Le devoir, 5 mars 1928, lundi 5 mars 1928
* VohmeXDL -No53.Abonnemenis par la poste: Edition quotidienne CANADA.« «JN Btat*>UoUi «t Empira Britannlqna .• AN UNION POSTALS.IAN Edition hebdomadaire CANADA.AN STATH-UNIS et union postale an DEVOIR Montréal, Iimdi 5 mars1928* TROIS SODS LE NUMERO Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTUtAL Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: • - Main 7460 Serrlea de naît: Rédaction.Main S121 Administration^ Main 61M est un premier pas Mais il faut aller plus loin — L’injustice, quant aux familles nombreuse, de notre loi des successions — Des chiffres topiques Enregistrons quelques symptômes intéressants: on commence à parier des intérêts familiaux à l’Assemblée législative de Québec.Il a été plus d’une fois question des allocations familiales au cours de récents débats, on a discuté la répercussion sur la situation des pères de famille nombreuse du projet de loi sur les accidents du travail, et voici qu’on propose de tenir compte dans la rédaction de la nouvelle loi des successions du nombre des enfants.C’est un premier pas, dont nous félicitons son auteur, mais qui, nous espérons le clairement démontrer, reste bien en deçà de ce qui devrait être.Quelle est aujourd’hui la situation?L’article 3 de la loi des successions (chapitre 29 des Statuts Refondus de Québec, 1925) exempte de tout droit les successions transmises en ligne directe de $15,000 ou moins.Il établit par contre toute une série de droits variant de 114 à 5% sur chaque cent dollars, suivant le total de la succession, sur les héritages qui excèdent $15,000.Détail à noter: ces droits ne se perçoivent point suir l’excédent des $15,000, mais sur tout ce qui, s’il y a un excédent, dépasse $5,000.De sorte que si la succession atteint $15,001, les héritiers devront verser une taxe de 1%% par cent piastres sur $10,001, soit $125.Le nouveau projet de loi stipule que, dans ces cas de transmission en ligne directe, lorsque "le défunt laisse plus de cinq enfants vivants ou représentés, l'exception au montant de quinze mille dollars, en valeur .est augmentée d’un mille dollars, en valeur, par enfant, après le cinquième".Ce qui signifie, s’il v a six enfants, que l’exemption sera de $16,000, s’il y en a dix, qu’elle sera de $20,000, etc.Et cela est évidemment un progrès.Mais il faut aller plus loin, et voir comment, ainsi combinés, fonctionneront le texte ancien et le texte nouveau.F’renons le cas de la famille de dix enfants.Si l’héritage est de $20,000 toute juste, l’exemption sera complète; mais s’il est, par hasard, d’une bagatelle de plus de $20,000, tout de suite jouera la clause qui impose 1%% par cent piastres, au-dessus de $5,000.Résultat, sur les $15,001 d’excédent, le fisc prendra $162.50, qu’il faudra au pro rata prélever sur les $2,000 qui reviendront à chacun des dix enfants.Nous posons simplement la question, sans le moindre esprit critique: Est-il juste, est-il digne que sur les $2,001, par exem-' pje.qu’un enfant recevra, en tout et partout, de son père, la province vienne prélever un sou?Est-il équitable que la loi mette sur le même pied l’enfant unique qui héritera de $15,000 et l’enfant qui, membre d’une famille de dix, n’héritera que de $2,000 (ce qui serait le résultat du projet nouveau, lequel constitue cependant une amélioration sur la loi actuelle) ?Et nous touchons ici à l’erreur foncière de la loi, celle qui appelle la plus nette, la plus franche critique.La loi, dans son texte actuel, ne tient pratiquement compte que de celui qui lègue; elle ne fait pas entrer en ligne de compte le nombre des héritiers; elle prend pour base le chiffre global de la succession, et non point la part de chacun des héritiers.L’exemple que nous venons de citer marque clairement à quelle divergence de traitement ceci aboutit pour les héritiers, selon qu’ils sont plus ou moins nombreux.Le projet Nicol ouvre la porte à cette idée saine et féconde que la famille nombreuse a droit à quelque privilège.Nous en félicitons le ministre; mais c’est une réforme beaucoup plus radicale, beaucoup plus profonde qu’exigent, à notre avis, et l'équité et l’intérêt des familles nombreuses, force et boulevard de notre province.Et nous espérons qu’on y viendra bientôt.Orner HER0UX La session de Québec Le bill de la commission scolaire catholique de Montréal Résumé du bill que M.David va présenter ces jours-ci Vaclualitê Le bulletin Les deux petites soeurs sont rentrées de classe avec des allures fort différentes.lAt cadette port haut ta tête, marche comme si ses pieds étaient allés.Son sac pansu ne parait pas peser plus qu’un ballon a son bras.L'ainée a la tête basse, traîne les pieds, tire péniblement son sac qu’on dirait lesté de briques plutôt que de livres, de cahiers et d’ardoises.Qu’est-ce qui peut bien motiver ce contraste si fort dans ta démarche de l’une et de l'autre?C’est leur sac qui recèle le secret.Là, dans le cahier d’écriture, elles ont Inséré un bout de carton Îuadrtllé.C’est le bulletin du mois, a cadette est en plein proqrès; tainée est en pleine réqression.L'une qaqne des places, l’autre en perd.L’une est brûlée d’ambition, Vautre n’aime pas ta classe, n’alme pas tes livres.C'est l'éternelle opposition de Marthe et Marie.Autant l’atnèe est, en classe, arriérée, autant elle dépasse la cadette A la maison.Jouer à la poupée, chasser la i>oussière d’un torchon ou d’un plumeau diligent, astiquer les chaudrons, surveiller te pot-au-feu, poffd où elle excelle.Mats ces fouettons domestiques répugnent à sa soeur plus leune et déjà le bas bleu, la cerveline, l’intellectuelle en herbe s’insurge, contre les banalités, contre les platitudes du ménage.voilà le moment critique.Il faut comparaître devant tes parents, obtenir pour le bulletin brillant, pour le bulletin littéralement doré et ur Fautre, terne, triste, la signa-use des parents.Comme c’est souvent te cas, la cadette passe devant l'ainée, fouUle dans son sac, en extrait le carton triomphât.Exclamation autour de ta table familiale: "Nouveaux procrée/ A son âge, c'est incroyable! Elle va sûrement dépasser son aînée." La pauvre atnêe bat en retraite.Osera-t-elle exhiber son triste brts-tolf Mais II faut bien.On le réclame Impérieusement: "On va bien voir si elle disait vrai quand elle prétendait ses devoirs finis, ses leçons apprises, ses calculs prouvés 1 Pauvre atnéet Les reprochés vont choir comme une averse.Aussi la regeréo4-on avec sympathie, car on /Vu» parmi let petits frères po lui plus jeunes.Elle est si complaisante.H n’y a qu’elle pour se plier des longues heures au rôle fastidieux de voyageuse en autobus imaginaire, ou à celui, plus humble et plus harassant, de cheval de pompier ou de fiacre.D’un regard Inquiet l’ainée voit le pape tirer de sa poche porte-mine, tracer rapidement une autre colonne et y poser des chiffres.