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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 27 janvier 1928
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1928-01-27, Collections de BAnQ.

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Volume XIX.— No 21.Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.9 *.M EUM-Unla «t Empire Britânniqoe .8-0% UNION POSTALE.10.M Edition hebdomadaire " CANADA.2.08 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Montréal vendredi 27 jan.1928.TROIS SOÜS LE NUMERO Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: • • Matn 7460 Service de sett} Rédaetlee, Main 8181 Admtaietratlou, Main 8188 L’emprunt de 30 millions battu en nombre et en valeur (Détails page 3) Pourquoi nourrir le loup qu’on redoute?Le récent débordement de comptes rendus sensationnels de procès faits à des criminels, aux Etats-Unis, commence d’alarmer nombre de gens respectables, apparemment insensibles ou indifférents jusqu’ici aux répercussions de cette sorte de journalisme tapageur.Il n’y a pas à chercher très loin la cause de ce flot montant de publicité sensationnelle.Un observateur désintéressé de la presse contemporaine aux Etats-Unis, le H.I*.Parsons, l’a indiquée en quelques lignes dans un article à YAmerica du 21 janvier.Il y écrit ceci: "Quand le New-York Times imprime deux pleines^pages de détails équivoques dans une affaire de divorce, il n'xj a pas à se demander pourquoi: il a l’oeil aux recettes des ventes.Aujourd’hui, la principale fonction d’un chef de journal, c'est de fabriquer un produit qui se vendra.” Or, s’il faut, pour vendre un journal, l’emplir de boue, un grand nombre de propriétaires et de rédacteurs de journaux n’auront aucun scrupule: ils l’y versent, le journal se vend, il s’enrichit, c’est tout.Il va de soi que dans cette course aux forts tirages, la plupart des quotidiens du pays voisin, — dont les méthodes sont en train de s’insinuer do plus en plus chez nous, il n’est que de suivre les quotidiens les plus répandus de nos grandes villes pour s en apercevoir, — ne reculent devant rien.N’a-t-on pas vu ces semaines-ci dans la presse de New-York et de la Nouvelle-Angleterre les récits les plus circonstanciés et les plus cyniques, peut-être, qu’on ait jamais lus, de l’électrocution à Sing-Sing de deux meurtriers dont les incidents du procès ont empli des milliers de colonnes de matière à lire, et ces journaux n’ont-ils pas publié à ce propos des photographies du dernier effarant, dont la plus révoltante fut celle de la femme Snyder au moment où elle recevait le choc électrique qui devait lu tuer?Il a fallu que exploitât jusqu’aux derniers spasmes de la condamnée pour on ex ses formidables de tirage enregistrées par les tabloids tels que le News, le Graphie et le Mirror, sont en train de les dépasser d’audace et de cynisme.% Le mal ne s’arrête pas aux frontières.D’un,côté, il se vend un nombre de plus en plus grand de ces feuilles à sensation, chez nous, par suite de l’inertie de M.Euler, ministre des douanes.jusqu’ici sourd aux représentations les plus fondées qu’on lui a faites à ce propos; de l’autre, ces abus du journalisme d’information se glissent dans notre presse populaire.A Toronto, par exemple, le Star et le Telegram exploitent à fond les détâils des procès les plus scabreux qui s’instruisent dans le centre et I-ouest de 1 Ontario; l’atfaire Brooks, le cas d’un pasteur de I renton accusé de* séduction de mineure leur ont été en ces derniers temps deux aubaines dont ils n’ont rien négligé.La marée du jaunisme monte, les récits de crimes presque innommables se font de plus en plus détaillés, au point que des feuilles comme le Globe, à Toronto, le Citizen, à Ottawa, ont cru devoir faire echo, tout dernièrement, aux sentiments de dégoût que pareille publicité inspire à des pères de famille, aides hommes publics en vue, a des citoyens effrayés de cette malodorante publicité.Sir George Foster, ancien ministre, aujourd’hui sénateur, vient d’écrire à ce sujet au Citizen: "Jai plupart des quotidiens du Canada condamnent cette sorte de publicité; mais il y en a trop peu d’assez courageux et d’assez forts pour lui fermer leurs colonnes.La presse, dans son intérêt le plus élevé, devrait prendre conscience de son grand pouvoir et des obligations qui en découlent; elle devrait travailler d’accord avec la meilleure partie de sa clientèle à limiter uux faits saillants ces récits de crimes, en en excluant tous les détails suggestifs ou obscènes.” „ * journalistes diront qu’il convient de supprimer tout ce qui a trait aux crimes et aux criminels.Il y a là un élément d’information qu’on ne doit pas négliger.On ne peut cacher aux Montréalais, par exemple, qu'il y a eu vol à main armée dans ime banque, arrestation des criminels, procès, condamnation.Faits divers si Ton veut, mais que le nouvelliste doit porter à la connaissance de ses lecteurs.Faut-il les leur représenter comme le grand événement de la journée, de la semaine, en leur donnant la principale place du journal et le plus d’espace?Non pas.N est-ce pas pourtant ce qui se produit dans trop de quotiQuelle détermination prendront les citoyens, les sociétés, les groupas qui commencent à protester contre ces méthodes d information condamnables d’un journalisme en train de s'enfoncer de plus en plus dans le marais infect du jaunisme et d’v enliser avec lui des milliers de lecteurs?» , .P Vs1 cerîe?’ ^ attirer sur ce grave péril l’attention du public honnête.Mais tant que ces protestations seront platoniques, qu apres avoir crié au loup, les honnêtes gens continueront de le laisser vivre et se promener en paix parmi eux, qu’ils l’alimenteront meme; tant qu ils trouveront cent mauvaises raisons pour continuer de lire une presse matérialiste et démoralisante, nulle prétextés pour rester, la plupart d’entre eux, indifférents ou etrangers a la presse plus sérieuse, d’information contrôlée: tant qu ils cultiveront chez eux cet esprit d’enfants crédules et mais de quatorze ans, esprit que, l’autre jour, à New-York, le directeur d un quotidien respectable disait être celui de la masse, le perd subsistera, le jaunisme durera, le loup grandira.i I on veut qu il disparaisse, que ne soumet-on les journaux a sensation à ce boycottage par les honnêtes gens que proposait, il n y a pas des mois, un grand agent de publicité de Detroit, lui-meme ancien journaliste?Georges PELLETIER lions.Jamais je ne vous aurais cru aussi naïf.