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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 6 août 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1910-08-06, Collections de BAnQ.

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PREMIERE ANNEE—No.178 MONTREAL, SAMEDI 6 AOUT, 1910 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : MW" TT Rédaction et Adroit^ 1 L1 a IL1 l/l il U ss.'.o'.H'Uo^: ¦ c ¦ i HwliWVBË Ibb telei>hone ¦ H à B M H M S Æ mÊ m.2f më H WB redaction , m.» 7460 Bt.to-Unl* « Union Postai ,, .50 É^BHhI ammip' ^ÊBÊKM WÊ IHB MR ADMINISTRATION : Mm 7461 Directeur: HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS! La Campagne contre la Marine GUERRE DE RACES Le mot d’ordre a été donné à toute la presse ministérielle de peindre sous les couleurs les plus fausses la campagne autonomiste qui so poursuit dans la province de Québec contre la loi navale.Dans leur zèle à exécuter les ordres de ceux qui out acheté leur conscience en payant leurs plumes, les scribes du ministère ne prennent pas même la peine de ne pas se contredire.Tantôt, ils nous accusent de vouloir isoler la province dans la confédération ou le Canada dans l’Empire, tantôt ils dénoncent les tendances impérialistes des résolutions votées à Saint-Eustache et à Saint-Henri.Tous leur est bon, excepté la vérité.Car la vérité c’est que nous restons dans la vraie tradition britannique et canadienne, et daus la ; doctrine des hommes les plus-autorisés des deux partis politiques: Mae-1 donald, Cartier, Tapper, Dorion, Blake, Mercier, Laurier (avant j 1909).Mais la calomnie la plus persistante, c’est celle qui transforme cette agitation toute constitutionnelle en “guerre de races.Des boutiques à tout faire, cette calomnie a pris le chemin des i journaux d’allure sérieuse, comme la Gazette, des orgaues biiormes, ; tour-à-tour honnêtes ou canailles, comme le Witness.; Je ferai peut-être, un jour de chômage, la psychologie de M.John Dougal et de son journal.Pour l’instant, je me home à la question générale.« * • M.Laurier n’est pas responsable assurément de la plupart des insanités ou des calomnies que débitent ses valets de la plume, de la basoche ou de la tribune.Personne ne sait, mieux que moi ce qu’il pense des écrivains à la solde du ministère.Mais il a fait sienne l’accusation de fomenter des haines de race.11 pose en ce moment comme le martyr de son loyalisme.11 nous peint aux yeux des Américains, des Doukohors et des Mormons de l'Ouest, importés à nos frais, par son gouvernement, comme des démagogues ameutant contre lui les passions anti-britanniques du peuple Canadien-français.Et cette calomnie, le premier ministre la lance et la répand de propos délibéré, dans le seul but d’aveugler les populations hétérogènes de l’Ouest sur la portée véritable de sa politique tortueuse et d empêcher les Anglo-Canadiens d’entendre la parole et les arguments de M.Monk.Le premier ministre connaît à fond' la pensée et les sentiments du député de Jacques-Cartier, les miens et ceux de tous les libéraux, conservateurs et nationalistes qui combattent sa politique et celle de M.Borden.11 sait que jamais, à la tribune, au parlement, dans les journaux, nous n’avons discuté la politique navale au point de vue ïes contribuables lll, tn- tention de soumettre A lo Cour Suprfi me le Ootiflil d'autorité au sujet «le l'incorporation des eoiii|tngnie».( «• point de droit scia jiixdiniilemeiit plaidé en octobre par les plus «'minent» avocat* « naduiis Le point eu litige est de sr'Mir si les compagn e» ineor por(V» tint- charte provinciale ont droit de fnire affaire» «Inti* une autre province.PROVINCE DE QUEBEC.Dis Iri.t de Montréal.COUR SUPERIEURE.— No 2352.— Aldérm Gauthier, Demandeur, v».O.Demers, Défendeur.—Le "dème jour il'noût.1919 A 10 heure» «le l'avant-midi, la place d’affaire» «lu «lit Défendeur, an No 236 nie St Joseph, eu la cité de Laelilue, district Montréal, seront vendu» par niitori té «le justlee le» biens et effet» du «lit Défendeur »'«i»i» en « «'Ile cause cousis* tant en I cheval, express, épiceries,ete.- Condition» : Argent Comptant.— J.3REUX, ll.t'rt— M ontrénl.5 août •910.Ottawa, fi.Le eompii««eire «i.i commerce canadien, A Leeds.Angleterre, M.Mitssen, a fuit rapv : an «lé part ratent du rontnterce que le» réstsl-tsts des essai» préliminaire» fai)» par le goiivefi'' eut anglais, A 1» «Ionian-«le «lu bute s U de» Inde», sur la qualité de» rail» en aefer, eut été absolument favorables au Canada.Avis est donné que l’élection des Gouverneurs du Bureau Medical de la Province de Québec aura lieu mercredi.le 7 septembre 1919.I.a votation se fera du 7 août courant au 7 septembre suivant, à 5 heures p.m., date du dépouillement du scrutin.Les officiers-rapporteurs des vingt-huit divisions électorales de la Province de Québec sont ; DISTRICT DE MONTREAL Divisions.— Officiers Rapporteurs Montréal No 1.— Q.Saint-Jneque9 et ^Sainte-Marie.— Dr J .-P.Roux, 1256, Sainte-Catherine Est, Montréal No 2.—Q.Saint-Laurent et Saint-Louis.•— Dr E.-P.Chagnon, 232 Sherbrooke.Montreal No 3.—Q.Saint-Antoine et Sain te-Anne.—Dr F.-D.Gurd, 123 Bishop.Montréal No 4.—C.Terrebonne, Deux-Montagnes, argenteuil et Laval.—« Dr .E.Fournier, Saint-Jérôme.Montreal No 5.—C.Joliette, TAssomp-tioin Montcalm et Berthier,—Dr i.-A.Rivard, Joliette.Montréal No 6.—C.d’0ttawa et Pontiac.— Dr T.-B.Davis, Hull.Montreal No 7.—C.Beauharnois.Clin-teauguay, Huntingdon, Soulangea ¦ et.Vaudreuil.—Dr J.-E.Saint-Once.Vaileyfield.^ ’ Montréal No 8.—G.Shefford, Brome» et Missisquoi.—Dr C.Phelan, Waterloo.Montréal No 9.—C.Chambly, Iberville, Laprairie, Napierville et Saint-Jean.— Dr Jean Uirouard, Lon< gtfeuil.Montréal No 10.—C.Saint-Hvacinthe, Bagot et Rouviflc.—Dr S,'-P.Cartier.Sainte-Madeleine, Saint-Hyacinthe.Montréal No 1].—C.Richelieu, Yamas-ka et Yerchères.—Dr J,-F.R.La-traverse, Sorel.Montréal No 12.C.Hochelaga Est.¦ —Dr Hector Pelletier, Sault-au-Ré-collet.Montréal No 13.—C.Hochelaga Ouest, —Dr Cousineau, 291 Parc Cartier, West mount, DISTRICT DE QUEBEC Division No I —Québec Centre.—Dr E«j Saint-Hilaire, 40, rue Saint-Jean, Qué.Division No 2.—Québee Est, Ouest efj; Saint-Sauveur.—Dr A.Clark, 54, rue Saint-François, Qué.Division No 3.—C.de Lévis et de Lot* binière.—Dr P.Sirota, Saint-Jo» seph de Lévis.Division No 4.—C.de Québec.Port-neuf et Montmorency.—Dr B.Lord, Ueschambault, Division No 5.C.Charlevoix, Chicoutimi et Lac Saint-Jean.—Dr Emile Eluhmann.Roberval.Di vision No 6.- C.Beauce et Dorchester.Dr I.-H.Desrochers, Beauce-ville.Division No 7.('.Bellechasse, Mont-in’agny et L’Islet.—Dr Ed.Perron, Saint-Charles, Bellechasse.Division No 8.—C.Kamouraska ot Té-miscouata.—Dr P.