Le devoir, 2 septembre 1910, vendredi 2 septembre 1910
PREMIERE ANNEE—No.20Î MONTREAL, VENDREDI, 2 SEPTEMBRE, 1910 UN SC L* NUMERO ABONNEMENTS : ¦¦¦¦j Rédacîlion et ^ration : « I ¦ I H m K H SAINT-J/ .-’ES, .H ¦ H BM B B B B^B MONTREAL .V - B ¦ H M B B ¦ B B B^B b TELEPHONE, e*~«* .$1.00 M B M ^B_^r BV B.B BJ réfaction : Mai» 7460.Buti-Unis et Union Portai.BBBBB BBBBI iBB^^ bBBbBB BBi BlküBk^Vr ADMINISTRATION : Main 746! Directeur: HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS! Quelques impressions des Provinces Maritimes _________________ Les provinces du golfe ont un charme particulier.Je 1 ai re- ! trouvé à seize ans d'intervalle—à vingt ans même, pour certaines parties; et vingt ans d’une vie mouvementée et ardue, peu propre à entretenir l'impressionabilité.Ce charme tient sans doute à l’exiguïté du territoire.Rien qui approche de la majesté du Saint-Laurent, de l’immensité des plaines de l’Ouest, de la sauvage grandeur des Rocheuses.Mais le paysage y est plus riant, plus varié, l’oeil et l’esprit s‘y reposent avec plus de douceur.* # # Ces petites colonies ont joué un rôle considérable dans le développement historique du Canada et de son gouvernement.La Nouvelle-Ecosse se glorifie à bon droit d’avoir fondé le premier parlement colonial.La législature de Halifax est, en effet, dans l’Empire, la fille aînée de “la mère des parlements.” Sous 1 inspiration du vénérable Sir Sandford Fleming, la province se prépare à commémorer, par l’érection d’un noble monument, le cent-cinquantième anniversaire—•déjà passé—de cette fondation.Niais si les gouvernants de ces intéressantes colonies n'y prennent garde, leur importance relative dans la confédération va devenir nulle à brève échéance.La.pêche, dans les trois provinces, les mines, à la Nouvelle-Ecosse, l’exploitation forestière, au Nouveau-Brunswick, détournent trop d’énergies de l’agriculture.Seule File du Prince-Edouard a une production agricole importante.Il faudrait la stimuler par une culture intense, comme dans les îles de la Manche.Dans les deux autres provinces, les législateurs devraient diriger tous leurs efforts du côté de la colonisation et de l'agriculture.Il y a encore des terres arables à coloniser, à la, Nouvelle-Ecosse ! Près de la moitié du territoire du Nouveau-Brunswick est encore en forêts.Partout l’émigration aux Etats-Unis reste intense.Tous ceux qui s’intéressent à la conservation de l’unité canadienne, an .maintien des institutions britanniques doivent souhaiter que ces trois provinces conservent leur population et leur part d’influence dans la confédération.La mentalité de la Nouvelle-Ecosse est la plus intéressante.Du moins, c’est celle qui impressionne le plus agréablement l’étranger ou le passant.A l’île, les idées se ressentent un peu de l’isolement et de l’uniformité du paysage.Au Nouveau-Brunswick, le vieil esprit sectaire des Loyalistes américains n’est pas mort; les loges orangistes sont encore quelque chose.On y rencontre assez fréquemment des physionomies sèches, étroites et anguleuses du genre de celle dp M.Foster.Les relations entre catholiques et protestants, entre Français et anglochtones sont meilleures à la Nouvelle-Ecosse que dans toutes les autres provinces de la confédération, la province de Québec exceptée.La législation scolaire est.dans la lettre, américaine; mais dans l’usage, c’est à peu près le régime des écoles séparées.Au Nouveau-Brunswick le temps des persécutions et des mesquines tracasseries est fini.Les religieuses peuvent enseigner sans changer de costume.On ne décroche plus les crucifix des murailles des écoles.Los livres catholiques et français reprennent peu à peu leur place.Mais les catholiques ont l’impression qu'ils doivent ees améliorations à la force du nombre; et ils n'ont peut-être pas absolument tort.Les relations entre Acadiens et catholiques de langue anglaise sont aussi plus tendues au Nouveau-Brunswick qu’à la Nouvelle-Ecosse.où elles semblent très harmonieuses.Je reviendrai sur ce sujet dans un prochain article.Il y a peut-être plus d’impérialistes à la Nouvelle-Ecosse—au moins à Halifax—qu’au Nouveau-Brunswick.L'impérialisme semble plus exalté à Halifax, plus étroit à Saint-Jean.Le deux sentiment annexionniste est à peu près mort, ou au moins silencieux.L’instinct de l’unité canadienne s’est développé.Une population en partie composée de pêcheurs et de marins est d’instinct moins opposée qne la nôtre à la construction d’une flotte de guerre.Et, cependant, je crois sincèrement que la majorité de ees provinces ne voit pas d’un oeil favorable la politique navale du gouvernement d’Ottawa ni celle de M.Borden.Très peu l’avoueront, de crainte d’être accusés de “déloyalisme.” Mais au fond, un grand nombre trouvent cette politique aventureuse, mal conçue et peu efficace.L’organisation d’une défense véritable des ports et des côtes du Canada leur semblerait beaucoup plus utile.Il est possible qu’escomptant pins que nous la protection de la flotte britannique, ils ne verraient pas d’un mauvais oeil le Canada contribuer, sous une forme quelconque, au coût de la défense impériale.Je n'ai recueilli aucune opinion précise à ce sujet.Mais un point sur lequel il ne me reste aucun doute, c’est qu’en vrais Anglo-saxons, s ils paient, ils réclameront énergiquement le droit de direction et de délibération.Quant à la légende de la “marine canadienne,” on n’y croit pas plus là-bas qu’ici.# # # Les esprits sont egalement ouverts sur les dangers de l’immigration à outrance, du peuplement trop rapide des nouvelles provinces par des hordes étrangères, et sur les conflits qui s’annoncent déià entre l’Ouest et l’Est.En résumé, le terrain est bien préparé dans ces provinces pour la semence des idées nationalistes-moins peut-être que dans Ontario pour faire la lutte à 1 impérialisme, mais plus sur le terrain de la véritable unité canadienne, c'est-à-dire de l’unité dans la pensée mère de la confédération: liberté religieuse, dualité des langues, autonomie des provinces.Avant dix ans.l'entente se fera entre ces provinces et celles de Québec et d Ontario, pour résister aux poussées annexionnistes, fruits du faux impérialisme de MM.Laurier et Borden.HENRI BOURASSA.AU CONGRÈS DE TEMPÉRANCE EMBARRASSE La Commission scolaire catholique de Montréal exprime le vœu que.du moment qu'un certain territoire est annexé à la cité, il devrait tomber du coup sous sa juridiction en matières scolaires.Le Witnass trouve cette opinion excellente et la commente favorablement.Qu'est-ce que M.John Douglas va dire, quand on lui apprendra.— et c’est la vérité.