Le devoir, 2 mars 1949, mercredi 2 mars 1949
US CINORIS PLUS DOUX Minimum ./5 Maximum .2* Directeur : Gérard FILION caic re 01 IE 1%/mc "Vow ovu* une double minion : premièrement, la minion de contriver Intact votre héritage religieux et national; deuxièmement, la minion de répandre cet héritage, ('•joute que c'est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre." San Ixc.Mgr lldebrande AntonlufH, délégué apostolique au Canada Rédacteur en chef : Omar HEROUX VOLUME XL — No 50 Cinq sous le numéro La bombe atomique est-elle “efficace” ?En marge du débat soulevé par le professeur Blackett La crainte de la guerre atomique à plus o i moins brève échéance continue de dominer toute la vie intornationale; c’est autour de cette menace que se poursuit la guerre froide et que s’organisent des alliances.L’on comprend que dans ces conditions l’ouvrage récent du professeurJ.M.S.Blackett, expert anglais en questions atomiques, ait suscité de vifs débats, puisque l’auteur tente d’expliquer et jusqu’à un certain point d’excuser l’attitude des Soviets dans ce domaine.L’ouvrage a paru d’abord en Angleterre à la fin de 1948 et cette année aux Etats-Unis.C’est un petit livre de 216 pages, d’allure scientifique et de ton modéré, dont l’objet est surtout de présenter une analyse du problème.Mais comme M.Blackett voit des torts des deux côtés et qu’il tire des conclusions politiques de ses opinions scientifiques, sa these a été dénoncée avec violence.Le Bulletin of the Atomic Scientists consacre dans son dernier numéro quatre articles, deux favorables et deux hostiles, aux vues de M.Blackett.Sans entrer dans tous les aspects du débat, il nous paraît à propos de relever certaines assertions sur lesquelles s’accordent les protagonistes et les adversaires de M.Blackett.La thèse du savant anglais, c’est, en gros, que l’on a exagéré l’effet militaire et stratégique de la bombe atomique.La propagande des Etats-Unis fait croire aux profanes qu’une guerre atomique pourrait être décidée n quelques semaines.En conséquence, l’opi-non publique occidentale, et notamment celle les Etats-Unis, a accepté la thèse de la nécessité d’un contrôle international hermétique comme seule protection adéquate.Or ’arme nouvelle n’aurait pas une telle puis-iance stratégique, une guerre atomique en-re les deux plus forts Etats du mon-le serait assez longue, il y faudftit le concours des autres armements; de sorte qu’un •ontrôle plus général des armements, et oins rigoureux que celui qu’exigent les itats-Unis, serait plus adéquat à la situation.M.Blackett dit que les tactiques des So-iets ont fait conclure à une entière mauvaise oi de leur part et que cela a empêché même es gens raisonnables de reconnaître que cer-aines de leurs demandes étaient fondées; ue, d’autre part, Cela a permis aux délégués tatsuniens de rester sur leurs positions, de éitérer continuellement leurs mêmes exi-•ences et de refuser des concessions qui, sett lui, devraient être acceptées.Sur ce ter-ain, le savant anglais n’apporte rien de bien olide; ses adversaires n’ont pas de peine à smolir ses arguments et à l’accuser de con-adiction.Sur le plan scientifique et militaire aussi, ’s conclusions de M.Blackett sont contestes, mais de telle sorte que ses contradic-urs admettent une bonne part de ses affir-ations.A première vue, dans les comptes ndus sommaires des agences de nouvelles, semblait que pqur M.Blackett la bombe omique n’était pas aussi atroc$ qu’on le 'sait.Or rien n’est plus éloigné de sa pensée ; soutient simplement que la guerre atomi-e aussi atroce qu’elle puisse être, pourrait 'anmoins être assez longue; ce qui ne fait ’en accentuer l’atrocité.Une bombe atomique actuelle équivaut à iviron 3,000 tonnes de bombes ordinaires; l’Allemagne a reçu pendant la dernière erre 1,300,000 tonnes de bombes, à un •thme qui a atteint jusqu’à l’équivalent de nquante bombes atomiques par mois; et ême alors les bombardements n’ont pas eu résultat définitif'et n’ont pas par eux-êmes provoqué la reddition.M.Blackett i conclut que, pour être décisif dans une jerre entre la Russie et les Etats-Unis, le mbardement atomique devrait être de l’or-*e de milliers de bombes.A l’encontre de ce.calcul, l’on a fait obser-r que les bombardements de saturation su-s par l’Allemagne détruisaient certains ntres, cependant que les autres étant in-cts pouvaient assez vite fournir de quoi mettre en production la zone dévastée; tandis que les bombardements atomiques pourraient désorganiser un grand nombre de centres à la fois, ce qui rendrait le réaménagement plus difficile, voire impossible pendant une période assez longue.D’ailleurs, les bombardements subis par l’Allemagne ont d’abord été'relativement légers, mais à la fin ils ont endommagé l’industrie de guerre et les transports allemands au point que le pays n’a pas pu tenir tête à l’invasion.Un autre facteur dont le savant anglais ne tient pas assez compte, c’est le plus grand nombre des morts et des blessés et la radioactivité que causeraient les bombardements atomiques.Un spécialiste de l’énergie nucléaire, complétant sur ce point M.Blackett, estime que les victimes seraient proportionnellement cinq fois plus nombreuses qu’avec des bombes ordinaires, que chaque douzaipe de bombes atomiques qui atteindrait un objectif urbain en Russie entraînerait la perte de lc/o de la production industrielle annuelle du pays et ferait environ 200,000 victimes.Mais après divers calculs de ce genre, cet expert en vient quand n\ême à la conclusion que le fait de tenir compte d’une saturation plus rapide et de la radioactivité ne modifie guère les conclusions de M.Blackett ; il confirme que, sans le moindre doute, pour que les bombardements atomiques soient vraiment décisifs, il faudrait des milliers de bombes et que cela ne se ferait pas en trois semaines, mais qu’un conflit mondial atomique durerait plusieurs années.Il reprend à son compte ce que disait le général Bradley : "qu’une guerre entre les Etats-Unis et la Russie serait d’envergure mondiale et une guerre de toutes les armes, et certainement de très longue durée”.• Si ces études infirment l’opinion assez répandue que la guerre atomique serait brève, elles n’enlèvent rien aux horreurs des offensives atomiques, qui dépasseraient tout ce qui s’est vu jusqu’ici quant au nombre des victimes et à la destruction.Une guerre mondiale moderne ne saurait avoir d’objectifs précis et restreints ; elle serait fercément totalitaire, les belligérants tiendraient vraisem blablement jusqu’à l’impuissance complète, ce qui exigerait des milliers de bombes ato-> miques, à quoi il faudrait encore ajouter l’invasion avec toutes les autres armes modernes.Ce ne serait pas une guerre-éclair oft la brutalité du choc initial serait en quelque sorte compensée par la courte durée des hos tilités; l’on ne pourrait plus faire l’atroce calcul de Hiroshima et Nagasaki, où les Etats-Unis ont, au mépris du droit, sacrifié des populations civiles ennemies pour s’épargner à eux-mêmes des pertes militaires.La guerre serait longue, tout en étant beaucoup plus meurtrière et destructrice.Bien plus, ces bombardements atomiques auraient des effets à retardement et feraient des victimes d’après-guerre parce que des villes entières seraient contaminées pour plusieurs années.Longtemps après la fin du conflit, des gens qui croiraient avoir échappé aux radiations, souffriraient un jour de tumeurs, résultats d’anciens bombardements.De tels ravages rendraient la victoire presque nulle, car tous les belligérants, vainqueurs et vaincus, seraient épuisés et ruinés.Ce serait _ assez pour compromettre gravement la civilisation occidentale même victorieuse.U est donc de plus en plus évident que la force est impuissante à assurer la défense de l’Homme, de ses droits et de ses biens; la guerre ne saurait être qu’un suicide universel.Le débat soulevé par M.Blackett n’est pas fini.Mais les admissions de ses contradicteurs devraient nous faire comprendre que la force militaire est bien précaire.La seule voie de salut, c’est le recours aux armes spirituelles, à la prière et à la pénitence que le Pape recommande si souvent en ces temps troublés ; ces armes sont non seulement plus efficaces que la bombe atomique, mais elles sont à la portée de chacun de nous.Cette urgente offensive de paix donne au carême qui commence une impérieuse actualité.LETTRE D’OTTAWA La langue française à la Chambre des Communes U tendance encourageante qui se manifeste actuellement ( Par Pierre ViCEANT ) 2-HI-4» Peul SAURIOL LOGS-NOTES (Par André LJ x de faveur i l’on veut se faire une idée i précise de ce qu’a coûté au ada la politique britannique blé de M.Gardiner, on n’a t feuilletrt• le Hansard.Voici tu’on y trouve: n fonction du fameux ronlrat Ip-eanadién, nous avons ven-« la Grande-Bretagne, en >-47 et 47-48, environ 340 ions de boisseaux à *1.55 le seau.ans le même temps, le Cana-i vendu à d’autres pays 71,-o28 boisseaux à un prix en de *2.41 l'unité, et 17,094.a Un prix moyen de $2.77 ite.4>er $1.55 ce que d’autres J,ent dans le même temps 1 et *2.77, c’est presque inro-t.Voilà sans doute pourquoi Anglais sont mécontents de • et nous menacent de diri-leurs échanges vers d’autres udes.Il* mettront du temps us pardonner lea bienfaits •y : ‘ dont nous les avonü comblés.En attendant, nous avons perdu quelques centaines de millions.et la liberté qu’aurait signifié la conquête de nouveaux débouchés.Vive la république! Les faxes diminueronf A Québec, le gouvernement vient d’être élu; il laisse percevoir un déficit et augmente les taxes.A Ottawa, le gouvernement est à la veille des élections.Il annoncera un surplus et diminuera les taxes.Car il est sûr que M.Abbott se prépare à annoncer une baisse des impôts.Seta-t-elle considérable?Portera-t-elle sur l’accise ou l’impôt sur le revenu?Rajustera-t-on cette dernière taxe?Du temps de M.Ilsley Les Canadiens conservent un mauvais souvenir de l’époque où M» Ilsley fut grand argentier.Mais sans doute ne se rendaienl- ils pas compte de tout le mal qu'il nous a fait.Jamais, avant le mémoire de la* Chambre de Commerce de Montréal et l’article de M.Fran-c< is-Albert Angers paru dans le Devoir d’hier, on n'avait mesuré à quel degré l’impôt fut antifa-milial sous son règne.Nous avons tous dénoncé le taux décroissant des allocations familiales, parce que son injustice était visible, palpable.M.Angers nous montre que les réductions d'impôt suivaient le même taux décroissant: Les réductions d'impôt accordées équivalaient à S2t2.de revenu pour- chacun des deux premiers enfants, $217: pour chacun des quatre suivants, S209.pour le septième et J/95, pour les trois autres.M.Angers établit la même preuve par d’autres méthodes.Par exemple, un couple marié, dont le revenu était de $1,200., ne payait pas un sou d’impôt.Mais avec un enfant, et un revenu de $1350., le même couple devait débourser annuellement $66.50! (suite à la deuxième page) _ Ottawa, Ont., 2 — Nous avons signalé a plusieurs reprises, depuis l’élection de 1945, que la langue française gagnait du terrain à la Chambre des (Communes, que plusieurs nouveaux députés anglophones appartenant à tous les partis se donnaient la peine d’apprendre le français et de l’employer parfois dans les débats.Il, faudrait citer particulièrement' les noms de MM.Donald Fleming, E.D.Fulton et J.M.Macdonnell chei les conservateurs, de MM.Roy W.Thatcher et R.R.Knight chez les socialistes, de MM.W.Benedickson et J.H.Dickey chez les libéraux.Et l’on sait que M.George Drew a posé un précédent l’autre jour en parlant français pour présenter M.Chapdelaine, ce qu’aucun autre chef de parti anglo-canadien n’avait encore fait à notre connaissance.Ca qu* font nos députés Que font nos propres députés pour affirmer le caractère officiel de la langue française et lui assurer la place qui lui revient au Parlement canadien?Il convient ici encore de noter une amélioration.Le nombre des discours en français avait diminué pendant quelques années.On en entendait bien quelques-uns pendant les débats généraux sur l’adresse ou le budget — des discours destinés à la consommation locale qui se prononçaient devant des banquettes vides et qui étaient surtout destinés aux correspondants de langue française.Les délibérations mêmes de la Chambre se poursuivaient à peu près uniquement en anglais._ Il faut «vouer 'que nos députes se trouvaient en face d’un dilemme embarrassant.S’ils voulaient intervenir efficacement dans le débat et se faire comprendre de la majorité de leurs collègues, il leuiÿ fallait s’exprimer en anglais.Et s’ils s’exprimaient toujours en anglais, ils se trouvaient à contribuée à l’effacement de la langue française.Moyen terme La plupart des députés de lan gue française ont tendance, aujourd’hui, & adopter un moyen terme qui consiste à passer de 1 anglais au français au cours du même discours.Cela letir per met de se faire écouter sans sacrifier la langue française.Cela leur permet en outre de remettre la politesse aux députés de langue anglaise qui se'donnent la peine de donner l’exemple du bilinguisme.Cette formule de bilinguisme n’est pas fondée sur la traduction et la répétition, qui seraient fastidieuses pour tous ceux qui comprennent les deux langues, mais sur l'alternance qui fait que l’on traite un point en anglais et un autre en français.Le premier ministre Louis Saint-Laurent a mis cette formule à la mode, s’il ne l’a pas inventée, au cours de la séance d’ouverture de la session en s’exprimant en français lorsqu’il avait à parler de choses intéressant tout particulièrement la province de Québec et les députés de langue française.L’exemple a été suivi.C'est ainsi qu’hier soir le député de Belle-enasse, M.Louis-Philippe Picard, « interrompu la diatribe qu’il prononçait en anglais contre M.Drew pour souligner en français que la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et la Société du bon parler français avaient félicité M.Saint-Laurent d'avoir proclamé lés droits de la langue française à la Chambre des communes.Ces jours derniers.M.Fernand Viau, député libéral de Saint-Boniface, s’était exprimé en français pour rappeler la visite faite par M.Saint-Laurent au Manitoba et la réception qu’il avait reçue des Franço-Manito-bains.M.J.-M.Dechêne, député libéral d’Athabaska, s’était égaleront exprimé en français pour faire l'éloge de la jeunesse qué-bédoise et demander à la province de Québec d’envoyer en Al-ebrta le surplus de sa population "pour renforcer les rangs d’une minorité qui ne veut pas mourir.’!’ Déclaration de routine Il arrive que les députés se lèvent pour faire des déclarations de routine qui n’ont d’importance que pour le procès-ver-baljpar exemple lorsqu’il s'agit d’indiquer quel aurait été leur vote s’ils n’avaient pas été “pai-rés’\ Le chef du Bloc Populaire, M.Maxime Raymond, s’est toujours exprimé en français dans cette circonstance, et son exemple a été récemment suivi par M.Pat/l-Edmond Gagnon, député indépendant de Chicoutimi.Lundi dernier, M.Gagnon a interpellé en français le premier ministre touchant une question secondaire et M.Saint-I.aurent lui a répondu Je lendemain en français.A ceux qui pourraient trouver que ce sont là des bagatelles, nous répondrons que si nous voulons du français au Parlement il s’agit pour nous d’en mettre par tous les moyens possibles.Evidemment le discours français revêt une valeur beaucoup plus grande lorsqu’il constitue une intervention importante dans le débat.C’est ainsi que les disaour* de M.Maxime Raymond, presque toujours prononcés i|p français, piquent souvent la eüriositè des députés anglophones parce qu’ils introduisent généralement une note nouvelle et personnelle dans la discussion.C’est ainsi que les conservateurs auraient vivement désiré pour la plupart comprendre le français lorsque M.Wilfrid Lacroix a récemment soumis en notre langue le sous-amendement qui devait si fort embarrasser M.Drew sur la question du consentement des provinces.Aussi longtemps cenendant que la grande majorité des députés anglophones ignoreront complètement notre langue, il est bien difficile pour les ministres de faire en français leurs déclarations importantes sans risquer de causer de l’irritation parmi leurs associés comme parmi leurs adversaires.Nous sommes sans doute encore loin de l’état de choses qui devrait exister au Parlement d'un Etat biethnique et bilingue où tous les députés devraient pouvoir comprendre les deux langues et tous les chefs pouvoir passer d’une à l’autre sans trop d’effort.La situation s’améliore cependant à la Chambre des Communes.Et elle devrait continuer à s’améliorer à la condition que nos propres représentants continuent avec tact, ingéniosité et fermeté à accréditer la langue française.Moscou se plaint d’une persécution suédoise Une note révélée aujourd'hui cite divers actes de prétendue violence —— Arrestations et fouilles illégales — Cn aurait fait des menaces indues-Manque de respect allégué par une résolution de I O.N.U.sur les réfugiés STOCKHOLM CHECHERAIT A EMPECHER LE RETOUR DE SUJETS BALTES CHEZ EUX Stockholm, 2 (Reuter) — La Russie vient d’expédier à la Suède une note dans laquelle elle se plaint de persécutions contre des sujets soviétiques d’origine estonienne, lettone et lituanienne.Cette note réclame en même temps la libération d’un Estonien, Erik Suurvaeli, arrêté récemfhent par la police suédoise sous une accusation d’espionnage.Moscou affirme ne pouvoir continuer à tolérer ces persécutions contre ceux,de ses sujets baltes qui ont exprimé le désir de rentrer de Suède dans leur contrée natale.Il assure que la police aux ordres de Stock- holm a soumis ces personnes à des interrogatoires, des perquisitions et des menaces, toutes illégales et abusives.La note, transmise à la Suède dès lundi, n’a été révélée que ce matin par le gouvernement suédois.On y explique par exemple «pi un Letton, Janis Maurans.s’est vu arrêter sitôt après une visite au consulat russe de Stockholm pour s y renseigner sur les moyens de regagner sa patrie.La police armée aurait fouillé de force son logis et emporté une partie des documents personnels de Maurans, y compris des photographies.La note cite encore plusieurs autres incidents du genre, pour conclure qu’ils font partie d’une campagne organisée visant k nuire aux activités légitimes de l’ambassade russe en Suède pour rapatrier les citoyens russes et à terroriser les sujets soviétiques vivant en sol pjédois de façon k prévenir leur retour au pays natal.Cette même note soutient que de tels actes viennent en conflit avec la résolution de l’Assemblée des Natmns unies, adoptée le 17 novembre 1947 et demandant k tous les Etats-membres de l’O.N.U.d’encourager le retour des réfugiés dans leurs patries.Politique américaine modifiée Nouvelles directives à MocArthur Washington, 2 (A.P.) — Le gouvernement américain révèle avoir transmis au gouvernement interallié du Japon occupé deux directives importantes destinées à hâter encore plus le rétablissement économique de ce pays et le maintien de sa stabilité recouvrée.Washington a enjoint au général Douglas MacArthur de cesser toutes les poursuites contre les chefs politiques et militaires nippons pour leur rôle dans la dernière guerre et d’étudier les moyens de renforcer la politique japonaise.On précise à ce sujet, dans la capitale voisine.que la politique des Etats-Unis à l’égard du Japon subit une évolution* définitive du stade de la réforme des institutions et des moeurs à celui de la reconstruction du pays.Les commentaires sur ces directives laissent entendre que quelques-unes de ces décisions ont été prises malgré les objections de MacAr-thur lui-même; et l’on, ajoute que 1rs autorités de Washington ont plus souvent tendance maintenant qu’au début de l’occupation à passer par-dessus la tête du gouverneur pour oontremander ses ordres et lui cn imposer d’autre* différents.5 accusés retirent leurs BplB aveux écrits, à Budapest Ils s« plaignent qua la poliea les leur ait extorqués par la force — Ca sont tous des courtiers ou dos banquiers — La procès prendra fin ca soir Conférence libérale à Londres LETTRE DE QUEBEC Le Conseil législatif voudra-MI accorder un sursis aux ouvriers ! Il étudiera cet après-midi le bill 60 — Tout le monde y gagnerait à un ajournement, même l’Union nationale (Par Pierre LAPORTE) Suébec, 2.— Le président de lance Catholique de Montréal, M.Léon Guindon, déclarait vendredi soir dernier, au cours d’une grande assemblée tenue à Montréal, que le hill 60, qui traite de relations entre les corporations municipales et scolaires et leurs employés, brime les instituteurs.Il a affirmé que cette loi “met en danger l’emploi des dirigeants et des membres des Syndicats, en ne limitant presque pas la liberté d’engagement, de suspension, de renvoi”.M.Guindon a ajouté que cette loi en est une de “domination pure et simple”.Ses paroles ont été corroborées par tous ies autres chefs ouvriers qui ont parlé et approuvées par les 4,006 personnes qui assistaient a cette assemblée.liÎ'8 !?*.a été votée par l’Assem-hlee législative.Le dernier espoir des fonctionnaires munici-naux et des instituteurs, c’est le Conseil legislatif.Les membres de la Chambre haute l’étudieront cet après-midi.Il faut espérer que les conseil-1er* législatifs prendront leurs responsabilités et qu’ils donneront e coup de mort à cette lé-gislation, qui n’est qu’une réédi- tion partielle du fameux code du travail, qui a soulevé un tel tollé dans la province.I.e bill 60 est-il mauvais dans toutes ses parties?Peut-être pas.Il contient des dispositions qui sont acceptables, qui facilite-ront et hâteront les arbitrages, par exemple.Mais il est surtout mauvais parce qu’il restreint la liberté syndicale, en donnant aux corporations municipales et scolaires des pouvoirs que les principaux intéressés, les fonctionnaires et les instituteurs, réprouvent à l’unanimité.Ils ont demandé au gouver nement de remettre à plus tard l’étude de cette législation, pour qu’ils puissent faire valoir leur opinion et obtenir certains redressements qui s’imposent.I, Assemblée législative n’a pas cru devoir se rendre a cette demande et la loi a été votée.Nous demandons au Conseil législatif de repousser cette législation, ne serait-ce que pour permettre aux ouvriers d’étn.dicr à fond le projet et de suggérer des amendements.Le gouvernement leur a demandé au début de la session de "faire des sug-gestions" sur les lois qui les inlé- (suite à U troisième page) Londres, 2 (Reuter).— Les partis libéraux de tous les pays qui prennent part an plan Marshall ont été invités ici pour une conférence de trois jours en avril prochain.Cette conférence sera la troisième d’une série de conférences internationales organisées par la Fédération internationale libérale.Aujourd'hui fen page financière Dana ton dauxièma article canner* * rimpèt sur la revenu.M.FrsnçoU-Albert Angers étudie la problème des exemptions.Il Indique quelques-uns des chenge-ments * epporter * Is Loi ectuollo qui no respocto sucunomrnt lot besoins do le femille nombreuse.Budapest, 2 (A.P.) —- Cinq des 14 religieux et banquier* en ce moment jugés à Budapest pour prétendu trafic illégal sur le marché noir du change étranger ont répudié les aveux qu’ils avaient signés avant l’ouverture du procès et soutenu que ceux-cj leur ont été arraches par la violence.Un autre des prévenus a aussi retiré une partie au moins de ses aveux écrits.Ces répudiations se sont produites après que la poursuite eut annoncé qu’elle avait terminé l’exposé de sa preuve.Le défenseur des 14 accusés doit à son lour présenter son plaidoyer aujourd'hui, après quoi la Cour se retirera pour discuter du verdict.Tous les 14 doivent répondre aux griefs de conspiration politique et de transactions illégales avec le primat catholique de Hongrie, le cardinal Joseph Mindszcnty, récemment condamné à la détention à vie pour les mêmes motifs.En terminant son réquisitoire, le procureur Lajos Hcgyvari a demandé que tous reçoivent une punition exemplaire et une sentence "qui servent les Intérêts du peuple hongrois”.Le premier des prévenus à se récuser a été un courtier du nom de Zsigmund Deutsch.Affirmant qu’il a les “nerfs brisés”, Deutsch s’est déclaré seulement coupable partiellement des crimes qu’on fui reproche.Il assure avoir été main-ienu uu secret pendant un mois au cachot avant de consentir à révéler le» noms de quatre personnes avec qui il aurait eu des transactions illégales.L’accusé ajoule avoir choisi au hasard les nom» de Mme Jozsef Forgacs, d’Ede Üukesz, de Viktor Kukesz et de Pal Csonka.Tous ceux-ci l’ont suivi à la barre des accusés et ont tous répudié leurs aveux, en accusant la police hongroise de les avoir intiirtidés.Uu ex-banquier, Gorgy Nagy, a aussi retiré ses aveux.Par contre le banquier Dcszo Tolnai el le courtier Kruoiy Foldes se sont avoués coupables des crimes reprochés.Les accusés qui les avaient précédés, trois prêtres et le secrétaire du duc Paul Esterhazy, avaient également reconnu leur culpabilité.Esterhazy avait été l'un des six prévenus condamnés cn même temps que le cardinal Mindszcnty.Son épouse, l’ex-ballcrine Melinda Ottrubay, et le juge Vilmos Olthys qui avait présidé le procès Mindszcnty, se trouvaient hier parmi les spectateurs.Pie XII est devenu Pape, il y a 10 ans aujourd'hui Cité Vaticane.2 (A.P.) — S.S.le Pape Pie XII célèbre aujourd’hui.2 mars, le dixième anniversaire de son élévation au temps que son 73e anniversaire de naissance.Dans une audience accordée au correspondant Charles Guptill, de l’Associated Press, le Saint-Père a déclaré conserver, malgré les difficulté* de l’heure présente, son espoir et sa déterminalton que les forces morales de l’Eglise fassent triompher finalement la cause de la justice et de la vérité.Il affirme n’être aucunement découragé de voir que l’heure n’est pas encore venue de la “juste paix”, dont il n fait le but de son pontificat.Le Souverain Pontife a expliqué (jue cette audience ne devait pas être regardée comme une entrevue en règle, car le moment n'en est pas opportun, et il a déjà fait connaître toute sa pensée dans ses derniers discours sur la condamnation du primat catholicité de Hongrie, le cardinal Joseph Mindszcnty, pour nrétendue haute trahison.Le Saint-Père assure qu’il continuera de vouer sa vie aux inlérèts de la paix, de la justice, de la liberté, de la vérité et de l'amour.” Aucune cérémonie particulière ne doit marquer aujourd’hui ces anniversaire.Le samedi 12 du mois courant, une messe spéciale sera toutefois célébrée dans la Ghapelle Sixtine, au jour anniversaire du couronnement du cardinal Eugène Pacllll comme Pane sous le nom de Pie XII.Aujourd’hui comme dans dix lours, le Souverain Pontife continuera d’accorder des audiences privées et publiques à tous ses visiteurs.L'ACTUALITE Le “Livre vert” municipal Il vient de paraître un livre bien spècial dont il ne sera pourtant nullement question dans les librairies.Son tirage ne dépasse guère la centaine d'exemplaires et seuls quelques personnages municipaux auront le privilège de le méditer.Ne teniez pas de vous le procurer, car il est rigoureusement hors commerce et aucun or ne saurait vous l'obtenir.On ne le vend pas: on le donne, mais ceux à qui on en fait cadeau reçoivent en même temps i'obliga-tlon, qu'ils estiment souvent pénible, de te lire d'office, ou de faire semblant., l.e livre forme un fascicule de 155 pages, grand format, distribué en 29 chapitres.Compte tenu de ta matière traitée, le cahier est admirablement limpide, grôce à un bel agencement.Les ouvrages de lu mime famitte pcretlent si fréquemment par leurs profondes ténèbres I A allez pas toutefois desirer trop vivement la lecture de res ! pages; vous pourriez rencontrer une amère déconvenue, car aies sont tout à fait dénuées de romanesque; elles se présentent sous le visage de la plus squelettique sécheresse.Cette aridité est facile ô sonp-t çonner, si l'on sait qu’il s’agit d'un volume composé exclusivement île chiffres, de calculs, d'additions et de soustrqptions.On se permet tout au plus quelques phrases explicatives, mais sans paraphrases, crogez-le bien.Juste assez pour remplir de joie la dorle confrérie des "C.A.”