Le devoir, 30 juin 1910, jeudi 30 juin 1910
PREMIERE ANNEE—No.146 MONTREAL, JEUDI, 30 JUIN, 1910 eu’» ouU LE NUMÉRO > ^ lk ABONNEMENTS i Rédadtion et Administration': ¦ ¦j1 ¦ ¦ B.1 ¦/¦Il I B lii1.III1.1/ I 11 fl.™-^NE' .,,.«, W I BS J M | Bf B B H B1 redac i • ; M«n 7«o.Etata-UnUr et Union Postal» .JÊÊKÈÊÊlÉÊI wÊÊÊÈÊÊÊÊÊL bHH^^ bIHHII WÊÊ ÉlHB 'HHhl ADMIN1S TION: Mûin7461 Directeur: HENRI BGURASSA.FAIS CE QUE DOIS! UNE LEÇON DE CHOSES La Great North Western Telegraph Co., la même compagnie qui refusait formellement, voici quelques jours, d’expédier au taux régulier les lettres-télégrammes rédigées en français, annonce que ces lettres seront maintenant traitées comme les autres d’un bout à l’autre du pays.Et d’une! On nous déclarera probablement, aujourd’hui ou demain, que les autres compagnies suivent cet exemple.La brèche une fois ouverte, il faudra que toutes y passent.Et ee fait nouveau constitue une excellente leçon de choses qu’il serait vraiment regrettable de ne pas souligner.Car il faut bien constater les évidences qui crèvent les yeux: c’est au lendemain de la protestation formulée par le conseil municipal de .Montréal, c’est à la suite de la levée de boucliers qui s’est produite dans la presse de Montréal que la Great North Western s’est décidée à mettre sur le même pied les deux langues officielles du pays.On nous fera difficilement croire qu’il n’y a pas entre les deux faits des relations de cause à effet.Si Péchevin Tétreau n’avait rien dit, si la presse était restée muette, on se fut habitué à refuser toutes les lettres-télégrammes rédigées en français, comme on s’est habitué à ne nous donner que des indicateurs, des connaissements et des billets anglais.Et plus tard on eût dit aux jeunes gens qui se seraient risqués à protester: Mais personne ne s’est encore plaint! Tandis que la plainte s’étant fait entendre, immédiate et assez vive, or.a tout de suite consenti à nous rendre justice.Et cecî prouve une fois de plus que c’est à notre propre indolence, à notre négligence, à notre apathie que nous devons, la plupart du temps, d’être traités comme des parias.Ceci prouve encore qu'aucune protestation n’est perdue, que tout acte d’énergie et de courage a ses répercussions proches ou lointaines.Le pétitionnement de la Jeunesse paraissait avoir échoué ; le projet de loi Lavergne, adopté à l’unanimité par la Chambre des Communes, était resté en panne.L’année suivante cependant, M.Nantel faisait adopter par la Chambre, presque sans coup férir, un texte qui insérait dans nos statuts une partie de ce que réclamaient les pétitions.Deux années après, les Chambres provinciales donnaient au principe affirmé par ces pétitions une définitive et solennelle consécration.Le germe déposé dans le sol, au printemps de 1908, s’était logiquement.et normalement développé, malgré la pluie et la tempête.Il en serait de même de toutes nos légitimes revendications, si nous voulions simplement les appuyer d’une action énergique et constante.Il est évident que, au point de vue de leur bénéfice immédiat, les actionnaires des grandes compagnies peuvent trouver que la coexistence sur notre sol de deux langues différentes est chose enny-yeuse et regrettable.Mais cette dualité de langage est un fait brutal, que personne ne peut ignorer et qui commande le respect.La Great North Western Co.vient de le reconnaître; les autres compagnies ne tarderont pas à suivre son exemple.Et sur tous les terrains, nous gagnerons notre cause, si nous savons, avec calme, mais avec ténacité, ré-clpiner le plein exercice de nos droits et le juste respect de notre langue.OMER HEROUX.SIMPLE HISTOIRE La presse ministérielle se démène à tout rompre, quand ces vauriens de nationalistes insinuent que tout ne se passe toujours d’une manière bien satisfaisante, dans les ministères.Ainsi, la semaine dernière, elle nous a presque dénoncé à la vindicte publique, pour avoir raconté que M.Faribault avait demandé certaines réformes, au ministère des mines, à Québec.Nous ajoutions: ‘‘Les a-t-on faites, ces réformes?” On nous a riposté: “Vous cherchez à jeter du louche et du discrédit sur notre administration provinciale.C’est impardonnable, surtout à l’heure où mus voulons attirer dans notre province les capitaux étrangers.” L’indignation de cette bonne presse nous remet en mémoire certaine aventure d’une compagnie, aujourd’hui défunte, mais dont les funérailles furent assez coûteuses.Il y avait une fois,—ça commence comme un conte, mais c’est de 1 histoire vécue,—une grosse grosse compagnie, dont toute la richesse s’élevait à $65,000 qui entreprit d’édifier un.grand grand pont, d’un coût total de douze millions.Le président de cette compagnie était .un politicien et un homme d’affaires bien connu, et qui, depuis.