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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 17 mai 1983
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1983-05-17, Collections de BAnQ.

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l^€ CoV€ÜUy au 2063 rue yicioria (métro McGill) 844-1624 la petite boite française où l’on mange bien.Ambiance chaleureu.se, service souriant et menu à pri.x fort abordables, même le soir.Soupes faites comme à la maison.35 CENTS Vol.LXXIV — No 113 Généralement ensoleillé.Max.: 10 Demain; passages nuageux Montréal, mardi 17 mai 1983 (Côte-Nord.45 cents: Nouveau-Brunswick 50 cents; iles-de-la-Madeleme.90 cents) kr ¦t Corruption, trafic d’influence et fraude T rois chefs d’accusation portés contre Mackasey /f par François Barbeau Le député libéral de Lincoln, M.Bryce Mackasey, devra répondre devant la justice de trois chefs d’accusation de corruption de fonctionnaires, de trafic d’influence et de fraude envers le gouvernement à la suite de l’enquête menée par la Gendarmerie royale du Canada dans le dossier de la compagnie Les Ateliers d’usinage Hall Ltée.Deux autres personnes, MM.Robert Harrison, ex-président du Montreal Board of Trade et Jean Bruyère, président de la compagnie Les Ateliers d’usinage Hall Ltée, font également l’objet de cinq chefs d’accusation de complot, de corruption de fonctionnaires et de fraude envers le gouvernement.C’est le surintendant principal Fer- nand Boivin de la Gendarmerie royale du Canada, responsable des enquêtes judiciaires au Québec, qui a annoncé que des accusations seraient portées contre MM.Mackasey, Harrison et Bruyère.Les trois devront .se présenter au Palais de justice jeudi où la date de leur enquête préliminaire sera fixée.MM.Harrison et Bruyère sont notamment accusés d’avoir offert à M.Mackasey $ 400,000 pour que ce dernier, en sa capacité officielle, use de son influence dans les transactions entre Les Ateliers d’usinage Hall et le gouvernement du Canada.Les accusations ont été déposées à Montréal le vendredi 13 dernier.M.Mackasey est accusé en vertu de l’article 108 du Code pénal ( corruption de Voir page 10: Mackasey r t sî»'.SS.®».Une formation pour demain LE DEVOIR publie aujourd’hui un supplément de sept pages sur la formation et le recyclage requis pour le virage technologique.C’est un aspect crucial, mais difficile et négligé, de la politique scientifique.Tandis que Mme Pauline Marois explique ses efforts pour ouvrir aux femmes les emplois à haute technologie, le ministre fédéral de la Technologie, M.Donald Johnston, explique la perception du gouvernement fédéral en ce domaine.À Emploi et Immigration, on déplore l’insouciance de l'industrie à l’égard de ses besoins en main-d’oeuvre qualifiée.Plusieurs s’inquiètent pourtant des bénéfices réels du virage technologique et de la meilleure façon de s’y préparer.C’est le cas du président du Conseil de la politique scientifique du Québec, M.Normandin, d’un membre de l’Institut national de productivité, M.Saint-Amour, et d’un futurologue du groupe Gamma, M.Benyahia.Tous insistent sur la nécessité d’accroître la culture scientifique des citoyens mais des données inédites sur l’enseignement des sciences au Canada laissent croire que nous plaçons sans doute des attentes démesurées sur les épaules des professeurs de science, au secondaire.Pour sa part, M.Brosseau de Recherches Bell Northern, s’inquiète fort du recrutement des chercheurs étrangers.Air Canada fait une offre 50-50 à Quebecair par Guy Deshaies Très peu enthousiaste à l’idée de s’impliquer dans le dossier de Quebecair et surtout de devoir absorber éventuellement son déficit accumulé de $ 3,1 millions, la société Air Canada a offert d’acheter la moitié des parts du transporteur québécois, le 15 avril, à la demande du ministre fédéral des Transports, M.Jean-Luc Pepin, pour une relance de Quebecair, mais elle hésite à lui louer un DC-8 pour des vols noüsés.Elle exige, en effet, des garanties financières qu’elle dit ne jamais avoir reçues, elle trouve que le marché du nolisement est trop périlleux actuellement et, surtout, elle rappelle que dans l’offre d’achat 50-50 du 15 avril elle n’anticipait aucunement une activité de Quebecair dans le marché des vols nolisés à Té-tranger.En clair, au moment où Quebecair veut lui louer un appareil DC-8 pour des vols nolisés à l’étranger.Air Canada, quoiqu’avec réticence, propose un plan de participation dans les destinées de Quebecair à la demande du gouvernement fédéral mais ne voit pas du tout, dans ce plan, Quebecair dans le marché de l’affrètement.Entretemps, la compagnie torontoise de vols nolisés, World Airways, qui lorgne le contrat de nolisement initialement offert à Quebecair par le grossiste Sol-Vac de Montréal et qui a donné naissance à cette affaire de location d’avion.Voir page 10: Air Canada ft' Détendu et souriant, l'ex-premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, n'a pas voulu hier à Québec dire quels étaient ses projets politiques.Un Napoléon de bronze, en arrière-plan, lui a inspiré quelques réflexions appropriées, qui n'ont rien révélé de ses intentions.{ Photolaser CP ) Les enjeux de l’élection scolaire 2) Les commissions luttent pour leur existence une analyse de Jean-Pierre Proulx Au lendemain de l’élection scolaire de juin 1977, le ministre de l’Éducation, M.Jacques-Yvan Morin, attribuait le peu d’intérêt des citoyens pour la démocratie locale à la diminution des pouvoirs et des compétences des commissions scolaires.Il est, en effet, difficile de proposer aux électeurs des enjeux significatifs sur la vie même des écoles si les choix qui comptent se font ailleurs.Mais l’histoire indique que ce n’est pas impossible.Les candidats du Mouvement de démocratisation scolaire ( MDS ) en 73 et ceux du Regroupement scolaire progressiste ( RSP ) en 77 pourtant tous deux assez proches du PQ, ont élaboré des programmes politiques cohérents axés sur la vie même des écoles.Celui du Mouvement scolaire confessionnel ( MSC ), en revanche, n'a jamais vraiment comporté qu’un seul article : le maintien des écoles et des commissions scolaires catholiques.Mais la pauvreté du discours politique depuis dix ans s’explique bien d’avantage par l’existence d’enjeux plus généraux liés à la réforme des structures scolaires amorcée avec le Rapport Parent et jamais complètement terminée depuis.Depuis l’élection de 73, ces enjeux ont éclipsé tous les autres.La présente élection ne constituera pas une exception, bien au contraire: elle survient au moment même où le ministre de l’Éducation propose une réforme majeure des structures.Il y a dix ans, la langue d’enseignement avait été le principal enjeu de l’élection.On vivait alors sous l’empire du « libre choix ».Les promoteurs de la commission scolaire unifiée pensaient, par ce moyen, réduire les effets néfastes du bill 63.Bref, la commission sco- laire unifiée était devenue un symbole nationaliste.En décembre 1971, le gouvernement Bourassa échouait dans sa volonté de créer sur lHe de Montréal des commissions scolaires unifiées.Aussi, les libéraux ont-ils refilé la « patate chaude » au Conseil scolaire de l’ile de Montréal en lui demandant de préparer un plan de restructuration scolaire.L’enjeu de l’élection était donc tout indiqué d’avance: tous les candidats ont Morrissette et 24 dirigeants du syndicat en Cour le 13 juin eu à se situer par rapport à la question de langue d’enseignement et au type de commissions scolaires, deux questions politiquement bées l’une à l’autre.L’archevêque de Montréal, Mgr Paul Grégoire, qui avait déjà combattu le bill 28, intervint cependant pour rappeler qu’il fallait appuyer les candidats favorables à la commission scolaire confessionnelle.Le résultat de l’élection n’a pas permis de départager de véritables vain- par Bernard Morrier Le Syndicat du transport de Montréal, qui regroupe les employés d'entretien de la CTCUM, et 24 de ses dirigeants, délégués syndicaux ou membres, devront se présenter en Cour supérieure le 13 juin pour répondre à des accusations d’outrage au tribunal découlant de leur grève illégale de la semaine dernière.C’est la décision rendue hier par le juge Louis Tannenbaum, devant qui la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal est venue déposer une requête pour citation à comparaître sous ces accusations, pour désobéissance à une injonction provisoire émise par ce même juge mercredi dernier et ordonnant le retour au travail.Cette désobéissance à l’injonction devait amener par la suite l’Assemblée nationale à voter une loi spéciale qui, en plus d’ordonner le retour immédiat au travail, décrétait la tutelle du syndicat des employés d’entretien de la CTCUM.queurs.Trois ans plus tard, le Conseil scolaire ne réussissait pas à s’entendre sur le type de commissions scolaires.On proposa le statu quo par neuf voix contre huit! En 1977, l’élection de 1977 est tombée en plein milieu du débat sur la Charte de la langue française.Dans la communauté francophone, la question linguistique prenait soudainement moins d’importance puisqu’enfin Québec se décidait à agir.Dans la communauté La requête soumise hier au juge Tannenbaum mande que c’est à la suite de la recommandation personnelle de défier l’injonction et de poursuivre la grève, par le président du syndicat, M, Jacques Morrissette, qu’un vote majoritaire a été pris par les syndiqués lors d’une assemblée tenue mercredi soir dernier, après l’émission de l’injonction.On reproche également à M.Morris-selte d’avoir fait différentes déclarations aux médias qui ont eu pour effet de favoriser le défi à l’injonction et la poursuite de l’aiTêt de travail.Quant aux autres membres du syndicat, on soutient qu’ils ont porté atteinte à l’autorité et à la dignité du tribunal en ne décommandant pas la grève ou en la poursuivant.Enfin, la CTCUM demande que tous et chacun des intimés soient condamnés à une amende pouvant atteindre jusqu’à $50,000 pour chaque violation de l’ordonnance d’injonction avec ou sans emprisonnement pour une durée d’au plus un an.anglophone, elle devenait au contraire un enjeu majeur.Le Regroupement scolaire progressiste avait repris la relève du Mouvement de démocratisation scolaire.Il fut immédiatement identifié au Parti québécois et à la thèse de la commission scolaire unifiée.Il n’a jamais cependant réussi à imposer ses thèmes.Le Mouvement scolaire confessionnel réussit à monopoliser totalement le débat avec Voir page 10: Enjeux La convocation du 13 juin aura pour effet de permettre au syndicat et a ses 24 membres d’entendre la preuve des faits qui leur sont reprochés et faire valoir les moyens de défense qu’ils pourraient avoir.Me Gaston Pouliot, qui a soumis au juge Tannenbaum les allégations de la CTCUM, a précisé au cours d’une conférence de presse impromptue qu’il n’avait pas encore terminé sa preuve.Me Pouliot a inclus dans sa requête le conseil d’administration du syndicat — conseil de tutelle créé par la Loi 16 de l’Assemblée nationale jeudi.Il ignore enfin .s’il appellera des journalistes à témoigner, comme on l’avait fait au cours d’un procès précédent contre ce syndicat.M.Morrissette a été condamné trois fois pour outrage au tribunal, soit en 1974, en 1978 et en janvier 1983.En cette dernière occasion, deux autres membres de l’exécutif et lui-même avaient été condamnés des peines de prison.Cuisine française Dans le Vieux-Montréal.Ig midi table d’hôte à partir de $4.50 FESTIVAL DE HOMARDS à partir de 7.50 (tout inclus) 477 bout.St-Laurent (coin Notre-Dame) 861-1342 LA PAIX ARMÉE 1 Négocier ou gagner du temps ?Amyot ne savait rien dit Gelber par Michel Nadeau « Le président du conseil d’Air Canada, M.René Amyot, n’était pas du tout impliqué dans nos efforts pour amener Air Canada dans l’immeuble de First Québec.11 n’étail même pas au courant de nos démarches », a soutenu hier M.Isaac Gelber, l’un des trois promoteurs intéressés dans la location de 200,000 pieds carrés à la compagnie aérienne.Air Canada a écarté la première recommandation d’exjierts favorisant First Quebec et préférant l’achat à un prix plus élevé d’une partie de l’immeuble vacant de Trizec Corp.de Calgary.De retour de Floride, au cours d’une entrevue au DEVOIR, M.Gelber a soulevé les questions suivantes: ¦ n’est-il pas vrai qu’au bureau de M.Jean-Luc Pépin, en présence de M.Claude 1.Taylor, p.-d.g.d’Air Canada, M.Amyot aurait affirmé qu’une commission importante devait être payée dans l’éventualité d’une transaction avec 'lYizec ?¦ Comment se fait-il que M.Jean-Luc Pepin ait écarté la proposition de Place Mercantile ( $ 96 le pied carré ) pour accepter la plus coûteuse, celle de 'lYizec ( $ 135 le pied carré )?M.Pépin s’est personnellement rendu visiter Place Mercantile qui, comme l’immeuble de Trizec, est entièrement parachevé.¦ Comment la firme A.E.LePage peut-elle soutenir qu’elle appuyait finalement le choix de Trizec puisque, dans une lettre datée du 16 août, le président de A.E.LePage, M.Yvon Lavoie, écrit « à Voir page 10: Amyot SI j’étais négociateur, déclarait récemment le secrétaire américain à la Défense, M.Caspar Weinberger, à un petit groupe de journalistes, je m’attendrais à Ce que virtuellement rien ne se passe jusqu’après le déploiement des missiles de croisière (Cruise) et de Pershing-2; les Soviétiques vont s’asseoir à la table de négociations, ils vont parler, mais ils ne vont rien proposer d’utile ni de tangible ».Depuis cette déclaration, le secrétaire du comité central du PC soviétique a effectivement fait une contre-proposition et accepté de négocier sur la base des ogives nucléaires plutôt que des missiles.Chacun des 351 SS-20 dé- par Michel Vastel Notre correspondant parlementaire à Ottawa était récemment l’invité du gouvernement des États-Unis, en compagnie de journalistes des pays de l’OTAN, pour faire le point sur les questions de sécurité et de défense.ployés en Europe de l'Est comptant trois têtes nucléaires autoguidées, la proposition a été prise au sérieux par quelques dirigents politiques.Mais c’est encore ce que le Pentagone et M.Weinberger appelleraient « virtuellement rien ».Les stratèges américains qui repren- nent ce matin à Genève les pourparlers avec l’Union soviétique sur la réduction des missiles à moyenne portée en Europe (INF) sont convaincus que seule la menace physique des 464 missiles de croisière et des 108 Pershing-2 amèneront les négociateurs soviétiques à préparer « quelque contre-proposition ».C’est incidemment la thèse également défendue par le premier ministre du Canada.« Ce mélange de fermeté et de .souples.se — que représente la double décision de l’OTAN, rappelait récemment M.'lYudeau dans sa lettre ouverte aux Canadiens — semble commencer à porter fruits, comme en témoigne l’offre de M.Androjiov ».Entre l’analyse de M.Trudeau et celle de l’administration américaine, il y a toutefois une différence majeure: selon les négociateurs américains, seul le déploiement réel des euromissiles, et non seulement la menace de le faire, amèneront les Soviétiques à prendre la menace de l’OTAN au sérieux.Voir page 10:Palx Kcsl;liiriiiil 'But'cfi 'Boucfiart) Festival de brochettes 5 choix différents repas complet $J J95 Table d'Mte tous les soirs 881 est, de Maisonneuve.Tél.: 527-1221 Le Devoir, mardi 17 mai 1983 Le « citoyen » Bourassa aurait aimé voir le déficit accru de $200 millions ?Le budget Parizeau n’était que du « marketing » par Bernard Descôteaux yUÉBKC — 1,’ancien premier ministre Robert Bourassa n’aurait pas craint, s’il avait été à la place du gouvernement Lévesque, d’accroître le déficit budgétaire du Québec d’au moins $200 millions, pour donner un vrai .sens à la volonté de relance économique.M.Bourassa a exprimé cette opinion hier à l’occasion d’une causerie devant des fonctionnaires où, par respect pour l’unité du Parti libéral, il s’est refusé à tout commentaire sur son avenir politique si ce n’est de répéter des lieux communs.M.Bouras.sa, qui soutient toujours s’exprimer à titre de simple citoyen, le gouvernement Lévesque a adopté à l’occasion du budget une attitude paradoxale.D’un côté le ministre des Finances parle « d’orienter résolument le budget vers la relance économique ».Or, dit-il, on ne trouve rien dans le budget pour as.surer cette relance économique.A l’appui de sa thè.se, M.Bourassa affirme.que les dégrèvements fiscaux accordés à l’entreprise privée équivalent à seulement $56 millions alors que les charges liées à la santé supportées par les entreprises ont crû depuis quelques années de plus de $1 milliard.Ce $56 millions est l’équivalent de ce que le gouvernement entend verser à Qué-becair pour supporter cette entreprise, selon lui.Le déficit aurait pu être utilisé pour supporter cette relance économique et ajouter à l’allègement du fardeau fiscal des entreprises.Le déficit en termes réels a diminué et le ministre des Finances aurait pu, ne serait-ce qu’en le laissant évoluer au même rythme que la croissance économique, dégager quelques centaines de millions, affirme l’ancien premier ministre.Le gouvernement aurait également utiliser cet argent pour la création d’emploi, ce qui aurait été aussi positif.L’inaction du gouvernement s’explique peut-être, avance-t-il, par une impossibilité que lui impose la « tutelle » des millieux financiers new-yorkais, concluant que le discours de M.Parizeau n’est « que du marketing.» Généreux de ses commentaires pour attaquer le gouvernement Lévesque, M.Bourassa s’est montré par contre d’une sobriété exemplaire lorsqu’est venu le temps de discuter de son avenir politique.Nullement impressionné par le lieu de la conférence, le re.staurant Bonaparte, il a refusé d’y voir un signe avant-coureur de son départ de l’Ile d’Klbe.On pourrait tout aussi bien parler de l’île Ste-Hélène, a-t-il rétorqué.Néanmoins, il souligne avec plaisir que deux premiers ministres chasses du pouvoir en 1976 et 1977, MM.Olof Palme (Suède) et Mario Soares (Portugal), viennent d’être reportés à la tête de leur pays.M.Bourassa ne cache pas que le retour à la direction du Parti libéral l’intéresse.Il n’a pas pris de décision finale, dit-il, et il n’a pas l’intention de poser un geste définitif avant la fin de la session parlementaire, sauf imprévu.Cet imprévu serait à n’en pas douter l’annonce d’une candidature importante.Entre-temps il affirme vouloir respecter le mo- ratoire souhaité par le chef intérimaire du parti, M.Gérard-D.Lévesque, au nom de l’unité du parti.L’initiative prise par des militants libéraux de la région de Québec pour inciter M.Raymond Garneau à poser sa candidature ne soulève pas de commentaire de sa part.Alors qu’on lui demande s’il trouve choquants les efforts évidents que font certains pour lui bloquer le chemin vers la direction du parti, il répond: «ai-je l’air choqué?».Ces efforts ont été manifestes lors de la réunion du Conseil général du parti au cours du week-end, où M.Bourassa était présent par ben téléphonique, a-t-on dit.Il expbque à ce sujet n’avoir reçu que quelques téléphones pour l’informer de la décision prise par les délégués au sujet des modalités du congrès au leadership.Son intérêt pour cette dernière rencontre est cependant manifeste puisque il n’a pas manqué de s’informer auprès de journalistes de l’atmosphère qui y régnait et du déroulement des discussions de corridors quant à la candidature de M.Garneau.Le juge Deschênes décide mardi prochain si la loi 105 est inconstitutionnelle ou non par Bernard Morrier Le juge en chef .Iules Deschênes, de la Cour supérieure décidera mardi prochain s’il accueille ou rejette l’appel du gouvernement du Québec contre le jugement rendu, le 17 mars dernier, par le juge Gérard Girouard, de la Cour des sessions de la paix, qui avait déclaré inconstitutionnelle la loi 105 et du même coup rejeté les poursuites, découlant d’une grève illégale, intentées contre l’enseignante Linda Collier et 11 autres professeurs des cégeps ,Iohn Abbott, de Rosemont et du Vieux-Montréal.Dans sa décision, le juge Girouard avait affirmé que la convention collective décrivant les conditions de tra- vail des enseignants était un document sessionnel faisant partie intégrante de la Loi 105 et que.comme cette partie de la loi n’avait été rédigée uniquement qu’en français, il y avait ainsi accroc à l’article 133 de la constitution canadienne auquel le parlement québécois est assujetti.Cet article oblige que toute législation soit écrite dans les deux langues officielles du Canada.Dans ses représentations hier, le procureur du gouvernement québécois.Me William Atkinson, a rappelé que la Loi 105, qui fut rédigée dans les deux langues, ne faisait que dire que les documents sessionnels en cause n’étaient que des conventions collectives.De ce fait, a-t-il dit, il ne s’agit pas de textes de loi mais de documents portant sur des conditions de travail, déposés chez le commissaire du travail et assujettis au Code du travail.Selon lui, rien n’oblige qu’une convention collective soit rédigée en anglais (à moins d’entente entre les parties) et il a cité à l’appui la Charte de la langue française.