—que M.Henri Uourassa a déjà, il y a deux ans.proposé cette réforme à l'Assemblée législative de Québec?Dane ce temps-là, la presse mi-niatérielle,—le Witness comme les autres,—traitait les nationalistes de gens dépourvus de sens pratique.M.Gouin lui-même dédaignait apparemment leurs suggestions.Nous disons; “apparem-j ment.” car, au fond, il a dû en ac-| cepter plus d’une.Parions que M.John Douglas va se mordre les doigts d’avoir admis le bien-fondé de cette suggestion, maintenant qu’il la saura venir d’un nationaliste! DEMAIN : Le “ Devoir ” publiera un article de M.Henri Bourassa.Québec, le 1er Sept.1910.I.’événement de la journée au Congrès de la Tempérance, c’est la visite du Légat du Saint-Siège.11 y a été frénétiquement applaudi et il a prononcé, en réponse à l’adresse de Mgr Roy, un bref discours qui lui a conquis toutes les sympathies.Sans une note, avec à peine un léger accent, il a redit en quelques phrases nettes, précises, sa sympathie pour la cause de la tempérance.“•le vous apporte —nous résumons— le témoignage de ma profonde sympathie.Votre belle société a déjà toutes les sympathies de l’éminent prélat qui préside aux destinées de ce diocèse ; vous pouvez être assurés qu’elle possède aussi celle du légat du Saint-Siège.Du reste, la tempérance, c’est une vertu cardinale.(“est la garantie de l’ordre, de l’économie, de la sauté corporelle et spirituelle, •fe ferai connaître au Saint-Père les sentiments que vous manifestez.Il sait votre constance dans la foi, votre fidélité au Saint-Siège, votre dévotion au Sacrement de l’Eucharistie, source de cette fidélité et de cette constance dans In foi.” I.e Cardinal n’a passé que quelques minutes au Congrès, mais cotte brève visite a dominé toute la séance.Il était accompagné du Cardinal Loguo et de tous les Evêques présents n Québec.Mgr t annutelli avait à peine quitté la salle qu’une clameur mêlée d’applaudissements s’élevait de toute part ; Gerlier! Gnrlier! et le président, de la «Jeunesse Catholique, dont l’entrée dans la salle avait été saluée par ch' longues acclamations, devait dire quelques mots pour remercier ses amis de Québec.11 a reçu une nouvelle ovation.Depuis son arrivée cet après-midi du reste, Gerlier no peut faire un pas sans être applaudi.Demain soir, il parlera à Saint-Sauveur et à l’Université Laval : on peut être sûr qu’il y sera encore acclamé.Dès maintenant on sent que ce Congrès et te Congrès Eucharistique cimenteront entre catholiques des deux France, des liens de profonde amitié.Il y a ioi, à côté des ecclésiastiques, un certain nombre de jeunes Français, le comte Charles de àfontalembert, petit neveu du grand orateur, M.bernard de Franqueville, neveu du comte de Mun, etc.Us sont déjà nu mieux avec tes membres de la Jeunesse Catholique de Québec.La plus franche cordialité règne partout.On se sent entre gens do même race et de même croyance.* * Le “ Devoir " publie aujourd’hui le beau discours du P.Lalande sur l’alcoolisme et les classes dirigeantes, (,'a été avec l'allocution tour à tour spirituelle et émue du P.Lelièvre, l’admirable apôtre des ouvriers, de Saint-Sauveur, le clou de la séance.Le P.Lelièvre a surtout recommandé au clergé et aux classes dirigeantes do mettre loyalement leur main dans celle de l’ouvrier.Toute l’avant-midi a été consacrée nu travail des diverses sections : morale, législation, enseignement, médecine et économie politique.C'est la besogne qui fait le moins de bruit, mais qui est le plus vraiment utile.On s’y est appliqué avec beaucoup d’attentipn et les travaux préparatoires avaient été supérieurement menés, mais l’on peut regretter que des causes extérieures comme l’arrivée du Légat apostolique n’aient pas permis de donner à cette partie du Congrès toute l’ampleur qu’elle méritait.Les commissions préparatoires avaient amassé des matériaux qui eussent permis aux congressistes de travailler pendant cinq ou six séances consécutives.On a tout de même fait de la bonne besogne et les vœux exprimés — qui «eront présentés demain à la réunion générale des congressistes — tracent un utile programme d’action.A la commission de l’enseignement, que j’ai pu suivre de plus près, on a réclamé l’enseignement antialcoolique, occasionnel et direct, dans toutes les écoles.On a fortement recommandé aux maîtres de profiter de toutes les occasions, dictées, compositions, lectures, etc., pour inspirer aux élèves le goût de la tempérartee, pour dissiper les préjugés les plus répandus.On a fortement recommandé aussi la formation de sociétés de tempérance dans les maisons d’éducation, en même temps que l’on exhortait les maîtres et les propagandistes à favoriser tous les groupes susceptibles d’éloigner les jeunes gens de l’alcool: cercles de l’As-Kociation Catholique de la Jeunesse, associations sportives catholiques, etc.Au chapitre de la propagande par la presse, on a spécialement décidé d’inviter les journaux à mettre fin à la réclame et aux annonces qui tlmiilent les bienfaits de l'aicool.("est la première fois, croyons-nous, qu’un vœu de ce genre est formulé dans un congrès de tempérance.Il sera intéressant de voir l’accueil que lui fera la presse qui, en page de rédaction, dénonce l’alcool comme un fléau et, dans ses pages d'annonce, le présente comme un remède n tous les maux.La section d'économie politique s'est, particulièrement occupée à mettre en relief les rapports de l'alcoolisme avec ! la prospérité matérielle.Elle a reçu quelques-uns des travaux les plus iu-' téressants du congrès.Elle demande l’interdiction de la con-| sommation de l'alcool dans les ateliers, la propagande antialcoolique à ' l’usine par les affiches et la conférence, la suppression des buvettes dans j le voisinage des usines, etc, Ses enquêtes lui ont permis de constater que l’alcool est, dans une trop j large mesure, la cause directe ou indirecte des accidents du travail, qu’il , dominue la valeur professionnelle, en-; lève le goût de l’épargne.Elle félicite I les associations ouvrières de ce qu’elles 1 ont déjà fait pour lutter contre l’alcoolisme et les engage à persévérer dans cette voie.Au chapitre des voies ferrées, elle réclame la suppression de la consommation publique de l’alcool sur les convois — et cela nous épargnerait des spectacles que tous ont pu regretter, i ainsi que l’interdiction, à l’expiration Lies contrats actuels, de la vente des j boissons alcooliques aux buffets dns gares.La section demande pareillement aux sociétés de secours mutuels de so jeter dans la mêlée, car elles ont un intérêt direct J diminuer dans la plus large mesure possible la consommation de l’alcool.Elle fait Je même appel aux caisses d’épargne qui puisent, dans le succès de la campagne antialcoolique, l'une des principales source de leur propre succès.Pour continuer une œuvre dont clic a pu mesurer la réelle importance, la i section invite ses amis à faire de nou-; voiles enquêtes sur la situation do leurs paroisses respect i vos, sur les obstacles auxquels se heurte leur action et I sur les moyens qui leur ont paru le plus efficaces.Si le comité permanent qui sera eons-j titué demain veille sérieusement à l’exécution de ce vœu, il trouvera dans ces enquêtes une sources d'inépuisables renseignements et le moyen d’orienter î sa propagande de la façon la plus i utile et la plus pratique possible.