¦ ¦ Mais,'abrégeons ; ceci nous mènerait trop loin.Or donc, cette compagnie, un beau matin, eut besoin d’argent; on ne bâtit pas un pont, pas plus qu on ne fait des élections, avec des prières, dirait M.Tarte.Forte de l’appui d'un gouvernement qui ne siégeait pas loin d'Ottawa, cette compagnie tâta le marché français; elle y emprunta une somme assez considérable d’une grande banque, la “Banque de Paris et des Pays Bas”.Elle donna même à son créancier un billet pro-missoire, payable à un an.C’é tait par pure condescendance, la suite de l'histoire le prouve.A la première échéance, pas de fonds disponibles pour rencontrer le billet; ça n’était pas déjà trop joli.La Banque de Paris et des Pays-Bas dût accepter un renouvellement de l'effet de commerce.A l’échéance suivante.rien.La grande compagnie canadienne ne daigna pas donner signe de vie, ne remua pas même le petit doigt.Et la “Banque de Paris et des Pays-Bas” attend toujours, comme soeur Anne, sans rien voir venir.Ainsi donc, voici une compagnie composée en très grande partie de ministériels,—gens fort honnêtes, nous le reconnaissons,—subventionné par la ville et la province de Québec, pistonnée par le gouvernement fédéral, qui joue de belle façon une institution financière de France, pays où les gens sont fort méticuleux, surtout en affaires.Ceci n 'est-il pas de nature à don- ner aux Français une bien faible opinion de nos industriels et même du gouvernement canadien?Qu ’est-ee qu ’en pense donc notre presse ministérielle?Parions qu’elle n’en soufflera pas mot; parions que M.Barthe lui-même,—qui connaît peut-être la compagnie oublieuse de ses échéances et de ses dettes,— trouvera, dans son for intérieur, (pie l’incident ne vaut pas la peine qu’on le mentionne.Et pourtant, cette opération financière n’était-elle pas de nature à causer à notre pays plus d’embas-ras et à le discréditer davantage que ne le peut une simple demande de renseignements faite par un de ces va-nu-pieds de nationalistes?GEORGES PELLETIER.GAZETTE RIMEE L’OPTIMISME, OU McCURDY AVIATEUR PREMIERE JOURNEE McCurdy, venu de Bnddcck Afin de nous montrer avec Quelle espèce de bois il plane.McCurdy démonte et trépane.Visse et revisse son moteur.Scie un des plans sur sa largeur.Puis, brandissant sa clef anglaise, Lance un hurrah de joie et d'aise: “Télégraphistes, annoncez” Oit-il, .“que je vais dépasser — Mon frère en a la certitude— Brookens.aux records d’altitude, Et le beau comte en nonchaloir.A tous, messieurs, faites savoir!” Whzz, ptt, whzz, ptt.l’aéroplane Avec effort et branlement Monte A.la hauteur de ma canne Et choit par terre lourdement."Rien de sérieux, j’imagine,” Dit McCurdy, "j’ai sous la main Tous les outils, et ma machine Sera prête à voler demain.” DEUXIEME JOURNEE McCurdy sue et se barbouille, Il serre des écrous et fouille Jusqu’au fin fond de son moteur.“C’est Iq sacré carburateur Qui m’a fait cette iaree bête : Mais voici que j’ai dans la tête Un système mirobolant: Je vire à l’envers tons mes plans-Et e change de bout l'hélice.Il faut que cela réussisse.Viens me voir cet après-midi.” “Ça progresse à merveille”, il dit.Et ce n’est que malchance pure Si lorsque je fendais les airs J’ai rencontré cette clôture.Tout de même, c’est mieux qu’hier.Je vais ajouter trois cylindres Et quelques ailes de moulin.Lesseps aura raison de craindre Quand je m’envolerai demain.” TROISIEME JOURNEE —Pauvre vieux, encore une chute.Au moins, tu n’as rien de cassé?“Le mal vient d’un sale fossé” Il dit après une minute Employée à se décrotter.