Le devoir, 22 juin 1910, mercredi 22 juin 1910
PREMIERE ANNEE—No'.139 MONTREAL, MERCREDI, 22 JUIN, 1910 ABONNEMENTS Edition Quotidienne : Canada et Etats-Unis w w «y • , $3.00 Union Postais., $e.oo t Edition Hebdomadaire : Canada.$1.00 Etats-Unis et Union Postale , .$1.50 LE DEVOIR UN SOU LE NUMERO Rédaction et Ad^ niétratioi\>i 71A RUE SAIN! M O N T R E A (>‘?î TELEPHONE REDACTION: Main b .ADMINISTRATION: Main7461 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! LORD GREY ET LE GENERAL FRENCH En arrivant sur le sol anglais, Lord Grey s’est empressé de déclarer, paraît-il.que, nous sommes de meilleurs et de plus fervents impérialistes que les Anglais d’Angleterre.Et le général French, tout ragaillardi par sa tournée d’inspection des troupes coloniales, a bien voulu affirmer (pie Lord Grey avait absolument raison.S’il fallait en juger par les apparences et par certains faits, cette opinion ne manquerait pas de justesse.Les clameurs impérialistes étouffent la voix plus timide des anti-impérialistes et notre parlement a commis des actes qui nous lient virtuellement à toutes les aventures de la métropole.C’est que chez nous les impérialistes militants font grand tapage.Les intéressés,—politiciens qui escomptent des décorations et des titres, ou qui espèrent tirer de l’exploitation du sentiment de race un avantage politique; grands financiers qui comptent, bien trouver dans le.développement de notre programme naval, la source de plantureux contrats, etc.,—mettent au service de la politique qui fait leur affaire tout le tam-tam de la publicité la plus effrénée.Les convictions sincères et des appétis inavouables trouvent ainsi leur maximum d’échos; tandis que, de l’autre côté, on a à peu près réussi à paralyser toute expression d’opinion.Bon nombre de gens que l’idée impérialiste ferait bondir, s’ils la percevaient nettement, restent indifférents parce qu’ils ne croient pas au danger, parce qu ’on a réussi à leur masquer l’abîme.D’autres, et parmi ceux-là grand nombre de nos compatriotes, se taisent parce qu’on leur a fait croire qu’il serait dangereux de parler, qu’ils n’ont même pas le droit de dire tout haut leur opinion sur un pareil sujet.Les domestiques du pouvoir ont eu cette habileté de fabriquer de toutes pièces un fantôme" qu’ils ont baptisé “sentiment de la majorité’ puis, de se retourner vers les Canadiens-français pour leur dire: “Vous n’avez pas le droit de vous opposer à la volonté de la majorité.” Enfin, il faut bien se rendre compte de ce fait que les intéressés —propagandistes, politiciens ou financiers,—tiennent d’assez près à la plupart des grands journaux et qu’ils ont ainsi le moyen de donner à leur pensée un énorme retentissement.Tandis que la foule, qui ne voit pas aussi nettement le danger, qui n’est pas organisée, qui n’a pas de moyens d’action directs sur la grande presse, ne peut que très rarement faire entendre sa voix.Ce n’est pas pour rien qu’à la grande réunion du Monument National.M.Monk a dénoncé l’énorme danger que constitue l’existence d’une presse de plus en plus asservie aux financiers.En Angleterre, et par suite d’un ensemble de circonstances qu’il serait trop long d’exposer ici, la situation est fort différente.A part certaines occasions spéciales, où un Chamberlain, par exemple, réussit à égarer et à maîtriser pour un moment l’opinion, les actes du pouvoir politique correspondent généralement au sentiment profond du peuple.Et voilà pourquoi, si l’on s’en tient aux apparences et à certains faits récents, Lord Grey et le général French peuvent en effet dire que nous sommes de plus fervents impérialistes que les Anglais d’Angleterre.Mais si les hommes politiques et les fonctionnaires de là-bas prennent le soin d’étudier d’un peu plus près les mouvements de l’opinion publique canadienne, ils ne tarderont pas à se