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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 1 février 1949
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1949-02-01, Collections de BAnQ.

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tk patriarch* at martyr.BEAU ET PLUS FROID Minimum .g Maximum .Î6 Directaur : Gérard FILION FAÏS CE QUE DOIS VOLUME XL — No 25 Rédactaar aa chaf ; HKROUX "Vous avez una doubla mission ; premiè-ramant, la mission da corwarvar intacf votre héritaga religieux at national; deuxièmement.la mission da répandre cet héritaga.l’ajouta qua c'ast votre droit de garder votre héritaga.et votre devoir da le répandra." San Isa.Mgr lldebrande Aatealettf, délégué apostolique eu Canada et è Terre-Neuve.MONTREAL.MARDI.1er FEVRIER 1949 Cinq sous le numéro Le code du travail Réflexions préliminaires- Les articles qui prétendent combattre le communisme —— Une remise à Tan prochain sera sage Washington reconnaît Israël “de jure” Peut-être faut-il se hâter de parler du code du travail, si on veut le faire tandis qu’il est | encore actuel cette année.A date, on peut ranger ceux qui l’ont I jugé en deux catégories: les uns exigent le rejet pur et simple du projet actuel, les autres demandent qu’on en ajourne l’étude à l’année prochaine.Ajoutons aux témoignages cités hier un solide éditorial de M.An-[ dré Roy, dans Y Action Catholique.M.Roy | reconnaît que le code apporte des améliorations de détail; mais l’ensemble lui paraît “singulièrement dangereux”.Même si les critiques du bill se trompaient tous intégralement — ce qui paraît invraisemblable à priori puisqu’ils âe recrutent dans tous les milieux, patronaux et intellectuels.aussi bien qu’ouvriers, — il serait malsain de procéder quand même dans l’atmosphère de lutte et de passion qui s’est établie.Personne ne s’oppose à l’idée de codifier les lois du travail.Chacun au contraire réclamait cette mise en ordre d’une législation qui s’est développée un peu au hasard.On se I réjouirait plutôt de ce que le gouvernement l> ait voulu y procéder, même si le résultat d’ensemble paraît discutable et incomplet.Matériellement, la majeure partie du Code .lui-même reproduit des dispositions législa* tives déjà existantes dans une dizaine de lois ! actuellement en vigueur.Plusieurs des critiques aujourd’hui formulées contre le code ( valent donc en fait contre ces lois dont plusieurs furent votées par des régimes antérieurs.Mais des clauses nouvelles modifient l’es-'prit de l’ensemble, elles établissent un équi-1 libre plus instable, elles accentuent des défauts qui paraissent maintenant intolérables |aux syndicats, elles désappointent tous ceux qui réclamaient des réformes.Par exemple, la “sécurité syndicale” ps jraissait déjà mal assurée avec la législation jactuelle, et toutes les Unions (en particulier | l la C.T.C.C.) réclamaient dans leurs mémoi-jres annuels des garanties solides.Or non j seulement le code ruinerait tous les espoirs, !, mais il s’attaque au régime existant: tes j clauses de sécurité syndicale en vigueur (dans l’immense majorité des établissements | j industriels avec lesquels traite le travail or-jganisé, deviendraient à peu près toutes illé-igales, en particulier par les articles 4, 5, 9, (13, 82 et 123.Les syndicats se plaignaient tous de la | I Commission des relations ouvrières, dénonçaient ses manoeuvres, ses pouvoirs arbitraires, ses accointances politiques.Tout cela est ] aggravé et la nouvelle Commission des rela-| tiens du travail apparaît comme beaucoup ;Plus dangereuse que l’ancienne.Examinons ce dernier point d’un peu plus j iprès.• La Commission des relations du travail ne sera pas un véritable tribunal du travail: ses membres, nommés par 1e gouvernement, seront révocables à volonté ; ils demeureront | donc sous la dépendance étroite de l’Etat.Pourtant ils auront des pouvoirs exorbi-[tants, et ne seront soumis à aucun contrôle [autre que politique (art.219, 281-82).Ces i pouvoirs s’exerceront dans divers domaines, st plusieurs leur donneront droit de vie ou I te mort sur les syndicats.Une analyse détaillée du code à ce point de îvue nous mènerait trop loin.Bornoi% pour ’instant nos remarques aux articles 16 à 22, i jui regardent la “protection de l’intégrité ! les associations”.Ces articles sont officiellement destinés à I îombattre le communisme dans les unions mvrières.A ce titre, ils Sont sympathiques i l’immense majorité des Canadiens.Pourtant ils ont soulevé l’opposition de ournaux archicapitalistes comme le Globe ind Mail et la Gazette.En effet, ils sont rédigés en termes telle-nent vagues et généraux, ils accordent à la Commission des pouvoirs si exorbitants, que m-w celle-ci pourrait les utiliser comme elle l’entend au bon plaisir du gouvernement.Le code dit: nul ne peut être officier ou représentant d’un syndicat, s’il est membre d’une organisation communiste ou marxiste, ou s’il coopère avec celle-ci de quelque manière que ce soit.Le mot marxiste n’est nulle part défini — non plus que le mot communiste d’ailleurs; pourtant il y a en fait des marxistes qui ne sont pas communistes, et il.y a des gens qui estiment certaines idées marxistes tout en étant vigoureusement anticommunistes.Que signifie, en outre la “coopération” avec communistes et marxistes?Les communistes ont une facilité remarquable de se coller à des gens qui les détestent et les combattent, une propension à prétendre se choisir des alliés chez leurs ennemis, à déclarer qu’ils possèdent avec eux des buts communs; par exemple, ils ont empoisonné l’existence des C.C.F., et en politique extérieure ils se prétendent aujourd’hui neutralistes.La loi dit encore qu’un syndicat qui compte parmi ses officiers ou représentants un communiste ou un marxiste, ou qui est affilié à une fédération dont les officiers sont considérés comme marxistes ou communistes, doit être décertifié s’il ne Change pas son statut.“Ceci, commente la Gazette, pourrait frapper des unions locales responsables et bien menées, simplement parce qu’il arrive qu’elles sont affiliées, peut-être avec répugnance, à une fédération canadienne ou des Etats-Unis qui est dominée par les Rouges”, ou simplement qui en compte parmi ses officiers ou représentants.La Commission a même à ce sujet un devoir de surveillance.Non seulement elle examine les dénonciations, et les pèse "à sa satis j action" (art.18), mais elle doit rechercher les dérogations aux articles élastiques signalés plus haut.Elle est donc à la fois accusatrice, juge et police, êt dispose à cet effet de pouvoirs d’enquête que les syndicats estiment vexatoires.Mais tout cela, qui est exorbitant, n’est pourtant rien «ncere auprès du paragraphe (h) de l’article 13.On a vu târftot que les articles 16 et 17 sont d’un vague infiniment redoutable, qu’ils font peser sur les officiers des syndicats des menaces d’autant plus dangereuses qu’elles sont mal définies.Or voici le bouquet: „ ig.Est réputée une personne visée par Varticle 16 [donc, est considérée comme communiste, marxiste ou révolutionnaire']: .b) toute personne au sujet de laquelle ta Commission des relations du travail, sur preuve faite à sa satisfaction, en vient à la conclusion qu’eUe tombe dans l’un des cas de l’article 16.t Un corps nommé par le gouvernement, dont les membres sont révocables, en vient à la conclusion que vous êtes communiste, marxiste ou révolutionnaire au sens indéfini du code.Sur preuve faite à sa satisfaction, pour des raisons qu’il n’a pas à expliquer, il en est arrivé à cette conclusion-là.Ne lui demandez pas de fournir des explications : il n’a pas à en donner.N’essayez pas de faire renverser sa décision : il n’y a pas de recours au-dessus de lui.Ces articles sont officiellement destinés à Le Globe and Mail, journal torontois de M.George Drew, conclut: “Un tel pouvoir donnerait à un gouvernement une autorité injustifiée sur le mouvement syndical, lequel, à peu d’exceptions près, est loyal à toute la tradition démocratique de notre pays”.Nous ne passons pas pour des partisans trop chauds du gouvernement Duplessis.Pourtant, nous avons la conviction qu’après avoir froidement examiné la situation, il admettra lui-même que la rédaction actuelle des articles 16 à 22 constitue une arme politique infiniment dommageable aux mains de quelque Etat que ce soit; et il proposera un moyen plus raisonnable de combattre l’authentique communisme.L 1T TRI PJ O T T A W A L’autonomie provinciale, M.Drew et M.St-Laurent Le premier ministre rappelle au chef de Topposition ses déclara tiens Centralisatrices (Par Pierre VICEANT) II étend séparément le même privilège à la Transjordan ie arabe I \ Truman réalise ainsi une de ses promesses électorales — Ambassadeurs probables — Les négociations de Rhodes dans une impasse —-L'Egypte devra faire des concessions importantes ou rompre d'elle-même les pourparlers BLOCS-NOTES (par O.M.) ne étape Il n’y aura lutte, jeudi de la inaine prochaine, que pour nte-deux des cinquante-deux Tes de l’Irlande du Nord; seize t été, sans combat, abandonnés x partisans du maintien de l’é-cte choses actuel, quatre aux rtisans de la réunion de l’Ir-ide du Nord avec les vingt-tix mtés qui constituent de fait la publique irlandaise.Il n’y a probablement point de ute sur l’issue de “élection -nme ensemble.L’Irlande du rd est d’abord une construc-n artificielle, qui • été décou-e dans la vieille province Jlster de façon à y assurer une ijorité certaine aux partlaans l’union avec la Grande-Bret^-e; puis, des circonscriptione.a itérieur de cette Irlande du Nord, ont été distribuées de façon à assurer aux votes unionistes plus de poids qu’à ceux qui pourraient être émis en faveur de l’indépendance; l’élection, enfin, se fait sur des listes déjà assez anciennes.Mais cette élection n’est qu’un incident dans une lutte qui se poursuivra.Elle a déjà eu pour résultat de reconstituer autour de l’idée d’indépendance dans les vingt-six comtés, le bloc de tous les partis.Une collecte a été faite dimanche pour aider, dans l’élection actuelle, les candidats i réclament dans l’Irlande , du brd l’union des deux parties, arbitrairement divisées par un acte du parlement de Londres, de la vieille Irlande.Le produit de cette collecte sera partagé par un comité que dirigefont conjointement M.Costello et M.de Valera.le chef du gouvernement et celui de l'opposition, le premier André LAURENDEAU ministre d’aujourd’hui et celui d’hier.Eloquente illustration du mot de M.Costello affirmant à Montréal même, 11 y a quelques semaines.qu’entre M.de Valera et lui, il n’y avait de divergences Mue sur des questions de politique intérieure.Demain Quel qu’il soit, le résultat de l’élection attestera l’existence, dans cette région artificiellement préparée, du sentiment républicain.Autrement, on n’aurait sûrement pas spontanément abandonné aux républicains ces quatre premiers sièges.L’élection elle-même aura donné une nouvelle, impulsion à la campagne pour la réunion.Les dépêches de ce matin indiquent que le surplus de la collecte de dimanche sera employé à fair* du problème de la réunion une question internationale.• i D’autre part, M.de Valera, dès (suite i h deuxième page\ Ottawa, 1er.— La rencontre impatiemment attendue entre le nouveau premier ministre, M.Louis Saint-Laurent, et le nouveau chef de l’opposition, M.George Drew, a eu lieu et les deux antagonistes ont tous deux justifié la confiance de leurs partisans.Le chef de l’opposition a parlé pendant plus de deux heures, vendredi; le premier ministre a prononcé un discours de plus de trois heures qu’il avait commencé vendredi soir et qu’il a terminé hier e près-midi.L’avantage a été assez partage vendredi, mais M.Saint-Laurent a prononcé hier te discours le plus agressif de sa carrière et a remporté un indiscutable succès.’ Le débat entre les deux chefs a porté principalement sur l’autonomie provinciale, et cela de par la volonté de M.Drew.Le chef de l’opposition s’est contenté de formuler quelques critiques générales contre le discours du trône pour consacrer son discours aux relations fédé-rales-provinciales.Le premier ministre a commenté et défendu tous les points du discours du trône, mais il a dû consacrer toute la dernière partie de son discours aux relations fédérales-provinciales pour répondre au chef de l’opposition.M.Drew avait vraisemblablement choisi le thème do l’autonomie provinciale parce que c’est l’article du programme conservateur le plus susceptible de plaire A l'électorat de Québec en général et à l’électorat de Nl-colet-Yamaska en particulier.M.Saint-Laurent n’a pas manqué de lui dire qu’il avait les yeux fixés sur Nicolet-Yamaska et de soutenir que le part! conservateur ne prêche pas la même doctrine dans le Québec que dans le reste du pays.L« système fédératif M.Drew a prononcé un puissant plaidoyer en faveur de l’autonomie provinciale.Il a insisté sur l’importance de la constitution qui est l’armature de la nation canadienne.Il a fait l’éloge du sytème fédératif qui répond aux exigences de la géograp et aux exigences de T’unité nationale.Tous les Etats dont le territoire atteint Je tiers de celui du Canada, dit-il.ont adopté le système fédératif.Le Canada a fait l’expérience d’un gouvernement unitaire en 1941 et cette expérience a démontré que nous ne saurions constituer une nation unie si la sauvegarde des droits particuliers n’étaient pas confiée à des gouvernements provinciaux.M.Drew a cité longuement le discours qu’il_ avait prononcé à l’Assemblée législative ontarienne en 1947 pour expliquer que c’était à bon droit que la province de Québec tient au respect de la constitution de 1867 qui est la sauvegarde de son droit civil, de ses coutumes, de sa langue et de sa religion.Le chef de l’opposition a longuement rappelé les négociations qui se sont déroulées entre le gouvernement fédéral et les provinces depuis 1943 pour démontrer que l’échec de ces négociations n’est pas attribuable aux provinces d’Ontario et de Québec.Il a insisté sur les nombreuses propositions qu’il avait faites pour redistribuer les sources de revenus entre le pouvoir central et les provinces, pour assurer une meilleure répartition des impôts sur les corporations entre les diverses provinces, pour assurer des consultations régulières entre les divers gouvernements.Il a soutenu que les représentants des provinces étaient prêts à poursuivre les discussions et que c’est le gouvernement fédéral qui a refusé de convoquer de nouveau la conférence fédérale-provinciale depuis 1948.M.Drew a accusé le gouvernement fédéral de vouloir centraliser toute la puissance financière et de vouloir réduire les gouvernements provinciaux au rôle de pensionnaires.Il a cité le mot de Laurier à l’effet que c’est un principe absolument faux que de faire percevoir les impôts par un gouvernement et de faire dépenser le produit par un autre.En refusant de convoquer une nouvelle conférence fédérale-provinciale, dit-il, le gouvernement menace l'unité nationale et rend impossible la solution de nos problèmes constitutionnels.M.Drew, centralisateur M.Saint-Laurent a répondu qu’il partageait une bonne partie des idées exprimées par M.Drew, sur notre système fédére-tif.Si l’on a espéré faire le lutte sur la question de l’autonomie provinciale, dit-il, je regrette d’avoir à dire que l’on sera dén çu.Ces paroles, si on les rapproche de celles qu’il prononçait au congrès libégîl d'août der-t mer, pourraient bien indiquer que le nouveau premier ministre se propose de modifier la politique du gouvernement sur la question des relations fédérales-prpvinciales et d’adopter une politique mois intransigeante que celle de M.Ilsley.M.Saint-Laurent a évité de se compromettre sur la tenue d’une nouvelle conférence fédérale-provinciale.Il a cependant défié à ^plusieurs reprises ses adversaires de citer un seul cas où le gouvernement fédéral aurait envahi une juridiction provinciale depuis la fin des hostilités.Il a fait grand état du fait qu’aucune d»l neuf provinces n’a voulu se prévaloir de l’offre du gouvernement fédéral de céder Ta juri dicton en matière de contrôle des loyers en déposant toute la coétespondacne échangée à ce C’est surtout en usant d’arguments ad hominem que M.Saint-Laurent a fait passer un mauvais quart d’heure à M.Drew suc la question de l’autonomie pro.vinciale.Il a cité copieusement les déclarations que faisait M.Drew lorsqu’il était dans l’op.position et que M.Mitchell Hep.burn s'affirmait comme le champion de l’autonomie provinciale, C’est ainsi qu’il a cité une déclaration de 1937 où M.Drew reprochait à M.Hepburn de vou.ioff faire de l’Ontario une nation distincte.“Je suis en faveur d’iat» Canada uni, disait M.Drew.Je .yeux que l’Ontario soit une prÔVince canadienne, une pro-vin.ee dans un Canada uni au scip de l’Empire britannique.Je en faveur de renforcer les nationaux et de dépouiller •rovihees de toute autorité jjetoire qui n’est pas né-aû besoin d’une province." C’est ainsi qu’il a cité une déclaration faite à Halifax, en 1941, par M.Drew qui se plaignait de ce que notre système de gouvernement empêchait de faire beaucoup de choses pour augmenter la puissance du Canada dans son effort de guerre.C’est dans ce discours ou’il a dit que le Canada devrait être administré comme une compagnie qui possède un bureau-chef et quatre suceur-sales.C’est aussi dans ce discours que M.Drew déclarait; “La preservation de l’intégrité d’une nation dépend d’une forte volonté centralisatrice.” M.Saint-Laurent a conclu en disant que si M.Drew avait déjà changé d’attitude sur cette ques-tien des relations fédérales-pro-vinciales il pourrait fort bien changer de nouveau d’attitude s’il venait à accéder au pouvoir è Ottawa.Le chef socialiste, M, Col dwell, devait plus tard retourner le fer dans la plaie en citant d’aulres déclarations cem tralisatrices de M.Drew.Les droits du français M.Saint-Laurent a saisi l’occasion que lui a offerte M.Drew d’expliquer sa fameuse déclaration sur les droits constitutionnels de la langue française.Le chef de l'opposition lui a reproché d’avoir affirmé que la constitution pouvait être changée par un simple vote majoritaire des deux Chambres.Le premier ministre a répon du que sa thèse est à l’effet que le parlement fédéral peut modifier la constitution en ce qui a trait à ses propres pouvoirs, mais qu'il ne peut la modifier en ce qui a trait aux pouvoir» des provinces sans le consentement des provinces.M.Drew s'est alors levé pour lui demander si ce n’était pas en cette circonstance qu’il avait parlé de la question de langue et qu’il avait dit que le parlement avait le droit d’abolir l’une des langues officielles du pays.M.Saint-Laurent a répondu que cette déclaration avait été déformée dans le Québec comme en Ontario.Lôrsque l'on m’a demandé si le parlement avait le pouvoir de modifier l’article 133 de la constitution, dit-il, j’ai répondu franchement dans l’affirmative.Je parlais d’un pouvoir qui ne saurait s’exercer: c’est ainsi que le gouvernement provincial a le pouvoir de me dépouiller de mes biens, mais H n'est pas question de l'exercer.Si le chef de l'Opposition lit les journaux, il verra que l’on rend hommage à la façon dont je manifeste mon attachement aux deux langues officielles du pays.* * * La langue de mon père et celle que J ai apprise de ma mère.De fait.Je premier ministre a continué à pratiquer le bilirt- fuisme pendant le débal sur l’a-resse comme il l’avait fait lors de la séance d'ouverture.C’est en françaia qu’U a félicité le «e-condeur de l’adresse, M.Léopold Demers, député de Laval-Deux- ( suite à la troisième paga) Washington, 1er (A.P, — En conséquence d’une promesse faite le 24 octobre dernier, «huant la campagne électorale américaine, le président Truman a reconnu officiellement lé gouvernement provisoire du nouvel Etat iuif d’Israël en Palestine.Il a en même temps annoncé séparément sa reconnaissance, également “de jure”, du royaume arabe de Transjordanie.voisin de la Terre-Sainte.M.Truman s'était engagé à reconnaître Israël sitôt que des élections libre» auraient eu lieu en ce pays; ces élections ont eu lieu mardi dernier et ont maintenu au pouvoir la coalition de centre-gauche dirigée par le premier ministre David Ben-Gueriou.Le nouvel Etat se voit ainsi plus que jamais assuré de sa survie, puisque les Etats-Unis lui ont aussi consenti la semaine dernière un prêt de $100,000,000.On prévoit que le présent représentant de Washington en Palestine, James McDonald, sera nommé premier ambassadeur dé son pays à Tel-Aviv, tandis qu’Elihu Epstein, chef de la mission Israélite aux Etats-Unis, deviendra le premier ambassadeur de son peuple cher les Américains.La Transjordanie, elle, est un ancien protectorat britannique devenu Etat indépendant en mars 1946; son souverain, l’émir Abdoullah, s’était proclamé roi deux mois plus tard.Londres avait signé la même année une alliance militaire avec Amman; mais Washington avait toujours refusé jusqu’ici de reconnaître le gouvernement transjordan autrement que “de facto".La Trahi-jordatue avait été l’un des premiers Etats arabes du Moyen-Orient à attaquer et envahir ia Palestine en mai dernier, quand Israël avait profité de ki fin du mandat britannique d'administration en Terre-Sainte, hérité de i’aacienne Société des Nations, pour proclamer son existence.Les armées transjordanes s’étaient montrées le* meilleures de celles auxquelles les Juif» avaient dû faire face; mais Israël n'en avait pas moins réussi à bloquer leur avance.Depuis quelque temps, Abdoullah cherche à convaincre ses voisins arabes qu’il est inutile de nier plus longtemps l’existence de l’Etat israé-lite; mais U a aussi essayé d’annexer la partie arabe de la Palestine à ses propres Etats.* # ¥ Rhodes, 1er (A.P.) — Les négociations d’armistice entre Israël et l’Egypte en sont arrivées en un point où le gouvernement du (’.aire devra faira choix soit de consentir des concessions importantes à celui de Tel-Aviv, soit de prendre la responsabilité de mettre lui-méme fin aux pourparlers de Rhodes.Le médiateur intérimaire des Nations Unies.Ralph Bunche, a fait aux Egyptiens la proposition de dernière heure d’une ligne de partage du territoire litigieux du Negeb qu’on gpelie déjà là-bas la “ligne Bunche”.L’attitude Israélite dans les discussions entreprises à Rhodes depuis une couple de semaines est, dit-on, assez voisine de celte du médiateur pour qu’on croit une entente complète probable; le point plus éloigné.De toutes façons, une heure et demie à peine après que Bunche lui eut soumis son délégué de colonel Is-parti par avion en soumettre le texte à de vue égyptien en serait, lui, son gouvernement, M.Duplessis donne-t-il ou ne donne-t-il pas la sécurité syndicale?La publicité de l'Union nationale avant les élections — Renversement de politique avec le bill no 5 M, Duplessis a-l-H été trompé ?— Une seule solution : l'ajournement à l’an prochain (Far Pierre LAPORTE) Québec, 1er — Le 10 octobre 1947 l’Union Nationale publiait dans les journaux do la province une annonce dims laquelle on lisait: “Duplessis a donné la sécurité aux ouvriers”.Les ouvriers ont cru à cette publicité pré-électorale; il» ont voté ep bloc pour les candidat?de l’Union Nationale, pour "la sécurité syndicale” de M.Duplessis, Leur réveil aura été cruel.Alors même qu’ils enregistraient leurs votes le 28 juillet 1®48, des avocats de l’Union Nationale ré-digegient le Code provincial du Travail, qui non seulement les prive de sécurité syndicale, mais leur fait aussi perdre vingt année* de travail et de succès.L'Action Catholique, journal pondéré s’il en est un, affirme que 1* Code *oulève de “graves incertitudes” et demande “res-pectueusemen"’ su premier ministre d’en retarder l’étude parlementaire à la prochaine session”.Comment expliquer que le projet de Code faste aux ouvriers l’injustice de les priver de leur sécurité nationale?Ou M.Duplessis a été trompé, et alors qu’il le dise et renvoie résolument le bill no $ à l’année prochaine, ou bien alors c’est lui qui a trompé la claase ouvrière avant les élections, en lui laissant croire qu’il était le père et le protecteur de là sécurité syndicale.Evidemment, on ne manquera pas de nous taxer d’exagération, de parti pris, Qu’on s’en rapporte alors à l’Action Catholique.Personne osera nier que ce soit un Journal sympathique à l’Union nationale.Or il écrivait samedi, sous la signature de M.André Roy, que le projet de Code "radie des contrats collectifs entre salariés et employeur* toutes les clauses de sécurité syndicale.cette rades publi- Comment concilier diation avec la proae cistes de l’Union nationale?M.Duplessis n’a-t-il donné la sécurité syndicale que pour mieux obtenir un pouvoir absolu et l’enlever ensuite?Est-ce par erreur ou de propos délibéré que les articles 4, 5 et 9 ont été insérés dans le projet de Code?Il faudrait être crédule jusqu’à ia naïveté pour croire qu’une pareille volte-face dans la politique ouvrière de la province soit le fruit du hasard et qu’elle ne prenne pas son inspiration dans îes plus hautes sphères de l’Union nationale.Nous ai|mme» encore prêts h croire à une erreur, ma/» alors qu’on nous en informe.et ou’on retire du feuilleton de In Chambre le bill no 5.Nous pourrions inaisjer sur d’autres articles inacceptables de ce Code.Noua çn avons énuméré quinze, hier, qui avaient été repérés par la C.T.C.C.après une étude sérieuse du projet.C’est autant de raisons qui réclament impérieusement un ajournement, ne serait-ce que pour éviter des troubles ouvriers très sérieux dans la province.Prenons pour acquis que le gouvernement est bien intentionné à l’endroit de la classe ouvrière et qu’il entend écouter sérieusement ses revendications et donner au Code du Travail un sens véritablement social et une pleine mesure de justice aux ouvriers et aux patrons.Avec un ministre Comme Thon.Antonio Barrette au ministère du Travail, nous croyons que tel est le cas.I! s’est toujours mnnieé l’ami et le conseiller de l’ouvrier dans cette province.La remise à l’an prochain de l’adoption du Code s’impose alors plus que jamais.