Le devoir, 27 mars 1950, lundi 27 mars 1950
I.J«»n DamMcèn», eonf.«t doct.NUAGEUX AVEC PLUIE Mintmum .35 Maximum .42 Directeur > Gérard Fl LION Vol.XLI _ No 71 FAIS Cf QUE DOIS Rééactaur an chef : Omar HIROUX "Voui avcx une double muet on t premièrement, U aaunoo de coneervcr mtict voue herniée rclijtieus et netronel : deuxième nt la miiaon de répandre cet héntaae l'iioute que c'est eotre droit de tarder rotre héritage et rotre devoir de le répandra-** Son Esc Mgr lldebrando Aotoniutti, délégué apostolique au Canada MONTREAL, LUNDI, 27 MARS 1950 sous le numéro Monseigneur Paul-Emile Léger L’élection de Monseigneur Paul-Emile Léger, P.S.S., supérieur du Collège canadien de Rome, à la dignité d’archevêque de Montréal, n’a pas été à proprement parler, une surprise.Il ÿ a déjà quelques années que '.’on mentionnait couramment son nom chaque fois qu’un siège épiscopal devenait vacant.Après la démission de Son Excellence Monseigneur Joseph Charbonneau, la rumeur se fit plus persistante que jamais.Ce n’est pas, remarquons-le bien, que Rome se laisse impressionner par ces sortes de plébiscite.Tout profane que nous sommes en la matière, nous pensons bien qu’il faut d’autres dons que la simple popularité pour accéder à la dignité épiscopale.Mais il arrive que certains ecclésiastiques possèdent à un degré si éminent toutes les quotités requise:; que l’opinion publique ne tarde pas à les discerner et à les désigner d'avance.C’est te phénomène qui s’est produit dans le cas de Monsei-gneui Léger.L’archevêque élu de Montréal appartient à la grande famille sulpicienne et se trouve, par le fait même, lié à l’histoire de Ville-Marie et de Montréal.La population catholique de l’archidiocèse de Montréal est heureuse de la diligence que Rome a mise à désigner un successeur au regretté Monseigneur Charbonneau.Le nouvel archevêque peut compter sur l’admiration et le respect du nombreux troupeau soumis à sa surveillance.Le Devoir est heureux d’offrir au nouveau chef de l’Eglise de Montréal ses hommages, ses voeux et ses assurances de respectueuse soumission.LA DIRECTION 7 morts violentes en fin de semaine (par la Canadian Press) La fin de semaine dans l'Est du Canada a été marquée par 7 morts violentes.L'Ontario vient en tête1 avec 5 victimes; suit le Québec avec 2 tragédies de la route.Franklin George, un Indien âgé de 25 ans, a perdu la vie à ta réserve de Oneidq, près de London, quand il est tombé dans un rapide qui l’a emporté.Le corps de la victime a été trouvé quelques heures plus tard.* * ¥ Yvonne Wood, une fillette de 3 ans, dont les parents demeurent a Chatham, a glisse par-dessus le remblai d’une digue, près de ta maison des Wood.La digue protège un secteur agricole de Cuatham contre l'envahissement des eaux du Lac Erié.On croit que deux de ses petites compagnes ont subi le même sort Elles sont portées disparues.¥ ¥ ¥ Norman Alliot, âgé de 64 ans, de Niagara Falls, a été victime d’un coup de feu que l’on croit accidentel.Il a été trouvé inanimé près d’une carabine qu’il était apparemment à nettoyer quand le coup partit.¥ ¥ ¥ Dans la prison de Port Colborne, James W, Homars, âgé de 37 ans, s’est suicidé par la pendaison.Il était accusé de possession illégale de boissons alcooliques.¥ ¥ ¥ A Toronto, Alexander McLaren, âgé de 70 ans, s’est fracturé le crâne en faisant une chute dans un escalier de service.On croit que la mort a été accidentelle.¥ ¥ ¥ A Dorion, près de Montréal, time d’une collision entre son trac-time d’une collision entre so ntrac teur et un autre camion.La mort a été instantanée.¥ ¥ ¥ Albani Maynard, âgé de 59 ans, de Montréal, est mort à la suite des blessures qu’il s’est infligées dans un accident de voitures.“Prions pour la rénovation d’un monde englouti par la marée montante du vice” (S.S.Pie XII) Le pope dénonce spécialement l'industrie des publications pornographiques "Ces outrages sont inexcusables en notre siècle d'instruction" Cité Vaticane, 27.