Le devoir, 27 janvier 1950, vendredi 27 janvier 1950
S.Paulin, évêqua «t canfatsaur.FROID Minimum .g Maximum .jj Directeur ; Gérard FILION FAIS CE QU£ DOIS Rédacteur en chef t Omar HEROUX VOL XLI No 21 MONTREAL VENDREDI, 27 JANVIER 1950 "Voua t*cx une double tmastou ¦ première-ne, U tnuMOo de oonaerrer intact rotrt héritage religieux et aational ¦ deuxième tnt lx mission de répandre cet héritage J'ajoute que c’est votre droit de garder votre héritage, et votre devois de le répandre." See Exc.Mgr Qdebraado Astoaitstti, délégué apostolique au Canada Cinq sous le numéro LE VICE A MONTREAL Intervention On demanderait la création d'un comité de moralité.1 ".LA SITUATION JUGEE SCANDALEUSE "Les déclarations de Me Plante vont sûrement amener la tenue d'une enquête", déclare le conseiller Gravel — Le conseiller Delisle dit que Me Plante "n'a fait que donner de bonnes adresses" — Suggestions du Père Cousineau Syndicats nationaux ' - —_ ¦ ¦ .des bas prix demandés.La hausse | les restrictions frappant la classe f A .1 .% • 1 ) ~ _ ,1 -, rtVvl ac'' /Ml VI 9 - qui vient de se produire sur le marché nous ferait perdre presque complètement ce marché.Autres demandes La décision prise hier par Ot tawa ne serait pas la seule du genre que réclameront les fermiers sociale des “intouchables” ou pa rias, qui forme .une large part de la population indienne de près de 300,000,000 d’habitants.Le terme de parias désigne les descendants de peuplades autrefois conquises par les diverses nations qui ont tour à tour dominé les Indes.Afin de les maintenir dans cet état rnnw*l^îip'» ît» est certatn que dès d.ignotninie, k religion hindoue ^ ou brahmaniste proclamait, selon rontPeuxdeBuss?dunt Snh.iH« i h.isa doctrine de la métempsychose production.On ne connait pas ou r^surrection des âmes, que les encore quelle politique adoptera le gouvernement à ce suiet.Certains observateurs sont d’avis que le gouvernoment revisera complètement son programme d'aide à l’agriculture afin de le rendre plus conforme aux besoins actuels.Ottawa disoose actuellement de ,2fK).000,000 pour cette fin.L’an dernier, les subsides versés aux producteurs agricoles se sont chiffrés par $10,900.000 seulement.Le premier groupe qui réclamera un subside fédéral plus élevé serait celui les producteurs laitiers.Hindous coupables d’avoir offensé leurs d;eux devaient ressusciter sous la f-^rme, soit de ces parias soit de divers animaux impurs Les parias éta-ent par suite obsti nément tenus à l'écart de toute vie sociale régulière; ils étaient obi' eés de vivre dans des quartiers ré servés, à la façon de véritables lé preux.C’est avec le mahatma Gandhi qu’a commencé leur relèvement so rial, le célèbre agitateur nations liste ayant proclamé que cette ex elusion devait cesser.Depuis quel-ques dizaines d’années, bon nom tants hors de la salle.bre de parias s’étaient convertis soit à l’islamisme soit au christia nisme, ces deux religions ne distin guant pas entre les classes socia les.Peu avant sa mort, Gandhi avait obtenu que les intouchables iouissent d’une certaine représen tation parlementaire; et ces infor tunés avaient commencé de jouir des bienfaits de l’hygiène et de l’instruction, grâce à leur chef moral, S.K.Ambedkar.¥ ¥ ¥ (Par la Canadian Press) — Presque toutes les nations du monde, à commencer par les mem bres du Commonwealth, ont expédié hier, des messages de bons souhaits et tenu des manifestations en l’honneur de la création de la nou velle république de l’Inde.A Londres, toutefois, un groupe de jeunes gens, qui disent être des étudiants et des immigrants in diens partisans du communisme ont tenté d’interrompre le premier ministre.Clement Attlee, pendant une semblable célébration, à l’4l bert Hall Ces jeunes gens ont trai té la constitution du nouvel Etat asiatique de “charte de l’esclava ge”.Les mêmes interruptions se sont produites pendant le discours du haut-commissaire indien, Krich na Menon.Les policiers de faction ont dû escorter quelques manifes- 1944, vous étiez trompés, honteusement trompés par la police.Seules les autorités policières trempaient dans la corruption; elles seules étaient responsables de ce mépris des lois, de la supercherie des cadenas, de la dissimulation des dossiers et des dix autres détours par lesquels on assurait aux exploiteurs de chair humaine, Mmes Beauchamp, Katz et consorts, l’immunité pratique et la liberté d’entreprise.La ville était livrée au vice, la sollicitation se faisait aux portes, nous étions la fable du pays, mais supposons pour un moment que vous n’en saviez rien.Ou bien que vous aviez des soupçons mais que les autorités policières les endormaient, vos soupçons, en invoquant l’insuffisance des lois.” Mais il restera quand même, à compter de ce moment, à nous expliquer le fait extraordinaire, l’intervention magique dont nous avons tous été témoins en janvier 1944.Vous vous souvenez?L’Armé* canadienne annonça soudain que las militaires étalant affreusement contaminés par las lupanars montréalais et menaça d'intardir* l'accès da la villa à tous las soldats.Evidemment, c* communiqué créa ici quelque paniqua.Nous étions menacés d* perdra des bénéfices considéra-bias: la ville interdit* aux soldats! Qu'arriverait- il d* notre cammar-c« et d* notre réputation?De toute évidence, l’Armée ne plaisantait pas.On le vit bientôt quand se réunirent des représentants des trois gouvernements (fédéral, provincial et municipal) ainsi qu’une douzaine d’autres délégués civils et militaires, et que la résolution suivante fut publiée à l’issue de la réunion: ATTENDU QUE la nombre des cas d* maladies vénériennes parmi las troupes cantonnées dans le cité d* Montréal et son voisinage est excessivement élevé, et qu'il entrain* en* baissa injustifiabl* d* l'efficacité militair* dasditas troupes; ATTENDU QUE las principaux endroits d* propagation dos maladies vénériennes chez las troupes mmnumwwémm mu pNissanf par la «lté UN DOCUMENT Résolution ATTENDU QUE les maladies vénériennes constituent une menace sérieuse à l’efficacité des Forces années au Canada; ATTENDU QUE les cas de maladies vénériennes que l’on trouve dans lesdites Forces armées sont originairement causées par des personnes qui n’en font pas partie; d* Montréal et son vofsinag* sont: las lupanars, certains hétals et maisons d« chambras, certains clubs, salles d* dans* et restaurants; ATTENDU QUE la Marine, l’Armée et la Force aérienne du Canada ont porté ce dangereux état de choses à l’attention de cette conférence, ici assemblée et composée de représentants des Forces armées du Canada, des autorités de la Santé publique et de celles chargées de l’application de la loi, tant dans la province de Québec que dans la cité de Montréal: IL EST EN CONSEQUENCE RESOLU par cette conférence que les représentants de la Santé publique et des autorités de la province de Québec et de la ville de Montréal chargés de l’application de la loi, soient requis d* prendra immédiatamant des masures effectives afin de faire disparaître cafta menace d* maladies vénériennes pour las Forças armées cantonnées ou passant par Montréal qt son voisinage, qua constituant las lupanars *t autres endroit* dangoroux plus haut décrits." (13 janvier 1944.) Voilà la résolution; les soulignés sont de nous.Notons encore que ni Me Fernand Dufresne ni M.J.-O.Assalin n'assistaient à cette réunion, bien qu’ils fussent tous deux intéressés et invités.RESULTATS Mais le lecteur est pressé de savoir quels furent les résultats?Q faut bien dire qu’ils furent extraordinaires.La résolution produisit un effet magique.Du jour au lendemain, la sollicitation aux portes prit fin; un très grand nombre de lupanars fermèrent leurs portes et la minorité d’établissements qui continua de fonctionner le fit avec une discrétion dont nous avions perdu le souvenir depuis très longtemps.Et c>st ici que nous voudrions bien connaître les réactions de MM.les Commissaires à l’Exécutif.Car, en effet, ces pauvres administrateurs bafoués, trompés par les autorités policières (dans l’hypothèse acceptée), ont dû ou- (suite à la deuxième page) IN PACS, PREMIER-MONTREAL LA PAIX EST-ELLE- POSSIBLE A LA COMMISSION SCOLAIRE?Mt André LAURENDEAU \ 59 8995 DEUX LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 27 JANVIER 1950 Montréal, sous le règne de la pègre (fuite de la première page) 'Tir let yeux devant pareils résultats.Eux qu'on avait induits à croire nos lois insuffisantes et inefficaces, comment pouvaient-ils expliquer leur efficacité soudaine et qu'un seul mot de l’Armée accomplit en un jour ce que Me Fernand Dufresne leur représentait depuis si longtemps comme pratiquement irréalisable?Ils en» dû i ce mement-U se peser des questions, ouvrir les yeux.Que s'était-il donc produit?L'Armée avait-elle elle-même pratiqué le nettoyage?Pas de tout.Jamais l'autorité militaire ne mit officiellement le pied dans un seul lupanar.La police avait^lle multiplié les folds?Les chiffres officiels sont là pour attester du contraire: d’après des statistiques compilées par Me Dufresne lui-même, la police avait arrêté, en 1943, 801 personnes trouvées dans les lupanars et 450 tenancières, alors qu’en 1944 elle n’arrêtait que 240 personnes trouvées et 79 tenancières.Ce n’était donc pas le secret des raids massifs qui expliquait ces résultats.Et d’ailleurs, s’il en avait été ainsi, MM.les Commissaires auraient pu se demander pourquoi la police avait attendu l’intervention de l’Armée pour appliquer cette formule.Ou'était-co donc?Avait-on traduit an Cour at condamné las ax-ploitausas véritables?Nullement.Ni Mme Beauchamp, ni Mlle Katz, ni aucun “grand” nom de la prostitution n’apparaissait sur les dossiers de la Cour.A peine deux ou trois tenancières de paille professionnelles avaient écopé de trois ou quatre mois de prison, sentences purgées d’ailleurs concurremment pour trois ou quatre maisons différentes.Mais alors qu'est-ce donc qui s’était passé?Les Commissaires auraient pu se le demander.Ils auraient pu sommer devant eux le directeur de la police, lui qui prétendait depuis toujours qu’un tel nettoyage était impraticable.Vous vous souvenez: “Noue n* pouvons quo turveillor, faire dos causes, etc." "Mais alors, auriiant pu dira las Commissaires, vous nous trompiez, char monsieur, vous vous payiez notre tête.Ou sinon, •xpliquaz-nous las résultats ds l’intervention de l'Armée." Et ils auraient appris que les lupanars avaient fermé parce que la police avait retiré sa protection.Parce qu'elle avait fait savoir aux exploiteuses que “ça ne marchait plus” et que si elles continuaient, on serait sérieux cette fois, parce "* AwÉOtajWi.' H*******-*******.- - que le gouvernement fédéral menaçait.Quelle autre explication Me Dufresne pouvait-il donner?CTRANGf Mais il n’eut même pas la peine de se creuser le cerveau, car les Commissaires, ceux qui prétendent aujourd’hui qu’on les trompait, se sont montrés d'une incuriosité totale.Us n’ont même pas posé de question.Us n’ont même pas noté le phénomène.En veut-on une preuve supplémentaire?La voici.Si les Commissaires avaient été sériaux, ils auraient appliqué aux-mimas une méthode aussi efficace pour nettoyer un autre secteur de l'activité illégale, à savoir la pari et la jau.Mais précisément è ce moment-lè, alors que la prouva viant d'être faite contra las lupanars, nous assistons è une recru dascanca du jeu et du pari, è une comédie policière qui prend plus d'envtrgura dans cas daux domai nas.Des chiffres?Alors qu’en 1943 on avait arrêté: dans les maisons de jeu: 278 tenanciers et 2,107 personnes trouvées, on en arrêtait en 1944: 371 et 2,767; dans les maisons de pari, même augmenta tion: 1943: 110 tenanciers et 1,049 personnes trouvées; 1944: 348 tenanciers et 5,350 personnes trouvées (1).Et n’allez surtout pas croire que les méthodes changeaient: mêmes dissimulations de dossiers, mêmes faux cadenas, même comédie.IMPOSSIBLE E»MI possible, devant de tels faits, de croire è la bonne foi de l'Exécutif et simultanément à sa compétence?Non.Car leur aveuglement devant des phénomènes aussi étonnants prouve au contrai re ou bien leur connivence ou bien leur incompétence, une Incompétence impossible è qualifier.Et nous sommes revenus au début de notre article.,.Rue Uniwrsity Avis de décès SARRAZ1N — A Montréal, le 25 janvier 1950 à l’âge de 63 ans, 11 mois, est décédé, M.Emery Sarrazin, époux do Rose-Alma Gagnon demeurant à 1253, rue Visitation.Les funérailles auront lieu samedi le 28 courant.Le convoi funèbre partira des salons mortuaires de la Société Coopérative de Frais Funéraires, 302, rue Ste-Catherinc est à 8 h., pour se rendre à l’église St-Pierre Apôtre où Je service sera célébré à fl h.30.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lièu de sépulture.Pa rents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.‘ Ralliement coin Dorchester et Amherst à 8 h.20.(1) Nous avons démontré plus haut que tous ces raids étaient de la comédie pure.Leur nombre est donc directement proportionné à l’intensité de la protection.Une police sérieuse ne retourne pas régulièrement aux mêmes adresses pendant des mois.Deux vols à main armée,, une capture 0n commencera les démolitions En vue de l'élargissement de cette voie A midi, aujourd'hui, le Comité exécutif procédera à l’ouverture des soumissions pour l’octroi du contrat jde démolition de la première bâtisse, en vue de l’élargissement de la rue Universiy.Il s'agit d’un édifice de quatre étages situé à l’angle sud-ouest des rues Vitré et Sainte-Geneviève, et présentement désaffecté.Ce sera ensuite au tour de deux bâtisses érigées à l’angle nord-ouest des rues Saint-Antoine et Sainte Geneviève.L’autorité municipale a pris pour politique de n’effectuer les démolitions qu’au fur et à mesure que les maisons deviendront va cantes; on attendra que les locataires se soient trouvé des logements ailleurs.Le 3 février.le Comité exécutif ouvrira des soumissions pour la démolition d’autres bâtisses desti nées à disparaître.I « > j ACHETE?.VOS rtEURS ICI La Patrie Fleuriste 1é8 ait.Sta-Catharina Livraison partout directe-ment de notre terre* chaude PL.1786-1 ;«7 Keontej: le leudl CH.L.P 12 h as 12 h JC 10°é d'escompte aux communautés religieuses.Un agent de police a capturé, dans un hôtel du district, un bandit qui venait à peine de commettre un vol à main armée dans l’établissement United Cigars Stores, situé à l’angle des rues Saint-Jacques et des Inspecteurs.L’individu venait de se faire remettre par Mlle Annette Brunet la somme de $15.L’agent Patrick La santé, qui était en faction, remarqua que la jeune fille n’était pas comme d’habitude à l’arrière de son comptoir.11 entra pour la trouver enfermée dans sa chambre, à l’arrière de l’établissement.Il ouvrit et se rappela avoir vu sortir un homme qu’il prit pour un client.H eut tôt fait de le repêcher dans le lobby d’un hôtel voisin.L’individu a donné comme nom Albert Parsons, âgé de 36 ans, d’Ottawa.Mlle Germain Beaudry, commis au Robil Milk Bar, situé à 5375 ouest, rue Sherbrooke, dans Notre-rtame-de-Grâce, était seule dans l’établissement, vers 7 heures, hier soir, quand deux individus armés la forcèrent sous la menace du revolver, à se coucher sur le plancher et prirent le contenu du tiroir-caisse, soit la somme de $35.Ces derniers prirent aussitôt la fuite.Radio prêté GRATIS ESTISf ATION AVANT REPARATION SERVICE $100 SAMSON .NOUVEAUX ENNUIS POUR AIR-CANADA A TAMPA, FLORIDE Washington, 27 (C.P.) — Deux compagnies américaines de trans port aérien civil, Eastern Pan American et National Airlines, ont fait connaître leur opposition à l’octroi à Air-Canada du droit de faire descendre et de prendre des passagers à l’escale de Tampa, en Floride, sur son nouveau service projeté entre notre pays et les Antilles anglaises.Hier, un délégué d’Air-Canada a exposé devant la Commission américaine d’aéronautique civile les détails nécessaires sur les types d’avions et d’établissements pour atterrissage que la compagnie canadienne de la couronne entend employer à l’escale de Tampa.La commission a prir l’affaire en délibéré, les deux opposants ayant suggéré que toute décision soit retardée jus qu’au moment où la Cour suprême des Etats-Unis se sera prononcée sur un appel des Colonial” Airlines contre la même entreprise canadienne au sujet d’un nouveau service à établir en concurrence sur la ligne Montréal-New York.Tué par un train Un homme de 44 ans, M.Léo Sirois, de Saint-Sylvère, a été tué instantanément par un train, hier après-midi, quand il tenta d’arrêter son cheval apeuré par l’arrivée du train.M.Sirois attendait sur le quai de la gare ciuand le cheval menaça de rompre son attache.M.Sirois prit sa course mais le train le heurta.La mort fut immédiate.Un verdict de mort accidentelle a été rendu par le coroner du district.Le détective Desjardins, de la Sûreté provinciale, a fait enquête.Subvention fédérale à un dispensaire de Sorel Ottawa, 27.