# ?* # Si l’on en croit les renseignements i fournis ce matin à la .section médica-j le, le comité devra d’abord s’attaquer à certains médecins qui couvrent de leur titre un trafic nut« i rémunérateur que contraire à l’esprit do leur profes-| sion.Le cas sera signalé aux directeurs du Collège des Médecins.La section médicale s'est en même temps occupée de faciliter la diffusion de l’enseignement antialcoolique et d’établir, avec chiffres à l’appui, les ravages causés par l’alcoolisme au point de vue de la santé physique et intellectuelle.Elle a réuni sur ce point quelques-unes des meilleures statistiques qui aient encore été faites chez nous.* * * Je vous enverrai demain l’analyse des vœux de la section de législation qui comportent une assez profonde réforme de la loi des licences.Demain matin et demain après-midi: séance générale du congrès, adoption des vœux et constitution du comité permanent chargé de continuer l’œuvre du Congrès.Demain soir, séance publique, avec analyse de l’enquête dont je vous ai déjà entretenus et.discours de Pierre Gnrlier.OMER HEROUX.BILLET BU SOIR.UN FLEMMARD Un Démenti UNE REMARQUE Le Canada, de ce matin, revient à ses anciennes amours : il prêche encore l’uniformité des livres.11 le fait en termes un peu “be-bêtes”, et qui ne surprennent personne.On s’attend à ce qu’il parle comme il le fait ee matin.Mais le pauvre iguore-t-il que, même en France, le prototype des pays doués d’un excellent système d’enseignement, au dire des gens du Pays et de M.Godfrey Langlois, l’uniformité des livres n’existe pas?Ignore-t-il aussi que des autorités pédagogiques françaises ont traité de lubie cette uniformité des livres, qui est de nature à empêcher tout progrès en matière d’enseignement?Le confrère ignore cela.comme bien d’autres choses.Il écrit comme parle un perroquet, sans comprendre et sans savoir ee qu’il dit.Aussi est-ee peut-être pour cela qu’on ne peut lui en vouloir beaucoup.“ Pardonnez leur.Grève du bâtiment à Winnipeg Un journal du matin annonce , comme terminé le conflit qui a surgi à Winnipeg entre maçons et briqueteurs d’un côté et entrepreneurs île l’autre.Des renseignement s ayant été demandés à l’Union locale, il fut répondu que c’est sur l’ordre du Comité exécutif de l’Union Internationale que la grève fut déclarée aux chantiers de MM.Peter l.yall, Mitchell A Go., et que ce n’est que sur un ordre pareil | que le travail pourrait être repris, après étude des points en litige.Aucune nouvelle n’avait en tous eus été reçue de la dite reprise de travail.Etant données les relations par trop amicales rlu dit journal ni er le'“Builders Exchange”, ln nouvelle de reprise ne doit être acceptée que sous caution.On rencontre quelquefois du monde.qui comme on dit, n’est pas du monde.Je viens d’avoir affaire () un spécimen de l'espèce, mais un spécimen '’un peu dépareillé,’’ comme vous allez voir.C’est un de ces garçons qui, nés fatigués, cherchent de l’ouvrage en vouant ati.r Gémonies ceux qui leur en procurent.Depuis quelque temps, déjà, je m'apitoyais sur le sort malheureux qui, disait-il, était son partage.Chaque fois que je le rencontrais.il m’expliquait que la déveine le poursuivait ; mais une déveine noire, une guigne dont n’ont pas idée ceux qui mangent régulièrement trois fois par jour.Bref, il m’en avait tant conté que je me torturais les méninges pour lui découvrir quelque occupation.Il m’arrive de pouvoir ainsi quelquefois, rendre service à un camarade, non pas, mon Dieu, parer que je jouis d’une grande influence, mais parce que, assez répandu, j’ai plus souvent que d’autres ce que l’on appelle des “ tuyaux".Il suffit alors d’établir la "connection’’ entre la demande et l'offre ri voilà un garçon vase sans qu’il m’en route rien et aussi, sans que j’aii un bien grand mérite dans l’opération.La semaine dernière, encan sous l’impression que m’avait produite une nouvelle rencontre plus lacry-mafoire qu< jamais, je trouve un copain qui.ayant convolé en justes noces, avait trouvé élans la corbeille.une position très avaniagt lise.à Winnipeg.Et il cherchait précisément un remplaçant dans son emploi actuel.Je ne vous dirai pas en quoi consistait la besogne.Y 'allez pas croire, toutefois qu’elle était dégradante.Les emoluments étaient de $20 par semaine; vous voyez que la ‘‘job’’ pouvait nourrir son homme il une femme par-dessus le murché.Le nouveau marié me dit iju’il avait rnis une annonce dans un des grands journaux du soir et ajoute : "Envoie-moi ton "sans travail’’ avant que la foule ordinaire des quémandeurs ne se précipite au bureau." Il était alors 11 l-‘2 heures.J< ne fais qu’un bond au Lié phone et, pur une chance que je n’ai pas toujours, je parviens à obtenir la communication au bout de dix minutes seulement.Je raconte mon histoire à disons.Ignace, en lui donnant tous les détails que comportait la situation cl en insistant sur le fait que la chose pressai!.Là-dessus il me défile toute uni ; kyrielle de remerciements, où re-| venaient les viols "tu es pour moi \ comme une mère,’’ comment pour-I rai-je jamais reconnaître.” île.Je me sms couch/ ce jour-là < n me rappelant la phrase célèbre d’un nommé Titus.Le lendemain, à peine, l’aurore aux doigts de, rose avait-elle paru, que je me.précipitais sur le cornet et entamais la conversation avec mon Wivni-pegois."Allô! c’est toi mon vieux F— Oui.Eh bien! mon homme, c’est une affaire entendue?—Mais, mon cher, je ne l’ai pas vu ton homme! —Comment .pas vu?—Mais non.on a engagé un jeune homme très bien et qui a l’air débrouillard.Je téléphone chez lui.mois moins heureux que la veille, je ne parviens pas à le ‘‘rejoindre." Enfin, le lendemain.je mets la main dessus, dans la rue et rite je m’informe.Je vous donne en cent ; je vous donne en mille, ce qu’il a bien pu sortir comme excuse.Non, vous ne devinerez pas, c'est trop profond.ou pas assez.El bien, voici ses propres paroles : "Mon cher je suis excessivement ennuyé de n’avoir pu profiter de la chance offerte, mais, j’ai été tellement content et surpris de la bonne nouvelle que tu me donnais, que .j'ai perdu la tête et n’ai pu me rappeler les renseignements donnés sur l’endroit et la personne à voir.Ce n’est que re matin qu’il m’est venu à l’idée que j’aurais pu, sur le rhamp, le rappeler pour me rafraîchir la mémoire.J’en suis resté bleu! et n’ai rien trouvé à lui dire, même lorsque s’en allant, il a jouté-."Tu sais, si tu trouvais quehju’avtre petite position pouvant me convenir.n’importe quoi.J’ai tant besoin de.gagner ma vie.” JOSEPH VERVIExv».La presse ministérielle traite de visionnaires les- nationalistes assez