(A.P.) — S.S.le pape Pie XII a inauguré hier, dimanche de la Passion, une croisade mondiale de prières en demandant à tous les catholiques d’implorer du ciel la “rénovation d’un monde presque entièrement englouti dans la décadence morale.” Parlant â ce moment de la chaire dans la basilique de St-Pierre, à Rome, le Souverain Pontife a affirmé que “la marée montante des péchés publics et privé» menace de submerger les âmes sous la boue et de bouleverser toutes les saines règles de la vie sociale.” Le Saint Père a repris dans son sermon les pensées qu’il exprimait il y a 2 semaines dans une encyclique où il réclamait des prières universelles pour obtenir le retour de la vertu chrétienne et de la paix parmi les peuples.Il a terminé son homélie en demandant à Dieu du pain pour les pauvres, un abri pour les exilés, du travail pour les chômeurs et la concorde entre les nations.Plus spécialement, hier, il a de mandé à ses auditeurs de prier pour leurs frères qui sont persécutés à cause de la foi catholique.La plupart des persécutions auxquel les le Pape faisait allusion s’exer cent dans les contrées situées der rière le “rideau de fer”; mais il n’a voulu en désigner aucune nom mément._ , ' “Nous sommés, continue-t-il, d’au tant moins excusables d’outraget les lois divines que l’instruction et les connaissances n’ont jamais été aussi répandues qu’à notre époque.Celle-ci voit quand même corn Quand la crèche manque de foin Napoléon.le magnifique! par François ZALLONI mettre des crimes comme les siè-1 clés passés n’en ont ni vu ni ima giné.“Il faut particulièrement con damner toute une série de pubii cations qui encouragent effronté ment le vice et le crime.Il s’agit là d’une véritable industrie, fort profitable à ses dirigeants, qui cherche à dissimuler la laideur du péché sous le prétexte de l’esthétique et ne fait en réalité qu’exalter la morbidité des sensations violentes.“On cherche délibérément à ex- , ., citer les passions, en présentant1 VaUlII'0 w’ ^acc.u'se P,?y e,s sous les couleurs les plus sédui- McCarthy *ui'l.outre à l'aide de petites boules de caout- j son épouse (Henriette SaintChar-chouc.La manière de voter con si s-1 les), une fille, Jeanne, et un fils, te à tenir la boule dans le poing | le Père Jean Cyprhot, Père de fermé et à plonger successivement Saint-Vialeur; une belle-soeur, celui-ci dans chacune des deux ur- ! Mme veuve Alexandre Cypihot; nés électorales, une urne étant ré-1 des neveux et nièces: M.et Mme servée aux partisans du gouverne- Georges Cypihot, M et Mme Hoc-ment, l'autre à ceux qui sont en ; tor Cypihot.M.et Mme Fernand Besuoin; des oncles et tantes: le juge et Mme L.-A.Rivet, Mme L.-N-F Cypihot, Mlles Marie et Thérèse Cypihot: cousin et cou Tel est le cas d'un fonctionnaire qui n’a, de cet emploi, que le titre.11 faut bien vivre! Parient que notre ami organise la vente clandestine du Devoir au Parlementl “Vil DE FAMILLE"! Je vous présente César.Il travaille aux Terres et Forêts.Son salaire est misérable.On manquait de pain à la maison.Un bébé devait naître.Que faire?Un jour César eut une Idée: depuis lors, il roulo des cigarettes.pour les autres.Dans certains bureaux, on vous offre aujourd’hui une “César” aussi bien qu'une “Street.” Les deux marques se valent: elles contiennent le même tabac.La “César” se fait en famille.Après souper, on débarrasse la table et chacun se met aux cigarettes! Tout marche avec méthode: monsieur opère la machine (une “Polonaise," modèle perfectionné); madame souffle dans les tubes pour les ouvrir; les bébés doivent humecter le tahie (nous ignorons le procédé).La compagnie “César" (illimitée) est une maison sympathique Les actionnaire» travaillent en fa- l’agissait do deviner, à 100 ans pré», le |our où M.J.-E.Leforce publierait le nouvelle échelle de salaires.Hector n’est pas un rêveur.Il a repoussé lo projet.AU MICRO.Que dire des artistes?.A Québec, les postes de radio seraient muets, presque, s’il fallait que le gouvernement interdise l'accès des studios aux employé! civils.Un dea directeurs de l'Association des fonctionnairos affirmait récemment que 75 à 90 pour cent des artistes de le radio québécois# étaient des employés du gouvernement provincial.Telle chanteuse de genre est sténo-dactylo à l’Office d’assistance aux mères nécessiteuses.Telle comédienne occupe dés fonctions Identiques au Bureau des mécaniciens de machines fixes Tel baryton est un employé spécial de la Commission des relations ouvrières.Tel autre vient à Montréal chaque semaine, figurer dans un programme connu.Il serait facile de citer des noms.Nous pourrions relever ceux des vedettes ,.Ce serait les exposer à des représailles.MAX EST ECONOME! U arrive dea cas où les travaux secondaire* acquièrent plua d’importance que l’emploi nominal au gouvernement Max exerce une profession lucrative: elle lui rapporte $6,000 par an.Mais on constate, avec sur- mille.C’est un avantage marqué | traVailIe a,1Mi aU rar' Toua les matins, Max se rend au bureau comme les autres fonctionnaires.H passe la journée à co- sur d’autres combines.UN "GAMBLER" désaccord avec lui.Pendant que le poing se trouve sine, le Dr et Mme Lionel Lamy.La dépouille mortelle est ex posée à la maison provinciale des Clercs de Saint-Viateur, 1145 ouest, avenue Saint-Vialeur, angle Querbes.Les funérailles auront lieu à l’église Saint-Viateur d’Ou tremont, mercredi matin, à 9 h.L’inhumation sc fera au cimetière Ide la Côtc-des-Neiges.Dans la même veine, on pour-, .,,, .rail citer 1.spécialité de l’ami pi*r d*‘ vaguement II Hector.Il fait un métier qui n’eat ^ V‘‘,,t ?p,s quilU,r *on empl0'’ pas très légal: ce fonctionalre « Po“rqU°'?vend des billets de loterie.Parce qu’en demeurant fonction- ,, , x .