Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 25 mars 1949
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1949-03-25, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
V -5vrX3, L'Annonciation de ia 1.V.Marie.‘ BEAU ET DOUX Minimum .36 Maximum *-• -T .U Directeur : Gérard Fl LION FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX "Voue avez une double mission : premièrement, la mission de conserver infect votre héritage religieux et national; deuxièmement, la mission de répandre cet héritage.J'ajoute que c'est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre.’* Son Kxc.Mgr lldebrando Anteniutti, délégué apostolique au Canada et à Terre-Neuve.VOLUME XL — No 70 U-i- MONTREAL.VENDREDI, 25 MARS 1949 Cinq sous le numéro Pour un serment d’allégeance canadienne Et non plus britannique — La république et M.Gaspard Fauteux- Comment on arrache une dent de sagesse-Et que devient la démocratie ?L’Irlande peut se déclarer république.Les sans quoi un député n’a point permission de Indes peuvent annoncer leur intention de i siéger, un avocat ne saurait être avocat, un devenir d’ici quelques mois une république souveraine.Mais au Canada, il n’est pas permis à un député canadien de souhaiter l’avènement de la république.Un député canadien ne saurait exprimer dans une motion le désir que notre pays devienne une nation véritablement souveraine et indépendante, une république distincte hors du Commonwealth britannique des nations, libre d'engagements économiques et autres en temps de paix comme en temps de guerre.\ Cela est shocking', une pareille motion est déclarée anathème.On la fait sauter du feuilleton de la Chambre, dont elle souillait les pages pures et loyales — ces pages qui ont porté nos promesses de cadeaux de milliards à l’Angleterre, nos volontés de conscription militaire, et qui peut-être annonceront un jour notre intention de participer à une Grande Guerre lîï.Les milliards sont dans la ligne du loyalisme.La conscription est dans la ligne du loyalisme.La Grande Guerre III serait dans la ligne du loyalisme.Mais la république et l’indépendance c’est la trahison.Ainsi en a décidé M.Gaspard Fauteux, dentiste, orateur de la Chambre et député libéral de Montréal-Sainte-Marie.• De Maisonneuve à Sainte-Marie, le parti libéral a fait un grand pas.M.Sarto Fournier, de Maisonneuve, levait les bras au ciel.“La république, qu’est-cé çâî”, se demandait-il au cours d’une élection partielle.Depuis, le parti libéral a beaucoup réfléchi.M.'Gaspard Fauteux, de Sainte-Marie, nous livre le résultat de son enquête.M.Gaspard Fauteux, de Sainte-Marie, ne se demande plus ce qu’est la république.Il le sait.Du moins on présume qu’il le sait.On présume qu’il sait ce qu’il fait.M.Gaspard Fauteux, de Sainte-Marie, met la république à l’indéx.Tout simplement.Il statue qu’au Canada l’on ne saurait être à la fois député et républicain.La fonction de député canadien est incompatible avec le désir de l'indépendance totale pour le Canada.Un simple citoyen peut sans doute désirer l’avènement de la république.Un député ne le peut pas.Ou s’il le peut, c’est dans le secret de son coeur.Mais pas dans la lumière du parlement d’Ottawa.Ainsi en a décidé M.Gaspard Fauteux, dentiste, orateur de la Chambre et député libéral de Sainte-Marie.On saura bientôt si la seconde motion Lacroix subira le même sort.Elle fait précéder la même déclaration d’une série de génuflexions et de prosternements devant la divinité royale.L’encens camouflera-t-il la république ?Quoi qu’il en soit, avant-hier M.Fauteux n’était pas seul de son opinion.M.Diefenbaker, lieutenant de M.Drew, pense lui aussi que deputation et république sont inconciliables.Il faut croire que tous les chefs de partis s’accordent là-dessus, le libéral avec le tory, le socialiste avec le créditiste, car aucun n’a protesté.On a étranglé en peu de mots l’espoir d’une république canadienne.C’est anathème, a dit M.Fauteux.C’est anathème, ont laissé dire tous les chefs de partis.Ainsi soit-il, a répondu la Chambre.La république et l’indépendance seraient-elles désirables?Apporteraient-elles des avantages au Canada?Notre croissance politique est-elle définitivement arrêtée?Ce que l’Irlande a fait, ce que les Indes vont accomplir, servirait-il également l’intérêt canadien?— Là n’est pas la question, réplique M.Fauteux.,Ici, on ne parle pas de république.Ici, l’indépendance est une fausse note.Parlons plutôt de défense nationale.Ainsi en a décidé M.Gaspard Fauteux, dentiste, orateur de la Chambre et député libéral de Sainte-Marie.• Et pourquoi, je vous prie?A cause du serment d’allégeance — que doivent prêter les députés fédéraux, les députés provinciaux, les maires et les conseillers municipaux, comme d’ailleurs les hauts fonctionnaires, les diplomates, les juges, les ^vocats, etc.Le serment d’allégeance est un cran d’arrêt, dans notre évolution politique.Et remarquez qu’il faut le prêter, ce serment, juge ne pourrait juger.Mais alors?Supposez qu’à une élection prochaine, un député républicain soit élu par une circonscription électorale.Ce député sera le représentant du peuple.Ou bien on l’empêchera de siéger — parce qu’il refuserait de prêter le serment d’allt^ance; ou bien il prêtera ce serment, mais ne saurait exprimer en Chambre les principes qui l’auront fait élire.Que le mouvement se développe, qu’un groupe important de députés républicains reçoive le mandat des électeurs : il serait victime du même dilemme.Un député communiste, s’il est élu, peut prêcher le communisme au parlement canadien.Un député républicain, s’il est élu, ne peut prêcher la république au Parlement canadien.Ainsi en a décidé M.Gaspard Fauteux, dentiste, orateur de la Chambre, et député Obérai de Sainte-Marie.• Quelle est la portée réelle du serment d’allégeance?C’est une promesse de fidélité au symbole actuel 8 cents la livre, indiquant par là qiie ce prix de base n'avait pas encore baissé.La législation sur l’agriculture a suscité un vote demandé par les progressistes - conservateurs qui supposaient à l’étude de la résolution préliminaire, f.e vole, demandé par M.Drew, a été de 130 h 50.Les C.C.F.et créditis-tes ont voté avec le gouvernement.M.J.H.Birks est décédé hier M.John Henry Birks, un des hommes d'affaires les plus en vue de Montréal, est décédé au Montreal General Hospital, hier matin, à l’âge de 79 ans.M.