convaincre de la .vanité de toutes ces apparences.Ils constateront que, dans ses masses profondes, le peuple canadien est opposé à toute participation aux guerres extra-américaines de l’Empire, et qu’il n’en saurait être autrement.Les Canadiens-français, les Allemands, les Galiciens, les Américains mêmes qui habitent ce pays ne peuvent être soulevés par les passions de race qui émeuvent encore les immigrants anglais; les Canadiens-Anglais eux-mêmes sentent parfaitement qu’ils doivent au Canada leur allégeance première, que leur intérêt et celui même de l’Empire demandent qu’ils lui consacrent toute leur énergie et tous leurs efforts.Ils sentent que la politique traditionnelle de l’Angleterre, celle qui a assuré la croissance et le développement de ses grandes colonies, qui lui a gardé leur affection, est encore celle qui offre le plus de garanties de prospérité et de véritable force pour l’avenir.Grâce à la faiblesse de quelques hommes politiques, à l’exploitation savante des appétits et des intérêts de quelques autres, on a pu, on pourra encore peut-être arracher au parlement de dangereuses concessions; mais rien n’empêchera la réaction qui se prépare et qui sera d’autant plus violente qu’on aura plus longtemps ou plus lourdement trompé le public.Un jour viendra où.d’un bout à l’autre du pays, les paysans et les ouvriers sentiront peser sur leurs épaules le fardeau qu’on vient de leur imposer.Aux demandes de grands travaux publics, on répondra: “Impossible, la flotte coûte trop cher!” D’autre part, la plupart des gens qui comptent aujourd’hui sur l’adjudication de contrats opulents pour la construction de grandes usines seront déçus.Et lorsqu’enfin, les bateaux de la “flotte canadienne” s’engageront dans un conflit avec la flotte russe ou japonaise, que les millions dérobés à ’agriculture, au commerce, à l’industrie s’engoutiront en quelques heures dans les profondeurs de la mer de Chine ou de la Baltique, l’opinion canadienne se réveillera et se retournera avec rage contre les auteurs de cette politique néfaste, et peut-être, par malheur, contre la métropole elle-même, qu’elle accusera d’avoir sacrifié à ses intérêts égoïstes, ceux des colonies.Les artisans convaincus ou payés de l’impérialisme militaire — et nous respectons ceux-là autant que nous méprisons ceux-ci—^travaillent en réalité à la rupture du lien colonial et à la dislocation de l’Empire.Il n’est pas un de leurs chants de triomphe qui ne rende un son funèbre et qui ne soit un présage de malheur.OMER HEEOUX.A QUI LA FAUTE?La presse ministérielle revient à la charge, à propos du coût final du nouveau transcontinental.Elle tente d’excuser le gouvernement de l’augmentation de prix de cette entreprise; à l’en croire, il a fait tout son devoir, et si nous déboursons plus qu’on ne le prévoyait d’abord, ce n’est la faute de personne.de Moncton au Pacifique sera d’à peu près douze à treize millions, et pas un sou de plus.” Ca n’empêche pas, non plus, que M.Fielding disait à peu près la même chose, vers la même époque.Soyons bons princes; admettons qu'ils ne l’aient point dit; qu’est-ce que cela fait à l’affaire?Ceci empêche-t-il le transcontinental de coûter au pays une somme fabuleuse et telle que, si on l’eût tout d abord révélée au public, il y eût songé à deux fois avant de se lan-Encore un peu, elle nous dirait: jcer dans une telle entreprise?“Les pelles et les pies se vendent Admettons même que ce chemin plus cher qu’en 1904; c’est ça qui | ne coûte que quatre fois plus cher fait la différence.Est-ce la faute;f;«’on le disait d’abord.N’est-ee du cabinet?’ pas déjà une erreur singulière, ex- Les journaux défenseurs des ; lessive ?Et puis, ce chemin ne gouvernants admettent néanmoins,1 coûtera-t-il pas plus que deux comme leurs maîtres, qu’il y a une j cents millions?Il n’y a pas très énorme disproportion entre les pre-longtemps, un ancien sous-minis-miers calculs du gouvernement et;tre des chemins de fer canadiens, le coût final du Grand-Tronc-Pa-1 M.Butler, qui connaît à fond les cifique.