• naire, cet homme possède un bu- Hector consacre à ce travail les, ., .reau, gratuitement; et un telephone.11 y traite ses affaires person- pour les pulU de pétrole et quel Sues édifices Ptus'eurs animaux • ferme ont également perdu la vie dani les flammes.ressources de son esprit inventif.Car il faut de l’imagination pour organiser des loterie» qui puissent réveiller la masse des fonctionnaires! Ainsi, notre ami fait il parier ses camarades sur la tignasse du chef de bureau: Tartempion Ira-t-il chez le coiffeur en (in de semaine?Question troublante.Problème délicat, intimement lié à la réputation du département.Naturellement, c'est la personne du “cheuf” qui fournit à Hector le terrain d'exploitation le plus fertile: On a parlé *ur la couleur de tons ses mouchoirs, sur la durée d'un rhume, «ur le nombre de» visiteurs pendant une matinée, sur la qualité de ses amis.Dot malins ont coniolllé à Hoc-tor do lancor un grand concours sur lo Comité do cUstlflcstlon.Il Un nouveau vol dans un United Cigar Store où ils reneontrernnt l'exécutif rie la Confédération Internationale de» tvnd^at» chrétiens.Il* visiteront ensuite le Reloue le SuUse.la France a'nsi que les entres nav* où la CISC a de* repré*en-tanta.On emit nu>n Hollande tes dé lémiés discuteront de l'offre fiitr RETRAITE DES DIRIGEANTS DE LA C.T.C.C.— n»r la nouvelle Fédération inter Cetto photo a été prisa à Joliotto on fin do somslno na'innale du travail libre qui est où lot dirigeant» do la C.T.C.C.étaient réuni» pour nrête à acrenter dans ses rin"» leur retraite «nnuol'e qui • été prêché* per lo R.P.le* syndicat* chrétien* è condi-, Loronto Gauthior.On romarqwo atsis, do gaucho a tlon que la CISC soit dissoute I droit», MM.Roméo Ethior, tr*»ori»r, Gaston Lodouc, nelles, F.n somme, le gouvernement lui sert un traitement afin qu’il puisse en gagner un autre ailleurs! L’ENVERS DE LA MEDAILLE Ces exemples pourraient faire croire que lea fonctionnaires mènent joyeuse vie aux emplois secondaires de leur choix.Ce serait faux.En général, ils doivent accepter des travaux exténuants.Nous verrons lesquels.Pour gognar quolquot dollar» tupplémonlairot, lo» fonetionnairo* iscrlflont tour vio do famlllo, lour »antê »t lour dêvoloppomont in-telfoctuol.¥ ¥ ¥ DEMAIN: ê butoir»» ot 7 quottlon» I NOUVELLES PLAQUES DE NOMS DE RUES D'ici quatre ans, on aura rem placé toutes 1rs plaques des noms Ver» tOh 15, samedi «oir, un In- de rues à Montreal.Les inscrlp I connu l'emparait, tous la menace : Dons nouvelle» aeront plu» irandes d'un revolver, d'une somme de $51 »t les lettres plus visibles.Quant I dans la caisse du United Cigar Sto- »ux couleurs, on a choisi le nor j re situé à 780 eaL boul Siint-Jo- sur blanc srph En ce qui regarde l'ortographe, Mlle Marguerite Robert, commisj on a adopté comme formule de ne à rélablissemenL était seule au ' Jamais traduire le» noms propres; moment de I'irruoUnn du bandit ainsi, è l'avenir, les noms propres L’inspecteur Huneault a fait anglais garderont leur forme an enquête sur les lieux et rapport à ! glaise, tandis que les noms fran la Sûreté qui poursuit sea recher- j çais conserveront, eux aussi, leur I ches.forme strictement française.1er vlc*-prê«ld»nf, l’abbé Htnrl Pichett», auménior général; Gérard Picard, président, le R.P.Q*utH*r producteur, Jean Marchand, tecréfalr» générel, et MM.Lucien Dorion ot Loui» Philippe Es.;, v que ce projet d arrondissement» Il laisse dans L• deuil, son énou avait eu un grand banquet, sous municipaux soit soumis à Tappro-se.Bernadette Roy; ses lus, MM.! la présidence de M.("olivas Les bation de l'électoral montréalais.Trois collisions de voitures dans la région de Québec Québec.27.