hardis pour oser dire que dans vingt ans le service militaire sera obligatoire, au Canada, et dans toutes les colonies anglaises, si nos gouvernants continuent dans la route du militarisme où le bill Brodeur les a tous engagés.Ses maîfres lui ont dit: “Tâchez de ridiculiser ces nationalistes.” Et elle s'y emploie de son mieux.Quand un journal est à la solde d'un ministère, et retire, chaque année, de cinquante à cent mille piastres des deniers publics, il n’est pas de sale besogne devant lequel il puisse reculer.La presse du gouvernement a tout de même dû faire une singulière mine, tes jours-ci, si elle a lu les déclarations de Lord Esher, un Anglais d’Angleterre.Lord Esher est une autorité en fait de matières militaires.Il doit donc en connaître aussi long que les journalistes ministériels, plus long même qu’ils ne le soupçonnent.Et, par malheur pour eux, Lord Esher ne fait pas de gorges chaudes à propos de ceux qui disent: “Si ça continue, l’impérialis- me qu’on veut nous imposer va nous mener au militarisme, tel qu’il existe en Europe ’ ’.Lord Esher est plus franc que ne se permeltraient île l’être des journalistes et des politiciens ministériels.Aussi avoue-t-il, s’il faut eu croire les dépê i lies d’Europe, que le temps n'est p?s loin où il faudra que le service militaire devienne obligatoire dans J’empire britannique.Notez bien que Lord Esiier dit “dans l'empire britannique'” Gela ne comprend pas seulement le Boy a unie Uni, mais aussi les colonies, toutes les colonies anglaises.Le t'anada, donc, en sera, tout comme l’Ilindoustan, l’A-frique du Sud et l'Amistralio.Le manque de recrues, dit Lord JCs-lier, forcera le gouvernement anglais d’en venir à cette fin; i] faudra abandonner le système actuel d’une armée composée de volontaires.Ce sera le règne de la conscription, du service obligatoire, comme l'a déjà prêché Lord Roberts qui s'est fait l'apôtre de cette réforme dans les lois de la Grande-Bretagne.Ce qui nous donne encore plus de for ce à ces paroles de Lord Esher, c’est que, de longues années durant, il fut opposé an service obligatoire et préconisa le maintien du service volontaire.Los orateurs nationalistes ont donc raison de dire nu peuple : “Il exisle contre toi une conspiration impérialiste: aujourd’hui, l’on te fait construire une marine de guerre qui puisse aller au secours de la métropole, en temps de guerre: l’on a déjà modifié les lois delà milice, de manière à permettre à tes soldats d’aller lutter pour In Grande-Bretagne même hors du Canada : de main, l’on enverra tes fils, qu’on pren dra de force, se battre sur tous les points de l’univers pour le plus grand avantage des seules idées impérialistes.’ ’ Sans doute, on procède avec beaucoup d’art ¦ on prépare savammeut l’évolu lion qui fera d’une colonie autonome un lieu de recrutement de soldats et de marins pour l’empire.On va lentement: il ne faut pas éveiller le peuple au sens de la réalité; il faut le berner.Aussi, tandis qu’ou le distrait, des politiciens l’enchaînent sournoisement à la borne du militarisme.lia presse ministérielle continuera sa sale besogne.Elle couvrira rie ridicule ceux qui dénoncent nu peuple le véritable état de choses, les appellera des dé magogues, des visionnaires, des traîtres à leur race et à leur parti, — comme s’il no fallait, pas mettre les intérêts du pays au-dessus de ceux du parti, — et elle gagnera sa pitance du mieux qu’il lui est possible de le fai Il est malheureux pour elle que des gens avisés, comme Lord Esher, viennent, à son insu, faire tort à sa campagne de mensonges, et lèvent, malgré elle, le voile de l’avenir qu’elle voudrait bien voir rester baissé, tant elle craint, en soi, que le futur ne donne nn éclatant démenti à ses vaines déclamations d’aujourd’hui.GEORGES PELLETIER.La réception de demain IL Aille de Montréal doit faire à son Eminence le Cardinal lAgat une réception digne de la haute autorité qu'il représente.Aussi roinptp-t-on que notre bonne population cnnadienne-française so porterB en fouis demain après-midi au devant de son hôte distingué et fern lev choses, selon son habitude, avec respect et avec ordre.A l’Incinérateur Nos mœurs semblent vouloir qu’il n’y ait plus d'enfants.A quinze ans.nos gamins et nos bambines sont déjà adultes par la façon dont ils envisagent certains aspects éblouissants de la société, et ils considèrent avec pitié la naïveté «le, leurs parents, restés arriérés dans de vieilles habitudes, et qui se leurrent en* ore d’espérances apocryphes que devrait pourtant détruire leur longue expérience des choses de la vie.Ces jours derniers, une brave femme réprimandait son fils, un collégien en culottes, de la façon un peu cavalière dont il traitait les traditions respectables de la famille.KUe s’attira une réponse à la mousquetaire et une kyrielle de phrases aussi risibles que sonores, et qui ne sortaient certainement pas du commerce des livres.de classe.Une petite enquête s’en suivit.J.a maman découvrit, soigneusement cachée dans un débarras, une brochure a couvert multicolore, au dessin grotesque, et dont le titre disait malheureusement trop le contenu.C'était signé d un nom quelconque.Gâchis pléthorique d’idioties sous prétexte de littérature réaliste.Ce livre venait d’une bibliothèque circulante du centre do la ville.Le collégien avait déposé dix cents pour l’avoir et, en le rapportant, il recevait une remise de huit cents, payant ainsi deux cents de location.Cette librairie loue ainsi à dos enfants toute la série des ouvrages pornographiques que la douane refrise, mais qui passent trop facilement en cont rebande.(V n’est, malheureusement pas la senile qui se trouve dans ee cas à Montreal, et.dans une dizaine d'établissements, un mioche qui «se présente avec ses dix sous a le choix «le tout ce qui peut le tenter en fait de livres malsains.Sans doute la police a beaucoup à faire par le temps qui court, et elle ne sait trop où donner de la tête.Il ne doit pas être impossible, n||e,.|P tramxvav me Notre r.(n'Iasp accompapna If* ' nvchniu K*»-||)rtme unt en Belgique et s’est toujours ,( nutelli a demandé nu T.K.P.E.| • no* matériaux avant le public".Bftiln d avoir le *• (iiHase l giuot | U est d un sans tauu CARTES D’AFFAIRES INGENIEURS ET ARPENTEURS CHOPIN & RINFRET, ingénieurs civils, arpenteurs fédéraux et provinciaux, 26 Ruo S.