Le devoir, 28 janvier 1950, samedi 28 janvier 1950
S.J.ChrysMtom», év, ef.»t doct.TEMPS PROBABLE: NEIGE — MOINS FROID Ditectaw ; Gérard FILION VOL.XLI — No 22 FAIS CE QUE POIS RMactaw Ml chat : Omar HEROUX "Voua avez usa doubla miauon i première ment, la miwion de conserver intact rotre héritage religieua et national : dcuaiémc :nt la miaaion de répandre cet héritage l’ajoute que c'est votre droit de garda votre héritage, et votre devoir de le répandre.” laa Exe.Mgr Ildehraado Aataniutti, délégué apostolique au Canada MONTREAL, SAMEDI, 28 JANVIER 1950 Cinq sous le numéro M.Asselin promet "d'importantes déclarations" Le président du Comité oxécutif annonce qu i! parlera alori “au nom du Comité executif, ainsi qu’en son nom personnel, au sujet des critiques dirigées contre le service de la police de Montréal” torti M.J.-O.Atselin, préiitfent du Comité exécutif, est nier gotr du mutisme hermétique qu’il observait depuis Je début des articles de Me Fax Plante, dans le Devoir , sur le règne de la pègre à Montréal”.A la suite d’une longue séance du Comité exécutif au cours de laquel'e il a été vraisemblablement question des accotions portées par notre journal, M.Asselin a remet à la preste la déclaration suivante: “Au nom du Comité exécutif, ainsi qu’en mon nom personnel, je serai en mesure de faire d’importantes déclarations d’ici quelques jours, au sujet des critiques dirigées contre le service de la police de Montréal.” M.Asselin, pressé de questions par les journalistes, n’a voulu rien ajouter à sa brève communication ecrrte.M.Truman décidera seul quant à l’usage d’une bombe à l’hydrogène Le pape confirmerait le 2 mars la découverte du fembeau de S.Pierre Une vieille tradition veut qu’il ait été inhumé sous la basilique à son nom Cité Vaticane, 28 (A.P.) — Des, de sa tombe.Une rumeur veut informateurs postés au Vatican af-|qu’ils l’aient bien été et que le firment ce soir que le Pape con- ; cercueil de pierre qui les renfer firmera prochainement la découverte de la tombe de saint Pierre sous ia basilique de son nom.On ajoute que le Souverain Pontife a choisi la date du 2 mars, onzième anniversaire de son election, pour communiquer cette nouvelle à l’univers catholique.Il inaugurerait au même moment les grottes ou catacombes découvertes sous cette basilique au cours des excavations me reoose, maintenant dans la chapelle privée du Pape, au troisième étage du palais du Vatican.Le Saint Père aurait obligé au secret les ouvriers et ingénieurs chargés de l’excavation.Ce qui a provoqué l’incertitude courante au sujet de la tombe du Prince des Apôtres, c’est qu’en l’an 258, à cause des persécutions continues, ses restes avaient été autour de ia tombe du premier transportés dans les catacombes apôtre.La parole papale'donnerait valeur de foi à la vieille tradition voulant que saint Pierre ait été enterré sous le cirque de Néron qui avait été le lieu de son supplice et qu’une première église ait été construite sur sa tombe trois cents ans plus tard par l'empereur Constantin.Les mêmes de la Voie Appienne.Leur histoire ensuite est imprécise.La légende veut qu’ils aient été ramenés au lieu de leur première in humation; cais c’est ce qui reste à confirmer.Il y a dix ans que les archéologues du Vatican poursuivent leurs recherches sous la basilique.Ils en exposeraient le dé- Lt toxi Demande de majoration Le taux de départ serait fixé à 35 cents au lieu de 25 — Une requête à l'autorité municipale Le “Bureau de coordination du taxi” a présenté il y a quelques semaines au comité exécutif une requête demandant l’autorisation de hausser le tarif du taxi à Montréal.Le •taux de départ — ou la “charge” initiale — serait majorée de 25 cents à 36 cents.Ce Bureau, par l’entremise de son dire:teur-gérant, M.Adrien Allard, rend publique la teneur de cette demande à l’autorité municipale afin de faire valoir auprès du public les arguments présentés.La requête expose les motifs suivants: Depuis 1938, date à laquelle fut établie le tarif actuel, les propriétaires de taxis ont subi une augmentation considérable dans le coût d’exercice de leur commerce: ainsi, l'entretien des voitures a doublé de prix; le taximètre coûte maintenant $225 et plus, au lieu de $75; le permis municipal a été porté de $18.20 à $162.00; le prix de l’essence a augmenté de 14c le gallon, soit de 50 pour cent, et les pneus, de 56 pour cent; le coût d’une auto s’est accru de $1.000, etc, etc.L’augmentation demandée, selon le Bureau de coordination, équivaudrait à un rajustement de 13 pour cent sur une course moyenne de $0.75 alors que le coût d’exploitation s’est accru de 48 pour cent.La requête représente que les taxis, dans plusieurs villes canadiennes, ont majoré leur tarif, notamment à Québec et à Toronto, où le taux du premier mille est fixé à 50 cents.Le président du Bureau de coordination du taxi est M.Albert Beaudet, aussi président de LaSalle Taxi; directeurs: MM.Paul Mé- Il l’a fait nettement comprendre eux journalistes — Déclaration significative du sénateur McMahon Washington, 28 (A.P.) — Le pre- sans ambages; et personne non plus mier magistrat de la république * part moi”.Il semble toutefois que la ques voisine, le président Harry Truman, a fait comprendre hier que ni tion a été largement débattue durant une réunion antérieure à îfU,L concision dans dot pré si dent de DiamondU Toxf, Les professeurs ne feront rien tant qu'ils n'auront pas eu la réponse de la Commission A leur réunion d’hier soir, en l’Auditorium du Plateau, les membres de l’Alliance des professeurs catholiques de Montréal ont décidé d’attendre la réponse de la Commission scolaire à J^ur proposition avant de prendre quelque décision que ce soit.On connaît déjà la nature de cette proposition; elle a été formulée à la radio lundi dernier puis dans une lettre envoyée au pré- L’assemblée d’hier a également autorisé l’exécu if de l’Alliance à convoquer une assemblée quand il le jugera opportun.Elle a, enfin, ratifié officiellement U proposition faite par M.Guindon à la Commission seelaire.Comme on pouvait s’y attendre, la quasi-totalité de la réunion a été consacrée au litige qui oppose l’All'ance et la Commission scolaire.M.Guindon a d’abord résumé les événements, puis réfuté quelques points de la déclaration publiée récemment dans les journaux par la Commission scolaire.sident de la Commission scolaire, M.Eugène Doucet, le jour suivant.Elle prévoit qu’au cas où la Commission accepterait de signer une convention avec l’Alliance et d’accorder le congé sans solde à son président, M.Léo Guindon, les professeurs abandonneront les procédures judiciaires entreprises contre elle.La Commission a répondu qu’elle gardait la lettre pour étude.M.Duplessis nie que la province ait participé au cartel du panier-journal “Pareille^ accusation n’existe que dans l’esprit d’une poignée d’individus et non du grand peuple voisin Québec, 28 (D.N.C.).— 11 n’y ai sauts dans ce domaine.Nous avons Une outra proposition En discutant d’une réunion tenue chez Mgr Joseph Charbonneau, archevêque de Montréal, le 4 novembre dernier, soit avant la grève des instituteurs, M.Guindon a fait une proposition relative à l’aspect moral de l’attitude adoptée par l’Alliance.