« Si c’était une loi, a-t-il fait ressortir, aucun arbitre ne pourrait intervenir dans la convention en cause.D’ailleurs, un texte qui peut être modifié par les parties n’est pas une mesure législative.Aussi a-t-on tort de prétendre que ce document est une législation déguisée ».Me Atkinson soutient que le juge Girouard a refusé d’accepter l’intention du lé- gislateur qui, avec la Loi 105, était très claire, selon lui, puisque cette dernière ne fait que présenter et non composer une convention collective.Il devait ajouter que même si cette convention ne découle pas d’une entente avec les syndicats, ce n’est pas un précédent et que ça apparaît déjà dans le Code du travail.Quant à Me Philipp Cutler, qui représente les 12 enseignants, il a soutenu que les documents sessionnels faisant office de conventions collectives sont parties intégrantes de la Loi 105 et que l’article 133 de la constitution canadienne s’applique dans leurs cas.Il a soumis qu’au moment des infractions reprochées aux enseignants, la version anglaise des documents n’était pas disponible.Ce qui a fait dire à Me Atkinson que les accusations portées relevaient du Code du travail (grève illégale) et non de la Loi 105.Maintenant toujours que les documents en cause étaient des mesures législatives, Me Cutler a fait ressortir que sans ceux-ci, le législateur n’aurait pu dire ce qu’il entendait faire avec la loi 105.« Cette stratégie de documents sessionnels, dit-il, est une astuce du gouvernement québécois pour passer à côté de l’article 133 de la constitution».De son côté, l’Association des franco-Manitobains, qui avait demandé à être entendue dans ce dossier, a déclaré par la voie de son procureur, Me Joseph Magnet, que cette affaire de docu- ments sessionnels lui faisait penser à une « manipulation officielle ».« C’est une façon indirecte, dit-il, de détruire le bilinguisme institutionnel et de détruire la protection pour les minorités».Me Magnet affirme d’autre part que les documents sessionnels sont indissociables de la I^oi 105, car ils constituent les « dents » de cette même loi.Il a conclu en disant que si on accepte que la protection des minorités dépende des humeurs des législateurs, en leur permettant notamment de faire « d’autres Lois 105 », l’article 133 de la constitution canadienne ne sera plus qu’un « tigre de papier » (paper tiger) qui ne fera peur à personne, même pas à ceux qui font des lois.Une syndiquée qui s'est portée à la défense de l’entreprise La CSN se prépare à donner la riposte à la déclaration de Mme Francine Lalonde par Rodolphe Morissette La publication dans LE DEVOIR du 30 avril d’une entrevue avec Mme Francine Lalonde, de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), crée de nombreux remous à l'intérieur de la centrale.Quelques jours après la pu-blication de l’entrevue, qui portait entre autres sur l’orientation du mouvement syndical, le comité exécutif de la centrale a réagi sur un ton virulent à certains propos de Mme Lalonde.A son tour, la réaction de l'exécutif a vivement irrité les fédérations du secteur privé de la centrale, qui se préparent à y répondre.L'n débat substantiel, au sein de la (;SN, s'amorce.A l’article du DEVOIR, titré « Le mouvement syndical doit .se transformer pour défendre l'entreprise - Francine Lalonde », l'exécutif de la CSN a répliqué par une let- tre, signée par M.Gérald La-rose, vice-président, et coiffée du titre : « Mise au point de l'exécutif de la CSN - Le syndicalisme doit défendre les membres, non l’entreprise.» L’exécutif explique d’abord que sur les que.stions de fond « qui concernent » et engagent le mouvement syndical, « il n’existe aucune situation privilégiée qui autorise un salarié à se substituer aux officiers responsables» quand il s’agit de donner « le point de vue officiel » de la CSN.Sur le fond, l’exécutif tient à exprimer son « désaccord formel» avec l’opinion de Mme Lalonde, laquelle coordonne le Comité inler-fédé-rations du secteur privé de la centrale.L’exécutif ne pense pas que le mouvement syndical doive se transformer dans la mesure où il faut maintenant défendre l’emploi et réagir contre les fermetures d’usines ou les mises à pied massives.L’objectif des travailleurs, dit M, Larose, « surtout dans une société capitaliste», n’est pas de défendre l’entreprise, mais leur emploi et leurs conditions de travail.Les problèmes économiques, et surtout la crise, note-t-il, ne sont pas créés par les syndicats.Il précise que les objectifs syndicaux visent à plus long terme « la transformation fondamentale de la société », non point celle du mouvement syndical même.Au DEIVOIR Mme Lalonde disait qu’en période de priorité à l’emploi et dans un contexte où le chômage est structurel, le mouvement syndical doit revoir ses objectifs et ses moyens d’action, se préoccuper des conditions qui feront que les entreprises resteront ouvertes et que les emplois se maintiendront, ce qui ne signifiait guère, précisait-elle, « défendre le capital».Le comité exécutif récuse l’existence de toute « antithèse (favorable au privé) à la négociation du secteur public ».Il précise que la CSN avait conçu, pour la dernière négociation du secteur public, une stratégie affirmant la solidarité nécessaire entre les groupes, mais qu’elle « n'a pas été épousée par le front commun » inter-syndical.Le groupe des fédérations CSN regroupant les travailleurs du secteur privé a mal digéré la réplique du comité exécutif aux propos de M me Lalonde et il se prépare à faire sa propre mise au point.L’hôpital psychiatrique est à repenser guérin l’éditeur édite Économie et finances publiques Collection Dossiers universitaires Rodrigue Tremblay 21.5 X 28 cm 381 pages 14.95$ par Renée Rowan L’hôpital psychiatrique est de nouveau dans une phase transitoire.11 s’achemine vers un autre type d'établis-semenl, plus petit, plus humain dans son approche, davantage rattache à la communauté et disposant d’un réseau de ressources alternatives.Ce concept a été discuté, hier, par les 27 participants d’une vingtaine de pays à travers le monde à un colloque de trois semaines organisé par le Centre de collaboration de l’Organisation mondiale de la .santé de Montréal pour la recherche et la formation en santé mentale.Les échanges de ces planifica- teurs, gestionnaires et médecins en provenance de pays en voie de développement ou en voie de changement porteront principalement sur l’organisation et la gestion de l’hôpital psychiatrique.Jusqu'à maintenant, il y a eu trois générations d’hôpitaux psychiatriques, a noté en conférence de presse, le président du bureau de direc-lion du Centre de collaboration de l’OMS, le Dr ILE.Lehmann.Il y a eu tout d’abord les premiers asiles, un endroit réconfortant où l’on accueillait véritablement les malades.I^es institutions étaient de petite taille.Puis a suivi la génération des gros établi.ssements, des « entre- pôts » où l’on parquait littéralement les malades mentaux.« C’était, a-t-il dit, la période noire.on allait là pour pourrir, pour mourrir.» Après la deuxième guerre mondiale, les choses ont commencé à s’améliorer avec la découverte des tranquillisants et d’autres nouveaux médicaments.« On a commencé, a rappelé le Dr Lehmann, a ouvrir les portes, a redonné espoir aux malades.» On s’achemine maintenant vers une quatrième génération d’hôpitaux psychiatriques où l’on veut essayer d’intégrer, le plus possible, le malade au sein de sa communauté en lui assurant un asile quand il en a besoin.Pour le Dr Jacques McKay, de l’hôpital psychiatrique Rivières-des-Prairies, qui animait une des sessions de travail, hier, le nouvel hôpital vers lequel on s’achemine sera de petite taille -idéalement entre 100 et 300 lits au maximum - rattaché à la communauté et où ne va que pour un temps limité.Cet hôpital, dit-il, doit permettre au patient hospitalisé d’avoir une vie en lien avec celle de la communauté.Cela demande la collaboration des parents, de la famille, des enseignants, des employeurs.Cela exige aussi, a-t-il poursuivi, un réseau complet de ressources alternatives à l’hôpital et sur lequel le malade mental peut compter: Le procès Dubois-Dubeau remis des ressources pour trouver un travail, un réseau d’emplois adaptés, des appartements protégés, des loisirs, etc.Le colloque qui a débuté hier au centre hospitalier Douglas, siège social du Centre de collaboration de l’OMS de Montréal, a pour objectif de fournir aux participants l’occasion d’accroître leurs connaissances clinico-admi-nistratives sur une foule de sujets qui affectent la vie des malades et le fonctionnement de l’hôpital psychiatrique.Parmi les sujets qui seront traités, mentionnons: l’épidémiologie, la gestion de l’h’ôpital, la recherche et l’enseignement, les aspects médico-léfaux, la réadaptation, le rôle de l’hôpital dans la communauté ainsi que des problèmes particuliers tels le suicide, l’alcoolisme, la toxicomanie.en bref.¦ Constitution et aborigènes OTTAWA (PC) — L’ex-sous ministre de la Justice, M.Pierre Gravelle, dirigera le nouveau bureau fédéral des affaires constitutionnelles des aborigènes dont la création a été prévue lors de la conférence des premiers ministre sur les droits des Amérindiens, tenue au mois de mars.Le nouveau titre de M.Gravelle est sous-secrétaire du cabinet aux affaires aborigènes et constitutionnelles.Il aura pour principale tâche de coordonner les activités fédérales dans le processus de révision constitutionnelle qui se poursuivra, conformément à la décision prise lors de la conférence de mars.Il sera également responsable de la préparation des trois prochaines conférences constituitionnelles prévues pour le début de 1984, pour 1985 et 1987.¦ M.Clark est content ANTIGONISIl, N.-É.(PC) — M.Joe Clark est satisfait des résultats du sondage de la télévision de News-Global de Southam qui le placent en tête dans la course au leadership du Parti conservateur.« Je rappelle à tous que les résultats décisifs seront ceux des délégués le 11 juin prochain, mais je suis heureux d’être en tête », a déclaré M.Clark.¦ M.Gorbachev est arrivé OTTAWA (PC) — M.Mikhail Gorbachev, membre du puissant Politburo soviétique, est arrivé à Ottawa hier pour une visite d’une semaine au Canada.La délégation soviétique, composée de 12 membres, a été accueillie à l’aéroport par la présidente des Communes, Mme Jeanne Sauvé, et le ministre de l’Agriculture, M.Eugene Whelan.M.Gorbachev, qui est responsable de la politique agricole de l’URSS, est officiellément ici pour visiter des installations agricoles dans le sud de l’Ontario et en Alberta.Il aura cependant des entretiens sur d’autres sujets avec le premier ministre, M.Trudeau, le ministre des Affaires extérieures, M.Allan Ma-cEachen et les chefs des deux partis de l’opposition.M.Gorbachev doit assister aujourd’hui à une session commune des comités des Communes et du Sénat des affaires extérieures, M.Gorbachev est le plus important visiteur soviétique au pays depuis M.Alexei Kossygin, qui était alors premier ministre, en 1971.¦ La justice en français WINNIPEG (PC) — Le nouveau juge en chef de la Cour d’appel du Manitoba, le juge Alfred M.Monnin, a souhaité hier voir le jour où le droit sera pratiqué tant en français qu’en anglais au Manitoba.Le juge Monnin, qui a été assermenté hier, a donné à entendre qu’il avait hâte d’entendre sa première cause en français grâce à la traduction simultanée.Le procureur général de la province, M.Roland Fermer, a souligné de son côté qu’il n’était que juste qu’un francophone soit nommé juge en chef de la Cour d’appel en raison du travail que la province a entrepris pour traduire en français les lois et statuts de la province.¦ Les absences, un fléau QUÉBFIC (PC) — Un fléau coûte annuellement des millions de dollars aux contribuables dans les hôpitaux du Québec : l’absentéisme des employés.Ce fléau pourrait être aisément corrigé, estime une étude menée sur le sujet par M.Jacques Caron.L’ouvrage analyse les conséquences et le coût de l’absentéisme dans un des plus importants hôpitaux du Québec, la Cité de la santé à Laval, qui compte 314 lits pour malades et 1,600 employés.En 1980, les absences des employés de cet éta-bUssement ont coûté $2 miUions aux contribuables québécois.Selon M.Caron, ces données peuvent être appU-quées à n’importe lequel autre étabb.ssemenLhospita-lier du Québec.¦ M.Miller reste au poste TORONTO (PC) — Le trésorier de la province d’Ontario, M.Frank Miller, a fait part hier à l’Assemblée législative de sa décision de ne pas démissionner de son poste à la suite de sa mésaventure de la semaine dernière, alors que des journalistes avaient découvert dans les poubelles d’une imprimerie le texte de son discours du budget.M.MiUer a noté qu’il n’était pas responsable de cette fuite, qu’il avait pris toutes les précautions raisonnables pour l’empêcher et qu’elle ne contenait aucune mesure fiscale.SERVICES PSYCHOLOGIQUES ' Évaluation, consultation et psychothérapie (enfants, adolescents, adultes et couples) Centre d’Orientation et de réadaptation 39 ouest, boul.Gouin Montréal (Maison fondée en 1943) 331 -5530 L’INSTITUT DE LA RECHERCHE HUMAINE RENCONTRER.Partager votre vie avec une personne qui saura donner «UN VISAGE À VOS RÊVES» N’EST-CE PAS LA UN IDÉAL QUE CHACUN DE NOUS CARESSE AU FOND DE SON COEUR?MONTRÉAL 847 Cherrier 524-1176 QUÉBEC 580 est Grande Allée 529-3363 CHICOUTIMI 1212 boul.Talbot 696-1666 Organisme à but non lucratif Ouvert du lun.au ven.de lOh.à 21 h., sam.de 10h à 15h.W Rodrigue Rodrigue Tremblay ÉCONOMIE ET FINANCES PUBLIQUES Un ouvrage de finances publiques qui fait le pont entre l'analyse microéconomique néo-classique et la théorie des choix publics.• Comment fonctionnent les processus de décision qui gouvernent la production et l'allocation des biens et services publics?• Pourquoi les budgets publics ont-ils tendance à croître plus vite que l'économie?• Comment trouver un équilibre entre les objectifs de l'efficacité économique et de la justice sociale?< • Quelle est la tarification optimale des services publics?En vente dans les librairies: Le procès de Jean-Guy et Adrien Dubois et de Claude Dubeau, accusés du meurtre de Jacques McS-ween, survenu à Longueuil en 1974, n’a pu reprendre hier matin.L’avocat d’Adrien Dubois, Me Léo-René Maranda, est toujours alité.Un certificat attestant que Me Maranda est atteint d’une bronchite et d’une pharingite a été déposé en cour hier matin.Le juge Boilard a fixé la reprise du procès à mercredi, avec ou sans la présence de Me Maranda; il a d’ailleurs signifié à Adrien Dubois qu’advenant un prolongement de la maladie de son avocat, il devrait peut-être envisager de choisir un autre défenseur.De plus, si Me Maranda ne peut plaider au cours des prochains jours, il n’est pas exclu que le procès se poursuive pour les deux autres accuses, Jean-Guy Dubois et Claude Dubeau, et que le procès d’Adrien Dubois soit repris plus tard.• Comment fonctionnent les partis politiques et les bureaucraties?* Qui paie finalemeht pour les déficits publics et l'endettement oublie?4560 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél.:(514) 849-1112 Station Métro-Longueuil Longueuil, Québec Tél.; (514) 677-6525 166 est, rue Sainte-Catherine Montréal, Québec Tél.; ($14) 661-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél (514) 643-6241 MAROC 14jrs 889$ ^ VOYAGES ^ TRAVEIAIDE.LA PREMIÈRE AGENCE DES QUÉBÉCOIS 845-8225 (Montréal) - 679-3777 (Longueuil) - 687-0880 (Laval) Permis du Québec LE SERVICE 800 LAISSEZ-LE VOUS AIDER Réseau téléphoniqLie transcanadien Traiter avec une entreprise de l'extérieur offrant le Service 800, c'est établir un contact direct, sans frais; c'est obtenir des résultats rapides.Notez les numéros 800 des entreprises avec lesquelles vous faites affaire régulièrement; utilisez-les, ce sera profitable pour vous.Pour vérifier un numéro 800 ou encore pour déterminer si le Service 800 d'une entreprise est offert dons votre région, consultez l'Assistonce-onnuoire du Service 800 en appelant, sans frais, ou ^ 3QQ 555.1212 Le Devoir, mardi 17 mai 1983 f L’imbroglio des 38 délégués A généraux: l’exécutif PC tranchera ?Le clan Mulroney a beaucoup à perdre par Pierre O’Neill La direction nationale du Parti conservateur se propose d'intervenir à nouveau pour trancher un litige entre les clans Clark et Mulroney sur le choix des délégués du Québec.Le président du national du parti, M.Peter El-zinga, a confirmé hier au DEVOIR son intention d'agir avec célérité pour mettre un terme à l'imbroglio créé autour du choix des « 38 délégués généraux » du Québec.Pour tirer cette affaire au clair dans les meilleurs délais, M.Elzinga songe à déposer le dossier devant les membres de l'exécutif national du parti, dont une réunion est prévue pour le 28 mai à Ottawa.La délégation du Québec a droit à 38 délégués dits « généraux », soit la moitié des 75 sièges de la Chambre des communes.Dans les autres provinces, c'est le parti conservateur provincial qui choisit les délégués généraux.Au Québec, ce privilège revient à l'Association progressiste conservatrice du Québec.A cette fin, l'exécutif de r.APCQ s'est réuni le 22 avril et a choisi 38 délégués pro-Mulroney.Ces résultats ont suscité l'indignation du député de Johette, M.Roch LaSaUe, qui a obtenu la convocation de l'instance supérieure, le conseil provincial, qui s'est réuni le 30 avril et a choisi une autre liste de délégués généraux, dont 24 pro-Clark et huit pro-Mulroney.En pré.sence de deux hstes distinctes et contradictoires, l'une formée de 38 pro-Mulroney et l’autre composée de 24 supporteurs du candidat Joe Clark, le Comité national des créances, présidé par Me Jean Riou, de Québec, a convoque les représentants des deux candidats, jeudi dernier, à Ottawa.Les procureurs de Me Mulroney ont allégué que le Comité national des créances n'avait pas juridiction sur les litiges entourant le choix des délégués généraux .Après trois heures de plaidoiries, le président du comité a pris la cause en délibéré.Me Jean Riou doit rendre sa décision le 25 mai à Ottawa, devant les procureurs des deux candidats.Entre-temps, le président national du parti s'est entretenu de ce litige avec le président du comité des créances.L'intention de M.Elzinga d'en saisir l'exécutif national risque d'entraîner de graves conséquences pour l'organisation Mulroney.Lorsque, le ‘22 avril, l'exécutif de l'APCQ , présidé par Me Robert Brunet, a procédé au choix d'une première Uste de délégués généraux, il avait pris soin d'y inclure les noms des principaux organisateurs de M.Mulroney Rendant ce temps, les organisateurs de M.Clark s'étaient fait élire chacun dans son comté.Ce qui revient à dire que si l'exécutif national du parti décide de modifier la liste des 38 délégués généraux, plusieurs des organisateurs de M.Mulroney, y compris ses plus proches collaborateurs, ne pourront pas jouir du statut de délégué et ne seront pas admis sur le plancher du congrès d'Ottawa.Ce qui porterait un dur coup à l'efficacité de la machine Mulroney.Un camion-remorque de CP Rail a pris feu hier matin vers 8 h 30 sur le boulevard Métropolitain, à la hauteur de la sortie Saint-Hubert, à la suite, apparemment, d'une surchauffe des freins arrière.La circulation a été immobilisée pendant deux heures alors que les sapeurs de la caserne 34 s'affairaient à combattre l’incendie, qui a détruit complètement sa cargaison.(Photo Réjean Meloche) Les chauffeurs de la CTRSM votent de justesse pour des grèves sporadiques Technologie et chômage Caccia reconnaît la gravité de la situation mais préfère qu’on n’en parle pas OTTAWA (PC) — Tout en reconnaissant que la révolution technologique entraînera la disparition de milliers d’emplois et provoqueara de sérieux problèmes, le ministre du lYavail du Canada, M.Charles Caccia, estime que la publication de prévisions pessimistes ne réglera rien.L’avenir ne sera pas facile, mais le pays peut se baser sur l’expérience des révolutions agricole et industrielle de la première moitié du 20e siècle.Faisant une brève apparition à la séance inaugurale d’un symposium d’une journée sur la technologie de pointe, M.Caccia a rappelé que les emplois qui sont disparus avec l’avènement des révolutions agricole et industrielle ont été plus que compensés par la création de nouveaux emplois.Au cours d’une interview, le ministre du Travail a pris soin de souligner par la suite qu’il ne faisait pas allusion à la fuite d’un document du gouvernement qui faisait état de la disparition de plus de deux millions d’emplois d’ici 1991 en raison des changements technologiques et des modifications dans la structure économique.M.Caccia a dit que ses remarques visaient plutôt la tendance générale à tracer un sombre tableau des effets des changements technologiques.Mais il a défendu le refus des autorités gouvernementales de rendre publiques de telles études en exphquant que les médias d’information s’appliqueraient à en gonfler les conclusions hors de toutes proportions.par Rodolphe Morissette Les chauffeurs d'autobus de la Commission de transport de la Rive sud de Montréal (CTRSM) ont obtenu de justesse un mandat de grève sporadique qu’ils pourraient exercer à compter de la fin de mai.La négociation se poursuit entre les chauffeurs et leur employeur, mais les premiers ont décidé de mettre un peu de pression.On sait qu’un autre groupe du même syndicat, les employés de bureau (qui ont un contrat de travail distinct), font grève depuis le 28 avril.La CTRSM a quelque 450 chauffeurs d'autobus.La moitié d’entre eux (229) participaient à la réunion syndicale de vendredi.Le vote de recours à la grève sporadique « au moment opportun » fut serré: 113 syndiqués ont dit oui, 111 ont refusé d'y souscrire et quelques votes furent annulés.La direction de la Commission a précisé hier qu'elle ne réagira pas avant aujourd'hui à la menace du syndicat.Une nouvelle séance de négociation a lieu demain; deux autres suivront la semaine prochaine.Le syndicat ne saurait exercer son Pluies acides: le cabinet écarte le programme quinquennal par Louis-Gilles Francoeur Le Comité des priorités du cabinet Lévesque a décidé, le mois dernier, de ne pas retenir le programme quinquennal du gouvernement sur les précipitations acides, qui devait mesurer l'ampleur et les impacts de ce fléau international dans la province.C’est ce qui ressort d'un document du ministère de l’Environnement, daté du 13 avril, dont Le DEVOIR a obtenu copie.Il s’agit d’une lettre signée par M.Lévis Talbot, de la Direction générale des inventaires et de la recherche.M.Talbot est secrétaire du'Comité québécois sur les précipitations acides, qui regroupe des fonctionnaires et des scientifiques chargés de définir et de mettre en marche ce programme dont la réalisation devait être confiée à quatre ministères.M.Talbot écrivait aux membres du comité pour re- porter à la fin de l’été une réunion qui devait avoir lieu le 20 avril pour mettre au point la « programmation des études ».La chose n’est plus nécessaire, parce que, dit-il, le programme quinquennal « n’a pas été jugé prioritaire par le Comité des priorités (du cabinet provincial) et qu’il a, par conséquent, été refusé au Conseil du Trésor».Ce programme, qui regroupait les recherches d’au moins quatre ministères, au- Assemblée générale Rapport du comité de négociation: Vote snr Pentente de principe Jeudi 19 mai 1983 à 9h30 Holiday Inn — Place Dupuis Salle Grande/Rupert (4® éta^e) Syndicat des professeurs de l’Université du Québec à Montréal mandat de grève avant le 26 mai.La Commission des services essentiels a nommé deux médiateurs chargés d’amener les parties à s’entendre sur le minimum de services à offrir aux voyageurs dans l’hypothèse d’une grève.Le président du syndicat des chauffeurs, M.Bernard Dusseault, a expliqué hier au DEVOIR que les salaires et rait coûté environ $10 millions.Les connaissances qu’en auraient tiré les scientifiques auraient en quelque sorte constitué la base d’argumentation du Québec lors d’une éventuelle reprise des pourparlers canado-améri-cains sur le contrôle des émissions acides.