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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 21 août 1928
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1928-08-21, Collections de BAnQ.

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'Volume XIX -No 196 Montréal, mardi 21 aoûtl928 Abonnements par la poste: Edition quotidienne canada.I «.ot EUU'Unia et Empire DriUnnlque .9.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomodoire canada.2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administratio n 430 EST NOTRE-DAME MONTMAL Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: -SERVICE DE NUIT: Administration t Rédaction: • Gérant: HArbour 1241* • RArboor 1243 • HArbour 3679 • HArbour 4897 Paix et Désarmement Conflita économiques - Le péril de l’air - M.Kellogg et M.King A la veille de la signature du traité de paix universelle, il est intéressant de noter quelques expressions d’opinion et de mettre en relief certains faits propres à démontrer qu’il ne suffit pas d’une feuille de papier et de beaucoup de signatures pour établir la paix dans le inonde.M.Ramsay MacDonald a parlé du péril qu’offre la persécution des minorités.Depuis, un Américain distingué, M.llor-chard, professeur de Droit international à Yale, signalait le danger des nombreux “précédents” établis par les Etats-Unis pour appuyer les réclamations financières de leurs nationaux par des menaces d’intervention militaire ou navale.Les Américains ne sont pas les seuls coupables.Il aurait pu rappeler l’histoire de Dom Pacifico, ce Juif levantin, sujet britannique, dont les spéculations fort embrouillées servirent de prétexte à Palmerston pour accélérer l’emprise de l’Angleterre en Proche-Orient; l’affaire Pritchard, qui faillit mettre aux prises nos deux “mères patries*’; la désastreuse campagne du Mexique, qui coûta la vie k ce pauvre Maximilien, paralysa la France à l’heure fatidique de Sadowa et amena, par contre-coup, la guerre franco-prussienne de 1870, l’une des causes lointaines de la guerre de 1914.Cette folle entreprise, “la grande pensée du règne”, disaient les flatteurs (et les coulissiers), prit naissance dans une sale affaire d’argent où le duc de Morny et d’autres intimes de Napoléon III s’étaient pris les doigts.A l’origine de la guerre russo-japonaise, qui rejeta la Russie du côté de Constantinople et des Balkans, cause principale de la Grande Guerre, on trouve les louches spéculations amorcées en Mandchourie et en Corée par les chefs de l’Empire chancelant des Tsars.Le général Kuropatkine expliquait par là, à la fois, la défaite de Mukden et la révolution de 1905, prélude de la débâcle de 1917: lu foi du soldat et du moujik dans l’intégrité de leur “Petit Père”, le Tsar, avait péri, disait-il, dans cette expédition lointaine entreprise pour bonifier les placements de quelques grands ducs et autres favoris du régime.Ces causes de conflit se sont multipliées, pour les Etats-Unis, par le rapide accroissement de leurs capitaux placés à l’étranger.M.Borchard estime qu’il appartient au gouvernement de son pays de promouvoir l’adoption d’une politique nouvelle: soumettre à un tribunal international - par exemple, la Cour permanente de La Haye - tontes les réclamations d’argent des nationaux d’un pays contre les nationaux ou le gouvernement d’un autre pays, au lieu de s’en tenir à la juridiction ordinaire de l’un ou de l’autre pays.Si cette idée avait chance de se faire jour, aucune nation ne serait plus intéressée que le Canada à la faire entrer dans le corps du Droit et des coutumes internationales.Si jamais il s’élève un conflit entre les Etats-Unis et le Canada, ce sera presque sûrement sur le terrain économique; et le danger ne peut que grandir avec l’invasion rapide des capitaux américains chez nous.Voilà pour les causes économiques des guerres.Si importantes qu’elles soient, elles ne doivent pas faire oublier les autres, et surtout la plus tangible, la folie des armements.A Versailles, les vainqueurs se firent livrer les armes des vaincus, comme prélude du désarmement général.Mais jusqu’ici, ils ne se sont guère préoccupés de se mettre sur un pied de paix chez eux.A la veille de la réunion de Paris.M.Lloyd George lance le cri d’alarme, devant le déploiement des forces aériennes de son pays."De toutes les réductions d’armement qui s’imposent, dit-iî, c’est celle de l’air qui presse le plus.La guerre aérienne sera horrible, dévastatrice, annihilante.Le pacte Kellogg et les traités de Locarno ne serviront à rien si nous n’abattons pas sans merci les forces” de l’air.Que ne parlait-il sur ce ton, à Versailles?Loin de vouloir désarmer, dans l’air, sur terre ou sur mer, les principaux contractants du pacte rédigé à Washington semblent surtout préoccupés de le rendre inopérant.Le président Coolidge a relancé son Secrétaire d’Etat et proclamé hautement qu’après comme avant la signature du pacte, chaque nation restera libre de pourvoir comme elle l’entendra à sa “sécurité".De cette intempestive, déclaration, le Temps (de Paris), organe officieux du gouvernement français, a fuit ses beaux dimanches.Il y voit la preuve que les Etats-Unis sont tout prêts à se contenter d’une platonique - faut-il ajouter, hypocrite?