ÿirks était vice-président du bureau des directeurs • de Henry Birks & Sons.Ltd.Six années durant, de 1938 à 1944, il avait été président de la compagnie.Il avait abandonné la présidence à son neveu, M.Henry G.Birks.M.Birks laisse dans le deuil son épouse (Elizabeth McConnell), de Montréal; un fils, M.Hobart M.Birks, de Los Angeles; deux filles, Mme William Wilson, de Pasadena, Californie, et Mlle Joyce Birks, de Montréal.Colombie canadienne, en Ontario, en Nouvelle-Ecosse et dans 2G Etats des Etats-Unis.La Législature de la Colombie canadienne a été prorogée hier et des rumeurs veulent qu’une élection provinciale sera décrétée sous peu.La Chambre était en session depuis le 8 février.Lorsque la Législature de la Nouvelle-Ecosse sera prorogée, il n’y aura plus que six parlements provinciaux en session, l.a Législature de la province de Québec a terminé sa session il y a un peu plus d’une semaine.En Nouvelle-Ecosse La Chambre provinciale de la Nouvelle-Ecosse a apparemment l'intention de terminer ses séances avant Pâques.Le débat sur le discours du trône a pris fin hier, bien que plusieurs députés n’aient pus prononcé de discours.L’adresse en réponse au discours du trône a été adopté sans dissidence.I.es deux députés C.C.F.de l’opposition se sont abstenus de voter.Au Manitoba Au Manitoba, le premier ministre Campbell a annoncé que te gouvernement de cette province prendra l’initiative de demander la convocation d’une conférence interprovinciale, immédiatement après la prochaine élection générale fédérale.Il a déclaré à la Législature manitobaine que bien que sa province ait .obtenu “d’immenses bénéfices” par suite de l’accord financier survenu avec le gouvernement fédéral, il est clair que l’accord “est encore loin d’être parfait”.En Colombie canadienne On a aussi suggéré k la Législature de Victoria, qu’une conférence interprovinciale soit convoquée.La Chambre a rejeté immédiatement avant la prorogation, une résolution du leader C.C.F.Harold Winch qui demandait la tenue d’une confé-rente intcrprovinciale sur les mesures de sécurité sociale.En Saskatchewan La législature de la Saskatchewan a adopté une résolution demandant afi gouvernement fédéral d'amender la loi des vétérans afin de permettre la vente de portions d'une vaste étendue de terrain agricole aux vétérans qui désirent former des coopératives agricoles.Au Nouveau-Brunswick Le débat sur le budget a été entamé à la Législature du Nouveau-Brunswick, M.H.J.Fleming, critique financier de l'opposition conservatrice, a accusé le gouvernement li lierai du premier ministre McNair d’avoir augmenté la dette de la province de 819,0(10,000 au cours de l’année fiscale 1948-1919.être importés des Etats-Unis; 2.—Pensions de vieillesse de $50 par mois à 65 ans; 3.—Aide fédérale pour assurer les facilités d’éducation aux concentrations de nouveaux im- ,Ottawa, 24 (C P.) — Le pre-'| appareils de sécurité qui doivent mier ministre a déclaré hier à une délégation des Fraternités canadiennes de Cheminots qu’il n’avait pas entendu parler que le gouvernement des Etats-Unis ait fait pression nour obtenir des _______ privilèges spéciaux pour les ca-i migrants; mionneurs américains sur la 4.—Exemptions de l’impôt route Windsor-Niagara, dans | sur le revenu portées à 81,200 1 ouest de l’Ontario.j pour les célibataires et $2,400 Le comité législatif des Fra- ' P0l,r ,es personnes mariées, plus ternités, présentant son mémoire P°ur chaque dépendant; annuel au gouvernement, avait ! —Réimposition du contrôle protesté contre le renouvelle- | des loyers et des prix; ment possible des privilèges de ! *’•—Surveillance exercée par le temps de guerre accordés aux fédéral sur la production et la camionneurs américains pour le I vente de la margarine de sorte transport, en transit, des mar- ou’e'le soit disponible pour tous chandises américaines au Ca-i ,es-Canadiens; nada Le porte-parole du comité, M A.J.Kelly, de la Fraternité des conducteurs, a dit que certains rapports voulaient que les Etats-lms aient menacé de se retirer des ententes concernant le harnachement du Saint-Laurent si les privilèges de camionnage au Canada n’étaient pas maintenus.Le premier ministre qui a revu la délégation avec sept de ses collègues du cabinet, a répondu qu ii était en relations constantes avec les plus hautes eutorités américaines et qu’il n’avait ja-niais entendu parler de cette présumée pression.La canalisation L’une des principales recommandations du mémoire de la fraternité s’oppose à la canalisation et au harnachement du-St-Laurent en affirmant que ces travaux n'étaient pas économiquement justifiés.Les cheminots disent qu’il serait injuste de jeter sur les épaules du contribuable canadien un surplus de dépenses qui serviraient seulement à des intérêts très restreints.A cette affirmation, M.Saint-Laurent a dit que les ressources hydrauliques du St-Laurent, dont on a grandement besoin, rendraient de grands services à 1 industrie en général et aux services ferroviaires.Il a ajouté qu’il croyait que le Congrès américain approuverait, cette année, l’entente conjointe avec le Canada pour procéder au développement du Saint-Laurent.Recommandations T-e comité de la Fraternité met de l’avant les recommandations suivantes dans son mémoire: 1.