Le devoir, 11 janvier 1950, mercredi 11 janvier 1950
S.Théodo*», abW.BEAU ET TRES FROID Minimum .3 Maximum .3 Directeur 1 Gérard Fl LION PAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Omet HEROUX “Voui avez une double mission 1 premièrement, la mission de cotiser»er intact »otra héritage religieux et national : deuxième ent, la mission de répandre cet héritage, j’ajoute que c’est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre." Son Exc.Mgr Odebrando Antoniutti, délégué apostolique an Canada VOL.XLI No 7 MONTREAL, MERCREDI, 11 JANVIER 1950 Cinq sous le numéro Tous les premiers ministres prêts à collaborer Le Canada doit avoir une consfilution qu'il pourra amender lui-même le cas échéant Devra-t-on tenir une seconde conférence?-On croit généralement qu'il sera impossible de vider la question en une seule occasion - La formation d'une commission suggérée par le premier ministre de la Nouvelle-Ecosse — Les droits des minorités - La théorie du pacte confédératif Par Jean-Marc LALIBERTE OTTAWA, 11.— La confértnct fédéra le-pro-vincialé sur les amendements à la constitution a été ajournéa vers 4 h.30 hier après-midi sous des auspices des plus encourageants.Au cours des deux premières séances tous les premiers ministres provinciaux sont venus à tour de rôle déclarer qu'ils étaient prêts à collaborer au succès de cette conférence et tous ont reconnu qu'il était urgent pour le Canada d'avoir sa constitution bien à lui qui pourrait être amendée, le cas échéant, au Canada, par la Canada.Plusieurs premiers ministres ont exprimé l'avis qu'il sera impossible cependant de vider la question en une seule conférence.L'on devra d'abord trouver un terrain d'entente, puis une solution qui devra être soumise aux diverses Législatures.Le La plupart des premiers minis- sent ainsi que pour déterminer la très ont fait allusion aux droits des minorités et à certains droits inaliénables des provinces.Tous ceux qui ont fait allusion à ces droits ont demandé que ceux-ci soient bien protégés.Le premier ministre C.C.F.de la Saskatchewan a attaqué ceux qui préconisent la théorie du pacte confédératif en affirmant que cette théorie exposait la majorité à la tyrannie d’une minorité.Voici un bref résumé des discours prononcés hier, exception faite de ceux des honorables Manning et Campbell, qui font l’objet d’une dépêche spéciale.Notre confrère Pierre Vigeant traite aussi dans un autre article de l’amendement da 1949 qui a été critiqué par plusieurs premiers ministres provinciaux.La conférence a repris ses séances à 11 h.ce matin.L'hon.Leslie Frost Le premier ministre d’Ontario, l’hon.Leslie Frost, qui était assis immédiatement à la droite du premier ministre Saint-Laurent a été le premier des premiers ministres provinciaux à adresser la parole.Nous sommes réunis ici afin de trouver une réponse à deux questions, dit M.Frost.En premier lieu il s’agit de savoir si nous devrions posséder au Canada le pouvoir de modifier notre propre constitution à l’égard des Questions qui intéressent à la fois les autorités provinciales et fédérales.En second lieu, le cas échéant, par quelle méthode.méthode à adopter.L’Ontario, en l’occurrence, ne demande rien mais n’est pas non plus invité à céder quoi que ce soit.L’unique objet de la réunion, c’est d’étudier les deux questions générales que j’ai exposées et d’y répondre.L'Ontario jaloux de ses liens Au sujet de la première ques- premier ministre de la Nouvalla-Ecossa «st allé plus loin en soumettant que Ton devrait créer une commission dont le rapport serait d'abord étudié par les Législatures avant de convoquer une seconde conférence où l'on procéderait aux dernières retouches.Parmi les discours les plus élaborés Ton relève particulièrement ceux du premier ministre de l'Ontario, l'hon.Leslie Frost et celui de l'hon.Angus L.Macdonald, de la Nouvelle-Ecosse.Les premiers ministres du Nouveau-Brunswick et de l'Alberta sont allés plus loin en demandant que l'on rédige une nouvelle constitution.On trouvera d'ailleurs ci-dessous une autre nouvelle sur ce sujet.tion, continue M.Frost, je ferai observer que nous respectons tous notre histoire et nos traditions, et avec raison.Nous en sommes tous fiers.Depuis son origine, le Haut-Canada, maintenant l’Ontario, a été jaloux de ce qu’on appelait autrefois son “lien britannique”, et de ce qu’on appelle aujourd’hui ses “liens d’association avec la Grande-Bretagne, avec le Comraon-(suite à la deuxième page) Je crois comprendre que pas été nous n’avons pas été convoqués pour discuter des propositions d’amendement à la constitution mais bien pour considérer si nous, au Canada, devons être autorisés à effectuer les modifications qui s’impo- NÀVIGÀTION ACTIVE DANS LE PORT DE HALIFAX Halifax.11.— De passage en notre ville, le capitaine R.A.Clarke, gérant général de la Canadian National Steamships, a déclaré que les navires de sa compagnie feraient 38 voyages en partance du port de Halifax cet hiver.Les navires du type “Lady” en feront douze et les navires motorisés, “Canadian Challenger”, “Canadian Cruiser” et “Canadian Constructor” en feront 26.Le “Lady Nelson” partira de Halifax jeudi, date anniversaire de sa 22ième année de service comme navire commandant de la flotte.Les navires de la Compagnie, y compris les anciens Cho-medey, Cathcart, Cornwallis, Col borne et Cavelier qui ont été rem- & lacés par les navires à moteurs iesel ont fait plus de 1,500 voya- fes du port de Halifax depuis inauguration du service en vertu d’une entente commerciale entre le Canada et les Antilles, conclue en 1935.Au cours de la guerre, le “Lady Nelson” a été le premier navire-hêpital canadien en service entre Halifax et l’Angleterre, la Hollande, l’Italie, l’Afrique du Nord.11 a ramené au pays les soldats blessés ou malades et plus tard les membres de leurs familles.Le “Lady Rodney” a aussi fait du service de guerre pendant cinq ans de si base de Halifax.DEBUTS SOURIANTS — M.Louis Saint-Laurent, pramiar mlnistra du Canada, et M.Maurice Duplessis, premier ministre du Québec, se donnant la main avant l'ouverture de la conférence d'Ottawa.A Verdun ^ ¦ hôtel de ville La conseil municipal continue à recevoir des demandes à ce sujet — Le cas de plusieurs lots que l'on demande de commercialiser Hier, le conseil municipal de Verdun a été saisi de plusieurs demandes en vue de la commercialisation de lots situés dans des zones domiciliaires.Il a reçu à ce sujet un grand nombre de protestations de la part des voisins concernés.Dans le cas de l’avenue Beatty, où deux infirmières se proposent d’établir une maternité privée, les conseillers ont décidé de consulter les propriétaires de l’entourage, aux fins de connaître leur opinion.On agite encore à Verdun le projet d’érection d’un hôtel de ville plus spacieux.L econseil vient de recevoir une nouvelle requête à ce propos, de la part de la LaSalle Road Home School Association.Un club d’employés municipaux s’est constitué dans la ville voisine.Les membres se recruteront chez les fonctionnaires ayant nl'is de vingt-cinq ans au service de la ville.L’autorité municipale accorde sa plus entière approbation k ce groupement.,1 LES DIX — A la grand* tabla de le Chambre des Communes, la pramiar ministre Saint-Laurant et las premiers ministres des dix pro- vinces canadiennes, lors do l'ouverture officielle d* la conféranaa constitutionnelle.66,000 mineurs américains sonl actuellement en grève Soit une perte quotidienne de 4,000,000 de tonnes de houille — Vive réaction au Sénat Pittsburgh, 11 tA.P.) — Le nombre total des mineurs américain.?en grève se monte maintenant à plus de 66,000.On note que plus de 20,000 d’entre eux se sont mis en -grève au cours des dernières 24 heures.Voici la répartition, par Etat, des grévistes: Pennsylvanie, 32,650; Virginie-ouest, 17,500; Alabama, 6,000; Kentucky, 5,000; Ohio, 4,000; Utah, 990; Virginie.250.Les compagnies s’accordent sur le fait que cette nouvelle cessation de travail n’est qu’une autre tentative du chef du syndicat des mineurs, M.John Lewis, pour aine ner les compagnies à signer le con trat qu’il a proposé récemment.Nul ne sait combien de temps durera cette nouvelle grève, ni d’ail leurs si les autres mineurs cesse-lent également le travail.Dans l’Illinois, on note cepen ; dant qu’un groupe de 16.000 mi-• aeurs qui s’étaient mis en grève 1 ta semaine dernière ont repris le travail lundi dernier.On estime cependant dans les milieux autorisés que la grève générale des mineurs est peu probable.Actuellement, un sixième seulement des mineurs américains a cessé le travail.Cette baisse de production entraînera peut-être une intervention du gouvernement fédéral.Précisons que la grève actuelle crée une baisse de production de près de 4,000,000 de tonnes de houille par jour.A Washington ce pendant, les sénateurs étudient la possibilité de réduire le pouvoir de M.John Lewis.Un groupe de sénateurs a envoyé un rapport au comité judiciaire du Sénat demandant que la loi interdisant le m> nopole d’une industrie par les syn dicats soit mise ei.pratique et empêche ainsi Lewis de poursuivre plus tongtemps ses manoeuvres.On note cependant que l’intervention du comité judiciaire du Sé nat entraînerait un certain nombre d’enquêtes avant d’être mis en vigueur et de ce fait un long délai.Malik.le Conseil de sécurité en protestant contre la présence de Tsiang On doute cependant que ce geste ait des suites durables — Première séance orageuse du Conseil en 1950—Attitude étrange de certains Etats-membres Lake Success, 11.