.Uisons-le, sans autres vaines circonlocutions, nous sommes en présence du budget montréalais pour les douze mois prochains.Le recueil porte ce titre de nature à détourner les fervents d'histoires romancées : "Cité de Montréal — Prévisions budgétaires — 1er mai 1949 au 30 avril 1950 -r soumises par le Comit exécutif lo 15 février 1949.” C’est lû-dessus que le form des Cent pérorera au cours dt quinze prochaines journées dan un décor de fumée opaque.Le grand cahier budgétait aux armes de Concordia port une livrée de nuance verte: voil pourquoi on l'app^.te parfois i Livre verts".Les administri tfons supérieures habillent ah si leurs grandes putiltcalton dune conteur distinctive.Le unes choisissent te bleu, d’autre le blanc, d'antres le rouge, i jaune, on même le noir.Pour sa part, l’autorité mon réalaise a voulu placer à fai seigne du vert son document ni nncl consacré aux tailles et an dépensés.Cette combinaison « jaune et du bien comporte-t-el un symbolisme voulu?j»oi l'instant, (explication non prend absolument PAGE DEUX LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 2 MARS 1949 Hommage du ministre des Anciens Combattants à la Croix-Rouge Le service de transfusion de sang — La campagne annuelle de cet organisme M.que se forme un parti."".fédéral québécois M.Milton F.Greg«, V.C., ministre des Affaires des anciens combattants, a rendu hommage aujourd’hui au travail accompli par la Crolx-Rougc canadienne dans les hôpitaux d’anciens combattants par tout le Canada.Il a loué tout particulièrement le service de transfusion du sang de la Croix-Rouge et son programme d'aide aux anciens combattants.I.a campagne annuelle, dont l'objectif est de $5,000,000 pour le Canada, de $1,250.000 pour noire province et de ÿ873,-000 pour Montréal, a commencé le 28 février et se poursuivra à Montréal jusqu’au 16 mars, inclusivement.“F.e service de transfusion du sang de la Croix-Rouge est, naturellement, indispensable à notre traitement médical”, a dit M.Gregg.“Nous en avons beaucoup appris quant à la valeur des banques de sang, durant la guerre.Grâce à elles, nous avons sauvé nombre de vies sur le champ de bataille et dans les hôpitaux du front.Ce service de transfusion du sang est également essentiel en temps de paix, et je suis certain que, sans le service fourni par la Croix-Rouge, qui met gratuitement du sang entier et du plasma sec à la disposition des hôpitaux du ministère des Affaires des anciens combattants au Canada, notre service médical auraü à surmonter une grave difficulté.La Croix-Rouge a fourni_ ce service à certains de nos hôpitaux depuis environ deux ans, et il n’y a pas eu une seule occasion où ce service ait fait defaut, où le sang entier ou le plasma sanguin n’aient pas été fournis en quantité suffisante.” M.Gregg a aussi félicité la Croix-Rouge du travail qu’elle fait dans les hôpitaux du ministère des affaires des anciens combattants.“Les dix loges de la Croix-Rouge, travaillant en collaboration avec nos hôpitaux et servant de centres de récréation, sont d’une valeur inestimable pour remonter le moral des patients”, a déclaré M.Gregg.“Ouand un ancien combattant atteint le stage où il peut sortir, i! est naturellement désireux de quitter l’hôpital.Les loges de la Croix-Rouge lui procurent un endroit où trouver à se distraire, pendant les jours de convalescence.“Un autre domaine important dans lequel la Croix-Rouge aide notre ministère, c’est en procurant l’instruction et les articles nécessaires à ceux de nos patients' qui s’intéressent aux arts et métiers.Certains de nos anciens combattants les plus gravement handicapés, ayant reçu de la Croix-Rougç un entrainement dans un tel art ou mé- tier, gagnent aujourd’hui leur vie grâce à cette formation.Le service de filins que la Croix-Rouge fournit gratiutement à tous les hôpitaux du ministère des affaires des anciens combattants fait naturellement beaucoup pour rompre la monotonie de l'hospitalisation.“Au cours de mes visites d’inspection des hôpitaux d’anciens combattants, d’un océan à l'autre, j'ai nu constater par moi-même le beau travai laccampii par la Croix-Rougo auprès des patients.Je "e pourrai jamais trop le louer._____________ Section Saint-Edouard de la S.SJ.B.1*1 section Saint-Edouard a repris scs activités cl s'est élu un conseil.Voici le nom de ses officiers: MM.Germain Charland, président; Louis Boisvert, vice-président; Georges Lozeau, secrétaire; Armand-René l^ceava.lier, trésorier; Albert Charbon-neau, Action nationale; Augustin Rlondin, action sociale et économique; Joseph St-Pierre, loisirs.M.Arthur Tremblay, président général, a exprimé en quelques mots, sa gratitude envers les sociétaires de la section et leur a demandé de Iravaijler aux oeuvres de la paroisse et de suivre les directives de notre société nationale.Ont aussi parlé: M.Georges Chcrrier, directeur général; Gérard Lépine, président du comité régional du nord et Emile Pigeon organisateur général.Les nouveaux élus continuèrent l’assemblée et M.Germain Charland, le nouveau président Ht un magnifique exposé des oeuvres de la société nationale el pria instamment tous ses concitoyens d’en devenir membi'e.Il les invita à travailler à l’expansion du Prêt d’Honneur que la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a fondé dernièrement pour la jeunesse.Les autres officiers dirent quelques mots et l’assemblée se termina par le chant ‘O Canada”.Il Ta déclaré hier en Chambre — Une alliance avec M.Drew déloger les centralisateurs-d'Ottawa, dit-ii Il faut Ùuébec, 2 (par Pierre Laporte) — “Je souhaite le plus tôt : possible la formation d’un parti fédéral du Uuébec, d’un parti ca-i nadien”, a déclaré hier après-midi M.René Chaloult, député du comté de Québec à l’Assemblée législative, qui parlait sur le discours du budget.M.Chaloult voudrait qu’un que nous aurons battu les cen- Est-ce que pour faire l’unité il tratisateurs d’Ottawa.Aujour- ; n’y aurait pas lieu d’inviter la d’hui, ils mettent une sourdine : province à suivre le char de M.à leurs exigences.Ils font taire Urew?M.Garson, le “roi des eentrali- Non, car il serait illusoire de sateurs .Mais s ils reviennent au demander à Québec d’appuyer pouvoir, s ils sentent le peuple ce cf,ef politique.11 serait re-derricre eux, ils se croiront tout : ^rettable de le faire, car on son-permis.test ainsi que les hbc- ” ,lipn pn ppr|aina miiiPlnt à .aux interpréteraient une vie-1 parti québécois se forme, qu’il ! tire à Ottawa.Et vous pouvez Avis de décès DALLAIRE — A Montréal, le 28 février 1949 à l’âge de 81 ans, 7 mois, 15 jours, est décédé Pier-re-Honoré Dallaire, époux de feu Eglantine Hébert.Les funérailles auront lieu le 3 mari.Le convoi funèbre partira de sa demeure, No 1282 est, rue Mont-Royal, à t h.30 pour se rendre à l’église de l’Immaculée-Conception où le service sera célébré à 8 h.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges.lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Ralliement à 7 h.45 angle des rues Papineau et Marie-Anne.MATHIEU.—- A Montréal, le 28 février 1949.à l’âge de 101 ans, 5 mois, est décédée Marie-Louise Desjardins, épouse de feu Adolphe Mathieu, avocat, demeurant chez sa fille, Mme Veuve Georges Lecrère, au numéro 4655 rue Hutchison.Les funérailles auront lieu jeudi le 3 mars.Le convoi funèbre partira des salons mortuaires J.-S.Vallée Ltée, no 5310 avenue du Parc, à 8 h.30, pour se rendre à l’église Saint-Viateur d’Outre-mont, où le service sera célébré à 9 heures, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.âCOTTBZ VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste 16$ est, Sta-CalHarlna Livraison partout «recuisent de notre terre-chaude.PL 1786-1787 Le "Jean-Bart" atteint 32 noeuds (S.F.I.) — Le “Jean Bart” a soutenu une vitesse de 32 noeuds avec un déplacement de 46,500 tonnes et une puissance de plus de 160,000 C.V., performance supérieure à celle du “Richelieu”, au cours des essais de vitesse qu’il vient d’effectuer au large de Brest.Depuis trois ans ce cuirassé a subi une refonte complète.La solidité, la puissance de feu, la protection sous-marine et l'aménagement de la carène ont été notablement améliorées.envoie a Ottawa une phalange de députés qui sachent ce qu’ils veulent et qui puissent ensuite faire une alliance avec un parti fédéral et imposer certaines conditions.I.a condition de basej ce serait le respect intégral de 1 autonomie provinciale.M.Chaloult a repoussé l’idée d’appuyer M.Drew aux prochaines élections.Il a rappelé qüe M.Drew a déjà fait des déclarations être assures qu’une fois réinstallés à Ottawa, les libéraux s’empresseront de s’organiser pour reprendre Québec avei?Taide ; d’OItawa.C’est donc à Ottawa, dit M.Chaloult, que se joue principalement le sort de l’autonomie provinciale.Québec pourra résister, mais si nous ne plaçons à Ottawa des autonomistes con izrew a ae|a tau ues (leciarauons va;ncll5 .,otre 3Vpnjr pat ]arap sensationnelles contre les ^na-1 est large- Devons-nous revenir au jeu de bascule entre les partis rouge et bleu?Ce serait une erreur, car l’un après l’autre, à diverses époques de l’histoire du Canada, ils ont trahi les provinces et plus particulièrement la province de Québec.Nouvaou parti Assemblée générale des chauffeurs de taxi CE SOIR, A SÎTsoT A LA SALLE DE L’ASSISTANCE PUBLIQUE Ecoutez le Jeadl C.H.LJP.13 h.ÎS 12 h.30 10% d'cscomptt aux communautés religieuses.e gn lérêt très spécial pour tous ceux qui de près ou de loin s’occupent de la question des taxis à Montréal est convoquée pour ce soir, mercredi le 2 mars.Elle aura lieu à 8h.30 précises à la Salle de l’Assistance publique, rue Lagauchetière, au coin de la rue Berri.Tous les chauffeurs de taxi du irand Montréal aussi bien que es propriétaires de taxis sont cordialement invités à assister à cette assemblée où des questions importantes seront à Tordre du jour.On y discutera entre autres choses d’un plan général de service médical pour tous les chauffeurs de taxi de Montréal, d’un service commode de prêts à courte échéance dont les modalités seront exposées en détail, d’un projet de coopérative d’achat, d’organisation des loisirs et de plusieurs autres moiive^ ments dont les chauffeurs de taxi ne pourront retirer que des avantages mutuels très nombreux.Plusieurs représentants des différentes associations de taxi de Montréal ont promis leur concours, dont les directeurs du Club des Chauffeurs de taxi de Montréal, entre autres MM.Orner Loiselle, J.-L.Guilbeault, Guy Dallaire et Pierre taurendeau.Que tous les propriétaires et chauffeurs de taxi de Montréal se le disent et se donnent rendez-vous.Ce soir, il sera question de leurs meilleurs intérêts, à la grande assemblée convo-quéf pour 8îi.30 à la Salle de l’Assistance publique, rue Lagauchetière, coin Berri.LE DEVOIR “Le Devoir" est Imprimé aux nos 430-434 est.rue Notre-Dame, i Montreal par l'Imprimerie populaire, compagnie fc responsabilité limitée, qui en est lédltrlce-proprlétalre.Directeur-gérant.Gérard FUlon."Le Devoir” est membre de la Csnadlan Prêts, de l’Audit Bureau of Cliculatlons et de la Canadian Dally Newspaper Association.1* Canadian Press est seule autorisée à faire l'emploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées K la Canadian Press, à l'Assoclated Press et aux agences Reuter, ainsi que de toutes les Informations locales que "Le Devoir" publie.Tous droits de reproduction des dépêches particulières au •'Devoir” sont également réservés.Abonnement1 par la poste : EDITION QUOTIDIENNE Canada Gau» Montréal •» la bantiaua) .$8.00 Montreal et banlieue .11.00 Eteta-Unie «t Empira britannique .».10.00 Untai postal* .12.00 EDITION DU SAMEDI CAitAdft.9.00 Etats-Unie ot Union poatal* .4.00 Laa abonnementa sont payables d'avance par mandat-poste ou par chèque encaissable au pair b Montréal.Autorisée comme matière postale de deuxième classe par le ministère dm Postes.Ottawa.Téléphone: BEIair *3361 diens français et que le parti conservateur est ultra-impérialiste.M.Chaloult doute même des sentiments autonomistes du chef conservateur.Au surplus, il prétend que la province ne marchera pas derrière M.Drew, que c’est la un rêve irréalisable.Voici le résumé de cet important discours; M.Chaloult fait d’pbord Téloge de la belle tenue ilu^ discours qu’a prononcé M.Gagnon.Il a fait allusion à ses évocations historiques, pour dire que, dans une certaine mesure il se réjouit de la victoire de l’Union nationale qui, cent ans après la reconnaissance du fait français au Canada par le gouvernement impérial, prend l’allure d’un symbole “Mais, demande M.Chaloult, cette union du peuple canadien-français réalisée en juillet dernier, est-elle toujours aussi solide?M.Duplessis.— Nous avons obtenu 2,000 votes de plus dans Lévis.M.Chaloult.— Il n'y a pas eu d’opposition.M.Duplessis.— H y en a eu et elle fut faite par de vos amis.M.Chaloult.— Qu’il me soit tout de même permis d’examiner la situation présente.Jusqu’ici j’ai fait Téloge des quatre précédents budgets présentés par M.Gagnon et j’ai loué sa bonne administration.Aujourd’hui je n’ai qu’à m’occuper du budget que Ton vient de nous présenter.Mais je n’en ferai pas une analyse détaillée, pour plusieurs raisons: raison de stratégie politique et aussi parce que mes relations avec le gouvernement sont encore amicales, bien que j’aie été forcé de le critiquer plus que je ne l’aurais voulu.Quand je parle de stratégie, Je veux dire que nous sommes à la veille d’une élection fédérale.Je me réserve tout de même le droit de m’étonner du déficit du gouvernement.Le ministre des finances a dit que les dépenses capitales faites Tan dernier n’avaient pu l’ôtre avant, à cause de la cherté des matériaux et que c’est la continuation de cet état de choses qui a décidé le gouvernement à faire quand même ces travaux.Est-ce par coïncidence que ces dépenses sont tombées une année d'éleo$ion?En toute indépendance je ne puis me déclarer satisfait de ce budget.Sans doute, le ministre des finances dit que les dépenses au compte capital sont un enrichissement, mais il ne faudrait pas que cet enrichissement aille trop loin, sinon nous risquons d’atteindre des déficits de $50 et $75 millions.L'union des Canadians franaçh M.Chaloult déclare ensuite qu’il veut souligner un des points touchés par M.Gagnon dans sa conclusion: T autonomie des provinces et les relations entre Ot' tawa et Québec.Nous avons été forts, dit-il, lorsque nous avons été unis et faibles lorsque désunis.C’est sans doute un truisme, mais l’his-toiré nous montre que nos grandes victoires nous les avons rem- Portées derrière nos chefs: La ontaine, Mercier et M.Duplessis, Tan dernier M.Duplessis.— Mais tous furent abandonnés après avoir été abattus par leurs propres compatriotes.des hommes de la trempe ds ceux qui font actuellement une lutts fanatique à TU-nion nationale.M.Chaloult.— C’est la rançon du désintéressement.Et ce fait n’est pas unique au Canada.Pétain qui a tout sacrifié pour la France est aujourd’hui en prison.• L’ingratitude atteint souvent les grands hommes.M.Chaloult, reprenant eniuitt le fil de son discours, dit qu’il faudrait au Canada remplacer la mystique du parti par la mystique de la patrie.L’an dernier, la victoire de l’Union nationale fut une victoire de l’autonomie, mais ce fut une victoire locale.Elle ne sera radicale et décisive que lors- La seule solution, à mon avis, c’est la formation d’un mouvement fédéral québécois, qui I Par opportunisme, pour gagner ge bien en certains milieux à ressusciter le vieux parli conservateur, mais c’est un rêve irréalisable.11 y a contre ce parti trop de préjugés enracines pour que Québec vote pour lui.On ne fera certainement pas disparaître ces préjugés avant ia prochaine élection.Le parti conservateur s’est montré ultra-impérialiste.Au cours de la dernière guerre, il critiquait vertement les libéraux parce qu’ils n’allaient pas assez loin.M.Drew Les déclarations de M.Drew au sujet des Canadiens français sont confinées dans le Hansard et tous les journaux les ont reproduites.M.Drew était sincère en les faisant, ou il ne Tétait pas.S’il était sincère, comment se fait-il qu’il ait changé d’opinion depuis ?et s’il ne Tétait pas, ce aue je crois, ne fqut-il pas conclure qu’ils les a faites pourrait ensuite devenir fédéral tout court.Cç mouvement pourrait avoir deux articles principaux à son programme: 1) en politique intérieure, ce serait Tautonomie des provinces, et 2) en politique extérieure, l’indépendance complète du Canada, pour nous libérer/de ce servage qui dure déjà depuis trop longtemps.Nous pourrions nous entendre avec un parti fédéral, avec le parti qui est le plus favorable à l’autonomie provinciale.Nous pourrions ainsi détenir la balance du pouvoir et imposer une partie de nos volontés au législateur.L’occasion est plus propice que jamais et la provhace de Québec aurait bien tort de la laisser passer.Il y a actuellement quatre partis I Ottawa et aucun n’est capable de prendre le pouvoir sans la province de Québec.Le Crédit social n’existe qu’en Alberta.Il ne saurait en être question.Le C.C.F.est surtout fort en Saskatchewan.Il compte des adeptes dans tout le Canada, mais jamais au point de pouvoir prendre le pouvoir.Les conservateurs ont leur château fort en Ontario et ils peuvent espérer le conserver.En dehors de cela, leurs forces sont assez restreintes.Ils n’ont rien dans Touest et à peu près rien dans les maritimes.M.Duplessis.— Je ne voudrais pas me mêler de ce débat, car je m’occupe d’administra-tion_ provinciale, mais pour rétablir les faits, je dois affirmer que les conservateurs sont très forts en Colombie britannique.M.Chaloult: Ils doivent nécessairement compter sur notre province, s’ils veulent prendre le pouvoir.Le parti libéral s’appuie aussi sqr notre province.Il ne peut pas compter sur l’Ontario, modérément sur TOuest et un peu plus sur les Maritimes.Aucun de ce» quatre partis ne peut donc gouverner sans notre province.Il est temps plus que jamais d’envoyer à Ottawa une phalange de députés qui sachent ce qu’ils veulent et qui le veuillent énergiquement.Ce groupement devra collabo-borer, à Ottawa, avec le parti qui se montrera le plus favorable à Tautonomie.Il y aurait lieu de contracter une alliance ouverte, avant ou «près les élections.L’alliance comporterait une certaine indépendance, car les membres du mouvement québécois chercheraient à faire accepter leurs vues.Ils pourraient exiger, par exemple: 1 — la clarification et la garantie de Tart.133 de la constitution au sujet de la langue française; 2 — l’application pra.tique et le respèct constitutionnel de Tart.93 de TA.A B N.; 3 — exiger une délimitation de nos pouvoirs fiscaux.On ne nous refuserait certainement pas cela, car on a besoin de nous.Avoc qui nous allier ?Mais avec qui devrons-nous nous allier?Avec le parti qui pourra le mieux réaliser notre désir d’autonomie.des votes en Ontario ?Les indépendants ou les nationalistes sont-ils disposés à suivre les conservateurs ?Je crois être autorisé à parler en leur nom et i'e, réponds dans la négative, 'ourrait-on arriver à, quelque choses sans ces nationalistes ?Non plus, car ils détiennent la balance du pouvoir et c’est fleurs votes qui décident généralement des élections.J’ai consulté dans tous les coins de la province et je puis affinner que les nationalistes ne marcheront pas avec Drew.M.Chaloult a terminé cette première partie en déclarant que l’élection de Nicolet-Yamaska ne prouve rien, car M.Drew ne s’y est pas montré, le candidat conservateur était très populaire, tandis que le candidat libéral était absolument impopulaire.Malgré tout, dit-il, malgré le fait qu’il y ait eu deux candidats libéraux, les conservateurs n’ont gagné que dè justesse.Il est évident, dit M.Chaloult, que M.Drew veut devenir premier ministre du Canada et qu’il est prêt à tout sacrifier pour la province de Qiftbec.Il a été autonomiste déjà, mais Ta-t-il toujours été?Quand il était chef de l’opposition à la Législature de l’Ontario, il a proposé que le Canada ait un seul gouvernement Il a fait plusieurs déclarations antiautonoraistes et centralisatrices.Plus récemment, à Ottawa, lors du débat sur l’union de Terre-Neuve, M.Drew a proposé que Ton consulte les provinces, mais mis en demeure de déclarer s’il exigeait le consentement de$ provinces avant que le fédéral puisse agir, il n’a pas voulu engager son consentement.Je vous avoue que j’aimerais bien que M.Drew précise ses positions.Dans sa conclusion, M.Chaloult a déclaré qu’il persiste à croire qu’une alliance est possible avec un parti fédéral.Mais le malheur est que les gens qui votent aiment à voter pour gagner, mais malgré tout, nous avons espoir et nous croyons que cette alliance est opportune et sera très probablement nécessaire avant et après les élections.La moitié du conseil est à Québec Nombreust délégation montréa-, lai ou comité des bills privés R0UGE texte commandité par la banque royale du canada 24 0170 6990 Tirage certifié par l’Audit Bureau of Circulation! LESAGE SAINTE - THERESE P.Q.LE DEVOIR MONTREAL, MERCREDI 2 MARS 1949 LE BILL 60 Les trois grands mouvements ouvriers en appellent au Conseil Législatif "Il faut que cette loi injuste soit retirée si l'on veut éviter .des désordres sérieux" ¦ i.es chefs des trois grands mouvements ouvriers de la province de Québec viennent d’en appeler au Conseil législatif relativement au bill no &0 concernant les corporations municipales et’scolaires et leurs employés.Ce bill, comme on le sait, a été adopté par la députation provinciale, la semaine dernière, en dépit des protestations de tous les employés municipaux et scolaires de la province, et en dépit de l’opposition du cartel syndical de la province.Ces chefs ouvriers en appellent au Conseil législatif dans un télégramme qu’ils ont adressé à tous ses membres et qui est ainsi rédigé: “Le bill no fil) doit être étudié au Conseil législatif cçg jours-ci.La Conférence conjointe du travail syndiqué, parlant au nom de 250,000 travailleurs, appuie sans restriction l’attitude prise par les divers organismes des employés municipaux et scolaires qui considèrent avec raison arbitres par chacune des nssocia-ce projet de loi comme injuste.“Comme il s’agit d’une loi du travail, nous croyons que le Conseil législatif devrait combattre ce bill et (lemander que le Conseil supérieur du travail soit consulté au cours de l’année sur le scolaires et soit chargé de préparer un rapport sur la codification des lois du travail.“Les diverses associations d’employés municipaux et scolaires avaient demandé un délai pour faire valoir leur point de vue, ce qui leur a été refusé sans raison.“Les intéressés auraient désird pouvoir, entre autres choses, s’opposer aux appels à la Commission municipale de Québec, établir les normes de rétroactivité, fixer la durée normale des conventions collectives, protéger la sécurité syndicale, éviter que l’on utilise les chartes municipales pour violer le droit d’association et d’affiliation, s’assurer de la nomination des lions certifiées, garantir la latitude nécessaire aux arbitres pour rendre leurs Sentences afin que les tribunaux d’arbitrage ne soient pas liés par quelque raison prévue par la loi, ce qui revient à dicter leurs décisions dans une cçrtaîne mesure, etc., etc.“La conférence conjointe et les associations d’employés municipaux et scolaires comptent sur votre appui pour protéger la paix sociale étant donné qu’une loi injuste crée des malaises sé- téressés mais dans toute la population ouvrière de la province.” Au noth de la conference conjointe, ce sont MM.Klphège Beaudoin, Marcel Francq, Gérard Picard, Jean Marchand, Philippe Vaillancourt et William Smith, qui ont signé pour les trois grand* mouvements ouvriers, soit la Fédération provinciale du travail, la C.T.C.C.et le Congrès canadien du travail.cas des employés municipaux et rieux non seulement chez les in- Le Canada traiterait mal ses réfugiés, disent les Slaves Accusations lancées par la Pologne et la Russie-Blanche au Conseil Economique et Social de l’O.N.U.___ Allusion aux cas des Polonaises de la Béauce Lake Success, 2.(C.P.V — Devant un comité du Conseil éco-,nomique et social des Nations (Unies, le* délégués polonais et russes-blancs ont lancé, hier, l'affirmatiom que les réfugiés de I Guerre établis au Canada y sont j mécontents de leurs conditions J ; le travail.Le comité débattait à ¦ fee moment le rapport annuel de l i'organisme international d’aide 1 mx réfugiés, quand Julius Katz-I fiuchy, de Pologne, et A.S.Ste-| janenko, de Hussic-Blanche, ont ancé ces allégations, ressuscitant ainsi _ les accusations de mauvais traitements des réfugiés I jipar notre pays déjà entendues et 1 jiiées à plusieurs reprises depuis jeux ans, dans diverses séances P|je l’O.N.U.Le Canada ne fait ] 'ui-même plus partie du Conseil liconomique et social depuis le ;cr janvier; mais il continue d’y ;tre représenté par un observa-;eur.Pour sa part, le délégué po-onais a prétendu que les 100 jeunes Polonâises recrutées par le député libéral fédéral Ludger Dionne, pour sa filature de St-Georges de Bcauce, avaient été “internées” dans un monastère et que 8t d’entre elles s'en sont échappées; il ajoute que les 16 autres y sont probablement demeurées parce qu’elles n’ont pas encore pu s’en évader.De son côté,' le délégué de Russie-Blanche nie qu’aucune contrée ait accepté de recevoir des sans-patrie pour de simples motifs humanitaires et en donne comme preuve un article de l’Ottawa Journal où il est question de plaintes de réfugiés contre leurs conditions de travail chez nous.Son collègue de Pologne avait par ailleurs fait allusion à un camp de réfugiés, au Manitoba, où les salaires seraient de seulement $3.50 par jour moins^ne retenue d’un dollar pour frai* de logement et de nourriture.H.J.-A.Samson occupe son siège Le nouveau député de Lévis a été présenté à l'Assemblée législative hier Québec, 2 (Par Pierre Laporte) —1 Un nouveau député a.occupé son siège, hier après-midi, à l’Assemblée législative.C’est M.J.-A.Samson, député du comté de Lévis.Il a été élu le 1C février dernier pour remplacer M.J.-T.Larochelle, qui est devenu membre du Conseil législatif.Après lecture du rapport du président des élections par l’orateur de la Chambre, M.Alexandre Taché, le nouveau député s’est avancé vers la table du greffier au bras de MM.Duplessis et Gagnon.M.Duplessis A demandé pour lui* la permission d’occuper son siège, ce que M.Samson a fait, après avoir été serrer la main au président de la Chambre.M.Duplessis, puis M.Marier, ont fait l’éloge de l'ancien et du nouveau députés.A OTTAWA Notre commerce extérieur a atteint un haut niveau C'est ce que déclare à la Chambre des communes le ministre du commerce Howe — Un programme en cinq points proposé par un député C.C.F.pour stimuler le commerce avec le Royaume-Uni L'incenjdie de' l'école Riverside Il aurait pris origine dans divan La mission russe de Francfort ignore l'ordre du général Clay |i.’