Le devoir, 10 août 1910, mercredi 10 août 1910
PREMIERE ANNEE—No.181 MONTRfcAL, mcKCREDI lü aih/i, UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : W'W'k et Administration Edition Quotidienne: H H ¦ " ¦ ¦ W A ¦ f fl ¦ ¦ ¦ ¦ RUE SAINT-JACQUES.Canada et Etats-Unis.¦ ¦ ¦ MeÆ ¦ Ê H ¦ ¦ MONTREAu postais.Rgj |R8k ^8 |H ¦¦ Vf B HH ^H ¦¦ ^ Edition Hebdomadaire : HiHil H H H i HI H H ¦ H H ¦ TELEPHONE ; .Mi M Wfk_^Æ, JBjm ma ^H ^Hl REDACTION : Manx 0.Etats-Unis St Union Postale.,1.50 riHHBHi HHHHH WÊÊÊÈ^ ¦HHMH HH ADMINISTRATIONï ^461 Directeur: HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS! \ La Question Maçonnique LA LEÇON DE L’ENQUÊTE Lr débat soulové par l’enquête municipale sur les faits et gestes de ]’Emancipation se complique.La tentative d’étouffement de 1 enquête menée par l’un des Frères, M.Joseph Fortier, est suivi ‘'"•me attaque contre M.A.-J.Lemieux, l’auteur de la petite brochure qui a tout d’abord prétendu lever le voile du Temple.M.Ludger La-rose, qui affirmait n’avoir rien de commun avec ]'EmancipaHon et que ses Frères ont l’un après l’autre dit être le secrétaire de la Loge, prétend avoir été dévalisé par M.Lemieux, un soir d’avril dernier.D’après les journaux, l’agresseur vrai ou prétendu de M.Larose lui aurait enlevé un certain nombre de documents maçonniques.M.Lemieux proteste de son innocence et a prié Mtre N.-K.La-flamme de conduire sa défense.Sur ce nouvel incident, comme sur celui du congrès eucharistique, nous attendrons pour formuler nos conclusions personnelles que les tribunaux aient terminé leur enquête.Uais il est impossible de ne pas constater qu’un certain nombre de faits sont dès maintenant acquis, et celui d’abord de l’existence de la Loge.Voici quelques mois on affirmait carrément que ce groupe n’existait pas.que ceux qui croyaient à l’existence de l’Emancipation étaient simplement des visionnaires et des illuminés, bons tout au plus à recueillir la succession de Léo Taxil.Or sept ou huit des principaux membres de la Loge en ont déjà publiquement reconnu l’existence et ont établi qu’elle tenait des séances régulières.Sur le caractère et l’esprit de la Loge, la lumière—et nous ne parlons pas de l’incident du Congrès—se fait aussi, et d’une façon éclatante.Le Frère Louis Laberge a publiquement reconnu l’authenticité de son règlement, tel que publié dans le Devoir—et ceci prouve, pour le dire en passant, que nous étions solidement documentés; il en a même réclamé la paternité.Or ce règlement rattache la Loge au Grand Orient de France, l’un des corps les plus violemment anti-chrétiens qu’il y ait au monde, et il contient des dispositions spéciales, d’un sectarisme particulièrement agressif, et que n’ont pas encore adoptées bon nombre de loges françaises.11 est prouvé aussi que les Frères avaient réussi à pénétrer un peu partout : à la direction du service d’hygiène de la ville avec le Frère Laberge, à la direction de la police avec le Frère Grandchamp, à l’inspection médicale des écoles catholiques avec le Frère Henri Desmarais, à la direction d’un journal catholique comme la Tribune de Sherbrooke, avec le Frère Ohaput, à l’Académie Commerciale catholique avec le Frère Ludger Larose, etc.Si les révélations continuent.on verra qu’ils avaient m- étendu plus loin encore leur fluence.Tous les Frères ne manifestent pas la même ardeur.11 en est un certain nombre qui sont entrés là par simple désir d’arriver ou par étourderie et qui ne demanderaient pas mieux que d’en sortir, s’ils ne craignaient de s’attirer la haine ou la rancune de leurs Frères.Nous constatons simplement que la Logo constituait un centré de propagande anti-chrétienne et que, grâce à l’obscurité dont ils avaient su Sf> couvrir, les Frères pouvaient exercer leur action dans les milieux les plus divers.Les lettres publiées depuis quinze jours établissent qu’ils pouvaient trouver dans le Cercle Al-pha-Omega, dans d’autres groupes encore, une aide effective.Ils avaient réussi à pénétrer dans certains groupes apparemment indifférents et où ils exerçaient une active influence.Il est évident que les révélations faites depuis quelques mois gêneront l’action des Frères.Connus, ils perdent une partie de leur force.Lorsqu ’un journal qui compte parmi ses collaborateurs et ses amis deux, trois ou quatre Frères authentiques, essaiera par une manoeuvre plus ou moins directe de servir les intérêts de la Loge, on saura maintenant qu’il convient de se méfier.Mais il ne faudrait pas s’imaginer ({ue la publication même de la liste complète des Frères abolirait leur influence et nous permettrait de dormir sur nos deux oreilles.Elle ne supprimerait pas les Frères, elle ne les empêcherait pas de continuer à travailler; elle n’interromprait pas surtout l’oeuvre de ceux, plus dangereux peut-être que les Maçons à tablier, qui.sans porter l’équerre et le compas, partagent et propagent les idées de la Loge.L’enquête engagée depuis quinze jours aura établi l’existence chez nous d’un centre de propagande antichrétienne; elle l’aura établi de façon à crever les yeux des plus optimistes, et ce sera son principal avantage.Si nous ne voulons pas qu’elle soit inutile, il faudra prendre la résolution de contrarier partout les efforts de ce groupe et de ses alliés.Les individus sont peu de chose, et nous n’en voulons ni aux uns ni aux autres.Mais les idées comptent; elles sont créatrices de faits.11 importe donc de les combattre avec énergie, parce que leur diffusion, leur