(C.P.) — Le délégué du régime nationaliste de Chine continue aujourd’hui d’as sister aux séances du Conseil de Sécurité des Nations Unies, bien que son collègue russe ait hier quitté la réunion en protestant con tre sa présence.Quelques autres délégués se di sent toutefois sûrs que le sous-mi- M.McNair du Nouveau-Brunswick réclame une nouvelle conslilulion Il a l’appui de M.Manning de l’Alberta Ottawa, 11 (D.N.C.) — Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, M.John B.McNair, voudrait une constitution canadienne complètement nouvelle, élaborée au Canada et constituant un nou veau pacte qui serait ratifié par le gouvernement fédéral et toutes les provinces.Il ne trouve pas que la proposition de M.Saint-Laurent d’arrêter une procédure qui permette au Canada d’amender sa constitution sans recourir au Parlement de Westminster va assez loin.Et 11 a formulé tout un projet d’élaboration d’une nouvelle constitution.Le premier pas à faire, selon lui, serait de tenir une conférence des représentants du gouvernement fédéral et des provinces pour élaborer une nouvelle constitution.Il ne voit pas pourquoi la conférence actuelle ne s’attellerait pas à la tâche.La nouvelle constitution pourrait incorporer l’Acte de l’Amérique britannique du Nord de 1867 et les lois impériales qui sont ensuite venues la modifier en y apportant les changements sur lesquels on pourrait se mettre d’accord immé- En page 4 ; L'amendement de 1949 sera-t-il remis en question ?LETTRE D'OTTAWA Piarr* par VIGEANT diatement et en y ajoutant une formule de procédure qui permet-trait de l’amender au Canada.Il faudrait cependant, à son avis, reviser soigneusemeint l’amendement de 1949 avant de l’incorporer dans la nouvelle constitution.Lorsque l’on se serait entendu sur le projet de constitution dans une conférence fédérale provinciale, on pourrait obtenir du Parlement impérial le pouvoir pour le Parlement fédéral et les législatures provinciales de conclure un traité après qu’ils auraient ap-nrouvé la nouvelle constitution.Ce pacte déclarerait que la nouvelle constitution deviendrait la constitution du Canada à une date fixée dans le traité.La théorie du pacte fédératif me parait désuète, de dire M.McNair.elle me paraît absolument désuète parce one dans les circonstances actuelles elle n’offre aucune protection aux provinces H ne s’agit oas de savoir ce que fut la constitution dans le passé.ma!s ce qu’elle sera dans l’avenir.H faut un nouvel accord entre le eouvernement fédéral et les provinces qui devrait désormais se fonder sur la doctrine de l'inviolabilité des contrats.M.McXTair a aussitôt rallié le nremier ministre de l’Alberta.M.E.C.Manning, à son point de vue.Notre constitution, dit-il.devrait devenir un document purement canadien.Comme l'a proposé M.McNair, la constitution devrait être transportée au Canada et nas seulement amendée I au Canada.Il faut reviser la j constitution canadienne d'un bout I i l’autre.Il ne faut pas perdre de vue que le peuple canadien pris dans son ensemble n'a jamais eu l’occasion dans le cours de son histoire d’adopter et de ratifier une constitution bien â lui.L’une des raisons qui exigent une revision de la constitution canadienne.c’est la nécessité de clarifier nistre soviétique aux Affaires étrangères Jacob Malik reprendra son siège demain, jeudi, quand le Consel discutera formellement sa motion réclamant l’expulsion du délégué nationaliste.La sortie de Malik n’en a pas moins causé une surprise générale; c’est le geste le plus agressif que Moscou ait encore posé dans sa campagne en vue de chasser le représentant du régime nationaliste chinois du Conseil et de l’y rem placer par celui du nouveau régi me communiste du même pays.Le problème se complique du fait que le délégué nationaliste, le Dr Tingfou Tsiang, est précisément le président du Conseil pour le présent mois de janvier, selon ie système de rotation à la présidence en vigueur dans cet organisme.A la séance d'hier, en tant que iponsabilitês constitution- président, M.’ Tsiang a décrété nelles et leur répartition entre le l’ajournement de la motion; et le gouvernement central et les pro-'Conseil Jui a donné raison par 8 vinces.Des programmes français pour tous les centres francophones du pays ************** Sou» le règne de la pègre Une illustre inconnue : Mlle Ida Katz par Me Fax PLANTE *********** TRENTE-QUATRIEME ARTICLE Quand vient le moment de distinguer un lupanar en particulier pour en retracer l'histoire judiciaire, on n'a vraiment que l'embarras du choix.Au cours des quinze dernières années, la police a accumulé centre elle-même les preuves les plus flagrantes en consignant dans ses registres une chronique complète de la protection.J'étudierai aujourd'hui un groupe d'établissements situé sur la rue Clark, à quelques pas*de la rue Ste-Catherine, et qui ouvrait à la clientèle six portes différentes: 1153-1155-1197-1199 et 1203.Les dossiers de Cour qui mentionnent ces numéros civiques s'ouvrent avec l'année 1932.Et dans les douze années qui suivirent, soit d* 1932 au 16 décembre 1944, la police a visjté ces diverses portes, toutes comprises dans le même pâté de maisons' quatre cent soixante-douze fois.Québec, 11 (C.P.) — La Société d’enseignement postscolaire a déclaré ce matin devant la Commission royale d’enquête sur les arts, les lettres et les sciences, que Radio-Canada devrait fournir un service français à tous les centres francophones du Canada.Le mémoire soumis par la Société recommande également la production de films bilingues par l’Office national du film, et la formation par le gouvernement fédé-ral, avec la coopération provinciale, d’un Conseil canadien des arts et des lettres.Pour ce qui est de Radio-Canada, il ne s’agirait pas de créer un réseau transcontinental, mais de fournir un service français par arrangements avec des postes privés et la création de postes français là où il n’en existe pas k l’heure actuelle.L'oida fédéral* Dans son mémoire, TUniversité Laval a proposé que soit conclu un accord fédéral-provincial en vertu duquel le gouvernement fédéral pourrait accorder des octrois aux établissements d’éducation du Québec.Cet accord serait conclu sur la base de celui du programme de santé.Un comité fédéral-provincial aurait charge de la distribution des octrois.Les collèges classiques et les universités du Québec ont grind besoin de livres et d’équipement de recherches, dit le mémoire.Hier Voici un très bref résumé de ce qui s’est passé hier devant la commission: A l'Association dos musiciens d* Québec, qui se plaignait d’être traitée en parente pauvre par Radio-Canada, M.Marcel Ouimet a répondu: "C’est le manque d’argent qui empêche la décentralisation des services.Il y a aussi d’autres raisons.Montréal a 2,500 musiciens et 250 comédiens.Québec a 200 musiciens et 150 artistes dramatiques.Le budget du réseau français est de $322,000.Les musiciens de Québec ont reçu $26,000 l’an dernier, ceux de Montréal, $40,000.” Le Congrès canadien du travail, par la voix de son secrétaire-trésorier, M.Pat Conroy, a déclaré qu’il fallait appliquer une méthode de décentralisation à Radio-Canada.(La Fédération des mouvements de jeunesse, dans un mé-‘ moire présenté ce matin, a également demandé la décentralisation.) La Chambra d* «ommarc# d* Québec demande, comme l’avait fait la Canadian Chamber of Commerce, qu’un comité parlementaire soit chargé d’étudier les opérations financières de Radio-Canada pour voir s’il n’y aurait pas moyîn de réduire les dépenses.Elle s’oppose à toute eugmentation du prix des permis.voix i 2.Ce vote a donné lieu à des prises de position différentes de celles jusqu’ici adoptées par plusieurs Etats membres du Conseil.C’est ainsi que l’Inde, qui avait été le premier pays à recommander la reconnaissance du régime de Peiping, s’est abstenue de voter.Par contre, la Yougos’avie, qui est l’ennemie de la Russie sur d’autres terrains, Ta appuyée sur celui-ci.Enfin, certaines nations de l’Ouest comme la Grande-Bretagne et la Norvège qui ont été parmi les premières à reconnaître Peiping, ont quand même voté contre la motion soviétique.Seuls donc les Etats Unis, la France, l’Egypte, l’Equateur et Cuba sont demeurés conséquents avec eux-mêmes, en continuant à la fois de refuser de reconnaître le régime rouge de Chine et de s’opposer à la motion russe.Cette sé-” '‘oit la nremlère de la nouvelle année 1950; c’était aussi par suite la première à laquelle la Yougoslavie, l’Inde M l’Equateur occupaient leurs sièges.Bien qu’ayant cédé son siège le 31 décembre au délégué indien sir Senegal Ran, notre représentant, le général McNaughton, assistait à la séance comme observateur.La sortie de Malik a incidemment évité un autre éclat qui au rait pu être dirigé cette fois par la Russie contre la Yougoslavie.Le Kremlin avait en effet proféré des menaces quand le délégué de Belgrade, Aies Bebler, avait été élu au Conseil.C’est la seconde sortie d’un délégué russe de cet organisme.En mars 1946, un autre adjoint du ministre russe aux Affaires étrangères, Andrei Gromyko, avait quitté la réunion pour protester contre la décision du Conseil d’examl ner la plainte portée par l’Iran contre Moscou; mais il était revenu à son siège au bout de deux semaines.Les représentants de la Russie ont aussi déjà quitté avec violence les séances d’autres organismes annexes des Nations Unies.Et, en cela, ils ont été imités à l’occasion par leurs collègues des Etats-Unis et de l’Afrique-Sud.L'EVIDENCE MEME Quand je parle de 472 descentes de la police, il s’agit aussi de 472 condamnations puisque toujours les tenancières de patHë arrêtées ont plaidé coupable.Pas une seule fois on n’a présenté une défense.C’est donc l’évidence même : les cinq adresses susmentionnées abritaient des maisons de débauche dont le commerce, pendant douze ans, n’a jamais été interrompu par l’action de notre police municipale.Pour éclairer le lecteur et l’aider à se démêler dans ces chiffres, disons tout de suite que cet cinq numéros civiques correspondent k deux établissements seulement.Le lupanar, nous l’avons déjà mentionné, occupait toujours au moins deux logis juxtaposés qui communiquaient par l’intérieur.Il avait parfois trois portes, parfois cinq ou six, mais jamais il n’en comptait moins de deux.Il faut donc distinguer, dans le groupe que nous étudions, les numéros 1153 et 1155, qui correspondent à un seul établissement, puis les numéros 1197-1199 et 1203 qui correspondent à un second établissement.Si l’on veut connaître la porte principale, on n’a qu’à consulter les registres de la police.Cette dernière la connaissait bien et ne visitait les autres que plus rarement, soit pour varier les adresses, soit pour contourner le cade- nas qu’on apposait de temps à autre.Cela ressort clairement du détail des statistiques : Au 1153 ~ H55 Au 1197 " 1199 " 1203 51 condamnation* 1>1 cond a mnat ton t 59 condamnation! 145 condamnation! 