Le devoir, 12 août 1950, samedi 12 août 1950
St* CUir*, v)«rt*.BEAU ET FRAIS AVBC QUELQUES PERIODES NUAGEUSES Maximum.72 Directeur : Gérard FU.ION FAIS CE QUE DOIS Rédacteur *n cket : Omar HI ROUX VOL.XLI “Vous tt»« double misiicta : premièrement, U mission de couvervcr intact votre hérita^ relifveuz et naucmal t deuvèmement, la «niviion de répandre cet héritage, j’ajoute que c'est votre droit de garder votre heritage, et votre devoir de U répandre." Son E SC.Mtr Ildebrando Anioniutti, délégué apoetolique au Canada No 185 MONTREAL.SAMEDI, 12 AOUT 1950 Cinq sous le numéro ON SI PREPARE A U GREVE POUR LE 22 AOUT Le président du comité de négociation des cheminots déclare : "Il n;y a plus rien à faire" Les chefs des cheminots ont rejeté un appel personnel des présidents des compagnies de chemin ves aux chefs ouvriers et aux mem bres da.s tout le Canada^ Signalons que les trains qui se- i - - - ‘O * ‘ «gk«v.i-iuiiiva VJ u 1 ?*« r .ne Pas faire 1® grève root “en route” à 6 heures le 22 août.Frank H.Hall, président du comité de négociation pour quinze unions internationales a dit avoir reçu l’appel des présidents des compagnies et que la réponse serait la suivante : “Il n’y a plus rien à faire.” A Ottawa, A.R.Mosher, président du Congrès canadien du travail, a révélé que son refus avait été télégraphié à Montréal.Dan i sa réponse il déclare qu’il est évident “que les chemins de fer ne sont pas prêts pour le moment à conclure une entente qui serait acceptable par les employés.lu matin le 22 août ne s'arréteron* pas subitement, mais poursuivront leur route jusqu’au premier terrm nus.Afin J’assurer toute la sécurité possible, les télégraphistes et les employés des tours de signaux peuvent demeurer au travail jus qu'à 10 heures de l'avant-midi, soit __ __ ________________ quatre heures après l’heure fixee | prendre action, il se peut que les pour la grève.; parties concernées soient invitées Un autre point important est le à venir dans la capitale, afin de suivant: [continuer leur discussion avec le Les employés ne devront pas (le- ! ministre du travail, l’hon.Milton meurer sur le terrain des chemins F, Gregg, ce qui ne saurait arrj-de fer à moins d'avoir obtenu une ver avant le milieu de la semaine pagnies.Il ne reste plus que dix jours avant que le vote de grève soit appliqué, advenant le cas où an ne s'entendrait pas A Ottawa on n’a pas laissé :n tendre que l’on prendrait position.Comme il y aura réunion du Cabinet mardi, ce jour-là, il le restera plus qu’une semaine avant la venue de la date fatidique.Si le gouvernement décide de Le juge Arthur Laramée dirigera la nouvelle Cour du bien-être social Québec.12 (D.N.C.) — M.1* cedures d’adoption, décidées au-juge Arthur Laramée, de Mont- paravant par la Cour supérieure, réal, a été nommé juge en chef de La plupart des fonctionnaires la nouvelle Cour du bien-être so- des Cours concernées seront per-cial I mutés à la nouvelle Cour.M.Du- En annonçant cette nouvelle plessis nous a annoncé notamment aux journalistes parlementaires à hier, la nomination de M.Marcel sa conférence de presse hebdoma- Gaumont, assistant - protonotaire daire hier après-midi, le premier senior, à Québec, qui s’occupe spé-minislre, l’hon.M.Maurice Du- cialement des causes d’adoption, plessis, souligna que M.le juge La »u poste de greffier de la Cour du autorisation spéciale de la direction de l’union.Les employés qui Dans sa lettre, Hall accuse les ! habitent dans des logis adjacents compagnies de recourir à des tac- des édifices des compagnies de tiques dilatoires.chemin de fer — les chefs de On a demandé aux employés de ne pas demeurer sur la propriété des compagnies de chemins de fer.M, Hall a fait tenir des directi- Le "Glasgow" va saluer la naissance du bébé royal L* croiseur britannique Glas- £ oui, actuellement amarré au quai aurier, va saluer, selon la tradition, it naissance du bébé royal attendu par le monde entier.Partout où il y a des navires britanniques, particulièrement des navires de guerre, ces honneurs seront rendus.Une garde ^’honneur en uniforme de gala saluera le lever du jour qui aura vu naître le nouveau prince ou la nouvelle prmeesse.Une salve de 21 coups de canon tonnera «et le draçeau blanc du navire flottera au haut du grand mât, comme au cours des combats.* * * gare, par exemple, qui ont leur logis dans la gare — devront apposer le cadenas entre leur logis et les bureaux ou entrepôts des corn participants.De toute façon, le ministère lu Travail a dit aujourd’hui çu’il n’a pas fait de préparatifs afin d’iq tervenir.M.Arthur MacNamara, sous-mi nistre, a signalé que, en ce qui concerne le ministère, il s’agit d’une dispute qui doit être réglée par les Le croiseur recevra le public de 2h.15 à 5 h., dimanche après-midi.Cette visite en vaut la peine.Des guides seront postés pour expliquer le fonctionnement et la raison d’étre des divers appareils et instruments de bord.Pour s’y rendre, il faut prendre un tramway Notre-Dame et descendre à l’angle de la rue Aylwin, où se trouve le couvent d’Hoche-laga.Un tunnel traverse souter-rainement la voie ferrée et vous amène au Glasgow.Dimanche verra une grande partie de l’équipage au square Phillip pour la procession d’église.Le ralliement se fera à lOh.15 et les hommes marcheront vers l’ouest sur la rue Burnside et vers le sud sur la rue Peel.Les marins protestants se rendront à l’église St-Georges et les catholiques à la cathédrale Saint-Jacques.Révocation du permis de vendre de la bière La police des liqueurs a révélé hier qu’elle avait annulé le permis d’un hôtel dans la région de Montréal et d’une épicerie de Drummondville.Ces établissements auraient violé les lois provinciales régissant la vente des liqueurs alcooliques.Il s'agit de l’Auberge, de Saint-Basile-le-Grand et de l’épicerie Provencher, à Drummondville.ramée était déjà le doyen de la Cour des jeunes délinquants qui, à toutes fins pratiques, remplacera U Cour du bien-être social.M.Duplessis a aussi insisté sur le fait que la nouvelle Cour ne siégera pas au palais de justice afin de la préserver autant que possible de l’atmosphère des tribunaux correctionnels: "Cette Cour devra posséder avant tout un caractère philanthropique et humanitaire”, dit le premier ministre, et nous ferons tout pour le lui conserver”.Le chef du gouvernement rappela succinctement que la nouvelle Cour qui commencera à fonc- bien-être social en fonction de s'occuper des causes d’adoption.Nouveaux juges Aucun* raison d'accumuler des réserves Ottawa, 12 (C-P.l — Des repre sentants du gouvernement, du commerce et des associations de consommateurs protestent contre ia panique qui semble s'emparer d'une partie de la population et la pousse à acheter en quantités considérables pour faire des réserves.“Ceux qui font ainsi des réser- ; ves se conduisent en égoïstes et j comme des fous”.Il n'y a aucune raison pour accumuler des stocks, dit-on.On peut se procurer toutes les marchandises et cela con tinuera, à la condition que la de mande soit normale.Si trop de gens accumulent, les prix monteront nécessairement et Le premier ministre a également annoncé la nomination d’un juge pour chacun des districts nouveaux créés par la nouvelle Cour.Me Maurice Laurin, C.R.g fa udr a' ' ré U bl ir'le s’coii trô! e« avocat des Trois-Rivières, qui retour les coniroie*.s’est toujours occupé d’oeuvres sociales et philanthropiques, ainsi que des mouvements de jeunesse, a été nommé juge de la Cour du bien-être social pour le district des Trois-Rivières: Mc Jean-Charles Samson, de Coaticook, a été Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ?N D.L.R.