-Jacques.Tél.main 3826 AGENTS D’IMMEUBLES ALEX.SCHACHTKR, agent d im meubles, 158 Mitchison, Montréal.Pro priétés à vendre et à acheter.Chances d’e.ffnires.Prêts sur hypothèques, collections.no MANUFACTURIERS J.BENJAMIN DAGKNALS.nmnn-facturier, marchand de plafonds, lambrissage, bardeaux et lattes métalliques.No.977 rue Saint-Jacques.Téléphone Bell Uptown, 3132, Montréal.COLLEGE SA1NTE=CR0IX FARNHAM Cours commercial français et anglais, la rentrée est fixée au 7 septembre.ACADEMIE COMMERCIALE Tï NICOLE! En outre du cours régulier il y a une classe spéciale et une classe anglaise.La rentrée des élèx'cs est fixée au mardi 6 septembre 1910.194—8 MONT- S AINT » LOUIS 144 rue Sherbrooke Est, Montréal Commerce—Sciences — Littérature L’examen des nouveaux élèves et la rentrée des pensionnaires auront lieu le 13 septembre ; la rentrée des externes, le lendemain, à 8.30 heures.Séminaire de Joliene Cours Préparatoire, Commercial et Classique.La rentrée des élèves aura lieu le 13 SEPTEMBRE Collège de l’Assomption La rentrée des élèves aura Heu jeudi, le 15 SEPTEMBRE.DOMINION GOAL CO, -LIMITED- MINEURS ET EXPEDITEURS DR CHARBON DOMINION pour VAPEURS Crlhle, brut (rue oi mine), mélaïun vi.acjs) Pour renseisnemocts s’adresser aux BUBEAtJX DE VENTE.ll& Bu* S.-Jacques, Montréal.Télénliane Mats 4491.MINES D'OR HAVIUND,Limitée Rapport complet expédié gratis sur demande.Actions de Cobalt achetées et vendues à commission J.W.MICHAUD, STSZ 205 S.-JACQUES, Téléphone Bell, Main 5503 GRAND CONCERT SELECT à la salle Windsor LE 9 SEPTEMBRE 1910 à 8 h euros 30 p.m.MM.Jos.Saucier, Cliamberland et Dubois y prendront part.Prix des Billets : SI.00 et $1.50 Ko ventechez.Kd.Archambault,312 Ste-Cathe-rine list, Tél.Kst 1S12, chez Kdernrrl Cou tant.107 St-lacques, Tél.Main 77(1 et aussi à la rotonde de la salle Windsor.Département des Travaux Publics et du Travail Québec, Jer septembre 19 Des soumissions cachetées, adre à l'honorable L.-A.Taschereau, ministre des Travaux publics el Travail, P.(j., seront reçues i'hôt, gouvernement, Québec, SAMEDI, ] septembre 1910, entre neuf heures et une heure p.m., pour la cous tiou d'une nouvelle Bibliothèque nexée à ia bâtisse actuelle du P ment de Québec.Jusqu'à eette les plans et devis des travaux à e ter seront visibles au bureau de Marchand et Tanguay, architectes fiés, 20 1-2, rue d‘Aiguillon, Qu tous les jours de Si heures du,math heures de l'après-midi.Chaque soumission devra être ae pagnée d'un chèque de trente piastres ($30,000,00) sur une banqu gulièrement constituée et acceptée cette même banque.Ce chèque, ] ble à l'ordre de l'honorable min des Travaux publics et.du Travail, confisqué au profit du gouverne dans le cas où le soumissionnaire serait de remplir les engagements comporte sa soumission.Les autres chèques seront remis de droit au plus tard le 24 septo prochain.Le gouvernement ne s'engage | accepter ia plus basse ni aucune soumissions.Par ordre, ALPH.GAGNON Secrétaire du département des Tra PtiOiie* et, du Travail, P.Q N.B.—l’as de reproduction *«,, ordre spécial et par écrit de ce dén ment.Ce journal est imprimé a,.No ¦; , me Saint Jacques, à Montré,,!, j La Pub’,ici,e là responsabilité l.i lecj.Henri Bourntsaylirecteur-gérni LE DEToin.venaredï, 2 Rpptenibrp.îOlO.8 Le français tel qu’on le parle .et tel qu’on l'écrit, hélas ' car' Dans le mémo numéro de i^ lutermé-tous les exemples de cacoiogie que je diai.e je trouse un en'reület très 'ais citer, je les ai relevés à peu près -ensé sur te néologisme “désuet” (tom autant dans les journaux, que dans les bé en désuétude).^ Dittré ne le^ donne conversations populaires U n’est presque personne qui ne dise 4‘ de suite ’* pour ** tout de suite .Or, “ tout de suite ’ veut dire immédiatement, et “ de suite ^ veut dire qui vient à la queue-leu-leu.“d’y vais tout de suite/' — “ d’y vais à l’instant/’ “ Trois jours de suite.’ — “ Trois jours se suivant.” Je reconnais que si Ton fait cette faute gros pas, ce qui n’arque bien sa date d'appa ri lion- Il n’y a en effet qu'une trentaine d années qu’il est employé.Je le trouve excellent, il est bien formé, du latin “desuetur"; il est court, We son a des analogies avec le sens,,, chose extrêmement importante, et il permet d’éviter une périphrase longue et lourde.Je l’adopte de tout mon coeur.Il faut bien se garder de repousser uu raison civil Au Congr,ès ç .t U Congrès des Socialistes r ¦ .— hucharistique DES SCENES DE DESORDBE SE PRODUISENT A TOUS MOMENTS Ouverture de l’Exposition des Modes —L'ASSURANCE MAGE.COUPE LE CHO qui rime qui en est cause n’est pas, la raison sieie, c’est la faute de " tout de suite’ néologisme'pour l ’unique lui-ineme.A ie regarder de près, est noûveau.'* tout de suite’’ devrait signifier |-;n sens inverse, j’entre en guerre “ tout à fait à la suite Kh bien contre le inêine publiciste quand il pro- alors, sc dit le rude bon sens populai- tège ‘ promettre” dans le sens de “as- re, si "tout de suite” veut dire “très ; surer” : ''-Je vous 'promets” que j’ai immédiatement ”, logiquement ” de bien travaillé.” .Promettre quelque suite” doit signifier ” immédiate- chose dans le passé 0u même dans le ment ; ” car ” tout” n'est qu’un su- présent ! t ’est le renversement de tout perlatif.Eh! Eh! c’est bien raisonné, bon sens, et il ne faut pas que le bon Il n’en est.pas moins que, seul, "tout sens soit renversé par la langue.Je de suite" veut dire "immédiatement.” conviens — ce qui étonnera peut etre C’est la règle de quatre siècles.quelques personnes — que •’promettre 11 n'est presque personne qui ne dise : dans le sens d “assurer ; n est nu 11e-et qui n’écrive “ émérite ” dans le n>el't néologisme m un plebeno- sens de “qui a du mérite”.C’est la .H « toujours etc employe, et mais la rime quelquefois par de bons auteurs.e né ri te ” \ eut; Conil)te pour rien 1 exemple tir- de , , “l’Avocat Patelin”, l’auteur y “fai- dire simplement qu, est u 1» 'etrai- parlej.||n personnage populaire” • 1 1 Ile -1.1 1 ’ et pouvant le faire mal parler exprès retraite pour avoir du mente, te se- ^ J]',-,tant responsable.Mais Murait trop commode.Hère l’a employé et en faisant parler Depuis environ un demi-siecle, y : gPns qu| parlent correctement; et “Hail lettrés.et j'y comprends quelques ele-, cine ]ui.m,-me • ( !) a fait dire à Axiales de l’Ecole normale supérieure, di ne (|ans "Alexandre” ; sent couramment "causer à quelqu -1 un.” ( est un joli barbarisme.Ou1 je m’eu souviens.Seigneur, vous me '' parie ” a quelqu un, on ^ eause l'aviez promis at ec quelqu’uh.Savez-vous d ou vient j Qu'Alexandre vainqueur n’avait plus la faute ?C’est le sentiment d une d ennemis, nuance qui s’est perdue.On croit que, “ causer ” et “ parler”, c’est la tnê y |a \l‘rité.ici l’on pourrait chica-me chose.l'oint du tout.“ l'arler.ner.Ou ])ourrait dire que “n’avait t est simplement émettre des mots.Un ; plus” est synonyme de "n’aurait plus” peut parler seul.“Causer”, c’est ! qu’il veut dire qu' “à partir” de sa “échanger des paroles.” 11 faut être ] victoire Alexandre "ne tiendrait” nu moins deux pour mologie l’indique, du reste causer.E êty-'Oausari” veut dire “ discuter .H faut être au moins deux pour discuter.Donc, on parle à quelqu un : on cause avec quelqu’un.