36 condamnation! LE SITE On s’étonnera de ces chiffres * astronomiques, signes d’une évidente prospérité, mais il faut savoir que les deux lupanars en question jouissaient d’un site particulièrement favorable.Situés à deux pat du théltra Gayety, ils an axploitaient la cliantèlo avoc lo succès qu'on imagina facilamant.Il n’est rien de plus favorable au commerce de la prostitution que le voisinage d’un théâtre du genre.Et les chiffres cités sont à coup sûr inférieurs à la réalité.En effet, le numéro 1157 faisait encore partie du premier établissement, mais je n’en possède pas les dossiers.11 faut dire que je ne suis pas renseigné sur la question aussi bien que la police et l’Exécutif, n’ayant pas l’accès direct aux registres.Le travail que je fais ici, je dois l’accomplir à distance.Il est basé sur des renseignements sûrs, officiels, mais fatalement incomplets.Je ne m’en plains pas, d’ailleurs.La lecteur verra une preuve d* plue dans la fait qu'on puiaaa, (suite à la deuxième page) Washington élablil un programme d'aide militaire aux Yougoslaves A appliquer en cas d’agre$sion armée par leurs voisins — Les Américains interviennent aussi è Londres et Bruxelles en faveur de Belgrade Banquet des jeux et sports municipaux Demain soir, au gymnase Notre Dame-de-Grâce, la division des jeux et sports du service mu.'ci pal des travaux publics offrira un banquet à ceux qui se sont distin gués au cours de l'année dans es commissaires municipaux de de mander le concours des autorités fédérales et provinciales en vue de remédier à la situation.Herriot maintenu président au Palais-Bourbon Paris, 11 (Reuter) — L’Assemblée nationale française a réélu comme président l’un des chefs du parti modéré radical-socialiste, l’ex - premier ministre Edouard Herriot, âgé de 77 ans.M.Herriot a reçu 297 votes sur un total de 491 qui furent versés par l’Assemblée composée normalement 620 députés.Le président du parti communiste, Marcel Cachin, qui est âgé de 80 ans, a obtenu 166 votes.Par ailleurs, le chef de la fédération socialiste de “La force ouvrière”, Léon Jouhaux, a été maintenu dans ses fonctions de président du Conseil économique de la France, un organisme consultatif composé de patrons et d’employés.Trois garçons, une filie' au Rideau Vert, le 2$ Du 25 au 29 janvier, le Rideau Vert présentera au Théâtre des Compagnons, la comédie de Roger Ferdinand, Trois garçons, une fille.Trois garçons, une fille, n’a pas été construite pour nous intriguer Son comique est franc et net, les personnages sont simples, et très précisément caractérisés, l’action est directe et évidente.Jamais nous ne sommes induits en erreur Cette franchise et cette simplicité sont sans doute ce qui demeure le’ plus attirant dans la façon dont Roger Ferdinand conçoit l’art dra matique.A ce point de vue, l’ont peut écrire que Trots garçons, une fille, est l’ouvrage le plus “ferdinan dien” de Roger Ferdinand.On retrouve son goût pour l’exposition claire et simple, pour la sûreté du dessin, pour la vision rapide, pour l’agilité des dialogues, pour ta brièveté des répliques.C’est par ces moyens que l’auteur a acquis son autorité sur le public.Peut-être n'a-t-il jamais mieux compris que dans Trois garçons, une fille.la qualité de son pouvoir et les raisons de son succès.Outre Henri Norbert, du Paris Theatre Guild, qui jouera le rôle du père, en plus de voir à la mise en scène, la distribution comprendra Mimi Destée, Roger Garceau, Marjolaine Hébert, Jean Duceppc, Jean Daigle.Les décors de Jack Pell.Le dimanche 29, matinée à 2 h.30.-— i —i -— M.Jean Lespérance reçoit un doctorat en sciences sociales Hier après midi, à 4 h, à l’Université de Montréal, avait lieu la soutenance de thèse de M.Jean Lespérance, ingénieur civil, licencié en sciences politiques, professeur agrégé à la Faculté de com merce de l’Université de Miami.La thèse de M.Lespérance por tait sur l'organisation scientifique du travail et s’intitule: “La corrélation entre le prix de la main-d'oeuvre et la mesure du travail hu main”.Le jury se composait de MM.Edouard Montpetit.Jean-Ma rie Nadeau et François Vézina.M Lespérance reçoit le doctorat en sciences sociales, économiques et politiques.Il avait fait le voyage spécialement pour sa soutenance et repart cet après-midi occuper son poste à Miami.Le gouvernement Peron interdit 48 journaux Buenos Ayres, 11.(A.P.l — Un comité du congrès argentin a donné l’ordre à 48 journaux de fermer leurs portes parce qu'ils n'ont pas publié un hommage au général San Martin, un héros national.’Une loi récente exige que tous 'es journaux publient, en première page, chaque jour de lannée 1950, cette phrase: “L'année du libérateur San Martin." C’est le centième anniversaire de la mort du général.11 se peut que les journaux ne puissent publier avant le 1er mai alors que le congrès se réunira.Plusieurs de ces journaux supportent le président Peron.Deux journaux communistes ont été interdits.Vol de $1,500 dons une automobile, hier Dans la soirée d’hier, la voiture de M.Marcel Hamel, domicilié à 500, avenue Wood, qui était stationnée au coin des rues Demonti-gny et Saint-Denis, a été cambriolée avec effraction.Le ou les inconnus se sont emparés d’une valise en cuir contenant des plaques et des appareils photogra-.Lo vol est estimé à $1,- Tous les premiers ministres prêts à collaborer (suite de la première page) wealth des nations britanniques” : L’Ontario a eu pour premiers co-i Ions des gens venus en ce pays ! au cours des années 1780 parce qu’ils avaient foi en l’avenir de l’association britannique.Et les événements ont bien justifié cette confiance.Je ne tiens donc pas à sous-estimer cet attachement, qui, je crois, a été d’une grande importance pour l’univers, et je sais que les habitants de l’Ontario hésite raient beaucoup à faire quoi que ce soit qui pût affaiblir cette association avec cette grande famille de nations.Affermir nos liens avec le CommonwealHi Je n’hésite pas à affirmer, continue M.Frost, que la réalisation d'une méthode de modifier notre propre constitution au Canada n'affaiblira aucunement nos liens avec le Commonwealth britannique; de fait je crois qu’elle les affermira.Notre Dominion a été le premier à se fédérer.Notre constitution ne comportait pas en elle-même de pouvoirs modificateurs Dans les dominions créés par la suite, en Australie, par exemple on a prévu les règles £ suivre en vue de modifications.Il n’y a pas de raison pour que le Canada n’ait pu jouir de tels pouvoirs dès le début et il n’y a pas de raison pour qu'aujourd'hui, en 1950, nous ne réglions pas ce point définitivement.L'attitude de l'Ontario En répondant oui à la première question, je déclare que rien ne vient à l’encontre de l’histoire ni des traditions de l’Ontario.Encore une fois, lorsque je mentionne l’Ontario, je tiens à préciser qu’il nous appartient naturellement de représenter ici les régions et les provinces que nous habitons.Ainsi, je le répète, en répondant par l’affirmative à cette question, je ne crois pas aller à l’encontre de l’histoire ni des traditions de 1a province que je représente.De fait ce n’est qu’une attitude logique à la suite d’une mesure beaucoup plus importante, celle de la confédération même, prise il y a quelque quatre-vingt-trois ans.M.Frost est du même avis que M.Saint-Laurent sur la méthode actuelle d’amender notre constitution.Cette méthode, dit-il, pourrait susciter de graves embarras au Parlement du Royaume-Uni; même advenant le cas où l’on demanderait une modification à l’égard d’une question hautement controversable, il pourrait en résulter une scission au seii.de la famille des nations dont nous faisons partie.Le Parlement du Royaume-Uni préférerait de beaucoup que nous réglions ces questions nous-mêmes et adoptions les méthodes qui nous permettraient d’y arriver chez nous en recourant à nos propres rouages.Toute autre attitude, de notre jart, serait incompatible avec notre position au sein du Commonwealth en tant que nation autonome jouissant d’un statut égal à celui des nations soeurs et en aucune façon subordonnée à l’une ou à l’autre d’entre elles, selon la déclaration de 1926.Elle serait incompatible avec notre histoire et l’évolution des puissantes nations qui composent le Commonwealth britannique.Un tout Le premier ministre d'Ontario est d’avis que la question des amendements devrait être étudiée dans son ensemble, au cours de la conférence actuelle, au Lieu de l’aborder par étapes.M.Frost veut parler de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique No 2 ( 1949) et de l’abolition des appels au Conseil privé.Les appels au Conseil privé, dit-il, constituaient une partie de notre organisme constitutionnel et leur abolition pourrait peut-être | affecter plus qu’on ne le croit ! dans le moment l’attitude des provinces.La méthode d'amendement Quant à la seconde question, c’est-à-dire à quelle méthode, en l’occurrence, doit-on avoir recours, la réponse n’est pas pour nous aussi facile.N’oublions pas que nous ne sommes pas ici pour nous demander si nous devons modifier notre constitution, mais comment la modifier, si, à un marnent donné, nous le désirions.Je n’entrerai pas dans le détail de cette question mais il me semble que la méthode devrait être : a) assez souple pour, satisfaire les besoins d’une nation en voie de croissance et d’expansion; b) assez rigide pour prévenir le tripatouillage inconsidéré de notre constitution; c) suffisamment rigide pour assurer d’amples garanties quant à la protection des minorités, des principes fondamentaux et du régime fédéral selon lequel notre pays a progressé d’une façon si satisfaisante depuis quatre-vingt-trois ans.La délégation de l’Ontario est disposée à discuter et à examiner toute proposition soumise par un autre gouvernement.Nous entendons nous-mêmes en formuler, non pas dans un esprit d’intransigeance, mais afin que ces propositions puissent servir de fondement à nos délibérations.L'hon.Maurice Duplessis Après le premier ministre de l’Ontario, M.Duplessis, premier ministre de la province de Québec, fut invité à prendre la parole.H a prononcé son discours dans les deux langues.“Je crois, dit-il en commençant, qu’il convient que les premières paroles du représentant de la province de Québec à cette conférence très importante soient prononcées dans la langue française, dans la langue de la province de Québec, dans la langue maternelle des Canadiens français.