Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 12 mai 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1910-05-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
PREMIERE ANNEE-No, 104 MONTREAL, JEUDI, 12 MAI, 1910 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS i Edition Quotidienne: Canadt et Etats-Unis .$8.00 Union Postale .$6.00 Edition Hebdomadaire : Canada , » , # ^ .$1.00 Btats-UUa «t Union Postale $l.BO LE DETOIR Réda %***>' Directeur: HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! ¦=r^ La manifestation d’hier M.Monk a reçu hier soir un ac- : cueil enthousiaste et qui l’a vive- ' ment touché.Les circonstances donnaient à la réunion une allure particulièrement émouvante et qui ne pouvait échapper même aux plus distraits.C’était un spectacle réellement pathétique que celui de cet orateur à peine convalescent, qui ne parlait qu’à force d’énergie et de volonté, et dont les premiers mots au lendemain d’une lutte malheureuse, étaient un appel au courage et à la bataille.Il y avait quelque chose d’infiniment touchant aussi dans les paroles de ce vaincu, à demi brisé par la souffrance physique, qui affirmait, avec une si belle énergie, sa volonté de défendre quand même et toujours, “quelles qu’en puissent être les conséquences”, des opinions qu’il croit justes et saines, et conformes aux intérêts supérieurs de son pays.En fait, M.Monk a parlé hier soir en citoyen profondément conscient de ses devoirs, en patriote passionnément attaché à son pays, bien plus qu’en chef de parti.Il n'y avait trace dans son discours, ni de passion partisane, ni de rancoeur personnelle.L’auditoire a simplement entendu un homme de vieille formation canadienne, qui parlait à des Canadiens comme lui de leurs intérêts communs; qui en parlait sans violence, sans haine, avec la tranquille assurance de quelqu ’un qui est sûr de sa pensée et de son droit.Pour le temps, pour les quelques années peut-être, qui me restent à vivre, disait le député de Jacques-Cartier, je n’ai le goût de rechercher ni un avantage personnel, ni même l’avantage d’un parti; je compte simplement employer ce qui me reste de force et de vie, ce que j’ai pu acquérir d’expérience, à éclairer mon pays sur une question d’extrême gravité, qui intéresse à la fois notre avenir et celui de l’Empire.* * # C ’est de - ce point de vue élevé qu 'il a, hier soir, envisagé toute la question navale, déclarant que la lutte n’était pas finie, qu’il fallait tourner et retourner cette question sous toutes ses faces et l’étudier à fond dans l’intérêt du Canada.Jamais sa pensée n’est apparue plus claire, plus tranquillement; hardie, que dans ce discours, quand il réclamait, pour les citoyens canadiens, le droit de discuter librement toutes les questions qui affectent les relations du Canada et de la métropole, et qu’il les invitait à juger toutes ces questions au point de vue des intérêts canadiens, d’abord et surtout.Quelle magnifique révolte aussi du vieux sang anglo-saxon, qui se mêle dans ses veines au sang de France, quand il s’écriait: J’imagine qu’il reste encore dans ce pays quelques Anglo-Saxons et qu’ils ne toléreront pas indéfiniment d’être taxés, sans avoir leur mot à dire dans la préparation et la direetion des guerres auxquelles seront affectés leurs impôts; quand il ajoutait : Je n’ai pas cherché à isoler la province de Québec, à la dresser contre les autres provinces de la Confédération.Je sais que, : dans les provinces anglaises, que 1 dans les foules rurales de l’Ontario et de l’Ouest, nous comptons des sympathies ardentes, mais je réclame pour tout groupe de citoyens britanniques, quelle que soit son origine et quelle que soit son importance, le droit de dire librement, sur une question comme celle-ci, ce qu’il croit juste et vrai.Quélle claire vision des réalités, lorsqu’il montrait la grande presse de plus en plus esclave des gros intérêts financiers et qu ’il indiquait le danger qu’une telle situation fait courir aux intérêts matériels et moraux d’un pays! Nous ne croyons pas que jamais, dans toute la plénitude de sa vigueur physique, le député de Jacques-Cartier ait prononcé un discours plus courageux, plus lourd de pensées et qui commande à ce point la réflexion.Tous ceux qui l’ont entendu hier souhaiteront que sa santé complètement rétablie lui permette bientôt de continuer, avec une énergie renouvelée, sa belle campagne.¦ Demain comme aujourd’hui il sera assuré de trouver chez nous, dans cette oeuvre de défense natio-[nale, le concours le plus dévoué, le plus constant.» # Nous sommes un peu plus gênés pour parler du discours prononcé par notre directeur.Le député de Saint-Hyacinthe, complètement remis d’une indisposition récente, était en pleine possession de ses moyens oratoires.Il a repris, avec une vigueur qu’accentuait encore le tempérament de l’auditoire, certains des thèmes qui lui sont familiers et qu’évoquait ! nécessairement la circonstance.Il a dénoncé l’hypocrisie et la lâcheté des politiciens, qui, exploitant à leur bénéfice les passions de race, nous accusent, dans cette question del ’impérialisme militaire, de faire appel aux préjugés nationaux, alors que nous nous sommes toujours placés au point de vue des intérêts du Canada tout entier, et que nous en avons simplement appelé à la raison de nos compatriotes de toute origine; il a déclaré, au milieu d’acclamations qui ne voulaient plus finir, que ses amis et lui continueraient de discuter librement le problème de nos relations avec l’Empire, comme tous ceux qui lui sont connexes, et que nous mériterions le mépris de l’Angleterre elle-même si nous n’usions pas, dans cette matière, de notre droit de pleine discussion et de libre décision.Les applaudissements répétés, enthousiastes, qui ont salué ses paroles, comme celles de M.Monk, lorsque l’un et l’autre affirmaient la nécessité de continuer la lutte pour la défense de l’autonomie canadienne et des intérêts supérieurs de notre pays, prouvent — comme l a dit le député de Jacques-Cartier — que l’adoption du projet de loi sur la marine n’a pas solutionné, loin de là, la question infiniment complexe de/W relations avec la métropole et que les autonomistes ne se comptent point pour définitivement battus.La bataille continue.OMER HEROUX.ENMARQE DU DEBAT Notes d’un Spectateur Québec, Il mai.,affaire’’.Voyons un peu jusqu’où Pour une distraction, c’en est | il a raison, une singulière ! j Ur donc, Arthur Villeneuve, do- Imaginez-vous que, vers 19U9, ; micilié à Saint-Donat, y résidait le Gouvernement Gouin s’est aper- sur un lot, depuis vingt-un ans: de eu que, depuis deux ans, il avait ce lot, quarante acres étaient en mis toute une paroisse, — église, ; culture ; il y avait là-dessus, une village et gens établis là depuis maison de 2d par 25 pieds, une plus de vingt-cinq ans, — dans une grange, une étable; et l’ancêtre réserve forestière.| de Villeneuve avait occupé le tout La distraction était si complète i dès 1878.que de pauvres diables, — des eo-j En 1903.Villeneuve veut profilons, c'est entendu,— n’ont pu ac-| ter des remises partielles offertes quérir leur billet de location que!sur les arrérages de rente d’oceu-de peine et de misère, après desjpation et se rend chez l’agent des années de correspondance, de dé- terres pour obtenir son billet de marches, d’inspections, et de plain- location.C’était à la fin d’avril tes de tout genre.jle 27.Où c’est arrivé?A Saint-Do-! Le 13 m$i, — quinze jours plus nat.dans le nord du comté de tard, car on n’est guère vif au mi-Montcalm, canton Lussier, Le gou- nistère des Terres de la Couronne, vernement avait omis qu’il y avait |—on lui répond .Mais la vente ne une paroisse à eet endroit.N’est- se fait pas, puisqu’en 1907, Ville-ee pas que, parfois, il se passe des neuve demande encore au ministè-choses étonnantes, fantastiques, j re de lui céder ce lot.Réponse: dans les ministères?Toute une pa- ! “Nous allons faire examiner ce ter-roisse subtilisée, mais on se dirait rain”.Ainsi, de 1903 à 1907, maldans les contes des mille et une gré les rapports de trois officiers nuits! du ministère, on ne sait encore ce * * * qui en est.“Lenteur étrange.” di- Comme il s’agissait d’une affaire rez-vous.le colons, c'est Al.Prévost qui l’a Villeneuve a fait cette seconde de-'imenée sur le tapis.11 en a fait mande d’achat le ^5 juillet.Le 21 in long exposé, basé sur des doeu- août suivant.— près d’un mois monts officiels: le ministre, dont pins tard, — on lui répond: “Aro-V ministère est mis est cause.M.Al- tro lot est dans la réserve forestiè-lard, ne l’a pas pulvérisé.11 s’est re”.Stupéfaction profonde de jontonté de dire; “c’est une vieille, Villeneuve.Toute la paroisse ures- que est dans le même cas.C’est si’ vrai, que dès le 25 février 1907, cent quarante-six paroissiens de Saint-Donat, y compris le curé, le maire et les conseilles, avaient signé une requête où ils affirmaient que si le cabinet ne mettait en vente pour tout de bon ces lots co-lonisables, une soixantaine de jeunes gens de la paroisse devraient émigrer aux Etats-Unis.Cette requête, adressée au Dr Bissonnette, député ministériel de Montcalm, expédiée au ministère, celui-ci y avait répondu: “Mais il n ’y a pas de chemins pour conduire là, nous ne pouvons vendre ces lots”.