“Vois-tu, j’avais fait quinze verges Et me préparais à monter, Comme Brookens.dans l’azur vierge.Quand j’aperçus le dit fossé.J’étais à six pieds dans l’air libre, Trois pieds de plus ce fut assez.Pour que je perdisse équilibre.On n’apprend pas tout dans un jour.Et mon biplan est un peu lourd.Mais je m’accoutume aux misères.Aujourd’hui je change d’engin, Viens donc encore me voir taire, Je battrai les records demain.ALPHONSE BEAUREGARD.29 juin 1910.BILLET A Louis-Joseph Doucet POETE LYRIQUE Mon cher ami, Ayant oublié ton adresse, c’est par l’entremise du .“Devoir”, qui pénètre partout où il y a des intellectuels, que j’espère te parvenir.C’est un billet que je t’écris après lecture de la “Jonchée Nouvelle”, brassée de fleurs odoriférantes et moisson glorieuse.Ton livre est beau.Quoique j’aie pour habitude de sauter les préfa-¦e.% celle de GUI m’a ravi par son style et par la juste analyse de ton oeuvre et de ton âme.Il a dit ta sincérité, ta “simplesse,” ta rare sensibilité, et la fraîcheur et l’abondance de ta poésie.Et c’est merveilleusement qu’il a dit cela.Tes paysages ne sont pas dessinés sur toile, ils sont plantés dans la terre canadienne; et dans tes arbres, ce sont des oiseaux vivants qui chantent une romance du pays.Ton “Vieux Pont”, érigé en vers solides comme lui, ne bronchera pas : il est de pierre et de ciment; et nul orage ne déracinera jamais les “Cèdres des Laurenti des”.Que d’autres pièces ont aussi des caractères d’éternité! Parmi ceux qui font des vers “pour rien, pour le plaisir’’, lu es le plus original, et le plus ému, peut-être.Ta pensée n’est pas fardée, ta langue est celle de Lamartine et de Villon, quelquefois, et tout h monde peut te comprendre sans le secours d’un dictionnaire technique ou d’un glossaire.La clarté te paraît être encore une qualité indispensable à tout bon écrivain.Je pense ainsi.De la “Chanson du Passant” à la “Jonchée Nouvelle” le progrès est évident; pas, cependant, au point de vue de la disposition de la matière, trop abondante pour si peu de pages.Mon cher Doucet, si tu es un poète splendide, tu ne ferais qu’un piètre éditeur! Mais ce qui importe à l’heure présente, c’est d’écrire en français de beaux livres comme la “Jonchée Nouvelle,”— des livres où l’on perçoive la palpitation d’une âme et l'écho d’une pensée personnelle.Cependant, mon cher poète, j’ai bien peur qu’avec tes qualités et les mérites, tu ne parviennes pas à décrocher le grand prix Archon-Des-pérouses,—ou le monde académique aura fort changé! Ton ami.ALBERT LOZEAU.Les Chars du Sault-au-Récollet La Compagnie de ces chars a jugé bon de faire disparaître de sur les chars qui circulent dans cette paroisse le nom “indicateur” de Sault-au-Récollet pour le remplacer par celui do “Back River”, et malgré les réclamations, bien motivées, des paroissiens du Sault contre un tel changement, la Compagnie ne semble pas se hâter de se rendre à leur requête.Nous allons essayer de mettre sous les yeux du public les raisons qui militent contre la compagnie et celles qui plaident en notre faveur.Il ne s’agit pas ici, remarquons-le bien, d’un caprice à satisfaire ni d’une rancune à exercer, il s’agit tout simplement d’un acte de bon sens et de justice élémentaire à accomplir.J.e simple bon sens nous indique pour l'avantage des voyageurs et pour éviter toute méprise, on doit indiquer l’endroit principal vers lequel les chars se diligent.Or, l’endroit le plus connu du public et le plus important de la ligne, c’est le Sault-au-ltôjollet.Le Sault-au-Récollet renferme dans ses limites toutes les autres stations de la ligne, et comme on ne peut pas en afficher la liste complète sur un char, le bon sens nous dit encore qu’on doit adopter pour nom indicateur celui qui s'étend au parcours entier de la ligne.La paroisse du Sault s’étend des limites de la paroisse S.