— manifestation verbale en faveur de la paix.Là-dessus, la Gazette (de Montréal) a fait, jeudi, des observations pleines de sens.“Louer le traité Kellogg parce qu’il permet à chaque nation de s’armer ou de rester armée à sa guise, équivaut à apprécier la valeur d’une chaudière en raison du nombre de trous qui permettent de laisser passer l’eau.” La comparaison est aussi juste que pittoresque.La suivante ne«l’est pas moins: “Prétendre qu’un pacte contre la guerre n’a aucun rapport avec le désarmement revient à prescrire une formule chimique pour détruire une mauvaise herbe, tout en s’interdisant de bêcher la terre et de couper la racine.” On n’aboutira à rien à parler de paix “si l’on permet en même temps la construction des armements”.Bravo! Puisse la Gazette se souvenir de ces paroles et les servir à point aux promoteurs de militarisme, terrestre, naval ou aérien, qui poussent le Canada dans cette voie désastreuse.Par contre, le même journal, qui parlait si sensénfenf, jeudi, publiait, samedi, un article absurde, àM’occasion du départ de M.King en compagnie de M.Kellogg.Dajns le premier cas, la Gazette écoutait la voix du bon c#ns; dans le ycond.elle obéit à l’esprit de parti, et au parti pris.# Le gouvernement canadien a accepté d’adhérer au pacte.Personne au parlement, ni ailleurs que je sache, ne l’en a blâmé.Le premier ministre se rend à Paris pour apposer sa signature au traité.Il a l’avantage de faire route avec le principal auteur de ce projet.La facilité des relations de bRrd le met à même de causer très librement — pourvu que l’un et l’autre nient le pied marin — avec le représentant du pays dont la politique exté-j rieure peut exercer l’influence la plus forte sur la situation duj Canada.De ces conversations peuvent résulter d’utiles déve-i loppements.à Paris ou ailleurs.M.King a très bien fait de s’y prêter.Le Canada compte pour très peu dans le concert des nations.Mais dans l’ordre de choses qui nous occupe en ce moment — paix et désarmement — l’histoire de scs relations avec les Etats-Unis offre un exemple qui vaut d’être mis en relief On en parle à satiété dans toutes les rencontres entre Américain» et Canadiens: pourquoi pas l’utiliser dans les débats internationaux?Les Etats-Unis y trouveraient l’oceasipn de démontrer leur bonne foi dans la recherche de» moyens de pacification; et le Canada aurait tout à gagner à propager cet exemple de désarmement réel.A cet égard.I on ne peut que souhaiter un parfait accord de langage et d’attitude entre le représentant de la puissante république américaine et le chef autorisé de la modeste Confédération canadienne.Henri BOURASSA Vactualité Le prix de la vie humaine — La vie humaine a-t-elle moins de prix qu'il y a vingt-cinq ans?Si la question vous était posée, quelle réponse feriez-vous?Il y a gros à parier que vous songeriez d'instinct aux progrès accomplis par les services d'hygiène dans toutes les municipalités de bonne tenue et que vous répondriez que l’on protège, que l’on estime, que l'on s'efforce de prolonger plus qu’autrefois la vie humaine et que, par voie de conséquence, on en doit conclure qu'elle a, aux yeux des administrateurs, délégués par le suffrage universel, plus de prix qu'autrefots.Cependant celui qui me posait la question, brave homme sans prétention mais qui sait voir et observer, se chargeait lui-méme d’apporter la réponse qui n’est pas rassurante.On prise beaucoup moins qu'autrefois la vie humaine, prétend-il, et les conséquences de ce quasi-mépris sont graves et sanglantes.— La progression dans le mépris a été fonction du développement des moyens de transport, dit-il.Ainsi quand je rentrai comme wattmann a la compagnie des tram-wags, il y a plus de vingt ans, on nous remettait un petit recueil de règlements qu'il fallait suivre comme on suit le catéchisme.On y lisait que quand un tramway devait en dépasser un autre arrêté, il ne devait pas aller plus vite qu'au pas d’un cheval et que le timbre devait être sonné continuellement.