“Nous croyons que la Confédération canadienne n’a pas conféré de droits en matière de langues, elle n’a fait que les donner car les droits de la langue française ont été acquis, ont été confirmés bien longtemps avant l’Acte de l’Amérique britannique du Nord”.Positions M.Duplessis continue ensuite en établissant les positions du Québec.La province de Québec, dit-il, est en faveur, absolument en faveur, quasi unanimement en faveur d’un tribunal canadien siégeant au Canada et traitant en dernier ressort des choses canadiennes.La province de Québec est complètement en faveur, quasi unanimement en faveur d’une constitution canadienne élaborée au Canada, par le Canada et basée sur l’esprit fédératif qui a présidé à l’adoption de l’Acte de l’Amérique du nord britannique de 1867.Je crois qu’au cours de cette conférence très importante, la franchise et la loyauté sont fondamentalement essentielles à l’unité nationale et base indispensable au progrès du pays et des provinces.Je ne suis pas ici comme chef do parti, je n’assiste pas à cette conférence comme chef de parti; je ne considère pas le premier ministre du Canada comme chef de parti, mais je suis ici comme premier ministre de la province de Québec et je considère qu’à cette conférence le T.Hon.M.Saint-Laurent est le premier ministre du Canada.Nous désirons que toutes les questions soient étudiées et décidées à la lumière de ces principes.Nous sommes d’opinion que la partisanerie politique, queue qu’elle soit, n’a pas de place ici et que c’est l’endroit par excellence où le patriotisme doit présider; nous pouvons nous dispenser des questions simplement partisanes.Respecter l'ôme de lo constitution Nous croyons qu’à l’heure actuelle il est nécessaire et utile de faire certains amendements à ta constitution canadienne, mais nous croyons qu’il est indispensable que l'âme de la constitution canadienne soit respectée.Nous croyons que, au cours de cette conférence, toute la question constitutionnelle devrait être étudiée et non seulement la partie que le gouvernement fédéral soumettra à la considération des délégués, mais même la partie très importante qui a été décidée par le Parlement fédéral tout dernièrement.Nous croyons que la constitution canadienne est une et que la meilleure manière de la respecter c’est de respecter ses fondements d’unité.Nous croyons sincèrement, sans critique à l’adresse de qui que ce soit, mais simplement dans un but de bonne entente, exposer franchement notre idée qu’il n'est pas raisonnable que l’autorité fédérale, une des parties à l’Acte fédératif, s'arroge le droit de choisir des arbitres qui seront appelés à décider des droits respectifs de chacune des parties.Nous considérons ceci absolument opposé au “fair play” britannique qui est à la base des principes fondamentaux de nos droits.Nous voulons coopérer Nous voulons coopérer à la grandeur du Canada, au succès du Canada, mais dans l’esprit des droits de chacun.Nous comprenons qu’il y a dans la constitution des ciau-ses secondaires, des clauses bien moins importantes, mais qu’il y a des clauses fondamentales au sujet desquelles, tel que pour la langue et la religion, il ne peut pas y avoir de compromis honnête, et la province de Québec n’entend pas entrer dans de tels compromis.Nous sommes ici dans un but de cordiale coopération et nous sommes convaincus que tout le monde sait que nous sommes ici les mains grandes ouvertes non pas pour rien céder et ne rien donner, mais pour tâcher de s’entendre sur un plan en autant qu’il ne soit pas étayé sur les droits fondamentaux des provinces.L'hon.Angus-L.Macdonald Le premier ministre de la Nou-velle-Ècosse, l’hon.Angus L.Macdonald, a présenté l’un des rapports les plus volumineux et contenant le plus de suggestions.Tout d’abord, M.Macdonald expose le but de cette conférence comme il l’entend.Elle a pour objet, dit-il.d’étudier la possibilité d’élaborer une modification constitutionnelle qui permette d’apporter ultérieurement des modifications à la constitution, au Canada, sans re courir au Parlement du Royaume Uni, sauf en ce qui concerne les questions qui, déjà, ressortissent exclusivement au Parlement canadien, sous l’empire de l’Acte de, l’Amérique du Nord britannique (no 2), 1949, ou aux provinces, aux termes de l’article 91 (1) de l’Acte de 1867.La province de la Nouvelle-Ecosse prend pour acquis que la conférence ne cherchera pas à rédiger un mode d’amendement, mais qu’elle cherchera à connaître les vues de tous les intéressés, dans le dessein d’en arriver à une base d’entente générale susceptible d’être rédigée sous forme d’avant-projet de loi après avoir été étudiée de nouveau par une commission nommée par la conférence.Nous sommes d’avis qu’il y aurait lieu d’instituer ce qu’on appelle parfois une commission permanente qui serait chargée de préparer plusieurs variantes ou méthodes diverses d’en arriver à cette fin.La conférence devrait selon nous, se réunir de nouveau à une date ultérieure et, si possible, prendre alors une décision.Attitude de lo province Ici, M.Macdonald expose l’attitude de sa province: a) la province estime que le (suite à la dernière page) lunettes: EXAMEN DE LA VUE JACQUES TARDY OP D°PLEOmÉSTE EXAMINATEUR OFFICIEL AU CANADIEN NATIONAL ASSISTE D'OPTOMETRISTES ET OPTICIENS DIPLOMES OUVERT LE VENDREDI SOIR JUSQU’A 9 HEURES Bureaux chez II 921 EST.RUESTE-CATHERINE— Pharmacie : PL.9622 Vol à main armée à la pharmacie Senay Hier soir, vers 9 h., trois jeunes bandits, dont deux armés de revolvers, ont fait irruption dans la pharmacie Senay, située à 3406 ouest, rue Saint-Jacques.Ils ont forcé MM.Maurice et Jacques Senay à descendre dans la cave pour ensuite leur enlever leurs portefeuilles, papiers personnels, licences et argent de leurs goussets.Ils ont ensuite emporté le contenu de la caisse, qui n’a pas encore été évalué.Les deux victimes ont donné un excellent signalement de leurs agresseurs.Il s’agirait de jeunes gens âgés de 24 à 25 ans.DOULEURS MIGRAINES NÉVRALGIES MAUX de DENTS MAUX de TÊTE lumbago RHUMATISME INSOMNIE Sans snnui pour U cosur ni l*ostomse Rapidité d action Effet per $U tant Économique EN VENTE DANS TOUTES LES PHARMACIES Le harnachement de la rivière Winnipeg pour lins hydro-éledriques Les gouvernements d’Ontario et du Manitoba ont commencé des études conjointes Il y aura messe à midi et quinze, à Notre-Dame, le jeudi M.Baptiste Vinet, P.E.S., curé de Notre-Dame, offre à la population du quartier des affaires une messe sur semaine le jeudi à midi et quinze.La première messe sera dite demain, le 12 janvier, à midi et quart.Ce sera la messe de l’Action catholique.La Ligue des professionnels catholiques (LIC) a obtenu de M.le curé Vinet qu’eile soit offerte à ses intentions, dont la principale est le succès de l’Année sainte.Le curé de Notre-Dame invite tous les professionnels, patrons et employés des deux sexes à prendre toutes les mesures favorisant l’as- i sistance à cette messe, et ce pour réaliser ce que Sa Sainteté Pie Xii | a exprimé ainsi: “Toutes les ins titutions destinées à favoriser la paix et l’entraide parmi les hom mes, si bien conçues qu’elles paraissent, reçoivent leur solidité surtout du lien spirituel qui unit leurs membres entre eux”.Ottawa, 11 (C.P.) — Les gouvernements de l’Ontario et du Manitoba ont commencé des études conjointes en vue du développement de 245,000 c.v.d’énergie hydro-électrique, à la frontière de ces deux provinces.Les premiers ministres Frost et Campbell ont fait connaître la nouvelle au cours de la journée d’hier.On entend tirer parti au maximum du potentiel hydraulique qui se trouve à la ligne de partage des eaux de la rivière Winnipeg, et cela, pour le mutuel bénéfice des Ontariens et des Ma-nitobains.’ Toutefois, M.Frost et Campbell ont pris soin de préciser que les recherches ne sont qu’au stade préliminaire et qu’aucun de leurs gouvernements n’a encore arrêté de décision définitive à ce sujet.Des équipes composées de techniciens ontariens et manitobains s’emploient aux recherches.VOUS POUVEZ COMPTER SUR LES LAMPES MCO COMME SUR LA POSTE - PLUS BRILLANTES -PLUS DURABLES- LES MEILLEURES SUR LE MARCHÉ I HOPITAL MICHAUD 07 0MMOJfDVn.il IHCANDESCINTIS ¦< FLVOtUCINTIS AU NOM DU PUBLIC VOYAGEUR Il est essentiel aux activités économiques et sociales d’une ville que ses habitants puissent se déplacer facilement.Attendu que: de la population dans les villes voyage régulièrement par tramways et autobus Ef que: ces voyageurs ne se servent de la chaussée que pour leurs déplacements: Toute mesure visant à remédier à l'encombrement de la circulation devrait tout d'abord prendre en considération les besoins des usagers du transport en commun.LA COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL Membre de la Canadian Press et de la Canadian Daily Newspaper Association LE DEVOIR MONTREAL, MERCREDI 11 JANVIER 1950 Tirage certifié par l'Audit Bureau of Circulations PATISSERIES ET CONFISERIES — L« salon cull-naira qui a lieu actuallement au Mont-Royal, tous ios auspicas du ministère da l'industrie at du commerce, en collaboration avac la Mutuelle des cuisiniers et pâtissiers professionnels, est une autre révélation des talents de chez nous.Pâtisseries et confiseries étaient en vedette hier.Aujourd'hui, la È»il place est cédée aux viandes, poissons et hors d'oeuvre.Cette exposition, ouverte au public, mérite d'être vue.On voit ci-haut quelques-unes des pièces qui ont mérité prix et mentions spéciales.Le chef cuisinier est M.Gabriel Richard, de l'hdtel Pennsylvanie.Les travaillistes favorisés aux élections générales de Grande-Bretagne le 23 février % SN SOUVENIR DE PAUL-EMILE LAMARCHE ET DE JEANNE LAJOIE — La Seciété Saint-Jean-Baptiste de Montréal a présenté, hier après-midi, su maire Houde, les premières feuilles de sa dix-septième émission de timbres historiques.De gauche à droite : MM.Emile Pjgeon, organisateur général de la Société; Y.Malenfant, comptable; Arthur Tremblay, président général; Léopold Gagner, chef du secrétariat; Lise Martel, de qui le maire achète la premièra feuille de cent timbres; Son Honneur le maire Houde; M.Pierre Des Marais, chef du conseil; le Dr Alcide Martel, secrétaire général et M.Thomas Bertrand, administrateur du Prêt d'honneur.En souvenir de Paul-Emile Lamarche et de Jeanne Lajoie La Société Saint-Jean-Baptiste présente ses nouveaux timbres historiques au maire Houde — '‘Deux défenseurs de la vie française en Amérique” Banque! du 40e anniversaire Le 40e anniversaire du DEVOIR sera célébré par un grand banquet le 12 février.Pour se procurer des billets, on peut s'adresser è M.Cousineau, organisateur, à la Société Saint-Jean-Baptiste, PL.1131 ou au DEVOIR, 434 est, rue Notre-Dame, BE.3361.Positions prises par les ministres à la conférence conslilulio^e'le L'édifice Herman ravagé par les flammes ce matin Un violent incendie, poussé par le vent, a ravagé les cinq étages de l’édifice Herman, situé à 510, rue McGill, près de la rue Notre-Dame, de bonne heure ce matin.Ce sont les locaux de l’Enterprise Products Limited qui ont subi le plus de dommages.Une première alarme a été sonnée vers 10 h.15 et une seconde vers 10 h.30, mobili-aant huit postes de pompiers qui ont tôt fait de maîtriser l’incendie.Les opérations se sont déroulées tous la direction personnelle du chef Pagé et de son état-major.Les dommages ont surtout été causés par la fumée et l’eau.Vers 10 h.45, les flammes menaçaient l'arrière de l’édifice Anglo-Canadien, situé à 611, rue Notre-Dame.La circulation a dû être