-G.-A.Giroux, Isle Verte.Division No !).—('.Rimouski, Matane, Gaspé.Bonaventure.Isles de In Madeleine.—Dr J.l.ncourciôre, Saint-Fabien.comté de Rimouski.DISTRICT DE TROIS-RIVIERES Division No 1.C.Drummond, Artha-baskn et Mégantie.—Dr G.-P.Del-luges, Thetford Mines.Division No 2.(’.Trois-Rivières eti Champlain.Dr Perd.Trudel, St* Stanislas, Cham.Division No 3, C.Saint-Maurice.Mas* kinongé et Nicole!.—Dr Duhamel, •Sainte-l rsule.DISTRICT DE ST-FRANÇOIS Division No I.—C.de Sherbrooke.—Pc J.-C.Et hier.Sherbrooke.Division No 2.C.Compton et Stan— tend.- Dr John Colby.S ta ns tend.Division No 3.C.de Richmond et Wolfe.-Dr Jos.-A.Allard, Mromp-tonville.Par ordre, DR JOSEPH GAUVREAU Régistrnire C.M.et O.P.Q, Montréal, fi août 1910.55 Saint-Erançoii-Xavier.PROVINCE DE QUEBEC, — Di triot «le Montrée I.— COUR SUPER EURE.— La ville de Maisonneuv corps politique ot incorporé, ayant f principale pince d’affaires dans la vil île Maisonneuve dans le district ( Montréal.Requérante.AVIS PEBL1C est, par les présenti donné «pie le «louz.ièino jour de septen bro prochain, au palais de justice Montréal, A dix heures et demie «le l’i vant midi, ou aussitôt quo conseil pou ra être entendu.La ville de Maisonnetn par ses procureurs soussignés, s adre -ora par requête sommaire A la Cm Supérieure siégeant dans et pour le «H triet «le Montréal, pour obtenir de ! «lite eonr ou d’un juge d’ieeilp, la coi Urination et ratification d'une rôsoli tion du conseil de la requérante, ndn| tée le 2 inar» 191(1, A ! Vffet do radii et.d'effacer les lignes homologuées « la rue Notre-Dame, telles qu'elles a: paraissent nu plan tracé par J.Emi \ anier arpente,ir géomètre, daté le : mai 1-96 et homologué par la Cour M périenre du district de Montréal, pi jugement rendu le 30 juin 1890 et l'effet de rétablir les lignes «t'homol gntinn de In «lite rue Notre-Dame telh j nu'elles apparaissent nu plan génén de In ville homologué le 22 octpbi llxpi, Montréal, août 1919 ___ TM1 LON.BONIN A MORIN, Procured Ottawa, fi.—- S'il faut en croire un rapport reçu au département du com-.- _ —, tneree.le Hoard of Trade «le Bristol a jl'°"r Ville Je Maisonneuve, approuvé le projet «l'une exposition I universelle qui serait tenue A Winnipeg en 1914.U s'est même engagé A conquérir le» sympathie du gouvernement et des organisations commerciales A ce projet.Ce journal est Imprime nu numt 71a, rue Saint-Jarques, A Montré par ' La Publicité" (à responsnbil Limitée), Henri Bourassa, directe itérant. LE DÉVOnt, I Anftt.i#iô; Un Endroit Historique par Excellence M.l’abbé Arthur Guindon, P.S.S., dans une étude remarquable, établit l’emplacement exact où eut lieu l’héro que combat de Dollard et de ses compagnons, le 21 mai 1660, au pied des rapides de Carillon En 1660, les Montréalais n ont fas encore tenté d'expédition militaire au-dessus de leur île (1) ; mais les sauvages, les missionnaires et les truchements leur ont décrit la route de 1 TOu-taouais.Il n’est pas même improbable que Dollard ou quelqu’un de ses compagnons ait déjà remonté cette rivière jusqu'au Long-Sault.Qui i qu ’il en soit, les sauveurs de Montréal savent où ils vont.Tout en u ’ignorant pas que les Iroquois ont choisi pour lieu de rendez-vous la Ro-ohe-Fendue (2), c'est-à-dire les Cèdres, ils ont prémédité de se rendre au "passage infaillible’’ (3).Ils gagnent "le lac Saint-Louis.détournent à droite, entrent dans la rivière qui mène aux Durons” (4), "arrivent le 1er jour de mai au pied du Long-Sault, au-dessus de Montréal’’.(5).Rien dans les auteurs ne doiine à penser que le nom de Long-Sault n’ait pas désigné dès 1660, ce qu’il désigne au- fatal i>our sortir alors des rapides.De plus, l'abordage y a toujours été facile puisqu’il y a toujours eu là un remous.Ajoutons que les canots, en descendant, devaient côtoyer la rive nord durant un bon mille ; qu’ils devaient, à cause du courant, naviguer "file à file” ainsi que s’exprime la "Relation”; et qu'il était relativement facile de les soulager au passage de ceux qui les montaient.A la petite baie, ils accostaient pour s’attendre.Là était le "débarquement” auprès duquel les Français se portèrent, où les ennemis " ne manquèrent pas de venir’*, (1) et d!où l’on a pu les voir sur les rapides à un bon mille et demi de distance.Il reste à déterminer l’emplacement aussi exact que possible du tort.Sur ce point, l’histoire a des données assez précises.Elle parle d'un " petit fort sauvage.entouré de méchants pieux.commandé par un coteau voisin ” ( 1 ) ; elle dit qu’ “ il fallait.aller à la pointe de l’épée puiser de l’eau quoise s evertuo sans succès : on ne tua pas un seul assiégé.Pourquoi f— Parce que du sommet de cette hauteur "voisine” on ne voyait pas dans le fort : il était trop loin.11 s’agit maintenant de trouver une butte à l’ouest du coteau et à deux cents pas du rivage.La direction de celui-ci entre le coteau et le canal forme un angle obtus.Tirons à deux cents pas de l’eau deux lignes parallèles aux côtés de cet angle : si le Huron Louis, comme tous ceux de sa race, avait l’oeil juste, le fort était sur l’une de ces lignes ( pointées sur la carte) ou à leur intersection.Or, il est à remarquer que le fort .si on le place dans le voisinage de l’intersection se trouve à peu près aussi loin du sommet du coteau que du rivage.qu'une des parallèles coupe immédiatement le chemin de fer dont la construction a pu détruire entièrement ce qui fait l’objet de ces recherches.Mais si le fort était sur l'autre parallèle, il doit en rester encore quelque chose,car une croix sur la carte).En mettant le pied sur le plateau qui couronne la butte, je dis à M.Brophy “ C’est ici qu’était le' fort, c’est ici qu'a eu lieu le combat.” —“ Je ne l’aurais jamais cru, répond mon ami ; si c’est vrai, il faut baiser cette terre.” •le ne le fis pas : je ne voulais pas surprendre ceux qui nous regardaient de loin, et.pour une demi-heure que j’allais passer dans le village, y eau ser de l’émoi.J’ai employé le mot butte, mais il est impropre, car le plateau qui couronne l’endroit en question n’est bordé i d’un talus qu'au sud et à l’est.Ce talus haut d’une couple de pieds, n’est qu’une bordure de grosses roches qui I retiennent la terre.11 m’a semblé être artificiel et placé comme il l'est au sommet d’une pente très douce, il sur-I prend le regard.A l’ouest et au nord du plateau, le terrain s’éloigne en gardant à peu près le même niveau.Je ne puis rester plus d'un quart fi WEET CAPORAL CIGARETTES Nous garantissons la qualité parfaite et la pureté absolue des tabacs em-oloyés dans la fa- brication des Cigarettes Sweet Caporal ‘La forme la plus pure sous laquelle le ttbac peut être fumé.” /*¦ 4#o RltVt.o» CARTE EXPLICATIVE DE L’ETUDE DE M.L’ABBE GUINDON, P.S.S.jourd’liui, S savoir, l’ensemble des trois tronçons de rapides qui s’étendent entre Carillon et (irenville.Au reste, pourquoi les expéditiouistes seraient-ils allés plus haut, jusqu’à Greecc-Point, par exemple, et cela au prix d’un portage long et pénible, puisqu'ils se rendaient au "passage infaillible” et qu’il est à Carillon ?En effet, cet endroit, le rapide xi’est pas du tout navigable du côté sud où il consiste en d’immenses glacis pierreux, à peine couverts d une mince nappe liquide.Cette nappe devait même être encore plus mince avant la à la riyiqrq qui estait à .deux rents pas du fort, dans lequel on trouva enfin, à force foujr, un pplit filet d’eau bourbeuse ” (2,) j qu’.