“Quelques mois plus tard on nous priait de remettre le manuel.Tout employé omettant de te présenter au bureau de la compagnie dans des délais spécifiés verrait son dépôt confisqué (alors, comme maintenant sans doute, tout employé de In compagnie devait en entrant au service faire un dépôt).Une fois ce recueil de règlements retiré, les employés n’avaient plus pour se guider que des instructions verbales.Dans le cas précité il suffisait désormais qu’ils missent leur tramway à une vitesse raisonnable qui pouvait être très diversement appréciée.La mesure “au pas d'un cheval” était supprimée."Au fur et à mesure que les moyens de transport se développèrent, les tramways devinrent plus rapides et proportionnellement moins nombreux, ce qui mettait en danger de plus en plus les piétons.On entra dès lors dans l’ère des accidents excusables.Avant, tes enquêtes étaient sévères, c’était toute une affaire que de se disculper.Depuis, la jurisprudence est établie et la prudence est morte.C’est toujours la faute du piéton quand il arrive un accident.On croirnit tous les gens maniaques du suicide."Cette tolérance est d’autant moins explicable que les freins de I automobile sont plus diligents encore que ne l'étaient autrefois tes freins du tramway.On voit à temps un rat sur la route et dans la rue et on l’évite pour ne pas faire crier de peur les dames qui sont dans la voilure; on évite une ornière, on voit à temps et on évite facilement un poulet sur un chemin de campagne, mais on ne voit pas un enfant beaucoup plus gros pourtant.Il est clair, dans l’esprit de tous les chauffeurs, que le piéton recherche la mort et court à un prématuré trépas, délibérément, Tànie sereine et Jes pieds ailés comme Mercure.Cet état d’àme qui fait que l’on sacrifie la aie humaine plus facilement que la vie d’une volaille est révélateur de notre époque et il ne peut s’expliquer d’autre façon que par le fait que la vie humaine a perdu son prix, hn Chine, on immole les petites filles, quand il y a trop de femmes, on les donne d’une main ed d un coeur légers aux cochons.Sous sommes comme en Chine' on considère trop dense la population de notre immense pays vide et on ne prend plus de précautions.Deuils, douleurs, frais d’hôpitaux, tout cela ne compte pour rien.L’assurance règle tout.Elle a donné, c est le cas de le dire, plus d’assurance à l'usager de la route, mais pas plus de prudence.“Je prétends, mot, que, quand les gens se seront arrêtés A songer que la vie humaine a un prix infini inestimable.Ton verra diminuer les accidents.Dès le temps, en effet, où l'écrasement d’un enfant par l’Imprudence cynique d’un chauffeur ou d’un conducteur de véhicule quelconque entraînera le châtiment sur place du coupable sans attendre les tribunaux dilatoires et aléatoires, on constatera une amélioration.” Ainsi pariait ee brave, qui a de l’expérience et qui a vécu aux Etats-Unis où il a constaté que dans certaines villes, comme à Détroit, à tout croisement de rues, le chauffeur est frnu d'arrêter et.ee qui est bien mieux, arrête.J'observe souvent le mouvement de la foule des voitures et de la foule des piétons.Il y a peu de jours, A Tangle des rues McGill et Saint-Jacques, je voyais un agent prendre sous le bras avec d’infinies précautions et quelque fierté, à cause de l'approbation qu’il laissait dans fous les yeirr, une vieille dame et l’aller déposer soigneusement de l’autre côté de la chaussée.Mal» quelle différence d’ordinaire! Le ptéton ne compte plus.U n’a pas d’amis dans la police.Il se lire des embarras comme il peut.Il n'ose guetter un regard de l'agent en faction.car il craint fort que ce ne soit un regard chargé de mépris et de colère.Il s'en tire comme il peut.Et si mon fpterlocuteur de tantôt exagérait, /aisait du paradoxe dans ses commentaires amers, il est certain que le pauvre piéton ne recueille tout le long de sa route autre chose que dédains.Injures et éclaboussures.\on sans raison, les chauffeurs prétendent que nombre de piétons sont des idiots parfaits qui ne voient pas le danger et qui prennent des risques Insolents.D’accord, mais une longue pratique de l'insécurité les a rendus fatalistes tels des Bédouins.Sûrs de la mort par écra sement, ils se lassent de voir Tarril différé et Us vont au-devant.Ils se donnent l’élégance comme les condamnées très talon rouge de la Terreur, de flirter avec les bourreaux sans savoir nu juste lequel leur portera le coup décisif.__ Paul ANfiEB Vers le Lac-Saint-Jean Une randonnée de quarante milles d’Hébertville Station ù Métabetchouan (IX) Ranaée le lonR du quai de la gare d’Hébertville Station, une flottille d’automobiles nous attend; le maire Desbiens et les citoyens les ont gracieusement mises à notre disposition pour une randonnée de quarante milles à travers le pays, qui nous conduira à Saint-Jérôme de Métabetchouan.à Saint-Gédéon, à Dcsbiens-Mills.à Sainte-Croix et à Hébertville.M.l’abbé Jérémie Gagnon, promoteur du mouvement pour l’érection d’un monument à la mémoire de M.l’abbé T.