— L’hon.Pau1 Mar tin.ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce aujourd’hui, que le gouvernement fe deral a accepté de payer les frais d’outillage d’un dispensaire permanent de dépistage de la tuber culose, à l’Hôtel Dieu de Sorel.Ce dispensaire, installé à Sorel.fera partie dans la province du programme d’ensemble destiné à la lutte antituberculeuse, et desser vira les comtés de Richelieu, de Verchères, de Vamaska et de Nico let, ainsi que certaines parties des comtés de Lotbinière et de Mégan tic.Si l’on veut combattre efficace ment la tuberculose, il faut que cette affection soit diagnostiquée dès son début.C’est là, déclare M.Martin, la raison d’être du dispen saire de Sorel.Le coût total de l'outillage de ce dispensaire s'élève à plus de $23, 500 et sera imputé sur le montant de plus d’un million de dollars que le gouvernement attribue chaque année à la province de Québec dans le but d’éliminer la tuberculose.ENSEVELIS PAR L'AVALANCHE - Ce que vous distinguez en noir sur blanc au centre de cette photo, ce sont deux locomotives électriques placées à l'arrière d'un train pour lui aider à traverser le tunnel dont l'entréa se voit è droite, marquée par une flèche.Et le convoi lui-même, avec ses 50 wagons ?Eh bien, vous le trouverez encore debout sur los rails mais onseveli sous une avalanche de neige déclanchée par la dernière tempêta hivernale survenue en Colombie-Canadienne.Une moitié du convoi avait déjà au le temps de s'engager dans le tunnel quand la massa de neige a dégringolé é bas des pentes voisines.Ce tunnel est situé près de Yale, è 115 milles à l'est de Vancouver.(Ph.C.P.) Washington requiert l'Australie de se montrer plus conciliante avec le Siam Dans l’intérêt de l’union des peuples d’Asie opposés au communisme — Il faudra oublier les souvenirs de la gperre et la politique d’immigration blanche Mise au point de l'LUI, à la Commission Massey Bangkok.27.(Reuter) — Les Etats-Unis viennent de prier l’Aus- ! tralie d’améliore, sensiblement ei i au plus tôt ses présentes relations avec le Siam (Thaïlande).On fait ; comprendre que Washington en tend ainsi renforcer sa position ; dans la lutte contre le communis l me au sud-est de l’Asie.Une con 1 férence d’ambassadeurs amori- Le secretaire général de l’ACJC cains attitrés en cette région du • nous fait tenir, pour publication, globe doit avoir lieu en février à la mise au point suivante concer-Bangkok, capitale du Siam.nant le mémoire de la KM.ÎQ pré- Le gouvernement de Canberra a sente à la commission Massey: jusqu’ici obstinément maintenu , Le 25 janvier 1950 une politique d’immigration strie- i A (’Honorable Vincent Massey, tement européenne, en même i président, temps qu’il continue de battre La Commission royale pour l’avan-froid à celui de Bangkok pour i cernent des arts, des lettres et avoir manifesté sa sympathie au des sciences, Japon durant la dernière guerre.I Ottawa Tout récemment, l’Australie a re Monsieur ,e président, fuse d accepter un échangé de m.L-ACJC (Association catholique nistres plénipotentiaires et a affir r|e )a jeunesse eanadienne-françai-nié qu elle était suffisamment re ! seJi associalion membre de la Fé-presentee au Siam par son present t]éra{jon è M Cousineau, organisateur é P“ut *'adres‘e PL.1131 ou au DEVOIR Saint-Jean Baptisti VOIR' 434 M,> Notre-Dame, BE.3361.I * Membre de la Canadian Press et de la Canadian Daily Newspaper Association LE DEVOIR MONTREAL, VENDREDI 27 JANVIER 1950 Tirage certifié par l'Audit Bureau of Circulations L’Europe obtient $1,000,000,000 d’armes Deux cents employés des Dominion Stores en grève: tous les magasins sont fermés Tous les magasins de la chaîne "Dominion Stores" sont fermés ce matin par suite du vote de grève pris hier par les membres de l'Association internationale des commis en détail.Environ 200 employés de 17 magasins Dominion sont affectés par cette grève déclenchée à la suite du refus de la compagnie de se soumettre à une décision du tribunal d'arbitrage rendue le 29 décembre.Les employés demandent une augmentation de $5 par semaine et la semaine de travail de 40 heures.Les salaires actuels des employés varient de $18 à $42 par semaine.Les employés fondent leurs réclamations surtout sur le fait que la compagnie a réalisé l'an dernier des profits de $1,304,389.L'union soutient que la grève est légale puisqu'elle s'est soumise d'abord à la conciliation puis à l'arbitrage.Rôle de l'orienteur professionnel dans la réforme de l’éducation Conférence de M.Romuald Bourque devant les membres de l’Associafion d’orientation professionnelle mie politique.Ils ne sauront pas, parce que le programme de l’école primaire n’insiste pas là-des-sus, comment, dans la succession des temps et des époques, l’être humain s’est acheminé vers une liberté individuelle qui affirme toujours^ plus sa dignité.A mon humble avis, les instituteurs ne suffiraient pas non plus entièrement à la tâche, non pas parce qu’ils sont réactionnaires de nature, ce que je ne suis pas près d’admettre, mais parce qu’utie longue carrière professionnelle conduit inévitablement à une certaine déformation professionnelle ou, si l’on veut, à quelque partialité involontaire ou inconsciente dans les perspectives.Eclatant succès des cours de M.le chanoine Lionel Groulx Un enseignement sublime que vous n’oublierez jamais — Le plus vaste auditoire de notre historien En quoi les études primaires sont-elles insuffisamment adaptées aux temps nouveaux et pourquoi, de ce fait, convient-il de réformer l’éducation?Voilà les deux points discutés hier soir par M.Romuald Bourque, maire d’Outre-mont, devant les membres de l’Association d’orientation professionnelle, réunis en l’école Cherrier.Après avoir démontré qu’il faut apporter des réformes fondamentales à l’éducation, M.Bourque a affirmé que ce sont les or enteurs qui doivent réformer l’éducation et, dit-il, ils peuvent le faire en réformant non pas le mode d’éducation, mais la matière de l’enseignement qu’on dispense à l’école primaire, l’école de l’immense majorité.M.Bourque a déploré l’exode de nos jeunes Canadiens français vers les Etats-Unis.Si avant 1900, dit-il, nous avions moins piloté de jeunes gens vers les professions libérales et un neu plus vers l’entreprise industrielle, si une orientation bien comprise avait poussé vers la voie strictement matérielle.tous nos compatriotes suscep-tib’es d’y réussir, le Québec serait certes plus riche et plus fort aujourd'hui.Il y aurait plus d’industries strictement nôtres et moins de Franco-Américains.M.Bourque tient à signaler qu'il ne partage pas l’avis de ceux qui estiment que l’école primaire consacre trop de temps à l’enseignement de la religion.Le catéchisme, l'histoire sainte, l’apologétique, dit-il, doivent continuer d’occuper une place considérable au programme des études.Par contre, poursuit M.Bourque, le programme de l’école primaire ne fait nas assez large place à l’enseignement de l’anglais, ne donne pas assez de rudiment scientifique, n’éclaire pas suffisamment sur les principales don nées de politique internationale et pèche gravement par omission en ce qui concerne l'histoire du Canada de 1760 à 1950.Beaucoup d’entre vous, continue le conférencier, resteront là-dessus en désaccord avec moi.Vous me permettrez cependant, car je vous sais larges d’esprit, d’exposer brièvement les motifs qui m’amènent à ces conclusions."A titre de président du comité du Centre de placement des jeunes de Montréal, j’ai interviewé des douzaines d’adolescents qui connaissent l’histoire de la domination française au Canada jusque dans ses moindres détails, mais qui n'entendent à peu près rien aux motifs des grands événements politiques survenus pai la suite en notre jeune pays.Certains d’entre eux connaissent mieux l’histoire de France que les facteurs qui ont amené 1867, la crise politique de 1911 et l’évolution sociale-politique commencée en 1935”.Dans le cas des jeunes filles, c’est encore pire.Demain, ce seront des hommes et des femmes qui exerceront leur droit de suffrage.Oh, ils connaîtront bien l’existence des partis bleu, rouge ou caille, mais ils n’en connaîtront ni l’histoire, ni le dossier, ni les antécédents.Ils citeront, par le menu, les raisons de 1837.mais ils resteront fermés à l’acheminement du Canada, tout entier vers l’autono- Encore une fois, comment réformer l’éducation?Comme on le voit, le problème reste complexe.Mais il y a peut-être un moyen de le résoudre en demandant aux orienteurs de réformer l’éducation.Le secrétariat général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal communique que les cours de M.le chanoine Groulx connaissent un éclatant succès.Les auditeurs de ces cours adre»ent d’innombrables lettres de félicitations et d’appréciation au secrétariat de la Société St-Jean-Baptiste de Montréal.On lira avec intérêt la longue liste des postes qui permettent à leurs radlophiles d’çntendre la voix de notre historien national: CK AC — Montréal; CHRC—Québec; CKRS — Jonquière; CHLN — Trois-Rivières — CKSB — St-Boni-face — CJEM — Edmunston, N.B.; CHNC — New Carlisle; CKCH — Hull; CKVM —Ville-Marie; CHFA — Edmonton; CKBL — Matane.CKRN — Rouyn; CKVD — Val d’Or; CHAD — Amos (ces trois postes constituent le Réseau Radio Nord, Inc.Quelques autres postes ont aussi fait demande et le privilège de présenter ces disques leur sera accordé d’ici peu.La Société St-Jean-Baptiste de Montréal n’exige que la reproduction intégrale des disques et le paiement des frais d’ex pédition de chacun des disques.A Montréal ces cours sont en tendus chaque dimanche à CKAC à 4 heures 30 p.m.A Québec, chaque dimanche à CHRC à 6 heures 45 p.m.Le poste CKCH (région d’Ottawa et de Hull) présentera les cours de M.le chanoine Groulx à compter de dimanche le 29 janvier, à 6 heures 30 p.m.L’heure des cours de M.le cha noine Lionel Groulx aux autres postes de radio est annoncée au cours des émissions de ces postes et sur les journaux de diverses régions.AU PROCES ROCQUE Aucun coup de leu nra été tiré à Asbestos, selon les policiers La défense promet "des révélations sensationnelles” Sherbrooke, 28 (D.N.C.) — Le, été roués de coups sur place par _ a I V -.1 T - _ n .1A J- 1m ri MM MMM + r.1 mmm ri M rTV'Atf i K f O C «ni KIoC.La température (Canadian Press) Tout l’est du Canada connaît aujourd’hui du temps froid, jusqu’à Washington.Cela fait contraste avec la température prin tanière d’hier.Le temps sera clair et ensoleillé tout le long de la côte du Saint-Laurent.Il fera plus doux demain.Montréal, Ottawa, ville de Qué bec.Cantons de l’Est, Laurentides, Saint-Maurice, Lac Saint-Jean et Baie Comeau: ensoleillé.Tempéra ture aujourd’hui à Montréal et Ot tawa, 25; Sherbrooke, 20; Québec, 15; Sainte-Agathe et Rivière-d’i Loup, 10; La Tuque, zéro; Chicoutimi, 5 en bas de zéro.Gaspé: temps couv»-t avec lé gères chutes de neige.Plus froid ce soir.Vent nord-ouest.Température aujourd’hui à Mont-Joli, 23.détective Jules Legault, de la sûreté provinciale, a affirmé, hier, au procès de René Rocque, ici, que celui-ci, alors qu’un groupe de policiers provinciaux étaient détenus dans le sous-sol de l’église Saint-Aimé d’Asbestos, le 5 mai 1949, a déclaré: “Ces chiens-là, on devrait les tuer tout de suite !” “Rocque était derrière ma chaise à ce moment, et je l’ai bien entendu”, a soutenu l’agent Legault.On sait que Rocque, un organisateur ouvrier, est accusé de conspiration en marge de la grève de l’amiante du printemps dernier et des troubles qui eurent lieu le 5 mai à Asbestos.Le procès a débuté lundi et déjà, la couronne, représentée par Mes Dorion, Dugré et Hayes, a fait entendre 25 témoins; il n’est pas sûr que la preuve de la poursuite soit terminée cette semaine.Quant à celle de la défense, représentée par Mes Chevalier, Drapeau, L’Espérance et Fortin, c’est encore du “mystère” qi^'on nous promet "sensationnel”.On n’assiste pas, cette fois-ci, aux scènes disgracieuses de l’enquête préliminaire; les avocats plaident seuls, ils rompent des lancés, y vont carrément, mais on n'a pas l’impression d'être au spectacle.Pas de coups de feu Les détectives Ubald Therrien et Jules Legault, de la sûreté provinciale.ont déclaré, hier, qu'ils n’avaient pas fait usage de leurs revolvers quand leur auto fut arrêtée par les grévistes, à l’entrée d’Asbestos, le 5 mai 1949.Ils ont aussi affirmé n’avoir pas entendu de détonations d’armes à feu.Ils ont, par contre, révélé avoir Le dernier GROULX paru: "L'INDEPENDANCE DU CANADA" par Lionel GROULX, ptre En vente aux principales librairies $1.50 l'exemplaire Les Editions de l'Action Nationale 422 est, rue Notre-Dome MArquette 2837 des centaines de grévistes qui bias phémaient; les vêtements du détective Therrien ont été réduits en lambeaux et son auto incendiée.Les poliefers ont été désarmés, puis conduits à la salle Saint-Aimé d’Asbestos, au sous-sol de l’église.C’est là que le détective Legault a vu, sur l’estrade à quelques pieds de lui, l’abbé famirand, et “l’a supplié, vu qu’il paraissait avoir de l’influence sur eux (les grévistes), de les (les policiers) protéger, qu’ils n’étaient pas des “tramps”, mais qu’ils étaient venus à Asbestos accomplir leur devoir.” “Je lui ai dit que j’avais des prêtres dans ma famille, continua le témoin.“Il m’a répondu: “Allez vous asseoir avec les grévistes et on va prendre soin de vous.” Questionné par Me Chevalier, de la défense, le témoin a dit ne pas avoir été molesté dans la salle et n’avoir vu aucun de ses compagnons recevoir des coups.A un moment, selon le détective Legault, il y eut une douzaine de policiers sur l’estrade.Eoidémie de ddIîo : ''Armée ef le C.A.R.C.à la rescousse Un porte-oarole du ministère de la santé a déclaré ciue sur la côte Nord, nlus précisément à Saint-Augustin.sévit une épidémie, de poà morts.On attend que les "nfants soient transportés à Montréal pour préciser l’étendue de l’érydémie et la gravité du mal.Un officiel de l’armée dit que les médecins et les ambulances de l'armée canad;enne sont prêts à se porter à la rescousse du C.A.R.C.pour transporter les enfants atteints dans les hôpitaux de Montréal.Les avions n’ont pu jusqu’ici atterrir à Saint-Augustin, sur la côte Nord du détroit de Belle-Isle, à cause de la mauvaise température.S’ils peuvent descendre aujourd’hui, ils sont attendus à l’aéroport de Dorval pour ce soir.CENTENAIRE Le couvent de Sainte-Scholastique, dirigé par les Soeurs de Sainte-Croix, se prépare à fêter son centenaire en juin prochain.Les religieuses et le Conseil de l’amicale prient toutes les anciennes élèves de faire parvenir à Soeur Supérieure, d'ici au 1er mars, leur nom d’élève, leur nom de mariée ou de religieuse, ainsi que leur adressée.Chacune est priée de répondre à l’appel de FAlma Mater.VILLAGE RASE PAR LE FEU— Un incendie d'origine inconnue vient de ra.er la moitié du quartier commercial de Thornhill, un village situé i 5 milles •u nord de Toronto, y causant des dommages évalués à $150,000 et détruisant l'hôtel Thornhill, vieux de 148 ans, et 4 magasins.(Photo C.P.) Deux évadés sont capturés à Montréal Deux bagnards, évadés la semaine dernière d’une prison du Ver mont, ont été repêchés, hier soir, et sont actuellement détenus dans les cellules de la Sûreté municipale.Il s'agit de T.Léo Gibbons ei Winfield W.Martin, tous deux âgés de 26 ans et citoyens américains.Ces derniers, enfuis de prison avec la complicité d’une femme, avaient été signalés aux autorités de la Gendarmerie royale Leur capture sur la rue Saint-Laurent par les agents Anselme Geoffroy et Marcel Blais, de l’auto 321, a été possible par l’identification d'une voiture volée de l’Etat de New-York dont la plaque parut suspecte aux agents montréalais Les deux évadés n’ont offert aucune résistance.Identifiés par la Gendarmerie royale, ils ont été écroués à la Sûreté municipale.LES LOYERS L'hon.E.Rinfrel justifie la position du gouvernement Le gouvernement de la provin-1 mande même de la Commission ce de Québec tente de faire de la I des prix que les meuniers se sont SENTENCES VARIANT D'UN A DEUX ANS Le juge Armand Cloutier, de la Cour des sessions de la paix, vient de condamner à deux ans de pénitencier John O’Brien, âgé de 19 ans, et traduit sous l’accusation de cambriolage.Le juge a déclaré qu’il ne pouvait être clément dans le cas d’un incorrigible.H apprendra un métier pour se divertir.La poursuite était conduite par Me Marc-André Blain.