— Tu t’abuses, mon cher ami.Taschereau est un avocat et qui connaît le sens des termes.Le parti libéral n’a pas d’existence constitutionnelle.Tout ce qui est voté par la Chambre n’est pas voté par un parti, n’est pas attribuable aux libéraux ou aux conservateurs, mais à la province, mais à toute la population.Si une subvention est votée par la Chambre, les conservateurs la paient autant que les libéraux.plus même peut-être.Mais passons; il n’g a pas lieu de te mettre au courant des accommodements qu’on peut avoir avec le trésor quand on est du bon bord.Taschereau, esprit clair, grand clerc, sachant ce que parler veut dire, connaissant le sens et la propriété des termes, mên$e si vous prétendez qu’il a laissé violer au lac Saint-Jean le droit de propriété, a dit ce qu’il a dit.Et ce qu’il a dit c’est que le parti libéral attacherait son nom a la construction de votre (noire) grande université.Un point c’est tout.Sur le mode à prendre les interprétations peuvent iHirler, Est-ce que tes fonds seront perçus à même la caisse électorale du parti?Est-ce que les multimillionnaires de notre parti qui se sont enrichis depuis.depuis que cest nous qui sont les princesses, mettront personnellement la main ù leur gousset personnel?C’est possible; i'incKne plutôt pour cette dernière solution.Tous ceux qui sont gorgés d’or au point qu’ils se mouchent jaune, au point que les fe,[es, données par Spencerwood s égalent à la splendeur de celles de Versailles, sous Louis le Grand, voudront s’inscrire."J’ai cru voir du reste dans un tournai que la maquette est élastique, ce qui est fort commode.C’est une approximation bien plus qu’un plan, hile aura onze ailes.plus ou moins, la tour aura douze étages.plus ou moins.Elle s’élèvera selon la générosité de la sonscrip-noa.Elle se télescope comme les gobelets qu’on emporte en pique-nique, elle peut commencer comme la tour de Babel et finir aussi comme elle par la confusion des angles."Mais quant à moi connaissant les gens de mon parti, sachant le dévouement qu’ils ont pour les choses de l éducation, leur grand désintéressement, leur désir de promouvoir la science, je suis certain 1"“* .,set( feront un point d’honni/ at,acher, le nom du parti fnni/r aÏ /F Qui étonnera toute l Amérique.Et après cela nous en aurons des savants; car dune université qui coûte des mll-Iwns ü ne peut pas sortir d’iqno- i0/.*’ f‘,est la f°rmule américaine.Les professeurs, les cerveaux im-aortant peu; c’est le moule qui compte, le moule et les lignes.'IS.,.tour sera haute, plus elle aura a etayes, plus le site sera élevé p us les Plans seront grandioses et élevé0118*1 ^ lage d* la science sera La session d'Ottawa M.Bennett prend sa place de chef d’opposition Le programme du gouvernement — Ce que dit le discours du trône — Amabilités envers le nouveau chef de la gauche — Manifestations d’ouverture de session L'actualité Libéralité libérale — Il g a tout de même des fours, me dit Iai Plume, où on est fier de son parti.Ainsi ton journal n’a pas Inue M.Taschereau de son ré- K ni discours à Montréal.Loin de vous l’avez chiné au sujet de Sainte-Marie.Je confesse que ses explications n’étaient pas limpides.Elles l’auraient été s'il avait simplement dit: "Le gouvernement n'avait pas le loisir de perdre une élection, au lieu de dire: "Le gouvernement n’avait pas le loisir d’en faire une,” Ce simple petit Incident est relégué dans l'ombre par l'éclat ue le premier ministre jetait sur ne-française.Or, voilà, mon ami, si je ne me trompe, si je connais quel-VIedons les réductions à l échelle, un nom qui sera atta-avec des saucisses de forte taille.As-tu idée des dimensions du gateau de noce que Pon a exposé dans les journaux sous figure de maauetit de l'université de Montréal?Six arpents de front sur trois arpents et demi de profondeur.G est quelque chose mon ami! Combien cela coûtera-t-il?Quinze millions - peut-être vingt.Et, M.Taschereau ne l’a pas envoyé dire, c est le iHirli libéral, le parti libéral tout court, le parti libéral tout seul qui va construire cela.— Vous plaisantez La Plume, vous savez bien que lorsqu’il dit: te parti libéral attachera son nom nré7J^nn ruune LaPlume> je vous préviens de nouveau que vous déraisonnez.Tachereau, je vous l’as-sure, n a ramais eu l'intention de d?fvniv™ïuPOUr Ia Comtructi^ LaPhupe était devenu enragé: .tolérerai pas que tu mé- dises plus longtemps de mon parti Je te pane ma tête que la liste dé souscription pour libéraux et pour bien?// vTkment, sera O™"'* bientôt, hst-ce que Farticle du Canada d hier matin ne parait pas clairement t annoncer?D’ailleurs chef du parti libéral, le prenücr mimst.c a sans doute le droit de y.tier; rnais comment peut-il lier la Chambre, la députation sans l avoir consultée.?Tu vols bien Jhl rai/n.et T*1* P°ur mettre, les choses de façon concrète on lira sur le chèque de quinze millions ou plus donné à l'Université non pas le nom du trésorier de la pro- Zï!’A?lul du (par Emile BENOIST^ Ottawa, 26.— Après s’être tardivement mais furieusement manifesté, Thiver canadien réservait 3’une de ses plus belles journées pour l’ouverture de la session fédérale.Hier soir, la bourrasque amplifiait de son accompagnement vTag-nèrien le concert du carillon de la Victoire.Les notes cristallines des cloches, sur un aria de Samson et Dalila, se perdaient dans la tem,pète.Ce matin, la poudrerie avait laissé tomber son rideau blanc et, dans l’horizon de la capitale, par delà l’Outaouais endormi sous une carapace de glace, reparaissaient les premières collines des Laurentides enfin saupoudrées de neige.Le soleil plaquait des miroitements partout quand Son Excellence le gouverneur-général, précédée d’une estafette de cavaliers d’apparat, chacun portant un long fanion à la façon d’une lance, s’est amené, en belle voiture.11 était trois heures moins dix minutes à l’horloge de la tour, qui doit donner l’heure juste puisqu’elle est gouvernementale et partant officielle.Comme du temps de Louis XIV, l’exactitude reste la politesse des rois ou de ceux qui les représentent.La cérémonie avait été fixée pour 3 heures.A l’heure dite s’est ouverte — soyons exact — la deuxième session du seizième parlement canadien.Il y avait foule, sur la place du Parlement, pour voir arriver la voiture de Son Excellence.En plus des curieux, il y avail des canonniers aui ont tiré une salve d’honneur, des soldats en grande tenue et un corps de musique militaire qui avait, comme de raison, préparé une sérénade.Une ouverture de session, c’est évidemment plus cérémonieux à Ottawa qu’à Québec.Et les députés prennent Ici la chose plus au sérieux que là-bas.A Québec on dit l’huissier de la verge noire; ici, c’est le genlilhomme-huissier.Et puis, ce pauvre fonctionnaire n’a pas, à la Chambre des Communes, à essuyer les risées de toute une assemblée de grands enfants laissés sans surveillance.On n’accompugnc pas d’ironiques claquements de pupitres chacune de ses trois courbettes.On le laisse, en paix, accomplir son rite.Et puis on l’applaudit.A l’intérieur, il y avait encore plus de monde qu’à l'extérieur.Le long de toutes les galeries qui ont vue sur l’entrée principale, de toutes les arches gothiques, s’allongeaient des cous, se penchaient, telles des gargouilles, des têtes curieuses de voir entrer Son Excellence.Celle-ci était précédée de gens galonnés, décorés, dorés sur toutes les coutures, impeccables d’impassibilité et de rigidité.Déjà la foule des invités, des femmes en toilettes de soirée, des hommes en habit et plastronnant, Inondait le parquet du sénat; le surplus déferlait dans les deux vestibules parce qu’il fallait bien tout de même laisser de la place aux “commoners” que Son Excellence devait mander et qui allaient venir.Dans la galerie s’écrasait la tourbe démocratique, mais privilégiée tout de même, puisque ceux qui en étaient avaient eu des cartes d’admission.Les députés s'étaient rassemblés dans la Chambre des Communes.M.Rodolphe Lemieux, avec lenteur et solennité, venait de lire une lettre de M.Mieville, le secrétaire du gou verneur, annonçant la visite de celui-ci au Sénat, quand trois coups furent frappés à la porte.11 