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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 19 septembre 1949
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1949-09-19, Collections de BAnQ.

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Apparition d* Mari* i la Salette BEAU ET FRAIS Minimum Maximum , Di'Mteut : Gérard FILION PAIS CE QUI DOIS Rcdactaur en chef : Orner HEROUX “Vola avez une double mission : premièrement, la mission de conserver intact votre héritage religieux et national; deuxièmement, la mission de répandre cet héritage, l’aioute que c'est votre droit de garder votre heritage, et votre devoir de le répandre.” Son Exc.Mgr lldebrando Antoniuttl, délégué apostolique au Canada VOL XL — No 218 MONTREAL, LUNDI, 19 SEPTEMBRE 1949 Cinq sous le numéro Brillants ouverture du 28ème congrès de la C.T -C.C.Capitalisme et.privée ne sont pas '.' 1 ', déclare Son Eue.Mgr Douville Un grand banque! réuni! plus de 500 convives au Windsor L'évêque de St-Hyacinthe préconise l'avènement du "corporatisme économique" - Vibrant hommage rendu au curé d'Asbestos, M.l'abbé Louis-Philippe Camirand - Discours de MM.Paul-Emile Côté, Hormisdas Delisle, J.-O.Asselin et Gérard Picard Plus de 500 convives étaient réunis hier midi à l’hôtel Windsor i l’occasion d’un banquet offert par le conseil central des syndicats nationaux de Montréal aux délégués au 28e congrès annuel de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada qui se tient présentement à Montréal, à la salle paroissiale de l’Immaculée-Concep-lion./A Le diner était sous la présidence de M.Horace Laverdure, président du conseil central des S.N.et conseiller municipal, qui, à l’issue du banquet, a présenté les invités d’honneur et les orateurs.Alors que M.Laverdure présentait les invités d’honneur, les ouvriers ont rendu un hommage émouvant, par des applaudissements fréquents, à l’abbé Louis-.Philippe Camirand, curé d’Asbes-tos.qui s’est particulièrement dévoué au cours de la grève de l’amiante.Le président général de la C.T.C.C., M.Gérard Picard, a aussi longuement été acclamé.Ce banquet qui marquait en quelque sorte l’ouverture du 28e congrès de la C.T.C.C., avait été précédé d’une messe célébrée en l’église Notre-Dame par Mgr Aimé Boileau, curé de Lachine, et ancien aumônier des syndicats nationaux de Montréal.Le congrès de la C.T.C.S.a débu té officiellement hier soir et ses assises se termineront jeudi matin par les élections.S.Ex.Mgr Douville Son Exc.Mgr Arthur Douville, évêque de Saint-Hyacinthe, a été le premier invité d’honneur à adresser la parole aux convives.Il a commencé en disant que sa présent., lait en quelque sorte une reconnaissance publique de l’Eglise à l’endroit des principes qui animent la C.T.C.C.et ses chefs, que pas une occasion d’encoura- L’Eglise, à juste titre, ne manger un mouvement comme la C.T.C.C., qui traduit déjà si bien les effets puissants et merveilleux de la doctrine sociale qu elle enseigne, a-t-il ajouté.L’Eglise reconnaît que vous méritez beaucoup par votre magnifique travail.Elle reconnaît aussi que l’organisation ouvrière est devenue moralement nécessaire à cause des abus dont les travailleurs sont victimes et aussi à cause des vertus qu’ils doivent pratique!'.Personne ne peut plus empêcher l’organisation ouvrière.L’Eglise, pour sa part, sait fort bien que certains systèmes doivent passer et que d’autres doivent vivre.Le libéralisme économique doit passer, mais l’organisation syndicale doit vivre.Il faut bien comprendre que capitalisme et propriété ne sont pas des équivalents.Aussi, la propriété privée pourra fort bien survivre à l'élimination du capitalisme, a ajouté le prélat.Quant aux travailleurs, leur organisation syndicale doit exiger le respect des droits ouvriers, non pas par la violence ou la terreur, mata bien par une réforme des moeurs d’abord.Le syndicalisme catholique doit fendre au juste milieu entre le libéralisme économique et le communisme.Par une chrétienne collaboration avec les organismes professionnels des autres classes de Ta «ociété, le syndicalisme doit tra- Avez-vous répondu à notre questionnaire de samedi ?Non ?Alors vite mettez-le à la poste.Vous nous rendrez service.Merci.vailler à la réforme sociale de la société et au corporatisme économique.Mgr Douville a précisé sa pensée en déclarant que le syndicalisme est l’union horizontale des travailleurs et que le corporatisme est l’union verticale des travailleurs aux autres classes.En terminant, l’évêque de St-Hyacinthe a incité la C.T.C.C.au courage et à la confiance et lui a souhaité longue et féconde vie.Un tonnerre d’applaudissements a marqué la fin de l’allocution de Mgr Douville qui s’est excusé de devoir immédiatement se retirer.Les invités d'honneur Une trentaine de personnes avaient été invitées à prendre place i la table d’honneur.Outre Mgr Douville.mentionnons Me Paul-Emile Côté, député de Verdun aux Communes et représentant de Thon.Humphrey Mitchell, ministre fédéral du Travail; l’hon.Hormiv das Delisle, ministre d’Etat dans le cabinet provincial, et représentant Thon.A.Barrette, ministre provincial du Travail; M.J.-O.Asse- (suite à la page deux) PENDANT LE DESASTRE ; Voici l'aspect lugubre qu’offrait le paquebot "Noronic" au cours de la nuit de vendredi è samedi, alors qu’il était la proie des flammes.La navire, qui était amarré au quai de la Canada Steamship Lines à Toronto, a été ravagé de fond en combles en quelques heures.Plus de 200 personnes ont perdu la vie dans ce désastre, le pire dans l'histeira maritime des Grands-Lacs.Cette photo a été prisa environ une demi-heure après la première alarme, à 2 h.38 a.m.(Photo C.p ) 121 morts dans l’incendie du “Noronic” à Toronto On recherche encore 83 dispsrus .Les employés de la Bellerive Plywood de Mont-Laurier en grève M.Jean Désy clôture le congrès des clubs de la Société Richelieu Nos relations avec l’étranger doivent être conduites, avant tout, sur le plan humain — Les Richelieu sc séparent après avoir affirmé les buts charitables de leur Société — Quelques détails sur le congrès Le congrès de in Société Riche lieu a été clôturé, hier soir à l’hô tel Queen s, par un diner auquel notre ambassadeur en Italie M Jean Désy, a été invité à titre de conférencier.11 a dit que l’étranger pense de nous beaucoup plus de bien que n’en peuvent soupçonner ceux des nôtres qui n’ont pas pris contact avec lui.Par contre, il ignore à peu près tout de notre histoire et de notre vie quotidienne.De cela, on ne peut lui en faire grief, car l'ambassadeur se demande comment l'étranger aurait nu se renseigner, ou ce que nous fui avons offert, en somme, pour son instruction?Sans compter qu’il n’est pas sur que nous sachions nous-mêmes ce qui se passe au delà de nos frontières.Il apparaît donc nécessaire d’instruire les étrangers sur notre compte.M.Désy, mettant de côté le rôle de l'Etai en cette matière, dit que la question intéresse chacun de nous.11 affirme qu'à partir de l’instant où un Canadien quitte le territoire national, il devient d’office un représentant de son pays.De ce fait, il assume une obligation morale qui lui est dictée par sa conscience.Comment un Canadien doit il sc comporter à l'étranger?M Désy répond à cette question par une série de conseils, fort à propos, que le Devoir publiera jeudi, en page du tourisme.Puis, l'ambassadeur raconte son voyage au cimetière canadien d'Or-tona, en compagnie de LL.EE.NN.SS.Charbonneau et Roy.Il parle de l’amour que la population de cette région porte au Canada Il décrit également l’état de déla brement où se trouve la chapelle de ce cimetière, qui contient le* restes de 1400 soldats de notre pays.11 dit.finalement, comment ses deux compagnons de voyage ont décidé de réparer cette chapelle à leurs trais et il se demande si ce geste ne vaudrait pas la peine d’é* Ire imité?M.Désy a terminé sa conférence en affirmant qu'au simple point de vue économique, il est important de nous faire connaitre à l’étranger.Car si les seules syllabes du mot Canada suffisent à créer un préjugé favorable, il faut maintenant que celui-ci se transforme en amitié raisonnée."Le facteur humain est, dans tout les cas, essentiel à des accord* durables.” V Ce dîner de clôture était présidé par le Dr Pierre Jobin A la table d’honneur, on remarquait également Son Exc.Mgr Joseph Charbonneau, M.J.-O.Asselin et plusieurs personnalités du monde politique et économique.Hier matin, à l’église Notre-Dame, les congressistes ont assisté à une messe dite par Mgr Laurent Morin, v.g , directeur national de l’Action catholique.Avant de clôturer le congrès, le président a révélé que la Société Richelieu avait envoyé un télégramme au maire de Toronto pour lui exprimer la sympathie des congressistes, relativement au désastre du navire Noronic.Il a dit.aussi que les trente clubs de la Société Richelieu avaient recueilli la somme de $110,000, l’année dernière, pour soutenir leurs diverses oeuvres d* charité.r z.Toronto, 19 (C.P.) — Tout Toronto cherche aujourd'hui à oublier le chagrin et l'horreur que lui cause l'incendie survenu samedi soir dans son port du vapeur de plaisance Noronic en s’occupant à identifier les restes calcinés des victimes et en leur préparant des funérailles.Il a fallu installer une morgue d’urgence dans l’immeuble réservé jusqu'ici aux expositions de fleurs sur le terrain de l’Exposition nationale annuelle.A cet endroit, situé à un mille du quai No 9 près duquel le navire a brûlé, on a rassemblé et étalé en même temps que les débris mor tels tous les menus articles retrouvés à bord et pouvant permettre de les identifier.On a d'ailleurs vu à assurer les parents des morts qu'aucun effort ne sera épargné pour leur rendre les leurs.A cet effet, chaque cada vre qu’on n’aura pas pu identifier immédiatement sera placé dans une tombe scellée, qu'on déposera dans un ossuaire spécial avec tous les écrits retrouvés pouvant le concerner; les corps seront gardés de la sorte aussi longtemps que l’on n’aura pas retrouvé les parents des victimes et que ceux-ci ne seront pas venus les réclamer.Il n’y aura aucune inhumation en