— Papa, pana, ne touchez pas mon bulletin! Vous me ferez punir.Les religieuses sont très sévères sur ce point, je vous l'assure.Papa, de grâce, n’y touchez pas." Et la pauvrette soupire; mais le papa, flegmatique, continue son manège.Il ose même porter la main sur le beau bulletin tout doré, le couvrir, lui aussi, de chiffres ù la mine, très légers, dans le but, évidemment, de les effacer tantôt d’un coup de gomme élastiaue.Puis, son travail fini, U donne lecture du résultat.—• Le bulletin tel qu’il nous est transmis par les Soeurs est incomplet.Elles ne votent pas et ne peuvent deviner ce qui se passe à la maison.J’ai complété — et J’ai bien fait puisque je viens de lire le Manuel de diététique des Soeurs Grises qui me convainc de l'Importance que le pot-au-feu prend non seulement iHms la joie du ménage dans te bten-étre de l’estomac, mais dans la conservation de ta santé.J'ai donc au bulletin ajouté la colonne des travaux domestiques, de I application à ta cuisine, etc.L’at-née ayant, dans cette colenne, 50 pour cent de plus que la cadette leurs notes s'équilibrent.Elles conserveront, en somme, le même nombre de points: elles sont ex-aequo- Paul ANGER Le sacre de S.G.Mgr Conrchesne Le sacre de Sa Grandeur M«r Georges Conrchesne, évéque-élu de Rimouski, aura lieu le leudi 24 mal prochain, dans la cathédrale de Rl-! rn0Uo - , nouvel évéque sera sacré par S.E.le cardinal Rouleau, arche-jvéque de Québec* Diet le 24 mal, le diocèse de Rlmouskt continuera d’étre administré par Mgr i’Evéque d’Agathopolls (Mgr Léonard).Le nouvel évéque de Rimooski I vient de recevoir ses bulles, datées du 1er février, expédiées de Rome le 7 et reçues à la Délégation apo»> Itollque, k Ottawa, le 27.Québec, 5 (Par Georges I-éveillé) f — Le bill fondé sur le rapport de la commission chargée par le gouvernement d’enquêter sur la situation des écoles catholiques à Montréal, sera soumis à la Chambre dans quelques jours.Il apporte des changements radicaux à l’administration actuelle des écoles de la métropole.A la lecture du bill il est facile de constater que le gouvernement a tenu compte des recommandations de la commission sans toutefois les adopter strictement.Le Bureau Central actuel est remplacé par une Commission administrative et les quatre commissions de districts sont entièrement abolies et remplacées par une commission pédagogique.La commission administrative et la commission pédadogique travailleront de concert, mais, en toutes les questions financières et pédagogiques, ce sera la commission administrative, avec une directeur général comme président, qui décidera en dernier ressort et sa décision sera finale.Le bill, qui comprend 40 clauses, amende presque dans son entier la loi initiale passée en 1917, créant le système actuellement en vigueur.Chacun des deux corps créés par la loi nouvelle, soit: la commission administrative et la commission pédagogique, auront des pouvoirs définis dans le bill.La corporation, soit les deux commissions réunies, n’aura qu’un seul siège social ou bureau général dans la ville de Montréal où toutes les réunions, tant de la commission que des comités, auront lieu; l’administration générale: les bureaux du directeur général, du directeur des études, du directeur des travaux, du secrétaire et du trésorier, sera centralisée à cet endroit.Toutes les nouvelles positions que nous venons d’énumérer, sont créées par la nouvelle loi.LA NOUVELLE COMMISSION La nouvelle commission des écoles catholiques se composera de dix-huit membres, dont six prêtres et douze laïques, choisis parmi les catholiques.Le lieutenant gouverneur en conseil nommera cinq membres de cette nouvelle commission administrative, l’archcvè-que-coadjuteur de Montréal en nommera cinq autres et le conseil de ville de Montréal en nommera aussi cinq.Un membre de langue anglaise doit être nommé par chacune de ces organisations.Les trois autres membres seront nommés par la Commission des études de l’Université de Montréal et un de ces trois-là devra être prêtre.Ce nouveau mode de nominations sera mis en vigueur le 1er juillet 1928.Des cinq membres nommés par le conseil de ville de Montréal, il est bien spécifié dans la üoi qu’aucun ne pourra être ni ie maire, ni un échevin, ni un membre du comité exécutif.De plus, quatre des cinq membres nommés par chacune des organisations que nous venons de mentionner, devront résider dans un des districts scolaires de Montréal, qui restent les mêmes que sous l’ancienne loi; soit le district centre, le district est, le district ouest et le district nord.Les trois membres de langue anglaise pourront résider n’impor-tc où à Montréal, ainsi que les trois membres choisis par la Commission des études de TUniversité de Montréal.Le quorum de cotte commission sera de sept membres.Les nouvelles paroisses créées depuis 1917 sont Inclues dans les districts où elles ont été érigées depuis 1917, date de ranclcnne loi.LA COMMISSION PEDAGOGIQUE La commission pédagogique se composera de treize membres, recrutés ainsi: six membres de la commission administratives, la directrice de l’institut Pédagogique de Montréal, le directeur des écoles techniques provinciales, le directeur de PEcoles des Hautes-Etudes Commerciales, »c directeur de l’Ecole Normale Jacques-Cartier, le directeur de l’Ecole des Beaux-Arts et deux autres membres de langue anglaise.Le quorum de cette commission pédagogique sera de cinq membres.Les membres de la commission administrative seront nommés pour cinq ans, au lieu de quatre ans, comme actuellement.Ils devront être nommés avant le premier juin de chaque cinquième année ou de Tannée durant laquelle il sc produira une vacance.Les membres de cette commission auront droit à une rénumération de 915.00 pour chaque séance régulière de la commission ou des comités h laquelle ils assisteront.Il est spécifie dans le bill que le* membres de la commission n’auront pas le droit de passer de contrat d’aucune sorte avec la commission au sujet de* écoles.La commission administrative a le devoir de former, à sa première réunion après le 1er juillet de l’année prochaine et ensuite chaque année, un comité des écoles, un comité des finances et un comité des travaux.Dans ce but, les membres de la commmission seront divisés en trois groupes.Le comité des écoles se composera de six membres.dont les trois nommés par l’Université de Montréal; le comité des finances se composera de sept membres, dont le président général et le comité des travaux sc composera aussi de sept membres, dont le président.Un catholique de langue anglaise faisant partie de la commission sera nommé pour chacun des comités.La commission aura le droit de fixer une rétribution qui sera chargée aux élèves qui fréquenteront l’école moyenne.Le bill énumère ensuite les droits et les devoirs de la commission.Nous n’en extrayons que les choses nouvelles.La loi de 1917 dit que les écoles devront être assurées pour au moins 59 pour cent de leur valeur, mais la nouvelle loi dit qu’elle aura toute discrétion en ce qui touche l’assurance des écoles construites à l’épreuve du feu.La commission administrative, conjointement avec la commission pédagogique, doit nommer le directeur général des études à sa pre mière réunion après le premier