—Exemption des droits de douanes sur les signaux et autres Faites ça ?.et vous vivrez! C'eut lui (le Christ) In tête tin corps, c'est-à-dire l'Eglise: il est en effet le principe, le En Ontario En Ontario, la législature provinciale a siégé jusqu’aux petites heures ce matin pour étuaier et discuter des estimés budgétaires et des bills de l’Opposition.La séance d’hier a été la plus longue depuis le détwit de la session.H.Abbott croit en la prospérité Il explique que lo réduction des toxes ne pouvait avoir lieu l'an née dernière .achetez vos FLEURS ICI La Pâtre Fleuriste 168 «si.Sta-Catherina Livraison partout directe-ment de riotre serve-chaude.PL.1786-17S7 10% d'escompte aux communautés religieuses.Lcouter le Jeudi Ottawa.25 (C.P.) —Le ministre des Finances, M.Douglas Abbott, a dit hier soir qu’il n’était premier-né d’entre les morts, I pas d’accord avec ceux qui pré- •’ ——- tendent qu’une crise suivra la période présente de prospérité.Il est plutôt d’avis que si les Canadiens agissent de manière raisonnable, ils pourront garder les avantages matériels qu’ils ont acquis et espérer des jours encore plus prospères.Le ministre s’est exprimé de la sorte lors d’une causerie don- afin qu'en tout il ait prinmu té; car U a pin à Dieu de faire résider en lui toute la Plénitude, (t par lui.qui a rétabli la paix dans le sang de sa cro/.r._ de se réconcilier tout ce qui existe sur terre et dans les deux.(Co I, 18-20) Notre-Seigneur est la tête *tu corps de l’Eglise, suoérieure i elle, née à Radio-Canada, M.Edouard concentrant en lui toutes énergies | Rinfret.député d’Outremont, surnaturelles, les répandant har- parlait au même moment et dans monieusement dans tout l ensemble vivant dont il est le chef.(Texte préparé par la Société catholique de la Bible) UE DEVOIR ' "Le Dsvpt." est Imprimé eux nos 430-434 est, vue Notre-Dame A Montréal par l’Imprimerie populaire, compagnie à responsaollltê limitée qui en est l édltrlce-proprlétalre.Directeur-gérant.Gérard Fillon "Le Devoir” est membre de la Canadian Press, de l’Audit Bureau of Circulations et de la Canadian Dallv Newspaper Association La Canadian Press est seule autorisée A faire l’emploi pour réimpressions de foutes les dépêch-s attribuées A la Canadian Press.A l’Assoclated Press et aux agences Reuter, ainsi que de toutes les Informations locales que "Le Devoir" public.Tous droits de reproduction des dépêches particulières au ‘’Devoir’’ sont également réservés.Abonnement par la poste: EDITION QUOTIDIENNE Canada (sauf Montréal et la banlioua) .$8.00 Mqntrstl.«t banlieue .11.00 Etata-Uni$ et Empire britannique .10.00 Union postale .12.00 EDITION OU 5AME0Î Canada .».3.00 Etats-Unis ot Union postale .~.4.00 Les abonnements sont payables d’avance par mandat-pœte ou pat cheque encaissable au pair à Montréal.Autorisée comme matière poetale de deuxième classé par 1s ministère des Poetes.Ottawa.Téléphona: BEIair *3361 - r • c même sens sur le réseau français."Certains, a dit le ministre, ont cru que les réductions d’impôts et de taxes auraient dû être nratiquées l’année dernière.Mais la situation, alors, n’était pas la même qu’aujourd’hui: de faibles taxes en 1948 auraient signifié une hausse additionnelle de l'indice du coût de la vie; il n’aurait pu en être autrement, car la population était entièrcmenl employée “11 est vrai, poursuit le ministre.que quelques personnes miraient alors nrofité d'une telle réduction, mais la masse du peuple n'y aurait rien gagné.Fille aurait versé moins au Trésor publie, niais ce gain apparent aurait été englouti dans la hausse du coût de la vie.lîn fait, réduire les taxes à cette époque pour laisser la population dépenser plus, n’aurait été qu’une illusion’’.Le dîner des anciens de Jolieffe 1 * - a Plus de 200 convives prennent port à la réunion d'hier soir Hier soir, à l’hôtel Queen’s, plus de 200 élèves du Séminaire de Jolielte se réunissaient pour leur dîner annuel.C’était le neuvième, depuis l’institution de cette louable coutume.Le Dr J.-A.Vidal, président de 1 Association des anciens joliet-tains, présidait la reunion.I.e Dr \ idal a souhaité la bienvenue aux convives et remercié les organisateurs du dîner, notanunent le notaire J.-.M.Savignac et le Dr P.-E.Poitras.Il cède la parole au R.P.Paul-Maurice Farley, C.S.V., supérieur du Séminaire de Jolielte.Le P.Farley signale la présence à ses côtés de deux des fils les plus illustres de l'Alma .Mater, Son Exc.Mgr Edouard Jctté, évêque auxiliaire de Jo-liette et Son Fixe.Mgr Pmsper-Marie Durand, vicaire apostolique de Chcfoo, en Chine.Le P.Farley se réjouit de voir un si grand nombre d’anciens maintenir la tradition de se réunir une fois par année à Montréal.Le P.Farley donne des nouvelles du Séminaire, qui sont excellentes.11 en signale le grand développement et indique quelques projets d'avenir.En ce qui regarde la construction des nouveaux locaux, elle devrait commencer dans un an ou deux, au plus tard.Quant à la souscription en cours, à l’occasion des fêtes du centenaire, elle continue à s’accroître.Ne vient-on pas de recevoir un chèque de $5,000 de la part d’un ancien?Le P.Farley se plaît à signaler les nombreuses initiatives prises par la maison qu’il dirige dans le domaine artistique: musique, peinture, représentations théâtrales, etc., et invite les anciens à revenir souvent à la vieille maison.On remarquait à la table d’honneur outre le Dr J.-A.Vidal, LL.EE.NN.Jctté et Durand, et le R P.Paul-Maurice Farley, Mgr Alphonse Piette, ancien président de l’Association des anciens, Me L.-A.Rivet, ancien juge; M.Lucien Dugas, ancien president de l'Assemblée législative; M.Maurice Tellier, vice-président de l’Assemblée législative; le Dr Ph.Rob(chaud, le R.P.F'.-X.Forest, C.S.V., Me Gaétan Valois, le R.P.Sylvestre Sylvestre, C.S.V., Me Edouard Asse* lin, leader du gouvernement au conseil législatif, le Dr Maxime Rrisebois, représentant l'Amicale de Rigaud.le sénateur G.-F’.F’er-n land, M.J.-O.Assrlin, président i.e major Robert Hameau», diiComitécxécutifdeMontréaP president de la succursale Jean-1 i,.j„ge Guv Guilbault; le Dr Brillant V.C., invite tous les | Albert Geofh-ov.l’abbé Hernias /.