“ils trouvèrent un peu d'eau dam! yn trou .de la palissa de ” (3) ; qu’ ‘dis tasebeot de s'y ga-bionner du.mieux .qu’ils peuvent ” (4).Enfin il y y des dates qui parlent : les héros arrivèrent dans ce.fortin le 1er jri{d ( 5 ) ; .le, combat finit “le 21 mai.” d’aprè “ le i!6 ou 27 mai la Construction des maisonnettes bouleverse peu le sol, et peut-être qu on n'a rien construit à l’endroit cherché.Puis ces restes, de petites chaussées de Cailloux et de terre probablement, ne devraient pas être bien loin de 1 intersection des parallèles, car le fort sem ble avoir été en face du “ débarquement d’heure sur cette terre sacrée.Voyant M.Brophy déjà bien convaincu et fort désireux de s'intéresser à la découverte, je lui confie le soin d’examiner de près une petite chaussée de cailloux qui horde à l'ouest le plateau, et je reprends le chemin du quai.Il est possible que des fouilles bien conduites révèlent nettement une couche de terre rapportée de l’épaisseur Angle des rues t'asson, Ôr, jours ( 6 ).Tout cela n'est pas précis sans dou .\J.dg Belmont J te ; mais n’est-ce pas déjà beaucoup ! qu’indique le petit talus à l’est, et çl’çipj'os M.de : que de pouvoir localiser le théâtre s’amincissant jusqu’à rien en gagnant lç corpbat dura huit d’une événement glorieux entre tous, i ]’ouest,., .«i.o ovououiou^ o.«o v„—, , ]1 est également possible que Lçs Français eurent donc, dans un cercle de rayon rela- ]es pieux, en pourrissant dans le sol au moins douzç pu, treize jours pour tivement court ?construction de’l’écluse"e7de hi diai7 I travailler, à se gqbiopnçr.; ils en au-; Ce qui précède était écrit depuis plu- .é du nouveau canal qui repoussent un n,Vent Im',me eu fox-liuit qu dix-neuf, sieurs mois, lorsque le dix-neuf juillet iPS avaient coupés, selon leur ancienne ° ^, .i i s’il fallait s’en , tçnjr ayx dates de dernier, je retournai à Carillon.Dans \ coutume, nu moyen du feu, car le 1,6 Au manque de profondeur s’ajoutent ^oll.de Ç .: l'unique visite que j’y avais faite, il ! charbon se conserve Mais il ne doit des effleurements nombreux, quantité lls,°1?t .Pesant, ce temps, depla- y a trois ans, je n avals étudié que a pas rester de bois : la terre en cet eu de caülotix et la direction du courant ce!:defilaiter5e et ^ W' fUN-.topographie générale de 1 endroit et la ¦ - - - * * aei'"“,u " ‘ i .i.Un trouve dans ces textes six mdi- direction des courants.Depuis, je qui descend parmi \ois a ine nori , cations précieuses : lo le fort était m’étais procuré une carte qui m'avait de ])ieux fichés en terre ; 2o il était servi avec mes souvenirs de Carillon et , sur une butte où, même dans le mois1 ]es données de Thistoire, à faire letra me, ainsi que ' indiquent les fléchés sur ^ (je lrmj, lorsque le sol est imprégné de vail qui précède.J’allais donc voir si la carte ci jointe.^ neige fondue, il n’y avait presque pas l'assiette du fort était loin ou près de Mais si, même aujourd hui, les Canots : (|’eau .;>0 || était dominé par un co-1 l’endroit où je l’avais placée provisoi-, .descendraient ee rapide seraient | (Pm, voisin ; 4o il était à deux cents j rement sur ma carte, mais avec la ""iis dut-on ne rien 11ouyei ilan^ i sol, la decouverte de i emplacement au fort n'en serait pas moins un fait accompli.C'est qu’il y a ties indices à fermer seul endroit où l'eau est profonde et coule sur une pente à peu près unifor- y aient laissé leurs traces, surtout si les Algonquins constructeurs du fort.droit est trop légère et trop sèchi pour en avoir permis la conservation.On a dû trouver autrefois dans le champ voisin quelques pierres à fusil et on les a ramassées probablement avec soin comme des objets utiles.Il reste donc à faire îles fouilles , qui 4o il était à deux cents| rement sur ma carte, mais contraints à longer la rive nord en ar-i paa ,|p |a rivière; 5o l’eau potable la certitude de la trouver, rivant à Carillon, cela était encore plus i p|us proche du fort était celle de la ri- Kn arrivant au village, je rencontre vrai en 1660.En effet, la chaussée du vjère ; Co on a dû y remuer de la ter- hasard un ancien condisciple, M une I re et des pierres.1 — ¦ canal est venue depuis grande haie où le courant entrait alors et entraînait irrésistiblement avec lui les canots qui le descendaient.D’ailleurs, il n'y a pas si longtemps que le canal est fait ! Parmi ceux qui habi J.e coteau en question est évidemment celui qui porte sur le haut de son talus méridional l'hôtel Bellevue.Je l'ai indiqué par des hachures sur la carte ci-jointe.I.e fort n'a pu être en- tent encore Carillot,, plusieurs y ont.vu j tie “hôtel Bellevue et la rivière : la passer dans les rapides, les radeaux de j distance est trop courte.11 n'était bois carré, et se rappellent a" prix de ¦ pas non pins à l'est où coule un ruis-quels efforts on réussissait, à les einpê- seau qui lui eut fourni le breuvage en cher d'aller so briser sur la côte nord.! abondance.La petite baie par laquelle on entre i H était donc à 1 ouest «lu coteau, dans le canal, était donc un passage "’n's assez loin.Fcci ressort «lu fait «pie, pendant sept jours, 1 hostilité iro- p.143.de ITnoarn., lettre du (1) Doll, do C.p.145.141.1.Doll, de C 2.Voir M.M 25 juin, 1660.3.Doll, «le C.p.144 et Rel.de 1660.4.Rel.do 1660.5.M.M.de 1 Tncar., utsupra.Doll, «le C., dit également “au pied du Long- i igdo Sault, un peu au-dessus de cette isle,” | rpi de 1660.p.140.et il « t de toute évidence que j 5 M.M.de Tin., est supra, la Rel.se trompe en parlant de In ohnu-i 6 Doll, de p.142 et p.14«.Voir 1 Doll, de C.p 2 Rel.de 1660.3 MM.de l'incar., Lettre du 25 juin, dière ' note de J.V.au bas de p.142.'abbé Brophy; “Ha! vous cherchez le fort ” ?me dit-il.