(suite à la troisième page) L'ACTUALITE La raquette et le ski "Mais où sont les neiges d'an-tan?” Ceux qui ont passé entre deux et trois heures en tramway, hier soir, pour efjecluer un trajet qui prend ordinairement de trente A quarante minutes ont eu le loisir de méditer sur cette question du poète.La neige tardive est arrivée avec toute sa puissance d'inertie.Mais un bon nombre prenaient le retard gaiement, car ils songeaient aux excursions de ski.Les plus à plaindre, heureusement qu'ils sont en petit nombre, ce sont les raquetteurs qui ont tenu leurs grandes manoeuvres d'hiver avant celte bordée, sur des pavages à peine recouverts de glace.Ils ont eu beau couronner une reine et se promener en costumes multicolores à la lueur des flambeaux, la neige n'y était pas.Si nous avons jusqu’ici manqué de neige, à'autre s" en ont eu de .-este, notamment dans t'ouest des Etats-Unis, et un chroniqueur élatsunien dissertait à celle occasion sur les mérites respectifs du ski et de la raquette.Il y voit tes symboles de deux types de société — "two ways of life’’.Après s’itre amusé à montrer comment et pourquoi II existe un mur social infranchissable entre les skieurs et Ut raquetteurs.tl en vient A examiner ta valeur comparative da ces deux genres de locomotion.Je tait bien à Faite pour le taiore dans ees considérations, mot qui n'ai jamais chaussé nf fais nf Vautre.Disons d’abord que ces derx modes de transport n’ont {tas été Inventés pour leurs fins sportives.il suffit de se rappeler comment les régiments de skieurs finlandais ont pu harceler Ici troupes soviétiques par leurs dr-placemmts rapides pendant Vhiver 1.rnS9-iO pour constater que ce n’était pas du sporl.D'autre part la raquette était indispensable aux Peaux-Ronqes de notre pays, A tel noir: qui les mamans arquaient les jan-hes des bébéi pour en faite de bons raquetteurs.Il paraît que le cinéma est coupable d'un favoritisme indu pour le ski, ce qui Fentratne dans un anachronisme flagrant.Les voyageurs du grand-nord canadien dont nous voyons les exploits sur l'écran sont souvent en skt; or cela serait tout A fait contraire aux faits.Sans doute s'il l’agissait seulement de voyager rapidement sur la neige blanche, en des étapes rapides, le ski irait bien.Mais nos anciens "coureurs des bois" comme les missionnaires et les trappeurs d'aujourd'hui ne sont pas des excursionnistes ni des touristes qui se promènent entre deux repas.et qui vont rentrer tranquillement A VhAtel.Its portent sur leur dos de lourds fardeaux, notamment des vivres pour plusieurs jours, et dans le cas du trappeur, des pièges, des munitions.Vouez-vous ce vouageur si fortement chargé é’«i» allant en ski 7 Son équilibra serait précaire, H set skis seraient vite enlisés dans la neige fraîchement tombée.Tandis que la raquette, moins rapide, offre pins de surface portante, assure un parfait équilibre, et permet tout le chargement que peut porter un homme bien entraîné.Vous objecterez peut - être qu’avec un traîneau et des chiens, te problème des fardeaux et de leur poids n'esf pas le même.Sans doute, mais là encore le cinéma trompe ses adeptes.tl nous montre le voyageur en traîne A chien s'en allant avec autant de désinvolture qu’un touriste dans une auto du marché noir Encore une fable.Le colonel Charles Dennis La \auze, qui a passé trente ans dans l'Arctique avec la ‘‘royale police à cheval canadienne", affirme qu'il est impossible de voyager avec des chiens sans avoir de raquettes, pour la bonne raison qu'il faut souvent battre te chemin devant les chiens, et que les raquettes seules font un sentier que peuvent suivre les chiens.Le ski n'y arriverait pas.Sans raquette, la police "à cheval" serait immobilisée.Comme sporl la raquette est évidemment vaincue par le ski, puisque ta mode est A fa vitesse.Mais que le skieur prenne garde de ne pas trop s’éloigner de l'hôtel; s’il veut vraiment se lancer dans la grande aventure, en pleine, sauvagerie, il lui faudra chausser des raquettes.Mats il reste tout de mime aux raquetteurs et aux skieurs sportifs quelque chose qu'ils ont en commun.A pari la neige.i sANSouar PAGE DEUX LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI Itr FEVRIER IW CHALUTIER AMERICAIN SAISI AU CANADA SK On voit ici le chalutier américain “ArahoM (à gauche) mouillé auprès d'un navire canadien de même tvjpe mais de^ plus fort tonnage, le "Cygnus", après avoir été ramené de force dans le port de Digby, Nouvelle-Ecosse.L Araho est accusé devoir péché en deçà de la limite de trois milles au large des côtes canadiennes; mais son commandant, le capitaine Reuben Doughty, de Portland, Maine, repousse énergiquement cette accusation.(Photo CP.) BLOCS-NOTES (suite de la première page) | Un concours à suivre le lendemain de sa défaite, avait entrepris une tournée mondiale, pour ainsi dire, afin de mobiliser en faveur de l’abolition de la ligne de division, l’opinion de tous les Irlandais et descendants d’Irlandais de l’univers.M.Costello, lors de son voyage eh Amérique, a traité le même thème.L'on annonce maintenant que, sous l’impulsion du gouvernement actuel qui, comme on l’a yii, est d’accord sur, ce point avec scs adversaires même, un effort sera fait pour coaliser les amis dè l'Irlande à travers le monde.Et l’on peut être assuré que l’un des premiers objectifs de cette manoeuvre sera la disparition de la frontière artificielle.Avis de décès AUBRY.— A l’Hôtel-Dieu de Ouébec, le 31 janvier 1949, à 1 âge de 54 ans, est décédé Roch Aubry, inspecteur des Ecoles Normales, époux de Eelzora Dus-scault, demeurant à 81, Bougainville.Les funérailles auront lieu jeudi, le 3 février.Le convoi funèbre partira des salons funéraires Lépine, No 42, Chemin Ste-Foy, à 8 h.45, pour se rendr > à l’église, des Sts-Martyrs, où le service sera célébré, à 9 h.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.LACOMBE.A Ahuhtsic.le .10 janvies- 1949, â l'âge de 77 ans, est décédé Joseph Lacom-be, époux de feu Clotilda Bélisle, demeurant à 27 ouest, boni.Gouin.Les funérailles auront lieu merdtcdl, le 2 février.Le convoi funèbre partira de la demeure de son gendre, M.Eugène Thérien, No 10808, rue Saint-Denis, à 8 h.45, pour se rendre à l'église Saint-Nicolas d’Abuntslc où le service sera célébré à O ^h, Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges.lieu de sépulture.Parents et amis sont priés ‘d’y assister sans autre invitation.LACHAPELLE, Dame J.-P — A Saint-Ours, Je 30 janvier 1949, est décédée madame J.-P.Lachapelle, veuve de ,J.-P.- Lachapelle, entrepreneur.Elle est exposée à la résidence de son fils Jacques, k l’Ecluse de St-Ours.Funérailles mercredi, le 2 février 1949 à dix heures en l’église paroissiale de St-Ours où rin-humalion aura lieu.Parents amis sont priés d’y assister sans autre invitation.O’BREADY.— A Sherbrooke, le 31 janvier 1949.à l'âge de 73 ans, est décédée Mme Moïse O Bready, née Bazin (Georgian-naL Les funérailles auront lieu jeudi le 3 courant.Le convoi funèbre partira des salons mortuaires Brien, rue Bail, Sherbrooke, à 8 h.45, pour sc rendre à la cathédrale Saint-Michel, où le service sera célébré à 9 heures, et de là au cimetière Saint-m-chel, llèu de sépulture.ACHETEZ VOS FLEUHS ICI La Patr'e Fleuriste 168 est, St«-Catherin« Ecoutez Livraison partout directe- ** l*ud* ment de notre serre- r n ¦ p chaude.121,2s PL 1786-17S7 12 h! j# 10% d’escompte aux communautés religieuses.Un concours d’un type non-veau vient de se greffer sur celui que dirige, depuis plusieurs aunéis déjà, la Société des Concours de français de Fall River, Massachusetts.Aux épreuves ordinaires: dictée, etc., on joindra — il s’agit d’une suggestion de M.le Dr J.-E.Mercier — un exercice de rédaction, française, cela va de soi, qui portera sur le pays d’origine, immédiate ou lointaine, des concurrents.Ceux-ci auront, pour rédiger leur texte, afin de leur permettre de consulter leur famille, et, au besoin, des pièces écrites, un délai de plusieurs semaines.On leur demandera de dire d’où viennent leurs parents, leurs grands-parents, et, au besoin, leurs arrière-grands-parents, avec des indications, aussi précises que possible, sur le lieu d’origîne de ceux-ci.On voit tout de suite le double, et même le triple objet du concours: relier l’une à l’autre les diverses générations, rapprocher, par le rappel de faits concrets, les Franco-Américairs de leurs parents du Canada, inciten les jeunes Francos à étudier, et donc à mieux connaître le pays de leurs aïeux.Aux concurrents heureux, la Société des Concours donnera trois prix.Nous serions étonné que l’initiative ne fût pas couronnée d’un réel succès.Elle pourrait être imitée dans maints endroits, et pas seulement de l’autre côté de la ligne quarante-cinquième.Anniversaires franco-américains On sait déjà que les derniers jours de mai prochain verront la tenue, à Worcester, au Massachusetts, d’un grand congrès : franco-américain.Tout indique que ce sera, dans l’histoire de nos frères de la Nouvelle-Angleterre particulièrement, un événement considérable.L’année suivante, à Boston, cette fois, on célébrera, du 7 au 10 mai, le cinquantenaire de la fondation de l’Union Saint-Jean-Haptiste d’Amérique et le centenaire de la première paroisse franco-américaine, Saint-Joseph de Burlington, au Vermont.Ces fêtes coïncideront avec lé dix-septième congrès général de-l’Union Saint-Jean-Baptiste d’Amérique.Celle-ci, dont les débuts furent forcément assez modestes, est aujourd'hui devenue une institution puissante.Elle compte plus de soixante-dix mille membres, elle a des groupements dans plus de.deux cents localités de la Nouvelle-Angleterre, du New-York, du Michigan et de l’Illi-nois.Elle possède un actif de plus de dix millions.Mais l’Union Saint-Jean-Baptiste ne fait pas simplement de l’assurance.Elle s’intéresse à beaucoup d’oeuvrei religieuses, patriotiques et charitables.Elle a notamment créé une Caisse écolière qui facilite les études de nombre de jeunes Franco-Amé-; ricains.Son siège social est, comme i l’on sait, à Woonsocket, au Hho-; de Island (1, rue Social).Nous souhaitons à l’Unfon, pour le plus grand bien de nos frères d'outre-quarante-cinquiè-mc, et de l'ensemble des groupes français d’Amérique, une prospérité toujours plus grande.O.fi L'itinéraire de M.Saint-Laureni Le premier ministre visitera la Métropole le 5 mars prochain Le premier ministre du pays, M.Louis Saint-Laurent, visitera la métropole le 5 mars prochain.La nouvelle a été annoncée officiellement hier.Au cours d’une réception donnée en l’hôtel Windsor, par un comité de citoyens qui aura charge de l’itinéraire du premier ministre, on a annoncé en effet que le chef du parti libéral assistera à plusieurs cérémonies officielles au cours de cette première visite qu’il fera à Montréal, depuis qu’il a succédé à M.Mackenzie King.M.Saint-Laurent sera accompagné de Mme Saint-Laurent.A leur arrivée ici, ils se rendront à l’Archevêché, présenter leurs hommages à S.E.Mgr Joseph Charbonneau, archevêque de Montréal.Ils iront ensuite à l’hôtel de ville où ils signeront le livre d’or.M.Saint-Laurent rencontrera ensuite les membres de l’Association de lu jeunesse libérale du district de Montréal, au Club de Réforme, pour ensuite visiter les Universités de Montréal et McGill.Le midi, M.Saint-Laurent portera la parole au déjeuner qui sera offert par ie Club Richelieu.Dans l’après-midi, i! visitera l’hôpital ipiiitaire du Chemin de la Reine Marie.Dans l’avant-mkli, Mme Saint-Laurent visitera l’hôpital de la Miséricorde, l’Institut des Sourds et muets, et l’hôpital Ste-Justine.Elle sera invitée ensuite à un déjeuner offert par le club libéral sir Wilfrid Laurier au Club de Réforme.Dans l’après-midi, elle se rendra à l’hôpital St.Marys et au couvent Villa Maria.Elle sera l’invitée d’honneur aussi à un cocktail offert par te club libéral central de Montréal.Dans la soirée, le premier ministre et Mme Saint-Laurent, seront les hôtes d’honneur à un grand banquet qui sera servi en l’hôtel Windsor.Conférence sur les pêcheries Pour les quatre provinces de l'est du Canada LE DEVOIR •To Devoir ' est imprlmi ans no* 430-434 est.rue Notre-Dame.S Montréal par ITmprlraerle populaire, compagnie à resoonsablllté limitée, qui en est i'édltrlce-proprlétalre.Directeur-gérant, Qéiard ïTUon."Le Devoir” est membre de la Canadian Press, de l’Audit Bureau or Cneulatlons et de la Canadian Dally Newspaper Association.La Canadian Près» est seule autorisée k faire l'emploi pour réimpressions »de toutes les dépêches attribuées k la Canadian Preaa.k VAsaoctated Press et aux agences Reuter, ainsi que de toutes les informations locales «tue ('Le Devoir” publie.Joua droits de reproduction dea dépêches particulières au ’'Devoir" aent également réservés.AborËtihCft (pof la jjoste : EDltlON QUOT1DIKNNI , 1 Muf •MéritiréifUiY' ) .$8.00 i*®**** «Mrfrtfcee* ' ‘ " ' - , ’ Uniéft pçpt, .