“Nous som nes prêts, dit-il, à comparaître devant la Commission sacerdotale du Québec en même temos que la Commission scolaire.L’Alliance et la Commission scolaire pourront expose’- leurs points de vue respectifs.Nous somme* prêts à acceoter le jugement de la Oomnvssion sacerdotale.T,a Oom-nvssion scolaire est-elle prête à en fa;re autant?” Cette pronosit’on fait réponse à une aocnsa'ion de la Commission, qoe l’All’an'-e aurait posé des actes répréhensibles du point de vue moral.pas de combines, 11 n’y a pas de cartels, sauf dans l’imagination de certains Américain mal informés ou mal inspirés, qui ne représentent, j’en suis certain, qu’une petite partie du grand peuple américain.a déclaré hier M.Maurice Duplessis, premier ministre de la province, au cours d’une conférence de presse.Il répondait à des questions des reporters au sujet des remarques faites mardi par M, Emmanuel Celler, démocrate de New York et président du comité judiciaire de la Chambre des représentants.M.Celler a’-ait dit aux journalistes de son pays que son comité c’ait inlormé que des compagnies canadiennes et, apparemment aus si, certa'ns gouvernements provin- toujours cru qu’il était inconcevable et antipatriotique de faire un feu d’artifice, représenté par des activités temporaires, qui ruinerait notre patrimoine.Nous ne voulons pas faire de feu d’artifice avec no-tre patrimoine national.C’est le devoir du gorvernement de la province de veiller à la protection de no- richesses forestières, dans l’intérêt de la forêt et de sa conservation.M.Dupless s déclare alors qu’il n’y a ni combines, ni cartel, sauf dans l’imagination de certains Américains mal informés ou mal inspirés qui ne représentent qu’une petite partie du grand peuple amé-rioain.Il n’y a.poursuit-il, qu’un désir sincère de coopérer aux échanges commerciaux entre le ciaux s’étaien* entendus pour fixer I c'anada et les Etats-Unis, pourvu La consommation du café a doublé au Canada Ottawa, 28 (C.P,).— La consommation du café au Canada s’est grandement augmentée au cours de la dernière guerre.On note en particulier le* chiffres de 44 millions de livres en 1939 contre 88,-000,000 l’année dernière.On rapporte dans les milieux autorisés que le gouvernement canadien tente d’importer du café des pays ster lings plutôt que des pays dollars afin de sauvegarder les réserves de dollars américains.L’un des ! cela avec des conséquences terri paya importateurs serait ainsi le» I blés pour la prospérité de la pro colonies britanniques d'Afrique1 vincc Nous avons eu le courage, les prix du papier à journal, au préjudice des éditeurs américains.Il convient de souligner, dit tout d'abord M.Duplessis, que la province de Québec est des nveux disposées en ce qui concerne les relations ccmmercia'es entre nos amis du sud, les Anéricains.et les industries du Québec.Nous avons beaucoup d'admiration pour les qualités incontestables des Américains comme nous avons une réelle et franche am'tié pour les Etats Unis Ma's il est un vieux d;cton qui trouve sa ’arge place aux Etats-Unis et un peu partout dans le monde et qu'il convi nt d’appl'-quer à Québec: Charity be'rint at home, charité bien ordonnée com mcnce par soi-même.M.Duplessis fait remarquer que nous pourrions avoir de nouveaux moulins de pulpe et de papier dans la province, mais il ajoute que ces moulins ne feraient que rendre inévitable la ruine de nos forêts et «rienlale.,rt ü .1.rA,i,fpr flliv ov.que ces échanges soient justes et appropriés.70 bomfcnrdfers B-29 américains en Angleterre Londres, 28 (Reuter).—Un porte-parole du ministère de l’air a déclaré hier soir à Londres que le eouvernemeit américain fera prochainement livrer un contingent de 70 superforteresses volantes américaines en G-ande-Breta"ne, en vertu des accords anrio-améri.calns bilatéraux.On précise que ces avkns arriveront probablement en Angleterre dans deux mois.Au début, 'es avions seront utilisés afin de familiariser les aviateurs britanniques avec le vol à haute altitude.On sait en effet que les pilotes de la R\F utilisaient jusqu’à présent des avion! du type L ncoln.non dotés d'un système de climatisation et obligeant le* occupants à porter des masques à Québec, 28 (D.N.C.) — Pour l’instant, a déclaré hier M.Maurice Duplessis, en réponse aux questions qui lui étaient posées au cours d’une conférence de presse, la distribution de tous les films de l’Office national du film est susoendue en attendant une enquête complète.Comme on le sait, en vertu d’une loi que nous avons passée, tous les films de 16 millimètres sont maintenant assujettis à la censure.Nous sommes à étudier les meilleurs moyens d’obtenir du cinéma les résultats désirés et désirables.C’est un problème complexe.Il nécessité des inventaires et une étude particulière.Pendant que ce travail de perfectionnement s’accomplit, nous croyons qu’il est approprié et opportun de suspendre, en ce qui regarde la cinémathèque provinciale, les opérations basées sur les films provenant de l’Office national du film, d'Ottawa.Il s'agit en l’occurrence d’étude d’inventaire, de recherches et de perfectionnement.A l’heure actuelle, il ne s'agit pas de travail comportant la critique et la désapprobation d’un organisme quelconque.En 1945, dit tout d’abord M.Duplessis, nous avons réorganisé certaines branches importantes de l’administration provinciale qui avaient besoin de réorganisation et de coordination.Nous avons établi un département de publicité, que nous avons c ifié à un directeur, dont les attriuutions se rapportent au tourisme, au cinéma provincial et au bureau des impressions.Le nouveau directeur, M.Georges Léveillé, est éminemment compétent et qualifié pour remplir la charge.Sous l’impulsion de M.Léveillé et du gouverne-tnent, ces trois branches ont pris énormément d’importance et ont fait des progrès considérables.Pour le moment, je ne mention* nerai que le service de la cinémathèque provinciale.Tous connaissent l’importance du cinéma et sa grande influence au point de vue formation et au point de vue impressions souvent durables.M.Léveillé s’est occupé de dévelop» P" ayec un succès remarquable cette branche de l’administration qui a réalisé des progrès énor mes.L® cinéma, poursuit M.Duplessis, joue un rôle éducationnel.Dm la répété à plusieurs reprises.La mémoire des yeux est dans bien des cas plus vivace que la mémoire de l’esprit.Il est exces-sivement important que le cinéma soit entouré de soins et de précautions nécessaires pour qu’il donne les résultats désirés et désirables.De toute évidence, i! est humainement imoossible d’établir des réformes dans toutes les branches de l’administration d’une province vaste comme la nôtre.Il faut procéder méthodiquement.On a retrouvé hier le jeune Larsen Sherbrooke, Que., 28 (D.N.C.).— Après cinq jours de recherches intentes, on a retrouvé hier après-midi le cadavre d’Andrew Larsen, sourd-muet de 18 ans disparu de la demeure de ses parents depuis près d’une semaine à trois milles de Waterloo.‘“'Le corps a été trouvé à un mille et demi en arrière de la demeure de ses parents, M.et Mme Aggie Larsen.D'après le chef de police, on croit que Larsen aurait buté contre une roche en marchant, quil n'aurait pas été capable de se relever.La mort semblait remonter à plusieurs jours.Des blessures apparaissaient au front et à la main gauche.Depuis la disparition, des équipes de chercheurs avaient été organisées et le travail se poursuivait tous les jours La découverte du corps a été faite par trois jeunes gens, Marc Fortin, G.-A.Jacques et P.