—“ île ne le cherche pas, je sais où il était.” “Bah! il est impossible de trouver quelque chose maintenant." " Venez avec moi, lui «lis-je, je vais vous montrer la place exacte où il était.Venez, venez à l'instant : j’y vais de ce pas J’entraîne mon ami dans la rue de traverse qui va «le la grève au petit chemin de fer et coupe le village à peu près par la moitié.Pres«|uc aussitôt, je remarque, à ma grande satisfaction tout nu bout «le la route que nous suivons et près du chemin de fer, la butte cherchée.Nous montons dessus, et l’évidence se fait grande pour moi ; cette butte a été tellement travaillée.aplanie à son sommet, elle domine tellement la côte que ma conviction est à l'instant complète : butte et sol travaillé,tout est là.(J’ai indiqué cet endroit par Ste-Catherine et Montcalm .Nous attirons votre attention toute particulière sur une Grande Vente de Coupons pour Lundi à tous les Rayons: Etoffes à Robes—Indiennes—Cotons—Châlis—Duck qui seront étalés sur des tables spéciales.Profitez de cette vente qui vous offrira des occasions uniques et en même temps vous pourrez choisir toutes les plus chics marchandises aux plus bas prix.VENEZ DE BONNE HEURE.la surface et que surtout, en plaçant le fort à l'endroit que j'ai marqué d’une croix sur In carte, tous les textes historiques s’expliquent ou se vérifient admirablement, san# en excepter un seul.Eneffet.ee site est à «leux rents pas du rivage, il est dominé par un coteau voisin ; mais il en est assez éloigné toutefois, pour «pie (lu sommet on n'nit pu tirer à feu plongeant dans l’enceinte.On n’y trouverait guère | d'rnu même en y creusant à l'époque de la fonte des neiges, et l'eau la ; plus proche e«t celle de la rivière.I.nj terre y a pn p’,t ^p'¦"nn,, l*’!' Le prénidenl Beaupré rp vous in montrer en revers, en grands cols murin :, en rnbnts ; elle va aussi taire nombre de robes droites, vraies robes de campagne, froncées à remplacement du cou.a I,, taille,, et au bas resseri*! pni la une casser,de avec une ’ tiillerée de bande pinte (pii recommence n se fnirc farine ; laissez un moment sur le feu.tin |mui en forme et non plus unique en avant soin de remuer; ajoutez un ment en droit fil.’souvent ' celt a bm.de verre d'eau chaude, sel et poivre.en toile satinée unie du Lorsque Votre sauce est assez épais plus foncé des dessins de la —Ave.IIAtel-de-Ville.Maison 2 étages, 2 logements, 6 app.Bon revenu.Tout le comptant possible.—Rue Marquette.Maison à 2 étages.3 logements, 3, 4 et 7 app.Extension.Lot 25 x 103.Cave de fl pieds.Moderne.Revenu, *402, Comptant *1,000.00.Balance facile.$3.700.Bon rev< $4,000.ce cnil —Hue Waverly.Maison 3 éta-«PtJ'UUUa ges, 3 logements, 5 app.Terrain 25 x 88.Revenu, $552.00.Comptant, $1,000.Echangerait contre terrain et une partie comptant.$5,800.chacune.— Ave.Papineau, prés Mont-Royal.4 maisons, 8 étages, 12 logements, 7 app.Extension.Cave de 7 pieds.Terrain, 25 x 118.Bon revenu.Comptant $2000 sur chaque coté.On échangerait contre terrain bfttissable de suite et du comptant.$6,000.—Hue des Carrières.Maison en pierre solide.2 étages.3 logements.6 app.Extension.Terrain 54 x 130, allant d'une rue à l’autre.Bon revenu.Avec, bureau, cour ouverte, remise.Bonne place pour un dos de bois ou pour un contracteur.Comptant, $1,000.Balance facile.OURQUOI AS_____ VOUS?Vous en voyez qui s’enrichissent — tous les jours — par de fructueuses transadions immobilières.Resterez-vous Indifférents et voudrez-vous que vos capitaux restent inactifs quand vous pouvez les multiplier.Nous sommes certains que non, mais vous ne savez à qui vous adresser Venez donc nous voir que ce soit pour achat, vente, échange de propriétés ou toutes autres transadions qui rapportent profits.Nous avons votre Affaire Lepage-Ménard, Limitée Tel.Main 7632.9 BOULEVARD ST-LAURENT, autrefois Côte St-Lambert.J/ o/| gnn —Rue Saint-Denis, Boulevard Maison 3 étages, 3 logements, 7 app.Extension.Brique solide.Fournaises.Très moderne.Canaux payés.Bon revenu.Echangerait contre terrain et du comptant ou $1,000.00 comptant.—Ave.$7.000 Terrain 3n x p.c.Comptant $7.000.Papineau.Maison 3 êta-logements.4 et 7 app.18.Moderne.Revenu lu $1.500.Balance facile.—Rue Saint-Urbain.quartier Laurier, 2 maisons, 2 étagés, •1 logements.5 et O app.Extension.Moderne.Revenu: $708.Comptant, $1,000.Balance facile.Faites une offre.$8.000.Boulevard Saint-Joseph.Maison 2 étages, 2 logements, 7 Brique solide.Extension.Bay-win-corniche en coppe.fournaises.Bon revenu.Cave cimentée.Tout le comptant, j ton le i possible.On échangerait contre propriété rrn.zijne, terrain bien situé.«PP dow.so, retire/ du feu et ajoutez un jaune ri l’on veut donner à Penjemhle une I - (Ibciif délavé «l’nvamv nvpo tut peu «h- note de rocliorehp, en jettent sur In rn $10,000.Magidre.**St*ma?snnn''*3 éTn-I vinaigre, en ayant In précaution de be une tunique tonte droite, l,v recou- «e*.d logement!,, a app KxtenVion.\t"-remuer et de laiaser la saure sur le \ rant tout entière jusqu'à |„ bnnde du | Mon revenu! Comptant *1,000 np- foin du fourneau gfin qu'elle uo lundi ! bas.en tulle souple ou eu cSfb n de le pas.; soie du ton de la bande; à eetle tuni- S U (T.IIOI.I AM1AISK M'\ 'I'"’ "'«He garniture, sinon l’ourlet iri-OF.I FS.Mettez dans un bol un l'1'’.’I".' unft transition titre le quart do bon bonne, deux inures '‘'''l'' " l"‘ittf assombri projeté par la d oui fs.du sel hlune et une iteini-eui|.lerée de vinaigre.Vjoz une easserole avec de l'eau bouillante et mettez, le.bol dedans, en faisant attention que l’eau ne pénètre pas dans le bol.Tournez In sauce jusqu'à ce quelle ait l’épaisseur d'une bouillie et servez dniis mbc snucièrp av»v un poisson (turbot, barbue, etc.) cuit nu court-bouillon.Robes et costumes simples Ni c'est dans l’ordre pratique que nous tes cherchons d'abord, les nouveautés pat'nis'i nt s inspirer d'un certain letnur è in sagesse en ee qui Con paie au | cerne l'étroitesse des upi s tout au ((plies que l'on fait autour-eut les mouvement* possible* en-: et relie# (pii comptaient de m.itl à le fnvon marquée t ointe trois mois, Quel re ou sur les (ôtés ne une bande le* nppli* tunique, et le Volant plat du bas tissu opaque, donc plus foncé.Economie domestique I Balance facile.$11 000 Waverly, un coin.Mai- «Pii'Xzvrw son 2 étages.7 logements rtc 5 app.ei un magasin.Revenu.$i,tO0.Echangerait contre terrain et une partie rompt «nt.' $15,500.COMMENT ON DOIT FAIRE CHAMBRE A COUCHER UNE A Routnti, un frinrohund mnint dé OPtto firmer, qui n‘« de profomion d’Iwi qtio i3 Pour cause d’abandon des affaires Immense Réduction de Prix VINS, LIQUEURS, SIROPS, EPICERIES FINES des meilleures Marques.Approvisionnez-vous à bon marché pour le temps des Fêtes.—Nos prix sont plus bas que les prix d’importation.