était 3 heures et six minutes exactement.Le sergent d’armes, en culottes, le collier d’argent au cou, l’épée du côté, le chapeau sous le bras, s’y attendait sûrement.Après s’être en-(Suite à la page dieux) La session de Québec Les prisons de M.Galipeault Elles coûteront plus cher à la province que celles de Silvio Pellico - Le ministre veut bâtir grand et faire beau - Il parait n’avoir pas prévu tout cela avant les élections — Le musée de Québec est mal situé LA LOI EXISTE, MAIS .DIT M.TASCHEREAU NEMO Bloc-notes qui- ic premier numsrrc icxau sur te parti libérât le peler à M.Lemieux les civilités du apon, pays qu’il visita jadis.A la suite de leur président, coif-é du tricorne, les députés partirent *n procession.Les trois quarts l'entre eux ne purent cependant ivoir accès à la salle où les atten-iait le gouverneur.Les invités ivaient presque tout accaparé.Mais quelle belle assemblée tout Je même! Sur le trône, Son Excellence, qui attend avec le chapeau i plumes blanches sur la tête.D’un :ôté, le sénateur Dandurand et de 'autre, M.MacKenzie-King, tous les leux, cuirassés d’or,—le costume de iVindsor.Au bas des degrés, à gau-:he, lady Willingdon.Au beau mi-ieu, un peu plus en avant, sur un livan en rond, les juges de la cour iuprême.Ils ont revêtu la pourpre *t l’hermine.C’est à les prendre tour des cardinaux mais en regar-tant bien on reconnaît tout de suite e juge Rinfret.Des militaires qui, ous, ont mis, bien sûr, leurs uni-ormes les plus resplendissants.Les ténateurs s’en sont tenus à la sobre aquette noire mais les consuls—ce-ul de Chine était du nombre — ipparaissent brodés d’or.Les toi-ettes féminines, aux étages les plus (levés des tribunes en gradins, s’of-rent comme des corbeilles de fleurs.Un alde-de-camp droit comme un majuscule, — ce qui ne l’empèche >as de multiplier les courbettes en >, — remet à Son Excellence le liscours qu’elle doit prononcer et jui pourtant est si peu d’elle.C’est l’abord la lecture en anglais, en rançais ensuite.Lord Willingdon it très bien dans l’une et l’autre lan-{ues.La lecture faite.Son Excellence >asse dans les appartements du pré-ddent du sénat, les députés s’en re-ournent chez eux et les invités s’é-larpillent par tout l'hôtel parlemen-aire.a- V- Ÿ Après la cérémonie haute en couleurs qui s’était déroulée au sénat, les députés, rentrés chez eux, ont tenu une courte séance.Elle a été marquée par la plus franche cordialité.La gauche et la droite, en parfaite harmonie pour une fois, .ont ensemble applaudi, le premier ministre offrant des félicitations su nouveau chef de l'opposition et ie chef de l’opposition remerciant le premier ministre.Séance toute de grâce et de mansuétude comme if ne s’en produira probablement pas souvent au cours de la session commençante.Il faut dire que M.Mackenzie King n’est pas venu aux Communes dans sa cuirasse d’or de conseiller privé.Il l'avait prestement remplacée par un vêtement plus conforme aux coutumes de cette assemblée.C’a d'abord été la présentation a M.Lemieux des nouveaux députés, deux libéraux et un conserva- _ leur, élus depuis la dernière ses- ^0in0l,Is hydrauliques (e long du sion: M.Albion-Rudolph Foster | ™n'Vi U f ™'0' Ç» " empechern < Victoria-Caricton), très grand, Prohaldenictii pas que cette ques-l’air décidé; M.William-George *'£" donnera heu â l’unjde* prm-Rock (Maple-Creek).petit et large1 iaux ^ hi session.par ._ .rection.Depuis le mois d octobre il a pu se rendre compte que ces mêmes sentiments existent partout à son endroit, dans le public, chez les adversaires politiques, dans les journaux.C’est un encouragement dont il apprécie toute la valeur.L’opposition a un devoir important à remplir; elle doit le faire sans peur, avec courage; elle doit critiquer, offrir des suggestions pratiques, inspirer la confiance.Cela n’exclut pas l’entente mutuelle qui, après tout, n’est pas incompatible avec les exigences des deux grands partis s de ee pays.Ceux-ci doivent maintenir entre eux des relations amicales.M.Guthrie ne dit que quelques mots.La Chambre nomme ensuite deux comités, l’un qui choisira les membres des différents comités permanents, l’autre qui sera charge de la régie interne de 'la Chambre.Le premier est formé de MM.Pierre Caserai n, Robert Forke, .1.H.King, G.Hanson.Stewart (Leeds); le second, de MM.Motherwell, Rinfret, BMiotl, J.H.King.Juste avant l’ajournement M.Bennett demande au premier^ ministre s’il déposera devant la Chambre un rapport détaillé de la dernière conférence interprovinciale.M.King lui apprend qu'il n'y a pas de tel rapport parce que la conference n’a pas tenu de procès-verbaux de ses séances.Des communiqués ont, dans le temps, été remis à la presse.Vendredi commencera le débat sur l’adresse en réponse au discours du trône.I.es proposeurs de l’adresse seront MM.IMslcy (Hants-King) et Beaubien (Provencher) I moyen de la nomination et de | l’envoi au Canada d’un représen 1 tant du gouvernement de Sa Majesté en Grande-Bretagne.D'après certains arrangements conclus entre la France et le Canada, et entre le Canada et le Japon, ces pays ont 'intention de se faire représenter réciproquement par des ministres pjlénipotentiaires.CONFERENCE INTERPRO-VINCIALE A la suite de la déclaration faite au parlement lors de la dernière session, une conférence a été convoquée à Ottawa en novembre entre le gouvernement du Dominion et ceux des provinces canadiennes.Mes ministres sont d’avis quelle a été d’une très haute importance parce qu’elle n facilité réchange libre et sans réserve des vues des gouvernements sur les problèmes d’intérêt mutuel.Vous aurez durant la présente session à étudier quelques-unes des affaires qui ont été alors discutées.L’un des résultats de cette conférence fédérale-provinciale est que mes conseillers ont résolu en attendant la révision finale des arrangements proposés par le rap-oort Duncan, de recommander que l’on continue les octrois accordés durant la dernière session aux Provinces Maritimes.Inspirés "ar les débats de la conférence, mes ministres continuent leurs négociations avec les provinces des Prairies, en vue de réintégrer celles-ci dans la possession de leurs ressources naturelles et ils s’occupent de rendre à la Colombie-Britannique les terres de la région des chemins de fer et celles «le la Rivières-à-la-Paix.Le ministère s’occupe aussi du problème ferroviaire des diverses provinces, tel que posé à cette conférence.LE PORT DE CHURCHILL Les travaux de réfection de la partie construite du Chemin de fer de la baie d’Hudson sont terminés.Après un examen très sérieux, après mûre délibération, d’après les meilleurs conseils que l’on La session de Québec MM.