-A.Rancourt.A un moment donné les recherches furent effectuées dans un ravin de 200 pieds de profondeur, au moyen de câbles.On crut que Larsen avait pu tomber dans ce précipice, la nuit.A l'hôtel de ville On prépare le budget Mécanisme rigoureux — important du directeur services chaine Rôle des Dis la semaine pro- Soiir l< répit d» la pégr« La tempête s’annonce par Mc Fax PLANTE MEMOIRES DES UNIONS AU GOUVERNEMENT Québec, 28 (D.N.C.) — M.Maurice Duplessis a annoncé hier à Québec, qu’il recevrait la semaine prochaine les délégations annuelles du C.I.O.et du Congrès canadien du travail.Ces organisation» ouvrières viendront présenter des mémoires, avant l’ouverture de la session.Aujourd'hui, à Montréal, le premier ministre rencontrera aux bureaux du gouvernement, M.Chandler, président de Scripps-Howard, de New-York, M.R.de Cotret, de l’International Paper, et M.Powell, de l’Aluminum Co.of Canada.Le comité exécutif commencera très probablement au début de 1a semaine prochaine 1* préparation du budget municipal pour l'année fiscale commençant le 1er mai 1950.Les.chefs de services ont déjà remis* au directeur des services, Me Louis-A, Lapointe, les prévisions de leurs départements respectifs.M.Lapointe procède présentement à l’examen de ces demandes et les transmettra ensuite au comité exécutif avec ses recommandations, et cela vraisemblablement, lundi ou mardi.Le règlement 1735 adopté en 1944 renferme des dispositions précises et rigoureuses concernant la préparation et l'adoption du budget de Montréal.Cette réglementation pourvoyait à la réorganisation financière de la ville.Ainsi, il y est stipulé: le directeur de chaque service préparera ses prévisions budgétaires et tiendra compte des charges établies sur le revenu civique que lui a fournies le directeur des finances.Le trésorier municipal dresse des certificats sur les revenus probables.Ces certificats ainsi que les prévisions de chacun des services, de même que les listes de dépenses capitales envisagées sont ensuite remis au directeur des services qui les soumet à son tour au comité exécutif.Le directeur des services pourra soumettre au comité exécutif ou au conseil, dit la disposition 21 du règlement 1735, toute recommandation qu’il jugera à propos de faire relativement aux prévisions de chacun des services.De là, le rôle important que joue ce chef de départements.Puis, le comité exécutif s’attelle à la tâche de' dresser le budget.En ce faisant, édicte la charte, “il maintiendra l’équilibre tntre le revenu et les dépenses et pourvoira aux crédits suivants: “a) aux montants déterminés dans le certificat du directeur des finances; “b) au crédit pour dépenses contingentes; **c) aux autres charges établies sur le revenu civique; “d) au coût de la perception du revenu; “e) aux réparations, entretien, salaires et dépenses pour administration générale; et “f) aux dépenses capitales et autres charges qu’il doit devoir imputer sur le revenu”.Le montant des dépenses ainsi prévu ne devra pas dépasser le revenu probable dq l'exercice suivant, tel qu’estimé par le directeur dgs finances.Le comité exécutif dépose le budget chez le greffier municipal, au plus tard le 15 février de cha-' que année.Ce document doit comporter un certificat du direc-teur des finances à l’effet que le budget est conforme aux dispositions de la charte et des reglements.Le greffier transmet ensuite à chacun des membres du conseil une copie des documents déposés par le comité exécutif.Le conseil doit tenir une séance sur le budget vers le 7 mars, soit "au moins sept jours fériés avant la date fixée par la charte pour l’adoption du budget”, et le budget doit être approuvé par les conseillers aa plus tard le 15 mars.Le budget pour l’année financière 1949-1950 est de l'ordre de $70 millions.On prévoit que celui de 1950-1951 sera considérablement augmenté.On parle de $80 millions.*********** QUARANTi-QUATRI RMK ARTICLE L’armé* «tant donc int*rv*nu*.la prostitution diminua da« trois quarts d'una façon apparemmont magique.Noua étions en 1944.Mais loin d’en profiter pour mater du mime fnx ** i l*11’ “ministration municipale laissa cette activité vant * °" m*m# •• prospérer comme jamais aupara* .“u** .Ship •’* démontré, les bookmakers firent des j d or* L *rl*nf affluait dans leurs caisses par centaines d* milliers de dollars La protection de la police fonctionnait sans lo moindre heurt.Une fois la guerre finie, les lupanars eux-mimes reçurent un nouvel OK et rouvrirent graduoile-meLn.î l,,u.r* .POrfe*- !!• la firent discrètement d’abord, car le public s était déshabitué do la sollicitation aux portas, mais Ils le firent quand mémo.Et ceux qui n’avaient jamais fermé connurent un regain très sensible.Il y eut un* recrudéscenc* considerable des vagabonds et des flâneuses de nuit, tant sur les rues que dans les restaurants et les grills.La fermeture des usines de guerre et le retour des soldats compliquaient encore lo problème.américain disparu au Yukon avec quarante-deux passagers dont une femme Il a pu tomber près de la route de l’Alaska, dans une région particulièrement désolée et au climat rigoureux Edmonton.28 (C.P.) — Tard hier soir encore, les recherches se concentraient autour de la route de l'Alaska, dans l’espoir de retrouver aux environs un avion américain disparu avec 42 personnes à son bord, dont une femme et un enfant.Il y avait à ce moment déjà vingt-quatre heures que cet appareil avait été porté disparu dans une randonnée entre l’Alaska et sa base du Texas, avec 32 soldats et 8 hommes d'équipage.Il s’agit d’un quadrimoteur de type C-54.Les derniers bulletins à son sujet l’avaient situé au-dessus de Snag.un petit poste météorologique du Yukon, à 1,300 milles au nord d’Fdmonton.La région qu’il devait survoler ensuite est un ter- te ville de Vimy, à 33 milles seulement au nord d’Edmonton.Un appareil du CARC est allé faire enquête de ce côté tandis que le gros des équipes de recherche se portaient vers la route de l’Alas-«a.Déjà dix-sept avions canadiens et américains y multiplient les vols de reconnaissance.Les aviateurs familiers avec cette région affirment que la tempé-rature n'y est guère favorable en ce moment aux recherches non plus ou'à la survie des passagers dd c-54, s’il s'est abattu de ce côté; on y signale précisément la tormation d’une épaisse couche de ’’lace en ces derniers jours.Snag a souvent été réputé le point le olus froid de l’Amérique du Nord ritoire narticulièrem-nt désolé, où! an glol?e; J1 y a.un l’on ne trouve guère que de., iw-atiirp rf'o* HoenJê8l*tré Un* tem' ¦r “,tdÆ ,nus Par ailleun, des écolier, préten- ' le'PPétM’Vlont'p’aHj’cu’ii’èrement daient avoit vu un avion inconnu l violentes et fréquentes *>’rvoUr à h-”*—-.O- a-sit un m"ment sf^nalé avoir vu des fusées signalétiques lancées près du lac Watson, fort au sud de Snag; mais les autorités croient maintenant qu’il s'agissait plutôt d'un camion en panne sur la route de l’Alaska, car les voitures qui empruntant ce chemin ont coutume d'emporter de telles fusées pour appeler à l’aide.Le C-54 porté disparu emportait l’équipement de secours obligatoire pour tous les appareils ayant à survoler les régions arctiques, y compris des vêtements épais et des rations d’urgence.REACTION Mais on ne tarda pas à se rendre compte que l'opinion publique s’éveillait.L’occasion ratée par l’Exécutif était saisie par les contribuables et ce que les Commissaires n’avaient pu remarqué, le public s’en était rendu compte.Comment?La pègre allait maintenant nous envahir comme avant-guerre?La police allait nous faire croire qu’elle ne pouvait rien faire?Les rabatteurs de bookies et de barbottu allaient prendre le trottoir et faire l’article aux passants sous le nez de la police?C’était vraiment un peu trop fort.On avait mal calculé, cette fois, et l’opinion n’était pas prête à avaler cette nouvelle couleuvre.C'est alors que fut fermée la Ligue de Vigilance Sociale sous l'impulsion dos Ligues du Sacré-Coeur et de Me Jean Penverne, et que s'amorça une campagne do pretso sans précédant à Montréal, Cette Ligue de Vigilance, on ne pouvait s'empêcher de la prendre au sérieux.Elie réunissait des personnalités trop importantes, telles Mgr Joseph Charbonneau, arche* véque de Montréal, un rabbin juif très on vue, les juge* Fabre Surveyor et Arthur Laramée, l'évêque anglican et toute une liste impressionnante de citoyens en vue.Bien mieux, elle réunissait en quelques semaines quinte mille signatures de contribuables qui réclamaient une enquête et