interrompue pendant plus d’une heure.On ignore encore l’origine de l’incendie et l’étendue des dommages.ALIMENT GENERAL Le lait, même si on le recommande avec insistance pour le régime des enfants, n’est pas ün “simple aliment d’enfant”.Il forme une nourriture précieuse, car il contient plusieurs éléments nécessaires à la santé et des jeunes et des vieux.L’adulte en requiert, sous une forme ou sous une autre, au moins un demiard par jour.pour la danse Montréal a servi de plateau, hier, non pas à la “danse des fleurs”, mais à la danse des piétons.Quel spectacle! Ça manquait pour le moins d’élégance et de aouplesse.Mais on ne saurait se permettre de critiquer.Pour plusieurs, les “pas de deux” se sont terminés en chutes et en glissades avec, comme résul tat, des contusions, des foulures et même des fractures.Quant aux automobilistes, bon nombre en por tent encore des marques.et des bosselures.Comme Dorval l’avait prédit, la neige s’est mise à tomber vers 1 h.de T’après-midi, hier.A 2 h., c’était de la pluie, une pluie froide qui gelait immédiatement en glace vive transformant les rues et trot tolrs en véritables patinoires.Le Hier après-midi, à l’hôtel de ville, les directeurs généraux de la Société Saint-Jean-Baptiste ont remis au maire de Montréal la première feuille des timbres historiques récemment sortis des presses.Chaque année, la Société émet ainsi des timbres rappelant la figure des plus grands serviteurs de notre nationalité française.En 1950, elle a voulu honorer la mémoire de deux défenseurs de la vie française en Amérique: Paul-Emile Lamarche et Jeanne Lajoie.Paul-Emile Lamarche fut député de Nicolet à la Chambre des Comunes, de 1911 à 1916; il occupa ensuite le poste de membre du contentieux municipal.Il décéda au cours de l’épidémie d’in-fluenza, le 11 octobre 1918.M.le chanoine Lionel Groulx a dit de lui: “Il a personnifié chez nous l’un des plus beaux types de la race.Homme de culture et d’esprit, homme d’indépendance et de courage, d’un courage clair, tout en raison, adorant la franchise et la vérité, il réalisait cette distinction latine et chrétienne que notre génération se prend à aimer.Par ce culte du courage, par un simple souci de fidélité et de tenue morale, il devint l’avocat des minorités, le “défenseur insigne de la caus^ française.” L’institutrice Jeanne Lajoie fut l’héroïne de Pembroke.On a dit d’elle qu’elle symbolisait dans l’Ontario français la résistance éclairée et ferme aux menées an-glicisatrices dirigées contre les nôtres à l’école.seul inconvénient c’est que les Montréalais, non prévenus, n’avaient pas chaussé leurs patins.Dans plusieurs secteurs de la vil le, la circulation a été retardée pendant des heures.Les conduc leurs de tramways disent que c’est la faute aux automobilistes et les automobilistes, la faute aux con ducteurs de tramways.Disons donc tout simplement que la température y était pour beaucoup, et tout le monde sera content.Des tonnes de sable Dès 3 h-, les autorités de la ville ont fait verser des tonnes de sable aux endroits stratégiques de la métropole, sans résultat appréciable du reste, la glace avait tôt fait de Mlle Lise Martel a présenté les premiers timbres au maire Houde.Outre le président général de la Société, M.Arthur Tremblay, on remarquait à la cérémonie: MM.Emile Pigeon, organisateur général; Yvon Malenfant, comptable de la Société; Léopold Gagner, chef du secrétariat; Pierre Des Marais, président de la section Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste; le Dr Alcide Martel, secrétaire général, et M.Thomas Bertrand, organisateur du Prêt d’honneur.Les timbres historiques sont en vente au secrétariat de la Société au coût de $2 le cent.Les chemins de fer canadiens se sont opposés aujourd’hui à la demande de la semaine de 40 heures et d’une augmentation de salaire qui a été faite par 116,500 de leurs employés.Ils ont déclaré que les changements proposés “auraient inévitablement des effets préjudiciables non seulement sur l’industrie ferroviaire, mais encore sur recouvrir à nouveau rues et trottoirs.Pont Jacques-Cartier Le pont Jacques-Cartier a été fermé de 3 h.25 à 6 h.10 hier soir La radio-police et de nombreux agents ont tenté de rétablir la cir culatlon alors que des cental, es d’automobilistes attendaient dei deux côtés pour traverser le pont La circulation n’étant pas assez intense dans la banlieue de Mont réal pour broyer la glace sur .es rues, plusieurs autobus des circuits Ville La Salle et Lachine ont été grandement retardés.On apprend, d’autre part, que les autobus de la compagnie Transport Provincial ont eu des retards de trois quarts d’heure ft une heure.Plusieurs chauffeurs ont jugé bon d’arrêter à un garage efin de faire mettre les chaînes ô leurs véhicules.Les trains ont également été retardés ainsi que les avions, dort plusieurs n’ont même pas décolle Tous ces ennuis et ces retards ont graduellement diminué vers 5 h.alors que le thermomètre encore sur l’économie générale du pays L'américanisme est un grand péril pour la double culture canadienne FONDE LE 10 JANVIER 1910 LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS -Le Devoir” est Imprimé eux no» 430-434 est, rue Notre-Dsme à Mac tree, per nnr.pnmen* populaire. “L’Homme de cendres”, tout à côté du Maître de Santiago, et tout de même un peu au-dessous, restera certainement dans mon souvenir parmi la dizaine ou la douzaine des plus beaux spectacles auxquels j'aurai assisté pendant ces trois dernières années de vie à Paris.Voyez les combats mortals entra las cruels Tartaras et las P r I n ce s chrétiens i 2e semaine triomphale ! ^IROfl CROWD est VRAIMENT un SPECTACLE EBLOUISSANT! SPILE 2155 O., STE CATHERINE près du FORUM Bfflï M\1S SUMm- rjr.'"y .p* ( TVRONI POWER • WEUES % »«»« HENDRIX ffcUitflnl A L'AFFICHE Première matinée — 10-1 25< enfin DE RETOUR a MONTREAL LE FAMEUX CHOEUR TYROLIEN DE LA FAMILLE TRAPP AU PLATEAU, SAMEDI, 14 JANVIER EN SOIREE : $2.50, S2.00, $1.50, $1.00 (taxe incluse) éfu Matinée pour étudiants : $0.75, $0.60, $ SW" DIp&t d'effectif Na 3, Hutte 41, Ceveffeldt, Québec, P.Q.Dépôt d'sffcctlf Ne 4, 772 aussi, rus Shsrbrookt, Montréal, P.Q, Chambre 2218, Immeuble "C", rue lisgar, Ottawa, Ont, Ecoutes le prognunme Tamôour Dallant, tous lee vendredis soir à 9 hr.$0 P.M.— réseau français Radio Canada % BI4S.OP PAGE HUIT LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 11 JANVIER 1950 L'agriculture est le meilleur rempart contre le désordre social, le chômage Nous devons prévenir le désertion des campagnes si nous voulons conser* ver à notre économie des bases solides, souligne le président de la Banque Provinciale, l’hon.Es.-L.Patenaude, lors de l’assemblée annuelle des actionnaires — Analyse des états financiers de la banque par le directeur général, M.J.-U.Boyer La Banque Provinciale du Canada célèbre cette année son 50e anniversaire de fondation.Le bilan publié dernièrement par cette institution prend donc une importance plus grande puisqu’il permet de nombreux points de comparaison entre les chiffres montrés au début et ceux atteints après ce demi-siècle d’existence.Comme l’a souligné aujourd’hui, lors de l’assemblée annuelle des actionnaires, Thon Es.-L.Patenau-de, les progrès réalisés ont été considérables.L’actif de la banque, qui n’était au début que de $750,-000, dépasse aujourd’hui les $160,-000,000.Quant aux dépôts, ils se chiffraient par $1,500,000 au 31 décembre 1900, mais ils atteignent aujourd’hui plus de $153,000,000.Après avoir rendu hommage aux fondateurs de la Banque ainsi qu’à tous les membres du personnel et au public en général qui a permis d’atteindre à de si brillants résultats, le président de la Banque a fait sa revue habituelle des activités de l’année et jeté quelques coups de sonde sur l’orientation des forces économiques au pays.L’hon.Patenaude a déploré la situation difficile qui est faite à l’industrie agricole au pays.Nous assistons à la désertion des campagnes au profit des villes, a-t-il souligné, désertion qui se traduit en définitive par une perte nationale.La perte de nos marchés d’outremer contribuera encore à accélérer cet exode vers la ville.“L’agriculture, l’exploitation familiale, a noté M.Patenaude, est le meilleur rempart contre le désordre social.Le chômage, la grève, ces deux maux de Tusine, sont inconnus du monde rural.On ne fait pas la grève sur les sillons et la terre nourrit toujours son homme.’’ DEVELOPPEMENTS INDUSTRIELS PREVUS On peut envisager l’avenir avec confiance mais on ne doit pas, selon M.Patenaude, accorder trop d’importance aux développements industriels prévus, car ces derniers exigeront avant tout, les débouchés nécessaires à l’écoulement de la production.En 1949, nous avons eu la crise de la dévaluation, cette année nous aurons celle des marchés et celle-ci affectera grandement l’économie canadienne.Nous avons perdu une grande partie de nos marchés d’outre-mer et lotre balance commerciale accuse jn déficit constant avec les Etats-llnis.Le gouvernement devra trou-fer une solution à ce problème si le niveau actuel de la prospérité économique doit être maintenu au pays, a précisé le président UN CHOIX S IMPOSE Le monde se divise aujourd’hui en deux camps, celui du communisme ou du totalitarisme intégral et celui de la libre entreprise.Il est plus que temps, a noté l’hon.Patenaude, d'établir avec précision les différences qui marquent ces deux régimes et de montrer combien le nôtre est supérieur au premier.Cette analyse permettra aux ouvriers de mieux comprendre le travail qui se fait actuellement pour assurer leur sécurité et ces derniers seront moins portés à demander à l'Etat les faveurs que nous devons tous payer par une augmentation des impôts.Nous devons plutôt chercher à améliorer nos organisations actuelles et apprendre à nos concitoyens à mieux se servir de leur liberté par la pratique des vertus civiques, l’amour du travail et la discipline.M.J.-U.BOYER Le gérant général de la Banque, M.J.-U.Boyer, a fait remarquer aux actionnaires, dans son analyse des états financiers de la banque, que des progrès considérables avaient été enregistrés cette année du côté des profits bruts, des dépôts et du revenu gagné par action.Le pouvoir de gain de la Banque, a-t-il souligné, est de plus en plus considerable alors que les prêts à l'industrie, au commerce, aux institutions publiques ont atteint les chiffres sans précédent de $49,916,468, so;t environ $7,000,-000 de plus qu’en 1948.M.Boyer a noté que ce haut niveau d'activité serait difficilement maintenu cette année à moins que Ton trouve immédiatement une solution à notre problème du commerce extérieur.Marché des changes Cour» das changf» entr» b&nqu« a Montré»! : N.