-N.Hébert, curé de Kamouraska, le père de la colonisation au Lac-Saint-Jean, nous accompagne.Nous suivons une route de sable, bordée de belles terres où paissent de nombreux troupeaux de vaches aux pis lourds.M.Théodore Dufour, inspecteur des fromageries de la région, m’a offert un siège près de lui à l’avant de sa voiture découverte: je ne saurais désirer guide connaissant mieux son pays, ni meilleur endroit pour le découvrir.Nous nous arrêtons au pied du monument Hébert, après avoir traversé un joli village dont les maisons, assises paisiblement au bord de la route, nous regarde, passer et nous saluent de tous leurs drapeaux claquant au vent.Le monument Hébert n été dévoilé le rt juillet 1926.Il s’élève en face de l’église paroissiale et, comme elle, il est construit en granit rouge.11 supporte deux statues de brome: M.l’abbé Hébert, le bras tendu, indique du doigt le lac St-Jcan au premier colon, qui regarde, prêt à partir, la cognée sur l’épaule.Le notaire Joseph Richard, maire d’Hébertville, nous souhaite la bienvenue el nous parle de l’oeuvre de l’abbé Hébert, fondateur de la Société de colonisation des comtés de l’islet et de Kamouraska et parrain du mouvement de colonisation au Lac-Saint-Jean.Il note qu’Hébertville compte encore parmi ses habitants le seul survivant des pionniers qui passèrent le premier hiver à Hébertville, M.Antoine Hudon, aujourd’hui presque centenaire.M.le Dr Dorion rend un bel hommage à la mémoire du curé d’Hébertville et au courage de ses compagnons.Il montre ce que peut faire l’union entre le peuple et le clergé pour la prospérité d’un pays.M.l'abbé Jérémie Gagnon rappelle l’aventure des premiers colons qui vinrent ici.nombreux d’une trentaine, en 1850, dans des bateaux et à pieds, soit à travers des bois encore vierges, soit par la rivière des Aulnaics.Nous remontons en voiture, et M.Dufour m'apprend qu'Achille Ouellette, le batelier qui pilotait M.le curé Hébert lors des premiers voyages de colonisation, était le père de sa femme.Il est mort il y a une quinzaine d’années.Nous longeons maintenant cette rivière des Aulnaics qui servit de route aux premiers défricheurs du lac; elle a à peine une quinzaine de pieds de largeur et sert de décharge au lac Kénogaminishe, et bientôt nous arrivons au sommet d'un côleau de sable, à quelque distance de Saint-Jérôme-de-Métabet-chouan.La beauté du paysage nous incite & descendre pour l’admirer.Devant nous, au pied de cette dune taillée à pie.s’étend la belle nappe bleue du lac, que pas un frisson ne vient froisser, et la chaîne inégale des Laurentides s'estompe sur l’horizon, à perte de vue.Je crois que c’est ici que j’ai eu la meilleure impression de la grandeur du lac Saint-Jean.Nous roulons maintenant vers Saint-Jérôme; la voie du chemin de fer du Canadien National que nous traversons a été novéc lors des inondations du printemps et les eaux recouvrent encore de* parties de terres arables à Saint-Gédéon el à Saint-Jérôme.A côté de la vieille église en tôle qui date de 1871, les paroissiens de Saint-Jérôme élèvent actuellement un temple de granit rouge, au gothique très pur, un des plus beaux du Lac.Le granit a été pris à deux milles et demi dans la montagne et l’autel qui en sera l’Ame, est le même qui ornait le vieux temple, fl a été sculpté de toutes pièces, au canif, par un des premiers habitants de la région.On dirait de la dentelle de bois.Les travaux sont maintenant presque terminés et le temple ouvrira ses portes aux fidèles vers la fin de l’automne prochain.Nous poussons une pointe jusqu'à De.sblens-Mllls, de sorte que.depuis dimanche dernier, nous nvonj entièrement fait le tour du lac.fl v a une usine, ici, qui produit 40 tonne* «le sulphite uar jour.Elle appartient à la Métabetchouan Sul-, phite and Power Company.En passant, mon e.teerone m'indioua Quatre maisons incendiées à Louiseville Le feu a fait pour $60,000 de dommages la nuit dernière - Neuf famille* sans abri - L’eutrepôt Légaré détruit Les Trois-Rivières, 21 (D.N.C.).— A Louiseville, la nuit dernière, un violent incendie a détruit quatre maisons et causé des dommages considérables à deux autres résidences.Le montant total des dommages est estime à plus de $60,000.Mais on ne connaîtra toute l’étendue des dommages que lorsque l’estimé exact sera fait.Ces pertes sont en partie couvertes par les assurances.A 3 h., le feu était partiellement sous contrôle mais tout danger de conflagration n’était pas disparu et si la brigade de pompiers des Trois-Rivières, sous la direction du capitaine Bcllemare, ne s’était pas rendue avec la pompe à vapeur, il est certain que les maisons menacées par les flammes auraient été brûlées de fond en comble, notamment les demeures du notaire Coutu et de M.W.Gagnon.Moins d'une heure après l’arrivée des pompiers trifluviens, les flammes étaient sous contrôle.L’incendie laisse neuf familles sans abri.Il faut compter tout d’abord M.Georges Bergeron, marchand-tailleur et agent de la maison Legaré.Rien n’a pu être sauvé tant dans les effets même de la famille que dans le stock du magasin et de l’entrepôt.I>es pertes sont d environ $15,000.La maison de M.H.Bellemare comprenait, outre la famille de M.Bellemare, deux locataires, MM.Lajoie et Hébert.Les pertes sont de plus de $10,000.La maison de M.R.Drainville est complètement détruite, elle aussi.Elle comptait quatre locataires: MM.Lafleur, Donat Riguelle, Arthur Cloutier et Napoléon Cloutier.Les pertes sont de plus de $7.000.La maison de M.Arthur Béland fut également rasée de fond en comble ma/s le mobilier a pu être sauvé presque complètement.Les pertes sont de $12,000.Le restaurant de M.Eugène Noël fut partiellement détruit et les pertes sont de $10,000 environ.La maison de M.Noël et celle de ! M.Béland étaient en bois et les autres en bri- ques.t La maisoi} du notaire Coutu a subi $4,000 de dommages et les écuries de M.O.Mineau, charretier, furent brûlées, ce qui représente une perte de $3,000.la fromagerie de M.Georges Lorou-che dont les produits ont remporté le premier prix — une coupe.