plusieurs associations emboîtaient le pas dans le mouvement.Quant aux journaux, ils publiaient des éditoriaux de plus en plus pressants.La police et l’administration y devenaient tour à tour la cible de critiques très vives.On leur posait des questions, on exigeait autre chose en retour que des réponses évasives.On enquêtait ici et là.On relevait des faits extrêmement embarrassants.Et les caricaturistes, La Palme, Gordie Moore et John Collin laissaient libre cours à leur humour le plus acide.Bientôt, l’Hôtel de Ville tout entier fut envahi par l’inquiétude.Qu’est-ce donc qui allait se passer?Faudrait-il vraiment étaler tout le scandale de la protection et nettoyer la police?Mais on savait bien que de très gros personnages y perdraient des plumes, et ces personnages tenaient à leurs plumes.H restait toujours une ressource: devant la clameur de l’opinion, obtenir des exploiteurs qu’ils cessent momentanément leurs affaires; tranquilliser le contribuable par un mois ou deux de “propreté” relative, et reprendre ensuite quand Iss esprit* seraient distraits Mais, hélas! on y avait pansé trop tard.DIGUE ROMPUE Car an na protèga pas impunément das gans sans fol ni loi.Vient un momant où Ils s* savant aussi fort* quo lo* autorité* poli- police qu’elle avait ligotée elle-même dans un réseau de corruption qui durait depuis 14 ans.La digue était rompue: la pègre ne respectait même plus l’étiquette de la protection.A la police on sentit bien que cela chauffait et qu’il faudrait changer de tactique avant longtemps.C’est alors que Me Dufresne opéra les premiers changements officieux dans le personnel juridique de la Cour du Recorder.A cette époque.Ma Louis-Phi.lippo Morcuro remplissait los fonctions d'avocat on ehof du Strvlco do la Polies ot Mo Antonio Lamar, celle* d'svocat an chef da la Cour du Reorder avoc autorité sur toutes las causas relatives è la Moralité.Quant aux quatre avocats-greffiers procureurs de la Couronne, dont j’étais, ils n’avaient aucune autorité jusque là sur les causes de Moralité.Dans cette matière, notre rôle se bornait à celui de greffiers et seul Me Lamer pouvait y prendre les décisions importantes.CHANGEMENTS Mais vers le 15 novembre 1945 (si je m’en rapporte à mes notes quotidiennes du temps) Me Rodolphe Godin me faisait part de certaines conversations qu’il avait eues avec le Directeur Dufresne.Ce dernier s’inquiétait de plus en plus de la tournure des événements et songeait à retirer à Me Lamer la haute main qu’il avait eue jusque là, à la Cour, sur les affaires de la Moralité.Il proposait à Me Godin d’assumer lui-même ces fonctions.Mais ce dernier posait une condition: que.je partage avec lui les nouvelles responsabilités qui lui incomberaient ainsi.Il me demanda donc mon avis et sur ma réponse affirmative, Me Godin accepta les nouvelles fonctions qui lui étaient offertes.Au même moment, ua chambardement important se produisait à l’escouade de la Moralité.Le U novembre, le Directeur avait annoncé aux journaux un “remaniement” du personnel et une “réor-ganisatiôh complète” de ce service.Le capitaine Arthur Taché succédait brusquement eu lieutenant Gerry O'Neil comme chef de l'escouade, et le directeur Dufresne annonçait: "Le capitaine Taché aura entière liberté pour combat.tre et écraser le vice à Montréal et il sera directement sou* mos ordre*." Le lecteur aura compris que nos nouvelles fonctions ne nous donnaient, ni à Me Godin ni à moi, aucune autorité sur l’escouade elle-même.Nous devenions seulement les aviseurs légaux de cette section de la police et notre champ d’action se limitait à la Cour du Recorder.Mais je puis dire aussi que nous avions tous deux une expérience assez longue de la Cour pour elèret dent Ile connaissent la cor- savoir dès ce momènt-là que nous ruption.Aux menaces de cet der- nous attaquions à un système de nières, ils répondent par d'autre* | protection bien retranché.Il menaces, et les politicien* compromis no peuvent plus rien obtenir.II est bien clair qu’on avait atteint un “sommet” de ce genre vers l’été de 1945.La pègre refusait de se terrer, même temporairement.Elle ne voulait pas renoncer à ses profits et bravait une EN 4g FACE, PRtMIER-MONTREAL CETTE COMMISSION DE POLICE par Gérard FILION ne faisait pas le moindre doute peur nous deux que le vice et le |eu fforlssaiant à Montréal, non pas à causa d* l'insuffisance des lois, m»!* grâce à le corruption dot autorités.Il fallait donc procéder très prudemment et la première tâche qui s'imposait, c’était l'éducation des constables eux-mêmes.Ces derniers connaissaient à peine les lois et comme on ne faisait que très rarement des causes sérieuses à la Moralité, il fallait reprendre à pied d’oeuvre toute leur préparation légale au rôle qu'ils devaient jouer.Mais nous verrons à compter de lundi que les difficultés ne maop quèrent pas.e i 44 DEUX LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 28 JANVIER iy>0 Dan» le» àéterH tropicaux du Chili Aventures apostoliques de Noël chez les mineurs du nitrate Pour la première fois — Nuit sans tuna dans le désert — Messe du coq — Crèches naïves et bizarres — Sapins métalliques — Campement rouge — Drôles de communistes ! — Premières communions aux petites heures — Dans une salle de boxe — 1,500 contre 25 — Un Noël à 110° F.Par le R.P.Albert Sanschagrin, O M I.Pour la première fois, tout probablement, dans l'histoire ecclesiastique des déserts du nord du Chili, tous les camps miniers de la compagnie chilienne de salpêtre dans la province de Tarapaca ont pu bénéficier k Noël d’une messe de minuit.Et cela grâce à l’équipe de dix missionnaires oblats qui cette année, ont pris la charge spirituelle de ces mineurs de nitrate qui, jusqu'ici, étaient plus ou moins abandonnés au point de vue religieux.L’expérience a été des plus in téressantes.Quant à moi, répon dant à l’invitation du Père Maurice Veillette, j’ai fait, dans la nuit du 24 décembre, la tournée de trois camps miniers dans le groupe Ne brasca.La Compagnie du salpêtre avait mis une automobile et un chauffeur i ma disposition.Et heureusement, car comment se re trouver par une nuit sans lune dans un désert, où on ne peut s’at tacher à aucun point de repère?De plus, le sol est des plus boule versés car on en a extrait le call thé, matière première du nitrate Et sur ce terrain d'aspect lunaire, de multiples sentiers s’entre-croi-sent Lequel prendre?Par plu sieurs fois, mon chauffeur doit descendre pour s’orienter.Heureuse ment que du sommet de telle ou telle butte, on peut entrevoir les lumières du camp qui semblent voguer comme une navire illuminé sur une mer en furie.La grande nouvelle s’est répandue: il y aura messe de gallo (du coq, i.e.célébrée durant la nuit) dans les camps miniers.C'est le branlebas général.Toit le monde-est sur pied.Tous, chacun à sa manière, ont fait fait leur part pour la préoaration de la fête Le centre d'intérêt est bien le nnc’ miento, ou la crèche de Noël.Cha que cammtnento a au moins son Nina Dios (Enfant Dieu).Mais tout autour, un rassemblement d’objets bharres et hétéroclites petits animaux de toutes sortes soldats de plomb, petits avions, poupées, etc.hommage spontané et naïf de ces gens rudes et sim pies.A un endroit, je rencontr» même un Santo Claus bien emnv touflé.par une nuit tronicale.Mais le plus louchant Dcut-ê,’-e a été d'v rencontrer le sanm rin Noë1 — oh' pas un sanin naturel dans ce désert plus désert oue le Saha ra — mais le sanin de lises métal liques recouvertes de narrer vert et à rextér'elr beaucoup de bru>ts des pétards de fout calibre, des tambours.manifestations de la joie qui inonde les coeurs.Les trois campements que ie ; dois desservir sont situés à 8 mi j 10 kilomètres l'un de l’autre.Le j premier.Don CuHlermo.a sa ré ; putation bien h lui: c'est te rue Bélanger est.Montreal.TA 68U CONVERSATION ANGLAISE Cours particuliers et cercles d'études Méthode pratique et rapide.Professeur pourvu d’un dlpIOme pédagogique bilingue de l'Ontario.Mlle M -A.Lemaire MA, 1885.j n o CHAMBRES A LOUER Belle grande chambre, 2 lift, peur messieurs ou demoiselles.Eau chaude, téléphone.4293, rue St-Hubert.CHerrier 8743.Pour dame seulement, préférence avec situation.Chess tens de bonne éducation Quartier OMremont.Prix modéré, usage cuisine, autres privilèges.Atmosphère sympathique.AT 0174.Après 6 heures.31-1-50 LIVRES A VENDRE Offrons des choses pratiques TOMBOLA de paroisse Demandez notre circulaire’ Nous fabriquons nombre d'articles utiles pour cette fin.Métalite Cie, Ltée Cap de la Madeleine, P.Q.’ Dictionnaire français, Larousse illustré, 1120 pages, $1.90; Cours d’éducation physique, Illustré, $2,7f>: Formulaire mathématique, relié, 543 pages, $2.50.Franco.Le ïtosey, Boite 440, Iberville, Qué.30-1-50 MAISON A VENDRE Collision de trains qui fait neuf morts Besançon, France, 28 (Reuter)— Une collision nez à nez entre deux trains a causé la mort, la nuit (1er nière.de 9 personnes, et en a blesse 15 autres.Le nombre des morts comprend celles de jeunes filles qui attendaient près de la voie au moment de l'accident.NOUVEAUX INSIGNES POUR LA MARINE Ottawa.— Au quartier général de la marine, on annonce aujourd'hui que les nouveaux insignes Canada seront désormais portés par les officiers et les hommes de la marine royale canadienne.D’après le nouveau règlement, les insignes Canada seront portés sur tous les uniformes, même les manteaux.Iis seront portés sur les deux manches, le haut des lettres se trouvant à un demi-pouce au-dessous de la couture sur l’épaule.Dès qu'ils seront disponibles dans les magasins de la marine, ces insignes seront distribués gratuitement aux cadets et aux hommes.Les officiers pourront acheter les insignes nécessaire» au même endroit.On accordera une priorité dans cette distribution aux officiers et hommes sur les navires à destination de l’étranger.HOPITAL MICHAUD OROMMOIfDVmjt VOYAGEZ dans votre (auteull en vous procurant ta collection 1E MONDE EN COULEURS" elle vous conduira au coeur même ries pavs, ries villes et des oeuples.Mieux qu’un guide : le conseiller de rente touristique.2743 pages illustrées font voir les pays, autant que ses textes documentés et'amusants tes décrivent « VOLUMES : *30.00 livraison Immediate, Signalez CH.2000 ou écrivez à case 63, “Le Devoir” A vendre, maison genre cottage, bon marché et bonnes conditions, 7 appartements, electrlclte.eau chaude, douche, armoires moderneî, grande .dépense et grand terratn.Autobus passé A la parte.S'adresser 11.rue Faore, La Prairie, Tél.: L» Prairie 201.30-1-50 Maison de 30 pieds de largeur par 95 pieds de longueur, S logements ensoleillés dont I de 11 pièces, libre, avec Sus-sol en plus.Grande salle de Jeu.Ile à manger, cuisine, 2 garages, magnifiquement situé coin de rue dan! le nord de Montréal, tramways a la porte, pouvant servir pour hôpital ou bureau d'affaires, etc., «te, Ecrire A case 92.'Le Devoir”.VOYAGEUR DEMANDE Vendeur avec automobile demandé pour la province de Québec.Doit po‘ aéder au moins cinq ans d’expèrlcn e dans l'Imprimerie et le papier.Bilingue — agressif — Wnne apparence.Salaire et commission, dépenses payées.Chance de réaltaer revenu très intéressant à la personne qualifiée.Ecrire case 72’ "Le Devoir”.30-1-50 T A_R I F Annonces classifiées "Le Devoir" - BEIair 3361 430-434 Notre-Dam« est (Commandes prises Jusqu A 10 B.a m pour le Jour même pour le samedi Jusqu'à 4 b la vendredi précédent! I cent le mot.Aie minimum comptant Annonces facturées Use b mot minimum 40c Annonces semi-vedettes (caractère; de différentes grosseurs ou Indentées etc 1 Tarif fourni sur demande (Variant de 8c A 5c la ligne mesure agate - 14 ligne» au pouce sur une col i «elon le nombre d'insertions Naissances service» services an ni versalres grand-messes remerciements pour condoléances etc 2 cents le mot minimum 50 cents.Fiançailles proenatns mariages 3 cents le mot minimum $1.00 l'Insertion, M BOÏSjSE .tMlm: VISE enseigne DE BONNE AMITIE UN?-UNE ENSEIGNE DE BONNE AMITIE VNE ENSEIGNE B£ BONNE AMVnè UNE ENSEIGNE DE BONNE AMITIE UNE ENSEIGNE BONNE AMITIE, UNE ENSEIGNE DE BONNE AMITIE UNE E UNE ENSEIGNE BI 4 S 4?'?¦?' $ * ?.V % .-IM i t fl, .Retraites fermées ———— Nofr*-D«m« du S.Sacrement — St Enfant-Jésus 26 janv, au 29 janv.L’Assomption — St-Paul l’Ermita — St-Gérard-Majolla 29 janv.au 1 fév.Poste» — Omjr De Serre» .2 fév.au 5 fév.Boucher» — Navigateur» .5 fév.au 8 fév.L’Immaculée Conception 9 fév.au 12 fév.VILLA SAINT-MARTIN «ou» lo direction d«» P»re» l*»uttv?» Pour retenir une chambre, tél BY.2866 DE BONN; EN SI.î i* N £ .DE m (PiSdks AMITIE ENSEIGNE , ït UNE ENSEIGNE DE BONNE AMITIE AMITIE UNE ENSEIGNE DE BONNE AMITIÉ UNE ENSEIGNE ?BONI AMITIE LNE ET St IGNE *.:h Biî THE UNE T Membre de la Canadian Press et de la Canadian Daily Newspaper Association LE DEVOIR T irage certifié par l'Audit Bureau of Circulations MONTREAL, SAMEDI 2> JANVIER 1950 Une seule bombe à hydrogène risque d'annihiler fous les Nord-Américains Discours du professeur Urey i le commission américaine à l’énergie atomique New-York, 28 (A.P.).— L’un des principaux savants de la commission américaine à l’énergie atomique, le professeur Haroid C.Urey, a déclaré hier après-midi que les Etats-Unis se doivent de fabriquer la fameuse bombe à hydrogène avant que l’Union soviétique ne le fasse.“Nous avons déjà perdu la course aux armements”, a-t-il ajouté.M.Urey a d’ailleurs ajouté qu’il était profondément désolé d’avoir à souhaiter la construction d’un engin 1,000 fois plus destructeur que la bombe atomique.On sait par ailleurs que le professeur Urey a joué un rôle de premier plan dans la construction et la mise au point de la bombe atomique.Précisant les effets de la bombe à hydrogène, M.Urey a déclaré que cet engin serait peut-être aussi dangereux pour ceux qui l’utiliseraient que pour ecux qui serviraient de cible.Mais il a ajouté que la bombe en question serait si puissante qu’elle ne serait jamais utilisée."Je ne crois pas, a-t-il poursuivi, que nous devrions nous permettre de perdre la cour- se aux armement*.Le faire signifierait la fin de nos libertés et ces libertés sont beaucoup plus importantes que ma vie ou celle de chacun d’entre nous".Précisons que M.Urey fait actuellement partie de la section de l’énergie nucléaire de l’Université de Chicago.Il a terminé son dis-courj en déclarant que les puissances démocratiques devraient former au plus tôt une union-puissante pouvant faire face k l’URSS.Il avait en outre déclaré que le raisonnement russe peut fort bien être le suivant: "La bombe à hydrogène est extrêmement dangereuse et nous ne désirons pas nous en servir puisqu’elle risque de mettre en danger la Russie elle-même.Cependant, l’explosion de quelques bombes h hydrogène risque de nous donner la suprématie totale”.Le professeur Urey a déclaré que, selon certains pronostics, l’explosion d’une seule bombe sur la côte du Pacifique risquerait d’entraîner la mort de tous les habitants du continent américain par suite de la propagation des rayons radio-actifs.M.Baribeau remplace M.Raymond à la présidence du Conseil législatif Le démissionnaire, malade, restera membre de la Chambre haute è Québec Québec.28 (D.N.C.).— L’hon.Maurice Duplessis a annoncé hier la démission, pour cause de maladie, de M.Alphonse Raymond, comme président du Conseil légis-h tif et son remplacement à ce poste par M.T.