-Laurent aux limites de la Rivière-des-Prairies.L’ancienneté de la paroisse et tous ses souvenirs historiques plaident pour noirs.Il y a 171 ans que la paroisse du Sault est érigée canoniquement.Son érection date de l’année 1736 mais on peut dire que c’est un des plus anciens postes de l’île de Montréal, par les souvenirs historiques qui s’y rattachent.C’est là, tout près de l’église du Sault, que le Père Viel, Récodet lut noyé par les sauvages païens qui le jetèrent sur la rivière dans un canot avec un néophyte indien nommé Ahunt-sic.Privés des moyens de diriger leur embarcation ils allèrent sombrer dans les oascudes à un mille plus bas.Pour ceux qui aiment à se nourrir de beaux souvenirs historiques, c’est un endroit à visiter.Ce lait tragique eut lieu en 1625, par conséquent seize ans avant la fondation de Montréal par Maisonneuve.Pour perpétuer le souvenir de cet évènement, les fondateurs de cette paroisse l’ont appelée “Sault-au-Récol-let’ ’, ce qui indique chez eux une grande intelligence des choses.Mais chose incompréhensible, c’est juste au moment où nous travaillons à faire revivre nos gloires nationales que la compagnie des petits chars va reléguer dans l’oublie l’illustre nom de “Sault-au-Récollet” pour le remplacer par celui de “Back River” qui ne signifie rien du tout, comme nous le disions tout à l’heure.Que dira ce nom aux étrangers qui vont nous venir d’Europe quand ils visiteront l’île de Montréal cet été?Tout naturellement, en voyageurs intelligente, ils demanderont où sc trouve le Sault-au-Récollet, — très célèbre dans notre histoire.Il faudra leur répondre, bien “uiaisément”,—pardonnez le mot: “Nous l’avons échangé pour’ Back River.” Remarquons bien, t’il vous plaît, que la ‘Rivière - des - Prairies dont on voudrait faire Back - River est encore un de nos souvenirs historiques jetés au panier par ceux •lui Ignorent ou veulent ignorer notre histoire.C’est provoquant pour le moins.IjC nom de Rivière des Prairies vient du nom d’un jeqne français de S.-Ma-lo et nommé DesPrairies qui passa le premier par ce bras du S.-Laurent entre* l’île de Montréal et de l’ile Jésus.Ce jeune Des Prairies vint en Canada en 1610 pour aider Champlain dans 'Ses découvertes et dans les guerres qu’il avait à soutenir.Tel est le beau souvenir qui se rattache à la Rivière des Prairies, qu’on veut à tout prix baptiser du nom anglais “ Back River ”, Il y a un autre beau souvenir qui se rattache à cette rivière ; c’est sur les bords de la Rivière des Prairies, que la première messe a été dite dans l’ilo de Montréal.C’est ee souvenir que M .l’abbé Beau-bien a voulu nous conserver à tout prix en le donnant comme sujet de l’un des tableaux qui ornent la Cathédrale.U y a une foule de légendes très intéressantes qui se rattachent à la paroisse du Sault-au-Récollet.Longtemps les indiens ont formé là une petite bourgade qu’ils appelaient “Ska-wanati”.C’est de cet endroit que durant plusieurs années ils firent des incursions vers la Nouvelle Angleterre pour en rapporter du butin et en ramener des prisonniers.Le premier prêtre du Sault-au-Recollet fut le petit-fils d’un prisonnier capturé à Dearfield en 1701.son nom était Raisonne.Les étrangers, l’été prochain, aimeront à visiter au Sault-au-Récollet le beau couvent des Daines du Sacré-Cœur, dont le site enchanteur fait l’admiration de tous les visiteurs.11 y a aussi le noviciat des Révérends Pères Jésuites et la maison S.-Janvier où l’on doit construire bientôt un spacieux édifice pour la Crèche des Orphelins.Le bas du village du Sault mérite d’être visité par tous les touristes qui veulent avoir une idée de l’une de nos plus belles campagnes du Canada.Pour toutes ces raisons qui ne sont pas affaires de caprice, nous espérons que la Compagnie rétablira sur ses chars le nom indicateur Sault-au-Re-collet.PAUL LANDRY.Sur le pont d’Avignon.Les anticléricaux provoquent des troubles fort graves en Espagne.Evidemment il y n plusieurs loges de r”E-mancipation” dans cet heureux pays.Le coût de la vio s’élève sans cesse sans qu’il lui soit besoin de recourir à l'aéroplane.11 su trouve que pour la millième fois le Dr ( hoquette a perdu une excellente occasion de se taire.Les révélations faites récemment au sujet des achats de papeterie au bureau de l’imprimeur officiel indique que “ça sent l’oignon” à Ottawa.Les écuries d’Augias sont ouvertes, sir Wilfrid, et c’est le temps de faire votre petit Hercule.Avant d’écrire dans les gazettes, le Dr Choquette agirait avec prudence, s’il prenait un bain de pieds et une bonne dose de calomel.Cela lui éclaircirait les idées.La Quatrième Journée du Concours d’Aviation Toute