— Qu* sont devenus nos deux voyageurs?Nous lignorons totalement.Jacques Hébert et le Dr Jean Phaneuf ne nous ont pas donné de leurs nouvelles depuis deux jours.Où sont ils?Comment s« portenf-Hs et comment va r'Alouette II"?Nous ne le savons pas.V « t il lieu de s'inquiéter ?Pas pour le moment.Un simpl* retord du courrier peut expliquer leur inexplicable silence.tionner mercredi prochain, le 16 ; nommé juge pour le district St courant, aura à trancher outre les François, svec résidence à Shcr problèmes de délinquence juvéni- brooke II reste doux juges le, les problèmes d’assistance pu- .blique et d’internement qui relèvent actuellement de la Cour du magistral et de la Cour des sessions de la paix, ainsi que les pro-i de trois et^un.nommer pour que l'effectif soit , Augmcnfafion probable d«> impôts aux Etats-Unis 20% sur les impôts individuels el 7% sur les impôts des compagnies - Total: 34 milliards faut?eM^,ntféa,‘ etl Washington, 12.(A P.) C’est à | portion est actuellement de 15% bre1 de ^juges^es^réspeclivement * unanim.'t^_(îue.*e comi^ »«* -i-! augmenteront considérablement de dé d’augmenter de 35, dans la seule région de Québec, le nombre des officiers de circulation.Bataille entre voisins : une Nouveaux officiers de la circulation Québec, 12 (D.N.C.) — L’hon.M.Maurice Duplessis a annoncé hier que le gouvernement a déci- Depuis 1945.a dit le premier , .ministre, le réseau routier a été arreStOtlOn considérablement agrandi.C’est par centaines et centaines de milles que se chiffrent la longueur des routes améliorées ou des routes construites.Ces améliorations, de même que l’agrandisse ment du réseau routier, augmentent les soins d’entretien et nécessitent l’accroissement du nombre des officiers de circulation.EN COREE La contre-attaque américaine se poursuit -Les ' ‘ autour de Poliang Les fusiliers marins ne sont plus qu'à quelques milles de Chinju — Intense activité de l'aviation de l'O.N.U.Tokyo, 12.(AP.) — Des combats de grande envergure sont a î-tuellement en cours en Corée.Tandis que les troupes américaines viennent de déclencher une nouvelle offensive dans le secteur ouest, les défenseurs de Pohang se battent avec acharnement contre les assaillants communistes On sait en effet que Pohang est le second port de ravitaillement de la Cori-e (le premier étant Pusang).Des colonnes communistes qui s’étaient infiltrées vendredi dernier dans les vallées environnant Pohang ont été en grande partie anéanties.Toutefois, la menace pèse toujours sur les faubourgs est et nord de la ville.Des renforts américains ont en outre été envoyés de toute urgence a six milles au sud-est de Pohang où se trouve un important aérodrome militaire.Cependant, le long de la rivière Naktong, les troupes de l’O.N.U.poursuivent avec succès leur contre-attaque.Les communistes >ar deux fois au cours de la nuit ont tenté de traverser le fleuve et d’établir des têtes de pont en deux points différents.Ces deux attaques ont été infructueuses.C’est toutefois un peu plus au sud que les Américains ont remporté leur plus grand succès de la journée.Des unités de la 24e division américaine ont attaqué avec succès la dernière tête de pont communiste située sur la rive sud rie la rivière Naktong.Les soldats nord-coréens ont été l'objet d'un intense bombardement d'artillerie et ont subi de lourdes pertes.On estime l'avance américaine à environ un mille dans ce secteur.Dans le secteur de Chinju, les fusiliers marins américains escortés de fantassins et de blindés ont attaqué avec un égal succès.Les fameux “Marines" ne se trouvent plus maintenant qu’à sixx milles de Chinju (cette ville est comme on sait aux mains des Communistes).Par ailleurs, l'aviation de l'ONU a prêté son concours à maintes reprises au cours de ces différents combats.Dans le secteur de Pohang, les chasseurs bombardiers américains ont anéanti un grand nombre d’installations militaires nord-coréennes.Un peu plus au sud, les chasseurs australiens ont incendié trois chars d’assaut communistes.C'est également avec l'appui de chasseurs que les fantassins de la 1ère division de cavalerie (aussi étrange que cela puisse paraître, la 1ère division de cavalerie américaine est en fait une unité de fantassins) ont repoussé les tentatives de débarquements communistes le long de.la rivière Naktong.Plus de 150 soldats communistes ont été tués au cours de cet engagement.En de nombreux endroits, eurent lieu des corps à corps à la baïonnette.A Tokyo, par ailleurs, un officier du service de renseignements de l’armée américaine a laissé entendre que les troupes communistes attendaient d’importants renforts.Leur entêtement à défendre le front de Chingu nous laisse prévoir, a-t-il déclaré, que des renforts de 1a 14e et de la 9e divisions communistes, stationnées dans les environs de Taejôn, seront sous peu envoyés sur le front.Ceci porterait à 70,000 hommes le nombre des soldats communistes combattant sur le front coréen.Dans le domaine de la guerre aérienne, on notera également plusieurs raids aériens effectués en Corée du Nord.Des escadrilles de B-29 ont notamment pilonnée le centre industriel de Najin, situé non loin de la frontière de Chine.D’autres escadrilles de bombardiers lourds ont bombardé des installations militaires, des voies de communication et des centres de ravitaillement de la Corée du Nord.Enfin, un avion patrouilleur de la marine américaine a incendié dix petites vedettes communistes qui croisaient au large des «ôtes nord coréennes, dans la région de Wonsan.Nouvelle Supérieure générale des Ursulines Québec, 12 (D.N.C;) — La communauté des Ursulines de Québec, fondée en 1639, a élu une nouvelle Supérieure Générale et une nouvelle Supérieure du vieux Monastère, la 37e depuis la vénérable Marie de l’Incarnation, Son Excellence Mgr Maurice Roy, archevêque de Québec, présidait les élections, suivant la tradition établie par Mgr François de Montmorency de Laval, premier évêque de Québec.Ont été élues: Supérieure Générale.la très révérende Mère Ste-Clotilde, qui était supérieure du couvent de St-Léonard de Mada-waska, N.-B., 1ère assistante.Mère Marie de la Providence; 2e«assistante, Mère Marie de Lourdes; 3e assistante, Mère Sainte-Hélène: 4e assistante.Mère Marie de l’Annonciation.Un village menacé par un feu de forêt à Terre-Neuve Deux quadragénaires blessés, et un d’eux fut subsé- S ciaires de cette exemption).appréhendé, hier soir., Environ 50,000,000 d'Américains altercallon., C, V, ’ '¦ - > sapai * f ./¦* ¦ip"- rtp• .7.a», v - ., / ,*• •'y,*.*-*- ; A'1-*j vr ’• r • '-«t.* vv»>Æ.- ' jft , ^ 'Iw.c-w- ./Jm «i._______ 44.¦/ *-JF-" jë?*'%*• LES RAVAGES DES SAUTERELLES - La région d* "Lucky L*k*"( à 120 milia» au «ud d* Saakatoon, n'* M» été *ui«) chanetut* qu* son nom p*ut I* laisser croira.Las sautarsllss, comm* on paut I* voir dans la photo du bas, n'ont rltn laissé.Las récoltas antléras ont été ravagéas Las habitant» d* la région n'ont capandant pas pardv tout aspalr an aparcavant las hirondalias de mer (dans ta phat* du haut) qui ont vit* fait d* déloger îas aautarallaa *t il va tant dira, d* prandr* das rapes plantureux.(Photo C.P.) Au Collège Sainte-Marie La réunion traditionnelle des élèves, anciens et actuels, du col lège Sainte-Marie aura lieu mardi, le 15 août.Basse messe, à huit heures, dans la chapelle des Congrégations.Selon ia coutume, les élèves sont invités à prendre le déjeuner au collège après la messe.La rentrée des élèves aura lieu le jeudi 7 septembre, à 8.30 heures du matin.Ear deux comptables choisis par s Conseil, mais recommandés par le Comité exécutif.Ces vérificateurs ne doivent pas être membres du Conseil, ni être fonctionnaires de la ville.M.S.D.Pierce est nommé à Paris Ottawa, 12 (C.P.) — M.S.D.Pierce, adjoint au sous-ministre du Commerce, vient d’être nommé représentant canadien à l’Organisation de coopération économique européenne, à Paris, annonce le ministère canadien des Affaires extérieures.M.Pierce surs le rang personnel d’ambassadeur.On croit qu’il assumera son nouveau poste à Paris au cours du mois de septembre.Né à Montréal, M.Pierce est entré au secrétariat des Affaire* extérieures en 1944.Un ‘‘racket” de l’Année sainte Un présumé “racket” qui aurait fonctionné, ici, depuis le mois de juin dernier, aurait été interrompu, hier après-midi, par l’arrestation de deux publicistes de cette vile.Il s'agit d'une affaire de ipport annuel vente de timbres de l’Année sainte .ue les vérificateurs de l'extérieur ! sa|11s .autorisation des autorités doivent faire chaque année sur : re“*l*u*«* du diocèse de Montréal, l’état des finances de Montréal.' ^ double arrestation fut effec- Au plus tard, le 1er juillet de 'u,é?Par sergents-détective* chaque année, le trésorier munici- : j Z^ar st.Lkmri Fortm, pal présente un bilan qu'il adresse i , “ s.