mise en oeuvre, ruineraient les traditions qui ont fait notre force et qui assurent notre vie.C’est l’intérêt même du peuple canadien-français qui commande la lutte contre les idées et contre les théories qui trouvent dans la Loge leur point de ralliement et leur principal levier.OMEB, HEKOUX.La “Vigie” en révolte C’est incroyable, c’est renversant, mais ça y est : la Vigie de Québec, l’organe salarié du gouvernement fédéral, l’enfant gâté - Ajax-Saint-Denis-Lemieux est en révolte ouverte contre la politique navale de Sir Wilfrid Laurier.Ulric Barthe, qui se ballade dans l’Ouest avec le patron, va en faire une crise de nerfs, e’est certain, pendant que M.Laurier va se demander si une révolte chez tous ses esclaves n’est pas à craindre.Car enfin, la Vigie constitue pour les ministres fédéraux et provinciaux.le prototype du journal avachi qui dira les pires bêtises, les insanités les plus monstrueuses pourvu qùe la crèche soit bien défendue.que M.Gouin puisse dormir en paix et Ajax-Saint-Denis-Lemieux caser en toute sécurité le dernier des siens.Et voilà que la Vigie lance à la tête de ses maîtres, les dures vérités qui suivent : MIS AU RANCAET Au co rs des dix dernières années, 136 vaisseaux de ia marine américaine ont été mis au rancart.Le coût total de tes vaisseaux a été de 89,80S,4B5.90.Trente-deux ont été vendus A l’enchère pour la somme de 8208,779.41.La perte nette au gouvernement n Jonc été do 19,538,718.49.Les nome de la plupart de ces vaisseaux «ont Incou-nus à la majeui o i-nrtie de ao» leeteurs: mai* ceux qui doivent bientôt avoir lç tort de leur* devaasiora portent de* nom» familière, Ce eent jet ereiseura Boston ot Detroit, la e&aastdire Çan= tord et le torpilleur Wlnslo», Ainsi passe la gloire.Ces vaisseaux ont tous été construits à l’époque où les navires de guerre étaient presqu’inconnus, où les dimensions étaient petites et les prix, peu élevés.Ainsi la perte qu’ils occasionnent est comparativement petite.Mais il y en a d’autres qui se font vieux et qui dans quelques années seront aussi mis au rancart.Chacun de ces vaisseaux coûte plus que tous les antres qu’on a retirés du service.Et le peuple américain paie la facture et s’étonne du coût excessif de la vie.C’est le prix de la gloire militaire.La marine vide nos goussets et nous gonfle le coeur d’orgueil.Mais n’est-ce pas payer trop cher cette gloire et cet orgueil 7 Xous croyons qu’un nombre toujours |croissant d’Américains en sont venus à •croire que les dépenses encourues à cette fin sont exorbitantes et que le plus tôt s'arrêter?cetto compétition insensée, le mieux ce sera pour le p?.-s et le jmorde” — ‘‘La Vigie”, pnfee 2.Vol ill.M•< PS, lundi -S août 1910.Qv'en dites-vous, les ‘’antibnuê-rialistess” d'iiier.‘'aatonomLr s’’ de îüOO, de 1904 et de J 90S 1 avez•tourné casaque pour suivre 'lord Grey?Le coup do cravache est-il assez ;cinglant sur vos échines?nomment trouvez-vous le coup de pied de l'âne que vous nourrissez à râtelier bien fourni ?Aux dernières nouvelles, je n’ai pu savoir positivement si cet excès jde franchise inaccoutumé est dû à une crise d'épilepsie survenue chez ce bravache de Turcotte.Le délicieux Samson, ce doux1 Paradis en sont-ils atteints?Ajax est-il pâmé?«T’ignore en-j core, , Qu’importe; il n'en rest -t de ; porter tin nid» coup à ht nolit:-| que navale du gouverner.er.t Leu.; tier et d'admeUre que d nnclensj navire» qui avaient eoûié èfl,308,.495J0 étaient de petites dimen.Le Complot s’organise Les révélations du “Canada” ne découragent ni les Nationalistes ni leurs alliés.Les révélations faites par le Canada de lundi ont créé dans le monde politique un émoi considérable.1 ans les cercles ministé-riels particulièrement, on a été stupéfié d’apprendre que les nationalistes et leurs alliés pouvaient entretenir d'aussi noirs desseins.Pensez-y donc : oser tenir, lé même jour, dans différentes parties de la province, des réunions publiques; oser y convoquer la foule et y parler de la marine de guerre! Le ton effrayé du Canada, la gravité et l’éclat de ses révélations, ne paraissent malheureusement pas avoir 'détourné de leur fatal dessein les tristes conspirateurs.Nous ne dirons pas de qui nous tenons nos renseignements— neus ne voulons pas faire le mouchard—mais nous sommes en mesure d’affirmer que le dimanche, 21 août, un certain nombre de ees hardis aventuriers opéreront une descente dans les comtés de Vaudreuil—l’escadron même du major Boyer ne les effraie pas,— de Soulanges, de Laval et de ( ’hamhly-Vcrehères.Il y aura parmi eux des hommes d’affaires, des hommes de loi et même des médecins.Chose douloureuse, il paraît que les auteurs du complot ont raccolé leurs meilleurs adhérents dans les classes les plus cultivées.Nous ne pouvons dire aujourd’hui l'endroit précis où les conspirateurs opéreront leur descente, mais nous croyons pouvoir l’indiquer dès demain.Nous croyons même pouvoir ajouter que les comtés de Laval, de Soulanges, de Vaudreuil et de Chambly-Verchères ne seront pas les seuls attaqués par les conspirateurs.A la dernière heure on nous informe qu'ils se proposent d’envahir trois ou quatre autres comtés, mais ils dissimulent avec soin leur plan d’opérations.Ils paraissent décidés de ne le communiquer à leurs amis que d’une façon extrêmement discrète: par la voie des journaux, par les affiches et par des proclamations faites aux portes des églises, le dimanche.Oh! ce sont de terribles conspirateurs, et.il faudra pour déjouer