¥ ¥ ¥ Devant le juge T.-A.Fontaine, Guy Biello et Gaston Guay ont écopé de sentences respectives d’un an de prison pour vol avec effraction.Ces condamnations font suite à une politique de sévérité de la part des tribunaux pour enrayer la vague de crimes qui sévit dans la métropole.Aî:emblée annuelle du syndicat des fonctionnaires Lundi soir, à 6 h., le Syndicat national des fonctionnaires municipaux tiendra son assemblée annuelle en la salle de la police, 1474 est, rue Sainte-Catherine, près de la rue Maisonneuve.Aura alors lieu la mise en no mination des candidats aux diver ses charges du comité exécuti' du syndicat.L’élection aux char ges contestées se fera le 2 février, en la sslle de l'Assistance publique.Lewis consent enfin à rouvrir les pourparlers avec les patrons A leur invitation — Il promet de ne poser aucune condition préalable, aux entretiens qui débuteront à Washington le 1er février Pittsburgh, 27 (A.P.) de l’union américaine neurs, John Lewis, vient de consentir à rouvrir les négociations avec les propriétaires de mines de charbon des Etats-Unis, à leur invitation.Cette nouvelle est le premier développement concret à survenir depuis le début de l’année dans l’interminable grève des charbonnages, en cours avec des alternatives de reprise partielle du travail ici et là, depuis juin dernier.Pour le moment, 88,000 mineurs de charbon mou sont en grève complète dans six Etats, en pleine résistance aux ordres de Lewis lui-même de reprendre le travail pour trois jours chaque semaine.Leur abandon des puits a forcé au congédiement temporaire -de 18,000 employés dans les industries connexes de vac!er et des messageries ferroviaires.C’est 4 heures seulement après avoir reçu l’invitation précitée que Lewis a fait savoir» qu’il rencontrera les délégués des patrons à Washington, mercredi, le 1er février: et il ajoute ne devoir y présenter aucune condition ou - Le chef année, en mémoire de leurs cades nii- marades morts acridentellîm’-t dans les puits, ne devront jamais déoasser 5 jours en chaqu : cas.Il reste à savoir si Lewis, de son côté, maintiendra la demande formulée par son union l’automne dernier pour un salaire journalier de $15 et une augmentation de 20 à 35 cents la tonne de char-'wn dans la contribution patronale à la caisse de pensions de retraite et d'assurances médicales des mineurs.petite politique avec la question du contrôle des loyers, a dit l’hon.Edo iaru Rinfret, ministre des pos tes, en s’adressant à la section étudiante de l’Association de la jeunesse libérale.“Nos adversaires, dit-il, adoptent, au sujet des loyers, des position contradictoires et ils croient que la population ne voit pas clair dans leur jeu.Au nom de l’autonomie, ils crient que les droits provinciaux sont usurpés, mais aussitôt qu’on leur offre d’assurer l’ad-minist’-ation des loyers, ils trouvent toutes sortes de faux fuyants pour éviter cette responsabilité.” Au sujet de la combine dans l’industrie de la minoterie, M.Rin entendus pour fixer un prix «fin de protéger le consommateur canadien.Il devenait donc impossible, a ajouté le ministre, de poursuivre les meuniers pour un acte commis à la demande d’un organisme gouvernemental.Parlant des pensions de vieillesse, M.Rinfret a rappelé que c’est depuis 1926 que le gouvernement fédéral a institué une législation sur cette matière et que c’est encore Ottawa qui paye 75 p.c.de cette pension.L’idéal, a dit le ministre, serait un plan contributoi-re; le gouvernement libéral est toujours prêt à adopter un tel plan, mais il ne peut obtenir la col- fret a expliqué que c’est à la de- laboration de Québec.Représentant des ouvriers à la Commission du transport Les travailleurs devraient avoir un représentant à la Commission du transport dont le conseil de ville de Montréal vient de réclamer la création, par un projet de loi qui sera soumis à Québec, au cours de la prochaine session de l’Assemblée législative, a-t-on déclaré hier soir, à une réunion des délégués du conseil central des syndicats nationaux de Montréal, tenue à 1231 rue de Montigny, sous la présidence de M.Horace Laverdu-rc, qui est lui-même l’un des délégués des syndicats nationaux au conseil de ville de Montréal.La question a été soulevée par M René Gravel, secrétaire du con- La Colombie canadienne a un peu de répit mais le froid demeure intense Vancouver, 27 (C.P.) — La par-1 phamacies les tablettes se vident tie sud de la Colombie canadienne ! graduellement mais il n’y a pas a enfin un peu de répit aujour- encore lieu de s’inquiéter, d'hui entre deux violentes tempe- On travaille toujours au réta-tes de neige et se demande si elle blissement des communications lésera de nouveau assaillie par la, légraphiques et téléphoniques et bourrasque 1 service est repris normalement Ur,,,-* i-, ' àT-n fnu Hnniiic i dans plusieurs endroits de la pro- *¦»•«*• repris leurs horaires.réserve préalable.Mais les em-, , ,.ployeurs, par contre, ne semblent ; ^andises a enfin atteint Vancou-,- » » —» — naç enrnrp HAlprTninp^ à fîiirp âpport^nt A 13 villG dix nçui concessions aux unionistes.v^nHp11 nL nart pt^d’au’ ' VGUt S empOrCf .* t legumes et viande.De part evt a au* , , .' .Ils demandent que le nouveau ye marchands de viande et corn- OG lo COISSC, mOIS contrat collectif de travail se pro- pannje de combustible se sont longe jusqu au 30 juin 195-, avec plaints qu'il ne s'agissait là que défense aux deux parties en cause de le dénoncer avant cette date nour quelque motif que ce soit.Le salaire de base de $14.05 par tour devra demeurer le même d'ici là.Les unionistes devront refuser ie participer à aucune grève et •onsentir à la suppression de la ’lause de leur contrat qui garan-t traditionnellement que les mineurs ne travailleront que lors-u’ils y seront “pleinement con-entants” (able and willing) De plus, les périodes pendant lesquelles les unionistes ont coutume de cesser le travail chaque dune goutte d’eau dans le ba-Hiet”.Le météorologiste prédit du temps froid, clair et ensoleillé c'est un échec .Vers 10 h.30.hier soir, un individu âgé d’environ 25 ans, se présentait au restaurant de Mme Margaret Ryan, 4013, rue de Bullion.nour aujourd'hui et les autorités gous ia menace dit revolver, ii des chem.ns de fer du Canadien demanda ie contenu du tiroir-cais-National sont confiantes, si les con-, se A ce moment, le frère de Mme ditions atmosphériques se mam ^yan s’enfuit vers l’arrière du ma* tiennent, bien entendu, de pou- ’ ^ a|enant ies voisins.L’indi-voir continuer leur trayai de do vjc)u n’jnsjsta pas plus longtemps negement ot de rétablir la circu- t jt aussitôt ia fuite dans la lation ferroviaire afin de pourvoir volt£r€ d un COmplicc qui l’atten-aux approvisionnements.^ ja porte.On a pu donner un Les ménagères sont obligées de excellent signalement de l’individu faire la queue pour obtenir quel-1 mais aucune description de la vot-nues sacs de charbon.Dans les ture en question.seil central, lui aussi délégué des syndicats au conseil de ville de Montréal.Ce dernier a déclaré que si jamais cet organisme est créé, les ouvriers devront prendre les mesures nécessaires pour essayer d’avoir un représentant sur la Commission du transport qui aura pour mission de municipaliser le service du tramways, de construire un métro et de construire des au-tostrades.Les délégués ont approuvé, sur la suggestion de M.J.-B.Delisle, le 3e délégué des syndicats nationaux auprès du conseil municipal, l’attitude adoptée par les trois représentants des syndicats nationaux, qui se sont tous trois prononcés en faveur du projet de loi adopté par le conseil de ville, favorisant la création d’une commission du transport, dont le but sera de municipaliser le tramway et de cons truire un métropolitain et des au-tostrades.Accord signé à Washington M.Trumon ratifiera sitôt «pris la plan dê stratège commune Washington, 27 (A.P.)—Les ambassadeurs de 8 nations d’Europe occidentale doivent aujourd’hui signer, dsns les bureaux du secrétariat d’Etat, à Washington, le document qui leur garantit des fournitures d'armes américaines au montant total de $1,014,000.000 pour les aider dans leur défense contre le communisme russe.C’est avec 3 mois de retard dans les prévisions à ce sujet que l’accord sera ratifié par les représentants de la Grande-Bretagne, de la France, de l’Italie, de la Belgique, de la Hollande, du Luxembourg, du Danemark et de la Norvège.L’accord autorise l’expédition à ces Etats de matières premières et de machines-outils aussi bien que d’armes déjà fabriquées.Sitôt qu’il aura été ratifié par tous les intéressés, on croit que le président des Etats-Unis, M.Harry Truman, approuvera formellement le plan de stratégie conjointe élaboré le mois dernier par les 12 membres du pacte de l’Atlantique-nord, dont l’accord sur le réarmement européen est un corrollaire.C’est le Royaume-Uni qui sera le premier à signer l’accord bien que oe soit aussi lui qui en ait retardé la ratification par ses objections particulières.Chaque signataire s’engage à fournir lui-même les premiers crédits nécessaires à son réarmement, ainsi qu’à expédier à ses alliés les armes dont ceux-ci pourraient avoir besoin et qui se trouveraient en surplus chez lui.Les armements américains ne devront être utilisés que pour les buts soécifiés par l’accord et aucun Etat secouru ne devra en céder une partie à ses alliés ou ses voisins sans le consentement préalable des Etats-Unis.On devra aussi veiller à ce qu’il n’y ait aucun coulage d'armes ni d’informations au sujet de l’aide américaine chez les nations neutres ou favorables à la cause ennemie.Enfin, chaque gouvernement secouru devra défrayer l’entretien des missions militaires que Washington lui expédiera pour surveiller l’application de l’accord et du programme européen de réarmement.On s'est aussi entendu pour que la restauration économique en Grande-Bretagne ait priorité sur tout envoi ou fabrication d’armes par Londres pour d’autres nations.Londres et Paris d’ailleurs, pourront expédier let arme* qu’ils /«briquent eux-mêmes à leurs possessions d’Extrême-Orient présentement menacées par le communisme.alacroTx^ DU MONT ROYAL M.J.-M.SAVIGNAC DEMANDE AU COMITE EXECUTIF DE COMPLETER LES TRAVAUX D’AMENAGEMENT DU SOCLE ET DES APPROCHES A une prochaine séance municipale.M.J.-M.Savignac proposera que le Comité exécutil étudie l'opportunité “de prendre les mesures nécessaires pour que le ocle et les approches ornementales de la croix du Mont-Royal, érigée par la Société Saint-Jean-Baptiste, soient complétés, selon les plans prévus pour cette structure et que des moyens pratiques d’accès soient fournis au public pour atteindre l’observatoire qui se trouve aux bras de la croix et qu’il puisse bé-néfic er du magnifique point de vue de la ville de Montréal qui s’offre à ses yeux de ce point élevé”.M.Savignac vient d’inscrire un avis de motion à ce sujet.Elections prochaines à lo!i®tte Joliette, 26 (D.N.C.) — Mercredi avait lieu à l’hôtel de ville la mise en nomination de trois échevins devant remnlaeer ceux dont le mandat vient de se terminer.Les échevins sortant de charge sont MM.Fernand Ducharme, El-zéar Martel et Georges Marion.Ont été mis en nomination: MM.Fernand Ducharme et P.-H.Landry pour le siège no 1; MM.Paul Jolicoeur et Hervé Maieau pour le siège no 2; MM.Georges Marion et Rosaire Roch pour le siège no 4.La votation aura lieu mercredi, 1er février et sera la première élection depuis trois ans, toute* les autres ayant été faites par acclamation.Un hotel somptueux ^ au coeut des jÇauxentideà • Vlvolr somptueusement meublé de divar et de fauteuils de luxe.• Repes délicieux préparée per un chef de renom et servis per un personnel courtois.• 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au Devoir" sont également réeervé* Abonnement par U poste : EDITION QUOTIDIENNE (un an) : Canada (sauf Montréal et la Banlieue) » w.Montréal et banlieue, Slf.M; Etats-Unis st Empire britannique, *10 00; Union postale.112.0k.EDITION DU SAMEDI (un an) : Canada, 11.**: Etats-Unis et Union postale *1.00.Les abonnements sont payables d'avance par mandat-poste nu par chêqne encaissable au pair k Montréal Autorisé comme matlèf* postale de deuxième cleaee par le ministère des Postes.Ottawa.Téléphone: BEIair 3361* LETTRES AU DEVOIR LE DRAME SCOLAIRE Monsieur le rédacteur, VENDREDI, 27 JANVIER 1950 La paix est-elle à la Commission La lutte entre l’Alliance et la Commission scolaire de Montréal s’est envenimée comme à plaisir.Chaque partie rappelle maintenant les erreurs de l’autre depuis cinq ou huit ans.On en est rendu à poser des actes d’hostilité pure, de malice gratuite: la Commission supprime le congé sans solde du président de l’Alliance, et suspend celui-ci: ,les membres de l’Alliance décident de renvoyer à la Commission ie livre de M.Jean Huber-deault qu’elle a déjà loué.Actes dont la gravité est inégale : la Commission scolaire étant la plus forte a moins le droit de recourir à de telles mesquineries.Pour le public, tout est en train de se brouiller.Il ne suivra pas les méandres de la discussion, le détail des plaidoyers et des réquisitoires.Il se fatigue de ces luttes qui n’en finissent plus et dont il perd la signification.Il voudrait, comme vient de le demander en termes fort pondérés M.Gérard Picard, président général de la C.T.C.C., il voudrait qu’on cesse de se quereller, qu’on s’entende à l’amiable.Ce public est composé de pères et de mères de famille.Il sait qu'à se chicaner à perpétuité, commissaires et instituteurs en arriveront parfois à oublier leur raison d'être, qui est d’éduquer les enfants.Sans doute, ce public de parents est frustré de son rôle: il n’a pas un mot à dire dans la Commission scolaire de Montréal.Il n’est que le fournisseur de matière première: les enfants et l’argent.Il voudrait néanmoins que l’on réponde à son aspiration à la paix! Examinons de sang-froid la situation d’aujourd’hui, et demandons-nous si un compromis est possible.