juillet 1928, et nommer en même temps un directeur des travaux, un secrétaire et un trésorier.SES DEVOIRS Les devoirs de la Commission pédagogique qui, comme nous l’avons dit, remplace les commissions actuelles de districts, sont, en résumé, les suivants: la commission devra voir aux instituteurs et institutrices, engager de préférence ceux qui possèdent un diplôme de normale ou un diplôme deJ>acheUerv elle devra faire observer le programme «les études tracé par le comité de l’instruction publique, fixer la date des examens annuels et y assister, établir une série de manuels scolaires pour les écoles de garçons et une série uniforme pour les écoles de filles et, autant que possible, assurer l’uniformité entre les doux séries.Seuls, les livres autorisés par la Commission pourront être employés dans les écoles.Les livres qui ont trait à la religion ou à la morale devront être choisis à la majorité des commissaires nommés par l'archevêché.Les classes de septième et de huitième, selon la loi, seront centralisées dans les écoles primaires tandis que les classes de neuvième et de dixième et onzième, seront réunies en des écoles qui seront nommées écoles moyennes.La commission de pédagogie devra adopter un programme scolaire uniforme pour ces nouvelles écoles centralisées.On sait qu’actucllement, ces classes ont un programme différent dans chacun des quatre districts scolaires de Montréal.La commission de pédagogie est aussi tenue aux termes de la loi de préparer des statistiques éducationnelles pour le gouvernement.Cette commission de pédagogie, bien que ne s’occupant pas des questions d’administration aura le droit et le devoir de faire des suggestions à la commission administrative pour tout ce qui a trait à la construction des écoles, au choix du terrain, etc.PAS D’ECOLES MIXTES 11 est aussi stipulé dans la loi que les écoles ne pourront être mixtes.La commission devra créer des écoles pour les garçons et des écoles pour les fillettes.On pourra aussi établir dans les écoles des caisses scolaires d’économie.La commission de pédagogie créera deux comités touchant les écoles primaires et un autre pour étudier celle se rapportant aux écoles moyennes.Cette commission devra aussi nommer, au cours de sa première réunion après le 1er juillet 1928, un directeur des études et cinq assistants directeurs des études, qui seront des laïques et dont Tun sera de langue anglaise.Elle devra aussi nommer, sujet à l’approbation de Monseigneur l’archevêque administrateur, cinq visi-trdrs prêtres dont un de langue anglaise.Le bill définit ensuite les pouvoirs des comités des finances et des travaux et parle ensuite de» attributions du directeur général de la commission administrative et des autres membres de la corporation.LE DIRECTEUR GENERAI.SERA LE CHEF C’est le directeur général des écoles qui est le chef permanent de toute l’organisation, de tous les services et de tout le personnel.Il doit être renseigné sur les questions pédagogiques, ainsi que sur les questions de finances et d’administration de façon à assurer à chacun de» services de la commission son maximum d’efficacité.Ses pouvoirs sont très étendus et il Jouit, pour les exercer, d’une gran- Une lettre à l’Association des Marchands-Détaillants du Canada L'un de ses membres en vue, M.J.-A, Goyer, proteste contre la campagne de publicité menée au nom de l’Association — “Quel pourcentage du coût de ces annonces est-elle obligée de payer?demande-t-il?Quels sont ses associés dans cette campagne?Quels sont les bailleurs de fonds?ou l’Association est-elle responsable pour tous les frais de cette publicité?L’Association retire-t-elle un bénéfice de sa signature?” Ce matin M.Goyer n’avait pas encore reçu de réponse, mais le bruit courait qu’une autre protestation venait d’arriver de Québec M.J.-A.Goyer, le pharmacien bien connu, président de la section des pharmaciens de /’Association des M a pc h a ml s-D é t-a i 1 -lants du Canada, président de la Ligue du Progrès économique, a adressé au secrétaire de /'Association des Marchands-Détaillants la lettre de protestation et le questionnaire qu’on trouvera ci-dessous.Ce matin, M.Goyer n’avait encore reçu de réponse ni à sa lettre ni a ses questions.Par contre, te bruit courait qu’une protestation d’un groupe de membres de Québec avait été pareillement adressée aux chefs de l’Association.Montréal, 28 février 1928 A Monsieur Moïse Lapointe, Secrétaire de l’Association des Marchands détaillants du Canada, Montréal.Monsieur, Comme membre de l’Association des Marchands détaillants du Canada, je veux protester de la manière la plus énergique contre l’attaque du Bureau provincial, au nom duquel vous signez les annonces des personnages inconnus.ou plutôt anonymes, en faveur de l’ouverture des théâtres et cinémas, le dimanche, dans la province de Québec.En vertu de quel article de la constitution de notre Association ks membres du Bureau provincial ont-ils pris sur eux de substituer ic nom de.notre AssoriaPon au bas de ces annonces, qui avaient jusqu’alors naru sous le couvert de l’anonymat, et visiblement lancées dans le seul but de favoriser les propriétaires de etnémas, menacés d’avoir à fermer leurs portes le dimanche, si le Procureur général de la province de Québec met à exécution la promesse qu’il a faite de soumettre la question aux tribunaux de la province?Où voyez-vous l’intérêt de l’Association à servir de paravent ù des gens qui n’ont pas le courage de montrer leur visage et se cache», derrière l’anonymat pour tenter de créer un mouvement en faveur di l’exercice de leur négoce, le dimanche comme la semaine, malgré les directives données par NN.SS.les Evêques de la province de Québec?Si oes gens n’osaient se découvrir et se nommer, serait-ce parce que le public y aurait vite reconnu leur provenance étrangère et la nationalité des métèques qui sont, en majeure partie, les propriétaires de ces boites?Et ils ont trouvé dans le Bureau provincial de notre association des gens assez.naïfs, pour porter la responsabilité de cotte campagne à leur place, et Jeur permettre en plus de détourner l’attention du public sur le véritable but visé: l’ouverture des cinémas, le dimanche en lançant l’insinuation qu’uprès les théâtres, ce sont des petits magasins dont on demandera la fermeture, avec toute la kyrielle des épouvantails: arrêts dès chemins de fer et des tramways, etc., etc.Or, quand, sous la signature de l’Association des Marchands du Canada, vous laissez publier des annonces comme il en a paru une dans Ja Gazette de ce matin, 28 février, — intitulée “Pas deux poids et deux mesures’’ — et dans laquelle on dit carrément qu’après les théâtres ce.sont les petits magasins qui seront fermés, que les parcs publics, parties de baseball, pique-niques, excursions, chemins de fer, restaurants, etc., etc., seront aussi interdits, vous prostituez notre Association en couvrant de sa signature des déclarations fausses et mensongères.Les membres du Bureau .provin-ci savent, ou ne savent pas, que tout ce qui est mentionné dans