ûret,é municipale.aux conseillers municipaux et qu’il1-k68 inculpés sont Marcel Le- porte à la connaissance du public.ans: Marcel Paquet- Ce même bilan est ensuite vérifié ^ l»t rue du parc La Fontaine.Ils comparaîtront.dès ce matin, en cor rectionnelle, sous une accusation de fraude.Au dire des limiers enquêteurs, » j plusieurs milliers des timbres en Leur rspport doit être soumis question ont été saisis hier et au sonne n'a été blessi aux autorités municipales avant la cours de perquisitions Judiciaires dommages matériel* sont cônsidé 30 Juillet a précédentes/ r.bles Un* bombe fait explosion à Bruxelles Bruxelles.12 (Reuter) — Une bombe a fait explosion ce matin au quartier général du parti communiste, situé su centre de la ca pluie de la Belgique.Les premières nouvelles indiquent que perlé.mais que les Le CCMT proteste contre Radio-Canada Ottawa, 12 (C.P.) — Percy Ben-gougb, président du congrès des métiers et du travail, a protesté contre la manière avec laqueHe Radio-Canada a présenté à son émission de nouvelles, jeudi soir, les événements en marge de la grève des cheminoU.Dans une lettre adressée à A -D.Dunton, président de Radio-Canada, M.B-engough dit que le bulletin de nouvelles “était tout simplement une émission de propagande en faveur de la direction des chemins de fer”.Seules les vues des compagnies ont été présentées aux auditeurs.Et M.Bengough continue: “Aucun effort n'a été fait pour donner les vues des employés, pour Hisser entendre que ces derniers, en tant que citoyens et coproprié-tairs des chemins de fer nationaux, ont toujours obéi aux lois qui régissent les différends industriels.” Les journaux de Moscou attaquent les Etats-Unis Moscou.12 (A.P.) — Li presse russe accuse les Etats-Unis et leurs satellites, de bloquer systématiquement le travail du conseil de sécurité à Lake Success.Analysant les séances de jeudi et de vendredi, les journaux disent que les Américains et leurs alliés s’en tiennent à des questions futiles de procédure pour ne pas se donner la peine d'étudier les propo- Deux attentats anticommunistes en France Nice, France, 12.(A.P.) — La comité central du parti communiste niçpis et un cinéma où la parti communiste avait organisé un meeting politique ont été l’objet de deux attentats criminels Des bombes ont, en effet, été jetées à plusieurs reprises sur ces bâtiments par des inconnus.L’un des engins a incendié le comité cen irai du parti.Toutefois, on ne signale pas de blessés.Des renforts de police ont été expédiés à Nice toute urgence afin de mettre fin à toute mani testation de violence En effet, es, jeunesses communistes franco italiennes tiennent actuellement à Nice une semaine d’assemblées a de conférences.Certsines de ces manifestations ont d’ailleurs été Interdites par la police.Numéro d« téléphone unique pour les courts de tennis Le service municipal des travaux publics commencera la semaine prochaine une innovation qui sera de nature à plaire à tons ceux qùi utilisent les courta municipaux.En effet, mercredi, on fart connaître par la voie des journaux un numéro de téléphone par le-quel les joueurs de tennis pourront réserver leur place sur le terrain de leur choix, ce qui leur sltions russes de mettre fin à la épargnera des démarches guerre de Corée.déceptions.du* ^ DEUX LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 12 AOUT 1950 Au Lac Mcgantic Sherbroolw.11 (D.ViC.) V Ernest Boulanger, cultivateur, a été élu par une voix de majorité conseiller au siège no 2, dans le quartier sud du Lac Meganlic, a la succession de M.Rosaire Kot-lin, démissionnaire pour raisons de santé M.Kortin avait donne sa démission il y a quelque temps déjà mais le conseil ne l'avait acceptée que récemment.M.Boulanger a triomphe de M.T.-è' Martin, rentier, par 154 a 153 voix.» Il se peut que cette affaire neut être donné que des terres basses où grouille I humanité, et non de quelque haut lieu miraculeusement préservé des atteintes du siècle (comme disent les manuels de piété).Que nous vaut une parole qui n'a pas l’expérience et le goût de la terre ?Ce n'est pas là se désintéresser de route spéculation sur Dieu, rejeter toute assise théologique je crois même que la génération présente a là-dessus de plus grandes exigences que celles qui l'ont précédée Le retour aux sources les plus authentiques de la doctrine chrétienne — saint Thomas, les Pères de l'Eglise — est une particularité de notre siècle, qui indique une forte volonté de précision doctrinale Allons-nous blâmer les hommes d'aujourd’hui de ne pas vouloir que Dieu ne soit représenté que comme un bonhomme à longue barbe 7 Le sentimentalisme et l'hyperbole religieux ont fait leur temps.Notre époque est â la vérité sûre, précise, exigeante Elle veut que le spirituel soit sous-tendu d'une vigoureuse humanité.Elle a fait ses maîtres, en réflexion religieuse, d'auteurs sévères comme Claudel.Cuitton, Thibon, qui ne craignent pas d'apercevoir les réalités telles qu'elles sont Ne nous étonnons pas qu'elle trouve trop sucrées les dernières nourritures que lui fournit Madame Isabelle Rivière Gillei MARCOTTI ( I ) Pans Emile-Paul La basilique du Saint - Sépulcre BRANDEUR - MISERE • ESPRIRS par François Zalloni forts, ils finissent de reconstruire le temple quand le calife Hikem ordonne la destruction systématique du sanctuaire.Cette fois, les musulmans, n’at-laquent pas seulement la maçonnerie Ils s’em prennent au sépulcre lui-méme qui perd son intégrité de manière irréparable.Quand les vandales s'arrêtent, en 1009, il ne reste plus que les traces des fondations.A lire régulièrement les jour i naux et revues littéraires de France, on est de plus en plus \ frappé par l'absence totale de poesie.roman — cet extraor I dinaire monstre des lettres — I prend la part du lion, laisse une j petite place à l'essai; et c’est a | peine si l’on peut trouver de : temps à autre un petit coin ou il soit question de l’art des vers.La Franco manquerait elle de poètes ?Jouve, Eluard, Patrice de la Tour du Pin et quelques autres tje ne parle pas des plus récents tels Joe Bousquet) ne sont pas morts, que je sache, et pourraient bien alimenter quelques chroniques.Mais il est peut être plus juste, ici, d’en appeler à un ordre de causes différent.Et d’abord, le roman n'aurait-il pas, jusqu'à un certain point, absorbé la poésie, comme il l'a fait pour l’histoire, la philosophie et bien autre chose ?Telles pages de Jean Cayrol, pour n’en citer qu'un, contiennent une essence poétique qu'en d’autres siècles on aurait voulu exprimer par le vers Ainsi plusieurs écrivains qui ont vocation de poète abou-1 tusent-ils au roman par Ventral-1 nement du siècle Quel gros livre indigeste on | pourrait écrire là dessus ! Valables encore, les reniât nues sur le style.Chesterton écrit â la romantique, avec des enormous ’ et des • tremendous" a la douzaine, qui rendent mal â l’aise un habitué du style aec d’aujourd’hui.Mais je ne marche plus quand le professeur cherche noise a Chesterton pour des inexactitudes historiques et l’apparente fausseté de certains paradoxes Ce ne sont là que vétilles, et qui n’affectent en rien le fond d'une argumentation Contester là dessus la qualité de penseur de Chesterton, et lui coller à la place une étiquette "d'auteur dramatique satiriste" manqué, fait la preuve d'une affligeante incompréhension.A noter que M Ferguson a écrit son article à propos de U réédition américaine de trois livres de G.K : Heretic», The Nepoleon of Netting Hill et ré ! George Berneré Shew.Après ceux