— à l'exposition de Sherbrooke, l’an dernier.Ce n’est pas ia seule fromagerie de la région, d’ailleurs; depuis que nous avons quitté Hébert-ville Station, M.Dufour m’eu n montré au moins une douzaine qui reçoivent par jour une moyenne de 10,000 livres de lait.Aussi, il faut voir les beaux troupeaux qui "pacagent” près de la route.11 est maintenant "l’heure des vaches” et nous nous dirigeons vers Sainte-Croix.Dans les champs, le métayer, sa femme, ses filles, de jeunes enfants aux joues pleines, qui nous regardent passer avec un air joyeux, sont à traire de belles vaches canadiennes.Il parait qu'il n’y a que des vaches canadiennes dans la région, les cultivateurs ont constaté que c'est la race qui s’adapte le mieux au “pays” parce qu’elle est acclimatée et que c’est encore la plus robuste.On peut en tirer des revenus considérables Eourvu qu'on la traite bien, aussi ien qu’on traiterait des vaches de race étrangère.Sainte-Croix est bâtie sur la rivière Couchpéyaniche, tout en haut d’une montée qui grimpe terriblement après une descente vertigineuse, terminée par un petit pont traître.L’une de nos voitures, une Ford, bien entendu, faillit culbuter ici, les freins ayant choisi justement cette pente raide pour manquer.J’en connais qui n’achèteront jamais de Ford après celte aventure-là! Avant d’arriver à l’église, joli temple à l’architecture romane, nous pouvons admirer un phénomène assez étrange.De chaque côté de la route, il v a un lac, celui de droite, le Lac-à-la-Croix, est à 50 pieds au-dessus du niveau de celui de gauche.Ces deux Inc* n’ont pas de décharges ni de tributaires Ce sont deux immenses bois de granit, de hauteur différente, qui reçoivent l’eau des pluies et de la fonte des neiges et l'emmagasinent à coeur d’année.A l’église, nous sommes reçus par M.le curé Villeneuve, autrefois curé «le Péribonca et l'un des héros du livre de Louis Hémon.Nous reprenons la roule d’Hé-bertviUe où nous arrêtons au passage pour visiter le temple, un «les plus beaux du diocèse, parait-il, — il a des allures de cathédrale, — et saluer M.Antoine Hudon, le seul survivant des pionniers d’Hébertville.que nous trouvons assis sur sa "galerie", dans une berceuse.Malgré ses 96 ans sonnés, M.Hudon est encore alerte et il répond avec un bon sourire à nos souhaits et à nos félicitations.Nous revoilà encore dans le train, en route cette fois pour Jon-«juières, Kénogami et la Chute-à-Ca-ron, où TAlcoa Power construit actuellement une énorme digue que nous verrons demain.Georges LEVEILLE Bloc-notes 41 ans Le Proyrès du Saguenay vient d’achever ses quarante et un ans.Pour un journal, en notre pays, c'est un fort bel âge.Le Progrès a débuté modestement, comme il convenait dans un pays que l’on pouvait alors qualifier de neuf.A l'heure favorable.ses directeurs actuels, confiants dans l'avenir de la région, ont su, par une décision qui parut à plusieurs fort audacieuse, passer de la publication semi-hebdomadaire au «quotidien.Nous sommes heureux d’apprendre que leur audace a été heureuse, que cette initiative a même fortifié leur journal Nous leur souhaitons de nouveaux succès.lin tentai(inatie Un ami nous transmet cette intéressante coupure du Yorkshire Herald.York, Angleterre: Il ny a pas un sur vingt parmi les Anglais nés et élevés dans les régions industrielles qui fera jamais un colon A succès.La plupart d'entre eux n'ont pas le tempérament qu'il faut pour s'accommoder convenablement d la vie el aux conditions qui existent dans les Dominions.Laissez de toute façon aller à l'étranger les jeunes gens qui sont animés de l’esprit d’aventure, mais ne cherchez point «i enflammer Timayi-nntian d'un homme qui a eu pendant une période de temps quelconque à lutter contre l’adversité dans ce payf.Un homme sans enthousiasme, sans une inlassable énergie, et la volonté de réussir, ne peut espérer obtenir de succès dans les Dominions.Et un homme qui pendant des années a êlé sans emploi en Angleterre a habituellement trop de fer dans l’âme (too much iron in his soul) pour devenir enthousiaste.Et le colon malchanceux est trop souvent, pour le pays où il a échoue, le pire dos propagandistes à rebours.Faut-il ajouter que l’irnhiigrant qui est venu ici de lui-méme