personne, désireuse d’acquérir du papier carbone à bon marché, peut s’adresser au gouvernement qui en a acheté pour un montant de 156,000.Comme cette marchandise n’a plus de valeur au bout de six mois, il n’y a pas de doute que le gouvernement va se débarrasser de l’énorme quantité dont il n’a pas besoin.A moins qu’il en fasse cadeau à M.Fielding ! Au bureau de l’imprimeur officiel, on faisait venir des Etats-Unis des canifs fabriqués n Sheffield, Angleterre, et l’on payait ainsi double impôt.Est-ce que c’est là que M.Gouin se serait approvisionné durant ses démêlés avec M.Parent?Le meilleur moyen do ne pas connaître la vérité au sujet du scandale de la papeterie serait de confier l’enquête à une commission composée de MM.Victor Geoffrion, L.-A.Rivet et Jos.Demers.Ingratitude.L'ingratitude, quel sale défaut! .M.K.L.Borden, plus que personne, travaille au succès de la politique navale de M.Laurier et le Soleil lui tape dessus.M.d’Hellencoü rt va jusqu’à écrire : “M.R.L.Borden a terminé sa tournée de pique-niques politiques dans l’Ontario; il s’y est ecffisom-mé, paraît-il, quantité de crème à la glace !” M.d’Hellencourt cite même le Toronto Saturday Night qui a l’audace de penser “que cette tournée politique, au seul point de vue des intérêts du parti tory, a été, somme toute, un très notable fiasco.” La Gazette même pousse la cruauté jusqu’à dire que les démonstrations faites au chef de 1‘Opposition ne furent pas très chaleureuses—‘ ‘ undemonstrative.’ ’ Le Soleil, toujours impitoyable pour le plus utile allié de Xi.Laurier, termine son algarade en disant de M.Borden : “S’il est satisfait, tout est pour le mieux dans le meilleur des inondes, car les libéraux ne sauraient, quant à eux, rien désirer de mieux.” Est-ce assez cinglant ?“Les libéraux ne sauraient, quant à eux, rien désirer de mieux.” M.R.L.Borden, après avoir prouvé maintes fois ses sympathies pour M.Laurier, après l’aide puissante que toujours il sut accorder généreusement à son prétendu adversaire en politique, devrait s’attendre à être mieux traité par les valets du parti au pouvoir.M.Laurier ne devrait pas permettre de telles inconvenances dans son caravansérail.Du reste, les amis dévoués et les alliés haut gradés doivent compter sur plus de politesse et de discrétion de la part des serviteurs du maître.Avec ça, que le public finira par croire que M.Borden est encore plus dévoué qu’il ne l’est réellement aux intérêts politiques de M.Laurier, et ee dernier se trouvera sincèrement dans l’embarras.Ce n’est pas tous les jours qu’un chef, dit de l’Opposition, joue aussi habilement que le fait actuellement M.Borden, le jeu souhaité d’un premier ministre.Le Soleil devrait le comprendre et montrer moins d’ingratitude vis-à-vis de M.R.L.Borden.Si jamais celui-là disparaît.M.Laurier pourrait chercher longtemps avant d’en trouver un semblable ! En retour, M.Laurier doit à M.Borden, “une protection adéquate!” Qu’il la lui donne, sinon, le public sera forcé de croire que M.Laurier forfait à l’honneur et à la politesse la plus élémentaire.Ajax-Saint-Denis-Lemieux est de mon opinion là-dessus et ça suffit ! TANCREDE MARSIL.Du “Montreal Star" traduit par le “Canada”: “Le sénateur Dandurand.outre ers qualités ", possède un physique qui est le meilleur GARANT de son énergie”.Qu’est-ce que rela peut bien vouloir dire, ombre de Confucius'’ Si MM.Brodeur et Lemieux contrac tent l’habitude de se rendre nu Cap à la Roche, on percevra bientôt la nécessité d’y élargir le fleuve Saint-Laurent.Ce que M.Rivet lui gagne en longueur.M.Gervais le rattrape on épaisseur et vice veosâ.Non.Adèle, M.Godfroy Langlois ne s’eat pas acheté une médaille de saint Antoine de Padoue.M.Ethier, député des Deux-Montagnes avec un soupir: “Comme il y a loin de la coupe aux lèvres.’’ Ce n'est pas parce qu’il s’agit de promenades en l'air que les organisateurs du concours d’aviation à Lakeside pourraient être justifiables d'exi ger pour l’admission des prix aussi élevés.M.Bcauchesne a gillé M.Lnrivière, l’autre soir, à une assemblée tenue à la Longue-Pointe nu sujet des prochaines élections municipales qui doivent avoir lieu dans ce quartier.Aussi Jeffreys se plaint, de ce qu’on accapare l’attention des Montréalais à son détriment.Non.Adèle.M.Godfroy Langlois ne s’administre pas la discipline tous les matins.