de pareils complots toute l'ingéniosité, toute l’astuce du Canada et de ses maîtres.LA CRISE ESPAGNOLE Que se passe-t-il réellement en Espagne?Il est bien difficile de le savoir, tant les dépêches sont contradictoires et tant nous avons raison de nous méfier de leurs affir-ma.tious.11 est extrêmement curieux cependant de constater avec quelle exactitude les meneurs de l'anticléricalisme espagnol paraissent vouloir copier les méthodes de leurs voisins de France.Comme eux, ils s’attaquent d'abord à l’enseignement congréganiste; comme eux, ils s’efforcent de rejeter sur le Vatican les responsabilités d’un conflit qu’ils préparent de toute pièce ; comme eux enfin, ils paraissent vouloir user du coup classique : le complot anticonstitutionnel.Quand les anticléricaux de France sont trop embarrassés, ils crient au complot contre la république.Parfois ils jettent en prison, en les inculpant de complicité, des gens qui ont passé leur temps à se combattre, tels Paul Déroulè-de et Buffet.Parfois ils se contentent de lancer la nouvelle du complot à la veille des élections, pour effrayer les électeurs timides, quitte à se moquer d’eux, le lendemain.M.Canalejas semble, lui aussi, vouloir jouer du complot.Il s’agirait de prouver que les manifestations provoquées par sa politique anticléricale sont purement le fait des Carlistes et qu’elles tendent au renversement de la dynastie actuelle.La chose est proprement invraisemblable.C’est à F attitude du Saint-Siège qui, en Espagne comme on France, a conseillé l’acceptation du gouvernement de fait, que la dynastie actuelle doit, depuis un quart de siècle! de gouverner sans trop de difficulté un pays jadis bouleversé par les révolutions.D’autre part, il est fort vraisemblable que les Carlistes,—c'est-à-dire.les partisans d’une autre branche de la famille des Bourbons, ceux qui voient dans le roi actuel et son père de simples usurpateurs.—prennent une certaine part à l'agitation qui semble intéresser aujourd’hui toute la population catholique de l’Espagne.Ils sont catholiques et leurs préférences politiques no peuvent les em-u'-her d» participer à un mouve- sions et de prix peu élevés.Elle admet que, pour les navires de guerre comme pour les chapeaux de ee.s dames, le prix est élevé et la mode changeante, et que “la marine ride leu goussets.“Il n’y a rien comme ees eunuques pour vous jouer de sales t.v.rs.’’ pense Alexandre Taschereau eu lisant son journal.TANCREDE MAESIL.ment, qui reçoit l’adhésion de la totalité de leurs coreligionnaires.Si la campagne anticléricale que mène présentement.M.Canalejas devait ste poursuivre, si elle recevait l’adhésion évidente du roi Alphonse, celui-ci verrait peut-être—la chose est même très possible—s’éloigner de lui bon nombre de Carlistes réconciliés, qui s étaient ralliés sur les conseils de Borne, et l’agitation antidynastique, sommeillante depuis des années, pourrait devenir vraiment dangereuse.Mais la faute en retomberait sur les ministres qui sont allés remuer le fond de la nation et la heurter dans ses plus vifs et ses plus chers sentiments.L’Espagne subit le régime parlementaire; elle ne s’y est,pas encore adaptée et personne ne prend beaucoup au sérieux les scrutins électoraux.Par contre les Espagnols sc rappellent qu’il n’y a pas très longtemps encore, on réglait à coups de fusils certaines difficultés d’ordre politique.Tl est fort possible, si la crise prend des allures réellement graves, que le roi Alphonse finisse par y perdre sa couronne,—à moins que le pays ne soit tout-à-fait mûr pour l’anticléricalisme.Et alors, ce pourrait bien être, au lieu de Dom Jaime, la république espagnole qui recueillerait son héritage.Mais s’il faut en juger par les nouvelles qui viennent de là-bas.la politique anticléricale est moins que populaire.Il faut même rappeler des troupes du Maroc pour réprimer les manifestations qu’elle menace de provoquer un peu partout.Quant aux prétendus complots où l’on voudrait impliquer certains cardinaux et les chefs de la protestation cat’ ” espagnole, ils font simplement hausser les i épaules.G’est l’argument classique, usé.• des politiciens de bas étage qui, ne ; trouvant plus de raison pour colo-j rer leur anticléricalisme, cherchent là se faire une arme de l’exploita-j tion du sentiment patriotique.C’est pour des tvpes de cet aea-j bit que Johnson a inventé la fameuse phrase: Patriotism is the last refuge of a rogue.” OMER HEROUX.Les travaux au Cap à ia Roche Ottawa 9.— l ue nouvelle machine travail!» depuis quelques jours à élar-eir le chenal du Saint-Laurent au L'ap à la Roche.("est un briseur de roche mécanique muni d’une lon/ue p n-ee pesant quinze tonnes et à i aide de laquelle «m fait sauter des quartiers de roche qu’un dragueur enlève du chenal.I ne inspection qui aura lieu à la fin de cette semaine fera connaître le succès de cette mach ne.LETTRE DE FRANCE UN ROMAN FEUILLETON.— L’AFFAIRE ROCHETTE ET SES DESSOUS — LA MORALITE DES AFFAIRES DE BOURSE.— LES ADVERSAIRES SONT TOUS ARMES.— LA VERITABLE TRAGEDIE.— LES DEUX EQUIPES DU BLOC SONT AUX PRISES.— IL FAUT DE L’ARGENT ! — LE ROLE DE M.CLEMENCSEAU.— LES DERNIERS ELECTIONS, Pa ris, 29 juillet.