“Pas de chemins, dit M.Prévost?Mais il y a vingt-cinq ans qu ’il y en a un, là.et que les rangs sont .doubles, dans la paroisse!” C ’est M.Paul G.Owen, secrétaire de l’Association des concessionnaires forestiers de la province de Québec, qui avait écrit, en janvier 1907 au ministre des Terres et Forêts : “ Il n ’y a pas de chemins là”.La farce se poursuit.Le gouvernement qui devrait connaître la région, puisque, vingt-cinq ans il y a un village là, dit un bon jour à M.Bissonnette: “Nous allons faire faire la classification des lots”.Mais on se ravise: et, en mai 1907, le cabinet décide de rescinder les ordres donnés pour la classification des lots, et de mettre en réserve forestière la partie non vendue des cantons Archambault et Lussier, où réside Villeneuve.Pourquoi?A cause d’un rapport d’un M.Hall, où celui-ci conclut à la nécessité de ne pas encourager les gens à se fixer à Saint-Donat où il y aurait beaucoup de bois, et qui se trouve, découvre-t-il, dans la réserve forestière de Saint-Maurice.tenir son billet de location, demandé en 1903.Six ans, c’est un délai Alors, en dépit de M.Bissonnette, député ministériel du comté, voilà Saint-Donat dans la réserve forestière, et les gens bien malempêchés.# # # Voilà, dans ses grandes lignes, le singulier cas exposé par M.Prévost, avec beaucoup d’habileté, et sur lequel ont à tour de rôle insisté MM.Sylvestre et Lavergne.Tous trois ont dit: “Mais est-ce ainsi qu’un gouvernement entend favoriser la colonisation?” Gouvernement libéral, se demande M.Prévost?Mais non! gouvernement Tory, réactionnaire, rétrograde, anti-patriotique, gouvernement que l’intérêt de la province n’a jamais réveillé, gouvernement qui traite de fous ceux qui veulent continuer l’histoire de leur pays et de leur province selon nos vraies traditions, gouvernement affairé à enrichir des spéculateurs et des “schemers”, mais auquel la colonisation n’est rien, moins que rien.Il la dédaigne”.M.Sylvestre, député opposition-niste de Montcalm, n’est pas allé par quatre chemins pour dire son fait au gouvernement.Il a été bref, mais au point, “ Le prétexte invoqué par le gouvernement pour ne pas vendre à Villeneuve en 1903, e’est qu’il avait fait sa demande trop tard.Or la vraie raison, c’est que le gouvernement, alors, se proposait de mettre ces lots là dans la réserve forestière.Et j’en trouve la preuve dans un document de la chambre, en 1908, où le gouvernement l’avoue nettement”.Ceci a fait tressauter M.Allard, mais personne du côté ministériel n’a nié le fait.L’opposition s’est faite gouailleuse.tenace, et a su bien mettre en relief toute la lenteur et les ater-moiments sans earise apportés par le cabinet au règlement de cette question.File a souligné avec justesse le fait que.pendant tout ceci, la “Charlemagne and Lake Ouareau Lumber Co.” a rasé tout le bois de la paroisse Saint-Donat.même le bois^le pulpe, ne laissant pas un arbre aux gens de l’endroit.Lavergne, naturellement, a donné de tout coeur, et avec enthousiasme, dans la bataille.Il a multiplié les coups: M.Gouin n’y a pas échappé.Absent pendant le débat, son absence est soulignée par Lavergne; “M.Gouin fréquente davantage les lots de la Quebec land, les lots de grève du port de Québec que les lots de colons, qu’il dédaigne,” dit malicieusement La-versne.“Il laisse le soin de la Chambre à M.Allard, le pauvre pâtira, le Trésor de l’Abbaye ministérielle”.Lavergne n’est jamais si content que s’il a maille à partir avec un ministre.Aussi M.Taschereau et lui se sont-ils chamaillés à propos des affaires du canton d’Estcourt, Lavergne accuse AI.Taschereau d’avoir obtenu une interview du Crédit Franco-Américain quant à l’affaire d’Estcourt, en le menaçant de faire étrangler le bill du chemin de fer de Elle d’Orléans.— dont les promoteurs sont les memes que ceux de l’affaire du canton d’Esteourt,— si cette interview n’était pas favorable au gouvernement.Lavergne accuse en outre M.Taschereau d’avoir réitéré cette menace à M.Corri-veau, l’avocat de la Cie de l’Ile d’Orléans, à dix heures, ce soir.Vive passe d’armes': M.Taschereau nie, Lavergne réaffirme, M.Taschereau explique: “On m’a dit que M.Brochu, le promoteur de cette affaire, est un exploiteur.Alors, j’ai dit au procureur de la compagnie-.“Le bill ne passera pas tant que je ne saurai au juste ce qu’est ce M.Broehu.C’est tout”.Et Lavergne, après avoir réitéré LA MANIFESTATION MONK Le député de Jacques-Cartier annonce qu’il continuera sa campagne, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même.M.Bourassa dénonce les exploiteurs des passions de races.— Discours de MM.Landry, Doherty et Lamarche.- Adresses de bienvenue.ses accusations, continue son discours.Il est en forme, et tient le cabinet sur le gril pendant un bon bout de temps.* «s #¦ La défense du gouvernement?Elle se résume à peu de chose.Et tout d’abord, ce serait là “une vieille affaire”, dit M.Allard.Elle ne s’est close qu’en 1909.mais comme elle a pris naissance en 1903, cela suffit à la classer parmi les vieilles lunes.Ceci fait, le gouvernement est dispensé de répondre au point.Tout de même M.Allard n’en est pas sûr.“11 y a bien certains délais apportés au règlement de cette difficulté, mais le cas est résolu; e’est le principal”.“Certains délais?" Euphémisme délicieux.Imaginez que, en 1909 seulement, Villeneuve a enfin pu ob-appréeiable certes.Mais, à tout prendre, le cabinet admet avoir eu une formidable distraction: car, le 5 octobre 1908, il a recommandé de faire sortir de la réserve forestière et vendre aux occupants les lots jusque là mis dans la réserve forestière.Ce ne fut qu’en février 1909 que le cabinet passa un ordre en conseil en ce sens.Ainsi, pendant près de six ans, un colon que M, Allard lui-même n’a pu se décider à traiter de “spéculateur”, comme e’est l’habitude dans ces circonstances, à attendu son billet de location avant qu’on ne lui donne.Beautés du “red-tape.” ministériel! "Le débat s’est clos anrupte-ment grâce à M.Aliard, Comme il voulait répondre à Certaines paroles de M.Prévost, AI.Allard demanda l’ajournement du débat.11 s’aperçut, mais trop tard, que les règles de la Chambre ne lui permettaient pas de parler, dans ce cas il voulut retirer sa motion mais c’était trop tard.AT.Prévost insista pour qu’elle fût acceptée.AI.Delage, vice-président de la Chambre, lui donna raison et, par suite d’une erreur de tactique du gouvernement, à onze heures, la Chambre levait la seanee.Les ministériels n’ont guère paru aimer s’être fait jouer de la sorte”.# * # Grande visite, ce matin.Cinq cents délégués de l’Association des Marchands-détail]eurs de liqueurs enivrantes sont venus voir M.Gouin afin de faire contrepoids à la délégation des associations de Tempérance, il y a quelque temps.Les délégués, reçus dans la salle de l’Assemblée, ont fait piteuse mine.Il eût été mieux de savoir combien de ces gens qui se proclament amis de la Tempérance n’ont jamais enfreint la loi ni payé d amendes à ce propos; il y en avait un là, qui, à notre connaissance, a payé l’amende régulièrement deux ou trois fois l’an.Et combien de ees 500 hôteliers refusent de donner de la boisSon à un homme déjà un peu ivre?Al.Larry Wilson et l’échevin L.-A.Lapointe se sont faits les porte-paroles de ees gens.A les en croire, ce sont eux les persécutés, les martyrs.Ce n’est plus le loup qui poursuit l'agneau, mais c’est l’a gneau qui persécute le loup.Et, leur bonne foi, nous l’ont-ils assez vantée1 AI.Gouin, d’abord acclamé par eux, — Larry Wilson secouait son grand mouchoir et.faisait signe aux hôteliers d’applaudir plus fort,— l'a moins été, à la fin de son discours.“Le gouvernement est favorable à la tempérance, et étudie la question de savoir si les débits de bois son ne devraient pas se clore à 11 heures tous les soirs et à 7 heures le samedi, de même que celle de diminuer ees débits de boissons.La législature y avisera bientôt; mais le gouvernement, je ne vous le cache pas, est pour la Tempérance,” leur a-t-il dit en substance.Immédiatement, froideur.La mise en scène n’allait plus, les “martyrs” qui ont comparu devant AI.Gouin n’avaient guère l’air de “martyrs” tant ils étaient gras, rougeauds et parlaient avec volubilité; AL Gouin les avait déçus.Us ne l’ont pas caché.Larry Wilson et L.-A.Lapointe sont repartis avec ees quelques cents vendeurs de “scotch”, dont la mine était à décrire.Seulement, l’espace nous manque pour le faire.Ce ne sera pas trop tôt, pour le grand avantage du peuple, qui doit, ce semble, passer avant celui de messieurs les débitants de liqueurs enivrantes.GEORGIE PELLETIER.neux nulle personnes environ ont pris part a la manifestation qui a eu lieu tuer soir, au Monument National en 1 honneur de M.Monk, député de .Ta".ques-Oartier au narlement fédéral.Ij’assemblée fut présiliée par M.Paul-Emile Lamarche, président du dub Monk.H expliqua brièvement le but de l’assemblée.“La manifestation de ce soir’-dit-il, “à cause de sou importance, des circonstances qui l’ont fait naître et des critiques dont elle a été l’objet, exige, quelques explications afin qu'on ne se méprenne pas sur son but.Tous savent la lutte qu’a suscitée la loi sur la marine de guerre, ainsi que la teneur et la portée de cette si importante mesure.Personne n’ignore l’attitude fière et patriotique de M.Monk sur cette question.0'est lui qui dans ce débat mémorable a donné la note vraiment patriotique et les travaux qu’il lui a fallu s’imposer pour tenir tête aux partisans de la marine de guerre ont grandement affecté sa santé.Il lui a été nécessaire d'aller prendre du repos aux Etats-Unis.