“Les Juifs ont de grandes qualités morales” dit le sénateur austère.Al.Lemieux est parti pour le baw du fleuve.Il ne sen*l plus surprenant que la mer montât jusqu'à Montréal.Le “Devoir” a reçu de AI.Rodolphe Lemieux une lettre do remerciements parce que nous lui accordons le passage gratuit sur le Pont d’Avignon.Pourvu qu'il ne nous le défonce pas, le malheureux ! Al.Roch Lanctôt continue t il à expédier ses brochures rouges sur la marine ?Le “Niobe” ne sera pas suffisant bientôt, pour promener l’amiral Brother : il vu falloir construire toute une marine.“L’or est un vil métal”, dit le natcur austère.Nouvelle Eglise Mgr l'archevêque de Montréal bénira demain la nouvelle église de S.-Pior re-aux Liens.A cette occasion, do très jolies fêtes ont été préparées.Accidents du Rail Sherbrooke, 30.—James Powers de AVaterville, un sourd, a été tué par un train 4 Newport, Vermont, hier.cn marchant sur la voie.Baltimore, 30.—Quatre hommes ont été tués, et quatre autres ont été grièvement blessés, hier, près de Baltimore, par un train de Voyageurs qui donna à toute vitesse contre un wagonnet de travail.Les survivants disent qje le mécanicien n’a pas donné de signal.Incendie Désastreux à New-York BROOKINS, AVEC LE COMTE DE LESSEPS COMME PASSAGER, MON TE A 2,600 PIEDS.— RALPH JOHNSTONE VOLE PENDANT 40 MINUTES SANS INTERRUPTION.— LE COMTE DE LÉSSEPS FAIT DES ESSAIS DE VITESSE.— LES AUTRES VOLS.Le vol de la journée qui a le plus 1 Brookins (ait agir lu gouvcruuii de passionne les spectateurs, hier après | profondeur et le biplan s'élève lente jnuli, u été, sans cuntrodit, celui que ! ment en piquant dans le vent.Walter Brokins lit sur biplan Wright, j I attention de la foule es't détour* avec le compte Jacques do Lesseps née à ee moment par Uumiiug, l'hom* comme passager.j me-bouibe dont le ballon viuît de s’é- C’était la première fois que l'aim l'jvm ; il se dirige vers le lac S.-Louis, tour français faisait une ascension sur j !• Aide donne le.signal, lu bombe t claim biplan et la deuxième fois qu’il '(’* tuais h mining ne descend pas ; une volait comme passager.i minute d angoisse puis c est une irai- Le vent retarda encore, comme lai1110 n,,ire qui, partant du ballon, desveille, l'exécution du programme, etceilllu' ,UVI'C ût rupiditU d'une flèche.Le n’est que vers cinq heures et demie que se fit la première envolée.La foule qui était arrivée sur le terrain un peu plus tard qu’elle n’avait 1 habitude do le faire, ne se plaignit pas trop de ce retard.Ralph *1011118011 fait les frais du premier vol de la journée.Lîaviateur va tenter un vol d’endurance, et il a le ferme espoir de briser son record de la veille.Le biplan glisse sur son monorail, s’incline, puis, comme un grand oiseau qui quitte le sol, lentement, il s’élève et commence son raid autour du champ.Et alors il tourne autour des pylônes avec une régularité et une sûreté merveilleuse malgré les coups de vent qui do temps en temps font osciller dangereusement son appareil.11 y a déjà un quart d’heure qu’il navigue dans l’air ; à ce moment Brookins prend son vol et le comte de Lesseps se prépare à partir.Brookins s’élève en passant au-dessus des tribunes après son premier tour, puis piqua parachute no fonctionne pas et un cri d honour part de toutes les poitrines; mais non, la large ombrelle vient dur s ouvrir et 1 aeronauto descend lentement puis disparaît, derrière i:n bouquet d'arbres.I 11 moment plus tard on apprend que l'a descente à pie a été do Juh pieds au lieu de 50 plods comme elle so produit ordinairement.C’est égal, Fanning l’a échappé hello ! Les spectateurs reportent leurs re* gurds vers Brookins et Lca.eps qui é-voLient toujours à une altitude d'ouvi* ron 2,500 pieds.Bientôt cependant lu descente s’effffcctuo et Brookins Doc décrire à son appareil d’intenses hémicycles.Co genre do descente donne l’idée exacte d’un oiseau de proie fondant, sur une basse cour, mais dessinant auparavant des orbes magnifiques.Lachapelle part alors et s'élève, eu môme temps qu’évolue, à l’autre extrémité du champ, le dirigeable de Dred.Owens; la» Comte de Lesseps fait alors sa deuxième envolée de la journée et montant •* 200 pieds semble a ’élancer a in loin suite de l’aviateur nméri- vers T Est.De Lesseps s’enlève àsonicnin.Mais ee denier descend alors et tour et le spectacle de ces (rois aéro- j le monoplan est seul à évoluer.Il at.planes évoluant dans 1 air est vrai territ, à son tour et à la suite n 2 n 12 see, 4e envolée— Brookins avec, de Les-seps comme passager, sur le biplan Wright, monte à 2,500 pieds et reste 13 m.55 en l'air.Record canadien.5e envolé*.