^King et Bennett parleront lun- ait pu obtenir, le port de Churchill ! m à*a sxKsxicv /•«mm*» fprminii^ fvpefl- a été choisi comme terminus ocèa Ÿ V ÿ nique de ce chemin de fer.Un Le discours du trône n’a pas cou-! contrat a été donné pour le nivelle-tume d fougueuse scours du trône n’a pas cou-J contrat a été donne pourtenivene-’ètre une pièce d’eloquence ment de la voie et la conslruction ise et empoignante.Celui de des ponts jusqu a Churchill et les .s-midi reste dims !.tradi- travjutt cet apres tien.Ceux qui voudront en prendre connaissance en trouveront le texte dans ce journal-ci.Pour ceux que satisfait un bref résume, disons que le discours Commence pnr un aperçu de la situation générale dans le pays, rappelle la célébration du soîxantenaire de la Confédération, la visite des princes et de M.Baldwin, mentionne le fait de l’élection du Canada à un siège non permanent de la Société des Nations, parle de la dernière conférence impériale et de ses résultats, notamment rétablissement d’un service diplomatique canadien, de la conférence interprovinciale, des octrois augmentés aux Provinces maritimes, des ressources naturelles des provinces de l’ouest, du chemin de fer de la baie d’Hudson, de l’immigration et de la colonisation, des nouvelles commissions nommées pour l'administration des ports de Saint-Jean et de Halifax, de l’aviation civile, du revenu national et de (’administration des douanes; il annonce en terminant le projet de réunir en un seul les ministères rie la santé et du rétablissement civil des soldats ainsi que des mesures afin d’améliorer les relations commerciales entre le Canada et certains pays étrangers, sans les désigner.Il s'agit évidemment de nouveaux traités que l’on se propose de conclure.Il n’est pas fait mention du projet de canalisation du Saint-Laurent ni du projet connexe du développement des d’épaules, (pii marche en se dandinant; M.George Spotton (Huron-j Nord», court, ventripotent et chau ve.MM.King et Veniot ont été les parrains des deux premiers; MM.Bennett et Guthrie, les parrains du dernier.On leur a donné des sièges en arrière, très loin.Le bill No 1, présenté par MM.King et Lapointe a subi, sans anicroche, la nremière lecture.Il en restera d’ailleurs là.T.e premier ministre propose que le débat sur le discours du trône commence dès vendredi et qu’il ait ensuite, jusqu’à épuisement, ! des travaux de construction, préséance sur toute autre chose.fors la présentation des ImUs.l’augmentation des recettes des M Mackenzie King se U vc eneo-; Hiemins de fer et des revenus pu-re.C est pour donner le signal hlies.l’état général des affaires Emne BENOIST * * * Lo discours du trône Honorables membres du Sénat.Membres de la Chambre des communes.C’est avec beaucoup de ptaisir que je vous revois au commencement d’une nouvelle session parlementaire et que je nuis vous féliciter de la prospérité constante du pays.L’étendue du commerce et l'accroissement de la maiu-d’oeuvre, d'une bataille de fleurs à laquelle participeront ensuite MM.Bennett.Gardiner, chef ues progressiste^ d’Alberta, et Hugh Guthrie, dont l’interrègne vjent de finir à la direction du parti conservateur Les liMrnux sc joignent aux conservateurs, dit le premier ministre, pour féliciter le nouveau chef de l’opposition et pour lut souhaiter la bienvenue à la Chambre des Communes.11 est appelé à remplir une fonrtion importante et c’est vine grande marque de la confiance que les gens de son parti lui ont donnée.Cette fonction de chef de l’opposition entraîne une grande responsabilité, nécessite de vastes connaissances et de l’esprit de justice.M.Bennett possède toutes ces qualités.Il est certain que le premier ministre et le chef de l’opposition ne pourront toujours être d’accord mais ils s’entendront très certainement pour maintenir la dignité des débats et les meilleures traditions parlementaires.M.King félicite aussi M.Hugh Guthrie qui, pendant toute une session, u rempli les fonctions de chef temporaire de l’opposition.Comme tel il a fait valoir de grandes qualités et la Chambre doit reconnaître qu’il a toujours été d’une parfaite courtoisie.C’est ensuite le chef des progressistes de l’Alberta, M.Gardi- sement d’un port sont bien avancés.LE PLACEMENT DES IMMIGRES H v a eu une augmentation marquée dans le nombre des immigrants britanniques et de ceux de Pl-jurope continentale appartenant à des classes désirables.Des mesures ont été prises en vue d’une coopération plus étroite avec les gouvernements des provinces quant a la colonisation, à ’l’allocation des terrains et au travail d’inspection.Plusieurs centres provinciaux ont déjà été organisés pour recevoir et placer dans l’agriculture les jeunes gens venus de la Grande-Bretagne, et un plan effectif d’établissement a été mis en vigueur pour les colons de cette categorie.L’ouverture de nouveaux territoires par la construction des chemins de fer se poursuit rapidement et fournit à la colonisation des perspectives nouvelles.NAVIGATION Des commissions ont été instituées afin d’administrer les ports de Saint-Jean et de Halifax.On espère que cela facilitera et stimulera le commerce de l’Atlantique.Le trafic des autres ports canadiens a augmenté durant la saison qui vient de finir.Dans l’expédition des grains, Montréal n atteint une situation prépondérante parmi les ports océaniques du monde entier, L’AEROPORT DE MONTREAL La navigation aérienne a fait beaucoup de progrès dans le Dominion.Un organisme a été constitué afin de placer l’administration de l’aviation civile sur une base différente de celle du service militaire.En vue de contribuer au développement des lignes océaniques, un emplacement a été acquis pour éta-! blir une base d’opération aériennes ! près de Montréal.^ Une tour sera érigée et l’on pourvoira à l’installation d’un terminus public d’aéroplanes.Quant au ministère des Postes, l’année a été marquée par l'inauguration d’un service aérien entre Ri-mouski et Montréal.L’organisation du ministère du Revenu National s’est accomplie avec un progrès satisfaisant.Le rapport financier delà Commission royale des Douanes et de l’Accise vous sera immédiatement présenté et Ton introduira la législation qu'il recommande.tout témoigne d’un développement économique, vigoureux et plein de promesses vers la réalisation d’un progrès considérable.Les fêtes du soixantième anniversaire de la Confédération qui ont eu lieu Pété dernier ont revêtu ,, , , c , un caractère mémorable.Filles ont «s departements de la Santé et du fait renaître dans toutes les parties! Glissement des Soldats et un (Suite de la 1ère page) “La prison de VUle-Marie ne coûtera pas plus cher que celle de Bordeaux?” interroge M.Duplessis.On rit, car on se souvient que la prison de Bordeaux a fait le sujet de plus d’un débat, avant et après sa construction! LA PRISON D’AMOS La troisième résolution, relative au bill No 9, intitulé: “Loi modifiant la loi 17 George V, chapitre 6, concernant l’agrandissement des palais de justice et prison du district judiciaire de l’Abitibi”, est ainsi conçue: “qu’il soit loisible au lieutenant-gouverneur en conseil d'autoriser le ministre des travaux publics et du travail à agrandir le palais de justice et la prison du district judiciaire de l’Abitibi, dans la ville d’Amos, suivant les plans et devis approuvés par le lieutenant-gouverneur en conseil à un coût n’excédant pas, y compris l’acquisition des terrains nécessaires, la somme de cent mille dollars, payable à même le fonds consolidée du revenu de la province, au lieu de la somme de cinquante mille dollars vitorisée par la loi 17 George V, chapitre 6, section 1”.Ici encore.Je ministre des travaux publics demande donc une somme additionnelle de $50,000 alors qu’une somme de $50,000 avait déjà été octroyée.Cela fait dire au ministre par M.Duplessis: “Le gouvernement n’avait donc pas prévu ces déboursés additionnels?” “Non”, répond M.Galipeault, tout bonnement.