—Fîncouragement et surveillance du fédéral pour le développement de la télévision.M.Saint-Laurent a assuré la délégation que son gouvernement étudierait soigneusement toutes les recommandations qui lui ont été faites.Olocs'notes (suite de la première page) Bureau, qui devait devenir ministre dans le cabinet fédéral, et d’Edouard Richard, l’auteur fameux à’Acadia.Il n’a malheureusement pas été possible d’identifier le reste du groupe, qui se compose de membres des familles Prince, Richard et Béliveau, qui vivaient alors dans l’Ouest, Puisque le Phare dispose déjà d’un certain nombre de photographies anciennes et que ses relations à travers les Etats-Unis lui permettent dle: l’evêcnie de Notting-accordé l’Imprimatur à marquable: ham a cette production; c'est, semble-t-il, la première fois que pareille distinction a été décernée à un film.Le film, distribué par la Catholic Film Society, à Londres, sera présenté en avril prochain.Le commentaire, illustré par des vues prises dans le film, sera publié séparément.Pour tous détails s'adresser au secrétaire, Catholic F'ilm Society, 20 Oving-ton Gardens, Londres, S.W.3, Jean Dickenson en récital C’est un merveilleux récital que présentait, hier soir, la soprano Jean Dickenson, sous les auspices de la société Prospero, à l’auditorium du collège Saint Laurent.Du chant sacré à la mélodie légère Mlle Dickenson a fait montre d’un métier sOr en même temps que d’une voix délicieuse.La voix d« Jean Dickenson est surtout remarquable pour sa fraîcheur et, si Ton peut dire, sa mobilité.Sur un arrangement de Mozart, par exemple, Mlle Dickenson fait entendre des vocalises pure* dont la limpidité, le mouvement délicat, alliés à l'apparence gracieuse de la chan.teuse.si l’on pardonne cette considération extérieure, transportent le spectateur dans une sphère artistique intense.Entre autres pièces, citons parmi les plus réussies: l’Ave Maria de Schubert, un Alleluia, la Tarentelle de Rossini, Panis Angeltcus de Franck, l’Eclat de Rire (extrait de Manon Lescaut), L’oiseau des Bois, ainsi qu’un pot pourri de folklore canadien-français.J.V.FILMS EXCLUSIFS Projecteurs et Cinés CANADA “Tout en cinéma” A MONTREAL ¦ A QUEBEC 20 Craig ast I 502.1 èra A va HA.S! 16 0 QmSm I Grandjany à l’Université Le harpiste Marcel Grandjany a répété hier soir, à l'Université de Montréal, le programme qu’il avait donné au Conservatoire dans les derniers mois de l’année dernière.Pour ce qui est de la technique, bien sûr, il faudrait épuiser tous les oh! ej les ah! du répertoire.Grandjany est probablement le plus grand virtuose de la harpe au monde, è l’heure actuelle.On se demande toujours — surtout quand on vient d’entendre d’autres harpistes — comment il arrive à tirer de son instrument ce luxe extraordinaire de sonorités, comment il peut exécuter les passages les plus compliqués avec cette clarté.,.Tout cela n’aurait, cependant, que valeur de curiosité ai M.Grandjany n'était également un excellent interprète.Nous avons particulièrement admiré, hier soir, comment il passait avec aisance d'un style à l'autre: de Haendel à Respighi, à Hindemith, à Prokokieff, à Manuel de F'alla, en respectant la personnalité de chacun.S’il nous fallait indiquer une préférence, nous irions à l’Allégro du Concerto en si bémol, de Haendel, que le harpiste a donné avec une vigueur et une clarté merveilleuses.Grandjany compositeur a surtout pour mérite, on le conçoit aisément, d’exploiter toutes les possibilités de la harpe.Mais, comme l’invention mélodique ne lui manque pas, ses oeuvres s’écoutent fort agréablement.La Rhapsodie sur un thème grégorien, L’heure des enfants, Dinny et Saily et Deep River Interlude ont reçu un accueil chaleureux de l’auditoire.La dernière pièce au programme, Cortège, de Debussy, a été interprétée par un ensemble de six harpes, comprenant M.Grandiany lui-même at cinq de ses élèves (féminines) au Conservatoire.On n’a pu décider si c’était fête plus grande pour les oreilles que pour les yeux.G.M.Les expositions John Lyman chez; les frères Viau En exposition chez les frères Jacques et Guy Vian, ensembliers-décorateurs, 425 ouest, boulevard Saint-Joseph, à Outremont, le peintre John Lyman, de la Royal Canadian Academy of Art, présente environ deux douzaines de toiles qui se répartissent inégalement entre les deux genres du paysage et de la nature morte de fleurs.On y trouve aussi deux croquis de nus au fusain et un autre nu à l’huile, de grandes dimensions comme l’un des fusains mais beaucoup moins bien réussi.L’imprécision de contours chère à Lyman dans ses paysages le dessert en effet dans ‘‘Orientale” où la chair n’a pas le ton vivant que ce sujet réclame.Par contre, le plus grand de ses deux fusains, “Adolescent”, est admirable de vigueur en même temps que de grâce juvénile.L’artiste a surpris le sujet à cet âge où la nature semble hésiter entre les deux sexes, chez les êtres plus délicats, et à un moment d’indolence où le corps entier s’abandonne, adoptant ainsi les poses les plus originales et les plus intéressantes pour un amateur d'études anatomiques.Les fleurs de M.Lyman, comme ses paysages, peut-être plus encore qu’eux, semblent estompées.Les vases mêmes qui en contiennent les tiges n’ont pas de relief marqué.On sent que l’artiste a voulu suggérer plutôt que reproduire.De ses paysages, à part un cueilli sur les bords du lac Ouimet, tous (une dizaine environ) sont observés de divers points des rives du lac Massawippi, dans les Cantons de l’Est.A cause de leur ressemblance donc, le peintre a dû compter sur diverses ressources de son art pour les différencier.Les montagnes lointaines au besoin et plus souvent des ciels prendront alors des teintes vio-lacées comme on ne leur en voit qu’aux moments fugaces de l'aube ou de la fin du jour.Lyman, qui peint presque sans retouche, supprime le dessin préliminaire et marque exprès les contours des objets, des masses de rocs ou de végétation par la différence de leurs coloris avec les objets voisins, de façon à mieux les ir-léaliser, comme chez les premiers Impressionnistes.“La vérenda” produit un contraste frappant avec ces oeuvres par des niasses de lumière et d’ombre plus accentuées En toutes ces huiles ainsi que dans les fonds de décors de ses natures mortes de fleurs.Lyman rerourt à des tonalités bien particulières de jaune, d'ocre, de vert pâle, de gris doux et de mauve.Il affaiblit le violet de ses montagnes jusqu’à un véritable car.min qui se fait accepter, après une première surprise.En somme.un artiste des plus personnels, que l’on devine volontairement calme et discret et qui ensorcelle mieux pour le faire plus lentement que certain» de ses contemporains.Adrien ROBITAILLE- BEETHOVEN IXe SYMPHONIE Nous sommes heureux de présenter à nos lecteurs le beau commentaire qui suit de la Neuvième Symphonie (avec choeur) de Louis van Beethoven.Ce texte a paru dans la section littéraire et musicale du grand quotidien de langue allemande “Staati-Zeitung und Herold”, de Netu-Vork.M.Wolfgang Stresemann, qui en est l’auteur, en a très obligeamment autorisé la reproduction dans notre journal.