— La radio-police provinciale a fait rapport, hier soir, de trois accidents de circula tion survenus en fin de semaine dans la région de Québec Il a'aglt dans le premier cas de deux automobiles qui sont entrées en collision vers midi 30, hier, é Neuville Les deux voitures, pro prictés de MM Adrien Implante, de Montréal, et Alfred Paré, de S* Pascal de Kamouraska, ae son) heurtées à la auite d une fauaae manoeuvre de Tun des conduc leurs.Personne n’a élé blessé dan« cet accident, bien que le ehoc ait ( été assez brutal Hier après-midi sur la route de TOrmière.une au - lomnbile, propriété de M R.imn Viset.43 rue St-Michel, est venu i en collision avec un taxi de St* Paul, chimiste de Québec; Jacques, ! orateurs avaient été M Deljsle M optométriste de Saint-Georges de Basil C.Salamis et M Alex Solo Beauce; André, radio-technirien à mon.Radio-Canada, et Lucien, de Saint _____________ Remi; ses filles, Mme J P Paré 1 ——- (Simonne), Suzanne et Monique; j son gendre, M J -P.Paré; ses brus, Mmes Paul Hébert (Dr Candide j Dalpré), Jacques Hébert (Raymon de Béland), André Hébert (Ga-brille Potvin), Lucien Hébert (Ali ne Dumouchel); son frère, le Dr Louis Hébert, de Montréal, ainsi que ses beaux-frères, l'hon.Théo dulc Rhéaume, juge de la Cour su périeure, et le Dr Almanzor Roy, de Magog Né a Saint Remi en 1884, le Dr Pierre Hébert a fait ses études à l’Assomption.Il était bachelier en agriculture de Guelph, Ont., et docteur en médecine de Laval en 1912 Il a pratiqué la médecine durant de nombreuses année* à Saint-Re-mi et fut nommé coroner adjoint pour le district de Montréal en IKIO.La dépouille mortelle est expo sée au salon funéraire Ostiguy, de Saint Remi Les funérailles auront lieu jeudi, à 10 h.a m , en l'église de Saint Remi.lors du referendum du 16 octobre sur le mode municipal d'administration à Montréal.Monique des Saules, appartenant à M.L.Allard.Seule* les deux voi turcs ont été endommagées dans cet accident de la route.A St Pierre de Charlesbourg.trois automobiles se sont violent ment tamponnées hier après midi On n'a pas eu à déplorer d'accident è, la suite du choc, mais les véhi culcs ont subi des dommages ma tériels s'élevant à quelque $600 I^s voiture» étaient conduites, au moment de l'accident, par MM Ro 'and Beaudet.de Lévi».Arthur Jo in.de !«orreUevi!lc et Paul E Ber .tr, de Québec.HOMMES D'AFFAIRES, MANUFACTURIERS, INDUSTRIELS Etes vous parmi le grand nombre de ceux qui sont mal assures contre l’Incendie ?CONSULTATIONS GRATUITES Nos expert* diplômés de ITnsurance Institute of Montreal feront pour voua un examen consciencieux et honnête de votre portefeuille d’assurance et vous donneront un rapport écrit de leur étude aur demande.Ecrivez ou téléphonez à Geo.TANGUAY êFlLSUèe COURTIERS D'ASSURANCE Téléphona ; FR.1166* 4489, avenue Papineau Montréal FONDE LE 10 JANVIER 1910 UE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS ~L» Devoir** est imprimé eux nos «30-4J4 e*i rue ftutre Uum» e Mtmueei par llmpnmen* popuielre.compagnie à responsabilité limitée qui en est i éditnce-propnétalre Directeur-gérant Gérard Fillon “Le Devoir*' est membre de Is Canadian Près* de l’Audit Bureau ol Circulations et de la Canadian Gall! Newspaper Association La Canadian Press est ieule autorisée à faire remploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées à la Canadian Press.A l’Ass'iclated Presa et aux agences Reuter, ainel que de toutes les informations locales eue “Le Devoir*’ publie Tous droits de reproduction des dépêches particulières au ’Devoir sont également réservés Abonnement par la poste : EDITION QUOTIDIENNE (un an) .Canada (sauf Montreal et la naniteur; fü.tfü, Montreal et banlieue SI1.00; Etats-Unis el Empire britannique.$1000, Union postale.$12.00.EDITION DU SAMEDI (un an) : Canada.$3.00; Etats-Unis et Union postale $4.00 Les abonnements sont payables d’avance par man dat-poste ou par chèque encaissable au pair à Montréal Autorisé comme matière postale dt deuxième classe par le mlnlstérs des Postes Ottawa Téléphone : BEiair 3 3 6 1 * OPINIONS Qui doit 'diriger7 la culture au Canada?-rJ.- APPRECIATION LUNDI, 27 MARS 1950 L’émancipation des Indiens au Canada Le régime de tutelle et de secours directs ne mène nulle port - L’abolition de la tenure seigneuriale — Pourquoi ne pas accorder aux Indiens des privilèges similaires à ceux des anciens combattants?La révision de la loi des Indiens que le gouvernement a annoncée dans le discours (lu trône a fait l’objet d’un bref débat à la Chambre des Communes mardi dernier.Plusieurs députés voulaient savoir quand le gouvernement présenterait son projet de loi qui doit donner suite aux recommandations du comité parlementaire qui a étudié longuement la question pendant le dernier Parlement.Certains d’entre eux ont réclamé au nom des Indiens le droit de faire de nouvelles représentations avant la présentation du projet de loi.D’après les brèves remarques faites en cette circonstance, on peut conclure que les chefs indiens voudraient obtenir tous les droits des citoyens canadiens en conservant les privilèges particuliers qu’ils ont obtenus en vertu des vieux traités.C’est ainsi qu’ils réclameraient le droit de vote tout en continuant d’échapper à l’obligation de