Le devoir, 19 novembre 1928, lundi 19 novembre 1928
Volume XIX - No 271 Abonnements parla poste : Edition quotidienne CANADA.1 8.00 Etats-Unis et Empire Britannique .9.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.1W CTATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Montréal, lundi 19 nov.1928 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: - SERVICE DE NUIT: Administration : Rédaction : Gérant: H Arbour 1241* HArbour 1243 HArbour 3079 HArbour 4897 Cette lettre de M.Taschereau -* c",,,,etes Quelques brèves observations — Pourquoi pas, avec î vJne Coopérât 1VC A Saint-André-Avellin Purgent et les avocats du gouvernement, ses policier» aussi?- D y a de la besogne pour toutes les[voit que l’esprit de solidarité fait du progrès autorité» compétentes - Le cas de Donnacona - - Les bouchers n’ont pas attendu la concurrence Et celui des arbres plantés pour le gouvernement | Chain Stores Le Devoir a publié samedi, en nouvelle de dernière heure, | et°anveac de bouchers M.Bourassa les deux lettres communiquées à la presse par M.Taschereau On nous permettra d’y revenir brièvement.La première de ces lettres concerne la ville des Trois-Rivières.Elle est adressée à "M.J.-M.Gabias, Hôtel-dorVillc, Montréal", car la ville des Trois-Rivières est, comme l’on sait, en tutelle et c’est M.Gabias, échevin de Montréal, qui en est le “contrôleur”.Le premier ministre écrivait donc à M.Gabias: Je voua envole ci-inclus une découpure du Devoir qui parle de certaines infractions commises aux Trois-Rivières à la loi du dimanche.Serait-il possible que vous donniez instructions à un de vos constables de prendre des procédures?De mon côté, je les ferai conduire aux frais de la province par nos avocats et il n'en coûtera rien à la ville.Il v a malheureusement trop d’infractions de ce genre aux Trois-Rlviires.Cette lettre atteste une fois de plus que le chef du gouvernement ne croit pas que la mise en vigueur, que la surveillance de l’observation de la loi du dimanche, excède sa compétence.Tout au contraire, puisqu’il offre de faire intervenir en l’espèce les avocats de la province et de solder, avec l’argent de la province, tous les frais des poursuites.Dès lors, tout en se réjouissant de voir les interventions municipales se multiplier, il est bien difficile de ne pas se demander pourquoi les policiers de la province ne seraient pas, comme les aimais et l'argent de la province, employés à faire respecter cette loi du repos dominical.II semblera même aux profanes que les causes auraient chance d’être plus facilement conduites, si elles étaient prépa rées sous la direction des avocats qui auront à les plaider.T * * M.Taschereau, dans sa déclaration aux journaux, a spécifié qu’à son avis, ce sont les municipalités qui sont le mieux en état de juger des faits, dans cette question du travail du dimanche.Le Soleil, dans le commentaire qui accompagnait la déclaration du premier ministre, disait de son côté: “Il reste que ce sont les municipalités, par leur police, qui peuvent le plus facilement, et de la façon la plus pratique, surveiller l'application de la loi." Théoriquement, cela peut être vrai, comme cela pourrait être vrai de l’ensemble des fautes et délits qui se commettent sur le territoire des localités.Ce qui n’a pas empêché la police provinciale d’intervenir directement dans l’affaire dite du hold up de la rue Saint-Hubert, en pleine ville de Montréal; ce qui n’empêche pas le gouvernement provincial, d’un bout à l’autre de la province, de mettre aux trousses des violateurs de la loi des liqueurs ses propres policiers.Théoriquement aussi, ce sont bien les ouvriers qui pourraient le plus efficacement dénoncer les violations de la loi; mais, immédiatement, avant la phrase que nous venons de citer, le Soleil disait: "L'expérience a montré qu’il est impossible de demander aux ouvriers d'une compagnie ou d'un patron de venir témoigner contre ceux-ci" Lu