édifice est cerné par la police — Envois de vivres interceptés Francfort, 2 (A.P.) —- Le gé- Les Russes protestèrent en di- icral Lucius D.Clay a laissé en-endre.Hier soir, que la mission tisse de huit hommes, qui a refusé de quitter la zone américai-!ie d’occupation, sera affamée si lie persiste dans son refus.Le gouverneur militaire améri-ain a dit que l’armée ne rçcour-jait pas à la force pour chasser elle mission de rapatriement usse et que l’affaire relevait maintenant du brigadier-général >.Duff, le commandant militaire e Francfort.Aujourd’hui, la police mili-ilre monte la garde tout autour je l’édifice et en surveille lès mirées.Un employé des usines gaz a interrompu le courant, ans la matinée.La police a in-jrcepté tous les envois de vivres arrête toute personne qui ten-?de pénétrer dans l’édifice pc-upé par quatre soldats, quatre fficicrs et leurs familles.On ¦more de quelle quantité» de vi-rrs ils diposent.If Cette mission s'occupait des T P.en route pour la Russie.I.e ri février Cia; demanda à la ¦'ission de quitter la zone le 1er ,ars parce que le nombre de ¦rsonnes “déplacées” tjui veu-nt mnintenant aller en Russie t négligeable.Clay ajoutait que mission militaire russe pou-if r militerait s’occuper du rvr.il.sant que c’était là une violation des accords de Yalta et de Pots-dam.“Aussi longtemps qu’ils veulent demeurer dans la maison, rien ne nous presse pour les en sortir”, a dit le général Clay.Le cômmandant des M.P.américains a eu une courte entrevue avec l’un des “bloqués”, le colonel Vasily Argoonov, et il a rapporté que les Russes ne voulaient pa's quitter la maison parce qu’ils n’avaient pas reçu d’ordre en ce sens de leurs supérieurs.Un officier russe a dit que si la mission abandonnait la place, ses membres seraient portés déserteur».L’incendie qui a ravagé vendredi soir l’école Riverside à la Pointe-St-Gharles, aurait débuté dans un sofa en fer avec coussins ouatés.C’est ce qu’a révélé hier le sergent-détective R.Daoust, du service de la prévention des incendies, à la suite d’une enquête conduite sur les lieux.L’enquête a été présidée par Me Jean Saint-Germain, commissaire des incendies de la ville de Montréal.On a cependant ajourné au 9 mars pour faire ve-nis d’autres témoin» important».M.Daoust a raconté à la cour que le feu aurait débuté vers 10 h.15 dans une chambre »er-vant de bureau médical et où se trouvait un sofa.Le feu se serait communiqué à un matelas ouaté pour ensuite longer un muret et passer dans un corridor.Les .fournaises étaient intactes.Les élèves n’ont pas l’autorisation de fumer dans l’établissement, mais le gardien a déclaré hier qu’il a déjà trouvé de* mégots sur le plancher.Ottawa, 2 (C.P.) — Un programme en cinq points pour stimuler le commerce canadien avec le Royaume-Uni, a été déposé hier à la Chambre des Communes par un jeune député C.C.F.de la Saskatchewan.Il s’agit de M.Ross Thatcher, âgé de 31 ans, représentant de Mosse Jaw, qui a reproché au ministre du commerce, M.Howe, de dépeindre d’une manière trop optimiste, les possibilités commerciales du Canada et a demandé comment le Canada pourra garder les marchés du Royaume-Uni.• Bien que n’aimant pas bea coup personnellement le système de troc, il a soumis que le Canada devrait conclure de tels accords avec le-Royaume-Uni et a proposé fjue notre pays convoque immédiatement une conférence commerciale avec le gou-vernerfient britannique afin de trouver de nouveaux moyens de stimuler les relations commerciales.M.Hosve, qui avait été l’orateur précédent, a fait une revue du commerce canadien.Le ministre a soutenu que notre commerce avait atteint le point le plus élevé dans toute notre histoire et a prédit que les Canadiens “jouiront d’une année “prospère” en 1949, Les autres députés qui ont pris part au débat sur le discours du trône hier sont le rév.E.G.Han-sell, créditiste de Macleod; E.I).Fulton, progressiste-conservateur de Kamloops; G.R.Webb, progressiste-conservateur de Leeds; le major général G.R.Pearkes.progressiste-conservateur de Nanaimo; G.H.Castleden, C.C.F.de Yorkton; L.-P.Picard, libéral de Bollechasse; Marcel Boivin, libéral de Shefford; et H.G.Archibald, C.C.F, de Skeena.I L'affairt de Hong-Kong A l’ouverture de la séance, le leader progressiste-conservateur, M.George Drew, a vainement tenté de faire déposer A la Chambre le texte d’une lettre de 10,000 mots, sur l’affaire de Hong-Kong, u adressée à l’ancien premier ministre Kinç.M.Saint-Laurent, le premier ministre actuel, a refusé de donner le consentement du gouvernement.M,.Saint-Laurent a aussi déclaré que le gouvernement étudie le projet de célébrer par des réjouissances, l’entrée officielle de Terre-Neuve dans la Confédération canadienne.Asbestosis Le texte anglais de l'étude 'e il/.Burton Le Doux sur f-as/ Broughton est nminle-l’tant sorti des presses.I Après avoir pourvu à une | ibondeinte distribution gratui-l'e.nous offrons en vente quelques centaines d'exemplaires I/M même prix que la brochure rançaise.25 sous Fexemplaire t2.50 la douzaine $20.00 le cent Placez vos commandes au Devoir, 434 est, rue Notre-Dame, Montréal.Neuf ans de pénitencier Le dernier chapitre deTaffaire de "la femme en rouge" Sheldon Duhaime et Germain Morais, sans adresse connue, ont écopé chacun de neuf ans de pénitencier, hier, devant le juge Charles-Edouard Guérin.Ainsi' se termine le dernier chapitre de l’affaire de “la femme en rouge”.Les deux accusés d’hier ont été trouvés coupable!! sous quatre chefs d’accusation de conspiration en vue de commettre un vol à main armée et de deux vols à main armée.Pour les deux premiers chefs, ils ont été condamnés à quatre ans de bagne, dans chaque cas.Ils purgeront les sentences concurremment.Sous les deux autres chefs, ils ont écopé de cinq ans de pénitencier.Ces dernières sentences sont consécutives aux premières.“La femme en rouge”, Aline Dubois, a déjà été condamnée à cinq ans de pénitencier.Une autre complice, Collenn Duhaime.a également été condamnée à 5 ans de bagne.Deux autres présumés complices subiront leur procès plus tard.Tl s'agit d’une bande qui a terrorisé la ville.Lettre de Québec (suite de la première page) ressent.Ils ont voulu en -faire aur le bill 60, mais on ne leur en a pas donné le temps.Le Conseil législatif peut leuf rendre cette justice.Nous osons croire qu’il voudra le faire.On se souvient que l’an dernier, au début de la session, plusifeurs conseillers avaient parlé, asses longuement, du rôle important de la Chambre haute, de son rôle “correctif” dans notre aystème législatif.Les honorablea messieurs de cette Chambre ont aujourd’hui une occasion précieuse de faire valoir leur importance et de prouver qu'lie ont le souci de connaître exactement le point de vue de toutes les parties avant d’adopter une loi aussi importante que celle dont il est présen» tement question.S’ils tuent le bill, il faudra vraisemblablement attendre à la prochaine session pour qu’un autre projet de loi soit présenté.Y a-t-il à cela des inconvénients graves?Non, car il n’y a pas péril en la demeure.Les conseils municipaux et corporations scolaires ne souffriront pas gravement d’un tel ajournement et les ouvriers, d’un autre côté, auront l’impression que le gouvernement est disposé à les entendre et à faire droit à leurs justes réclamations.Nous ôvons même l'impression que l’Union nationale y gagnerait à un pareil ajournement.Cela lui donnerait l’occasion de se réconcilier avec une partie importante de notre classe ouvrière et de prouver qu’elle a le souci de respecter l’opinion des ouvriers dans cette province.Le Conseil législatif se prononcera probablement cet après-midi.Il a une magnifique occasion de prouver que son rôle est important «u Parlement de Québec.Pierrt IMPORTE Le ministre des pêcheries, qui revient de la côte du Pacifique, a déclaré qu’il ne pouvait faire encore de déclaration sur la situation du chômage à Vancouver, mais qu’il le ferait le plus tôt possible, Un programma commercial Au cours du débat, M.Thatcher a déclaré que la plus grande partie de notre commerce à 1 heure actuelle était basée sur les crédits ou l’aide que l’on accorde aux pays d’Europe par le programme de reconversion.II a mis en lumière la crainte des agriculteur^ canadiens de perdre des marches pour leurs produits, au Royaume-Uni.La aeule solution serait de fai re quelque chose au sujet du commerce avec la Grande-Bretagne et voici les suggestions qu il a faites: 1 — le gouvernement devrait convoquer une conférence avec la Grande-Bretagne, et la délégation canadienne devrait comprendre des membres de tous les partis politiques; 2 — Le Canada devrait accorder des concessions tarifaires sur toutes les importations britanniques; 3 — La délégation canadienne devrait exprimer son désir de conclure dos accords bilatéraux ou de troc; 4 — Une commission d’importation devrait être instituée au Canada pour diriger la distribution des marchandises britanniques; 5—Des accords à long terme devraient être conclu» avec la Grande-Bretagne sur les produits primaires du Canada.Notre commerce à un haut niveau M.Howe a dit que le commer- Canada en 1948 a élé de $5,750,-000.000, et il a été comparative-ment deux fois plus élevé que celui des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne.Il a dit que la politique du gouvernement était “d’encourager la production de ces marchandises que notre pavs peut produire économiquement et efficacement; d’encourager les nouvelles industries qui peuvent bien s’adapter à la sorte d’écono.mie que nous avons ici et de décourager ces industries qui ne peuvent vivre qu’avec l’appui du gouvernement.Le ministre a pris aussi la défense de l’accord si discuté sur le blé, conclu avec la Grande-Bretagne.Il a ajouté que si cet accord n’existait pas, il y aurait “une grande quantité de blé non vendu au pays, aujourd’hui”.Alors qu’à l’heure actuelle 95 % de la récolte de 1948 a été vendue et que les revenus des agriculteurs canadiens en 1948 et en 1949 seront plus élevés que ceux de n’importe quel fermier au monde.Il a ajouté que les placements publics et privés seront à la hausse cette année, et, selon toutes les prévisions, la production brute nationale, qui était de $15,000,000,000 en 1948, augmentera de fl,000,000,000.Les transactions d’affaires seront probablement au même niveau qu’en 1948, bien qu’il y ait une baisse dans les prix.M.Picard a accusé le parti progressiste-conservateur de changer souvent d’attitude sur diverses questions et a prédit que le comte de Nicolet-Yanias-ka, qui vient d’élire un député progressiste - conservateur dans une récente élection complémentaire, passerait aux mains du parti libéral à la prochaine élection générale.Le chômage augmente M.Castleden s’est dit alarmé de l'augmentation du chômage au pays et a ajouté que l’aug- Le chef du parti progressiste-conservateur rend publique sa lettre sur Hong-Kong Il ne peut cependant obtenir la permission de la déposer à la Chambre des communes pour en faire un document public-L'état des troupes qui partaient pour Hong-Kong Ott iwa, 2.(C.P.) — L’affaire de Hong-Kong a rebondi, hier, à la Chumbre îles communes alors (pie M.George Drew, leader progressiste-conservateur et chef de l’opposition a vainement tenté de faire déposer à la Chambre la lettre de lü.Oüü mots qu’il a écrite à l’ancien premier ministre King, en 1942.La première tentative personnelle de M.Drew dans ce sens n’a pas eu de résultat à cause des règlements de la Chambre et par troupes de Hong-Kong, lorsqu’elles sont parties pour outre-mer, M.Drew a soutenu dans sa lettre que le gouvernement avait eu l’avertissement de l’imminence de la guerre dans le Pacifique.Il ajoute aussi que le gou\V-mier ministre Saint - Laurent I nement a fait un mauvais usag» suite aussi du refus du gouvernement de donner sou consentement à la publication de cette lettre.M.Drew a qualifié les raisons qui ont motivé le refus du pre- mentation des surplus agricoles , Québec, 2 (Par Pierre Li et l’incapacité du gouvernement | M- Maurice Duplessis, Une rétractation de M.Duplessis Les Drs Potvin et Cholette n'ont jamais voulu contredire leur mémoire Québec, 2 (De notre courriériste pàrlenientairê).— Le premier ministre a rétracté hier en Chambre des paroles qu’il avait prononcées vendredi après-midi.Pendant le débat sur le bill de Hauterive, M.Duplessis avait déclaré que les Drs Potvin et Cholette, qui ont publié un important mémoire sur le raffinage du fer dans la province de Québec, voulaient le rencontrer pour corriger certaines erreurs qui s’étaient glissées dans le mémoi-re.C’est à la suite d’un malentendu que j’ai dit cela, a expliqué le premier ministre.Us n’avaient pas l’intention de se dédire et il me fait plaisir de le dire.Ils persistent dans toutes et chacune de leurs affirmations.Le Dr Letefidre, directeur de l’école des mines, persiste de son côté dans son opinion affirmant que le rapport contenait de gra-ves erreurs, ^jout^M.Duplessis.Les pouvoirs des ingénieurs Une commission verra à étudier certaines difficultés avec d'autres professions — Ma Victor Tréponier Québec, 2 (Par Pierre Lapor- de la Gendarmerie royale en ce qui concerne le chargement des navires en direction de Hong-Kong.‘‘Cette prostitution honteuse d’une force constabulaire dont la réputation est mondiale, doit être protégée”, écrivait M.Drew, “c’est la repsonsabilité directe du ministre de la justice, M.Louis Saint-Laurent.” (M.Saint-Laurent était alors ministre de la justice).Dans sa lettre, il paraphrase les messages britanniques pour appuyer son point de vue.à conclure des accords commer ciaux laissent entrevoir un ave nir incertain.Les fermiers de1 vraient avoir la sécurité qui leur serait assurée par le plafonne ment des prix.M.Boivin a réclamé une dlmi nution des taxes et a suggéré que les exemptions soient portées de $750 à $1,500 pour les célibataires, et de $1,500 à $2,500 pour les personnes mariées.Les impôts sur les liqueurs douces et la bijouterie devraient dispa raitre et le gouvernement de vrait abandonner son système de prélèvement direct en ce qui concerne l’impôt sur le revenu M.Archibald, cul a prédit une période de dépression, a dit que l’ouvrier moyen canadien a vu ses économies mangées par l’inflation et maintenant doit faire face au chômage “complètement fauché”.Il a souligné qu’il y a des milliers de chômeurs sur la côte du Pacifique.M.Hansell a recommande au gouvernement d’adopter les théories économiques du Crédit Social comme un moyen d’augmenter l’argent et d’abandonner la taxation qu’il a qualifiée de “conspiration profondément enracinée”, pour rendre les ou vriers.esclaves.Le gouvernement a été incapable de diagnostiquer les maux du peuple et du monde.M.Webb a réclamé lui aussi une réduction des taxes et a soutenu qu’elles étaient l’un des premiers facteurs de la hausse du coût de la vie.Les cultivateurs devraient avoir une exemption plus grande, y compris un octroi quelconque pour le travail accompli sur leur terre par les membres de la famille.Ils paieraient aussi leurs impôts beaiicoup plus rapidement s’ils avaient des formules plus simples.Le général Pearkes a' de nou-'veau fait des suggestions pour améliorer les services de secours maritimes et pour augmenter la ce d’exportation-importatlon du sécurité en mer.P .LA R t VOLUTION NATIONALE Une loi dynamique QUEBEC.2 (Spécial au “Devoir”)._ On s’attend que Ta colonisation fasse des progrès sensationnels au cours de la pro-cliaine année.Le gouvernement vient, en effet, de présenter un projet de loi qui est appelé à révolutionner les méthodes désuètes ne colonisation qpi ont prévalu durant les quarante ans d’incurie d un regime soi-disant libéral.Etant donné la très grande importance de celte loi, il est necessaire d en donner le texte intégral pour les fins de l’histoire.BILL No 51 i Lol codifiant ]a Loi pour organiser la colonisation selon des méthodes progressives et rationnelles .^Majesté, de l’avis et du consentement du Conseil législatif et de l Assemblée législative de Québec, décrète ce qui suit: (1.L article 1 de la loi 9 George VT, chapitre 35, est modifié en remplaçant, dans la troisième ligne, le mot “quatre” par le mot cinq .) 2.La présente loi entrera en vigueur le jour de sa sanction.M ne fait aucun doute qu’une législation aussi dynamique créera une révolution dans le royaume de M.J.-D.Bégin., .pre- mier ministre, a annôncé ce matin, au comité des bills publics, qu un comité d’enquête sera nommé très prochainenvent, pour entendre toutes les parties intéressées sur un important problème soulevé par le bill des in, genieurs civils el ayant pour objet de clarifier le champ d*ac« tion de ces derniers- La clause “ ¦du .®ni« la plus contentieuse, a ete biffée, vu la nomination d’un fOdiité d’étude.Ce dernier aura 1 obligation de faire rapport des résultats de ses études pour la prochaine session.La formation de cette coin, mission a été suggérée par Mc Victor T répanier, C.R., procureur de la Corporation des ingénieurs, à la suite d’une vive op-position faite à la principale clause du bill 200 par les architectes et par divers autres métiers et professions.Après avoir vaillamment de fendu son bill, Me Trépanier a consenti au retrait de la clause 3 et proposé la commission d’en-quete, s’engageant au nom des ingénieurs à accepter les conclusions de ce comité, pourvu que les architectes et les autres fassent de même.L’hon.Duplessis a dit qu’il ne taisait j)a.s de doute qu’avec les amendements proposes la profession d’ingénieur visait à em.pietcr sur celle de l’architecte.Les droits des deux professions doivent cire respectés, a dit en resume, le premier ministre.Ajoutons que les ingénieurs civils porteront j l’avenir le litre d ingénieurs professionnels”.(- est une des décisions prises ce matin par le comité des bills publics de l’Assemblée législative, qui a étudié la loi presentee par la Corporation des ingé meurs civils de la province de Quebec, pour obtenir certains pouvoirs additionnels Le bill, qui porte le No 2fK), est défendu par Me Victor Trépa-nier.Il v a plusieurs opposants, qui prétendent que le projet de loi nuit à leurs prérogatives.Les architectes, les agronomes, les techniciens non diplômés, les plombiers, sont du nombre.Le comité a refusé de se rendre à la demande des ingénieurs qui voulaient permettre à mi ingénieur de faire partie de l’Association, même en ne demeu-rant pas dans la province, pourvu qu’il travaille en permanence chez nous.M.Duplessis a déclaré que les personnes gagnant leur vie chez nous devraient vivre tans la province.La Corporation pourra aussi, par decision du Coipité accorder des permis temporaires à ces ingénieurs de l’extérieur, qui seront appelés comme ingénieurs-conseil, pour des travaux determines.me étant “entiiTeiuent éloignées des faits”.Le vif échange de mots, hier, est le deuxième survenu en deux jours entre les deux chefs, bien qu’il n’ait pas eu la chaleur de celui de lundi au cours duquel ils se sont mutuellement lancé des accusations- La discussion de lundi a eu une autre répercussion hier lorsque le ministre du commerce, M.Howe, a mis M.Drew au défi de nommer les “bureaucrates” qu’il a accusés, la semaine dernière, de suivre la philosophie de Karl Marx.M.Drew n’a donné aucun nom.Les deux discussions d’hier ont causé du tapage à la Chambre des deux côtes du parquet, bien que l’échange de mots de lundi ait été plus violent, et qui a amené M.Drew à demander hier la déposilion de sa lettre adressée à M.King en 1942.Autorisation de la Chambre nécessaire Pour admettre cette lettre de 32 pages comme document public, M.Drew' devait nécessairement avoir le consentement de la Chambre.11 a expliqué que cette lettre apporterait de la lumière sur certains messages reçus ici du gouvernement du Royaume-Uni au temps du départ de l’expédition canadienne pour Hong-Kong.Le premier ministre Saint-Laurent a déclaré que le gouver-nement canadien avait “tenté à plusieurs reprises” d’obtenir le consentement du gouvernement du Royaume-Uni pour rendre pü'blique cette affaire, mais que ce consentement a toujours été refusé, M.Drew a fait observer plus tard que cette explication était “cptièrfment éloignée des faits’’.A un autre moment, il a dit que M.King avait laissé entendre bien clairement l’anqée dernière qu’il n’y avait Jamais eu de communication”.Le reste de scs remarques est disparu dans le tumulte.Les critiques d* M.Drew Dans sa«critique de l’état du,.,,.,lue matériel et de l’entrainement des fût déposé ou non.e gouvernement déclare que les messagers qu’il a reçus du Royaume-Uni ne mentionnaient pas l’imminence de la guerre dans le Pacifique avant le départ de l’expédition canadienne a l’automne de 1941.M.Drew, qui agissait comme aviseur de la Commission royale d’enquête sur l’expédition de Hong-Kong, au nom du parti progressiste-conservateur fédéral, a écrit sa lettre peu après le retrait des accusations portées contre lui en vertu des règlements de la défense du Canada.On l’avait accusé à la suite de déclarations qu’il avait faites au sujet de l’enquête dirigée par le juge en chef sir Lyman Duff.Lettre rejetée par la Centura La lettre n’avait pas été approuvée par la censure, au cours de la guerre.En 1942, alors que Ion avait cru que la lettre serait déposée à la Chambre des communes, la Canadian Press avait transmis une partie de cette lettre pour publication lorsqu’elle serait déposée.Elle ne l’a pas été.^ Le H mars 1948, lorsque certains faits sur l’expédition de Hong-Kong ont été déposés à la Chambre, la Canadian Press avail transmis un sommaire substantiel de la lettre de M.Drew.La lettre n’état pas du nombre des exhibits déposés à la Chambre.M.Drew a dit à la Chambre hier qu’il avait distribué des copies de sa lettre à la presse pour publication au moment où il tenterait de la faire déposer à la Chambre.La publication devenait autorisée que le document' Incendie de deux alertes près de la Place Youville Les dommages sont évalués à plus de $200,000_Les pompiers de 14 postes travaillent pendant plus de cinq heures avant de maîtriser le feu — Aucun 1>leMé I n incendie, qui a nécessité deux alertes, s'est déclaré vers 11 h.hier soir, dans un édifice de quatre étages situé rue St-I aul, tout près de la Place Youville.Les pompiers de 14 postes se sont rendus sur les lieux et ont dû travailler pendant plus de cinq heures avant de maîtriser le feu.Les dommages s'élèvent à plus de $200,000.L’édifice est situé sur la rue St-Paul et forme le coin des rues St-Nicolas, des Communes et de la Place Youville.C’est le troisième gros incendie en moins 0 une semaine à Montréal.Il y a eu l’école Riverside, qui a été presque rasée,vendredi soir der-mer; samedi, c’était au tour d’un Pâté d’edifices an coin des rues St-Laurent et Ste-Catherine, et 1 incendie d’hier soir.Le feu a été découvert par Moins de dix minutes après la première alerte, les flammes faisaient rage dans l’édifice ct une épaisse fumée montait jusqu’à une quarantaine de pieds dans les airs.On a craint un certain temps pour les édifices avoisinants.Les étincelles tombaient en effet sur des maisons situées en face de l’édifice en flammes.Le directeur Raymond Paré et 1 assistant-directeur Anselme Fillon dirigeaient le travail des pompiers.Malgré la glace qui s était formée au haut des échelles Magyrus et les toitures glissantes des édifices avoisinants où les pompiers avaient dû grimper pour arroser le brasier, personne n’a été blessé.La deuxième alerte a été son- _________ t__.née presque immédiatement un pompier.Les flammes se sont «près que le premier groupe de montrées menaçantes du côté de ! nompiers fut rendu sur les lieux, la I lace \ouviHe et c’est là que Le retour a été sonné à 5 heures le gros du travail a été fait.Les J ce matin, mais une équipe de sa-pompiers ont dû utiliser les i peurs est encore sur les lieux ccneiics Magyrus pour combattre I pour éteindre complètement les 1 élément destructeur.flammes.A l'Orofoire Pour sauver nos libertés la paternité de saint Joseph.Le père nourricier de Jésus, dit-il, exerçait dans la sainte Famille la même autorité que n’importe quel père de famille dans la sienne; et cela parce que Dieu lui avait conféré une part de sa Mgr Valois parle à l'ouverture du j sa#cssc el son autorité, mois de saint Joseph £e rôle de PCre, dit le prédi- ______K i cateur, saint Joseph l a encore “Nous jouissons des plus gran- au {,'’est pourquoi nous déliés libertés au monde, cela grâce i vons avoir confiance en la puis-à la civilisation chrétienne.Li-1 s.ance s.on inlercession.Allons giions-nous pour les sauver, car I (*°®c a .‘l,i pour qu’il nous vien-elles sont ce qui donne du prix l,c a*de en ces jours d’angois- ls avouent leureulpabilité Denis I-egauH et Paul-Emile Racine, sans domicile connu ont avoué leur culpabilité, hier, devant le juge René Théberge sous l’accusation de s’etre Introduits par effraction, de nuit, dans un etablissement sitiié au no 30 rpe Ste-Marie, à Le prairie et d’y à noire vie.” G’est ce que déclarait hier soir Mgr Albert Valois, P.A., V.G., au cours d’une cérémonie organisée pour marquer le début du mois de saint Joseph, à l’Oratoire.I,a crypte était presque complètement remplie de fidèles.La cérémonie débuta par les prières et les reeommandations du jour, faites par le R.P.Emile Deguice, supésieur de l’Oratoire, qui donna aussi le sermon, sur avoir fait main basse sur 16 montres d’une valeur totale de $700.Sentence sera prononcée 1* 9 mars se.U y eut enusite bénédiction des statues et des images de saint Joseph, par Mgr Valois.Invité' par le Père Deguire à dire quelques mots, le vicaire général a demandé aux fidèles de montrer du courage dans la défense de la vérité.“Rayonnons partout, dit-il, par notre bonne conduite et les paroles de vie.Soyons des entraîneurs dans le bien.Que notre charité soit universelle.” Une procession avec la statue de saint Joseph, à l’intérieur de la crypte, et le Salut du Saint-Sacrement clôturèrent la eére.ironie.Mgr Valois officiait an Salut, assisté des RR.PP.Alfrei Laplante et George» Bergeron, ’ «tel fAGE QUATRE LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 2 MARS 1949 xi REVUE DE UAR1 I dartholo (Louis Musy).Figaro (Roger Bussonet) et Almaviva (Raymond 'Amadei dans un moment du film “Le Barbier de Séville”, le chef-d'oeuvre de Rossini, actuellement en deuxième semaine, au Cinéma Paris.Erna Sack interprète auteurs grands Si Mme Erna Sack est le seul soprano au inonde à pouvoir donner les notes suraiguës d’un registre vocal insurpassable, elle n'oublie pas une seconde qu’avant tout, elle est une artiste, possédant la culture et la musicalité qu’il faut pour interpréter les grands auteurs.