faire du service militaire ou de payer l’impôt.Le régime sous lequel vivent actuellement les Indiens du Canada en est un de tutelle et de secours directs.Ils sont les pupilles du gouvernement fédéral qui les traite en mineurs mais se charge en somme de leur assurer la subsistance.Ce n’est pas un régime de nature à encourager l’initiative ni le progrès.Quelques Indiens parmi les plus intelligents et les plus entreprenants s’émancipent de temps à autre et se font reconnaître la citoyenneté canadienne en renonçant à leurs privilèges particulierâ.La plupart n’osent faire le plongeon; ils sortent de leurs réserves pour travailler au dehors de temps à autre, mais ils retournent s’y réfugier dès qu’ils éprouvent quelques difficultés.Leur condition sociale et économique, au moins pour ceux dont les réserves se trouvent enclavées dans les régions occupées, est comparable généralement à celle des groupements les.plus pauvres et les plus arriérés des blancs.Si la population des réserves diminuait progressivement et si l’intégration des Indiens s’opérait à un rythme encourageant, on pourrait parler de transition et prétendre que le problème finirait par se régler de lui-même.Le problème a failli se régler pour notre honte par l’extinction des Indiens, mais des mesures d’hygiène ont été prises par le gouvernement fédéral en ces dernières années et la population indienne s’accroît d’environ 1 ,-500 âmes par année.Le nombre des émancipations est insignifiant.Rien n’indique que l’on sera beaucoup plus avancé dans vingt-cinq ou cinquante ans qu’on ne l’est aujourd’hui.L’expérience du régime de tutelle et de secours directs en vigueur depuis les premières années dans les provinces de l’Ouest et depuis beaucoup plus longtemps dans les vieilles provinces n’a pas donné de résultats encourageants.Il convient de dire tout de suite que les blancs n’auraient pas fait mieux que les Indiens sous un régime semblable.Il nous semble qu’une solution radicale s'impose.11 faut émanciper les Indiens comme on a émancipé les noirs aux Etats-Unis.Il faut que les Indiens deviennent des citoyens canadiens ordinaires.11 faut que; les réserves deviennent des municipalités ordinaires.On objectera que les Indiens eux-mêmes sont en majorité hostiles â l’émancipation.Nombre d’esclaves aux Etats-Unis ne voulaient pas non plus de la libération qu’on leur apportait.Trop de blancs en étaient venus à se complaire au régime dos secours directs pendant la grande crise qui a précédé la guerre.11 faut parfois jeter les gens à l'eau pour leur apprendre â nager.On objectera encore que les privilèges que les Indiens veulent conserver leur ont été garantis en vertu de traités qu’il faut respecter.Les traités deviennent désuets au cours des années et les privilèges doivent être abolis lorsqu’ils deviennent une entrave au progrès.La justice exige seulement que l’on verse une compensation à ceux à qui l’on demande de renoncer à des avantages particuliers dans l’intérêt général.C’est ce qui s’est fait lors de l’abolition de la tenure seigneuriale.Les concessions fort anciennes consenties par les rois de France et d’Angleterre, qui ont été précisément les signataires des traités qu’invoquent aujourd’hui les Indiens, ont été annulées et les seigneurs ont obtenu en compensation des rentes qui ont été progressivement rachetées.Les Indiens ne représentent d’ailleurs pas une minorité au sens propre du mot.Us sont relativement peu nombreux — environ 135,-000 à travers toute l’étendue du Canada.Us sont dispersés en de nombreuses réserves fort éloignées les unes des autres.Us sont surtout divisés en nombreuses tribus dont les dialectes et les traditions diffèrent souvent d’une réserve à l’autre.U ne saurait être question pour chacun de ces petits groupes de maintenir indéfiniment sa langue et de développer une culture propre.Tout au plus peuvent-ils espérer conserver certaines coutumes et leur folklore pittoresque particulier.• Le problème que pose l’émancipation complète des Indiens n’est pas racial et linguistique, mais essentiellement social et économique.U s’agit pour eux de s’adapter à la vie canadienne et cette adaptation est déjà fort avancée pour ceux qui habitent des réserves enclavées dans les régions habitées.On dira que le régime actuel a précisément pour but de les préparer à s’intégrer a la vie canadienne sans qu’ils aient trop à souffrir de la transition.L'expérience, avons-nous dit, démontre que le régime actuel ne favorise pas cette intégration.L’émancipation totale immédiate comporterait sans doute des inconvénients.Il en est un bon nombre qui ne réussiraient pas à s’adapter complètement, mais