“Le gouvernement n’avait pas prévu grand chose”, note M.Duplessis.Une autre question posée par M.Duplessis à M.-Galipeault a amené une réponse charmante de celui-ci à l’égard de la population d’Amos; “N'y a-t-il pas de prison à Amos?” demande le député des Trois-Rivières.“Dans un endroit comme Amos, répond le ministre, il faut une prb son considérable.” — Les citoyens d’Amos seront sans doute heureux d’apprendre en quelle haute estime le ministre des travaux publics paraît les avoir.M.William Tremblay, de Maisonneuve, demande au ministre si la prison de Rouyn n’aurait pas été suffisante pour le district de l’Abitibi, mais M.Galipeault note que les deux districts judiciaires de Rouyn et d’Amos sont complètement étrangers et qu’il faut une prison pour chaque district.“Y a-t-il une augmentation de population pour justifier la construction de cette prison?” demande M.Blain.“Non”, se contente de répondre M.Galipeault, M.Duplessis se lève encore une fois pour demander au gouvernement de remettre la deuxième lecture du bill greffé sur cette résolution à plus tard parce que les opposition nistes n’ont pas encore vu l’imprimé du bill en question, mais M.Taschereau lui répond “que les oppositionnistes pourront discuter ces nouveaux projets tant qu’ils voudront lorsque les bills viendront devant le comité nour être lus une troisième fois”.Le bill est donc adopté en deuxième lecture.LE MUSEE DE QUEBEC La quatrième résolution, relati ve au bill No U) intitulé: “Loi modifiant la loi des musées de la province” se lit comme suit: “que, pour payer le coût des acquisitions et des constructions mentionnées dans l'article 3 de la loi des musées pour l’établissement d’un musée dans la cité de Québec, le lieutenant-gouverneur en conseil pourra autoriser le trésorier de la province à payer, sur le fonds consolidé du revenu, unej somme n’excédant pas six rent mille dollars au lieu de la somme de cent cinquante mille dollars au-1 torisée par l’article 4 de ladite loi des musées de la province.” En d’autres termes, M.Galipeault demande tout simplement^ une! somme additionnelle de $450,000 pour la construction d’un édifice | qui devait, primitivement, n’en coûter que $150,000.Cette fois, M.Duplessis trouve la i dose trop forte et il demande au gouvernement d’ajoumer au moins Fa discussion sur ce bill à la prochaine séance, car il s'agit d’une somme très considérable.Correct”, dit ie premier minis- * * A 1 n vx «¦ sx >-> )x «i • rs a c Tn r' O * ’ travail à agrandir la prison (lu district judiciaire de Chicoutimi suivant les plans et devis approuvés par le (lieutciiant-gouverncun en conseil à un coût n’excédant pas la somme de $100,(100 payable à même le fonds consolidé de la province.” II n’y a pas eu de discussion sur cette résolution qui a tout de suite donné naissance à un bill que l’on a adopté en première et deuxième lecture.M.Galipeault a tout simplement fait remarquer “qu’il y a quelques années que les gens de la région demandent l’agrandissement de la prison de Chicoutimi.Le gouvernement a fait faire des plans des travaux projetés et cette somme de $100.000 couvrira les dé-penses.” QUELQUES BILLS Six bills oui été ensuite adoptés en troisième lecture sans discussion et plusieurs autres onf.été lus une seconde fois et renvoyés au divers comités de la Chambre pour étude.Les bills adoptés en troisième lecture sont les suivants: une loi nommant un exécuteur du testament de feu Taylor Little et pourvoyant à la rémunération de cet exécuteur testamentaire; une loi changeant le nom de “directeur, vice-directeur et syndics de la maison Sainte-Brigitte de Montréal en celui de The Father Dowd Memorial Home; une loi autorisant le Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec à admettre John Gladstone Quinn à la pratique de la médecine après examen; une loi autorisant le barreau de la province de Québec à admettre L.-E.Langis Galipeault, (fils de M.Antonin Galipeault) au nombre de ses membres, après examens; une loi autorisant le Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec à considérer Alphonse Lapierr» comme élève de quatrième année après examens.Parmi les bills qui ont subi la deuxième lecture, il y en a plusieurs d’intéressants, mais nous aurons bientôt l’occasion de les étudier.TEXTE TRONQUE Le gouvernement a aussi répondu, par M.Taschereau, a une question posée le 24 janvier par M.Sauve et qui se lisait ainsi : “Le gouvernement a-t-il fini d’étudier le système des zones neutres tel que préconisé par un0 de ses membres le 24 juillet 1924 et suivant une réponse consignée dans les journaux de l’Assemblée législative vol.IIX, 15 Georges V.Chapitrq 41.Nous avons déjà dit ee que le chef de l’Opposition demandait.Il référait à un discours prononcé par M.David au cours d’un banquet à Sainte-Thérèse.M.Taschereau s’est simplement contenté de répondre: “Le gouvernement a déjà dit à l’époque que le lexte du journal rapportant le discours prononcé par un de ses membres était tronqué.Nous n’avons pas d’autre réponse à donner”.LES COMPTES PUBLICS Avant la demande d’ajournement à 11 heures demain matin, M.Duplessis a demandé quand seraient présentés les comptes publics de la province, “Après le discours sur le budget”, répondit le premier ministre.“La loi ne mentionne-t-elle pas que ees comptes publics doivent être soumis à la Chambre.8 jours après l’ouverture de la session?interroge M.Duplessis.“Oui, dit M.Taschereau, cette loi existe, mais.” Georges LEVEILLE L'AMBASSADEUR ET LA CANTATRICE Le Manchester Guardian raconte l’historiette suivante; Ia)rs de la dernière session de la S.D.N., Je baron Monchenr, ambassadeur de Belgique à Londres, délégué à Genève, descendit dans un hôtel où il se trouva le voisin île chambre de la cantatrice Raquel Meller.Le baron est matinal: dès 8 heures, sa dactylo tapait sous sa dictée les lettrés de son courrier.La cantatrice, que ses engagements obligeaient de rentrer fort tard au logis, fut, trop tôt à son gré, réveillée te malm par le cliquetis de la machine.Fille supporta la chose deux jours «ans se plaindre, mais le soir, en rentrant après minuit, elle entonna un de ses airs les plus 'retentissants.Le baron, couché tôt selon l’habitude des matineux, fut à son tour réveillé et goûta peu le concert, mais n’en fut pas moins à son travail le lendemain matin à l’heure accoutumée.H en fut récompensé par un second concert la nulit suivante, et un troisième 24 heures plus tard.Cette fois il rendit les armes, et pour ne plus incommoder sa voisine ni être empêché par elle de goûter le sommeil, il demanda son transfert dans une autre partie de l'hôtel.LE CONDAMNE QUI N’AVAIT PAS DE CASIER JUDICIAIRE Un facétieux camelot, arrêté l’autre jour sur la voie publique à Paris, voulut encore amuser le pu- UN RHUME NÉGLIGÉ c’est la porte ouverts & toutes les maladies de la GORGE, des BRONCHE et des POUMONS ns nsglfgez pas un Rhums SOIUNKZ-LE ‘ ' GUÉRISSEZ-LE avec lea Pastilles VALDA En Vente partout — Les Exiger l'N BOITES | portant le nom VALDA Agent Général pour le Canada t i.Alfred OUIMET 23 est, rue St-Paul.— Montréal blic de l’audience après celui des boulevards.,• — Vous avez déjà été condamné?interrogea le président.