-L.Baribeau, représentant de la division Shawinigan.M.Raymond continue à faire partie de la Chambre haute.Depuis plusieurs ’mois, a dit le premier ministre, la santé de M.Raymond a été fortement ébranlée par la maladie.Bien à regret, M.Raymond s’est trouve dans l’obli gation de limiter ses, activités, lions.Comme on ie sait, c’est un de nos hommes d’affaires canadiens-fran-çais les plus éminents.Pendant huit ans, sous l’Union nationale, M.Raymond a présidé aux délibérations du Conseil législatif avec beaucoup de distinction et de dévouement.Je fais écho aux sentiments cordiaux de toute la Législature, poursuit M.Duplessis, pour souhaiter à M.Raymond un complet retour à la santé.A M, Baribeau, je fais des voeux de succès pour l’accomplissement de ses hautes fonc- Le tuberculeux guéri lait u employé de premier ordre Ouverture d'un nouveau centre de réhabilitation — Où la crainte n’est qu’un préjugé L’expérience basée sur de nombreux cas d’observation prouve, hors de tout doute, que les tuberculeux guéris ne présentent aucun danger et peuvent faire des employés de premier ordre.C'est ce qui ressort d’une communication f^ite aux journalistes, hier après-midi par M.Emile Simard, directeur du nouveau centre de réhabilitation et de placement de» anciens tuberculeux.Ce centre qui existait depuis deux ans aura maintenant les moyens nécessaires pour amplifier sa tâche, grâce aux interventions de Thon.Antonio Barrette, ministre du Travail, et de Thon.J.-H.Delis-le.Jusqu’à maintenant et avec des moyens de fortune, on a réussi à placer 225 anciens tuberculeux qui accomplissent normalement huit heures de travail par jour.Et à ce propos, M.Simard a fait observer que seuls les préjugés empêchent les patrons de recourir aux services d’anciens tuberculeux.Us ne sont plus des malades, ils sont guéris et même ils sont beaucoup moins dangereux pour leur entourage que tous les employés “qui toussent” et qui sont des porteurs du bacille tant redouté.La preuve est maintenant faite que l’ancien tuberculeux est un meilleur employé parce qu’il ressent le besoin de prouver sa force; il essaie de gagner la place qui lui revient de droit.D’ailleurs toutes les garanties sont données aux patrons, car l’an-cie tuberculeux se soumet, tous les six mois, à un nouvel examen.Le Bureau de réhabilitation et de placement se tient à la disposition de tous les employeurs pour leur fournir tous les renseignements dont ils auraient besoin.Elections à Magog Quinze candidats, dont quatre à la mairia Magog, 28 (Spécial au Devoir) — Aux dires des vieux résidents de Magog, il n’y a jamais eu autant de candidats è une élection municipale.La mise en nomination a eu lieu hier et a fourni quinze candidats, dont quatre à la mairie et onze à l’échevinage L'élection aura lieu la semaine prochaine.De ce nombre de candidats, six sont des employés de la “Dominion Textile”.L’un d’eux, M.Edgar Bournival, est candidat à la mairie et les cinq autres sont candidats à l’échevinage, dont trois pour le même siège.Le maire sortant de charge, M.Maurice Théroux, se représente à la mairie; un autre de ses trois adversaires est un vétéran de la politique municipale à Magog, M.C.C.MacPherson, qui fut maire et conseiller autrefois et qui avait laissé l’arène municipale il y a dix-sept ans.LES CANDIDATS Voici les noms des personnes en lice: A 1a mairie, MM.Maurice Théroux, télégraphiste, maire sortant de charge; C.-C.Macpherson, ancien maire et ancien conseiller pendant deux ans, qui retourne rait k la politique municipale après l'avoir abandonnée pendant dix-sept ans; Edgar Bournival, machi-piste à la “Dominion Textile”, conseiller sortant de charge au siège No 5, et Ernest Simard, commerçant, nouveau venu dans ce domaine.A l'écftevinage: Au siège No 1, M.Gilbert Pelletier a été élu hier par acclamation pour succéder à M.Alphonse Pomerleau, sortant de charge.Au siège No 2: M.Henry Chamberlain, conseiller depuis dix-huit ans, se retire et deux candidats [ se font-la lutte, MM.Antonio Robert, rentier et J.-C.Bergeron, entrepreneur-électricien.Au siège No 3: La lutte se fera entre MM.Albert Godbout, sortant de charge, et Albert Boisvert, rentier.Au siège No 4: M.Alphonse Provençal contremaître à la “Dominion Textile” revient sur les rangs et 11 aura comme adversaire M.Eugène Bégin, commerçant.Au siège No 5: Laissé vacant par la candidature à la mairie de M.Bournival, trois employés de la “Dominion Textile” se font la lutte, MM.Horatio Pouliot, Adélard Laçasse et Fernand Gaouette.Au siège No 6: M.Wilfrid Poulin, camionneur, échevin sortant de charge, aura comme adversaire, M.Léo Ledoux, employé à la “Dominion Textile”.L'Hydro-Québec acquiert la première centrale érigée par l'Union nationale Au rapide No 7, dans l’Abitibi — Une prochaine loi verra aussi à raména«ement du rapide No !• qui devient urgent — Chèque de $18,450,000 ILS REVIENNENT AU TRAVAIL — L« mineurs de la min* de fer Wabana, sur Pile Bell, près de Terre-Neuve, commencent ici leur descente an wagonnet vers la fond dos puits.C'est au cours do la semaina finissant» que le travail a repris è la mina Wabana que ses propriétaires, ta Dominion Steel A Coal Corporation, avaient fait fermer au 1er de l'an, è le suite d'un désaccord avec l'union des mineurs.(Photo C.P.) Truman charge Acheson d'appliquer le programme d'aide mililaire américaine De concert avec MM.johnson et Hoffman — Une journée d’intense activité diplomatique; mais l’atmosphère d’urgence de l’an dernier est disparue M.Douai Lapointe devient inspecteur général adjoint des écoles du Québec Me William Proulx nommé juge à la Cour des Sessions de la Paix, à Montréal Québec, 28 (D.N.C.).— Plu- sieurs nominations ont été annoncées hier par M.Maurice Duplessis.au cours d’une conférence de presse.M.Donat Lapointe devient inspecteur général adjoint des écoles primaires catholiques de la provin-ee de Québec.Avis de décès GUERTIN—A Outremont, le 27 janvier 1950, est décédée Mme Alphonse Guertin, née Brunelle (Marguerite), épouse du Dr A.-L.Guertin.Les funérailles auront lieu lundi, le 30 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, 186, avenue d» l’Epée, à 8 h.43, pour se rendre à l’église Saint- - - Viateur d’Outremont, où le servicede plus, un membre distingué du sera célébré à 9 heures.barre-u de la métropole.M.Lucien Hamelin, actuellement inspecteur pour le district urbain no 22, remplacera M.La-pointe au district urbain No 16.M.Albert Lussier a été nommé inspecteur urbain au district No 22 en remplacement de M.Lucien Hamelin.Le notaire Georges Sylvestre, de Sherbrooke, a été choisi comme membre de la commission pour l’érection civile des paroisses de Sherbrooke, en remplacement du Dr J P.-C.Lemieux, décédé i la suite d’un malheureux accident d’auto.Me William Proulx.c.r., de la cité d’Outremont, a été nommé juge de la Cour des sessions de la paix à Montréal.C’est, a déclaré M.Duplessis, un ancien et brillant élève du collège Ste-Marie.Il fut.Le bill de Montréal Washington, 28 (AP.) — Le président des Etats-Unis, M.ry Truman, vient de signer un de-cret qui met le secrétaire d’Etat, M.Dean Acheson, en charge de l’application du programme d’aide américaine au réarmement de l’Europe occidentale.M.Acheson devra administrer ce programme en consultation avec le secrétaire à la Défense, M.Louis Johnson, et avec l’administrateur du plan Marshall d’aide économique, M.Paul Hoffman.M.Truman avait précédemment approuvé le plan de stratégie commune élaboré par les douze Etats membres du pacte de l’Atlantique.Ceux-ci avaient, plus tôt, dans la journée, signé un accord sur la répartition des armes américaines entre eux.Le président a tenu à rappeler que ces préparatifs de défense contre un assaut communiste ne doivent pas être conçus dans un esprit statique mais au contraire être constamment révisés à la lumière des faits.Ces trois événements ont créé à Washington une journée d’intense activité diplomatique.Il n’y a