• A ses programmes, la cantatrice achevée qu’est Erna Sack n’inscrit que quelques oeuvres dans lesquelles il lui est possible de démontrer toutes les ressources.de sa voix, tandis que la majorité des pièces qu’elle présente sont des “licder”.Il est ainsi possible d’entendre les .plus belles chansons de Schubert ou de Schumann, par exemple, dans leur texte d’origine, sans les équivoques des traductions.A Ijissue d’un récital d’Erna Sack, un critique musical se demandait si la grandej chanteuse avait atteint la célébrité paf ses interprétations des chansons des maîtres ou par ses prouesses vocales.Une amie dŒrna Sack lui affirma qu’elle avait, au contraire de ces deux "Margoton.du Bataillon" aux Variétés lyriques du IG au 27 mars Comme spectacle, les Variétés Lyriques reprendront l’une des meilleures oeuvres du théâtre lyrique français: l'opérette ‘‘La Margoton du Bataillon”, musique d’QberfcId et Uyret d'Andrÿ Moucry-Eon, qui sera à l'affiche, du Monument National, du 10 jusqu’au 27 mars.Pour animer cette véritable comédie musicale, MM.Charles Boulet et .Lionel Daunais ont réuni une distribution de premier ordre.Qu'on en juge.Dans le rôle pimpant et joyeux de Margot, “La Margoton du Bataillon”, le public'reverra avec plaisir l’irrésistible cl amusante Olivette Thibault.En désiré Chu-pin, on applaudira de nouveau Lionel Daunais.A leurs côtés, on retrouvera Marthe Lapointe, Jacqueline Plôuffe, Aimé Major, Madeleine Sicôlfe, Jean-Paul Jeannette, Yoland Gtteràrd, Camille DuCharme, Henri Poitras et plusieurs autres.“La Margoton du Bataillon'*, qui fut créée à Paris, à la Porta St-Martin, est maintenant connue dans le monde entier.Ses airs les plus populaires ont été enregistrés1 sur disques et répandus partout.Cette opérette a même fourni5 la matière à un film qui^obtint un grand succès sur les écrans français.Les aventures cocasses' de l’espiègle Margot égayent toujours le public, qui voudra voir et revoir cette t>étilhinte comédie-bouffe.Nul doute que “La Margoton du Bataillon”, dont Marcel Valois écrivait loçs de sa première à Montréal en 1941 que “c’est la plus belle réussite des Variétés Lyriques”, remporta un très grand succès.Jean Goulet sera nu pupitre, d’où il dirigera l'orchestré et les choeurs.Le tout se déroulera dans les décors hauts en couleurs (PAlfred Fnniel.- • hypothèses, conquis tous les mondes musicaux grâce à son répertoire exceptionnel d’opéras qu’elle avait fait valoir sur toutes tes grandes scènes lyriques d’Europe.La pensée du critique musical souleva beaucoup de discussions.On en vint à demander à Erna Sack elle-même si elle devait sa renommée à la chanson, à l’étendue de sa voix ou à l’opéra.Tout simplement, l’artiste répondit/à la satisfaction de tous: “Aux Irois.” Cette confiance simple, cette assurance sans apanage, cette possession de tous ses moyens techniques et intellectuels, on les sent s'exercer par le rayonnement de la grande artiste dès son entrée en scène.On sait que l’on a sous les yeux quelque chose de parfait avant même d’avoir entendu une seule note.Alors, dès qu’elle attaque la première pièce au programme, Erna Sack s'y donne avec confiance parce qu’elle sait bien qu’elle a déjà conquis l’auditoire.Dans la salle, chacun, dans le plus profond des silences, écoute, sachant bien que c’est pour lui que chante la plus belle voix du siècle.A “l’Heure Northern’' Claire Gagnier, jeune chanteuse à la voix exquise, se fera de itoüvegu entendre à l’Heure Northern Electric fundi, le 7 macs, dans un programme de musique semi-classique et popu- &1 DI ATFAIl * MARS A 2.30 P.M.r u/v 1w (Pn maauée seulement) ERNA SACK 4 MARS te PLATEAU r 8.30 Violoniste UUl»i.ô en vente: W1I.1.1S, PI.0S26 1220 ouest, S te-Catherine 3.50, 2.50, 1.50.1.00, .50 SOIRÉE' CHOPIN MIS HUEiTY’S S MUS laire execute par Allan Mclver et l’orchestre de concert.Mlle Gagnier a chanté à la remière- émission de l’Heure «orthern Electric en 1915 et elle a depuis fait plusieurs apparitions à ce ptfbgramme.Rappelons brièvement la carrière de cette “brillante artiste.Née aux Trois-Rivières, de parents musiciens, elle commença ses études musicales à cet endroit et les poursuivit plus tard au Julliard School of Music à New-York.Elle gagna le concours des “Singing Stars of Tomorrow” en 1943 et connut par a suite de nombreux succès.Elle s’est fait entendre au Metropolitan Opera de New-York et a chanté comme soliste avec des artistes réputés, dont Grace Moore, les Cosaques du Don et le pianiste Witold Malcuzynskl.Ee 7 mars, Mlle Gagnier interprétera “Valse Musette”, extrait de “La Bohème”, de Puccini, et “Stars in my Eyes”, de Kreisler.Au meme programme, Neil Chotem, jeune pianiste et compositeur, jouera “Fuguey Woo-gy”, une pièce originale qu’il a composée lui-même.Allan Mc-Ivar dirigera l’orchestre de concert dans son propre arrange ment d’un pot-pourri de mélodies de Walter Donaldson, et dans des oeuvres de Grofe, Lehar et Glière.Le programme comportera: “Mardi Gras” (de la “Suite Mississipi”), Grqf, Torrheslre de concert Northern Electric.“Valse Musette” (de “La Bohème' Puccini, Claire Gagnier.Pot-pourri de mélodies de Walter Donaldson, Mclver, l’orchestre de concert Northern Electric.“Fuguey Woogy”.Chotem, Neil Chotem, pianiste.“Gold and Silver Waltzes”.Lehar, l’orchestre de concert Northern Electric.“Stars in my Eyes”, Kreisler, Claire Gagnier.“Russian Sailor’s Dance”.Glière, l’orchestre de concert Northern Electric.'-*- i.—-i— "Ladies' Morning Musical Club" Paul Loyonnet et la musique de Chopin Depuis le siècle dernier, on a joué Chopin dans tous les styles.Les améliorations apportées à l'instrument sensible qu’est le piano ont fait de beaucoup varier les genres d’écritures pia-nistiques, en élargissant le champ d’inspiration des compositeurs.Les rythmes, les mélodies et les modulations ont connu bien des modes éphémères et encore plus de dèv«i>ppe-incnls pour le moins inattendus, La musique de Chopin a survé-c-u à tout cela et l’on prétend souvent que c’est à cause de la facilité avec laquelle on réussit à la plier à toutes les exigences de tous les auditoires et de toutes les époques.Celte opinion, qui semble pourtant appuyée, quoique toute à la faveur de l'immortalité du maître, n’en est pas moins la cause des transfigurations que sa musique a subies pour arriver jusqu’à nous.A travers les années, on a grandement exagéré la sentimentalité de Chopin, tout comme, par un péché contraire, on le met trop souvent au service de la virtuosité des pianistes.Dans ce chahut musical, où trouver Chopin, où est la vérité ?Or, nous avons parmi nous un pianiste qui est en même temps un artiste véritable, en la personne de M.Paul Loyonnet.Après l’avoir connu comme le plus grand interprète de Beethoven, il sera agréable à tous de découvrir Loyonnet, J’aussi grand interprète de Chopin.Le style dépouillé du maître français, ne laisse plus de place aux exagérations sentimentales qui n’ont jamais fait que dissimuler la grande âme de Chopin.Les oeuvres que jouera M.Loyonnet au His Majesty's le 6 mars, donneront l’impression d’une pureté telle que rien n’empêchera plus personne de se croire au sièçle dernier, écoulant le magicien polonais lui-même.Un critique musical, en Amérique du Sud, écrivait récemment que Loyonnet cessait d’exister devant un piano : “G’est tantôt Beethoven lui-même que nous écoulons, ou Brahms, ou Chopin, mais à coup sûr, on oublie le pianiste.On ne retrouve qu’un Loyonnet qui salue, entre les pièces, avec la modestie qui caractérise toujour» les vrais grands artistes”» ^^AUXJXNCB^ Un parfait interprète des grands compositeurs: ZINO FRANCESCATTI Soliste hier soir avec l'orchestre des Concerts Symphoniques de Montréal, Zino’ Francescatti, qui avait déjà été chaleureusement applaudi après son exécution du Concerto en la mineur pour violon de Jean-Sébastien Bach, a connu une véritable ovation à la seconde partie du programme avec le Poème pour vio-lôn et orchestre d’Ernest Chausson.Il est difficile sinon presque impossible de trouver plus fidèle interprète de la pensée des compositeurs en môme temps qu’exécutant à la main plus légère et plus sûre.Un Frances-ratti, que le programme ne nous décrit pas en vain comme le plus remarquable violoniste français (ie notre époque, est assez grand artiste pour ne pas chercher à briller seul mais au contraire savoir fondre son jeu dans les passages concertants avec celui de l’orchestre.Celui-ci était d’ailleurs hier soir à son meilleur.Sous la baguette de I>esiré Defauw, il a fait briller la première oeuvre I Gazette 9 artistique Horaire des cinémas SAINT-DENIS : “Un Homme «t «m Péché” 12 h., 2 h.28.4 h.48, T h.02.» h.56.CINEMA DE PARIS : “Le Barbier de Séville” 11 h.1 h.40.4 h.20, 7 h., > b.40.CHAMPLAIN t .“Nuit et Jour” ELECTRA : “Le Poison” 12 h.35.2 h.50, S h.10, 7 h.25, 9 h.45.PALACE I "Joan of Arc” 10 h.12 h.50, S h.30.6 h.U.» h.55., LOEWS “Paleface” 10 h.20.12 h.35.2 h.55.5 h.20.7h.35, 0 h.55.CAPITOL : “Blood of The Moon” 10 h.15.12 h.35, 2 h.55, 3 h.15.7 h.35.9 h.55.PRINCESS ! “Johnny Belinda” 10 h., 12 h.20.2 h.40, S h., t h.10, 9 h.4A.ORPHEUM s “Time of Your Life” 10 h.05, 12 h.25, 2 h.45, S h 05.7 h.25.9 h.45.MPER1AL : "Belle Starr’! Daughter' 11 h.10, 1 h 9 h.80.11 h.25.“Trouble Preferred” h.40.7 h.20.au programme, une Symphonie en si bémol, de Jean-Chrétien Bach (le plus jeune des fils de Jean Sébastien), qui ne méritait pas tant d'honneur car le style en est plus ronflant que vraiment mélodique.La Symphonie gaspésienpe de Claude Champagne était digne de figurer à ee concert, tout au moins par le traitement que l’orchestre des Concerts symphoni-ques a su en donner.L’Andante y fut peut-être encore mieux rendu que l’Allegretto, avec une douceur parfaite.Appelée symphonie chorégraphique par son auteur, le “Daphnis et Chloé” de Maurice Ravel était parfaitement choisi pour clore le programme.On a justement dit que sa première partie, le Lever du jour, produit un effet saisissant.Les bois avaient cette fois autant d’occasions de s’y faire valoir que les cordes, tous les groupes ayant (.’ailleurs montré une merveilleuse cohésion d’attaque tout au long de la soirée.Adrien ROBITAILLE.M.Roger Duhamel sera le conférencier Nous apprenons du comité central de la Jeunesse de l’Union Nationale du district de Montréal, que M.Roger DuhameJ, journaliste, sera le conférencier du nremier déjeuner-causerie de Tannée 1949.II a Intitulé sa conférence ainsi : “Continuité de notre destin national”.Ce déjeuner-causerie aura lieu, jeudi midi, le 10 mars, dans le Salon Princ» de Galles de l’Hôtel Windsor.M.Duhamel sera présenté par Me Maurice Piuze et remercié par Me Jean-Paul Ste-Marie.MM.Gaston Pouliot et Arsène Gagné présideront.Les billets pour ce déjeuner ainsi que pour les deux autres déjeuners sont en vente à l'Organisation centrale de l’Union Nationale BE.1186).10 h.05, 12 h.43, 3 h.40, « h.10, 8 h.50.Spactocta GESU: Tit-Coq, pièce ea trois actes de Gratien Gélinas.Chez les Compagnons: du 5 au 19 mars.Briser la Statue, émouvant spectacle sur sainte Thérèse de TEnfant-Jésus.AM.7739.Le violoniste Jacques Thibaud Quand l’éminent violoiyiste français Jacques Thibaud, qui donnera un récital au Plateau, mercredi soir le 9 mars, donna son premier concert à New-York après l’armistice, au mois de février 1947, on remarquait dans l’auditoire plusieurs autres vio-lonistcfs éminents, au nombre desquels Fritz Kreisler, Yehudi Menuhin, Nathan Milstein, Josef Szigeti et plusieurs autres.Thibaud était soliste avec l'Orchestre PlHlharmonique de New-York dans la Symphonie Espagnole de Lalo.Après le concert, tous sc rendirent pour féliciter ieur éminent confrère, pour sa magnifique interprétation de l’oeuvre.LA VIE ARTISTIQUE GAUGUIN ET SES AMIS Un article inédit de Charles Kunstler émouvante exposî-et a ses phénoménal 8.30 tM.VAVl.J T0Y0NNET L'An.An Concert* CUnlauei t Aontrtal William Mavselos, pianiste est l’invité du Ladies’ Morning Mu sical Club à son concert de de main, à 3 heures de T après-midi à Thôtel Ritz-Carlton.William Massclos est un jeune pianiste américain qui a donné déjà plusieurs concerts à New S’ork tant au Town Hall qu’à •Carnegie Hall depuis le premier récital qu'il donna à Montréal en 1916 sous lés auspices du Ladies’ Morning Musical Club Voici le programme pYéparé par William Massclos pour ce concert : Caprice en Fa Dièse mineur op.76 Brahms; Sonate en La bê mol majeur, op.110 Beethoven, Fantaisie, op.25 (1946) Ben Weber; (dédiée à William Mas selos); Danse pour piano (1047) Jean Miller; Le Gihel ext.de Gaspard de la Nuit Ro' vel; Scarbo, ext de Gaspard de la Nuit Raveh ¦ \l ; t ' Une très lion consacrée à Gauguin amis, vient de s’ouvrir à Paris, à la galerie Kléber.Auprès de peintures, de dessins, de sculptures du maître du Christ Jaune et de la Belle Angèle, on a placé des oeuvres marquantes d’artistes qui furent ses initiateurs, ses disciples, ses admirateurs «t, pour tout dire, ses amis.Le véritable Initiateur de Paul Gauguin, c’est le peintre Camille Pissarro, grâce auquel il prendra part, en mars 1882, à la 7e Exposition des impressionnistes.Peu de mois plus tard, séduit par le démon de la peinture, Gauguin abandonne ses fonctions de liquidateur chez un agent de change de la rue Laffitte.M.Berlin.Au bien-être, à la quiétude que lui ont procurés, pendant onze ans, des spéculations heureuses à la Bourse, il préfère la dure Aistence, la vie de bohème du rapin.A Taisance, succédera bientôt la misère, la gène.Bientôt ne pouvant nourrir sa jeune femme, — une Danoise —, et ses cinq enfants, il lui faudra s’en séparef, les laisser partir pour le Danemark.La pauvreté de Gauguin l’oblige à chercher un endroit où il pourra vivre au meilleur marché possible.C’est en Bretagne qu'il le trouvera.Et.de juin 1886 à la fin de 1890, il fera de fréquents et longs séjours à Pont-Aven et au Pouldu, entre Lorient et Concarneau, dans le Finistère.Chez Berlin.Gauguin s’était lié de très bonne heure avec Emile Schuffenecker, — le bon Schuff qui, lui aussi, désertera la banque et renoncera à ses pro fits pour se consacrer unique ment à la peinture.Durant bien des années.Schuffenecker se montrera un ami des plus dé' voués et des plus généreux pour Gauguin C’est au cours de l’hiver 1886 que Gauguin rencontre à Mont martre un peintre qui vient d’ar river de Hollande, Vincent Van Gogh.On sait quel Incident tra gique mit fin à leur amitié.Vers la fin de l’automne 1886, Gauguin quitte Pont-Aven pour rejoindre Vincent qui séjourne en Provence.à Arles.Un ’affirmera que deux ans plus tard, allait etre assez orageuse.On n’ignorp pas, en effet, qu’Emile Bernard, qui avait 18 ans à peine quand il connut .uin, n’a jamais accepté qu’on le rangeât parmi les disciples de ce maître.Il affirmait qu’au contraire c’était “sa personnalité d’alors” qui avait agi sur celle de Gauguin, “encore indécise”, et qu’il fallait voir en lui, Bernard, et non en Gauguin, l’inventeur de Tari synthétique, le véritable “père du Symbolisme français”.Entre temps, poussé par la misère et aussi par la hantise des terres lointaines, des paradis ensoleillés, Gauguin s’était embauché, comme ouvrier, pour le percement du canal de Panama.A Panama, où son fidèle ami Charles Laval l’avait accompagné, on licencia bientôt le personnel; les deux peintres partirent pour la Martinique.Sept mois plus tard, ils étaient de retour en France, malades, sans gîte, sans ressources.Mais de leur voyage “aux Amériques”, ils rapportaient des toiles puissamment colorées.Après un bref séjour à Paris, Gauguin s’installe à Pont-Aven, que fréquentent des peintres de toutes nationalités: Français, Américains, Hollandais, Anglais, Italiens, Danois.Gauguin a'jnn-donne définitivement la facture impressionniste, cette technique à Arles.Un jour, Vincent, qui donnait déjà des signes de dérangement cérébral, se précipite sur Gauguin, un rasoir à la main, et, peu après, se coupe l'oreille juste au ras de la tète.G’est encore en 1886 que Gauguin fait la connaissance d’Emile Beênard, de vingt ans moins âgé que lui Cette liaison qui ne papillotante et grêle, qu’il avait Héritée de Pissarro, tl stylise les formes et simplifie les tons, couvre ses toiles de larges aplats de couleurs éclatantes, soutient avec de gros cernes bleus le contour des objets.C’est à cette époque qu’il se lie avec le Hollandais Meyer de llaan, qui avait abandonné sa biscuiterie d’Amsterdam pour faire uniquement de la peintuw.Le soir, dans l’auberge où tous ces artistes étaient réunis, Gauguin sc plaisait à exposer ses idées sur l’art.Il y avait dans ses paroles des affirmations logiques, des “aperçus profonds", présentés avec une éloquence si persuasive que Ton a pu parler d’une Ecole de Pont~ Aven dont il était le maître.Outre Meyer de Haan et Charles Lava!, ceux qui écoutaient sa parole et qui devinrent ses dis' ciples et portèrent an loin sa bonne parole, ce furent Maufra, Moret, Loiseau.Chamaillard, Séguin, Amiet, Filiger et Sérusier qui.en rentrant à Paris, devait apporter à ses camarades de l’Académie Julian le Message de Gauguin.Ces camarades, c’é.taient de jeunes peintres enthou sinstes, les “Nabis", les “cnflam niés”, Maurice Denis, Bonnard, Vuillard, K.-X.Roussel, Ibels, René Piot, Ranson.A ces révoltés de l’atelier Julian bien d’autres peintres, bien d’autres “révoltés’1 allaient se joindre que Ton peut compter parmi les amis de Gauguin.Sauf Van Gogh, toui ces peintres, aux talents si divers, sont représentés à la galerie Kléber.On y a joint des oeuvres du changeant Anquetin et de Daniel de Montfreid, qui fut Tarai le plus fidèle de Gauguin durant les dernières années de sa vie, mais qui ne se laissa jamais influencer par les conceptions artistiques de ce maître.Quant à Gauguin, il figure ici avec une vingtaine de toiles, de bois sculptés, de dessins et d’eaux-fortes.Ces toiles, ce sont deS compositions, ÿes natures mortes, des paysages, peints en Bretagne, à la Martinique, à Tahiti.Au milieu de ces accords de couleurs si somptueux, resplendit le célèbre bas-relief sculpté par Gauguin à Pont-Aven, en 1889: Soyez Amoureuses, vous serez Heureuses.Ce sujet, le grand artiste devait le reprendre, quelque douze ans plus tard, lorsqu’il bâtit sa case dans son dernier séjour, à Atuo-na, dans Plie Hiva-Oa, Tune des Marquises.Les deux côtés de la porte de cette case, surmontée de cette inscription: La Maison dn Jouir, 11 avait appliqué deux grands panneaux sculptés, sur lesquels on lisait, en lettres dorées.Soyez Amoureuses.Soyez Mystérieuses.La façade de ee logis fointain on Ta reconstituée à la galerie Kléber.En la contemplant, en lisant ces inscriptions si prometteuses de bonheur, on éprouve une grande mélancolie, car on songe que c’est dans cette “Maison du Jouir” que Gauguin est mort, désespéré, après de cruelles souffrances.JACQUES THIBAUD Le lendemain, la critique ne tarissait pas d’éloges sur la splendide exécution de Jacques Thibaud.Dans le New York Times, on pouvait lire: “Le concert d’hier a été le triomphe personnel de Téminent violoniste Jacques Thibjfud.Ce fut une expérience pour tout l’auditoire.On a dit que M.Thibaud avait beaucoup *soiiffert au cours de la guerre.Si ceci est exact, cette expérience n’a Tait que donner plus de profondeur à son jeu.” Le New York Post de son côté disait : “Jacques Thibaud est un grand artiste qui sur son instrument, parle avec la sagesse d’un philosophe.La cadence était d’une beauté qu’on peut difficilement qualifier.” Jacques Thibaud a toujours été le violoniste favori des Canadiens.L’an dernier, il remportait un triomphe avec TOrclies-tre des Concerts Symphoniques.Au programme, il interprétait trois concerts de Mozart.Aucun violoniste n’aurait risqué un tel programme.Le «succès de M.Thibaud fut complet.Mercredi soir le 9 mars, Jacques Thibaud donnera un grand récital au Plateau et sera accompagné par son pianiste attitré, Marimus Flipse.L'Opéra et l'Opéra-Comique à Barcelone L’Opéra et TOpêra-Comique sont revenus de Barcelone où s’est déroulée avec éclat le saison lyrique française.Le fait est d’autant plus intéressant qu’il marque la reprise des relations artistites entre lisspagne et la France.Six représentations ont été données au Liceo devant des sqjles combles: Faust, Lakmé, Pelléas et Mélisandc, le Roi d’Ys.La presse a souligné le style et la sensibilité du jeu dps artistes français, et elle s’est montrée très frappée par l’homogénéité de la troupe.Faust a été interprété par Mmes Geori Boué, Agnès Disney, MM.Huc-Sanatana, Noré, Roger Bourdin, Mlle J.Cellier.Le Roi d’Ys, qui était donné pour la première fois à Barcelone, a également obtenu un succès considérable.L’ouvrage d’Edouard Lalo avait pour interprètes Mmes S.uzanne Jvyol, Geori Boiif*.MM.Georges Noré, Blanco, Philippe.M.Louis Fouresticr dirigeait l’orchestre et obtint un succès personnel des oins vifs.Pelléas et Mélisande.remar-roiablement dirigé par M.André Cluytens.fut très ann'aiid'.I.a distribution comprenait Mmes Geori Boné.Agnès Disnev, .Tar-queline Gellie’*.MM.Villy Clément, Roger Bourdin, Hne-San-tana.Le grand oublie d“ l’étranger s’ouvre aux beautés de la grande épreuve de Claude Debussy.Quant à T.aknvL si l’ouvrage célèbre de Delibes semblait moins s'accommoder du cadre très vaste du Liceo, s“s agréments mélodioues furent appréciés du oublie oui.noo'audis-sant Malabeéra M”sv, Willv Clément, fut émerveillé du sol dièse d“ Mado Robin dans l’air des f.lochettes et s’enthousiasma pour cette rare prouesse.Exposition Jongkind à l'Orangerie Le mois dernier était inaugurée au Musée de l’Orangerie, pgr l’ambassadeur des Pays-Bas et par le ministre de l’Education nationale, une très importante exposition d’oeuvres de Jongkind.Cette exposition s'est enrichie d’une quarantaine d’autres provenant de collections et de musées parisiens .Elle comprend plus de trois cents ouvrages, des aquarelles, naturellement des eaux-fortes dont l’écriture savante et libre est d'un très grand graveur, et des peintures très nombreuses et que Ton ne connaît pas assez.L'action de Jongkind a été très importante dans Thistoire de la peinture française.Manet disait qu'il était le père de l'impressionnisme, ce qui est exact, non en ce qui concerne la théorie impressionniste, mais dans le fait qu’il a fait entrer l’air, la lumière, la liberté dans son oeuvre.Cette révolution s’est produite tout d’un coup, vers 1860, et nous .voulons croire que les ciels d’Honfleur n’y sont pas étrangers.On peut voir à l'Orangerie des oeuvres peintes en Hollande, à Honfleur où il vécut longtemps dans une petite maison à pignon qui existe encore, à Paris dont il a su exprimer la qualité de la lumière avec une finesse très sensible, à N'evers et à la Côte Saint-André, dans l’Isère, où il vécut en 1890 les derniers moments de sa vie et où les paysans l’appelaient Monsieur Jonquille.Oeuvres de Pellerin aux B.-A.de Paris A Paris, l’Ecole des Beaux-Arts expose les travaux des Grands Prix de Rome, réalisés au cours de leur séjour à la Villa Médicis.L’avis unanime confirme Francis Pellerin, professeur depuis novembre aux Beaux-Arts de Rennes, comme Tun des sculpteurs les plus doués de la nouvelle génération.Qu’il joue avec les lignes de bronze, ou qu’il crée îles harmonies de pierre et d’ombre, Francis Pellerin atteint à la maîtrise de la forme.Son Christ immense eU.douloureux, symbole de Texpiafjou par Tm seul des crimes de tous, chair affaissée traduite dans le bois, a impressionné tous les visiteurs.La vigueur de son tempérament et de sa foi dans la recherche de Tart fait de cet artiste un des éléments les plus vivants de la jeune sculpture française.Petites expositions M.Pierre Dubreuil est un des graveurs -français les plus notoires, en même temps qu’un peintre de talent.Dans les tableaux qu’il expose, le graveur, se retrouve dans la précision du dessin et le souci des valeurs.Il apporte de belles natures mortes, de frais paysages de Bretagne, des baigneuses groupées avec un évident souci de rythme.Mme Hermine David confère à ses tableaux une atmosphère de douceur mystique.Fleurs, fruits et paysages, paysages, parisiens surtout, sont baignés d’une bruire de tendresse apaisée et sereine.iO.Joan or Arc _ INGRID BERGMAN * VKT0* FUMING PRODUCTION ttannaMOXM OWOIWMM._____________«KO____________ MOfiH- 75* £V£Sf/20 \(mKtBt M9SK(n*TS SOf •pntÆam Non moins émouvant ce tableau qui représente un Paysage Breton sous la Xeige et que Gauguin peignit peu de Jour* avant sa mort.En plein océan Pacifique, dans le perpétuel été d’une nature tropicale, le grgnd peintre maudit se souvenait avec regret de cette Bretagne qu’il avait tant aimée, même en hiver, et qnl lui avait été une terre amie en des jours d’amertume.Charles tyUNSTLER.Valiêté* 10-11-12-13-15-16-17-19 20-22-24-26-27 Mar* MARGOTON DU BATAILLON opérette d'Oberfeld Prix des PLACES: $1.15 à 2.00 Cjmmtoi.n-uxUm» semU JANE WYMAN LEW AYRES Hi vente au Monument National de 10 lires à 8 hres — Le samedi de 19 hres 4 4 tires.Plateau 9161 CE SOIR ?AU GESU MA.3658 HiTtOO h*c,mtnà*>n La somme des dépenses que l’on a consacrées à ces études est écrasante en comparaison des résultats obtenus.Si l’on s’en tient à juger selon les résultats, comme on doit le faire, on doit reconnaître que ces dépenses sont siu gaspillage et de la prodi- .Service civil En revanche, personne ne songerait à accuser le gouvernement d’avoir été prodigue envers les fonctionnaires.A plusieurs reprises au cours de cette session on a prétendu que le gouvernement avait accordé des augmentations de salaire aux employés civils et que ces augmentations se chiffraient à une somme de $4,000,000 à $4,500,-000 par année, H est vrai-que Tétude des crédits budgétaires a démontré que dans certains cas de légères augmentations de salaire ont été accordées aux fonctionnaires, mais si on (uge d’après les comptes public», on constate que la dépense réelle pour le service civil accuse une très petite augmentation depuis 1945-1946.En effet.pour cet exercice, qui coïncide avec de nouvelles hausses du coût de la vie, le total de la dépense pour les services civils, intérieur et extérieur, dans tous les départements, y compris le boni de vie chère, s'élève à la somme de $11.889.127.42, tandis que pour 1947-1948, le total n’est que de $12,740,749.63.ce qui représente une augmentation de moins de $1,000,000, Cette aug- Le télégramme qui suit a éf* transmis à l’honorable George Drew, chef de l’opposition aux Communes: La Société St-Jean-Baptiste de Montréal apprend avec plaisir que vous avez parlé en langue française à l'une des récentes séances de la présente session.Acceptez nos félicitations chaleureuses.Pour le Conseil, Le président général Arthur Tremblay.Rangoon, 2.(A.P.) — l'n nouveau parti bolchevique de Birmanie a signalé sa création par un manifeste dans lequel il annonce son intention d’établir des liens étroits avec les communistes chinois et les nationalistes rouges d’Indochine et de se ranger avec, eux aux côtés de l’Union Soviétique.Ce parti fait savoir qu’il adoptera les méthodes soviétiques pour mettre fin au régime capitaliste et qu’il attaquera et détruira tous ceux qui auraient recours à un gouvernement capitaliste.Il accuse le premier ministre birman Thakin Non de recourir à la Grande-Bretagne et de lui emprunter des armes dans sa lutte contre divers éléments subversifs en son pays.Le nouveau parti communiste birman semble être né du présent mouvement de grève en Birmanie.Les fonctionnaires y .ont abandonné le travail depuis plusieurs semaines pour protester contre la décision de Rangoon d'en congédier un bon nombre et de réduire l»s allocations de vie chère des autres.Le gouvernement birman explique qu’il est forcé à cela à cause du coût de ses campagnes de répression contre les séparatistes Karen et diverses bandes anarchistes.¥ 4$ Nouvelle-Delhi, 2.(A.P.) — Le ministre australien des Affaires étrangères, Herbert Evalt, laisse entendre qu’il demeure possible de voir se formc*r bientôt une association régionale de l’Asie du sud-est.Lui-même président de l’Assemblée des Nations Unies, M.Evatt précise que cette alliance n’entend pas remplacer l’O.N.U.dans eette partie de l’Ancien Monde mais seulement la renforcir .11 a fait ces déclarations à Tissue d’une conférence avec ses collègues des Indes, de Ceylan et de la Grande-Bretagne, à la Nouvelle-Delhi sur les moyens d'aider la Birmanie à contenir la révolte des séparatistes de la tribu des Karen.M.Evatt croit aussi qu'il .se peut que la Birmanie accepte de faire à nouveau partie du Commonwealth britannique.