masse; la plupart des morts venaient en effet de l’étranger, sur tout de Cleveland et de Détroit Une grand-messe de Requiem devait avoir lieu aujourd'hui à la cathédrale St-Michel de Toronto, en présence de l'archevêque, le cardinal James Charles McGuigan.Dimanche prochain se tiendra un service religieux commun à toute» les sectes protestantes, sur le terrain do l'exposition.Y officiera le modérateur de l'Eglise unie du Canada, le très révérend Willard Rrewing.Les maires et le clergé des deux grandes villes américaines y ont été invités.Les autorités de Toronto conféreront en même temps avec eux sur la disposition des restes mortels non réelamés.Entre temps la population locale a ouvert ses foyers aussi bien aux survivant* du désastre qu'aux pa rents venus identifier leurs proches morts dans la tragédie.Les chauffeurs de taxi ont aussi mis leurs voitures à la disposition de toutes ces personnes en renonçant à percevoir le prix de leurs courses Sur 884 passagers et membres d'équipages, on compte 479 survl-j vants connus.T,a morgue spéciale i renferme 121 corps et U reste 83 disparus à identifier Toronto n'en continue pas moins d'espérer que le compte final des morts ne dépassera pas les 200 C'eut le pire désastre que la Ville-Reine lit encore connu.On l'intéresse d’une part aux efforts des scaphandriers pour explorer la section submergée de poupe du navire de 8.900 tonnes qui avait fréquemment été aurnommé "le reine dea Grands Lacs”: d'autre part aux informations que publient les grands quotidiens de Toronto, de Détroit et de Cleveland pour l’assurer il certains S'*» vante ne sont nas en réalité revenu* placidement citez eux.Tel est du motna Tetpolr V* T\* CtawHtirv rr>m» missaire national de la Croix-Rouge canadienne.Le Noronic, un navire qui avait coûté $5,000,000 et qui se trouve complètement assuré contre le feu, à ce qu’assurent ses propriétaires, la compagnie Canada Steammship Lines, était parti de Cleveland et faisait escale à Toronto avant de se rendre à Presscott et aux Mille-Iles quand un incendie d’origine encore inconnue a éclaté à bord à 2 heures 30 dans la nuit de samedi à dimanche.En moins d’un quart d’heure, sa coque était devenue un enfer.Diverses autorités, entre autres celles du ministère fédéral des transports, ont ordonné l’ouverture d'enquêtes sur la tragédie.La nuit avait par ailleurs été calme pour les services de police et de prévention des incendies dans la capitale ontarienne.D'après l’ingénieur en chef des armateurs, F.B.Bonncll, c’est le vent qui a aidé à propager les flammes en quelques instants d’un bout à l’autre du nrfvire.Pareil sinistre ne s’était pas vu sur les Grands Lacs depuis 1847, avec l’incendie sur le Lac Michi-gan du “Phoenix”, causant ainsi 247 morts.On ne compte aucun membre d’équipage parmi les morts.11 ne j se trouvait en effet qu’une vingtaine de matelots en vigie à bord cette nuit-là, selon la coutume quand le vapeur faisait escale pour la nuit entière.Les armateurs attendent pour les communiquer à la presse d’avoir obtenu de Cleveland copie des lites des 511 passagers et 173 matelots car les listes détenues sur le navire sont disparues dans le sinistre.Le président de la C.S L.M.K.R.Marshall, croit toutefois pouvoir assurer qu’il n'y a eu aucune né gligence de la part de son personnel.* * * Liste provisoire des survivants d* notre province (x — indique un membre de l’équipage.) x —Madeleine Bouressa, 8971, rue Louis-Hébert, Montréal; x —Marie Chisholm, 1205, rue St-Marc.Montréal; x —Jean Côté, 2301, ru* Delo-rimier, Montréal; x — Irène Daigle, 1732, rue St-Hubert, Montréal; L.-P.Dellaire, 228, rue Limoilou, Québec.Tilly.Doucette, 2051, rue City-Councillor*.Montréal; Marcelle Duplesait, 188, IleBi gras; I^wis Eddy, 1235 est, rue Jean-Talon, Montréal; x - Benjamin Fortier, 8871, rue St-Denti, Montréal; x — Lilian Gallagher.62a, rue Selby, Westmount; x —Laurette Glgnec, 7784, avenue Perrin, Montréal; x —Jean L Girard, 11927 rat Persilliers, Montréal; x —Edward J Harvey, 88 avenue Moneton, Québec; x_ Veronica Kecmanta, 193 avenue Wolaley, Montréel: Beaulieu, Montréal; x — Jean Latour, 1050 est, rue Laurier, Montréal; x — Ernest Lavallée, 30 rue St-Louis, St-Vincent de Paul; x — Estelle Lebouthillier, 2053 rue Metcalfe, Montréal; x — Patricia Mac, 4814 avenue Verdun, Verdun; x — Lloyd Martin, 6.20e avenue, St-Eustache-sur-lr-Lac; x — Gartsch O’Neill, 988 rue Old Orchard.Montréal; x— Edma Cuillerier, 2051 Ayl mer, Montréal; x —Max Paleyew, 4146 St-Do-minique, Montréal; Ostos Quesnal, 66 Ste-Catherine, Montréal; x — Murray Roger, 5685 Jeanne Mance, Montréal; x —Peter Sage, 233b Montcalm, Hull; x —Peggy Shaw, 1069 Mackay, Montréal; x —Julia Tarplee, 467 Manning.Verdun; x — Selma Tarkpea, 193 Roaelea.Montréal.Leur employeur refuse d'appliquer la sentence arbitrale rendue à l'unanimité des trois arbitres Mont-I-aurier, 19 (Spécial au Devoir).— Une centaine d’employés de la Bellerive Plywood Co., ont déclaré la grève ce matin parce que leur employeur a refusé d’appliquer la sentence arbitrale rendue récemment à l’unanimité des trois arbitres.M.SAINT-LAURENT PARLERA A TROY Troy, N.-Y., 19 (A P.) — Le premier ministre du Canada, M.Louis Saint-Laurent, sera l’orateur invité au 125e anniversaire de fondation à Troy, Etat de New York, du Rensselaer Polytechnic Institute, le 14 octobre prochain.Les actes de charité doivent, avant tout, être volontaires Causent du Dr Davidson au congrès Richelieu — Réceptions offertes aux dames Le premier annuaire Des de chrétiens réclament la liberté d'accès aux Lieux Saints Le délégué apostolique aux fêtes du sacre de Mgr ! Cayer — L’Eglise canadienne, Eglise missionnaire ‘‘Quatre cents millions de catholiques et des millions d’autres chrétiens réclament de toutes les puissances intéressées que justice soit rendue en Palestine aux droits du monde chrétien et que soit garantie dans le pays du Christ cette liberté qu’il est venu lui même apporter au monde.” Ces paroles sont du délégué apos tolique au Canada, Son Exc.Mgr lldebrando Antoniutti.Il les a prononcées à l’issue du grand déjeuner qui a suivi la sacre de Son Exc.Mgr Jean de Capistran Cayer, n f m , évêque de Cissi (Algérie), vicaire apostolique d’Alexandrie et d’Egypte Son Exc.Mgr Antoniuttl avait officié au sacre, qui a eu Heu en la chapelle des Franciscains, rue Dorchester.Le Syndicat national catholique des employés de la Bellerive Plywood Co., et l’employeur avaient déjà conclu une première entente concernant les salaires, entente qui a été incorporée à la sentence arbitrale.Devant le refus du patron d’appliquer la sentence arbitrale rendue, les employés ont pris hier après-midi un vote do grève.Tous les membres du syndicat ont voté en faveur rie l’arrêt du travail.Cette cause a été envenimée, en fin do semaine, par la mort de la Bellerive Plywood, âgé de 49 M.Albert Bélanger, un employé de ans et père de 13 enfants, qui est mort au travail.M.Bélanger était préposé aux bassins et il a été ébouillanté à mort vendredi der- "‘fT' , , .! “De la protection des Lieux De plus, on rapport* que deux j sajn(Si „ déclaré le délégué, une autres employés ont été gnève- j qUpStj0n purement religieuse, les ambitions des pouvoirs temporels ont fait une question politique, et programme spécial dont le succès a été très vif.Elles ont été reçues par le maire de Montréal, à midi, au Jardin ho tamque Dans le cours de l'apré.x midi, elles ont assisté à un thé modes, offert par la maison Du puis Frères au Cercle Universitai 1 de'nyiron 72 cents l'heure re.Dimanche après-midi, elles ont eu le plaisir d'aller prendre le thé à l'hôtel "La Sapinière", de Val-David ¥ # ¥ M Robert Lctendre, à qui I on doit attribuer le principal mérite d'avoir organiaé ce congrès, a dis tribué aux Richelieu le premier annuaire de cette Société Il s’agit d’une publiation de 53 pages, et contenant le* noms et adreiscs de tous les membres d" la Société F Z L'HON.E.RINFRET FETE PAR SES ELECTEURS Samedi.M X —James Laromhe 6259 rut*v»H nremlsé Le Dr Georges-F.Davidson, sous ministre du Bien Etre social, à Ottawa, a prononcé une causerie fort goûtée, au déjeuner des congressistes Richelieu, samedi midi.Parlant d’abord en français, il s dit combien il faisait son possible pour connaître la mentalité de la population française du Canada II a demandé, également, que l’on donne plus souvent l’occasion à des fonctionnaires de langue an glaiae de rencontrer des groupe ments français, ou’on leur impose le devoir de parler en français et qu’on encourage leurs efforts pour mieux connaître le Québec.D dit ensuite nue les services gouvernementaux nans le domaine social deviendraient fatal» è notre pays, t’il fallait qu’ils remplacent, un Jour, le» travaux volontaire» des citoyens.Aucun sendee gouvernemental, dan* ce domaine, ne peut fonctionner avec «uccès sans l’appui de club» comme les Richelieu, ni surtout aani l'intérêt que porte le publie aux question* de charité Le Dr Davidson dit enfin que l’on ne doit pas craindre une infil i L’organisation libérale du comté tratlon du gouvernement dans Je 1 d Outremont Saint-Jean fêler» ce adraon député, 1 hon Edouard Rin tret, cr, mlnisae de* postes Un grand dîner sera servi au club de Réforme et 11 sera pré j sidé par Me Philippe Brais, c r i conseiller législatif Plusieurs personnaHtés du mon Joseph Germain de libéral assisteront A cetie fêt/> nnur le* dames un i oui débuter» 0 7 8 p m ment blessés au cours de cette tragédie.Le syndical demandera qu'une enquête spéciale soit te-, nue sur cette affaire, pour démon-! trer bien clairement les conditions de travail auxquelles sont assujettis les employés de la Bellerive Plywood.1 La sentence arbitrale prévoyait une augmentation de 5 rents l'heure, des fêtes chômées payées et d'autres améliorations.M Jean-Paul Geoffroy, organisateur de la C.T.C.C., nous a communiqué le fait que les employés de la Rcllerive Plywood reçoivent en moyenne 58 cents de l’heure pour les hommes et 35 cents pour les femmes, tandis que dans les autres industries du même genre dans la province le salaire horaire de courage, de» grâces de martyr*.L'orateur ' apporte les félicitations du Saint Siège à la jeun* Eglise du Canada, qui est une Eglise missionnaire.Son Exc.le délégué apostolique voit aussi dans le sacre de Son Exc.Mgr Cayer une grande fêta franciscaine.Et il rappelle que saint François fut un des premier» missionnaires à se diriger» ver* l’Egypte.I^e président du syndicat de la Bellerive Plywood est M J Char-trand.Cette grève est dirigé par M.Yvon 1-egault, organisateur du Conseil central des syndicats nationaux.domaine entier de la charité Le champ dea misères humaines est tellement vaste que l’Initiative prl vée trouvera toujours de quoi ex ercer sa charité * * * Message du Pape Sa Sainteté la Pape Pi* XII « fait parvenir è M.l’abbé Henri Pichette, aumônier d* la C.T.C.C, ses voeux à la Confédération de» traveillours catholique» du Canada.L* Saint-Père remercie le C.T.C.C.d* ton hommage filial et fait des voeux pour le dévelop pement de faction at do l’esprit chrétien de* travailleurs.Il accorde s* bénédiction apostoli-quo à tous le» congre sittes, Voici It texte télégraphique du menage du Saint-Pér* : "Saint-Père occasion 28* congrès annuel C.T.C.C.très touché filial hornm*g».Fait voeux df-veloepsmcnt action et esprit chrétien dn travailleurs.Accord* oatsrnellrmirt bénédiction epostoHou* imo orée.J.