^ ; méthodes de l’administration ae- Pour atténuer cette admission, ils tuelle, de même que les opérations s'écrient: “M.Borden lui-même des compagnies de chemins de fer.répudie 1 assertion que Sir Wilfrid ne disait-il pas, au “Boston City Laurier aurait évalué à $15,000.000 Club” que ce nouveau transeonti-le coût du transcontinental au nental coûterait trois cent cinquan-pays.” j te millions, une fois terminé?Que M.Borden agisse comme A qui fera-t-on croire que ]’é-bon lui semble, peu nous importe, cart considérable, entre ces chif-Les vantardises de la presse mi- 'Ves et les cinquante millions chers nistérielle n’empêchent pas que, à .AL Fielding est purement acci-en 1904.M.Laurier ait dit, en dentel ?Et quel homme de bonne pleine Chambre: toi estimera que les calculs des in- “La somme totale de l’argent gcnleurs, quant à la construction que le gouvernement devra payer le ce chemin, aient pu être aussi pour la construction de cette voie,, erronés, à moins qu’il «nj du coulage quelque part?Le peuple commence à croire que les entrepreneurs de ce chemin de fer en retirent des bénéfices énormes.Il cite de nombreux adjudicataires de cette gigantesque voie ferrée, pauvres, il y a cinq ans, devenus très riches, à peu près soudainement.On peut raisonnablement partager cette croyance du peuple; les dépenses de l’Etat, le long de ce chemin de fer, dépassent de soixante-trois pour cent les estimations originaires, et quelqu’un en profite à coup sûr.Admettons que les gouvernants nous aient dit : “Ce chemin va vous coûter cinquante millions.” Admettons même qu’il ne nous coûte en fin de compte que deux cents millions.L’écart n’est-il pas tel, les calculs du gouvernement ne sont-ils pas si manifestement faux, dès l’origine, qu’ils ne nous justifient de lui dire: “Deux choses seules peuvent expliquer ceci; ou votre négligence, dès la première heure, à vérifier les données que vous fournissiez au peuple, où votre désir de lui dissimuler d’abord la vérité, afin de le lancer sans trop réfléchir dans cette entreprise,quit-te à lui en révéler le coût exact, ce chemin mi-construit?” Nous ne discutons point l’opportunité de construire ce transcontinental.Alais que diable, dès la première heure, n’a-t-on parlé franchement au peuple?A-t-on tellement pris l’habitude de le berner qu’on ne sache plus lui dire la vérité ?Et quand bien même il n’y aurait eu nul coulage, dans cette gigantesque entreprise, ne pouvons-nous taxer d’incapacité ceux qui, dès la première heure, nous ont dit: “Ca va coûter cinquante millions,” et qui cinq ans plus tard, avouent que ça touchera les deux cents millions, si ça ne les dépasse point.Voyez-vous le gérant d’une industrie dire à ses commanditaires: ‘ ' Notre usine va coûter $20,000 pas un sou de plus” et qui en dépense rait cent mille avant d’arriver à la fin?On l’éconduirait, à cause de son incapacité.Nos gouvernants se sont-ils prouvés d’avantage compétents?GEORGES PELLETIER.Billet du Soir N’insistes pas, je vous prie, cher Graindorge.C’est convenu que chez nous votre ponte jamais ne prit place-, le nid n’est pas assez chaud.Tous savent ou devraient savoir vos goûts et vos aptitudes.Il suffit de vous lire, confrère, pour deviner de quelle noble lignée vous êtes.Si d’a,venture vous daignez vous parer d’une casaque publicaine, mqlgré vos prostrations et le masque que vous portez—par humilité sans doute, et pour apaiser toute convoitise chez autrui—votre grand, air vous trahit.Le pseudo de Marcel sent trop sa bohème et sa liberté vous n’n‘ ' * °1 ^ P^ns ro1' massée à la gare.Tout ce monde, «u I r*le , ,a l)lus Maternelle hospitalité milieu duquel je remarque nombre de!,;?