch ristiqiies 4.00 I P O TT R V O H C A 1) K A TJ X Nous avons un choix de pièec.s artistiques uniques en bronzes, faïences, ivoirines, terres miles, verve tait lé, marbres, et electroliers.Si nos clientes le désirent, nous conserverons pisqm’au .loin- de l'An les cadeaux sur lesquels un dépôt sera fait.NOS DEUX MAGASINS SONT OUVERTS LES LUNDIS ET SAMEDIS SOIRS.L’ABOLITION DES BARRIERES La Compagnie des Barrières de Péage (ait quelques conces-sions.- Le Comité Exécutif fait rapport au Conseil Les sept ou Imit barrières de (péage qui existent encore dans les nouveaux quartiers seront abolies à ta charge de la ville.Los contribuables de ces quartiers prétendent avec raison, qu’ils ne devraient plus payer de, droit de passage, maintenant qu’ils font partie de la ville.L'avocat de la ville, Mtre Ethier, qui avait etc chargé de conduire les négocia fions avec la compagnie des barrières de péage a rendu compte, aux commissaires, des résultats de sa mission.Après des pourparlers assez longs, Mtre Ethier a obtenu trois concessions qui peuvent, dans une certaine mesure, faciliter une cn-tenle entre la ville et la compagnie.1o.La compagnie renonce à imposer a la ville la condition de reprendre les employés de la compagnie; la ville ne les reprendra que si elle le peut.Ce ri 'est donc plus une condition, mais une requête tonner par la société des barrières.2o.La compagnie des barrières ne mettra de barrières supplémentaires sur les chemins qu'en autant qu'il s'ouvrira des chemins pour permettre aux citoyens de Montréal de passer sans payer.•lo.Les droits d'entrée que la société perçoit sur les compagnies comme la M.S.Ry.et les compagnies qui possèdent des poteaux électriques, continueront comme par le passé à être perçus.Cette condition est acceptée par les commissaires, car elle ne représente que quelques centaines de piastres que les compagnies devront paye/.Les commissaires on( donc décidé.après un sérieux examen de ]a question, de faire un rapport au conseil, et.demander l'approbation des nouvelles modifications.solution pourrait être toute autre.Ainsi le commerçant pourra avec son indemnité renouveler son fonds île commerce, ou composer avec ses créanciers, soit au moyen d’un con-j cordât, soit en obtenant une exten-• si on de délai.Mais dans chacune •le ces hypothèses, il reste maître Die son indemnité et il contrôle pour ainsi dire ses créanciers.>si le commerçant devient insol.'able par la destruction de son fonds de commerce, on peut avoir recours à la.demande de cession de biens, lorsque l’indemnité lie couvre pas les pertes; mais chacun sait que rarement, le créancier reçoit un dividende convenable, à, cause du coût toujours énorme de la liquidation.Ou pourrait opposer encore d ’au O’es hypothèses, mais supposons au contraire que l'indemnité couvre les pertes, que l’assuré reçoive Je plein montant de son assurance, comment les créanciers pourront-ils faire honorer leurs réclama-¦ions si le débiteur est récalcitrant?U arrive aussi que le commerçant a transporté ses polices en garantie a I un de ses créanciers, lequel, à 1 exclusion des autres, recevra le montant de l'indemnité, et alors ceux-ci, pour toute solde de compte, devront passer leur créance au ’compte do profils et pertes.Cette préférence est injuste?La loi ne peut pas protéger ie créancier dans des cas semblables.Il existe donc une lacune dans la loi.puisqu’elle est impuissante à étendre sa protection équitable et '‘gale pour tous dans le eas actuel.Ll cependant là où il existe un mal, il devrait exister un remède, du moins dans le 'domaine légal, et si le remède n’existe pas, il faut le trouver et l'appliquer.Pour garantir davantage le prin- pour-1'outillage.Le mémoire met encore en évidence l’énorme effectif des employés de chemins de fer.de$ compagnies maritimes et des déliai don r^ requis pour le transport et la manutention du charbon néb-éooss-ai.s à Montréal et aux grands ports du Canada.A Québec et à Montréal, les commission du port touchent cent mille piastres tics houillères.La permettant la réciprocité sur le charbon, les houillères canadiennes sont rapidement surpassées par les producteurs américains; et les aciéries, qui ne peuvent logiquement s'établir loin des mines, sont forcées de diminuer leur rendement et même de fermer leur porte si le charbon américain accapare le marché canadien, forçant ainsi nos mines à cesser leur travail.Le-mémoire est signé des compagnies Dominion Coal.Nova Scotia Coal and Steel, Cumberland Railway and Coal, Acadia.Coal.Intercolonial Coal.1'Inverness Railway and Coal, Port Hood Richmond Railway Coal, Mackay Mining, ct Colonial Coal.Dans les conclusions du mémoire on voit que le marché de la Nouvelle-Angleterre ne vaudra rien pour le charbon de la Nouvelle-Ecosse; qu'une grande partie du commerce laurcntien sera perdu à la Nouvelle-Ecosse; que la réciprocité sera désastreuse pour les indus tries régnieoles du charbon et de l’acier; que cela désorganisera le commerce interprovineial et fera perdre de forts revenus à 1'Intercolonial, a la Province, à la navigation, aux commissions des ports de AI o ni féal et de Québec; entraînera le chômage forcé d ’un très grand nombre d’hommes, réduisant ainsi de beaucoup le marché local des produits de la ferme, et: que, en tin Appariements au St.Regis tjuelqurs uppartmients aotnel-trnient.vacants seront laissés, pour In saison
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