qui ont les premieres places, je ne connais rien de plus malheureux que ceux qui les envient Mme de Maintenon Chesterton vivent 7 Il y a belle lurette que te ; me demande pourquoi on ne lit plus guère Chesterton car | c’est un fait, on ne lit guère G.K.: vous vous en convaincrez en visitant quelques librairies anglaises Je viens de trouver une ré ponse à cette question dans le dernier supplément littéraire du Now York Time», sous la signa turc de M Delsncey Ferguson, professeur d’anglais au Brooklyn College.Je dis une réponse je ne dis pas une réponse satisfaisante.M Ferguson argue d'abord de l'actualité de certains livres (George Bernard Shew et quelques parties d’Heretics), ce que je trouve parfaitement justifié.Encore que le plus souvent Chesterton ne fasse que partir des événements pour atteindre à ries vérités d'un ordre plus! universel.PUISIR DE LIRE y Unit* rhr*t1»nn# tnléran*'* rtUtfletitf — C» MarrA’.J finition.Atr 18* 0pr>ndanr# — Ch»rlM du Bo» At André Old# Rld#»ii tuilflM CJâston B»ty 1 TA 2,39 LiHénitiire fngasér André Gide L*i juatefe — Albert C&mua Fn p»y» connu Colette 2,«n 1.89 I.T5 Traité du « artetèr»* Emmanuel Mounter Littérature du vlnirHéme siècle Tom» 3 André nouveaux La pavane ries poisons Maurice Dekobra Mort d’un persomuae Jean Giono Le ministre rie la peur Graham Greene Rembrandt — Marcel Brlon i.Y' 1.50 2 00 1 69 2.00 2.10 Uûrairie J.A.Pony liée 554 eut.rue Ste-fafhertn* Tél.: PL, 3857 importe) finit par révéler un vaste ' ' dit’ ' ‘ réseau de traditions dont on était loin de croire les mailles si serrees.Ce qui fait la force de cette démonstration, c'est que l’humanisme d'Ernst-Robert Curtius embrasse aussi bien l’Italie, la France et l’Espagne que la Grande-Bretagne et les pays germaniques.On sait comment durant le haut moyen âge, la culture chassée d’une région se réfugiait dans une autre, (Suite à la page 10) Les lecteurs du DEVOIR peuvent devenir LECTEURS INTERNATIONAUX avec ENSIGN l'hebdomadair, national catholique de nouvelle» du Canada.Unique dans le champ du journalisme catholique dans l’Amérique du Nord.ôa.ENSIGN a des CORRESPONDANTS à Berlin, Paris, Dublin, Rome, Madrid, Washington, New-York, Londres et dans tous les centres majeurs Evêché, Saint-Hyacinthe.P.Q.Cher Monsieur.J’ai recommandé a mon clergé la lecture du valeureux journal THE ENSIGN : je le lis moi-même avec bonheur, et je vous félicite de l'excellent travail que vous y faites.Je vous souhaite de prospérer .Bien à vous en N.-S., Arthur DOUVILLE.Evêque de Saint-Hyacinthe Plus de 100,000 lecteurs - POURQUOI PAS VOUS?ABONNEZ-VOUS MAINTENANT ! ! ! {THE ENSIGN, 464, rue St-François-Xavier.Montréal, Qué.| J’incius $ en paiement pour an (s) d’abonnement [ ] NOUVEAU NOM .[ ] RENOUVELLEMENT ADRESSE .VILLE .Taux annuel : Cenede et E.-U $3.00 I Etranger, $3.50 Ou - Essayez notre offre d’introduction spéciale - 4 mois pour $1.Peu de chrétiens savent à quel point la basilique du Saint-Sépulcre menace de s'écrouler.Or l’état misérable des Lieux Saints est un fait, récemment mis en lumière dans un volume édité en Italie.L'ouvrage est intitulé “Il Santo Sepolcro di Gerusalemme” (1).Il contient une étude historique de la basilique, par le R.P- L.-H Vincent, O.P.; un tableau de l’édifice actuel, par le R.P.D.Baldi, O.F.M., et une daecriptipn de la nouvelle basilique que Ijon projette de construire Ces trois articles sont précédés d’une préface, due à la plume de S.Exc.Mgr Gustavo Testa.Ils sont suivis de nombreuses illustrations concernant la future basilique.Ce volume, de grand luxe, est une oeuvre d’art.C’est également une étude historique d’un immense intérêt.Mais .ce qui touche particulièrement le chrétien, c'est d'apprendre en quel délabrement les hommes et les siècles ont réduit le temple qui abrite le tombeau, du Christ et le rocher où il fut crucifié.On ne peut écarter, non plus, la vision pénible de moines latins, grecs, arméniens, syriens, 50 mètres de profondeur.Bile comprenait d’abord l’église, proprement dite.Derrière Tabside se trouvait une cour intérieure renfermant le Calvaire.Puis on entrait dans une rotonde qui contenait le Saint-Sépulcre lui-même.Toute la basilique était revêtue de marbres et de métaux précieux, de boiseries, de mosaïques et de peintures qui en faisaient, parait-il, l'édifice le plus somptueux de l’empire romain.grande partie l’entrée principale de la basilique.U s'ensuit des échauffourées.Au cours de l’une d'elles, les musulmans et les Juifs allument un incendie qui détruit antlàrement l’édifice.Les chrétiens se remettent à l’oeuvre.Après trente ans d'ef En 614 Cette splendeur devait crouler en 614.Les hordes perses de Chos-roés II, déferlaient sur la Palestine.Acharnées à la destruction de tout ce qui touchait au culte chrétien, avides aussi d'en spolier les richesses, elles s'en prirent aux sanctuaires qui furent livrés aux flammes apres un pillage rapace.Quand les Perses se retirèrent, il ne restait plus des merveilleux édifices constantiniens qu’un gigantesque amas de cendres dans des murs noircis par la fumée.Pourtant les chrétiens se remettent à l’oeuvre.Mais en 1034.quand Jeur humble restauration commence à faire figure, un autre tremblement de terre l’anéantit.On reprend lu tâche aussitôt et.en 1042.l’empereur Constantin Mo-nomaque permet la restauration du sanctuaire, qui est complétée (mite à la page 10) ACCESSOIRES ELECTRIQUES EN GROS Au servie* des • PROPRIETAIRES • ENTREPRENEURS • COMMUNAUTES BEN BELAND Accessoires 4 Uct rique» en gros 7152 boul.Samt-LAURENÎ Tél.: GR.2465 Un moine appelé Modeste en-elei coptes et autres, se disputant avec ae telle ou treprend de relever les ruines.Il n’y parvient qu'à moitié, malgré l'appui du calife Omar, qui prend possession de la ville en 638, âpreté la possession — - telle partie de la basilique actuelle.sous • la surveillance des musulmans! Telles sont les raisons qui ont poussé Mgr Testa, délégué apostolique en Palestine, à demander aux architectes Luigi Msrangonl et Antonio Barluzzi, en 1940, d'é- Misères Mais l’exemple de ce potentat ne doit pas être suivi de ses successeurs.A travers les siècles suivants, ce sont une succession d'avatars de plus en plus funestes pour le sanctuaire.difier les plans d’une basilique .’ ir^ qui remplacerait celle dont les murs ne sont plus aujourd'hui soutenus que.par d’énormes échafaudages.Quel aspect présentera cette future basilique?C'est à quoi répondent les architectes eux-métnes dans la dernière partie du volume.Et il faut reconnaître que celui-ci a été écrit dans l’intention d’intéreaaer tous les chrétiens du monde à cette entreprise monumentale Au début du IXème siècle, un tremblement de terre disloque U rotonde du Saint-Sépulcre A peine est-elle restaurée que les musulmans y mettent le feu.Vers le milieu du Xème siècle, ceux-ci en gent une petite mosquée à l’angle sud-est du parvis, bloquant en Authenticité On sait qu* l'authenticité du Calvaire et du Saint-Sépulcre repose sur des preuves concrètes.Quelques dizàmes de pieds, seulement, séparent l’un de l’autre.Et quand 1 empereur, Hadrien fit combler ces lieux, en l’an 135.pour remodeler Jérusalem à la façon d'une ville coloniale romaine, les chrétiens eurent au moins la certitude que le Saint-Sépulcre et le Golgotha demeuraient intacts.Vers l'an 315.l’empereur Coni-1 tantin remet à jour les Lieux ! Saint* et les fait enchâsser dans de somptueux édifices La baaili- j que de Constantin mesurait envi-1 ron 130 mètres de longueur par .depuis 1892 Jb.f/TvSrfcf’ i si?mi (92 'TRANCHEMONÏAGNI' lit - iiK 11 TËXTILFÇ I N GROS •” 4S9 St-Sulpi^-e, ’Montre al BE.443V Peut-être suis-je un rude individualiste ! Je n ai jamais été interviewé, mait il me aemble quand même que tout homme devrait avoir ses propre* opinions au aujet de la politique, des affaire* étrangère*, de* affaire* en général, etc."Prenez, par exemple, tout ce que l’on dit aujourd’hui au sujet dea allocations aux vieillard#.C’est quelque chose que tout le monde veut.Chaque homme a cependant une idée différente de la mesure de sécurité dont il a beaoin et sur la manière de l’obtenir "Je sais qu’il y a en ce pays beaucoup de vieillards qui ont réellement besoin de secoura.Mais pendant que je suis jeune et que je gagne un bon revenu, je considère qu’il m’incombe d’assurer ta majeur partie de ma •écurité future.