• Les instituteurs ne reçoivent pas encore le salaire auquel leur fonction éminente leur donnerait droit.Mais ils sont beaucoup moins mal payés qu’autrefois.Quelles causes ont produit ces améliorations indéniables?Il y en a au moins trois.D’abord l’opinion publique.Il a fallu des campagnes pour convaincre les gens que l'instruction et l’éducation étant de première importance, ceux qui la dispensent ont droit à une rétribution convenable.Il faut à l’instituteur une préparation adéquate, un revenu tniffteant, un prestige social en accord avec son rôle.Le Devoir n’a point cessé, depuis sa fondation, de réclamer justice pour les maîtres.Je relisais récemment, dans un numéro de 1919, un article de M.Orner Héroux où le rédacteur en chef du Devoir plaidait la cause des instituteurs et des institutrices.Puis l'action syndicale.Les améliorations les plus substantielles datent de l'époque où l’on a reconnu que la loi des relations ouvrières s’applique aux instituteurs.Depuis lors, par discussion ou arbitrage, les syndicats d’instituteurs ont marqué des points.Ils restent loin en arrière des instituteurs d’autres provinces — qui crient néanmoins leur détresse.Mais la lutte syndicale leur a valu des succès importants.Enfin l’action du gouvernement ou des Commissions.Celle-ci est venue tard.Com- ont fait adresser (toujours avec l'argent des payeurs de taxes) une A triple titre de contribuable, copie du volume en question à de propriétaire foncier et de père chaque instituteur et à chaque ins-de famille, c'est avec beaucoup timtrice.d'intérêt que je suis les péripéties La Commission, poursuivant son | du drame mettant aux prises la plan de campagne, a révoqué le j Commission des écoles catholiques congé sans salaire du président de ‘ de Montréal et l’Alliance des pro- ! l’Alliance, M.Guindon.Elle a vou-fesseurs.Je m inquiété à juste u- iu le forcer ensuite à occuper une tre, comme des milliers d’autres classe pour le mettre au rang d’a-contribuables et pères de famille, bord, avec l’intention de le liquide la tournure que prennent les der plus tard.Les Russes du choses et je voudrais ici exprimer Kremlin ont voulu, de pareille fa-le point de vue d’un groupe im ç0n.faire rentrer de force chez S osant de citoyens bien pensants, eux Mme Kozentina.ons catholiques, respectueux de, En dépit des dix mille dollars l ordre mais egalement respec- (§iq QOO) des deniers des contri-tueux des libertés individuelles et buahles versés aux journaux pour collectives.publier les explications boiteuses On aurait cru qua la suite de de ia commission, il ressort une me toujours, le gouvernement a suivi de loin ! me?' les relations entre’l’AmanVe 1 |adcommisrioi?iVeu'tCfJi?MCS l’opinion et le syndicat.Il est cependant in- | et "notre” Commission se seraient paraître ?Alliance des professeurs tervenu en dernier ressort, et ses budgets stabilisées.Malgré la nouvelle : £thls d ‘ langue fran?ajse et __________________________„^4- _____i*:____________I taxe que nous avait imposée le „ _n.i„„ ________ possible scolaire ?d’instruction publique ont acquis de l’importance, comme ceux des diverses commissions scolaires.En résumé: il a fallu l’action tenace des intéressés groupés en syndicats, bataillant au sein d’une opinion publique favorable, et forçant le gouvernement à reconnaître le[ bien-fondé de plusieurs réclamations.taxe que nous avau imposée ie el, tous les moyens gouvernement soi-disant pour corn- ' ((nt £ons si elle ne le dit pas, bler le déficit de la Commission , prouve et pour accorder aux instituteurs MaU l’Alliaive un salaire juste et raisonnable, les1 contribuables étaient heureux que tout fût fini et que le corps enseignant eut gagné son point.ne disparaîtra pas pour deux excellentes raisons: J) C'est la seule sauvegarde qu’ont présentement les instituteurs en butte à toutes sortes de persécu- On ne parvient pas à de tels résultats sans luttes.Quand on se Imt, il arrive qu’on se trompe, et en tous cas on porte des coups, lesquels laissent des traces douloureuses.Quand on est convaincu d’avoir raison et qu’on se bat longtemps, il arrive qu’on perd le contrôle de ses nerfs.Les instituteurs, qui ne sont pas des anges, ont assurément commis des erreurs de tactique.Mais la Commission scolaire de Montréal, pour ne parler que de celle-ci, en a accumulé plus encore; et les erreurs du plus fort sont toujours plus graves que les erreurs du plus faible.Balayons ces mauvais souvenirs, et attaquons-nous à la question actuelle.Les instituteurs sont exaspérés.Leurs chefs se sont remis à parler de grève.A notre sens ils devraient écarter cette idée de guerre.D’abord, on ne recommencerait pas chaque année l’expérience de l’an dernier sans désorganiser l’école et infliger aux enfants un tort très grave: ce serait moralement une faute.Et ce serait en outre une erreur de tactique, car selon toute vraisemblance l’opinion ne les suivrait plus sur ce terrain.Les commissaires sont exaspérés.Ils refusent de reconnaître un syndicat évidemment majoritaire, alors que le bon sens et la loi le leur imposent.Ils interviennent dans les affaires de ce syndicat en décrétant que ie représentant de ce dernier n’a point besoin d’un congé sans solde.Les commissaires devraient comprendre que ces deux actes de guerre, aucun syndicat ne saurait les accepter sans se nier soi-même.Ils ne sont pas, disent-ils, opposés au syndicalisme; alors, qu’ils reconnaissent le syndicat où «ont groupés l’immense majorité de leurs employés, et qu’ils laissent celui-ci s’organiser comme il l’entend.Au surplus, les instituteurs savent ce qu’ils doivent à leur organisation professionnelle; sans celle-ci, ils ne seraient pas ou ils en sont; privés de celle-ci, ils risqueraient de tomber dans l’ornière d’autrefois.Croit-on qu’ils consentiraient à se détruire?Si même ils le faisaient un jour, ce serait par lassitude, par crainte des représailles, par faiblesse; ni le syndicalisme ni l’éducation n’y gagneraient.En résumé: que l’autorité n’impose pas une double injustice, et que les instituteurs reconnaissent l’autorité sans arrière-pensée.C’est le seul moyen, nous semble-t-il, de parvenir à la pacification.Les deux parties se grandiraient en le reconnaissant sans plus tergiverser.André LAURENDEAU Une fois dissipée la fumée de la fions venant des laïcs et des au-bataille, une fois les conditions | [res 2) L’opposition publique et acceptées de part et d’autres, une ; fe travail organise sont en faveur fois reçue la parole de l’Arche-i de l’Alliance et la supporteront vèque que les instituteurs au raient satisfaction s’ils réintégraient leurs classes, les payeurs de taxes et les pères de famille étaient fondés de croire que tout allait rentrer dans l’ordre.Une nouvelle fois, la paix ne s’était-elle pas conclue par l’imposition d’une taxe nouvelle et comme jusqu'au bout.Dans la lutte qu’elle a entrepri se pour saboter l’Alliance comme semblable Commission avait autrefois torpillé le Bien-être pour mieux assouvir par la suite ses mesquines vengeances, l’actuelle Commission des écoles n’a pas l’appui des contribuables, pas plus LA LUTTE CONTRE LA FAMINE AUX INDES L’lnesco Features publfe l’article suivant, du docteur Krishnalal Shridharani: “Le Gouvernement et le peuple j hindous ont entrepris une vérita ble croisade contre la misère.Le retour périodique des famines, > était, aux Indes, considéré comme > une sorte de loi naturelle.La cam- j pagne actuelle a été inaugurée en juillet dernier, par M.Nehru, pre- ' mier Ministre.“L'objectif essentiel des din géant hindous est d’accroître la production des céréales, de manière à permettre la suspension à partir de 1952, de toutes les importations.“Un directeur du Ravitaillement.muni de pouvoirs spéciaux, veillera à l'exécution des projets ministériels, en réduisant au minimum les délais administratifs.“Les résultats de cette campagne, s’ils sont satisfaisants, auront pour le monde une très grande importance.En effet, on s’est toujours référé aux Indes, pour véri fier les théories de Maithus, qui affirmait que l’augmentation de la production alimentaire demeurait toujours inférieure à l’accroissement de la population.“On sait qu'il naît, journellement, aux Indes, 11.000 enfants, ce qui fait 4,000,(»0 de bouches, en plus, à nourrir chaque année, le développement des services de santé contribue à la diminution de la mortalité infantile et prolonge la vie de la population.Les statistiques officielles prévoient qu’en 1951.les Indes compteront 351 millions d'habitants; à cette époque, chaque habitant disposera de 2.7 acres de terre cultivable.“Si, dans de telles conditions, les Indes réussissent à triompher de leur misere, leur succès imposera silence à ceux qui prétendent que la famine y est inévitable.-Toutes les ressources de la science moderne ont été mises en action pour le succès de cette entreprise; la Banque Internationale pour la Reconstruction a consenti un prêt qui permettra 1 acquisition des machines nécessaires.“En résumé, on se propose d’augmenter de 15%, jusqu’en 1951.le rendement de l’agricultu-çe.Les 4,500,000 tonnes de céréales supplémentaires ainsi recueillies, suffiront non seulement a alimenter la population actuelle, mais encore à assurer l'existence des 12,000,000.d’Hindous qui naîtront jusqu’en 1952.En cas d’insuccès, il herait nécessaire d'importer les 4,500,000 tonnes de céréales indispensables.nous, le* payeurs de taxes, sol- qUe celui des parents et des jour-dions encore la note, n’étions-nous naux.pas en droit d’espérer que Thaï gj par sa politique tracassière, monie régnerait enfin entre la par ses chicaneries puériles et son Commissions et 1 Alliance.obstination ridicule la Commission Il n’en fut rien.Par un stupide devait pousser les instituteurs à entêtement, on s’est obstiné à re i une nouvelle grève, l’opinion pu- fuser à l’Alliance sa reconnaissan ce syndicale et son droit de si gner un contrat collectif au nom des instituteurs qu’elle représente dans une proportion de 90%, peut-être davantage.La Commission a employé à l’égard de certains instituteurs, dont le seul tort avait été de dire blique lui en ferait porter toute la responsabilité.Nous savons — et nous en avertissons charitablement la Commission — qu'en cas de grève des instituteurs, la population de Montréal tout entière soutiendra son action plus vigoureusement encore que le Clergé n'a soutenu les devant les membres de leur Al- grévistes d’Asbestos, mais dans le liance toute leur pensée, des mé thodes sentant à plein nez le chantage, l'intimidation et la coer calme, lence.l’ordre et sans aucune vio- „„„ r,inC ! la Commission pousse à une dans la c tholiau proTn^ ri ! épreuve de force, elle AJ l'avoir avant même que les u H* b terribles assauts dont elle ait été provinciale aurait voulu dire à !a recours & tous les moyens de pro encore l’objet.Elle sc défend ce Commission des 21 que l’endroit le pagande possibles: missions, con-, pendant vigo ireusement.Appor-j olus logique de l'autostrade Est-férences, articles dans les jour- ! tons-lui l'aide de nos prière*, i Ouest est entre les rues Dorches- naux, etc.C’est un professeur de (I S P ) ter et Vitré, à travers le ’ Red- rain est un pas dans la bonne direction.vers le métro-autostrade proposé par la Compagnie Coopérative du Terminus de Montréal.( .) Séraphin OUIMET, ing.civil et arpenteur géomètre LETTRE D'OTTAWA Les communiqués officiels bilingues Les ministères de la défense nationale et des pêcheries se sont déjà amendés Ottawa, 27 — Vendredi dernier, nous avons porté à l’attention de nos lecteurs les progrès très considérables obtenus en ces derniè res années pour ce qui est de la part faite au français dans la publicité des divers ministères el organismes fédéraux.Nous avions dressé un tableau des communiqués bilingues et unilingues distribués à la Galerie de la presse au Parlement pendant une période de deux mois.Nous avions note que le bilinguisme était observé de façon satisfaisante quand ce n’était pas de façon parfaite dans tous des organismes fédéraux sauf au ministère de la Défense natio nale et au ministère des Pêcheries.Résultat rapide! Il nous a rarement été donné d’écrire un article qui ait amené des résultats aussi prompts et aussi complets.Dès le lendemain, le 21 janvier, nous recevions un communiqué français du ministère des Pêcheries — le premier à notre connaissance.Il est vrai que la version française nous parvenait 24 heures après la version anglaise, mais c’était tout de même un pas dans la bonne voie Ce n’était peut-être qu’une coïncidence, mais elle était assez frappante.Nous apprenions en même temps que le ministère de l’Agriculture, qui avait longtemps fait la part assez maigre au français, avait pris il y a déjà quelques mois des mesures pour remédier à cette déficience.De fait, nous avions noté depuis quelques mois qu’il nous venait régulièrement des communiqués français.Et pendant la conférence fédérale - provinciale de l’Agriculture, au milieu de décem bre, nous avions reçu une abondante et remarquable documentation française.Agriculture C’est que le ministère de l’Agri culture avait retenu, pour s’occu per de sa publicité auprès des agriculteurs et du public de langue française, les services de M.Lu cien Arsenault, qui était jusqu’à ces derniers temps attaché à la rédaction de la Terre de Chez Nous.Le rôle confié à M.Arsenault ne se réduit nas k faire simplement la traduction des communiqués anglais du ministère.Il a carte blanche pour renseigner le public de langue française et il entend adapter cette publicité à la mentalité et aux besoins de nos agriculteurs.La rédaction originale est toujours plus intéressante La plupart des autres ministères auraient tout intérêt à suivre l’ex emple de l’agriculture.L'armée Dans le cas du ministère de la défense nationale, nous avions distingué entre l’aviation, dont toute la publicité était bilingue, et l’ar niée et la marine.Aujourd’hui même.nous recevions deux communiqués français du quartier général de l’armée.Le service des relations extérieures de l’armée s’arrangeait cependant.pour nous faire savoir en même temps que notre tableau où nous avions inscrit 21 communiqués unilingues et un seul bilingue ne rendait pas justice à l’armée même s’il était matériellement exact.L’explication était assez simple.La plupart de ces communiqués avaient été traduits, mais ils avaient été transmis directement aux journaux français et non distribués à la Galerie de la Presse du Parlement.On se propose maintenant de les faire tenir à la fois aux journaux et aux correspondants parlementaires.Merine Aujourd’hui même encore, nous avons reçu deux communiqués français de la marine royale canadienne.Dans ce cas, l’inifiative marque une véritable conversion.Personne parmi les correspondants parlementaires n’a souvenance d’un communiqué français émanant du quartier général de la marine.au moins depuis la fin de la guerre.L’unilinguisme semblait être une politique bien arrêtée dans ce milieu.Au contribuable de fair* son devoir Il n’en faut pas plus pour nous amener à croire qu’un vent nouveau souffle sur la capitale fédérale.Si les journalistes peuvent obtenir aussi facilement qu’on leur assure un service français, les simples contribuables peuvent espérer que leurs demandes et leurs réclamations recevront toute l’attention qu’elles méritent s’ils s’adressent en français aux divers ministères et organismes fédéraux.Nos gens n’ont donc plus d’excuse lorsqu’ils écrivent en anglais ou utilisent des formules anglaises pour faire des rapports.Le bilinguisme est en plein nroerès dans l’administrai mn fédérale.Et ee progrès se^a d’autant nlus ranide et plus accentué que les contnbuab'es de langue française feront leur devoir.Pierre VIGEANT Citation d'actualité Faciliter une bonne oeuvre, c’est encore la faire.Mahomet “L’application de ce programme tient compte du climat des Indes et de la nature du sol.Pour les récoltes, il est deux saisons principales: le Kharif qui va de mal à octobre et au cours duquel on récolte le riz, le maïs, le millet, le coton, le sucre de canne, le tabac; et le Rabi, d’octobre à avril durant lequel on récolte le blé, lé senevé."Sur une moyenne de 132.840 000.hectares cultivables, 98Ai5j.000 sont travaillés annuellement; 21% seulement de .es terres sont irriguées.Quant à la fameuse jungle hindoue, elle couvre 33,210,000 hectares.“La guerre à la famine est conduite sur trois fronts: celui da l’administration, celui de la science et celui de la propagande.“Sur le plan administratif 1* projet prévoit un système d’échanges entre les régions qui jouissent d’une surproduction et celles qui ne parviennent pas à couvrir leurs propres besoins.“Sur le terrain de la propagande, le gouvernement a lancé deux slogans "cultiver le plus possible,” “ne pas gaspiller,” qui revêtiront une grande importance dans un pays où le jeûne périodique est presque une tradition.De légères modifications seront introduites dans l’alimentation du peuple hindou.Des produits tels que les bananes et les pommes de terre douces compléteront le riz et le blé, qui sont les actuels aliments de base.Des primes d’encouragement seront offertes aux cultivateurs afin de les encourager k produire toujours davantage, tandis que les subventions du gouvernement leur permettront d’acquérir du bétail, ainsi que les engrais et les outils nécessaires.“Le devoir le plus important incombe aux hommes de science: U consiste à augmenter le rendement du sol afin d’en obtenir dps récoltes maxima.Aujourd’hui, 1,540,-000 hectares de terre, environ, produisent la canne à sucre et la superproduction est telle que les raffineries sont pleines de stocks inemployés.De ces terres, 133,650 hectares seront destinés à la cul-tude des céréales et les statistiques prévoient qu’elles pourront produire, de 1950 à 1952, les 230,000 tonnes supplémentaires.“Le défrichement de 1,620,000 hectares de terres abandonnées et la mise èn valeur de 927,000 hectares de terres incultes, produiront une récolte de 350,000 tonnes de céréales.“Un plan triennal prévoit le forage de 4,000 puits artésiens.L’exécution de ce plan, commencée en juillet dernier, permettra l’irrigation de 527,000 hectares de terres, qui produisent annuellement 260,- 000 tonnes de céréales.Cette mesure est indépendante de tant d’autres entreprises à longue échéance, comme le “Domodar Walley Authority,” conçu sur le modèle de la “Tennessee Valley Authority”.aux Etats-Unis.