— Nous vivons un extraordinaire roman feuilleton : c’est le seul nom qu’il soit possible d'appliquer à l'affaire Rochette et aux travaux île la Commission parlementairo qui.avec un zèle louable, depuis qua Pu a pu dire avec vérité que, dans l’nffa ire Dreyfus, œ (pii comptait le moins, c’était l’individualité falote du personnage de l’ile du Diable.De même, dans 1 affaire Rochette, les protagonistes de ln pièce ne songent que très tre jours, a entendu tous les personna ; secondairement aux gestes do l'ancien ges mêlés peu ou prou à cette aventu- chasseur de restaurant, devenu par le rc.La Commission a décidé oc matin de surseoir à la suite de l’enquête jusqu’au *’> octobre.L’affaire est donc provisoirement close — ù.moins qu’elle ne renaisse brusquement par quelque a côté —et nous pourrons bientôt parler d'autre chose que des intrigues des politiciens.Mais il faut bien aujour d hui que je vous dise ce qui, au sens des gens informés, se dégatre fie cotte aventure, dont l’on n iait peut-être pas parlé dans un autre pays et, dont les rivalités féroces existant chez nous entre les partis ont, avec la méfiance naturelle aux démocraties, exagéré singulièrement l'importance.Il est évidemment fort difficile de connaître et de dire l’exacte vérité.I ne chose est certaine, c’est que, M.Rochette, financier improvisé, avait draine, pour l'employer en diverses af faires, une centaine de millions ; et que les procédés par lui employés lui ont valu, mercredi dernier précisément, apres do fort longs débats, une eon hasard des circonstances une manière d'enseigne pour tout un elan politico-financier.les acteurs de seconde classe.les braves gens qui sont membres de la Commission d’enquête, les journalistes chargés d’amuser le publie discutent compendieusement sur les avantages et les inconvénients que présenterait l’abrogation de l'article 10 du Code d'instruction criminelle.("est, la question île forme, maquillée, parée, érigée en question de Droit — avec un grand I) ! Comme dans l’affaire Dreyfus, on crée un préjugé défavorable, jusque parmi leurs amis peut être, contre ceux que l’on veut abattre, et on suit la tradition des légistes du Ras-Km lAre et des ,Iacobins qui vêtaient d’une formule les pires ignominies.Derrière cette apparence, les gens avertis savent ou plutôt pressentent la tragédie vraie qui se déroule, lft lutte damnation à deux ans de prison pour f",'!>0P iu lii liiiT fieu (loinminjcs |)nilii' (i* son dividende de 7 ii S Ils se divisent les honneurs j L U ONT R F, AI.iges.Saint-Paul.* .4.482.40 Notre-Dame de (1 races .4.482.40 Longue Pointe et villages 8,104.60 Ville Kmard.4.(522.40 Uoseniont.5,242.30 Total général .837,060.70 Les ('ommissaiies ont pris connaissance du rapport, et en ont renvoyé l’étude à plus1 tard : il ne peut y avoir de nouvelles appropriations avant que le nouveau budget soit préparé en décembre.PAKK.— A Ln chine, le.8 no vit 101Ü, H .-Alfred Far6, fils du docteur L.-A.Paré, médecin de la Police Montée du Nord-Ouest .Les funérailles auront lieu jeudi le 11 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de son oncle.M.\.Paré.No 48, 16e Avenue.Lachine, à 8 h.4 5 a.m., pour se rendre à l'église paroissiale et de là au cimetière, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister «ans autre invitation.DECES A MONTREAL La réponse de la Ville à la demande d’un bref d’injonction Mtre Ethier déclare que la Commission d’Enquête, dans l’affaire de l’Emancipation,” n’a jamais eu l’intention de soulever les passions religieuses Kdmond.11 m.enf.rie Hector PKH-HIFÎR.commis, r.Lévis ,7 ; Mathilde Ducharme.74 a., femme de Thomas NADEAU, messger.r.Visitation, 311 ; Irène.6 m., enf.d'Antoine LLSSI LH.journalier.r.Montcalm.205 : Lilianne.8 m-, enf.de La mille UH A RHO N N LAP.constable, r.Dufferin.118 .\drien, 6 m., enf.de J os.PKSniLMLAl \, entre- preneur.r.Boyer.1852 ; Gertrude.5 ni., enf.de .Jos.DILLON, mouleur, r.des Manufactures.151 ; Alcide.ld m.enf.d’Alcide Ci EN DR HAÏ .journalier.r.St-Augustin.84 : Adélaïde He&ginton, 75 « .femme de Wilfrid DAVKiNON.notaire.Woonsocket, ILL HIiznbeth Holden, 56 a., femme rie Thomas U U H1 L\ N.charpentier, r.Fort.56 ; Roméo.1 a., enf.de Charles DKS J A RDI N S.boucher, r.Frontenac, 383 ; Arthur, lo n»., enf.de Napoléon PAQUETTK.peintre.r.Saint-Dominique.1633 ; André, 7 m., enf.d’Edouard PHP1V employé civil, r.Ber-ri.943 : Cécile.8 m.enf.de Télesphore PKLT1RR.épicier.r.Dufresne.224 : Holland, 7 ni., enf.de Mastai BHAFSH-?ÎOCR.boulanger.r.Dufferin.1178; Eustache DESNOYKRS.73 a., menuisier, r.du Couvent, 79.Saint-Henri ; Wilfrid.R m.enf.de Zéphirin CADOLV.confiseur.2e Ave.84.YiauviUe ; Charlotte Pangborn.71 a., femme d'Adolphe DA- VIS.ingénieur civil.Ave.Green.481 Lionel.9 m., enf.d'Arthur THIBAULT, journalier, r.Langevin.18 ; Alfred BHR-NIER.25 a., journalier, r.Prince, 54 ; Rosalie Gagnon, 66 a., femme d’Emmanuel SAIN T-.T KAN.maréchal-vétérinaire, r.Wurtelo.160 ; Frédéric PROVOST.34 n.ajusteur à vapeur, r.DeMontigny, 1337 ; Joseph-Pamase COTK.66 a., mar-îhanri de fruits, r.du Champ-de-Mars.201 : Paul.4 a., enf.de Napoléon FKR-LAND.M-attmnn.r.Lasnlle.563 ; Hor-misdas BELANGER.44 a., journalier, r.Mathieu, 367 ; Arthur.1 m., enf.de r»audias GUERIN.boucher, r.Saint-Edouard.2418 ; Maxime.7 m., enf.«le Jean RO U MEN S.professeur, r.ï^i fon- taine.