cherche plus naturellement à s’adapter aux conditions du pays que celui qu’on y a amené à force de réclame?fl est tout naturellement enclin à tenter «le justifier sa propre décision, comme l'autre est aussi naturellement enclin à comparer la réalité, pas toujours agréable, avec les rêves qu’a fait naître en son esprit la réclame.De là-bas Une autre coupure, du London Daily Herald, le journal travailliste, celle-là, indique qu’il esl en Angleterre des gens (et ce ne doit pas être seulement dans les milieux travaillistes) qui connaissent et comprennent le point de vue de ceux qui, aux Dominions, ne veulent pas de l'immigration à outrance.On y lit en effet ceci: Les Dominions ont leur propre problème du chômage —• beaucoup plus grave qu'on ne le comprend généralement Ici.Il n’est que naturel qu’ils répugnent à augmenter le nombre de ceux qui cherchent des emplois déjà trop peu nombreux.Et s'ils ouvraient toutes grandes leurs portes, on n'aurait rien gagné A prendre les gens qui font queue pour obtenir de l'ouvrage dans la métropole pour les insérer dans la ligne lie ceux qui font queue pour obtenir du pain A Winnipeg ou A Sydney.Le Herald ne croit pas aux vastes possibilités dont parlent les propagandistes de l’immigration.Il serait probablement plus juste de dire que ces possibilités existent, mais qu elles ne peuvent être développées que graduellement et que tous les immigrants ne sont pas aptes à en profiter.O.H.Le Saint-Siège et la Chine UN IMPORTANT MESSAGE DE PIE XI AU PEUPLE CHINOIS sacrant de Sa main à Rome, à Saint-Pierre, les premiers Evêques chinois, se réjouit vivement et remercie le Très-Haut de la fin de 1« guerre civile et forme le voeu que soit instaurée ainsi une paix durable et féconde, intérieure et extérieure, fondée sur les principes de la charité et de la justice.Pour U réalisation de cette paix, Sa Sainteté souhaite que soient pleinement reconnus les légitimes aspirations el les droits d’un peuple qui est le plus nombreux de la terre, peuple d’antique culture, qui connut des périodes de grandeur et de splendeur et auquel, pourvu qu’il se maintienne dans les voies de la justice et de l’ordre, ne peut manquer un grand avenir.Le Saint-Père veut que les Missions catholiques apportent leur contribution à la paix, au bien-être, au progrès de la Chine et conformément à ce qu’il écrivait dans la lettre du 15 juin 1926: Ab ipsis Pnntifieatus primordih\ adressée aux Ordinaires de la Chine, il répète maintenant que l’Eglise cath«v lique professe, enseigne el prêche le respect et l'obéissance aux Autorités légitimement constituées et qu’elle demande pour ses missionnaires et fidèles la liberté el la sécurité du droit commun.Aux mêmes Ordinaires, Sa Sainteté recommande, comme accomplissement de l’oeuvre évangélisa-trice, d’organiser et de développer l'Action catholique, afin que les fidèles catholiques de l’un et l’autre sexe et spécialement les chers jeunes gens, par la prière, par la bonne parole et par les oeuvres apportent, eux aussi, la contribution due à la paix, au bien-être social et à la grandeur de leur patrie, faisant toujours mieux connaître les saints et salutaires principes «le l’Evangile et aillant les Evêques et le* Prêtres dans la diffusion de l’Idée chrétienne et des bienfaits individuels et sociaux de la charité chrétienne.Enfin, Sa Sainteté, renouvelant ses souhaits et ses voeux pour la paix et la prospérité de la Chine et suppliant le Dieu Tout-Puissant de les exaucer avec la plus grande générosité, accorde à tous Sa paternelle et apostolique bénédiction.Des prières pour la paix Londres, 21.(S.P.A.) — Les archevêques de Canterbury et d’York ont décidé de faire des prières publiques dans toutes les églises pa roissiales à l’occasion de ia signature du traité Kellogg.Ces manifestations religieuses auront lieu dans tout le Royaume-Uni.Lord Cushendun.agissant comme ministre des affaires étrangères, a écrit une lettre d'appréciation à l'archevêque de Canterbury cpii avait eu l’idée de ces prières publiques.L’Osservatore Romano a annoncé, dans son numéro du 4 août, que S.F.m.le Cardinal Secrétaire d'Etat avail chargé télégraphiquement S.Ex.Mgr Celso Cos tan tint, délégué j apostolique en Chine, de communiquer aux Onlinaires de ce pays le document suivant: Message du Saint-Père, le Pape Pic XI, aux Vénérables Frères et Révérendissimes Ordinaires de la Chine, aux Chers Fils les prêtres et les fidèles et, par eux, à tout le grand et très noble peuple chinois.U Saint-Père, qui a suivi et suit avec un vif intérêt le cours des événement* en Chine et qui n été le premier à traiter In Chine non seulement sur un pied de parfaite égalité, mais avec une attitude de vraie et très spéciale sympathie, en con- Le frère Gordien est décoré Paris, (par courrier).