« Murant son absence, il a été violcm-mont attaqué par une certaine presse.Ce n 'est pas pour répondre aux injures prodiguées à M.Monk que cette manifestation a été organisée.Elle n’est pas faite pour favoriser dos intérêts de parti, mais pour marquer notre adhésion à l'idée qu’il représente et qu’il n défendue avec tant de dévouement.Nous tenons A démontrer surtout que M.Monk a l’appui de la majorité de la population canadienne et de toute la jeunesse.’ ’ M.Lamarche lut ensuite la résolution suivante qui fut unanimement adoptée: “Le peuple canadien a appris avec un profond chagrin la triste nouvelle du décès de notre hien-aimé Souverain, Sa Majesté Edouard VII, et désire exprimer ses Sentiments de grande douleur à l’occasion de la perte d’un roi si cher à ses sujets et si constamment dévoué aux intérêts do l’Empire ’’ ADRESSE DES CLUBS CONSERVA TEURS A M.MONK.Puis M.André Fauteux, avocat, présenta à M.Monk, de la part des clubs conservateurs do Montréal, une adresse conçue en ces termes: Avons-nous besoin de vous dire, Monsieur, la raison de la démonstration de ce soir?C’est le parti conservateur canadien français qui salue votre retour et qui saisit avec empressement cette occasion tant attendue de vous témoigner son admiration et sa reconnaissance.Vous nous revenez, en effet, du pays de Virginie où vous étiez allé chercher pour vos forces épuisées un climat réparateur.Et laissez-nous vous dire que c'était un repos noblement gagné, après le prodigieux effort que vous aviez fourni pendant les quatre premiers mois de la session parlementaire.Nous en savons quelque chose, nous qui vous suivions de loin presque comme notre unique espoir.Nous avons vu, dès 1s premier jour, engager la bataille avec une ardeur que bien des jeunes vous doivent envier, et, depuis, vous êtes allé vous multipliant sans cesse, vous dépensant sans compter, toujours sur la brèche, toujours en avant.Combien d’autres, moins courageux et moins fortement trempés, auraient demandé grâce avant vous et quitté longtemps plus tôt le terrain.Mais, domptant votre fatigue, vous avez voulu rester du moins jusqu’ù la bataille suprême, col le qui devait se livrer autour de nos droits sacrés, et dont notre liberté constitutionnelle même, devait être l’en jeu.Tout le monde sait aujourd’hui par quelle suite d’opérations savantes et traîtresses le peuple du Canada, s’est vu imposer le lourd et inutile fardeau d’une marine militaire.Ce sont les impérialistes anglais qui ont imaginé cette façon habile de reprendre au Canada ce que l'Angleterre lui avait donné, son oautonomie.Us se sont d’abord assuré tranquillement la complicité des membres du gouvernement, en Chauffant le chauvinisme des uns, et en injectant aux autres la mor phine des honneurs et des décorations.Et une fois que le gouvernement a été bien à point, ils n’eurent qu’à lui faire un signe et ils furent obéis.Le projet de la marine canadienne fut lan cé.C’était un coup hardi, mais habilement préparé.On savait qu’il devait réussir, grâce au faux sentimentalisme d’un grand nombre, à la veulerie d’un plus grand nombre encore et â la naï voté du reste.Au milieu du silence de tous, c’est vous, Monsieur, qui avez élevé le premier la voix contre cette monstrueuse hérésie nationale.Le pre micr, vous avez sonné le tocsin d’alarme, à la mémorable assemblée de La-chine, et l’écho en a retenti d'un océan à l’autre.Plus tard, de votre siège de député, vous avez répété cet ar’ertisse-ment avec une solennité plus grande encore et avec une énergie renouvelée.Vous avez soutenu avec raison que notre Confédération canadienne a moins besoin d’être défendue à l'extérieur que d’être consolidée à l’intérieur.Vous l'a-vez, en effet, éloquemment montré; le vrai danger qui menace l’avenir du Canada ne vient pas du dehors; il vient du dedans.L’ouest s'amérieanise rapidement, et c’en est fait de notre unité nationale si nous ne nous hâtons pas de la relier avec l’est par une grande voie d’eau intérieure qui eirconserira tous ses intérêts dans le territoire canadien et qui l'arrachera à la tentation américaine.Voilà ce que vous n ’avez cessé de répéter au grand air des assemblées publiques et sous la coupole des Parlements.C’était bien inutile, il est.vrai; et vous saviez que la raison devait être fatalement étouffée sous le poids de la majorité stupide.Mais du moins la protestation de la conscience canadienne s'était faite entendre, et c’était assez.C’est par l’effort, et non par le succès que la valeur morale des actes se mesure.De cette lutte où vous aviez été vaincu, vous sortiez plus grand que vos vainqueurs.Vous aviez rempli votre devoir; vous pouviez partir.Ltnsque vous assumâtes votre tâche difficile, vous aviez prévu les avancés de toutes sortes et les injustes soupçons qui vous attendaient, mais rien n’a pu vous faire reculer.En revanche, il est une récompense que vous n’aviez pas cherchée, dans vo tre désintéressement, mais qui vient à vous quand même: l’estime et l’admi ration de vos eompatriot.es.lie parti conservateur do la province de Québec est justement fier de l’attitude courageuse que vous avez prise en son nom, à la face même do la nation, ADRESSE DE LA PART DES MAI RES DE MUNICIPALITES M.J.A.Nadeau, maire d’Iberville donna leeture ensuite d’un adresse signée par les maires d’un grand nombre de municipalités.Elle se lit comme suit: Monsieur F.-I).Monk, Chef conservateur de la Province de Québec.Monsieur, En notre qualité de maires d 'un grand nombre de villes et de paroisses do la province de Québec, nous désirons vous exprimer notre approbation entière de l’attitude ferme cl patriotique que vous avez prise à la chambre des Communes sur la grave question de l’établissement d’une marine de guerre au Canada.Le courage et le désintéressompi.t dont vous avez fait, prouve en cette occasion vous honorent et vous placent au rang des hommes illustres qui ont présidé dans le passé aux destinées q'o rieuses de notre patrie.Depuis longtemps les Canadiens-français ont prouvé Jour loyauté à la Couronne Britannique.Ce n’est pas déroger à nos grandes traditions que .le nous opposer à un mouvement inutile, conçu avec précipitation et propre à entraîner le pays dans le désastreux tourbillon du militarisme.En demandant qu’une mesure aussi importante soit d'abord soumise aux contribuables, Vous vous êtes montré l’ami du peuple et vous avez voulu que l’on respectât le principe fondamental du régime constitutionnel britannique.Il est, des époques où le parlement trop asservi à la discipline du parti ne représente pas le véritable sentiment de la population.La représentation actuelle de la Chambre des Communes n’a pas de mandat pour nous lier à une politique dont les graves conséquences soal un changement total dans les relations du Canada avec la mère-patrie.Soyez assuré que vous avez l’appui 1" plus sincère et le plus dévoué de tous les hommes sérieux du pays.Puissiez-vous continuer la, lutte pa triotique que vous avez entreprise et comptez, en toute occasion, sur l’approbation do tous les vrais Canadiens, Montréal, 11 mai, 1910.Nap.Garceau, maire de Drummond-ville.J.A.Nadeau, maire d’Iberville.,1.E.Emile Léonard, maire du village Ste-Uose.Léon Hauvé, maire de Ste-Justine de Newton.Jos.Charbonneau, maire de la paroisse Sainte-Rose.J.A.St-Denis, maire de Saint-Michel de Napierville.Emeril Pepin, maire do Rivière des Prairies.S.O ’Grady, maire de Sainte-Brigite des Saults.Elzéar Roberge, maire de Chesham, Compton.B.Beauchamp, préfet du comté des Deux-Montagnes.P.Massicoite, maire de Tétreaultville, de Montréal.Georges Coutlée, maire de Bordeaux.Joseph Côté, maire de Pierreville, Ya maska.Joseph Léveillé, maire de Sainte-Ro-salio de Bagot.J.B.Deschamps, maire de Lachine.J.-Bte.Primeau, maire do Beauhar-nois.Alphonse Couvrette, maire de Ste-Do-rothée.Adélard Lafond, maire de Grantham.Raymond Ducharme, maire de Saint-Laurent.M.i\-D.MONK M.F.D.Monk, député de Jacques-Cartier, prend alors la parole.Il est très applaudi, acclamé.11 tient à déclarer, tout d’abord, qu’il prend part au voeu de condoléances exprimé unanimement par l’assemblée ù l’occasion de la mort du Roi.Et il rend hommage à In mémoire d’Edouard VII, “qui a si bien su remplir les nombreux devoirs qui lui incombaient; et Souhaite que son successeur sur le trône d’Angleterre, Georges V, sache marcher sur les traces de son père.’’ Et il fait observer que cette assemblée est la première réunion publique à qui échoit j l’honneur de passer une résolution de j condoléances.Il remercie ensuite le public, du fond jdu coeur, de l’accueil sympathique qu’il [lui fait.Il n’est pas entièrement rétabli, dit-il, et son médecin lui a ordonné de s'abstenir de tout meeting politique, mais comment se dérober à une manifestation aussi cordiale?Cette vive expression de sympathie, affirme-t-il, compense amplement pour les attaques auxquelles il a été en butte à cause de son attitude relativement à la création d’une marine de guerre.Il remercie tout particulièrement M.Henri Bourassa, qui l’a si fermement appuyé dans les rudes épreuves qu 'il a traversées dans la lutte ardent qu’il a faite.