“Je maintiens donc toute mon assurance-vie-et je l’augmente dè* que cela m’est possible.Cela me donne de la protection, maintenant, pouf moi et ma famille — et un meilleur revenu pour l’avenir Et c’est tout calculi i mon ioùt."Plus que cela, en comptant sur l’assurance-vie pour ma sécurité future, je sais exactement où j’en tui*.Mes police* d’assurance-vie seront toujours des valeurs de tout repos.Je sais exactement ce qu’elle* me rapporteront — et à quel moment."Voilà ce qui me plaît."Peut-être suis-je un rude individualiste, mais je ne suis pas seul, car il y en a des millions d’autres comme moi.C’est que la plupart des Canadiens aiment à faire lee choses comme ils l’entendent!” A votr» Mrvlca .Dé»ireu»« d« vou» eider k répondre à vo» betoin» futur», au moyen d* plant prén*.votre eompugnie d’oeeurance vie voue »ert par l'intermédiaire d’un reprêtentant bien formé.Il t’intêresie p*r»orme!lement à vo» problème» .anelyee lot faite dont il feille tenir compte dan* l'édification d’un eolide proaremme d’asturanee-vie.Se* eervtee» conetitueht un autre grand avantaf,, pour quiconque compte »ur /'aaturanoe-VI* pour réaliser aa «éeuntè.Les COMPAGNIES D’ASSURANCE-VIE au Canada •t l«urs représentants CONTRIBUANT AU PROORIS N A Tl O N A l .IDI M A N T LA SECURITE PERSONNELLE .___________________ l-ÎWI» hâ i me LI DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 12 AOUT 1950 Le film français en primeur au “Canadien l,a saison artistique montréalaise, Hui débutera dans quelques semai nés, sera marquée d'un événement important: le rinéma “Canadien" ne présentera dorénavant que des productions françaises en primeur.La direction de ce populaire cinéma-théâtre de l’est montréalais a décidé, en effet, pour répondre à la demande de son public, d'adopter cette nouvelle politique C’est ainsi qu'à compter du début de septembre les cinéphiles de Montréal pourront voir sur l'écran du “Canadien’' les plus récentes productions des studios français.Dans quelques semaines, la di rection publiera la liste des grands .films exclusifs qui seront preaen | lés dans cette salle.L'adoption de cette nouvelle et populaire politique a incité la di-! rection du "Canadien” à rafraîchir ! l'intérieur même du théâtre.Depuis trois semaines, les specta-j leurs qui assistent aux représentations de ciné-théâtre du "Canadien’’ notent les importants tra-I vaux entrepris pour modifier tota-i lement l’aspeet intérieur et exté-| rieur de la salle.Le hall d'entrée est agrandi et lun hall spacieux, comprenant un : restaurant moderne, sera mis à la ! disposition des clients.A l’intérieur, les 700 sièges que compte le théâtre seront disposes d« façon à assurer le confort le plus grand | aux spectateurs.Les travaux de peinture vont bon train et des ten-1 ture» aux chatoyantes couleurs re- : hausseront la qualité visuelle1 qu’offrira la salle.Les travaux de j transformation ont été confiés à la maison Metsos.Dès septembre, à la nouvelle | •aile du "Canadien' le film pa risien tiendra en primeur la ve- J dette exclusive Toutes les couleurs cinéma, cette saison, nous en fera voir de toutes les couleurs.Nous verrons "Le signal rouge”.Le parfum de la dame en noir”, “Ise mystère de la chambre jaune”, "Barbe Bleue”, “Tête blonde’’ et la “Kermesse rouge’’.QUINZIEMf SAISON — 1950-1951 DIRECTION : DAUNAIS-GOULET Valiétéâ J£jy,\iqueà présentent Septembre 28, 29, 30 Octobre : 1, 3, 4, 5, 7, 8, 10, 11, 12, 14, 15, 17.BALALAIKA Operetta en 3 actes et 10 tableaux I ivrpt oe MASCHWIT7 •• Couplets rie WERNERf Musique de POSFORD et GRUKI aver GERARD BOIRIAU Nnuvrll» etoile au firmament de l'operetle française Novembre 16, 17, 18, 19, 21, 22, 23, 25, 26.28, 29, 10.Décembre 2, 3, 5 VICTORIA ET SON HUSSARD Operette en 3 actes et 4 tableaux Livret d'André MAUPRfV Musique de Roui ABRAHAM SOPHIE CHARUK (U délicieuse Veuve .toyeuse de la saison dernierel.A A A tir Janvier : 25, 26, 27, 28, 30, 31 Février : 1, 3, 4, 6, 7, 8, 10, 11, 13, 14, 15, 17, 18, 20 LA BELLE DE CADIX Operetta en 2 oc tes et 10 tableaux « Livret de Marc-CAB et Raymond VI NC Y Musique de Francis LOPEZ «ver RUDY HIRIGOYEN I inoubliable .hianito d Andalousie Mon : 1.3.3, 4, 6, 7, 8, 10, 11, 13, 14, 15, 17 LES MOUSQUETAIRES AU COUVENT Opérette en 3 oc tes Musqué 13e Lons VARNEY aver LIONEL DAUNAIS Psns »r>n imerpretation gailUide du rôle de RRIS''AU,< A A A A Avril 12, 13, 14, 15, 17, 18, 19, 21.22, 24, 25.26, 28 LA TRAVIATA Opcrn en 4 ne tes \\ , ,|n, ;r Hc Vf.RD' PIERRETTE ALARIE et LEOPOLD SIMONEAU de l’Opéra et de I Opéra Comique de Paris INSCRIPTIONS Ancrent ABONNES Vcnl* generale pour BALALAIKA le 18 septembre 01 14 «OI T «r i« «m t PRIX DES PLACES S2.25, $200, $1.85, $1.75 SI 65.$1 25 (texe indu»») BUREAU OUVERT de 10 o.m à 6 p m le samedi (usqu a 4 b Nouveaux ABONNES JrrTrsrnn» 'VieMUâicate M /i#t Smçimt -d&jUcv* ' « Le congres de Trois-Rivières s'ouvre demain — “Les jeunesses Musicales du Canada'' — Saint-Hyacinthe leur a donne le jour — Travail accompli depuis la fondation—“Radio-Canada* réédite son catalogue E voisinage des Etats-Unis peu! : Dés janvier 30, le violoniste Noel r valoir au Canada certains Brunet fait la tournée des Trois- avantages matériels; la liste est longue des musiciens du' Québec, qui ont trouvé, chez nos-voisins un champ d'action tout ouvert dans une sphère qui commence tout juste à donner lieu, ici, a une carrière véritable.Il reste que ce voisinage comoorte aussi des inconvénients notables.Certaines organisations de concerta opèrent non seulement dans les quarante huit Etats mais encore ont-elles annexé notre province à leur territoire naturel.L’argent ainsi dépensé par les nôtres — sans qu'ils sachent jamais, en s’abon nant, de quelle valeur seront les artistes qu'ils entendront — se trouve à travailler contre nos musiciens à nous.Une organisation canadienne ne pourrait pas en faire autant aux Etats-Unis Rivières, Bhawinigan Faits, Grand-Mère, Mont-Laurier, Sherbrooke et Saint-Hyacinthe.Puis c’est au tour de la jeune soprano Marthe Lé-tourneau; enfin, le tout jeune pia- Faculté des sciences sociales, économiques et politiques j A QUI S’ADRESSE L’ENSEIGNEMENT DE ' LA SECTION GENERALE La section générale de la Faculté des sciences sociales, économi ques et politiques offre son ensei-i gnement : a) aux jeunes gens et aux jeu ries filles du Canada ou de l’étranger qui désirent compléter leur culture générale par l’étude du milieu canadien et par une connaissance méthodique des sciences morales et politiques: b) aux citoyens d'élite qui portent la responsabilité de définir, de défendre et de propager la pensée chrétienne et la civilisation fran çaise; c) à tous ceux qui, par la sûreté de la doctrine et par une ferme n,5le.Gi|lcs Brcton termine la «u-j discipline de respriL veulent aider SOn ^ la s°lution d« Problèmes suces «entres continuent do ciaux dans le sens de la justice; acuvi-| d> a ceux qUj entendent jouer un rôle public ou qui aspirent à représenter leur pays à l’etranger, dans la carrière diplomatique, ou à entretenir des relations com- leurs membres d'autres tés: l'un présente des films sur la musique, l’autre donne des auditions de disques, un troisième favorise l’échange de tel ou tel jeune artiste avec un autre centre affilié; bref, on s’organise, on grandit, on étudie Le.travail du comité exécutif s’accomplit parallèlement.Le représentant en Europe — nul autre que l'initiateur du mouvement, le violoniste Gilles Lefebvre — se montre très actif.Les Jeunes- Bref, c'est là un des problèmes ! ses Musicales de France, groupe- que doivent étudier, lors de leur j congrès qui s'ouvre ‘dimanche le 13 courant, les Jeunesses