-ï.MVITINI.su’sstHf!" au pied de la Croix les soldats de nouveau, après vingt siècle», jouent au sort la rohe sans couture.Les chrétiens ne peuvent rester indifférents à ce scandale; ils ne sauraient.retourner chez eux et s'enfermer dans leur maison comme des disciples découragés; ils ne peuvent permettre que les conflits de races mettent en danger la liberté des Lieux Saints, ni qu’on insulte à leur foi.ni qu'on fasse bon marché des droits les plus sacrés des puissances catholiques." Puis Mgr Antoniutti a résumé les demandes du Pape à ce sujet, demandes formulées dans deux letlres apostoliques publiées en 1948 Eglise missionnaire Son Exc.le délégué a souligné que la nomination du nouvel évê-1 que, chargé d’ “une des missions j les plu* délicates du monde", est “la preuve éclatante que l'Eglise .du Canada est en marche." “La preuve que l'Eglise du Ca- ' nada est en marche, dit-il, la voici: l’Eglise du Csnada est une Eglise j missionnaire! Et aussi longtemps i qu’elle sera missionnaire, l'Eglise du Canada restera vigoureuse et i féconde ” Mgr Antoniutti souligne l’importance de l’esprit missionnaire dans l'Eglise.Celle, dit il, qui n'a pas un vif sentiment de ses responsabilités missionnaires, mais qui se résigne à rester sur ses position* .cherche en vsin quand sonne le moment de l’épreuve des forces de résistance, des réserves Nommé à un centre international M Claude Sylvestre a quHté la pays, hier, à bord de l’Kmpress of France, pour un stage d'un an en Europe.Il remplira la fonction d* secrétaire permanent au Centre international de documentation et d'information (CIDD de la Jeunesse Etudiante Catholique.11 est le premier Canadien I remplir cette fonction depuis la fondation du secrétariat à Fribourg en 1946.M.CLAUDE SYLVESTRE M, Sylvestre est le fils de M el Mme Roland Sylvestre, de Monù réel M Sylvestre a terminé ses études au collège de Berthier en juin 1946.Il travailla ensuite comme dirigeant national de la J.E.C.ca-nadienne durant deux ans et donna ses services durant un an au Journal Vie Etudiante.EN 4e PAGE, PREMIER-MONTREAL Liquidation de l'empire sterling ?PU Paul SAURIOL ^ 353431 45 i rAüt oeux IE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 19 SEPTEMBRE 1949 Le sacre de Son Exc.Mgr Cayer a eu lieu samedi, en la chapelle des Franciscains Un Franciscain canadien prendra charge de l’antique patriarchat d'Alexandrie L'n Canadien français, fils de , Un iièg* historique saint François d Assise, a reçu sa- Le R.P.Desnoyers souligne que medi dernier, mission de prêcher, le siège dévolu à S Exc.Mgr Civer, sanctifier et gouverner dans uni celui de Cissi (Algérie), a été le des territoires les plus vénérables ¦ premier patriarchat après Rome.11 et les plus anciennement gagnés lut fonde par saint Pierre, qui lui au christianisme, le vicariat apos ; donna l’evangéliste saint Marc com-tnlique d’Alexandrie et d'Egypte me premier évêque.Le sacre de Son Exc.Mgr Jean de Capistran Cayer, O F M évêque de Cissi (Algérie) et vicaire apostolique des territoires plus haut nommes, s'est déroulé dans la chapelle de* Franciscains, rue Dor Chester, en la tête des stigmates de saint François C'est la sixième fois que la province franciscaine du Canada donne un évêque S l’Eglise.C'est le délégué apostolique au Canada.Son Exc.Mgr Ildebrando Antoniutti.qui a officié au sacre Il avait comme coconsécrateurs LL.E VN.SS.Philippe Desran leau, évêque de Sherbrooke et Prosper Duran, O.F M.évêque de Chefoo.En groupe imposant d’évêques assistaient à la cérémonie On remarquait LL.EF.NN SS Joseph Charbonneau, archevêque de Mont réal; Maurice Roy, archevêque de Québec; J C Chaumont, auxiliaiie de Montréal J H Prud'homme-Joseph Alfred Langlois, évêque de Vallevfield: Aidée Desmarais évê que d’Amos; Anastase Forget, évê oue de Saint-Jean (Québec): Ar finir Douville évêque de Saint-Hyacinthe: C, L.Pelletier, évêque des Trois Rivières: Edouard Jetté auxiliaire de Jnliette: Pereival Car.a, auxiliaire de Vallevfield et Joseph Kiwanuka, PB., vicaire apostolique de Masaka L’archevêque de Vancouver était représenté par le R, P VV.-F.Mc C.cnnis, C C S ; l'archevêque d'Ot tawa, par Mgr .1 H.Chartrand, P A.V G ; l'archevêque de Saint-Boniface par M.R Lesieur, PS S ; l'archevêque de Régina par Mgr A J Jansen.PD, VG; l’archevê que de Calgary par lr T R P Alphonse-Claude Lnhoissiêre.O F M.commissaire provincial: l'êvêque de Nelson par le R P Wilfrid Bra reau Le sermon C'est le R P, Germain Marie Desnoyers.ofm.du couvent des Franciscains de Montréal, qui a prononcé le sermon.Dans son pre mier point, il a développé la thèse du sacerdoce du Christ Notre-Seigneur Jésus-Christ, dit-il, est le pontife de la nouvelle Alliance Dès son incarnation, Dieu le Père lui a dit Tu es prèlre pour l’éternité." Jésus s’est donc incarné au sein de Marie pour remplir sa divine vocation de Rédempteur — rie Pontife pour instaurer dans le monde le vrai cuite dû à Dieu et sauver les ômes par sa Passion.Il est Pontife idéal et suprême.Pontife unique et substantiel, car il est né Pon tife Le Christ est Pontife idéal par 1* perfection de sa sainteté, la plénitude de sa puissance de docteur, de rédempteur, de médiateur et de religion et de distributeur de toute grâce.Pontife idéal encore par la tendresse incomparable de son coeur et la perfection de son sacrifice; il n'a pas eu.comme les autres, à offrir de victimes pour ses péchés personnels Pontife idéal aussi parce que seul il siège pour l'éternité à la droite de Dieu le Père, toujours vivant pour in tercéder en notre faveur Avant de quitter la terre, au Jeudi-Saint, 11 institua les sacrements d'Eucharistie et d'Ordre pour doter la terre d’héritiers de son pon Le siège de Cissi est un des plus nobles du monde II compte quatorze saints pontifes.Son univer site catholique, une des premières, a compté des éducateurs célèbres Ses martyrs, ses saints et saintes ne se comptent pas L’Egypte fut.le premier berceau de la vie religieuse, qui se répandit ensuite dans l’univers.Tout le monde connaît ses deux docteurs, saint Atha nase, vengeur de la divinité du Christ, et saint Cyrille, champion de la maternité divine de Marie En MO, l’Egypte devenait la proie des musulmans En 1210, saint François d’Assise se fit son premier missionnaire latin, en essayant de convertir le sultan.Au jourd’hui, grâce aux efforts jamais interrompus de l’Eglise, l'Egypte compte quatre vicariats apostoliques Celui d'Alexandrie, le plus important, compte 66,000 fidèles de rite latin.Pour la sixième fois, la province française du Canada donne un évêque à l'Eglise C’est un dur sacrifice pour l’Ordre Mais ii est sûr que Dieu lui revaudra cette obéis- sante aux consignes du pape “Nous offrons nos voeux les plus respectueux au nouvel élu.Alexandrie l'attend avec joie.Et nous, en le voyant quitter les rives du Saint-Laurent pour celles du Nil, nous le confions à la Sainte Famille qui elle aussi s’y exila, et nous lui disons: “A cause de la beauté de votre caractère épiscopal, de la mansuétude de votre coeur, de votre justice qui vous fait sacrifier votre famille temporelle et religieuse, soyez béni du Ciel et régnez en père, en pasteur, en entraîneur fécond.” Nombreuse assistance On remarquait dans l'église un nombre considérable de membres des clergés séculier et régulier: des prélats, des chanoines, des prêtres, les supérieurs provinciaux de presque tous les Ordres établis dans la province, des supérieures de congrégations religieuses.Son Exc.Mgr Cayer a eu le bonheur de voir sa mère.Mme Louis Cayer, de Sherbrooke, assister à la cérémonie.Elle était accompagnée de sa fille, Mlle Marguerite Cayer, de Mme MA, Clément, soeur du nouvel évêque, de MM.Gérard.Joseph et.Conrad Cayer, frères de Mgr Cayer.De nombreux | parents assistaient aussi à la cé rémonie.” 1 ! ! LE PONT "ARTHUR SAUVE" — L* nouveau pont "Arthur Sauvé", qui remplacera le vieux pont "De Bellefeuille" sera inauguré officiellement dimanche prochain par l'hon.Maurice Duplessis, premier ministre de le province.A la même occasion, S.Exc.Mgr Conrad Chaumont bénira solennellement ce pont, qui relie Plage Laval i St-Eustacha.On voit ici une vue générale du pont, qui a una voie cerroasible de 42 pieds.Les cérémonies se dérouleront du côté de Plage Laval et é 3 h.p.m., il y aura grand ralliement dans la cour du collège de St-Eustache.Les bons Maurice Duplessis et Peul Sauvé y porteront la parole.BAS ÉLASTIQUES NOUVEAUX.Bas élastique en NYLON MAINTENANT DISPONIBLES A NOTRE DEPARTEMENT DE L'ORTHOPEDIE COMMANDIS POiTALti MMMIS AVIC SOIN LA PHARMACIE PROFESSIONNELLE 921 est, STE-UTHERINE - Tel.: PL.9(22 ARTHUR SARRAZIN (Près Dupuis Frères) LUC CHOQUETTE Toutes les souffrances ont leur terme et leur salaire.Le Seigneur est assis pour jamais i la droite de son Père.Il en sera ainsi de nous tous si.nous l’avons suivi jusqu'au bout.C.T.C.C.Capitalisme et propriété privée ne sont pas équivalents.