leur condition ne pourrait guère être pire qu’elle ne l’est aujourd’hui.L’émancipation n’exclut d’ailleurs pas les mesures de nature à leur faciliter la transition.Qu’on étende simplement aux Indiens, avec les modifications qui s’imposent, les privilèges accordés aux anciens combattants pour reconnaître les services qu’ils ont rendus au pays et le préjudice qu’ils out tfubi du fait de leur service militaire.Qu’on leur consente des avantages particuliers lorsqu’ils veulent se construire une maison, s’acheter une terre, faire des études, s’assurer une formation technique, etc.La charte des anciens combattants comporte même des allocations pour ceux qui se trouvent dans le besoin, et qui pourraient s’étendre aux Indiens victimes de l’émancipation.Que l’on prolonge la durée de ces privilèges pendant cinquante ans ou plus pour permettre à la deuxième ou à la troisième génération des Indiens émancipés de profiter ries avantages tdont la première génération n’aurait pu se prévaloir.U ne s’agirait en somme que de substituer au régime de tutelle actuellement en vigueur le régime particulier que l’on a créé en faveur des citoyens canadiens qui ont .servi dans les années du pays.Un semblable régime aurait l'avantage de faciliter la transition sans attenter en rien à la fierté des Indiens émancipés et admis à la citoyenneté canadienne.Pierre VIGEANT Monsieur le Directeur : Le Dr Poulin, député indépendant du comté de Beauce, vient par sa déclaration aux Communes me rappeler les propos tenus il y a quelques mois (en janvier dernier, je crois) par le Père Georges-Henri Lévesque, OP., doyen de la faculté des sciences sociales de l’Université Laval et membre de la Commission Massey.Lorsque, le 29 janvier dernier.votre rédacteur-adjoint, M.André Laurendeau, commenta la déclaration du Père Lévesque, l’idée m'est, venue d’ajouter à ses commentaires.Le temps me manquait à ce moment.Le rappel du Dr Poulin m’a décidé à vous communiquer les observations suivantes en marge àei propos de monsieur le commissaire Lévesque.* * * ou moins complète des appéten-1 mes réalités, qui les comman-ces ou des tendances innées de ! dent, qui les imposent."L’éduca chaque être humain aux condi- tion formellement scolaire” et la tiens ou exigences de’ la vie en “culture”, commun: vie familiale, vie scolai- ! cation en Monsieur le directeur, I ces gens qui n'ont pas peur de dire Après bien d’autres je viens “c’est bien” quand ill croient de vous donner mon opinion sur votre i voir dire “c’est bien”, et qui n'ont journal que je lis tous les jours J pas peur de dire “c’est mal avec un intérêt sans cesse grandis i quand ils croient devoir dire "c’est re vie professionnelle; vie parois- deux choses différentes, mais une 1 j?„~rof te pour vous^res ’mal”.M.Filion.vous êtes de ce- eialp v i p nrrkvm/Malp via nalinna.«tailla al momo rhswa mil nailt RP aaisv.o en p « __ .• -x _ préscolaire, se pouriuit au primaire, au supérieur, au secondaire, au spécialisé, à l’universitaire, au postscolaire; bref, il s’accomplit partout et en tout temps, aussi longtemps que l’être humain est vivant et normal, c’est-à-dire: apte à le subir.Personne n’échappe aux influences culturelles ou institutionnelles, quel qu’en soit le caractère.Et personne ne peut s'empêcher d’exercer en retour une influence particulière sur le Tout d’abord, le texte même de caractère des institutions de la la déclaration : Vle commune.L orientation des siale, vie provinciale, vie nationa- ; seule et même chose qui peut se le, (ou “étatique”), vie supra-na- réaliser en des lieux différents et tionale ou internationale ou vie, par des instruments différents, mondiale.Ce travail commence ! Une personne éduquée ou cultivée dans la famille, se prolonge au peut recevoir son éducation ou sa culture de façons différentes: mais, il s’agit de la même réalité.* * Ÿ A ce point ici de notre dévelop- ser mes félicitations à vous M.Fi-iion dont j’admire le courage et la sincérité, et à tous les rédac teurs et collaborateurs.Vous menez, ce temps-ci, de pair avec Me Plante, une lutte très dure contre le vice organisé à Montréal; c’est gens et je vous en félicite Maintenant, une suggestion.N'y aurait-il pas moyen de trouve: dans votre journal un coin, si petit soit il, réservé spécialement à la jeunesse ?On y parlait de tout ce qui peut intéresser une jeunesse “L'éducation formellement scolaire et la culture sont deux choses différentes ' lorsqu’on parle d’éducation en général.La première relève directement des provinces, la seconde peut être l’objet des attentions du pouvoir fédéral .