pratique, pour des raisons que chacun peut, hélas! deviner, diffère donc singulièrement de ce qui pourrait être.Ne risque-t-il pas d’en être ainsi dans certaines municipalités où les compagnies qui violent la loi sont pratiquement maltresses de la vie matérielle d’une grande partie de la population?Et le grand nombre des violations de la loi dénoncées depuis si longtemps, la persistance du mal, ne méritent-ils pas que municipalités et gouvernement conjoignent leurs efforts, e^que le gouvernement intervienne directement, énergiquement, quand, pour une raison ou pour une autre, les municipalités ne marchent point?Il y a sûrement, dans cette malheureuse affaire, de la besogne pour toutes les autorités compétentes.* * • Puisque nous sommes sur le sujet, profitons-en pour citer un nouveau texte, que nous empruntons à l’Aetion catholique du 15 novembre: Les dernieres nouvelles reçues de Donnacona sont foin d’etre édifiantes.Après les deux enquêtes faites au nom du procureur général, lesquelles condamnaient nettement !e travail du dimanche dans les fabriques de pulpe et de papier, les autorités de la Donnacong Paper Co.parurent disposées à se soumettre à la loi.au moins quant au travail de produrlion.Elles avertirent leurs employés que le travail l esterait te samedi à minuit pour ne reprendre que le lendemain A la mime heure.Nous les avons félicitées Ici même de cette mesure.Mais au bout de quelque temps, c’est A 10 h.le dimanche soir que les ouvriers durent se rendre aux moulins pour mettre en train 1rs machines.Des plaintes venant de haut fieu furent transmises à ce sujet au procureur général.Rien n’y fit.La situation s'est même aggravée depuis le premier dimanche d’oelnbre.Les ouvriers de tous les départements tonl maintenant tenus d’étre d leur ouvrage dès S heures du soir le dimanche.Et, en plus, tes réparations continuent ce jour-IA comme auparavant, empêchant une centaine de catholiques d’obser-ifer le précepte dominical.Voici un cas sur lequel le procureur général est donc particulièrement renseigné, dont il s’est particulièrement occupé et où le mal persiste.N’est-ce point l’un de ceux où il conviendrait qu’il ne tardât point davantage à intervenir?Toute la province libre applaudirait à ce geste, et l’en féliciterait.Om» MEROUX P.S.— Si noui ne nous trompons, la coupure du Devoir transmise à M.Gabia* ne traitait point que du travail aux Trois-Rivières.Il v français n’avaient aucune idée de •la solidarité, qu’ils étaient au con traire terriblement et farouchement individualistes.U’étnit vrai dans le passé; ça I est devenu beaucoup moins et, si les choses continuent dans le sens où elles sont parties, ça ne le sera bientôt plus du tout.Il semble que nous soyons enfin nés au sens coopératif et, dans ce domaine, il ne faudra plus nous étonner de ce qui pourra se pro duire.L’idée d’association s’est fait jour dans notre organisation économique.Hier c’étaient les épiciers qui, poussés par la nécessité, entraînés par l’instinct de la conservation, se groupaient en sociétés coopératives: ils devaient se défendre contre l'envahissement des Chain Stores étrangers.Voici que les bouchers suivent maintenant cet exemple, sans même attendre d'étre exposés au même danger que les autres.Il existe déjà une coopérative de bouchers; une deuxième est en voie d’organisation.Evidemment nous sommes en plein progrès.La coopérative de bouchers qui existe déjà a été organisée il y a une année à peine.Depuis un mois, elle est affiliée à la coopérative des Epiciers Modernes.Ceux qui en sages au monde — et j’en ai pas n, .v,u.