“La raison d’ütre des défendre les intérêts de syndicats est de leurs membres ” fsuite de la première page) lin, président du comité exécutif de lu ville de Montréal; M.T.Bel zile, secrétaire général de l’Union catholique des cultivateurs; Mgr J.-C Leclaire, vicaire général pour le diocèse de St-Hyacinthe et president de la Commission sacerdotale d’études sociales, M.Gérard Fil ion.directeur-gérant du journal le Devoir, et autres.Autres orateurs Me P.-K Côté, qui représentait t hon.H.Mitchell, a dit les regrets de celui-ci de ne pouvoir assister lui même à ce banquet et ses voeux les meilleurs pour l’expansion con tinuelle de la C.T.C.C.Ottawa ne craint pas le syndi calismc ouvrier, bien au contraire, il le désire et l’encourage, a dit Me Côté.Nous n avons rien à craindre, il va sans dire, de la doctrine sociale de l’Eglise, et pas davantage d’un mouvement comme la C.T.C.C.qui travaille a la répandre.Aussi, je souhaite à la C.T.C.C qu’elle atteigne d’ici peu les 100,000 membres dont elle est maintenant si près, a conclu Mc Côté.L'hon J -H Delisle De son côté, l’hon, H, Delisle a dit lui aussi les regrets de l’hon.Antonio Barrette de ne pouvoir venir lui-même rendre hommage à la C T C.C.Il a toutefois assuré son auditoire de l’entière collaboration et du dévouement du ministre provincial du travail.En remontant jusqu'à 1045, le représentant du gouvernement provincial a énuméré plusieurs réfor-I mes législatives qui.a-t-il dit, sont : dues à l’influence de 1a C.T.C.C.et lificat et de continuateurs de sa i ^ autres organisations ouvrières, mission rédemntriro Ce furent les Apôtres.Ces derniers, a leur tour, se sont assuré des successeurs qui, à travers le monde et les siècles perpétuent le sacerdoce pour le salut des âmes Ce sont les évêques Avis de décès lesquelles soumettent chaque année un mémoire aux autorités provinciales.11 y a lieu de se réjouir de vos réalisations et progrès, de vous souhaiter de fructueuses délibérations et de nombreux autres éclatants succès, a terminé le ministre qui est aussi président du Syndicat national de l'industrie-du journal, i lequel est affilié à la C.T.C.C.le an BESSETTE.— A Montréal.17 septembre 11)49, à l'âge de ans, est décédée Mme Grégoire Bessette, née Marier (Rose-Alba).demeurant au No 6588, St-Laurent La dépouille mortelle est exposée aux salons Poirier, 652(1.rue St-Denis Les funérailles auront lieu mercredi, le 2t courant.Le convoi funèbre partira des salons mortuaires M.Poirier, 6603.boul St I.auront, à 9 h 15, pour se rendre à l’église SKTean-dc-la-Crotx, où le service sera célébré à 9 h.30 Et de là au cimetière de Drummond ville où un libera sera chanté Pa rents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.arHETRZ VOS rua as ici La Patrie Fleuriste 168 «tt.Stt-Catherine LlvrakNon partout fltrw't# mriît d»* notre kerte- , h \ p PL.1786 1787 iz £ j,' 10°o d’escompte ou* communautés religieuses M J O Asset m ouïe frtidl ! M .10 Asselin, president du comité exécutif de la ville de Montréal, a aussi adressé quelques mots à l’auditoire U a formulé plusieurs souhaits à Fendroit de la C.TC.C.el de scs filiales.M.Gérard Picard Le dernier orateur a été M Gérard Picard, président général de - la C T C C 11 a remercié ceux qui l’avaient précédé, entre autres Son Exc Mgr Douville, qui, a-t-il dit.s’est acquis la réputation d’être un ; évêque social.Aux représentants des autorités civiles, M Picard a exprimé les remerciements du mouvo -'ent qu'il : dirige pour la collaboration qu’il» ont promis de continuer et il les a assurés de la réciproque.“Lorsque nous luttons, a-t-il : dit, nous le faisons sjins haine ou : partisanerie, mais dans le seul I but de défendre les intérêts de i ceux que noux représentons.Nous | espérons pour la classe ouvrière | qu'un projet de loi comme le bill no 5 ne reviendra jamais devant les Chambres et que les travailleurs au-I ont ce à quoi ils sont en droit de ! attendre, non pas des privilèges, ! ’tais un traitement juste et equi ' table M Picard a signalé la présence rie M.T Bclzile, secretaire généra! rie l’Union catholique des cultivateurs, une preuve des relations harmonieuses qui existent entre l'organisme professionnel des ou-viers et celui des cultivateurs Le président général de la C.T.C.C.a aussi déclaré que son organisme aurait une reconnaissance éternelle à l'égard de la Commission sacerdotale d'études sociales qui, en maintes circonstances, nous a conseillés et encouragés dans notre travail.Messe à l’église Notre Dame Avant le banquet d'ouverture, les délégués s'étaient réunis, vers 9 h 45, sur la place d'Armes pour ensuite entrer à l’église Notre-Da me où une messe spéciale a été dite à leurs intentions par Mgr1 Aime Boileau, D.Ph , P.D.curé de la paroisse de Lachine et an cien aumônier des syndicats de Montréal Le cure de la paroisse, M Jean Baptiste Vinet, P.S.S., a souhaité la bienvenue aux congressistes, au prono.et le sermon de circonstances a été prononcé par M.l'abbé | Roland Erigon, de Saint Hyacinthe.I aumônier adjoint de la C.T.C.C.I Dans son sermon, M l'abhé Fri Son a développé le them": “Chretiens convaincus el apôtres conquérants”.1-e chrétien convaincu est celui qui vit habituellemi nt en état de grâces, qui croit en l’efficacité de la prière et qui sc nourrit du Pain des forts, dit M.l'abbé Frigon.Le chef ouvrier digne de ce nom, continue-t-il, doit se garder dans l'amitié divine, car l’oeuvre rie la réédification sociale à lanuello il travaille ne peut s'accomplir indépendamment de Dieir "Si Dieu ne bâtit pas lui-même la maison, c'est en vain que travaillent ceux qui la bâtissent.” “La position que vous occupe'’ dans le mouvement syndical nous permet de vous donner le titre d’apôtres, et pour bien remplir votre rôle de chefs syndiqués cnth« tiques, il est nécessaire que vous considériez votre travail comme un véritable apostolat.' Pour que votre apostolat soit fécond, vous devez donner le bon exemple, vous devez être désintéressés et vous devez bien connai tre le message que vous avez mission de porter au monde des Ira i vailleurs."Ayez une connaissance sufLssn I te du message que vous avez mis-I sion de porter aux m isses labo-; rieuses Instruisez vous le plus pas-I sible de la doctrine sociale de ; l'Eglise, qui doit être l’inspiratrice j de tous vos travaux: pénétrez-vous-! en, afin d’être en mesure de faire | rayonner les enseigements sociaux I de l’Eglise dans les masses euvriè ! rcs et dans le public en général." C'est ce que déclare M.Gérard Picard, président général de la C.T.C.C., à l'ouverture du 28ème congrès annuel de cet organisme - La formation d'un comité d'action politique Comité d'action politique M.Gérard Picard, president général de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada, s’est prononcé hier soir, à l’ouverture du 28e congrès annuel de la C.T.C.C.contre foute idée de “fonder un parti politique par les soins d’une organisation syndicale de travailleurs et contre toute affiliation de cette môme organisation ! à un parti politique existant.” I M Picard, qui présentait son i rapport aux quelque 500 délégués | au congrès de la C.T.C.C., a déclaré que “la raison d’être des syndicats de taavailleurs n’est pas d’arriver au pouvoir et de former un gouvernement, soit en fondant un parti politique ou en s'affiliant à un narti politique existant, mais de défendre les intérêts économiques.sociaux et moraux de leurs membres, ce qui n’exclut pas, cependant, toute forme d'action po-! litique.” j Le président de la C.TC.C.sug-! gère plutôt la fondation d’un co-| mité dit d’action politique, qui aurait pour mission de renseigner tes membres sur notre politique tant .provinciale que fédérale ou encore | de confier au service d'éducation i de la C.T.C.C.le soin d’appliquer, dans ce domaine, les directives du 1 congrès, de l’exécutif et du bureau : confédéral.Année mouvementée Au début de son exposé.M.Picard a souligné que la dernière année a été “la plus mouvementée dans toute l’histoire de la C.T.C.C.’ et celle qui fut le plus “chargée de soucis pour ses dirigeanLs." Il a rappelé les quatre principaux événements qui ont marqué la derniè re année syndicale: la grève de l'industrie du meuble, la lutte contre le projet de Code du travail, l’opposition faite contre le bill 60 relatif aux corporations municipales et scolaires et ia grève dans l'industrie de l’amiante, événement.; ou'il a ensuite analyses par le détail.De cette analyse.M.Gérard Picard a tiré des conclusions diver-¦-'s.notamment en ce qui a trait i l’action politique de la C.T.C.C.et aux droits du patronat.L’établissement d’un comité d’action politique au sein de la C.T.C.C.semble devoir faire le su jet d’une vive discussion au cours du présent congrès.Dans son rapport, le président général a aborde le sujet et étudié la question sous ses divers aspects.