—Jugez-en, 2 ième Liste Vin d'Oporto, Velloso & Tait, 3 couronnes.Vin d’Oporto, Niepoort Alto Douro.Vin d’Oporto, Niepoort I grappe.Vin d’Oporto, Niepoort Binne.A'in Tarragone Doux, Rouge .A’in Tarragone Mistolle Blanche.A'in Sherry Harmony XV.P.Vin Sherry Harmony 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QU'IL SE PROPOSE DE FAIRE \ oici le texte complet du discours I prononcé à ia Chambre des Députés de Prance, par M.Jacques Piou, le j president de I Action libérale populai- | re.lors du débat sur îa déclaration ministérielle de Al.Briand.On y trou-j vera l’analyse détaillée de ce que M.Briand entend nar “conquêtes laï-j ques ’’ et de ses projets futurs.M.Piou est résolument partisan de' de l’école catholique.l.es quelques' lifrnes qu’il consacre à la neutralité de ¦ l’école indiquent, non point une préfé-! rence personnelle, mais le programme minimum qu’il croit devoir défendre, à Cause des circonstances.Messieurs, 'e Uél.-at qui, maintenant, approche de son terme, a eu pour principal objet de dégager le programme et les éléments de la majorité stable et durable que désire M.le président du Conseil.Je n'ai pas, je l’avoue, grande compétence pour concourir à cette oeuvre; mais, comme le gouvernement a soumis sa politique au jugemert de toute la Chambre, je ne crois pas excéder mon droit en répondant à son appel.Je m’y crois d’autant plus autorisé que, à la différence des orateurs qui m'ont précédé à cette tribune, je ne viens pas dénoncer les lacunes et les obscurités de la déclaration ministérielle; je la trouve, au contraire, trop explicite et trop claire.(Sourires.) C'est ce que je viens dire à la Chambre.Mais au moins je suis assez heureux pour n 'être pas forcé de commencer par des critiques.CE QU’IL Y A DE CHANGE Comme nos amis r.e désirent nullement se renfermer dans une hostilité systématique qui se bornerait à.réci-miner ou à protester, comme ils sont disposés ü engager toutes les initiatives libérales et à seconder tout effort fait, pour corriger des abus ou réaliser des progrès, je ne fais aucune difficulté pour reconnaître qu’à cfité de parties blessantes il en est clans la déclaration ministérielle cjont le ton est presque rassurant.J 'y retrouve ça et là comme un écho de notre propre langage (Ah! ah! à l’extrême-gauche) et même des formules qui sont les nôtres (Applaudissements ironiques sur les mêmes bancs); “Justice et liberté égales pointons.’ ' M.Delaroche-Verneti—Cela ne cous appartient pas en propre.M.Jacqeus Piou.—“Ni favoritisme ni représailles ; un pouvoir qui ne se mue pas en instrument de tyrannie et d'oppression.’ ’ Nous étions habitués à d'autres aphorismes.Autrefois on nous disait: “En politique il n’y a pas de justice.’ ’ Une voix à gauche.-—Vous disiez cela quand vous aviez le pouvoir.M.Jules Delahaye.—C'est Madierde Montjau qui a dit cela.M.Jacques Piou.—Vous u’étiez sans doute pas à la Chambre quand cette parole a été dite; sans quoi vous sauriez qu’elle est d’un de vos amis.(Très bien ! très bien! ) “On se débarrasse de ee qui vous gêne ; la République, c’est nous et nous seuls.’ ’ Je ne suis pas bien sûr qu’il souffla un esprit nouveau clans les régions du pouvoir.On y parle du moins une lan-guenouvelle, et cette langue, ne M-elle que traduire des aspirations vagues et clés velléités destinées à ne jamais entrer dans le domaine des réalisations, c'est déjà quelque chose d'entendre une voix officielle interrompre la prescription qui, depuis si longtemps, courait au profit d’adages chers à la politiqus de combat.(Appl.à droite.) Je souhaite que M.le président du Conseil réussisse à convaincre scs amis et, j'ajoute, à se convaincre pleinement lui-même.(Sourires.) BONNES REFORMEE La déclaration contient l'annonce de réformes dont quelques-unes sont nos propres revendications: la réforme électorale d’abord, la première de toutes, la condition de toutes les autres ; puis la réforme administrative et judiciaire.Nous les concevons sans doute plus amples que M.le président du Conseil.Ce n'est pas, à nos yeux, par des d.-mi-mesures qu'on remédiera aux vices du scrutin d’arrondissement, qui devient le plus intolérable des corps à corps (Très bien! très bich^t, ni aux vices de cette centralisation qui encercle si bien le pays qu’il y étouffe.(Très bien! très bieii!) Le principe est posé, lu discusion est ouverte; l’opinion publique, qui a remporté cette première vi'toiro, saura, j'espère, la couronner par d’autres plus décisives.(App!.à droite et sur divers bancs.) Le gouvernement icut donner un statut aux fonctionnaires.Rien de mieux.Les fonctionnaires ont besoin de voir leurs droits, leur indépendance, leur dignité assurés, d’être mis à l'abri des influences abusives et des tentations de l'excèo de zèle.Le gouvernement veut donner une charte au monde du travail.Rien de mieux.Les réformes sociales n ’ont rien qui nous effrayo.Elles ont trouvé dans nos rangs des champions dévoués et un illustre promoteur.(Appl.à droite.) Mais pour que ces réformes devien- j nent pratiques et fécondes, nous voudrions qu’on leur donnêt pour hase | l'organisation professionnelle, première et nécessaire étape vers la représen-1 tation professionnelle.(Très bien! très bien! à droite.) LES “CONQUETES LAÏQUES Je désirerais, Messieurs, pouvoir | m’arrêter là.Par malheur, la déclara-; tion miniatérielle ne s’arrête pas là.| Elle a une finale: l'inévitable manifestation laïque.Notre honorable collègue M.Ajam.un peu difficile sur les questions de pré Féanres oratoires (Souriras), s'affligeait de la trouver en mauvaise place; il l'eût voulue en tête du document, au moins au milieu, mais, surtout, pas à lia queue.Il oubliait que c'est dans la queue qu'est le venin.(On rit.) M.le président du Conseil, offensé qu'on jugeât.île ses intentions par l'ordre dans lequel il les a manifestées, a tout de suite protesté.“Si, a-t.-il dit, In déclaration laïque est à In fin, e'eat qu'elle eat le critérium selon lequel peut et doit se faire la ma- , jorlté sur laquelle le gouvernement s'appuiera.(Très bien! Très bien! à gauche.) I)U coup, M.Ajam a été pleinement rassuré et la majorité baptisée : elle s'appellera la majorité du critérium.(Sourires à droite.) M.le président du Conseil avait, tort de s'émouvoir; il avait donné par avance des explications qui eussent dû rassurer ses amis.Dans sa déclaration, il avait dit: “A sa majorité, le gouvernement demandera, dans l'intérêt de la pacification du pays, de maintenir, de consolider les conquêtes laïques de la République et de les mettre a l'sbri de tout retour offensif de la réaction." Le» conquêtes laïques! lesquelles?A quoi s'applique cette appellation fuer-*ièret Ce n >et pas, j'imagine) aux biens qui ont été confisqués aux Congrégations et aux religieux?Les uns ont été dispersés par les H- j quidateurs investis de la confiance de i la justice.M.le comte de Lanjuinxis.