Musicales du Canada.Ces assises se tiendront, comme nous l’avons dit samedi dernier, aux Trois-Rivières, j F.lles se termineront samedi, le 19, après avoir duré toute une semaine.Dans le but de faire aimer la musique par la masse, on mettra en discussion la possibilité de lancer, dans le Québec, nos propres organisations itinérantes afin de pouvoir mêler les éléments etrangers avec nos éléments à nous et par là, mettre un terme à la façon cavalière dont la plupart I de nos villes de province ont été traitées depuis ces dernières an- tes ont été tentées pour des tournées svcc nos propres effectifs et ces tentatives ont réussi ' | au delà de toute espérance.D'mi l’opinion croissante qu’on ne doit pas s'arrêter en si nonne voie Histoire des "Jeunesses musicales" ¦^OUS avons déjà parlé, ici mé-1 t me, (3 juin dernier), des Jeu nesses Musicales du Canada, à l’occasion d’une abondante corres-.pondancc que nous avions reçue de M.Robert Coiteux.publiciste de Saint-Hyacinthe.La semaine dernière, dans la hâte dune rentrée à Montréal faisant suite à i des cours exceptionnellement épm i sants, nous n’avons pas assez in- ! sisté sur l’origine maskoutaine des Jeunesses Musicales du Canada C’était là commettre une injustice j que nous voudrions réparer au-| jourd’hui.Voici une notice historique officielle du mouvement que nous nous faisons un devoir de communiquer à nos lecteurs L’idée de Jeunesses Musicales a germé lentement aussi bien en Europe qu’au Canada, en effet, dans plusieurs grandes villes du monde on avait réuni des jeunes pour s'intéresser consciemment au développement du goût -et de la culture musicale et artistique.I Tous travaillèrent bientôt dans le sens du groupement aujourd’hui j réalisé.Par ailleurs.M.Gilles Lefebvre, violoniste canadien, soumettait aux Compagnons de l’Art de Saint-Hyacinthe, mouvement dirigé par M.l'abbé J.-H Lemieux, dont M.Gaston Arel est le président, un plan d’association | qui aurait pour but de grouper tous les centres canadiens et de leur procurer ainsi plus d’influence.Les Compagnons de l Art de Saint-Hyacinthe firent donc appel aux divers groupements avec lesquels ils étaient déjà en relation; notamment, aux Trois-Rivières, auprès de la très active présidente du "Club André-Mathieu’’ Mine Arthur Rousseau, et à Sherbrooke, auprès de Mme Dr Rodrigue Boisvert, fondatrice et directrice du festival de cette région.Deux journées d'études, tenues au mois d’août 1949, suffirent à mettre sur pied le mouvement qui débuta sous le nom de Helicon, et , qui s’appelle maintenant Jeunesses Musicales du Canada (J M.C ).Trovoil accompli depuis la fondation DEPUIS leur fondation, les JMC ont parcouru comme tout naturellement les étapes triomphales que voici: Septembre (9, six villes s'organisent, six mille membres sont intéressés à recevoir nos artistes, et à profiter des concerts- ment de 150,000 membres, lui de mandent de former une délégation chez les Canadiens de Paris.C’est là le meilleur moyen de connaître les rouages du mouvement JM.Il accepte.On lui apprend qu’il existe des mouvements JM dans plusieurs autres pays, que ceux-ci sont groupés en une Fédération internationale.On lui dit encore, qu’un congrès se tiendra à Vienne et.la chance le favorisant, on le choisit parmi 600 membres à titre de délégué du mouvement français.Gilles Lefebvre en profite pour représenter le mouvement JMC et pose au comité exécutif la question suivante: “Pourquoi le Canada ne deviendrait-il pas membre adhérent de cette fé-réaliser | dération?” Le comité posa sa can- didature au secrétariat général; on en discute au congrès du mois d’avril, à Vienne.Après quelques mois de réflexion, le 6 juillet, on convoque une assemblée extraordinaire à Bruxelles pour accepter à l’unanimité l’adhésion de notre mouvement au sein de cette importante fédération qxii groupe la Belgique, la France, k» Luxembourg, les Pays-Bas, l'Autriche, le Portugal, la Suisse et le Canada.merciales ou intellectuelles avec les peuples amis du Canada; e) à ceux qui choisissent la carrière du journalisme ou qui veulent répandre, par une collaboration régulière aux journaux et aux revues, les idées qu'ils ont acquises par une recherche attentive des vérités essentielles et par la connaissance des actualités canadiennes; f) à ceux qui veulent acquérir une compétence convenable dans la finance et l’administration des entreprises privées; g) à ceux qui ont l’ambition d’occuper des postes de commande dans les services publics et ont le souci de les mériter par des études appropriées et par la connaissance des rouages administratifs du pays; h) aux élèves des Facultés et Ecoles de l’Université qui veulent ajouter un solide complément à leurs études professionnelles.Décès de Mme Elmina Girardin A Montréal est décédee Mme Elmina Girardin, veuve de feu le Dr( Charles-Arthur-Romuald Girardin.née Charland (Elmina), fille de feu Thon, juge U.Charland, autrefois de la Cour supérieure de Saint-Jean, et d’Aglaée Ouimet.Elle laisse pour déplorer sa perte.deux filles, Béatrice et Germaine; ses soeurs.Mmes Louis Leduc et Stanislas Poulin; un i beau-frère, Stanislas Poulin, avocat, de Saint-Jean; ses nièces, Mlles A.et G.Chassé, également i de Saint-Jean; Mlle Andrée LES FILMS .ANNIE GET YOUR GUN AU LOEW S EUe est délicieuse, je trouve, Mlle Betty Hu,t^° C'est-à-dire, elle est physiquement délicieuse, sa chair est D.onda.j’allais dire fraichc, ses cheveux aussi, ses levr®f.'t' Betty Hutton est en bonne santé, elle est desirable, elle affiche un petit air candide, pousse des réflexions naïves et est capable, soyez-en sûr, d’un amour propret et délicat très far-west et très sain.Ce personnage cadre mal sans doute avec la diablesse que devient Mlle Hutton quand elle interprète, par exemple.Anything You Can Do” ou "You Can t Get A Man With A Gun , mais qu’importe si l'unité en pâtit, puisque la comedienne montre une variété de talents difficilement présentables en d autres circonstances.En effet, sauf la composition sensationnelle de Mlle Hutton, l'adapUtion cinématographique d’“Anme Get Your Gun” n'est pas, je crois, une réussite.Certes, M.George Sudney, le metteur en scène, a réalisé un grand spectacle à coups de chevaux, d Indiens et de cow-boys, mais, il me semble, l'esprit qui animait cet extraordinaire auc-cès du Broadway ne réside ni dans une écurie, ni dans un pot de peinture, ni d*ins un Colt 45.11 reste les chansonnettes.L, avouerai-je, la musique de M.Irving Berlin me parait, ici, bien plus subordonnée à des effets vocaux et à des contorsions faciales qu’à une quelconque expression poétique.ROCKETSHIP XM A L'IMPERIAL N’importe quel ouvrage sérieux de vulgarisation scientifique nous apprend que l’immobilité dans l’espace est impossible; c’est dire qu’une éventuelle fusée interplanétaire, moteur coupé, serait toujours en mouvement, attirée par un quelconque corps céleste.Par ailleurs, le premier souci d’un Terrien débarquant sur Mars serait sans doute de vérifier l’existence des fameux canaux.Enfin, la science nous apprend également que l’écrasement d'un vaisseau céleste sur une planète est assez improbable puisque le pilote n’aurait qu’à tourner suffisamment longtemps autour de ladite planète pour réduire sa vitesse et se poser doucement ensuite.Le réalisateur de “Rocketship XM” n’a aucunement tenu compte de ces éléments et son film, sur le plan scientifique, est un échec incontestable.En fait, les occupants du “XM” sont si peu sûrs d’eux-mêmes que, partis pour la lune, ils atterrissent sur Mars, quelques millions de milles tout de même de différence.Les réactions psychologiques sont à l’avenant et les bonnes photographies du début ne rachètent pas le caractère généralement puéril de l’ensemble.4, V.NOUVEAUX Radio-Canada réédite son catalogue ,, ,, Prud'homme, en religion Mère En voila assez, croyons-nous, Saint-Boniface, Bruxelles, Belgi-pour que nos lecteurs suivent avec , que: un neveUi M.charland Prud’- 1 homme, avocat de Saint-Boniface.Un film étrange Un sensationnel morceau de cinéma, voilà ce que sera “Orphée”, de Jean Cocteau.C'est une oeuvre étrange remplie de fantastiques et d’habiles truquages.La mollesse et l'indulgence pour soi-méme et la dureté pour les au 1res ne sont qu’un seul et même vice.Nicole; Le plus souvent, on cherche son bonheur comme on cherche ses I lunettes: quand on les a sur le nçz.Dro* M-G-M's Ul TIME BIGGEST TëoheéeMmSMV attention ce qui va se passer à Trois-Rivières, la semaine prochaine.fL y a quelque trois ans, la Société Kadio-Canada se mettait en frais d'établir, sinon de publier, un précieux catalogue des compositeurs canadiens avec nomenclature complète de leurs oeuvres publiées ou inédites.Nous nous rappelons qu'à l’époque, M.Léopold Houle, D.L., alors publiciste de la société, en prit occasion pour prononcer à îa Société Royale du Canada, une remarquable conférence qui fut tirée en plaquette et distribuée dans les divers centres d'information du pays.