— (Traduction de Louis Dubois, de ta rédaction du .^ "Devoir”.) (Suite et fin) Troisième mouvement ToutéfoU la puissance de ce monde du destin s’est épuisée.Le troisième mouvement s’élève et avec lui apparaît l'homme.Mais ce n’est pas l’homme terrestre et son univers; bien plutôt l’homme qui s’arrache à la térre et a’efforca vers le ciel, vers un monde meilleur, un séjour de beauté et de pureté.Le centre de la aymphonia est l’expression de cette aspiration religieuse vers l’idéal d’une paix éternelle de l’âme et il glorifie en même temps ces prairies perpétuelles, cette harmonie sans fin, ce royaume de lumière, séjour des esprits bienheureux.La thème principal en si bémol majeur, — en particulier ses variations — restitue ce monde transfiguré; un écho sans cesse répété aux bois renforcit l’impression d’irréalité.Mais dana l’Andante, qui apparaît deux fois, retentit, intime, la prière des hommes, leur aspiration ardente vers ce monde qui leur est promis après cette vie.Un signal, qui sonne également deux fois aux cuivres, s'élève comme un avertissement: “Tenez-vous prêts, l’heure a sonné qui clôt votre existence terrestre; préparez-vous pour l’autre monde”.Il semble que Beethoven, surtout à la fin de ce mouvement, a voulu dépeindre les pensées et les sentiments qui assaillent l’homme aux dernières heures de son existence- Considéré de ce point de vue la mélodie de l’Andante est un chant du départ, un dernier salut à la vie qui s’évanouit, un adieu et tout à la fois une fervente supplication.Ainsi ce troisième mouvement de la symphonie — qui par son contenu intellectuel n’en est que la deuxième partie — de nouveau n’a rien à faire avec l’existence terrestre des hommes; c’est plutôt, considéré dans son ensemble, l'expression de ce monde meilleur vers lequel tend l’aspiration éternelle des hommes.L homme ter-restra lui-même n’apparait que dans la troisième et dernière partie de la symphonie (quatrième mouvement).Dernier mouvement Qu# signifie cette conclusion de la neuvième symphonie, si souvent combattue et si discutée ?Que déjà dix ans auparavant Beethoven voulût mettre Le troisième élément du théâtre membres de la ferait d’une pierre deux Chambre de commerce du dis trict de Montréal, le R.P.Le-gault, directeur des Compagnons de St-Laurent, « prononcé hier une intéressante conférence sur ce qu’il nomme lui-même “le troisième élément du théâtre".Le P.Legault rappelle le mot de Félix Gaiffe: Tout ce qui touche A la scène a un caractère social autant qu’artistique (et technique) et l’èclosion de ce phénomène mystérieux qu’est l’oeuvre théâtrale nécessite la collaboration triple de l’auteur, des interprètes et du public.Le P.Legault passe ensuite au rôle indispensable que le public doit jouer dana l’oeuvre cframa-tique.Pes de théâtre sans public.Pas de renaissance de vie dramatique possible si le public n’y joue son rôle.Le P.Legault suggère, pour finir, une initiative que pourraient prendre quantité de sociétés et d’associations: l’engagement relatif de remplir une eal-le à l'occasion de chacun des spectacles des Compagnons.Ce serait, en même temps qu’un appui concret à l’effort des Compagnons, une occasion exceptionnelle de se retrouver, entre amis et connaissances, aux entractes, dans le foyer sympathique de la rue Delorimier, pour un« reprise d# contacts.Ainsi, coups et Montréal n’aurait plus cette humiliation d’une ville française en majorité, sans théâtre français permanent.A la fin de la brève causerie du P.Legault, quelques Compagnons donnèrent aux convives un avant-goût du prochain spectacle à l’affiche chez les Compagnons en interprétant les première# scènes de “La Paix" d’Aristophane dans une adaptation de François Porc hé.Scènes très hautes en couleur et qui donnaient le goût de voir le spectacle qui sera le dernier de la saison des Compagnons.Fayol est toujours là ! Oui.la grande fantaisiste parisienne Lily Fayol est toujours à l’affiche du Café de l’Est (“Centre français”) où elle tient ta vedette depuis maintenant 5 semaines.Cette semaine est la dernière que Lily Fayol passera à Montréal.Son engagement prendra fin dimanche soir, au Café de l’Est.Tl ne reste donc que quelques jours aux Montréalais pour voir et entendre Fayol, la plus fameuse fantaisiste de notre époque.* Qu'un se le dise! Dernière “semaine Fayol” au Café de l’Est.Après quoi elle nous quittera pour rentrer en France, le pava qui a consacré son taient.en musique l’ode à la joie qu’il connaissait a fond; que primitivement il eût imaginé un Finale purement instrumental; qu’il se soit péniblement débattu avant d’arriver à la conception définitive de la conclusion; qu’il composât plus de cent esquisses avant de trouver le thème de la joie dans sa forme actuelle, tous ces points sont d’importance pour l’histoire de la symphonie, mais ne projettént aucune clarté vraiment pénétrante sur le sens le plu» profond de l’hymne à la joie.L’apparition de» voix humaines est simple à interpréter.Cette dernière partie de la symphonie appartient à l’homme et certes à l’homme terrestre placé dans la vie et le travail.La symphonie nous conduit ainsi à travers trois royaumes foncièrement différent» dont le dernier est notre terre elle-même.Ainsi l’emploi de la voix humaine est parfaitement justifié pour différencier le monde de l’homme des deux mondes extra-humains qui sont caractérisés par de purs effets instrumentaux.Les accords artificiellement créé» des instruments, servent à la représentation des mondes imaginaires mais la voix humaine qui participe dé la vie exprime tout naturellement notre Existence terrestre.C’est par un cri de douleur que débute de façon symbolique Je dernier mouvement.Nous sommes de nouveau sur la terre.Dans quelle voie l’homme s’engagera-t-il à l’appel de sa destinée et de son salut?Et d’abord il est lui-même représenté par les voix des violoncelles et