‘‘L’action politique, déclare-t-il peut s'exercer de diverses façons Elle serait purement partisane s’il s'agissait de fonder un parti politi que ou de s’affilier à un parti politique existant.Fonder un part' politique par les soins d’une organisation syndicale de travailleurs conduirait fatalement à un parti dont le but serait plus particuliè renient de défendre les intérêts d'une classe sociale, la classe ouvrière.et si ce parti accédait au pouvoir, il s’efforcerait sans doute de protéger cette classe même au détriment des autres.Le gouver- j nement, dans ce cas, conclut-il.pourrait difficilement agir en vue i les actes posés et les lois adoptées porteraient, on- peut le prévoir, la marque d’une autorité compromise en faveur d’une classe”.n’implique pas que la C.T.C.C.doive rester à l’écart de toute action politique si l’on tient compte du fait que, malgré certaines amélio Tout en précisant qu’il ne faut J rations, un grand nombre de “re- pas interpréter ses paroles “comme un certificat de la classe ouvrière attestant que tous les gouvernements en autorité recherchent vraiment le bien commun et ne sont liés à aucune classe en particulier, M.Picard estime, en définitive, que les deux formules de la fondation d’un parti politique et de l’affiliation des syndicats à un parti politique, devraient être écartées parce qu'elles ne vont pas dans le sens du bien commun et parce que “le but, la raison d’être des syndicats de travailleurs n'est pas d’arriver au pouvoir et de former un gouvernement, mais de défendre les intérêts économiques, sociaux et moraux de leurs membres.’1 Le rejet de ces deux formules vendications légitimes sont allées au fond des tiroirs” et que beaucoup "de problèmes n’ont même pas été considérés.” “Il faut presser le pas, poursuit M.Picard, ne pas hésiter à prendre tous les moyens honnêtes y compris l’action politique, si nécessaire, pour assurer la protection efficace des travailleurs, sans pour cela nuire aux autres.classes de la société.La mission sociale de la C.T.C.C.est de démontrer, non seulement la possibilité, mais les grands avantages de l’application des encycliques sociales, et faire passer la législation et dans la pratique, les principes et les mesures qui assureront la restauration de l’ordre social.Quel scandale, auquel la C.T.C.C.ne devra pas avoir parti- cipé, par action ou omission, si la doctrine sociale de l’Eglise ne trouvait pas son application dans la province de Québec.” Un moyen, non un but Le président général de la C.T.C.C.a conclu son exposé concernant l’action politique de la C.T.C.C.par les paroles suivantes: “L’action politique dans un mou-vement comme la C.T.C.C.ne saurait être un but, mais un moyen de mieux défendre les intérêts professionnels menacés de ses membres.Ce moyen, de plus, ne saurait être employé à temps et à contretemps, mais après les autres moyens, dans la mesure où il sera jugé nécessaire pour atteindre -la fin poursuivie, et sans nuire à l’intérêt général.” M.Picard a ensuite abordé le problème complexe de la controverse qui s’est engagée concernant les “droits de la direction””.Après avoir rappelé que trop souvent les patrons ne traitent avec les syndicats de leurs employés que dans les limites strictement imposées par la législation et qu’ils ne se laissent déloger de leurs positions que par la force économique, il signale que “la tendance actuelle du patronat paraît être d’établir une nouvelle ligne de défense sur les droits de la direction, au sein des entreprises, pour arrêter la promotion ouvrière et les réformes de structure” et cite longuement à ce sujet plusieurs sociologues.Il termine en disant que le patronat “doit sortir du brouillard et se mettre résolument à la tâche pour aider à la solution de la question ouvrière.LA COMMISSION DES TRAMWAYS DE MONTREAL du bien commun".Il se prononce également cotitve 'j l'affiliation de la C.T.C.C.à un parti politique déjà existant.Cela ; suppose, dit-il, "que ce parti est j disposé à accorder son appui et sa préférence à la classe ouvrière, el ! si un tel parti arrivait au pouvpir ' AVIS aK mNMMmwMi La reproduction de cette prière a été payée par une infirmière de Montreal pour faveurs "extraordinaires” reçues de MARIE REINE DES COEURS, dont le sanctuaire est situé à Saint Théodore de Chertsey.comté de Montcalm.avec promesse de publier dans l'espérance qu'elle bénéficiera à d'autres.A partir de samedi matin, ie 1er octobre 1949, è 12.01 heures a.m^ les tarifs suivants s'appliqueront: A l’intérieur du territoire à tarif uniforme, tant sur les tramways que sur les autobus et les trolleybus: .DERNIERS DEVOIRS * — Lo;M«t-n(Mt* vaut oziitHr Stint v®» tl«nticr* devoir» onvert ceux qui perlent.* No» connût zen» boM» «or t'e*pérl*nc».• -uTjinru-i nnr ri -i- Salon* mortuaire* — Service d'arHbrdrrnee Geo VANDELAC Ltée 6 vawanec.k — zou» ^ ( «• 120 est, rut RACHEL, Montréal—«€.1717 A SE RAPPELER Si les grandes chaleurs sont sur le déclin, ce n’est pas une raison pour que les maman* ces sent de frequenter la consulta tion de nourrissons I^s médecins et les infirmiè rc» du Service de santé demeurent tout le long de l'année, au service des mamans et de leurs bébés La consultation de nourrissons n'existe pas pour remplacer le médecin de famille.Elle est un centre d'éducation pour les nouvelles mamans.C'est un centre de surveillance, de pro toction, de sauvegarde Dès que le bébé est malade.Il est dirigé vers le médecin d* famille ou vers une clinique a l'hôpital La baisse du taux do mortali té infantile est due pour une grande part à la consultation de nourrissons Partout où l'on a établi ces centres d'éducation maternelle, les décès de bébés ont été moins nombreux En conséquence, toutes les mères de famille ont intérêt à frequenter ce coin de vie saine Cost ainsi quelles aideront le Service de santé à réduire jusqu’à s» dernière expression le taux de mortalité chez nos tout-petits.HOPITAL MICHAUD WOMMOIfDVIU* Tarifs de leur: 5 a.m.è 1 a.m.Enfant» d’école: 7 a.m.è 7 p.m.Tarifs de nuit: 1 a.m.h 5 a.m.: : Argent Billets 10c; 3 pour 25c; 5c; 7 pour 25c.15c.aucun En dehors du territoire a tarif uniformet Avez-vous répondu à notre questionnaire de samedi ?Non?Alors vite mettez-!e à la poste.Vous nous rendrez service.Merci.PRIERE EFFICACE A MARIE, REINE DES COEURS O Marie, Rein* des Coeurs, avocat* de» causes desesperées, Mer* si pur*, ai complaisante, Meta du Divin Amour •t plein* d* lumière divine, j* mets •ntr* vos mains si tendres, les faveurs que nous eftendons de voua aujourd’hui.Regard;* nos misères, nos coeurs, nos larmes, nos p«in*s intérieures, nos souffrances: veut pou-vcx nous exaucer par le* mérités d* votre divin Fila, |csut-Chritt.Noua promettons, si nous somme» exauces, do répandro votro gloire tt de Vous iairo connaître tout le titre de MARIt.REINE DES COEURS” *» Reine de univers entier Exaucet-eioui prêt d* votre autel, ou tous les jours vous donnes tant de preuves d* votre puissance *t amour peur la guérison d* l ama at du corps.Nous riperons contre toute espérance : demandes à Ictus notre gucri-¦on.notre pardon, et notre persévérance finale.O Marte.Rein* dea Coeurs, guérlo-i*i nous.Nous avons contianca en vous.1 fois .TARIF DI JOUR INFANTS D'CCOll TARIF 01 NUIT Municipalité 5.00 a.m.t 1.00 e.m.7.00 e.m.k 7.00 p.m.1.00 em.» 1.00 a.m> AgOINT SAUTS AROINT BILLETS AROINT LACHINE (locil) 7*.è pour 25c.5c.8 pour 25c 10c VILLE ST-PIERRE (locsl) 3c.9 peur 20c 1c.6 pour 5c.5c IACHINE-VILLE ST PIERRt 7c.9 peur 50c.5c.7 pour 25c.10c VILLE LASALLE 7c.3 pour 20c.3c.5 peur 15c.— HAMPSTEAD 7c.5 pour 25c.2c.aucun — MONTREAL-OUEST 3c.9 peur 20c.1c.4 peur 5c.5*.VILLE ST-MICHEL 3c.9 peur 20c.1c.6 pour Sc.5c MONTREAL-NORD LONGUEUIL (locsl) 7c.) 9 peur 50c.Sc.7 peur 25c.10c MONTREAL-SUD (loed) LONGUEUIL-MONTREAL-SUD MONTREAL-LONGUEUIL i 7t- oucun 5c.7 peur 25c.10c MONTREAL MONTREAL-SUD ILE STE-HELENE-IONGUEUIL ILE STE-HELENE-MONTREAL-SUO 1 " i _ 3 peur 25c.1 peur 10c («impie) 5 pour 25c, TOc.(billet) MONTREAL-ILE STE HELENE 2 peur 5c.— 2 peur 5c._ MONTREAL-EST (locil) 3c.9 peur 20c.1c.6 peur 5c.5c POINTE AUX-TREMBLES (bed) 3c.15 peur 40c.1c.6 pour 5c.Sc.LAVAL DE MONTREAL (bed) MONTREAL-EST 4«.S peur 20c.2c.7 peur 10c.10c.POINTEAUX-TREMBLES LAVAL DE MONTREAL (Ritmbt) > 10t.9 peur 10c.4e- 2 MM et* Laval 15c i Récite* cette prii eutifs, »* contester ’ Communion.*e 9 tours conté-et fi'** la samr* Imprimatur : | C CHAUMONT, P A., v g Montréal.9 mai 19jS I mnanffnr :w4»;iiiii.i.Aprè» l’entré* en vigueur de ces tarif*, le» voyageurs ne pourront pas s* servir de* billets de passage achetés antérieurement et qui ne seront pasconformesaux nouveaux tarifs.La Compagnie des Tramways de Montréal rachètera ces billets aux prix qu’ello les aura vendus.Par ordre d* la Commission dos Tramways do Montréal, J.I.LAFONTAINE; fo fcrétairol FO t Membre de !a Canadian Press et de la Canadian Daily Newspaper Association LE DEVOIR Tirage certifié par l'Audit Bureau of Circulations MONTREAL, LUNDI 19 SEPTEMBRE 1949 Londres dévalue ia livre sterling La réaction est vive dans le monde -Dix autres pays ont fait de même (par la Canadian Press) La dévaluation de la livre sterling est maintenant un fait accompli et provoque aujourd’hui dans la plupart des grandes villes du monde une foule de commentaires de la part des experts financiers, des hommes politiques et des observateurs.C’est hier soir, à peine de retour de la conférence de Washington, que le chancelier -de l’Echiquier, sir Stafford Cripps, a fait connaître au peuple anglais la décision prise par son gouvernement de dévaluer la livre d’environ 30%%, soit de $4.03 à $2.80.Quelques heures à peine après l'annonce de cette nouvelle sensationnelle, l’Australie, l’Afrique du Sud, l’Inde, la Nouvelle-Zélande, l’Irlande, Israël, la Norvège, le Danemark et la Birmanie annonçaient également une dévaluation de leurs instruments monétaires.Il est de rumeur aujourd’hui que le Canada procède aussi à une certaine dévaluation.Toutefois, la décision prise par le Parlement canadien ne sera connue que ce soir, alors qu’il y aura réunion du cabinet.Aujourd’hui, toutes transactions sur les changes étrangers ont été prohibées en France, en Italie, en Suisse, en Hollande, en Grèce, en Finlande et au Canada.Comme résultats immédiats de cette dévaluation ici au pays on note une très grande activité des mines d’or en place locale et à la bourse de Toronto.H est aussi rumeur que les prix des produits anglais subissent une forte baisse.La décision prise par sir Stafford Cripps Celle-ci a causé une véritable surprise car le chancelier de l’Echiquier s’était toujours et jusqu’à la dernière minute opposé à une telle mesure comme contraire à l’intérêt du peuple anglais.Dans sa déclaration d'hier soit-, le fier ministre anglais laisse entendre qu’il a dû accepter cette solution non de coeur joie, mais après avoir été poussé à le faire.A son arrivée à Washington, la semaine dernière, avec le ministre des Affaires extérieures, M.Ernest Bevin, il avait fait part au gouvernement américain de la décision prise par son gouvernement de dévaluer la livre sterling.Il a exprimé hier soir l’espoir que cette mesure radicale permettrait au peuple anglais de gagner assez de dollars poür lui permettre de payer ses achats à l’étranger.Le chancelier de