“Que de fois, dit-il, en s’adressant à M.Bourassa, que de fois, après de longues soirées d'âpre discussion et après avoir pris connaissance des injures que me lançaient les journaux, je me suis retiré dans ma chambre et j ’ai lu votre vaillant petit journal, le “Devoir,” qui exprime librement des idées saines” (Applaudissements.) “La presse d’autrefois, continue M Monk, énonçait des opinions indépendantes.Mais, hélas! il n ’en est plus ainsi aujourd’hui; et il est aisé de prévoir qu 'avant longtemps, la presse sera devenue un instrument entre les mains d’individus qui s’en serviront pour dos fins où lo libre jeu des opinions et la création d’un idéal national n'auront rien à voir.Espérons, cependant, qu ’il en restera quelques bons.’ ’ 11 affirme son attachement au pays et sou ardent désir d'assurer son bien-être, et exprime hautement la conviction que, pour le plus grand bien de notre pays, il faut formuler ses idées, sans souci de l’opinion publique ni des conséquences quo cette profession de foi pourrait avoir.Et il s’élève contre ce faux loyalisme qui empêche un Canadien de s’exprimer librement sur le “remaniement de nos relations avec le reste de l’Empire.” Il cite M.de Vogué, qui raconte qu’à une réunion électorale à Brighton, lors des élections générales en Angleterre, on avait traité comme lo premier venu, le due de Norfolk, et il conclut: “L’opinion publique, dans un pays libre, se manifeste librement, et e’est ce qui fait la force do l’Angleterre.1 * * ’ M.Monk, qui ne dédaigne pas l‘n-necdote, narre qu'une vieille demoiselle écossaise, en rupture de ban avec su secte, s’était retirée chez elle où elle exerçait son culte à sa manière.Elle était parvenue, cependant, n entraîner dans son schisme, son frère Sandy.Lo ministre vint un jour les voir ci, conciliant, leur promit à tous deux le salue éternel.“O! quant à moi, rétorque li vieille demoiselle, ça ne fait pas l’ombre d’un doute; mais pour ce qui est do mon frère Sandy!.” Et e’est !â, conclut M.Monk, un exemple frappant de ces loyaux sujets qui possèdent seuls la loyauté véritable.“Dans la vie publique, assure l'orateur, il faut se faire, de bonne heure, une peau de rhinocéros; j’étais prévenu, mais je n’avais pas prévu l’injure d’uno accusation do déloyauté, ni l'injuste insinuation que jo cherchais ù isoler la Province de Québec.” il exprime lo regret de n’avoir pas pu obtenir ce que son groupe réclamait : non pas l’abolition de tout, mais le droit qu’avait le peuple de se prononcer sur cette question dont dépend son avenir, et qui change complètement sou orientation.“C’est au peuple, affir-me-t-il au milieu ries applaudissements, et nu peuple seul, qu’il appartenait de se prononcer sur la création d’une marine de guerre.” Mais le moment vieil-Ira où le peuple sera appelé à formuler son opinion sur cette grave question, qu’tl conviendrait de traiter devant lui, sous ses nombreux aspects.11 n’en pur lera, ce soir, qu’au point de vue du loüt.A Port Monroe (Virginie), où M Monk ôtait allé reprendre ses forces épuisées, il a vu évoluer une flottille de guerre, seize vaisseaux seulement qui, en vue des côtes, tiraient à la cible.Comme les bâteaux rentraient au port, 11 s’est trouvé à côté d’un officier de la marine américaine, attaché à l’un des cuirassés, et lui a demandé combien coûtait cette flottille de guerre.“Ce mi sont pas les vaisseaux qui coûtent cher, lui n répondu l’officier, mais le grc-ment, et l’organisation.Ce que vous voyez là coûte environ $150,000,000.” Lo canon moderne est très puissant et très coûteux.Il lance un projectile de 1,048 livres à douze milles.Le projectile coûte $540 et le canon, qui est, hors d’usage après avoir tiré une centaine de coups, $84,000.“La question est-elle vidéo?demande M.Monk, devons-nous dire: C’est fini, inutile do discuter ]>lus longtemps 1 Il n’est jims d’erreur plus grossière, r’-pond-il, et ceux-là le savent, qui lisent: Nous complétons par là.l’organisation de notre milice.C’est surtout à l’heure actuelle qu’il convient d’étudier la question et do la discuter, de former et d’éclairer l’opinion publique.11 faut que le peuple, seul maître do scs destinées, puisse exercer une pression sur le parlement afin que mis idées, que nous croyons justes, triomphent devant le Conseil de ia nation.Notre devoir, à nous, e’est de protéger et de maintenir les intérêts il» ce pays, en toute loyauté vis-à-vis de l’Empire.” 11 ressort do la conférence même pour la défense de l’Empire que ce système est un remaniement complet des relations entre les différentes parties de l’Empire britannique, remaniement qui nous associe étroitement à toutes les guerres de l’Angleterre, Nous devenons, par l'application de ce système, solidaires do l’Empire, dans toutes scs phases et toute son étendue.“Sir Wilfrid Laurier a parlé des “électeurs frissonnants de Jacques-Cartier, rappelle M.Monk.Nous sommes prêts à défendre notre propre patrie; nous n’avons pas peur; nous n’avons jamais reculé devant cc devoir sacré qui s’impose à tout patriote; mais nous demandons d’étudier plus amplement ce rôle que l’on veut nous faire assumer.Sir John A.Macdonald a approuvé l’organisation d’une milice canadienne, mais e’était seulement pour le défense de notre pays.Et à ceux qui lui reprochaient d’avoir élevé le tarif douanier contre l’Angleterre même, il répondait simplement: si cela est dans l’intérêt du Canada, tant pis pour le lien colonial.John Sanficld Macdonald, Antoine-Aimé Dorion, Sicotte qui ont créé notre autonomie, affirmaient le principe pour lequel nous combattons aujourd'hui: nous avons fait notre devoir vis-à-vis de l’Empire quand nous avons pourvu à la défense de notre grand territoire.” La mesure arrêtée récemment, dit M.Monk, nous lie do telle sorte ù l’Empire, que nous partageons toutes ses responsabilités, sans prendre aucune part dans ses décisions, ni dans son avenir.“Continuons de protester, conseille-t-il, continuons de protester jusqu’à obtention de la plénitude de nos revendications.Nous avons adopté un projet de loi; que pouvons-nous faire?Nous avons souscrit une bagatelle: quelques millions.Cette somme sera dépensée avant que soit construite la première quille de notre premier bateau de guerre.” Cette question d’une marine de guerre a été mise à l’étude en Angleterre même et le gouvernement impérial nous disait, dans un rapport: Vous n’aurez à vous occuper que de votre défense nationale et à créer deux ports où nos vaisseaux pourront mouiller, L’Angle-ter»’, alors, ne demandait pas davanta- R5- „ “Jamais on n me fera croire que des Anglo Saxons consentiront à participer aux guerres de l'Empire sans avoir le droit de prendre part à ses délibérations, déclare M.Monk.Nous sommes ( Suite à la 2e page.) LE LErOîîî.Jpnm, 12 mal TJTm La Manifstation Monk f Suitr lit Irru ) ! Innées, rjui malgré les défaites, sont ________ restées fidèles a lems traditions ^ Ai les ^mitres, k nous .le prendre en mnins ; me/, le iniss/', rest bien, reportez-vous la question.Ne nous contentons pas des vers In vieille terre pour v retrouver requêtes, qui pourtant nous ont été trè» ' •« v,,',iles '«mines et ln vaille semence, utiles.Il ne s’at?it pas de faire de Ta '"«'s n oublira pus posen , n ^1 ’ ’ f , hes des couronnes d* immortel les.innovation dangereuse Nou no n „ a (1(in(f ovinC8 (Je Québec, pas aller plus loin que la ou nous „ne J8unea,Pi n(-.e *(|e ,)u i 1- f :« .ou conservateurs, niais qui demandu-t n au un i(jéa( commim „ )ft fois pratique et pas suer plus .o,n que a m line jeunesse ,1(-.e (,e [lurerjt, libéraux sommes engagés d aller, rmoO (ju .lserVl|teul.s lll(lis qili te„d vers énergiquement et, demande il au un if|.!i( ¦ ,ft fois pratique et hnnt des applaudissements et des bra- Alev(.I)(, nif.lne ,ians ,a ,,rftndc province vos, oans une question qm intéresse à ,r0n,ari(( qlt'on nous a toujours repré-ce point notre paya,- ne serait-il, pas rerap|je (lo croqueraitaines, il y permis à un groupe de t'anadiens de s’exprimer librement, hautement?” M.Monk adresse quelques paroles pénétrantes aux jeunes qui “peuvent tant pour le bien de leur pays”, et il termine par les vers sonores et clairs de Ué-roulèdo : n une jeunesse anglo-saxonne qui a îles aspirations canadiennes comme les nô-t res."A l’exception de deux ou trois ministres”, clmngenmnt doit être «Ire le problème non au point de vue J.q-,.,,,„•.f,nns n,,,,)n l’empire lu i ! problème non au point de lour race, mais à celui des intérêts généraux du Canada.C’est une hypocrisie que fie laisser entendre n l’élee torat cpie les questions de race ne sont pas pour quelque t hose dans l’orienta t ion de notre, politique et e’est re que les deux partis libéral et conservateur, ont fait depuis vingt ans.I*a» Ions des questions de race, mais parlons-en franchement.Quand il s’est aui de problèmes impériaux, des relations entre le peuple canadien et l'empire britannique, jamais nous ne nous sommes placés nu point fie vue de la race.Ile tous les journaux du pays, qu’ils soient conservateurs ou libéraux, .‘anndims-nimlnis «ni ta unique lui-même et que o*est un devoir pour le Canada d y consentir, les Canadiens-français seront disposés,— je ne dirai pas de s*y soumettre, parce que ce serait inexact.