—Ils ont ; été dilapidés.M.Jacques Piou.—Quant aux autres, ' le “Journal Officiel,’’ tous les matins, en fait ce qu'il appelle d’un euphé-1 misme trop modeste “l’attribution’’.Les uns et les autres sont désormais à j l'abri d'un retour offensif de la réac-’ tion.De quelles conquêtes donc avez-vous ; entendu parler?Sans doute de l'autoiisation préalable imposée aux associations religieuses et du refus global opposé à leurs demandes; de l’interdiction d'enseigner aux Congrégations autorisées et de la fermeture de 20,000 écoles où 1 million 600,000 enfants du peuple recevaient une instruction conforme ù leurs croyances (Appl.à droite), puis certainement de la constitution civile imposée au clergé par le nouveau régime de séparation, et de la loi de dévolution.Ces conquêtes-là, nous les avons combattues, disputées pied à pied pendant de longues années, et tous, nous n’avons cessé de les dénoncer au pays comme des atteintes à la justice et au droit commun.(Appl.à droite.) De ces conquêtes vous faites, n'est-ce pas, les parties essentielles de votre critérium?L’adhésion qu’on leur donnera sera le signe auquel vous reeon-naicrez les vôtres, le gage auquel vous subordonnez la confiance que vous sollicitez.Vous uoulez les maintenir, les corrolider.leur conférer même une sorte d’inviolabilité qui les rende intangibles.Les lois d’exception sont éphémères comme les circonstances qui les font naître.(Très bien! très bien! à droite.) Il n’y a d’intangible que les grandes et nécessaires libertés que ces lois ont violées: liberté d’association, liberté d’enseignement, liberté de conscience, pa- j trimoine commun aux nations arrivées: à un’ haut degré de civilisation, et que toutes mettent en sûreté à l’abri d’uue constitution.Si les conquêtes dont vous êtes fiers ont été possibles, c’est qu’au lieu d’une constitution intégrale, nous n’eu avons que la moitié d’une ; c’est que les majorités parlementaires, chez nous sont armés d’un pouvoir plus étendu que le pouvoir personnel d’aucun souverain ; c’est que leurs entraînements ne trouvent dans aucune charte ni le frein qui les arrête ni la sanction qui les réprime.(Appl.à droite.) Vienne le moment où la France, jalouse de s’égaler aux nations qui l’entourent, écrira sa déclaration des droits sur la page que les constituants de 1875 ont- laissée blanche, et les libertés d’association, d’enseignement, de conscience méconnues, violées par vos lois d’exception, seront proclamées et garanties ; du coup, s’écroulera l’œuvre de colère que vous voulez maintenir et consolider.(App.à droite.) Vous dites, enfin, que vos conquêtes laïques doivent servir à la pacification du pays.LA GUERRE CONTINUE La pacification du pays ne se fera pas par des mesures d’intolérance.(Très bien! très bien! sur les mêmes bancs.) Elle se fera le jour où le gouvernement, se réclamant nettement de la liberté et du droit commun, en étendra à tous les citoyens les inestimables bienfaits ; où, fidèle à l’impartialité qui est son premier devoir, il n’opposera plus une doctrine d’incrédulité aux croyances nationales ; où il n’appellera plus '‘conquêtes’’ les restrictions des droits des catholiques et “progrès” les empiètements commis sur les droits de la conscience ; le jour, enfin, où la jeune République française, à l’exemple des Etats-Unis et du Brésil, consentira enfin il ne plus ignorer cette Eglise, vieille de quinze siècles, dont 1 histoire se confond avec celle de la patrie (Appl.ù droite.), à entretenir avec elle les relations indispensables même sous le régime de la Séparation, n respecter sa constitution et sa hiérarchie.( Appl.sur les mêmes bancs.) En attendant, le gouvernement nous trouvera prêts A collaborer avec lui à tout ce qui peut servir le bien public et la grandeur do la France.Mais maintenir, consolider nous-mêmes dnns ses mains ce patrimoine de guerre conquis sur des droits sacrée et inviolables, non! ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais! < \ppl.à droite.) • l’entends des optimistes bien intentionnés dire: '('e sont In des formules obligées." Non.re sont hï des programmes de gouvernement, et, tout : séparé que je suis île Al.le président du Conseil, je ne lui fais pas l’iniure : de supposer qu’il se Hire, sur de tels sujets, à de simples exercices de rhétorique parlementaire.D’autres aiou-tent: “Mais, après tout, tout eela.: e’est le bagage du passé, c’est le fait i accompli! Après une rrise violente «ml ne fait pas la paix du premier eoup, et e’est déjà quelque chose de finir la , guerre.” Outre que le fait accompli, quand il 1 est injuste, ne devient pas.à mes veux, j respectable parce qu’il a diiéé, il Vest I pas exact que la guerre soit finie.La guerre continue.(Très bien! très j bien! A gauche.) LES PROJETS DOUMEKGUE ^ En voulez vous la preuve?Voici oo j que ie lis dans la déclaration ministérielle: “lx> gouvernement présentera des dispositions indispensables pour sauvegarder l’école laïque et pour résoudre, sans sortir du domaine de la li- j berté équitablement et, raisonnablement contrôlée, le programme scolaire dans son ensemble.” (Très bien! très bien ! A gauche.| Sauvegarder l’école laïque, elle est donc en péril t Vous croyez donc, avec notre collègue M.Bert eaux, que c'est elle qui e«t la persécutée f (Oui! oui! à gn urbo).M.DALIMIFR.— tl faudrait être aveugle pour ne pas le voir! M.J ACQUET PlOt .— L'école laïque a toutes le« faveurs, toutes les protections de l’Etat.On l'appelle la pierre angulaire de la Képtibliqti ! ' Ses enseignements', ses méthode e livres échappent à In surveillance de.familles et presque à leurs regarda.A |ieine savent-elles ce qui s’y passe.I,c sauraient-elles, elles n'y pourraient rien I la Pourquoi alors res appels répétés A défense de l'école Inique?Pourquoi cette formule qu’on répète maintenant comme un mot d'ordre?Cette insistance.nu premier abord inexplirable, a une rnuee cachée, (.'est eette cause cachée que je veux mettra en lumière, car elle seule permet de fixer In portée de la déclaration ministérielle.L'école neutre exiete dans notre pays depuis plus d'un quart de siècle.Qu'elle ait.A l’origine, rencontré bien des résistances, comment sen éternuer ?Elle heurtait des habitudes si anciennes, des croyances si profondes-Devant une semblable nouveauté, la Belgique catholique s’est jadis dressée en masse et a bataillé de longues années, sans paix ni trêve, jusqu’à la victoire de ia pleine liberté.Chez nous, le silence se faisait peu à peu ; silence défiant, silence résigné, j’en conviens ; mais le temps et beaucoup de prudence auraient jjeut-être adouci bien des amertumes.11 aurait fallu pour cela