cette annonce, à Yexception des re- présentations théâtrales, est permis par la loi provinciale; s’ils le savent.ils trompent délibérément le public; s’ils ne le savent pas, ils doivent immédiatement retirer la permission qu’ils vous ont donnée, car alors ils sont trompés par leurs associés dans cette campagne.Les associations catholiques et canadiennes-françaises qui se sont réunies sous les auspices de la Société Saint-Jean-Haptiste, après le désastre du Laurier Palace, ont demandé au gouvernement d’interdire l’entrée des cinémas aux enfants, accompagnés ou non, ainsi que la fermeture des cinémas le dimanche, et comme les Canadiens français n’ont jamais versé dans le puritanisme, il n’y a pas de danger que jamais Ton tente d’introduire dans la province de Québec, les “Blue Sundays”.La résolution vous autorisant ô signer ces annonces a-t-elle été adoptée i une séance régulière du Bureau provincial, ou si vous n’avez obtenu cette permission qu’après avoir consulté chacun des membres du bureau séparément?Quelle responsabilité financière l’Association a-t-elle assumée?Quel pourcentage du coût de ces annonces est-elle obligée de payer?Quels sont ses associés dans cette campagne?Quels sont les bailleurs de fonds ou l’Association est-elle responsable pour tous les frais de cette publicité?L’Association retire-t-elle un bénéfice de sa signature?Ce sont des questions qui ont dû être examinés par les membres du Bureau provincial avant d’engager comme ils J’ont fait le bon renom de notre Association dans une campagne de ce genre.Comme membre de l’Association, j’ai droit de poser oes ouestions et j ai droit d’exiger une réponse.En attendant cette réponse, je demeure, J.-A.GOYER de latitude de mouvements.Touchant les questions financières, il aura les mêmes pouvoirs que le contrôleur des finances de la cité de Montréal.U ne pourra être démis de scs fonctions que pour cause ù la suite d’uuc résolution passée par les trois quarts de tous les membres de la corporation.Le directeur des travaux, le trésorier, le directeur des études et le secrétaire sont sous le contrôle du directeur général.Toutefois, ie secrétaire sera le chef du contentieux de la commission et devra s’assurer de In validité des actes passés par elle et la représenter devant les tribunaux.S’il survenait des confits d’autorité entre la commission administrative et la commission de pédagogie, le surintendant de l'instruction publique de la province sera appelé à juger du différend et sa décision sera finale et sans appel.Nous ne voulons pas entrer dans les détails du rapport de la commission d’enquête que nos lecteurs connaissent bien, disons simplement qu’il suggérait la nomination d’une seule commission générale, composée de quatorze membres, Georgea LEVE1LLE Bloc-notes La main légère — Elle n la main légère.—'Qui donc?- La Presse.—Comment, la main légère?Je trouve plutôt qu’elle la lourde.—Entendons-nous: lourde quand il s’agit d’écrire d'un sujet scabreux; légère quand il s’agit de piller sans scrupule un bulletin paroissial, de façon â faire croire que ce qu’elle y prend, cela lui a été adressé à elle.— Expliquez-vous.—Voici: samedi, la Presse, en première page de sa deuxième section, avait sous une manchette de 4 colonnes une lettre du R.P.J.Cabana.O.M.L, sur les missions du Keewatin.On aurait dit, à lire cela, que le R.P.Cabana lui avait envoyé cet article et sa photo.Or elle a trouvé la photo on ne sait trop où; et quant à l’article, elle Ta pris, sans en titre un mot, sans meme en indiquer lu provenance, comme c’est d’usage élémen.taire, du Uutletin mensuel de la paroisse Saint-Pierre Claver, livraison de mars 1928, pages 5, 6 et 7; qui plus est, elle insérait â la suite de cette lettre du R.P.Cabana une autre lettre, personnelle â un membre de la paroisse Saint-Pierre Claver, du R.P.L.-J.Cabana, de Ka- senyi, en Afrique, parue elle aussi dans le lialletin de cette paroisse.Ni l’une ni l’autre de ces lettres n’a été adressée à la Presse, Elle les a pillées dans le Rultelin.comme un tire-laine prend dans la poche du voisin ce qu’il lui faut.—Je vous comprends; vous voulez dire que la Presse, histoire de se faire pardonner l'affaire Cou loin be et de faire oublier les saletés qu’elle publia â ce sujet et qui lui valurent les dénonciations qu’on sait, du haut de la chaire, verse maintenant dans les récits religieux et qu’elle en vole dans les bulletins paroissiaux, pour faire croire que c’est à elle qu'on adresse ces récits.—Parfaitement.- -C’est une petite canail-lerie.—Elle a aussi pris ù ce bulletin de Saint-Pierre Claver le texte d’une troisième lettre, celle du H.P.Ducharme, missionnaire des Montagnais.-Trois vols de cette espèce, d’un seul coup, c’est un héroïque et singulier moyen d’essayer de se faire canoniser.—Pamphile lit les bulletins paroissiaux, et les découpe en tranches, sans le dire.— Habile homme.Oui, trop habile.Millionnaires, mais.Nous avons demandé au Soleil des détails sur la situation des millionnaires canadiens qui ont des concessions au Brésil, Quels privilèges ont-ils obtenus?Le Soleil ne le dit pas, bien qu’il prétende que si le groupe Bourassa-Héroux-Pel-leticr devenait millionnaire et allait établir des industries au Brésil, il y obtiendrait des privilèges analogues à ceux que les Américains demandent ici dans lu région du lac Saint-Jean et obtiennent du Souvernement Taschereau.Fau-rait-il croire que si nous étions millionnaires nous aurions au Brésil le privilège, si nous le demandions, de gouverner des villes brésiliennes sans être sujets brésiliens, de faire des actes de citoyens sans être citoyens?Que le Soleil nous renseigne lâ-dessus sans sc fâcher, — même s’il n’y met pas autant d esprit que nous le supposions, quand nous lui reconnaissions que s’il est pauvre en sens commun ii est millionnaire d’esprit.Il ne tient pas, dit-il, à en avoir le monopole; et nous ne voudrions pas qu’il l'eût, car U parait singulièrement mal s’en servir, puisqu’il le met au service d’une mauvaise cause.Allons, qu’on nous dise si le Brésil reconnaît h sir Herbert Holt et à ses associés canadiens des privilèges aussi exorbitants que ceux cjue les amis du Soleil sont en train de reconnaître chez nous ù des capitalistes des Etats-Unis.Petite vengeance On se venge comme on peut.La Presse, samedi, supprimait sous la caricature de notre rédacteur de Québec le nom de notre journal.Il ne faut pas imprimer le nom du Devoir dans in Presse, Peu nous chaut.Ola nous amuse, et nous rappelle le temps, qui n’est pas encore très loin, où il était défendu l à la Presse d’imnrimer le nom de i M.Pamphile DuTremblay, Oui, ft ans, Cyrille Larailte, époux de Phttomène Boulin.LAJETTNE88E — A Montréal, 1n-nier, Descat, Goupy, Her-mance, Suzelle.Chapeaux de New-York, de Rruick Weiss, Bonhotal et Vogue.Chapeaux de Henry Heath pour enfants.Sans oublier des modèles de nos habites modistes, inspirés de l’élégance parisienne et new-yorkaise.Des démonstratrices porteront les modèles nouveaux, mardi, mercredi et jeudi, à 10.30 a.m.et 2.30 p.m.au deuxième étage.