^ ^ Nouvelle-Delhi, 2.(A.P.) — Le premier ministre indien Jawa- harlal Nehru a exprimé devant l’Assemblée législative de Nouvelle-Delhi son sentiment que les communiste» cherchent en < e moment à déclencher une révolution au moins locale aux Indes.Il en relève entre autres signes l’assassinat par les rougis de plus de 200 membres du Congrès de l’Etat d’Hyderabad depuis que l'armée indienne a annexé de force ce territoire en septembre dernier.Nehru reproche encore aux communistes diverses destructions récentes, comme celle de l’échange téléphonique de Calcutta, des actes de sabotage à plusieurs gares et centrales électriques et une tentative de grève générale des che.minois de l’Inde.Le premier ministre de ce Dominion estime que ces gestes ont quelque rapport avec les troubles qui régnent dans divers Etats voisins du sien.Sans vouloir indiquer le nombre exact des communistes indiens, Nehru affirme qu’il les a nettement déjoués pour le moment par des arrestations en masse, dont celle de 900 cheminots depuis une couple de jours.Copenhague serait intéressée au pacte Copenhague, 2.(A.P.) — Prenant la place de la Russie, la Pologne a conseillé aujourd'hui au Danemark de rester à l’écart du pacte de l’Atlantique.Copenhague a fait réponse à Varsovie sur ce point qu’cille demeure libre d’entier dans toule alliance qui ne contredit pas à la charte des Nations Unies.^ _ Attlee ira à Berlin vendredi prochain Londres, 2.(Reuter) — On fait savoir à Londres que le premier ministre Clement Attlee de Grande-Bretagne visitera; vendredi prochain, le secteur britannique d?garnison à Berlin, ville ou il n’était pas revenu depuis la conférence de Potsdam, en juillet 1945.Ce sera aussi la première sortie du Royaume-Uni pour M.Attlee depuis novembre 1947.N N — G - m :** .fü % .v ~ -t «e#» I g.1 ftferll 1 i m ¦¦ 'V.,s ; » » y y itoyen et Soldat K y Le soldat de la Réserve de l’Arnyée canadienne perpétue les traditions glorieuses des pionniers.En lui se reflètent les qualités de bâtisseur et de défenseur qui animaient les premiers Canadiens.Comme eux, il est citoyen et soldat.Pleinement conscient de ses devoirs envers la collectivité, il travaille à l’expansion de son pays, en le gardant fort et en lui assurant la paix.La Réserve mérite la collaboration et l’appui agissant des Canadiens de toutes les sphères.En effet, elle est un facteur important dans la défense du Canada.La nouvelle Réserve vous offre de multiples avantages: formation technique, apprentissage d’un métier, sports, solde égale à celle de l’Active durant l’entrainement et au camp d’été.La caserne de la Résefve est un lieu de réunion oT vous vous ferez de nouveaux copulas.(tulle à la 7$ page) LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 2 MARS 1949 PAGE SEPT Le déficit réel de la province.AU COLLEGE DE ST-LAURENT (suite de la 6e page) mentation apparaît encore moins importante si l’on tient compte du fait que dans tous les départements on a accru le personnel.Dans de telles circonstances, la moyenne des augmentations de salaire a dû être bien mince.Résultats 1948-49 Nous allons parler maintenant des résultats de l’année 1948-1949 sur lesquels nous avons très peu de renseisnements à l’exception des chiffres fournis par le trésorier dans son discours de jeudi dernier.Me sera-t-il per-mis de dire immédiatement que je considère que le trésorier a fait de, son mieux pour tirer le meilleur parti passible d’une mauvaise situation.Il a arrangé ses chiffres de la façon la çlus favorable, mais il a quand même été incapable de cacher la vérité.Dans son effort pour envelopper les vérités déplaisantes qu’il n’était pas possible de dissimuler, il n’a pu éviter de se contredire d’une façon flagrante.Daqs la présentation de ses chiffres, le trésorier donne comme montant total des revenus pour 1948-1949 la somme de $193,940,000; mais ce ne sont pas là tous les revenus de la province et nous devons ajouter à cette somme le reste des revenus du fonds d’éducation, soit $7,-350,000, ce qui fait un total de «201,290,000; à ceci on doit ajouter la taxe sur la vente de l’alcool (taxe de chômage), qui s'est élevée à $1,250,000; les contributions versées par les municipalités au gouvernement, soit $4,470.000; et le total de diverses dépenses déduites du revenu et qui s’élèvent à $850,000, de telle sorte que l’ensemble des revenus que le gouvernement eut à sa disposition en 1948-1949 se tptalise à $207,860,000.Nouvelles taxes La trésorier s’obstine à référer aux améliorations apportées à la perception des taxes, comme si un simple changement de méthodes pouvait expliquer la hausse colossale des revenus et pour la centième fois il nous répète que l’on n'a pas imposé de nouvelles taxes.Monsieur l’orateur, je soutiens que le trésorier ne fait que jouer sur les mots.En 1948, il affirmait que le t'ouvernement libéral avait imposé en 1940 six nouvelles taxes et il comprenait dans ces nouvelles taxes une augmentation de 2% à 5% de la taxe sur les profits des compagnies.Cependant, alors que son gouvernement augmente la meme taxe de 5 à 7%, aloi's que son gouvernement augmente les taxes les uneà après les autres, il a l’audace de tfrétendre qu’il ne nous a imposé aucune nouvelle taxe.Dépenses Et maintenant quand on passe à l’examen des dépenses on découvre que les dépenses ordinaires ont dépassé les estimés originaux de $27,000,000, et que les dépenses capitales sont près de $5Ô,OOO,0OÛ plus élevées que les montants énumérés dans le Ijud-get qui a été présenté l’année dernière.Les dépenses ont atteint l’énorme somme de $219,620,000 à l'exclusion des dépenses du fonds d’éducation.Lorsqu’on a déduit les revenus records de ce montant des dépenses, on est arrivé à un déficit de $25,680,000.Naturellement le trésorier s’est bien gardé d’employer le mot amer de déficit; il l a appelé l’excédent des dépenses ordinaires et capitales sur les revenus ordinaires.Il ne peut nier le fait qu’avec les revenus les plus élevés de l’histoire économique de la province, qu’avec l’emploi à son plus haut niveau et en tenant compte des sommets atteints par le revenu national, le gouvernement de l’Union nationale a dépensé plus que ses revenus.La raison de cette orgie de dépenses est évidente.Pour les gens de l’Union nationale, il était impératif que le régime actuel fût réélu à tout prix.Tout ce qui comptait c’était la réélection et cela seul comptait.Il s'agissait de conserver le pouvoir à n’importe quel prix.Déficit réel Le gouvernement reconnaît un déficit total de *25,680,000.Pour dire les choses telles qu’elles sont, le gouvernement, dans l’intention de réduire le montant de ce déficit n’a pas hésité à se servir des $12,000,000 du fonds de l’éducation, spécia-tcttscai attribués à des fins d’éducation, et pour établir le déficit réel de l’exercice il faut donc ajouter cette somme au déficit avoué de *25,680,000 pour faire le total de $37,680.000.Les dépenses à même le fonds d’éduca-tiorf ont été limitées au strict minimum nécessaire, de telle sorte que le montant qui reste dans le fonds s’élève à $12,000,-000, et le gouvernement a mis cette somme dans la masse des revenus afin de réduire d’autant son déficit.On trouve la preuve de cela dans Its prétentions émises par le trésorier selon lesquelles ‘Mes revenus et les dépenses du fonds de l’éducation ne devraient pas être comprises danà le budget”.Que se produit-il si nous appliquons ce principe?Nous trouvons que les dépenses sont fie $219,620,000, tandis que les revenus (une fois déduit le fonds d éducation) -sont de $181,940,-000, ce qui donne un déficit de $37,680,000.Voilà le déficit réel du gouvernement d’Ünion nationale pour 1948-1949.Voici quelques exemple* de ces déplorables pratiques budgétaires: Ressources hydrauliques 1.En 1946-1947,.le budget du département des ressources hydrauliques pourvoyait à une dépense capitale de *200,00U qui devait être faite par la Commis-aion des eaux courantes.Mais, «n consultant les comptes public* de ce même exercice bud- gétaire on découvre que cette dépense ne fut pas entreprise, mais que le département dépensa $738,065.65 pour la centrale électrique de 1 Outaouais supérieur et que cette dépense fut autorisée par le gouvernement, hors de la connaissance du parlement, le 17 juillet 1946, quelques mois seulement après le vote du budget.Devant ces faits, est-il raisonnable de supposer qu’une opération de cette importance ne fut entreprise que sous l’impulsion du moment, si l’on peut ainsi dire, et que ie projet n’en avait pas été préparé longuement d’avance comme on aurait dû le faire ?L’année suivante, 1947-48, le budget du même département ne prévoyait aucune dépense capitale.Néanmoins, le gouvernement autorisa le paiement d’une somme de $4,000,000 pour la construction d’un barrage au Lac Dozois afin d’assurer un plein rendement à la même centrale électrique sur le Haut-Ou-taouais.Nous croit-on assez naïfs Eour penser qu’au moment où le udget fut soumis à la Chambre le gouvernement ne s’attendait aucunement à devoir faire des dépenses à cette fin ?La logique la plus élémentaire ne nous permet certainement pas d’imaginer qu’un tel projet a été entrepris sans qu’on ait fait des plans élabores et que, lorsque le gouvernement mettait au point son programme de dépenses capitales pour cet exercice budgétaire il lui arriva tout simplement de laisser de côté ce minuscule item de $4,000,000.La même chose s’est produite encore une fois pendant l’exercice en cours.Le budget ne prévoyait aucune dépense capitale.Cependant, une dépense capitale de $4,165,000 a été faite.Sommes-nous supposés croire que le gouvernement ne projetait pas cette dépense il y a un an ?Travaux publics 2.En 1947-1948, le budget du département des travaux publics prévoyait une dépense de $2,-750,000 pour la construction et l’entretien des ponts-routes mais les comptes publics de cet exercice budgétaire démontrent que le gouvernement dépensa en fait, sous ce chapitre, $4,248,945.85.Pour l’année courante, le budget estimait à $2,050,000 la dépense qui serait faite pour des fins semblables, mais il appert aujourd’hui que le gouvernement a dépensé $7,511,000 pour la construction et l’entretien des ponts-routes.11 est évident, M.le président, que dans ces_ deux cas, le gouvernement savait parfaitement bien, lorsqu’il a présenté son budget, que le programme des travaux à entreprendre entrainerait à ces dépenses.Il est impossible d’admettre, en effet, que des dépenses s’éle vant à $4,250,000 pour une seule année et à *7,511,000 pour une autre «nnée ont pu être assumées sans plan préalable et qu’au mo ment où les budgets concernés furent présentés à la.Chambre, le ministère intéressé ne savait pas combien il se proposait de dépenser.Agriculture 8.Le budget du département de l’agriculture pour 1947-48 estimait les dépense* projetées pour le drainage à $1,000,000.mais voilà que les comptes publics de la même apnée mon trent une dépense de *2,794,< 648.60 à même lesquels plus de deux millions furent versés à un seul entrepreneur.La même situation s’est répétée pour l’année courante.Le budget estimait les dépenses de drainage à $1,800,000.Mais cette somme fut loin d’être suffisante pour acquitter les dépenses qui ont été faites, dans ce domaine et le gouvernement s’est trouvé dans l’obligation non seulement de s’assurer deux millions ($2,-000,000) de plus par mandat spécial mais de demander au Parlement une autorisation supplémentaire de plusieurs millions.M.l’Orateur, ce n’est là qu’un autre exemple des pratiques budgétaires condamnables suivies par le gouvernement et qu’en fait les montants présentés dans le^ estimés budgétaires n’ont aucun rapport avec les dépenses que l’on projette réellement de faire.Colonisation 4.En 1947-48.le département de la colonisation a consacré à la construction des chemins de colonisation, à la machinerie et à l’exploration un montant de *4,218,936.11, mais aucune indication d’une dépense quelconque à ces fins n’apparaissait dans ses estimés.Sur cette somme, $3,-200,000 furent dépensés pour leB chemins de colonisation.Là encore, il est clair qu’un programme de construction de routes qui entraîne à d’aussi importants déboursés devait nécessairement avoir été préparé de longue main.Si l’on tient compte d’autre part de la répartition très étendue des régions dans lesquelles ce travail fut exécuté, il semble évident dans ce cas aussi qu’au moment où les estimés furent soumis, le gouvernement devait sûrement savoir qu’il assumerait une telle dépense.Et cependant, on ne trouve aucune trace de ces dépenses projetées dans les estimé*.Qîf a affaire à une situation semblable cette année, et les dépenses ordinaires du ministère sont effectivement supérieures de *4,000,000 aux estimés du budget de la colonisation.Voirie 5.Le budget du ministère de la voirie me fournit le dernier exemple que veux citer aujourd'hui.En 1946-47, il annonçait des dépense* capitales pour un montant de cinq millions.Les comptes publics nous prouvent aujourd’hui que ces dépenses s’élèvent en fait à $20,657,714, dont *5,000,000 — soit le montant total des dépenses capitales qui apparaissaient à l'estimé budgétaire — furent payés à deux entrepreneurs de ïa route de Chicoutimi.L'année suivante.1217-48, les estimés budgétaires étaient de *13 millions, mais le montant qui fut réellement dépensé s’éleva à $31 millions cent quarante-sept mille six cent neuf dollars ($31,147,609).Pour l’exercice en cours, les estimés budgétaires étaient de $10,000,000.Mais les dépenses se seront élevées à $49,-500.000.Comme tout le monde le sait, des entreprises telles que la cons-truction des routes sur une aussi large échelle impliquent la préparation de plan et de longs préparatifs.Et il est absolument sûr qu’un programme «ïu genre de celui que le gouvernement a mis en oeuvre ces dernières années dans le domaine de la voirie n’est pas élaboré à la dernière minute.Il est soigneusement étudié auparavant et je n’hésite pas à dire qu’il est inévitable qu’on en connaisse l’ensemble et les détails quand le budget est préparé.La détermination de son coût approximatif ne demande pas d’efforts surhumains et j’en conclus que le gouvernement a tout simplement omis de renseigner la Chambre sur ce qui était entièrement projet et mi» en plans, à la voirie, lorsqu’il a présenté son budget pour 1947-1948.Observations générales Monsieur l’orateur, ce serait de la naïveté, je pense, de croire que c’est tout à fait par hasard que les revenus qui sont réellement perçus par le gouvernement sont toujours de plusieurs millions moins élevés que les prévisions et que les principaux item de Ja dépense publique ne doivent avoir que très peu de rapport avec les estimés budgétaires et qu’ils peuvent même les dépasser de plusieurs millions.Ces conditions sont malheureusement devenues des pratiques habituelles et en les suivant aussi strictement, le régime actuel ne fait ni plus ni moins que de saboter les règles d’une bonne administration budgétaire.On n’aurait fait de mal à personne en relevant toute la vérité quand on a présenté les différents estimés budgétaires.En revanche, nous aurions connu les projets véritables du gouvernement et aujourd’hui nous pourrions ajouter foi aux estimés que l’on nous présente.Mais avec toute cette expérience des années dernières présente à nos esprits, comment pourrions-nous nous fier aux estimés des revenus probables et des dépenses projetées?Nous avons l’impression que le budget est devenu une simple formalité et qu'une fois votés les estimés, le gouvernement entreprend son véritable programme de travaux bien au-delà et entièrement en dehor* de ce qu’il nous a révélé dans les estimés.En tenant compte de cette façon d’agir, je ne vois pas pourquoi nous perdrions notre temps à examiner longuement les résultats probables du prochain exercice financier.Je me contente tout simplement de dire que les chiffres définitif* qu’on nous présentera auront tl'ès peu de vraisemblance avec ceux qu’on nous aoumet aujourd’hui dans les estimé*.Après toutes ces reman 'es, M.le président, je crois qu il est parfaitement légitime, en conclusion, de sonner une note assez forte de méfiance.Le trésorier nous a rappelé qu’il avait déclaré l’an dernier que la courbe ascendante de nos revenus atteindrait bientôt son sommet, et ii prévoit, celle année, après l’examen des faits et l'étude des statistiques financières, que les revenus de 1949-50 atteindront une somme moins considérable.Si cette prévision se réalisait, si pour une fois les estimes du trésorier montraient une exacti- j tude qui leur a manqué dans le ! passé, alors le gouvernement ! s'acheminerait au désastre s'il ; continuait à se ficher des règles élémentaires d’une bonne pratique budgétaire.On peut inférer des pratiques qu’il a suivies pendant les quatre dernières années, que l’administration des finances ne lui importait pas beaucoup.D’autre part, l’orgie de dépenses à laquelle il s’est livré pendant l’exercice en cours et particulièrement à la veille de l’élection générale, avec les conséquences qu’elle a pu avoir sur les résultats financiers de 1948-49, requiert de toute nécessité un contrôle beaucoup plus strict du budget.A moins que ce contrôle ne «’exerce au plus tôt, la province ne pourra pas échapper à une série de déficits budgétaires semblables à ceux qui ont caractérisé le premier régime d’Union nationale.Les quatre dernières années ont été dçs années de prospérité générale, les revenus personnels et gouvernementaux étaient très élevés.Pendant cette période, le régime actuel a dépensé plus de $600,000,000.Mais il n’a mis de côté qu’un montant de *28,551,-450.33 dans le but de réduire la dette provinciale.Des sommes importantes ont été affectées à des travaux publics de toutes sortes, mais la dette nette de la province, — qui est un bon reflet général des opérations financières de cette période, — n’a été réduite que dans d’infimes.proportions comme nous le verrons d’ailleurs lorsque les comptes publies de 1948-49 seront publiés.En d’autres termes, le gouvernement n’a fait pratiquement aucune réserye pour les temps moins prospères qui viendront tôt ou tard.A un moment de notre histoire économique ou la main-d’oeuvre a été employée au maximum et alors que l’équipement et les matériaux ne pouvaient suffire à la demande, le gouvernement d’Union nationale, se mettant en concurrence avec l’entreprise privée dans la recherche de la irtain-d’oeuvre et des matériaux a lancé de vastes travaux publics dont certains ne pouvaient pas être retsrdés, mais dont d’autres auraient pu être retardés de façon à fournir du travail lorsque l’emploi sera moins intense.Bref, le gou-' vernement n’a fait aucune provision pour l’avenir, ni dans ses finances, ni à l’avantage de nos travailleurs.H a dépensé tons les revenu* qull a retirés.Londres recevra sa part prévue du Plan, en dépit de Mayhew Le discours de ce ministre anglais a surpris mais ne changera pas la décision américaine (photo Garcia) Le Riv.Père Laurent Lapalme, c.s.c., S.Th.D., Ph.D., récemment nommé Supérieur du College (te saint-Laurent.Le révérend Père exerçait les fonctions de vice-supérieur et d'économe au College depuis six ans, apres avoir été vendant neuf uns président de^t'Universitè Saint-Joseph de Memramcook, en Acadie.et durant plusieurs animes préfet de discipline au Cv iege de Saint-Laurent.Il succèd t au Rév.Père Emile Deguire, c.s.c.nommé supérieur à l'Oratoire Saint-Joseph.Londres, 2 (C.P.) — On s'attend à Londres que le premier ministre de Grande-Bretagne, Clement Attlee, fasse connaître aux Communes, ses vues sur un discours prononcé la semaine dernière par le sous-secrétaire du Foreign Office, Christopher Mayhew.M.Mayhew * causé en effet une certaine excitation dans les milieux politiques des deux côtés de l’Atlantique en assurant que la restauration économique de son pays est presque terminée, ceci au moment où le Sénat américain débat les crédits nécessaires à l’application pendant une autre année de l’aide du plan Marshall au Royaume-Uni aussi bien qu’au reste de l’Europe.La part de Londres sur ces crédits de $5,-580,000,000, tels que les réclame l’administrateur du plan, Paul Hoffman, doit être de $940,000,.000.Le président du comité sé-natorial.des Affaires étrangères à Washington, le sénateur Torn Connally, n’en a pas moins assuré, hier, qu’il n’est pas question de réduire l’aide aux Britanniques, quel que soit l’effet Conclusions Je voudrais maintenant résumer en quelques points les remarques et les observations que je viens de faire: to IA! gouvernement devrait adopter une méthode uniforme de présenter ses états financiers; 2o Les méthodes comptables devraient être modifiées en vue de montrer le plein montant des revenus perçus par la province; 3o Les revenus réels de la province pour 1947-48 se sont élevés à près de $200,000,000.4o I^s revenus réels de 1948-49 ont dépassé $200,000,000.5o L’excédent des dépenses ordinaires et capitales sur les revenus ordinaires de l’année courante, en d’autres termes, le déficit va s’élever à $37,680,000.6o Une somme de $12,000,000 a été retirée du fonds d’éducation pour abaisser ce déficit au montant rapporté jeudi dernier par le trésorier.Et la somme qui, autrement, aurait dû être affectée à l’éducation, a été réduite dans la même proportion.7o Le mépris montré par le gouvernement envers les saines méthodes budgétaires fait ressortir la nécessité urgente d’instituer un contrôle efficace sur les dépenses; 8o Pendant le* quatre ans de régime d’Union nationale, la réduction de la dette nette « été minime.9o On devrait comprendre dans les engagements de la pro-vince le montant des subventions Ïiromises aux commission* sco-aire* par le secrétaire provin.aires ci al lOo Le total de la dette nette et de la dette indirecte, eu 31 mars 1948, a atteint le montant san» précédent de $560,394,547.-07, et ce total accusera une hausse impartante au *1 mars 1949.11 y a une explication à ce dé-ficit, à l'augmentation désordon-née des dépenses et à la hausse de la dette provinciale, et c'est le désir furieux du régime de rester au pouvoir quoi qu’il en puisse coûter à la province.Le trésorier se plaît à citer l'histo-rien Adolphe Thiers.Qu'il me permette de lui rappeler la citation de Thiers qu’il nous donnait dans son discours du 5 avril 1943 et qui s’applique étroitement à la position financière du régime au lendemain d’une élection dont nous venons de voir le véritable résultat dans le déficit de l’exercice en cours."Un budget, disait Thiers, c’est la photographie d’un gouvernement.Oui, messieurs, c’est sa représentation la plus fidèle.Et savez-vous ce qu’il y a dans votre budget, savez-vous pourquoi il se trouve dans une situation si triste?C’est parce qu’il contient toute votre politique.Il contient toute votre politique en effet.Il contient, je n’ose pas proférer le mot, vous allez m’interrompre, voua irriter, il contient les élections”.Quelqu’un a sûrement gagné quelque chose à ces élections, mais ce n’est sûrement pas la province.Pour notre part, nous sommes disposés à collaborer à toute mesure qui sera prise dans Je but de nous donner des finances saines, des méthodes de comptabilité franches et claires, et qui constituera une réforme des pratiques financières suivies jus-qu’ici par le régime d’union nationale.La crédit de la province est la pierre d’assise du bien-être et du progrès de notre population.Nous devrions tous nous entendre pour le mettre au-dessus des intéféts partisans et de* ambitions électorales.iipi - Û > mm ., ï;: ^____ - si* • H, % J** v/e est entre VOS mains U est urgent de transporter cette enfant à !’hôpital L’tccidm: dont elle vient d’être victime lui •era fatal, si on ne lui fait sur-le-champ une transfusion de sang.Et son au n’est pas unique.Des mamans qui mettent un enfant au monde, des bébés naissants et beaucoup d’autres malades ont un besoin pressant de sang.Ils comptent sur la Croix-Rouge; c’est-à-dire qu’ils comptent sur vous, car la Croix-Rouge c’est votre oeuvre.Grâce à son service des transfusions de sang, la Croix-Rouge peut fournir gratuitement du sang et du plasma sanguin à tous les hôpitaux du pays.Mais elle ne pourra poursuivra cette œuvre que si vous l’aidez.You* devez donc l'assister financièrement.L’oeuvre 3e la Croix-Rouge est multiple.Cettg société humanitaire soulage la misère humain* sous toutes ses formes.Elle vieot en aide aux sinistrés, aux colons, aux anciens combattants.Elle donne des cours de natation et de prudence aux écoliers.Un grand nombre des nôtres bénéficient de ses services de nutrition, de soins à domicile, de premiers secours, etc.Les besoins de la Croix-Rouge sont plus grands cette année, parce que son service gratuit des transfusions de sang prend un essor considérable, particulièrement dans le Québec.Et le coût des services et dés fournitures est plus élevé.Donnez davantage à la Croix-Rouge.OBJECTIF OU QUCBIC CETTI ANNÉE: $1.250,000 du discours Mayhew.Et M.Hoffman a de son côté signalé que ces crédits demeurent nécessaires non seulement pour Londres mais pour le reste de l'Europe qui profitera d’échanges avec la Grande-Bictagne.Chez les Hommes d'affaires du Nord Une assemblée générale des membres de l’Association des Hommes d’affaires du nord aura lieu jeudi le S mars à S h.30 p.m, à l’école Morin, 6521 rue St-Denis.A cette réunion, les membres seront informés des activités de chaque Comité et du programme des initiatives pour l’année courante.Plusieurs questions importantes seront discutées et les membres seront priés de soumettre leurs suggestions.Une représentation de cinéma clôturera l’assemblée.Tous les membres sont instamment priés d’assister à cette réunion qui promet d’être très intéressante.¥ ¥ * A la demande de plusieurs membres, le Comité de Propagande a organisé un nouveau concours de recrutement.Ce concours se continuera jusque vers le 15 décembre prochain.Afin d’inciter ses membres à s’intéresser à ce concours, le Comité a décidé d’offrir un GRAND PRIX de $100.00 à être tiré -au sort parmi tous ceux qui auront recruté des nouveaux membres.Chaque nouveau membre recruté donnera au recruteur une chance pour le tirage de ce grand prix.DE PLUS.