pas un instant été officiellement question de la Russie; mais on sentait la pensée d’une agression possible de sa part présente chez tous les intéressés.Aucun d’entre eux n’a voulu indiquer combien de temps cette aide militaire de nos voisins à l’Europe devra se prolonger.Il manquait toutefois à l’occasion cette atmosphère d’urgence manifestée lors du vote par le Congrès de Washington l’an dernier du programme d’aide américaine en armements.On croit que l’expédition de ces derniers à l’ancien continent pourra commencer d’ici un mois.Au moment de la signature de l’accord, M.Acheson a rappelé que ce geste constitue un pas important dans l’application du principe d’aide militaire mutuelle et dans la reconnaissance de cet axiome que les nations qui veulent demeurer libres doivent se montrer fortes.L’accord est entré sans retard en vigueur dans le cas de quatre des signataires du pacte de l’Atlantique: il s’agit de la Grande-Bretagne, de la France, de ITtalie et du Danemark, Pour les autres certaines ratifications locales sont encore nécessaires.Trois des onze alliés des Etats-Unis dans le pacte ne recevront aucune aide en armes.Ce sont le Canada, l’Islande et le Portugal, qui n’en ont pas réclamé.M.Lorenzo Paré élu secrétaire de ce comité Québec, 28 (D.N.C.).—Dans une lettre adressée à M.Maurice Duplessis, M.Stuart Garson, ministre de la justice à Ottawa, fait eonnai-tre les noms des deux secrétaires conjoints du comité formé lors de la récente et importante conférence intergouvemementale d’Ottawa.Ce sont: MM.John F.MacNeill, d’Ottawa, et Lorenzo Paré, correspondant parlementaire de l’Action catholique de Québec, à Ottawa.La nomination d’un secrétaire conjoint de langue française, a dit M.Duplessis, a été proposée par le représentant de la province de Québec.C’est avec plaisir que j’ai suggéré le nom de M.Lorenzo Paré, ancten président de la galerie de la presse, à Ottawa.Le comité avait confié à M.Garson, ainsi qu’à M Maurice Duplessis et à M.Dana Porter, respectivement procureurs généraux du Québec et de l’Ontario, le soin de choisir les secrétaires du comité.Leur bureau sera à 533, édifice central, Ottawa.Québec.28 (D.N.C.) — M.Mau-| rice Duolessis a annoncé hier, au cours d’une conférence de presse, I que l’Hydro-Québec a «signé jeudi, devant Me Charles Baillargeon, notaire de Québec, un important contrat en vertu duquel cet orga-j nisme provincial devient propriétaire du premier hvdro construit par l’Union nationale, au rapide no 7 dans TAbitibi, près de Cadillac.En vertu du même contrat, le gouvernement a accordé à l’Hy-dro-Québec le privilège de pouvoir louer pour une période de 75 ans le rapide no 1, sur l’Ou-taouais supérieur, * 25 milles en aval du rapide no 7.Les développements du nord-ouest de la province sont tels, a ajouté M.Duplessis, qu’il faudra aménager sans délai le rapide no 1.Une loi à cet effet sera passée au cours de la prochaine session.Nous avons lieu de croire que les développements faits au rapide no 1 permettront de répondrê non seulement aux besoins actuels, mais encore aux besoins prévus pour plusieurs années à venir.Ajoutons qu’en signant le contrat, l’Hydro-Québec a payé à la province une somme de 818,452,-410 62.Ce contrat est intervenu à la suite d’un ordre en conseil adopté à notre séance de mercredi.Il a été siené au nom de la province par MM.Onésime Gagnon, trésorier provincial et J.-S.Bourque, ministre des Ressources hydrauliques, ainsi que par le notaire J -A.Savoie, membre et vice-président de la commission, avec M.Bernard Laçasse, En vertu de ce contrat, THydro se développe considérablement et s’enrichit du premier hydro provincial, décidé et construit sous le nremier gouvernement de l’Union nationale, en 1937, 1938 et 1939, à un endroit connu sous le nom de -apide no 7.Pendant de nombreuses années, l’Abitibi et le Témiscamingue, deux riches et très importantes régions de la province, ont été Drivées des bienfaits qui découlent de l’utilisation de l’énergie électrique.Lorsque nous avons construit ce premier hydro, les adversaires du gouvernement ont vivement critiqué notre conduite.Ils disaient que cet aménagement avait été fait au fond des bois, dans un endroit inapproprié, alors que de fait il répondait à un besoin urgent et était appelé à desservir une région d’un grand avenir.Aujourd’hui, on est forcé d’admettre que la construction du premier hydro a puissamment contribué au développement minier, industriel, commercial et vince.Depuis 1945, l’Abitibi et le Témiscamin-'ue, grâce à cette 'nitiatwe de l'Union nationale, se snt développés et continuent a se dévelopoer de façon tout à fait remarquable.L’électrification rurale a été poussée avec vigueur et succès.Très nombreuses sont les municipalités et les coopératives d’électricité qui bénéficient des bienfaits de l^Iectrifriation rurale.Cela contribue énormément au succès, i la prospérité, au bien-être et au bonheur des cultivateurs et de tous les habitants de la région.En 1945, la capacité du rapide no 7 a été doublée par la cone* truction d'un barrage au lac Do* zois.A la demande de l’Hydro-Qué* bec et pour suivre la voie du progrès, le gouvernement a consenti à céder et transporter ces biens à la Commission hydroélectrique.Ce sont des biens qui rapporteront annuellement à THydro-Què-bec des revenus se chiffrant à de* centaines de mille dollars, sans compter les perspectives d’avenir qui sont brillantes.Au cours des neuf derniers mois, les profits réalisés ont été de $240,000.On outre, comme conséquence de la construction du barrage du lac Dozois, l'Hydro-Québec bénéficiera annuellement, pendant quarante ans, d'un revenu de $436,434.16.Et cela ne représente qu’une oar-tie seulement des revenus dont l’Hydro-Québec va bénéficier et qui allaient auparavant au fonds consolidé.A part cela, fait remarquer M.Duplessis, Amos, qui a si longtemps souffert du manque d'électricité, va bénéficier des nouveaux développements grâce à une ligne de distribution dont la construction a été commencée en 1948.L’Hydro-Québec, dit le premier ministre, a payé hier à la province une somme de $18,452,410.62.Ce montant était représenté par des débentures pour au delà de $18,451,000 et un chèque de $618 pour la balance.L’Hydro-Québec a de plus donné un chèque de 8135,759.Cet organisme s’engage également à payer $1,052,000, en dix versements égaux et consécutifs, pour le chemin allant de Cadillac au rapide no 7.A partir du 1er janvier, ce chemin est incorporé au réseau routier de la province, qui se charge de son entretien.De plus, l’Hydro-Québec paiera à titre de loyer pour le rapide no 7 et le barrage du lac Dozois, $15.000 par année, à compter du 1er janvier 1950 et $1 pour cha- agricole du nord-ouest de la pro-que cheval-vapeur produit.L'édition sera bientôt épuisée Hâtez-vous de commander "La Confédération : Pacte ou Loi ?" par Richard ARES, S.j.25c l'exemplaire $2.75 la douzaine $20.00 le cent « Editions de l'Action Nationale 422 est, rue Notre-Dame MArquetta 2832 L'attitude de M.Hervé Brien En faveur da la municipalisation, mais contre l'acquisition da "ferrailles" — L'avenir est aux autobus — Un nouveau foyar de bureaucrates M.Hervé Brien, conseiller municipal, nous explique son attitude au conseil, lors du débat sur le projet de formation d’une commission de transport à Montréal et de l’expropriation immédiate de la Montreal Tramways, sans attendre la fin du contrat de 1918.Ce contrat doit normalement prendre fin en mars 1953.A ceux qui lui demandent des explications sur le fait qu’il s’est prononcé contre l’acquisition immédiate du réseau du Tramway dans son discours au conseil mais qu’il n’a pas ensuite enregistré sa dissidence sur le bill présenté par le Comité exécutif, M.Brien répond qu’il a