}1*.(* monde.jolis minois, nous escorte jusqu’au sé-! A ,ussp.n°tre accueil, dit-il, vous minaire.i p‘ro agréable que votre présence Là, après plusieurs chaudes et nffec- nous ps^ douce, tueuses poignées de mains qu’on nous ' LE JUGE MERCIER prodigue, on nous donne le programme -r >¦ i i „ ¦ ¦ — 1 , J, honorable mge Mercier remet une m-, , , A , , 1 nier orateur.Il répond de la fête puis on nous signe me cor fanfare du collège dirigeons vers la station.Le convoi entre en gare, chacun se presse au devant des passagers commence alors une série de bonjours, d’inter-pejlations joyeuses.I.es saluent les professeurs actuels, j pressent les mains des vieux confrères de classes, disent mille bonnes choses i aux camarades d’antan.Plusieurs hauts dignitaires ecclésiastiques sont montés dans des voitures à deux chevaux.Mgr l’archevêque de Montréal est au premier rang, suivi de Monseigneur Racicot, de Monseigneur Lntulip pe et du très révérand père Dom Antoine,, abbé mitre d’Oka.La procession s’ébranle et l'on se di- est le der- igne souvenir du meilleur goût.Corn- !.01U,V'U,''t ", >!'I,on(l !tu 1,0,n ''f ne le train du Pacifique n’est pas en- , nl’c,Pl;s • pt r pst !>' ec beaucoup de lore arrivé mais qu’il est à la veille, •' et un K!',, s',n!,mpn‘ ,lp T0?»' anfare du collège eu tête, nous nous 'lalssfll',Pe ‘lu d s acquitte de sa tâche.U sg (lit heureux m.du soir.Le “Pluviôse” Calais.France.21 juin.—L'on a retiré, aujourd’hui, le dernier cadavre du sous-marin “ Pluviôse ”, ainsi que le livre de loch, relatant toutes les phases de la dernière submersion.CARTES^ D’AFFAIRES AGENTS D'IMMEUBLES ALEX.SCHACHTER, agent d’im meubles, 158 Mitehison.Montréal.Pro priétés à '-'endre et à acheter.Chances d’affaires.Prêts sur hypothèques, col» lections.no ARGENT A PRETER ARGENT A PRETER sur première hypothèque sur propriétés do première classe dans la ville de Montréal.N’importe quel montant.Bousquet et Sa-rault, 97 S.-Jacques.Tél.Main 7719.ARGENT A PRETER sur 1ère et 2a et 3e hypothèques, HECTOR YIAU, 74 rue S.-.Taequcs.Tél.Bell, Main 7664.Résidence.189 Drolet.Tél.Est 2351.ARGENT A PRETER sur hypothè-«pies.N’importe quel montant.A.P, b-Simar, 55 rue St-François-Xavier.Tél, Main 6699.136-2 PRETS SUR HYPOTHEQUES Avez-vous besoin d’argent, gros 'ni petits montants 7 Adressez-vous à M.Thos.Touzin, notaire, 947 S.-De is.Tél.S.-Louis Î514.Cartes Professionnelles Pique-nique annuel des commis-épiciers C’est dimanche, le ‘26 juin, qu’aura lieu le dixième pique-nique annuel de la Société des commis-épiciers.II se fera cette année à,Shawinicran Falls, la ville des célèbres chutes et de la jolie baie.Nos amis, les commis-épiciers n’ont rien négligé pour faire de cette excursion un véritable succès et l'on compte qu’il y aura foule.Elle aura lieu beau temps ou mauvais temps.T.e club Marquette y jouera une intéressante partie de base-bal ! avec le cfub de Shnwinigan Falls.Le convoi du Grand-Nord qui doit transporter ies excursionnistes quittera la gare Moreau à 8 h.36 de l’avant-midi Prix du passge: adultes.$1.35 : enfants, $0.70.-t- L’esprit facile: —C’est un homme qui ne va dans le monde que pour jouer au bridge.—Il y va à bridée abattu.AVIS PUBLIC EST PAR LES PRESENTES DUNNE que sous la première partie du Chapitre 79 des statuts révisés du Canada, 1906, connu sous le nom d’“Acte des Compagnies”, des lettres patentes ont été émises sous le sceau du Secrétaire d'Etat du Canada, portant la date du Sème jour de juin, 1910, constituant en corporation William Langley Bond, John Joseph Meagher, James Edouard Coulin, avocats.Agàpit Desrosiers, gérant, et Charles Henri Boire, commis, tous de la Cité de Montréal, dans la Province de Québec, pour les fins suivantes, savoir: 1.—Promouvoir, organiser, gérer, diri ger, et conduire des rencontres d’aviateurs et des concours et représentations d aviation.2.