— me Plaisent autant que celui-là.Je regardais intensément et J’avais beau faire effort pour accorder mon enthousiasme au sien, Je n g parvenais pas.Le panorama à mes yeux èvoauait, avec le cube comvllce des elévcttears, les villages en blocs de bois que font les en-fonts, sur nn tapis ou un linoléum horizontal.Les ponts sont au ras du sol au-dessus d’une rivière plate figurée par un bout de ruban fané ou une lame de tôle.Ainsi me semblait ce paysage.Seule V échelle était changée.Il me fallait, cependant, m'associer a tout prix A la ferveur chauvine de mon interlocuteur qui était empoigné, extasié.J’admirai donc, une fois de plus, sans comprendre, ce qui est le sort piquant des profanes devant un chef-d'œuvre consacré par les critiques d’art.Nous étions trois qui avions traversé l’ouest en vitesse à cette soirée et qui blaguions le père sur l’uniformité du panorama.De bonne humeur, il nous relança.— Un jour, dit-il, nous arrive un brave homme de frère convers, tout d’une pièce, qui, c’est classique, monte sur le toit de l’institution, d’oà Ton découvre un horizon presque sans bornes.Nous guelttons ses impressions.II articule soudain, non sans quelque effort parce qu’il est bègue: — On, on, on, on, voit loin; mais .on, on, on, voit rien.Je ne connais pas d'impression plus nette sur ta prairie.Des centaines de voyageurs dont quelques-uns prétendent A l’esprit d'observation et au style, ont consigné leurs impressions sur cette vaste mer, solidifiée A l'automne, blanche Tht-ver et poudrée par les blizzards, Tété, mouvante des blés qui Tirisent et la rnolrent; mats personne n’a atteint A cette formule qni rend la vérité avec le relief d'une gravure sur bois.On voit loin et on ne voit rien du premier coup.Rien de plus Juste: A la longue on découvre évidemment rt cette immense solitude une originalité, une physionomie, une Urne.Ce mot si franc, si transparenl de réalité est tris jolt, n’est-ce pas?Et cela m'amène a en citer un autre entendu il y a très peu de temps.Vn industriel qui s’est fait lut-même et qui n’est guère content de son oeuvre contrairement à tant de.gens qui Tadmtrent, se plaignait des conditions du commerce.Les faillites se multiplient, les bons comptes se raréfient.Dans une grande ville comme Montréal dans fa branche spéciale quf l'intéresse, d/satt-il, on pourrait tes compter sur les doigts des deux mains.Itref on ne sait pins où donner de la tête.Annoncer! annoncer/ les publicistes ne nous parlent que de ça; mais rencontre un groupe de ses électeurs font partie sont des marchands qui sont à la fois bouchers et épiciers et dont les boutiques se trouvent à l’enseigne des Magasins E.M.Il» constituent, dans lu grande coopérative E.M., une section particulière qui s’est élu les officiers suivants: président, M.Avila La-1 nie!, 1651, avenue Laurier est, an-vice-président, M.anger, rue Ontario; directeurs, MM.Arthur Roch, rue Masson, et Paul Ethier, rue Saint-Zotique.Nous avons demandé à M.Laniel de nous parler de cette association.Comment l’idée en est-elle venue à ceux qui l’ont organisée?Comme un certain nombre de Pourquoi il a voté surtout avec les libéraux —- Progressiste» et conservateur» - Le patronage politique — La guerre de 1914 et le» partis — Industries, protection et agriculture —Causes de Pémigration des nôtre» —— Les nouveaux venus gle Marquette; Edmond Béla CE QUE M.BOURASSA PENSE DE M.KINGET DE M.LAPOINTE (De notre envoyé spécial) Saint-André-Avellin, 18.M.Henri Bourassa, député de Labellc, a profité d’un voyage d'affaires dans son comté pour venir causer politique avec ses amis de Saint- iiuimne u« certain nom ore oe t Chain Stores ont maintenant ajou- ,()11 apPin8“n®IpiI.cuvont embaucher des hommes mur cette saison occupée, mais cn-mite?Ensuite, les immigrants traversent les montagnes et ils s’en vont en Uolombie-Anglaise où il fait beau et ils chôment.Vancouver en est faudraiV une |»oiitVqm"de proteciîon I inondée au point qu’elle a demandé pour ramener la prospérité dans au gouvernement de payer les frais les classes agricoles et industrielles A American Tel.and Tel.186 Anaconda .105!, 105 >,a Atchison .201», Bethlehem Steel .80 79 (â Chile Copper .M'A Canadian Pacific .231 Commercial Solvents .228',, Chrysler Motors 131 Vj 132 Consolidated Qas of