$200.00 en prix seront distribués aux vingt meilleurs recruteurs suivant le mérite de chacun.De plus amples détails seront fournis à la prochaine assemblée.La Semaine guide chez les Jeannettes Tapage communiste contre le couple princier Londres, 2 (C.P.) — A leur première apparition conjointe en public depuis la naissance du prinçe Charles, le duc et la duchesse d’Edimbourg se sont vus accueillir à Londres par une pluie de pamphlets communistes.Le couple princier de Grande-Bretagne visitait à ce moment l’exposition de la “maison modèle”, organisée par le quotidien Daily Mail.En même temps qu’ils lançaient leurs feuillets de propagande, aux armes soviétiques de la faucille et du marteau, des membres de la Ligue Deux cent cinquante Jeannettes de Montréal ont manifesté leur joie et leur fierté d’appartenir au Guidisme, dans une réunion tout à fait spéciaie, à l’occasion de la semaine guide.Les Rondes (ensemble des Jeannettes) se sont groupées deux par deux, pour découvrir la fraternité internationale, qui unit les Jeannettes du monde, et en faire une réalité encore plus vivante.Chacun des groupes ayant à sa tête cheftaines et assistantes a entrepris, à la manière Jeannette (pleine d’imagination et de débrouillardise) d’apporter aux Jeannettes des autres pays son message de joie.Un grand voyage à travers le monde a donc été le thème de l’après-midi.C’est ainsi que quelques Jeannettes de Montréal ont, avec des Jeannettes de France, visité les tPlus beaux monuments de Paris, mimé des rengaines françaises, avec celles d’Italie, présenté leurs respectueux hommages au Saint-Père, avec celles de Suisse, accompagné les petits pâtres dans les montagnes.D’autres ont récolté du riz avec les Jeannettes de Chine, tandis que plusieurs d’entre elles se sont promenées en sabots au milieu des moulins hoilandais.C’est ainsi qu’elles ont appris l’existence de leurs soeurs Jeannettes dans 52 pays du monde, qu’on Belgique elles se nomment Petites Ailes, en Angleterre Lutins, etc., que l’unifornie est différent pour chacun de ccs pays, mais qu’en definitive elles vivent la même loi et les mômes principes.Les petites Bleues, comme nous appelons souvent les Jeannettes à cause de la couleur bleue de leur uniforme et de la Forêt Bleue, cadre où elles évoluent, les petites Bleues se sont émues au récit que leur ont fait leurs cheftaines, de l’héroïsme de leurs petites soeurs éprouvées par la guerre.Pour communi-mier plus activement avec elles, elles ont, toute la semaine, fait leurs bons plaisirs pour les Jeannettes du monde.Elle* se sont promis d’avoir à la messe du lendemain une intention spéciale à leur égard.Enfin chaque réunion a été empreinte de gaieté, exprimée dans des rondes, des chants et des mimes fort vivants.Le tout dfots un cadre approprié à chacun des pays visités.De leur mieux, les Jeannettes ont apporté aux activités de la semaine guide, leur joie débordante, leur franc sourire et leur recherche des autres.des jeunes communistes ont réclamé à haute voix que l’on construise désormais dans leur pays des logis non pas seulement pour les riches mais aussi pour les travailleurs et les indigenls.Aux journalistes, le secrétaire de la ligue a signalé que la princesse Elisabeth possède elle-même une résidence valant $200,000 et qu’il est absurde de parler de maison modèle quand un million et demi de Londoniens manquent encore d’abris.P/ MARS 1949 Donnez (jenereusemenf à votre CROIX-ROUGE Quartiers généraux da la eampagaa: 2035, rue GUY — Wl.5185 if SYMBOLE DE DÉVOUEMENT ENVERS L'HUMANITÉ PAGE HUIT LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 2 MARS 194V RADIO ?Mercredi, 2 mars SOIREE «.00 P.M.CBF—ïvan rintrépld».CBM-Vartétés.CKAC-Uns vedette.CKVL-Chansonaette CJAD-Nouvellee.CFCF-Supper Serenade CHUP-Chansonnettee.6.15 P M CBF-RJdio-Joumal CBM-Raxllo-Journal.CKAC-Dltes-mot.CJAl)-3ailrt»m.CFCF-Ncmveliae.6.SO P.M.CBF-Actu&llté.CBM-Dlvertlmento.CKAC-Le forum.CKVL-NouveUes.OFCF-Sports amateure.6.45 P.M.CW-En dînant.CBM-Mouvelles.CKAC-Nouveliee CFCT-Fireside Stories 7.00 P.M.CBF-Un homme et eon CBM-Bdm é Hockrld*#.CKAC-S61ect!ona.CJAD-Nouvelles.CKVL-Chansonnett*.CFCF-Bandstand.CKlf-L'heure familiale.7.15 P M.CBT-Métropole CBM-VartétAe.CJAD-Dow award eobw CFCF-Sportscast.7.30 P.M.CBF-R.et R.L'Herfcter.CJAD-The Fourth etc.OEM-Musique de ballet.CKAC-Sélections CFCT’-songa oI udr time OFCF-"Club 15" CHLP-De qui parlons.7.45 P.M.CBF-Pelntree de la CKAC-Le diable «te.CKVL-Oncle Troy.CJAD-Thls la the Story.CFCF-Make Mine Music.8.00 P.M.CBF-Ceux qu'on aime •JBM-C'auser.e.CKAC-Pour hommes.CKVL-Fantôine au.CJAD-Nouvellee.CïXIF-Blondie CKEP-Chansons.8.15 p.m.CJAD-Bob Hiberiy show.CBM-Festlval de ballet.8.30 P.M.CBF-Le Faubourg-CKAC-Studlo.CKVL-Vive la galets OJAD-Take a Chance.CFCF-Take a chance.CHJJ?-Badlnages, 9.00 P.M.CBF-Radlo Carabin CKAC-Hollywood etc.CKVL-Téléphone chan.CJAD-Des comédiens CPCF-Variety Show CHLP-Place Ptgalle.9.30 P.M.CKVL-CX quêtai.CJ AD-Concert.OFCF-Curtaln Time.CBM-Poéele.10.00 P.M.CBF-Radlo-Journal.CBM-ftad! o-Journal.CKAC-Calvacade music.CKVI, Paris swing.CJAD-Nouvellee.______ CFCF-Blng Crosby Show CHIP-Montréal la nuit.Jeudi, 3 mars 10.15 P.M.CBF-Causerle.CBM-Revue l'actuoHM CJAD-Easy Aces.10.30 P.M.CGF-Planlste.CBM-Pianiste CKAC-Mlniature.CKVL-Nouvelles.CJAD-Nouvellee.CT'CF-Mllton Berle.CHLP-Danse.10.45 P M.CKAC-Nouvellee CJAD-Laurenttan 11.00 P.M.CBF-Adaglo.CBM-When night.CKAC-Bonsolr les.CKVL-Tommy Dorsey CJAD-Sports.CFCF-Nouvelles 11.15 P.M.CKAC-Chanteur CJAD-Platter Party CjecF-Off the Record.11.30 P.M.CBF-L’orchistre.C'BM-Muslque CKAC-Orchestre.CKVL-Nouvelles CHLP-Au cabaret dans.MINUIT CBM-Nou relies.CKAC-BuUetln.CKVL-Record Man CJAD-Nouv.et ferm C'-’CF-Nouvelles et ferm.CHLP-L'heure précise.12.30 A.M.» CKAC-Orcheetrs.1.00 A.M.CKAC-Nouvelles.5.00 A.M.CllAC-Nouvetlea.CRVL-Cultlvateum.5.15 A.M.CKAC-Lever soleil.5.30 A.M.CKAC-La messe du Jour 6.00 A.M.CBM-Révell.CKAC-NouteUss.CKVL-RéveU CJAD-Nouvelles.6.15 A.M.> ClIAC-Evell.CKVL-Priér*.6.30 A.M.CKAC-Evell agricole CJAD-Debout Montréal CFCF-Maurloe Bédard.6.45 A M.CJAD-Frog.8.-Coeur.7.00 A.M.CBF-Opéra de quat'sous CBM-NouveUes.CKAC-Actualttés.CKVL-On prend !» oafé.CJAD-Nouvelles.CFCF-Nouvelles * CHLP-Le Carrousel.7.15 A.M.CKAC-Evell.CJAD-Mustque.7.30 A.M.CBM Nouvelles.CKAC-Pronostlcs.CJAD-Nouvelles.7.45 A.M.CKAC-La quart d’heure 8.00 A.M.CBF-Radlo-Journal.t üM-Radio-Journal CKAC-Nouvellee Inter.CKVL-BonJour CJAD-Nouvelles sport.Ci!i.P-R*dl0-8.-Ooevur 8.15 A.M.CSF-ElévaUons.C 3M-Dé votions CKAC-Boul.Légaré.crcl’-Toast & coffee.CHLP-Le Carrousel.C ) AD-Huslque.8.30 A.M.CBF-Rythmes CEM-Muslque militaire.C HJF-Mélodle».CHLP-Entretlen matinal 8.45 A M.C -lAC-T.-oubadours.9 00 A.M.CBF-Bulletin.CBM-Nouvelles.CHAC-Actualltée.CKVL-Roger Baulu.CJAD-Nouvelles.9.15 A M.CBF- Chansonnette.CBM-Mélodles.CKAC-Boul.Légaré.CJAD-Tlme was.FCF-Brealcfast Club.9.30 A.M.CBF-Le p'tlt trsln.CKAC-En parcourant.CFCF-Nouvelles CHLP-Mon programme.9 45 A M CBM-Bm'sslon éducative CKAC-Fleurs et chard.10.00 A.M.CBF-Sur noe ondea c t AC-Actualité*.CÎAD-NouveUes.C-voF-Pages de mélodies CHLP-Au bal musette.CKVL-Nos artistes.10.15 A M.CBF-Entre nous.CKAC-Icl Fernand R CBM-Klndergarten.CJAD-BaU room.CKLP-Canzone.OKVL-Jaoquee Normand 10.30 A.M.CBF-Alrs d'opérette*.CKVL-Entrevuee.CBM-Pgm.musical.CPCI,’-Bérénadee.CHLP-CHLP 1-4-1-0.10.45 A.M.CBF-Les drames CBM-Day dreaming.11.00 A M.CBF-Franclne Louvain CBM-Rood of life.CKAC-Actualltés.CKVL-Chansonnett* CJAD-Nouvellee.CFCF-Brealcfast In Hoi CHLP-Au buffet .11.15 A.M.CBF-La Métairie Ran CKAC'-Panler ‘provisions CBM-Qrande Boeur CJAD-Kate Alt gen.11.30 A.M.CBF-Joveux troubadour* CBM-Whst's your beef?CKAC-Olub du disque.CJAD-Valse.CFCF-Women • Wold.11.45 A.M.CBM-Laur* Limited CJAD-Roimd-Up tun*.CFCF-Muslque pour ma MIDI CBF-Jeunesse doré*.CBM-Nouvelle*.i CKAC-Bon appétit.CKVL-Chansonnett*.CJAD-NouveUea.CFCF-Nouvelles CHLP-L’heure féminin».12.15 P.M.CBF-Rue principal*.CBM-AunC Lucv.CJAD-New* Quia.12.30 P M.CBF-Le réveil rur*l.CBM-Emlsslon rur*le.CKAC-l e coin du dlsqu» CJAD-Nouvelle*.CFCF-Claudla 12.45 P.M.CKAC-Nouvellee.CJAD-Ditties by Damo.CFCF-Magaslnage.1.00 P.M.CBF-Quelles nouvelle»?CBM-Radlo-Journsl.CKAC-Rartlo entrevu*.CKVL-Nouvelles CJAD-Nouvellee.CFCF-Nouvelles et mu» CHLP-Rsdlo-Joumal.1.15 P.M.CBF-Radlo-JoumM.CBM-Happy Gang.CKAC-Mélodles CFCF-House Party.CHLP-Heure féminin*.CJAD-Pope Oonoert.1.30 P.M.CBF-Tante Lucie.OKAC-Jean Lalonde .CFCF-Vocal Varieties.1.45 P M.CBF-Détente.CBM-S' ganlong.CFCF-Sam.Kaye's Orch.Grapho-analyse du "Devoir" par Mark Ellery, B.A., C.C.A.A L’ECOLE DE SECURITE ROUTIERE 2.00 P.M.CBF-Grande Soeur CBM-Bornie Braden CKAC-Actualltés.CKVL-Tommo Dorsey CJAD-Nouvelles.CFCF-2 O'clock Caller 2.15 P M.CBF-Maman Jeann* CKAC-Amour» .CBM-Valaes.CJAD-MUce CFCF-Ethel dc Albert- 2.30 P.M.CBF-Lettr» A un» Can.CBM-Muslcally yours.CKAC-Un peu de tout.CJAD-Dan Daly.CFCF-2 O'clock: Caller.CHLP-Pobnws sympho.2.45 P.M.CBF-Le moulin CKAC-Rêvene musical».CJAD-Goflpei Singer.3.00 P.M.CBF-Cliefs-d'oeuvr».CBM-Llfe CKAC-Actualltés.CKVL-Yours for the ask CJAD-Nouvelles.3.15 P M.CBM-Ma Perkins.CKAC-Rendez-vou* .CJAD-Jane and Don 3.30 P.M.CBM-Pepper Young'» CFCF-2 O'clock Caller CHLP-Fleurs de Paris CFCF-Nancy Craig.3.15 P M.CBM-Right to .4.00 P.M.CBF-Heure du thé.CBM-Jack Kerch.CKAC-Actualltés.CKVL-Club Alouette.CJAD-Nouvelles CFCF-Tello-Test.CHLP-Musqu*.4.15 P.M.CBF-Notre pensée.CBM-Commeatalres CKAC-Evénements «oc.FCF-Guldlng Light.CHLP-Musqué.CKVL-Uncle Troy.4.30 P.M.CBF-Radlo-Collég#, CBM-Varlétée.CKVI^Chansonnett».CFCF-Dr.Malone.CHLP-Chant, CKAC-Chanson*.4.45 P M.CFCF-Rosemary.5.00 P.M., CBF-Racl 1 o-Collég».CKAC-Actualité*.CJAD-Nouvelles.CHLP-Chansonnettes 5.15 P.M.OBF-Falre-parts.CKAC-Colette et Roland CJAD-Superm*n.5.30 P.M.CBF - C ha us on nettes.CBM-Hlstolre.CK AC-Chan son» de OJAD-Communlty Chest CFCF-Today's Story.5.45 P.M.CKAC-Llse et Jean-Paul CBM-Westem Five.CJAD-Make Believe.CFCF-Oncle Trov CHLP-Radlo-Journal.Les personnes qui désirent connaître leur caractère par l’analyse de leur écriture doivent nous envoyer une page écrite de leur main accompagnée de la somme de cinquante sous.Les personnes qui désirent une réponse personnelle et plus élaborée devront envoyer deux dollars.Les lettres devront être adressées \ Grapho-Analyse, ‘‘Le Devoir", casier postal 500, Place d’Armes.Montreal.Asheun — //.N.— Monsieur Aslieun, vous êtes très expressif, (iai un moment, uésolé l’instant d’après.Vous vous tenez à la remorque de vos sentiments, de vos emotions, et de voire coeur.Tantôt franc'et loquace; tantôt discret et hermétiquement fermé.Loyal à vos idées, et aux rares amis auxquels vous prêtez votre confiance.Concentration.Par elle, vous intensifiez chacune de vos actions.Votre esprit est pénétrant et alerte; il saisit rapidement les données présentées.Néanmoins, vous n’évoluez pas avec la même aisance en tous les domaines; et vous entretenez sur bien des sujets des opinions restreintes, sévères et rigoristes.Beaucoup de détails vous échappent; ou encore vous possédez par habitude la faculté de saisir les détails par une activité intense et rapide.Vous recueillez les impressions comme au passage, en vitesse.Tel un homme habitué à obtenir ce qu’il veut sans aller en profondeur.Ainsi le zéphyr qui ride la surface de l’onde.Vous inclinez vers la diplomatie.Tant mieux, car vous êtes aussi irritable et influençable.Assez fier pour désirer attirer l’attention; assez décisif et indépendant pour marcher à l’encontre des conventions que vous n’agréez pas, lorsque vous avez fixé votre choix.Mais précisément, vous êtes un rêveur.Non parce que vous êtes un artiste, amateur de musique et de littérature; mais parce que votre volonté est faible.Vous voudriez beau et grand; que la situation s’améliore.Mais vous ne vous mettez pas sérieusement en tête de l’améliorer.Malgré tout, vous vivez de bons moments dans la vie.Car vous en possédez un sourire.C’est votre sens d’hu- n'0Ur' Mart ELLERY LETTRE D’EUROPE Opinions anglaises et canadiennes sur ie Canada exposées dans le " Diplomatique La structure ethnique du Canada —— Les Canadiens en fjee des Etats-Unis, de l'Angleterre et du Commonwealth (Par Alcide EBRAY) (Suite et fin) Deux collégiennes font ici l’essai et l’examen des machines d’expérimentation au nouveau collège britannique de la sécurité routière, à Londres.Erigée par l’association anglaise pour la prévention des accidents et pourvue de machines d’une valeur totale de $100,000, cette institution est ouverte à tous les groupements policiers ou scolaires qui veulent en profiter pour instruire route.leurs membres des meilleures règles de conduite sur la rue et la (Photo U.K.I.O.) Vingt-sixième croisade du Bon Parler Français Elle a été inaugurée à St-Jean -.M.Jules Massé Discourt de Il y aura 300 ans, les 6 et 13 mars 6.00 P.M.CBF-Yvan l'Intrfpld*.C3M-Variété».CKAC-Une vedette.CJAD-Nouvelles.CV'CF-Sérénade.CHLP-ChansonntU.6.15 P M.CBF-Radol-Joumal CBM-Nouvelle*.CKAC-Dite»-moL CFCF-Nouvelle» 6.25 P M.CKAC-Plèce du Jour.6.30 P.M.CBF-Revue actualité.CBM-Chron.du ekl.CKAC-Forum sport».CKVL-Nouvelles CFCF-Flreslde Storla».6.45 P.M.CBF-Chron1'".:e du ski.CBM-Nouvelles.CKAC-Nouvelle*.CFCF-Muslque.7 00 P.M.CBF-Un homme.CBM-Troub*dour.CKAC-Sélections.CKVL-Chansonnett*.CJAD-Nouvelles.CFCF-Musloue CHLP-L'heure familiale.7.15 P M.OB-Métropole CBM-Sweet and Swing.CJAD-Dow award show.CFCF-Sport 7.30 P.M._ CEF-Rr'lande et Robert.CJAT-Calvacade.Cl l'F-Ctub 15.CI LP-Bouquet musical.CI M-Flîh'ste.7.45 P.M.CV y.Troubadours, ci M-Les affairée de CBF — CKAC 690 T3« SOIREE CKAC-Le diable s'«o .CKVL-L'Onde Troy CJAD-Thls Is the Story.CFCF-Make Mine Mualc.CHLP-Musique tsigane.8.00 P.M.CBF-Talent» chez nous.CBM-Happy Time.CKAC-Un soir à F*rl*.CKVL-Fantôme.CJAD-Nouvelles.CFCF-Chuckwagon.CHLP-Heure grecque.8.15 P M.CJAD-Frontenac Ski.8.30 P.M.CBF-Sérènade.CBM-John et Judy.CKAC-Nazatre et B*r.CKVL-Variétés '57.CJAD-Bob Eberley show CFCF-Cross Section CHLP-Les talent*.8.45 P.M.CJAD-Show time parade 9.00 P.M.CBF-Théâtre Ford.CBM-A1 Joison.CK.iC-Etolles de Franc».CKVL-Chaneon chance.CJAD-Town Topics.CFCF-Talk Civil Service CHLP-Place Plgalle.9.30 P.M.CBM-Wavne * 8hu»t*r.CKAC-Denls Drouin.CKVL-Prtx Dow CJAD-Concert Hall.CFCF-Can you Top Thl» 10.00 P.M.CBF-Radlo-Joum*l.CBM-Journal CKAC-Suspense.CKVL-Parla swing.CJAD-Nouvellee.CFOF-Abbott & CœteUo CHLP-Montréal la nuit.C-;CF CO» CJAD — CBM SOO 940 10.15 P M.CBF-Les affaires de.CBM! Actualité CJAD-Basv Aces.10.30 P.M.CBF-Félix Leclerc.CBM-Eventlde.CKAC-Nos gouverne CKVL-Nouvelles.CJAD-Nouvelles.CFCF-Orchestre.CHLP-L'heure de danee 10.45 P.M.CBF-Airs d'Opérette*.CKAC-Nouvelle» CJAD-Emile Côté.11.00 P.M.CBF-AdsglO.CBM-Sportman'« Show CKAC-Sport.CKVL-Tommy Doney.CJAD-Sports.CFCF-Nouvelles CHLP-Montréal la nuit.11.15 P.M.CKAC-Chanteur CFCF-Off the Record 11.30 P.M.CBF-Orch*»tr*.CBM-Nocturne.CKAC-Orchestre.CKVL-Nov.velles CHLP-Au cabaret, MINUIT CBF Fin de» émltslon* CBM-Nouvelle».CKAC-BuUetln.CKVL-Record man CFCF-Nou.et fermeture CHLP-Nouvelleg.12.30 A M.CKAC-Orcheetr*.1.00 A.M.CKAC-Nouvelle*.CKVL — CHLP 960 1410 Lp Comité des Fondateur» de l’Egiise canadienne qui, depuis plusieurs années, présente sur le réseau de la Société Radio-Canada le programme “Le Ciel par-dessus les toits”, consacrera ses émissions des 6 et 13 mars aux Martyrs canadiens, à l’occasion du troisième centenaire de la mort héroïque de Jean de Bré-beuf, de Gabriel Laiemant, de Charles Garnier et de Noël Cha-banel.A cette occasion, l’auteur des textes, M.Guy Dufresne, qui nous a présenté, jusqu’ici Mgr de Laval, Marguerite Bourgeoys, Jeanne Mance, Marie de l’Incarnation et Catherine de Saint-Augustin, mettra en relief la vie de Jean de Brébeuf, ce saint mar tyr qui, du ciel, dirigea de façon merveilleuse Catherine de saint-Augustin.“C’est un échange entre !e ciel et ia terre, dit M.Dufresne, il y a réellement quelque chose de renversant, d’inspiré, dans cet échange.” Dans le programme suivant, celui du 16 mars, l’auteur nous entretiendra des rencontres ter restres de Jean de Brébeuf avec d’autres fondateurs de l’Eglise canadienne que nous connais sons déjà pour avoir suivi tous les dimanches à 5 heures de l’après-midi, cette série admirable qui met en lumière les ver tus de nos martyrs, de nos saints et surtout des fondateurs de l’Eglise au Canada.Comme pour les autres programmes, ceux des 6 et 13 mars seront réalisés par M.Guy Mau fette qui s'est vu confier, de^ puis la fondation, la réalisation de toute la série.Une grande manifestation patriotique, à la Centrale catholique de Saint-Jean, inaugurait, dimanche soir le 20 février, la 26ème croisade annuelle de la Société du Bon Parler français à travers la province.Il y eut également, dan^ l’après-midi, une réunion en faveur du bon parler français scolaire destinée aux élèves ae la commission scolaire de Saint-Jean.De nombreuses religieuses de la Congrégation de Notre-Dame représentaient les écoles qu’elles dirigent.M.L.-Omer Perrier, journaliste et chevalier du B.P.F., présidait la séance.L’assemblée du soir était présidée par le représentant du conseil de ville, M.Roméo Alexandre, échevin.Me Stanislas Poulin, président d- B.P.F.de Saint-Jean, et l’hon.Paul Beaulieu, ministre du Commerce et de l’Industrie de la province.M.Alexandre souhaita la bienvenue au nombreux auditoire qui remplissait la salle.M.le chanoine Frenelte c remercié la Société au nom des ré cipiendaires.“Deux des nouveaux dignitaires de l’Ordre académique du B.P.F.méritent admirablement, dit-il, la décoration qu’ils viennent de recevoir après des années de dévouement au service de la cause et de la Société.Quant à moi, ajoute-t-il, e dois attribuer mon insigne d’argent au collège que je dirige, mais je ne négligerai rien pour mériter la flatteuse distinction que la Société nous accorde au-ourd’hui”.M.JULES MASSE L« conférencier, M.Jules Max sé, avait choisi comme thèse: “La valeur économique du français”.Il démontra que le fran çais, langue de la majorité dans le Québec, ne semble en rien in dispensable au succès en affaires de la minorité linguistique.Aussi paraît-il illusoire pour notre peuple de considérer la langue seconde comme sa seule planche de salut dans le domaine économique.Le président général du B.P.F.déclare, en effet, que les facteurs d’exemplaire prospérité Artistes invités à Radio-Canada SEMAINE DU 27 FEVRIER 1949 Le mercredi, 2: 9h.00 p.m.: Miklos Gafnl, té nor; 10b.30 p.m.: Gordon Manley, pianiste.Le jeudi, 3: Ih.45 p.m.: Armand Cayer, baryton.Le vendredi, 4: 8h.00 p.m.: Roland Bédard diseur; 8h.30 p.m.: Clair# Gagnier, soprano.Le samedi, 5: fih.30 p.m.: Arturo Toscanini, chef d’orchestre; 7h.30 p.m.: Robert Savoie, basse.de nos concitoyens d’autres origines ne s’avèrent pas d’ordre linguistique.Leur réussite procède, en particulier, d’une cause dus profonde, plus humaine: eur louable solidarité pratique.“Notre peuple, conclut M.Massé, atteindra, dans sa propte province, les mêmes résultats en adoptant les mêmes moyens, et l’amour du français, du bon français, nous achemine vers cette nécessaire et féconde cohé' sion nationale”.Le conférencier fut remercié par le président du B.P.F.local, Me Stanislas Poulin.Celui-ci rappela les mérites de M.Massé qui, depuis 26 ans, consacre son talent et même sa* santé au service d’un meilleur parler scolaire et national.L’HON.PAUL BEAULIEU L’hon.Paul Beaulieu, qui remerciait le conférencier, déclare que l’oeuvre de la Société du B.P.F.sert à la fois notre culture et les intérêts supérieurs et permanents de notre nationalité.“Nous devons être heureux et fiers, dit-il, nu’un éducateur aussi cultivé et si patriote prêche partout, dans la province et dans le pays, une doctrine progressive et dynamique”.M.l’abbé Etienne Blanchard, chevalier du B.P.F., dérida l’assistance par une allocution pleine de saillies spirituelles et émaillée d’anecdotes linguistiques qui toutes militaient efficacement en faveur du bon parler populaire, L’Orphéon de Saint-Jean, dirigé par M.L.-Omer Perrier, maître de chapelle et fondateur du B.P.F.de Saint-Jean, exécuta un magnifique programme musical.Le soliste était M.Marc Tougas.Le concours de diction entre les écoles, organisé par MM.Jean-Paul Ménard .et Toussaint Simard, propagandistes de la Société, valut la palme à Mlle Monique Campbell, du couvent de Saint-Jean, et à M.Germain Gui-mond, de l’Académie commerciale.De nouveaux sociétaires s’inscrivirent nombreux à Tappel de M.J.-B.Rioux.Voici d’autre part, quelques considérations que nous trouvons dans l’exposé de M.Mackenzie King.“La sécurité du Canada dépend de la protection efficace de nos côtes et des voies de communication pénétrant au coeur du pays, en tout premier lieu le golfe et le fleuve Saint-Laurent.A l’entrée du Saint-Laurent se trouve le territoire britannique de Terre-Neuve et du Labrador, qui avoisine notre pays.L’intégrité de Terre-Neuve et du Labrador est essentielle à la sécurité du Canada.En contribuant de notre mieux à la défense de Terre-Neuve et des autres territoires britanniques et français de notre hémisphère, non seulement nous défendrons le Canada mais nous aiderons aussi la Grande-Bretagne et la France en leur permettant de concentrer leurs forces dans la partie du monde où leur sécurité immédiate est en jeu.Le sentiment d’unité canadienne dans la poursuite de la guerre s’affirma d’une manière admirable.Le 25 octobre 1939 la province de Québec, faisant entendre sa voix même au delà de l’Atlantique, relevait un défi qui avait fait planer des doutes sur la loyauté de sa population.Celle-ci n’aurait jamais su mieux proclamer son adhésion/à l’effort de guerre du cabinet fédéral.Toujours je considérerai cette double démonstration d’unité canadienne, comme le concours le plus fécond que le Canada pouvait.au début du conflit, apporter a la victoire de nos armées.” Et en voici la conclusion: “L’esprit d’une nation n’est pas facile à définir.On ne le connaît que dans la mesure où il se révèle.Il ressemble aux eaux cachées sous la surface de la terre.De temps à autre, et en divers lieux, les eaux provenant de quelque endroit secret jaillissent a la surface pour former des sources, des ruisseaux ou des rivières.Pareillement, de temps à autre, l’esprit d’une nation jaillit de sa source et se manifeste par les actes collectifs d’un peuple”.V V ¥ UC NUS U N U ES 3 n.MERCREDI, ï MARS Des cUefa-djoeuvr* de .Z* _ Quatuor en 1» mineur, Kreisler; Joué per Kreisler String Qu*r-tet.XtXe Siècle.''Ph§kppe Autoert de Gm-pé, 1786-1871." Auteur: Madeleine Ga 11 s’a.à S h.1» p m.: U* Franco paraît au service funèbre d'Alphonse XIII Madrid, 2 (Reuter).— Le chef de l’Etat espagnol, le généralissime Francisco Franco, a paru en public pour la première fois aux côtés d’un repré sentant de l’ex-famille royale d’Espagne, à l’occasion d’un service funèbre qu'il avait autorisé à la mémoire du feu roi Alphonse XII, mort à Rome le 28 février 1941, dix ans après avoir été chassé du trône.A ce service, qui a eu lieu à l’ancien palais-monastère de l’Escurial.près de Madrid, plusieurs aristocrates, diplomates et hauts fonctionnaires franquistes ont tenu compa gnie à l’infant Don Luis-Alfonso de Bavière.M.Louis Saint-Laurent expose les bases de la politique canadienne dans les affaires internationales.En voici quelques extraits: “Nulle politique étrangère de longue échéance ne peut être logique ou cohérente si elle ne se fonde sur quelque conception des valeurs humaines.Dans la vie nationale du Canada, il y a l’influence constante des concepts du bien et du mal qui ont leur origine dans les civilisations hébraïque et grecque et que les traditions chrétiennes du monde occidental ont transformées et transmises d’âge en âge.Ce sont des valeurs qui soulignent l’importance de la personne humaine, du rôle des principes d’ordre moral dans la conduite des relations humaines, des normes et jugement qui priment le simple bien-être matériel.Ce sont ces valeurs que le Canada doit chercher à discer ner dans les affaires mondiales, afin de les protéger et de les maintenir.S’il est une conclu sion à laquelle l’expérience commune acquise a conduit le Canada, c’est bien que la sécurité de notre pays repose sur la création d’une organisation internationale fortement charpentée.Le sens de la responsabilité politique sur le plan international s’est affirmé au pays d’une façon perceptible.Lorsqu’il s’est agi des grandes questions de participation a quelque organisation internationale, en temps de paix comme en temps de guerre, le Canada a pris la décision d’être présent.” M.Saint-Laurent conclut son exposé comme suit: ‘Le Canada se prépare à faire face aux responsabilités internationales toujours croissantes qu’il a assumées en tant qu’Etat moderne.Il a multiplié rapidement sa représentation diplomatique à l’étranger et possède aujourd'hui des missions dans 22 pays, avec un personnel de 671 en 1946, contre 145 en 1928.Le personnel diplomatique est actuellement de 126; il était de 20 en 1928.Avant bien longtemps, le Canada aura des représentants diplomatiques dans les capitales de tous les grands pays du monde.S’il accroît ainsi sa représentation, ce n’est pas simplement par souci des conventions ou de la réclame qui peut en résulter à l’étranger.C’est parce que la situation géographique du Canada, son climat et ses ressources naturelles ont conditionné son économie au point que la prospérité et le bien-être de sa population dépendent dans une large mesure de la prospérité et du bien-être du monde entier.Le Canada est ddnc appelé à jouer, sur la scène internationale, un rôle qui lui sera d’autant plus utile à lui-même qu’il le sera aux autres, et pour s’en bien acquitter, il doit avoir chez ses voisins ses propres porte-parole.“M.Malcolm MacDonald, an cien haut commissaire du Royaume-Uni au Canada, adressant la parole, avant son départ, à un groupe de Canadiens, décrivit le Canada comme “une unité, une harmonie, une nation, un peuple pénétré d’un sentiment na tional cherchant à atteindre des buts nationaux”.Il ajouta: “La ligne de conduite du Canada en matière d’affaires internationales et ses conceptions à cet égard attestent un bon sens, une sagacité et un véritable sens politique qu’on trouve rarement/ C’est le ferme espoir du Canada de pouvoir continuer à se rendre digne d’un tel éloge.” # ¥ ¥ Le Dictionnaire Diplomatique publie à la rubrique de l’Alimentation et de l’Agriculture l’exposé si complet de M.L.B.Pearson en tant que président de la Commission de l’alimentation et de l’agriculture des Nations Unies dans lequel nous lisons les vues que voici: “Aucun pays ne peut espérer parvenir & ce résultat en comp tant uniquement sur ses propres moyens, car nul pays ne peut dé sonnais se garder des effets dé sastreux de gestes posés par d’autres nations.Mais, dans un monde où la distance a diminué et où le cours des événements s’est accéléré, chaque nation it accroître ce que les autres lington Koo sur la Chine, Roosevelt sur les Etats-Unis, Amery sur l’Inde et l’Empire Britanni-jue, Procopé sur la Finlande, ierriot et Béranger sur la France, Kanya et Gyongyossy sur la Hongrie, le comte Sforza sur ITtalie, Grew et Sato sur le Ja-jon, Koht sur la Norvège, lord .othian et Gooch sur la Grande-Bretagne, Yrigoyen sur le Pérou, Raczynski et Rzymowski sur la Pologne, Caeiro da Malta sur le Portugal, Comnène et Tataresco sur la Roumanie, Gunther sur la Suède, P.Lachenai, Malche, Pe-titpierre et Borel sur la Suisse, Mardam bey sur la SiAie, Gahh Boutros Pacha sur l’Egypte, le Dr Benès sur la Tchécoslovaquie, de Gasperi et Kardelj sur Trieste, Ismet Inonu .et Rustu Aras sur la Turquie, Milioukov et Nolde sur rÜ.I peut_____ font beaucoup plus facilement et efficacement que dans le pas sé.Les possibilités de faire le bien ont augmenté au même rythme que les possibilités de faire le mal.On peut maintenant espérer de résoudre le problème de la faim si chacun veut collaborer.Le progrès sera nécessairement graduel.L’homme n’adapte pas du jour au lendemain sa manière de faire traditionnelle aux nouvelles conditions, et il faudra surmonter beaucoup d’obstacles.Mais on peut se mettre à l’oeuvre dès maintenant.Il sera nécessaire d’opérer des changements dans le régilne économique et social des nations.Il ne s’agit pas d’une orientation absolument nouvelle; elle est dans le sens d’une évolution dont notre époque a accéléré la marche.” Le FVe tome du Dictionnaire contient des études d’un ensemble impressionnant.