— Lachapelle, biplan Wright, este 11 m.40 sec.en l’air.6e envolée De Lesseps, monoplan Blériot, fait des essais «le vitesse.Temps : 3 m.36 sec.7e envolée - Brookins, biplan Wright monte h 2.800 pieds dp hauteur, restant 20 ni.40 1 -5 sec.en l’air.Véritable système d’usure à l’Imprimerie Nationale C’EST CE QUE i EVELE L’ENQUETE QUE POURSUIT ACTUELLEMENT LE SECRETAIRE D’ETAT.Ottawa, 30.Au cours de l’enquête que poursuit en ee moment le secrétaire d’Etat à l'Imprimerie Nationale, n a découvert qu’il existe dans ce dépar tentent, un véritable système d’usure.Certains officiers supérieurs ne sont pas étrangers à cette affaire Il a été démontré que depuis de Ion gués années, certains employés de l’Imprimerie Nationale empruntaient de l'argent à un taux rie 200 et 2501 pour cent.Tl y aurait ties cm-; où des employés auraient été suspendus afin de les forcer à payer ies taux exorbitants qu’ils devaient à de sordides usuriers complices avec des officiers supérieurs de l'Imprimerie.Plus or avance en cette enquête, et plus or.découvre des preuves déplorables d une absence complète de discipline et de bonne administration.La souveraineté du Canada à la Baie d’Hudson New-York, 30.—Après un travail ardu de plusieurs heures let pompiers sont parvenus à maîtriser un incendie qui menaçait plusieurs pâtés de maisons le long de la rivière Harlem.Une douzaine d'entrepôts ont souffert du feu.Toutefois l’on estime que les pertes se monteront pas à plus de ttOOjOOO.Les flammes offraient un spectacle féérique auquel assistaient près de 200,-000 personnes.Deux blocs de maisons attenant à l’entrepôt des volailles sont occupés par des nègres.Ceux-ci se mirent vigoureusement à l’oeuvre pour combattre le fléau.Tout à coup la nouvelle se répandit que le gardien de nuit manquait à l’appel.Des centaines de nègres se mirent en avant pour sauver le malheureux qui, on l’apprit plus tard, avait couru pour sonner l'alarme Une vingtaine de chevaux d’un parc d'amuiements et près de 800 poules qui se trouvaient emmagasinés dans l'entrepôt ont péri dans l’incendie.LES BALEINIERS AMERICAINS QUI FONT LA PECHE DANS LES EAUX DE L’EXTREME NORD REÇOIVENT L'INSTRUCTION DE NE PAS S'EN SOUCIER.Ottawa, 30.—Un rapport reçu au ministère de la marine et des pêcheries, à Ottawa, apprend * que le gouvernement des Ktats l nis a engagé les baleiniers américains qui font la pêche dans les eaux de l’extrême nord, de ne pas se soucier de la prétendue souveraineté du Canada dans ces lieux.Depuis quelques années les baleiniers américains ont volontairement payé une licence au gouvernement canadien, et il était compris qu 'ils acceptaient les titres de propriété du Canada des pêcheries du Nord.Voici que maintenant les baleiniers qui ont quitté New- Bedford la semaine dernière pour la nord, emportent avec eux une déclara-ti* n du gouvernement de Washington A l’effet qu’ils seront protégés par le gou vernement américain dans le cas où ils lefuseï aient de payer une licence, ou de reconnaître de toute autre manière la souveraineté de l’Angleterre dans les eaux de l’extrême nord.La question sera portée à l’attention -lu gouvernement des Etats-Unis par le ministre des Affaires Etrangères d’Angleterre â Washington, et il est à espérer que la difficulté sera réglée avant le départ du capitaine Bernier de Québec qui doit avoir Heu le 7 juillet prochain.Demain, le “Devoir” publiera un article de H.Henri Bourassa: “Saint-Jean-Baptiste et Confédération.