^T.EATON C?LIMITED OC MONTREAL ses membres la création d'un fonds commun au moyen de mises, égales ou non, sur lesquelles se fondera leur droit d’action.En représentation de ce capital social, il estant is des titres dé signés, précisément, ’“actions1*, et qu’en sous le nom d - , - .langue financière française on appelle couramment “titres actifs , pour les distinguer de ceux qui ne confèrent pas par essence le droit de délibération ou, revenons-y, d’action.Les droits des associés d'une meme entreprise peuvent varier selon les risques.De là la création d’ac- tions dites de priorité, ou de pré-' férence, ou privilégiées, donnant droit à une priorité, ou préférence, ou privilège, sur les dividendes ou sur le capital ou sur les deux à la fois.Cette priorité se paie généralement par la limitation du dividende à un pourcentage déterminé de la mise.Au contraire, l’action ordinaire, du fait qu’elle sert ou est censée servir de couverture à l’autre et qu’elle écoperait la première dans un assaut de mauvaise fortune, n’est généralement limitée que par le droit de priorité de l’action dite privilégiée.C’est à raison mê- me des dangers plus grands aux-quels elle est exposée qu'on y attache généralement un monopole du droit de vote.On remarquera que trois fois de suite, et à propos de trois dispositions différentes, Je viens d'employer l’adverbe “généralement”.Ç est qu'en effet, sauf le respect des lois, les droits de l’une ou l’autre des deux catégories d’actions peuvent varier jusqu’aux limites de I ingéniosité humaine.Pour rester dans la catégorie de la préféra le dividende peut être cumulatif ou tSurte û la page t>) lier.Mes filles, du reste, ne demanderont qu’à la piloter partout, vous les verrez poindre prochainement, .Là-dessus, je me sauve, il y a ou Café de la Régence un très curieux match d’échccs auquel Je tiens à assister.Cela surcharge ma journée, déjà très prise par une assemblée générale à mon cercle et une répétition de comédie chez Jambrun, ces nouveaux riches qui ont gagné une fortune fantastique à fourplr l’armée de savon et de chandelles.— Mais alors vos notes pour cet-! te généalogie dont vous m’avez uar-l lé?— Nous les renverrons à la pro-! chaîne visite.J’ai trop bavardé aujourd’hui, mon cher ami.Mademoiselle Maureilhnn, Je suis votre serviteur.Comme je vous l’ai’ dit, mes filles viendront voir votre charmante nièêfe, et même elles organiseront une petite réunion en son honneur.On est très gai.chez nous, mademoiselle Maguelonne.vous verres.beaucoup plus gai que chez les les Mourèze.Elzénr accompagnant le visiteur jusqu’au palier.la tante et la nièce restèrent seule*.t La première roula son tricots — Il faut nous retirer, dit-elle, c’est l’heure où mon frère fait une petite sieste avant de reprendre son travail.Tu n’as pas encore visité la maison, ma petite.Je val» te la présenter.Autrement, tu ne te sentirais pas chez toi, ici.Le ton était tout simple: il fît pourtant battre Je coeur de Mague-ionne.Etait-ce vrai?Serait-elle désormais la fille de la maison?Elle ne voulut pas s’attarder à cette pensée qui remplissait son esprit d’un essaim bourdonnant de désirs et d’espoirs; elle suivit sa tante.Une à une.les portes qu’elle n’avait vues encore que fermées s’ouvrirent devant elles: chambres ù coucher que personne n’habitait plus, mais où.jadis, comme dans la chambre de la duchesse Anne, avaient été reçus des hôtes royaux; salle à manger immense tendue de cuir de Cordouc, où de l’argenterie massive étincelait sur des dressoirs datant de la Renaissance; salons de réception où dos tapisseries de Flandre, des fauteuil* Louis XIV semblaient encore attendre les grandes seigneurs el les belles dames qui fréquentaient chez le gouverneur du Bas-Languedoc.i j A mesure qu’elle prenait con-I tact avec les preuves tangibles de ; lu fortune de son oncle, Maguelonne réalisait mieux cette fortune; elle devinait qu'elle se chiffrait par millions et cette constatation augmentait son trouble.Elle avait presque peur de ce qui chantait dans sa jeune tête.Toujours suivant sa tante, elle descendit dans les communs en contre-bcs de la cour, mais de plain-pled sur la rue Jacques-Coeur; elle monta Jusqu’aux combles où elle put examiner de plus près cette assomption païenne qui s'intitulait le Triomphe de la Rçau-té, et les moulures délicates qui ornaient les quatre angles du plafond; enfin, elle revint sur la terrasse où, dés le premier rayon de soleil, on mettait à respirer les plantes vertes.L’appartement de Mlle Delphine, composé de trois pièces, était contigu à celui de Maguelonne, appartement très simple où l'on ne voyait que des meubles sans grande beauté qui devaient être des souvenirs.— Nous sommes voisines, remarqua la vieille demoiselle.Lorsque tu t’ennuieras d’être seule, tu n’afr-Tt* qu’à hauràrv cbe* moi.Maguelonne regardait ta longue suite de portes-fenêtres à petits car reaux qui ouvraient sur la terrasse: deux d’entre elles avaient leurs volets clos.Nous n'avons pus vu cette chambre, remarqua-t-elle.Le bon visage de Mlle Delphine se contracta sous une expression de douleur: — C’est celle d’Amaury, murmura-t-elle, H n’y a que moi qui y entre pour enlever la poussière.Maguelonne se rapprocha de sa tante, occupée à détacher la feuille «èrhe d’un palmier, et, très bas.elle remarque: —'Mon onde no parle jamais de son fils.Cela m’étonnel.Mlle Maureilhan ne releva pas sa tête penchée; elle répondit d’une voix un peu sourde: •—•Leurs caractères se sont heurtés autrefois.Au moment de la guerre, ils n’étaient pas réconciliés.Mon frère ne peut s’en consoler et il concentre en lui tout son chagrin.— Mon cousin lui ressemblait-il?— Rhyalquement, non! Moralement, oui!.Comme son père U était entier et .parfois même violent.tnalo 1] tenait de sa mère un ooaiur tentfr* une grande boar té.Il estimait qu’à notre époque, moins qu’à toute autre, en ne doit vivre pour soi, et il rêvait de se dôfouer à des oeuvres sociales.—Que faisait-il en attendant?—•Jeune, il aurait voulu «e préparer à l’Ecole normale supérieure, devenir professeur pour communiquer un peu de son âme à ses élèves; mais Elzrar avait décidé d» l’envoyer à l’Ecole des chartes.Malheureusement, le petit ne montrait aucun goût pour les vieux parchemins: son père ne lui permit alors que les études indépendantes.Lorsque la rupture se produisit, Amaury, déjà licencié ès lettres, préparait sa licence de philosophie.-—Est-ce une question de mariage qui provoqua cette rupture, ma tante?Mlle Delphine se redressa, la palme sèche à la main.— Comment le sais-tu?balbutia-t-elle.— Je ne le sais pas, mais je le devine.En cette matière, les jeunes gens ne sont pas toujours du même avis que leurs parents.(à suivre* t» Jourrui t»t rmprrms «m n0 100 !ba tiigiiun t anadiens $3.00 à $3.50 70 Ibs 1 BOURSE DE MONTREAL Fluctuations de la matinée (Compilation de la maison L.