—Manufacturer, acheter, vendre ou faire un commerce quelconque de toutes les sortes d’aéroplanes, ballons et de tous les appareils ou machines servant aux voyages aériens et de leurs accessoires.ÎT—S'occuper de toute autre entreprise, fabrication ou autre, se rattachant aux objets précités, et que la compagnie jugera pouvoir servir au commerce qu’elle veut faire et au but qu’elle se propose.4.—Demander, acheter ou acquérir de quelque autre façon toutes patentes, long brevets d'invention, location, concession ou aqtres moyens lui conférant tout droit exclusif, non exclusif ou limité de se servir, de quelque invention ou tout secret ou renseignement se rapportant à une invention quelconque qui semblera pouvoir servir à l'une quelconque des fins de la Compagnie, ou dont l'acquisition pourra être jugée profitable à la Compagnie, et employer, exercer, développer et accorder des licences ou autrement tirer parti des propriétés, droits, intérêts ou renseignements ainsi acquis ; 5.—Acquérir les entreprises, l'actif ou les propriétés de tout individu, établis-sement ou compagnie faisant un commerce analogue ou se rattachant A celui de la Compagnie ; payer pour ce commerce tout ou partie en parts de la dite Compagnie ; acquérir et conserver des obligations, parts ou autres garanties de ou dans n'importe quelle autre compagnie ou corporation faisant un commerce analogue à celui que cette compagnie est autorisée à faire, et en même temps exercer tous les droits et pouvoirs de son chef et de vendre, conserver, émettre de nouveau avec ou sans garantie ou faire loute autre transaction de ce genre, nonobstant les prévisions de la section 44 du dit Acte: 6.—Vendre, louer ou autrement disposer de la propriété et de l’entreprise de la Compagnie, ou de toute partie d'icelle.et particulièrement pour des parts, débentures, obligations ou garanties de n'importe quelle autre compagnie ayant des fins analogues à celles de cette Compagnie ; 7.—Conclure n’importe quel arrange-j ment pour diviser les profits ou reunir les intérêts, avec n’importe quelle per-j sonne ou compagnie faisant un commerce que celte compagnie est autorisée & faire ou engagée dans une transaction dans laquelle cette Compagnie est elle-( même autorisée à s engager ; I 8.—S’unir h n'importe quelle autre i compagnie ayant des fins analogues à celles de cette Compagnie ; 9.—S’occuper de toutes les entreprises qui peuvent se rattacher ou conduire au but précité ; Les operations de la Compagnie pourront s’étendre par toute la Puissance du Canada et ailleurs, sous le nom de In-jternational Aviation Association, Limited.avec un capital-actions de $100.-000.00 divisé en lOOO actions de $100.00 i chacune et.la principale place d’affaires I de la dite Compagnie sera dans la Cité de Montréal, dans la Province de Qué-! bec.DATE au Bureau du Secrétaire d’Etat du Canada, ce llème jour de juin, 1910.CHARLES MURPHY, Secrétaire d’Etat.ATWATER.DUCLOS.ROND & MEAGHER, Procureurs des Reouérants.] AVOCATS ERNEST CHARETTE, Î4 Bâtisse “Ln Presse”.Tél.Main 6685.Bureau du soir: 155 Mont-Royal-Est.Tél.S.-Louis.949.L.C.MEUNIER, avocat, 80 St-Ga-briel, fen face du champ de Mars), Montréal.Tél.Bell Main 1650 et Est 821.116-n BAKER, W.A., (autrefois du Monk .Membre Montreal Mining Bnchange 20S RUE ST-JACQUES.MONTREAL.ia., flslB I i i'Mraje Msln MU SIROP TARSIER i TONIQUE RECONSTITUANT.$1.25 LA BOUTEILLE.Es Vente ckei mis les PrïnciMu» Pfeermutens.Les élections au Manitoba j le Dr.0.H.DESJARDINS Seécialinte pour let L'honorable R.MALADIES DES TEtJX que les élections 502 Rué St-Denis.Tél.Est 1S40 Winnipeg.21 juin.Rogers a annoncé «Jans le Manitoba auront lieu le 111 juillet.La nomination des candidats] .se fera le t juillet.| DOCTEUR J.