¥ ¥ ¥ Ainsi cet ouvrage contient des exposés de MM.Perluffo et Cooke sur l’Argentine, du Dr Evatt sur l’Australie et le Pacifique, du Dr Gruber sur l’Autriche, De-vèze %t van Zuylen sur la Bel gique.Edwards sur le Chili, Wel U ak-y A .R.S.S., Larret» sur l’Uruguay, etc.La Cour internationale de Justice a été traitée par son président, M.Guerrero, qui est le président de l’Académie; l’O.N.U.comporte des exposés du président Roosevelt, qui fut l’un des fondateurs de rAcadémie et membre de son Bureau, de lord Perth, de J.-Paul Boncour.La politique extérieure des grands Etats durant ces dernier» siècles a été exposée par le secrétaire général de l’Academie, M.le ministre Frangulis.C est M.Holsti qui a traité la question des îles Aland et le conflit russo-finois; M.Pella celle des criminels de guerre, Badawi Pacha celle de la Ligue arabe.MM.| Stimson et Lavvrence celle de la question atomique; M.Myron Taylor celle des réfugiés; M.| Acheson celle de la Banque internationale; M.Rueff celle des Réparations; S.-M.Cantilo celleI du Chaco; M.Byrnes, la question du désarmement; M.Osusky | celle du principe de l’équilibre; MM.Peretti de la Rocca, comte] de Romanonés, Ossorio Y Gallardo celle de l’Espagne.Le statut] de l’Ethiopie a été exposé pari M.Abte Wolde, celui de Cubai par MM.de la Torriente et del Ayala, celui de l’Empire Bn-I tannique par MM.Amery cil Evatt; de l’Equateur par MM.I Quevedo et Davila; celui de inl Grèce par M.Frangulis; celui| du Danemark par M.Rasmuns-sen; du Guatemala par M.Silvul Pena; celui de l’Iran par M.AlaJ de l’Islande par M.Jonsson; dcsl iles du Pacifique par M.W.AusT tin; du Panaméricanisme pari MM.Costa du Rels, Lepès, Léger J Lieras, etc.La question du.pc-| trole a été traitée par M.Loften.la conférence de San-Franciscol par M.Stettinius; feu M.Titu-r lesco avait traité la question balkanique.La question de PUnionl occidentale et de l’Europe a étof traitée par un grand nombre de diplomates, celle du fédéralisipe par MM.Hostie et Le Fur, celle de l’intervention par M.Ed.Larl reta.Les conférences de Moscou,] de Potsdam, de Paris, de Yalta ont été exposées par MM.Roose-] velt, Cordell Hull, Byrnes, etc.i la question du veto par MM.AusJ tin, Castillo, Najera, Vellosoi celle du Mexique par MM.CaH denas et Najera; de la Youg slavie par M.Kardelj, etc.principaux traités figurent en entier et chaque question est sui4 vie d'une riche documentation et d’une bibliographie abondanj ta; Cet ouvrage qui se trouve dans toutes les chancelleries el qui fait autorité et dont le “TiJ mes” disait qu’il avait atteinl la renommée d’une oeuvre clasl sique, est une synthèse remari quable de la science de la diplo] matie.Nominations au C.N.M.Edgar A.Robertson, surln-f ndant général du transport pour la région de l’Atlantique du Canadien National, annonce la no- Les livreurs de journaux mination de m.R">mau P°*: 1 te d instructeur des règlements et d’examinateur, en remplacement M.L.-P.Beaulieu, décédé.M.A la séance échevinale de ce matin, les conseillers munie! paux seront invités à adopter des amendements au règlement 1862 régissant l’émission des permis.L’une de ces modifications trait aux routiers publics et pour objet de rendre justice aux livreurs de journaux qui ont dé jà représenté que le permis exigé dans leur cas devenait souvent trop coûteux.L’administration montréalaise imooserait un permis annuel rie $25 par véhicule pour les livreurs de journaux.Jusrm’à maintenant, ees derniers tombaient dans la, classe des rou-liers publics; en conséquence, ils devaient payer un permis de 140 pour le premier véhicule et de $10 pour chaque véhicule additionnel.Etant donné que les livreurs possèdent ordinairement chacun leur camion, cela roulait dire que le permis de $40.par année était perçu dans chaque eaa.de .JPHtlW-s.Roy compte près lie 31 ans d expérience au chemin de fer.Bien que les bureaux de M Roy soient à Campbellton, N.B., il passera la majeure partie de son temps dans une “maison sur roues” qui circulera entre la Ri-vière-du-Loup et Sydney, Halifax.Charlottetown, St-Jean et Fredericton.Spécialement construit par le Canadien National, ce wagon spècial comprend une classe, une salle d’examen, une chambre à coucher, une salle de toilette, une cuisine avec-armoire, table, poêle et frigidaire.M.* * M.H.-A.Marquis, surintendant régional des télégraphes du Canadian National, annonce la nomination de M.Armand-L, Bourgeois, surveillant de nuit, au poste d’opérateur-chef du bureau du chemin de fer à Moncton, en remplacement de M.W.H.Bedford, qui a pris sa retraite récemment après près d’un demi aifcr-l* service aux télégraphes.MARINE • ARMÉE AVIATIO Vtl f si l: § :m ï.M! •v* - ‘ ^ ‘7: v •\v- .demanc/eb dïnâcrffiticn SONT ACTUELLEMENT ACCEPTÉES pour l'année commençant an septembre 1949 COLLEGES DES SERVICES ARMES DU CANADA Le* Collèges des services armés offrent à tous les jeunes Canadiens un cours de 4 ans en arts et en génie du même niveau que les mêmes cours dans une université reconnue.Les diplômés pourront obtenir leur brevet d’officier dans l’Active ou la Réserve de la Marine, de l’Armée ou de l'Aviation.* C**ditioa» d*edm1»»l*n Le» candidat* doivent «voir plu» de 16 et moin» de 20 ans, au 1er janvier 1949.* Ils doivent justifier du certificat d'immatriculation sénior, ou l'équivalent.Frai» d* scolarité Le* frais sont modiques.Pension et logement fournis.L* solde retirée pendant Ier cour» d’été suffira aux frais aprè« la première année.imtdidais è la Ifarima doivent avoir moin t d* 19 «nv* au t«r ftmvitt, 1949, nxerpté Jbi iUumt 4m eoiligoê eimtiqunt pour UaquoLt la limita d âg* est da 20 ont.Or arrordora dan» la» trot» armas rr eartatn nambra da boursaa tTéluda» ai 4a rodais.las damandes d'inscription doivent être reçues avant le 31 mars, 1949 POUR TOUS RINSEIONIMCNTS S'ADRESSER SANS DEIAI Al 1» R,«i»r«v».L* Refùlratr,, W Rnal R«ni«, Collèt, MUitaIr, Mwàt Royal Roods, CS.»u,filon, Ootarlo.» • Ve* eccailen d» ¦•rrfe b CoeeA 183433 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 2 MARS 1949 fAGE NEUF Lettres au Devoir Nous ne publions que les lettres signées ou des communications accompagnées d’une lettre signée avec adresse authentique.“Le Devoir" ne prend pas la responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique.M.Duplessis et la famille Cher Monsieur Laurendeau:- Dans le Devoir du samedi, 26 février 1949, vous protestez contre cette mention, au récent budget provincial québécois, “pas de taxes".Vous signalez avec raison comme une augmentation de la fiscalité "le 'réaménagement de la loi des successions".Ce “réaménagement” constitue une injustice de plus au crédit du gouvernement Duplessis.Quelle sollicitude M.Duplessis, célibataire endurci, porte-t-il à la famille?Veut-il punir ceux qui ont eu le courage de fonder un foÿer et d’élever des enfants ?A preuve le projet de loi no 49 soumis à la législature.Je vous signale quelques-unes de ses dispositions.Confisquant une large part des biens laissés par un citoyen de la province de Québec, le législateur cherche à écarter les moyens que peuvent prendre certaines gens pour éviter l’application de la loi concernant les droits des successions.Cette préoccupation se rencontrait, parfois chez les pères de famille désireux d’aider à l’établissement de leurs enfants.Par une loi adoptée il y a une trentaine d’années, la législature déclara ignorer les donations faites .durant une certaine période avant le décès.Le 2 mars 1928, le législateur porta cette période à cinq ans.La même année, de crainte que ces donations ne fussent fictives, la législature décréta que le gouvernement ignorerait ces donations si le donataire se réservait, en tout ou en partie, la jouissance ou le contrôle du bien ainsi donné.Que la province ait exigé que ces donations fussent réelles, rien à redire.Afin de montrer leur bonne foi, certaines gens, voulant établir que leurs donations étaient réelles, se dessaisirent de leurs biens en faveur d’une compagnie de fidéicommis, au bénéfice de leurs enfants.Un acte notarié attestait que le donateur avait vraiment abandonné la propriété du bien ainsi donné, qu’il n’en bénéficiait plus et qu’il n’avait à son sujet aucun contrôle.Le fiduciaire pouvait affirmer l’exactitude de ces faits.Un père, contribuant à l’établissement d’un enfant, l’aidant à fonder un foyer pouvait avoir recoup à cette voie légale, sans craindre qu’à sa mort le gouvernement provincial ne fasse échec à ses volontés.Le projet de loi no 49 met à néant ces dispositions favorables à la famille.Il décrète que droits, taxes s’appliquent à ces donations ainsi faites par l’entremise d’un fiduciaire.Le plus odieux, c’est que l’on donne à cette loi un effet rétroactif de vingt et un ans, au 2 mars 1928.Ainsi, les pères de famille qui, de bonne foi, ont voulu aider leurs familles seront punis par la volonté du grrrand gouvernement Duplessis.' Le premier ministre répondra: il n’y a pas que les pères de famille, il y a les autres.S’il est sincère qu’il fasse 1 ajouter à ce projet de loi cet amendement: “Les articles 24a, 24b, 49a, 49b, 12 (de ce bill no 49) ne s’appliquent pas aux donations faites par un père ou une mère à l’un ou & plusieurs de ses enfants”.Le Conseil législatif a-t-il quelque utilité ?Qu’il le prouve en rejetant ou, du moins, en modifiant ce bill no 49.Un pire de famille.* La vitesse Le Devoir.430 est, rue Notre-Dame, Monsieur le rédacteur, “Elle est morte, et c’est mon enfant”, dit un médecin à qui l’on remettait la victime d’un écrasement.Deux colonnes d’eau salie et boueuse retombent sUr les trottoirs.C’est un auto qui passe.Quand, donc, ces lubies de la vitesse trouveront elles leur Waterloo?Les tribunaux et la police étant prévenus, que faire?Votre bien abligé serviteur, Joseph Pelletier.L'information électorale East-Angus, 20 fév., 1949.La Rédaction, Le journal Le Devoir, Monsieur le rédacteur.Je vous demanderais pour le bien public de faire paraître en tribune libre de votre journal et nous savons que vous n’y aurez pas d’objections, les observations que voici: RécemmenJ avait lieu dans le comté de Lévis une élection complémentaire, d’ordinaire, et c’est ce que le public a pu observer encore à l’élection de Ni-colet-Yamaska et ailleurs, nous avions commencé à avoir le résultat à la radio une heure après la fermeture des polis et toute la veillée en différents temps, les résultats nous arrivaient; mais cette fois-ci, par la faute Heinous ne savons qui.mais nous nous en doutons, aucun résultat n’a été donné au public durant la veillée, sauf aux nouvelles de 10 heures du soir, peut-être ce comté de Lévis est-il trop éloigne de la civilisation, ou encore, ce qui est plus probable, ça répu- finait peut-être au controleur de a radio, aux politiciens professionnels et compagnie, de parler de l’Union des Electeurs: c’est moins répugnant de parler de Black Horse, Molson, Dow, Bradling, etc.; U aurait bien fallu en parler de l’Union des Electeurs, car il y avait bien deux candidats en présence cette fols-ci: Union dite nationale et Union des Electeurs; le public, par nn j’este semblable, peut bien croi- re que l’une vaut bien l’autre, (surtout de la façon qu’on traite ce pauvre public), leipublic encore, serait impatient de savoir les raisons qui ont motivé cette façon d’agir de nos autorités envers lui-même, et à moins de raisons valables et justes nous resterons, nous, le public, avec des idées très perplexes.En attendant les renseignements.Je demeure, J.-A.Morin, cultivateùr, East-Angus.La C.F.A.en appelle à Londres du jugement sur la margarinè Ottawa, 2 JC.P.) — La Fédération canadienne de l’agriculture, et«un de ses organismes affiliés, les Fermiers-Laitiers du Canada (Dairy Earmers of Canada), viennent de réclamer conjointement le droit d’en appeler au comité judiciaire du Conseil Privé de Londres contre le jugement rendu il y a quelques semaines par la Cour Suprême du Canada au sujet de la margarine.Ce i igement maintenant l’interdiction d’importer ce produit mais proclamait illégale la défense d’en fabriquer, d’en vendre ou d’en posséder en notre pays et laissait aux provinces le soin de statuer chacune à part définitivement sur la question.FORUM SUR LA DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME L'assemblée générale des Nations Unies désire que la décla- ration des droits de l'homme une unité de pensée si large qu: Le but de la déclaration, a ajouté M.Humphrey, est de créer qu'elle a proclamée le tO décembre 1918-soit répandue dans tous les milieux, étudiée pr.r toutes les classes de la société et commentée dans les écoles.C'est ce qu'a déclaré, hier soir, M.J.Humphrey, directeur de ia division des droits de l’homme aux Nations Unies, lors d'un forum organisé par le Y.M.C.A.les nations puissent vivre en complète harmonie.Si plusieurs Etats n'ont pas encore si^né la déclaration, c'est pour des motifs politiques ou religieux.L’Afrique-Sud, entre autres, s'oppose à la déchirât ion parce qu’el.le n'admet pas l’article qui prévoit la suppression de toute discrimination.Accusé d'homicide involontaire Les Trois-lUvières.2 (D.N.C.) Cyrille Brûlé, de Sainl-Alexis-des-Monts, a été condamné par le juge Léon Lajoie, de la Cour de Magistrat, à subir son procès au prochain terme des assises criminelles, qui s’ouvrira dans notre ville, le 2û octobre prochain, sous une accusation d’homicide involontaire.A la même occasion, le juge Lajoie libérait Vital Clément, aussi de Saint-Alexis, qu’un jury du coroner avait tenu criminellement responsable, avec Brûlé, de la mort d’Emile Lefebvre, décédé en décembre 1947, après une dispute qu’il aurait eue avec Clém.nt et Brûlé.y£l^S.r ' .w j* y j:s3'v- • a ^ ^ ' V.1 f * V ’’naus h fane blanc facultatifs à cofit additionnai.Commando /draumotique d’équiptmant régulier sur la “hull"; vocuitativa à coût additionnai sur la "six".UN PRODUIT DE LA àENERAL MOTORS Oldsmobile fait son entrée en 1949-avec de superbes modèles Futuramic-une nouvelle "76”, une nouvelle "88” et un nouveau moteur révolutionnaire, le "Rocket” En avant la musique! Proclame* la nouvelle! Cest “Ma gentille Oldsmobile'* sur un nouveau rythme triom-, phant, alors que la nouvelle ligne de Futuiiimic se met en branle et défile devant le'public, dans le grand concours (Télégance! Il 7 a tue nouvelle Oldsmobile Futu-ramic “76” .présentant la plus récente carrosserie Fisher, la visibilité panoramique et un nouveau moteur remarquable, le “Gros Six”.Et, en tête de la parade, une Futuramic “88” de style nouveau .dotée d un nouveau moteur révolutionnaire, le “ROCKET” ! Oui, vous connaîtrez “la nouvelle sensation” dès que vous apercevrez une Oldsmobile 1949.Elle est caractérisée par une élégance profilée, à Tinterieur comme à l'extérieur.Sa performance réalise tout ce que semble promettre son apparence.Avec la commande hydrau* matique GM, la performance de l'Oldsmobile est si douce, si silencieuse et si puissante, quil vous faut en faire Fessai pour le croire! Votre marchand Oldsmobile vous invite à inspecter les nouvelles Futuramic — à examiner le nouveau “Rocket” — à éprouver “la nouvelle aensation !” Ywwi'e/ye se#saf/ojf - L'O L CHEVROLET MOTOR SALES COMPANY OF MONTREAL, LIMITED, 20S5, rua Ste-Catherine ouest, Montréal, P.Q.WE.6781 A*’ LEDUC AUTOMOBILES (CANADA) LIMITED, 3421, Avt du Parc (près rut Sharbrookt), BE.2841 DUVAL McfroRS LIMITED, 529, rua Jarry, TA.7211 DES CHATELETS AUTOS LIEE, 4590, rut St-Denis, BE.3096 DOYLE MOTORS LIMITED.YO.1130 4501, Ave Bannantyne, Verdun, Qué.DUVAL MOTORS LIMITED, 3930, rue Ste-Catherine est.FA.3542 ROBITAILLE MOTORS LIMITED.5004-5016 Bout.Décarie, WA.1147 i rAbfc DIA Lt ut VU' "ÎNTREAL, MERCREDI 2 MARS 19*9 PqURUNE REFORME INDISPENSABL EDE NOTRE IMPOT SUR LE REVENU BOUR SE DE MONTREAL Les iniquités permanentes de nos lois d*impôt sur le revenu Par François-Albert ANGERS il La guerre n’a fait que nous révéler, en les exagérant, les iniquités naturelles de notre loi d’impôt sur le revenu.La correction des énormités qu’y a greffées le tortionnaire fiscal Ilsley dans les années 1940-42 laisse donc le problème fondamental intact.Il nou-* le laisse plus sensible qu’avant-guerre, parce que l’impôt reste et restera vraisemblablement plus lourd que dans les années 1920-1939.iadis On se rappellera non sans mélancolie qu’en 1939, à des exemptions de $1,000 et $2,000 pour les célibataires et les gens mariés, plus $300 par enfants, se combinaient des taux de 3% seulement sur le premier $1,000 supplémentaire et de seulement 1% additionnel sur chaque tranche de $1,000 supplémentaires.C’était le beau temps où, à l’indice du coût de la vie 100 contre 160 aujourd’hui, un contribuable gagnant $4,000 et ayant cinq enfants, jouissait de $3,500 de revenu non imposable et n’avait à verser que $15 d’impôt pour le reste.Aujourd’hui, il ne s’en tirera pas à moins de $370; non seulement à cause d’exemptions plus faibles, mais aussi parce que le premier $1,000 imposable sera frappé par de taux croissant de 10 à'20^.Les allocations familiales corrigent , sans doute en partie, mais en introduisant de nouvelles complexités que nous analyserons en temps et lieu.Deux injustices Qu’y avait-il de mauvais dans le système d’avant-guerre?Deux choses,^ui persistent actuellement: l’exemption de base fixe et le taux de taxe uniforme pour tous les contri-tribuables sur chacune des tranches de revenu imposable.Autrement dit.c’est le fait d’abord d’établir, dans l’absolu, que vous avez droit à $1,500, $1,800 ou $2,000 d’exemption selon vos charges familiales, puis de vous obliger à payer uniformément 10% sur le premier $100, etc., sans considérer de nouveau vos charges familiales.Naturellement, l’exemption de basé variant avec les charges familiales est saine.Elle comporte la reconnaissance du fait que chaque contribuable a besoin d’un minimum de revenu pour assurer le nécessaire aux siens ; le fisc n’y doit donc pas toucher.Pour que ce revenu exempté soit suffisant, il faut toutefois et nécessairement qu’il soit révisé chaque année en tenant compte du coût de la vie.ce que ne pratique pas notre législation fiscale.Quant au procédé du taux uniforme applicable aux tranches supplémentaires, le mémoire de la Chambre de Commerce de Montréal en montre l’injustice par l’exemple suivant.Il prend le cas de 12 contribuables, allant du célibataire au père de dix enfants, en passant par les étapes familiales intermédiaires.Chacun profite de l’exemption de base: $750 pour le célibataire, $1,500 pour le couple marié, (.), $2,500 pour le père de dix enfants.On suppose ensuite que chacun de ces contribuables gagne $500 de plus que le nécessaire, ce qui constitue son revenu imposable.Qu’arrive-t-il?Chacun d’eu* paiera en taxe la somme de $70.Est-ce justje (même en faisant intervenir les allocations familiales qui ne constituent qu’une correction, d’ailleurs imparfaite, de l’insuffisance des exemptions de base) ?Non, répond le mémoire.Le revenu de base exempté, en le supposant convenable (ce qui n’est déjà pas le cas), a assuré à chacun son minimum.Mais au delà du minimum, chacun ne doit-il pas être appelé à consentir des sacrifices équivalents?Or en enlevant $70à tous ces contribuables n’est-il pas clair qu’on demande aux uns plus qu’aux autres?Autrement dit, avec les $500 supplémentaires, qui jouit du plus gros train de vie?De toute évidence, le moins chargé de famille.$70 d’impôt sur le train de vie du célibataire disposant d’un surplus de $500 représente évidemment moins de sacrifice que $70 sur le surplus de $500 du père de dix enfants.On impose donc à chaque contribuable des sacrifices croissants avec le nombre d’enfants.Réformes nécessaires pour la famillo En résumé, notre système actuel d’imposition des revenus est inéquitable: lo parce qu’il ne protège pas suffisamment le minimum nécessaire aux besoins de la famille; 2o parce qu’il frappe davantage le niveau de vie de la famille nombreuse que celui des contribuables moins chargés de famille ou célibataires.Ces faits n’en sont pas moins évidents même s’ils ont échappé aux observateurs ou aux techniciens de l’impôt depuis le début du siècle.Il y a peut-être moyen de leur trouver des excuses pour ne les avoir pas vus ; ^maintenant qu’jls peuvent les toucher du doigt, nos dirigeants n’ont plus d’excuse pour rester indifférents à leur sujet.Il faut, et au plus vite, réformer nos méthodes d’imposition pour rendre justice à la famille.I.e (oui dn.vent» a de 6.900 actions Lndusu-icdJes et de 101,700 actions minières mardi dernier en com pamison de 21,700 actions industrielles et de 111,800 actions minières lundi dernier.Ouv.Haut Bas Ferm.Out.Haut Bas Ferm.Abitibi Paper .14V, w.14 V, c Convert B Can Cottons .' .134, 133, 133, Ablttbl prlv .19L l»',i 19 >, 4«»a 46', 48V, Aoadla A • • .23 23 23 Can For Inv 23 23 23 Algcma Steel .47’*, 47» a 47>,i Can Ind A’ A .KH, io>, 101; Argus .• • .6>, 6% Can Locomotive .30 30 30 Argus prlv .75 76 75 Can Pac Rly .144 2554 25% 175 175 175 en 87 87 Ml Ml Ml 50’4 3% » » 0 ?54 ?54 3% 1*54 1*54 1854 •»2 42 A2 1234 1234 1234 19’i 19% 1054 *’.' 6'4 38 >.4 854 35 38% 190 190 185 -21% 21% 21% 8 8 8 8% 8% iou 854 19 19 19’i 19% 19’i 4 63« no 110 110 17 17 17 Our.Russell Ind .8 Can Pow prlr .Southmount Inr .Stand Clay.United Corp B ., .MINES Aracon.Band Ore.Base Metals.Bobs Lake .Bouacadlllac.Bontan .Lake Shore.Lourloourt.Macdonald .McIntyre.New Jason .Nechl .New Marlon ., .Normetal .Pato .Que Labrador .Que Manganese .Que Yellowknife .Santiago.Stad aeons.Sullivan.Tre.bor.United Asbestos .Wastvllle.Haut Bas Ferm 175i4 17’4 175, 112 112 M2 42 42 42 IS 15 15 20 20 20 ?2 « » « 8‘« 854 8% 42 42 42 5 3 5 4 4 4 12% 12’4 13 12% 12% 28% 12% 28 23 49 49 49 55 55 53 88 «8 65 75 75 75 13% 18% 18 310 310 S’.O 370 370 51 51 5 5 5 5 5 4 9 9 0 40 40 40 150 150 150 34 38 34 90 92 88 554 5% 5 BOURSE DE TORONTO Fermeture des cour» le 1er msn Vente* Titra* Haut Baa Ferm.Ventes Titres Haut Bas Ferm.Abitibi M% 14 1454 Macleod .u» 103 Acadia A 22% 22% 2254 Madsen 270 273 Anaconda 43 41 42 MaJartlc G.F.217 212 213 Angdo odn 425 405 413 Masrey-Harrta .18% 1854 18»4 Atlantic Oil 70 68 70 McOoll .124* 12% Aumaque 24 23% 23% New Oalumet .185 171 175 Base Metal» 44 42 42 New Jason .65 63 Bell TW1 39% 39 3954 Nlchotoon .62 60 60 Brazilian 18% 18% 184» Normetal .305 310 Brit.Dom .30 28 29 Grenada .16% 1554 15% Buffalo Odn 17 18 17 Qslsko .«1 61 62 Cal.and Edm 475 455 455 ., 720 Odn.Our A 16'4 13% 15% Pan Western .20 18% 19 C.P.R 143, M>4 14‘,4 Pickle Crow .202 205 Central Ledue .115 108 109 Que Labrador .34 53 54 Cent.Patricia 130 127 127 RoyaJIte .620 620 Cochenour 219 213 219 .14K Con*.Astoria 33 3154 33 Senator 41 41 Cons.Beattl* 55% 54 54 Sherri tt 220 221 Oona.Lebei 18 13% 1554 SUanoo 43 44 Decalta 52 30 31 in Dome $8% 1854 18% Steep Rock .149 148 148 Donald» 38 55 58 Sullivan .150 155 Dulama .23 22 22 Teck Hughes .2ns 270 270 Bast Malartlo 215 210 215 Torblt .112 111 112 East Sullivan 280 273 279 .58 56 58 58 57 58 ._.240 FaJccmtortdg* 413 410 415 Upper Canada .158 156 156 Frobisher 250 240 248 Ventures .540 330 310 Giant Yeilow 530 525 530 Golden Man 230 245 245 Curb Gulf lead .48 « 48 Cdn.Marconi .175 175 175 15»4 15 15 .63 66 P$ Tudson Bay *854 4554 4654 Do.P.,r .M2 140 IN Tnt.Uranium 45 44% 45 C.W.Lumber .3% 3'4 354 Kirk.Lake .132 130 131 Cons.Paper .16% 16’, 1654 Lake Ungman .46 43 45% Foothills .270 270 270 T.lftJjl f.L 74 70 73 .SDV* 50»4 50}* Macaeso 223 222 223 Pend Oreille .500 510 " Rapports financiers industrial Acceptance Corporation M.Laurent GELLY, dont ta Banque de Montréal annonce la nomination comme turintendant adjoint de ses succursales du Québec et de Terre-Neuve.M.Gellfi était gérant adjoint de la succursale principale de la banque à Québec, depuis juin 19i7.Né et élevé à Lévis, M.Gelly entra à ta Banque de Montréal en 1920.Par la suite, il fut attaché à diverses succursales de la province et passa plusieurs années nu siège social en notre ville.De 19)3 à Vljr,.il fut prété à l'Office du Rationnement, d'abord comme surintendant du rationnement dans l’Est du Québec et, plus tard, comme surintendant de toute la province.Les revenus bruts d’industrial Acceptance Corporation ont atteint un nouveau sommet de $6,-532,526 en 1948, comparativement à $4,380,333 l’année précédente.Les revenus nets se sont chiffrés par $4,611,110 contre $2,844,722.Après déduction des frais d’administration, il est resté un solde de $2,071.111 contre $1.-227,691 pour défrayer les frais fixes, les impôts et les dividendes privilégiés; ceux-ci ont pris une somme de $1,052,828 au lieu de $730,006 et ont laissé des bénéfices nets attribuables aux actions ordinairçs de $1,018.288 au lieu de $497,684.C’est l’équivalent de $4.05 par action comparé à $2.02 en 1947.Le bilan au 31 décembre montre des disponibilités de *69.-139,575 au lieu de $60.934.747 et des exigibilités de $32.543,747 contre $36,913,670, de sorte nue le fonds de roulement s’établit h $36,595,828 comparativement à $24,020,512.Au cours de l’année, la compagnie est entrée dans le domaine de l'assurance incendie et de la responsabilité civile en achetant 92% du capital de Progressive Insurance Company of Canada au prix de $365,240.I.a | compagnie d’assurance a commencé les affaires le 1er août et a subi une pert, de $22,653.Easy Washing Machine Co Au cours de 1948, les ventes et la production de Easy Washing Machine Co., ont atteint un sommet.Les profits nets furent dé $208,677, soit un revenu de $6.81 par action.En 1974, les profits nets réalisés par la compagnie avaient été de $135,329 et le bénéfice par action de $4.42.Les bénéfices d'exploitation de 1948 ont été de $370,077 contre $330,678 précédemment; la provision pour amortissement est passée de $23,849 à $28.400 alors que la réserve pour fins d’impôts sur le revenu a baissé de $151,500 à $133,000.Exclusion faite des dépenses de capital, le fonds de roulement au 31 décem-1 re dernier se chiffrait par $425.849 contre $193,447 précé-demment.Great Britain and Canada Investment Corporation Pour l’exercice financier terminé le 31 décembre dernier, ies profits nets réalisés par Créât Britain and Canada Investment Corporation ont été de $197,630 contre $175,162 en 1947.La valeur négociable des placements de la compagnie en date du 31 décembre derniei* se chiffrait par $6,782,744 contre $6,955,067 un an auparavant.Au cours de l’année, 1899 actions privilégiées, $5 cumulatif ont été achetées au prix de $115,695 et ce montant a été reporté au compte de surplus.Le revenu des placements, au pair, s’est élevé à $349,874 alors que le revenu sous forme de dividendes a été de $6,282, soit un total de $336,602.A la fin de l’exercice, le surplus accumulé se chiffrait par $1^4,439.Canadien Pacifique Les recettes brutes du Pacifique Canadien ont montré une augmentation de $2,841,294 en janvier pour atteindre un total de $27,767,495.Toutefois, les frais d’exploitation se sont considérablement accrus à $28,068,-619 de sorte que le mois s’est soldé par un déficit de $301,124 contre un bénéfice net de $103,-.341 au cours de la période correspondante de l’an dernier.Bowater's Newfoundland Pulp & Paper Co.Iæs états financiers dô Bowa-ter’.s Newfoundland Pulp and Paper Mills Ltd.et de scs filiales montrent un profit d'exploitation de $5,504,896 pour l'exercice terminé le 30 septembre 1918, comparé à $5,102,842 en 1917, ainsi que des profils nets de $3,.617,595 et $5,317,632 respectivement.Ces chiffres comprennent les revenus diveis; les dépensts pour améliorations et outillage ont été soustraites.Le bilan montre un actif disponible de $26,293,350 contre $20,193,460 en 1947, y compris des stocks pour une valeur d» $17,081,505 à rapprocher de $13,740,290 et des effets à recevoir nour $5,696,827 comparé à $5,986,295.