“L’objectif essentiel de cette campagne est le développement des cultures existantes.On s’efforcera de les réunir dans les régions les plus fertiles de chaque province; on les irriguera au moyen de réservoirs et de barrages; on aidera les cultivateurs en vue de l’acquisition des semences et des engrais.“Le gaspillage dès engrais sera réduit au maximum.Les Indes possèdent, en effet, plus de bétail que n’importe quel autre pays, mais ses précieuses réserves d’engrais de ferme sont presque toujours utilisées comme combustible.“Les Indes sont également le plus grand producteur mondial de ; semences oléagineuses: selon le nouveau projet, les résidus de pressurage ne serviront plus à la | nourriture du bétail, mais ils se-! ront utilisés comme engrais.L’irt- 1 tensification des cultures déjà existantes donnera, d'ici un an, trois millions de tonnes de récolte supplémentaires.“Dans la théorie ce projet est parfait.Il tient compte, non seulement de la population actuelle des Indes, mais encore de la future augmentation des récoltes dans les prochains 28 mois.Il convient, maintenant, d’obtenir des résultats concrets.“Les dispositions prises font bien augmer de l’avenir.Le gouvernement hindou et lord Boyd-Orr, expert indiscuté, ont une grande confiance dans le succès de cette entreprise.” (Ossermtore Romano — Edition h.fr.— 6-1-50) L’ACTUALITE Les taudis de Ville-Marie Le “bon” vieu.r temps n'était pas aussi bon eu certains domaines que des optimistes le font croire.Ainsi, au sein du bourg de Ville-Marie.il existait des taudis aussi vilains que l'on peut en découvrir dans le Montréal de M.Camillien Hovde.Le “Bulletin des recherche.-.historiques” en apporte le té-moiinage.à propos du sieur Antoine Lamothe-Cadillac, fondateur de Détroit, et Montréalais d'occasion.Sa femme, “Dame Thérize Guyon”, en attendant les retours occas.onnels de son nutri, occupé à sec lointaines pérégrinations, occupait un galetas, rue No’re-Da-me, à proximité de ia rue Saint-Laurent.M.Victor Morin cite la description de ce réduit, en empruntant le texte au bail de Madame Lamothe.à la date du 25 septembre 1694.Le document est libellé en vieux français, et nous vous dispenserons de sa lecture laborieuse.M.Morin le résume ensuite en langage 1950.et nous ne priverons pas le lecteur de son commentaire: “On peut se représenter, par cette description, l'installation rudimentaire des premiers habitants de Ville Marie en songeant que leur habitation se composait d'une seule “chambre à feu”, c’est-à-dire ayant un âtre comme moyen de chauffage, avec “cave” au-dessous pour y conserver les provisions et “grenier” au-dessus pour y emmagasiner la récolte de grain, plus un “fournil” pour y cuire le pain au four, et droit “de prendre de l’eau au puits qui est dans la cour".Aucune mention de latrines ni d’étable, car il faut attendre au 1er février 1706 pour que le Conseil supérieur ordonne la construction de latrines et privées à Québec “afin d’éviter l’infection et la puanteur que ces ordures apportent lorsqu’elles se font dans les rues”, et nu 22 juin de la même année pour que l’intendant Raudot défende aux habitants de Montréal: “de garder dans leurs maisons aucuns cochons, à peine de trois livres d'a- mende pour chaque cochon qui serait trouvé chez eux et de confiscation desdits cochons”! Madame Lamothe-Cadillac avait pourtant l'usage d'un frigidaire à la mode 1694, puisque le bail mentionne: “la jouissance de la moityé de la glacière qui est dans led jardin a moityé de frais «t despenccs des glaces qui ly faudra mettre au printemps procliain”.Maigri ses absences frequentes, Lamothe-Cadillac donna treize enfants à sa femme.Est-ce dans la "chambre à leu” et le grenier de la rue Notre-Dame qu’ils logeaient tous?Mats par contre, s’ils n’étaient pas bien logés, les habitants de Ville-Marie pouvaient se reprendre sur la qualité de l'air.Notre cille n’ouait pas besoin alors de se préoccuper d’un réplement dé1 la fumée, et les habitants n’étaient pas contraints de s'entasser dans nos trarmuavs pendant une heurt ou deux chaque jour pour se rendre à leur travail.L.K. MONDE FEMININ LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 27 JANVIER 1950 CINQ Cnckantéi du Canada peu/ïlnseigner et deâ Canadienâ L'ambassadeur des Etats-Unis et sa femme parcourent tout le pays — Mme Steinhardt est polyglotte et sa fille, amateur de photographie Ottawa, 26 (C.P.).— Apprendre LES CANADIENS une langue étrangère, même une SYMPATHIQUES seule, peut sembler un très dur travail pour plusieurs, mais Mme Laurence Steinhardt trouve que c'est un jeu d’enfant.La femme de l’ambassadeur des Etats-Unis au Canada en possède sept ou huit, y compris le russe, l’espagnol, le français, l’italien et l’allemand.“Je suppose que vous allez classer mon étude des langues parmi les passe-temps”, dit-elle dans une entrevue, ajoutant qu’elle a trouvé le meilleur moyen de se familiariser avec un nouvel idiome, c’est de l'apprendre dans le pays où il est parlé.Elle en parle avec connaissance de cause.Au cours des dernières quinze années, Mme Steinhardt a accompagné son mari à ses divers postes dans pas moins de six pays différents: la Suisse, le Pérou, la Russie, la Turquie.la Tchécoslovaquie et finalement le Canada où ils sont arrivés il y a un peu plus d'un an.Le boudoir richement décoré de la maison où le représentant des Etats-Unis a élu domicile démontre avec évidence les voyages du couple américain.Des bibelots chinois et autres bric-à-brac venant des quatre coins du monde voisinent avec les photographies de l’ancien président Roosevelt, du président Truman et de l’ancien premier ministre du Canada, Mackenzie King.Mais le petit chien “Gerry" a Î>artagé la vie nomade de la famil-e.Ce dachshund de sept ans a été acquis par les Steinhardt quand lis étaient en Turquie.Mme Steinhardt trouve que vivre au Canada ressemble beaucoup à ce qu’est la vie dans son pays.Elle a déclaré que les Canadiens sont “très sympathiques” et remarque que ’e monde irait beaucoup mieux si chacun prenait exemple sur les relations qui existent entre le Canada et les Etats-Unis.Jolie, avec des yeux noirs et un sourire facile, la femme de l’envoyé américain a probablement vu davantage du pays que bon nombre de Canadiens.L’été dernier, en automobile, la famille s’est dirigée vers l’ouest jusqi en Alaska et au Yukon.Ils sont arr vés à Calgary juste en temps pour voir le fameux “Stampede” que Mme Steinhardt a trouvé “des plus excitants”, particulièrement tous les genres de courses organisées par les Indiens dans leurs rutilants costumes.L’ambassadeur et sa femme reconnaissent que Jasper est l’un des plus beaux coins qu'ils connaissent.Les beautés naturelles de la campagne environnante ont un attrait spécial pour eux.Ils ont plusieurs pohtographies de leur voyage, quelques unes qui ont été prises par leur fille Ducie Ann qui est non seulement amateur de photographie mais qui partage le goût des langues avec sa mère.Pour l’été prochain, les Steinhardt projettent une tournée dans l’est du Canada.Probablement aussitôt que la température sera fa vorable ils se dirigeront vers les Provinces Maritimes et peut-être iront-ils aussi loin que Terre-Neuve.A la J.I.C.F.Le sens des autres Joseph Folliet l’explique ainsi: “Chacun pour soi et Dieu pour tous”, c’est la devise éternelle des égoïstes.Il semble, continue-t-il, que certains chrétiens l'aient perfectionnée: “Chacun pour soi et Dieu pour moi”, diraient-ils, s’ils osaient formuler leur pensée profonde.Ni ceux-là ni ceux-ci n ont le sens des autres.Mais à quoi sert d'être chrétien si Ton ne porte pas constamment, dans sa p°n-sé?.dans son coeur et dans ses gestes, autrui, ce prochain que nous devons aimer comme nous-mêmes.selon le commandement oui résume la plénitude de la loi?” “Et pourtant, le sens des autres, c’est non pas une vertu, mais un comoosé de mille vertus, humbles ou brillantes.Le sens des autres, c'est la politesse, qui sait écouter et se présenter sous les aspects les plus aimables; c’est la compréhension qui fait qu’on se met à la place d’autrui, qu’on entre dans sa peau, comme disent les sens de théâtre; c’est la serviabilité par laquelle on défère aux besoins et aux désirs du prochain avant même qu’il les ait exprimés: c’est la libéralité qui paie ses dettes avec le sourire et ne chicane pas sur les détails; c'est la générosité, toujours prompte à donner et à se donner; c’est la douceur mille fois plus conquérante que la force; c’est la gentillesse, cette aimable disposition qui consiste à faire laisir à tous; c’est la bonté, por-e à l'indulgence et au pardon; c’est, enfin, le sens social qui mesure les effets de nos actes sur les communautés et les institutions”.“Le sens des autres, en fin de compte, c’est l’aspect humain de cette charité par laquelle nous aimons Dieu par-dessus tout et notre prochain comme nous-mêmes”.Pourquoi ce thème?Une semaine nationale sur "le sens des autres” est le complément tout indiqué du travail poursuivi depuis deux ans.L’enquête sociale menée par le mouvement DOLCIN SOULAGE LES DOULEURS DU Tan dernier a fait voir “Le rôle de la femme dans la famille”.Nous nous arrêtons plus particulièrement cette année à étudier son rôle dans la vie sociale.Or, se préoccuper de bien comprendre le rôle que Ton est appelé à jouer dans la société, s'appliquer à développer en soi les qualités qyi permettront de le réaliser d’une manière excellente, n’est-ce pas tout simplement travailler à acquérir le “sens des autres”?G DE L’ARTHRITE Voici un menage important pour tous ceux qui oouffrent d arthrite et de rhumatisme.Dea milliers de victimes de ces maladies affirment que grâce à DOLCIN, ils ont pu reprendre leur occupation normale et retrouver la joie de vivre.Rendea-vous c.hex votre pharmacien aujourd’hui et pro-our«’z-vou* DOLCIN qui est un produit habilement composé afin d'apporter un prompt soulagement aux douleurs duos à l’arthrite, au rhumatisme, à la sciatique H à la névrite*.Profite! de l’expérience de milliers de personnes.Seuls comptent lee résultat*.Que votre rhumatisme soit peu ou très douloureux, ne ntardex pas ! 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que ça sentait bon!.La maison en était toute parfumée.Quand les enfants rentrèrent de l’école, vers quatre heures et demie, ils avaient si faim que Jean, Tainé, ne put résister.Il souleva le couvercle et tendit vers la marmite un nez gourmand.Jean n’a pas pensé à ce qui allait infailliblement lui arriver.La vapeur, maintenue par le lourd couvercle s’envole comme un nuage brûlant, et l’ébouillanta, en pleine figure, d’une façon si douloureuse qu'il poussa un cri et lâcha le couvercle.Sa petite soeur accourut, juste à temps pour le recevoir sur les pieds et voilà comment deux enfants peuvent être blessés en meme temps.Mais direz-vous, où est, dans cette histoire, la faute de la maman, de la ménagère?Faute est un grand mot, un mot qui va bien loin.Les accidents sont trop pénibles pour qu’on en rejette la responsabilité sur Tun ou sur l’autre.niais on peut toujours (la ligue de Sécurité du Québec s’y emploie à Tannée longue) mettre les mères de famille en garde contre la possibilité de pareils accidents.Apprenez, mères de famille, à vos enfants qu'il est dangereux de soulever sans précautions le couvercle des chaudrons contenant un liquide en ébullition.S’ils doivent le faire, apprenez-leur la manière de le faire sans danger, c’est-à-dire en soulevant le couvercle de façon à ce que l’inévitable jet de vapeur soit dirigé vers l'arrière du poêle et jamais en avant où on se trouve.Autant que possible, ne laissez pas les enfants rôder autour du poêle et éloignez-Ies de la cuisine quand vous faites cuire à grande friture, il n’est rien de plus dangereux.Une goutte d'huile ou de graisse bouillante brûle gravement et figurez vous ce qui arrive quand il s’agit du contenu de tout un récipient.Même s’ils ont très faim, dites-leur d’attendre que la soupe, la viande, les légumes, et tout particulièrement ceux qu'on cuit au four, aient perdu un peu de leur chaleur.S’il s'agit de petits enfants, éloi-gnez-les complètement de la cuisine pendant que vous y prépare~ les repas.S’ils sont plus grands, montrez-leur comment faire, pour qu’ils puissent approcher du poêle sans risquer leur vie La Ligue de Sécurité du Québec vous met en garde contre les accidents.Rappelez-vous que ceux qui arrivent au foyer sont plus nombreux que ceux de la route et de l’usine.Le foyer est l’endroit où on vit et ou on doit être heureux.Vous ne prendrez jamais trop de précautions pour que l’accident s’en éloigne.Poentei d klex A une valseuse Pendant que vous valsez, belle, gaie et légère Dans les bras du premier venu Et que vous acceptez l’étreinte passagère D'un étranger, d’un inconnu, Vous, la femme si bonne et la vierge si pure Ignorant tout du sombre mal.Vous subissez, molle et douce, la souillure Des désirs qu’avive le bal.Et sans en rien savoir, livrée à la cadence, Vous ne sentez pas que des bras Vous possèdent bien plus que n’exige la danse; Vous valsez et ne pensez pas.Mais moi qui vous adore et tremble de le dire, Qui vous aime comme de loin, Qui connais la vertu de votre cher sourire, Hélas! moi qui ne danse point.Je ne mérite pas cette faveur insigne De presser vos petits doigts blancs.Et je n’at pas le droit, mot l'ami trop indigne, Qu’a le dernier de vos galants., Valsez, charmante fée aux jolis pieds agiles.Qu’on se repasse tour à tour Comme ces fins bijoux délicats et fragiles Qu’on admire et qu’on aime.un jour ! Albert LOZEAÜ Carnet CLINIQUE PARENTS mondain de !’Ecole des DU QUEBEC Ne boudez pas les Légumes en conserves Les légumes en conserves à ce • temps ci de Tannée remplacent avantageusement 1 e s legumes frais.Les ménagères qui n’ont pu préparer elles mêmes leurs conserves doivent avoir recours aux produits du Commerce.Il est important d’acheter les légumes en conserves par catégorie Vous savez qu’il y a la qualité de luxe (fancy), la qualité de choix ( choice), la qualité régulière (standard) et la qualité sous régulière (sub-standard).Et la grosseur des boites?Eh! bien U y a les dix onces, les vingt, les vingt-huit et les cent vingt onces liquides.Des grosseurs spéciales sont permises pour les asperges et le blé d’Inde à grains entiers.Cet hiver contrairement aux années antérieures le blé d’Inde à grains entiers et en crème est en abondance sur le marché; c’est un légume qui se prête à un très grand nombre de mets-combinaisons, croquettes, escalopes, beignets, pains de viande, de poisson, etc.Les économistes ménagères de la Section des Consommateurs du Ministère Fédéral de l’Agriculture vous suggèrent des recettes que vous trouverez excellentes.SOUFFLE AU BLE D’INDE 2 jaunes d’oeufs 1 tasse de lait 2 tasses de blé d’Inde (crème) 1 c.à thé de sel V* de c.à thé de poivre 1 tasse de jambon passé au ha- choir 2 blancs d’oeufs Battre les jaunes d’oeufs, ajouter le lait, le blé d’inde, le sel et le poivre.Bien battre, ajouter le jambon et y incorporer les blancs d’oeuls battus en neige ferme.Verser dans une casserole beurrée, placer la casserole dans un plat d’eau chaude et pocher dans un four modéré, SSOT., durant 40 minutes.Quantité: six portions.BLE D’INDE A LA CREOLE 2 c.à table d’oignon émincé 2 c.à table de piment vert émincé (à volonté) 2 c.à table de beurre 1 boîte de blé d’Inde en conserve (grains entiers) 1 boite de soupe aux tomates en conserve (crème) Soupçon de poivre 6 tranches de bacon Sauter l’oignon et le piment vert dans le beurre jusqu'à ce que le tout soit tendre.Combiner le blé d’Inde et la soupe aux tomates et le poivre.Verser dans un plat peu profond, y déposer les tranches de bacon sur le dessus.Cuire à four modéré, 350“F., durant 30 minutes.Quantité: six portions.BKLOIQUI-CANADA L'Association Belgique - Canada recevra jeudi, le 2 février, à 5 h.30, au Cercle universitaire, en l'honneur de Son Excellence M.Victor Doré, ambassadeur du Canada en Belgique et de Mme Doré.A LA S.I.C.F.Au thé-causerie qu’offre la Jeunesse indépendante catholique féminine, à Tissue de la semaine nationale de propagande, dimanche proenain, de trois à six heures, dans les salons de la centrale Saint-Edouard, le thé et les glaces seront servis par Mlles R.Bédard.A.Mignault, R.Buteau, J.Couillard, C.Blain, L.Favreau, T.Provost, F.Provost, A.Provost, M.Dallaire, P.Joubert, G.i Garand, A.Guimond, I.Lemay, T.Fortin, P.Fortin, T.Mayer, D.Saint-Pierre, M.Gauthier, M.Grenier, G.Gagné, H.Campeau, S.Martel, L.Brunet, L.Poulin.H.Trudel, C.Martineau, J.Croteau, J.Chabot, L.Busseau, G.Généreux, J.Nadon, E.Pépin, Y.Pothier, P.Raymond, A.Morin, M.