— Au nombre des nouveaux chevaliers de la Légion d’honneur on relève le nom du T.ch.Frère Gordien, de* Ecoles chrétiennes.Voici le texte de la citation : "M.Aubouard (François-“Xavier-Joseph), secrétaire "général de l’Institut des "Ecoles chrétiennes.A ren-"du les plus grands services "A Tinfluence française en "Orient." La croix de la Légion d'honneur sera remise au nouveau chevalier par l’amiral Mornet.vers la fin du mois d'août, l'amiral Mornet étant actuellement en Norvège.DEMAIN : — Un article de M.Henri Bourassa sur l'attaque de M.Butler, président de Columbia, contre M.Hoover, candidat à la présidence* iK DEVOIR, MONTREAL.MARDI 21 AOUT 192g VOLUME XIX — No 196 Au CQnieil municipal .La ville cède le Château de Ramesay A la Société d*Archéologie et de Numismatique — M.Desroches n’est pas en mesure de dire si la ville peut empêcher le travail du dimanche par les compagnies d’utilité publique — I/échevin Poulin tion.Il dit aue l’administration ne savait pas que drs employés de compagnies d'utilités publiques travaillaient le dimanche.LES MOTIONS f Plusieurs motions intei*éssantes ont été adoptées à l’unanimité.La principale est celle de l’échevln Poulin qui suggère d’imposer une taxe de 50 s.du pied carré- sur toutes les affiches.11 semblât que cette proposition de M.Poulin couvre les panneaux-réclame.Al.Trépanier dit que cette motion ne devrait pas être faite au suggère une taxe de 50 sous le pied carré sur les j £,’nst‘il ninis ,>ien à la commission affiches et panneaux«réclame Une bonne partie de la séance d’hier a été employée, comme cela se fait depuis quelque temps, é l’adoption de nombreux rapports du comité recommandant d'approuver des crédits et des contrats de pavages, de trottoirs et d’egouts.Le seul incident marquant rie cette séance a été une longue attaque de l'éche-vin Poulin contre le Stnr dont il a lu plusieurs articles afin, a-t-il expliqué, de montrer la mauvaise foi de ce journal et de ses propriétaires.Il s’est particulièrement attaché à montrer que ce journal a toujours eu une atttitude contraire aux véritables intérêts de la population et qu’il n’a même pas craint de oham ger d’attitude lorsque cela a pu lui paraître préférable.C’est au cours de cette attaque que l'échevin de St-Jean a soulevé de nouveau la question de la Montreal M ater, se disant plus que satisfait d’avoir voté pour Tachai de cet aqueduc lorsque le Star s’y est opposé, a-t-il prétendu, pour des intérêts de groupes financiers.Cela a donné l’occasion au président de l’exécutif de se lever pour déclarer que, contrcircment à un article du Star, ni le service de santé, ni aucun autre service n’a eu moins de fonds parce que la ville a acheté cet aqueduc.Il se fait fort de montrer l’an prochain que la ville non seulement pourra boucler facilement le budget rie ses deux aqueducs réunis, mais 3ne l’administration de l'aqueduc e la Montreal M ater lui assurera des profits substantiels.II y eut aussi un autre petit incident, encore au sujet de la Montreal M’ater, à la suite d’une interpclhe tion de l’échevin Holland.Celui-ci a d’abord commencé par attirer l'attention du comité exécutif sur le fait que, contrairement à cc qui a été déclaré si souvent, certaines classes de contribuables payent un taux pour Teau plus élevé que lorsque T’aqueduc appartenait à la Montreal M'ater.Il a cité comme exemple le fait que les marchands dans Laurier payent maintenant 6 p.c.sur leur valeur locative lorsqu’ils n'en payaient que 5 p.c.au- Avis de décès HARDY — A Monlrfil-Sud, If îfl couninl à r4|f df 74 ans fst d*t Georges où le service sera célébré à 9 b.et de !k «u cltnertère de la CAte des SrlA-s, lieu de la lepulture.Parents et amis sont Trié» d'j assister sans autre Invitation.MALARD - A Montreal, te 20 août 192*.décédée a 75 an».Constanttneau Salomér, rfou.se de feu A.O.Matard.Funérailles l laivixne.No 412, rue Wiseman à * h.’« am.pour se rendre a l'église Salnt-Vlateur ofi le service scia célébré Et de la au étmétière de la Côte des Nelg-s.Heu de sepulture.Purent» et amis sont prié» d'y assister sam autre Invitation.Remerciement* PAYETTE — Madame J.A.Payette rt sa famille prient tous leurs parents, amis et connaissances de recevoir, asec leurs rejpaetueux hommages, l’expression de leur profonde gratitude, pour la s.smpathte u-blic.Le conseil a aussi adopté qued* comme échu au de nuit et l’autre au sujet d’un emprunt de ?f>00,000.pour l'enfouissement des fils sous terre.I>e prefniar spécifie nue*lorsque les 2-3 des contribuables d'un quartiers s’y opposeront, il ne sen pas permis de construire tels refu-s dans les limites de ce quartier.C.H.ges simplement fait remarquer que les ser soient avertis de rapprocha des marchands de certaines parties de trams.la ville autrefois desservies par Comme nous 1 avons annonce il l’aqueduc de la Montreal M'ater >' a quelques jours, les éehevins payent agamack .33s.869 Winn.Electric .Ouv.Haut Bas Midi 524 534 52 5» 89'*) 90 894 vo 57 58 57 58 254 26 254 26 894 — — 89'i l 144 —a.