#52 ; Colombia.5 j.enf.de Jos.MERCIER, wettman.r.Papineau.1776; Phïlomène Montpellier.68 a., femme de Alfred GAUTHIER, journalier, r.Aqueduc.174 ; Lauretta, t e.enf.rie Raoul BEAULNE.journalier, r.Sainte-Marie.14 : Berthe.9 m.enf.de Wilbrod LAX-THIER.journalier.Boul.Saint-Laurent.1145 ; William.11 m.enf.d’Honoré CHARLEROI S journalier r.Galt.in*; Léonidas, 7 m .enf.d Alphonse EMOND.mécanicien, r.Saint-Ambroise.215.J B.SIC A RD.63 a., voyageur de commerce, r.Saint-Hubert.1171.Mtre Ethier, avocat en chef de la Ville, a produit devant le tribunal sa plaidoiries écrite en réponse à une demande d’injonction faite par M.Joseph Tort 1er, et ayant pour objet «le faire cesser l'enquête relativement à un prétendu complot ourdi par la Loge de 1’“ Emancipation” contre le prochain Congrès Eucharistique.La demande porte plusieurs ’‘allégués”, entre autres: que cette enquête est préjudiciable aux affaires du demandeur et que les accusations formulées par la lettre de M.M dette sont de nature à soulever les passions religieuses.Aux termes de la conclusion, le tribunal est prié d’intervenir pour faire mettre fin a l'enquête et empêcher que le rapport de la Commission soit présenté devant le conseil municipal.Mtre Ethier déclare, en réponse, que la Ville était autorisée, par les amendements à la charte approuvés par la Législature, à agir comme elle l’a fait.Et il prétend que, non seulement il n’y a pas lieu de demander une injonction au point où en sont les choses, mais encore qu’il n’y a aucune raison qui pourrait empêcher la ville de faire comparaître de nouveaux témoins et de poursuivre l'enquête.Quant au cas particulier du demandeur, Mtre Ethier fait observer qu’il est venu volontairement, de lui-même, faire sa déposition, et que la Commission ne l’avait même pas sommé de comparaître.Comme le maire (ïuerin demandait s’il y avait quelqu’un dans la salle qui desirait être questionné.M.Fortier se présenta.La Ville conclut de là que l'enquête n’a causé aucun préjudice au demandeur, lequel.d’ailleurs, n’a jamais été accusé d’avoir comploté.Et puis, s’il a à se plaindre de l’enquête, il ne peut s’en prendre qu’a lui-même.Et il ajoute que les Intimés, “dans la dite j enquête, ne se sont pas euquis dos rapports d autres* personnes que tie MM.! Grandchamp et 1 •nïw'rgo, employés de lia cité de Montréal, avec la loge de l'Emancipation.si ce n’est qu’au-j tant qu’il était nécessaire «le le faire pour s enquérir du Men ou du mal fondé des accusations’’ qui faisaient l’objet de l’enquête.Le paragraphe 16 est ainsi rédigé : “Que l’injonction interlocutoire demandée n’est pas nécessaire pour ]n protection des prétendus droits du Requérant, lesquels ne sont pas et n’ont jamais été mis en péril.” Et le paragraphe 17 ; “Que l’in jonction interlocutoire demandée ne peut être accordée pour suspendre l'enquête que les Intimés ont été autorisés à faire, mfuue en supposant que.lors de l’enquête ainsi tenue par eux, quelque preuve illégale aurait été faite, ee que le« Intimés nient expressément.” Le paragraphe 10 répond à l’un des articles le plus importants de la demande d’injonction : “Qu'il est absolument faux que l’enquête, ainsi tenue par les Intimés, soit illégale, irrégulière, nulle et “ultra vires” et «pie les Intimés aic’nt ngi illégalement, irrégulièrement et “ultra vires” des pouvoirs à eux conférés tant par la Charte de la Cité de Montréal que par la ^solution du Conseil de Ville de la mise-en cause, en date du 20 juillet 1910.” Le paragraphe 22.ainsi rédigé, est aussi très important : “Que les accusations contenues danz la lettre du dit Charles-Albert Mi let te constituent «les représentations faites au Conseil de Ville rie la Cité de Montréal, concernant des matières de son ressort qui lui ont été soumises, et qu’il est nécessaire dans l’intérêt de la Cité de faire élucider par des témoins interro-ges sous serment ; et les Intimés ont | été légalement et régulièrement char i gés d’en faire l’investigation ou de s « n enquérir, et ee en vertu de I ar-i tide 542 de la Charte de la Cité de Montréal.62 Victoria, chapitre 58, tel j «n»’amendé par George V, chapitre 48.i sec.12, qui se lit comme suit : “Si, (Ions les affaires soumises' au Conseil, i i! est n*‘cessa*re, dans L'intérêt de la M'ité.cie faire élucider des questions de i faits par des témoins interrogés1 sous serment, ou s’il devient également né i cessaire d’instituer des enquêtes pour j«‘trtblir la vérité dos représentations i faites au Conseil, concernant des malt Eres de son ressort, toute ^Commission chargée par le Conseil d’en fa*re l 'invest igation ou do s’en enquérir, | peut faire signifier une assignation si-| gnèe par son président à toute personne, la sommant de comparaître devant celte Commission, afin de donner s«în ! témoignage sur les faits faisant l’objet de l'enquête.” La cause ne se débattra probablement pas devant le Triibuna.avant le commencement de la semaine prochaine.Les secrétaires généraux du Congrès mois.Madame Delcourt retrouva une Eucharistique, M.l’abbé Bouquerel.de santé magnifique qui ne l’a plus quit-l’aris, et M.Delcourt-Haillot, de Va- tée depuis dix ans.lenciennes, sont attendus à Montréal, M.Delcourt-Haillot arrivera à Qué-le premier dans les derniers jours du bec pour le congrès de tempérance où mois d’août, et le second vers le trois septembre.M.Delcourt-Haillot est un “business man”, qui est à la tête d’une importante affaire de commission et fait beaucoup d'affaires d’importation en chaussures, cuir et caoutchouc.Il compte profiter de son voyage au Canada pour visiter nos principales usines et engager des relations agréables avec nos premières firmes.M.Delcourt-H aillot est en même temps ad il doit prendre la parole, comme délégué des Sociétés anti-alcooliques de France.Il descendra au Chateau Frontenac à Québec et au Windsor à Montréal.L’abbé Bouquerel partira de France le 20 août sur