voté en faveur du principe de la municipalisation du transport en commun, mais qu’il s’opposait i l’expropriation immédiate de la Montreal Tramways.Le conseiller est d’avis que la Ville devrait plutôt attendre l’année 1953 avant d’agir, puisqu’en acquérant dès maintenant le matériel de la compagnie on se trouverait à acheter de la '‘ferraille” inutile, c’est-à-dire de vieux tramways, alors que l’avenir appartient aux autobus.Suivant M.Brien, si l’on attendait l’expiration du contrat, soit trois années, la Ville serait alors en mesure de susciter de la concurrence à la Montreal Tramways par le moyen de concessions accordées à d’autres compagnies de transport.Au surplus, M.Brien s’oppose à l’octroi de pouvoirs illimités à la Commission de transport, tels que le prévoit le bill de Montréal.11 estime que le conseil municipal ne possédera pas assez de contrôle sur cette commission.Aux yeux de M.Brien, cet organisme ne constituerait en somme qu’un foyer de bureaucrates L'éclairage des ruelles M.J.G.Râtelle, conseiller municipal, réclame l’éclairage des ruelles.Il fera une proposition en ce sens à une prochaine réunion de ses collègues.Il est urgent que ces voies publiques soient Les fermiers canadiens réciamenl une fédérale d'aide à leurs prix Particulièrement pour les produits laitiers Notre agriculture est veille d’une crise grave’’ (le Dr Hannam) la Ottawa 28 (C.P.) — Dans leur étrangers.Nos fermiers, a-t-il dit, tiennent d’abord à s’aider eux-me-mes; mais l’aide fédérale au main- congrès annuel présentement tenu à Ottawa, les producteurs laitiers canadiens réclament du gouvernement fédéral un relèvement du prix minimum du fromage de n cents à 30 cents la livre a la sortie des fromageries.Ils veulent aussi qu’Ottawa apporte une aide financière à l’exportation de lait concentré et de lait en poudre, ces produits ne pouvant affronter la présente concurrence dans les contrées de la zone du sterling.Les fermiers-laitiers demandent encore que le “plancher” des prix sur le beurre soit maintenu à son présent niveau de 58 cents la u* vre, même pendant la proeha.ne saison de production intense, us estiment que l’on devrait de plus faire disparaître la taxe sur la crème glacée et maintenir 1 actuelle campagne de résistance a l,envahissement du marché du beurre par la margarine.Les fermiers-laitiers canadiens soutiennent que leurs frais de production se sont encore élevés depuis l’an dernier tandis qu’ils obtiennent de m ns en moins cher pour leurs produits.Une partie d’entre eux.disent-us, a déjà dû renoncer à cette industrie; et l’on peut craindre quen cas de guerre, l’armée ne reçoive pas de rations suffisantes de fromage.Le proposeur des mesures pour la défense des prix actuels du beurre a été le Dr Henri Bois, de Québec.Il a demandé qu’Ottawa ne donne pas suite à l’intention que la rumeur lui attribue d’abais-ser le prix du beurre dès le début de la prochaine saison de production intensive, au printemps.Un autre délégué au congrès a aussi reproché au gouvernement fédéral d’avoir déjà requis fréquemment des fermiers-laitiers des soumissions à un niveau inférieur à celui du marché libre pour des contrats de fournitures de lait à l’armée.Le Dr Hannon Le président de la Fédération! agricole canadienne, le Dr H.-H j Hannam, a même soutenu carrément l’opinion qu’à moins d’aine ! prompte intervention et d’une aide financière fédérale, l’agricul-ture canadienne dans son ensemble et la production laitière en oarticulier sont à la veille d une crise grave.Elle souffre dé l’ex-.cès de notre propre production, de la concurrence des surplus tien des prix des produits agricoles est en passe de devenir une tradition obligatoire.Le Dr Hannam soutient que la population canadienne en son ensemble doit assumer sa part des frais de l’aide fédérale et recon-naitre que les prix de nos produits agricoles ne sont pas trop élevés.Le salaire horaire de l’ouvrier canadien lui permet même d‘’ache-ter maintenant plus de fromage, d’oeufs et de bacon qu’en aucun autre temps depuis 1913.Pourquoi ne pas admettre que l’agriculture est notre industrie essentielle et ne pas organiser notre système économique en con séquence?Pourquoi faut-il que le fermier ait sans cesse à combattre pour faire reconnaître sa classe comme aussi importante que toutes les autres classes sociales et tous les autres corps de métier?mW-#».LES FAMEUSES ORGUES A AIR-CANADA — M.R.-C.Maelfini», directeur de* Relation» extérieure* d'Air-Ceneda, annonce la nomination de M.Jean Marion comme officier de Relation* exté-rieur»» da* tervice* françai» da cett» compagnie aérianna a comn-ter du 1er février prochain.M.Marion, né à Grand Mère, Québec, postède un» va»t» expérience dan» le journalitm*.Au coun de la dernière guerre, il »ervif dan» l'armé» active canadienne C'est éga-lamsnt un ancien fonctionnaire fé- wclsirées, dit-il; le conseil de ville .„ ., s’est d’ailleurs prononcé en faveur agricoles américa.ns et de la fer-ldéra!.Depuis 1946, il était attaché de cette mesure meture de plusieurs marchés è la rédaction de "Montréal-Matin".i 70 usines de filtration dans le Québec Il existe dans la province de j Québec soixante-dix usines de filtration desservant 98 municipalités dont la population globale atteint le million et demi.Par ailleurs, plus de cinq cent mille personnes, habitant quelque cent seize municipalités, bénéficient des services et des avantages de 116 usines de chloration.Tels sont les chiffres compilés récemment par la division de génie sanitaire du ministère do la Santé que dirige Thon.J.-H.-A.Paquette, M.D.Aujourd’hui, chacun sait que l’on ne doit pas puiser n’importe où Peau destinée à la boisson et aux usages culinaires.Aussi s’impose-t-on les plus grands sacrifices pour aller chercher au loin des eaux abondantes et de bonne qualité.L’exécution des travaux requis relève des ingénieurs.Néanmoins, comme le spécifient les traités d’hygiène publique, les hygiénistes ne doivent pas y être étrangers.Dans la province de Québec, la recherche et le captage des eaux, l’épuration, la canalisation et la distribution tombent sous la juridiction du ministère de la santé: tout nouveau projet ou toute modification à une installation existante doivent être soumis aux ingénieurs hygiénistes du département et aporouves par le ministre de la Santé.La purification des eaux destinées à l’alimentation, comme la pasteurisation du lait, amène la diminution des taux de mortalité par typhoïde.Dans notre provin ce, ce taux est maintenant de 1.6 par cent milte âmes, alors qu’il n’atteint pas un par cent ; mille dans les centres bien proté ! gés.Telle devrait être la situa lion partout.Pareille améliora- I lion sera acquise quand, dans les i agglomérations rurales et dans toutes nos familles, en ne boira Ek plus que de l’eau saine, salubre ” A cet éiard, une étroite collabora- i tion entre les praticiens et le mi-1 nistère de la santé a d’heureuses 1 I conséquences.SONT MAINTENANT EN VENTE Nous sommes heureux de pouvoir offrir à notre clientèle, ces orgues de renommée universelle.Nous vous invitons à venir en admirer les plus nouveaux modèles à notre rayon.Pour chapelle ou église, pour couvent, collège ou foyer, il est un modèle d’orgue W'URLITZER qui correspond à tous ces besoins.Le modèle illustré est tout désigné pour la chapelle ou le foyer.Il occupe très peu d’espace et possède une source de tonalité d’une richesse vraiment étonnante.C’est un instrument de choix à prix raisonnable.LES PRIX DES ORGUES WURLITZER VARIENT ENTRE $1795 et $5995.500 est, rue STE-CATHERINE MA.6201 “Le Magasin de Musique le plus Complet au Canada” 0753 FONDE LE 10 JANVIER 1910 £E DEVOIR FAIS CE QUE DOIS *1“ no* 430"434 '¦“
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.