-B.Riendeau, R.Jeôlier, C.Martin, M.-P.Hamel, C.Gauthier, R.Déom, G.Leblanc, F.Saint-Pierre, M.Davignon, M.Audet, S.Perreault, J.Vaillancourt, L.Archambault et C.Dubé.DEPLACEMINTS M.et Mme C.H.Gordon, leur fils, M.C.A.Gordon, M.M.Sutherland, M.C.Van der Linden, tous de Montréal, font un séjour aux Bermudes.CENTRE DE COUTURE La partie de cartes annuelle organisée par le Centre de Couture ^aura lieu jeudi, le 2 février, à 2 h.30, dans les salons de la Fédération nationale SainUIean-Bap-tiste, rue Sherbrooke est, sous la présidence d’honneur de Mme Alfred Thibaudeau, de Mme Albert Dupuis, de Mmes Michaud et Bernard, présidentes du comité.DELTA-OMEGA Le bal conjoint des disciples de Mercure et du club Delta-Oméga aura lieu samedi le 4 février, dans les salons de l’hôtel Mont-Royal, sous la présidence d’honneur 'de Thon.Orner Côté, secrétaire de la province, et de Mme Côté.Parmi pour nd d* Doit-on révéler à un enfant qu'il a été adopté ?Problème.— Voici mon problème : Nous aeons un enfant adoptif d# trois ans et demi, d qui nous voulons donner une petite soeur.Sommes-nous obligés, d cette occasion, de lui révéler ses origines ou si nous pouvons attendre un peu plus tard pour lui faire ces révélations ?L'enfant est tris intelligent mais n’a cependant jamais questionné à ce sujet.i MAMAN DE MONTREAL Réponse.— Chère maman.Nous comprenons très bien votre inquiétude en songeant aux réactions de votre enfant adoptif de trois ans à la venue d une petite soeur.Voici ce que nous pensons du problèzae.Si l’enfant pose des questions au moment de l’arrivée de la petite fille, il sera bon que vous lui expliquiez certaines choses.Vous pourrez lui dire alors que certaines mamans ne peuvent pas avoir soin de leur enfant, alors elles les donnent à d’autres mamans qui aiment beaucoup les enfants et qui sont comme leur vraie maman.L’enfant acceptera facilement cette explication, surtout s’il a été heureux et s’il s’est toujours senti complètement accepté par ses parents adoptifs.Cependant, si l’enfant ne pose aucune question à ce moment-là, nous croyons qu’il serait préférable d’attendre jusque vers l’âge de huit ou neuf ans.Vous pourrez alors lui présenter le problème de la mémo façon, afin d’empêcher Tenfant de soupçonner qu’une maman adoptive aime moins ses enfants qu’une maman réelle.11 est difficile pour nous de déterminer un âge précis révéler à un enfant son adoption antérieure.Le moment dépend Tenfant et des circonstances extérieures.Nous pouvons même dirt que le problème est différent pour chaque cas en particulier.Cependant, nous croyons qu’il est plus important de savoir comment presenter le problème que de connaitre le moment précis où il faut l’expliquer à Tenfant.Si la mère annonce cette nouvelle à son enfant avec un ton de mystère et d’angoisse, 11 aura l’impression qu’on lui reproche un* faute, que cette nouvelle change sa vie, qu’on ne lui dit pas tout.Il sera alors enclin à prêter à cet événement un caractère morbide qu’il n’a pas en soi, et pourra s’imaginer des faits qui n’existent pas, oui lui apparaîtraient plus dramatiques et plus troublants que la réalité elle-même.C’est, au conUaire, avec une attitude très calme et tout à fait maternelle qu’il faut aborder le problème avec Tenfant en prenant bien soin de ne pas présenter l’abandon de la mère comme un rejet.Cette attitude provoquerait chez 1 enfant un sentiment de grande insécurité : puisque sa première maman Ta abandonné et rejeté, celle-ci et tous les adultes pourraient agir de la même façon avec lui.Il faut surtout appuyer sur le fait que c’est parce que vous aimez beaucoup les petits enfants que vous êtes allée le chercher et que vous Taimez autant que sa première maman qui Ta porté dans son coeur.Avec une telle attitude, Madame, nous ne croyons pas que vous rencontriez des difficultés dans l’éducation de votre fils adoptif.Cependant, il ne faudrait pas tomber dans un optimisme absolu en songeant aux possibilités d adaptation et l’équilibre émotif d’un enfant illégitime.Même si vous adoptez Tattitude idéale vis-à-vis votre enfant adoptif, vous ne pourrez jamais l’empêcher de penser et de souffrir; jamais vous ne pourrez transformer la faute de ses parents en une vertu.Quand Tenfant est jeune, il y a bien des aspects du problème qui lui sont inconnus et au sujet desquels il ne pense aucunement de questionner.Cependant, un moment viendra où il devrs f ire face à la réalité, et celle-ci, croyez nous, n’est pas encourageante BLE D’INDE EN MARMITE r' Feuilleton du “Devoir' L Les deux amours de Jocelyne par Jeanne MOREÀU-JOUSSEAUD |f 14 (Suite) PENSIONNAT DE LACHINE En prévision des fêtes prochaines du centenaire de la communauté des Soeurs de Sainte-Anne, les anciennes élèves du pensionnat de Lachlne sont priées de faire parvenir leurs noms et adresses à la présidente de l’Amicale.Mlle Rita Hémond, 31, avenue Nelson, Outremont, DO.8836.Vous qui souffrez d'hémorroïdes Voici, dtni 1« Québec même, le nouveau TRAITEMENT PïXTONB contre nemor-roidei Liquide que Ion abaorbe par vole buccale, c’eat la réponae de la eclence médicale moderne à refflictlon des hémorroïdee.Composé de de beumea et d’extrait* de plantes apéclaui, U va directement à la cause Interne de* hémorroïdee, eupprlmant le mal.PYLTONE a fait ses preuves en d'autre* province*, dans des milliers et dee milliers de cas des plus tenaces.Nous vous garantissons que vous obttanclrrz.dVs la première bouteille de PYLTONE.les results!» prevus, sans quoi le prl* d'achat vous sera Immédiatement remboursé.Le supplice des hémorroïdes est mslntenant chose du paseé.*17» eh« votre phsrmsclen Son grossiste l'a en rnsgeeln, ou bien U vous sera espédté par poste, sur reçu de SI 75.par PM.TÔNE CO, Vancouver, C.B — En vous voyant au lycée à cette heure matinale, j’ai pressenti qu’un terrible malheur venait de me frapper.Et ce malheur, que pouvait-il menacer, si ce n’est la vie de l’être que j’aimais le plus au monde: mon père?En apprenant qu’il avait été blessé dans un accident d’automobile, j’ai compris, dit Jocelyne d'une voix enrouée par les larmes contenues, j’ai compris qu’il netait plus.Oh! Madame, ma douleur fut si aiguë que mon coeur se brisa.11 s'arrêta de battre — du moins je Tai cru — et je suis tombée sans connaissance.Quand je revins à moi.dans cette chambre que je ne connaissais point, votre cher visage penché sur moi me rasséréna.Je m’abandonnai à vos soins comme un corps sans âme.et déplorai amèrement que mon extrême faiblesse m’empêchât de rendre les derniers devoirs à mon pauvre père.Hier, lorsque vous m’avez quittée dans Taprès-midi, j’ai essayé de me lever, mais en vain, mes forces m’ont trahie.C’est avec une peine inouïe que je pus regagner mon lit.J’aurais tant voulu le revoir une dernière fois!.Et ma trop grande douleur m’a anéantie.Oh!., combien je la maudis cette faiblesse qui m’a privée si cruellement de cette ultime consolation.Tandis qu’un grand nombre d’indifférents suivaient le convoi de mon malheureux père, moi, sa fille, je demeurais dans ce lit douillet à me faire choyer.— Ne parles pas ainsi! protesta Mme Monval, tu me fends le coeur, ma pauvre chérie, Sois tranquille et ne te reproche rien.Chacun de nous sait combien tu aimais ton père et lui-même préféra se priver te de voir à ses derniers instants afin de t’épargner du chagrin.Une flamme rose envahit le visage de Jocelyne.— Cher père! murmura-t-elle.Lui aussi m’aimait tant! Oh! combien la destinée est cruelle.Nous avoir ravis Tun à l’autre.M.Monval a dû assister à sa fin, n’est-ce pas, Madame?Je vous serais reconnaissante de bien vouloir me faire connaitre ce qui s’est passé.— Je te le promets, mon enfant.Mais pas ce soir, il est tard, tu ne dois pas t’agiter Tu passerais une mauvaise nuit et ne pourrais te lever demain.Songe que ton nère lui-même — s’il était là — te parlerait ainsi.Tu sais combien il s'inquiétait de t* santé.y« 3 2 3 2 H tasse d’oignon émincé c.à table de beurre c.à table de farine tasses de pommes de terre coupées en cubes tasses de blé d’Inde en conserves tasses de liquide (eau de cuisson des pommes de terre) c.à thé de sel de c.à thé de poivre Persil haché — Eh bien! alors, dès demain, voulez-vous?— Entendu!.— Permettez-moi encore de vous interroger pendant quelques instants.— Parle! — Une chose me tourmente fort et assiège mon cerveau jour et nuit.Je me demande si je devrai retourner habiter seule la villa où nous logions, papa et moi?Il me semble que, s’il me fallait y demeurer, je mourrais de douleur en voyant cette place vide à mes côtés, ses vêtements devenus inutiles suspendus dans Tarmoire, son chapeau et sa canne sur les patères de l’antichambre.Je croirais toujours entendre le klaxon de sa voiture dans la cour ou son pas résonner sur le carrelage du vestibule.La nuit, avant de m’endormir, je le verrais, tout souriant, se pencher sur mon visage pour me baiser au front et me border lorsque j’étais toute petite.Ou je l'entendrai gourmander Baptistin, notre vieux domestique, siffler \ Rita, sa belle chienne de chasse.Au fait, que sont-ils devenus, | Baptistin et Rita?.— Baptistin est entré à notre < service et Rita fait bon ménage avec Dick et Black, nos deux coc ; kers.Depuis son arrivée ici elle a j senti ta présence et il a fallu Ten- ! fermer pour Tempêchei d’entrer dans ta chambre.Mais sois tranquille, Jocelyne,! tu ne retourneras dans ta villa que lorsque tu seras tout à fait inva- ; lide et assez forte pour y aller j chercher les souvenirs qui te sont chers.Tu n’ignores point que ton père était Tun de nos plus précieux collaborateurs?De ce fait, notre devoir est de rendre aussi douce que po«iib!e l’exiïtenee de sa fille chérie.D'un commun accord avec mon fils, nous avons projeté de te garder à notre foyer.Tu voudras bien m’accepter comme grand-mère, ma petite?Je t’aime tendrement, je t’assure!.Jocelyne leva sur Mme Monval ses grands yeux bruns où passa une lueur de reconnaissance: — Comme vous êtes bonne, chère Madame, et combien je serais heureuse de vivre auprès de voua Puis se rembrunissant soudain: — Mais je serai confuse d’être i pour vous une charge.— Ne crois pas cela.Nous avions, mon fils et moi, résolu de te garder en te croyant pauvre Or, il n’en est pai* ainsi: ton père t'a dotée magnifiquement.(A suivre) Cuire les oignons dans le beurre jusqu’à ce qu’ils soient d’un brun doré.Incorporer la farine.Ajouter les pommes de terre, le blé d’Inde, le lait et Teau de cuisson des pommes de terre.Assaisonner.Cuire de 3 à 5 minutes.Saupoudrer de persil haché avant de servir.Quantité: six portions.pour lui.Ne croyez pas, et déco rqu Hc le maire de Montréal et Mme Hou de, le président de la Corporation des ingénieurs du Québec et Mme Frigon, le directeur de l'école Polytechnique et Mme Brouillet, le directeur de Técole des Hautes études commerciales et Mme Minville, le président de l’Association des comptables agréés et Mme Archambault, ainsi que MM.Henri Gaude-froy, Austin Wright, Ernest Lavi-gne, Pierre Ste-Marie.Le programme de construction des bâtiments scalaires Londres.— “L’Angleterre construit aujourd’hui un plus grand nombre d'écoles que jamais autrefois; malgré cela, les dépenses sont réduites conformément aux mesures d’économies décidées par le Gouvernement”, a déclaré hier M.George Tomlinson, ministre de l’Education nationale, lorsqu’il a inauguré quatre nouvelles écoles.“A la fin du mois d'octobre, a-t-il dit, la dépense totale pour les as, toStefois, que par ces paroles nous voulons vous décourager et décourager tous les parents qui songent à adopter un enfant.Il est certain que la vie d’un de ces petits dans une institution ne le prépare sûrement pas mieux à assimiler la réalité.L'amour que vous lui avez gratuitement donné depuis son arrivée dans votre foyer est une planche de salut à laquelle il pourra s'accrocher dans les m ments difficiles et qui l’aideront grandement à édifier en lui un équilibre plus ou moins stable.Le problème de Tenfance illégitime est très complexe, et nous croyons qu’actuellement le moyen le plus humain à notre disposition pour le circonscrire est l’adoption de ces enfants dans des foyers sains et normaux.Docteur et modome REMY Tout*» communication* à e# courrier doivent être adressée* comme suit : Clinique de TEcole des Parents, 434 est, rue Notre-Dame, Montréal.L'Ecole de» Parent* du Québac a son siège social à Montréal, possède une charte provinciale et *00 nom est légalement enregistré.nouvelles écoles construites s'élevait à 50 millions de livres sterling; à la même date, une dépense de 48 million» était prévue pour les bâtiments scolaires en cours de construction.Du 1er juin au 30 septembre, 300 nouvelles écoles par jour étaient inaugurées; ce rythme de la comtruction, loin de ralentir, s’iccélère au contraire.” On réduira le coût sans rien sacrifier de la norme.Grâce à un plan judicieusement conçu, l’espace de “circulation,” c’e*t à-dire les couloirs, dans les écoles secondaires, peut être réduit à un cinquième de la superficie du bâtiment, au lieu d’un tiers.Les étudiantes sont en bonne santé Toronto, 23 (C.P.) — Les femmes, le sexe faible?Pas d’après l'examen médical des étudiants de l’Université de Toronto.En effet, le rapport du Dr Sidney Smith, président de TUniver-sité, rapport portant sur Vannée finissant en juin dernier, démontre que sur 6,105 étudiants examinés, 3.2% des hommes ont une santé déficiente quand on n’en trouve que 0 7 chez les femmes Le rapport a été rendu publie hier soir.Voyez ce qui est arrivé, en 1949, à des familles comme celles-ci! (UN RAPPORT DES COMPAGNIES D’ASSURANCE-VIE AU CANADA) .y ICI, LE JEUNE BKRTHIAUME et sa soeur! Ils ont terminé Tan dernier des émdes que Tassurance-vie leur avail ren-dues possibles.I/es fonds de Tasiurance-vie ont apporté du bonheur à des milliers d'autres Canadien» en leur permettant de prendre leur retraite, de voyager, de purger des hypothèque» ou de se lancer en affaires.l’on dvrnlvr, lu» cornpognivl d'otiurancs-via au Canada ont vsrté plu» d» $12» million* 6 dsi asiurts vivant»! DES CENTAINES DE FAMILLES, comme le» Couture, par exemple, ont été plongée» dans le deuil Tan dernier.La perte d’un père e»t toujours une cruelle épreuve, mais rette famille a toutefois eu aise* d’argent pour maintenir le foyer, défrayer le coût de la vie et laisser lea enfants à Técole - grâce à Tassurance-vie.l'an dsrnisr, las «ompagnia» d'ossvranca-via ou Canada ont varié plus d* $80 milliens an règlamant da réclamations au décéll LES RENAULT SONT UN EXEM.RLE de» gens qui ont acheté de nouvelles polices d’assurance-vie Tan dernier.lia ont découvert une plu» grande tranquil.lité d’esprit, car lia ont maintenant une plus grande protection financière et ill peuvent compter sur un revenu de retraite.La montant da nauvalla assuronca-vla ochaléa an 1*4* a attaint la chiffra sans précédant da $1,600 millions.Plus da 3 familial canodisn-nas sur 4 possédant molnlanant da l’onu-ronca-vla dont la total raprésaela wno volaur da $l*v» milliordsl L'Asturanco-vio a sorvi tout le monde do et* manlérts importantosl Û ILL! CONS7RUIT POU* It PHOOghl l'ondarnlar, Ui compagn’iM d'a$$uranc«-vi* ont placé plut da $200 million* pour I* compté do Itur» dotontourt d« policts.Rétultat; do» écolo», do» routo», dot pont», dot uclno» ot boaucoup d'autrot pro|ott ont été complété» .contribuant au progrèt «4 créant dot omploit.Illl AIDI III OINS À ACHKTER DH MAIIONtt loi eompoeniot d'anuranct-vit ont placé plu* ttourt million» do dollar» tout forma do prêt* hypothécalro» à cous qui ont ochoté dot maiiont nouvo» l'on dornior.It c ost aintl quo, d'un océon à l'outro, do» milllén do fomülot «ont mointonanl bourouiotd oecupor dot maison» dont oltoiavolont I» plu» pressant besoin.lui AIDI à COMIATTM IA MAIAOIII Las campagnias d'cniuranea-vla ont da nouvaau contribué das tends pour assister le rechercha médl-cala.l'an dernier.Illes aidant «Inst la science 6 combattre la cancer, la tubtrculosa las mêla-dies da caaur al la polio Catto recherche a peur effet d'améliorer la santé at da prolonger la vio de tous le» Canadien» TOUT BON CITOYEN POSSEDE DE L’ASSURANCE-VIE Un homm* qui r*nd lervic* à *•* conciteyani Tou» le» bienfaits Je Tassurance-vie repn- services, plus d'un million de famille» sent sur le travail du représentant de canadienne» ont pu faire adapter Tasau-compa/mie d'assurance-vie.Grâc* à se* ranre-vie à leur» beaolna particuliers.