New York 93 821, Com Products .90 90',à Commonwealth Power .931j Dupont .438 Davidson Chemical .62’, 63 Erie Railroad .62 62'A Famous Players .S3 53 le Freeport Texas .48»,4 General Motors .2121, 21114 General Electric .183',, General Railway Signal .107',, 108',, Hudson Motors 83’, 83 International Paper .57 5914 Mack Trucks 101», 102», Montgomery Ac Ward 425», 428 Northern Pacific 109‘A 110», New Haven .68», 8914 Packard Motors .121’/, 121 Pan-American B.551, 5514 Pennsylvania R.R.87'A 6774 Phllllpps Pete 507, Public Service of New Jersey 78 7514 Radio Corporation 302 300 Remington Rand 28 2774 Republic Idon 6c Steel .5874 3614 Sears Roebuck 191 Sinclair OU .44 Southern Railway 126 Standard OU of New Jersey 54',4 5414 Standard OH of New York 3874 3874 Southern Pacific 148»i Studebaker 7674 7814 Union Pacific 2161, U.S.Industrial Alcohol .125»,, 12574 U.8.Steel 171'A 17074 Westinghouse 137',4 Wlllye Overland 28 >A Woolworth 218 BOURSE DE MONTREAL Fluctuations de la matinée (Compilation de la maison L.-G.BeauW«n) OEUFS (Prix fournis par la maison Z.Limoges & Cie).Oeufs frais: Chanteclerc .75*.Extras .65s.Premiers Seconds 40s.Ueufs d'entrepôt: Extras .45s.Premiers Seconds POMMES DE TERRE (Prix fournit par la mahon A.Lalonde) Les patates du district de Montréal coûtent au gros 80 sous; aux détaillants on les vend à 85 sous.Dividendes déclarés Catelli Macaroni Products Corporation, dividende initial trimestriel de 50 sous par action, classe "A” payable le 15 décembre aux actionnaires inscrits le 30 novembre.David Frères Limitée, second dividende trimestriel de 56 sous par action classe "A” payable le 15 décembre aux actionnaires inscrits le 30 novembre.Shenvin-Williams Co, 1H pour cent sur les actions ordinaires et I % pour cent sur les actions privilégiées.payables le 31 décembre aux actionnaires Inscrits le 15 décembre.Vntos Vu leurs Ouv.Haut Has Midi 175 Abitibi 59 — 59 525 Alb.tiraiii 59 61 59 61 200 Asbestos Corp 21 21 21 J OU A sbstos Uorn 73% __ — 73 % 6900 Brazilian 74% 74% 73% 73% 625 B.C.Kluctrie “A" 57 Vi 57 % 5 / % 57% 755 B.C.Electric “B” 41 42 41 41% 25 Brompton ‘ 34 — 36 235 Can.Brewing 28 — 28 25 Uan.Bronze Hf) -, — 35 1425 Can.Car .73% 78% 73% .75 135 Can.Car préf 133 — — 133 450 Uanadu Cernent 33 ' t 33'4 33 33 60 Cun.Converters 101 102 101 % 102 1025 Cookshut Plow 38 38 36 % 36% 625 Can.Ind.Alcohol 4;") 45 44 % 44 Va 150 Can.Pow.and Pup 27 27% 27 27% 125 Can.Steamship 39 'j — — 39% 35 Can.Steamship préf.95% — — 95% 70 Chas.Gurd 40 — « 40 25 Con.Smelting 294 — — 294 1225 Dorn.Bridge 98 98% 98 98 25 Dom.Class 138 — — 138 1375 Fraser 85 87 85 85 25 Hamilton Bridge 45% — — 45% 1050 Int.Nickel 195 Vh 195% 192 192 125 Lake of Woods Ü5 — — 35 6950 Mussey-Harris 88 86‘.4 87 1025 Mont.Power 101% 101% 101 101% 250 Nat.Breweries 140 — — 140 175 Nor.Mex.Power 85 * — 85 25 Penmans 98 .— 98 50 Port Alfred 55% 55 55% 56 3450 Power Corp 85 85 84 % 84% 100 Price Bros 72 .72 91 88% 90% 660 Shawinigan 85 86 85 86 4(i(l Steel of Canada 220 Va 220 >4 220 25 Viau 17 — — 17 40 Wayagamack 75 — — /«) 75 Winn.Electric 108% 108% 108 108 Cooksville Company, 1 pour cent sur les actions privilégiées, payable le 15 décembre aux actionnaires inscrits le 30 novembre.Asch Limited, 1% pour cent sur les actions privilégiées, payable le 1er décembre aux actionnaires inscrits le 20 novembre.LA MATINEE AU CURB 64, Notre-Dame ouest - LAncaster *1131 Valeurs diverses hier ii.40 H.R Asch Ltd.30 30 Attendu Engines 7 Vi 8 Vi Assoc.Breweries IttVi 18Vi British American Oil 51 51 Canada Malting 34 V a 35 Vi B.C.Packers 26 26»i % Bruck Silk 92 Canadian Wineries 10 Carling Brewery 34 >â 34',i Commercial Alcohol 31 Cosgrave Brewery 7'/a 7% Canadian Vickers 38'a Dom.Engineering W 109 108 1 Federal Dlst.•i% Dryden Paper 35 34'i Vi Eastern Dairies 45 Frontenac Oil McColl 36», 36’,i Vs Hiram Walker 81», 80 1% Imperial OH 94i
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