-G.Feaubien) Ventes Valeurs 130 Abitibi .175 Alberta Grain.140 Asbestos Corp.120 Asbestos Corp.préf.10 Atlantic Sugar .1 Belgo préf.101 Bell Telephone .230 Brazilian .60 B.E.Steel 1ère préf.80 Brompton .25 (fan.Car préf.5 Canada Bronze .2225 Can.Power.810 Can.Ind.Alcohol .20 Cons.Smelting .355 Dom.Bridge .100 Dom.Textile .32 Famous Players.75 Fraser.50 Howard Smith .1585 Nickel .110 Quebec Power .115 ^)iawinigan.245 Steel of Canada ., 30 Twin City .525 Winnipeg Electric BANQUES Ouv.Haut Bas 7 fi'3, 764 76 63 03 63 31 93 314 31 93 92 21 21 21 107 107 107 163’4 165 163 4 203 L 2034 203 7 h 74 74 59 59 59 94 ;,4 94 4 944 79 79 79 384 39 4 394 39 39 38 4 270 270 270 68!» 69 68*4 126 126 126 86 86 86 65 4 654 65 83 M- 834 834 83 83 81 38 38 V» 38 904 904 90 117 1174 117 78 78 78 101 101 101 87 4 87 s* 87 934 94 934 186 187 186 51 4 52 51 Vi 115 4 1154 115 343 343 343 351 351 Ferm.76 63 31 Va 343 351 LA MATINEE L’arbitrage A LA BOURSE est terminé LA VEDETTE EST L’ACTION 1 'A,,lIu m.m^ CANADA POWER AND PAPERi —ST.MAURICE VALLEY GRIM- j PE DE DIX POINTS DEPOSEE EN COUR SUPERIEURE D’ICI QUELQUES JOURS — M.NESBITT A FORME SON OPINION invention de M.Hagenah.Si cela ! était, ce ne serait pas une preuve* d’inexactitude.C’est le propre d’un esprit fort que d’inventer et d’fti- j nover.Mais ce ne fut pas inventé ; pour cette cause-ci, comme l’out prétendu les avocats de la compa- : non cumulatif, l’action peut don-gnie.Il est dans la preuve que i ner ou ne pas donner droit à une cette méthode a déjà été employée i part supplémentaire des bénéfices dans une cause de la Californie.| une fois les actions ordinaires ser-Tout le monde admet qu’on doit s’occuper de la valeur productive.M.Nesbitt dit Que c’est l’élément de preuve le plus important dans plusieurs cas.Me Beaulieu poursuit en disant que M.Hagenah a appliqué la mé-tnode la pms seientitique qui soit, il recommande aux arbitres de re-nre son témoignage.Le conseil pour la ville conclut en disant que ta valeur productive de la compa-, gatjon non gagée.Mais il reste en- L’action (Suite de la page cinq) vies dans une mesure déterminée, et ainsi de suite.Affaire de réglements — lesquels, en ce qui a trait aux actions de priorité, devraient toujours être imprimés sur le titre même.L’action privilégiée participe de l’obligation, si le revenu qu’on en tire est invariable et exigible à date fixe, partant, constitue un intérêt plutôt iju’uii dividende; à cet égard elle pourrait s’assimiler à une obli- gnie est tortement entamée par l’expropriation prochaine des franchises et que si on fait le rajustement ou revient au chiffre des Hanson, qui, eux aussi, avaient tenu compte de la valeur productive.La compagnie, dit Me Emery j Beaulieu, s’est bornée au calcul du coût de remplacement.Les chiffres sur la valeur productive sont si fantastiques qu’elle déclare elle-même ne pas s’en préoccuper.Au contraire, dit Me Beaulieu, la preuve de 1a ville est plus complète et son enebainement doit primer.M.Nesbitt dit que le coût de remplacement peut ctre une farce; il doit s’appuyer sur autre chose.Me Beaulieu corrobore cette déclaration en montrant à la satisfaction du président que si on analyse le témoignage de tous les experts de la compagnie, on peut arriver à une valeur de remplacement de 26 à 25 millions.Me Beaulieu aborde ensuite la question des pavages.La compagnie n’a pas un droit de propriété; ta compagnie n’a rien payé.Lu tre les deux titres cette différence essentielle, que l’action n’engage la société qu’envers ses membres, c’est-à-dire, au fond, envers elle-même, tandis que l’obligation Ten- Sage envers des tiers à qui elle crée es droits supérieurs.L’action qui n’est pas privilégiée .s’appelle “ordinaire” (en anglais common shares).LEUR VALEUR L’action, privilégiée ou ordinaire, peut avoir une valeur nominale.En notre pays, cette valeur est généralement de $100, parfois de 85, de $10, de $25.Mais le nominal n’est pas forcément, même est rarement indiqué par le cours du titre, quand celui-ci a été longtemps en circulation; par exemple, l’action de la Brasserie Cosgrave, présentement traitée en Bourse à $8.50 est de $10, tandis que celle des National Breweries, traitée à 112, est de $25.Dans les nouvelles entreprises, le prix d’émission des actions à valeur nominale se rapproche généralement thèse de Aie Geoffrion sur la valeur j de ce nominal; en fait, le cas des des tuyaux à un certain endroit | mines excepté, la loi ne permet pas change la valeur intrinsèque de la j l’émission au-dessous du pair, et, compagnie, sa valeur productive, et pour sauver les apparences, la so-permettrait à la compagnie d’aug-.ciétc créatrice_du titre et la ban-menter ses taux, il cite üe la juris- que émettrice — car il est rare que "Il y a un point réglé”, nous disait samedi après-midi Me Emery Beaulieu, “c’est fini”.En effet, Farde la Montreal Water and lompang a pris fin samedi L’action Canada Power and Paper fut la vedette à Ja séance de ce mutin, en Bourse locale.Ce stock fut d’emblée le plus acha-1 .lande de toute la liste, et il s’est p0ll',gr (• haussé de près de deux points a aprèa-midi, un peu après deux heu-40 1-4.\ers le midi, il s est vendu res j a commission, a siégé sans in-plusieurs lots de cinq cents parts, j jcnnjgsjon ciCpUjs dix heures et Le compartiment des pates et demjC-papiers a une autre vedette.C’est Mais les arbitres n’ont pas enco-le St.Maurice Valley Corporation re fini.Depuis samedi soir, ils ana-qui a grimpé de 16 points a 100.; lysent séparément la preuve, puis Howard Smith s’est haussé de deux tiennent de longues délibérations, points à 84.Wayagamack a avancé conjointement.Le président de la d’un point a 112.I commission d’arbitrage, pour un, L’action Bell Telephone fut le semble déjà en être venu à une con-titre le plus en vue du groupe des elusion, car après le lever de la sé-services publics.Ce stock s’est ! ancc de samedi après-midi, il nous distingué par une avance d’un | déclarait: “Si j’eus été seul, j’au- pruüence à l’appui de sa thèse Aussitôt que .vxe Beaulieu eût terminé sot» plaidoyer, AL Nesbitt lui dit: Je vous suis obligé pour votre exposé de la situation.Me Butler s’est borné à analyser les questions de lait, il montre avec fortes preuves à l’appui que M.Hagenah a été très raisonnable dans ses calculs sur le coût de reconstruction.Son témoignage est corroboré par les témoins entendus pour la ville.Me GeoTfrfon dans sa réponse à Me Beaulieu s’est surtout appliqué à démontrer que la vente des Hanson ne constituait pas Ja reelle valeur marchande.Aussitôt que les plaidoyers furent terminés, Me Beaulieu a dépose copie du jugement rendu dans l’expropriation de l’aqueduc de Saint-Jean.Un nouvel exhibit fut aussi la société procède elle-même à l’émission — doivent faire un contrat par lequel la banque garantit rémunération déterminée, dont le taux varie selon les mérites du titre et les difficultés de l’opération.L’action peut aussi n’avoir pas de valeur nominale, c’est-à-dire n’être en définitive qu’une part d’intérêt dans l’avoir social quel qu’il soit.La finance américaine n’a pas inventé ce type de titre actif, car la “part”, par .opposition à Faction proprement dite, est reconnue depuis longtemps par