des basses à qui sont successivement proposés les thèmes principaux des trois mouvements.Mais violoncelles et basses les répudient; car pour sa vie terrestre l’homme ne peut entreprendre quoi que ce soit, ni avec le monde du destin et son pouvoir démoniaque, ni avec les plaines transfigurées de l’éternité.A ce refus des thèmes des deux premiers mouvements succède la répudiation âpre et courroucée du thème de l’adagio avec une expression pleine de désir et de regret.Alors retentit le thème de la joie.Avec allégresse les basses l’acceptent, elles l’entonnent elles-mêmes; des instruments de plus en plus nombreux s'unissent dans sa louange et finalement l’orchestre complet fait irruption.De nouveau, cependant, retentit le cri du début; cette fois la voix humaine elle-même lui ordonne d’arrêter, réclame le thème rénové de la joie et celui-ci désormais s’affirme jusqu’à l’ivresse victorieuse de la fin.Quelle est la signification la plus profonde de ce thème de la joie?Egalité, amour fraternel, certitude qu’au-dessus de “la tente étoilée” un père digne d’être aimé doit habiter, telles sont les pensées dont la signification et la validité sont établies pour tous les temps et n’out besoin d’aucun commentaire.Mais le sens profond de la joie a besoin d'une explication.Que veut exprimer Schiller par la joie et quelle signifiçation Beethoven lui donne-t-il avec son thème de la joie?La joie n’est pas une réjouissance extérieure; elle est symbole d’activité, de travail, de désir de créer.L’homme joyeux est l’homme ac.tif.Caè la joie, abstraite du travail, ne peut exister seule.La joie ne peut être engendrée quo par le travail.Etre dans l’allégresse.uniquement pour être dans l’allégresse cela n’aurait aucun sens.Seule l’atteinte d’un but par une action effective justifie la joie.Elle est donnée par Dieu, mais sans queloue chose qui la précède, elle n'aurait aucun sens.Là est ce qui conduit à la joie, ce qui la fonde intimement, ià est le sens profond du thème à la joie et le centre spirituel de la conclusion de la symphonie.Ce dernier mouvement, avant tout, eet le chant exaltant du travail et ce n’est pas hasard qu’en lui les voix humaines dominent et que l’un de ses moments le plus grandioses soit une fugue tumultueuse, symbole de l’activité, qui suit le solo du ténor et qui contient ces pa-mltM “Gmmm k* kirot ver» la victoire — Courez, frères, votre voie.” | ‘>W| Ainsi l’homme actif, en outre sans préjugé et qui, soumis, lève ses regards vers Dieu, est celui que décrit et célèbre le dernier mouvement de la symphonie.Une vie humaine vouée à cet idéal, voilà le vrai message du thème à la joie et du dernier mouvement.Unité de l'oeuvra Et maintenant est-ce que le» trois parties de la symphonie sont reliées ensemble par quelque rapport?Qu’en elles un élément spirituel et unificateur prédomine, cela ne peut être reconnu.Car seule la dernière partie est consacrée à l’homme de cette terre tandis que la première partie, somme toute, iren fait aucune mention et que la deuxième partie ne traite que de l’homme qui «’efforce à s’arracher à la terre.Mais nalgré les différences des trois parties une relation spirituelle pleine de signification est reconnaissable.Dans la première partie de la symphonie (1er et 2e mouvements), Beethoven décrit la puissance dominatrice du sort oui sans cesse frappe l’homme et en face duquel celui-ci se dresse impuissant.A coup sûr Beethoven, comme tous les hommes, s’est posé la question; “Que pouvons-nous faire pour résister à ces puissants coups du sort et en triompher?” Alors il découvre, dans la deuxième partie (3e mouvement), le monde de l’éternelle aspiration de l’homme, l’idéal qu’il ne lui est pas donné d’atteindre dans la vie.Mais son effort, comme celui de chacun de ses semblables, porte sur le monde d’ici-bas et il est obsédé par cette question: “Y a-t-il une survie et comment puis-je y atteindre par mes efforts?” Beethoven répond aux deux questions dans la conclusion (4e mouvement) de la symphonie et la réponse s’exprime ainsi: "Une vie qui est vouée au travail, à l’amour et à la foi en Dieu, ce grand message du thème de la joie, est la meilleure solution pour l’homme sur cette terre, pour braver les périls qui l’entourent chaque jour et pour trouver, du même coup, le chemin, ou à tout le moins la direction vers un monde meilleur.” La neuvième symphonie s’impose ainsi comme une oeuvre de génie d’une grandeur unique et de proportions monumentales.Elle appartient aux créations les plus étonnantes d’un génie et représente le plus haut sommet dans la création symphonique cfe toute l’humanité.mmsâW.r Voici Laurence Olivier, l'acteur britannique qui a remporté le premier pri de i interpretation masculine hier soir au Concours cinématographique d Hollywood.OLIVIA de HA1LAN0 IMSim.lEOGENN/^J 90*cer«m#«y LOEW \\\y Cary Grant 'Every dirl Should Be Married* FiniM'DUIUiyilNWSYDIIW A l'aHicke I# SKGWt FEK ANNE BUTER KD WIMUK Deuxième semoine IDA lUPIKO ¦ COBNEL HIDE CELESIE HOIK • 1ICHA1D WIDHAMI SE A L'AFFICHE PRIVICESS IteaiïfdPtCf L’AFFICHE 'L'Apôtre du Désert1 La compagnie Ciné-Canada vient d’obtenir les droits exclusifs de représentation du film: “L’apôtre du désert”, une’ grande épopée religieuse mise en scène par le réalisateur italien de réputation.Alessandrini.Il s agit d’un film français qui raconte la conquête missionnaire de l’Ethiopie par le cardinal Massaïa.Ce film extraordinaire sera bientôt présenté en primeur dan» un des grands théâtres de Montréal.(Communiqué).r ' LINDA'DARNELL RITA HAYWORTH ^ 1 1)1001) AFFICHE CE SOIR ?AU GES ma.ses» .ryrone POWER w CINEMA PARIS )£VOUS VEPRA*-7 1ix°osn\oN des sPORUtêrt* !! La monumentale encyclopédie médico-chirurgicale, publiée sous la direction de A.Lafont et F.Durieux est maintenant à la disposition des médecins, des étudiants en médecine et des in-fir.mères, à la Bibliothèque municipale de la rue Sherbrooke.Cette encyclopédie représente pour ainsi dire le dernier mot de la science médicale.Une trentaine de volumes sont catalogués et disponibles.Les'autres sui-vront sous peu._____________ Sur le domaine de Saint-Sulpice Le domaine de Saint-Sulpice dans le nord de la ville serait bientôt l’objet d’un grand développement domiciliaire.L’urbaniste Jacques Gréber en a approuvé lek plans.Il y aurait place pour loger 1,000 familles et on pourrait y fonder trois paroisses.Attaques communistes chinoises jusqu'en Indochine fraoçaise Hong Kong, 25 (A.P.) — Des troupes communiste» chinoises viennent d’occuper une petite île du Pacifique située à mi-chemin entre l’Indochine française et les Philippines.Ils comptent s’en servir pour ravitailler les guerrilleros communistes indo-chinois en lutte contre la France.