— 1 14 1604 1604 160 Kilt 544 554 * 544 54 4 21 22 21 00 324 33 324 33 29 4 30 29 4 30 85 _ — 85 91! — 90 414 414 404 414 37 374 37 374 324 324 32 32 4 39 39 38 38 94 95 94 95 794 794 794 79'i 244 244 243 244 814 82 81 Kl 123 — — 123 103 — 103 544 55 544 55 100 100% 100 100 4 55 — — 55 11 — — 11 51 p— — 51 44 44 V* 44 414 100 101 KHI 100 4 122 125 % 122 121 80 — __ 80 390 — — 390 99 — — 99 68 72 68 72 68 69 68 684 76 — — 76 8d 81 784 804 84 4 85*4 84 4 85 135 — — 135 178 — 178 684 70 684 70 100 101 100 1004 LA MEILLEURE SEANCE DEPUIS Élles accusent une diminution sur le mois précédent! gEL^GiiN^APPRlclABLES mais une augmentation prr rapport au même - mois de Tan dernier - Foi te augmentation pour pt La ^nda^ce ÿnéraïc ^u marché ance de ce matin, en Bourse locale, __________________et plusieurs stocks ont compté des .I .j i ; gains appréciables.C’est même la Les exportations de pulpe et de.Les exportations de pulpe en (meilleure séance que nous ayons papier du Canada, en juillet, se juillet furent de $3,896,754 et de i eue depuis qtieiques semaines.Les chiffrent par $15,122.162, d apres 111 225.408 pour le papier, au lieu; stocks ont été plus actifs que de un rapport de la Canadian Pulp j.ti 010 RIO el *11 562 257 resnec- coutume.Les trois compartiments and Paper Association.C’est une ae $3.93.1,810 et $11.002,20/, respec -la-».baisse de $379,905 sur le mois pré- tivement, en juin, cèdent, mais la diminution est sai- ; Voici la répartition et la compa- les sept premiers mois de Tannée / - pulpe et juillet, sonnière, car il y a une augmenta-1 raison de nos exportations de pul-11 s tinn de «1.448,485 sur le mois de1 pe et de papier, pour juillet de in ¦ **-* *»»- cette année et de l’an dernier:^— Le niveau de la cote Voici la cote moyenne, en Bourse de New-York, de vingt titres représentatifs des groupes industriel et ferroviaire: Indus.Ferrov.Aujourd’hui .204.46 145.31 Samedi .203.27 145.18 Il y a une semaine 194.82 142.56 Il y a un an.170.80 146.32 Maximum 1928 .209.40 157.03 Minimum 1928 .178.84 138.36 Total des ventes: 2,309,700 parts.de la liste ont eu leur vedette.Pour les services publics, c’est le Quebec Power qui s’est haussé à r AVIS LEGAUX juillet 1927.PULPE Mécanique .Blanchie au sulfite.Non blanchie au sulfite.Au sulfate.Restes .Juillet 1928 Juillet 1927 PAPIER à journal .à emballer .à imprimer (qtaux) à écrire (quintaux) Autres variétés .11 £ MARTHE DES BESTIAUX A MONTREAL LA MATINEE AU CURB PAL'UE.OSTIGUY.S*, ru* Notr*-D«m* ourat.Lancaster Sill Pour les sept premiers mois de l’année, le total de nos exportations de pulpe et de papier ressort j à $109,226,243, à rapprocher de $98,683.491 pour la même période | de sept mois de 2 points sur la fermeture de la veille.Shawinigan a clôturé avec un gain d’un point à 85, après être monté à 85%.Montreal Power a clôturé en hausse d’un demi-point, de même que Power Corporation à 68Vs.Brazilian a gagné 5-8 de point à 55.Xorthern Mexico Power a avancé d’un point à 80, tam dis que Winnipeg Electric a reculé d’autant à 100, Au compartiment des pâtes et pay piers, Wayagamack s’est signalé par une avance de 3 points 1-2 à 70.Port-Alfred s’est haussé de deux' points à 72.Fraser était nlus ferme d’un demi-point à 54 1-2, de même qu'Abitibi à 53.Canada Power » gagné trois quarts de point à 32 1-4.i Rormpton n’a pas bougé à 34 1-2.de l’an dernier, soit une augmenta-; Parmi les industriels, le titre Nation de *10.542.752 ou de près i\e twnal Breweries sest partiruliere- :n 15 Cément 28 C, Cément Fri (M 99 (.lining Brewery .2.H 27H Commercial Alcotml IS'» (.nngrwvr Hrpwprv .fi N ( .K II- huit m-i 75 >„ Ai», Dom.Engineering W.75 Donnucona 25 26 Drydcn Caper 32 31 Lécdrrttl Oislill 2 2 Hiram \\ alker .53 S 631» imperia! Oil h7 .linperlud Tobacco 10», III84 General Meet Wares 25 25 V» Perfection Glana 2'a Howard Svmitn 20 National Steel Cur 37 ^ Cage Kersey 92(4 Hydro Llrctric 27 McColl Frontenac 20H 2fi\ Montreal Kshibition 23'.» 23 Seagram Distillerie 18», 19 Municipal Service .9 S'A Regent Knitting .Can.Vickers Prf.20 95 UTILITES PUBLIQUES C.N.Power Ccrp 80 Loreign Power .35 35 International Power 29 30 N % PULPE Mécanique .Blanchie au sulfite.Non blanchie au sulfite.Au sulfate .Restes .* 4 mois seulement.PAPIER:— à journal .à emballer .à imprimer (qtaux) à écrire (quintaux) Autres sortes .\^oici la comparaison et la repar- grimpe de 4 points 1-2 tition des chiffres pour la période mais il a cede un point avant la fer-j" *,«,.?• meture.Id's deux titres du i.anadian Industrial Alcohol étaient plus fermes.Canadian Brewing a gagné un demi-point à 30.Dominion Bridge a avancé d’un demi-point à_82.Lyall a gagné un point à 52.clôturant à 51 3-4.B.C.Fishing s’est haussé de deux points à 22, cédant une demi-point avant la fermeture.Alberta Pacific Grain a grimpé de 4 points à 59.Steel of Canada s’est haussé de 3 points à 1
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