la législation financière française; mais elle en a vulgarisé l’usage jusqu’à l’abus comme elle en a multiplé, généralement à son avantage, les modalités.Naturellement, nous avons imité sur ce terrain les Américains — à telle enseigne que, s’il est à peu près point et demi à 165.Ix* Shawinigan a fléchi d’un point à 92 1-2.Vers le midi, les deux titres du Brazilian, Quebec Power et Montreal Power n’avaient presque pas bougé.Parmi les industriels, le Building Products a eu l’honneur d’atteindre un nouveau sommet à 43 7-8; e’est un gain de 1 3-8 point.International Nickel, irrégulier, a débuté inchangé à 82 3-4, s’est alourdi à 80 1-2.puis s’est relevé à 82 1-2.Les titres du Canadian Alcohol étaient plus fermes.LA MATINEE AU ( URB rais rendu jugement immédiatement" (on the spot).Le secrétaire de la commission, M.Antoine Sénécal, nous a expliqué ce matin qu’aux termes du statut d’expropriation la sentence arbitrale doit être déposée en Cour supérieure.En même temps, avis sera donné à la ville et à la compagnie du dépôt du Jugement et du dossier.M.Nesbitt nous avait déclaré qu’il espérait rendre jugement demain ou mercredi.M.Antoine Sénécal nous disait ce matin que le jugement ne sera certainement pas déposé demain^ Ce sera dans le cours de la semaine, du moins pas plus tard que le 15 mars, date de l’expiration du délai légal.Mes Beaulieu, Butler et Geoffrion 5 MARS 1928 A l’exception d’un seul, les ti- | très de pétrole ont fait une légère \ opt occupé les quatre heures de la < hàux «HtiMlkn» .?'¦à# 4 »l-7i H»ril : avance.à la séance de ce matin, séance de samedi.Le premier a ter-sü!«dr !wb««”Sîuf««i^é«o ?bSttîl à la petite bourse.InL Petroleum miné son plaidoyer et ramassé en t .houx-fleurs Californie Fou-eaux canâUiens hpuiarJ américain Ail California compagnie a droit sou-eu ôriitè $5.; British Ame- quelques phrases ses conclusions; SîlVà r2,75i*ePmumtj M ^ 35'+ à 35'i; McColl l’avocat de la ville* a analysé la ''$u.ii à' $o.n la iki Frontenac de 30'-j à 3t)n*.Imperial preuve sur le coût de construction T-es affaires"' repris son plaidoyer en résumant le» conelusluns lier se transige à 104.I.’accuimilalion du litre du Cana- < ., , da Cernent se continue en vue de C 1 quelques jours 1rs ventes sont assez ‘"hciente a lu propriété de la com-titre reste ferme Pu8n,ci 11 est déjà compris dans levain déposé conjointement par les deux j certain que "le dernier coup de ca-parties.C’est le résultat du rajuste- ; non”, etc.sera tiré par un ahuri ment des comptes entre le 9 août | canadien-français, il est non moins 1927 et le 29 février 1928.D’après probable que le dernier refuge de ce rapport, il y a $641,702 à ajou- i cet enfant gâté — je veux dire pour-ter a la valeur de la propriété, calculée à la date du 9 août 1927.Cettp somme représente un actif liquide qui deviendra la propriété de la ville après i’expropriatiou.Un beau contrat pour Matthew-Moody La Matthew Moody & Sons Company.Limited, gros manufacturiers d’instruments aratoires dans la province de Québec, vient de signer un contrat avec VAluminum Industries Inc., de Cincinnati, Ohio, les plus importants manufacturiers de pistous en aluminium au monde.Aux termes de oe contrat, la Matthew Moody aura les droits exclusifs pour la fabrication et la vente au Canada de ces pistons.Tout le travail ne, se fera pas dans les usines de la Matthew Moody vu que le coulage se fera à Cincinnati tandis que le fini sera fait à Terrebonne.VAluminum Industries Inc.fabrique les piston» pour quelques-unes des plus importantes compagnies d’automobiles américaines.Les nouvelles voitures Chevrolet et Ford, entre autres, n’ont que ces >mpr__ ______ dilation de $16,600,000.Quand Parmi les titres qui ont progrès-j ^ Hagenah a estimé la valeur in-sé citons aussi Hiram Walker qui Innseque de la propriété à 89.200,-a fait une avance d’un point à 59 et , outt et qu’il a ajoute à cela 81,300,-Sational Steel Car d'un demi point i 900 pour les frais indirects de cons-ù 4L jtruction.il a déjà suffisamment te- \ l’exception de Teck-Hughes nu compte du “going concern”, j qui a gagne 5 sous, les valeurs mi- j Le statut d’expropriation, re- Nous venons de recevoir la livraison de mars de la nouvelle revue Les {flaires.Elle ne le cède eu rien à la première livraison i que nous avons signalée à nos ke-! non,breuses el le leurs.| j-, 17 On y remarque entre autres lest articles suivants: “Comment on manque des ventes par sa faute” par Louis Ange, professeur à l'Ecole Supérieure pratique du Commerce et d’industrie de Paris eol-iaboraleur régulier à cette revue.Nous signalons également un arti- nières sont légèrement à la bais-j marque l'avocat de" la*vilïe, dit que elc intitule “Selection des employés M.: \mutet descend à 84.30 et \«- ' .p.r examen".Cet article donne une rundu a $19.95.direction pi a tique pour taire ici compit* p»r talpiique pas deux éléments distincts, choix des employes.1) autres arlt-! r-»i»«n pat'L-e.osTlca v.3411 ru» 3«iii> séparés.!>«nts, anf It - Sherbrooke, ot St rtio Notre l)«nio «virot Main 802S-80a7 *.— » «4* V$ VI & $ V| uc la compagnie doit être expropriée : "ns a going concern".Cela n'im- eles comme "l’arsenal du vendeur "la deuxième causerie pour les voyageurs de commerce”, une étude sur les compagnies à fonds social.des conseils aux patrons et d s notes et des réflexions opportunes complètent cette livraison.Cette revue s’adresse à tous les hommes d'affaires en général.Tous pourront y puiser des suggestions, lies conseils, des formults nouvelles.qui les porteront en route.Bureau de publication; 552-554, 1ère Vvcnue, Québec.BOURSfcDES MINES < our» f»arni» par la niaJaan Mount Cl» t.tta Mcinbrr» d» I» n»ur»r dm min»» d» Man».rial, t rut d» l'RItUal.Montra»!.«Ufr.don» VI Alia 200 20: .415 lie \ F F44 •Jl '214 .VrgniNiut 21 21 Ksrrj HoN> $0 •M) Be.ivrr .157 15?( ana.limi Uirrnln 1: f» pliai .15 u4 ‘ -or'tf u 02 03 277 tlmiju (Jurbfc * * Ity S-soif 1 1 ;»ft Slenliicon» 104 17 lack Hughe» .Mil .«MN TnwefWim*.k .• .120 3; id Vlfxnai Coiia ».,.• • OÙ VAiran cUvmtrcm 4 midi M.Vltenilu engines 17 17 < «vninwruial Alcohol 14 4 British XtiHM’ioai! Oil •V.’* 354 4 l-nmiO» shilling 37» i erling :u1'* < au:» den Ù« per .*5 4 40 Uenwut 03'-j %\ 4 iiinem ivr 994 * 4 Hiram \V a km 7)N 504 14 Imperial Oil MH.n# National IVulillorliw .Ift 10 Ini.I’elrolcnm :r 17 4 4 lin|ieri»l Tobacco n 9 I’.ige llersry .92\ Krm»lf> M ; lUn^im Nationa1 Steel fini- 414 44 John V Mili-hell 40 M.1-iw.Paper Mill* 101 104 i iiiiTta rmuQUBi» Forfinn TH>wrr llnr*A 0.271 | Afton Mines 1 10 l.4f.Coasl (.