-— mais de l’accepter, mais que l'on fasse la dé monstration autrement que par des injures.Si on nous accorde des privilèges nou veaux correspondant aux responsabilités tés nouvelles (pie l'on nous fait assumer si on nous donne le droit fie nous pronon cor au sujet par exemple d'un traité où d’une mesure politique, dont l’effet se rail de déchaîner une guerre et de forcer nos fils à aller combattre I A1 lemagne ou le .lapon, si fin nous ouvre canadiens-français, il n on est pas un i les portes fin parlement, alors, nous seul, sauf le “Devoir , qui ait discuté comprendrons toute l’étendue de la ces quest ions en faisant abst raetion I politique où l’on veut nous entraîner des races, l a presse anglaise a insis : et nous nous prononcerons.Mais d’ici té sur la solidarité ançhi-saxonne ; I là on n’a pas le droit de changer bous n’y avons jamais opposé la soli- nos horizons rlarite franco-canadienne.Et quand nous revendiquons nos droits l.o fait que nous pavions une langue » cet égard, nous n'agissons pas corn différente de celle dont font usage nos ! me Canadiens Erançais, mais comme compatriotes anglo-canadiens ne doit j Canadiens, descendants de ceux qui, les pas nous empêcher de nous exprimer li i premiers, ont ouvert ce pays à la civi broment.en toute franchise au sujet I bsntion en y plantant la croix, qui des grandes questions qui intéressent j phis tard après avoir vaillamment le pays.Et parce que nous exposons | < «nnbat t u contre les |»ères de nos com Avec liberté notre manière de'patriotes anglais d'aujourd'hui.pour voir, personne n’est justifiable de nous traiter de séparatistes, de déloyaux et de prétendre que nous tentons d’isolcr la nrovince de Québec.\1.Bourassa déclare qu'à son avis la politique.inaugurée par le gouvernement fédéral, à sa dernière session, au sujet fie la marine de guerre, est anti ! garder ee pays à la E ran ce, se sont unis à eux dans un effort commun pour rendre ce pays prospère, pour que toutes les races puissent s’y donner la main, accomplir fies œuvres de vie et marcher vers le progrès par le chemin de la liberté.Le discours de M.Roirrassa a étf n»- m iimimr im- j;iu-iir, «-m a n i i .britannique dans son principe et f|U(J fréquemment a|)plaudi et .1 a crd une les résultats en seront funestes.“Mais impression.je respecte, ajoute-t-il.“les impérialis M.D0HER1Y, ANCIEN JUGE tes sincères et convaincus, parce qu’ils I .i nient dans leur polit h,im In giaaclanr i M- l’“hor,v' n'’fle,11l •m‘ro' l>roJ1um('° e?V et la sécurité ,lc l’empire.C’est là une ! s"|."° ' “"rto allorutnm.Il ne «le- .r ’ , i t veloppcra pas, ( it-il.son opinion au question libre.( est en accordant une i .; 1 , ' , i • im ,.- » r • , suict de la creation la compagnie n’étuit pas sérieuse et i Al.Kelly, avait dit en Chambre que; ceux qui placeraient leur argent dans t cette compagnie le perdraient, parce | qu’elle était dirigée par des exploiteurs”.J ouïes ces histoires avaient apeuré la vertu de l’hon.ministre, et il avait, dit-il, demandé à AI.('orriveau certains renseignements sur AI.Brochu, le ! président du Crédit Foncier.Mais, M.Lavfrgne va plus loin: “ L’hon.ministre, dit-il, a accusé ce soir à M.Corriveau de m'avoir four-! ni le renseignement que je venais de fournir à la Chambre et, que, pour cet-I te raison, le bill flu chemin de fer de 1 île serait rejeté.M.Corriveau ni'a fait cette déclaration en présence de M.Sylvestre et do AI.Prévost.” AE Taschereau soutient qu’il n’a pas dit cela.Les règles parlementaires obligent le député de Montmagny à accepter sa parole, mais il réaffirme ce qu'il tient de AI.Corrixreau.Le député de Lévis x'oudrait que M.I.avergne dise quel ministre s’est rendu ^ coupable de chantage auprès du Crédit Foncier.Le ministre n’est pas venu me cherche)* dit-il, pour me fournir l'occasion de I entendre, mais j’affirme que le ^gouvernement a fait cette démarche”.M.Prévost prétend que M.Taschereau a mis, dans la bouche du député de Bonaventure, des paroles que celui-ci n’a pas prononcées.Dans une cinglante réplique, le député de Terrebonne, met en lumière la faiblesse rie la défense ministérielle.En fait, MM.Allard et Devlin on parlé pour no rrân dira.Nombre de députés projet que la Chambre de Commerce de Montréal a toujours fa vorisé;” AL L.J.Loranger fait rapport des démarches qu’il a faites concernant i 'abolition des traverses à niveau.Les nouvelles sont assez satisfaisantes puis que pluriel rs de ces traverses disparaî trout «tais le cours «le l’année, mais il faudra travailler ferme pour empêcher «¦«'lies que le Grand Tronc veut établir dans 1 TM de la ville.Le comité spécial composé de tous 1rs présidents des commissions permanentes fait le rapport suivant, concernant le projet, d’un “Meeting d‘Aviation à M onttéal.’ ’ “Apiès avoir entendu les explications «'t les renseignements fournis par AIAt.C.VV.Bennett et D.McDonald au sujet d'un concours d’aviation qu'on se pioiose de donner à Atontréal sons le j alienage «le U” Automobile et Aéro Club of Canada", le comité croit qu’un tel concours aurait pour effet d ’attirer à Atontréal une grande foule d’étran-gers, et par suite, serait un excellent moyen de publicité pour notre ville, au grand bénéfice du commerce PETITES ANNONCES FINISSEUSES ET COUTURIERES A LA MACHINE On demande des couturières à la machine «'t des finisseuses pour manteaux cl enfants, ouvrage continu pour toute I année et lion salaire.S’adresser à Atlle S.Maurice, 1(5 nie Côté.2ème étage.TERRAIN A VENDRE Magnifique terrain situé sur la première avenue à Rosemount, Un bargain.S’adresser à 32!» Bréboeuf.I00-6 VIOLON A vendre un violon ou à échanger contre un graphophone ou un phonographe.S’adresser Jos.I,amoureux, 662 Atullin, Pointe S.-Charles.100-6 CARTES D AFFAIRES AVOCATS ERNEST CHARETTE, 14 Bâtisse “La Dresse”.Tél.Alain 66S5.Bureau du soir: 155 Mont-Royal-Est.Tél.S.-Louis, 040.PROVINCE DE QUEBEC, District lp Montréal, Cour Supérieure, No 117,7 Dame Elizabeth Alice McIntosh des «uté de .Montreal et province de Québec, épouse commune en biens de Lome McDougall Cairuie, du même lieu, entrepreneur, dûment autorisée à ester en justice, demanderesse vs 1,0 dit Lorn a McDougall Cairnie, défendeur.Le 1 te jour de mars 1910.la.demanderesse a institue une action en séparation «le biens contre le défemlour.TRIHEY, BERCOVITCH «C KEARNEY Procureurs de la Demanderesse.Montréal, 16 mars 1010.Tabac à Fumer PRAIRIE B«ux et Agréable an Goût L’ACCIDENT AU “GRAMPIAN”.Les dommages éprouvés par le steamer “Grampian” lors de son échoue-Ce comité est d'opinion, qu'on vue rovnt à Cap a la Roche, ne semblent pas «le venir en aide aux organisateurs de tn's considérables; le vaisseau a ccpen-eetto démonstration qui réunit et in ,j.lllt f.,!, (]fi ]>cal1 téresse des savants do toutes les par- T- ________u • .lies «le l’Europe et «lu continent, amé _ ’ ’ ,11110 ’ ohnsoi» dit que la torn- rieain, et.afin «le faire une manifesta- P'-'t® durant laquelle l’accident est ar-j tion digne «le la Métropole «lu Canada, rivé, est une des plus terribles dont il «le recommander nu Conseil de cette Ci ait été témoin.Ln foudre jouait autour té «le prier les grandes compagnies «le du vaisseau de telli* façon que les mn-j transports et le eommerco on général telots «pii se trouvaient sur le pont en «le donner h-nr appui au comité «l’or- furent aveuglés; hd-mêm.’*, n certain ganisation «le cette exposition, en as moment, a « ru que le paquebot avait, été surant à Montréal cette réunion scien- frappé.Do son côté, le pilote déclare i tifique.que l'accident s’esi produit en un clin Ce rapport est, adopté à l'unanimité ‘ÇuriL le vent a pris le vaisseau en et les démarches seront faites immé- ri 1 n tourné comme il l’aurait i «liatenient auprès «les autorités civiles.un mal se passa et j le roi revint mieux, mais il fut pris de frisson, à Sandringham, en visitant les jardins.“A son retour à Londres, le 3 mai, la difficulté à respirer augmenta, mais le roi insista pour vaquer à ses affaires d’Etat, jusqu’au jeudi.5 mai." Ce jour-là, les attaques devinrent plus fréquentes et ses médecins craignirent la syncope du roeur.Avec la permission du roi, les médecins publièrent un premier bulletin, dont Sa Majesté modifia les termes." I-e vendredi matin, son état empira sérieusement.Le roi eut plusieurs grosses attaques et ce n'est qu’à force de stimulants qu’il put se soutenir.A trois heures de l’après-midi, le roi perdit connaissance et la mort arriva à 11.15 heures.LE DEUIL AU CANADA A Toronto, le bureau de contrôle a décidé d’envoyer le maire Geary à Londres pour représenter la ville aux funérailles d’Edouard VIL Il s’embarquera aujourd’hui à New-York.A Ottawa.on a commencé hier à draper l’édifice du Parlement, d’après le même plan E $23.95 Dates de départ: 17, 18, 19, 20 mai.j Limite de r e.tour, 1er jn in.On peut *' dendre la lie iite jusqu 'an l'i i juin, sur p.r liereent de $ 1.00 supple men- i taire.RI'RKAU X DES Bile LET 's EN VIL- i T/fi.130 rue St Jacques.Tél.Main 3905, 6906, 6907 ou à la gare Bon aventure.-JdLMITKJJ- UtHEURS ET EXPEDITEURS l>E CHARBON DOMINION pour VAPEURS Crihlé, brut (run of mine), mélangO (dlack) Pour renseignements s’adresser aux BUREAUX DE VENTE, US Bue S.-Jacques, Montréal TéléDhono Main «491.Antikor-l aurence ovm suite er satvo ftOULCUR DES Cors el Verrues.luoffenaiTe et gHntntie Fraueo pfir •ur réception tu vBMta partout Franco par poste * v#t* du Pria.A.J.LAURENCE Phiraacien.Montrait.Pour articles de Première Communion, tel que livres, chapelets, médailles, médaillons, pour tapisserie nouvelle, vous ne pouvez trouver meilleur choix qu'à la LIBRAIRIE J.G.GRATTON, 500 rue Ste?Aujourd'hui minimum.Même date l'an dernier .BAROMETRE 8 h.matin: 29.7.',.11 h.matin: 20.7.