-Yor!c : dollar, t>r4n» lO-lOti'i Angleterre ; livré 3.0724-3.0875 France: Irarie .003180 Belgique : franc .0222'» Sulaee : franc .2570 Hollande : florin .3925 Dollar canadien ft N-T » »-l« 9 7-16'% Profits fortement accrus de Cardy Corporation Limited Cardy Corporation Limited vient de rendre public le rapport annuel couvrant l’exercice financier clos le 4 juin 1949.On y lit que le profit net a été de $991,793, soit l’équivalent de $4.20 par action de la classe A et l’équivalent de $2.52 par action de la classe B, compte tenu du dividende de $1 en faveur des actions de la classe A.Durant l’exercice précédent, le gain avait été de $501,266, ou l’équivalent de $1.95 par action de la classe “‘A” et 19 cents par action de la classe B.Au cours du présent exercice financier, soit pour la période s'étendant du 4 juin 1949 au 24 septembre 1949, le profit net a été de $452,130, soit l’équivalent de $1.91 par action de la classe A et 72 cents par action de la classe B.M.Vernon G.Cardy, président, dans ses remarques aux actionnaires, transmises en même temps que le bilan, déclara que le succès des opérations, depuis l’incorporation de l’entreprise il y a 2 ans, doit être mesuré par l’étendue de la réduction des obligations première hypothèque en cours, au moyen de paiements au fonds d’amortissement.Au 24 septembre 1949, il y avait $5,375,000 d’obligations, 1ère hypothèque en cours, soit $1,125,000 de moins que lors de l’offre initiale de ces valeurs.OTTAWA SILICA & ROCK WOOL LTD.M.Edwin M.Freeman, président d’Ottawa Silica &.Rock Wool Limited, annonce que Tusine de la compagnie, à East Templeton, Qué„ est presque terminée; la construction de la chambre des broyeurs et l’installation de l’outillage avancent d'une façon satisfaisante.Pourvu que la livraison des machines se fasse à la date prévue, la production devrait commencer vers la fin du mois.La compagnie sc propose de produire un genre de sable siliceux à l’usage de l'industrie du verre ainsi que d’autres variétés destinées à des fins commerciales différentes.M.Freeman fait remarquer qu’au cours de Tan dernier le Canada a importé des Etats-Unis plus de 500,000 tonnes de sable siliceux; à elles seules, les 'compagnies de verre de la région de Montréal en ont pris environ 80,-000 tonnes, Les frais de transport du sable siliceux américain sont considérables et les consommateurs canadiens auront tout avantage à s’approvisionner au pays.La compagnie a conclu un accord financier qui lui assure un capital d’exploitation suffisant; à l’heure actuelle, l’encaisse est considérable.Grâce à un contrat avec Gatineau Power Company, la compagnie obtiendra l'énergie électrique nécessaire au bon fonctionnement de Tusine.VOLUME MOINDRE DU COMMERCE AU DETAIL Ottawa, 11 (C.P.) — Les chiffres provisoires du bureau fédéral de la Statistique indiquent aujourd’hui que les ventes des grands magasins à rayons du pays au cours de la semaine terminée le 31 décembre dernier, ont montré une diminution de 5% sur les résultats obtenus au cours de la période correspondante de Tan dernier.Toutes les provinces ont enregistré une diminution, sauf celles du Manitoba, de TAlberta et de la Colombie canadienne.La diminution dans le Québec a été de 5%.SULLIVAN CONS.MINES LIMITED Sullivan Consolidated Mines Ltd.établit un nouveau record de production au cours de 1949 alors que 43,452.45 onces d’or ont été produits, ayant une valeur de $1,581,646 (boni du gouvernement fédéral exclu).Cela se compare à $1,106,800, produit en 1948.11 a été usiné 182,010 tonnes de minerai au cours de Tan dernier, comparativement à 145,907 en 1948.Une main-d’oeuvre plus abondante a permis aussi en 1949 de pousser les développements plus activement, et d’ouvrir trois fois plus de galeries dans le minerai qu’en 1948.Directeurs réélus à la Banque Canadienne Nationale Lors rie l’assemblée annuelle de la Banque Canadienne Nationale tenue hier au siège social, les personnes suivantes ont été réélues membres du conseil d'administration; M.L.-J.-Adjutor Amvot, M.Armand Chaput, M.Auguste Desi-lets, C.R., Thon.J.-M.Dessureaull, M.Geo.-T, Donohue, Thon.Wilfrid Gagnon, M.C.-E.Gravel, M.Charles Laurendeau, C.R., M.Beaudry Leman, M.A.-J.Major, Thon.Jacob Nicol, Thon.Al.Raymond, M.Léo G.Ryan et M.Charles Saint-Pierre.Moyenne à la Bourse de Montréal Nouvelle émission de Great Lakes Power Toronto, 11 (C.P.) — Une nouvelle émission d’obligations de $4.500,000, 4,/J%, première hypothèque, de Great Lakes Power Corporation, est actuellement offerte au public par un syndicat composé de Wood, Gundy and Co., McLeod, Young and Co., Dominion Securities Corporation, Coch-ram Murray and Co., W.G.Pit-field.La nouvelle émission est offerte aux prix de $100 avec un rendement prévu de 414%.VALEUR ACCRUE DES ACTIONS DE ARGUS CORPORATION LTD.La valeur nette des actions ordinaires détenues par Argus Corporation, en date du 9 janvier dernier, se chiffrait par $13.73 par action contre $12.15 à la fin de novembre 1949 et $10.74 à la fin de novembre 1948.Au cours de l’assemblée annuelle, le président, M.E.P.Taylor, a déclaré que l’augmentation de la valeur des actions détenues par la compagnie depuis quatre ans avait été de 27.8%.M.Taylor a également souligné que toutes les entreprises où Argus Corporation était intéressée, avaient montré des résultats de plus en plus intéressants au cours du dernier trimestre de 1949.Rendement des valeurs Cour» fournt» par L.-J.FORGET * CIE, 171.Sr-Françola-Xavler, Montreal Farm, hier Fera» ant.8cm.préc.Mois préc.Ann préc.Max.I!W Min 1949 10 UT 73.0 72.8 71.5 71.5 75.7 73.9 70.0 »' IN 124.8 124.8 1187 1156 130.1 132.4 109 3 10 PA 15 DR 311.95 «741 310.62 87,42 272.55 64.53 273 56 64 15 361.31 58.11 34331 69.50 251 34 60 17 Prêts sur nantissements plus élevés au cours de décembre Avec une tendance à la hausse et un chiffre d’affaires qui est le plus élevé de toute Tannée, les emprunts sur nantissement des com pagnies membres de la Bourse et du Curb de Montréal ont atteint, à la fin de décembre 1949, la somme de $20,825,445, soit un gain d'environ $3,200,000 sur le total de $17,594,912 obtenu en novembre et le plus haut niveau depuis décembre 1948.Le niveau le plus bas fut enregistré en juillet, avec un total de $13,761,692.Le tableau suivant donne les chiffres des avances sur nantissement consenties, sur la Bourse et le Curb de Montréal, à la fin de chaque mois, depuis le commencement de 1947 : Janvier .1947 $17,846,289 1948 $19,824,849 1949 $19,466,774 Lévrier 19,012,737 17,719,490 19,521,706 Mars 18,642,337 15,337,774 17,361,036 Avril 16,150.529 15.906,818 20,182.033 Mai 15 098,995 17,406,495 16.895,287 15,179.660 19,389,613 14.150,984 Juillet .16.467.494 19,253,553 13,761,692 Août 18,850,019 18.731,166 14,550,594 Septembre 18,749,451 19,786,016 15,786,556 Octobre 22.781,884 .18,628,513 f 18,586,002 15,853,315 Nov^fnbre Décembre 24.196,380 17.594,912 25,388,288 21,449,306 20,825,445 Agna wSurpaa» .Aluminium .Bathurat A B C Power A E A OU Beld Conioeui .BeU Tel Bazlllau Can Fort A CAD Sugar Can Malting Can Steam , .Can Brew., Car, Cottona Can OHnese ., Can Bronaa .dona Olasa Crown Corp., .Iiom Bridge .Dom Fdrlea .Dom o l a*» .Dom.Tex , , Fun Player» .Foundation .Imperial oil ., Imp Tobacco ., HH.Nickel .Ig»ke Wtxxlj .Labatt ., Lang J A Laura Secord McClaren Paper .Molaon Nut.SU.Car .Norand a Ogilvie Steel of Can Southam on l a * p , Penman* Powell River .Tuekett Tob .Qubec Pow, St Law Flour .Shawlnlgan , So Can Pow .Wabaaso ., Walker Q ., Wllsll .Baa que» Can National* .Comm ere* .Montréal ., Dominion .Nouv-Ecoaa* Royale Toron to Stock» prtvUéi Belt cortlcelll Can Bronae Can Cement Can Steam., .Can Cotton* .Can Indual.Dom Ola** , Dom Textll* , .Oat.Power .O S Ware» Howard S P.Im.n Tobacco , ItKi Accept Maaaey Harrla .Nat Brew Sher William» .Pen mun* Power corp.Nous achetons beaucoup plus des aalas b^ur^15 Etats-Unis et de la Grande-Bretagne La statistique officielle révèle une augmentation moyenne mensuelle de $14,000,000 au cours des dix premiers mois de 1949 Ottawa, 11 (C.P.) — Depuis le début de 1949 jusqu’à la fin du mois d’octobre dernier, notre commerce d’importation a montré une augmentation mensuelle moyenne de $14,000,000.Selon un rapport du bureau fédéral de la Statistique, rendu public aujourd’hui, cette augmentation serait attribuable aux contrôles moins rigoureux exercés sur ce commerce.Pour les dix premiers mois de Tannée 1949, la valeur de notre commerce d’importation a atteint $2,308,200,000, soit une augmenta- La Coopérative agricole de Monnoir montre de beaux résultats Saint-Hyacinthe, 11 (D.N.C.) — La Société coopérative agricole de Monnoir, à Marieville, a aujourd’hui un actif global de $96,206.Son chiffre d’affaires fut de $450,-000 au cours du dernier exercice.Fondée en 1941, elle groupe 168 membres, dont la mise de fonds fut de $16,800.Société d’achat et de vente, elle fournit à ses sociétaires des grains et moulées d’alimentation, des engrais chimiques, de la ficelle d’engerbage et autres produits.Elle s'occupe aussi de la vente d’animaux.Il a été décidé de créditer aux sociétaires les ristournes qui leur reviennent, mais ceux-ci les ont prêtées à la coopérative, au taux de 4%.Tels sont les faits principaux qui ressortent de l’assemblée annuelle de ses membres, tenue récemment à Marieville, sous la présidence de M.Armand Ostiguy.Celui-ci a été réélu comme président, et les autres membres du conseil de direction sont MM.Her-mas Tétrault, vice-président; Paul Tétrault, secrétaire; Joseph Thé-berge, gérant; Maurice Martel, Philémon Ostiguy et Richard Fréchette, directeurs.Sauf ce dernier, tous sont d’anciens directeurs.Il a été décidé que la Coopérative versera une subvention annuelle de 50 sous au Conseil supérieur de la coopération, pour chacun de ses sociétaires.Au cours d'une séance d’étude, M.O.Hénuset, agronome, rappela l’importance qu’il y a pour les coopératives de faire leurs ventes au comptant.S’ils n'ont pas d’argent sous la main, au moment de leurs achats, les coopérateurs peuvent emprunter de leur Caisse populaire en se prévalant, s’il y a fieu, de la loi des nantissements agricoles.Au banquet du midi, M.Joseph Martel, curé de Richelieu, prononça une àllocution.Dans Taprès-midi, M.Roméo Martin, représentant de la Coopérative fédérée et du Conseil supérieur de coopération, insista sur le rôle de ce dernier organisme, qui est surtout d'éducation et de défense coopérative.Le bilan de Tannée fut soumis et commenté par M.M.Pla-mondon, agronome, du ministère provincial de l’agriculture, de St-Hyacinthe.Taux Prix Ren du div app % .00 9 6.95 a.oo sili 3.80 .l.SO 21 Ml 690 1,00 25(| 6.36 .1.00 3CM, 3.75 6.00 160 3.65 .a.oo «'4 4.60 IBM, 10.S0 1.50 26 5 80 100 2a 4.51 .2.00 44 4.54 14 7.15 .2.00 23^ 8.81 .2.80 *4 6.06 1.20 23 5.1 20 620 .1.50 23 9.50 .2.00 37 5 40 .1.20 38 3.15 .l.