l’Echiquier a de plus mis le peuple anglais en garde contre le.découragement que pourrait provoquer une telle mesure.Il a recommandé à ce dernier d’attendre, pour juger de la conduite de son gouvernement, que la dévaluation ait produit ses effets car il est d'avis que cette dévaluation ne provoquera pas, comme certains sont portés à le croire, une hausse considérable du coût de la vie en Grande-Bretagne, non plus qu’une augmentation du chômage.Il n'a pas caché l’effet démoralisant qu’engendre une telle politique, mais il a recommandé à tous de coopérer afin d’éviter surtout une hausse des coûts de production."Nous avons fait d’énormes sacrifices pour gagner la guerre, a précisé Sir Stafford, nous devons recommencer aujourd’hui dans un autre domaine une autre lutte où l’honneur du peuple anglais est de nouveau engagé”.Il ne semble pas que la déclaration du chancelier de l’échiquier ait provoqué un fort mouvement d’opinion en Grande-Bretagne.La plupart des chefs de partis ont évité de faire des commentaires.D'ailleurs beaucoup d’entre eux avaient déjà recommandé l’adoption d'une telle mesure comme seul moyen de résoudre la crise monétaire et économique que traverse le pays.Aussi, on ne prévoit pas, du moins pour le moment, que la dévaluation de la livre ait une influence néfaste pour le parti travailliste aux prochaines élections, car les accords conclus à Washington la semaine dernière ont jeté 1 un immense espoir en Grande-Bretagne.Quelle sera l'attitude du gouvernement canadien ?11 y aura réunion du cabinet ce : soir et notre ministre des finances, Thon.Douglas Abbott, fera ensuite connaître quelles décisions seront prises.Aujourd'hui, il est rumeur que le dollar canadien soit lui aussi dévalué, mais comme il en a été pour la livre sterling, le secret est bien gardé et on ne peut aucunement prévoir quelles décisions importantes nous annoncera Ottawa.Dans les milieux financiers canadiens le va et vient est aujourd’hui très intense et les mines d’or fortement actives en place locale et à Toronto.Il y aura réunion vers la fin de l’après-midi des présidents de nos marchés des valeurs mobilières à Toronto.On croit généralement que la dévaluation de la livre occasionnera une forte augmentation des importations des produits anglais au pays, particulièrement de la machinerie et de l’outillage.On affirme aussi que les prix seront à la baisse sans préciser toutefois quelle sera l’étendue de cette réduction.De son côté le gouvernement a annoncé hier soir que la dévaluation de la livre sterling n’affecterait aucunement nos con- ! trats de vente à la Grande-Breta-gne.De Terre-Neuve, on apprend que le gouvernement de cette province craint que la dévaluation ait un effet presque désastreux sur l’industrie des pêcheries.Aucune transaction n’est permise aujourd’hui au Canada sur les changes étrangers.Effets dans le domaine international Les journaux russes n’ont fait aucun commentaires ce matin sur la dévaluation de la livre sterling.Toutefois, au cours de la semaine dernière, certains ont fait connaître leur point de vue à ce sujet et affirmé que la dévaluation de la livre sterling signifierait la liquidation du bloc sterling au profit du bloc du dollar.Les gouvernements de la plupart des pays de la zone du ster-î ing ont fait connaître aujourd'hui leur décision de dévaluer eux aussi leurs instruments monétaires.Cer-ains ont exprimé l’espoir que cette nesure permettrait des gains considérables.La plupart des marchés des valeurs mobilières sont aujourd’hui fermés en Europe et toute transaction sur le change étranger est prohibé.Il y aura dans le cours de la journée réunion de la plupart des cabinets des gouvernements européens et les mesures prises ne seront connues que ce soir.Peu de commentaires sont encore parvenus de l’Amérique latine.On croit cependant que l’Argentine procédera aussi à la dévaluation du peso.Aux Etats-Unis, la réaction a été favorable et le secrétaire du trésor, M.John Snyder, s’est montré très heureux de la décision prise par le gouvernement anglais.Il a qualifié celle-ci de tout à fait conforme aux besoins de la Grande- ur s MW*»* b*,.Dans la province de Québec t Le mouvement syndical chrétien compte quelque 95,000 membres 83,272 syndiques payaient cotisation à la C.T.C.C.au 31 mai 1949 — Rapport du bureau confederal donne ce matin au 28e congrès annuel de la C.T.C.C.APRES: — C'est à l'intérieur de cette épave calcinée après plusieurs heures de durs labeurs, que les pompiers de Toronto et les sauveteurs otn cherché les 200 victimes de l'incendie qui a détruit le "Noronic".Cette photo a été prise oeu de temps après que les sapeurs eurent mis les flammes sous contrôle.Le navire a demi noyé, git dans le port de Toronto, gardant encore dans ses flancs plusieurs cadavres.(Photo C.P.) Les enfants les plus délaissés M.Conrad Saint-Amant, directeur du service du Bien-Etre social de la ville de Montréal, disait aux congressistes Richelieu, hier midi, qu’il est des enfants dont personne ne s’occupe.Ce sent les petits aveugles et les petits sourds-muets des familles pauvres.Ce sont, également, des adolescents de 14 à 16 ans, qui ont vécu jusque-là dans des institu lions et pour qui le monde est une immensité inconnue.Auparavant, M.Saint-Amanî avait décrit le fonctionnement du service municipal qu'il dirige.Il en a énuméré les différentes divi sions, en disant au passage corn bien il manque de personnel compétent.Relevons certains passages de son remarquable discours: Au cours de la dernière année fiscale, 20,000 enfants ont passé 2,600.000 jours dans diverses institutions, grâce aux soins de la municipali té.Parmi ces enfants, on compte 12.055 bébés, envoyés dans les crèches.En 1948, les employés du servi ce ont effectué un total de 71,363 enquêtes (49,954 à domicile et 21.-412 chez les employeurs).Qujnt au refuge Meurling, que l’on a tort de considérer comme un taudis, il pourrait servir, depuis sa fondation en 1914, comme un baromètre des conditions économiques dans notre ville.C'est pourquoi, on constate avec appréhension que le nombre des réfugiés qui, normalement, devrait être de 150 en été et de 300 en hiver, s’est accru, l'hiver dernier, jusqu'à 700 et que.cet été, la moyenne a été de 275.Au cours de l’année fiscale 1948-49, on a enregistré 113.058 couchers.Sur ce nombre, il y avait Bretagne et du commerce interna- 11,227 hommes mariés, 12,959 tional.veufs et 88,372 célibataires.Une troisième grève du charbon aux E.U.en moins d'un an : 480,000 membres de ['union de M.Lewis cessent le travail Pittsburgh, 19 (A.P.) — Les mineurs the charbon ont commencé une grève ce matin pour forcer leurs employeurs à continuer leur contribution à leur fonds de pension et de bien-être.La plupart des 480,000 membres de l’union de M.John L.Lewis seront en grève à la tombée de la nuit.Leur cri de guerre, c’est: ‘‘Pas de pension, pas de travail”.Comme d'habitude, les mineurs appuient à fond M.Lewis.Le chef de l’Union des mineurs est aussi mécontent que ses hommes.Agissant comme fiduciaire des caisses de bien-être et de retraite de l'union, il a dû interrompre indéfiniment le paiement de la pension de $100 par mois à ses mineurs retraités et suspendre indéfiniment les autres bénéfices de la caisse de bien-être.La réaction, dans le domaine mimer, a été immédiate.Aucun des mineurs de nuit de la Pennsylva- nie et de la Virginie ouest n’est descendu dans les puits hier soir.On prévoyait que les mineurs de la houille qui devaient retour ner au travail à 8 h.ce matin feraient de même.La situation chez les mineurs d'anthracite de l’est de la Pennsylvanie était quelque peu confuse.Certains chefs de l'Union des mineurs croient qu'ils resteront au travail.Le quartier général de l’Union des mineurs, à Washington, n’a fait aucun commentaire.M.Lewis a dit qu’il se reposait durant la fin de semaine et a con- seillé aux reporters d’en faire de ! rail un nouveau.l’Union des mineurs, district no 20.C'est le troisième arrêt de travail de l’Union des mineurs depuis le début de 1949.H y a eu une grève en mars et une autre en juin.M.Lewis a tenté d’obtenir un nouveau contrat de travail pour ses mineurs, lé précédent expirant le 30 juin.N’ayant pas réussi, et contrairement à ses habitudes, M Lewis a abandonné le traditionnel mot d’ordre de l’union: “Pas de contrat, pas de travail”.A la place, il a permis à ses hommes de travailler sous l’ancien contrat, pendant qu'il en négoeie- méme.Tous les chefs de district de l’Union des .mineurs d’anthracite croient que la grève aura un plein succès.Toutefois, le chef des 20,-000 mineurs de l’Alabama a dit qu’il n'avait aucunement entendu parler de grève.Il s'agit de M.William Mitch, president de Quelques producteurs de mines du sud ont décidé de suspendre indéfiniment leur contribution patronale de .20 la tonne de charbon à la caisse de retraite et de bien-être de l’union.C’est ce qui a soulevé le mécontentement de Lewis et déclenché la grève.Le rapport du bureau confédé ral de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada, qui passe en revue tous les principaux événements qui ont marqué la vie de la C.T.C.C.au cours de l’année qui vient de s'écouler, révèle que le mouvement syndical catholique dans la province de Québec comptait au 31 mai 1949, 83,272 membres payant, des cotisations à la C.T.C.C.En fait, le mouvement syndical catholique compte 95,000 ment bres.On explique cette marge en tre le chiffre réel et celui fourni dans les statistiques du bureau confédéral par le fait qu'environ dix à douze mille membres sont affiliés à des corps subordonnés à la C.T.C.C., mais ne versent pas encore leur cotisation per capita au corps supérieur, parce que leur affiliation à celuici n'est pas encore complétée.Seize fédérations comp: i nant 323 syndicats et 55 syndicats lo eaux sont affiliés à la C.T.C.C.Le rapport du bureau confédéral, dont la lecture a été donnée à la séance de ce matin par M.Jean Marchand, secrétaire général de la C.T.C.C., explique en détails ce que la C.T.C.C.a fait au cours de l’année pour combattre le projet de Code du Travail soumis à la dernière