« Le comité des priorités du cabinet ne fournit jamais les motifs de ses décisions », a déclaré hier M.Pierre Perreault, le porte-parole du ministre de l’Environnement.Selon ce dernier, cette décision du Comité des priorités n’affecte aucunement la « volonté du ministre d’aller de l’avant» dans ce dossier.Pour le sous-ministre adjoint de l’Environnement, M.Bernard Harvey, il demeure possible de rescaper « certains morceaux » du programme pour compléter les études en cours, qui ne sont pas affectées par cette décision.Le programme quinquennal devait permettre: ¦ au ministère de l’Environnement de compléter les travaux de son réseau de surveillance sur les précipitations acides pour une mesure des apports en métaux lourds (toxiques), d’étendre à l’ensemble du Québec la portée des études en cours dans les régions de Porneuf et du parc des Laurentides, d’analyser les impacts acides sur d’autres poissons particulièrement sensibles comme le doré et sur les crustacés: ¦ au ministère de l’Energie et des Ressources de cerner l’impact des pluies acides sur la croissance et la vigueur des forêts du Québec et sur la capacité de régénération des principales espèces végétales, tout particulièrement depuis 10 ans; ¦ au ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Pêcheries d’évaluer la dégradation des sols attribuable aux pluies acides, d’identifier les dommages aux cultures et de voir dans quelle mesure l’acidité nuit au rendement des piscicultures québécoises; ¦ au ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche de trouver des façons de restaurer les lacs les plus atteints et de vérifier dans quelle mesure la faune terreste, dont on a peu parlé dans ce débat, est affectée touchée dans son régime alimentaire et dans son milieu de vie.l'aménagement de la semaine de travail étaient au coeur du litige.Les chauffeurs veulent la parité avec ceux de Montréal; aussi réclament-ils deux augmentations successives de 12 % et de 10%.La Commission n’a encore rien offert à ce chapitre ; à ses 58 employés de bureau en grève, cependant, qui demandaient 15 % et 10 % d’aug- Le RCM n’a pas réussi à faire réduire la hauteur de trois tours par Angèle Dagenais Le rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) n’a pas réussi hier à faire adopter un amendement qui aurait réduit de moitié la hauteur du développement résidentiel adjacent à la Place NoiThcrest (Côte-des-Neiges), entre les rues Wil-derton et Lennox, Le RCM s’est opposé depuis le début à ce que la ville autorise la construction de trois bâtiments multifami-liaux de 13 étages dans un quartier occupé par des duplex parc»-que, juchés sur une colline, ces tours apparaîtront aux résîdents vivant « en bas » comme des tours de 20 étages.En plus de couper l’ensoleillement, d’accroître sen-sîblement la circulation dans un côte déjà jugée dangeu-reuse où se sont produits de nombreux accidents, ce projet, a expliqué le conseiller Hubert Simard (RCM), prévoit de « décaper » littéralement la colline pour bâtir sous les tours d’habitation trois étages de garages cintrés de murs gigantesques, alourdissant encore davantage le complexe domici-laire.Le projet d’amendement du RCM visait donc à réduire « l’impact » des tours « visuellement écrasant» sur l’environnement, confor- Pour obtenir notre catalogue gratuitement, composez sans frais.1-800-268-6362.Demandez le téléphoniste 508.N’ayez crainte.la chaleur s’en vient! 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Ouvert tous les jours de 10 h à 22 h.Une production de la Société scientifique Technica COMMUNICATIONS SCIENCES HUMAINES/TECHNOLOGIE TRANSPORTS LOISIR SCIENTIFIQUE ÉNERGIE et RESSOURCES ENVIRONNEMENT/SANTÉ Découvrez les nouveaux jeux «Survie 2000» et «Le projet du siècle», au stand Technica Prix d’entrée Adultes 4,50$ Etudiants et Age d'Or (carte) 3,00$ Enfants de 6 à 12 ans 1,50$ Gratuit pour les enfants de moins de 6 ans.Garderie enfants de 2 à 10 ans • CE JEUDI À 20 HEURES: CONFÉRENCE HUBERT REEVES L’HISTOIRE DE L’UNIVERS Collaborations spéciales: Plusieurs ministères du Gouvernement du Québec, coordination.Ministère d État à la Science et à la Technologie Ministère des Communications du Gouvernement du Canada Conseil de recherches en sciences humaines du Canada Edition spéciale du magazine Science & Technologie en vente à l'entrée (2 $) Srioiv'c Æx' 10 Prix Teccart XXIII® Expo-Sciences 'tYA* de Montréal remis le dimanche 22 mai L'-' i.La Science."Chimie" Show samedi et dimanche 14, 15, 21 et 22 mai à 15 h 30 PLACE BONAVENTURE I Le Devoir, mardi 17 mai 1983 :V Pour la 35e saison du Rideau-Vert: Noces de sang et la Sagouine par Robert Lévesque La doyenne des compagnies montréalaises de théâtre, le Rideau-Vert, accueillait comédiens, metteurs en scène et journalistes, hier midi, alors que Mmes Mer-cédès Palomino et Yvette Brmd’amour rendaient publique l’affiche de leur 3.5e saison Une .saison qui comprendra SIX spectacles et dont la pièce de résistance sera la production (la première au Québec) de IMoces de sang, le premier texte théâti al de la célèbre triologie de Kédérico Uarcia Lorca Une distribution assez exceptionnelle, où l'on retrouvera Louise Marteau, .lac-ques Uodin, François Ta.ssé, Yvette Brind'amour et Lénie Scoffié, jouera ce Lorca sous la direction de Danièle ,1.Suis.sa Le Rideau-Vert avait donné Yernia.la seconde pièce de la trilogie, dans sa saison 1973-74, alors qu’Oli-vier Reichenbach en signait la mise en scène Kt en 1957, Florent Forget y avait dirigé Dana Rosit a.que Mme Brin-d’amour avait repris en 19fi7 Autre auteur familier [xiur le Rideau-Vert, mais à mille Jacques Godin lieux de Lorca, Sacha Guitry.Pour sa 35e saison, la compagnie lepreiid un de ses grands succès qui avait fait les beaux jours du Stella en 19()1, N 'écoutez pas.Mesdames' À cette époque, .lean Duceppe avait joué le premier rôle de cette comédie (celui que guitry se réservait) avec entre autres à ses côtés la regrettée Juliette Béliveau, dans une mise en scène de François Uartier (’artier, ce coup-ci, reprend le rôle, après que Du- ceppe d’abord intéressé, eut décliné l’invitation du Rideau-Vert Mme Brind’a-mour assurera la mise en scène de cette comédie spirituelle sur le mariage (et l’amour), et il est intéressant de noter que c’est Janine Sutto qui jouera le rôle défendu en 1%1 par Mme Béhveau, Nous avons souligné ici au DEVOIR la lignée Béliveau-Sutto L’an dernier à la Nouvelle Compagnie Théâtrale, Mme Sutto avait également repris un rôle créé par Juliette Béliveau, celui de la tante Clara dans Tit-Coq Catherine Bégin et Louise Turcot feront également partie de N'écoutez pas.Mesdames.'.Onze ans après sa création sur la même scène, le Ri-deau-Vert reprendra la célèbre Sagouine, le meilleur texte théâtral d’Antonine Maillet, joué par l’exceptionnelle Viola Léger.Mme Bnn-d’amour signera la mise en scène.Mme Palomino a longuement expliqué, hier, que la reprise de cette pièce de Mme Maillet répondait à une demande générale particu-hèrement msistante.En coproduction avec le Louise Marleau Trident, le Rideau-Vert pré-.sentera également au cours de sa saison 1983-84 la pièce américaine de Susan Cooper et Hume Cronyn, Feux follets, qui a connu un grand succès à Broadway sous le titre de Fox Fire.Le directeur du Trident, Guillermo de Andréa, signera la mise en scène où l'on retrouvera Guy Provost et Mme Brind’a-mour dans les principaux rôles Du Trident, on accueillera la production mise en scène par Guillermo de An- dréa des Enfants du silence, de Mark Médoff.Cette pièce sur le monde des non-enten-dants a été un succès au Trident cette saison-ci.Place aux variétés, le Rideau-Vert accueillera pour la seconde fois la fantaisiste Dominique Michel (après L'Heure du lunch) qui jouera un des succès parisiens de café-théâtre.En sourdine.les sardines!, de Michael Frayn.Mme Michel signe avec Daniel Roussel l’adaptation de cette comédie qui se passe dans les coulisses d’un théâtre de vaudeville.Roussel signera la mise en scène et Dominique Michel sera entourée entre autres de Michel Forget et Véronique Le Flaguais.La saison débutera plus tôt, le 15 septembre, avec le Guitry.Le 27 octobre débuteront les représentations de la pièce de Médoff.Les « Sardines » seront à l’affiche du premier décembre au 14 janvier.Le Lorca prendra l’affiche le 19 janvier, la pièce américaine de Cooper et Cronyn le 1er mars, et la saison se terminera, du 12 avril au 12 mai, avec La Sagouine.La musique électroacoustique a besoin de son « Planétarium » par Carol Bergeron Journées électroacoustiques 1983, organisées par l ACREQ Au programme du samedi soir 14 mai groupe A Alcides Lanza, Susan Fryberg, Marcelle Deschênes et Paul St-Jean, Paul Dolden, Alain Thibault, groupe B Barry Truax, Larry Lake, Jan Jarviepp, Jon Siddall Le dimanche soir Francis Dhomont, Claude Schreier, John Celona, Kavin Austin, John Winiarz, Michel Tétreault, Claude Frenette, Micheline Coulombe St-Marcoux A la Galerie de l’UQAM Si seulement nous avions notre « Planétarium » de la musique électroacoustique, c’est-à-dire un heu adéquat pour ce genre de musique, tout le monde y trouverait son profit, les créateurs aussi bien que le public.La Galerie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), où se déroulaient en fin de semaine dernière les « Journées élec-troacoustiques 1983 », organisées par TACREQ, est un endroit sans « discernement » acoustique: on y entend aussi bien les bruits parasites de la ventilation, de la climatisation ou du concert pop qui se déroule à côté que la musique.Sans parler de l’inconfort d’être assis par terre, sans avoir la réconfortante certitude de l’être au point stratégique pour bien voir, dans le cas des oeuvres multi-médias, et surtout pour bien entendre Donc, qu’il s’agisse de musique acousmatique (électroacoustique, concrète, analogique, numérique) ou de musique mixte, multi-mé-dias, performances, théâtre musical, ces modes d’expression ont, à Montréal, un besoin pressant d’une structure physique adéquate de diffusion.Le Québec ne manque pas de talents dans ce domaine, les Marcelle Deschênes, Alain Thibault, Micheline Coulombe St-Marcoux, Michel Tétreault, Claude Frenette, dont nous avons entendu des oeuvres en In de semaine, en sont la preuve.D’autre part, des lieux de production et de formation comme les facultés de musique de l’Université de Montréal et de McGill et le Conservatoire de musique du Québec, des groupes de compositeurs comme l’Association pour la création et la recherche électroacoustiques du Québec (ACREQ) et le CI.AUDT; BRASSEUR JACQUES DUTRONC 35 MILTON 842-6053 p(.1,'.l!l;U;lillS3 SEMAINE 7.15, 9.20 Concordia Electronic Composer Group engendrent une importante et très valable activité dans le domaine de la musique électroacoustique dont la seule faiblesse est de n’avoir pas de point de contact (de salle) digne de ce nom avec le public mélomane montréalais.Des trois concerts que nous avons entendus, trois oeuvres se détachent à l’évidence: L’Écran humain (extrait d’OPÊRaaaAH) de Marcelle Deschênes et Paul St-Jean, Déca-Danse d’Alain Thibault et Transits élémentaires 2 de Francis Dhomont.L’Écran Humain ou la pulvérisation de l’homme en quête d’une symbiose avec le milieu ambiant, est une extraordinaire fresque poétique qui allie avec un bonheur rare son, image et danse.Déca-Danse d’Alain Thibault, est une autre réussite remarquable ae la technique multi médias (son et image).Par un contrepoint d’une force singulière entre les trames sonore et visuelle, l’oeuvre tourne en dérision le discours reaganien sur la paix.Avec Francis Dhomont, nous passons à la musique acousmatique (pour bande seule).Transits élémentaires 2 est une oeuvre introspective aux sonorités abyssales, l’oeuvre d’un compositeur qui possède une « écriture » acousmatique exceptionnelle dans son raffinement et son imagination.À côté de ces hauts moments, Ici, ailleurs, la lumière, oeuvre mixte pour bande et flûte amphfiée, a pu sembler fort réussie et pleine d’imagination, Fuzei, pour bande et image, de Michel té-treault, aurait gagné en clarté sans son texte enregistré et sans doute volontairement transformé qui venait constamment distraire le déroulement de l’oeuvre.Par ailleurs, en dépit de ses qualités évidentes de réalisation, Constellation Ide Micheline Coulombe St-Mar-coux n’a pas su s’imposer; peut-être avait-elle été injustement placée à la toute fin du dernier concert, un peu tard pour la concentration des auditeurs.Ce panorama de la musique électroacoustique ne présentait pas que des corn-'’ positeurs québécois et francophones.Des anglophones du Québec et des Canadiens de Toronto à Vancouver s’y trouvaient représentés en grand nombre.Pour des raisons culturelles et pour d’autres, il y a, semble-t-il, un monde qui sépare compositeurs francophones des non-francophones.La musique de ces derniers, Larry Lake, Barry Truax, Paul Dolden, SEMAINE 6.10, 7.50 «9.30 ELYSEE 2 35 MILTON 842 6053 IPOUR TOUS! Il FRANCO ZEFFIRELLI FILM GIUSEPPE VERDI S La Traviata Aux 2 cinémas.Lun.à ven.7:05 • 9:25.Sam Oim.2:20-4:40-7*95-9:25 — AUNIVER/ALCLA//I( -EUsz-.-.’ mi ACCENT FTI MS 0 V AIL RIC.KTS RESERVE O OOLBVSTErëÔI Présenté en Version Originale Italienne ov®c tous titres tronçais ¦ avec sous titres anglais .Stereo fli.NihOD S6ti leDAUPHIII 1 II PLAZA ALEXIS NINON-1 BEAUBIEN PRES D'IBERVILIE 72U060 NIVEAU OU METRO ATWATER 935é que Forie Kil Wong, vérificateur, domicilie et résidant au 1635 Van Horne Avenue, dans la ville d'Outremont district de Montréal, s'adressera au ministre de Justice afin d'obtenir un certificat lui permettant de changer son nom en celui de Alien F(x>g Kiu Wong Avis est donné que M André Lavigne.4145 boul St-Ptaode.détenteur du permis M-508-346-001-06-00 region 6.s'adressera à la Cormnission des transports du Quebec, dans le but d'obtenir l'autorisation de transférer son permis en faveur de 2150-6217 Québec Inc faisant affaires sous la raison s(x:iale de "Transport Lavigne Enr", 4145 boul St-P1ac^e, dans la région 6 conformément aux dispositions de l'article 30 du règlement sur les regies de pratique et de regie interne de la CTO Tout intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans les 5 jours qui suivent la deuxième parution dans tes journaux 1ère parution 16 mai 1983 2ème parution 17 mai 1983 AVIS 0 Leclerc Transport Inc.6500 Grande-Allée, St-Hubert (voiturier-remorqueur) et Transport Champlain Express Inc .411 rue Rivière, Cowansville (voiturier-roulier) s’adressent à la Commission des Transports du Québec aux fins d'obtenir le permis de voiturier-remorqueur et de courtier, aux conditions réglementaires, pour le service de transport suivant' TRANSPORT RESTREINT — REMORQUAGE SEULEMENT — CONTRAT Transport par remorquage, pour tirer les remorques et/ou semi-remorques vides ou chargées, en possession légale de la requérante conjointe Ce service sera effectué selon toutes les clauses du permis voi-turier-roulier Demande est aussi faite par le voituner-roulier dans le but d'obtenir un permis de courtier en transport réciproque Première parution 16 mai 1983 Deuxième parution 17 mai 1983 Avis est par les présentes donne que le contrat en date du 24 septembre 1974 par lequel National Bag Company Ltd Les Jutes Nationales Liée a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures a la Banque de Montréal, à titre de garantie, a été enregistre au bureau de la Division d'enregistrement de Montréal le 1er octobre 1974 sous le numéro 2553215 Banque de Montreal, ie 13 mai 1983 PUBLICATION PRENEZ AVIS que MICHAEL'S CARTAGE LTD s'adressera à la Commissiori des Transports du Québec afin de transférer a LES TRANSPORTS TERRY (1983) INC tous les droits rattachés à son permis M-300649-001 et 002 Toute personne intéressée peut s'opposer à la présente demande dans les cinq jours suivant la dernière publication, en s'adressant à la C T Q 11ère publication 17 mai 1983 2ième publication 18 mai 1983 PARENTEAU.BQUCHEB 6 ASSQCIÉS Avocats PRENEZ AVIS que la requérante.TNT QUÉBEC INC , division Kwikasâir Express, s'adresse à la Commission des Transports du Québec afin de faire approuver les augmentations au tarif A E L 4 dont copie est deposee avec la présente requête La requérante demande l'application de l'article 85 des regies de pratique pour que la décision devienne exécutoire immédiatement après avoir été rendue et continuera de l ’étre jusqu'à décision contraire en appel Tout intéresse peut faire opposition a la présente demande dans les cinq (5) jours qui suivent la date de la deuxième parution dans les journaux Itère puûication 17 mai 1983 2tème publication 18 mai 1983 HEMENS HARRIS & ASS â/s Me Pierre Hogue 505 ouest, boul Dorchester Suite 400 Montréal, OC H22 1A8 Ville de Montréal AVIS PUBLIC ORDONNANCE No 9 Règlement 4996 sur le bruit, article 19 AVIS est par les présentes donné que le Comité exécutif, à sa séance tenue le 28 avril 1983, a édicté l'ordonnance suivante: “Ordonnance sur le bruit Iqrs de foires commerciales” Copie de cette ordonnance peut être obtenue au bureau du greffier, chambre 120, Hôtel de Ville.Hôtel de Ville Jean-Jacques Régnier Montréal, le 16 mal 1983 Greffier adjoint de la Ville OPÉRATION 20 000 LOGEMENTS VILLE DE MONTRÉAL __I I_^£l_I I_ boulevard Gouin ^ rue Jacques-Rousseau I I 52-59 ! boulevard Ferras > ¦p^ir 0) L EMPLACEMENT (S) X 52-59, X 52-60, XI 52-61 Rivière-des-Prairies Dans le cadre de l'Opération 20 000 logements de la Ville de Montréal, le Comité exécutif recevra des propositions pour la construction d'habitations sur le ou les emplacements représentés en vignette.Le ou les emplacements ont un potentiel de logements de 170 logements Le ou les bâtiments à ériger sont du type unifamilial, duplex, triplex el multlfamilial, tel que décrit au programme.Les propositions seront remises de main en main au Secrétaire administratif, pièce 415, Hôtel de Ville, 275, rue Notre-Dame est.Montréal, avant MIDI (12h) et seront ouvertes immédiatement après au bureau du Greffier, pièce 120 de l'Hôtel de Ville, le 13 juillet 1983.Pour la somme de 15 $ payable comptant ou par chèque visé, non remboursable, on peut se procurer un exemplaire du dossier d'invitation en s'adressant à la réception de la CIDEM, 155, rue Notre-Dame est, pièce 209, à compter du 18 mai 1983, Seules les propositions accompagnées d'un dépôt seront recevables.Le dépôt, valide pour soixante (60) jours, pourra prendre la forme soit d'un chèque visé à l'ordre de la Ville de Montréal et tiré sur une caisse populaire ou une banque à charte canadienne, soit d'une lettre de crédit irrévocable émise par une caisse populaire ou une banque à charte canadienne, soit d'un cautionnement selon le modèle soumis dans le dossier d'invilalion.Le montant du dépôt sera de $ 30 600,00.La Ville de Montréal demeure libre de rejeter toutes les propositions La décision de la Ville sera sans appel et aucune requête en indemnité ne sera admise.Les propositions seront jugées au mérite selon les critères élaborés dans le cahier des charges.Le Directeur — Commissaire général CIDEM.Ville de Montréal Yvon Gariépy Montréal 1983 VILLE DE MONTRÉAL SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS B-249S INCINÉRATEUR DES CARRIÈRES RÉFECTION DE LA COUVERTURE/INSONORISATION APPEL D’OFFRES Date d’ouverture des plis Les conditions et les exigences sont contenues dans les documents que l’on peut obtenir au LUTTEZ CONTRE LES MALADIES DU REIN Donnez à la Fondation Canadienne des Maladies du Rein.15 juin 1983 Module bâtiment 700 rue Sl-Antoine est, bureau R.5(X) téléphone: 872-2261 $50.00 Directeur des Finances de la Ville de Montréal Contre un dépôt de Sous forme de chèque visé à l'ordre du Un chèque visé ou un ceutlonnement de $25 000,00 doit accompagner chaque toumieelon DANS LE CADRE DE L'OPÉRATION GEORGES VANIER AMENAGEMENT PAYSAGER DES RESIDENCES DES SEIGNEURS AVIS IMPORTANT Cette soumleelon, dont l’ouverture était prévu# pour le 25 mal 1983, eet par lee préeentea annulée Service dae Travaux publics Module Parce — Jardin botanique 4101.rue Sherbrooke eet bureau 116 Quel que soit le mode d’expédition que le soumissionnaire choisit d’adopter, toute soumission doit, pour être validement reçue, se trouver physiquement le jour fixé pour son ouverture, entre les mains du secrétaire administratif à son bureau, chambre 415, Hôtel de Ville, 275 rue Notre-Dame ; est, Montréal, avant l'heure de midi.Les soumissions seront ouvertes à midi au bureau du greffier • de la Ville â la chambre 120 Hôtel de Ville Le Greffier, Marc Boyer, d.R Le 17 mal 1983 Le Devoir, mardi 17 mai 1983 Les Islanders entendent offrir dès ce soir une quatrième coupe Stanley à Al Arbour par Bernard Cyr UNIONDALE2, New York (PC) - Une photo datant de 1959 montrant Toe Blake tenant la coupe Stanley en compagnie de Marcel Bonin est affichée dans le vestiaire des Islanders de New York et elle est accompagnée d’une note de Bill Torrey, le directeur général.