« 22 >4 6.20 .1.00 36 2 29 .60 ton 5.70 .1.00 15 6.55 .1.40 25H 5 47 .50 10 2 91 .40 14 2.89 .2.00 33 9.05 .1.60 23 6 04 .1.00 18^ 5 40 .1.00 1S 5 50 .80 14 5.71 .2 00 34 590 .i.oo 41 2 42 .1.50 20 7.50 .4 00 MF 4 1.71 .1.00 23 4 35 .3 00 85 3.51 .1.00 1» 5.25 .55 24 2.29 .3 00 56 5 35 .2 U0 38 >4 5 15 .7 (X) 160 4 37 .1 00 1614 6 05 , 1 60 21 7.50 .1.20 15% 467 .1,20 ta 6 55 .J 00 t4>4 6 9,4 29 6.80 ; .1.00 13 3.51 1 .HO 30 400 .,so 24>i 3.22 .80 26 3.04 .1.00 26'4 3.78 .1.20 34 H 3 47 .1 20 26 3.83 1.30 lé» 35H 3.39 700 IM 4.32 5 00 102>4 4.86 .1 30 28etit nombre.” Les sommes d ar-’ent aux bourses, dit le mémoire, devraient être parUgées de façon me “chaque science, chaque discipline ait sa juste part.” Enfin, pour régler la question lu “nerf de la guerre”: "Nous recommandons, dit le mé- c&mt.Con/Oute.moire, quaprès entente appropriée et preuve adéquate des besoins, les autorités gouvernementales mettent à la disposition du comité les crédits suffisants pour lui permettre de donner suite favorable à toutes les demandes justifiées auxquelles il ne pourrait accéder d’après les disponibilités actuelles; la justification de la demande sera établie par une enquête sur les possibilités financières et les aptitudes des candidats.” * * * En déposant le mémoire, M.Paul-Henri Lavoie, chef du secrétariat de la Fédération, en a fait un bref résumé pour que la Commission puisse se rendre compte immédiatement de la portée du document Une asseï forte délégation de la Fédération provinciale s’était rendu i Québec à cette occasion.On remarquait notamment Me Jean-Paul Grégoire, de Montréal, président de la Fédération, M.Guy Bilodeau, de Cowansville, président du comité des bourses d’études, et autres.Les mineurs d'Ecosse et du Lancashire voient conire le "gel" des salaires Ils peuvent compter sur l’appui des unions de mécaniciens et cheminots Londres, 11.(C.P.) — Les i l’on prévoit que la majorité des unions de mineurs d Ecosse et de i mineurs du pays adopteront les la région du Lancashire en Angle vues du gouvernement.Par contre, terre, qui groupe 130,000 des 700,-1 l’union des mécaniciens, avec 700,-000 mineurs de charbon de Cran- OOO membres, et celle des chemi deBretagne, viennent de rejeter au vote la politique de “gel” des salaires déterminée par les chefs des Trade-Unions et par le gouvernement travailliste.Un scrutin a lieu en ce moment sur la question à travers tout le pays; et les résul tats de l’Ecosse et du Lancashire en sont les premiers connus.Le président de l’union des mineurs d’Ecosse, Abe Moffat, générale ment regardé là-bas comme un communiste, assure que pas une des 133 sections de l’union en cette partie du Royaume-Uni n’a voté oour la politique gouvernementale Dans le Lancashire les opinions sont toutefois plus modérées et Tous les premiers ministres prêts à collaborer (suite de la deuxième page) ,HHÜ* J.A.DESY 11“ MONTRÉAL $60 est rut Rachel • Montréal MA.4107 mode d’amendement devrait prévoir la juste participation des assemblées législatives provinciales, par opposition à une action uni latérale de la part du Parlement du Canada — de manière à empêcher tout affaiblissement du principe fédératif renfermé dans la constitution.b) La province reconnaît que s’il doit exister un pouvoir général de modification, la garantie définitive des droits essentiels des provinces et des citoyens en général incombera à l’organisme ou aux organismes qui exerceront ce pouvoir.c) La province tient la conférence pour un nouveau point de départ dans la recherche d’une méthode suffisamment souple pour qu’on puisse la modifier au besoin, mais en même temps suffisamment rigide pour assurer la stabilité de notre constitution.d) La province estime que la conférence ne doit pas trop s’occuper des précédents d’un caractère juridique ou conventionnel en matière de modification de la constitution.Elle croit qu’il convient plutôt de considérer les méthodes qu’il serait bon d’utiliser à l’avenir.e) Plus particulièrement, la province refuse de souscrire à la thèse selon laquelle on invoque les précédents pour ne pas admettre a nécessité de consulter préalablement les provinces ou d’obtenir leur consentement chaque fois que les modifications envisagées par le parlement canadien touchent à leur compétence.Elle refuse également d’admettre l’abrogation du droit que possède chaque province de protester contre les modifications qu elle peut juger préjudiciables à ses intérêts propres ou à ceux de sa population.f) La province ne prétend pas qu’on doive exiger le consentement unanime de toutes les provinces à 1 égard de toutes les modifications; toutefois elle se réserve le droit de l’exiger chaque fois qu’il sera question de certaines modifica lions touchant des aspects essentiels du système fédératif canadien.Compte tenu des conditions énoncées ci-dessus, la province cherchera à jouer le rôle qui lui revient dans la recherche d’un accord relatif à des modalités d’amendement qui, tout en garantissant les droits essentiels des provinces et des individus, sembleront le plus propres à assurer à notre constitution toute la souplesse qui s'impose.Puis, M.Macdonald passe en revue plusieurs articles de la constitution en signalant, si dans son idée, elles sont du ressort du provincial ou du fédéral ou des deux ensemble.Les modifications Lorsque l'article autorisant la modification de la constitution au ra été adopté, nous aurons, dans notre constitution, une nouvelle catégorie de dispositions, dit M.Macdonald.11 sera peut-être nécessaire, plus tard, de modifier ces dispositions, tout comme les autres.Ma province propose donc qu’on mentionne expressément, dans l’article por tant sur la méthode convenue de modification de la constitution, les conditions auxquelles cet article pourra, à l’avenir, être modifié.Ma province propose qu’en pratique cet article soit mis sur le même pied que ceux de la catégorie b) ci-dessus, qui se rapportent aux droits fondamentaux, et qu’il ne puisse par conséquent être modifié que sur consentement unanime des assemblées législatives provinciales.Délégation des pouvoirs législatifs Bien que la conférence ait sur tout pour objet d'établir une mé thode permanente de procéder à la modification officielle de la constitution, ma province recom mande qu’elle envisage l’opportunité d'adopter une disposition permettant d’apporter des amendements provisoires et partiels par voie de délégation autorisée de pouvoirs législatifs existants, par le dominion, à une ou plusieurs provinces, et vice versa.La Nouvelle-Ecosse a soumis cette proposition, en 1938, à la Commission d'enquête sur les re lations fédérales-provinciales.Bien que cet organisme ait été d'avis que la modification de la consti tution dépassait sa compétence, il n'en a paa moins loué cette idée qu’il jugeait propre à faciliter des changements opportuns dans la ré partition des pouvoirs, pour ce qui est de provinces en narticulier, en vue de wpondre à des besoins qui ne sont pas suffisamment généra lisés pour qu’il soit nécessaire de modifier la constitution.La Corn mission en était venue à la conclu sion que; "tout pouvoir général de délégation, attribué tant au gouvernement fédéral qu’aux provin* ces, devrait s’accompagner de tou te la latitude que doit si nécessairement comporter notre régime fédératif”.Il est extrêmement douteux que cette délégation de pouvoirs soit possible sans modification de la constitution.Notre province estime qu'une telle mesure se ratta che d’assez près aux buts de la conférence et qu’elle est assez im portante pour que noua la pre nions en considération.L'hon.T.C.Douglas Le premier ministre C.C.F.de la Saskatchewan a tout d’abord débu té en déclarant que le fédéral de vrait convoquer plus souvent de» conférences interprovinciales où l’on pourrait discuter du bien-être de la population canadienne.L’hon.T.C.Douglas critique ensuite l’amendement de 1949 et demande que le gouvernement fé déral le rescinde pour qu’on l’étu die de nouveau.Le premier ministre de la Saskatchewan s en prend ensuite à ceux qui prêchent la théorie du pacte confédératif, c’est-à-dire du consentement unanime des Etats provinciaux.Il est d’avis que cette théorie entraînera la perte des droits des minorité et des libertés fondamentales dont nous jouissons aujourd'hui.Il suggère que cette difficulté pourrait être surmontée en établissant clairement quels seraient les points de la constitution qui ne pourraient être changés sans le consentement du pouvoir central et des Etats provinciaux à l'unanimité.Si cette constitution doit être celle d’une démocratie, dit encore M.Douglas, elle doit reconnaître la voix de la majorité comme la voix de la nation.Nous devons insister pour qu’elle soit placée en dehors du pouvoir de toute minorité de nier la validité d'une décision prise par une majorité de Canadiens par le truchement de procédés démocrâtiques.Nous devons protéger les minorités de la tyrannie de la majorité, cela va de soi.C’est pourquoi on établira certaines clauses qui ne pourront être amendées qu’à l’una nimité des voix.Cependant, la ty rannie de la minorité, exercée par le pouvoir de veto, est à craindre et nous devons nous en protéger.L'hon.Byron I.Johnson Le premier ministre de la uro-vince maritime du Pacifique, l’hon Byron I.Johnson, a lui aussi, à l’instar des autres premiers min's-tres, déclaré que la Colombie ca nadienne était en faveur d'une constitution canadienne qui soit rédigée pour le Canada, par le Ca nada et amendée, lorsque cela se ra nécessaire, par le Canada.Ce principe, dit-il, sur lequel nous semblons tous nous entendre, pose cependant un sérieux problè me.Celui de la division des pou voirs entre le pouvoir central et les provinces.Pour sa part, M.Johnson suggère que l’on prenne comme base de discussion la formule suggérée à la conférence fédérale-provinciale de 1935.En partant de ce point, sug gère M.Johnson, nous pourrions, par des propositions et des contre-propositions soigneusement étudiées, en arriver à des modifications qui rencontreraient les différentes situations à travers le Cana da et nous pourrions alors espérer en arriver à une méthode qui serait acceptable par noa législatures respectives.L'hon.J.Walter Jones Le