(’ette méconnaissance de la nuance en question est telle, cette conviction que " causer plus personne pour son ennemi, et que, par conséquent, “promettre” est bien employé avec une idée de futur t que lu chose “promise” est future.Mais ne chicanons pas.De quelque autorité que soient les exemples, .je dis ici : Tant pis pour les exemples ! Quand Copenhague, 2.— Et, la discorde, continue à présider aux séauces du cou.grès international socialiste.Le vacarme était si intense hier, que les orateurs ne pouvaient se faire entend re.finalement, le calme fut rétabli et les délégués Allemands et Autrichiens parlèrent en faveur d’une résolution à propos du chômage.Ils proposent que, durant une crise industrielle, l’Etat soit tenu de venir eu aide, financièrement, aux unions ouvrières.Les Anglais s’opposent à cette mesure.ils voudraient que l’on étudiât les moyens pour prévenir le chômage, plutôt que la façon de le soutenir temporairement.ils s’abstiendrout au vote.Les Français et les Américains parlent dans le même sens et la proposition est retirée au milieu d’une violente agitation.Dans sa séance pleinière d’aujourd’hui la convention a voté une résolution demandant à la convention, l’établissement d un système d’assurance universel contre le chômage.Cette assu rance devra être suportée parles propriétaires des moyens dp production.La résolution déclare, eu passant, qu’aussi longtemps que le capitalisme sera le maître if ne sera pas pos Dde de trouver autre chose que des palliatifs pour remédier aux conséquences du chômage.La resolution a été votée malgré l’abstention des délégués français, anglais et américains qui ont déclaré que cette résolution était, à leurs yeux, beaucoup trop vague.veut dire ,m”" .*ens.quand elle aurait été em-je " Matin ” : “ Ce jeune homme, qui 1 P»1’ »?*•"«*.f»?nc Pellt 1 a';o!r J A * .If -— - .11.1 _j.ne sait même pas ’ causer le ira vais.r\__j .i:.„ ." .lo von.I «“° » "Mjuwe* que p.u est contre bon I été que par inadvertance, et elle doit ,, -, , iêtre étranglée.Or, une pierre de tou- ( auser le français est mena , .; , I, , , , „ , , i,.; che a montrer que promettre une eho- ble.Quand on vous dira : Jf 3 I ^ pasaéG.ou présente’’ drats tous causet , icpoiu , / ¦ .° - Se,nS- c’est (pie l’on n'emploierait pas Des ennuis ou des désagréments dallfl |e même sens le mot M.AHred Dugnet.dans 1 Internio- |)j,.;p;,.vnus diairc des Chercheur ’ ' et Curieux, range au nombre d('S locutions criminelles “ en imposer ” pour dire inspirer du respect.C’est “imposer” qui signifie “ inspirer du respect , et en imposer signifie “mentir .-le lui donne d’abord tort et ensuite raison.,1e lui donne tort en ceci : qu il lise “tous” les auteurs français du AA Ile siècle et du X V ! i le ; - c.est 1 affaire d’une matinée.— il s’apercevra qu'ils n’ont jamais fait ta moindre différence entre “imposer’ et “en imposer , et qu’ils ont employé indifféremment “imposer ” pour dire “ inspirer du respect ” et pour (lire “ mentir "en imposer ” pour dire “ imposer du respect ” et pour dire “ mentir Je lui donne raison en cçv.i ; les grammai-riens s-’étftnt aperçus qu’il y avait deux locutions et deux sens se sont dit : ’’ Pourquoi ne pas attribuer un des deux sens à une des deux locutions et l’autre sens à l’autre locution ?” C’était de très bon sens ; c’était très raisonnable ; on les a suivis, et 1 on a agi sagement.Mais que ceux qui ne les ont pas suivis promesse .a promesse que vous m’avez faite de vous être marié en 1S7.-, 7“ Diriez-vous : “La promesse (pis vous me faites que vous avez soif me persuade de vous offrir un verre de bière ?’’ Non.La cause est entendue : il ne faut employer “promettre” que pour une chose à venir.Sur ce, je vous “affirme” que res études sont intéressantes,, et je vous “promets’’ d’y revenir de temps en temps.EMILE FAGUET.(“La Croix Illustrée”) Les certificats de licences des hôteliers UNE INTERVIEW AVEC LE TRESORIER DE LA PROVINCE, L’HON.M.MACKENZIE.Interviewé aujourd'hui, aux bureaux du Couverncmcnt.relativement à la .confirmation des certificats de licences soient incorrects, on ne peut pas dire Aies hôteliers ou, restaurateurs dont les logements 110 sont pas tenus conformément à .a loi ou qui,, à d’autres points de, vue enfreignent cette question qui a cela.En revanche, je trouve AL Altred Dugnet beaucoup trop indulgent quand je le vois admettre ces locutions, très usitées chez les illettrés depuis environ trente ans: '’J’ai très peur, j’ai très soif, j’ai très faim”.Cela est de langage enfantin, et contraire à 'toute la langue.‘‘Très” est chez, nous le signe du superlatif; par conséquent, il ue adjectif soulevé des polémiques dans les jour muix le printemps dernier, l’honorable M.MaeKenz.ie, Trésorier de la Province a déclaré ce qui suit : “Les percepteurs du revenu provincial émettant des licences d’hôtels et de restaurants sur la production de certificat confirmé par les Commissaires des Licences, dans les villes de Montréal et peut être employé qu avec un .,,tOTt„.lr, ou un part icipe adjectif.L'employer : ^ Québec.et |es Conseils Muniei avec un substaut.it, ce n est pus m^u' ipalix.dans les autres parties de la trir la langue, c ’est la fracasser.I,>,r,> j Province.C'est à.ces Commissaires et ai très t’aiin , lots t PIANO GRATIS KING (ÏKOUGK 1>ARK 1 iontfiio-rointe.annexée t\ Montréal.La localité la plus avantageuse jamais mise sur I»* marché.I.es lots y sont de 1208 p.c.A, $00 p.c.moins cher que partout ailleurs.Prix «le $11!.'» à $000.payables par petits versements mensuels.S’adresser, .1 .-K.HOY.08 Saint-François-Xavier, ou lUONOLT «Y IU0-MlNtîTON*.Il Craig Kst.ECHANTILLON DU PIANO VISIBLE A NOS BUREAUX Il n’y n pus f.craindre sur la valeur du piano.Ce magnifique Instrument provient de ta maison Willis, et porte par le lait même la meilleure garantie de valeur possible.Mesdames, si vous voulez admirer les plus nouvelles créations de la Mode pour l’automne 1910, allez à la Maison VIAU, angle Ste-Cnthcrine et Dufresne, demain, lundi et les jours suivants.fil LE VAPEUR "IMPERIAL Ira à la rencontre du Légat Papal DEMAIN, A 2 HEt’RES 80 I».M.L”Tmpérlai”, partira du quai de la King Edward Park, 1-2 mille avant le Parc Dominion.PRIX, "Oc.ENFANTS.»3r.Après la réception.l"Tmpérlal" arrêtera au quai Victoria et continuera b son quai.|Le National à Vancouver Ottawa, 2.—¦ Les .loùtos pour le fon-cours de la coupe Minto outre ion club» New.Westminster et Nntionnl surnitt Heu les 17 et 19 septembre.A Toronto T.tt rommlsrlon exécutive i hier, de permettre au Pacifl* dion de poeer rie» rails tempoi Lake pour l'extension do ses garage et de son service de v IjK DEVOIR, v»ndro.}i.2 Septembre.1010; La Vie Sportive Sur la Passerelle A la “Sauvegarde” INVASION PACIFIQUE Ils débutent par une victoire à Toronto Toronto.‘2 septembre.