> Midi: 29.70.le temps qu.il fera Nuageux et pluvieux, un peu plus chaud.-4- A la Législature Québec, 12.— MM.les conseillers législatifs ont prêté, ce matin, devant le Gouverneur de la province, le serinent d’allégeance au roi Georges V.Serment d’allégeance Québec, 12— La commission des intérêts privés a étudié ce matin _ les bills de S.-dérôme et de Québec, L’étude du premier n été suspendue, M.Pré-vos s’opposant vigoureusement à l’annexion d'une pointe de terre.-4- Accident du port Hier, un débardeur a été blessé en travaillant nu déchargement de marchandises du “ Lac Champlain , dè la ligne du Pacifique.Il a dû être transporté chez lui.I n repos forcé de quinze jours s’ensuivra.üaiii jirster, Ang 12.— Ccnt-trerue-j L'endroit où travaillaient les 13(5 six In.udbMirs ,,nt été engloutis à la hommes.au moment de l’explosion, Wilhugton Coal Mme, a V.hite Haven., .• , près de Manchester, Angleterre, à la °“t “ Pcu l,res “ trois milles du puit suite d’une explosion de feu grisou.de sortie.Les sauveteur» tentent de Le sauvetage a été organisé iinir.é creuser un tunnel à travers I’accumu-diatement et on a pu sauver quatre Jation des débris qui bloquent les ga-liommes qui travaillaient a.1 entrée de lcries.A deux heures, cet après-midi, la mine, niais il est impossible, à eau- ils n'étaient plus qu’à un mille du but.se de 1 accumulation les gaz, de jiéné- ]|s avancent toutefois, très lente-trer dans la partie où les autres malbeu- ment, car le travail est des plus dan-reux sont emprisonnés.| gereux.LA REPONSE ROYALE AU MESSAGE DE L’UNIVERSITÉ M.le chanoine Dauth, vice-recteur, | “ London, May llth.envoyait hier, en Angleterre, au nom | Vice-Rector, Laval University, de l’Université Laval, un témoignage Montreal., ! their Maiesties sineerelv thank Um- de sympathie, a 1 occasion de la mort versity for kind sympathy.du roi Edouard VIL ; PRIVATE SECRETARY”.Traduction: M.le chanoine recevait hier soir, en “Leurs Majestés remercient sincère- réponse à son télégramme, des remer-! mp"t.l’Université de ses cordiales sym- : pathies.ciements ainsi conçus: | SECRETAIRE PRIVE.” UN NAUFRAGE AU MISSOURI NEUF PERSONNES PERISSENT DANS LES FLOTS PAR SUITE DE LA PERTE DU BATEAU “CITY OF SALVILLE.'’ Deux câblogrammes "Montréal, Il mai.“Lord Strathcona, Londres.“ Maire et échevin partis aujourd’hui “ pour funérailles.“L.-O.DAVID, “Secrétaire Municipal”, "A bord du "Teutonic”, New-York, 11 mai f Marconigramme transmis par le "Majestic” 1 : ” Commissaires, Hôtel-de-Ville.Montréal.“ Arrivés à temps.Tout va bien.“,l ,1.CUKRIN." lO.-D.T ET Ri: Al ".Délégation auprès de M.Gouin Québec, 12.MM.Honoré Gervais, Clément Robillard, l’abbé Jenier, curé du Rapide de l’Orignal, ,1.-0.Lévesque, Ludger Gravel et Clis.Robillard, ro-jirésentant la " Montreal Kapitnchouan and Rupert Bay Ry Co”, qui se iiro-jiose de construire un tronr;on, do Montréal au Transcontinental, se sont présentés ce matin chez le premier-ministre pour lui demander un subside en terres.Ils allèguent que le gouvernement fédéral leur a promis un subside.M.Gouin a répondu aux délégués ^uc si la législature votait des subventions on terres, courant la session, il y en aurait pour eux.S.-Louis, AI iss., 12.— Le steamer “City of Saltillo’’ a touché un rocher la nuit dernière et a coulé immédiatement au large de (Hen Park, à 24- milles d’ici.On a retire jusqu’à présent le corps de Mme Isaac.C.Rhea de Nashville, Ten., la femme du président de la compagnie à laquelle appartient le bateau.Huit, autres jicrsonnes manquent à l’appel.11 y avait 27 passagers à bord.Les autres ont pu gagner la terre.Voici les noms dos victimes : Mlle Anna Rhéa, Nashville.Mme Isaac Rhéa, Nashville.S.C.Baker, maître d’hôtel.dos.Harris, Nashville.Archie Patterson, Chester.Son fils Archie Patterson, enfant rie 2 ans.W.d.Pickett, S.-Louis.F.Post, 3e commis.Lena Wall, Nashville.I n garçon do cabine, 'o «niimisraire de bord, deux manœuvres.Le bateau portait 27 passagers presque tous femmes et enfants et un équipage de trente hommes.I! quitta S.-Louis à 7 heures ce Ilia-tin, avec une cargaison générale et du bétail.On conseillait au oap’tnine, H.Crane, de ne pas partir, car le I cuve charrie en ee moment de grandes quantités de bois flottant.Lorsque le vaisseau toucha, et au bout de quelques minutes, roula dans vingt pieds d’eau, la plus grande confusion régnait à.bord et n’a pas |>eu contribué à accroître le nombre des victimes.LA CATHEDRALE DE NIC0LET Nicolet, 12 mai.Les grandes fêtes organisées pour la bénédiction de la cathédrale de Nicolet ont commencé ce matin, malgré la pluie.I,'église fut commencée en 1871.Kn 1899, recommencée trois (ois, la construction s'effondra, et il fallut tout refaire.Le 20 juin 1906, l'incendie détruisit le nouvel édifice avec le couvent des sœurs de l'Assomption.Cet après-midi, à quatre heures, douze évêques et plus de quatre cents prêtres arriveront.Lu première réception sera faite ce soir, à huit heures, dans les grandes salles du séminaire diocésain.11 y aura présentation d’adresse par les élèves, et réponse par Mgr l’archevêque de Québec.Demain matin aura lieu la benediction «le l'église et présentation de deux adresses, l’une du clergé à Monseigneur Hruneault, et l’autre par M.Louis ,1.Caron, maire de la ville, aux évêques et autres étrangers de marque.Mgr l'archevêque de Montréal répondra à l’adresse ries -citoyens.Le sermon sera prononcé par Mgr Roy.de Québec.Sir Wilfrid Laurier qui est h?diocésain de Mgr Hruneault, a promis d’être présent, et est attendu demain matin.La fête se terminera demain soir par un concert sacré pour inaugurer l’orgue.Un magnifique feu d'artifice, don des citoyens de Nicolet, couronnera ces jours de fêtes qui promettent d’être brillants.C Sur la Passerelle 3 La Ligue de Tempérance (2e lettre) Dans une communication précédente j’ai essayé de mettre en lumière l’un des aspects de la question du commerce des liqueurs, savoir l’octroi des licences fait illégalement aux simples débits de boissons, autrement dit les buvettes.Dans un travail soigneusement _ _ préparé, dont on ne peut trop les l’acifique Canadien, est parti d Anvers louer, les Commissaires ont exjiosé net- NAVIGATION INTERIEURE.Kingston, 12.— Le remorqueur E-mersoi; est parti hier pour Montréal avec deux barges chargées.Le “Thomson’’ avec barges est aus si parti pour Montréal.MOUVEMENTS DES VAISSEAUX.Le “Lake Michigan” de la ligne du rs ans FEntre voie Entre débardeurs et armateurs La nouvelle annoncée hier par l’un de nos confvères français et disant qu’une grève dos débardeurs était imminente, était un peu exagérée.Nos renseignements nous permettent de dire que tout a été réglé entre les intéressés, et que s’il y a eu quelque délai dans la reconnaissance écrite des droits, il n'y a jamais eu ni d'une part ni de l'autre, de menaces sérieuses.En tout cas, tout s’est passé pour le mieux, comme dans le meilleur des mondes.evoie"! ! ru à Nominingue, Labelle, Sainte-Agathe et Saint-Jérôme.Cet embranehe-moiiï taurn 22ü milles de longueur, mais .¦iiira quand même, quant au voyage de l’Ouest à l’Est, un avantage de 39 milles sur la ligne proposée par M.Ger-vais, député,—ligne qui passerait au lac Kapitachouan—et de 135 milles sur la lign» de doliette, partant du lac A’crin i Mon.11 est peu probable que les tra-\aux soient commencés cotte année.UNE EQUIPE IVRE.Le mécanicien AVni.Johnson et le chauffeur Roy Craigie, de Woodstock, Nouveau Brunswick, ont été arrêtés â|TP- twavatt-b- rm ¦dcvctt.tzxttt.Saint-Jean, sous prévention d’ivresse T®'AVAtr.X DU POCIFIQUE.pendant leurs heures de service.Uni .la semaine prochaine, le Pact-serrefrein s’aperçut de la chose par i fiqu«’Canadien commencera les travaux l’albir endiablée de la locomotive.II! *16 f5011 terminus nord à Toronto, avec maîtrisa les doux ivrognes et conduisit I tunnel rue A onge.Les traverses ni-Mécanicien et chauffeur vcflu disparaîtront.Un dérailiement dans l’Ohio Cleveland, Ohio.12 mai.I.e train | de passagers quittant Pittsburg à 5 b.31) et devant arriver à Cleveland à 11 li.» détaillé à Kensington, à 15 milles d'Alliance.La locomotive, le wagon A bagage et, deux autres voitures ont été précipitées dans un ravin profond de vingt pieds.Les blessés* sont paraît-il au nombre de huit, tous assez grièvement atteints.I n train de secours est parti d’Al-lianee.PAS DE RESPONSABILITE CRIMINELLE.— Dans l’enquête sur la mort de Paul Morel, qui succomba des suites de blessures qu’il était infligées dans un accident de tramway survenu lundi à S.-Henri, les jurés ont rendu un verdict dégageant entièrement la responsabilité du garde-moteur Laflam-me.DECES A MONTREAL Virginie MASHK’OTTF, 23 a , r.Anderson.23; Thomas.1 n.enf.de Bernard MOTtKIS.gérant.Boni.S.-Joeeph, 053; William.I a., enf.de Patrick Mc-UHF.F.VV, wattman, r.Boyer.187.') ; Irène, 9 a., enf.de William BOURQUE, pourvoyeur, r.do (Jaspé, IKI ; (Juv HUU-TUBÎ8K.27 a.Comptable, r.Mansfield, 57 ; Jeanne! 