-I3 SIX LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 27 JANVIER 1950 ?CAD IC VENDREDI, 27 JANVIER SOIREE «.oo r.M.CBF-Yvaa l'IotrèpUM CKAC-Le» debrouiliards.« w.ifcusoanetî^* C.'ALi-Nouveilea CTCF-SUr Club.CHU>-Nc>uï«lle» 6.15 P.M.tKAC-Dlt«»-mol CBï’-aad.o-journal.HM-Radlo-Journal CJAD-BaUroom CHLP-Au Carrefour.6.30 P.M.CBF-Rev de l’actualité CBM-Commcntalrea CitAC-Sporr» CKVL-NouveUaa.CFCFJ^ouvailea 6.45 P.M.ÜBF-En dînant.CKAC-Nouiellea.CBM-Dlvertlmento.CTCF-Doug Smltb.7 00 P.M.CHLP-Cbanaonnett*.CBF-On homme et eos.CBM-Bernle Braden.CKAC-La aWection.CKVl^Chaneonnatta.CJAO-NouveUea GTCF-Beulah 7.15 P.M.CFCF-Jack Smith CBF-MéUot>ale CBM-Bd McCurdr.CUAD-Dot» Award CKLP-Heure familiale 7.30 P.M.CBF-Le« peintre» CBM-The Two lai ah da.CKAC-La rue dea Pif.CKVL-Radlo-Oazette.OFCF-Club "IS” CJAD.The B tara 81 n*.CH1 P-Blanc et noir.7.45 P.M.r^M-Hlstolre».CHLP-Vedettae cnn.CBP-Chana.de l'Am.CKAC-Faubourg fc.CJ AD-Sport» t.00 P.M.CBF-Connalues-eoue.CBM-Ray MorrU CKAC-Bigolade CK VL.Le fan au clavier CJAD-B H Sklcaet CFCF-The fat man.CKLP-L’Heure grecque.0.30 P.M.CBF-Concert "Pop".CBM-Concert "Pop” CKAC-Tour de chant.CKLP-Lea talents du.CK VL-Trot» chanoee CPCF-Treaeure Trail.CJAD-Oangbuater.• 45 P.M.CBM-Hlatonea 9.00 P.M.# CKAO-Tente* votre.CKVL-L'article "12" CJAD-Lum N'Abr.er.CTCF-Pord Treatre.CHLP-Place PlgaUe 9.30 P.M.CBM-Beat the Champ».CBF-Tambour battant.CKAC-Trlbune eportlve.CKVL-Parla Swing.CJAD-Hollvwood Thea.9.45 PJ4.10.00 P.M.CBF-Radlo-Journal CBM-Radio-Journal CKAC-Moment muatc.CKVL-Parla Swing.CJ AD-Nouvelle» CFXJF-Boxtng Boute CKLP-Montréal la nuit 10.15 P.M.OBP-Chronlque lltt.CJAD-The $50 Question 10.10 P.M.ÜBF-Quatuor Solway.CBM-Quatuor Solway CKac-Ia tribune dea.CKVD-Nouveuea CHLP-Vie Daœooe.CJAD-Nouvehea 10.45 P.M.CKAC-Nouv tntam CJ AD-Lionel Barrymore 11.00 P.M.CBP-Adaglo "BM-Orch astre CKAC-Bonsoir lee apor CKVL-Here cornea the.CJAD-Sports JPOP-Nouvellea CHLP-Mtmtréai.la nuit 11.15 P.M.CKAC-ChanteuT de genre CPCF-Serenade.CJAD-Musique.CFCF-Serenade 11.10 P.M.TBF-Paatela In Rhythm TBM-Théâtre de Van.CKAC-Orcheetre CKVL-Here ooene the.CHLPXlabarrt dansant.MINUIT CBF-Fln des émlaetona l'BM-N'ouv et Penn.CKAC-Nouvellee CK VL-Top Hat Café.CJAU-Fln dea émlaaiona OFCF-Nouvellaa et fl* CHLP-Nouvelle» 12.30 A.M.CKAC- Orchestre.1.00 A.M.CKAC-Nouv et OTCh 2.00 A.M.CKAONouveUee.SAMEDI, 28 JANVIER 5.00 A.M.CKVL-BonJour.6.00 A.M.C'BM-ReveU.CKAC-Mes&e du Jour.CFCF-Llatenlng Pleasure CKVL-Cultlrateur» CJAD-Nouveilee 6.15 A.M.CJAD-Parm and Home.CK VL-Prière.6.30 A.M.CKAC-Ou y Dercv.CFCF-l.tfitenin# .CM AD-De bout.MU.CKVL-BontOUI 6.45 A.M.CKAC-Evell ag-lcoit.CJAD-Prog 8.-0.6.50 AM.CHLP.Ou vertrure.7.00 A.M.CBF-OpCra Quat'soue.CBM-Nouvelles CKAC-Actualltée CKVL-Révell-Matln du.CJ AD‘Nouvelles.CFXÎF-Nouvellca CTILP-Le carroueeL 7.15 A.M.CKAC-Quy Darcy.CPCF-Ustenlng Pleaaure CJAD-Muslque 7.30 A.M OHLP*Le Carrousel CBM-Nouveue# CJAD-Nouveilee 7.45 A.M.CBM-Muslque.CKAC l Oratoire CJAD-Musique *.0U A.M.Radio- Journal CBM-Radlo-joairnal 'KAC-Niruvelles Inter.CJAD-NolIVSlJS# CFCF-.Nouv et sport».CHI P-Radio Sacre-Coeur I 15 A.M.CBF-Elévatlons.CBM - Dévotl one.CKAC-Sourlons à la vie.CPCF-Top Tunes c HLP-impromptu.CJAD-Musique 1.30 A.M.CBF-Rythmea et mél.(ïBM-F'anfares C'FCF-Top Tunes CHLP-Muslque en dé)., •.45 A.M.CPCF-NouveUea.9.00 A.M.CBF-NouvelJee.CBM-Nouvellee CKAC-Actualités.CKVL-Lea ami» de.CJAD-Nouveilee CFCF-Kaîvtn Breck Via.CHLP-Madnme bonjour, 9 15 A.M.rBMM«odtea.CJ AD-Barnyard Follies CKAC-Sourions 6 la vie.9.30 A.M.CBM-Mèlodles CFCF-Cona.with Casey.CKAC-Chansonnettee CKLP-Maurlce Cheval.9.45 A.M.CJAD-Ttme Waa.10 00 A.M.CBF-Tante LudUe.CBM-Muaique CKAC-AcluaJtée CK VL-.’ail me üncle.CJAD-Nouvellea.CPCF-Nouv.et mua.CHLP Opérette 10.15 A.M.CHLP-Canrone.CBF-La boite à mus, CKAC-Sous iea ponts.CJAD-Ballroom 10 30 A.M.CBF-Samedl de la Jeun.CTCF-Juntor Junction.OJAD-Nouveliee CKAC-Ce que pensent.CBM-On Fairyland CHLP-Lc co.n des enf.11.00 A.M.CBM-Le coins des.CKAC-Actualltéa CKVL-Parade C J AD- Nou vellea.CFCF-Oreen Hornet.11.15 A.M.CKAC-Festlvoj à Rio C J ADX'.ttle Players of.11.30 A.M.CBF-Les plus beaus.CTSM-As Time does By.CKAC-Mus pour les .CHl.P-L'Echo mualcal CJAD-Joe DlmaggtoSh.CFCF-Chtldren’a thea .11.45 A M.CBF-Musique CHI.P-Jacaues Héllan.MIDI CB'- L'heure dominical.CBM-Noue.(Je la BBC.CKAC-Jouma! narlé.CKVL-Parade CJAD-Nouvellea CFCF-What's New.CHf.P-L'heure féminine 12 15 P.M.CBM-Sport.JBF-Muslqu» populaire CJAD-Qulr CKAC-Plano nopulalre.12.30 PM.CFCF-Football, CBP-Réveil rural.CBM-Contee.CKAC-Muelque légère.' CKVL-Parade CJAD-Nouveilee 12.45 P.M.CBM-Anawer Man CKAC-Mélodles d'hier.CJAD-Songs by Sinatra 1.00 PM.CFCF-Nou vellea CKVL-NouveHea.CBF-Plano CBM-Radto-jemmal.CKAC-Nouv CHi-P-Rndio-journal.C J AD-Nouvelle».1.15 P.M.CJAD-Pone Concert.CFCF-Hotne et School CBF-Radlo-Journal CBM-Thle Week CKAC-Buenœ Amlgoe, CHLP-L'beure féminine 1.30 P.M.CFCF-Amerlcan Farmer CBF-Les Amis de l’Art CBM-Nouv rellgteuaee TKAC-Voa étudiant*.CHLP-Le carrousel de.1.45 P.M.CBM-Concert CBF-Concert.2.00 P.M.CJAD-Nouveilee CFCF-Metropolltan Op CBK.L’opéra du Metr.» CBM-Bandstand.CKAC-Actualltée.CKVL-Hits of the day ’HLP-L Heure fémln.2 15 P.M.CJAD-Muslcal Memo CKVL-Top Hat Café CKAC-Fln de semaine,., 2.30 P.M.CBM-Much Binding.CKAC-Tour du monde CKVL-Top Hat Café CHLP-Heure eymph.3 00 P.M.CJAD-Nouveilee.CKVL-Rvthm Hodeo.CKAC Actualités CBM-TéAtre.3.15 P.M.CKAC-Samedl musical.3.30 P.M.CBM-Pot pourri.CHLP.Fantalale Swing.4.00 P.M.CJAU-Nouvelles CBM-Time for Muelo.CKVL-SBinedi swing CKAC-Actual use CHLP-Fantalsle Swing.4.15 P M.CJAD-Club 800 CKAC-Evencnvente CKAC-Thé-dansant.4.30 P.M.CBM-Paul Temple CKVL-Chftnaonuett#.JHLP-Chaneonnettee CKAC-Bulletln de «kl.5 00 P.M.CFCF-Municipal Bur.CJAD-Nouveilee CBF-Varlétés CBM-Cata Corner.CKAC-Actualltéa CHLP-Chansonnette» 5.15 P.M.CKAC-Coquetéd.5.30 P.M.CJAD-Btng Slng» CBM-Varlétéa CKAC-Chansona de .5.45 P.M.CBF-La Survivance,.CBM-Thta Week A la recherche du vrai tragique, la Compagnie du Masque répète l’Antigone de Jean Cocteau “ Le Meurtre dans la Cathédrale” de T.S.ELIOT Voici quelques notes explicatives sur “Le meurtre dans la cathédrale” de T.S.Eliot pour ceux qui sont quelque peu perplexes quant à l’intrigue de ce grand classique anglais que Les Compagnons présenteront à leur théâtre à compter du 4 février prochain.Il s’agit du meurtre de saint Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry, lord chancelier d’Angleterre.sous Henri II le Plan-tagenêt.Celui-là même dont, deux siècles plus tard, les pèlerins de Chaucer iront adorer la châsse, et dont la prodigieuse ténacité et la mort violente ont rempli la chrétienté d’admiration et d’horreur, Je plus populaire des saints anglais.Compagnon de jeunesse du roi, il aida à son accession au trône et fut promu aux plus hautes charges de l’Etat.Mais à peine nommé archevêque, primat d’Angleterre, il se démet de sa chancellerie, pour se consacrer entièrement à l’Eglise et lui conserver son autonomie vis-à-vis du pouvoir séculier.Le conflit entre le roi et.Becket ne tarda pas à s’envenimer.L’archevêque ne voulut rien céder des prérogatives de l’Eglise, Exilé, abandoné de son clergé lui-méme, il le ramène en Angleterre après sept ans d’exil.Et c’est ici que le drame d’Eliot commence.Au lendemain de son retour à Cantorbéry, où il est reçu par jes acclamations enthousiastes du peuple, voici s'avancer les qua tre chevaliers, émissaires brutaux du roi, qui provoquent et assassinent dans la cathédrale même le courageux Becket, voué au martyre, à la canonisation rapide et aux miracles posthumes.La pièce comprend deux parties, coupées par un sermon du saint archevêque; elle se termine par le meurtre de Becket.Un choeur accompagne l’action de ses commentaires prophétiques, pleins d’effrois pieux et de populaire sagesse.Elle est écrite en vers ‘ ‘ res- dans cette pr •onnelle à T.S.Eliot, rythme gagne en volume lyrique ce qu’il perd, délibérément, en complexité.M.Robert Speaight, qui a créé le rôle de l’archevêque en Angleterre et l’a joué près de mille fois, créera à nouveau ce rôle en français et dirigera la mise en scène.Les représentations auront lieu tous les soirs, les lundis exceptés, du 4 au 25 février inclusivement; matinées les 2, 4, 9, 11, 16, 18, 23 et 25.La représentation du 4 février sera une soirée de gala sous la haute présidence du très honorable Louis Saint-Laurent, premier ministre du Canada, et de Mme Saint-Laurent tandis que la représentation du U février sera rehaussée par la présence de Son Excellence lord Alexander, gouverneur général du Canada, et de lady Alexander.Les billets sont en vente au Théâtre des Compagnons, téléphone AMherst, 7739.Au Ladies' Morning Musical Club Commémorer le deuxième centenaire de la mort de Jean-Sébastien Bach avec le concours de Rosalyn Tureck, pianiste spécialiste de la musique de ce grand compositeur, est vraiment l’idéal au point de vue artistique.En effet, les membres du Ladies’ Moning Musical Club à leur concert régulier du jeudi, 2 février, à 3 h.de l’après-midi à l’hôtel Ritr-Carlton (salle de bal), auront l’avantage d’entendre le programme suivant exclusivement consacré à Bach et joué par Rosalyn Tureck, la plus parfaite interprète du grand Bach.Partita No 3 en la mineur; Ca- Srice sur le départ d’un frère ien-ai«né; Adagio en sol majeur; libres dans cette prosodie si per- Concerto italien; Partita No 4 dont le en ré mtfjeur.T La rivière des Prairies est gelée; le vent souffle très fort et les petits sapins de balise ont l’air d’une cordée pressée d’arriver au refuge.Je ne sais pas comment le chauffeur s’y retrouve, mais on découvre étonné une grande maison de bois, juste sur le bord de l’ile de Montréal.A l’intérieur, pas de trappeurs, pas d’indiens ni de quartiers de viande rôtissant à la broche.Non, à l’intérieur, on répète une pièce de Cocteau, Antigone.Fernand Doré, le directeur, et ses huit camarades forment la Compagnie du Masque.Vous les avez peut être vus dans des Jeux dramatiques, dans le Noel sur la Place, dans des farces ou dans Molière.Pour la premiere fois de leur carrière, ils présenteront au mois de février, en province et à Montréal en mars, une pièce moderne, si l’on peut dire — Pourquoi Antigone de Cocteau?— J’ai vu l’oeuvre d’Anouilh chez les Compagnons et ça a vraiment été l’une des plus belles soirées de théâtre de ma vie.Mais rie là à dire que l'Antigone d’Anouilh est une tragédie, c'est autre chose.Or, nous voulons présenter une tragédie pure.L’héroïne d'Anouilh, souvenez-vous, s’écrie: ‘Tu as choisi la vie et moi la mort”; au contraire, chez Cocteau, comme d’ailleurs chez Sophocle, Antigone, traînée par les gardes, se déclare humaine et victime d’une fatalité.“Je ne suis pas née pour partager la haine, mais l’amour”.Psychologie teintée d’un côté, tragédie pure de l’autre.On le sent, cette sélection, à la Compagnie du Masque ne s’applique pas seulement à Antigone.C’est une règle de pureté dans le jeu, l'inspiration et la mise en scè ne.Et, pour continuer sur le même exemple, on sait bien que la lutte Antigone-Créon, chez Anouilh, n’a en fait rien à voir avec le drame de l’autorité établie contre l'amour, que les personnages se “consta tent” dans un certain caractère en fonction duquel ils agissent; donc une lutte psychologique dans la quelle le dialogue fait souvent penser aux philosophies modernes et traduit un état d’âme strictement individuel, par opposition aux sentiments tragiques.— Le théâtre philosophique ou le théâtre littéraire ne nous intéresse pas, pas encore en tout cas.Quatre piliers blancs, un fond noir percé de deux portes: voilà le décor.L’éclairage supprimera toutes les fioritures extérieures de la scène du Gesù.— Nous n’avons pas encore déterminé les costumes.Très sobres dans l’ensemble.Antigone portera un voile noir.Les motifs seront inspirés des décorations d’époque.— Vous répétez depuis longtemps?— Plus d’un an.L’essentiel est de vivre son personnage dans une certaine époque.Dans l’ensemble, tout marche très bien aux premières répétitions; on saisit son rôle.Ça dure un mois et rien ne va plus.Il y a alors une sorte d’incubation pendant laquelle le comédien rapprend chaque mot, oublie l’étiquette de dureté, d’amour; etc., qu’il avait posé sur les répliques de son texte et finit par comprendre la signification du héros qu’il incarne dans un tout qui est la pièce.Dans Créon, par exemple, il ne suffit pas de jouer l’intransigeance, la brutalité.Le geste doit être simple, direct, l’attitude droite.Nous présentons une tragédie surhumaine et non pas une pièce où l’expression et le trémolo remplacent le texte.— Vous êtes sûr de vous?— Naturellement, ce qui ne veut pas dire que nous sommes sûrs de réussir.Nous nous trompons peut être mais la faute n’en sera ni à un manque de méthode ni à un manque de travail.J.V.FERNAND DORE dirige ta mise en scène de l'AN-TIGONE de Cocteau que la Compagnie du Masque présentera 4 Montréal, au Gesù, dans le courant du mois de mars, Mme Charlotte Doré sera Antigone (debout) et Mlle Françoise Graton, Ismène (4 genoux).Au fond, le choeur, Jean Boisjoli.U Les Compognons Chant du Berceau 84 Les Compagnons donneront demain après-midi leur dernière représentation du “Chant du berceau", pièce en deux actes de Gregorio et Martina Martinez-Sierra.On nous accusera donc d’être quelque peu en retard.Mais les comédiens aiment toujours savoir ce que l’on pense de leur jeu, même si c’est à la dernière minute; de cela, je suis sûre.Martina Martinez-Sierra a certainement imaginé la trame irréelle et sentimentale de cette pièce et elle en a certainement aussi rédigé le dialogue.Voyez seulement: de jeunes novices, tour à tour espiègles ou mélancoliques, sous la direction d une supérieure indulgente mais ferme, accueillent dans leur couvent une enfant qu’on a déposée à leur porte.Elles l’élèvent en grâce et en beauté, s’y attachent, pour un jour la voir partir au bras d’un jeune et charmant époux qu’on lui a trouvé exprès pour elle, on ne sait où et comment.Tout cela est un peu pas mal à “l’eau de rose", mais une eau qui a tout de même le mérite d’être pure et claire, ce qui n’est déjà pas mal.L’humour et la grâce du dialogue rachètent d’ailleurs bien des choses.Tel qu’interprétée par les jeu-nés comédiennes du Père Legault.la pièce se défend bien.Il y a du rythme, de la grâce et beaucoup de naturel.Du jeu des novices, j’ai remarqué celui de Gaé-tane Laniel qui est excellent, et celui de Blanche Pelletier.Cette “nouvelle” chez les Compagnons a vraiment un talent remarquable, beaucoup de naturel et d’expressivité.Quand elle aura acquis du style et une meilleure diction, elle sera prête pour de beaux rôles.Marcelle David est touchante.Madeleine Lévesque, dans un rôle de Mère Vicaire rê-che et sèche, est vraiment détestable.Et ceci est un compliment.Celte comédienne aurait suffisamment d’expressivité et de sens du comique pour créer de brillants rôles de composition n’était ee sa voix qui ne se prête pas assez aux nuances de la pensée.Yvette Thuot en Mère Supérieure est digne à souhait et Hélène I.niselle dans le rôle de la jeune Thérèse s'affirme de plus en plus souple et brillante.En résumé, c'était une jolie histoire, finement racontée, que les Compagnons ont sauvée d’un trop grand sentimentalisme, surtout dans la “scène des adieux”, par la spontanéité et le naturel de ! leur jeu.J’estime ne pa« avoir ; perdu mon temps d’avoir été l’en-1 tendre.Y.G, Monsieur Si Bémol" et Adrien Adrius sont très applaudis aux Variétés meuse chanson Signor Spaghetti qui a été intercalée dans l'opérette.Tout le monde connaît cette amusante chanson pour l’avoir entendue à la radio ou ailleurs, mais on lui a réservé’ un accueil non moins chaleureux hier soir.Au Monument national, les Variétés lyriques présentent, depuis hier soir, jusqu’au 14 février inclusivement, Adrien Adrius dans une création mondiale, Monsieur Si Bémol, opérette en deux actes et dix tableaux de Raymond Viney.Vous voulez vous dérider, rire un bon moment, vous amuser?Dans l’opérette de Monsieur Si Bémol, vous trouverez tout cela.On y raconte une pétillante histoire d’amour, bien entendu, qui se déroule au milieu de toute une série d’aventures des plus cocasses.Adrien Adrius, dans le rôle de M.Si Bémol, déborde d’entrain, possède une verve très communicative et beaucoup