“Personne n’est plus désireux que nous de laisser aux provinces l’éducation formellement scolaire.Reste l’éducation populaire ou la culture en général.11 s'agit là de la pensée humaine.Sur ce plan, il y a une intervention légitime du gouvernement fédéral quand ce gouvernement, dans l'intention de donner une impulsion nouvelle à la culture, autant à la française qu’à l’anglaise, à travers tout le pays, recourt aux instruments qui lui sont propres.Chaque fois qu’il s’agit d'échanges culturels à travers le pays, nous nous trouvons en pleine sphère fédérale”.Que faut-il penser de la pensée humaine à la taille du globe du commissaire Lévesque, au surplus j il me semble un geste utile.Mal ! qui veut s’instruire et se cultiver gré les menaces, malgré les haines ; Ce petit coin, se perfectionnant, qui, vous le saviez, devaient suivre j grandirait tous les jours.Les jeu pement, il convient de nous de- ce geste, vous l’avez quand même ! nés ne manquent pas qui ont de mander s’il est avantageux pour posé, et Ton peut dire que vous vrais talents pour effectuer cette l'éducation ou la culture du peu- j faites preuve en cela, comme en besogne.Et, sans aller trop loin pie canadien, qu’il s’agisse de cul toutes circonstances d’ailleurs, n’esbil pas permis de voir dans ce élans affectifs est le produit de cette interaction constante d.u milieu sur les tendances innées et des tendances innées sur le milieu.Nous sommes ici en pleine sphère des expressions de personnalité et des inhibitions au sein des cadres sociaux, des réalités de la vie collective.L’éducation en général, c’est le produit des trois facteurs que nous' venons de décrire sommairement.Eduquer en général, c’est développer l’intelligence, c’est l’enrichir de connaissances, c’est orienter les actes humains ou les adapter aux réalités du milieu, depuis le familial jusqu’à la proportion du mondial, de l’humain, du planétaire.& A la lumière de ce rappel de notions essentielles, demandons-nous si l’on peut distinguer dans tout cela une “éducation formellement scolaire” et une “culture”, dont la première peut être distribuée par un corps d’institutions ture ou d'éducation scolaire ou qu’il s’agisse de culture ou d’éducation populaire, dans le sens sans doute de “postscolaire” ou de “hors scolaire”), de confier l’éducation ou la culture scolaire à l'autorité provinciale et de confier l'éducation ou la culture hors-scolaire, en tout ou en partie, à l'autorité centrale.Le Père Lévesque prétend que lorsqu’il s’agit d'éducation populaire, ou de la culture en général, il s’agit de la pensée humaine, et que sur ce plan l’autorité centrale est justifiable d’intervenir pour donner une impulsion nouvelle à la culture, autant à la française qu’à l’anglaise, à travers tout le pays, par les instruments qui lui sitnt propres.d’un courage et d’une fermeté peu ordinaires.Sans doute, vous n’êtes pas toujours tendre pour nos adversaires, et certaihs de vqs lecteurs vous le reprochent: “Il est trop cassant, disent-ils, il brise tout, détruit tout.” Dieu me garde de ne pas respecter leur opinion.Cependant à mon humble avis, je crois que vous avez adopté une bonne for mule, car je considère qu’il est absolument nécessaire que nous ayons au moins un journal qui n’a pas peur de dire la vérité, quelque dure qu'elle puisse paraître à certains.Un journal comme le vôtre est pour nous une sauvegarde.Une - , ., autorité non moindre que le cha Lest une opinion qui mente noine Groulx ne l’a-t-il pas surnom discussion.Analysons-la.Tout d'a- mé le chien de garde des Cana-bord, le Père Lévesque commet une erreur fondamentale de penser que l’éducation populaire ou la culture générale est plus hu- diens français?Il nous en faut de REPONSE A M.MOUSSEAU M.Gérard Filion, geste les premières bases de la fondation d’un journal spécial pour la jeunesse, journal qui pourrait peut-être s'appeler, “Le Devoir de la Jeunesse”.Nous avons, je le sais, beaucoup de journaux de jeunes, journaux de collèges, jour naux de mouvements spécialisés, mais nous n’avons pas, du moins à ce que je sache, un journal consa cré à la jeunesse en général.Pourtant, un tel journal pourrait faire un bien énorme.Sorti du “Devoir”, il serait, quoique adapté à ses lecteurs, animé du même esprit.Ne pensez-vous pas qu'un père pourrait.