premier ministre de Pile du Prince-Edouard, l’hon.J.Walter Jones a exposé le point de vue Je sa province sur certain* points particuliers où, dit-il, le consentement unanime de toutes les pro vinces devrait étrs requis lorsqu’il s’agira d’amender les articles de la constitution touchant ces ques lions.Tout d'abord, M.Jones est d’avis que le gouvernement fédéral ne peut pas.seul, amender la section 101 de l’Acte de l’Amérique britannique du Nord touchant la consti tution de la Cour suprême.Il expo se sur cette question à peu près le même point de vue que M.Duplessis.M Jones est d’avis que la même condition se pose envers l’article 121 qui concerne le libre-échange entre les provinces et l’article 117, qui concerne les propriétés provinciales Il signale aussi qu'en vertu de la constitution, les questions concernant le Sénat sont exclusivement du ressort du fédéral.Cependant, dit M.Jones, nous sommes d'avis que le gouvernement central devrait demander l’avis des provinces lorsqu’il s’agit d'amender ces articles de la constitution.Le gouvernement de cette province, continue M.Jones, convient que les droits fondamentaux prévus dans l’article 93, relativement à l’éducation, et l'article 133 concernant l’usage du français et de l'anglais, où les droits des minorités sont concernés, ne doivent être sujets à aucun pouvoir d'amendement.M.Jones, pour donner une certaine flexibilité à la constitution, soumet que l'on pourrait soustraire certaines parties de la section 13 de l'article 92 de la constitution à la règle du consentement unanime.Ces exceptions pourraient comprendre la loi des assurances, la loi des compagnies, et la législation sociale et économique en général qui concerne la politique publique plutôt que le droit privé.“Ceci laisserait, pour exemple, le Code civil de Québec, une législation concernant les droits contractuels privés, et ce qui en découle, comme la possession et le transfert de propriété qui n’est j pas affecté par les exceptions.” M.Jones, après certaines consi- i dérations générales, dit qu’il est convaincu que l’on pourra en venir à une entente satisfaisante qui devra être soumise aux Législatures avant de demander au Parlement de Londres d’amender notre constitution.L'hon.Joseph Smollwood Le premier ministre de Terre-Neuve a débuté en déclarant que.maintenant, la grande majorité de la population de sa province était satisfaite de l’annexion de Terre-Neuve à la Confédération, Il a déclaré sincèrement que les délégués de Terre-Neuve à la présente conférence étaient prêts à collaborer mais que d’autre part on ne pourrait attendre beaucoup d’eux, car, dit-il, depuis plus de trois ans nous sommes aux prises avec des problèmes constitutionnels d’autre nature.En somme, dit M.Smallwood, nous avons travaillé trois années pour résoudre des problèmes constitutionnels pour s’apercevoir que maintenant que nous sommes devenus une province canadienne nous devons faire face à d’autres problèmes constitutionnels.M.Smallwood a dit qua l’instar des autres premiers ministres provinciaux il est d’avis que le Cana da devrait avoir le pouvoir d’amender sa propre constitution.Cependant, dit-il, il est des questions du ressort provincial que nous voulons garder au provincial.Il cite en particulier la question de l’éducation Nous avons chez nous, dit-il, un svstème d’éducation qui diffère considérablement de celui des autres provinces et nous tenons à ce qu’il demeure ce qu’il est.Nous ne voulons pas que le gouvernement central ait le pouvoir de l’amender sans notre consentement.Si cela est nécessaire, nous désirons que la province ait un droit absolu de veto sur cette question, ce qui protégerait le droit des minorités.En terminant, M.Smallwood a réitéré son désir de coopérer pour le plus grand succès de cette conférence qui, dit-il, est le première conférence de tout le Canada.L'hon.Douglas Campbell Un autre premier ministre, celui du Manitoba, l’hon.Douglas Campbell, a suggéré que la présente conférence fédérale - provinciale i prenne comme base de discussion la formule suggérée par la confé- ; rence de 1935.M.Campbell a dit, après avoir exposé l’attitude du Manitoba, à la conférence de 1935, que les déli bérationa de la présence confé- i rence pourraient être plus expedi- j tlves si l’on prenait avantage de l’expérience et de l’exemple de autres fédérations et du travail qui a déjà été accompli au Canad».! Nous ne suggérons pas, dit-il, que j l’on accepte d’emblée le résultat de la dernière conférence mais nous suggérons que la formule suggérée lors de cette conférence pourrait | servir utilement de base à nos dis cussiont.nots, avec 500,000, se sont déjà prononcées pour une hausse des salaires.Les mécaniciens assurent qu’ont peut augmenter leurs gages de $3.10 par semaine à même les profits des compagnies sans dé ranger l’économie du pays.LE COLIS DE GUAY SERA ANALYSE Le mystérieux colis expédié samedi dernier à J.-Albert Guay, dans sa prison de Québec, vient d’être ouvert par le laboratoire de la Sûreté provinciale à Montréal.Il ne contenait que des friandises.On procédera à l’analyse des chocolats qu’il contient pour vérifier s’ils ne cacheraient pas un poison.On avait précédemment accrédité la rumeur que le colis en question pouvait receler une autre bombe, ou des instruments pouvant faciliter l’évasion de Guay.Il va sans dire que la rumeur avait été répandue par les journalistes.Il n’y a pas si longtemps, on posait dans le journal la question: "Quel est le meilleur chef pâtissier ou confiseur à Montréal?” Vous vous rappelez?Eh bien, même après la première journée du salon culinaire, ouvert depuis hier à l’hôtel Mont-Royal, la question reste encore sans réponse.Oh, rassurez-vous, ce n’est pas que nous n’ayons aucun chef de premier ordre; au contraire, nous en avons plusieurs.Et voici d’ailleurs les noms des gagnants: Prix hors concours, prix d’ensemble et prix individuels pour le sucre-tire: M.A.Pellerino, du Ritz-Carlton, et M.Albert Dissren, du Mont-Royal; deuxième prix, M.M Caron, du Mont-Royal; troisième prix, M.Conrad Leclerc, de l’hôpital Notre-Dame.Pastillage: premier prix, M.G.Richard, de l’hôtel Pennsylvanie; deuxième prix, M.Roger Puvil-land, de La Sapinière, Val-David.Originalité: M.R.Masslcotte, du Club Montréal.Pâtisseries françaises et gâteaux Hors concours: M.A.Pellerino, du Ritz-Carlton.Gâteaux: premier prix, M.Max Rupp, de la maison Dupuis Frères; deuxième prix: M.Joseph Collin, de la pâtisserie Collin: troisième prix, M.J.-P.Nault, de la pâtisserie Euclide.Ensembles, pastillage et présentation en général de petits fours, etc.: M.F.Verheuil, pâtisserie Dansereau.Mention toute spéciale pour travail artistique: M.Michel Barbet, pâtisserie Laurier, et M.F.Verheuil.Hors concours pour gâteaux: M.Roulet, Mont-Royal.Mention d’honneur à M.L.de Bellefeuille, de l’hôpital Victoria.Comme vous pouvez le constater, la métropole n’est pas dépourvue d’artistes dans le domaine de la pâtisserie et de la confiserie, et les membres du jury, MM.Joseph Teyssot, chef inspecteur des cuisines, retraité du C.P.R., Albert Frossard, gérant du Ritz-Carlton, et Marcel Thomas, chef retraité du Mont-Royal, n’ont eu que l’embarras du choix dans la désignation des gagnants.Beau et bon Les gourmands et les gourmets, les connaisseurs et les artistes, tous ceux en un mot qui aiment la bonne cuisine et les belles choses trouveront leur compte au salon culinaire.Us pourront y admirer et y dévorer des yeux, des yeux seulement, bien entendu, une quantité impressionnante de pièces montées qu’exposent encore aujourd’hui et demain les mem bres de la Mutuelle des cuisiniers et pâtissiers professionnels.La journée d’hier était exclusivement consacrée aux pâtisseries et confiseries: meringues en forme de champignons, gâteaux aux visages distraitement comiques, éventails, magnifiques gâteaux de noces, tout un assortiment de petits fours et biscuits, superbes pièces montées, bûches de Noël, panier en sucre, petit sabot plein de bonbons, une truite faite de Encombrement au Refuge Meurling La surabondance de personnes hébergées au refuge Meurling est toujours un signe certain que nous sommes en période de chômage.Or le conseiller municipal Frank Hanley fait part à la presse qu’il a tenté vainement de placer des couples dans cet établissement au cours de la fin de la semaine; on lui a répondu que le refuge Meurling regorgeait de pensionnaires et qu’on avait déjà refusé l’entrée à des centaines de personnes.Interrogé sur la véracité de cette dernière affirmation, M.Conrad Saint-Amant, directeur du Meurling, a confirmé le dire de M.Hanley en précisant que l’encombrement de ce refuge constitue un baromètre infaillible que quelque chose va mal dans la situation économique.genevoise, une superbe corbeille de fleurs en sucre filé, un petit panier imitation dresden tout à fait réussi, un voilier miniature, une urne toute décorée d’oeillets rouges et nous en oublions encore.Viandes, poissons Aujourd’hui, le salon culinaire expose les viandes, poissons et hors-d’oeuvres.De nombreux prix seront encore accordés.Cette exposition a été préparée sous la direction de M.Marcel Puvilland, directeur du Service de l’éducation hôtelière du ministère de l’Industrie et du Commerce.Elle sera encore ouverte au public aujourd’hui et demain.OUVERTS DE 9 h.30 à 5 h.30 SAMEDI COMPRIS OUVERTS JUSQU'A 9 h.LE VENDREDI SOIR UNIE ECLIPSE Chez DUPUIS CHEMISES, CHAUSSETTES pour hommes et jeunes gens CHEMISES de belle qualité Longueurs de manches 33 à 35 -Encolures 14 à 17 dans le groupe m TOUTES NOS CHEMISES DE PREMIERE QUALITE PROVENANT DE NOTRE STOCK COURANT.MARQUES CONNUES ET RECHERCHEES DE TOUS LES HOMMES, DANS LE CROUPE.SPECIAL ECLIPSE CHEZ DUPUIS, JEUDI, chacune 3 p-5 .00 PLateau 5151, local 300 Confection impeccable en broadcloth à rayures de bleu, brun, gris et marron sur fond de teinte foncée ou pâle .quelques-unes de nuances pastelles bleu, gris, beige ou canari.Collet semi-rigide pour plus de confort.CHAUSSETTES POUR HOMMES et JEUNES GENS Achat spécial .Une marque connue, renommée pour sa haute qualité, la variété de ses dessins, à un bas prix spécial extraordinaire.Fin tricot de coton avec léger pourcentage de laine, souple et doux.Pointe et talon renforcés pour plus de durée.Choix de motifs variés en bleu, vert, gris et rouille.Pointures 9Vi à 12 dans le groupe.DUPUIS — m-dr-rhausiér, Sir.Catherine iVXupuis Mjnzni i .¦ RAYMOND DUFUlt.présidant AJ DUGAl.v p al 0., n„ SPECIAL ECLIPSE DUPUIS JEUDI, la paire DUPUll — m-de-rhAQisée, Ste-Cathsrtav ^
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