* * * Paris, 25 (Reuter) — Des troupes françaises ont péniblement vaincu une force combinée de guerrilleros communistes Indochinois et de soldats communistes chinois, sur la frontière entre la Chine et l’Indochine.On assure à ce propos que cette intervention de communistes chinois dans la lutte des Français contre les rebelles vietnamites pro-communistes n’est pas.la première du genre.Grapho-analyse du "Devoir" par Mgrk Ellery, B.A., C.C.A.Les personne* qui désirent connaître leur caractère par l’analyse de leur écriture doivent nous envoyer une page écrite de leur main accompagnée de la somme de cinquante sous.Les personnes qui désirent une réponse personnelle et plus élaborée devront envoyer deux dollars.Les lettres devront être adressées A Grapho-Analyse, “Le Devoir”, casier postal 500, Place d’Armes.Montréal.Américaine — Vous manquez de maîtrise sur vos émotions et vos sentiments.Vos impulsions ont généralement le dessus sur votre raison et votre jugement.Vos intérêts nombreux vous rendent nerveuse et agitée.Vous voulez spontanément posséder tout ce qui plaît à vos yeux ou fascine votre imagination vivace.Vous aimez avec force; et vous détestez avec autant de violence.Votre volonté manque de vigueur; mais vous êtes persistante.Aussi, lorsque vous avez décidé de parvenir à vos fins, aucun échec ne pourra vous faire abandonner votre projet.Si la fin que vous poursuivez est juste et raisonnable, votre persistance devient une puissance à votre service; une source de progrès inestimable.Vous êtes franche et sincère.Par vos paroles ou votre conduite, vous n’essaierez point de décevoir ceux qui vous entourent.On saura qui vous êtes et ce qui se passe en vous-mêmes: Votre déplaisir et votre satisfaction; vos joies et vos tristesses.Mais vous êtes indépendante; vous faites peu de cas de l’opinion qu’on peut avoir dC V0US‘ Mark ELLERY.Me Gaston Pouliot à CKAC Me Gaston Pouliot, avocat, parlera dimanche prochain, *-/ mars, à 2 h., à C.K.A.C., sous les auspices du parti progressiste-conservateur.Me Pouliot traitera le sujet suivant; Autonomie et décentralisation, telles que vues par M.George Drew* La C.T.C.C.proteste contre les tactiques de la police provinciale Un abus de pouvoir — Depuis quand la police est-elle chargée de porter des jugements sur les conflits ouvriers ?Le Sénat relève le défi de John Lewis Pittsburgh, 25 (A.P.) — Les producteurs américains de charbon se demandai ent hier si le chef de l’union des mineurs, John L.Lewis, rappeler» ses hommes au travail lundi prochain tel que promis, niainte-nant que le Sénat vient de defier le puissant meneur ouvrier en approuvant par 50 voix contre 11 la nomination, qui lui déplaît, de James Boyd comme directeur du Bureau des mines à Washington.Lewis avait ordonné un arrêt du travail la semaine dernie-fe sous prétexte de célébrer le souvenir des mineurs morts accidentellement par suite de la négligence des patrons et aussi pour prottster contre la nomination de Boyd k ce poste bien gu’il ne soit pas un mineur lui-même.Entre temps, la plupart des grandes aciéries laissent savoir qu’elles vont poursuivre leur production au maximum de leur capacité, puisque les réserves de charbon sont encore suffisantes pour un mois sans ^ralentisse-ment.Le commerce avec les anciens ennemis Ottawa, 25 (C.P.) — Le Canada a fait un commerce d’exportation de ?53,000,000 avec les anciennes nations ennemies, l’Italie, l’Allemagne et le Japon, e n!948, a-t-on révélé à la Chambre des communes.Cette somme se divise comme suit: $13,000,000 avec l’Allemagne; $8,000,000 avec 1* Japon et $32,000,000 avec ITtalie.Le Canada a des représentants commerciaux dans ces trois pays et fait de son mieux pour encourager le commerce bilatéral.En Allemagne, le personnel de cinq membres a été augmenté de plusieurs officiers du ministère du commerce qui ont été envoyés dans ce pays “pour aviser des moyens k prendre pour renfor-cir notre représentations commerciale’’.Le système de faveur a été étendu à l’Allemagne, en octobre dernier.En Italie, un bureau commercial a été ouvert en septembre 1946.Le système de faveur a été mis en vigueur il y a un an.Au Japon, nous avons un représentant commercial depute juin 1946.- m » Douze ministre* en Colombie canadienne ?Victoria, Colombie canadienne, 25 (C.P.) — Le premier ministre Byron Johnson a présenté à la Législature de la Colombie canadienne nn amendement à la constitution oui permettrait d’inclure dans le cabinet douze ministres.Il y a actuellement dix ministres, bien que le procureur général Gordon S.Wismer ait exprimé le désir de se voir soulagé du portefeuille du travail.La C.C.F.a demandé la nomination d’un ministre régulier du travail, prétendant que M.Wismer n'avait pas le temps de s’occuper des affaires ouvrières.M.George S.Pearson s’occupe également de deux ministères: le secretariat provincial, et le bien-être et la santé.La C.T.C.C.nous remet la déclaration suivante: “La police provinciale abuse de ses pouvoirs à Asbestos.“Lorsque la police provinciale envoyée à Asbestos protège la propriété de la compagnie, elle demeure dans les limites de sa juridiction, même si nous croyons que sa présence est inutile et constitue une provocation.“Mais lorsque la police se mêle de porter des jugements sur le conflit d’intérêt qui sépare la compagnie et le Syndicat, elle se mêle, à proprement parler, de choses qui ne la regardent pas et agit à la manière de la Gestapo.