« Sur cette photo, on voit Toe Blake après qu’il eut mené le Canadien à une quatrième conquête de suite de la coupe.C’est à vous d’écrire une page d’histoire.Faisons en sorte que « Radar » (Al Arbour, l’instructeur des Islanders) se retrouve sur des photos semblables.Bonne chance, » dit la note.Les Islanders, forts d’une priorité de 3-0 sur les Oilers d’Fldmonton, tenteront ce soir de conquérir une quatrième coupe Stanley d’affilée Comme le Canadien l’a fait de 1956 à 1960 (cinq dé suite) et de 1976 à 1979 « De nous arracher quatre victoires de suite est une tâche pratiquement impossible pour les Oilers, disait hier le capitaine Denis Potvm après l’exercice des siens.Nous avons de meilleurs chevaux et nous avons hâte d’en finir.Toutefois, le match de demain (ce soir) n’est pas encore gagné les Oilers sont acculés au pied du mur et ils seront dangeureux « La vie m’a appris qu’il faut être patient Nous savons que les occasions de marquer des buts se présen teront et nous devons donc nous concentrer à arrêter l’adversaire Jesuischan ceux, je fais partie d’une équipe qui montre beaucoup de caractère.» D’autre part, il n’y avait aucun doute dans l’esprit de Potvm que les Islanders avaient remporté, samedi, un match crucial « Il y a une différence Fernando perd rarement son latin contre les Expos par Daniel Gaza de la Presse Canadienne La venue des Dodgers de Los Angeles ne présage rien de bon pour les Kxpos Dès le premier affrontement, les Dodgers enverront au monticule l’unique Fernando Valenzuela (4-2) Il n’y a donc pas là de quoi raviver une attaque fonctionnant au ralenti Contre les Expos, Fernando présente une fiche de cinq gains contre un seul revers et une moyenne de 1.95 point mérité en carrière II a alloué seulement 13 pomts en 60 manches La seule victome des Expos contre lui en saison régulière remonte au 30 avril 1982, alors qu’ils l’avaient emporté 4-2.« Ce ne sera pas facile, reconnaît le gérant Bill Virdon.Tout le monde en est bien conscient Mais on ne sait jamais ce qui peut arriver La concentration des frappeurs est parfois meilleure quand l’opposition est forte Je ne dis pas que c’est ce qui va se produire mais je l’espère » Si l’on jette un coup d’oeil aux statistiques des reguhers des Expos face à Fernando, on se demande davantage si ce n’est pas plutôt l’inverse qui se produit André Dawson n’a réussi que quatre coups sûrs en 26 présences ( 154) à ses.dé-pens.Gary Carter a fait pire que lui, ne recueillant que trois coups sûrs en 23 présences ( 130).Warren Cromar-tie, qui estime, semble-t-il, avoir toujours assez bien réussi contre le Mexicain, n'affiche qu’une moyenne de 176 (trois en 17).Al Oliver, enfm,présente un rendement légèrement inférieur à sa fiche, ayant obtenu trois coups sûrs en 11 présences (.273).Valenzuela a tenu en res- Roy Johnson a quitté l’hôpital Le voltigeur Roy Johnson a reçu hier son congé de l’hôpital où 11 suivait, depuis quatre semaines, une cure de désintoxication Johnson a rejoint les Aeros de Wichita, filiale AAA des Expos, mais son nom demeure sur la liste des blessés.Il s’entraînera en solitaire tant qu’il n’aura pas repris une forme physique adéquate Le bras droit du président John McHale, Jim Fanning, a conversé avec Johnson dimanche et il a indiqué que la réhabihtation de Johnson se déroule normalement « Il semblait en bonne forme », a dit Famung.Les Dodgers sont amvés à Montréal hier, dans la somée.Ayant eu congé eux aussi, ils n’ont pas eu à quitter inutilement la Côte du Pacifique dans la nuit de dimanche Le match du 8 mai dernier qui devait opposer les Expos aux Phillies de Philadelphie a officiellement été remis au 21 juin Cette rencontre débutera à 18 h 05, dans le cadre d’un programme double pect le coeur de l’alignement des Expos plus souvent qu’à son tour Tim Wallach a maintenu une moyenne de .318 sur ses offrandes (sept en 22), mais il n’a réussi aucun circuit Même chose pour Tim Rames (.304) qui a totalisé autant que coups sûrs que Wallach.Valenzuela paraît donc réserver ses meilleurs tirs pour les plus dangereux cogneurs Car, en réalité, seul Chris Speier parvient à lui faire perdre son .latin, frappant pour une moyenne de 333 en plus d’avoir réussi un circuit a ses dépens.Ce qui augure encore plus mal pour les FJxpos, c’est que Fernando n’a guère changé Il est bien sûr devenu papa le 30 septembre 1982 quand son épouse Linda a donné naissance à Fernando fils et il a rétréci son tour de taille de quelques centimètres avant le début du dernier camp d’entraînement.En outre, ses relations avec les journalistes sont toujours limitées aux conférences de presse qu’il donne après chaque match, dans le vestiaire des siens Et encore, la direction de Dodgers l’oblige à répondre aux questions par le biais d’un traducteur.Un seul autre joueur des ligues majeures a droit à pareil privilège et il s’agit de son coéquipier, Alejandro Pena.Cependant, même si il n’at-tire plus autant de spectateurs dans les divers stades du circmt (lors de la dermère visite des Expos à Los Angeles, seulement 40,000 spectateurs environ ont assisté au match, un dimanche, comparativement à 45,000 pour Burt tlooton le vendredi et 35,000 le samedi pour Bob Welch), son rythme est sensiblement le même depuis qu’il évolue dans les majeures A sa dermère sortie contre les Expos, le 10 avril, il leur avait infligé leur premier revers de la saison (3-0) et l’unique défaite de Steve Rogers.C’est lors de cette rencontre d’ailleurs que Woodie Fryman a effectué son dernier lancer et que Craig Brock, le successeur de Steve (îarvey, avait secoué sa torpeur en cognant un circuit de deux points.Dans le camp des Expos, on doit sûrement souhaiter que Valenzuela ne présente pas ses grosses bajoues au Stade olympique ce soir.Surtout Gary Carter, qui a été tenu en échec à ses 16 dermè-res présences au bâton.Rappel de Wallace Johnson Les Exfios ont rappelé hier Wallace Johnson de leur filiale des Aeros de Wichita de l’Association américaine.Johnson, qui évoluait principalement comme voltigeur de gauche pour les Aeros, est un Trappeur ambidextre, qui a conservé une moyenne au bâton de 246 à Wichita II remplace l’artilleur Dick Grapenthin sur la formation de la ligue majeure Grapenthin a é^té cédé, sous option, dimanche soir apres le match à St-Louis à la filiale de Wichita.énorme entre mener la série 3-0 et la mener 2-1.Si nous avions perdu samedi, nous aurions disputé demain un match à domicile contre l’équipe ayant présenté la meilleure fiche à l’étranger cette saison C’est comme si nous avions maintenant en main tous les as, dans une partie de cartes,» a-t-il dit « Probablement que nous ne penserons même pas à notre avance de 3-0, a déclaré pour sa part Bryan Trottier.Jouer pour une quatrième victoire c’est comme jouer dans le septième match d’une série.Il faut gagner.C’est la seule façon d’envisager la situation si on veut éviter un laisser-aller.» « Peu importe ce qui s’est passé avant, a ajouté Butch Gormg Nous voulons gagner tous les matches que nous jouons.Le prochain match est celui de demain soir et c’est celui-là que nous voulons gagner.« De repousser les assauts des Oilers en quatre matches n’a rien à vom avec notre soif de victoire.Une victoire demain signifiera tout simplement la fin de la saison et une autre conquête de la coupe pour nous.» D’autres joueurs des Islanders, comme Bob Nystrom, croit que le seul fait d’avoir à retourner à Edmonton pour un cinquième match, dans l’éventualité d’une défaite, sera suffisant pour les motiver.« Jeudi dernier, nous som mes rentrés à New York im médiatement après le match et nous sommes arrivés à 7 heures du matin Ce fut sans doute la pire en\ olée de ma carrière Je nous pouvais trouver le sommeil Juste à penser à la possibilité de retourner à Edmonton devrait suffire à nous motiver » Nystrom a aussi longuement parlé de la dynastie des Islanders « Cette équipe est formée de bons gars et nous sommes probablement en tram de dé truire le mythe qui veut que les bons gars terminent toujours derniers Je ne sais pas SI les gens se souviendront encore de moi quelques années après ma carrière, mais ils n’oubheront pas les Islanders.Lorsqu’on parlera de la grande équipe des Islanders, au début des années 80, j'aurai le privilège de dire que j’étais de cette équipe et que j’ai joué en compagnie de gars comme Mike Bossy, De ms Potvm et tous les autres « Nous nous sommes gagnés le respect de nos adversaires au fil des ans et je l’ai particulièrement senti au début de cette saison, simplement à voir la façon dont ils jouaient contre nous Lorsque vous occupez le sommet, tout le monde veut vous déloger » Pour ce quatrième match, les Oilers enverront vraisemblablement Grant Fuhr dans les füets Ligue Nationale Dimanche St Louis 4, Montréal 2 San Francisco 5, Cincinnati 2 Philadelphie 5, Chicago 3 Atlanta 9, Houston 4 Los Angeles 3, San Diego 2 New York à Pittsburgh, remis Hier San Francisco a Philadelphie, remis New York à Pittsburgh Aujourd'hui Atlanta, Perez (5-0) à Chicago, Rainey (3-3), 14 h 20 Los Angeles, Valenzuela (4- 2) à Montréal, Lea (2-1), 19 h 35 San Diego, Lollar (1-2) a New York, Seaver (2-2), 19 h 35 San Francisco, McGaffigan (2-3) à Philadelphie, Denny (3-2), 19 h 35 Cincinnati, Soto (4-2) à Pittsburgh, Candelaria (3- 3) , 19 h 35 Houston, Niekro (1-3) à St-Louis, Forsch (2-3), 20 h 35 POUR VOUS MESSIEURS LA REVUE ENFIN, DISPONIBLE EN KIOSQUE Les meneurs (Parties d’hier non comprises) pb CS moy.Dawson, Mtl 121 43 .355 Hendrick,S1L 99 35 354 Bench, Cm 130 43 331 Oester, Cm 130 43 331 Kennedy, SD 125 41 328 Hernendez, SL 116 38 328 Evans, SF 104 34 327 Cruz, Hou 138 45 326 Murphy, Atl 118 38 322 Hubbard, AU 109 35 321 Circuits: Murphy, Atlanta, 11, Guerrero, Los Angeles, 10, Evans, San Francisco, 9, Brock, Los Angeles, 7, Horner, Atlanta, 7, Schmidt, Philadelphie, 7, Hendrick, St-Louis, 7 Points produits: Murphy, Atlanta, 32, Kennedy, SD, 28, Hendrick, St-Louis, 26, Bench, Cincinnati, 26, Dawson, Montréal, 25 Lanceurs: Dravecky, San Diego, 6-1, Carlton, Philadelphie, 6-2, Perez, Atlanta, 5-0, McMurtry, Atlanta, 5-1, Rogers, Montréal, 5-1 Ligue Américaine Dimanche Chicago 7, New York 3 Boston 6.Milwaukee 1 Detroit 6, Kansas City 4 Texas 2, Baltimore 1 Minnesota 8, Californie 6 Oakland 3, Seattle 0 Toronto a Cleveland, remis Hier New York a Detroit Chicago à Baltimore Toronto à Milwaukee Cleveland au Texas Oakland au Minnesota Aujourd'hui New York, Howell (0-1) à Detroit, Morris (3-5), 19 h 35 Chicago, Lamp (3-2) à Baltimore, Boddicker (0-0), 19 h 35 Kansas City, Gura (4-3) à Boston, Tudor (1-2), 19 h 35 Toronto, Clancy (3-1) à Milwaukee, Caldwell (2-4), 20 h 30 Cleveland, Sutcliffe (5-1)'' au Texas, Matlack (2-1), 20 h 35 Oakland, Codiroli (3-2) au Minnesota, Williams (2-4), 20 h 35 Californie, Kison (4-1) à Seattle, Perry (2-4), 22 h 35 Les meneurs (Parties d'hisr non comprises) pb es moy.Carew, Cal 113 40 442 Brett, KC 95 40 421 Thornton, Cle 105 38 362 McRae, KC 107 38 355 Yount, Mil 119 42 353 Boggs, Bost 119 41 345 Ford, Bal 128 43 336 Hrbek, Mm 115 38 330 Oglivie, Mil 104 34 327 Trillo, Cle 86 28 326 Circuits: DeCinces, Californie, 10, Brett, Kansas City, 9, Lynn, Californie, 7.Wmfield, New York, 7, Yount, Milwaukee, 7 Les trappeurs pb Cl PP oc moy.Blackwell 14 3 2 0 214 Carter 88 17 13 5 193 Cromartie 83 76 6 313 Dawton.121 43 25 5 356 Ftynn 86 20 S 0 233 Francorta 30 6 7 0 700 Little .92 23 11 0 750 Mills 8 2 0 0 250 Oirtf .117 34 13 2 291 Raines .122 33 13 0 770 Ramos .10 3 0 0 300 Sp«ef 49 11 4 0 774 WallMh 106 76 8 4 736 White 9 0 0 0 000 Wohlford .73 7 1 304 Bute volée: Raines, Cromartie, 3, Little, 2 9, Dawson, 3.Lee lanceurs ee ml pm rsb mpm Burns 0-2 181 5 13 250 Frymtn 04) 01 0 0 000 Gitptnttiin 0-1 40 4 3 900 Oullickion 34 467 21 28 405 LPS 2-1 347 13 22 336 Lsrch .(M 161 4 8 220 Rtirdon 1-1 160 6 11 380 Rogers .5-1 667 19 39 260 Sandsrson 3-3 371 20 26 467 Schsindst 1-0 117 2 7 1 54 Smim 0-2 137 6 8 395 Wslik 04) 71 2 3 7 45 Parties sauséss: don.2 Smith.3.Rear- Andre Dawson -chronique Une transfusion â de sang pour g ranimer les Expos o; par Richard Mile S La saison est encore jeune, trop jeune pour donner immédiatement le championnat aux Cards de St Louis Mais le balayage des Cards en quatre matchs, à St Louis, prouve indubitablement que l’arrivée de Bill Virdon à la barre des Expos ne suffira pas pour mener l’équipe à une participation à la Série mondiale Les Cards forment toujours une meilleure équipe que les Expos A l’attaque d’abord, où l’opportunisme des frappeurs est inversément proportionnel à celui des Expos, au monticule ensuite, où les Expos ont été limités à huit points en 41 manches à St- Louis, et au cha pitre des réservistes, où les Cards possèdent un net avantage sur les Expos Le gerant Whitey Herzog l’a d’ailleurs démontré au cours du week-end, se permettant de donner congé à Darrell Porter, le joueur par excellence de la Série mondiale 1982, et à George Hendrick, au deu xième rang des frappeurs de la Ligue nationale, der nère André Dawson N’en déplaise aux plus optimistes — et sans pour autant remettre en doute le jugement de Virdon qui estime que les Expos ont eu le malheur d’affronter une équipe affamée, vaincue à SIX reprises en huit matchs sur la Côte Ouest — les Expos accusent présentement les mêmes carences qui ont entraîné le non-renouvellement du contrat de Jim Fanmng, à la fin de la dermère saison Personne n’en doute, à Montréal comme à St Louis Les Expos possèdent le meilleur groupe de huit partants au baseball majeur Mais l’équijie souffre toujours d’un manque d’opportunisme chronique — qui aurait cru qu’Al Oliver puisse frapper dans sept double-jeux en 30 matchs — d’une faiblesse évidente en relève où Jeff Reardon demeure le seul « bras « de classe — Hendrick a frappé un tir de Bryn Smith, vendredi — et d’une lacune évidente sur le banc Tim Blackwell, notamment, l’adjoint de Gary Carter, n’a pu retirer un seul des 10 coureurs qui ont tenté de voler en l’absence du receveur régulier des Expos, au début du mois.Comble de malheur.Gary Carter connaît un début de saison inquiétant, et son enthousiasme, SI nécessaire à une équipe sans véritable leader, a considérablement diminué Qui sait, peut-être commence-t-il à ressentir le poids du surcroît de travail qu’on lui a imposé au cours des dermères années’’ Dimanche, les Expos ont pris une première décision, réduisant leur formation à 24 joueurs, un de moins que la limite permise, en cédant le jeune Dick Grapenthin à Wichita, où il aura l’occasion de lancer régulièrement Hier, les Expos ont rappelé Wallace Johnson au moment où le président et directeur général, John McHale, tentait d’obtenir un réserviste d’expérience, comme il l’a fait il y a quelques jours en obtenant le gaucher Chris Welsh, des Padres de San Diego Mais il y a plus La présente édition des Expos, comme celle de l’an dernier, ne fait pas d’étincelles Sans leader — Dawson, malgré son excellence, demeure trop discret et Carter, trop volubile — sans réserves suffisantes pour livrer à armes égales de longues batailles aux Cards, les Expos ont surtout besoin d’une transfusion de sang et ce ne sont pas de « petites » acquisitions, d’autres Jim Wohlford ou Chris Welsh, qui lui donneront les ressources nécessaires pour comporter le championnat S’ils forment la meilleure équipe sur le papier, ils demeurent bon deuxièmes sur le terrain et John McHale devra se résigner, pendant qu’il est encore temps, à effectuer un échange d'envergure pour lancer l’équipe vers les sommets C’est ce qu’avait d’ailleurs fait Whitey Herzog à son arrivée à St-Louis, n’hésitant pas à multipher les échanges pour viser le championnat — les Cards détenaient pourtant la meilleure moyenne offensive de la LN, sans pour autant l’emporter — et c’est ce que devra faire la direction des Expos dans les semaines à vemr On ne sait trop pourquoi — le spectre de l’échange de Ken Singleton et Mike Torrez en retour de Dave McNally et Rich Coggins, peut-être, ou la volonté d’obtenir un champion frappeur comme Oliver en retour d’un Parrish — mais la direction semble hésitante, comme SI les partisans de l'équipe ne pardonneraient pas un échange infructueux Les huées entendues l’an dernier et occasionnellement, cette saison, devraient pourtant servir d’indicateur Les partisans ne veulent plus du deuxième rang Ils visent le championnat, rien d’autres, dès cette année, et Ils n’accepteront plus de finir derrière les Pirates, les Phillies et les Cards Les Expos sont présentement à la croisée des chemins Le temps est venu d’agir et « la tentation de l’été » n’en sera alors que meilleure P.S.: Warren Cromartie frappe présentement pour une excellente moyenne de ,313 Sa valeur marchande est certainement à la hausse LIGUE NATIONALE Section Est g P PHILADELPHIE 17 12 ST-LOUIS 17 12 MONTRÉAL 15 PITTSBURGH 12 16 CHICAGO 11 20 NEW YORK 10 Section Ouest 20 LOS ANGELES 24 9 ATLANTA 22 11 SAN FRANCISCO 17 16 SAN DIEGO 15 19 HOUSTON 16 21 CINCINNATI 15 20 moy.dIH.586 — 586 — .500 2 429 4 355 7 333 7 LIGUE AMÉRICAINE Section Est g P BALTIMORE 19 13 BOSTON 18 13 TORONTO 17 13 MILWAUKEE 16 14 CLEVELAND 17 16 NEW YORK 15 17 DETROIT 14 Ssction Ouest 16 CALIFORNIE 18 15 TEXAS 17 15 OAKLAND 17 16 KANSAS CITY 14 15 MINNESOTA 15 19 CHICAGO 13 17 SEATTLE 12 24 moy.dut.594 — iscc^am Coupe Stanley (Finale 4 do 7) Mardi, 10 mal Islanders NY 2, Edmonton 0 Jeudi, 12 mal Islanders NY 6, Edmonton 3 Samedi, 14 mal Islanders 5.Edmonton 1 Ce aolr Edmonton 4 Islanders NY Jeudi Islanders NY 4 Edmonton.SI nécessaire Samedi Edmonton 4 Islanders NY, SI nécessaire Les meneurs b a pis Gretzky, Edm 12 25 37 Middleton.Bos 11 22 33 Pederson.Bos 14 18 32 Bourne.Isi 8 20 28 Bossy.Isl 16 8 24 Bourque, Bos 8 IS 23 Kurri Edm 7 15 22 B Sutter, Isl 10 11 21 D Sutter.lsl 9 12 21 Messier.Edm 14 6 20 Anderson, Edm 10 10 20 Polvin Isl 8 12 20 Troltier, Isl 7 11 18 Montréal, mardi 17 mai 1983 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa Directeur: Rédactrice en chef le 10 janvier 1910 Jean-Louis Roy Lise Bissonnette Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur Gilbert Brunet Directeur de l'information Pierre Loignon Directeur adjoint de l’information Denis Lord Directeur des services administratifs Michel Paradis Directeur de la publicité Marcel Payette La commode Europe Moins calculée, rentrevue que M.Trudeau vient d'accorder au Toronto Star sur la politique étrangère canadienne éclaire mieux que sa récente « lettre ouverte » les raisons de sa conversion aux missiles Cruise, plus précisément à notre participation à leur mise au point Accusé d’avoir perdu la mémoire de Cité Libre, de ses écrits assassins sur la politique nucléaire de son prédécesseur Lester B Pearson, de ses valeureux combats sur les piquets anti-guerre, le premier ministre se rebiffe ce n’est pas pour épouser la pobtique d’un Ronald Reagan qu’il a offert le territoire albertam aux vols d’essai des Cruise, mais pour contribuer à la sécurité de l’Europe, menacée par le déploiement sans cesse croissant, depuis 1977, des missiles SS-20 soviétiques.