*’ 4 LE DEVOIR.Jpiidi, 30 Juin.lOIO'i LES COLOSSES DES MERS fcA LIGNE OUNARD FAIT CONSTRUIRE DEUX PAQUEBOTS DE PLUS DE MILLE PIEDS DE LONGUEUR ET JAUGEANT 60,000 TONNES.! nnfircH, :in juin.Lu litint' I'mini'd nmiinu'u (|u'(*ll(> doit comnKni'ei' tût lu conslmction du (|»mix paqiiu botn gigantesques, d’ua toimagu imié-gislré du soixante mille tonnes ul d'imu longueur du plus de mille pieds, lin même temps que eus travaux marcheront, la commission Ju port de Li- I verpool fera cawdruirH dus cpiais im-' ntunsuK à mmu profonde.I.us pins gros transat luntiques un ¦ chantiei' autnellumenl, sont uoux de la ligne White Star, "Titaniu et "Olym* 'pic”, rpii auront un tonnage enrAgis-tru de 'Ifl.tlOO tonnes, soit Li.fHM) du plus que lu " Matiretania A L’ECOLE LITTÉRAIRE ELLE VOTE HIER, A SA REUNION InADIEN, UNE SOUSCRIPTION DOLLARD.REGULIERE TENUE AU CLUÜ OA-DE DIX PIASTRES AU MONUMENT f/Keolfl Ll livrai it n’a pns voulu loin firr j)aHser la si belle manifestation |>rt* jirtréo par la jouriDss'3 montréalaise sans lui donner sa faible part d’appui r^t.a na réunion réçrul'éie d'hier soir, elle « voté une souscription de dix piastres nu Monument Dollard.M.Georges Dumont, ancien président.et l'un des fondateiirs, présidait en l’absence de M.-lean ( harbonneau, président fictif, actuellement à l'étran- .L’Ecole a aussi arlopte des ivsolu- tions de condoléances louchant la mort de Mme L.Ixnra'n, mère de M.J.éon Lorrain, journalste attaché à la 1 rédaction du "Devoir”, et membre de j l’hicole.Dlusieurs travaux importants ont été lus.Le secret aire, M.Jules Tremblay, a présenté deux nouveaux membres, MM.Paul Keaudrv et Dam use Dotvin, ad mis à la réunion précédente.La prochaine séance est fixée à jeudi prochain, au Club Canadien.La séance a été anticipée d'une jour née car plusieurs membres de l’Keole, U*n meme temps directeurs du Conse-r va foire Lassa Ile, ne pouvaient pas siéger vu l’excursion privée du Conscrvn-‘ toire ce soir même.Courrier de Québec POL R LIBELLE L’hon.juge Malouin a rendu jugement dans les deux cause- de Dubuc vs Ja Cie- de (hiblieid’ de ( iCoutimi et G a ni eau \s la même Compagnie.Dans les deux causes la Compagnie, défenderesse, 2 Detroit.0! 10000002 x— 2 â 1 Scott et Payne; Donovan et Stantge, Cmpires, Di: eon et Connolly.A l’hiludelphie: T.H.10 Boston .00]000100000103—0 10 3 l.’iiiladel- c phie.000000002000101—4 13 3 Collins et Kleinovv; Krause, Morgan, Thomas et Donahue.Cmpire, O'Lough lin.POSITION' DKS CLUBS écoulés le 31 mars 1010 Argent, (i,3PP.!)27 or,, va lant.Cobalt.7K tonnes, valant Cuivre.2,101 tonnes, va lant.Nickel, fi.250 tonnes, valant .Minerai de fer.H,735 tonnes, valant.f .Fer en gueuse, 14)9,7IN tonnes valant .f .Soit un total de $0.309.1(0.83,011,150 14,485 357.074 1,131,02 4.15,034 1,750.396 f.4 G.J’.Pourc Philao(il]ihic.38 21 fill New-York 35 21 625 Detroit 38 .Y 2 fi 594 Boston 32 i27 542 Cleveland 24 29 453 < Ihicago 25 32 139 Wnsliington.24 37 393 St- Lo iis 17 40 298 Les Manoeuvres de la Marine Anglaise Totaux Clement.1.f.Hannifan, 2 b.Deininger, c.f.Hanford, r.f.lohnston, s.s.Abstein, Ib.Esmond, 3 b., Crist, c, .Kissinger, p.Totaux .JERSET AB 31 1 7 24 cm: K.H.PO.A 10 3 0 Hilarious gagne la course principale CE TROIS ANS REMPORTE LE HANDICAP LONG ISLAND.seau, l’ox-champion du monde, à Itt I bo\»\, 4*st arrivé ici hier, venant I d'Australie, et en route pour Reno, ; Nevada, où il assistera à la grande bataille du I juillet.Depuis son arriver et durant tout son séjour, ici, Brousseau n’a pas été bien flatteur, à l'endroit de dohnaon.j H a même déclaré qu’à won avis .lohn son était un lâche et qu’il ne ferait pas vieux os sous les coups de Jeff.D’autre part, Hugh McIntosh et Bil-! ly Lang, qui accompagnaient l’exchampion, sont au contraire d'enthou-j siastes admirateurs du boxeur noir et J ne sont pas loins de croire quo Jef-! fries ne pourra même pas toucher.J ohnson.Voici ce (pie Brousseau déclarait hier j à (|uelqu»s journaliste».! Londres, 30 juin.— Les manœuvres de ‘ Je crois (pie Jeffries battra John-|,R Hr> 541 Ptn.Mfg.C.82 75 “ pfd.Pen’s Ltd.5U 58 Dotn.I’ark.“ pfd.85* Gotn.T C.H6 «5J Porto Rico 19 “ pfd.UWJ I0IJ çiiUdicc R y 381 381 I).S.S.& A.k.K O.N.C 821 811 “ pfd.Rio Jan.l,.04 ! 03 Dul.fiiip.67 67} ,Sao Paulo.143 H.Hlec.Ky 123 121 Sh.VV.iV P.!«1 i Ha v.Rlec.S.- John Ry “ pfd.: Toledo Ry 111.Trac.pd Ù
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