— Oui: à mort I Stupeur ! Où ?Par miel tribunal ?Pour quel délit ?Le dossier n’en faisait pas mention.Ef Je camelot, gouailleur, produisit tout de même son petit effet : — A mort, par deux médecins.Ils se sont trompés: la preuve.La Minute j Gaie MINISTERE DF, L’HYGIENE On vous demandera de réunir La Société Coopérative DE FRAIS FUNERAIRES estrapraa^ura d» Pampra Puntbr>, Aatarancaa Foaéraitaa M*.EST 1235 arm eaintb-cathbrinr EST du Dominion l’esprit tir patriotisme et l'orgueil national.L’un des principaux événements tie l'année, se rattaebant à oette commémoration.a été la visite do leurs AlteS-ses le Prince de Galles et le Prince George et celle du premier ministre de In Grande-Bretagne.L'accueil bienveillant fait dans tout le pays aux représentants do la famille royale et à celui du Parlement de la mère-patrie n démontré la puissance des liens qui unissent en une même allégeance les membres de la communauté des nations britanniques.' La Société ties Nations, en élisant le Dominon membre non permanent de son conseil, a reconnu d’une façon positive le statu du Canada.NOS MINISTRES A L’ETRANGER Tel que projeté par la conférence impériale de 19211.ties mesures ont été prises le premier juillet afin de permettre au gouvernement de Sa Majesté nu Canada de cotn-muniquer sans intermédiaire avec les autres gouvernements de Su Majesté dans l’Empire britannique.Mes ministres et le secrétaire d’F’.tat aux affaires des Dominions, qui visite actuellement le Canada, sont à discuter les conclusions de cette conférence dont le but est ri’établir un mode tje consultation plus efficace, par contact personnel, au seul ministère sous le nom de ministère de l’Hygiène nationale et du bien-être des anciens combattants.I.ES STATUTS REVISES tre.“à la prochaine séance Nous avons eu l’occasion do voir tes travaux qui se poursuivent actuellement sur le Parc des Champs de PalaUle, relativement à ta construction de ce musée.Le musée coûtera sûrement $600,000 à la province.sinon plus, car le gouvernement parviendra bien à obtenir la somme supplémentaire de $450.000 qu'il demande, mais déjà, ce qu’il y a de fait n'est pas très joli, (-'est une construction style cube-de-béton.et elle a l’air tout drôle à côté de la prison de Québec qui s'élève Une proclamation a été publiée (sur un monticutlc.tout près, autorisant rentrée en vigueur des, ]| v a déjà longtemps que la po-Stntut.s Révisés du Canada le pro- pulation de Québec demande aux mier jour de février.Les volumes j autorités de faire disparaître la de la nouvelle révision pourront prison de ce site et de s’en servir être distribués durant la session, j pour y transporter le musée pro- i vincial.L'édifice aurait sûrement NOS RELATIONS COMMERCIALES Les autres affaires importantes nuquclles vous devrez accorder votre attention seront des mesures tendant à améliorer les relations commerciales entre le Canada et certains pays étrangers et procu- été plus joli que celui que l’on construit actuellement.De plus, si jamais on enlève cette prison de son site actuel et qu’on la démolit, à la demande de la Commission du Pare des Champs de bataille, par exemple, qui a obtenu la perniis-., .sion de faire des expropriations rant une aide efficace au travail p0ur fnjre ^ p|ajnes d'Abraham des recherches industrielles et scientifiques.Membres de la Chambre des Communes: Les comptes publics de la dernière année financière et le budget de l’année prochaine seront présentés bientôt.Honorables membres dti Sénat.Membres de la Chambre des Communes: F'n vous invitant de nouveau A porter une attention suivie aux questions importantes que vous se-ser.appelés à examiner, je prie la divine Providence de vous guider et de bénir vos délibérations.un parc national, le musée ne paiera plus de mine.Il aura tout simplement Pair d’avoir glissé du sommet du monticule dans un ravin.C’est une singulière façon de comprendre l’économie que le gouvernement s’est vanté encore nier de pratiquer! T-A PRISON DE CHICOUTIMI La dernière résolution présentée a trait au hiH No 27 intitulé: “Loi autorisant l'agrandissement de la prison du district de Chicoutimi”, et elle se lit comme suit: “qu'il sera loisible au lieutenant-gouverneur ën conseit d’autoriser le ministre des travaux publics et du LA MORT GAIE Les entrepreneurs de pompes funèbres américaines viennent de tenir un Congrès à Chicago.Au cours de leurs réunions, ils ont décidé de modifier leur titre: ils entendent être nommés, à l’avenir, “directeurs des derniers transports”.D’autre part, il a été rcsqlu que les cercueils seraient appelés (tes “cassettes”.Enfin.l’assemblée s'est mise d’accord pour offrir désormais A sa “fidèle clientèle” des "cassettes de couleur pastel, rose, violet, vert égyptien, bleu foncé, pourpre impériale".Il y a tà un souci d’arcorder la couleur de la cassette au teint du défunt ou à la nuance de ses cheveux, qui atténuera pour les coquettes les regrets du trépas.HUMOUR BRITANNIQUE Après la grande guerre.Un soldat anglais démobilisé depuis peu avait écrit à son ancien colonel : "Monsieur.“Après tontes les souffrances subies sous vos ordre*.Je désire vous informer que je souhaite de voir l'armée, cl plus 'particulièrement votre régiment, aller au diaMe.” Par retour du courrier, la réponse suivante lui est parvenue: “Monsieur, “Toutes les propositions de mouvement de troupes doivent être faites sur un imprimé réglementaire, No 123 X.Y.7.J’ai l’honneur de vous en envoyer ci-inclus un exemplaire en vous priant de le remplir”.ILS PARLAIENT DK LEURS AFFAIRES On demandait à un cultivateur qui revenait du théâtre si la nièce qu'il avait vue l’avait amusée, il répondit: “Les acteurs parlaient de leurs affaires, je ne les al pas écoutés”.REDUCTIONS SPECIALES D’APRE LES FETES CHEZ DESJARDINS j Nombre de femmes attendent après les fêtes pour faire l’achat de leur manteau de fourrure — espérant ainsi «économiser.Prévoyant la demande, * nous avons préparé pour y répondre une collection complète de nos plus nouveaux modèles.Le choix est aussi varié que jamais.La seule différence qui existe est dans les prix, substantiellement réduits depuis Us fêtes.„ Facilités de paient e n t (jjM Ties jardins g_(Te.1170 RUE ST-DENIS HirraÆKr.' r M*,| rtflilET-TiSiSFi “Le livre capital d’une nation c’est dictionnaire de sa langue” le UNE AIDE DANS VOTRE BUREAU Il .mpéohe ro* em-ployÉ* de v* poser tri uns aux autre* bien de» questions et de te mettre ft deux ou trois pour étudier un simple détail.Souvent d’ailleurs cette prétendue collaboration dégénéré en bavar-dagra et eu perte de temps.UNE AIDE AU FOTEU i»H(is la conversation uii dans la Im-t'-re du journal, de la revue ou d’un traité quelconque, vous êtes sûr de rencontrer un mol, une phrase ou une allusion dont vous nprei .ens.Aller au dictionnaire et la prochaine fois vous le saure*.Ne vous inquiéter pu* et n'rs-sayez pas de deviner; |t est st facile 23 JanTler avaient lieu à Lnpralrla le» funérailles de Mme Joseph Barbeau, née Iloae de Lima (iaanon, décédée le 21, à ràge de 84 ans.La levée du corps n été faite par M.l'abbé A.(llbeault, visiteur de» Ecoles de Montréal.Le service a été chanté par M.l’abbé M.Barbeau, fil* de la défunte, assisté comme diacre et sous-diacre des abbés F.S.Gérard, aumônier «les Sourdes-Muettes et J.-O.Plette, vicaire à Ste-Cuthe-rlne.la» chorale du noviciat des Frères de rinetrucUon Chrétienne de Ijspi-ulrie s’était chargé de» frai» du chant.Assistaient au choeur: MM.Ira abbés J.