-A.ST-DENIS L’échevin McMeans n été choisi par lejMsIaaiss «es yeux, «a ne», ee m cerfs et parti conservateur pour le comté de t Elt „Vs«r^Vrri.r, , Winniueg C'ud.i I-smt t.»• Montreal.r LE DEVOIR, Mercredi, 22 Juin, 191fl\ La Vie Sportive Incroyable ! Ils en gagnent une LES ROYALS BATTENT LES NEWARK, HIER APRES-MIDI Newark, N.-J., 22 juin.— Les Royals ont pris leur revanche de la partie de lundi, en ballant les Indiens par un score de ,'l à 2.La position des joueurs de Montréal était quelque peu chauffée, aujourd'hui, Deal jouant au premier but et Cdekill au second.La raison on est que Barrow a remercié le capitaine Smith de ses services.Les Indiens ont été siffles aujourd’hui, par les amateurs de Newark, et cela n’a pas manqué, de froisser énormément doe McGinnity.Score détaillé : MONTREAL AB.R.H.PO, A.E.Nattress, s.s.i* • .5 0 1 4 2 3 Yeager, 3b.i .•• * , 4 0 0 3 o 0 Cleveland Demmitt, l.f, , O •Y O 0 Ô 0 Chicago Hunter, r.f.3 0 0 0 1 0 Kostner J.doues, c.f.3 l 2 1 0 0 Arbitres : Cockill, 2b.• • .3 0 i 3 3 0 Ceal, 1b.» , a t 0 i 9 1 0 St-Louis .Krichell, c., .0 0 6 0 0 Détroit .Burehell, p.» .• •• •> 0 0 0 0 1 Killian, Keefe, p 1) 0 1 1 0 Stephens, — neen.Totaux., » .• • ,31 3 7 27 10 1 Zimmerman, 3b.Ganley, r.f., , Meyer, I.f.s Gettman, c.f., , Louden, s.s., .Schlafly, ilb., .Alger, 1b., .Hearne, c.Lee, p.» , ., NEWARK AB.R.H.PO.A.E.1 1 3 0 4 » Phelps: Powell et Gibson, Arbitres J ohnstone et Moranf POSITION DES CLUBS G.r.Chicago , , , • Ê • 4 34 16 New York .* • • t 30 21 Pittsburg .• • • 0 25 23 Cincinnati , , • s • 4 25 25 St-Louis .• • • * 25 28 Philadelphie , s .f • 22 26 Brooklyn ., • 23 28 Boston .f .• % * • IS 36 LIGUE AMERICAINE A Cleveland: lore Partie R.H.H.Cleveland « , , .200000000001-3 10 l Chicago .200000000000—2 9 1 Young et Easterly ; Young, Scott et Payne, Arbitres : Kerin et Evans.2ième Partie R.H.E , .0000000000—0 7 ÿ .0000000003-3 S 0 Le baseball à St-Laurent Dimanche, le 20 courant, aura lieu l'ouverture officielle de la saison de Base-Bail à S.-Laurent, A cette occasion " i|uo personne ne voudra man-qiifr ’, le club île base-bull du Cercle S.-Germain de S.-Laurent, aura comme adversaire " Les Gagnon ”, joueurs de renommé qui ont fait leurs preuves.Aux ami» ” de ne pas manquer cette belle exhibition qui sera donnée sur le terrain du Collège à 2,30 p.m.Si la température le permet, les officiers ainsi que les membres du Cercle suivis des joueurs, feront une parade par les rues do S.-Laurent avec le généreux concours du la fanfare, law Montagnards, les Voltigeurs, les les Montréal Reserve, les Lachine, etc, Stars, les Bordeaux, les S.-Jacques, etc., sont tour à tour venus disputer aux " Laurentiens ”, l’honneur de la victoire.Le Cercle S,-Germain n’est pas un inconnu.No», nombreuses victoires et ses parties très contestées des années passées le placent au premier rang parmi nos meilleurs clubs d’Amateurg, '' Amis, venez en foule”, P.S.- MM.F.1).Monk et P.Cousineau, députés, seront très probablement présents.Le lanceur Dubec, Kerin et Evans.OOOOOOQ0O des Buffalo R.H.E.-0 4 4 20104001 x—S 10 2 .| glanage ; Bailéy ët Connolly et- Di- Washington Boston R, H.E, OltOOiniOO—2 (i 4 2000000 !x—3 B 2 .000102000—3 .100000001-2 Totaux., , < .32 2 6 27 11 5 Score par reprises : Montréal, Newark ., .« SOMMAIRE.— CL de deux buts.Dem-mitt ; c.de sacrifice.Jones, Hunter, Meyer et Hearne ; buts volés, Deal, 2, Demmitt, Cockill, Nattress ; buts sur balles, Burehell, 4 ; Lee, 2 ; retirés au bâton, par Burehell, 2 ; par Lee, I ; doqble jeu, Nattress (sans support) ; laissés sur les buts, Montréal 61; Newark, 8.Arbitres Stafford et Finneran.AUTRES PARTIES LIGUE DE L'EST Jersey City i) R.H.E.Toronto .> .000000000—0 5 0 Jersey City .000000001—1 4 1 McGinley et McAllister, Sit ton et Crist.Umpires, Murray et Keliey.Providence : R.H.E.