«pper 18.00 18.D0 Don Rou>ni .0.1.» H pares Restent les franchises, et les deux experts n’en ont pus parlé.La loi de la Commission des services publies n’a pas la portée que lui prête M.Geoffrion au sujet des franchises.Cette loi ne peut changer la loi générale.De plus, elle a été adoptée pour protéger le publie.Cette loi de 1926 ne peut avoir tnt effet rétroactif contre le statut d'expropriation de 1914.Le statut d’ex- ri — du capitalisme américain, la "no-par value share”, sera, non pas quelque petite république également pourrie de l’Amérique centrale, mais notre bien-aimée patrie le Canada.La “part”, comme expression d’un droit de participation à une affaire commerciale, industrielle et financière, est en soi aussi légitime que tout autre litre.Il n’en est lias moins vrai qu’elle est vite devenue l’instrument favori des malins pour le pillage de la petite épargne.A l’heure actuelle, l’ambition de toute maison de banque, le pont aux ânes, si j’ose dire, de la finance, l’opération classique qui donne un auto à qui n’en avait pas, deux Dittos à qui n’en avait qu’un, une maison à Westinount au génie qui étouffait rue Saint-Hubert, c’est d’acheter un établissement industriel ou commercial, fût-ce au double de sa valeur réelle, pour récapitaliser en obligations, en actions de priorité et en parts — surtout en parts.Dans cette recapitalisation les obligations représenteront au moins les deux tiers de la valeur réelle, les actions privilégiées se-1 ront couvertes à moitié, cotnrtu* cer- croire qu'on met du beurre aur leurs épinards.Les anciens propriétaires prêteront des mains obligeantes à l’opération en laissant pour quelque temps encore leurs noms à l’affiche; souvent même consentiront-ils à mettre le nez au bureau une fois par mois, entre deux parties de golf ou de billard.Les financiers intéressés figureront au conseil d’administration le temps qu’il faudra pour refiler leur papier à eux au public, et le dernier tiers du conseil sera fourni par les anciens fonctionnaires, d’autant plus exigeants qu’ils se sentent indispensables.Dans une entreprise capitalisée de cette façon, Faction non privilégiée n’est pas un titre de $5, de $10, de $100, émis pour le compte et au bénéfice de la société.C’est un vingt-millième, un cent-millième, un cinq-cent-milliè-me, du solde créditeur ou “surplus” de quatre-vingt-dix-neuf dollars et quatre-vingt-dix-neuf sous qu’un comptable plus ou moins “autorisé”, plus prestigitateur que vérificateur, après de longues nuits de veille bien rétribuées, aura réussi à mettre dans la corbeille de l’entreprise cruellement défraîchie qui joue en cette affaire, sous son plâtras, le rôle de jeune mariée.Mais surtout, c’est le papier que des entrepreneurs de “phynance” — pour réserver à des gens plus probes le qualificatif de banquiers — refilent sous pression à la clientèle à des cours surchauffés, en vertu du principe qu’un Tiens vaut mieux que deux TuJFauras.L’action à valeur nominale doit avoir pour contre-partie au bilan un actif tangible, sinon sa caducité éclate à tous les yeux.La part, au contraire, a cela de merveilleux pour les entrepreneurs de “phynance”.qu’on peut en imprimer à l’infini sans rien mettre en regard que des espérances — soigneusement entretenues, il est vrai.A la prochaine crise, Faction se tiendra tant bien que mal, parfois très bien, même si le dividende en est supprimé; et au contraire la “part”, devenue stérile, ne sera plus qu’un chiffre-fantôme dans un poste-fantôme du bilan.Mais aux jours de sj)écuIation hystérique que nous traversons l’entrepreneur de “phynance”.grâce à ce pince-monseigneur, aura trouvé de quoi faire sa pelote.ACTIONS DE BANQUES ET PARTS DE MINES Resterait à parler de deux catégories de titres actifs assujetties à des législations spéciales: les actions de banques et les parts de mines.Si justement estimées qu’elles soient les actions de banques, vu la double responsabilité qui s’y attache et la complexité de plus en plus grande du commerce de l’Ar* 1 gent, devraient être abandonnées aux hommes d’argent: en principe , les petits gens ont toujours tort de , mettre leurs épargnes dans des affaires qu’ils ne comprennent p$w et où ils n’auront Jamais rien à dire.Avec ou sans nominal, la part de mine peut s’émottre par la société à 5 sous, à 50 ou à 75, à la discrétion des administrateurs, et se refiler à 5 dollars au public par un syndicat, ou “pool”.L’examen détaillé de cette création essentiellement “phynancière”.on pourrait même dire métaphysique — car rarement elle correspond à des réalités physiques visibles dans la nature — pourrait nous occuper toute la nuit; qu’il suffise de dire, que, quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent, la part de mine pourrait se définir: un trou dans la terre qui se changera bientôt en un trou dans la poche.Les actions et les parts peuvent s’émettre directement par la société créatrice; c’est ce qui arrive, par exemple, dans les cas où les titres sont réservés aux anciens actionnaires.Comme les obligations, le plus souvent elles sont souscrites en bloc par des banquiers qui en garantissent le placement.Quand» par leurs mérites propres ou grâce à une publicité pas trop scrupuleuse, elles ont acquis assez de crédit auprès de l’épargne et du capital pour faire l’objet d'un commerce suivi, elles peuvent, à la demande de la Société créatrice OU ; d’agents de change, s’inscrire & la Bourse, petite (curb) ou gronda.Avec le banquier honnête, l'agent de change honnête — et cet être existe — est encore le plus compétent à en apprécier la valeur.L'histoire de ces dernières années enseigne, cependant, que l’agent de change trop consciencieux a grande chance de passer pour un bêta auprès de ceux qu’il cherche à sauver, tandis que celui ^ui sait, selon l’expression anglaise, secouer le poirier, peut toujours compter sur une abondante récolte de poires, et de poires juteuses.La morale de tout ceci, c’est peut-être que ceux qui n’entendent pas grand’chose aux affaires devraient limiter leurs placements mobiliers aux obligations de tout repos et aux actions privilégiées des grands services exploités en régie, avec le concours intéressé et pour ainsi dire la garantie des pouvoirs publics.Adressez-vous an Service da librairie tfu "Devoir”, 336 nia Notre-Dame est.Montréal.(Té* léphone Main 7460$.Avez-vous nesom da boni livres?Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires AVOCATS Aldirlc Blaln.LL.L.Jean Festtnz.L.U.B.BLALN & FAUTEUX AVOCATS Imm.Dnlnth, chambre >1, Main SMS fit.me Notre-Dame ootat Montreal COMPTABLES ll'Tü ' t—"» * M».ai.cian.peu près un million d’automobiles par année aux Etats-Unis et le rera-placement en prend aussi beaucoup.La compagnie vend ses pistons au (.anada depuis plusieurs années déjà et la demande, au cours de certaines années, atteint jusqu’à 25,000.Aux termes du contrat c’est la Matthew Moody qui aura toutes ces commandes dans l’avenir.La Matthew Moody n’aura pas à augmen- i ter considérablement son personnel vu quon estime que les employés actuels pourront facilement s’occu-, per (je ce nouveau département ' Fout indique, par ailleurs, que la demande, dans un bref délai, sera aux environs de 200,000 pistons au : Lan ad a; à l’heure actuelle on utili-: se 3,600,000 pistons par année au! Canada.|1 est bon de noter que la compa-.gnu* Moody sera |lt seule compa-gnu au Canada fabriquant des pis-! tons pour automobiles.A venir jusqu à aujourd'hui tous les pistons! étaient importés.I
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