à bon droit, être fier d’un tel fils et que ce fils n’aurait pas lieu de s’enorgueillir de celui qui lui a donné le jour?Quoi qu’il en soit, ce n’est qu'une suggestion; elle vaut ce qu’elle vaut.Maurice LAROUCHE, étudiant Normandin.doyen de la faculté des sciences particulier et la seconde par un sociales (dont relève l’éducation, autre corps d’institutions particu-populaire) de notre plus ancienne université de langue française, en Amérique du Nord ?que * Ÿ Ÿ Tout d’abord, qu’est-ce l’éducation en général ?L'éducation en général- comporte trois facteurs essentiels: le développement de l’intelligence humaine, l’information ou l’instruction, et l’orientation des élans affectifs de la personne humaine ou son adaptation aux conditions du milieu où elle est appelée à exercer son activité.Eduquer, c'est développer, informer, adapter (ou orienter les actes), a) Le développement de l’intel- lier.Si l’on entend par “éducation formellement scolaire” celle que distribuent les écoles (depuis le préscolaire jusqu’à l’universitaire), on comprend forcément: le développement de l’intelligence, l’information, et l’orientation des élans affectifs )u l’adaptation aux conditions du milieu.Les trois facteurs font l’objet de “l’éducation formellement scolaire” et ne peuvent se dissocier dans leurs différentes étapes ascendantes.Et si l’on entend par "éducation formellement scolaire" les trois facteurs mentionnés, on est en pleine sphère “d’éducation en général’’: Et pourquoi ne serait-on pas aussi en pleine sphère de culture?marne, est plus affaire de “pensée humaine”* que l’éducation sco- Le Devoir, laire (formellement ou non) ou | Montréal, que la culture scolaire.Tout ce | Cher monsieur, qui a rapport à la culture ou à ' En lisant le Devoir du 6 mars, l’éducation est affaire de pensée j’ai été peu surpris de la lettre humains, si ce n’est le développement de l’intelligence, l’information, et l’adaptation aux conditions du milieu?Une personne cultivée, qui possède une culture ou qui en acquiert, eyst-clle soustraite à la nécessité de l’adaptation à la vie commune, dé subir les influences de son milieu et de l’influencer par sa pensée et par ses actes?Que cette personne ait acquis ou acquière sa culture au sein des cadres scolaires ou en dehors des cadres scolaires ligenee humaine impose celui des Qu’est-ee que la culture, chez les organes sensoriels: l'éducation des sens dont l'être humain est doué.("est le travail de la culture de l’esprit ou des facultés mentales.Il commence dans la famille, se prolonge à la préscolaire, se poursuit au primaire, au supérieur, au secondaire.A l’universitaire, l’esprit humain est censé avoir atteint son développement maximum: l'intelligence est dite formée à ce stade.L’adolescent a appris à apprendre, à comprendre, à assimiler.b) L’information ou l'instruction impose l'acquisition de connaissances usuelles, générales ou particulières.On a ici affaire à toute la gamme des matières qui peuvent s’enseigner, d'ordre religieux, d’ordre linguistique, d’ordre scientifique, d’ordre professionnel, d’ordre artistique, etc., etc.,.Ce travail commence dans la famille, se prolonge au préscolaire, se poursuit au primaire, au supérieur, au secondaire, aux institutions d'enseignement dit spécialisé (arts ou métiers) et se couronne à l’universitaire avec la spécialisation professionnelle.Puis, il dépasse les institutions scolaires, pour tomber dans le domaine de l'initiative personnelle.Ici, on cherche à meubler l’esprit humain.quand tantôt on cherchait à humaine.L’éducation ou la culture humaine, à tous ses degrés et sous toutes ses formes, est oeuvre de la pensée humaine et au service de l’esprit humain.Si le Père Lévesque veut signifier, par son expression: il s'agit là de la pensée humaine, que l’éducation populaire ou la culture en général (?) est plus variée ou plus large que l'éducation ou la culture ‘ formellement scolaire”, d’accord: il peut s’agir de question de mesure, rie dimension ou d’intensité, de volume ou de qualité, etc.etc.Mais qu’est-ce qui justifie l’autorité centrale à intervenir sur ce plan?et plutôt que sur les autres plans?Toute l’essence de la discussion repose là.En quoi l’autorité centrale du Canada (la politique, bien entendu) est-elle justifiable d’intervenir dans le domaine de l'éducation populaire ou de la culture en général quand le domaine de l’éducation scolaire ou de la culture scolaire est laissé à l’autorité provinciale?Le Père Lévesque répond d'avance à la question en prétendant que c’est pour “donner une impulsion nouvelle à la culture, tant à la française qu’à 1 anglaise, à travers tout le pays et par les instruments qui lui sont propres”.Que peut-on conclure de cette justification?Que l’autorité provinciale remplit mai ou insuffi- ^.4 h , , scolaires samment sa fonction d’éducatrice (c.à-d.au stage postseolaire), il | à tei point sa car t reste qu elle doit s adapter a son médiable: c’est l’autorité centrale h.a,;SOn np0q'le' u pr
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