législature provinciale (bill No 5), et la loi concernant les Corporations municipales et scolaires et leurs employés (bill No 60).Le rapport parle aussi longue ment de la grève de l'amiante et particulièrement des événements des 5 et 6 mai.Il résume aussi les mémoires présentés aux gouvernements fédéral et provincial.Voici les statistiques fournies par le Bureau confédéral concernant les effectifs de la C.T.C.C.au 31 mai 1949: Fédérations au 31 mai 1948 au 31 mai 1949 Synd ica Us effectifs Syndicats effectifs Barbiers-Coiffeurs 9 827 10 740 Bas façonné et circulaire .12 2,853 15 2.803 Bâtiment .64 12,053 6-1 12,163 Bois ouvré .3.569 16 3,660 Commerce 2.784 15 2,625 Cuir-chaussure .13 3,139 14 3,180 Employés municipaux .28 4.154 28 4,059 Gantiers .a 686 9 701 Imprimerie 2,372 21 2,685 Industrie minière 4.310 7 4,375 Métallurgie 7,683 29 6.553 Meuble .12 1,324 11 1.289 Pulpe-Papier .28 7.492 30 8,320 Services hospitaliers 3,366 16 3,379 Textile .28 9,343 27 10,548 Vêtement .12 2,420 13 3,760 316 Syndicats directement affiliés 68,375 325 70,840 à la C.T.C.C 60 13,843 55 12,432 376 82,218 380 83,272 N.B A l'item des effectifs des syndicats affiliés directement à la C.T.C.C., la diminution résulte du nombre moins considérable d« travailleurs en forêt cette année, pour ries causes hors du contrôle de la C.T.C.C."Aider à l'oeuvre du prêtre est la mission du mouvement Lacordaire” Fortes paroles d’un visiteur impromptu au banquet marquant l’ouverturç de cette manifestation — Mgr Valois et M.Lelièvre (Mgr DOUVILLEi H.Duplessis déclare que ie droit de percevoir ki taxes est essentiel notre autonomie Discours prononcé devant les congr essistes Richelieu — Question de justice et de bon sens — Une condamnation de la centralisation des pouvoirs à Ottawa Avez-vous répondu à notre questionnaire de samedi ?Non?Alors vite mettez-le à la poste.Vous nous rendrez service.Merci.L'indépendance totale du Canada fera disparaître des anomalies Dans un discours qu’il a pronon-! cé samedi soir, devant les congressistes de la Société Richelieu, M I Maurice Duplessis s’est attaché à Pas d'autonomie sans pouvoirs de taxation Quant à l’auionomie, comment .TlUUl VV.M-J L4 • .IV.OOSO 0 V3V 01 1 Cl V.11V Q .démontrer que la province de Que-1 peut-onen jouir si 1 on ne possède “Au point de vue strictement légal, la Grande-Bretagne peut nous redonner le statut colonial.” Répétant samedi soir, au Congrès du Jeune Barreau de Montréal, cette phrase qu’il avait prononcée il y a deux ans, l’hon.Edouard Rinfret, ministre des postes, a ajouté qu’il se réjouissait de la décision du gouvernement fédéral de mettre fin à cette situation humiliante.Le ministre n’a pas manqué de préciser qu’il s'agissait là d’un point de vue strictement légal et que si nous savions que la Grande-Bretagne ne poserait pas un tel geste, il n’en était pas moins devenu nécessaire de faire disparaître certaines anomalies de notre constitution.Anomalies incompatibles avec l’honneur d'un citoyen canadien.Ainsi depuis 1931, le Canada est devenu une nation, cependant il ne peut amender sa constitution sans passer par le Parlement de Westminster.“Jeudi dernier, poursuivit le conférencier, le gouvernement dont j’ai l’honneur de faire partie, a déclaré qu’il veut abolir les appels au Conseil privé de Londres | et nous donner à nous-mêmes le ! droit d'amender notre propre constitution.” Pour ce qui est du manque de juges dans la province de Québec, l'hon.M.Rinfret a déclaré : "Com- me vous le savez, le nombre de juges de la Cour supérieure est fixé par le gouvernement provin cial.Si le gouvernement Duplessis consent à augmenter le nombre de juges, le gouvernement fédéral bec devait rester autonome et que, pour garder cette autonomie, elle , devrait être capable de percevoir : des taxes."C’est là.a-t-il précisé, le pro-! blême le plus important de l’heure.Car il s’agit ponr nous d’une ; question de vie ou de mort”.Esprit de la Confédération Le premier ministre a commen pas le droit de percevoir les som mes d'argent nécessaires à rédiger et à appliquer des lois?“On dira que nous avons celui de garder et de protéger notre langue et nos coutumes; mais comment l’exercer, sans argent?"Car les provinces sont autonomes, également, au point de vue fiscal.Et il est inutile de prétendre qu’elles doivent garder cette autonomie si elles ne possèdent nommera des juges.Tl ne peut en | ce par rappeler comment, en 1837, : nai- ip.movens de l’exercer nnmmpr ai.lrpmnnt” ,1 .-il pas les moyens UC iexeil.ll VENDEUR D'EXPERIENCE é L'Impumerit Populaire, éditrici du "Devoir", cherche un vendeur d'expérience pour son service d'impressions.Inutile de s« présenter si off ne possède pas bien son métier.Nous ferons des conditions avantageuses à quiconque possédera les connaissances et les aptitudes voulues.Il fout voir M.Armand L'Heureux, 434 est, rue Notre-Dame.nommer autrement.Le conférencier a été présenté par Me Jacques Leduc et remercie par Me Paul Gérin Lajoie.UN NOUVEL ETAT : LA CYRENAÏQUE Bengazi, 19 (Reuter) — La Cyrénaïque, partie orientale de l'ancienne colonie italienne de Libye, en Afrique du Nord, est devenue aujourd’hui un Etat indépendant.Le chef de la tribu des Senoussis qui peuple ce* territoire, l’émir Sayed Idriss, a en effet proclamé une constitution qui réserve à un gouvernement nommé par lui les principaux pouvoirs (l'administra il n’y avait pas de gouvernement responsable dans notre pays; comment, 3 ans plus tard, on avait décidé l'union du Québec et de l'Ontario et comment, 30 ans après, les Pères de la Confédération, parce qu'ils étaient convaincus que les deux provinces ne pouvaient être dirigées par un même gouvernement, avaient rédigé la constitution actuelle, pour donner l’au-tenomie à chacune d’elles.Dans l’esprit des législateurs, affirme le conférencier, chaque province doit garder son autonomie.Et s’il existe à Ottawa un gouvernement central, celui-ci ne doit exercer son autorité qu'après celle des provinces."Au fait, dit M.Duplessis, qu'est- tion interne.Vendredi, l’adminis ce que l'autonomie?C’est le droit trateur provisoire de la Libye au nom de l’armée britannique occupante, M.E.A.rie Candole, avait lui-même reconnu cette indépendance en spécifiant quels pouvoirs restent dans les mains de Londres.Aviateurs italiens disparus en mer d'être maître chez soi; le droit de légiférer de la manière qui nous convient et le pouvoir d'appliquer | l'oeil ces lois."II est une école, poursuit le premier ministre, selon laquelle tous ces droits devraient revenir au gouvernemeni fédéral.Je respecte la sincéri'c do ces gens; ma s ils sont dans l'erreur et pensent de façon contraire à l'esprit de la Confédération.” gouverné seulement par un gouvernement.central.Le Canada est, pour cela, trop vaste.Les situations sont trop differentes, d’une province à l'autre.Question de justice M.Duplessis dit également que l’autonomie des provinces est une question de justice.Les Canadiens français, affirme t-il, ne demandent pas de faveurs; mais simplement le droit de s'administrer eux-mêmes et d’être capables de conserver leurs traditions, leur foi, leur langue.“Nous avons le devoir, affirme-t-il, envers nos pères et surtout envers les générations de demain, de garder intactes nos prérogatives.Et c’est pour cela que nous avons demandé des pouvoirs de taxation, que nous les demandons encore — et que nous continuerons toujours à les demander"., , _ ., Les intérêts du Canada 11 cite l’article 91, de la Constitution canadienne, qui parle des j "Nous avons cette chance, dit-il, pouvoirs du gouvernement fédéral.: de vivre dans un pays où fleuris- II cite également l'article 92, qui sent deux cultures.Le Canada décrit les droits exclusifs des pro ' n'est pas un pays anglais.Il n'est vinccs de légiférer et de percevoir ! pas, non plus, un pays français, des contributions directes dans les vrDi* ”” T""'‘ ""1 * limites de la province et pour les besoins de cellc-ci "Quiconque, dit il, voudrait interpréter ces articles d'une autre manière, admettrait également que la Constitution n'est qu'un trompe- "Or, les provinces sans argent sont des provinces mineures.Et la race canadienne-françaisc possède une histoire trop glorieuse pour que sa province soit considérée comme une mineure.” M.Duplessis dit, à ce moment, qu'il ne fait allusion à personne, mais qu’il se contente de discuter le sujet de façon objective.Mais c’est un pays qui a été découvert et civilise par des Français et ries descendants de Français—ai dés, plus tard, par des Anglo-Sa xons”, "Or, pour grandir et prospérer, le Canada a besoin de maintenir ces deux cultures.Et dans ce sens, pour notre part, il faut que nous le Plus de 200 personnes participaient hier, dans lo salon Prince de Galles de l'hôtel Windsor, au banquet marquant l’ouverture de la Semaine antialcoolique organi see par les cercles Lacordaire et Jeanne d’Arc.C’était, a t on fait remarquer, la 4e fois que ce banquet annuel avait lieu à cet endroit, preuve de la vitalité du mouvement antialcoolique de la métropole assez puissant maintenant pour louer une salle renommée.Cette réunion fut un succès, tant par son enthousiasme et sa gaieté que par la personnalité de ses con férenciers.Les agapes se tenaient sous la présidence d’honneur de Mgr Albert Valois, P.A., V.G., directeur diocésain de l’Action catholique, et sous la présidence active de MM.Gabriel Fautcux, président diocésain du mouvement et Roland Lelièvre, vice-président général.Forcé de s'absenter de bonne heure, Mgr Valois avait ouvert tôt la liste des conférenciers.Il a fixé les buts de cette manifestation en même temps que ceux du mouvement en des mots qui comportent de fortes leçons.