3 m.enf.de Charles CIIAR-TRAND, tailleur de pierre, r.Barré, d8 ; Juliette, l a., enf.do Philibert (il E-NFjTTE, menuisier, r.Cowan.7(15 ; Yvonne, 22 a., fille de Moïse CHAMPAGNE, menuisier, r.Emery, 50 ; Alma, AUDET-EAPOINTE.42 n'.r.Pontiac.29; Colette.2 m., enf.d’Albm FAVRE, journalier, r.Maisonneuve.402 : Florù da, 20 a .fille de Joseph CHARRON journalier, r.Papineau, 2337 : Maxime C H A RHO N* N F, AT* 43 n., peintre, r.Chen-neville, 86 ; Rose-Alma Deschamps.16 n.femme de F.X.MTLT.OT, cordonnier, Av.Laval, 466 ; Napoléon MOREL.37 a., barbier, r.DeMontigny, 1001 est ' Marie-Louise HACHE.38 à., r.Fabre, 22 : Alfred.9 a., enf.de Louis LEROUX contre-maître, rue Ballaytyne, 177 : Mar: relie, 1 a., enf.de Camille PINRON- NAULT.conducteur do tramway, r.Ste-Marguerite, 187.seul le train ne pouvaient plus se tenir debout.L’an dernier, à Montréal, une semblable affaire coûta la vie à trois personnes, RUMEUR FAUSSE.Le Pacifique Canadien n'a pas acheté le Dominion Atlantic reliant Digby à Yarmouth et Halifax, dans la Non velle-Ecosse, avec raccordement à Boston pour les paquebots.AI.D.McNicoll, vice président du Pacifique, a coupé les ailes à ce canard avant qu’il eut pris trop grande envolée.LES TRAMWAYS DE NEW-YORK Plus d’un milliard de voyageurs ont [mssé dans les tramways de New-York l'.iu dernier.Sur co nombre, 999,880,421 ont payé, soit une augmentation de 94, 000,000 sur l’année précédente, ce qui a pu rapporter $75,000,000.Les nickels payés, placés debout l’un à coté de l'aut'e, feraient un cercle autour du globe.Ceux qui no le croiront pus n’auront qu’à faire le cercle avec les 1,500, 000,000 [décès do cinq sous.PERMUTATIONS.Al.F.W.Hall, au service du Jaci-fiquo, à Montréal, depuis de nombreuses Le maire d’Ottawa (Hopewell) n’aime pas le projet de tunnel sous la rue Wellington, pour relier les deux gares du Pacifique.Il préférerait de beaucoup une ligne longeant la falaise du Parle ment, traversant File Middle, et atteignant la rue Bridge.Des ingénieurs étudieront ce plan, toutefois, bien qu’on le considère moins praticable que le tunnel.Les travaux aux gares Vigor, Windsor et du Mile-End avancent rapidement.A Macadam Junction, N.B., l’entreprise de la nouvelle gare est lancée.Les hôtels Algonquin, à 8aiot-André-sur.mr; CP.R., à Victoria, O.A., à Vancouver et à Proctor sont agrandis.à midi, hier, en route pour Montréal.Le “Salucia” est parti pour Glasgow cet après midi.Le “Fremona” est parti pour Londres, aujourd’hui Le “Tunisian” de la ligne Allan, est attendu à Québec à 8 h.a.m., samedi et à Montréal dans la soirée du même jour.LE SERVICE D77 NOUVELLE ZE lande.Le steamer “Rakaia” le premier des vaisseaux qui, à l’avenir feront un ser vice régulier entre les ports d’Austra lie, Nouvelle-Zélande et Montréal, est arrivé ici hier et est amarré au quai du hangar No J9.Il porte une cargaison de 7,000 tonnes qui sera de beaucoup augmentée quand il partira, le 16 du courant.Le service qu’il inaugure sera très profitable, car il ouvre un nouveau marché aux produits canadiens.CANAL WELLAND.Port Colborne, 12.— Descendant: “Advance”, de Fort William à Montréal, blé; “Roscdalo”, de Fort William à Alontréal, blé; “John Lambert”, de Duluth à Montréal, blé; “Mapleton”, de Fort William à Montréal, blé.Port Dalhousie, 12.— “Aines”, de Fort William à Alontréal, blé; “Advance” de Fort William à Alontréal, blé.Prescott, 12.— Descendant: “Harrington”, de Port-Arthur à Montréal, grain; “Marshall”, de Duluth à Alontréal, grain; remorqueur “Mcrron” et deux barges de grain, de Kingston à Montréal.Afontant: “Dundurn”, de Alontréal à Hamilton, fret.DANS LE PORT DE MONTREAL.“Jaeoha”, capitaine Grand; “Fremona”, capitaine Cunningham; “Turcoman”, capitaine Jones; “Salacia”, capitaine McKelvie; “Yola” capitaine Purdon; “Hurona”, capitaine Ritchie; “Virginian” capitaine Cook; “Tmiis iiowen”, capitaine Piekford; “Alan-chester Mariner”, capitaine Linton; “Saragossa”, capitaine Norris; “Corinthian”, capitaine Rennie; “Laurence”, capitaine Hayes; “Aient cabn”, capitaine Hodder; “Grampian” capitaine Johnson, “Montezuma”, ca-pitui’ie Evans; “Lake Champlain”, capitaine Webster; “Rakaia”, capitaine Baines; “Cassandra”, capitaine Alit-chall.LA CARGAISON DU “FREMONA”.La cargaison de fruits apportée ici par le “Fremona”, des ports de la Alé-diterranée, a été vendue par encan, hier après-midi et a fait de bonnes recettes.H a été vendu 10,000 caisses de citrons et 18,000 caisses d’oranges.Les citrons ont donné une moyenne de $1.00 à $2.75 et les oranges, de $1.60 à $2.75, ce qui est considéré comme très satisfaisant comme prix, attendu qu’ils sont de 50c.environ plus élevés que ceux du marché américain: La vente s’est faite très rapidement; commencée à 1 h.45 m.elle s’est terminée.à 5 h.30 m., et a rapporté la somme de $56,000.EN ROUTE POUR MONTREAL.tement la situation qu’ils résument ainsi: sur 459 licences accordées pour la Cité de Alontréal, 225 sont des licences accordées pour la Cité de Mont NOTES de L’HOTEL DE VILLE I *¦ J LA RUE S.JEROME.— A la demande de AI.Victor Leanay.représentant les propriétaires du ehamp de courses do ^ BOURSE DE MONTREAL MM.L.G.Beaubien & Cie, courtiers, 1C4 rue S.-François-Xavier, noue fournit sent le rapport suivant à 12.30 hrs.p.m.STOCKS Vend Ach.STOCKS jV en fl Ac h.-J-^t la ruo 8.-Jérôme, qui donne accès à piste.la Ain.As'tos Kl '-‘y Laur.l’pr-.• pfd.m HHj “ pfd.1 Bell Tél.Co 14(5 145 Mack.Cm.| B.C.Pk.As •' pfd.7(i " II.pfd Mex.L.&P.(Si ! B.Lake As 24 “ pfd.“ Pfd- 65 63* M.& S.-P.- 138i U9 nu 87* ï?î list L’ILE STE HELENE.AI.Berna- “ pfd.dot, surintendant des pares, fait rapport | Ca”'Capf,j au Comité exécutif, oue l’Ile Ste-Hé- can.Cem! lène sera prête à être ouverte au public i _ pâlie dimanche, 15 mai.Les commissai- 2:1J -851 116 23} £54 M.I.H.&P.Mt.Cotton.MtL.& M.Mt.St.Ry.Mt.St’l.Wk 1331 Rf7! 160 243J 1334 134 150 242 réal, 225 sont des licences de buvettes 1J.’i“^rn]e1ront auPr®f de l’ingénieur qui existent contrairement à la loi et sont concentrées dans la partie Est de Alontréal.D’après les chiffres des Commissaires eux-mêmes, le quartier S.-Jacques, avec 22 établissements licenciés, ne peut loger une seule personne, le quartier Papineau, avec 25 établissements, ne peut en loger que 45, et le quartier Baint-Denis, avec dix licences, ne peut loger que dix personnes.Au contraire, dans les quartiers anglais, 20 p.c.des établissements licenciés four nissent 64 p.c.des accommodations existant à Montréal, pour les voyageurs, donnent 50 p.c.des repas pris et possèdent 80 p.c.des chambres à louer.En d’autres termes, nos compatriotes anglais, avec une population d’un tiers de la nôtre, font les deux tiers du commerce régulier ot lucratif d’hôtellerie, tandis que nos compatriotes, grâce au concours des commissaires de licences donné en contravention à la loi, font un commerce irrégulier de paria, sinon un commerce d’enfer, en vendant au verre, des boissons frelatées comme le disent les commissaires.Pour excuser leur conduite, les Commissaires invoquent des raisons, sans valeur, comme l’apathie du public qui, d’après eux, aurait laissé créer et con tinner cet état de choses, comme s’il appartenait ou incombait aux citoyens de s’ériger en comité de surveillance, ou de salut public, pour 'empêcher les fonctionnaires de manquer à leur devoir, ou bien encore, le dommage que causerait le refus d’une licence à la personne qui pour l’obtenir ne juge pas à propos de se conformer aux conditions prescrites par la loi, et qui, par conséquent, ne peut pas l’avoir légitimement.Les Commissaires croient ils à ces raisons, qu’ils mettent de l’avant, pour leur justication?J’aime à croire que non.Ils sont trop versés dans la dialectique et trop éclairés, pour commettre inroillo erreur, et dans leur franche exposition de la situation, je m’imagine voir la révolte de la conscience du Ain gistrat, en face de l’outrage à la loi, et les appels de la conscience du fonctionnaire l’invitant à se tourner vers son maître le gouvernement qui, d’un A'aisseaux Partis de lé Cairndorn Middlesboro Avril 24 Montcalm Bristol Avril 27 Montfort Londres Avril 28 Zaandylc Rotterdam Avril 28 Bellona Manchester Cadix Avril 28 Shipper Carrigan Manchester Avril 30 Head Towey Avril 30 Memnon Barbades Avril 30 Bend u Brin z Tyne Avril 30 Adalbert Hambourg Mai 3 Cornishman Bristol Mai 4 Sardinian Londres Mai 4 L.Michigan Londres Mai 5 Tunisian Liverpool Mai 6 Canada Manchester Liverpool Mai 7 Exchange Manchester Mai 7 LaUonia Glasgow Mai 7 Pretorian Glasgow Mai 7 LES ARRIVAGES.Vaisseaux ft do Caronia New-York Liverpool Oce.mica New-York Southampton Carmonia Fishguard New-York Adriatic Prinzess Plymouth New-York I re n e New-York Gênes Friesland Liverpool Philadelphie Zeeland Queenstown Boston Amerika Hambourg New-York Alice Trieste New-York LES ARRIVAGES DANS LE PORT.Le steamer ‘‘Saskatoon’ .un nouveau Au Board of Trade vaisseau que la Canadian Lake & Ocean Navigation Company ajoute à sa -flotte, est arrivé ce matin dans port et continuera A Toronto avec sa cargaison do fer en gueuse.AL Nor-cross.le gérant, de la compagnie nous , a dit ce matin que le “Saskatoon” 1.assemblée hebdomadaire régulière fera, -y l’avenir, le trafic du grain sur du Conseil du Board of Trade a eu lien lPS lacs.bior après-midi.Le secrétaire a fuit [ Le remorqueur “Security”, propriété [mit à 1 assemblée d’une volumineuse do la Standard OU Company est dans correspondance.Parmi les nombreuses notre port pour quelques jours ; il se lettres il en est une qui, en réponse rendra aux grands lacs où il fera le aux importateurs qui demandaient un remorquage des nombreuses harges-rê- ‘ la municipal si la passerelle est nécessaire peur le service.NOUVEAUX AGENTS.— Le Comité exécutif a accepté ce matin un rapport du chef Campeau, recommandant la nomination de 16 nouveaux agents de la paix, en remplacement d’agents renvoyés ou démissionnaires.L’agent Lawton est promu sergent.LES “NOMMES”.