« Les euromissiles, dit-il, ce ne sont pas les Etats-Unis qui en ont besoin Ce sont les Européens qui les ont demandés.» A la limite, il suggérerait de protester contre eux plutôt que contre les Américains, encore que la solidarité atlantique lui semble dicter plus .simplement le raUiement M 'l'rudeau a raison de signaler que plusieurs gouvernements européens, dont certains socialistes, croient désormais sincèrement que leur sécurité pa.sse par ce genre de dissuasion.L’exemple de la Erance socialiste de .M.Mitterrand, qui tient fermement à sa propre force de frappe nucléaire, est en lui-même convaincant pour ceux qui sont portés à ne voir dans « l’équibbre de la terreur » qu’un autre visage de l’agressivité américaine Bombardés sans ces.se par une information venue surtout des Etats-Unis, sur ces questions, nous connaissons mal l’ampleur et les nuances du débat d’outre-Atlantique.Il y a, chez les Européens, un sentiment quotidien, physique, de la « menace soviétique », que les Canadiens, doucement isolés de leur côté de l’Oural, ne ressentiront jamais sauf crise majeure.Le même sentiment de siège permanent les mène toutelois à valoriser mieux que les Américains la nécessité de la « détente » qui a mauvaise presse aux Etats-Unis depuis que les « reagamens » l’ont rendue sy nonyme de faiblesse et de démission devant l’expansionnisme soviétique.Les gouvernements européens tiennent donc fermement à garder indissolublement liées les deux voies stratégiques qu’adoptait l’OTAN en 1979' négociations de désarmement avec l’URSS et déploiement européen vers la fm de 1983 si elles échouent La rhétorique terrifiante du président américain, son insistance irréaliste et encore récente sur le démantèlement total de la force de frappe soviétique comme condition d’un accord, ont toutefois donné aux opinions européennes d’excellentes raisons de croire que les USA souhaitent littéralement l’échec des négociations de Genève et ne tiennent, pour leurs propres fins belliqueuses, qu’au second volet de la strategie, le déploiement des missiles M Reagan, en somme, a lui-même contribué à miner la crédibilité de l’OTAN en Europe, de même que celle des gouvernements alliés.Avec l’affaire des Uruise, M Trudeau est en bonne voie de faire les Irais du simplisme moral et politique de son voisin, et de lui demander à son tour de se taire.Voilà pourquoi il se décide enfin, flirtant par là avec l’anti-améncanisme qu’il reprochait la veille aux pacifistes, à s’en prendre à l’analyse de M.Reagan Dans son entrevue avec le Toronto Star, le premier ministre récuse 1 ) le plus récent discours du président améncam sur « les forces du mal » qu’il situait exclusivement dans le camp soviétique, 2) la théorie américaine sur la possibilité de gagner une guerre nucléaire limitée, 3) le refus américain de concéder une « sphère d’influence » à l’Union soviétique.Et il se situe carrément dans le camp européen, disons presque finlandais, qui voit dans l’URSS « une grande puissance à traiter avec respect », dont on ne doit pas craindre l’influence culturelle, politique ou morale, mais simplement une menace militaire.Tout cela est d’une logique difficilement attaquable, et certes plus défendable que les mielleux voiles dont il l’enveloppe quand il se trouve à Washington.Mais au lieu de fournir leur chemin de Damas aux pacifistes, M.Trudeau jette ainsi encore plus de confusion sur sa décision d’accepter les essais du missile Cruise au Canada.Ce ne sont pas les Européens, ni même l’OTAN, qui lui ont demandé ces essais, mais l’administration Reagan.Rien, dans les obligations contractuelles du Canada à l’intérieur de l’Alliance atlantique, ne nous obhgeait à accepter.Plus encore, le missile dont le système de guidage sera testé en Alberta n’est pas un missile au sol, comme celui qu’on déploiera en Europe, mais sera lancé par un bombardier, et ferait ainsi partie du système intercontinental de défense proprement américain.Par conséquent, du système de défense canadien .11 est bien possible que cette logique plus égoïste ait présidé a la décision du gouvernement lYudeau, mais la franchise exigerait alors qu’on ne se cache pas derrière l’angoisse européenne pour camoufler la sienne.Tout se passe comme si M.Trudeau, après s’être engagé trop légèrement dans cette aventure, cherchait rétroactivement à lui trouver de la noblesse C’est, hélas, tout le drame de la politique étrangère sous sa houlette, une suite de velléités sans conséquences, par là vulnérable aux pires accidents.Dans la même entrevue au journal torontois, lancé avec enthousiasme dans sa nouvelle filière européenne, il nous annonce que l’équilibre du monde va changer, que le Canada va y jouer un rôle mais que nous n’avons malheureusement pas « chez les intellectuels, dans les universités, dans l’opinion publique, l’infrastructure nécessaire » pour que le Canada s’habitue à « jouer au sein de ce genre de ligue », Il a certainement en bonne partie raison.Le Canada vole en rase-mottes sur la scène internationale, et les Canadiens n’en dorment pas plus mal.Après quinze années de pouvoir, un premier ministre pédagogue et explorateur infatigable de la planète, obhgé à un tel constat, doit s’infliger une remarquable auto-criti-que.Le journaliste du Toronto 6'far semble avoir ou-bbé de la transcrire.— LISE BISSONNETTE Les orphelins de M.Axworthy À L’OCCASION de la présentation de son budget au comité parlementaire sur le Travail, la main-d’oeuvre et l’immigration, M Lloy Axworthy a fait pari d’un drôle de projet «humanitaire» Dans les notes de son discours, il écrit le 5 mai dernier .«J’ai demandé au personnel de l’Emploi et de l’Immigration d’élaborer un plan pour venir en aide aux enfants du Salvador qui étaient déplacés et qui avaient vu leur vie bouleversée par les conditions 1 tition mternationale (agriculture, industrie, tertiaire traditionnel) et le développement de nouveaux services (services aux entreprises, communications, santé, éducation, formation, culture, loisirs, etc).Cependant, cette double stratégie ne pourra réussir que si l’ensemble des partenaires économiques acceptent de se concerter en permanence et si l’on favorise un débat public et permanent sur l’informatisation de la société.Deux conditions qui supposent donc une maturité certaine des partenaires: entreprises, syndicats, coopératives et gouvernements.Le retard canadien — .\u Québec, 40 % de l’économie dépend des exportations, donc de la compétitivité et de la modernisation de plusieurs secteurs, souligne M.Benyahia.Si le Québec a des avantages comparatifs dans plusieurs domaines, comme les richesses naturelles, le transport, l’énergie et le tertiaire-moteur (bureautique notamment), la province part quand même avec des handicaps sérieux.Par exemple, le Canada vient au dernier rang des pays industrialisés quant à la possession de machines-outils à contrôle numérique.Autre exemple : bien des filiales de multinationales n’ont pas encore obtenu du siège social américain l’autorisation d’automatiser leurs installations.Le Canada et le Québec ont, bien sûr, quelques entreprises exemplaires qui ont su exercer un leadership.Ce leadership reste d’ailleurs à’ consolider et à développer davantage.M.Benyahia cite ici les simulateurs de vol d’Air Canada (qui attirent des gens des quatre continents), la bureautique (où l’entreprise montréalaise AES Data domine ses concurrentes canadiennes), la télédétection des ressources minières où une expertise canadienne s’imposerait pour les régions inaccessibles.Règle générale, toutefois, à cause de la petite taille de son marché, notre pays sait mal appliquer et commercialiser ses inventions: « alors que le Canada est relativement pionnier dans l’ingénierie de conception, il est beaucoup moins fort en ingénierie d’application», remarque M.Benyahia.« Par exemple, on a su créer le Télidon mais on sait très mal en faire des utilisations multiples.On en est encore au stade de l’expérimentation, contrairement au système Vidéotex en France et en Angleterre »., L’introduction de l’informatique dans la vie professionnelle et dans la vie privée de la majorité des Québécois donnera l’occasion de repenser la place de la technologie dans la formation.Il faudra apprendre à utiliser les micro-ordinateurs comme on a appris il y a quelques décennies à conduire des voitures.Autonomie de l’éducation — « A cause du nombre et de la diversité des technologies nouvelles, il ne faudrait pas que le système d’éducation soit connplètement subordonné au système technologique », estime M.Benyahia qui invoque plusieurs raisons : — Il y a décalage dans le temps entre l’apparition des technologies et la sortie des diplômés.Les technologies se renouvellent dans le court et le moyen terme alors que le système éducatif fonctionne pour le moyen et le long terme.La vitesse de pénétration de l’informatique aggrave encore ce problème de planification.— Dans une société informatisée, il est encore plus souhaitable que le système d’éducation garde sa mission à long terme.Car cette technologie requiert de plus en plus une main d’oeuvre à peine semi-qualifiée (techniciens).Non seulement ce personnel sera-t-il très vulnérable et obligé d’apprendre plusieurs langages informatiques mais, qualitativement parlant, les profils de carrière offriront peu d’intérêt pour les jeunes.« Avec la mouvance des technologies et des tâches, la stabilité de l’emploi est un concept qui n’a pratiquement plus de signification », estime même M.Benyahia.— Seule l’éducation permanente garantira un profil de carrière intéressant.Qui devra la prendre en main?La formation sur le tas, dans l’entreprise, comme ce fut le cas pour les ingénieurs-maison de la décennie 70, augmente encore la vulnérabilité de l’employé.M.Be-nyahia privilégie donc plutôt la liaison entre l’éducation et l’industrie, dont le Massa-chusset Institute of Technology ( MIT) est le grand modèle pour runiversilé.Actuellement, malgré les programmes développés par FIN RS pour des grandes entreprises et malgré le système « coopératif » (c’est-à-dire avec des stages en cours de formation) de l’Université de Sherbrooke, le lien université-entreprise reste l’exception.Intéressant pour l’entreprise à condition que le personnel ne soit pas attiré chez un concurrent dès qu’il a terminé sa formation, ce système devient de plus en plus contraignant pour l’employé: la formation est ultra-spécialisée et le travailleur doit par exemple signer un contrat qui le lie pour cinq ans, avec obligation de rembourser les frais de formation en cas de départ prématuré.On a en effet vu dans la Silicon Val ley et, plus près de nous à Bromont, des entreprises se voler leurs employés les plus compéteiilH.Même les l’ME doivent penser à la formation permanente.Si les petites entreprises se limiteront à l’informatique de gestion grâce à un micro-ordinateur, les moyennes entreprises doivent parfois songer à introduire en douceur des robots ou des mactiines à contrôle électronique.Chez II’L (In-du.rtries provinciales Liée) à Saint-Damien-de-Belle-chas.se, on a entamé l’installation d’équipements très sophistiqués et on implantera en 1984 des machines à injection de plastique à contrôle électronique.En collaboration avec le Cegep de Lévis-Lauzon, la formation des contremaîtres a débuté cette année et celle du le personnel technique de base devrait commencer en .septembr e.« Nous avions déjà des jiro-giammes de formation à l’intérieur de l’entrepn.se.Ce qui est nouveau, dans ce cas-ci, c’est la nécessité de mieux planifier: on entre dans un Suite à la page 15 / TOUTES LES 4 SECONDES.Toutes les quatre secondes s'envole, quelque part dans le monde, un avion propulsé par des moteurs Pratt & Whitney conçus et fabriqués ici, à Longueuil.Dans plus de 130 pays, des milliers d'aéronefs —avions d'affaires, avions régionaux, avions agricoles et hélicoptères—sont équipés de turbo-propulseurs PT6 ou de turboréacteurs JT15D.Et cette année, nous lançons notre tout nouveau moteur: le PW100.Bientôt.un envol toutes les trois secondesi UNITED TECHNOLOQIES PRATTAWHITNIY CANADA '¦m.¦ -i 'w'' y' .J 4^3 40 'À*. 12 Le Devoir, mardi 17 mai 1983 UNE FORMATION POUR DEMAIN V - Pourquoi enseigner les sciences à l’école?GILLES PROVOST À l’KINK deux des 250 manuels utilisés dans les cours de sciences de niveau primaire ou secondaire au Canada mentionnent (très brièvement) l’impact social et économique de l'électronique ou de l’informatique.Kn pratique, dans les écoles, les professeurs de science ne parlent à peu près jamais des professions scientifiques ou des besoins technologiques propres au Canada.Au mieux, ces préoccupations viennent au dixième rang dans l’ordre de leurs priorités.¦ Au Québec, deux enseignants du secondaire sur trois (neuf sur dix au primaire) n’ont jamais gagné leur vie autrement qu’en enseignant.Ils n’ont donc aucune expérience personnelle de l'industrie et de ses besoins.Ailleurs au Canada, les professeurs de science semblent avoir une expérience plus diversifiée: la moyenne nationale des « enseignants pure-laine » tombe à 75 % au primaire et à 40 % au secondaire.¦ Kn\'iron 90 % des professeurs du secondaire estiment que l’industrie devrait intervenir davantage dans l’enseignement des sciences.Par contre, quelque 40% d’entre eux disent n’avoir jamais eu te moindre contact avec l’industrie, même pour se taire payer du matériel ou des activités ou encore pour obtenir de l’information sur les carrières possibles.(il ¦ Au niveau primaire, plus de 70 % des enseignant(e)s n’ont suivi aucun cours de science depuis qu’ils ont eux-mêmes quitté l’école secondaire.(Le tiers des professeurs de ce niveau, d’ailleurs, préfèrent ne pas enseigner de science, s’ils ont le choix.) Même au premier cycle du secondaire, un enseigant de science sur trois n’a reçu au- cun cours post-secondaire de mathématique ou de science.Voilà quelques données inédites issues de la première étude jamais effectuée sur l’enseignement des sciences au Canada, d’une mer à l’autre.Elles ont été compilées par le Conseil des Sciences du Canada dans le cadre d’un projet conjoint avec le Conseil des ministres de l’Education du pays.Le rapport final n’est pas encore disponible mais le Conseil a décidé d’intégrer les réactions du milieu à son rapport, ce qui l’a obligé à faire circuler de nombreux exemplaires d’un rapport intérimaire.(Ce document doit d’ailleurs servir de base à un forum qui réunira une quarantaine de participants québécois à Montréal, lundi prochain.) Chapeau!— « Au début de l’étude, j’étais très critique à l’égard des professeurs de science, avoue le coordonnateur national de l’étude M.Jean-Pascal Souque.Ils me paraissaient insensibles aux enjeux actuels et très conservateurs.Maintenant, par contre, je suis émerveillé de voir que des individus puissent simplement survivre en maintenant un minimum de discipline dans une classe de science au niveau secondaire.Je les admire de parvenir à inculquer tant de choses aux jeunes, compte tenu des contraintes auxquelles ils doivent faire face.» « Bien sûr, il subsiste un gouffre insondable entre les magnifiques objectifs pédagogiques des divers ministères de l’Education et ce qui se vit réellement dans la classe.Cependant, je pense qu’on demande beaucoup trop aux professeurs de science.Ils ne peuvent pas atteindre autant d’objectifs différents en même temps.» C’est justement à ce point que le débat devient intéressant, poursuit-il.Maintenant, on va cesser de pelleter des nuages et on va pouvoir discuter avec tous les intéressés en tenant compte des contraintes réelles.Maintenant, on va pouvoir voir ce qu’il est Qu’est-ce donc qui rebute tant les filles?RENÉE ROWAN ET GILLES PROVOST Au CANADA, les filles constituent moins de 25 % de la clientèle des cours de physique, dans les écoles .secondaires.Au Québec, pourtant, on con.slate un équilibre sexuel presque par- fait en sciences, au secondaire IV.Ces statistiques seraient réjouissantes si la répartition des garçons et des filles ne changeait du tout au tout dès l'arrivée au cégep, en sciences pures et en techniques physiques.« Au niveau collégial, note Mme Céline Beaudet dans un document du ministère de l’Education, les filles ne représentent que 21 % de la clientèle des sciences pures et appliquées; celle des programmes de techniques physiques est composée à 91 % de garçons .» Le ministère de l’Education cherche toujours à comprendre le phénomène.Pourquoi les filles boudent-elles les carrières scientifiques et technologiques, même quand elles obtiennent des résultats scolaires satisfaisants?Ce faisant, elles éliminent plusieurs possibilités de carrières moins traditionnelles.Pour trouver réponse à ce « mystère », la Coordination Institut du cinéma En cette journée mondiale des communications, l’I.Q.C.rend hommage aux artisans du cinéma qui contribuent à enrichir la mémoire collective du peuple québécois.Cégep dE PRuiviiviONdvillE LA TECHNOLOGIE DE L’ESTIMATION ET DE L’ÉVALUATION FONCIÈRE 221.04 Ce message vous intéressera sûrement si vous vous appelez — Évaluateurs agréés — Banques et Caisses Populaires — Municipalités — Bureau d'ingénieurs et d’architectes — Fonction Publique — Entreprises de matériaux de — Entrepreneur en construction construction Le(la) technicien(ne) que nous formons est capable au terme de ses études collégiales - de faire une étude détaillée (quantité, coût, etc) d'un protêt de construction, é partir des plans et devis ¦ d'évaluer l'état d'une résidence et d’en informer un éventuel acheteur La formation Au cours de sa formation, l’étudiantfe) s’initie.— aux sciences graphiques — A la lecture de plans et devis — au dessin d'architecture — A la topographie — A la topométrie — de rechercher la valeur marchande de propriétés résidentielles, commerciales ou industrielles, pour des fins de taxation municipale, des fins hypothécaires ou encore d'expropriation — de surveiller l'exécution de travaux de construction — aux matériaux de construction — la mécanique du bâtiment — au droit immobilier — aux mathématiques — A l’estimation et A l’évaluation Pour touto irtformation aupplémantair» Aômtat-vou» au Cégap de Drummoridvilla, à M.Yvon BIbaau.Pour vos baaoma de main d'oauvra, damandai M.Alain Klrouac 819-478-4671 —Congrès efficace — Vacances inoubliables— .NOUVEAU*^ à la condition féminine du ministère entreprend ces jours- ci une recherche exploratoire auprès d’un petit groupe d’élèves de secondaire V, à la polyvalente de Charlesbourg, en'banheue de Québec.Sous forme d’entrevues dirigées d’une demi-heure chacune, on interrogera dix filles et dix garçons, dans l’espoir de mieux cerner l’ail il ude des filles à l’égard des sciences.Le mystère s’épaissit encore si on examine à cet égard les résultats préliminaires d’une formidable étude que le Conseil des Sciences du Canada effectue en ce moment auprès de 4,200 professeurs de science de l’élémentaire et du secondaire, dans 879 écoles des douze provinces et Territoires du pays.Cette étude démontre que les enseignants, pour leur part, ne voient aucune différence de motivation ou d’aptitudes entre garçons et filles, en science.Au primaire, 11 % des enseignants notent un surplus de motivation chez les garçons et 3 % le situent plutôt chez les filles.Tous les autres ne notent aucune différence.Côté aptitudes, le score est exactement égal.Au premier cycle du secondaire, les deux sexes sont sur un pied d’égalité tandis qu’au second cycle, les filles manifestent même un peu plus d’intérêt que les garçons ( même si elles ne semblent pas avoir d’aptitudes supérieures): 22 % des enseignants estiment que les filles sont plus motivées tandis que seulement 8 % optent pour les garçons.Encore ici, la majorité ne discerne aucune différence.Les chiffres obtenus ne permettent d’ailleurs pas d’identifier de biais clair en fonction du sexe de l’enseignant interrogé: Parfois, les femmes ont tendance à trouver que les garçons sont plus motivés alors que la tendance se renverse à d’autres niveaux d’étude.De la même façon que le^ filles du Québec semblent plus attirées par les sciences que celles des autres provinces, de même, l'évaluation des enseignants québécois diffère aus.si un peu de celle de leurs collègues : plus du tiers des enseignants québé cois estiment que les filles manifestent plus d'intérêt que les garçons pour les sciences, au second cycle du secondaire.A peine 4% osent accorder ravantage aux garçons.Cela ne fait qu'épaissir le mvslère: pourquoi donc les filles abandonnent-elles massivement ces matières dès le collégial?possible de changer.et comment.« Une chose qui nous a frappé, ajoute Janet Fergus-son (une autre membre du comité de direction de l'étude), c’est que l’enseignement des sciences est avant tout destuié aux jeunes qui se destinent à l’universite.On insiste presque uniquement sur le contenu théorique et sur la solution de problèmes chiffrés.Le principal sujet d’intérêt, pour le jeune, c’est qu’il s’agit d’un prérequis s’il veut avoir accès aux degrés supérieurs.Pourtant, 95% des jeunes du secondaire n’iront jamais à l’université.» « A quoi servent donc les cours de science, pour les autres?» « Ceci nous amène à demander de quoi les jeunes d’aujourd’hui ont vraiment besoin, comme formation scientifique.Quelle devrait être la formation générale?De quoi les futurs universitaires ont-ils besoin, en plus?» «Made in USA» — Le problème, dit-elle, c’est que le Canada calque sa formation scientifique sur celle des Etats-Unis, d’où viennent la-plupart des manuels.Or, nous n’avons pas ici la même gamme d’industries à haute technologie.C’est pour çà que l’on se retrouve avec des maîtres ès sciences en chômage.Il n’y a pas de lien entre les besoins reels du pays et l’enseignement.On a eu trop confiance dans nos richesses naturelles « inépuisables ».Maintenant, on se trouve démunis face à la concurrence du Tiers-Monde qui utilise une meilleure technologie ainsi qu’une main d’oeuvre à bon marché.Or, on n’a pas formé d’experts pour relever ce défi.« Il y a pourtant une prise de conscience à cet égard.Déjà nos premières rencontres de consultation sur le rapport préliminaire ont montré que les enseignants seraient intéressés à des périodes de recyclage dans l’industrie, à l’occasion d’années sabbatiques par exemple.» Incidemment, une majorité écrasante d’enseignants juge que le système de perfectionnement actuel est inefficace ou inexistant.Cette constatation est d’autant plus inquiétante que les professeurs les plus âgés sont aussi les moins formés et les moins sensibles aux nouvelles perspectives.