“Ce banquet, souligne-t-il, fait digne pendant aux récentes célébrations.dans une grande brasserie locale, à l'occasion de la pro duction de son millionnième baril de bière.” Le mouvement Lacordaire a pour but, avec les conversions individuelles, la lutte collective contre les abus et surtout le trop grand nombre de débits de boisson autorisés par nos gouvernants, quel que soit le régime.Mgr Valois assure que l’alcoolisme ainsi entretenu est le meilleur moyen de fai re périr notre race en moins de 50 ans.11 frappe aussi une note que les autres orateurs au programme s’empresseronl de relever: c’est que les sacrifices consentis par les membres du mouvement sont le meilleur moyen do lui attirer les bénédictions du ciel et d’aider a augmenter le nombre de ses adhérents.Tour à tour.MM Emond, de Québec, et Michaud, de Hull, présenteront ensuite les souhaits des cercles de leurs régions à ceux de Montréal, en même temps qu’ils souligneront encore une fois le bien que peut exercer l’oeuvre.Le publiciste du mouvement, le notaire Ducharmc, révèle ensuite au public son plaisir d'avoir pu obtenir la brève présence en cette salle d’un grand ami de l'oeuvre, Mgr Arthur Douvtlle, évêque do Saint-Hyacinthe.Ce dernier se plait à souligner que, si le mouvement a dû procéder dans la métropole, surtout par conquêtes individuelles, il ne faut pas lo juger en retard par rapport aux autres diocèses où la lutte contre le fléau de l’alcoolisme a pu s’exercer d'une façon massive.Parlant le dernier, M Lelièvre reprend une métaphore de soo prédécesseur et explique que le mouvement Lacordaire doit servir à “allonger le bras du prêtre et agrandir son coeur".Ce mouvement, ajoute-t-il, n'aurait pu connaître un tel succès s’il avait eu des buts exclusivement matériels.Il est fondé sur ce principe qu’il faut savoir se priver même de ce qui est bon et permis.New-York.19 (A P.) — On a renoncé hier soir à tout nouvel effort pour retracer les deux aviateurs italiens disparus la semaine dernière eu cours d'une envolée entre Grande-Bretagni Question de bon sens possédions les pouvoirs nécessai ., , 1 res à faire vivre nos maisons d’é- Le premier ministre dit ûuc i d)JC!ltjon.1 autonomie ries provinces api es • Duplessis estime que nous avoir été garant.e par 1 histoire e,., sommes arrivés "au carrefour des par la Constitution, est aussi une chemins de l’avenir”.A cette heu nécessité de bon sens | re grave, il ng faut pas que nous Car il affirme qu'un pays aussi 1 r.uhllnns rimnortane'1 vitale de res-grand que le nitre ne peut-être I ter inaitres chez nous, Lo premier ministre se prononce Voici un tableau donnent las anciîni et I?» nouveau: mernaits qui or.t été déva’uéao hiar : les Açores et New-York, à bord d’un avion monomoteur 11 s’aq.t de John Brondcllo et Camillio Ba-rioglio, qui avaient d’abord tonfé de franchir sans escale l’étape Lisbonne-New-York et avaient dû s’arrêter provisoirement eux Açores, à cause d’une défectuosité de mo leur.Afrique do Sud Nouvellt-Zélr.rdî Républiquo d'Irlartdi ttrcël Australia É0VP?e ¦vde .Danemark .Norvcga a livra Roup!» tore ¦’-a $4.0?4 Cl 4.0.1 4.03 4.*53 ?.Î2 4.13 .JO ** ?.101 taux de» $2.$J ?.BO 2.W) 2,50 2.80 2.24 2.4; M ,U4 .145 nettemont contre la centralisation ries pouvoirs à Ottawa — "où nos intérêts scatent eonfié'i à ries tvi rcauerftes qui ne murront jamais régler les prob'^riîs qti’ nou .con rr-ien\.malgré tou'e hur bonne 1 volon'é”.* * * M.TJ’.i'rie- ¦, a-, ap eu' nrCiirité pa • M F.r’e Hé •ov" ri a ( 4 reme • n s tj;- ff •’•l’a p Le 'Mi-p i z .• j r-6: denc" rie M J.Fnr’o rvjehr-.F Z i aaooocoooooooooooor EN GROS SEULEMENT Pourquoi payer plus cher?Nos prix sont moindres parce que nous n’avons pas de voyageurs.Les marchandises nous arrivent tous les jours de nos expéditeurs de la campagne.Frais de livraison 1% du montant d’achat ou minimum .25 sous.OEUFS VOLAILLES llbrr» Carton» POULES (abattue») Catégorie ’ A” Gros .0.07 0.00 Catégorie A .„ p.«> Ibs et plus 0.05 •• 0.51 0.5.1 4 à 5 Ibs .o.;{| 0 ED.BEAUCHAMP MARCHAND EN GROS BEURRE - OEUFS - VOLAILLES - VIANDES 415 o 42S SAINT PAUL FST, TL TOI* st?trwo—OWOCOBOONK ocr-iOSCSSOCSSXZ SX.'i»CS>R FONDE LE 10 JANVIER 1910 !£ DEVOIR FAIS CE QUE DOIS •x* Devoir" est Imprimé »ui ao* 430-434 est, rue Notre-u»io« » Muntrèei per l'Xmprlmerlii populaire, compe-fn'.e * responsabilité limitée qui en ml rMltrtc«-proprléuire Directeur-gerrnt.Gérard Plllon "Le Devoir" est rr embre de U Canadian Press de r AU dit Bureau o* CTreulaUons et de la Canadian Daily Newspaper Awsoclatlon La Canadian Press est seule sutr.rlsée a falr' 'J dénéche* attribuées à ta Canadian Press, à ('Associated Press et aux agence* Reuter, ainsi que de toutes 1st Informations locales que "Le Devoir" publie Tou* droite de reproduction de* dépêche* particulier*» au Devour sont également réservés v „ „ .Abonnement par Is poste : EDITION «LOT1D1KNNB Un »“ > 1 ,c A"»*» ““î “ “ enm oî* DLS AM Km réel el banlieue, in no Eiais-L’nls et empire brltaanlau^ Ilé^.Lnloa pMUl^ IIÏ M.EDITION DL SAMEDI (an an) : < anadi.13 00; CUU-Uni» et tnion po«tai« U* •fcoan*»*»*» »ont payibioa a innc* par man dat-poste ou p»r rhéqu* ^nrainable au pair à MobiîfW- Autorisé comme matléra postala ds dcualéma classa p»r mlülstér* de* Postas.Ottawa.Téléphona: BEIalr 3361* LETTRE D’OTTAWA LUNDI 19 SEPTBMBR1 1949 Liquidation de l’empire sterling ?La dévaluation de la livre ajoute une nou- ciens maîtres.Cela a dû largement contri-velle surprise a celles qu'avait déjà produi- buer à leurs progrès récents vers 1 indépentes la conférence de Washington.Sans doute dance., , _ .a-t-il été souvent question de ce remède, Il est bien possible que la formule du Dai-mais le gouvernement anglais y était si fer- lV Ezpre" so t exacte; que le gouvernement mement opposé que l’on pouvait croire cette travailliste ait offert de céder à Wall Street décision ajournée jusqu’aux prochaines élec- le role que tenait jusqu ici la Cite dans l em-tjong pire sterling, et que cela soit exprimé dans Dès la fin de la conférence de Washing- le communiqué par un euphémisme: les “pla-ton les délégués, surtout ceux de l’Angle- cements outre-mer”.Si ces pays de l'ancien terre ont manifesté beaucoup de satisfac- empire britannique pouvaient ainsi se pro- tion et d’optimisme.Le lendemain, la presse anglaise faisait aux décisions de la conférence un accueil moins favorable.^ le Afon-chester Giwi'dinn écrivait que c'était un énorme succès politique mais une faillite financière”.Le Daily Express disait, à propos , .de l’invitation aux capitalistes étatsuniens sure par le fait que le gouvernement est tra- Benoît Michaud IN MEMORIAM Jeudi dernier, la Chambre des que le Canada était le seul pays Communes a rendu hommage à la mémoire de l’un de aes membrea, Benoit Michaud, décédé au lendemain de sa réélection comme député de Resttgouche-Madawaska.Lorsqu’il a prononcé en français l'éloge du disparu, le premier ministre Saint-Laurent a touché la note juste en insistant *ur l’activité qu'il avait déployée dans les organisations sociales acadiennes avant son entrée en politique, sur l’esprit d'indépendance qu’il avait manifesté à la Chambre des Communes et sur les espoirs que fondait sur lui le parti libéral.lndép«ndonc« d’esprit Benoit Michaud comptait parmi les mieux doués «t les plus actifs des députés de langue française de 1a promotion de 194S qui nous ont constitué une remarquable équipe parlementaire et qui accèdent les uns après les autres aux postes de commande.Représentant du Nouveau Brunswick, il tra curer d«s dollars p»r l’afflux de capitaux de ______________________________ placement étatsuniens la réserve de Londres1- v~ailU toujours en étroite coüabo-serait moins menacée.• L’évolution de la crise anglaise et le choix des remèdes sont affectés dans une large me- d’investir des dollars dans la zone sterling et dans les colonies anglaises, que c était “mettre l’Empire en liquidation”.Après ces réactions contradictoires, des commentateurs se sont demandé quel pouvait être le motif de l’optimisme manifesté par M.Cripps, et de son affirmation que les décisions prises mettraient fin à 1 épuisement de la réserve de dollars de 1 Angleterre.• Nous sa%'ons maintenant que l’un de ces motifs c’était la dévaluation.Mais ce n’est vailliste.M.Churchill disait naguère qu’il n’était pas devenu premier ministre pour liquider l’empire britannique.Mais son successeur est en train de le faire parce que la guerre a placé l’Angleterre dans l’impossibilité de maintenir Lundi, 19 septembre «.00 P.M.CW-¥ van rintr*pw«, CBM-Varietéa.CKAC-&Ue et lui.CKVL-ChansoQiif tta.CFCP-Sunny Side.CHLP-NouveUea.CJAU-JlouveUta.6.1 S P.M.CHU-Chanionuetteft, CBF-HuUlu-jouruon.CBM-Badlo-Journal CJAÛ-Make Believe.CFCF-Sunny&ide 6.30 P.M.CBF-Eevue d’actualité.CBM-Natlona Dnle», OKAO-Sporu.CKVL-Nouveilea.OFCF-NouveUea.6.45 P.M.CK VlnChanaon ne ttee CKAC-Nouveuea.CPCF-Instrumen tally.CHU-Chanionnettee.7 00 P.M.CBF-Un homme.CBM-Bernle Braden.CKAC -Se lectlona.CK VL-Chan sonnette.CFCF-Beulah CJAD-Nouveuea CHLP-Chanaonnettee.7.15 P.M.CBFJiétropole CBM-Michael Head.OJAD-Dow Award Show.CHLP-Heur».(amlllale.CFCF-Jack BmlUi 7.30 P.M.CBF-Peintre* de la oh.CBM-Q&ye Gordon.C KAC.Ch ansons CFCF-Club 15 .OHLP.C S>ourgeole CJAD-The Star Sings.CBM-Oauærie.7.45 P.M.CBF-Chenson* carxad.CBM-Causerle SOIREE CKAC-wt cnaOla «en mêle.CFC F-Make Mine Muâle.CttLP-Vedettes cttnad.CJAD^port.8.00 P,M.CBF-Sértnade.CBM-String Time.CKAC-Calé concert.CKVL-Fantôme au olav.CFOF-Days of Bob ., CHLP-Ô.si.Montreal.CJAD-Inner Sanctum.8.30 P.M.CBF-Qul sula-Je?CBM-Summer Fallow.CKAC -ümportez-ie CFC F-EU a Moe Tiine.CJAD-Breaklast.CHIjP-Au oavs tzlRana.ÇKVLXes Etoiles de .8.45 P.M.CFCF-Orchestre.9.00 P.M.CPCF-Murder by exp.CBF-Mélodies oubliées.CBM-Musique.CKAC-Théâtre Lux CK VL-Joue z double.CHLP-Comédie musicals C J AD - Adve nturee, 9.30 P.M.CBF-Sherl.Hodmee.CKVL-Paris Swing.CFCF-Qrchesfre.CJAD-Dick Haymee, CHLP-Rythme d'hier.CFCF-Sane Pickene.9.45 P.M.CJ AD-Cavalcade.10.00 P.M.CBF-Radlo-Journal.CBM-Rad 1 o-J ouma*.CKAC.Ver tige.CKVL-Farls Swing.OFCF-ContenWl Hour CHLP-Montréal la nuit.CJ AD-Nou veilles.10 15 P.M.GBF-Cauaarle BBC C'BM-Bève de i actualité CJAD-Concert Hall.10.30 P.M.CBF-Coates.CBM-Ed.McCurdy.OKVL-Nouvelles.CFCF-Dave üonway .CHLP-Heure de la danse CJAD-Nouvelle* CKAC-Concordla.10.45 P.M.CBF-En aourdlne CBM-Kn aourdlne CKAC-NouveUe» CJADJtendez-voua.11.00 P.M.CBF-Adaglo.CBM-Orche.tr».CFCF-Nouvalle*.CKAC-Les sportif ».CKVL-Her* Comu»., CHU-Monneal *ia nuit.
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