-N.Dupuis, curé de St-Eusèbe, D.Wad-del, p.a.»., du Collège de Montréal; E.Choquette, vicaire h St-Eusèbe; L.P.Allaire et L.P.Roy, do I.a prairie.Ta défunte laisse dans le deuil ses fils: Arthur, de Montréal; l'abbé Médéric, vicaire h Ste-Catherine et Alexamlre.de prairle.Ses filles! Mme Isinaèl Fuvrcau *t Mlle Rosa Barbeau; ses frères : Ludger, Casimir.Marcel el Arthur Gagnon; ses siveurs; Mmes M.Deuault, Jos.Lefebvre et Antoine Charron; se» b «ms-frères, Edmond et Victor Barbeau et sa belle-soeur, Mme Lout* Brosseau; ses petits-enfants: Eugène, Gérard, Albert, Jean-Jacques et Estelle Barbenu, Mme E.Kiel, Lucien, Paul Georges, Maurice, Réal et I-aure-Aimu Fa-vreau.Les porteurs étalent ses neveux: Alphonse Barbonu, Emery Barbeau.Alexandra et Jérémie Gagnon, Arthur Brosseau et Orner Renault.Outre ses enfants, ses frère» et ses soeurs Ift» Religieuses de la G.N.D.et de 1a Providence et leurs élèves, on remarquait dans l'assistance, sim gendre: Isinaèl Favreou, son bis»u-frire, Joseph lasfebvre et son petit-fils, Ernest Riel, M.Uoch Lanctôt, Dr J.-M.Longtin, maire de la ville, de lapral-rle, Paul, Omsr, Pierre, Adélard.Méiféric, Aimé et Maurice Cm gnon, Rodrigue I^feb-vre, Victor, Emile, Henri, Toussaint, Achille.Barbeau, Victor Brosseau et une grande foule d’autres parents et amis.M.Âcgédnis Fauteux M.Aègédius Fautoux devient président de la Société historique dr.Montréal «en remplacement de M.Victor Morin, démissionnaire L’HISTOIRE DE LA MUSIQUE LA CONFERENCE DONNEE PAR M.ARTHUR LETONDAL HIER SOIR A SAINT-JEROME Saint-Jérôme, 27—M.Arthur Le-tondai.organiste à la basilique de Montreal, a pcoaioncé hier soir une conférence sur l’histoire de la musique sous les auspices de la Société chorale de cette ville et sous la présidence de M.le curé Brosseau.Après avoir montré le rôle distinct de la musique dramatique et de la musique symphonique ou purement instrumentale, le conférencier a retracé rhlstoire de la musique symphonique et démontré que celle-ci tire ses origines de la chanson et de la danse médiévales.Enrichie des conquêtes de la science du contrepoint vocal, la musique instrumentale le produisit d’abord en Italie, à l'époque de la Renaissance florentine dans les concerts (U camera.Séparée de la polyphonie vocale, à laquelle elle se substitue, la musique confiée aux instruments devient la sonate d’église.Séparée de la danse, elle devient un air de danse que Ton écoute sans danser, comme de nos Jours les values de Chopin.Ces airs, réunis en suites ou partitas, sont Torlgine de la sonate et de îa symphonie.B appartenait a Philippe-Emmanuel Bach d’agrandir ie cadre de la sonate classique et de préparer ainsi l’avènement de la symphonie de Haydn, de Mozart et de Beethoven., Pour illustrer cette Intéressante conférence, Mademoiseîlle Germaine Malénart a interprété: de Bach, la Sixième Suite française et le Concerto italien; de Beethoven, la sonate en ré mineur et 'les 32 variations en ut mineur.Conférencier et interprète out «té vivement applaudis.Décisions de la Cour d’appel La Cour d'appel, division de trois juges, a rendu jugement hier, dans les causes suivantes: Schacter vs Commission des Liqueurs de la province de Québec; appei rejeté avec dépens.Lee Gin vs Moquin et Séguin: appel rejeté avec dépens; Claprood vs Giroux: appel maintenu avec dépens; Corporation de Saint-Placide vs Gaudet: appel rejeté avec dépens; Robi vs Corporation d’Eli: appel maintenu avec dépens.Than, juge Bernier étant dissident; 1 Renaud vs Letowsky: appel rejeté avec dépens, M.le juge Allard dissident; Chemin de fer Pacifique Canadien vs Clogg and Co., appel maintenu, avec dépens; Tremblay vs Hudon, Hébert et Chaput, Liée: appel maintenu avec dépens; Clarke Ltée vs Riendeau: appel rejeté avec dépens; Charest vs Desilauriers: appel maintenu avec dépens; Villeneuve vs Poulin et Cie; appel maintenu avec dépens; Warden King Ltd vs Budd: appel maintenu avec dépens.M.Tremblay et le suffrage féminin Québec, 27.— Le député de Maisonneuve, M.William Tremblay, présentera un bill destiné à accorder le droit de suffrage féminin aux élections provinciales.L’an dernier, c’est un député libéral, M.Victor Marchand, qui a présenté un bill semblable.Le nouveau service Manche-Canada La compagnie White-Star vient d’apprendre que le programme des traversées de l’ouest à l’est des paquebots qui assureront le nouveau service Manche-Canada a été légèrement modifié en prévision des mouvements de la marée au Havre.La date de douze des traversées de l’ouest è l’est est avancée d’un jour.Les paquebots du service Manche-Canada de la compagnie White-Star, VAlbertic et le Meqantic, desserviront Londres, le Havre, Southampton et Queenstown.Ils se rendront de Londres au Havre en douze heures, du Havre à Southampton en sept heures.Entre New-York et Belfast New-York, 27.— La Western Union Telegraph Company a inauguré hier lu premier câble télégraphique direct entre New-York et l’Irlande-Nord.Le maire Walker, de New-York, et le maire Turner, de tell fast, ont échangé des souhaits iar la nouvelle ligne.Banquet du cercle LeCaron Dimanche le 29 Janvier à 7h.80 du aoir «aura lieu aan» le nouveau local de Kertmlu et Odiau, rue S.-Denis, le troisième banquet annuel du cercle d’études sociales Le Caron, sous la présidence d'honneur du R.Père Lcbeî, S.J.Ce distingué sociologue eu profitera pour prendre contact avec un aroupe imposant de marchands et d’industriels auxquels se joindront MM.J.-A.-A.Leclair, ancien maire de Verdun et l’échevin An-grignon.L’abbé A.Boileau, «aumônier général des Syndicats catholii nationaux ainsi que l’abbé fortune y assisteront.ques et L.La- Pif-Luisant A la salle Jean-le-Prévoxt, 5707, rue Saint-Dominique, tout près de la gare du Mile-End, le Cercle des Anciens du Patronage Saint-Georges jouera, le 31 janvier et le 2 février au soir, le drame de F.Gérard, “Pif-Luisant”.Les princlpau rôles seront tenus par MM.J.-Avila Cusson, J.-A.Gauthier, Arthur Faille, J.-O.Morin, Léopold Prud’homme, Thomas Pinson neault et Georges Hogue.M.Fé-lix-A.Grandmalson tiendra 1e rôle principal dans ia comédie: “120, rue des Juifs” et dans les entr’actes qu’A remplira de concert avec M.J.-A.Gauthier.Réunion d’agronomes» La section Montréal de la Société des agronomes canadiens donnera son prochain dîner-causerie mensuel, samedi, au Cercle Universitaire, à une heure.M.H.-N.Nagant, professeur < à l’Institut agricole d’Gka, présidera.M.Olivar Asselin sera Thôte d’honneur et le conférencier.C’est M.H.