la “Lorraine”, pour arriver directement à Montréal.Les deux secrétaires généraux occupent un peu dans Foeuvre la situation do Marthe et Marie dans F Evangile.M.Delcourt-Haillot s’occupe de toute ministrateur de sept journaux, de deux I ^organisation extérieure, voyages, cé-banques et de plusieurs sociétés de mi- rémonies, etc.L’abbé Bouquerel est nos, etc.; l’homme de la prière et des organisa- 11 est entré dans l’œuvre du Congrès tions intérieures, travaux, rapports, d’une façon très curieuse.S’étant lan- j etc.cé beaucoup dans la politique nationa- Ils se complètent admirablement, liste, il avait fait avec succès de nom- L’abbé Bouquerel est ancien élève (.e breuses conférences et allait se présen- Saint-Sulpice à Rome ; docteur en thé-ter aux élections pour un siège de dé- ologie, il a longtemps professé au puté.grand séminaire de Léez.Puis sa sun- Malheureusement Mme Delcourt-Hail- ! té ne lui permettant plus l’enseigne-lot était très gravement souffrante et ment, il a été nommé aumônier d’un son état inspirait les plus vives inqui- j couvent ; puis lors de la dissolution de études, lorsque M.Philibert Vrou, de la communauté, il a été nommé vice-Lille.vint voir M.Delcourt.et lui de- j président de l'œuvre des prêtres ado* manda de renoncer à la politique pour rateurs et secrétaire du comité perma NOTES DE L’HOTEL DEVILLE I -:." ¦ LE SERVICE DES TRAMWAYS.II y h quelque teiiijm, la ville nommait dos insiK'ct.eurH chargé» de (surveiller que seffaine, à J’Hâte! de Ville le service du tramway et do tairo rapport, chaque semaine, il l'Hôtel de vil le.Le manque do fond» contraint aué jourd’hui l’administration de la voirie de réduire de quatre à deux, le nombre de ce» fonctionnaires.l.e» deu qui resteront seront choisis par l’ingénieur municipal, devant qui le» quatre inspecteur» actuels devront passer un examen, On pourra les payer que $2 par jour.LE MAIRE EN VACANCE.S.H.le Maire, Mlles Guerin, soeur et Bille du Maire, et MM.Jame» Guerin, son secrétaire particulier, et Tho-mna Guerin, sou fils, partent ce soir pour Obi Orchard Beach, où ils passeront une courte vacance.LE DOCTEUR LABERGE.Lo docteur Louis Laborge, directeur du Bureau municipal d’hygiène, a reçu ee matin une invitation à un Congrès de médecins qui aura lieu prochaine ment en Belgique.Il ne croit pas pou voir s’y rendre.ON ENLEVE 246 CHIENS.La Ville a.recueini, dans son fourgon réservé à cet usage, durant le mois de juillet seulement, 24(1 chiens errants.Sur ce nombre, 6.3 ont été rendus à leurs maîtres, qui les réclamaient; les autres, 1H3, ont été tués à l'aide de l’appareil à gaz afi’ert à l’administration municipale par la Société protectrice des animaux.LE CHAPELAIN DES POMPIERS.S.H.le Maire, à la séance du Comité exécutif, hier après-midi, a suggéré que la Ville accorde à M.l’abbé Anatole Martin, chapelain de la brigade des pompiers, un traitement mensuel de $.10.On en a référé au elief Tremblay, pour savoir s’il avait les fonds nécessaires.LA CONSTRUCTION.On a délivré c e matin, à l’Hôtel de Ville, des permis pour la construction de trois nouvelles usines ou fabriques.Jas.Robertson, rue Shannon, $5,500, Canada Sugar Refining Co., rue St-Pa-trice, $1S,000, Piper Light & Heat Co., rue Saint-Rémi, $18,000.BOURSE DEMONTREAL M'I.L.G.Beaubien & Cle, courtiers 104 rue S.-François-Xavier, nous four nissent lo rapport suivant & 12.30 hr» p.ra.se consacrer au secrétariat des Con grès Fucharistiques.\l.Delcourt, ignorant absolument ce qu’étaient les Congrès eucharistiques, voyant son succès presque assuré dans la politique, hésitait, lorsque M.Trou s’engagea formellement à obtenir la guérison de Mme Delcourt, si son mari acceptait le secrétariat.M.Delcourt accepta et tlans les six lient des Congrès eucharistiques.L’ab, bc Bouquerel rédige plusieurs revues eucharistiques populaires, dont la plus importante est la “Clochette”.il s’occupe aussi de tempérance et a composé, comme vice-président de la grande société “La Croix Blanche”, une brochure populaire antialcoolique, qui a été vendue à plus de 500,000 exemplaires.LE MAIRE GAYN0R, DE NEW = YORK Son état inspire de grandes inquiétudes New-York, 10 août.— L’état du maire Gaynor, qui fut blessé hier avant midi par un nommé Gallagher, au moment où le navire qui l’emportait en Europe allait lever l’ancre, continue à inspirer de grandes inquiétudes.Les premiers bulletins de ce matin indiquaient une amélioration sensible- et même oo disait que le maire avait pu prendre un peu de nourriture : mais les docteurs ne peuvent pas encore _ se prononcer sur l’issue de l’opération l’intention bien arrêtée de tuer celui qu’il accuse de l’avoir privé de son pain quotidien.L’assassin est gardé à vue dans la prison, car on craint qu’il ne cherche à se suicider.11 ne semble nullement regretter son crime ; au contraire ce malheureux pose au martyr d’une noble cause et se considère comme un héros.Le grand jury s’est assemblée au- pas osé tenter! jourd’hui et l’a envoyé devant la cour criminelle, sous l’inculpation d’assaut qu’il n’ont d’ailleurs jusqu’à présent.Luc consultation a cil lieu ce midi, grave, qui serait transformée en une Il s’agit de l’extraction des deux frag- charge d’homicide au cas où la victi-ments de la balle qui se sont logés me viendrait à succomber, dans l’os mastoïdien.Tendant l’absence du maire, les at- Quoique l’on cite de nombreux cas faires de la ville seront régies par le où des personnes ont vécu avec dans ; président du comité des échevins.J .P le corps, des projectiles de l’espèce.Mitchell ; ce dernier n’a que trente sans paraître en souffrir, il y a à i ans et en parait à peine vingt-cinq, craindre l’infection que pourrait pro-j C’est un démocrate indépendant.Déduire dans la plaie, la présence de | puis trois ans qu’il est aux affaires matières étrangères.Aussi les doc-, municipales, il a donné de nombreuses leurs surveillent-ils de très près leurj preuves de sa compétence.Les mem-malade.