« Il va absolument falloir que les autorités scolaires s’inquiè-Sulte à la page 15 VILLAS SPACIEUSES, 175 CHAMBRES & SUITES FAMILIALES Piscine intérieure, bains sauna et tourbillon salle de jeu, 20 salles de réunion et de banquet (jusqu'à 300 personnes) Haute cuisine — Soupers dansants — Brunch musical le dimanche Équitation — tennis — cabane à sucre — billard — ping-pong — etc.A proximité: Parc historique national Louis Saint-Laurent, nombreux golfs Forfaits: Fin de semaine vendredi souper, samedi tous les repas, dimanche brunch Chambre, taxes et services 110$* Aussi Plan européen à partir de 25$ par jour* Fin de semaine 20, 21, 22 niai CLINIQUE D’INTRODUCTION: L’ORDINATEUR FAMILIAL Initiation au langage BASIC — travaux pratiques de programmation sur micro-ordinateur — jeux vidéo Projection — choisir son propre ordinateur — etc.Demandez le programme complet (1-800-567-3420) Adultes 50$, enfant de 8 à 18 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ya dix ans, Ids ( iiK| principaux nKidicaniduts d'ordonnancd (juc Idn connaît aiijoui (1 hui udxistaidul pascncorcdldans moins d une di'iccnnic, jilusidurs des in('” ' îs plus ulilis('is main- Sans tenant seront d('ijà rcmplaciis par _ _ dautros plus (iliicacds.proynîs de la pharniH-llDUPiGfVlK, collKirapid ont .yrande- Ç nient dontrihiuià la (|ualit('idds I soins au (lanada.La rechenlhe P^^^^''i^^n(;duti(|U(i a donc iino importance pniporukirantd dans le maintien de la sanU'i cluiz noîis.(Lest ce (jui fait la l'ierUide Merck Frosst, ehet de file dans le domaine delà recherche pharmaceutkiue.•î-î MF MERCK FROSST CANADA INC.KIAKlANO OUtBEC La tvcherche d'aukHirJ'hui au serviev de la IhèratX’iiliQue de demain A9C A3.-B r Le Devoir, mardi 17 mai 1983 13 UNE FORMATION POUR DEMAIN Le Québec a peine à recruter des «cerveaux» GILLES PROVOST ~AMAIS le Québec ne pourra négocier le vi-'^Tage technologique sans recruter un grand nombre de Spécialistes à l’étranger II s’àgit là d’une réabté inéluc-taoie Malheureusement, Québec persiste à attirer les mouches avec du vinaigre alors que les meilleurs chercheurs sont l’objet d’une véritable chasse a l’homme à l’échelle internationale Voilà le sombre bilan que traçait récemment pour LE DEVOIR M Alain Brosseau, directeur du centre Recherche Bell-Northern(RBN), à l’Ile-des-Soeurs Même si nos politiciens aiment bien répéter que la forte scolarisation de la mam-d’oeuvre québécoise représente un atout majeur pour le virage technologique, la réabté est beaucoup moins réjouissante, selon lui « Depuis la Révolution tranquille, la plupart des centres de recherche du Québec ont bâti leur renommée en bonne partie sur une main-d’oeuvre scientifique d’origine étrangère, dit-il Encore maintenant, nos universités ne décernent chaque année qu’une poignée de maîtrises et de doctorats dans les spécialités à haute technologie » « Il faut se rendre à l’évidence, dit-il la seule façon d’acquérir un leadership mondial dans une technologie de pointe, c’est de miser sur les meilleurs spéciabstes de la planète Certes, rien n’interdit que les perles rares soient québécoises mais notre taille démographique joue contre nous.Per capita, le Québec ne possède pas plus de génies que les autres (et il ne fait pas d’effort particulier pour favoriser leur émergence).À court terme, on n’a pas le choix, il faut miser sur le recrutement étranger, malgré la concurrence » Former nos spécialistes?— On ne peut pas compter sur notre système d’éducation pour former les spécialistes dont on a immédiatement besoin, dit-il II faudra d’abord un « virage psychologique » dès le mveau secondaire pour éveiller les jeunes à l’importance des techniques pour maintenir notre niveau de vie Et même SI ce changement se faisait dès maintenant, il faudrait ensuite des années avant de re-cueilbr « quelques gouttes de plus » au deuxième cycle universitaire Or, m l’industrie m la société québécoise ne pieu-vent attendre dix ans! Il faudrait aussi toute une réforme de notre système universitaire Sous prétexte de coupures, le gouvernement québécois sabre dans ses ressources essentielles, selon lui.Faute de financement et d’équipement, les universités considèrent comme un « mouton noir» l’étudiant qui se lance dans la technologie Elles peuvent former quatre comptables pour le même prix I A plus forte raison ne trouve-t-on pas ici l’aggressivité des institutions américaines qui font la cour aux jeunes les-plus prometteurs, à l’échelle internationale, enleur offrant des bourses spéciales et des emplois Même l’engouement ré- cent pour l’informatique aboutit à un cul-de-sac, dit-ü les universités n’ont pas le personnel requis pour enseigner Elle n’ont pas les moyens de concurrencer l’m-dustrie au niveau des salaires Finalement, seuls les « mordus de l’enseignement » restent en poste Or, il faudrait au contraire des profe-seurs familiers avec les besoins de l’industrie, capables de passer souvent d’un camp dans l’autre Recruter à l’étranger?— Dans ces conditions, dit-il, l’industrie n’a pas le choix, elle doit former elle-même ses spécialistes et, à titre intérimaire, elle doit miser sur le recrutement à l’étranger.« Malheureusement, ce recrutement se heurte en ce moment à des obstacles énormes.Le Québec n’est tout simplement pas concurrentiel sur le marché de l’emploi.» « La situation était différente, en 1974, quand nous avons créé notre laboratoire de l’Ile-des-Soeurs' nous avons recruté massivement à l’étranger pour créer un noyau de base, capable de générer une relève autochtone Il nous fallait des gens avec une solide expérience académique et industrielle, habitués à travailler à de nouveaux produits, capables de faire le tri des hypothèses pour ne pas perdre de temps dans des voies sans issue, déjà explorées ailleurs.» « Maintenant, nous pouvons dire avec fierté que la moitié de notre personnel est constituée de francophones que nous avons formés sur place, en groupant deux novices avec chaque chercheur d’expérience et en collaborant étroitement avec riNRS-Télécommunication.Pourtant, il serait irréaliste de vouloir accroître la proportion au delà de 70 %.Nous ne pourrons jamais negbger le recrutement étranger.» L’essentiel du recrutement étranger s’est fait en Grande-Bretagne, indique M Brosseau • l’Angleterre compte une forte proportion de chercheurs mal payés, selon nos critères II était donc facile de les aUécher Le recrutement a été plus difficile dans les pays fron-cophones parce que les chercheurs y sont mieux payés.Ils sont aussi beaucoup moins mobiles « Les sept ou huit que nous avons recrutés sont tous retournés dans leur pays au bout de quelques années Il y a là un trait culturel propre aux Français Ils sont très attachés à leur pays.» Le même phénomène joue au Québec, ce qui rend plus attrayante la formation sur place, reconnaît M.Brosseau: ces chercheurs sont peu enclins à s’expatrier.Et s’ils le font, ils ont tendance à revenir après avoir pris de l’expérience.La faible mobihté des Québécois prend même une coloration régionale- « Il nous est très difficile, par exemple, de recruter des diplômés de l’université de Sherbrooke.Cela tient en partie à leur expertise qui n^st pas tout à fait conforme à nos besoins (elle est plus centrée sur la micro-électronique) mais aussi à la volonté de ces finissants d’oeuvrer au développement de l’Estrie.Ils sont plus intéressés à travailler à Bromont qu’à Montréal' » Malheureusement, même La Technologie de l’éducation Concept, bases et application Marc Scholar Ministère de l’éducation du Québec Identification et évolution d’un corps disciplinaire jeune et en plein devenir • Construit théorique et pratique Les métiers et attentes du domaine 1983.200 p.LES PRESSES DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL C P 6128.Suce «A» Montréal (Québec) H3C 3J7 I 25,50$ Lo livri* poi cophonie ne suffit plus à contrer l’attirance de l’Ouest canadien et de l’Ontario, précise M Brosseau.Certes, un francophone hésitera à s’établir a Toronto mais il déménagera sans problème à Ottawa où le bilinguisme est plus visible Le tournant de 1976 — Les problèmes de recrutement sont surtout aigus depuis l’arrivée au pouvoir du Parti Québécois, en 1976, indique, avec une certaine gene M Brosseau «Jusqu’à ce moment, notre personnel avait connu une croissance accélérée mais, depuis, le recrutement a suffi à peine à combler les départs.Notre taux d’attrition est voisin de 33% par année' » Parmi les handicaps actuels auxquels il doit faire face, M Brosseau cite la taxation provinciale, les lois sur la langue française, le déplacement général des sièges sociaux et des centres de décision vers Ottawa et vers l’Ouest et la faible valeur du dollar canadien par rapport au dollar américam « La concurrence des autres provinces se fait sentir même au sein d’une entreprise comme la nôtre, dit-il Si nous organisons une campagne de recrutement en Europe, par exempte, je suis en compétition avec mes collègues des autres établissements pour attirer les mêmes personnes Or, cette concurrence est devenue si implacable et notre taux de succès SI faible que nous avons décidé de ne même plus participer à ces campagnes.Nous préférons faire du recrutement à la pièce, en faisant miroiter aux candidats exceptionnels l’intérêt du travail et la liberté qu’ils auront pour mener à terme les projets qui leur tiennent à coeur.» La deuxième corde sensible de ces spécialistes, c’est la perspective de promotions importantes Or, là encore, le petit laboratoire de l’Ile-des-Soeurs est défavorisé par rapport aux installations de recherches dix fois plus importantes que Bell-Northern maintient a Ottawa « Ici, je tente de retourner mon han- dicap à mon avantage, dit M Brosseau a\ec un petit sourire je souligne surtout la mobilité passée de mon personnel de recherche Je montre comment le fait de travailler dans une petite boite ne les a pas empêchés d’obtenir des promotions ailleurs' » Les considérations éco nomiques viennent au troisième rang, dit-il Elles ne sont pas sans importance pour autant Les étrangers accordent beaucoup d’importance à la faible valeur du dollar canadien par rapport au dollar américain Toute fois, il est relativement facile de leur montrer que la valeur d’achat réelle est sensiblement la même pour la plupart des biens de consommation courante On peut aussi insister sur les avantages sociaux plus attrayants au Canada (Assurance-maladie, etc) Taxes et langue — À l’égard de l’Ontario, c’est surtout le taux de taxation qui fait mal « Au mveau de salaires qui nous concerne ($50-60,000 par an), les taxes sont supérieures de 25 % au Québec Je comprends que M Parizeau voulait égahser la richesse II fait surtout payer les riches et allège plus qu’en Ontario le fardeau des petits contribuables C’est un objectif social défendable Toutefois, SI on veut aussi miser sur la haute technologie, on se retrouve en face de deux objectifs contradictoires Il faudrait met- tre en place un régime d’exemptions fiscales particu-her aux chercheurs • Déjà il existe un régime d’exception dans le domaine linguistique pmsque les chercheurs peuvent bénéficier pendant trois ans (renouvelable) d’une exemption qui leur permet d’envouyer leurs enfants à « l’école anglaise » Malheureusement, dit M Brosseau, ce privilège ne peut être confirmé concrètement avant que le chercheur n’ait déménagé ici Cela rajoute une incertitude supplémentaire, aussi faible soit-elle Curieusement, les contraintes linguistiques jouent surtout sur le conjoint, sou- ligne M Brosseau Les chercheurs sont en effet souvent mariés à des universitaires oudesprofessionnel(le)s Si le conjoint n’est pas bihngue, il a généralement de la difficulté à se trouver un emploi au Québec Cela diminue le revenu familial, provoque des tensions interpersonnelles et explique un certain nombre de départs vers des cieux plus cléments, dit il Il est parfaitement possible de contourner l’un ou l’autre de ces handicaps, s’empresse t-il de préciser Toutefois, il devient difficile de contrer à la fois toute cette série d’obstacles lorsqu’on cherche à recruter des spécialistes à qui tout le monde fait la cour On ne peut attirer des mouches avec du vinaigre' Selon lui, il faudrait que Québec examine de front le problème et aide davantage l’industrie à haute technologie Il faudra aussi repenser toute la politique de financement universitaire et modifier l’orientation scolaire des jeunes, dès le niveau primaire La matière grise est maintenant une ressource convoitée à l’échelle internationale et on ne peut plus se payer le luxe de confier nos emplois les plus productifs à des étrangers, alors que tant de Québécois sont en chômage INRS: Carrefour de huit centres de recherche universitaire au service du Québec Université du Québec Institut national de recherche scientifique éckiCcition L'ENSEIGNEMENT DES SCIENCES À L'UQAM Jacques Lefebvre Vice-doyen, Famille des sciences L'UQAM est active dans le domaine des sciences pures et appliquées depuis sa creation en 1969 En réponse aux besoins des divers milieux avec lesquels elle a établi et développé des liens nombreux et variés, l'UQAM a aménagé une programmation qui, au fil des ans, a couvert une abondante variété de disciplines et de champs d'études Elle entend poursuivre et accroître cet effort, dans le contexte d'un virage technologique que tant les gouvernements fédéral et provincial que les analystes et, en réalité, que chacun de nous pressentons comme déjà engagé et porteur de conséquences en bonne part enrichissantes mais dramatiques de par l'ampleur et la soudaineté de leurs effets sur notre vie quotidienne Un élément capital du plan triennal de l'UQAM pour les années 1982-1985 est la creation d'un nouvel axe, celui des sciences appliquées, s'ajoutant aux axes historiquement reconnus Un acquis important existait déjà en sciences appliquées, que la collectivité universitaire a décidé, dans un impressionnant consensus, d'amplifier par l'ajout et la réallocation de ressources dans tous les secteurs de l'institution, celui des sciences, au premier chef, mais aussi ceux des arts, de la formation des maîtres, des lettres, des sciences de la gestion et des sciences humaines Nous décrirons surtout les activités et les projets de la famille des sciences, mais il importe de signaler que ce nouvel axe est une "cause commune ' qui "prend quasi figure d'orientation" pour l'institution Des structures Au niveau des études de premier cycle, les modules ont l'imtiative de l'élaboration, de la gestion, de l'évaluation et de la modification des programmes Ils sont les organismes assurant aux étudiants l'encadrement requis pour leur cheminement dans les programmes ainsi qu'un heu privilégié de participation institutionnelle Chaque module est doté d'un ou de plusieurs conseils où siègent des professeurs et des étudiants, de façon paritaire, et auxquels peuvent participer des personnes de l'extérieur à titre de représentants du milieu professionnel et socio-économique Quant aux départements» ils sont les organismes de base de l'enseignement et de la recherche, c'est-à-dire ces organismes regroupent les professeurs, dispensant l'enseignement et supportant la recherche La famille des sciences compte (8) modules regroupant vingt et un (21) programmes distincts a l'interieur desquels on trouve souvent plusieurs options ou concentrations Globalement, sa programmation touche aux sciences pures, aux sciences appliquées et à l'enseignement des sciences Les modules de la famille des sciences commandent environ 90% des cours faisant partie de leurs programmes aux départements les plus directement apparentés chimie, mathématiques et informatique, physique, sciences biologiques, sciences de la terre Ces départements forment, avec les modules de la famille des sciences, ce que l'on appelle le secteur des sciences Les départements du secteur des sciences fournissent environ 25% de leurs activités d'enseignement aux programmes des modules des autres familles de l'UQAM Au niveau des programmes du deuxième cycle, les départements du secteur des sciences sont impliqués principalement dans les maîtrises en biologie, chimie, mathématiques (mathématiques fondamentales, mathématiques appliquées, enseignement des mathématiques), sciences de la terre, sciences de l'atmosphère, et sciences de l'environnement Un certificat de deuxième cycle en météorologie complète les programmes de maîtrise Enfin, au cours du plan triennal 1982-1985, l'UQAM, espère développer au moins un premier programme de doctorat en sciences Evolution de la famille des sciences L'importance relative de la famille des sciences quant aux études de premier cycle à l'UQAM a connu, si on la mesure d'après les clientèles étudiantes, une certaine stagnation en nombre absolu mais une baisse par rapport à d'autres familles à partir de 1969 (près de 17 % des étudiants de premier cycle étaient dans les programmes de la famille des sciences) jusqu’en 1978 (7%) Cela fut suivi d'une remontée graduelle et importante en 1982-1983,près de 13 % de la clientèle de premier cycle était inscrite à la famille des sciences Au cours des récentes années, de nouveaux programmes ont été implantés L'augmentation de clientèle se concentre surtout dans le baccalauréat en informatique de gestion et le certificat en informatique (plus de 1400 étudiants parmi les 3400 de la famille étaient inscrits dans ces deux programmes à la session d hiver 83) et dans d autres certificats environnement, microprocesseurs, enseignement des mathématiques et des sciences au primaire, écologie A cause des contraintes de ressources, l'UQAM a décidé de contingenter, à un niveau qui concilie l'importance des besoins et la qualité désirée de la formation dispensée, l'accès aux deux programmes d'informatique 350 nouveaux par année pour le baccalauréat, 400 pour le certificat Les conditions d'admission varient selon les divers programmes Elles exigent parfois des finissants des cégeps un profil particulier quant au diplôme d'études collégiales de type général ou professionnel Pour les adultes de 22 ans ou plus, on requiert des connaissances appropriées et une expérience pertinente souvent décrite en référence au milieu professionnel, de l'industrie ou de I enseignement Le pourcentage des étudiants de la famille des sciences qui poursuivaient leurs études à temps partiel est passé de 46 % en 1979 à 54% en 1982 Celui des étudiants, souvent à temps partiel, dans les programmes de certificats a augmenté considérablement, de 1 5 % à 42 %, au cours de la même période Les étudiants constituent environ 30 % de la clientèle Enfin, il est très important de préciser que presque tous les programmes en sciences peuvent être suivis aussi bien à temps partiel qu'à temps complet Développements prévus: Onze nouveaux certificats figurent au plan triennal 1982-1985 de la famille des sciences, dont six ont déjà reçu l'approbation de la Commission des études dans leur état final de projets analyse chimique, énergie, géologie appliquée, informatique appliquée à I enseignement, instrumentation, sciences et techniques de l'eau Après l'approbation du Conseil des études de l'Université du Québec et celle du Conseil d'administration de l'UQAM, ces programmes pourront être offerts dès l'année 1983-1984, certains ouvriront des I automne prochain Les certificats en géographie physique, en télécommunications, en santé et sécurité au travail, en robotique et en sciences physiques sont à des étapes diverses d'avis d'intention, d'avant-projets ou de projets Quant aux études avancées, il existe plusieurs hypothèses de développement, plus ou moins precises et concrètes selon les cas, impliquant pour la plupart une collaboration interdépartementale ou intersectorielle à I intérieur de l'UQAM ou une collaboration interinstitutionnelle maîtrise en informatique de gestion (département de mathématiques et d'informatique et département des sciences administratives), doctorat en ressources minérales (UQAM et Université du Québec à Chicoutimi), doctorat en sciences de l'environnement (interdisciplinaire) doctorat en mathématiques (inter-universitaire), maîtrise en sciences techniques Des développements sont sérieusement envisagés dans d'autres secteurs administratifs que celui des sciences, par exemple, une maîtrise en kinan-thropologie Si I on pense aux apports possibles des professeurs dans les domaines des communications, des sciences de la gestion des sciences humaines (philosophie, sociologie, psychologie ) etc , on se convainc assurément que les compétences et les efforts de personnes venant d'horizons différents devront être mis à contribution pour que, dans ce virage technologique, l'on conjugue l'efficacité et le souci de l'humain Une question en guise de conclusion Il appert qu'un peu partout dans le monde et en particulier au Québec, des investissements accrus de ressources humaines, matérielles et financières devront être consacrés au développement scientifique et technologique Toutes les institutions universitaires québécoises, à vocation générale ou spécialisée, sont concernées par les changements qui s'opèrent ou qui s'annoncent La collectivité de l'UQAM a d'ores et déjà indiqué, croyons-nous, sa volonté de faire sa part Ses activités passées et les projets nombreux qu'elle a et dont nous n avons donné, dans ce qui précède, qu'une vue incomplète, en témoignent La rationalisation et la réallocation des ressources, ici comme ailleurs permettront de consolider les réalisations existantes et d'entreprendre de nouvelles choses Mais l'octroi de ressources supplémentaires s'impose pour que les institutions, en particulier l'UQAM, soient à la hauteur des défis exigeants qui nous confrontent Aurons-nous ces ressources?La volonté du Gouvernement du Québec d'encourager le virage technologique doit se manifester aussi par une volonté de consentir aux établissements universitaires, les moyens de mettre en place les programmes d étude nécessaires PROGRAMMES DE 1er CYCLE OFFERTS A TEMPS PARTIEL A L'AUTOMNE 83 FAMILLE DES ARTS Programm«i d« btccilauréat * Baccalauréat d anaetgnamtni an muaiqué • Baccalauréat rn hiatoirt de l art FAMILLE DE FORMATION DES MAITRES Programmai da baccalauréat • Barraiauréat d «rducation au prétcolaira ét d amatgnamtni au pnmaira (lormatfon mittala) • Baccalauréat d éducation au préKota«ro ét d aniaignamant au primairt (parfar tionnamani) $ Baccalauréat d aniaigntinant an adaptation Kolairt formation mitxilei * Baccalauréat d aniaignamant an adaptation acolaira (parftriionnamtnti • Baccalauréat d antaignament an activité phéiiQua * Baccalauréat d tniéignainant protamonnai • Baccalauréat an inlormation icoiaira ét profaaiionnallé Programmas da canificat * Cartiticai da pramitr ctrcit an alpriabétiMtion* $ Cartificat da pramiar cycia an animation cutturaila * Céftdicat da pramiar eveta d aniai gnamani du français au pnmaira • Cartificat de premier cycle d enseï gnament da$ langues secondes • Certificat da premier cycle en français écrit • Certificat de premier cycle en étude du langage • Certificat dé premier cycle en terminologie Programmas da cartifieat • Certificat de premier cycle en adaptation Kolaire et sociale • Certificat de premier cycle au plein air • Certificat de premier cycle pour formateur d adultat en milieu scolaire • Certificat de premier cycle en pédagogie de I audio visuel • Certificat de premier cycle en scierites de I éducation FAMILLE DES LETTRES Programmes da baccalauréat • Baccalaureat d enseignement du français langue maternelle et des langues secondes • Baccalauréat en études littérales • Bai ( alauréat an linguistique FAMILLE DES SCIENCES Programmas da baccalauréat a Baccalauréat an biochimie • Baccalauréat en biologie • Baccalauréat d enséignament an biologie • Baccalauréat an chimia • Baccalauréat d enseignamerit an chimie • Baccalauréat en géographie physique • Baccalauréat en géologie • Baccalauréat en mathématiques • Baccalauréat d enseignement en mathématiques • Baccalauréat an physique • Baccalauréat d enseignement en physique • Baccalauréat d enseignement en électrot ethnique • Baccalauréat d enseignement en technologie de la mécanique Programmes de certificat • Certificat de premier cycle en analyse chimique* • Certificat de premier cycle en écologie • Certilicat dé premier cycle en énergie* • Certificat de premier cycle en enseï gnement des mathématiques et des Kiences au primaire • Certificat de premier cycle en géologie appliquée* • Certificai de premier i ycie en informa tique aiHiiiquee a l enseignement • • Certificat de premier cycle en instrumentation* • Certificat de premier cycle en méthodes quantitaiivés • Ctriiftcarde premier cycle en microprocesseurs • Certificat de premier cycle en sciences de l environnement • Certificat de premier tyrié en Kiences ét techniques de I eau * Université du Québec é Montréal FAMILLE DES SCIENCES DE LA GESTION Programmas da certificat • Certificat de premier cycle en affaires immobilières • Certificat de premier i yde en analyse financière • Certifii al da pramiar cycle en gestion dé la main d oeuvre • Certificat de premier i yde en gestion du personnel et des raiations du travail • Certificat de premier ryi la an gestion informatisée • Certificat de premier cycle an marketing FAMILLE DES SCIENCES HUMAINES Programmes de baccalauréat • Bacealaiiraat en économique • BéLCalauréai en géographie • Baccalauréat d enseignement en géographie • Baccalauréat en histoire • Baci alauréat d enseignement en histoire • Barraiauréat en philosophie • Baccalaureat en Kienr es politiques • Baccalauréat en relrgroiogie • Baccalauréat d enseignement en * Kiences religieuses • Baccalauréat an sociologie Programmes da cantfreat • certificat de premier cycle en archivistique* * Certilicat de premier cycle en administration des services publics * Certificat de premier cycle en archéologie * Certificat de premier cycle en économique * Certificat de premier cycle en édircation morale * Certificat de premier cycte en gest'on des poiiiiques scolaires * Certificat de premier cycle en gestion des services municipaut * Certificat de premier cycle an intervention psycho sociale * Ceriificét de premier cycle an Kiences sociales* * Programmés auacaptlMos d ouvre é I automne B3 Sout réserve de / •pptobttuofy des '/iifances eoncprné^n CONDITIONS O ADMISSION D*glôrt>éa du niveau ooffégial Mtaoir un DIC eu I équivalant Adulias posséder des connaisaan cas approprréaa une aupénerHa |u géa periirvenia ai être Agé d au moins vingt deu* (22| ans Data limite pour présenter une de demande d admissipn SESSION O Automne (aeptembra à décambre IMS! 1er luillet IMS Renseignements et formulaires d'admission Bureau du registraira Servtca de I admisston Université du Ûuédéc à Montrééi ?00 est rue Ste CetNenne Mentréel iQuébeci Tél (B14I 2B2 3121 B( déréme IBI 3104 Bt Jean 2B1 3103 Le Devoir, mardi 17 mai 1983 UNE FORMATION POUR DEMAIN « La collectivité québécoise doit se recycler MICHEL NORMANDIN Président du Conseil de la politique scientifique du Quebec II, \ A quelques jours, certains journaux reprenaient « à la une » les données d'un rapport confidentiel du gouvernement fédéral selon lequel les changements struct urel.s et technologiques élimineraient près de deux millions d'emplois au cours de la prochaine décennie.Cette diminution phénoménale ne représente qu'une des facettes de la révolution technologique dans laquelle tous les pays sont déjà engagés.Klle risque de causer des traumatismes d’autant plus sévères que les gens y seront moins préparés.De prime abord, il apparaît impossible d’en prévoir tous les effets avec précision.Il serait pourtant présomp-.tueux de fermer les yeux sur la situation sans tenter du moins d’identifier les scénarios possibles qui se dessinent pour notre .société: une certaine connaissance des enjeux est nécessaire à la recherche d’un véritable consensus national.Ce consensus doit s’établir entre des citoyens éclairés qui choisiront délibérément une avenue dont ils peuvent discerner autant les embûches que les promes.ses.Si la collectivité québécoise choisit de s’engager dans le Virage technologique el de tirer le meilleur parti d’une situation (ju’elle ne contrôle pas totalement, ce choix implique plusieurs exigences en matière de formation, compte tenu des caractéristiques de cette nouvelle société et de son impact sur nos manières d’être et sur nos valeurs.Chômage et recyclage — l,a principale conséquence qui louche l’imagination, c’est la disparition ou la transformation d’un nombre considérable d’emplois tra-ditionnels dans le secteur manufacturier et dans celui J/ des affaires et de la finance.Certaines éludes se montrent peut-être trop alarmistes mais il demeure certain que beaucoup de travailleurs seront directement touchés.Même s’il traumatise par .son ampleur, ce changement est nécessaire; le maintien de la compétitivité et la survie même de ces deux secteurs économiques passent inévitablement par une augmentation significative de leur productivité.Lorsqu’on a le choix entre la fermeture d’une entreprise ou la perte de ,00 % de ses emplois con-.sécutive à sa modernisation, la décision semble évidente.La recherche de nouvelles voies de production (en particulier dans les secteurs de haute technologie) requiert une main-d’oeuvre plus qualifiée et soulève la nécessité de réinsérer dans le marché du travail les travailleurs qui auront perdu leur emploi.Il faut perfectionner la main-d’oeuvre existante.Le partage de l’emploi — En de^pit du dynamisme des intéressés, les moyens mis en oeuvre seront sans doute insuffisants pour fournir à tous les travailleurs un emploi conforme aux normes actuelles.Il faudra introduire (et faire accepter) la notion de « partage ».Ce partage pourra se traduire par des heures de travail réduites, des semaines écourtées, des postes partagés et même par la retraite pro- ai NOUVELLES TECHNOLOGIES rllcs mn sont los conséqi pour los travoillouri •t los «ntroprisosT Le 1''juin, représentants syndicaux, chefs d’entreprises et administrateurs publics se rencontrent pour évaluer l'incidence des nouvelles technologies à partir de cas vécus et pour explo.rer les voies d'action - TECHNOLOGIE ET TRAVAIL UN VIRAGE HUMAIN Colloque de riNSTITUT NATIONAL DE PRODUCTIVITÉ Mercredi, le r juin 1983 Hôtel MÉRIDIEN, Montréal Pour information supplémentaire Catherine Escojido, INP (S14) 873-7601 ÜI NATIONAI, HF.I’RüITUC I IVIT F: CP 157.Succursale Desjardins I, Complexe Desjardins Montréal (Ouetiec) H5R 183 gressive ou anticipée.Le consensus national qui doit prévaloir dans ce choix de société exige que tous les citoyens acceptent les moyens qui permettront d’atteindre les objectifs retenus et de contrer leurs effets négatifs.Afin de réduire les affrontements qui ne manqueront pas de se produire lors de la mise en oeuvre, il faudra miser sur la concertation de tous.Cette mobilisation collective accentue, de façon évi- dente.le besoin fondamental de participation aux décisions, de décentralisation du pouvoir et de délégation de responsabilités.Klle réintroduit la véritable dimension de la démarche démocratique si le défi est abordé avec honnêteté et courage.L’excellence individuelle — L’application trop étroite des principes démocratiques, la sociahsation rapide de notre société et la bureaucratisation de nos structures ont favorisé une certaine atrophie des valeurs et un inévitable nivellement par la base.Par contre, les contraintes inhérentes au défi du virage technologique et au nouveau choix de société qui en découle vont permettre de revaloriser l’effort individuel et de reconnaître son importance dans ce contexte international hautement compétitif.Pour survivre et prospérer au sein de cette société nouvelle où la compétition s’annonce très dure et où la médiocrité sera balayée, il faudra favoriser en priorité la recherche de l’excellence et la rigueur de la démarche intellectuelle.Cette excellence et cette rigueur devront être appliquées aussi bien à la maîtrise et au développement des connaissances qu’à l’acquisi- tion des nouveaux modes de communication essentiels à une véritable participation : langages, symbolismes scientifiques, logiciels, etc.Peut-être aussi est-ce davantage en favorisant le développement de l’attrait pour l’acte créateur et pour la découverte, et en valorisant l’initiative individuelle qu’on amènera le citoyen à fournir une contribution vraiment personnelle à l’enrichissement collectif et à l’amélioration du sort de ses semblables.Ces impératifs peuvent paraître contraignants.Ils se traduiront néanmoins par une liberté accrue face aux choix personnels à envisager et aux avenues à privilégier.Ils amèneront une mobilité plus grande non seulement pour les déplacements physiques et sur sur le marché de l’emploi qu’au niveau moins conventionnel des produits de la pensée humaine.Un recyclage généralisé — Ce bref survol des effets de la révolution technologique sur le monde de l’emploi et sur notre système de valeurs permet de mieux identifier certaines des exigences qu’elle impose à la politique de formation.C’est la société toute entière qui doit être visée par une telle politique, sans dis- tinction d’âge ou d’origine sociale.Pour maintenir le dynamisme intellectuel de tous les citoyens, la Société doit s’assurer que la formation de base (qui leur a été dispensée à grands frais) sera constamment alimentée par une information culturelle et scientifique adéquate et accessible.On ne peut accepter que l’investissement considérable consenti pour le développement intellectuel de tous les membres de notre collectivité se déprécie à cause d’une politique à courte vue qui limiterait l’accès à ce type d’information ou à une formation complémentaire.Pour ces raisons et aussi parce que les pressions nouvelles du marché du travail leur imposeront de se recycler à plus ou moins brève échéance, les travailleurs de toutes catégories ont droit à des mécanismes de perfectionnement qui leur permettront de mieux tenir leur rôle dans la société.En contrepartie, ils devront eux-mêmes contribuer au fonctionnement de ces mécanismes, particulièrement au profit de leurs concitoyens plus dépourvus ou moins bien préparés.Davantage de sciences — La nouvelle société dans laquelle nous sommes déjà engagés impose également que l’on assure une formation mieux équilibrée à tous les niveaux du système d’enseignement.On ne peut accepter qu’un nombre élevé d’étudiants aient déjà à se recycler au terme d’un programme d’études « terminal».Toute nouvelle réforme pédagogique devra accorder une plus large part à l’enseignement des sciences et des mathématiques, insister davantage sur la qualité des contenus et faire preuve de plus de rigueur dans l’évalua-ton de l’acte éducatif lui-même, tant du côté de l’enseignant que du côté de l’enseigné.Il faudra également se montrer plus exigeant par rapport à l’apprentissage des divers moyens de communication.Si la valeur du contenu constitue l’élément essentiel d’un message, sa compréhension repose d’abord sur la façon de l’exprimer.Par ailleurs, notre souci de démocratisation des structures sociales nous a poussé à faire presque disparaître le traditionnel esprit de compétition en milieu scolaire et a favoriser, de façon excessive, le travail de ^oupe.On peut développer l’esprit de solidarité, la coopération et la fraternité entre les'liij;-mains sans négliger pour an tant l’importance de l’inllta'-tive individuelle et la recherche de l’excellence.Ce n’est pas en nivelant les forts et en éliminant les ambitiepx qu’on assurera l’avenir de nôtre collectivité, mais plutôt en leur apprenant à partager L’esprit critique — Dan^ même ordre d’idées, il lîôus faut reconnaître que le typç de société dans lequel noljs nous insérons de plus en plus profondément nous impose de répondre rapidement 'àux défis nouveaux qui nous sont lancés de toutes parts.Cëttê perpétuelle remise en cau'se des acquis doit s’appuyer sur des bases solides qui font largement appel à l’esprit d’analyse et de synthèse et à Tart de la critique.La préparation à ce mode de pem sée devra faire partie inlé-grante des objectifs de la formation.Si on accepte de favoriser l’esprit critique, il faudra savoir tirer profit de ces enseignements, particuüèreiherit à l’endroit des étudiants qui accèdent à l’université.On devra donc, à ce niveau, accorder une plus grande importance à l’apprentissage de la recherche et aux travaux qui en découlent et ce, même dans le cadre du 1er cyc|eoù Suite à la page 15 En période de crise, il est vital de: ¦ mieux contrôler vos coûts ¦ récupérer vos comptes sans délai ¦ réduire vos stocks ¦ avoir un accès rapide à l'information ¦ augmenter votre productivité .avec la téléinformatique nrnoi ini n Ul fl lUUl Bell Canada, le chef de file en téléinformatique, vous donne accès à tous les avantages de la gestion informatisée.sans les inconvénients! Bell ne vend pas d'ordinateurs.Avec les spécialistes en téléinformatique de Bell, tout se fait par transmission de données.Ainsi, nous pouvons accroître l'efficacité de votre entreprise en reliant ses différentes composantes (succursales, entrepôts, points de vente, etc.) à votre ordinateur.Nous pouvons aussi vous donner accès, en temps partagé, à des systèmes informatiques situés hors de votre entreprise.C'est cela, la téléinformatique: l'informatique "à distance".Votre PME possède probablement déjà l'équipement requis à la gestion informatisée, comme un système de traitement de données ou de textes, un télécopieur ou même un terminal.Tout ce qu'il vous manque, c'est l'expertise en téléinformatique de Bell.Avec une bonne gestion informatisée, vous aurez un meilleur contrôle des éléments-clés de votre entreprise: vos comptes à recevoir, vos stocks, votre liquidité, entre autres.De plus, vous serez en mesure de prendre rapidement les décisions stratégiques qui s'imposent.C'est la solution simple et abordable.Bell Canada, le chef de file en téléinformatique, vous offre toute une gamme de services répondant aux besoins et aux moyens des PME.C'est le temps, plus que jamais, d'en tirer profit! Appelez-nous, sans frais: 1-800-267-4747 Bell 1 Le Devoir, mardi 17 mai 1983 15 UNE FORMATION POUR DEMAIN Trop peu d’entreprises se soucient de leur capital humain EMPLOI et IMMIGRATION Le ministère canadien de l'Emploi et de l'immigration faisait récemment connaître l'inquiétude que lui inspire l'insouciance des entreprises canadiennes à l'égard de la planification de leurs ressources humaines.On trouvera ici des extraits de ce document.'U2i9£ DÈS l’économie se ravivera, on verra à la fois des employeurs lancer des campagnes de recrutement massif pour trouver des travailleurs dans les secteurs de pointe et, à la fois, des milliers de travailleurs non spécialisés faire la queue dans les Centres d’Emploi du Canada.Il y a là un problème alarmant.Rares sont les industries qui prennent la planification des ressources humaines au sérieux.La plupart des cadres supérieurs déclarent disent planifier leurs ressources humaines, mais bien peu étudient de près les répercussions à long terme de la tonnation, du recrutement, (Îp4’érosion ^es effectifs et (îe3’-adaptation de la main-(foelivre, * Cela pouvait se compren-ÿre.Iorsque la main-d’oeuvre spSçialisée était abondante.;¦ .s-:* • ' , rM que les emplois exigeaient un personnel moins qualifié et que l’on pouvait toujours compter sur l’immigration pour répondre aux besoins à court terme.Ces méthodes ne sont plus acceptables dans les années 1980, car le nombre de nouveaux travailleurs « traditionnels » (jeunes diplômés) diminue; les femmes, les membres des minorités et les personnes handicapées sont de plus en plus nombreux à se joindre à la population active; et l’immigration n’est plus une source de travailleurs aussi sûre puisque presque tous les métiers en pénurie de main-d’oeuvre au Canada le sont également à l’étranger.Les pouvoirs publics s’efforcent habituellement d’agir sur le marché du travail en mettant en oeuvre des mesures et des programmes publics.La Commission de l’emploi et de l’immigration du Canada (CEIC) va plus loin en encourageant et en aidant les entreprises à fixer leurs propres objectifs en matière de planification des ressources humaines.Elle a surtout encouragé tant les entreprises individuelles que des secteurs entiers d’activité à amorcer et à améliorer leur processus de planification des ressources humaines en leur fournissant des renseignements, en essayant de les sensibiliser à la question et en fournissant certaines mesures financières d’incitation.Par exemple, les chantiers navals de (îollingwood, en Ontario, ont fait appel au Service consultatif de la main-d’oeuvre pour élaborer un plan de ressources humaines qui a mis fin aux fréquents licenciements de centaines de travailleurs et a atténué les pénuries de personnel dans certains métiers-clés.Avec l’approbation de leur syndicat, les travailleurs ont pu acquérir de nouvelles connaissances et se recycler dans d’autres emplois.Il en a résulté une amélioration de la rentabilité de l’entreprise ainsi que des perspectives d’emploi et du moral des travailleurs.De même, la situation financière du Villa Hotel à Nanaimo (C.-B) s’est redressée lorsque la direction de l’hôtel et les représentants syndicaux ont siégé à un comité du SCM.Sous la direction de ce dernier, il a été possible de mettre le doigt sur les problèmes fondamentaux en 72 heures, et l’hôtel s’est lancé dans un programme de perfectionnement qui a été couronné de succès.Plusieurs industries canadiennes, représentant quelque 3,000 entreprises et plus de 430,000 personnes, sont visées par des ententes nationales de planification des ressources humaines.Les accords représentent un cadre de travail et fournissent une orientation générale pour établir une méthode de planification concertée à l’échelle de l’industrie.tk société de demain.9Ubç de la page 11 ^Draine complètement nou-\iau, dans une technologie rjpùvelle », a expUqué au Devoir- M.Edmond Bouchard, tabilité et la mobilité de la "'main-d’oeuvre.Le Canada a ^immédiatement relevé le ;;*défi: au cours des derniers "tnois, nous avons évalué Tu-•"tilité d’une politique techno-•togique.Une politique coordonnée Pour être efficace, elle H-doit être coordonnée aux po-^litiques économiques, fis-"X'ales et industrielles; Les ;^rogrès techniques sont le -Jouffle vital de nos indus-^tnes.Cette politique doit ÿiussi agir sur nos politiques Asociales et être influencée jpar elles: Elle affecte pro-ilondémenl l’emploi notre jèanté, notre environnement •Jet même notre mode de vie ïen général.Voilà pourquoi le Premier !îininistre a mis sur pied un ;ious-comité du Cabinet pour “le développement technologi-ÿ)ue, au sein duquel tous les -principaux ministères sont ^représentés.Ce comité a •Péjà défini les objectifs de la Apolitique canadienne de dé-•-veloppement technologique.4 — Le premier objectif est ;ile renforcer l’économie ca-jiadienne et d’aider à élabo-Arer, appliquer et diffuser les techniques les plus récentes.A; — En deuxieme lieu, nous A*vons l’intention de surveil-^er révolution technologique Apour que les Canadiens •Soient conscients des possi-Abilités aussi bien que des pro-jjjlèmes qui pourraient surgir.— Troisièmement, nous .devons nous assurer que les ¦^vantages issus du progrès technologique soient équita-•Plement partagés parmi les Aj’anadiens de toutes les ré-;^lons.— Enfin et surtout, nous Wevons favoriser la création •All’un climat social qui accorde la préférence à l’excel-_3ence, à la curiosité, à l’inno-dation et à la détermination, .^oilà nos garanties de réus-•Jite.