que l’école restât pleinement neutre, pleinement fidèle à la charte de son origine, qu’elle ne répudiât pas les promesses que ses fondateurs avaient mises dans son berceau.Ses fondateurs avaient dit et répété à satiété que la neutralité confessionnelle n’impliquait pas la neutralité philosophique et que l’école serait spiritualiste.C’est sur ces assurances qu’elle a été votée par les deux Chambres ; c’est en s’inspirant de ces principes qu'ont été rédigés des programmes scolaires toujours en vigueur qui Îrescrivent aux maîtres d’enseigner )ieu et les devoirs de l’homme envers Dieu.Mais il est venu un moment où, sous la poussée de la libre pensée victorieuse, une évolution s’est faite à l’école.Les programmes scolaires, dans leur partie spiritualiste, ont été abandonnés.Les livres .mis entre les mains des enfants se sont adaptés à cet esprit nouveau.On n’y a plus parlé de Dieu ni des devoirs de l’homme envers lui , et l'école, de spiritualiste qu elle devait être, a dévié vers le positivisme.UN MEMBRE A G AL CHE.—Elle a bien fait.M.JACQUES PIOU.— Cette déviation d’abord réclamée à grand bruit dans des réunions d’amicales et des Congrès do la Ligue d’enseignement comme une délivrance, a été saluée ensuite par beaucoup d'instituteurs comme une victoire.Est-elle niée?Dans cette Chambre même, il y a quelques mois, les défenseurs les plus autorisés de l’école laïque — la plupart sont eu face de moi — s’en sont glorifiés comme la marque du progrès des idées, comme la marche en avant de l’esprit humain Leurs discours, leurs rapports, sont pleins des affirmations hautaines de la libre pensée rationaliste.Tel est, Messieurs, le terrain sur lequel le conflit est engagé dans cette Assemblée.Ce n’est pas la neutralité de l'école laïque qui a été mise en question,c’est son orientation.Nous ne lui demandions qu’une seule chose, de rester fidèle à l’idée spiritualiste de son origine.M.CHA LAI ET.— Vous l’aviez déjà combattue à cette époque.M.JACQUES PIOU.— Qu’a fait le gouvernement devant cette évolution— je devrais dire devant cette révolution, car la répudiation officielle de tout enseignement de l'idée et do la morale divines dans les écoles où quatre millions d'enfants sont instruits a tous les caractères et aura toutes les conséquences d’une révolution.11 n’a pas accepté la lutte sur le terrain doctrinal.Comment aurait-il pu désavouer ces nouvelles tendances de l’école?Elles correspondaient si bien aux siennes?Il les avait souvent encouragées! Mais il s’est habilement tiré d’affaire.Prenant un détour, il a rédigé deux projets de loi, dont je vois l’auteur en face de moi.Us portent son nom et sont avec lui arrivés à la célébrité.Us s’appellent ‘‘les projets Doumergue”.Quel en est le but?Rendre les instituteurs et leur enseignement inviolables, rendre les parents impuissants.Pleine liberté d’action aux instituteurs, interdiction aux parents de rien faire et rien dire : la combinaison est bien trouvée et doit faire merveille.Que les lois Doumergue soient votées, et les libres penseurs de la nouvelle école laïque ont carte blanche ; les pères et, mères sont réduits au silence.(Très bien' très bien! sur divers bancs à droite.) Grâce à elles, l’évolution se poursuivra à l’aise ; la voie est libre devant le positivisme et le positivisme n’est pas le dernier mot.Je sais que les lois Doumergue ne sont nas l'œuvre du Cabinet actuel ; mais il se les est appropriés en arrivant au pouvoir, il les a faites siennes dans sa première déclaration dont, à maintes reprises.M.le président du Conseil s'est réclamé au cours du débat, et c'est lui qui en a demandé la discussion dnns la dernière Chambre.Il a fait mieux et — vous êtes vraiment bien ingrats.Messieurs les radicaux, qui l'attaquez — il les a consacrées à nouveau dans sa dernière déclaration.Quelles sont donc ces mesures indispensables dont elle parle, sinon les lois Doumergue plus ou moins démarquées, plus ou moins remaniées, plus ou moins noyées dans la législation Avais-je rnison de dire que le gouvernement continuait In lutte?Ce n’ost pas la lutte ouverte, provocante.dont parlait M.Augagncur.Le gouvernement ne dit pas ouvertement comme lui: guerre entre eeux qui croient et ceux qui ne croient pas, guerre à l'idée religieuse.Qu’importe?il n’y a de différence que dans les termes.( App.à droite.) A'oilA la première partie du programme gouvernemental.A'oiei la seconde: LE CONTROLE DES ECOLES LIBRES L'école libre sera mise au régime de la liberté sagement et raisonnablement contrôlée.I.a locution est presque souriante.Ah! qu’en ternies galants, rcs cho-ses-IA sont dite».Liberté sagement et raisonnablement contrôlée! cetfe formule, les hommes de mon Age l'ont entendue dans leur jeunesse.Elle est celle des gouverne-tnenta qui ont pour de la liberté et peur de la confisquer.( Appl.A droite.) I.a liberté sagement et raisonnablement contrôlée, r’est la liberté mu-t liée.En matière de presse, In eontrôle s'appelle le tribunal eorrpotionnel pour les délits et le cautionnement pour les .journaux ; en matière de réunion, il «'appelle la surveillnnep de In poliee ; matière d'association.l'autorisa-.i préalable : en matière municipale, li tutelle de l'Etat ; en matière d'en ‘«¦qqieincnt, le certifient pédngugique délivré, par l'Etat seul.A des maîtres eonenrrents qu’il traite en adversaires.( App.A droite.— Mouvements divers.) Ainsi.Messieurs, se continue, ronlre l’école libre.In guerre commencée en UWH.Mors, on espulsnit brutalement les maîtres congréganistes.Aujourd'hui, on élève devant les maîtres Iniques une barrière dont on tient la clé.Après In brutalité, la ruse Après la mort sans phrasas, la mort A petit feu.C'est toujours la même pensée d'agression, toujours le même but de destruction.