| bres de sa famille ont occupé depuis de \ eu juger par ses actes, Gallagher ( nombreuses années, des positions im-n’est pas un fou.mais il avait conçu | portantes à Taman' Hall, à l’endroit du maire Ggynor une luu [,a commissaire Edwards qui accom-ne féroce depuis qu’il avait été ren- pftgnait le maire à bord du Kaiser vové du département des docks où il i Wilhelm der Grosse, lorsqu’il fut bles-avait été employé et où il s’était mon- sé, a reçu ce matin, une lettre de métré incompétent.| naces l’avertissant que, dans les qua- il a écrit nombre de fois au maire, rante-huit heures, il subirait le même prétendant qu’il était persécuté.On sort.vient même d’apprendre qu’il avait ()n croit qu’il s’agit d’une farce écrit an gouverneur rie l’Etat de New-; Comme on le sait, le commissaire Kd-York.i wards a été lui-même blessé à l’épaule Il s’est .rendu a-t-il dit, hier, à bord par la deuxième balle que tira Gal-du "Kaiser Wilhelm der Grosse” avec, iagher.Décoration du palais municipal I.es Commissaires ont reçu ce matin des soumissions pour la décoration de l’Hôtel de ville pendant les fêtes- du CongiCs Eucharist ique.Il y avait cinq soumissionnaires et tous demandaient la même somme, ÜI.'-’OO.On a.confJ) les travaux à la Cie d’Auvents dos Marchands, dont les plans, accompagnant la soumission, étalent les plus jolis.STOCKS Vend A ch.STOCKH Vend Ach.Am.As ton ifl Laur.Ppr." pfd.Mark.Cm.145J I.HOl ‘ pfd.Bell Tél Co • • •.\m iii 142 85Î 84] B.C Pk.An.“ U.pfd k‘{ pfd.Mex.L.&P.75* n.i.uWt a».2îi Hi " Pfd.'l20|‘ “ pfd.M.& S.-P .m B.Co F.N.T .“ pfd." pf«i.M.L.II.&P.isüi i’isi Can.Car.Mt.Cotton." pfd.Can.Oin.MU.H: M.130 I"! is Mt.St, Ry.Mt.St’l.Wk 2:i5 2:444 “ pr.i.KUJ KDj 105 10* Cn.Con ver t.I ;:«j “ pf«i.117 Cau.C.Rub m 021 Mt.T’Kh.C.150 " pm.110 m Nipissing.Can.G.Kl.Cun.l’ac.iwi’ J«0 Nor.Ohio.North htar an " pfd.N.S.S.&01.Sô Rtj Crown Rrs 2.7t) 2.74 “ pfd.m 120 Dét.lil Ry.50 Ogil.M.Co.12P3 1261 Dom C.Co." pfd.Ott.L.& I\.1211 " pf«i.D.1.& S.Co no PtU.MfR.C.82 75 “ pfd.i()3* 1Ô3 Fen’s Ltd.Dom.Park." pfd.Kl Dom.T C.«4 âÜ Porto Rico is '¦ pm.102 un Qttébec Ry 41 i0( D.S.S.& A.12 10 R.A- O.N.C, pfil.Rio Jan.L.80 88* Dul.Sup.(ifi Sao Paulo.140 .H.Klec.Ry 12i 110 Sh.W.& P.06i Ha v.Hlec.S.- John Rv 101 “ pfd- Toledo Ry.iô 7 111.I rac.pd '.Kl m Tor.Ry.116 115 Jn.C.Com.55 Tri.City pf 'l07î' " pfd.twin City.10b| Int.C.& C.W.India.65 L.of Wd.C.130 Wiuti.Ry.ISO “ pfd.iiô Wind Ht’l.¦“-LU VENTES DE 1,'AVANT-MIDI Tower.—195 il 428 1-2; 300 à 129.Illinois Pr.—1 à 89 1-2.Shawinigan.—25 a 9(i 3-4.Detroit.—30 il 50 1-2.Porto Rico.—25 à 48.Street Ry.—50 à 234 3-4; 50 à 23K 4-2.Soo Com.—40 à 130.Quebec Rv.—30 il 41; 200 à 41 1-4; 75 à 41 1-2; 125 4 41.Pacific.—10 à 190 5-8; 25 à 190 1-2.Toronto Hy.—2 à 115; 10 à llfi; 50 4 115 1-2.Steel L'orp.—25 à 59 1-2: 100 à 59 3-1; 200 à 59 5-8; 150 IL 59 1-2; 100 à 59 5-8; 100 il 59 1-2; 20 à 59 3-4; 110 à 59 1-2; 75 à 59 3-8; 50 à 59 1-4; 25 à 59 1-4.Crown lies.—600 à 2.74; 70 à 2.77; 200 à 2.75.Iron pfd—65 n 103 1-2.Switch Com.—10 à 106 1-4.Asbestos.—10 à.16.Cement Pfd.—25 it 80 3-4; 4 fl.81; 5 à 80 3-1; 117 à 80 1-2.Scotia.—325 à 84 3-4: 25 fl 85.Penman's Pr.—220 fl 81.Textile Com.—50 fl 63 1-2.K.T.Rank.—12 fl 161.Kk.Mont.—4 à.246; 5 fl 246 1-4, 1 M 245 1-4 Iron Bds.—$5000 à 94.Mex.K.Rds.-—SI 0000 A 82.Textile Bds.—$2000 fl 95A.Penman’s Ronds.—$4000 à.87.Rubber Rds.—$100 fl 99.Rell Tel.Rds.—$500 à 102.Keewatin Rds.—$1000 à 103.BOURSE DE NEW=YORK MM.BRUNEAU & DUPUIS, courtiers, 4 rue de l’Hôpital, nous fournissent le rapport suivant: Valeurs.! : il Ouv.; 12.30 Valeurs.|l- 'D Out.La conquête du “ Ruban Bleu ff Les compagnies cle navigation se disputent avec acharnement le record de la traversée de l’océan, au grand contentement des voyageurs, pressés d’arriver.La semaine dernière 1’“ Empress of Ireland” accomplissait un voyage très rapide; voici que, d’après les rapports le “Royal Edward” va lui enlever le “Ruban Bleu”.Parti de Bristol le 4 août, à 8 heures du soir, le lévrier du Canadien-Nord a été signalé à.la Grosse Ile, ce matin, à 9 heures 1-2 et, à 1 T heures, il était à so” quai à Québec ayant ainsi a tnpli la, traversée Bristol-Québec, en CINQ JOURS ET QUINZE HEURES, et bat tant de six h., et demie, le record de 1 ’“Empress ’ ’.Le “Royal Edward” est attendu à Montréal ce soir même.Les chauffeurs de 1’ Adriatic ” Des troubles aux mines de Chignecto Halifax.10 août.— Il a été rumeur qu’une grève importante avait éclaté aux mines dalinatûjiies et de la chasuble est M.Thibault a refusé tie payer la som- certes exagéré et de nature à gêner les me de votée par le Conseil pour mouvements de ceux «pti les porteront, des fins d'améliorations aux rues et l,e fini merveilleux chape; dé aux trottoirs.l,e tnLnrier donne pour note tin travail long et patien:.ILS SONT REMPLACES PAR STTB- TERPUGE PENDANT LA NUIT.Southampton.16 août.