«t Union postait • Jbaa , «hêque -.'v- 11.00 bHlsnntquo .10.00 **•*•*’*•**•¦''•••*¦' * ' ’**••* *••«*•• ••ea»»*oooaOO*eoeoo»0»oO 12.00 , EDITION DU SÀMIDt K .3.00 .:.a.00 itnents sont payables d'ayanoe par maadat-poste ou par cklassbu au pair k Montréal.' “ “T Autorisée comme matière poatalé do deuxième classe par le minis-» des Poe tea, Ottawa., 4 Téléphone: Bflalr *3361 =3= Ottawa, 1er (C.P.A — Les problèmes des pêcheries de la côte est du Canada seront en discussion, cette semaine, à la conférence de trois jours qui •réunira, à Halifax, quelque 300 représentants de l'industrie des quatre province de l’est.M.Harold Connolly, ministre du commerce et de l'industrie en Nouvelle-Ecosse, sera l’hôte de la réunion, qui débute le 2 février.Celte conférence se tient chaque année sous les auspices des organisations de l’est du Canada affiliées au Conseil des péril pries du Canada.Cela com-prend le commerce de gros de Montréal et de Toronto.La liste des sujets à discuter comprend les barrières commerciales, la disparition de certains marchés d'exportation à cause de la pénurie de dollars: l’expansion des services Téaéraux d’inspection et de classement; libre concurrence contre contrôle du marché sous la sanction gouvernementale, et la politique de la commission de soutien des prix des pêcheries.Le ministre des pêcheries, M.Mayhew, portera la parole devant les délégués, le 3 février prochain.A^OTJjAW^ Deuxième motion de non-confiance à la Chambre des Communes Le premier ministre, M.Louis Saint-Laurent, défend son administration -La motion de M.Coldwell vient en sous-amendement à la motion de M.Drew Discours de MM.Saint-Laurent/ Caldwell et Low — Décès d'un député créditiste —- La présentation du budget ne sera pas retardée Faites ça *.• et vous vivrez! Est-ce donc la faveur des hommes que je veux gaqner aujourd'hui?ou bien celle de Dieu?Est-ce aux hommes que Je cherche à plaire?Si ftn étais encore à plaire aux hommes, Je ne serais pas le serviteur du Christ, (Gal.1,10).Dans la chemin du salut, Il rte faut pas craindre les “qu’en dira-t-on’’.Car suivre la Christ c’est s’attirer le mépris du inonde qui ne connaît pae Dieu (Texte prépare par ta Société catholiqus de la Bible) Ottawa, 1er (C.P.) — Une 2e motion de non confiance a été présentée hier à la Chambre des Communes, au cours du débat en réponse à l’adresse du discours du trône.Cette seconde motion a été présentée par M.J.Coldwell, leader national de la C.C.F., qui a recommandé à la Chambre de voter en faveur afin de démontrer son manque de confiance en l’administration actuelle pour les raisons suivantes: 1.parce que le gouvernement a négligé: d’instaurer un programme national de santé; 2.parce qu’il a négligé d’établir un véritable marché pour les produits agricoles, et pour l’impossibilité d’échanger les marchandises dont le Canada a besoin; et 3.parce que le gouvernement n’a nu empêcher la spéculation sur les vivres.Cette motion était un sous-amendement à la motion de non confiance présentée vendredi dernier par M.George Drew, leader du parti progressiste-conservateur, qui a demandé à la Chambre des Communes d’aviser le gouvernement “que l’administration ne possède plus la confiance de cette Chambre”, Ces deux motions de non confiance sont traditionnelles, de la part de l’opposition, au cours du débat sur le discours du trône.Elles ne reviendront pas sur le tapis d’ici quelques semaines.Le leader national de la C.C.F., M.J.Coldwell, a présenté sa motion immédiatement après le discours de M.Saint-Laurent — discours qui a duré près de 3^ , heures — commencé vendredi | dernier.Le premier ministre y | prenait la défense de sa nouvelle administration et a reproché à M.Drew, qui avait basé son “mai- j den-speech” à la Chambre, sur les relations fédérales provincia-1 les, de changer d’attitudè sur i cette question de temps à autre, j “Je me demande, a dit le pre-1 mier ministre, quelle serait l’atti-1 tude de M.Drew sur la ques- ; tion des relations fédérales-pro-vinciales, si le pays était assez imprudent pour le placer à la tête de* affaires’’.M.Solon Low, leader du Crédit social, a dit pour sa part que j le fait que le gouvernement pren- j ne part au pacte de sécurité de U Atlantique-Nord est une preu-1 ve qu’il “a perdu confiance” en : l’Organisation des Nations.Unies comme instnynent mondial de j paix.g,7 Pour faire face aux nombreux | problèmes domestiques et empê-1 cher une dépression possible,_M.j Low a recommandé l’adoption des théories du Crédit social sur les questions financières.Les autres orateurs ont été MM.Arthur Ross, progressiste-1 conservateur de Souris, Claric Gillis, député C.C.F.de Cap-Breton sud.et L.-J.Raymond, libéral de Wright.Au début de la séance, M.Saint-Laurent et les autres rhefs de partis ont rendu hommage à M.Norman Jaques, député créditiste de Wetaskiwin, qui a succombé à une crise cardiaque de bonne heure dans la journée.Le ministre de la Justice, M.Stuart Carson, a annoncé de son côté la formation d’une commission composée de trois hommes, pour reviser le Code criminel.Le Juge en chef W.-M.Martin, de la Saskatchewan, en sera le président.Le ministre du Commerce.M.C.D.Howe, a annoncé que le gouvernement étudie la possibilité d'établir un prix de base pour le lin pour la récolte de 1949-1950, et a averti les agriculteurs que le lin est devenu un produit en surplus, et les marchés futurs sont très incertains.M.Saint-Laurent Le premier ministre, M.Saint-Laurent, dans son discours-record, a annoncé deux nouvelles importantes.11 * dit d'abord que la présentation du budget à la Chambre "ne serait pas retardée’’.D'aucuns croient qu'il sera présenté de bonne heure en avril, avec l'idée que l’élection générale viendra bientôt après.Le premier ministre a aussi annoncé que le gouvernement étudie la possibilité d’installer un peu partout au pays des postes de télévision qui n'empiéteraient pas sur les programmes télévisés à longs termes.M.Saint-Laurent a qualifié d’absolument fausse une déclaration faite à la Législature ontarienne par M.George Drew à l’effet que le gouvertiemcnt fédéral a le pouvoir de changer les droits des provinces en rna-| tière de langue, de jJropriété et de droits civils.“Je défie n’importe qui dans cette Chambre", a dit le premier ! ministre, “d’apporter la moindre • preuve à l'appui d'une telle déclaration.” Le premier ministre a nié que le gouvernement eût cherche à centraliser les pouvoirs à Ottawa et a donné com^ me preuve, la non-volonté des provinces d'assumer la juridiction sur les contrôles des loyers.La plupart des provinces ont dit que ces contrôles devraient être assumés par Ottawa.M.Saint-Laurent a aussi rappelé certaines déclarations oe M.Drew, déclarations qui remontaient jusqu’en 1937, alors que le chef progressiste-conservateur préconisait “tin gouvernement central fort", pour prouver que M.Drew changeait d’idée souyent et périodiquement.Pour ce qui est de rappel de M.Drew à une conférence îédê-rale-provincialé, il ae dit convaincu que le* conférences qui ont précédé les élections n'ont servi à rien parce qu'il n'y avait pas désir général de juger l’af- faire au mérite.On avait un “oeil sur les élections”.Les fréquences ne devraient être abandonnées à l’entreprise privée que si on était convaincu que c’était le seul moyen d’établir la télévision.On a dit hier à Ottawa.Tout indique que le budget sera présenté assez tôt au cours de la session, soit vers la fin de mars ou au début d’avril.M.Saint-Laurent e en effet donné l’assurance que l'étude du budget ne saurait être retardée et qu'elle viendra des que l'examen'd’autres matières sera terminé à une date qui est déjà fixée.Le programme législatif comprend aussi: un bill pour ratifier l'annexion de Terre-Neuve et un bill sur les costrôles qui dojvent passer avant le budget, soit vers le 31 mai.* # * Défendant les pratiques budgétaires de son gouvernement, M.Saint-Laurent e déclaré qu'il croit que la plupart des Canadiens sont satisfaits des aurplus accumulés en ces dernières années.Escomptant «pie des élections générales auront lieu cette année, Tes journaux ont parlé de réductions possibles de taxes et d’impôts.Le premier ministre a commenté simplement de la façon suivante: c’est le pifepre des journaux de faire de telles suppositions, mais ils devront attendre le publication du budget pour savoir à quoi s’attendre.Un rapport soumis aux Communes hier à la demande de M.T.L.Church a révélé que lea frais de voyage des employée du gouvernement pour l’année fiscale te terminant le 31 mars 1948, ae chiffraient à $13,800,000.* * * I.A.Rosi, progressiste-conservateur, e dit ce soir qu'il n’avait ?as été loin de la vérité- lorsqu’il avait accusé l'ancien premier mi-tistre d’avoir sabordé le conférence fédérale-provlnciale de 1946.Il a ajouté qu’à cette époque la conférence (’était ajournée sur une -notion du gouvernement fédéral t qu’elle n'avait pas été convoquée de nouveau.M.Rees e eussi montré des chiffres qui indiquent que les fermiers Je l'Ouest ont perdu $352,000,-000 dent les ventes de blé, à trop bas prix, pendant les deux années de l'accord anglo-canadien.La prix payé, pour compenser devrait être pour l'année 1949-50 de $5 le boisseau au lieu de $2 tel que fixé.¥ * * La C.C.F.a demandé une conférence de tous les gouvernements pour étudier le problème du lo-:ement pendant que les orateurs des deux grands partis discutaient des chances des socialistes aux prochaines élections.Commentant !a décision de la C.C.F.d’avoir deux cents candidats lors des élec-ions fédérales, ils ont affirmé que b troisième parti n’aurait aucune chance de s'emparer du pouvoir.Le C.C.F.a tenu une conférence en fin de semaine à l'issue de latfuelle elle a affirmé que le gouvernement n'avait pas l’intention de s'occuper de la construction de maisons sauf cas d'urgence et qu'alort il agirait à ia demande des provinces.“Le grande majorité des Canadiens à revenus bas ou moyens ne peuvent se construira de logis, le gouvernement fédéral refuse d'en construire, les provinces ne le peuvent à cause de leurs ressources, les municipalités demandent en vain que l’on agisse.” M.Coldwell Le chef du parti C.C.F.a critiqué le programme de santé du gouvernement: les 130,000,000 votés l’an dernier pour les services de santé, dit-il, ne peuvent être considérés comme un plan national de santé parce qu’une partie de cet argent devait être consacrée à une enquête sur la santé.II «’est prononcé en faveur de la participation du Canada au pacte de sécurité, et il a demandé au parti progressiste-conservateur de définir sa position là-dessus.11 semble y avoir un peq d’incertitude au sujet de la politique de l'Opposition.II a demandé au gouvernement d’adopter des plans intelligents de mise sur te marché pour tous les produits canadiens — particulièrement le blé et les autres céréales — et il a suggéré l’inauguration d’un système qui réduirait les difficultés du change dans le commerce.La Chambre devrait également étudier le problème du logement, et voir s’il ne serait pas opportun de retourner au système des contrôles et des subsides pour maintenir un niveau des prix raisonnables.M.Coldwell prétend qu’il existe une tentative “publique et .flagrante” de “détruire” Radio-Canada.De plus, la radio gouvernementale “abandonne” peu à peu son premier but, qui était de protéger les “voies de l’air” pour-le public.On en est rendu à un tel point que certains postes privés ont maintenant des transmetteurs de 50,000 watts.M.Solon Low Le chef du Crédit social a demandé au gouvernement de dire au peuple canadien ce que le pacte de l’Atlantique va coûter et quelles obligations il va comporter pour notre pays.il a dit que le parti du Crédit social s’est opposé aux Nations Unies parce qu’il voyait derrière cet organisme “plusieurs de ces misères qui ont empêché la Société des Nations d’être efficace”.Il y avait peu de chance que les Nations Unies fissent quelque chose.On a conclu des accords “stupides” avec les Soviets, des accords qui ont joué contre les nations de l’Occident.Et on pouvait voir aux côtés des hommes qui ont conclu ces accords des hommes comme Alger Hiss, qui a été convaincu récemment d’avoir laissé couler des secrets d’Etat.“Qui sait le nombre d’hommes semblables qui ont fait partie du gouvernement des Etats-Unis et du gouvernement du Canada.’’ Passant aux affaires internes, M.Low a dit que le parti du Crédit social voudrait voir l’établissement d’une monnaie nationale et d’une commission du crédit qui donnerait chaque année au Parlement un rapport montrant la relation entre la production et le pouvoir d’achat de la population.Quand on constaterait une accumulation des marchandises, on paierait des dividendes à chaque citoyen, et on donnerait une remise sur le prix de détail pour permettre à la population d’acheter.Ce serait le moyen d’éviter une dépression.M.Raymond a dit qu’il ne croyait pas que le Canada dût rester neutre au cas d’une guerre entre les Etats-Unis et la Russie, il en est qui croient que la neutralité protégerait les intérêts du Canada, mais il n’en est rien.Les pays européens qui se sont alliés à la Russie y ont perdu leur liberté religieuse et économique, i M.Ross a cité des chiffres j montrant, à son avis, que les fermiers ont perdu $352,000,000 ar la vente de leur blé à la rande-Bretagne à des prix très bas, durant les deux premières années du contrat de blé anglo-canadien.Ils ont perdu un autre $172,000,000 pour avoir vendu a bas prix leur blé pour consommation domestique.M.Gillis propose un relevé général des ressources du Canada et dit que la Commission fédérale du combustible devrait tenter d’établir un plan national qui inclurait le zonage des marchés.A l’heure actuelle, le Canada est dans une dépendance trop étroite des Etats-Unis pour ce qui est du combustible.i CNiMisits i mil Dismiiii O A#WfÜ8 IÇp najuaâ SERVICE JOUR et NUIT PUfiRfTM monTMRL ¦*«¦» «Mm M Mmm.m Chat In Duquel ta.propriétaire HA.7251 Traitements équitables Pour le personnel religieux enseignant Le secrétariat des Frères enseignants du Québec vient de mettre en circulation un plaidoyer en faveur de traitements équitables pour le personnel religieux enseignant des Commissions scolaires catholiques de la province de Québec.Ce plaidoyer a été écrit par M.Jean Dela-ge, économiste et ingénieur conseil, expert en matière de rajustement de salaires.Il appert que la différence des traitements entre les instituteurs laïques et religieux serait due à une méthode irrationnelle de calculer les salaires et qui consiste à évaluer les traitements en fonction des besoins, alors que “le juste salaire est un prix qui doit mesurer objectivement la valeur d’un service — et qu’il ne peut y avoir — à un moment donné — en lieu donné — pour une espèce de services déterminée qu’un seul prix qui puisse être le juste, qui puisse en somme, mesurer ,1e niveau du salaire équitable et la valeur des services rendus.’’ Le gouvernement réaliserait par cette différence de traitements, des économies substantielles dont les religieux feraient EAU des CARMES BOYER Contra MALAISES MAUX DE COEUR MAUX DE TETE DIGESTIONS DIFFICILES 1 les frais.Il n'est pas question de donner aux religieux le même salaire qu’aux laïques, mais de réduire la marge qui existe entre les deux traitements afin de redonner au premier une base juste, sociale et vraiment objective.11 y a là évidemment un problème social qui se pose avec une certaine acuité et sur lequel nous reviendrons très bientôt, lorsque nous aurons pris une plus grande connaissance du texte que l’on nous a lœrn is _______ Le Cercle d'étude Sainte-Madeleine Le cercle d’étude Ste-Madelei-ne annonce pour le 2 février, à 8 h., à 685, avenue Outreniont, la première d’une série de conférences.Le conférencier, M.Victor Barbeau, fera un “Parallèle entre les doctrines économiques”.Il y aura forum après la causerie.L’entrée est libre et mixte.ACCESSOIRES ELECTRIQUES en GROS Au lerrice des • PROPRIETAIRES • ENTREPRENEURS • COMMUNAUTES BEN BELAND RecMoeiroa ôtactrlquea *a gros 7152 bout.SAINT-LAURENT Tél.: TA.6356 s; Le prix de la coupe de cheveux baisse Portland.Maine, 1er (A.P.) — Les barbiers de Portland, Maine, ont réduit de 85 à 75 cents le prix qu’ils exigeaient depuis plusieurs mois pour une coupe de cheveux.Ils expliquent y avoir été contraints par un moindre : achalandage, les résidents ayant profité des froids de l’hiver comme prétexte pour retarder leur visite chez le coiffeur.La Bourse de Tokyo rouvre ses portes Tokyo, 1er (A.P.) — Les autorités alliées d’occupation au Japon viennent de permettre la réouverture de la Bourse de Tokyo, qui était demeurée fermée depuis la fin de la guerre.On n’a toutefois pas fixé la date exacte de cette réouverturè.L’AMIANTOSE Un village étouffe dans la poussière East Broughton L'articl* sensationnel de M.LeDoux lur l'amiantose è East Broughton, paru dans "Le Devoir" du 12 janvier, a été publié en plaquette et est maintenant en vente aux prix suivants : 25 sous l'exemplaire — $2.50 la douzaine $20.00 le cent.Placez vas commandes au "Devoir", 434 est, rue Notre-Dame, Montréal.l .-.—.-.— .¦m.¦¦¦"i ~ line année de succès L'année 1948 a été la meilleure des cinquante-sept années d’existence de la Great-West Life.Parmi les faits saillants de l’année se trouvent les records suivants: $198,000,000 de nouvelle protection étendue sur plus de 39,000 personnes au Canada et aux Etats-Unis; $22,000,000 versés à des assurés vivants et à des bénéficiaires .$25,000,000 portés à leur crédit en vue des paiements qui devront leur être faits À l’avenir.Ces chiffres démontrent, en partie, l’expansion réalisée par les services de la Compagnie en 1948: 1948 1947 Encours.$1,346,000,000 $1,207,000,000 Affaires nouvelles.198,000,000 195,000,000 Actif.331,000,000 304,000,000 Un bel avenir en partage L’assurance dans la Great-West Life est un placement , pour un avenir plus sûr.La Compagnie et ses 388,-000 assurés se partageront ce bel avenir.En confiant leurs épargnes à la Great-West, ces personnes prudentes se libèrent d'inquiétudes au sujet d’un facteur important de l’avenir.Elles savent que leurs fonds seront mis en placements de tout repos; que ces dollars si importants pour elles seront à leur disposition quand elles en auront besoin.L’association d’affaires existant entre la Great-West et ses assurés durera pendant de longues années.Dans un avenir éloigné, le miracle de l’Assurance-Vie continuera à leur apporter bonheur et sécurité ainsi qu'à leurs familles par l'entremise de la Great-West, gardienne de leurs plans d’avenir.gSeat-West Life ASSURANCE COMPANY iliCR SOCIAL — WINNIPKC Gérante des Succursales G.A.J.Boisvert Edifice Dominion Square D.R.Ferguson, C.L.U.Edifice de la Banque Royale A.J.Marling Edifice de la Banque de Toronto Philippe Paquette Secrétaire den Succursales de Montréal i ilixemwwssw——————neemtau—a c ! •* LESAGE SAINTE-TNEfiESE P.Q.LE DEVOIR MONTREAL MARDI 1« FEVRIER 1949 Tirage certifié per l'Audit Bureau of Circulations Sur le front de la "Vertu" Comme quoi ceux de la pègre n'ont pas l'air satisfaits Par nécessité professionnelle, nous estimons convenable de rassurer les gens de la pègre.Car on nous apprend certains remue-ménages dans les bas-fonds de notre estimable cité.Ne voilà-t-il pas que Monsieur M.S., le grand “doss” de la barbotte de Côte-Vertu, serait parti subitement prendre l’air à Cleveland! Comme cela est dommage! Comme il est vrai de dire que nos intentions les meilleures sont parfois faussement interprétées! Car enfin, si nous avons publie quelques informations sur la bar-botte de Côte de Liesse, maintenant déménagée chez un M.La-bellé de Côte-Vertu, c’était dans le but de nous gagner quelques lecteurs chez les habitués de l’établissement; c’aurait été charmant de pouvoir aider les “poissons” à jouer dans les mains des rois de la barbotte, en leur fournissant quelques informations pratiques! A la rigueur, nous pourrions aussi poursuivre d’autres buts mais qu’à cela ne tienne: ces indications ne sont-elles pas fondées sur la vérité ?N’est-il pas vrai que l’on Joue maintenant à Côte-Vertu et qu’un très grand nombre de personnes sont au courant de la chose ?Exception faite de M.Hilaire Beauregard qui n’aurait pas manque, sans cela, d’envoyer ses hommes fermer le tripot.Geste qui viendra, sans doute, à son heure ! Mais peut-être laissera-t-il ce soin au chef de la police municipale, M.Albert Langlois, si la rumeur se confirme que l’on déménagerait encore une fois cette aimable barbotte.Car on dit, sans plus, qu’on se prépare à venir en ville; il y aurait, paraît-il, up Heu tout indiqué à 14.rue Mansfield ! Evidemment, ce ne sont que des rumeurs.Il en court d’autres assez fantastiques.ce serait la reprise de certaines “disparitions” du genre de MM.Randolph et Goodman, dont nous avons raconté déjà la touchante histoire.Mais que cela n’inquiète pas nos amis de la pègre ! Un peu de lumière sur leurs activités n’est pas faite pour nuire à leur esprit civique, dont on dit que certains personnages de l’administration municipale et provinciale pourraient témoigner avec chaleur ! Lettre d’Ottawa (suite de la première page) Montagnes.Il a ensuite parsemé son discours de citations françaises qu’il traduisait ensuite.Le domaine culturel M.Drew e fait une critique pertinente lorsqu’il a parlé de l’enquête royale projetée par le gouvernement sur le cinéma, la radio, les bibliothèques, les archives, la propagande à l’étranger.Le chef de l’opposition a déclaré que le champ de cette enquête était tellement vaste qu’il faudrait une génération pour la mener à bonne fin et qu’elle constituait un envahissement de la juridiction provinciale.M.Saint-Laurent a répondu que M.Drew n’avait apparemment pas remarqué les mots du discours du trône qui précisent que l’enquête ne porte que sur les organismes fédéraux qui s’intéressent à ces diverses initiatives culturelles.Cela, dit-il, limite la portée de l’enquête et respecte la juridiction provinciale.En parlant du domaine culturel, M.Saint-Laurent a trouvé le moyen de faire allusion aux récents succès de Gabrielle Roy et de Gratien Gélinas.Même si elle ne porte que sur les organismes fédéraux, l’enquête devra être suivie avec grand soin.La culture découle de l’éducation qui a été réservée aux provinces.Et c’est précisément la nécessité de sauvegarder notre culture qui confère a l'autonomie provinciale tout son prix.Il est probablement impossible de restreindre toute initiative culturelle aux gouvernements provinciaux, mais il importe de surveiller avec soin les organismes fédéraux dont l’action s’exerce dans ce domaine, de prévenir les empiétements du pouvoir central; nos sociétés culturelles et notre gouvernement provincial devront suivre de près cette enquête et faire les représentations qui s'imposent.11 faut savoir gré à M.Drew d’avoir soulevé avec éclat à la Chambre des Communes la question de l'autonomie provinciale, f.e vote autonomiste donné par la province de Québec à la dernière élection provinciale a produit son effet.Il aura peut-être confirmé M.Drew dans la foi autonomiste qu’il professe depuis sa conversion et fait sortir M.Saint-Laurent de la voie centralisatrice où il s'était engagé avec M.King et M.llsley.Pierre VIGEANT -» — i — - Moscou serd rebâti d'ici 25 ans Moscou, 1er (A.P.) — Selon une procédure employée seulement dans des circonstances exceptionnelles.le conseil des ministres de Russie et ie comité central dû parti communiste russe annoncent conjointement que le gouvernement soviétique va bientôt lancer un nouveau plan de 20 ou 25 ans pour la reconstruction de Moscou.Les autorités locales devront en conséquence soumettre leurs projets et leurs demandes h l’égard de ce plan d’ici le 1er octobre.DEUX NOUVEAUX POSTES AUX C.P.A.» > MM.R.W.Ryan, de Winnipeg (à gauche), et R'.G.Townleg, de Vancouver, qui viennent d'être nommés à des postes importants aux Canadian Pacific Air Lines, par le président de cette compagnie, M.G.H’.G.McConachie.M.Ryan devient adjoint du président à Montréal, alors gue M.Townley sera gérant général des opérations de la compagnie, avec bureaux provisoires à Winnipeg, puis à Vancouver, lorsque les Canadian Pacific Air Lines commenceront à faire le service vers l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Orient.Ces nouveaux postes ont été créés pour assurer la coordination des services actuels au pays (9,770 milles de parcours) avec les nouvelles lignes qui traverseront l’océan Pacifique(15,82i milles).Protestation des policiers contre le (ode du travail Le cartel des unions est constitué Le cartel d’unions ouvrières pour lutter contre le projet d’un code du travail soumis par l’hon.Antonio Barrette, ministre du Travail, et dont nous annoncions la formation hier, est définitivement constitué et les représentants des unions sont aujourd’hui en conférence.La C.T.C.C.est représentée par Gérard Picard et Jean Marchand; la C.C.T.par Philippe Vaillancourt et Bill Smith; la F.P.T.par Marcel Francq et Phil Cutler.La section montréalaise de la Canadian Brotherhood of Policemen, qui groupe 1,600 membres, a adopté hier à l’unanimité une résolution pour protester contre le projet de code du travail du gouvernement Duplessis.Bien que la Fraternité des policiers ne soit affiliée à aucune des trois grandes unions ouvrières de la province, des officiers ont déclaré qu’ils demandaient à ces trois grandes unions de se tenir ensemble sur cette question et de supporter les demandes de la Fraternité.L’une des principales demandes de la Fraternité est qu’elle ait le droit de proposer des amendements au code parce que celui-ci contient des dispositions qui entraîneraient le démembrement de la fraternité en permettant aux policiers de n’appartenir qu’à un syndicat local.Ces dispositions ne peuvent évidemment pas affecter les policiers d’une ville comme Montréal, mais dans les petites municipalités elles laisseraient les policiers à la merci d’un employeur beaucoup plus fort.Il devient de plus en plus probable, vu les nombreuses protestations, que le premier ministre Duplessis abandonnera purement et simplement ce code du travail ou qu’après avoir fait subir au bill qui le créerait, les deux premières lectures, il en reporterait l'adoption à la prochaine session.Une Inondafion cause de graves dommages à Longueuil Personne n’est blessé, mais les dommages sont très élevés Cette nmt, vers 1 heure et quart, les eaux du St-Laurent ont commencé à monter et à causer de graves dégâts aux propriétés riveraines de Longueuil.Personne n’a été blessé, mais il est encore difficile d’évaluer l’étendue des dommages.On sait toutefois que toutes les caves des magasins et des logements situés rue St-Charles sont inondées, quelquefois à la hauteur du rez-de-chaussée.Des quan- tités de chalets, ont aussi été renversés, particulièrement sur les terrains du club nautique Excel.La population des logements atteints s’est réfugiée au poste de police, à l’hôtel-de-ville et, Sour la plupart, chez des amis.n estime que 200 personnes ont dû ainsi trouver à se loger ailleurs.Notons le cas d'une mourante, administrée hier, et que l'on a dû transporter sur un brancard en plein milieu de la nuit Une mère veil férir ses irois enfanls dans un incendie A Bristol Mints, 50 milles au nord-ouest d’Ottawa — Peux hommes risquent leur vie pour sauver les enfants Bristol Mines, Québec, 1er (C.P.) — Incapable de rien faire pour les sauver, une mère a vu nier un incendie faire périr ses trois jeunes enfants.Mme C.J.