‘•^ne politique de formation — En matière de main-d’œuvre, les principaux objectifs du gouvernement fédéral concernent notre aptitude à prévoir les répercussions de révolution technologique et à réduire au minimum les effets négatifs.Je suis per-.sjuadé que la plupart des gens Sueillent favorablement ! que les nouvelles tech-ues élimineront de nom-bréuses tâches fastidieuses et répétitives.J’ai tout lieu de croire que les gens attendent avec impatience les emplois intéressants et mieux rémunérés que créeront les nouvelles techniques.Le gouvernement est décidé à faire en sorte que tous les Canadiens bénéficient des progrès techniques.Il veut aussi que les travailleurs qui en subissent les effets négatifs reçoivent une aide appropriée au cours de la prériode d’adaptation.Nous voulons mettre les possibilités de formation et d’instruction à la disposition des Canadiens qui désirent participer activement au développement de la technologie.Le Canada aura un besoin croissant de chercheurs et de professionnels hautement qualifiés.De plus, comme la technologie est sujette à des changements rapides, ces travailleurs devront sans cesse se perfectionner.Voilà pourquoi, en guise d’appui à la formation, le Budget a affecté un montant additionnel de $155 milhons à des programmes de perfectionnement des ressources humaines.Cette année, les fonds de recyclage de la main-d’oeuvre destinés à une croissance économique significative se sont élevés à $1.2 milliard.Plus de 250,000 Canadiens en profiteront, des jeunes gens pour la moitié.En outre, on a augmenté de $60 millions le budget consacré à l’açphcationde la Loi sur les prêts aux étudiants.Aide aux syndicats — Notre politique technologique a aussi pour objectif d’appuyer les mécanismes de gestion de la main-d’oeuvre à tous les niveaux afin d’encourager une planification concertée de l’évolution technologique.Nous aiderons les syndicats à étudier et à régler les questions soulevées par cette évolution.Le gouvernement fédéral a approuvé un fonds de $10 millions au cours des deux prochaines années afin d’encourager le monde du Travail et des Affaires à mettre sur pied un Centre de productivité et de croissance de l’emploi.Mes collègues les ministres du Travail et de l’Expansion industrielle régionale entreprendront bientôt une série de consultations avec des groupes représentant le monde des Affaires et du lYavail afin de définir les lignes directrices de ce Centre.Par ailleurs, le secteur universitaire est un milieu-clé pour former le personnel de recherche dont nous aurons besoin si l’économie devient de plus en plus dépendante de la technologie.Il faut, bien sûr, conserver la capacité de recherche fondamentale des universités mais le gouvernement aimerait également encourager le noyau universitaire le plus utile à l’industrie.Au cours des deux prochaines années, le gouvernement canadien accordera une hausse de $27 millions au Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie pour aider la recherche universitaire et améliorer sa contribution au' développement technologique.Recherches conjointes — Cela aidera également les rapports entre les universités et l’industrie, confirmant les efforts que fait le Conseil pour encourager la recherche en génie et la collaboration entre universités et industrie.Au cours des deux prochaines années, le gouvernement fédéral dépensera $9 millions pour consolider les recherches conjointes industrie-université.Ces nouveaux crédits encourageront la concertation des universités et de l’in- dustrie et contribueront aussi au progrès technologique régional.Au gouvernement même, nous évaluerons dans quelle mesure nos recherches pourraient s’adapter davantage aux besoins de l’industrie.Dans le secteur des communications, mon collègue M.Francis Fox veut créer une société sans but lucratif qui effectuerait de la recherche et du développement en télécommunications, en technologie spatiale et en informatique.Il doit crer bientôt un groupe d’étude pour évaluer la viabihté du projet.En biotechnologies, le gou- vernement fédéral réserve $22 milions pour appliquer une stratégie nationale.Elle appuiera les efforts de tous ceux qui s’efforceront d’exploiter industriellement et commercialement ces technologies biologiques.La micro-électronique a aussi son importance.Nous créerons un premier fonds de $7.5 millions, en deux ans, afin d’appuyer la création d’un réseau canadien de conception micro-électronique informatisé qui incluera des postes d’essai de micro-cir-cuits intégrés à grande échelle ( Very Large Scale Intégration- VLSI).Environ trente universités devraient participer au réseau.Elles aideront à former la main-d’oeuvre essentielle à l’expansion de l’industrie électronique canadienne.La culture scientifique — Le succès de toutes nos initiatives dépend finalement de la sensibihsation du public aux sciences et à la technologie.Nous sommes à l’aube d’une ère où de nombreuses activités exigent qu’on soit à Taise avec les sciences, les mathématiques ou la technologie et qu’on les comprenne.Un nombre croissant de décisions pubhques et professionnelles exigent une sensibilisation et une famiha-rité avec les activités, les principes et les méthodes scientifiques et technologiques.Afin de promouvoir cette sensibilisation, le gouvernement fédéral instituera un fonds de $1.5 million.Le gouvernement parrainera aussi une conférence nationale sur « le Canada de demain », qui mettra l’accent sur la gestion efficace de révolution technologique, particulièrement en ce qu’elle affecte les travailleurs canadiens et l’industrie du pays.A MISEZ SUR TECHNOLOGIE COMPÉTITIVITÉ La technologie de pointe est en train de révolutionner la production industrielle dans le monde entier.Elle a des répercussions sur l’industrie et sur la main-d’oeuvre.C'est pourquoi nous avons préparé un colloque d’une journée en collaboration avec des sociétés qui ont appliqué avec succès cette technologie.Le colloque vise à aider d’autres entreprises canadiennes et leurs employés à s’adapter aux changements technologiques rapides.Il a pour thème «La technologie et la compétitivité» et aura lieu au printemps dans dix villes du pays.Conçu pour les décideurs, il porte principalement sur les applications pratiques et rentables des techniques de pointe dans la production industrielle.Lors du colloque, on s’attachera à considérer surtout les entreprises qui ont réussi à introduire les techniques modernes dans leurs usines.On vous renseignera sur les contributions accordées pour des études de faisabilité et pour l’implantation de la technologie de pointe dans votre entreprise.Ces contributions font partie de l’appui consenti par le gouvernement fédéral pour la l’accroissement de la productivité grâce à technologie.Ceux qui assisteront au colloque bénéficieront des conseils de professionnels en matière de haute technologie et de l’expérience des diverses entreprises qui ont réussi, de concert avec leurs employés, à intégrer cette technologie au sein de leurs entreprises.La journée que vous consacrerez au colloque peut vous être profitable.Misez sur la technologie et la compétitivité.Le colloque sur La technologie et la compétitivité se tiendra : Date .En droit : le 31 mai 1983 Université de Montréal Ecole Polytechnique 6' étage, amphithéâtre Montréal (Québec) Inscription : 8 h 30 Pour de plus amples renseignements, s’adresser au bureau suivant du ministère de l'Industrie et du Commerce et de l’Expansion économique régionale Tour de la Bourse 800, place Victoria, Bureau 3709, (C P 247).Montréal (Québec),H4Z 1E8 Tél (514) 283-4262 Canada 14^ Gouvernennent du Canada Industrie et Commerce et Expansion économique régionale Ministre Edward C Lumiey Government ot Canada Industry Trade and Commerce and Regional Economic Expanston À LA FINE POINTE DE LA TECHNOLOGIE À L'ÈRE DES SATELLITES L'histoire de la radiodiffusion canadienne via ies sateliites remonte au 9 novembre 1972.Dès 1972, lors de la mise sur orbite du satellite géostationnaire Anik A, la Société Radio-Canada louait trois canaux pour desservir dans les deux langues officielles toutes les régions du pays selon leur fuseau horàire respectif.L'évolution rapide de la technologie spatiale a permis depuis aux téléspectateurs canadiens l'accès instantané aux événements mondiaux, y compris les reportages faits sur les lieux par nos reporters.À L'ÈRE DES ÉCHANGES INTERNATIONAUX La Société Radio-Canada est membre depuis plusieurs années d'organismes de radiodiffusion internationaux.Toutefois, comme il existe trois systèmes différents de télévision, soit le système nord-américain NTSC 525 et les systèmes européens SECAM 625 et PAL 625, Radio-Canada a monté un centre de transcodage — Tun des rares au monde — qui lui permet de diffuser des émissions enregistrées selon Tun ou l'autre des trois systèmes.À L'ÈRE DU TÉLIDON La 5ociété Radio-Canada — conjointement avec le ministère des Communications et en collaboration avec l'industrie électronique canadienne — a entrepris une expérience en télétexte, soit la diffusion d'un magazine électronique d'une centaine de pages.Le projet nommé IRI5 (Information Retransmise Instantanément de la 5ource) constitue une première mondiale.Deux cents décodeurs de conception et de fabrication canadiennes ont été distribués dans des foyers de Montréal, de Toronto et de Calgary, pour participer aux essais de ce nouveau service.ANNEE MONDIALE DES COMMUNICATIONS WmiD COMMUNICATIONS TEAH ANO MUNOIAL DE LAS COMUNICACIONES « 1983 Société Ra(dio* Canada Canadian Broadcasting Corporation A L'ÈRE DU LASER, DE LA FIBRE OPTIQUE ET DU TRAITEMENT PAR LA TECHNOLOGIE NUMÉRIQUE L'avènement de ces technologies nouvelles telles que le disque numérique è lecture optique par faisceau laser, la transmission à distance des signaux radio et télévision par fibres optiques et l'enregistrement vidéo par le procédé numérique est en voie de révolutionner la radiodiffusion en améliorant la fidéiité du son et de l'image.Voilà quelques exemples qui illustrent le souci constant de la Société Radio-Canada de mettre la technologie de pointe au service de ses auditeurs et téléspectateurs. 18 ¦ Le Devoir, mardi lTéiII 17 mai 1983 Dofasco perd $1.37 l.a Bourse de Toronto a connu hier une journée plutôt 'ombre Les titres ont encaissé des pertes en grand nombre l.'indice composé des :i00 a perdu .Tl 01 points à 2,'100 S9 Le ^ olume des transactions a été de 9 3 millions d'actions échangées au regard de 10 3 millions vendredi II > a eu 292 titres [M'idants 107 gagnants et 177 inchangés Les 11 grou(H's ont cédé du terrain, celui des aurifères en télé, a\ ec un recul de 7.3 7.3 points à 4,906 47 Le groupe des ga?et pétroles a cédé 66 77 points à 3.4'24 62 Le secteur des sei \ ites financiers a encaissé un coup dur, avec 37 91 en moins à 1 941 12 l’ai mi les industrielles très actives, il y a eu Banque Ho vale, régres.sant de 1 1 9à $33 3 8, Dofasco A, de 1 3-9 à $46 1 4 Montréal 'I rusco A, de I 1 4 à $11 I 4, Daon Development de'24 cents à $2 4.3 et Cominco, de 1 à $5.3 1-2 .Mais Inqiei lal oïl a acquis 1-2 à $37.DRd Ltd A.$1 à $9 1 4, Superior .\cceptance 2.3 cents à $2 2.3, Lambda Mercan tile.3.3 cents à $1 90 et Strathcona Kesources, 7 cents à 4.3 cents Du côté des mines, steep Rock a reculé de 4 1-2 à $9 1-4, Kquitv Silver, de $1 à $16 3 9 et Teck Corp A.de 7 9à $14 3 9 Mais (lowganda Resources a ajouté 31 cents à $2 25 et Rio \lgom, de 1-4 à $47 1-4 Quant aux pétroles.Ram l’ete a abandonné 2 1-9 à $10 1 2.l’anCanadian Pete, 1 3 4 à $'27 et Coseka Re.sources, 40 cents à $3 90 Mais Sulpetro B a progressé de 35 cents à $.3 el \.samera Inc, de 3-9 à $34 1 9 Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE V«nf»t Kwf A G F M 4200 $11 AMCA tnt 11710 $26''ï AOti Pfce 1050 $23 Abitbi 10 475 $50 ¦ Acklonds 1095 $16-^ Adonoc M 0 1000 61 Aero E O IBIOO 41 A0OSSIZ 0 6500 200 Agnico E 10148 $19 < Agro ind A 300 $1?^ Akoilco O 100 100 Albany O 1500 125 Alt Energy 37668 $17'# Alt Enr A 7200 $32V# Al Enr 1125 1797 $39 Alto Not zS8 $26''4 Alcon 24198 $39'3 Alcon * 13175 $12''# Algomo St 5525 $30 3 ASiel D 500 $23 î Aile» 0 1000 62 Alum A 76000 $27 Alum l5t P 500 $25'4 Am Eagle o iiOO 170 Am Leduc 1000 37'/j Andrs WA f 650 $27’'# Ang CT 4 : z36 $21^4 Ang CT 265 100 $26''3 Ang CT 315 100 $3r2 Ang uOev o 4000 140 Anthes 23500 48 Arbor A 337 $10''J Arbor 8 t 137 $10'/2 Argus z5 $9^ Argus B Dr :S0 $26' ; Argus C pr 432 $5$ï Argyll o 3750 345 Asamero 84756 $34H Asbestos 1200 $12'4 Asoc Porc 0 2700 460 Astral t 4150 $7^ AtCO I I 3170 $9S$ Atco II 1325 $9'4 AtCO 11'} 4000 $32'} Atl C Cop 1400 150 Atlantis 0 39450 80 Atlas w 5000 7 Augmitto 0 1700 185 Ato Nord A 400 $10'/} BC Sugar A 615 $18''i BP Rel B 17190 $13'4 BP Res 7512 $24 Bachelor o 5800 $7Vt Bonister C 4600 $9'4 Bank BC 2040 $21’/} 11 11 25V# 25^ - ^4 22V» 23 - ''a 50 • 50 I 16 16'V« 4 61 61—4 40 41 -3 190 200 - 9 18'» 19 — '4 12’-} 13'} — '/} 100 100 -15 123 123 - 2 17'4 17’/}— '-4 32'4 32V** 4» 38 Va 39 * '/« 36'# 26'# 39 39'/} — V» 12’/| 12V# _ '4 30 301$ ?’# 23'/} 23'/} 62 62 26^4 26'/» * /a 25'4 25* 169 169 — 1 37'/} 37V2 27'/# 27'/# — '/» 2U.2IV4 26'/} 26'/} 31'/} 31'/} 135 140 * 10 45 46 * 4 lO'/j 10'}-V} 10'/} 10'/} 9V(.9V4 36 3 26'/} SV» SV» 340 345 - S 33'/# 34'# * V» 11 11 425 430 - 7'/4 7H f 9V» 9V» .1 9 9 32 32 - 145 150 f 77 80 4 7 7 - 175 IBS 4 10'/) lOW * 18 18 > 13''4 13'/4 23^4.24 7'/4 7V» 8'/# 9''4 * 2OV4 2OV4 - 6k BC 228 300 $24 « Bonk VitI 24006 $3iv« Bk Mti 285 5325 $35 : Bk Mtl 250 4100 $33 6k Mtl A 19300 $10^4 Bonk N S 17905 $43'} Bonkeno 0 3500 320 Bonkeno u 5000 445 Bonkeno *• 24346 60 Borbcon A too $5 Borrick 17687 184 Bosic Res OI6750 44 Bofon A t i50 $14V» Beauty Co 100 310 Bell Con 133015 $27'» Beil C pr 1750 $26Vi Bell I 80 440 $2IV4 Bell 1 96 510 $33'} Bell 2 05 12323 $27V4 Bell 2 70 15360 $31'/# Bl Howk 0 2500 22 Block Phot 750 $17 Bloke Res 0 MOO 35 Bluesky 9288 395 Bonra 0 300 415 Bow Voly 41686 $22'/# Bow VlY 7 6100 $84 4 Bow VIv 205 5800 $31'/} Bow viy 300see below Bow Vly R 12100 S7V4 Bralor Res 700 $6 Brolor 8 75 15600 $22 Bromolea 2950 $14 Brscode p 6502 $38’# Broscon A 5671 $313» Brscn 1981 300 $27'/} Brkwoter 0 14000 $14 Brenda M 3500 $16 Bright A 600 $21 Brinco 300 345 Brinco p 1510 470 BCFP 52850 $12’'4 BCFP or 140 $30 1 BC Res 37480 345 BC Res P 10000 $29'/} BC Phone 19904 $20’/# BCPh 4Vt D 2IS $433* BCPh 4 84 230 $13'/4 BCPh 5 15 z50 $50'/} BCPh 6 80 100 $18 BCP 10 16 D 300 $27 BCP 11 24 p 1200 $30 Broulan 6067 165 Brunswk 5252 $173» Budd Con 1450 $93^ 24 4 24 4 4 31 31'/# - 35 35'/} ^ 32V» 323.-93 Droits d auteur par Marie-Agnès Thellier TROIS-RIVIÈRES -Même si la région Mauricie-Bois Francs-Drummondville n’a pas obtenu de Québec le feu vert pour son projet d’encan d'animaux pur-sang à Drummondville, des pas importants ont été franchis hier lors de la première journée du sommet régional avec la création de plusieurs organismes permanents de concertation, notamment un Comité régional de développement de l’agro-alimen-taire, une table de consultation régionale sur la santé-sécurité au travail et une table de concertation sur la formation de la main d’oeuvre régionale.Plusieur.s décisions ont été prises dans les secteurs de l’agho-alimentaire, de la forêt et des industries culturelles mais les débats ont surtout porté hier sur les relations de travail et sur la création d’emploi.Trois faits sont à remarquer à cet égard: la Centrale des syndicats nationaux (CSN) a accepté de participer a la première réunion d’un comité d’étude visant à implanter des comités paritaires patronal-ouvner, malgré ses profondes réticences sur cette formule; les jeunes ont réclamé d’être de véritables partenaires du monde socio-economique et ont accepté le leadership d’un comité d’implantation des programmes de création d'emplois pour jeunes; enfin, les femmes veulent participer activement à la création d’emplois et elles ont obtenu le soutien gouvernemental à la création d’organismes favorisant l’accès des femmes au marché du travail.Tous les participants du sommet, qu’ils représenteni le milieu des affaires, les syndicats, les organismes socio-communautaires, les municipalités régionales de comté (MRC), ou le gouvernement sont appelés a voter sur les 27 propositions d’engagement La pression qu’exerce ainsi la concertation n'a pas réussi à faire fléchir le ministre de l’Agriculture, M.Jean Garon, qui réserve sa réponse sur l’encan d’animaux pur-sang, mais elle a incité la CSN à participer à une première réunion portant sur les comités paritaires patronal-ouvner, dont Drummondville a montré l’exemple depuis quelques années.M.Garon a annoncé que d’ici le 31 décembre 83 sera connu le plan d’aménage- ment intégré des terres basses le long du fleuve Saint-Laurent.Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation est prêt à payer les travaux d’endigage et de pompage, après que les municipalités aient voté des règlements favorables.Les travaux de remise en valeur des terres .sont estimés à $10 milbons.Le ministre de la Main d’Oeuvre, M, Pierre Marois, a appuyé la formation d’une zone spéciale pour une stratégie socio-communautaire dans la MRC Maskinongé: sa réabsation dépend cependant de l’assouplissement du régime d’assistance publique du Canada, que réclame Québec au gouvernement fédéral.Dans le secteur culturel, le ministère des Affaires culturelles appuie des études sur l’impact et sur la mise en marche des activités culturelles régionales et il devra encourager le démarrage d’une Triennale des arts visuels, SI le projet s’avère rentable et s’il est appuyé par des partenaires financiers locaux.Le ministre de l’Énergie et des Ressources, M.Yves Du-haime, a demandé que les modifications proposées à la gestion de la forêt privée soient discutées à l'automne à Nicolet, lors du colloque national préparant les plans d’aménagement 1985-1990 On y traitera aussi le problème du drainage des terres boisées.Par ailleurs, les neuf MRC de la région devront d'ici deux mois donner leur opinion sur une importante modification à la taxation des boisés privés : ils seraient taxés comme fonds de terre et non comme immeubles Un comité doit aussi étudier les conditions financières et fiscales du transfert des formes.M Garon a précisé que la prochaine conférence économique sur le crédit agricole portera notamment sur un projet de banque agricole, qui drainera les fonds du mi-beu agricole.l.e président du Sommet, M.Jean-Paul Lamy, a déploré hier soir l’échec de toute la société à résoudre le problème du chômnage, notamment des jeunes.Le sommet a accouché de comités pour étudier le rattrapage à effectuer, mais peu d’actions concrètes.M.Duhaime a rappelé que le gouvernement québécois veut favoriser des mesures de partage d’emploi et de pré retraite, dont il reste cependant à négocier le partage des coûts.Aui Robert D.Murray Tricil (Québec) Inc annonce la nomination de Monsieur Robert D Murray au Conseil d'administration de la compagnie Monsieur Murray est directeur général, Région de l'Est, de la société C-l-L Inc et président de l'Association des manufacturiers canadiens (Québec) Tricil (Québec) Inc est la seule entreprise au Québec à se spécialiser dans le traitement des résidus Industriels organiques Tricil (Québec) Inc est une filiale de Tricil Ltée qui appartient en co-propriété à C-l-L Inc et à Trimac Ltd M.Jean Larouche L'Assurance-vie Desjardins est heureuse d'annoncer l'élection de Monsieur Jean Larouche à son Conseil d'administration.Monsieur Larouche est directeur de la Caisse populaire Sainte-Clotilde, à Montréal.Il est membre du Conseil d'administration de la Fédération des Caisses populaires Desjardins de Montréal et de rOuest-du-Québec et administrateur de plusieurs autres organismes. Le Devoir, mardi 17 mai 1983 ;- ,tï'; , ., , r, ;r 1 ¦ -"r ^ ''* •! ., ¦UUft.¦•••.'•/'¦ PARIS PORT-AU LONDRES NEW YORK BRUXELLES MEXICO TOKYO LOS ANGELES LAFAYETTE CHICAGO BOSTON CARACAS ATLANTA PRINCE DUSSELDORF MllAN TORONTO MONCTON EDMONTON DALLAS ABID|AN HONG KONG BUENOS AIRES LISBONNE WASHINGTON ROME .¦g.,.,.«,||M«.^»ili w Il ^ Vingt-cinq antennes assurent ia présence du Québec dans quinze pays, répartis sur quatre continents.Ce sont ies 25 délégations générales, délégations et bureaux du Québec qui, avec leurs 250 représentants, établissent et développent des relations directes entre le Québec et l’étranger.L’économie, la culture, l’éducation, la société, la science et la technologie, sont au coeur de ces échanges.L*évolution constante des communications extérieures du Gouvernement du Québec se traduit notamment par: La réalisation d’émissions ^ radiophoniques sur le Québec en France, en Italie, aux États-Unis, au Mexique, dans les pays d’Afrique francophone et au Moyen-Orient; Il Des accords de coopération pour la diffusion d’émissions' télévisées; ' Le maintien et le ^ développement de relations suivies avec les médias étrangers; ' Un programme d’accueil ' et d’information sur le Québec pour les journalistes étrangers; Des stages en communication qui sont offerts aux francophones hors-Québec de même qu’aux citoyens des pays membres de l’Agence de coopération culturelle et technique des pays francophones; Des stages de perfectionnement et de formation professionnelle en journalisme; Des échanges de renseignements en matière technologique et scientifique; Un soutien financier et technique à la réalisation d’activités à caractère international, telles: ?le Festival d’été de Québec ?l’Acadie en fête! ?l’Assemblée mondiale des artisans de radio communautaire; La recherche de nouveaux partenaires pour la mise en marché des biens et services québécois en matière de communication.L*année mondiale des communications, une autre occasion pour le Québec de s’ouvrir au monde.Cette réclame est une reprise Affaires intergouvemementales Québec ss
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