— Les chauffeurs du vapeur ‘ Adriatic” «le la ligne White Star, qui s'étaient mis en grève en réclamant une augmentation de salaire dp 82.50 par mois, ont été bien déçus, ee matin, lorsqu'ils ont appris que le paquebot venait «le lever ! ancre.avec son équipage au complet.La compagnie a usé de subterfuge : les employés de bureau et les travailleurs du tjuai ont été requis pour mettre le navire sous pression ; il quitta alors tranquillement son quai et alla embarquer au large de File «le Wight une nouvelle équipe «le 100 chauffeurs recrutés pendant la nuit.Am.Bt 331 34} K.C.SOV.’ :«* Amal.C.xd G6i 604 Kan.ft T.C 321 Am.A.L.c.a?37} Lou.& N.i;l9j 139 “ prf-A.Sg.R.Co A.S.SlR.Co Miss.Pac.5Q 51} M.S.P.& S.129} 120} 69, 68* " prf.üi*} i i:i} ' Am.Car.K.46i( 46(f >\Y.C.&; H Am.S.F.Co Hrie R.I.p.24} 25} Am.Wooll.“ "n.p.42 42 Ana.Mn.C.G* 40 j y.v.o.&w 41 4113 Ah.T.&S.K 98} Ü81 North.Pac.116$ I15f Bethleha.S N.& W.cm Ealt.&Ohi.1ÜS| KIHJ «Pac.Mail.“ prf.Petjn.R.R.129} I2:q B.R.T 75| 758 P’d.R.com.Cen.Leath ¦àb 34Î 'P.Gas ioèj 105} C.I.P Phila.& R.142} 141} Can.Pac.iaôi 1005 Rock Isld.31} 30} Ch.Gt.W.24 ‘24 Rv.S.S.Ches.&Ohi m 73} R.I &S.cm.39} 39} C.&Al.Cm.R.I & S.prf "221' "22}' C.& N\W.S.Ry.,com.prf.C.M.& S.-P 124 j 124 C.S Sou.Pac.114} ii:« C.G.N.Y.i29 m “Sloss S.61 61 C0I.K.& !.29i 211 ¦ Texas Pae.201 20} C.P Toledo R." prf.Twin City.D.L.& W.U.S.S.coin 705 701 Del.& Hud 161 iooj prf.116 116 D.& R.G.305 30] U.S.R.com 34* «H “ prf.pri.iêèj* D.Sec 28| 29* •Un.P.com.mi D.S.S.& At “ prf.“ prf.1 Wabash .17 « 17} G.N.R.prf.1253 124} prf.35} 35} Geu.P^lec.W.Un.Tel.I.C.Com.Wis.C cm.Interboro.17 iii} “ Ptf.111.Cent.Inter.P 471 1^0 46| m - LE CURB DE NEW-YORK Rut le.19 3-4 à.20 1-2; British, t 5-8 à.7-8; Cas.43-46 à 15-16; Colonial.4-4 à.1-2; Central, 11 4-2 fl 42; Marconi.1 1-t à 3-4; Subway, 2 1-4 fl 3-4; Davis, 4 5-8 à 7-8 ; Ely Cent.46-16 fl 4 : Ely Cons., 20 à 24 ; National.3 1-8 à 4-2; Daisy, là 6 : Consolidated.8 7-46 à 1-2; Giruux.7 1-4 à 5-16; Greene.7 1-2 fl 3-4; Inspiration.7 3-8 à l-2;Kprr, 6 3-4 à 7-8 ; Edward, 1-8 à 1-t; R««se, 3 7-8 à 1; McKinley.95 à.97; Miami.21 1-2 à 22: Nipissing, 10 1-2 à.3-4; Ohio, I 5-8 fl 14-16: Rawhide Coal.14 1-2 à 45; Rawhide Queen.25 à 30; Kay Cent.2 5-8 4 3-L Ray Cons.18 1-2 A 19; T.eaf, 5 fl 7; OU, 610 à 620; United, 4 1-2 a 5 ; Yukon, 4 à 1-16.LA BOURSE DES MINES Les dernières cotations fournies au ‘‘Devoir'1 par J.W.Michaud, 205 rua S.-Jacques.NOM.'a' Offre, leurs.; De.m.ande.Le pont de la rue Sainte-Catherine L'ingénieur de la Ville, a eu une entrevue.hier après-midi, avec des représentants de la Dominion Bridge ( o.et de la Compagnie fies tramways au sujet de la construction du pont de la rue Sainte-Catherine Est.Un va hâter la pose des voies de tramways afin que les entrepreneurs puissent paver le pont sans être interrompus.Je puis vous assurer, a dit M.Barlow, «|ue le pont sera libre à la circulation dans 8 ou 10 jours, si le temps se maintient au beau.Alumni.^ $1.99 Bc-aver.1.00 PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Vente par Autorité de Justice SERA VENDUE au bureau .lu No-se taire soussigné, chambre 50, Edifice de (raison de son refus que l’appropria- compose de rinceaux, en reliefs ( fenil-M* Royal Insurance, Uo., 2 Place d’Ar-tion prévue au commencement de l an- les «le vigne et épis de blé).chapelures» Montréal, à onze heures «le l'a* T/~-4 vant-midi, le vingt-sixième jour «l'août Black Mines Con.1.00! British-American.1.00 Chambers-Ferland.1 MO : Cobalt Central.1.00 Cobalt Lake.1.00 Cobalt Twins.^ 1.00.Coniapas.) 6.00 4.70 City o?Cobalt.1.00 21J Crow Reserve.f 1.00 2.70 Dr.Reddick Com.1.00.20, iJ1 HI 21 f 12J b.OÔ'' 22 2.80 1.00 .1.00 Dr.Reddick Pfd Kverett Lake Farah .i 1.00 Floyd .i 1.00 Foster.Gifford.Goodwin L.Mines Gowjjanda King.Green Meehan- 1 1.00 .25 10 H 3 14 4f 1.00.; i oo Kerr Lake .5.00 6-80 : 6.95 La Rose .! 5.90 3.96 | 4.06 Little Nipissing .1.00 16} ! isj McKin.-Dar.-Sav .! 1.00 94 Mont.Red.Smel .5.00 i Pfd.5.00 Nancy Helen .1.00 34 5 Nipissing .5.00 10.43 10.70 Nova Scotia .1.0'.) 30?31} Ophir 18 ' 32 Otis.se 1.00 3 3} Otisse Currie 1.00 Peterson Lake .1.00 17j 1 I7l Rochester .1.00 15 1 15J Ross Ballard 1.00 Silver Alliance.1.00 5 i 10 Silver Bar 1.00 3i 4* Silver I.eaf 1.00 6 Silver yueen .l.UU 6 8 remiskaming 1.00 65} 65 j Treththeway 1.00 1.25 1.23, Lnion Pic.Cobalt 1.00 2 3 née ,, été outrepassée.En attendant riche, qui servira au cardinal Légat on est très embarras^?, et lç» commen- porte en outre des médaillon- en bro-tnires vont leur train.derie représentant les armes de la pro- LE CANADIEN-NORD.\I'n" (.le, et «¦elles de la viüe de .- :hai>eron se courant (1910) à l'encan public au dernier ri plus haut enchérisseur, la huitième partie indivise, substituée en faveur des enfants «le CHARLES GRKA- VEXTKS DK I.'AVWT-Mim Kerr l.ake.—200 fl 670.H A —2000 à 2.U.P.—500.500 à 2 4-4 ; 500, 500, 4000 n 2 1-2.Silv.l,cat.—loo fl K 1-4.T mois prochain C ’t'TY r'Tr«"’jVES.do la Cité de Montréal, d’après t'h^berS.'-oî.T fl" 16 & ssion des chôm as de for ayant autour de agneaux sym- .It i ' , , Montréal.Au centre du | T.es officiers du Canadien Nord ont bon espoir que (que la Commission ,U1 se réunira, la question de l’entrée du Indiques qu’explique Finscriniion ‘Pas- feu ,'ame M3rJt8rpt Hunter, veuve de i chemin de fer Canadien Nord à 1« go- 00 n!fno, mpos ; paSCr feu John Greaves, en son vivant mar- , i ixuks « unwiov re centrale sera réglée une fois pour , « »i ,, .«hand de la cité de Montréal, de la pro- ' ‘ \ ! ‘ ' k '»[*.; ,;îï;iîi.L"’r~''s.,: t
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