-C.Boas, professeur d’économie rurale â l’Institut agricole d’Oka, qui remerciera le .conférencier.La section invite tous les agronomes de la région de Montréal et ceux des autres régions, ainsi que les personnes qui s’intéressent aux choses agronomiques.Elections municipales Saint-Hyacinthe, 27, (D.N.C.) — Voici ie résultat de quelques élections de municipalités dans la région de Saint-Hyacinthe, pour faire suite à ceux déjà publiés: Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville : MM.Ernest Benoît, Josaphat Robert et Amédée Vinceiette, élus conseillers.Mont-Saint-Grégoire, paroisse : MM.O.Prince, L.Bourque et A.Lambert, élus conseillers.Mont-Saint-Grégoire, village : MM.G.Turcotte, A.Duguay et A.Prince, élus conseillers.Sainte-Bnigide: MM.Félix Bessette, Wilfrid Viens et Arthur Rainville, réélus conseillers, par acclamation.St-Aimé-de-Richelieu: MM.Emi-lien Tetendre, Joseph Arel et Eugène Desrosiers, éluâ conseillers, en remplacement de MM.J.Normand, A.Joyal et N.Mathieu.Le point de mire du Dominion Montréal et Toronto, métropoles commerciales modernes, dépassent de beaucoup Ottawa en population, mais quand le monde extérieur pense au Canada, quand il s’agit de problèmes internationaux, ces deux villes n’entrent pas en ligne de compte.Ottawa, comme capitale fédérale, pemie, parle et agit pour et au nom du Canada et dans les chancelleries mondiales son nom est synonyme du Dominion lui-même.Ottawa contient des attractions innombrables pour les Montréalais.Ses magnifiques bâtisses du gouvernement, ses industries, ses glorieux sports d’hiver, sont des attraits toujours infaillibles pendant tout le cours de l’année, chacun en son temps.Un tel trafic nécessite un service de trains exceptionnel, et il est pourvu par le Canadien National dont les trains sont le dernier cri en fait de luxe et de commodité.Pour avoir des détails sur le service des trains d’Ottawa on peut s’adresser â n’importe quel agent du Canadien National ou au bureau des billets en ville.230, rue Saiat-Jacques, Main 4731.(r.) Le banquet Généreux Le comité d’organisation du banquet qui sera offert le 2 février {irochain â l’école Garneau à ’échevin Généreux par les citoyens de St-Jacques est convoqué pour ce soir, à 8h.30, à l’édifice Ste-Catherine.73, rue Robin.Mieux vaut prévenir Que Quérir SHREDDED a Vous darde en santé tout l'hiver Réchauffant -Nutritif- Rassasiant Mangez-cn deux avec lait chaud * FAIT A NIAGARA FALLS * « LIVRES PIEUX Paroissien romain, cuir agate, souple, ornements à froid et dorure sur plat, tranche dorée, 373 pages.Au comptoir et par ta porte.$1.00 Paroissien, cuir, souple, tranche dorée, 320 pages.Au comptoir et par la poste.60s Ave Maria, mouton chagriné souple, tranche dorée, 408 pages.Au -comp toir et par la poste.90s Méditations sur t’Erangile, par Bossuet, percaline façon cuir, près de 800 pages.Au comptoir.75s, par la poste.85s Imitation de Jésus-Christ, traduction de l’abbé F.de Lamennais, cuir petit chagrin grenat, reliure souple, coins ronds, tranche dorée.Au comptoir et par la poste.50s Les trois petits mois réunis avec Résolution et Bouquet spirituel pour chaque jour par le chanoine de Bellune.Mois de St-Joseph, Mots de Marie, Mois du Sacré-Cœur.Percaline façon cuir, reliure souple, coins ronds, tranche dorée.292 pages.Au comptoir çt par la poste .20s Pensez-y-bien ou réflexions sur les quatre fins dernières, 295 pages, même reliure et même prix que le^précédent.Imitation de Jésus-Christ avec de» réflexions à la lin de chaque chapitre suivie des prières durant la Sainte-Messe et des Vêpres du dimanche 400 pages.Même reliure et même prix que le précédent.Visites au Saint-Sacrement et à la Sainte-Vierge par Saint-Alphons de Liguori, 324 pages.Même reliure et même prix que le précédent.Petit Missel illustré par l'abbé Victorin Germain, pour les enfants Au comptoir et par la poste.15s Nouveauté:—TAlSLfAUJf DE LA MESSE EXPLIQUÉS, contenant 26 gravures en teinte représentant les diverses phases de la Messe avec, à chacune, une explication succincte à l'usage des petits enfanta.Cartonnage avec jolie couverture en couleurs.Au comptoir et par la poste.10s I Service de Librairie du Devoir 336 Notre-Dame est, Montréal.Le mouvement des navires Le Montclare, du Pacifique Canadien, parti de Liverpool le 20, arrivera à St-Jean, demain.Le Bergcnsfjord, de la Norwe-gian-American Line, parti d’Oslo le 19, arrivera à Halifax aujourd’hui.L'Ausonia, de la Cq: Cunard, parti de .Southampton le 19, arrivera à Halifax demain.Le Cameronia, de la compagnie Anchor-Donaidson, parti de Glasgow le 21, arriver# à Halifax demain.Le Hellig-Olav, de la Scandina-vian-American Line, parti de Copenhague le 19.arrivera à Halifax demain.Le Bijndam, de la Holland-Ame-rica Line, parti de Rotterdam le 17, arrivera à Halifax samedi.L’Andania, de la Cie Cunard, parti de Liverpool le 21, arrivera à Halifax dimanche.Le Droit ni lujholm, de la Swedish-American Line, parti de Goth-embourg le 21, arrivera à Halifax dimanche.Le Dretden, du Lloyd allemand du nord, parti de Brême le 19, arrivera à Halifax, lundi.Le George Washington, de la marine marchande américaine, parti de Brème le LS, arrivera à New-York aujourd’hui.Le Rofhanibeau, de la Cie générale transatlantique, parti du Havre le 18, arrivera à New-York demain.Arriveront à New-York lundi: le Calgaric, de la compagnie White-Star, le Minnekahda, de l’Atlantic Transport Line, le Thuringia, de la Hamburg- American Line, le New-York, de la Hamburg-American Line, Y American Trader, de la marine marchande américaine, le Reem-sterdljk, de la Holland-Ainerican Line.^ LETTRES 1)1^ FADETTF, Toutes Tes series, 3e, 4e, 5e, 55e franco chacune.Remise spéciale pour les commandes à la douzaine.En vente à la librairie du “Devoir".M.Cosgrave ne viendra pas à Montréal Le président de l'exécutif de l’Etat libre d’Irlande, M.William T.Cosgrave, ne viendra pas a Montréal.C’est ce qui est déclaré dans une lettre de la légation irlandaise à Washington, adressée à la Société St-Patrice de Montréal qui avait invité M.Cosgrave par l’intermédiaire de la légation irlandaise aux Etats-Unis.C’est Je premier secrétaire de la légation, M.W.-J.-B.Mc-caulay, qui a répondu à l’invitation de la société irlandaise de Montréal.II dit que le ministre M.Smid-: dy et le président, M.Cosgrave, regrettent qufi! soit absolument im-I possible à ce dernier de changer son intinéraire mais qu’il ne peut que passer par Ottawa et retourner immédiatement à New-York.Service amélioré Montréal-Ottawa Pour répondre à l’augmentation toujours croissante du public voyageur qui favorise l’excellent service de trains entre Montréal et Ottawa, le Pacifique Canadien fait circuler tous les jours sauf le dimanche, deux nouveaux trains rapides oui font le trajet entre ces «deux villes en trois heures — le No 507 quittant Montréal gare Windsor, à 1.05 p.m.arrivant à Ottawa, ijare Union, à 4.05 p.m.et le No o08, d’Ottawa, gare Union, à 6.25 p.m,, arrivant à Montréal, gare Windsor, à 9.25 p.m.Ces deux trains composés de voitures de première classe et de wagons-restaurant et salon-observatoire, arrêtent â Westmount et Montré al-Ou est.Ce nouveau train (No 507) fournit un excellent raccordement à Ottawa avec le train No 557 quittant cette ville à 4.10 p.m.tous les jours sauf le dimanche, pour Arnprior Renfrew et Pembroke.EATON VENTE “SPOTLIGHT” V Samedi, le projecteur illuminera le rayon des MEUBLES ENEZ voir les nombreuses occasions extraordinaires de notre Vente “Spotlight” nous mentionnons ici un exemple mr SALLE A MANGER EN NOYER MASSIF .50 9 meubles -— Prix de la Vente “Spotlight”, .samedi.149 Avec Paiements Différés.157.87 Payable 29.90 comptant et le solde en K) versements mensuels de 12.79.Les panneaux superbement décores et les motifs appliqués distinguent ce rjche mobilier de noyer massif.Buffet de 60 pouces avec, tiroirs à toile et à coutellerie, et armoires, vaisselier avec porte vitrée et tiroir, table obloygue à rallonge, et 6 chaises avec siège de cuir.CINQUIEME ETAGE EATON C
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