— Royale • 'Ht n - bien débuté, dans leur série Contre Je- M^ple Leaf, remportant la victoire sur ces drmiers par un score d* • » à U.Btirchell était (le trop pour l'oronîo, Id?r.H n fut «pie deux fois eu danger et ints sur ï-ck offres.Burcbell retira neuf hommes au half n.I! reçut d ailleurs, do ses to* équipiers, un support impeccable.Montréal compta doux points dès la deuxième reprise, à la suite d un but sur balles, d’un “happé par la balle ’ et de deux coups simples par Holly et K riche!.Les HuyaU ajoutèrent un autre point à Jour total, dans la cinquième.Score détaillé : MONTREAL AB.H.H.PO.A.E.0 2 1 0 0 a 0 I 2 1 0 1 n n 2 o R _____ ‘Willchad", ligue eauado-allenian- I de, quitte Montréal demain matin pour 1ère course.—lo, Nettie Marchmont ; j Rotterdam avec une cargaison de r**- Okolona.Tempi Hergoo ; -e.de f erbia ne.Ces rejets sont adre à l’Allemagne qui en fera de _________main-d’œuvre coûte si peu Vons Tourney.Jeraps : cher et la machinerie est si ingénieuse, 'ellt I chez Guillaume, que môme après avoir Hubuc .è eager, 3h.Aonrs.c.f.Demmitt, l.f.Nat tress , ‘Jb.-t ockill, 1b.Holly, s.s.K r ici lo II.c.lîurchcll, p.1 •Jo, Bettie Sue; 3 1.00 4-5.^ème course.— î pansionist ; 3e.4.-J6 15.3ème course.- lo.I.ightwool : 2c, Hang ; 3e, Spindle.Temps : I B* lèmè course.— lo.Toy Boy ; -c, Avondale; 3o, Lady Sybil.Temps : 1.05 4-5.Gèmc course.— 1»».«ludge : —e.*lohn Graham ; 3e.My Gai.Temps: 1.46*2-5."ème course.—lo.Malatirie : 2c.1 u-bal : 3e, Woolcasta.Temps : l.‘M*.Sème course.—- lo.Spellbound : 2c.Lad af Langdon : 3e.Rifleman.I emps 1.30 3 5.jets ! sés l*x" I jouets Ces jours derniers il y a eu une cou férenœ dagents »lc la ‘ Sauvegarde’ com|>agn»e canadietme-françai-* ^ NNmblie/ < surance-vie, à ses bureaux, T.Place j ; ] d* Armes.M.Bonhomme, i‘organisateur et le gérant de cette compagnie d’assurances H prononcé, devant ses nombreux agents, un long discours où nous relevons les judicieuses réflexions qui sui- 11 faut pas perdre vue que, paye le transport du ferblane importé jK>ur exercer profession avec avan-et du jouet exporté, même après avoir tage jx>ur 1^“ compagnie qui Lemploie réglé le» droits d’entrée, le prosséder plusieurs qualités indispensables, dont les principales Le record des Salmonbellies 11.S ONT REM Fl I RT K CETTE \N-NEE LEER Ql A roR/,1 EM E CHAMPIONNAT New Westminster.C.A.'2 septem- brp.I.cs Salmonbcllics ont rcmportP samedi dernier leur quatorzième championnat de la ligue que forme i’asso-eiation de «rosse de la Colombie Anglaise, en remportant la victoire sur l’equipc de ^ amsouver, 1 / 7 0 1S93 TOKONTU 1894., New-West minster AH.n.rr.DO A.E.J 895.• .Nev.-'A cctniin-ter Slin"', r.f.4 0 i -) u (l |S96.\ ancouver Drlchantv, l.f.1 0 -> tl (} l) 1 ‘997.New - Westminster Il’Il a ni.i:.i.»» 0 0 -) 1 tl 1 898.New-W est minster McDi mlil.c.f.tl 9 0 0 0 0 1899.New-M er(.minster j Slat ten-, lb.t 9 0 9 0 0 1900., , ., .New-M rstminster Mullen, 2b.•> 9 i t 1 0 1901.NewO (-1 minster Fitzpatrick, 3b.I 0 0 1 3 0 1902.Ncu-Westminster Vaughan, s.s.(1 i 1 o 1 1003.¦ \ancouver Vandv, e i 0 0 s 3 t! 1904.Vancouver \iilian, p.¦.•J {) i tl 3 tl 1995.New-West minster MoGinlcv, ]i.f T 0 0 0 0 n 100(5.New-Westminster \l\:‘l)py i 0 n n 0 n 1007.No w-Wcst minster \\ I'onneinanu •• i n i 0 8 0 1008.New Westminster \x.\Muller .n 0 0 0 0 0 1009.New-Westminster — 1010.New-Westminster 32 0 7 27 11 J allemand [«eut vendre le joujou mécanique à un prix dix fois moindre que si le même article était fabriqué en Amérique.SURPRISE AGREABLE Le “Sicilian”, ligne Allan, est arrivé hier à Québec.Ses passagers, dont la plupart étaient venus au Canada pour assister aux fêtes du Congrès Eucharistique, ont pu débarquer quelque temps «lans la vieille capitale et assister à toutes les cérémonies qui ont marqué J entrée du légat sur le tern-ritoire canadien.Le Sicilian” est arrivé à Montréal cet avant-midi.SUR LES QUAIS Le débarcadère que la commission du l«ort a fait construire au pied de la ru» .McGill, ou plus précisément devant ses propres bureaux de la rue de la Corn imine, est à peu près terminé.On a argenté le dôme.L’aspect est très joli.La décoration «les rues de la Commune et de la rue des Compiissaires est commencée et la besogne est rondement menée.LE DEFI DES ALLAN .sir Hugh Montagu Allan, directeur «le la ligne Allan, disait hier à Londres que les plans avaient été préparés pour la construction de deux paquebots qui seront plus gros et plus rapides que tout autre transatlantique de la route laurentienue.Les quilles seront posées bientôt.DANS LE PETRIN Steven JJalrymplc, l'un «les cuisiniers du Richelieu et Ontario, a été arrêté hier après-midi, à Toronto, sous prévention de complicité dans les vols qui ont été commis «lans l’office du “Toronto.” C’est le sixième prévenu dans cette affaire de grivelage.«le ln ténacité et de la cor,fiai)ce en soi 'rient la réussite, et la periévérance est la clef «lu succès, L'IMTI VT1VE >nn> relie qualité, la sollicitât ion reste stérile.Tout homme ayant le désir de réussir doit la posséder et la mettre en pratique.|ue votre initiative doit aussi s e tendre aux sous-agents que vous pouvez posséder.L A BON t u \ LU I .— Ne vous faite- jamais attendre.mais donnez en toutes circonstances l’exemple d’une ri-goureuse ponctualité.Ne remettez ja mais au lendemain ce que vous pouvez faire le jour même.LA ('(H K l olsli:.— Agirez tou-j jours avec courtoisie envers tout le monde.l’.vitez de provoquer des dis-1 eussions oiseuses, surtout avec les a- j gent- des autres compagnies .mais, ce-, pendant.* ne les fuyez pas, aoceptez-les même, si elles sont opportunes, et cl- j les pourront, dans ce cas.vous prépa-sur un excellent terrain.LA Bo\\l .roMM LI K.—11 est inu-j tile d'insister sur ce point capital, i Sans i.'i bonne conduite, l'estime n’cx- j isle pas.et sou venez-vous que.dans lai sollicitation plus que dans toute autre chose.In réussite des affaires re|>ose principaleim nt sur la confiance qu’ins-i pire le solliciteur et l’estime qu’on lui j accorde.Se respecter soi-même et respecter les autres est le moyen le plus I sûr de se faire respecter à son tour.Courrier d’Ottawa R & ?Nav.Cg.Excursion sur lefleuv8 à la rencontre du Léfat Papal SAMEDI, A 2 h res P.M.Le vaste nouveau vapeur Trois-Rivières quittera le quai Victoria pour un délicieux voyage fluvial allant à la rencontre du Lady Grey et l'accompagnant au retour jusqu à Montréal.Prix du Passage : 50c ; entants moitié prix.Bureau des billets en ville.126-128 S.-Jacques.( En («ce «te l'Hote! d«a Postei.ï sont l.'ex[)*»rience.l'éu»rga», la voloult', l’activité, la persévérance, l’initiative, la ponctualité, ln courtoisie, la bonne conduite.I.’EXPERIENCE.- Tout agent doit avoir «le l'expérience en a-surauce et 'appliquer à connaître les principes généraux qui constituent sa base fondamentale.En plus «h-s diverses combinaisons qu’offre la Compagnie qu’il représente, il doit posséder, du moins en partie, celles de toutes !