* Rochester .011001000—3 6 1 Providence.220l0200x—7 11 2 Lafitte, Ragon et Blair et Starnagle: Lavender et Fitzgerald.Arbitre», Hal-ligan et Byron.A Baltimore :, E.H.E.Buffalo 100-200100 -4 0 1 A Baltimore.01102101xW6 14 4 Vowinkle et Williams ; Vickers et E- gan.Arbitres : Boyie et Hurst.POSITION DES CLUBS Newark ., , , ¦ * G.32 P.23 PC.582 Rochester , .f a » 29 22 569 Toronto ., , • ft 29 24 547 Providence .# 25 21 543 Baltimore .«i .26 25 510 Buffalo .f .• * b 21 ¦28 429 jersey City , .R • • 20 28 417 Montreal , .» ».R 17 28 378 Ligue Nationale A Philadelphie: 1ère Partie R.H.E.Boston .»-LARGEON.charretier, r.Colborne.00 : Rodrigue.7 mois, enf.d'Arthur ALAIN, marchand, r.Cherrier.208 ; Marie.2 j .»nf.de Rosario BOUCHER, journalier, r.B.-Pbilippe.251 : Norbert.3 m.enf.de Joa.BELANGER, menuisier, r.Maisonneuve, 636 ; Hectorine.4 m., enf.de Hector LEGAULTY commis, r.Mullar-ky, 137; Ferdinand EMOXD.37 a., boucher, r.Plessis.275 ; Henrv WALSH.71 a., cocher, r.Notre-Dame, 2703 ouest .Joseph BRULE, 85 a., bourgeois, r.j Legauchetiére, 812 e*t.Trois jours seulement nous séparent partout de nombreux succès.Il est cerium qu'il en aura beaucoup ici, car sa jeunesse impressionne généralement les foules, et les exploits qu'il accomplit sont, dignes de tons les .daudissements d’une foule avide de sensations.Un pari vient d’être engagé sur le résultat de la course cn campagne, de Montréal à Québec, ^nc nous annoncions hier matin.M.Roy Knabenshoe, qui a déjà engagé les quatre biplans Wright dans cette course, a offert de parier $10,000 qu’une des machines Wright décrocherait le prix, si toutefois il y en a un d'offert.M- McCurdy a imédiatement relevé le défi, et il paraîtrait même que l'argent a été déposé en banque.Or, il n’y a pas encore de prix offert pour cette eourse qui sera un record mondial puisque la plus longue distan- de l'ouverture de la grande semaine d’aviation.M.Walter-S.Brookens, recordman do la hauteur — il a atteint une altitude do 5,050 pieds — est arrivé ft Montréal, hier soir, venant d’Indianapolis, où il a accompli des prouesses sensationnelles.Sa dernière envolée, alors qu’il brisa le record mondial de la hauteur, constitue l’un des plus beaux expl its jusqu'ici tente dans l’histoire de l'aviation.Interviewé.hier à l’hôtel Windsor, M.Brookens déclara n’avoir jamais cru au danger : "Il n’y a du danger, dit-il, que pour celui qui a peur.Je n 'ai ressenti aucune .rainte.bien que, lors de ma récente envolée je vis ma mère s’af-faiser sur le terrain, au moment même ou mon aéroplane allait se perdre dans l’immensité azurée.' ’ Ce fut la seul son exploit.Brookens e .accompagné de MM.Du- AVLi IMPORTANT AUX MEMBRES DE L’A.C.J.C.ET A LEURS AMIS Toute personne, membre de l’À.C.1.C.ou non, qui prend un billet d’aller de 1ère classe pour Ottawa, doit demander à l’agent un certificat ( Standard Certficate) .Ces certificats, que l’on peut obtenir sur toute ligne de chemin de fer conduisant ft Ottawa et de tous les endroits ft l’Est do Port Arthur, seront signés à Ottawa par le Secrétaire de l’A.C.J.C.et, le représentant de l’Association des Voyageurs.Les porteurs de certificat devront donner 25c par certificat à ce représentant S’il y a 300 porteurs de certificat, le billet de retour sera gratuit ; s'il y a 50 porteurs de certificat, le prix du billet de retour sera d’un tiers (1-3) du prix régulier do 1ère classe et s'il y en a 49 ou moins, le prix de retour sera des deux tiers (2-3) du prix régulier.Le billet d'aller doit avoir une valeur d’au moins 50 cents, pour obtenir un certificat.Donc, lo prendre un billet d’aller en 1ère elasse et tin certificat.2o Faire signer ce certificat à Ottawa.3o Le retour doit s’effectuer uar la même ligne de chemin de fer.De plus, le Comité Central laisse savoir à tous les membres de l’A.C.J.C.qu'un char spécial sera attaché au train quittant Montréal, à la Windsor (Pacifique Canadien), IF aits et Méfaits ce parcourue jusqu'tel a été de 137 mil-remarque qu'il fit de les.La souscription publique que nous annoncions il y a quelques jours n 'a donné jusqu’ici qu’une somme insuffisante: val Lachapel Ralph Johnstone et j'1 faut rf.111.Cent.luter.P.m 79* 37* m 27i 82 127* ’ 1398 86 J W Krie R.I.p.1 “ “n.p.N.Y.O.