(Joe) Cleary n’avait laissé la maison que depuis quelques minutes lorsque l’in- Un oubli des cendie — de cause ineennne — se déclara.La maison, bâtie en bois, n’avait qu’un étage.Les morts sont: Lorraine, 4 ans, Dwayne, 2 ans, et Andrew, 8 mois.Leur père était au travail à Stewartville, sur la rive opposée de la rivière Outaouais.H n’a appris la tragédie que quelques heures plus tard.Bristol Mines est situé à 50 milles au nord-ouest d’Ottawa.conservateurs Leur attitude envers deux projets de loi de M.Bona Arsenault Ottawa, 1er.— Certains députés conservateurs ont oublié, hier après-midi, que leur parti tente depuis quelques mois un grand effort pour reprendre pied dans le Q.uébec.Cela s’est produit à l’ouverture de la séance lorsque la Chambre a adopté en première lecture deux prôjets de loi de M.Bona Arsenault, député de Bonaventure.La première lecture est ordinairement une simple formalité, mais plusieurs députés conservateurs ont exprimé leur opposition par des protestations.M.Drew est demeuré impassible.Le premier de ces projeta de loi vise à accorder 1a préférence aux candidats qui possèdent les deux langues dans les examens du service civil.M.T.L.Church, député de Toronto-Broadview, s’est levé pour exprimer l’opinion que cela était contraire à l’Acte de l’Amérique La mort de ces enfants porte à 14 le nombre des morts par incendies survenues au Canada dans les quatre derniers jours.Neuf personnes ont péri à New-Waterford, Nlle-Ecosse, vendredi dernier; deux à Rivière Hébert, Nlle-Ecosse, hier, Mme Cleary était à mettre une lettre à la poste, et montrait des photos des enfants à des amis, quand elle jeta un coup d’oeil vers la maison, pour voir qu’il en sortait de la fumée.Les deux hommes tentèrent de pénétrer dans la maison une autre fois, mais sans succès; les flammes étaient trop fortes.britannique du Nord.Le second projet vise à supprimer le mot “Dominion” dans les statuts reviaés du Canada.M.Arsenault a expliqué que ce terme ne convient plus en raison de l’évolution constitutionnelle du Canada qui est devenu une nation aouveraiqp et qui ne saurait plua reconnaître une eujétion envers une autre puissance.Lorsque le préeideqt de la Chambre a demandé quand le bill subirait se deuxième lecture, M.Julian H.Ferguson, député de Simcoe-Nord, seat écrié: “jamais”.La Hongrie se proclame république "populaire" Le chef communiste Rakosi devient le maître officiel du pays — Promesse de liberté religieuse — Le parti des petits tenanciers rejeté au second rang Budapest, 1er (A.P.) — A l’cic.casion du troisième anniversaire de création de la république de Hongrie, le gouvernement à prépondérance communiste de ce pays vient d’y proclamer la fôr-mation d’une “république populaire et démocratique”, selon la formule déjà en usage pour les autres Etajs d’Europe Centrale alliés à la Russie et imitateurs de son régime.La coalition ministérielle, qui portait le nom de “Front national de l’indépendance”, devient ainsi le “Front populaire de l’indépendance”.Le chef des communistes hongrois Mathias Rakosi, ministre de l’intérieur et premier ministre adjoint, devient le président du nouveau “Front populaire”, dont les vice-présidents seront le premier ministre Ist-van Dobi, membre du parti des petits tenanciers, et Fereqce Er-bei, ministre sans portefeuille et membre du parti paysan.La “république populaire et démocratique” de Hongrie sera pourvue sous peu, ajoute-t-on, d’une nouvelle constitution.Dans l’ébauche de celle-ci, soumise par Rakosi ce matin dans une proclamation, on garantit la liberté absolue de religion mais à la condition que l’Eglise hongroise “n’utilise pas ses relations internationales pour appuyer les ennemis extérieurs de la république”.• La création de la nouvelle république survient trois jours avant que débute le procès du primat catholique de Hongrie, le cardinal Joseph Mindszenty, archevêque d’Esztergom (Strygo-nia), sous l’accusation de haute trahison.La proclamation de Rakoski explique que les “impérialistes américains” ont remplacé les “fascistes allemands” comme ennemis des “démocraties populaires”.Mais la Hongrie, assure-t-on, entend maintenir de bons rapports avec tous les pays, s’ila n’interviennent pas indûment dans les problèmea inté-rieura de Budapest.Alliée à l’Autriche avant 1918 dans une double monarchie, la Hongrie avait brièvement connu en 1919 un régime communiste de cent jours, - sous Bela-Kun puis elle était devenue un royaume sans roi, l’amiral Nicolas Horthy de Nagybanya y assumant les fonctions de régent dans l’espoir d’un retour au trône de l’archiduc Othon de Habsbourg.Entraînés dans la guerre aux côtés des Allemands pour une seconde fois, en 1939, le* Hongrois avaient dû signer un armistice avec les Alliés en décembre 1944.Le 1er février 1946, la Hongrie devenait définitivement une république unitaire, avec Zoltan Tildy comme premier président.Aux élections générales de mai 1945, le parti des petits-tenanciers s’y était assuré 57 p.c.des votes; mais il devenait en même temps la bête noire des communistes, qui multiplièrents leur attaques contre lui.En mai 1947, les Rouges profitaient d’un voyage du premier ministre Ferenc Nagy en Suisse pour s’emparer du pouvoir *t Nagy devait fuir jusqu’aux Etats-Unis.Son successeur, Lajos Dinnyes, lui aussi un petit-tenancier, ne put demeurer au pouvoir que jusqu’en décembre dernier; il aurait lui aussi fui le pays.Toujours membre du même parti, le premier ministre actuel Istvan Dobi verra toutefois son influence diminuer, fear on n’accorde que 10 sièges sur 43 aux petits-tenanciers dans le conseil suprême du nouveau “Front populaire”.Quant au président Tildy, qui avait été le premier chef du gouvernement en 1945 et le fondateur du pa ti des petits-tenanciers, il a dû quitter son poste en juillet 1948, son gendre, Victor Csornoky ayant été accuse de trahison.Csornoky, qui avait auparavant été ambassadeur de Hongrie à Washington, a été pendu le 8 décembre dernier.L'arbitrage deR foncfionnajFei municipaux_ La Ville s'oppose aux demandes du Syndicat des fonctionnaires Y compris I'augmcntation des salaires de 20 pour cent — Retour à la semaine de SVz jours — Suppression du congé du samedi L’autorité municipale montréalaise vient de présenter ses contre-propositions aux demandes d'augmentation de traitements des fonctionnaires de l’hôtel de ville.La Ville refuse la proposition d’ae-' croître les traitements de 20 pour cent, elle propose de supprimer le congé du samedi pour les fonctionnaires et de revenir h l’ancien système de la semaine de 5 Vz jours; elle propose aussi (‘établissement d’un maximum de $3 .par heure pour le travail supplémentaire, quel que soit le salaire régulier de l’employé.Le Comité exécutif a présenté ces contre-propositions devant le tribunal d’arbitrage constitué en vue de régler le différend entre les employés municipaux et la Ville, concernant la nouvelle convention collective.Le Ville repousse aussi la demande formulée par ses fonctionnaires d’un traitement minimum de $1500 par année {lour les célibataires et de $2,000 pour les employés mariés, ou à charge de famille.Chez les notaires Me Léonard Léger élu président L'Association du notariat canadien du district de Montréal tient ses élections annuelles — Le congrès international du notariat latin à Buenos-Ayres -Les pénétrantes observations de Me Marcel Faribault Les membres de l’Association du notariat du district de Montréal ont tenu leur réunion annuelle hier soir au Cercle Universitaire.Ils ont élu leurs officiers pour l’année 1949.Le nouveau bureau a été choisi unanimement et se composera des officiers suivants: président, Me ! éonard Léger; vice-président.Me Georges-Henri Séguin; trésorier, Me Marc Leroux; secrétaire, Me Guy Girard; assistant-secrétaire, Me Henri Poitevin.Les directeurs sont: les notaires Georges Beauregard, Marcel Faribault, R.W.Gibb, Emile Massicotte, Dominique Pelletier, Alphonse Senay, Wilfrid Labon-té, J.-H.Girard, tous membres de la Chambre des notaires; et Mes Télesphore Brassard, Gérard Péladeau, Lambert Lamarche, Gérard Michaud, Roger Comtois, Paul-A.Blondin, John Mulcair, Roland Gadbois, P.-E.Séguin, Lionel Leroux et Jean-Luc Trempe.Le nouveau président, Me Léonard Léger, remercie ses confrères de laTnarque de confiance qu’ils lui témoignent et leur promet une année de réunions fort active.Les notaires présents au Cercle Universitaire adoptent une résolution de confiance à la famille de Me Jean-Louis Laçasse, un des membres de la profession notariale les mieux connus, et dont le décès est survenu samedi dernier.Ils adressent aussi leurs féli-citatioas à leur confrère George C.Marier, le nouveau chef de l’opposition parlementaire à Québec.Me Marcel Faribault, délégué avec Me G.-A.Terrault, au premier congrès international du notariat latin tenu à Buenos-Ayres, l’automne dernier, relate ses impressions de voyage et de séjour.Causerie familière mais fort vivante et pénétrante.MM.Faribault et Terrault ont par ailleurs confié à la Rem du notariat la publication d rapport officiel de leurs con tatations qui doit paraître Ince samment.M.Faribault expose tout d même devant ses confrères d Cercle Universitaire le fruit d ses observations, empreintes d’u vif intérêt.Des questions qu pose l’assistance et auxquelles 1 conférencier apporte d’ample réponses complètent le texte d la causerie.Plus de 100 délégués Dix-neuf pavS oû existe le ri gime du notariat latin avaiet envoyé des représentants au con grès argentin.On comptait plu de 100 délégués et on y a prt senté plus de 50 communication rédigées en plusieurs langues.Ordination de 9 Pères Blancs Demain, an la cathédrale d'Ottawa — Doux Montréalais parmi lae ardinands 1 Demain, fête de U Purification d* la Bienheureuse Vierge Marie, Son Exc.Mgr Alexandre Vachon conférera le sacerdoce à neuf diacres de la Société des Pères Blancs, en la cathédrale d’Ottawa.La lendlmain, jeudi, dans les divers oratoires du Scolasticat Notre-Dame d’Afrique, à East-view, ces nouveaux ordonnés célébreront leur première messe, au milieu de leurs parents et amis.Parmi Ici nouveaux prêtres, on remarque deux Montréalais: le* RR.PP.Robert Fortin, fils de Mme Anthyme Fortin, 64, avenue Elmwood, Outremont; et Georges Vincent, fils de M.et Mme Roland Vincent, 8072, rue Saint-Denis, Montréal.Les autres ordinanda sont les RR.PP.Roland Grandmaison, fils de M.et Mme Elzéar Grand-maison, de Saint-Pacôme Station, Kamouraska; Jean-Paul Hébert, fils de M.