“Ainsi, nous relevons dans la Presse de lundi, 21 mars, la déclaration suivante du lieutenant Timlin et du sergenRPierre Du-buc.de la sûreté provinciale: “Les grévistes ont bien tort d’agir de la sorte à l'endroit d’un employeur qui les comble.Lu plupart des mineurs ont des camps d’été, ils gagnent des salaires de $2A00 comme balayeurs, ils fouissent d'avantages comme celui de pouvoir se construire une maison aux frais de la compagnie pour ensuite rembourser mensuellement sous forme de loyer.Et de plus, la compagnie achète pour eux les matériaux au prix du gros, etc.même si nous vous disons ceci, nous vous prions de croire que nous sommes tout à fait impartiaux" .etc.“Quelle belle impartialité! Et depuis quand le service de conciliation de la province de Québec est-il entre les mains de la sûreté provinciale?Quelles différences existe-il entre cette attitude et celle de la Politbureau de Staline?Si nous joignons k cette déclaration ce que nous révèlent les affidavits signés par plusieurs ouvriers au sujet de l’intimida- Coordination du taxi Une délégation auprès du Comité exécutif tion dont ils furent l’objet de la part des gendarmes provinciaux, nous constatons que le détachement de polices dépêché à Asbestos a reçu pour mission de briser la grève des mineurs d’amiante.En effet, des ouvriers furent menacés de prison s’il ne retournaient pas au travail.D’autres ont été séquestrés pendant plusieurs heures sans raison dans le but évident de les intimider.Tout cela nous confirme que la police provinciale, comme l’indiquent d’ailleurs des informations reçues d’Asbestos, est à la solde de la Canadian Johns-Manville, non seulement pour maintenir l’ordre, mais surtout pour terrasser ies ouvriers et ajouter la force de l’Etat à celle de la Compagnie dans sa tentative de détruire l’organisation syndicale.La C.T.C.C.proteste énergiquement et publiquement contre ces tactiques illegales et antidémocratiques.Elle se doit d’éveiller l’opinion publique sur la gravité des événements qui se produisent à Asbestos et qui révèlent clairement la tendance dictatoriale du gouvernement provincial.Au train où vont les choses, dans peu de temps la liberté ne sera plus qu’un souvenir dans la province- Les immeubles, les machines et l’argent sont beaucoup mieux protégés que les droits inaliénables de la personne humaine.La C.T.C.C.songe avec tristesse à tous les soldats canadiens-français qui ont donné leur vie afin que ne se produise pas chez nous ce oui se passe à Asbestos.La Confédération des Travailleurs catholiques du Canada, par; Gérard PICARD, président général.Jean MARCHAND, secrétaire général.Congrès.de la presse catholique peur l'Année Sainte A Romj» — Une réunion prépsratoirc aura lieu le 2 avril pour le Canada A l’occasion de l’année sainte de 1950, le comité permanent international des congrès de la presse catholique organise un congrès à Rome, avec l’approbation des autorités religieuses romaines.Le comité International, régulièrement élu en 1930 au premier congrès de Bruxelles, désire justement qu’une délégation canadienne prenne part au congrès de Rome.Son bureau, présidé par le T.R.P.Merklen, directeur de la Croix de Paris, a demandé de faire les premières démarches à ce sujet au Dr Thomas Greenwood, chroniqueur diplomatique de plusieurs journaux et professeur aux Universités de Montréal et d’Ottawa, qui est membre permanent du comité international depuis sa fondation.A la suite d’information prises auprès d^ nos autorités religieuses et de nos confrères de la presse canadienne, et en tenant compte de ses expériences, des congrès internationaux, le Dr Greenwood suggère de constituer un conseil catholique de la Presse canadienne pour étudier les questions relatives aux congrès internationaux, pour prendre la responsabilité de nommer ou d’approuver une délégation représentative au Congrès de Rome, et pour établir un contact direct et officiel avec des organismes catholiques analogues à l’étranger et avec tes organisateurs du prochain congres de Rome.Réunion le 2 avril Une première réunion constituante est fixée pour l'après-midi du samedi 2 avril à Montréal.L’heure et le lieu seront indiqués ultérieurement.L’ordre du jour comprendra la lecture de communications officielles du comité international, un court exposé sur l’organisation, les buts et l’historique des eongrès internationaux, et enfin des propositions pour la constitution et les fonctions du conseil catholique de la presse canadienne, qui aurait alors à faire les convocations ultérieures el à prendre toutes décisions utiles.Tous les quotidiens canadiens-français, les grands hebdomadaires des deux langues et l’Association des hebdomadaires sont invités à se faire représenter à la réunion du 2 avril à Montréal par deux délégués si possible, l'un pour l'administration et l’autre pour la rédaction.Il y aura également des représentants de l’Association des éditeurs, de l’Association des écrivains catholiques, des postes de radio, et des comités diocésains de la presse.L’importance de cette réunion el de ses réalisations ultérieures est facilement comprise par tous; d’autant plus que le Souverain Pontife a béni à plusieurs reprises les efforts des organismes officiels de la presse catholique.Congrès des loisirs familiaux Aujourd’hui et demain aura lieu à l’université McGill, le congrès régional des loisirs familiaux.Il s’agit d’une session d'étude organisée par le Comité régional du Québec et de l’est de l'Ontario du conseil canadien du bien-être social, division des loisirs.La première séance se tenait ce mtain à 8 heures et 45.M.René Bélisle, moniteur en chef de la ville de Montréal, exposera alors le but du congrès.Choix d'un conservateur C’est mardi prochain, 29 mars, à 8 heures, en la salle de l’hôtel de ville de Ville Mont-Royal, qu’aura lieu la convention du parti progressiste-conservateur pour choisir un candidat officiel en vue des prochaines élections fédérales.Le lundi suivant.4 avril, on procédera au choix d’un candidat pour le comté de St-An- I Ce soir et tous les vendredis ! %» fuuuC Jeux tl* *250°° CONNAISSEZ-VOUS LA MUSIQUE?’ programme de la Brasserie Black Herse avec ^ Louis Bourdon it Lucille Dumont ?Louis Bédord et ton orchestra Black Horea
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.