«•> Compagnies concurrentes, afin «l'être sûrement et efli«*accniont apte à réfuter h'> objections éventuelles «jui pourraient lui être faites.L’ENERGIE.— Il doit avoir un caractère énergique.L’agent sans énergie est une lampe sans huile.Dans (pielque circonstance qu'il se trouve, il ne doit jamais se tnissci aller au au montant (1e *4,7.au mon- DECORATIONS, CONG! IES EUCHARISTIQUE Profitez de cette semaine pour donner vos commandes, la semaine prochaine les prix seront plus élevés.“P.A.D.ROBERT” 333 NOTRE-DAME EST I (Successeur Beullae Ltée) Main 177').Main 3045.VENTE D’OBLIGATIONS Ottawa, 2.— Cet après-midi, ie Bureau de Contrôle ouvrira les soumis- xT’rappa pour Killian dans la Tième.\\ Frappa paur O’Il ara dans la ‘'èuie xx\('oiirut pour Tonneinann.dans la huitième.Score par reprises : Montréal .'.020010000-:?Toronto , .,.000000000—0 Sommaire.- Coups de deux buts : Mullen, Y «'figer.Drlehanty.Sacrifices: Y eager.Burr bell 2.I.nissés sur les buts : Montréal I.Toronto 0.Retirés au bâton : par Burchell 0.Killian :?.MrCinlev.d.Buts sur halles : de Burchell de «eillinn 2.Frappés par le lanceur: ('ockill.Krichrll.Arbitres: Stafford et Murray.Temps : ‘2 hrs.Assistance : 1.000.0 ALT’’ I- - ’ K ‘ ! I S LIGUE DE L’EST Providence : .Tersej- City .01X1002002—1 Providence.000000000—0 Frill e( Butler : Sliné et Fitzgerald.‘ Arbitres, Halligan et Byron.A Buffalo: Rochester.100000000—1 Buffalo."JOlOOOlOx—4 McConnell et Blair: Taylor et liams.Arbitres.Kellv et Bovle.Wil- FOSTUON DES Cl.ITS G.P.Fouro.La Commission Nationale de Base-bail Cincinnati.Ohio, 2 septembre.— En commission Nationale de Base-Bail, après une séance de son comité qui dura près de deux heures, en est tenue à la conclusion de ne pas permettre cette année les joutes ordinaires «le fin de saison qui se jouent chaque année entre les meilleurs professionnels des deux ligues majeures.Nationale et Américaine, joueurs «ju’on a triés sur le volet.La commission a aussi décidé, à la même assemblée, d’approuver la liste suivante de joueurs engagés par le club Chicago, de la ligue Nationale.La plupart de ces joueurs sont des jeunes que l’on met à l’essai: Altizer, de Minneapolis : George P., Indianapolis : Halla P.Louisville : \ it te.Burnham, P.Mgdison : Pope, P.-Jacksonville; Luyster, P.Columbia; Wotveston.P.Burlington: Hall, ss.Adrian : Moeller.If.Rochester: Kaiser, p., Paris, Ivy.; Buck, p.Fort Worth ; Robertson, p.Port Wayne : Killilay, p., Spokane ; Griffin, p., Atlanta: Wolfe, rf., Lincoln: Stewell, s., Lincoln ; -lames, p.-Dickson : Harter.cf., Portsmouth: Lowery.If., Houston», Fanning, p., Galesburg; Kir-wan, p.Fen.du Lao, et Viox, sc., Lexington.Rochester .Newark .Toronto .Baltimore .Buffalo .Montréal .Providence .Jer&ev Lin 51 If.LIGUE NATIONALE A Cincinnati : Pittsburg .Cincinnati .I 'amnitz, ct Clarke, lie.nonooi ooo—i .00000100x-l Phillippe ct Gibson «; I Arbitres, Rigler et Il faut voir la magnifique expo= sition des Modes d’automne a là Maison EUGENE VIAU, angle Ste= Catherine et Dufresne.Ouverture, Samedi et Lundi, les 3 et S sept.-f- Chez les ouvriers POSITION UES Chicago .Pi Ifvbuvg , .Ni;w-)'t>rk .Philadelphie * inuhinnti .S aijjl - l.i?u i-Brooklyn ., Boston ., .Le Conseil «les Métiers et du Travail a tenu son assemblée accoutumée nu Temple du Travail hier soir.MM.F.Foster ct Francis Payette ont été nommés délégués au Congrès : dii travail qui se tiendra le 12 septem-! lire à Fort William.N ! Le conseil n décidé de soutenir les -o» jim ion» des Briqueteurs ct- des Mayons ’.'b?I flf!ns l’affaire de M.Marquette, agent -ol d'immigration provincial.Il fut ur«‘au du Secrétaire municipal, une certaine animation, en demandant si c’est à l’occasion du défilé du cortège dfi Légat papal, demain après-midi, qu’on avait éventré une partie de ’a chaussée dansla côte du Beaver-Hall.L’ingénieur municipal, M.Barlow, mandé d’urgence, a promis que le pavage de la rue Lagauehetière serait terminé ce soir-même, et il a expliqué que, .Ld des travaux étaient en cours dans la côte «lu Beaver-Hall, du moins ies deux-tiers de cette voie seraient libres A la circulation.C’est bien heureux, vraiment! II est évident que l’administration de la voirie s’est fait un point d’honneur d’oflffTrir à l'admiration de nos hôtes, distingués une rue en travail «le réfection.C est d’autant plus heureux que cet état contribuera pour beaucoup A conserver à notre ville sa physionomie distinctive.La réception municipale L’éolievin Télreau, appuyé par son cologne .M.Letourneau, proposera octt.o après-midi, devant le Conseil municipnl, quela réception que la Ville de j«lentra»''] donnera, le jeudi soir S, aux délégués an Congrès Eucharistique, smt d’un caractère populaire, et, que tout le monde y soit admis, sans qu’il soit besoin d'être porteur d’une carte d’invi tation; et aussi, pour permettre A.tous les contribuables d’y assister, qu’il n’y ait aucune tenue île rigueur si ce n’est le vêtement noir pour les hommes et le corsage montant pour les femmes.D'autre part, l’ée.lievin Handurand, Président de la Commission des récep tioas, déclarait ce matin que rien 10 serait changé nu programme, que la réception aurait l’allure d'une fête mondaine à.laquelle on ne serait admis que sur présentation «l’une carte d'invitation, et que.l’habit serait de rigueur.L’éehevin Dandurand anéantira, dit-on, la proposition Tétreau, en la renvoyant ‘'à- la prochaine séance”.Le Père Vaughan au Monument National 1K.F.Bernard Vaughan, le célèbre prédicateur jésuite anglais, donnera lundi prochain, au Monument National.une conférence publique.("est un événement qui mérite d’etre signalé.Lo I*.Vaughan est un maître dans la connaissance do la société moderne.11 a stigmatisé en des accents enflammés qui ont remué tout Londres.les vices du jour et particulièrement le défaut de caractère, la soif des richesses et des honneurs, la course aux plaisirs.Fc sujet qu’il a choisi pour lundi soir nous permettra d'entendre un do ses discours vigoureux qui ont consacré sa réputation mondiale.1 .o F.Vaughan traitera «lu “caractère”, que c’est là le tout «le l’homme, que.les sociétés valent en proportion du nombre d’immmes de caractère qu’elles possèdent.Nos lecteurs savent si ce sujet est pratique au Canada.11 faut donc que la grande salle du Monument National soit bondée, lundi soir.Nous invitons particulièrement les hommes publics à s’y rendre en foule.Cotte mfeienee a lieu sous les auspices de la Catholic Social Study Guild, une association fondée par quelques anciens élèves du collège Loyola, pour l'étude des questions «sociales.Nouvelle École Normale des jeunes filles LES DAMES DE LA CONGREGATION CONSTRUIRONT, A L’ANGLE DE LA RUE SHERBROOKE ET DE L’AVENUE ATWATER, UNE MAISON DE $150,000.— L’EGLISE HISTORIQUE DE NOTRE-DAME DE PITIE SERAIT DMOLIE.Lus MM.«le Saint-Sulpice ont fait cadonu aux Daines d
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