Ç’est donc avec plaisir que nous apprenons la réédition dudit catalogue.Il a été depuis sa parution d’une grande utilité aux chefs d’orchestre, artistes et bibliothécaires, tout en faisant connaître les compositions canadiennes existantes.Il sera, aussi, intéressant de mesurer, après trois années, les progrès qui ont été réalisés par nos musiciens dans l’importante sphère de la composition.Nous demandons instamment à nos confrères de remplir avec soin le questionnaire qu’ils ont reçu ou de le demander à la “Canadian Broadcasting Corporation", de Toronto (354 Jarvis Street), si, par extraordinaire, ils ne l’avaient pas reçu II ne faut pas que cette enquête.îmree que menée en plein temps de vacances, desserve les musiciens du Qnébec au lieu de les mettre en pleine lumière .La dépouille mortelle est exposée à 2075, rue Université.Les funérailles auront lieu à la cathédrale Saint-Jacques, lundi, à 9 heures.Un Libera sera chanté à ANNIE GET Y0UR 61 ifarmg 4 BITTY HUTTON .JH O WA RD KEEL ggf - £^.££4, J/f2 coft/DtTlOHLD fcRACWJ1 Curieuse arrivée d'un aviateur américain à bord du navire Batory New-York, 11 (A.P.) — Le aisseau polonais Batory se dirige vers l’Europe, ayant à son bord un ! pilote qui a amerri son appareil ; près du bateau, alors que celui-ci ; avait parcouru une centaine de milles sur l'Atlantique.S’agit-il là d'un accident ou d'une action préméditée, oo ne saurait le dire Le pilote, qui a donné son nom McorawoityofMC Dt iiontï .ss rss, éducatifs que le comité exécutif comme étant William Jesse New-de Saint-Hyacinthe leur destine.; ton.conduisait un appareil qu'il .avail loue et détient un passeport américain remis par l'ambassade des E.-U à Mexico, le 7 | janvier 1947.Le capitaine du vaisseau a aussitôt averti les gardes-côtiers leur : demandant, de venir chercher le pilote.Ceux-ci ont décliné l'invi-¦ talion.Le Raton/ est attendu ; Southampton, mercredi prochain.I,ôrsqu'i| est arrivé à New-York.| vendredi dernier, c'est le premier j ; navire appartenant à un satellite ! de la Russie qui était soumis à j une inspection rigoureuse afin de s'assurer qu'il ne se trouvait pas 1 de bombes atomiques à bord.Depuis que le communiste aile- ! matin Gerhard Eisler s’est enfin des Etats-Unis en mai 1949, à bord ! du Ratorj/.ce mtvire fait l'objet ' d'une étroite surveillance de la I part des autorités américaines.’ l Année Atodemtqw^ Commence le 5 «eptrmbr» Pour obtenir I Annuaire T9S0 ST •trive* à 1.35 CÜIltot STRIEI TORONTO 2B ONTARIO Refour de Mariano Ai/t une re»e»vqtion H abonnement l>u% mHem ri 001! PAUL HENREID — OWWR MciiOO GRACE C0** iUTSis mm* M Me UWFORD UlüfZ In CHAUURS dfTt S affifii* CE SOIR DEMAIN SOIR Excellents billet* à l'Arene d* Saint-Laurent LA PASSION pqr Les Compagnon» LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 12 AOUT 1950 SEPT U o(a Société n a paà le dxoit de ntépxiiex la mèxe natuXelle M.l’abbé Paul Contant, directeur de la Société d'adoption et de protection de l’enfance, au club Richelieu “il exist# ud tréjugé très répandu dans la société: celui de mépriser la mère naturelle.Par ;; cette attitude traditionnelle, la ¦ société tente de se justifier alors .qu elle est la grande responsable.Car ce ne sont pas les enfants qui sont illégitimes, mais la société elle-même.” C’est ainsi que M l'abbé Paul Contant, directeur de la Société d'adoption, voit le problème de la natalité naturelle II parlait jeudi au diner hebdomadaire du club Richelieu.Quelques chiffres .La plupart des gens, précise M.l’abbé Contant, imaginent que les • filles-mères se recrutent dans les basses classes de la société.C'est .une très grave erreur.Il n'est que dèxaminer quelques chiffres officiels pour s'en persuader.L’an dernier, la Société d’adoption a fait 1,029 placements d’en-iants illégitimes.La moyenne d’âge des mères naturelles varie entre 19 et 24 ans.Elles se recru lent à 67% dans les campagnes ,;et les petits Centres, à 33% dans la ville de Montréal.; Je suis convaincu d’en étonner 'plusieurs en affirmant que 29.8% ,;de ces enfants viennent de milieux ¦ .professionnels et bourgeois.Il .rest pas rare de découvrir par le j dossier de la mère que le père oe 1 enfant demeure sur le flanc : ouest ou est du Mont-Royal.;; Notons en passant que le taux Produits de la ferme : BEURRE.OEUFS, FROMAGE H.Dubois & Cie PROVISIONS EN GKOS ^HA.4274-5 ¦ Bureau: HA.4280 273-277 EST, RUE SAINT-PAUL PARFUM TULIPE NOIRE Cette création de Chénard est un triomphe d'élégance et de raf-finement.Ce parfum discret est le complément Indispensable de la toilette féminine.LA CIE CANADA DRUG Montréal.de naUlité illégitime dans la province est encore le plus faible de tout le Canada: 11.1 par 100.000.Un problème économique Est-ce à dire que nos campagnes sont plus corrompues que les grands centres urbains 7 Nous serions alors loin de la vérité.C’est plutôt à l’organisation sociale qu’il faut s'er prendre, car la foi est encore vivante en province.Une récente enquête démontre qu'en la seule année 1946, 20,000 jeunes fiiles des campagnes habitaient Montréal, dans des maisons de chambre, sans amis ou parents.Est-ce que ces victimes n'étaient pas toutes désignées ?Elles venaient gagner leur vie.comme les sténos, iss commis, les employées d’usine.Comme ces dernières, elles étaient contraintes de vivre dans une atmosphère morale empoisonnée.Sources du mol Il y a sans doute, poursuit le conférencier, l’absence de sens moral, qui est le grand facteur de tant de tragédies humaines.Mais il existe cet autre crime de l’absence d’éducation sexuelle dans le milieu familial.Les pa rents ne songent trop souvent qu’au bien-être matériel des enfants, sans se soucier des luttes psychologiques qui seront bientôt leur pain quotidien.L’éducation du sentiment et l’apprentissage des grands problèmes de vie sont totalement négligés.La plupart des victimes nous disent: Je ne savais pas.Les pères anonvmes spéculent odieusement sur la naïveté, l’inexpérience et la sensibilité de ces jeunes fem-mes.Ce sont eux, les responsables, avec la société qui les a produits.