de mimique.Sa voix est agréable, sentimentale, tout ce qu’il faut pour un “roi des bohèmes".Lionel Daunais campe un Jean-Louis très convenable.On sent chez lui l'expérience de la scène.Sa remarquable diction est à noter et il fut particulièrement applaudi dans l’air des “Vacances".Dans cette histoire d’amour, monsieur Si Bémol rencontre Mi-mi, (Thérèse Daly) dont il devient follement amoureux.Muni est gentille, pétillante et se tire très bien de son rôle.Il faut dire que tous les rôles secondaires sont bien défendus et que dans l’ensemble, nous avons eu hier soir une opérette de bonne qualité.Les décors sont soignés, aux gais coloris et tes costumes tout à fait dans l’atmosphère de la pièce.Notons, toutefois, quelques faiblesses dans les choeurs qui ont semblé se replacer vers la fin.Par sa manière do chanter.Adrien Adrius s'es» créé une per sonnalitè et le public a manifesté beaucoup d’enthousiasme à sa fa- Bref, cette opérette est amusante à souhait et les Variétés lyriques présentent un spectacle fort convenable qui déride et fait rire.R.P.Satiété* al'jyxiqueà Monument Notional Ce SOIR ADRIEN ADRIUS LES QUATUORS DE TU RI NA ET MOZART Le Quatuor Solway jouera des oeuvres de Turina et de Mozart à son prochain concert à Radio Canada.On entendra cet excellent ensemble de Toronto, vendredi, le 27 janvier/à 10 h.30 du soir.Dans l’oeuvre du compositeur espagnol, un quatuor pour piano, on entendra Margaret-Ann Ireland.Le quatuor de Mozart a été écrit pour flûte et cordes, et le soliste sera Gordon Day."Simon Boccanegra" de Verdi à Radio-Canada La troupe du Metropolitan Opera reprendra Simon Boccanegra, de Verdi, et Radio-Canada en fera la diffusion le samedi, 28 janvier, à 2 h.p.m.Leonard Warren, Astrid Varnay et Richard Tucker seront les principaux interprètes de cette oeuvre de la maturité du maître, que l’on considère comme l’une de ses meilleures.Des personnalités du monde musical participeront au forum que M.Roger Daveluy dirigera aux entr’actes.Les auditeurs peuvent participer à ces débats II leur suffit d’envoyer des séries de questions à l’adresse suivante: “Opéra du samedi, Radio-Canada, 1231 rue Sainte-Catherine ouest, Montréal”.Si leurs lettres sont choisies, ils pourront gagner un album de disques.On les prie d'indiquer trois séries de disques qu’ils aimeraient recevoir.LA CHRONIQUE LITTERAIRE Les auditeurs de Radio-Canada entendront de nouveau M.Jean-Pierre Houle à la Chronique littéraire vendredi, le 27 janvier, à 10 h.15 du soir.Il nous parlera de Les belles esclaves, un ouvrage récent de Jean de La Varende.FRIVOLE IL BRISA SON COEUR, HEROÏQUE IL RESSUSCITA LEUR AMOUR MRRRIS .^a«.CHEVR.lEtt« LA SEPTIEME SANS DOUTE ?Telle est la question que se posera le malheureux Spencer Tracy, dans la comédie ADAM'S RIB, qui passera au Capitol à partir de demain.JOLSON PICTURE TH,4^ LARRY PARKS» »///, WwW /te» COLOR 3Y ' A L’AFFICHE TECHNICOLOR SPEnceq jjckjS, ’pur fVnybone in MG-Ms siJc-spTitfng Jil IIM-Pf flM® WNE ’JEAN üf! A L'ACC|CHE LAUGHTON 5 TONE • MEREDITH • HUTTON ' and the CITY OF- PARIS wMah ot/mt [mifowtn _ pBorûGRAPHtD Hi A/ysco coior 2ème semaine î - —«-C- J ItAH WAILACEjIAIRICIA ROC JOHr-ON mCAIIOS 1 J JOHN KODIAK aEOROt MURPHÏ A L'AFFICHE i ''amiiiiiwHiiiiiia» A L’AFFICHE pour une 2e semaine I ¦«IHlBMffliilgH.''''m'iiwmiiilM dans U Monâieut Si Bémol1 ROBERT FLAHERTTS jeifMHIMlUMneiMU Un grand succès de l'Orckestre Philharmonique de Rideau 8.Î4 p.m.Aussi 1rs zs, JÜ, 31 Janvier; 1, 2, 4, S, 7, S, 9, 11, 12, 14 février j i»irmla4i»iiii>lii iiiiwiMliitteljl I Quelques dialogues en français f | Aussi : COUNTERBLAST^ SMILE cyltâ~Ot£dt\l & 'AVM6H fl ans, W) n-r »- ^ F7M* VA**,**-’ A L'AFFICH' • m» •• a lit' PltilKESS 2ème semaine Orpheurn % Rusty’s Birfhday” A L'AFFICHE A L'AFFICHE _ ^ ^ Sème SEMAINE fllê-ï idliniinraü'NL^ C \ A PIERRE FRESNAY 2155 0., Ste-Catherine près du Forum MaintenantMîo.i TéL: PLateau 91«1 Le spectacle partait pour TOUTE LA FAMILLE I HMom v Altai IL Y A DE TOUT 1 \mmAho new#,- SNpslodscgd bjy*0" ICC _ FOLLIES OF 1950 5 au 12 FEVRIER ousii TROIS MATINEES Dim.S tév.Sam.11 ttv Dim.12 fév.Cnfont, ; Vi pii> c MATINtt BtllKTS i 1.50, 1.00, 2.50, J.OO FORUM ^ iTTieaÉW^MMiawiife AUDITORIUM DU PLATEAU Mardi-mercredi, 31 janvicr-ler février, à 8 h.30 p.m.Chef d'orchestre DESIRE DEFAUW Soliste FRANCIS POULENC dans la première audition canadienne de son nouveau concerto pour piano et orchestre.P-I.' sinter • SB.50 - S3.00 - S2.50 - $2.00 .U76 OUEST, RUE SHERBROOKE — W| 7186 ELiCTRA Le sol est une ressource qui peut ! se renouveler, mais il faut l'exploiter selon de bonnes méthodes scientifiques puur le régénérer.I IN fRQGjUMMt DOURL^AVfr DAtfv ROBIN Commençant samedi 28 ianviqr TINO ROSSI •N PERSONNE LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 27 JANVIER 1950 SERT La grève des employés de Chrysler n'esl pas une démonstration de force Les employés de bureau ainsi que les ouvriers occupés à l’entretien des usines ont pu retourner à leur travail ce matin — L’Union prévoit une grève de plus d’un mois Csmmiss;on métropolitaine Présentation de trois bills au nom des municipalités en tutelle Comme le Devoir l’a déjà annoncé, la Commission métronoli-taine nrésentera trois bills à 4a prochaine session provinciale, mais ces mesures seront soumises -aux noms respectifs des trois municipalités sous la coupe de la Commission: Ville Saint-Michel, Pointeaux-Trembles et Montréal-Nord.Les trois municipalités en question devront préalablement approuver les textes, qui seront les mêmes, et comporteront deux dispositions.La première aura pour objet de mettre les trois villes en tutelle sur le même pied que les municipalités autonomes touchant l’exécution des travaux d’améliorations locales.La seconde clause est destinée à prévenir toute hausse de la répartition de la Commission métropolitaine, par suite de l’expansion des municipalités déficitaires et à oermettre à ces dernières de s'affranchir le plus tôt possible de la tutelle.Notre commerce devrait être plus libre avec les Etats-Unis Portland, 27.(C.P.) — M.Ha rold-V.Lush, de Toronto, ancien président de la Canadian Exporters Association, a déclaré hier, à une réunion de la Chambre de commerce que les Etats-Unis devraient laisser entrer plus libre ment les produits canadiens outre frontières.M, Lush a expliqué que nous permettons volontiers qu’un grand nombre de produits américains entrent chez nous.Pourquoi les Américains n’adoptent-ils pas une ligne de conduite réciproque a précisé le conférencier.Ces der niers n’ont pas besoin de craindre une trop forte concurrence de no tre part.Quant à notre commerce avec 'a Grande-Bretagne, M.Lush a noté qu’il était dans des conditions bien difficiles.Le manque de dollars empêche le Royaume-Uni d’équili brer sa production industrielle et d'en arriver à des prix de revient qui lui permettent de vendre er quantités plus grandes sur les mar chés du Canada et des Etats-Unis.L'AMITIE ACHESON-HISS ENTRAINE DE VIVES REACTIONS Washington, 27 fA.P.) — La dé clara ion du secrétaire d’Etat américain, M.Dean Acheson.“je n'ai aucunement l’intention de laisser tomber Alger Hiss”, a créé de vives réactions au sein des milieux parlementaires de Washington.Notamment chez les Républicains qui critiquent vivement l’adminis tration Roosevelt-Truman qui, à leur avis, se montre trop clémente vis-à vis des '¦ommunistes.Le sénateur Karl Mundt, répu blicain du Dakota-Sud, a violera ment attaqué hier après-midi la politiqui de MM.Truman et Acheson tant sur le procès Alger Hiss que sur la politique Internationa le.M.Mundt a notamment décla ré: “Jusqu’à quel point Alger Hiss a-t-il influence M.Acheson, notre ministre des Affaires étrangères.” De son côté, le sénateur répu blicain du Wisconsin.M.MacAr thy, désire savoir si “M.Acheson ne laissera pas non plus tomber les autres communistes américains passant actuellement en jugement”.Par contre, certaines per soiinalités parlementaires ont vivement loué la loyauté de M.Acheson.-Mil - Contrôle budgétaire incomplet en Grande-Bretagne Londres, 27.(Reuter) — Un co mité officiel chargé de la vérification des dépenses effectuées par le gouvernement anglais a déclaré hier qu’il ne pro céderait pas à la vérification de certairts item concernant la défense nationale.Ce comité a précisé qu’une telle vérification pourrait nuire au secret militaire.En conséquence, il a demandé aux Communes de ne pas insister sur certains points du contrôle budgétaire.LÂCHEZ LA BRIDE À VOTRE IMAGINATION! Aimeriez-vous savoir comment sont conçues des idées telles que la machine à coudre, la cigarette “king-size” et la montre-bracelet?Comment vous y prendriez-vous pour demander et obtenir une augmentation de salaire?.pour faire triompher votre point de vue dans une discussion?Un éminent technicien de la publicité vous apprend, dans SELECTION, a exploiter les possibilités que vous offre votre imagination pour venir à bout de vos difficultés personnelle» et réussir en affaires.• En tout, une trentaine d’ar-ticlea pnaaionnanta et profita blea.tiré» des meilleure* publications du monde.Acheta le numéro de février! Sélection du Reader's Digest 168 pages 25i Détroit, 27.(AP.) — L’union des ouvriers ^le l’automobile considère auiourd’hui que la grève qu’elle a déclenchée mercredi au sujet de la constitution d’un fonds de pension pourrait bien durer assez longtemps, peut-être plus d’un mois.Actuellement, environ 106.000 employés de Chrysler Corporation sont sans travail.D’autre part, les médiateurs du gouvernement esoèrent que des négociations oeuvent être conduites avec succès dès cette semaine.Quant aux directeurs de Chrysler Cornoration, ils luissent entendre qu’ils sont disposés è reprendre les pourparlers immédiate ment.Comme conséquence de la grève.Briggs Manufacturing Co, le fournisseur le plus important de Chrysler Corporation, a annoncé ce matin le congédiement de 21,-000 emolnvés.Hier, l’union a permis à 21,000 employés de bureaux et ouvriers occupés à l’entretien des usines, d’aller à leur travail.Il n’y a pas eu de démonstration de force; à plusieurs entrées des usines les gendarmes étaient plus nombreux oue les piqueteurs.L’Union a précisé qu’elle ne craignait aucunement que des mouvements soient organisés pour briser la grève.Cette situation a d’ailleurs été confirmée par nombres de journalistes qui ont interrogé hier les grévistes.Ces dernière ont déclaré que même s’ils différaient d’opinion sur certains points avec l’union, ils étaient parfaitement disposés à lui donner tout leur appui.La grève des employés de Chrysler Corporation a débuté hier matin, alors que l’union a refusé les conditions faites par Chrysler pour l’établissement d’un fonds de pension.Chrysler acceptait de fournir sa part des cotisations, mais demandait que cette part varie avec les profits réalisés par l’entreprise.L’Union, de son côté, demandait une cotisation invariable de la part des pa-trons.Sanglants incidents à Jakarta Jakarta, Indonésie, 27 (A.P.) — La ville de Jakarta, capitale des Etats-Unis d’Indonésie, a été hier matin le théâtre d’un violent combat de rue.Les causes de cet incident n’ont pas été communiquées par la police.Il semble cependant que des groupes de rebelles, opposés au gouvernement actuel, se soient introduits dans la capitale dans l’intention d’y effectuer un coup de main.Les patrouilles de la police militaire et des contingents d’infanterie ont effectué de leur côté des opérations de nettoyage dans les rues de la ville.Le lieu même de l’incident a été interdit aux journalistes.On sait que la situation est assez tendue à Jakarta depuis mardi dernier.La police avait alors découvert un dépôt d’armes i clandestin appartenant aux rebelles, lesqueh sont dirigés par un ancien capitaine de l’armée hol-| landaise.Signalons enfin que le premier ministre, M.Mohamed Hatta, doit prononcer cet après-midi un discours à la population hindoue de Jakarta.Une mise au point de la police sur le rapport des Etats-Unis “IL N’Y A PAS 11,000 COMMUNISTES AU CANADA” Ottawa, 27.(C.P.) — Le direc teur de la police fédérale canadienne, M.S.T.Wood, a démenti catégoriquement hier les rapports en provenance de Wash ington et suivant lesquels la liste des suspects de communisme compteraient de 8 à 11,000 personnes au Canada.?M.Wood a précisé qu’il n’exlste aucune liste de ce genre au Canada et surtout pas dans les archives de la police montée.Cependant, a-t-il ajouté, il s’agit peut-être d’une recension entreprise par la police de l’immigration américaine et comprenant la liste des personnes qui ont été refoulées du territoire américain ou qui venant du Canada n’ont pas été admises aux Etats-Unis.On sait en effet qu’au cours des dernières années, les autorités de l’immigration américaine ont refusé un certain nombre de citoyens canadiens pour des raisons politiques.LE COMMONWEALTH EST NECESSAIRE AU MONDE Melbourne, 27.(Reuter) — Le premier ministre d’Australie, M.Menzies, a déclaré aujourd'hui k l’occasion de la fête nationale, que le monde “avait besoin de l’Empire britannique quelque soit le nom qu’on lui donne”."Nous ne pouvons pas regarder les autres nations britanniques comme des pays étrangers”, a-t-il ajouté.Menzies dit que la grande tradition britannique a donné au monde l’esprit et lès moyens du “self-government”, des institutions libres et la justice par la loi.L’allégeance à une famille commune ne veut pas dire la perte de l’indépendance pas plus que l’allégeance à un même roi signifie asservissement “Le vieil empire est devenu une fédération de nations, chacune avec ses droits intangibles de nation autonome; mais cette fédération rendra le meilleur service à la seconde partie du 20e siècle par une collaboration plus étroite de ses membres, par une politique commune sur les grandes questions et par une nouvelle prise de conscience de la tâche commune”.' v> ' -W5! .camions ,*r Âj&m- g£p0ses PIC/S WY£S/ oessw AMA/CS / CQ/vroGT sapé&ectG / Me/usuee reA/ae e/v cors.Ke/mzQUAece pu&ie/ime/ PLUS POO K AU K f/UBits WZSSSS/ M£/U£UPe Pe&QPMAMCt&/ Gévé&U/ 3a 'Moteurs Exceums • £2 CHEVAU • 105 CHEVAU • 110 CHEVAU* Voyez-les OjtupTMd'fai/ élus de puissance è votre disposition, plus de profits pour ous —dans les nouveaux camions Chevrolet 1950 très améliorés I Ils sont destinés à accroître encore davantage la renommée des camions Chevrolet en fait d'économie, de sûreté, de confort et de durabilité.Voyez-les aujourd'hui — renseignez-vous à fond sur la çonstructioa avancée des nouveaux camions Chevrolet» Lés trois môfeürs ChévroTel sonf ccmçüs pouf vous 5ller.JJ,ng^ par * a ° a ‘a *in ” de la ville de Québec.| deuxième.nllAhr»i> Les pompiers de Montréal sont! La première lig™ Qu^ec, prêts à rencontrer toute équine i «™iée de Jean .;^ana formée d’employés municipaux de 1 Marc Pichette et Gainer Makila a Montréal m.des environs.Ils iao mem 1 attaque.Béliveau a eu -cent un défi aux quilleurs de la j P la place aux variétés colorées à [ dessert qui sont plus en demande, j Totaux.$48,480,359 $50,637,550 PoweU Gold.90 90 90 Que.LBbnxtar.19 18',4 1814 Que.Man.*7 85 85 Quemont .•• •• *0'4 20V4 2oy4 Quewibe.90 87 90 Royallte .• .925 920 920 San Antonio .370 370 370 Sherrltt.2Î 4 203 203 Steep Rock .•• .274 273 274 SuUtvan.245 243 243 Teck Hughee .,.299 298 298 Coton Gaa .15!» 1514 Ji’té Upper Canada.305 295 295 Venture .#5 65 *» Watte.885 «85 885 Wtltaey.1014 JJ JJ Wr Harg.• 212 210 212 CurtJ Brown Co.3Î4 3% JH Cdu.Bronze.25 25 25 Odn.Marconi.3 3 3 Oons.Paper.18',• 18 18’• Dalhousle.40 40 40 Dom.Bridge.i* 44 « Int.Paper.37% 37% 373» Price.WH WH W a Bourse de Toronto .Fermeture des cours le 2* Janvier Abitibi Pfd Aluminium .Ar on .,.Atlantic OU Bankflt-ld .Ouv.Haut Bas Frun Brazilian .¦ B A .OU .Cal.and Eklm ., Cdn Brewerle» , Cdn.Celauæe .C.F.R .Chem.Res .Cockshutt ., .Cons.Duquesne Diet Seagrams Dom.Textile .IMPRIMEURS GRAVEURS Téléphone : *BEIair 3361 L’IMPRIMERIE POPULAIRE Limitée EDITRICE DU 'DEVOIR" ROBERT PERREAULT 434 est.Notre-Dame, Montréal OBLIGATIONS INTERNATIONALES Cours fourni» par A.M.KlUtlER A Cù 38* ouest, rue St-Jacqnes, Montréal Cours de fermeture à New-York Offre Dem Australie, 3%94 1988 Brésil, 3V,% séries 1-5 Brésil, 3Vii>.séries 6-30 République de la Bolivia 7 Chili, 6% 1961 Colombie.3% 1970 .Italie.1*3 1977 .Halle, 7V SOLDE a î** mM m *:It 'Wahon' 802 Une économie importante sur ce vêtement confortable ! 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