* Les exigibilités passent de $7,-262,539 à $12,390,848 y compris un emprunt de banque de $7,-262,539, qui était de 53,464,327 en septembre 1947.Le fonds de roulement est monté de $97,581 et atteint maintenanl $11,902,-502.Moyenne de la Bourse de Toronto ‘T Pu le Mronto Stock Exrhei 20 30 Ind Or MU.Perm hier ,.’«OS WM 08 «7 Ferm.ont.780 «8 « 23 05 44 Ch'ge net -»-.3S - JO -M.3J p t » 1 sem 171.70 ,05.10 100 » Haut 1042 102 74 100 41 110.34 BM 19» 101.32 89.83 94.02 Haut 1040 .791.44 104.88 113 90 BM 10» -A.149.13 70.16 T7.« L'OLDSMOBILE “FUTURAMiC’ 1949, récemment annoncée par la General Motors of Canada, présente u.dessin ds carrosserie entièrement nouveau ainsi qu'une visibilité considérablement accrue dans les séries "76” et ''88''.La compagnie annonçait qu’un nombre limité de voitures de la série "88" posséd»ront le nouve-u moteur "Rocket" ' * *.exigea plusieurs années essences à plus haut le même huit cylindres à soupapes en tête, d?hauie compression, dont le développement 'S de recherche.Le rapport da compression du "Rocket" est de 7.25 à 1, et, quand de?indice d’octane seront disponibles, il suffira de quelques modifications mineures pour accroi-tre ce rapport de compression à 12 * I dans les modèles futurs.Ses 135 CV en font le moteur le plus puissant jamais installé dans une Oldsmobile.La séné "76" offre un moieur "Gros Six" amélioré.La command» hydraumatique est offerte comme équipement facultatif à coût additionnel dans la série "76'' et comme équipe- ment régulier dans la série "88' Faits saillants à la bourse Dividendes déclarés Murphy Paints Co„ 20 cents par action, payable le 31 mars aux actionnaires inscrits le 14 mars.Standard Paving and Materials, 50 cenls par action, payable le 1er avril aux actionnaires inscrits le 1er mars.Kirkland I^ikc Gold Mining Co.2 cents par action, uuyablc le 2 mai aux actionnaires inscrite le 31 mars.Crown Trust Co„ $1.25 par action, payable le 1er avril aux actionnaires inscrits le 18 mars.Canadian Westinghouse Co„ 50 cents par action, payable le 1er avril aux actionnaires inscrits le 15 mars.West Kootenay Power A Light Co., 2 cents par action, payable giée, payable le 1er avril aux actionnaires inscrits le 15 mars.John A.I^ing & Sons, 25 cents par action, naynblo le 1er avril aux actionnaires inscrits le 10 mars.BOURSE DE MONTREAL BOURSE DE TORONTO PAN WESTERN OIL.S Limited Pan Western Oils Limited a informé le Curb de Montréal qu’en vertu de l’accord d'option passé avec Owen Investors Limited, il reste en cours et pas encore exercées des options sur 530.000 actions à 30 cents par action.A date, l'acheteur a pris un total de.1,000,000 actions pour la somme de $225,000.Un nouvel accord de financement a maintenant été établi, par lequel le solde des options sera cancellé et des options nouvelles accordées sur un total de 600,000 actions, de la façon suivante: • 200,000 actions à 20 cents, à prendre d’ici au 1er juin, 200,000 actions à 25 cents, d’ici le 1er août, et 200,000 actions à 30 cents l’ac-tipon, au 1er octobre 1949.il y a 2,000.030 actions d’émi-scs et 1,499,970 actions dans le trésor de la compagnie.BRAND & MILLEN LIMITED Le comité d’inscription du CuVb de Montréal a approuvé l’inscription de 92,500 actions supplémentaires de la classe ‘A’ de Brand & Millen Limited et l’on pouvait transiger sur ces valeurs à l’ouverture des affaires le 26 février, 1949.GOLDORA MINES LIMITED T.e Curb de Montréal a été notifié par Goldora Mines Limited qu’Elaine Agency Limited a payé la somme de 85,000 pour, son achat de 50,000 actions du trésor du capital-actions à 10 cents par action.Les actions encore sous option sont comme suit: 200,000 actions à 15 cents par action; 200,000 à 20 cents; 200,000 à 30 cents; 300.000 à 40 cents; 300,000 à 50 cents; 300.000 à 60 cents et 200,-000 actions à 70 cents par action.Les actions entre les mains du public se chiffrent à 3,050,005 actions, ce qui fait qu’il en reste 1,945,995 dans le trésor.NEW MARLON GOLD MINES LIMITED New Marlon Gold Mines Limited a informé le Curb de Montréal eue le versement optiortnel du 23 février comprenant 100,-000 actions à 17 Ai cents par action en vertu de l’entente avec Morecambe Enterprises Limited, à cause d’un délai accordé, ne sera payable que le 25 mars 1949, et qu’un prolongement de temps semblable est appliqué aux versements subséquents.INTER CITY BAKING CO.Lted Inter City Baking Company Limited a notifi’ le Curb de Montréal que lors d’une assemblée du conseil d’administration de la compagnie tenue le 25 février, 1949, on avait arrêté un règlement particulier qui divisera les actions ordinaires, sur une base de cinq nouvelles actions pour chaque action ancienne détenue.Quand jugée à propos, une assemblée extraordinaire des ac-tionnaifes sera annoncée pour approuver ce règlement.LA CIE DE TELEPHONE BELL DU CANADA 595.099 actions .supplémentaires d’une valeur au pair de $25 de la Compagnie de Téléphone Bell du Canada seront admises à la cote de la Bourse (le Montréal samedi le 12 février 1949.On compte un total de 5,755,099 actions, émises présentement et en coprs.2 (C.P.) — Aucune tendance bien définie ne fut remarquée ce matin à la bourse de Montréal» Gains; Hudson Bay Mining, Shawinigan, Home Oil.Pertes: Brazilian, Imperial Tobacco, Walker.Commercial Alcohols et ' Louvicourt.iôÜRsiTüîi^tw^imi' New-York, 2 (A.P.) — L'activité fut régulière ce matin à la Bourse de New-York et le volume des t"am;actions pou considérable.La plupart des changements enregistrés furent fractionnaires et aucunement indicateurs de la tendance du marché.3,000 actions de Coriiss-Wright furent vendues à 91,4.CANADA IRON FOUNDRIES.LIMITED Les registraires pour Canada Iron Foundries Limited ont informé ia Bourse'de Montréal qu’il y avait présentenionl 20,968 actions nouvelles privilégiées et 419.487 actiois nouvelles ordinaires de La compagnie en cours Toronto, 2 (C.P.) — Le marché fut quelque peu à la baisse ce matin à la bourse de Toronto, alors que quelques titres industriels enregistrèrent des pertes substantielles.Les mines d'or et les métaux usuels montrèrent autant de pertes nue (1° gains.Pertes: Imperial Oli, BeP Telephone, C.P.R., Imperial Tobacco.Moyenne de la Bourse de Montréal • Ferm.hier .Tnerm'.a tu.Oh’ge ntl Il y a 1 acm.liav.t 1Ç'9 Bas .Haut !C',3 .Baa 19Î8 10 20 l6 15 CT IN PA on 7J.2 121.0 298.33 €3.74 70.2 Î2D8 20 6.53 62.93 in?h —0.2 +1.75 —0.19 71.1 132.2 303.77 64.'3 73.9 132.4 .7’3.31 63/7 70.2 irO.l 292.54 62.74 77.7 133.6 334.63 74.97 70.7 : 03.0 290.23 53 43 Le r*c‘!or canadien New-York, 2 fC.P.) — La valeur de notre dollar, à un escompte de (î 11-16 %, et la livre sterling à $4.03Vt, sont demeurés inchangées aujourd'hui sur te marché du change étranger.CARTES PROFESSIONNELLES ASSURANCE COMPTABLES Horace Labrecque et Fils Liée COURTIERS O'ASSURANCIS Noua Invitons Ira communautés rc-UKteuses t se prévaloir cie nos ser-v.ces particuliers.441.St-Françcts-Xavier, Montréal Tél.MSrquette 2383-2384 AVOCATS W.-F.MERCIER B.A , l.L.I.AVOCAT 515, rus Cherrier Téléphones : Bureau : LA.8182 - Dom.AT.4261 Soir : Lundi et Mer.7.30 à 9.30 Trudeau, Beauregard, Beaulieu & Ethier AVOCATS ET PROCUREURS Maurice Trudeau.C.R., Phlllpoe Beauregard, OR.Roger Beaulieu J.-Alfred Ethier.204 ouest, Notre-Dame- LA.112G-7-8 Anatole Vanter, c.r., Guy Vamer.c.r VANIER & VANIER AVOCATS S7 ouest, rue Saint-lacquej Tél.UArbour 28U Charfrc, Sarneon, Beauvais, Gauthier & Cie PAUL OONTHIER.associé à tUi particulier., Comptables agréés Montré*!, Québec, Rouyn, Rim4>ù£kf Hurtubisc & Richard Comptables asréés Léon-A.HUR.TUEISE C.A Gérard HtTRTUBISE.C.A Maurice JllCHARD.C.A Oeorg’S-R.MARTIN.C.A Marcel BISSON, C.A.60 St-,!acqties Montréal t Téléphonez : H.9582 - HA.*73» LUCIEN VIAU I BREVETS D’INVENTION Brevets d’invention MARQUES DE COMMERCE DESSINS de FABRIQUE en tous pays MARION & MARION Raymond-A Ro&ic, J Alfred Bastien 761 ouest, rue Ste-Catberlne MONTREAL * ET ASSOCIE Comptables Agrées LUCIEN VIAU, C.A.CHAS DESROCHES.C.A.FERNAND RHEAJULT C.A.159 O., rue Craig, Ma, I?j9 (EDIFICE UES tRAMWAVS .1 VIAU & ROBIN Comptables agréés LUCIEN-D.VIAU.C.A.H.-LIONEL ROBIN.C.A.JACQUE3-R CHAD1LLON.C A 4457.rue Wellington, VERDUN YC.0642 MEDECIN rManueldeTInVenteui .-jy'.chrorrritile-cfê 'preu ve COMPTABLES P.-A.GAGNON & CIE Comptables agréés Chartered Accountants ¦ R.GAGNON, C.A.IMMEUBLE DES TRAMWAYS 159 OUEST.RUL CRAIG Tét.ilArbour 593il Electricité medicale Hayons N Or Maxime Brisebois L.G.M.C.F.R.C.S.C.' De la Faculté de Médecine de Far:.Maladies génitales, endocriniennes, urinaires, digestives, clrcu'atolres.FRcnlenac 5232 816 Sherbrooke est OPTOMETRISTES-OPTICIENS HA.5544 J,-A.MëSSI ÉR,o.u.OPTOMETRISTE Spécialité : Examen de la rue - ‘ Ajustement de verres de contact PHAKEUF « MESSIER 1 7 6 7 .Saint-Denis — Montréal ASSURANCES 4 Assurance sut U Hi Saubraarbt' MONTREAL NARCISSE DUCHARME, Présidant ; « » » i 4 i 3 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 2 MARS 1949 PAGE ONZE TROIS^CLUBS SONT ÉLIMINÉS-LE CANADIEN A TORONTO Le National triomphe facilement des Tigres Le club de Sylvio Mantho a infligé un blanchissage de 8 à 0 au club de Victoriaville pendant que le Trois-Rivières a vaincu le Canadien par 4 à I - Le Saint-François perd dans la Vieille Capitale Trois clubs ont été éliminés hier soir des séries de fin de saison dans la ligue Junior du président Alphonse Therrieu et dimanche prochain commenceront les semi-finales qui mettront aux prises les clubs National et Citadelles ainsi que les clubs Royal et Trois-Rivières.Hier soir, au Forum, les plubs National et Trois-Rivières ont été vainqueurs, pendant que les Citadelles du président Byrne l’ein-portaient sur le St-François-Xa-vicr, dans la vieille capitale, et les clubs défaits ont été éliminés et devront attendre à l’an prochain afin de se lancer dans la lutte dans l’espoir d’obtenir un meilleur résultat.Les trois clubs défaits n’ont pas baissé pavillon sans livrer de durs combats à leurs rivaux mais les Tigres de Victoriaville ont été déclassés par le National de Sylvie Mantha.L’équipe de la Palestre de la rue Cherrier a décroché les honneurs de la victoire par le compte de 8 à 0 et ce blanchissage fait grandement honneur au cerbère Gaétan Des-forges et à tous les équipiers du National qui se sont affirmés bien supérieurs aux gars de Victoriaville, dans la 2e partie disputée au Forum.Les joueurs de défense du National ont donné une aide précieuse au gardien de buts Desforges.Ils brisèrent maintes attaques dangereuses et se portè-' rent à l’assaut des buts ennemis en plusieurs occasions.Trachuk, un nouveau venu sur l’équipe locale, a créé une excellente impression.Il s’est révélé rapide Vt agressif ainsi que solide bloqueur.Roland Quesnel et Denis Pépin ont enregistré chacun deux buts tandis que les autres buts des vainqueurs furent obtenus par Desaulniers, Jeanneau,, Trudel et Dolbec.Dans la 1ère partie a la patinoire de la rue Ste-Catherine les six mille spectateurs ont pu constater que les joueurs du Canadien ne pouvaient admettre la défaite.Dès que les joueurs de Sam Pollock réalisèrent qu’ils allaient être vaincus par le club des Trois-Rivières, ils eurent' recours à la rudesse et plusieurs batailles éclatèrent et plusieurs punitions durent être décernées par les arbitres et cinq joueurs reçurent des majeures.Les Rouges des Trois-Rivières sortirent vainqueurs par le compte de 4 à 1 et c’est dans la dernière période que les protégés de Jack Toupin purent «’affirmer supérieurs aux représentants du Canadien car tous les buts des visiteurs furent enregistrés au cours t*es vingt dernieres minu- tes- .Le Canadien avait pris le devant et menait par 1 à 0 à la fin de la 2e période, mais dans le dernier engagement les joueurs de Pollock perdirent la tête et plutôt de chercher à batailler pour reprendre le terrain perdu ils s’appliquèrent à rudoyer leurs rivaux et les punitions furent fort coûteuses et valurent l'élimination du Canadien.PREMIERE PARTIE Première période ' Aucun point.Punition: Bourassa.Deuxième période 1— Canadien: Goold (O'Leary, Hodgson) .1/.24 Punitions: Bourassa, James et Iléon., , Troisième période 2— Tr.-Rivières: McDougall 6.38 3— Tr.-Rivières: Larivée (Saindon, Généreux) .12.30 4— Tr.-Rivières: Saindon (Généreux) *.IV® 3—Tr.-Rivières: Saindon (Iléon, Généreux) .18-o2 Punitions: Héon (5 minutes) Rockford (5 min.), Goold (a m.) Rockford (2), Généreux (5 m.).Goold (5 min.) et Gallaghan (5 min,).DEUXIEME PARTIE Première période ational: J.-J.Jeanneau 8.50 stiomd: Trudel , lesaulniers et Dolbec) 13.S5 ucne punition.Petites Annonces PERSONNEL ;s, FEMMB3 MAIQEES.‘ En- le S à 15 livres et obtenez un vitalité.Essayez les comprl-iues Ostrex.Double effet .¦uve et sttlne; vlgueur nou-uveau format d essai.SEULE c.Toutes pharmacies.5-3-49 TARIF Annonces classifiée! levoir" — BEIoif 3361 0-434 Netre-Dime est l Commandes prises Jusqu A 10 h - ‘ même, Tour le h.le vendredi pour le Jour même, Tour le samedi Jusqu'à 4 précèdenty: 1 cent le mot: 25c minimum comp-tant.Annonces facturées l(ic le mot, n^nlmum 40c.Annonces seml-vedettes (caractères de différentes grosseurs ou Indentées, etc.).Tarif fourni sur demande.(Variant de 8c ’ à 5c la Ugne, mesure agate — 14 lignes au Souce sur une col.) selon le nom-re d'insertions.Naissances, sendees, services anniversaires, grand-messes, remerciements pour condoléances, etc., 3 cents le mot.minimum 50 cents.Fl an gallles.prochains mariages.2 cents le mot, minimum $1.00 Tln- Deuxième période 3— National: Pépin (Caduc et Racette) .12.51 4— National: Desaulniers (Dolbec et McCabe) .18.41 Punition: Quesnel.Troisième période 5— National : Dolbec (Desaulniers) .4.1G 6— National: Quesnel (Bourgie).6.42 7— National: Quesnel (Bourgie, Jeanneau).7.42 8— National: Pépin (Caduc 8.42 Punition: McCabe.QUEBECOIS VAINQUEURS Québec, 2.— Les Citadelles de Québec ont réussi à se qualifier pour les séries semi-finales de la Ligue Junior hier soir lorsque les protégés du pçésident Byrne triomphèrent du Saint-François-Xavier de Walter Bus-¦well par le compte de 3 à 1 au Colisee.Cette joute fut très intéressante et vainqueurs et vaincus furent vivement félicités après la rencontre qui fut l’une des plus enlevantes encore vues dans la vieille capitale cette saison.Jacques Plante a affiché une tenue remarquable dans ses filets pour permettre à son club de l’emporter.Il a perdu son blanchissage alors qu’il restait seulement dix minutes de jeu.Il fut déjoué par Robidoux au bout de Q0.57 minutes de jeu de la troisième période- * Les arbitres ont décerné un total de quatorze punitions dont sept au cours de la troisième période.Les joueurs de Pete Martin se sont repliés sur la défensive au cours de la troisième reprise et le St-François-Xavier n’a pu faire mieux que de compter un but.Le QUébec gagne donc l'a série par trois parties à deux.ST-FRS-XAVIER — Buts: Worsley; défenses: Robidoux et Conway; centre: Lapointe; a-vants: Chevalier et Gervais.Subs.Mudie, Hotte, Renaud, Pri-dham, Shaw, Mercier, Desjardins, St-Jean, Parr.CITADELLES — Buts: Plante; défenses: Houle et Oleksuik; centre: Leclair; avants: Laliber-té et Frechette.Sübs.: Caouette, Pichette, Dubeau, Simard, Fra-giskos, Diguer, Lagacé, Carbon-neaiî, Watters.i ARBITRES — L.Snowdown et M.Dorion.SOMMAIRE Première période 1— Citadelles: Olesiuk (Simard) .5.48 2— Citadelles: Leclerc .7.32 Pun.: Robidoux et Houle.Deuxième période 3— Citadelles: Dubeau .10.05 Pun.: Murphy, Conway, Houle, Shaw et Leclerc.Troisième période 4— St-Frs-Xavier: Robidoux (Desjardins) .10.57 Pun.: Conway (2), CaCbon-neau, Laliberté (2), Robidoux et Caouette.UNE VICTOIRE DECISIVE POUR JOHNNY GRECO LE BOXEUR MONTREALAIS A TRIOMPHE DE PETE ZA-DUK PAR KNOCKOUT TECHNIQUE A LA SIXIEME RONDE HIER SOIR, A TORONTO — L’ARBITRE ARRETE LE COMBAT JOE LOUIS DEVIENDRAIT PROMOTEUR LE CHAMPION MONDIAL DES POIDS LOURDS A LA BOXE ANNONCE QU’IL SE RETIRE DE L’ARENE ET QU’IL ABANDONNE SON TITRE Toronto, 2 — Johnny Greco, de Montréal, a affirmé sa supériorité sur Pete Zaduk, de Guelph, dans la finale disputée en cette ville hier soir car le champion canadien des poids mi-moyens a été déclaré vainqueur à la sixième ronde lorsque l’arbitre Billy Burke.mit fin aux hostilités après 1 minute.e{ 30 secondes dans cct engagement pour accorder une mise hors de combat technique au boxeur de la métropole canadienne lorsque Zaduk fut envoyé au plancher par un solide crochet de gauche à la mâchoire pour 9 secondes, et comme le pugiliste de Guelph semblait incapable de se défendre l’officiel n’hésita aucunement à mettre fin aux hostilités.Ce fut une victoire facile pour Greco.Le champion, beaucoup plus expérimenté que son adversaire, fut grandement supérieur à Zaduk et parut prendre son temps avant de terminer le combat.La droite de Zaduk, qui géné-ralemente accomplit beaucoup de travail, fut complètement paralysée et ne put atteindre le champion une seule fois, au désappointement d’une foule de 12,000 personnes qui favorisaient le boxeur de Guelph.La seule bonne ronde de Zaduk fut la troisième alors qu’il ouvrit une entaille à l’oeil gauche de Greco avec un jab de la gauche.L’expérience supérieure du champion et la force de ses coups repoussèrent toutefois Zaduk dans les câbles pour mettre fin à ce ralliement.Zaduk fut envoyé au plancher à deux reprioses à la 6e ronde avant que l’arbitre ne mit fin au combat.Zaduk s’est continuellement battu en se tenant droit et a semblé médusé par le style agressif de son adversaire.Les grands coups de gauche de Greco au corps de son adversaire ne tardèrent pas à se faire sentir et après la première ronde ce ne fut qu’une question ’de savoir combien de temps durerait le combat.Peu de changements dans les dix dernières fontes Le club qui mène dans la ligue Nationale après 50 parties gagne généralement le championnat de la ligue du président Clarence Campbell ST-FRANC0IS DE SHERBROOKE VICTORIEUX Depuis qu’on en est venu au calendrier de 60 parties en 194(5, le club qui dominait dans le classement de la L.N.H., après 50 joutes, a toujours remporté le championnat du circuit.11 y a eu peu de changements dans le classement général, après les 50 et 60 parties.Le seul important changement, depuis l’adoption du calendrier de CO parties est survenu en 1946-47, alors que les Rangers de New-York ont été éliminés des séries de la coupe, justement à cause de ces dix parties additionnelles.Après 50 joutes, les Bangers étaient égaux avec les Bruins de Boston en 3e place avec 46 points.Ils ont, cependant, terminé la saison régulière en 5e position avec 50 points, après avoir été dépassés par les Bed Wings de Détroit, qui ont terminé avec 55 points.Les Rangers ont aussi été intéressés dans un changement, la saison dernière.Après 50 parties, il y a un an, les tchandails bleus de Broadway étalent en 3e place avec 48 points, deux de plus que les Bruins de Boston.Mais, après la dernière joute, ies Bruins se trouvaient en 3e position avec 59 points, comparativement aux 55 des Rangers.Le tout indique, cependant, qu’un club fait généralement aussi bien dans 60 parties que dans 50.On trouvera ci-dessous le classement des clubs, après 50 parties, au cours des deux dernières saisons et après 60, soit à la fin de la campagne régulière.On trouvera également un tableau indiquant le classement final de la saison 1945-46, la dernière où le calendrier comprenait 50 joutes.1945-46 (dernière saison avec un calendrier de 50 parties).Classement final Pts Canadien .Boston Chicago .53 Détroit Toronto .46 Rangers .35 1946-47 Après 50 joutes Classement final Canadien Toronto 65 Canadien 60 Toronto 78 72 Rangers ,.60 Boston .63 Bo:.ton Détroit 46 Détroit 41 Rangers 55 60 Miami Beach, Floride, 2 — Le champion mondial des poids lourds, Joe Louis, a annoncé hier qu’il abandonnait définitivement l’arène pour devenir promoteur et que son titre est maintenant vacant.C’est la 3e ou 4e fois que le bombardier brun de Détroit annonce son intention de ne plus défendre sa couronne mais cette fois la chose semble être véritablement sérieuse.Le boxeur noir quitte donc Tarène sans avoir connu la défaite tout comme Gene Tunney, qui avait remporté le championnat en triomphant du fameux Jack Dempsey.La déclaration de Louis a pris le monde de la boxe par surprise.Bien que le champion eût annoncé sa retraite gprès sa victoire par mise hors de combat sur Walcott en juin, il avait subséquemment annoncé qu’il défendrait son championnat en juin.11 avait mentionné plusieurs aspirants possibles, mais semblait préférer le vainqueur du combat de lundi soir, entre Charles c,t Maxim à Cincinnati.La résignation de Joe Louis a été soumise à Abe J.Greene, commissaire dé la N.B.A., qui est actuellement de passage à Miami, Floride, et à Flamen D.Adae, président de la N.B.A.à Miami.Une nouvelle alliance concernant la promotion de séances de boxe a été conclue entre Arthur Wirtz et James D.Norris, propriétaire du stadium de Chicago et Joe Louis, Cette alliance sera connue dorénavant* sous le nom de Club International de boxe.Dans sa lettre à la National Boxing Association, Joe Louis a déclare qu’il avait déjà commencé ses nouvelles fonctions de directeur du club.“Notre organisation a obtenu les signatures de Ezzard Charles et Jersey Joe Walcott s’engageant à se battre dans un combat de 15 rondes pour le championnat mondial poids lourd en juin prochain”, a ajbuté le bombardier brun.Louis, qui remporta le championnat mondial poids lourd le 22 juin 1937.aux dépens de Ja-mcz Braddock,_à Chicago, a déclaré qu’il avait discute du LE TROPHEE AU NATIONAL Les nageuses de la palestre Nationale se sont, une fois de plus, mises en évidence, samedi soir dernier, alors qu’elles ont remporté le trophée Billie Dempsey, octroyé aux meilleures nageuses de nage synchronisée.Les nageuses Marcelle Gaudct, Thérèse Brisson et Denise Tou-signant formaient l’équipe du National.Le concours comprenait une épqpuve en solo et une épreuve en duo.Dans cette dernière épreuve, Mlles Thérèse Brisson et Denise Tousignant prirent la première place avec un avantage de plusieurs points.Dans le solo, Mlle Denise Valois et M.Louis se classa première avec un total de 14.5 points,'tandis que Mlle Marcelle Gaudet, du National, et Mlle Marjorie Cauchand, du M.A.A.A., finirent ex-aequo en deuxième place avec un total de 14 points.Les instructeurs du National, Mlle Denise alois et M.Louis Choquette, étaient très satisfaits de leurs natfeuses, qui «’étaient préparées sérieusement à cette compétition.M.Marcel Rivest agissait comme maître de cérémonie et les officiels de la C.A.S.A.jugèrent le concours.v SOMMAIRE Solo — Ira, Irène Hartzell, N.» D.-G., 14.5 points; 2es, Marjorie- B.Cauchand, M.A.A.A., 14.0 points: Marcelle Gaudet, National, 14.0 points; 3e, Joan Min* gie, McGill, 13.84 points.Duos _ 1res, Thérèsa Brisson et Denise Tousignant, Palestre Nationale, 70.00 points; 2es, Joan Orser et Diane Dart, N.-D.-G., 64.5 points; 3es, Barbara Watson et Carolyn Box, McGill, 58.00 points; 3es, Mary Jean McNab et Marjorie Forker, M.A.A.A., 53.50.Chicgao .36 Chicago .42 1947-48: Après 50 joutes Classement final Toronto .63 Toronto .77 Détroit Rangers Boston Canadien .39 Chicago Chicago ., 35 Rangers 63 Détroit 48 Boston 46 Canadien 72 59 51 46 55 CA ET LA, EN RACCOURCI Record de punitions pour un avant.— Le total de 134 minutes passées au banc des punitions par Bill Ezinicki, dc\s Leafs de Toronto, est plus élevé d'une minute que l’ancien record par un joueur d'avant.Nels Stewart, des Maroons de Montréal, a passé 133 minutes au banc des punitions dans un calendrier de 44 parties, en 1926-27.Il s’agissait d’un record pour un joueur d'avant, record qui vient d’être abaissé par Ezinicki, ' cette saison.Lorsque le joueur du Toronto en est arrivé à ce total, il avait pris part à 49 parties.Plus de points cette saison pour le premier.— On ne sait pas encore qui remportera le championnat des pointeurs, cette saison, mais il n'y a pas de doute que le total sera plus élevé que celui du champion de 1947-48, Elmer Lach.Ce dernier a terminé avec 61 points, un de plus que Buddy O’Connor.Les deux grands pointeurs du Chicago, Roy Conacher et Doug Bentley ont déjà respectivement 60 et 59 points, avec dix parties à jouer.Les «deux devraient en arriver à quelque 70 points.L'approche des 100 buts.— Murph Chamberlain, du Canadien, et Harry Watson, du Toronto, sont à la veille de faire partie du club dit des compteurs de 100 buts.Ce club, qui comprend les joueurs de la ligue Nationale de hockey qui ont en^ registré 100 buts et plus, inclura Chamberlain si ce dernier compte deux autres fois et si Watson enregistre trois autres fois.Les deux devraient réussir à atteindre le total en question cette saison.Six fois su- dix.— Au coufs des dix dernières saisons, le club qui a remporté le championnat de la ligue Nationale de hockey a été vainqueur de la coupe Stanley six fois.Plus de compteurs de 20 buts il p a un an.— Cinq joueurs de la ligue Nationale avaient compé 20 buts ou plus, dans les 150 parties de la saison 1948-49.Il y a un an, il y en avait sept.Les compteurs de 20 buts, cette saison, sont Roy Conacher, du Chicago; Sid Abel, du Détroit; Jim Conacher.du Chicago; Doug Bentley, du Chicago, et Harry Watson, du Toronto.Les sept compteurs de 20 buts ou plus, il y a un an, étaient Buddy O’Connor, des Rangers; Jim McFadden, du Détroit; Max Bentley, du Toronto; Elmer lech, du Canadien; Gaye Stewart, du Chicago; Ted Lindsay, du Détroit, et Grant Warwick, du Boston.OTTAWA BAT „ LES ROVERS LES MENEURS DU CIRCUIT SLATER L’EMPORTENT SUR LES NEW-YORKAIS DE PHIL WATSON PAR LE COMPTE DE 16 A 8, DANS LA CAPITALE Ottawa, 2.— Les Sénateurs Ottawa ont écrasé les Rovers de New-York par 16 à 8 ici hier «soir dan* une partie régulière de la Ligue Senior du Quebec.Emberg a été le meilleur compteur de l’Ottawa avec deux buts et quatre assistances.Eddie Dartnell a réussi un but et quatre assistances pour porter à 111 son total da points.Robinson a réussi trois buts et fourni une assistance, tandis que Nils Tremblay a enregistré Quatre assistances.Tudin et Greena furent également en vedette pour Ottawa.Ferguson et Lowa furent les meilleürs des Rovers de New-York.ROVERS — Buts.Gordon; défenses, Holmes, Côté; centre, Lowe; avants, Delory.Bob Man-son; subs, Flynn, > Kavanaugh, Ray Manson, Kotanen, McClellan, Carroll, Staley, Russell, Ferguson.OTTAWA — Buta, Fraser; défenses, Stahan, Irvine; centre, projet de devenir promoteur avec Mike Jacobs.On sait que Jacobs est celui qui a promu les 25 rencontres de championnnt livrées par l’athlète d’Alabama.Jacobs ne s’oppose pas à la décision de Joe Louis, mais le directeur du 20th Century Sporting Club prétend que le Bombardier Brun risque beaucoup en devenant promoteur.Jacobs prétend même que Joe Louis ne devrait pas se risquer dans une telle car-rière.Imuis fut le plus jeune boxeur à devenir champion mondial.Il était âgé de 23 ans seulement quand il enleva la couronne à Braddock.Sullivan, Jeffries et Dempsey étaient âgés de 24 ans lorsqu’ils devinrent champions.Comme champion, Louis a gagné le plus d’argent.I la accumulé une somme global de 83,887,323.72 dans ses combats.Cette somtne ne compre
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