( Apn.A droite.) Comme le plan du goux ernement, dé- T RI BV SE LIBRE Le Théâtre de Vues Animées et l’Histoire Que nos théâtres de vues animéo< représentent des scènes historiques, pas de mai à cela j mais qu*iis les repré- j «entent dénaturées et faussées, cela est * tout autre chose.J assistais, il n y a pas longtemps, à une représentation de vues animées.I La machine commence à fonctionner,et.sur le grand drap blanc, apparaît un! litre bien propre à piquer la curiosi- ' té : “ La St-Bartheîemy ”.Ce qu’il advint, c est que ce ne fut j pas du tout la St-Bartheiemv qui fut représentée ; c’en fût une ridicule j contrefaçon.I n religieux, une croix ! à la main, bénit les guerriers catholiques agenouillés à ses pieds ; puis.! toute la troupe, le religieux courant en tête à une vitesse qui faisait craindrn pour sa raison et même pour sa vie.! s’élançait vers la demeure de Colignv et des principaux chefs huguenots.Eee., etc.Ou a tant de tois et si bien démontré que I Eglise n’a pris aucune part au massacre de la St-Barthelemy qu’il est impossible de rendre plus claire une question bien claire.Et combien d autres questions d’his-i toire ont du etre maltraitées de la1 sorte depuis qu’il existe des “ sco | lies ” ! .Mais les propriétaires de théâtres de vues animées se soucient bien peu de; la vérité pourvu qu’ils puissent faire sonner dans leurs poches les nombreu- { sas pièces de monnaies que leur appor- j tent les bonnes gens.Et pourtant la représentation déna-! tuiee, faussée à dessein sans doute par les ennemis du catholicisme,— car aujourd hui on prend tous les: moyens possibles pour combattre la religion,— la représentation faussée del ces scènes historiques peut, encore plus que certains livres erronés écrits sur ces questions, faire tort à l’Ehliae et à la religion.J.a masse du peuple ne lira pas ces livres qui ne lui sont d aucun intérêt ; au contraire, c’est le grand nombre qui va aux représentations de vues animées, et.tout ce qu’il y Verra de vraisemblable, i! le prendra pour la vérité.Et c'est comme cela que l’on trompe le*’ gens, qu’on fausse leur opinion, qu’on leur donne des erreurs et des en- j canailleries en retour de leur argent, ! et.personne n’y voit.Un a parlé et on parle encore des dangers de la presse jaune ( qui sait si cette presse n’est pas le péril jaune que l’on annonce depuis longtemps ?) On l’a montrée détruisant petit ù petit toute la générosité du peuple pour l'amener, après lui avoir fait parcourir diverses étapes, à l’apathie et à l’indifférence à tous les points de vue.Eh bien ces théâtres de vues animées, avec leur» mensonges, je les crois un danger, tout comme la presse jaune.Et, sont surtout dangereux.ceux qui sont dirigés par certains jeunes yankees venus ici pour faire fortune, car là on trouve, bien distincts, le pondrait, et le carctèro de l’oncle riam : sans-gêne outré, indifférence.insignifiance, et tout ce que l’on voudra en fait de niaiserie.•le ne crois pas que tout cela soit bien propre à nourrir un idéal quelconque.U serait bon que l’on exerce une surveillance un peu plus active sur les théâtres de vues animées.Us sont un danger, et contre tout danger il faut des précautions.“ LAURENT D’YONNE.” S’ gagé des équivoques, apparatt mainte-nant avec une saisissante clarté , d’un côté, laissez-passer délivré à la libre-pensée pour qu’elle envahisse à son gré l'école publique ; de l'autre, encerclement de l’école privée.Messieurs, les élections se sont ouvertes au moment où ces questions d'enseignement arrivaient, au plus haut degré d’acuité ; un instant nos adversaires ont espéré qu’ils en pourraient faire leur plateforme électorale.Au premier contact avec le suffrage universel ils se sont rendu compte de ses sentiments conciliants qu’ils ne soupçonaient pas.Quelques-uns ont tenu bon et revendiqué le monopole de renseignement ; d’autres se sont réclamés de l’esprit des lois Doumergue, sans toutefois en prononcer le nom.La plupart ont adapté leur langage à l’état nouveau de l’opinion et ont pro-I mis de défendre la liberté, (Très bien! très bien! au centre et à .droite.) I ( "est ainsi que les élections ont pris leur double caractère pacificateur et réformiste.(Nouvelles marques d’approbation sur les mêmes bancs.) < 11'Knifi.K.15.25 MONCTON, N.B.12.00 CHESTER.N.K.15.55 MULGKAVE, N.E.3 B.(10 NORTH SYDNEY, N.S.16.50 J’ARRSHOUO, N.E.35.00 PrOTOU, N.E.36.00 S H EDI AC.N.H.3 8.00 SUMMEUSIIIE, I.l’.E.3 1.0(1 HARBOR GRACE, Terreneuvo .38.50 SAINT-JEAN, Terreneuvo .02.50 BR IG U S.T.N.82.95 SYDNEY, N.E.38.50 PAU LES MONTAGNES BLANCHES PORTLAND.Me.$7.50 OLD ORCHARD REACH .7.75 KENNEIIUNK POUT .8.10 Billets valables uu départ les 8.9.10 et 11.août.Valables au retour jusqu'au 80 août 1910.REGATES DE ST JEAN, P.Q.BILLET D’ALLER ET RETOUR A GRAND TRUNK SYSIEMl VOYAGES FIN DE SEMAINE A BON MARCH „ , , DE MONTREAL.Brnckvllle.$3.00 Cornwall .$2.15 Ottawa.3.45 Québec , , 5 00 Sherbrooke.3.30 S.-,lean .1.00 S.-Hyacinthe.1.30 Valleylleld 3.15 lonr autres endroits, voyez les brochu- re!.tes d excursion de fin de semaine, que vous pouvez, vous procurer aux bureaux du G.T.U.EXCURSION AU BORD DE LA MER PAR LA ROUTE FAVORITE DE MONTREAL \ PORTLAND .*ï an OLD ORCHARD .7 ÎS K EN NE H UN K PORT .S.lfi HT RETOUR Dates do départ: 8.0, 10, 33 août.Limite de retour: 80 août, 1910.SERVICE DE TRAINS Les Chars dortoirs quittent.Montréal M 8.15 p.m., tous les soirs.Les wagons-lits quittent.Montréal il 8.0(i a.m., tovu les jours.Lo wagon-lit quittent Montréal samedi soir ira ft Kennebunk saule-mont dimanche matin.Les passagers pour Kennebunkport prendront les Tramways Electriques a Kennebunk.Excellent service de Char-Buffet sur le* trains de jour entre Montréal et Port-In nd.EXCURSIONS DE MOISSONNEURS à Winnipeg, Earl, Sask., Saskatoon, Warman, Swan River.pt Sintlon« In termed i «.iron, VIA CHICAGO KT DULUTH oo ET UN CENTlX LH MILLE DES EX-DROITS CI-DESSUS JUSQU'A DESTINATION.Dale do départ, 23 août 1010.TRAINS SUBURBAINS Lp service complot des trains suhtir* bains est maintenant organisfl tel qn« l’horaire en force avant la Hxftye.UUREAUX DES BILLETS EN VILLE, 130 rue Saint-Jacques.TfM.Main 3905, 0906, 6907 ou il la gare Bonaventure.$io.TOc.Billets valables par les trains quittant la gare Windsor ft 8.25 a.ni., et 1.15 p.m., samedi, 6 août et retour le mftme jour.Excursions de Moissonneurs —AU— NORD-OUEST CANADIEN LE 23 AOUT.$10.00 A TVlonsejaw et l’est — Tarifs réduits proportionnellement pour mitres stations, y compris MacLeod, Calffary **t Edmonton.Excursion Spéciale SHAWINI6AN FALLS et retour DE MONTREAL $1.35 Billets valables pour les trains de la Rare \ i^er ft 9.10 a.ni., dimanche, 7 août ntl The Royal Line r *i jf.i*» h ui., atiuiUlChe, < août retour jusqu'au lundi, 8 août.Nouvenux prtquobc à triple hélice et à ti bines.Lo type lo pl moderne.Do Bristol Départs De Montré 21 juillnt.ROYAL GEORGE 4 ao 4 août .ROYAL EDWARD 18 ao 18 août .ROYAL GEORGE 1 sc, 1 sept.ROYAL EDWARD 15 sr et tous les jeudis suivants LA ROI TH RAPIDE 15.vin u LE CANADA ET LA ORANDE-BR TAGNE Tour tout renseignement au sujet des taux des cabines il réserver, s'adresser à n'impo! quel AGENT UK LA COMPAGNIE ou ft CA TOMBS, Agent Général des Passagers, C.N.Ky., Edifice de la Hampie Impériale, Montré Oit ft A.H.DAVIS, agent des Passagers de Canadian Northern Steamship Company.Dr.ARTHUR BEAUCHAMP, Chirurgien Dentiste.16S rue Saint-Denie.T.».T./ 3549.I FEUILLETON OU “DEVOIR" L’Aviateur du “Pacifique” PAR LE CAPITAINE DANRIT (COMMANDANT DRIANT) 32 (Suite) —Mais non pas sur un matelas,
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