— Les avocats de la ville préparent pour la prochaine séance du Conseil municipal un rapport relatif aux “nommés” du rapport.Cannon, qui refusent de payer les frais de l’enquête royale.L’ABSENCE DU MAIRE.— Le moire Guérin sera absent durant un mois.Après les funérailles, il s’arrêtera à Paris et se rendra peut-être à Bruxelles.AI.Ernest Tétreau sera de retour dans trois semaines.CABINETS PUBLICS.— AL Wank-ly a déclaré ee matin au comité exécutif une plusieurs lettres étaient arri vées de villes étrangères en réponse à la demande de renseignements relativement à l’établissement de cabinet publics.Il a demandé que la question soit étudiée d urgence, ett recommandé qu’on commence par ins^mt quatre cabinets souterrains, en usage l’hiver et l’été.Au carré Victoria, carré Vigor, place Jacques Cartier et dans le nord de ia ville.L’INSPECTION DU LAIT.— Sur demande du Dr AIcCarry, chef du bureau municipal des aliments, los commissaires recommanderont au Conseil de nommer quatre inspecteurs du lait dans les fermes où s’approvisionne la ville.Comme quelqu’un faisait observer que le bureau des aliments n’avait aucune compétence en-dehors de la, ville, le corn-missniro Lachapelle a déclaré que le bureau provincial d’hygiène, dont il est le président, conférerait à ces nouveaux inspecteurs, tous le» pouvoirs dont disposent ceux de ce bureau.LA “GAZETTE MUNICIPALE” — La Compagnie Publications Alodernes, demande à la ville l’autorisation de porter de $2 à $3 l’abonnement annuel à Ca.Con ver Can.C.Rub “ pfd.44! 97 115 44 96 • “ pfd.Mt.T’gh.C.Nipissing.150 38 148 Can.Pac.1893 189 North Star .“ pfd.N.S.S.&C1.80* éoi Crown Res 3.05 2.95 “ pfd.12H Dét.El Ry.5Hi 581 Ogil.M.Co.134* Doiu.C.Co.67 86| “ pfd.“ pfd.Ott.I.* P.110 D.I.& S.Co (i7 663 Ptn.Mfg.C.80 i-i “ pfd.1041 104 Pen's I.td.«H .61 Dom.Park.56 “ pfd.Dem.T C.73 72; Porto Rico (Ht 441 “ pfd.1U‘2J .Québec Ry ! 44 D.S.S.& A.R.&O.N.C.sa* 85 “ pfd.KioJan.I.94 «T Dul.Sup.711 70 Sao Paulo.H.Elec.Ry 124 123 Sh.W.& P.ioè 98 Ha v.Klec.S.-John Ry “ pfd.Toledo Ry.111.Trac.pd .Tor.Ry.120 H‘Ji In.C.Coin.55 .Tri.Citv pf “ pfd.Twin City.112 Int.C.& c.\V.India.60 L.ofWd.C.137 “ pfd.126j 134j Winn.Rv.Wind Ht’l.! VENTES DE L'AVANT-MIDI Kaministiquia.—25 à 88.Quebec Itv.—25 à 44 1-4: 1 à 44; 10« il 44 1-1; 125 à 44.Power.—2 a 133 H-4.New- Pacific.—2/10 à 1°".l’acilic.—25 à 189 3-4.Detroit.—20 à 57 3-4; 15 à 57 1-2 j 25 à 57 3-4; 50 à 57 1-2; 60 à 57 7-8 ) 25 à 58 ; 25 à 57 3-4; 125 A 58.25 A 58 1-4.Toronto.-—50 à 120.Soo Coin.—50 à 137 1-2.Telephone—6 à 145; 4 à 146; 4 à 115, Cement Pfd.—lOU à 85 1-2.Dom.Coal.—5 à.66 Penman’s.—2 à 60 ; 25 à 61.Icon Pfd.—50 à HH 1-2.Scotia.—50 fi.80 1-4.Cement.—50 à 23- 50 à 23 1-4; 110 g 23: 50 à 23 1-2; 10 à 23 1-4.Can.Car Pfd.—9 à 100.Crown Res.—100 à 2.99: 200 a 3.00.Black Lake —100 à 24 1-4.Iron Com.—15 ù 67; 5 à 66 3-4; 210f à 67 1-8: 50 S 67.Woods Com.—25 A 135.Asbestos Pr.—25 à 88 3-4.Royal Tik.—5 à 234.Bk.Mont.—2 à 253.Iron lîds.—$7000 A 95.Coal Bonds.—$1000 à 98 1-2.Que.Ry.Rds.—*1000 à 83 1-4.Cement Rds.—$1000 à 98.BOURSE DE NEW=YORK MM.BRUNEAU & DUPUIS, courtiers, 4 rue de l’Hôpital, nous fournissent le rapport suivant: mot peut faire cesser un état de cho-1 la “Gazette Alunicipale.” AI.Gagnon, ses anormal et ramener dans l’exerci-; directeur de cette publication, reeotn- par ce de leurs fonctions, la légalité eux exilée.Ce mot, lo gouvernement le prononcera-! il?Nous en avons la ferme confiance Mais ce! aspect de la question n’est pas .e seul, il y en a un autre aussi important aussi exposé par les commissaires, qui est celui de l’exécution gé-nérile de la loi des licences.Sur ce point comme sur l’autre les commissaire» nous fournissent des renseignements précieux malgré que la question ne les regarde pas personnellement.A.i cours de leurs observations, dans cette même séance dr 26 janvier, Al.le commissaire, Bazin, signalait, à part les buvettes une deuxième cause d’abus et de désordre et disait: ‘ L’important est d’assurer l’obser “vance exacte de la loi par une sur-“vaillance plus active de la police, et “par une inspection véritablement plus “sérieuse des établissements licenciés, “au double point de vue hygiénique et “moral.’ ’ Al.le commissaire Choquet revient à la charge sur ce point, dans sa réponse à M.Roberts, et fait sur sa haute responsabilité, h sérieuse déclaration suivante, savoir: “que la meilleure “chote que les autorités pourraient fai-“re ferait de fermer les nombreux établissements où se vend de la boisson, “sans licence, qu’il existe plusieurs de “ces établissements et qu’il n’est pas “possible, que eux dont le devoir est “de les fermer ne les connaissent pas.” Or les Commissaires n’ont rien à faire avec la mise à exécution de la loi.Du moment que les licences sont accordées le rôle du fonctionnaire cesse, et III.IIII9 «t .41 L>1H I X n l, XlXzL’lllO 44N- Al WIU M A V liO UO : 1 ai ’ I ' ’ , 'il • •Cl années, a quitté la ville pour Winnipeg i ,l'lal ‘1e rm8.Carmichael, agent général des voyages (Pacifique Canadien), doit transporter ses bureaux de Liverpool, 24 rue James, â Londres, 62-66 Charing Cross.du CARNAVALS D’HIVER.aux membres de la Commission Port, pour les efforts qu'ils font "our aider nu développement des facilités de transport.Après avoir tempêté contre le canin- I •'« conseil s’est unanimement pronon-val d’hivei à Montréal, 'le Pacifique | cé en faveur du projet do relier notre Canadien a décidé d’établir une villé- v,')'e è la voie du Transcontinental- Il giature sportive d’hiver à Banff.L’hô- s'etait d'ailleurs prononcé favorahlo-tel sera vastement agrandi.On établi ' ™ grand projet , n plusieurs nu pour leur permettre d’enlever leurs distribution du pétrole dans l’ouest, marchandises des entrepôts du port,: Il est arrivé, depuis ce matin, Il dit que les autorités ont décidé d’ac- : vaisseaux de différentes catégories.I)o-corder quatre jours.Tout le monde puis longtemps, on n'a vu une aussi semble satisfait de èet arrangement grande activité qu'en ce moment-ci et des remerciements sont votés dans le port de Montréal.ru des patinoires, des glaces de “curling”, de» arènes de “hockey”, des glissoires, — ees dernières sur la mon très réunions antérieures.La construe tion du Transcontinental National ne serait pas complète sans un embran- nada ne peut raisonnablement mettre en péril ses industries manufacturières en leur plein développement et risquer l'exploitation de ses ressources naturelles pour le bénéfice des Etnts-l nis; “Attendu que le Conseil croit qu’avant longtemps les Etnts-l nis, dans leur propre intérêt, permettront l'entrée en franchise de nos produits naturels et que.par conséquent, aucune n'est nérossnire, concession o avec un traité DE0ES 8AUAULT.— A Montréal, le 11 mai 1910, A l'Age de 70 ans 6 mois, Maxime Hérault.Les funérailles «liront lieu vendredi, le 18 courant.Le convoi fiintibre partira de sa demeure, No 430 rue S.-Dominique.A 7 h.80 très précises, pour se rendre à l’église Notre-Dame, et, de IA au cimetière de la Côle-des-Netgos, lieu do la sépulture.Parents et.amis sont priés d'y assister sans outre invitation.s'agit de Montréal WAGONS FRIGORIFIQUES.Le Pacifique Canadien commencera son ri rvioe de wagons frigorifiques pour le trnnspoit du beurre dès le 16 mai, samedi.Los trains spéciaux feront la levée des postes d'exportation de Qué re les questions jeu.la réciprocité .proposition qui lui est- faite.in^v e-a .wni.> ma aurait inévitable- Los membres du conseil ont discuté IraPnt;.Rm,r «’«nséquence.le relùchement longuement, la question de» relations 3 6 Peterson I.ake 1.00 244 25 Rochester 1.0(1 20 4 Ross Ballard l .0(J 10} Silver Alliance 1.0(i 6 12 Silver Bar 1 .(HI 6J Silver Leaf 1.00 7 l Silver Queen 1.00 10 12* 1 run sk ami tig 1.01 67 68 Tret lithe way 1.0C 1.24 1.28 Union Ptc.Cobalt l.UU 4 • !'.!!!.8 Service des signaux Le steamer “Crown of Galicia,” est nnssé ft Pointo au Pèro à 1 h.fO a.m.Le “Bcllonn”, de la ligne Thomson a été signalé ft Petit Métis, à 8 h.40 a.m.et le “Maud” nu même endroit h 6 h.30 a.m.Le “Corrigan Head" et le “Cairndon’ sont passés h Pointe à la Renommée, le premier ft ) h.a.m., et le second à 6 h.80 a.m.I.e “Manchester Shipper” et le “Océan” sont passés à Onp Madeleine, à 8 heures co matin.L11 ‘Empress of Ireland” a été signalé ft Gap Rosier, à 9 h.30 a.m.Le “Tunisian” était, à 209 milles ft l’est do Osp Race, ft 2 h.hier nprés-midi.la» “Prinr, Adalbert” a été signalé à 140 milles au sud-est de Cap Race, à 8 h.30 a.m.VKNTES DM I,'AVANT-MIDI Little Nip.—500 à 22 1-2.Silver Leaf.—1000 à 7 1-2; 1000 A 8 IL 1’.— 250, 1000, 500, 500, 500, 500 il 4.Temisk.—500 A 67 1-4; 300 A 67; 1000 à 67 1-2.Nova Scoliii.—1000 A 35.Daily.—ton A 8 1-t.Alumni.—1000, 1000 A 1 1-2.Chambers.—100 A 28 1-2.HORS LISTE Hill Cret Coal pfd.—65 A 86.DEUX DEPARTS A LA SURETE.— Deux agents de la Sûreté, AlAI.Trudel et Léger, quittent le service de la Sûreté.Trudel, était depuis vingt-cinq ans dans la police, il recevra une pension.Le départ de Léger, qui a un état do service de neuf années, est la suite d'une suspension pour négligence dans l’accomplissement de res devoirs.PRELART A BON MARCHE SOORouleaux de Pré-lart Anglais et Canadien 2 verges de large, depuis 19c à $1.25.MAISON VIAU, MAGASIN DEPARTEMENTAL Coin Ste-Catherine et Dufresne.UHC
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.