çj Mme Alexandre Hébert, de Beloeil.Verchè-res; Antoine Gravel, fils de M.et Mme Eugène Gravel, de Saint-Prosper.Champlain; David Clément.fils de M.et Mme Irénée Clément, de Saint-Justin, Maski-nongé; Jean-Paul Gauvin, fils de M.et Mme Ernest Gauvin, de Québec; Armand Garon, fils de M.et Mme Louis-Georges Garon, de Québec; et Wilfrid Lépine, fils de M.et Mme Andréas Lé-pine, de Salnt-Liguort, Montcalm.A la Société philosophique Le R.P.Camille Bérubé.O.F.M.,Cap., docteur en philosophie (Rome) et actuellement professeur à l’Institut d’études médiévales de l’Université de Montréal, a inauguré les conférences-forums de la Société de philosophie de Montréal, nouvellement reconstituée.Le savant conférencier a traité des distinctions entre philosophie et théologie selon Dune Scot ' Incendie au coin de Bleury et Sainfe-Calherine Au moment de mettre sous presse, l’on apprend qu’un in-, cendie vient d’éclater au coin des rues Bleury et Ste-Catherine.Deux alarmes ont déjà été sonnées, et le feu fait rage dans un édifice qui abrite une manufacture de vêtements.Les pompiers de plusieurs casernes sont sur les lieux et combattent les flammes.Lettre de Québec 1 suite de la première page) « On ne peut espérer, dans les cinq ou six semaines que durera encore la session, trouver le temps, à travers le reste de la législation, de rebâtir le Code et de le rendre acceptable; de recevoir toutes les délégations ouvrières, tous les mémoires, toutes les “suggestions constructives" dont a parlé M.Duplessis, les étudier, en apprécier le mérite, préparer les amendements au code et soumettre le tout à la Chambre.C’est impossible.Le gouvernement voudrait le faire, qu’U ne le pourrait pas.La seule solution, c’est l’ajournement.Les intéressés auront ainsi un an pour se rencontrer, s’entendre, préparer un nouveau projet de Code, qui pourra, celui-là, rendre justice à la classe ouvrière et justifier la publicité que le gouvernement faisait autour de sa sollicitude pour le syndicalisme, La dernière rumeur veut que le gouvernement fasse passer a ubill le stage de la première lecture et qu’il remette ensuite la deuxième lecture à la session de 1950 C’est une solution équitable, qui permettrait à la législature de se prononcer sur le principe de oe Code.Tout le monde, les centralisateurs en moins, favorable à c* principe.~ ferra LAPORTE' Les congressistes ont convenu d’instituer un organisme international du notariat latin; une revue en sera l’organe.De plus, on a décidé de "tenir des congrès internationaux tous les deux ans.Le prochain ae déroulera à Madrid.M Faribault explique les divers modes d’exercice de la pro-fession notariale dans les principales contrées où existe le type de notariat issu des pays latins, et que possède la province de Québec, depuis les premiers temps de la Nouvelle-France.En somme, l’organisation corporative des notaires québécois n’a rien A envier aux organismes du même genre Institués à l’étranger.Le X-1 aurait atteint 1,700 milles à l'heure Cleveland, 1er (A.P.) — Le fabricant d’avions Lawrence Bell laisse entendre, sans toutefois le confirmer officiellement qu’un appareil à réaction construit par ses ateliers, le X-1, a atteint une vitesse de 1,700 milles à l’heure et nu’il a grimpé à une altitude de 80,000 pieds.Après avoir rap-pelé qu’il avait cherché à construire un appareil capable de ces exploits, Bell a déclaré que le X-i a parfaitement réussi tous ses essais.Les règlements américains de sécurité militaire interdisent d’en faire sivoir plus loffg pour le moment.Bell ajoute cependant .u’il s’occupe à construire un avion ayant une vitesse de 60 à 70 pour cent supérieure à celle du X-1, qui avait pourtant été le premier avion au monde à dépasser la vitesse du son en vol horizontal.Le futur rival du X-1 devrait ainsi atteindre les 2,400 milles à l’heure, soit plus de trois fois la vitesse du son, qui est de 763 milles à l’heure au niveau de la mer.Bell explique que la seule limite au progrès de ses appareils se trouve dans le fait qu’ils ne peuvent suffisamment emporter de combustible pour un vol de longue durée.Le X-1 épuiee le elen avant même d’avoir atteint toute le viteeae dont il «et capable.LE PREMIER MINISTRE A MONTREAL iiÉÉi ''Ms® , M.Louis-S.St-Laurent, premier ministre du Canada, viendra A Montréal le 5 mars, accompagné de Madame St-Laurent, et ils seront offieiellemenl accueillis A l’université de Montréal et à l’université McGill.Il est possible que M.et Mme St-Laurent aient le temps de visiter d’autres institutions au cours de la journée.A la suite de son élection au poste de premier ministre, M.St-Laurent reçut des invitations de plusieurs organismes de la métropole, et il a fixé au 5 mars la date de sa visite A notre ville.Cotte journée de visites officielles .du premier ministre sera couronnée, le soir, par un grand banquet A l’hôtel Windsor.Comme ce banquet sera la première occasion qu’aura M.St-Laurent de saluer la population de Montréal, depuis qu’il est premier ministre du Canada, un comité de réception est en voie de se former.Détails sur le cas de ces évictions massives L'avocat du propriétaire nie certaines affirmations des seize évincés de Rosemont — Sont-ils mis à la porte ou mis au mois ?Le* journaux ont rapporté hier l'histoire de 16 femilles de Rosemont, qui ont été avisée* de quitter leur* appartement* avant la 30 avril prochain.On *a rappelle qua le* évincé* ont prétendu que leur propriétaire, M.Roch jolicoeur, aurait agi de la torte aprè* s’Atre entendu avec une indu*tria du voi*lnage pour laisser les logement* A de* ouvrier* étranger*, A l’emploi de cette usina.Comma M.jolicoeur partit pour l'Europe dé* que les lettres oux locataire* furent envoyés, nous nous somme* adressés A son avocat.Me Rodolphe Paré, qui nous a donné les remeignemenfs suivant* sur ce cas d’éviction massive: 1 ) Sort client avait parfaitement fa droit d’avoir expédié les le fîtes dont II t’agit; 2) lui-méme n’a pas le droit, même *’il le voulait, de donner des renseignements sur les intentions de son client envers les locataire* de ce dernier: 31 les locataires ont raison de considérer ces lettres comme étant des avis d'éviction, quoiqu’elle* ne pourraient fort bien que signifier l'intention du propriétaire de mettra fin au renouvellement automatique du bail annuel — en laissant les locit.iires libres de s'entendre avec le propriétaire sur les conditions d’un nouveau bail, au mois ou autrement; 4) il est complètement faux que M.Jolicoeur ait eu l’intention de s’entendre avec une industrie du voisinage, de le manière dont les locataire* l'ont laissé entendre hier; 5) le propriétaire reviendra au Canada dans un mois ou un mois at demi; 6)' s’il en est, parmi les évincés, qui possèdent des baux ne se terminant pas au 1er mai, ils n’ont pas A craindre d'être mis A la porte.Ce matin, nous avons appris du département légal de la division des loysrs, A Montréal, que *1 la propriétaire avait eu la saule intention de signifier A se* locataire* qu’il mettait leur bail sur une base mensuelle, il n’aurait eu nullement besoin de leur envoyer un avis d’éviction.Tel avis signifie nettement la désir de M.jolicoeur de mettre ses locataires A la porte, chose qu'il pourrait faire, If-galement, avec un avis de moins de 48 heures, s'il le voulait.En outre, on nou* apprend ce me-tin que le gérant du personnel de la compagnie dont les employés étranger* doivent, censément, venir prendre le place des évincés, a fortement nié cette rumeur.Il a précisé que cartains employé* de la compagnie sont des locataire* de M.Jclieoeur, mais que jamais il ne fut question d’entente A ce sujet entre la compagnie et le propriétaire.Aux dernières nouvelles, les évincés de Rosemont se perdent en conjectures sur les motifs de leur renvoi.Apparemment, ils ne les connaîtront pas de sitôt, puisque M.Jolicoeur se promène en Europe et que son avocat ne peut rien dire, même s’il sait quelque chose.Tout homme se penche sur son passé •!•>>>!• v°We .v.-.v L INSTITUT GE NEALOGIOUT DROUIN PAGE QUATRE LE UEVOIK, MONTREAL, MARDI Ur FEVRIER Potins à propos “d’un homme et son péché’ Tit'Coq docteur ès lettres Brillonte thèse — Le théâtre national-Nouveau triomphe tehn Land et Wanda Hendrix tiennent la partie sentimentale de ,4ititt H at lock’s Millions", la délicieuse comedie que présente cette semaine le Capitol.saison 1949 sur les scènes lyriques françaises L* saison présente vient d en-Mgistrer la présentation du no-t>l« “mystère” dû à MM.Delvin-eourt et B.Duntesnil: Lucifer, pour lequel Yves Prayer a composé une parure de costumes heureux et une suite de décors d’une grandeur dramatique — tous exécutés dans les ateliers de l’Opéra — et où le corps de hpllet réglé par Serge Lifar a déployé sa virtuosité au cours d’un spectacle chorégraphique d’une durée exceptionnelle.Deux autres oeuvres marieront bientôt chants et danses: “Le Chevalier errant", de Jacques Ibert, et la Naissance des couleurs d’Honeggcr.Un autre ballet est à l’étude: la Sylphide, de ,t.Scheitzhoeffer.Sur le plàrt lyrique une nouvelle oeuvre d’importance est prévue: le Bolivar, de Darius Milhaud; mais Faust sera présenté dans des décors et des costumes nouveaux que prépare La-bisse et le Marchand de Venise, reprenant place à l’affiche, honorera justement la mémoire de [Ancien directeur de 1a musique a l'Opéra: Reynaldo Hahn.La mort de Reynaldo Hahn, _____________Jeyi la démission do M.Henry Mal- Janson et Tailleferre, herbe du poste de directeur de l’Opéra-Comique ont été à l’origine d’une réorganisation nouvelle de la direction de nos deux grandes scènes lyriques.Deux directeurs de la musique (MM.Fourestier et Cluytaens) deux directeurs de la scène (M.Max de Rieux et Musy), deux maîtres de ballets (MM.Serge Lifar et Etcheverry) et deux directeurs administratifs (MM.fîadave et Jamin) assurent désormais à l’Opéra et à l'Opéra-Comique, sous la direction générale de l’admi-nistcateur de la réunion, M.Georges Hirsch, le fonctionnement à la fois indépendant et coordonné des deux scènes.Appelé à devenir le foyer de la danse de caractère, l’Opéra-C.omique dont le ballet accomplit un intense effort, prépare plusieurs ballets: Ballade des pendus, de B.et de J.Lutèce, Koukourouz, de Slan Golestan, Ratracity, de Gergmann, et montera cette saison Le Oui des jeunes filles, de Reynaldo Hahn, Guignol, de Bloch, le Mariage forcé, d’H.Malherbe, Dolorès, de Betove, et le Petit navire, de Gratien “Ti-Coq” Gelinas a remporté hier soir un nouveau triomphe lorsque la Faculté des lettres de l’Université de Montréal lui a décerné un doctorat honoris causa.Une foule brillante et nombreuse d’intellectuels, d’universitaires, d ’ é t u d iants, remplissait la salle des promotions de l’université pour apporter un nouveau témoignage d’ad-mirafion et de confiance à celui qui, en ces dernières années, aura peut-être le plus fait pour vivifier notre climat intellectuel^ Gratien Gélinas, qui ne craint pas les innovations, a soutenu une véritable thèse, audacieuse en quelques-unes de ses parties, brillante du commencement à la fin.Plût au ciel que les thèses régulières soient bâties sur le même modèle.Il est à remarquer que la remise du doctorat a été faite à la demande des étudiants et jamais, croyons-nous, la jeunesse aura exprimé de telle fa; çon sa foi en un homme qui lui donne un exemple de travail probe, de ténacité et d’une confiance inébranlable dans les destinées de son pays.L*université et la faculté des lettres se sont honorées en accueillant Ti-Coq-Frldolin.Méditant sur un texte de Claudel: “L’homme s’ennuie et l’ignorance lui est attachée depuis sa naissance.#Et ne sachant de rien où cela commence et où cela finit, c’est pour ça qu’il va au théfitre.Et ü se regarde lui-même, les mains posées sur les genoux.Et il rit et il pleure et U n’a point envie de s’en aller’*.Gélinas s’est demandé si l’absence d’un véritable théâtre chez nous n’était pas due à ceci que notre public ne se voyait pas lui-même au théâtre?“Au lieu de sa propre réflexion, n'était-ce pas plutôt le portrait d'un antre qu’on lui offrait, même si cet autre était son cousin, mime si la • Gazette • artistique Horaire des cinémas MnT-DENU s •Pji Boitant «t son pérliè” 3 h., 2 b.25.S b.SO.7 h.11.t h.40.CINZMA D* FA RI S : “Qui «ta Orfèvres Il h.JO.3 h.« peinture était souvent bien faite et l'encadrement du meilleur goût?” Il restait â le prouver.“Le prouver par une pièce où notre public se verrait lui-même butant que possible.Le jeu en valait la chandelle, j’en étais sûr”.S ri:!- W M.GRATIEN GELINAS Le théâtre étant essentiellement une communion, une soudure du public et des acteur.s il faut que l’homme de la scène Îiarle le langage de l’homme de a salle “ce qui revient à affirmer que, contrairement â la musique et à la peinture, le théâtre sera toujours et avant tout, national,' puisqu’il est forcément limité par la langue”.C’est pourquoi aussi “à valeur dramatique non seulement égale mais encore fort inférieure aux grands chefs d’oeuvre du théâtre étranger, passé ou contemporain, une pièce d’inspiration et d’expression canadienne bouleversera toujours davantage notre public”.a h.U.b.».J h.20.13 h.3 .3 h.35, 4 b.4*.4 h 9 b.JS.'•Gérontmo La Peau-Rouir” 12 h.35.2 h.50.5 h.05.7 b.30.9 h.U.PALACSi "Joan of Are” 13 h.35.3 ta 11 b.30.15, « h.