(Ils n’ont pas, pour la plupart, le J courage de leur conduite: ils ; s'abritent sous la légalité.Je l’alfirme avec force, dit le conférencier, il est du devoir des autoriiés de s'attaquer à la racine du mal: les maisons infâmes, les boîtes de nuit, la littérature pornographique, les spectacles licencieux.11 ne faut pas chercher ailleurs la cause du mal.Des victimes 11 faut avoir vu dès jeunes filles se présenter au bureau de la Société d’adoption pour mesurer l’ampleur et sentir la gravité de cette tragédie sociale anonyme.Toutes les mères naturelles souf frent du complexe du mépris social, de U déchéance, de la solitude.Et pourtant, ce sont elles les victimes, tandis que les coupables se retirent, comme les vieillards de l’Evangile, après que le Christ eut écrit dans le sable: Il est injuste do leur jeter la pierre, car qui d’entre nous est sans péché ?C’est précisément le rôle de la Société d'adoption conclut M.l'jibbé Contant, d'accueillir ces malheureuses, et de dispenser la charité.Son travail est irremplaçable, devant un mal nécessaire de la société moderne.Le conférencier avait été présenté par Me Lucien Roux, avocat et directeur au bureau de 'a Société d'adoption; c’est M.Paul Lemieux qui l’a remercié.La conversation est un art cdndxé ilautoh donne la parole.au* [emme* MM* Lorett* Legault, Mcrétair* d«s Pèlerinages et Voyages de l’Amitié, s'embarquera de Montréal, avec un groupe de pèlerins è bord du S.S.Canberra, le 17 août prochain, qile visitera la France, l'Italie, la Fuisse et l'Angleterre.la couleur "Isabelle" En 1604.les Espagnols, qui assiégeaient Ostende, se préparèrent pour un assaut général.L’archiduchesse Isabelle, qui avaiç accompagné le prince son j époux à l’armée, fit voeu de ne changer de chemise que lorsqu'on j serait entré en ville.Elle comptait bien que l’assaut qu’on préparait réussirait et rendrait son voeu de peu de conséquence.Mais, au contraire, il échoua Sous peine de forfaire à sa parole, il fallut que la pauvre princesse, pendant tout le reste du siège, qui se prolongeait, laissât son linge jauni sur -elle, sans le quitter.Les courtisans se crurent obligés de faire teindre le leur en jaune, comme les disciples de tel philosophe ancien se frottaient les joues de cumin pour imiter le teint de leur maître De là serait née la couleur “Isabelle”.r >****.#*#*«****#*»******«*»*»**#*****é#***JM*le#‘l Fcuiiirton du “Devoir” ROSAMOUR Jfè Cnfanh Pexdui p«r Isabelle SANDY Roman inédit 10 (Suitei Ruse de timide qui se fait violence, ét de sensitive.Elle eût tant souffert d’une fausse note ou de l’indifférence de ses camarades doecasionr Si par exemple ils avaient voulu se moquer d’elle ou qu’ils aient murmuré entre eux: ‘ Cette Rosamour est un peu collante.” Elle rougit à cette supposition, forcé la vitesse et arrive enfin, grâce aux indications inscrites sur des poteaux en bordure de la route.Voici la maisonnette en planches où se tient le préposé aux tikets d’entrée.Sur le coté bâille qnc large ouverture cintrée naturelle, défendue à mi-hauteur par une -grille fermée.Il n’est que de s'asseoir et de jouer son innocente comédie de promeneuse absorbée par sa lecture.— Oh! vous déjà?EJle simule la surprise, hésite â téhdre la main, accepte de serrer celle qui se tend: — Oui déjà! Ça va?Mais c’est vous qui êtes en avancé! Il n’a pas oublié le rendez-vous, c’est là l'essentiel.Rasé de frais cetfe fois, il semble fort, bon à voir, avec son regard clair, joyeux, bien différent de celui d'Hubert un cercle autour d'une équation.— Les autres arrivent : il y a 3 jeûnes filles à peine plus âgées que vous, dont ma soeur Josiane.Elle rougit d’émotion.— Comment?Vous avez une soeur.avec les mêmes parents.je veux dire.Vous voulez dire une fille sans nom, comme je suis sans nom.dit-ü.roubliais que je vous avais touché un mot de mon histoire, pour vous mettre â l'aise.Eh bien' Jielle que j'appelle ma soeur est la fille de mon père adoptif.Elle » vingt et un ans c’est une chic fltle.pas jalouse de moi.Vous dymprenpz, mon père n’ayant pas oe fils et ayant perdu sa femme à 1| naissance Ile Josiane, il m’a re-ché dans un orphelinat comme 1 petit chien jeté à l’eau.H rit de nouveau, puis héla: — Eh! Josiane! Eh! les autres! Elle est arrivée et on va pouvoir descendre avant le flot des visi-4*ut» qui commence à dix heures.Le guide est là.* — Bonjour, mademoiselle Rosamour! fit une grande fille un peu garçonnière, en tendant une main virile, mais .très soignée, à Rosamour, paralysée par une timidité mal vaincue.A la vérité, elle s’était sentie plus à l’aise avec Yves si bon enfant qu'avec ce genre de femme au regard ferme, dont chaque geste, chaque mot semblent dire: “Je suis satisfaite dans la vie où tout me sourit et je fais ce que je veux.” Les présentations laites et fondue dans le groupe, l’adolescente se sentit oubliée.Non qu’elle fût pleine d'elle-même et exigeât des attentions particulières, mais elle était habituée à être le centre du foyer, à être harcelée de.conseils ou de gâteries souvent inopportunes.Elle réalisait mal sa nouvelle situation.Quelle aisance possédaient ces filles et ces garçons dans leurs rapports de saine camaraderie et comme ils étaient sportifs! Bientôt, après un trajet souterrain de cinq minutes, la rivière apparut, rapide, sous le treillis d’or que lui donnait la lumière électrique.Deux bateaux attendaient, doucement balancés par le flot.Le hasard plaça Rosamour dans celui d'Yves qui, tout à ses observations d’apprenti spéléologue, ne la regardait jamais Des paysages de pierre et d’eau défilaient.mystérieux, rigides, mais fardés de lumière.Que de festons, que d’astragales, que de cintres et d’ogives, que de grotesques ou monstrueuses figures, quelle faune et quelle flore scintillante et givrée! Peu à peu le goût de l’aventure prenait Rosamour à la gorge; moins Tilasée que ses compagnons, elle goûtait- jusqu’à l’ivresse la beauté de ces lieux à un tel point qu’elle se leva tout à coup pour mieux voir une sorte de fée à la robe de pierreries qui se dressait dans une niche naturelle ornée de feuilles d'acanthe.La jeune fille battit des mains en s’écriant:; — Mon Dieu, que c’est beau! Mais une poigne de fer la saisit à l'épaule et la rejeta sur son banc, frissonnante de peur.(à suivre J Le soin du pied Chaussures — Pour la marche et le travail, portez les chaussures les plus confortables que vous puissiez trouver.Bas — Comme les chaussures, les bas devraient être assez longs, c’est-à-dire au moins un demi-pouce plus long que le pied.Repos — Le pied a besoin de repos.Au travail, assoyez-vous quand vous le pouvez.Se tenir debout pendant de longues heures est épuisant et les muscles du pied s’en affaiblissent.Retirez vos chaussures et placez vos pieds sur une chaise ou sur le pied du lit.11 est bon, au cours de la journée, de changer de bas et de chaussures; ce qui supprime la pression et repose le pied.Bain •— Un bain de pied fait se distendre les muscles et redonne du confort à des pieds endoloris.Une brosse molle stimule la circulation.Essuyez bien vos pieds, surtout entre les orteils.Des pieds humides sont un terrain propioe à l'infection.Massez vos pieds avec de la crème de beauté ou avec de la lotion pour les mains, surtout sur les chevilles et le gras de la jambe.Bains alternes — Un prompt soulagement provient du fait de placer scs pieds alternativement dans un bain chaud et un bain froid.Et cela à toutes les dix minutes.Ongles d'orteil et cors — Taillez vos ongles d’orteils régulièrement.Taillez-les droit, d’un côté à l’autre de l’orteil.Polissez le rebord de l'ongle avec une lime ou un fin papier de verre.Ne coupez jamais des cors ou des callosités avec un couteau ou une lame de razoir.Après votre bain, frottez vivement vos pieds pour en détacher la peau morte.La pression sur des cors ou des callosités peut être diminuée en y plaçant des tampons faits de couches de "moleskin”, de diachilon ou de feutre très mince.Il faut tailler cha-quê couche de tissus légèrement plus large que la précédente afin que le tampon soit plus épais là où s’exerce la plus forte pression.Maintien — Il faut surveiller son maintien et travailler à le cor riger.Le maintien équilibré aide énormément à la juste répartition des muscles et des os dans toutes l’activité du corps.Châles «t cachemires Châle vient de l’arabe schâle: nom et vêtement ont une origine orientale.Le châle, qui fut à la fois turban, manteau, ceinture et même tapis, servait dans l’Inde antique autant aux hommes qu'aux femmes.Quant aux “cachemires”, ils remontent à la plus haute antiquité.Le plus merveilleux, le plus fabuleux.fut fabriqué, assure-t-on, par un-habitant de la fameuse Sybaris (à l’embouchure du golfe de Tarante) et appartenait a Alcisthène.On y voyait figurés la ville de Sybaris, animaux sacrés, dieux et déesses, et l'opulent Alcisthène lui-méme.Denys l'Ancien en
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