&W North.Pac.;N.& W.em Pac.Mail.Penn.R.R.P’d.R.com.P.G as.Phi la.R: R.Rock Isld.i 40j By.R.I &S.cm.R.I & S.prf S.Ry.jCom.45 126 J 132 S 34* 107 156* prf.Sou.Pac.Sloss S- Texas Pac.Toledo R.Twin City.iU.S.S.coin: ‘Mi 25j 'Î23j' "àôi' "ié" 132$ iS2j 19J 52 i 133 HJ 52J 133 U.S.R.com " prf.Un.P.coin, prf.Wabash .“ prf.W.Un.Tel.Wis.C cm.prf.116 42 110 172* 93* 191 43a 117 127| 133 36 107?157* «U 34g 25 j* 124** 3üî 79| 116 41* 110 174* 93* 19* 44Î LE CURB DE NEW-YORK Butte, 19 à 20; British, 5 à 1-2; Boston, 17 5, 20; Bay Gas.1-2 à 5-8; Colonial, 2 à 1-2; Cobalt Central, 10 1-2 à.11: Can.Marconi, 1.1-4 à 3-4; Ely, 5 1-2 à 8; Subway, 2 k 1-2; Davis, 1 1-8 k 3-8; Ely Cent., 1 3-16 à 1-4; Ely Cons., 1-2 k 5-8; Foster, offre, 20; National, 3 3-8 à 1-2; Daisy, 5 à 0; Consolidated, 9 .5-16 tl 7-16; Giroux, 7 à.1-8; Greene Can., 7 1-2 à 3-1; Kerr, 8 3-16 à 1-1; Edward, 1-4 à.3-8; Rose.4 3-8 à 1-2: McKinley, 96 à 98: Miami, 20 à 1-4; Ni-pissing, 11 1-rV à 1-2; Ohio, 1 7-8 à 15-16; Rawhide, 21 à 23; Ray Cent., 2 1-2 k 5-8; Ray Cons.16 3-4 à 17; Standard Oil, 620 à 625; United, 5 1-4 à 3-4; Yukon, 4 1-4 à 3-8; Inspiration, 8 .1-8 à 5-16.et I agent leur billet pour Ottawa avec cette indica tion écrite sur le billet Le recensement du Canada IL COMMENCERA EN JUIN L AN NEE PROCHAINE.Ham Aronson, un des 144,000 de la tribu d'Araaon, a pour son père une sollicitude fiiliale touchante.Hier quand celui-ei tomba malade d’appendicite, il ne fit qu'un saut chez le Dr Bootli, de In rue S.-Urbain pour lui de mander de soigner son père.Ottawa, juin.— On vient d adop- j .—Donnez-moi deux piastres aurait ter un arrêté ministériel qui fixe au j (],j ]e médecin et j’irai, premier juin de 1 année prochaine la , Sam paya les deux piastres, donna date du recensement décennal qui doit i soigneusement son adresse, parfit et i i- < i- t - t.attendît.Une heure plus tard, comme avoir lieu par tout le Canada.La lis te des questions approuvée par le gouverneur ne diffère pas sensiblement de celles dont on a fait usage précédemment., Liverpool.22 juin.—Hier une dizaine d universitaires se sont embarqués pour le Canada et les Etats-Unis.Ces jeunes gens se proposent de visiter les grandes villes du continent et de profiter de leur vovage dans l’Ouest pour se rendre compte de l’état général de ans, fait des ascensions et A remporté j l’agriculture dans cette contrée.GRAVE ACCIDENT.Louis d'Auteuil, 30 ans, 2S rue San-guinet, a été gravement blessé, hier après-midi, coin Sanguinet et Ste Catherine, par la chute d'une poutre de fer qui lui tomba dessus.MARINE CANADIENNE.Ottawa, 21.*— Le lient.P.C.W.Howe.de la marine anglaise a été nommé pour prendre charge d’une partie de l'arsenal de la marine canadienne.Ce sont ies Ixtrds et l'Amirauté britanniques qui ont prêté les services | le médecin n 'était pas venu, il y retourna, mais fut très mal reçu.L’homme de l’art semble pratiquer [ celui de la boxe, car il vous sortit le pauvre Israélite de la belle façon, non j sans l'avoir taloche.Sam vint, voir le i Keeorder qui émit un mandat contre ce médecin colère.Le procès a été fixé ! à demain.Le médecin nie les avancés ide Sam.Le couronnement de Georges V Londres, 22.— 11 est pratiquement décidé que la cérémonie du couronnement du roi Georges aura Heu vers le du lieutenant Howe «u gouvernement 15 m,,i l**11- Aussitôt après, le due rie canadien.C'est nn officier de grand ta ;('onnaught, viendra au Canada pour y lent.11 arrivera ici par le “Xïobe”, au r
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