* h.40, Three Mtukelaerr” h.13 h.15.3 b.30.4 h 1 b.9 b.30.TaMock’s Millions'' 10 h.13 b.30.3 b.40.S h , 7 b.30.9 b.40.PRINCESS : "Johnny Belinda” 10 h.13 h.30, 3 h.40, * b., 7 h.30.9 h.40.ORPBEUM : ••Red River” 10 h.13 b.13.3 b.30.4 b.50, T h.03, 9 b.35.IMPERIAL : ¦‘Loves of Carmen” "Blnndle’t Secret” 10 h.13 b.S3.3 h.SA.f b.50, 9 h.45.Spectacles GESU: Tit-Coq, pièce en trof* actes de Gratien Gélinas.Au Kiwanis Le prochain déjeuner-causerie du Kiwanis Saint-Laurent aura lieu demain midi, en l’hôtel Ritz-Carlton.Le conférencier in vité sera M.l'abbé Paul Contant, directeur de la Société d’adoption et de protection de l’enfance.Il parlera de cette oeuvre.La chassb à Tours est permise à Tannée danfc la province, sauf sur le territoire des parcs et réserves, et sur celui des clubs privés.Les Concerts Symphoniques Georges Enesco est Tune des où elle est jouée.On se souvient qu’Enesco la dirigea lui-même avec TOrcHestre des Concerts ____fjU _____ figures les plus remarquables de la musique contemporaine.Pour la troisième saison il reviendra diriger TOrchestre des Concerts Symphoniques de Montréal ce soir et demain soir au Plateau.A cette occasion il fera entendre une oeuvre nouvelle, la Fugue en fa mineur de Charles Koechlin, compositeur français très savant, mais connu du grand public surtout par sa mélodie “Si tu le veux’’ qui est une oeuvre de jeunesse.Roumain d’origine, ayant débuté comme violoniste, Enesco s’intéresse toujours à l’orchestre et eut l’avantage tout jeune d’entendre les plus grands chefs non seulement aux concerts mats aussi aux répétitions.Il a subi à la fois l’influence de Vienne et celle de Paris où il a vécu de longues années.C’est après que aa grande réputation de violoniste fut établie qu’il se révéla comme compositeur.Sa Rhapsodie roumaine est un des chefs-d’oeuvre de la musique moderne acclamée partout Symphoniques qui présenta également une Symphonie de lui pleine de coloris et de chaleur.La personnalité d’Enesco possède la simplicité vraie des grands maîtres.Ceux qui Pont approché savent avec quelle science dépouillée et quelle sympathie il parle de musique.On sait aussi quelle vénération • pour lui le jeune violoniste américain Yehudi Menuhin qui fut son élève et avec qui il parut si aouvent en concert.Favori des auditoires du Plateau, Georges Enesco est de ces chefs qui atteignent le sens profond des oeuvres et leur prêtent une vie intense.Aux Concérts de la semaine prochaine ii fera sûrement découvrir k bien des abonnés la &e symphonie de Beethoven.Le programme comprendra encore Touverture de “Benvenuto Cellini” de Berlioz ainsi qrue le 2e concerto de Brahms avec Arthur Rubinstein comme soliste.Précisant sa pensée.Gélinas ajoute: “Ce besoin d’indépendance purement théâtrale n’a rien à voir avec le nationalisme politique et on serait mal venu d-y trouver l'expression d'une crise de francophobie.on ne saurait cependant nous taxer d'ingratitude si nous voulons maintenant vivre notre prçpre vie intellectuelle, selon nos aptitudes et nos moyens à nous”.Et le théâtre, national, sera aussi populaire parce que: “art aux joies essentiellement collectives” sa forme idéale “sera celle qui intéressera la totalité de Tau-ditoire, celle qui atteindra le publie non seulement le plus nombreux mais encore le plus divers”.“Et quand cette immense Cathédrale du théâtre sera élevée, d’autres pourront alors venir, qui bâtjront â l’intérieur de ses murs autant de chandelles où, après le grand office dramatique commun a tous, les plus dévôts se détachant de ta foule, s’agenouilleront devant la niche de leur prédilection pour honorer à leur aise la divine poésie, la sainte littérature, la véritable philosophie ou déposer tout simplement leur obole dans le tronc de la bienheureuse vulgarité”.Le oublie « fort applaudi cette thèse que nous ne pouvons malheureusement que résumer et il a été convaincu que Gratien Gélinas ne nous a encore donné qu’une pierre, fort belle, d’un immense édifice qu’il élèvera avec son très grand talent, avec ses qualités de coeur et d’esprit.Le doyen de !.faculté des lettres, le chanoine Arthur Side-leau, a présenté Gratien Gélinas au recteur, Mgr Olivier Maùrault, qui lui a décerné ie titre de docteur ès lettres “honoris causa”.,tfT HIS MAJESTY’S Joe E.Brown dans Harvey Au gala de la 101e de Tit'Coq Une victoire de Gratien Gélinas — Une victoire du théâtre canadien Gratien Gélinas, auteur et premier interprète de Tit-Coq, a reçu samedi soir le Grand Prix de Ig Société des auteurs dramatiques et, lundi soir, un doctorat honôris causa de la faculté des lettres de l’université de Montréal.Ces honneurs ne sont bien sûr que des témoignages des connaisseurs, des gens du métier, des lettrés.La récompense de Gélinas, et il l’a déclaré lui-même, c’était surtout d’incarner pour la 101e fois ce personnage frondeur, bon enfant et canadien, qui, déjà, est devenu légendaire dans cette province, dans ce pays et qui, bientôt à l’extérieur, sera l’ambassadeur de la dramaturgie nouvelle d’une nation, dont l’expression souvent contestée, n’en est pas moins réelle- Sanfedi soir en effet, Gratien que 24 jours Gélinas avait réussi ce tour de force, pour la première fois dans l’histoire de son pays, d’attirer 101 fois le public devant une pièce canadienne.Cette réussite, il la doit à son travail, à son courage, à son talent d’organisateur, mais surtout à ses dons extraordinaires de comédien, de metteur en scène et d’auteur drama- Paul Gury, le metteur en scène du film “Un homme et son péché” ne parlait pas l’anglais.Drummond Drury, le cameraman, ne comprenait pas le français.C’est Paul L’Anglais, le producer, ou Jean Boisvert, Tassis-tant-metteur en scène, qui agissaient comme interprètes.Cela n’empêcha pas de terminer le film dans le temps et selon le budget prévu.•k ie * Henri Poitras qui incarne le rôle du quêteux Jambe-dtî-Bois dan* “Un homme et son péché” dut se laisser pousser une longue barbe.A maintes reprises, sur la rue et dans les tramways, il passa pour un véritable quêteux.quelques-uns de ses amis allèrent jusqu'à croire qu’Henri Poitras était découragé de la vie et qu’il s’élait mis à boire.¥ * # C’est Hector Gratton.compositeur canadien-françals bien connu, qui a écrit la trame musicale du film “Un homme et son péché”.La musique est typiquement canadienne.M.Gratton s’est inspiré de nos plus beaux airs de folklore.La trame musicale fut enregistrée par un orchestre sous la direction de Jean Deslauriers.¥ ¥ ¥ Les prises de vue* d"“Un hom-e et son péché’’ ne durèrent 94 irmrs.Marais celui de Ruy Bias et de Don César de Bazan.¥ ¥ ¥ ' Né en 1885, Charles Dulljn se révéla, dès sa jeunesse, homme de théâtre.Disciple d’Antoine, il fut avec Jacques Copeau un des pionniers du théâtre libre basé sur l’improvisation.Le film muet comme le parlant est riche de ses créations.Dans “Quai des Orfèvres", son plus récent film, Ditllin joue avec un cynisme hallucinant le personnage équivoque et salace de Brignon.L’éloge de son talent n’est certes plus à faire.M G M:.,;- âi FI â H 0 l1 U V,* s .• Tin; iü .Misi.iniKiiS* ' TEC H Mi COLOR ^‘LuMîimi’ïWKUï Au nombre des figurantes de la pittoresque scène de l’épiuchette de blé d’Inde dans le film “Un homme et son péché”, on remarquera la jeune Micheline Landrail, la soeur de Nicole Germain.¥ ¥ ¥ II est difficile sans doute de ne plagier personne en écrivant sur “Harvey”, le nouveau spectacle du His Majesty’s, qui tint Taf-(iche pendant quatre années à New-York, entre dans sa cinquième à Montréal, transforma Joe E.Brown en Elwood P.Dowd plus de mille fois et, naturellement, fit couler beaucoup d’encre.La qualité du sujet vaut qu’on prenne le risque.Le thème de Mary Chase, Fauteur, dut sembler d’une incroyable audace au direètèur de théâtre à qui il fut présenté pour la Quiétude d’esprit La Canada Life y a largement contribué pour le Nombro toujours Croissant d'Hommes et do Femmes en 1948 Nos représentants ont créé plus de nouvelle protection en 1948 qu’eu cours de tonte année précédente , FAITS SAILLANTS Di L'ANNIC Psicmsau aux Détenteur! de Polkee et Bénéficiaires.I UMSMt Auursaee tytnrelle (annuité* exclue*)__ ______________________ 121,797,151 Affaire* Nouvelle» an Amakét , .17,454,50 h AMoruce en Vigueur (annuité» exclue*)_________________________ 1,151,926,450 Affaire* ua Vigueur en Annuité*.153.639.49) Total de P Actif - 369,875,349 Surplu* - 19,234,976 Intérêt Acquis.1X2% Z&SêszL/i ( \\\i>\ Lui (¦', '1.0(4ri (f ¦-Vi V Les Amis de l’Art Evénements artistiques: A T Auditorium du Collège de St-Laurent.le S février, à 8 h.15, la Société Prospero présents le film “The Great Dictator”.(Billets en vente â TAuditorium.) A T Auditorium du Collège de St-Laurent, le 5 février, Louise Darios.(Prix spécial sur présentation de le carte de membre au guichet.) Au Gesù, le 7 février, “Madame la France”, rétrospective poétique et littéraire du moyen âge à nos jours, jouée par la troupe Mélingue, de Paris.Au Plateau, le 8 février, récital conjoint de Marthe Letourneau, soprano, et Georges Savaria, pianiste.Au Forum, le 12 février, en matinée, les Ice Follies.Au His Majesty's, les 13 et 20 février, et le 8 mars, récitals de Paul Loyonnet.Au Monument National, le 19^ février, Ballet Music Hall.A l’Ecole normale Jacques-Cartier, le 20 février, “Maggy”.Le concert de Gieseking n’ayant pas lieu, les Amis de TArt qui se sont procuré des billets au secrétariat sont priés de venir le plus tôt possible se faire rembourser.Abonnements: Les Matinéee Symphoniques, séries de 6 concerts (chaises seulement).Cours: A la Municipale, le 6 février, à 2 h., cours de peinture de Mlle Irène Sénécsl.Exposition: Le publie est Invité a visiter, le samedi et le dimanche après-midi, de 2 h.à 5 h.IVxposltion de peinture qui se tient au secrétariat de l'association.On est prié de noter que l'enregistrement pour devenir membre des Amis de TArt est maintenant rouvert.On peut s’inacrlre Immédiatement pour prendre part au Concourt d’instruments à vent et à percussion ainsi qu’au Concours de danse de ballat.Pour tous renseignements concernant ces concours, prière de s’adresser à MHs Bergeron, directrice générale.téî.FR.1118.première fois.A la lecture, “Harvey” devait être une amusant# comédie, originale même, mais comment en discerner le personnage fabuleux d’Harvey qui, sans se montrer ni prononcer une parole, déclenche les rires, les effrois ou l’émotion du public?Parce que son frère, Elwood P.Dowd, buveur invétéré, est sans cesse accompagné d’un iraa-[inaire lapin de six pieds de laut (Harvey), Mme Simmons Tentralne chez un psychiatre.Elwood en d’autres termes est un halluciné convaincu, puisqu'il présente Harvey à tous ses amis et lui fait donner un siège, et, ce qui est plus grave, convaincant, sa soeur n’avoue-t-el!e pas au psychiatre qu'elle-même fipit par apercevoir le monstrueux, mais sympathique animal.Et pendant trois actes, Harvey mène le baL bal qui ne se terminera probanlcment jamais, le dénouement n’étant que e la fin d’un épisode de ce personnage, de cet ami impondérable que Mary Chase a eu l’aimable attention de nous prêter pour quelques heures.Car, ne vous y trompez pas, Tilluston, si illusion il y a, n’est point forgée et vous y croirez vous aussi; c'est-à-dire vous r;-s ne point l’avoir vu au moins une fois avant le baisser du rideau et, en «ortant du théâtre, vous lèverez la tête pour adresser un regard de gratitude _ la figure souriante du grand lapin blanc des affiches publicitaires.Pour traduire Harvey au spectateur, Marv Chase est servie par Chacun connaît Tit-Coq et le sentiment profondément touchant qui se dégage de ses tirades, de ses colères ou de ses at tendrissements.Ces sentiments là ne ÿont pas canadiens dira-t-on et dans tous les pays, ils ont été chantés.Sans doute, mais vus par Fridolin, ils prennent un caractère typique sans pour cela abandonner leur universalité.Et peut-être parce que Gélinas jurait “pour moi le public de New-York, de Londres ou de Paris, naura jamais la même importance que celui de Québec et de Montréal”, c’est-à-dire parce que Fridolin accorde toute sa personnalité à ses compatriotes, sa pièce ne remportera pas à l’étranger la place qui lui est due.Les plus hautes personnalités de cette province et certain membre du gouvernement fédéral étaient présents à la soirée de gala de samedi et, outre M.Duplessis, premier ministre de la province, on remarquait notamment Son Exciellcnce Mgr Joseph Charhonneau, archevêque de Montréal; Son Exc.Mgr Conrad Chaumont, évêque auxiliaire de Montréal; M.Camillien Hou-de; les honorables juges Paul St-Germain et Hector Perrier.Thon.Omer Côté, secrétaire provincial; Thon Paul Beaulieu, ministre de l’Industrie et du Commerce; Thon, sénateur Léon Mercicr-Gouir, M.Ernest Triât, consul général de France à Montréal; M.Gérard Delage, président de l’Union des artistes lyriques et dramatiques; et M.le chanoine Lionel Groulx.MM.Maurice Duplessis.Camillien llouile et Joseph Jean, prononcèrent des discours de circonstance.une excellente troupe, comptant en particulier Joe E.Brown, que ses créations à l’écran nous avaient révélé depuis longtemps, et Marion Lome, dans le rôle de Mme Simmona.M.Joe E.Brown représente le comique né et en même temps le comique sincère en ce sens que lui-même communique sa personnalité dana les facéties, les mots drôles, les “gags” que Tauteur a imaginés et que le comédien in terprète avec tant de nuances.Merion Lome le seconde avec bonheur et trouve des accents si réussis qu’elle parvient elle aussi à créer l’illusion Harvey, dont elle éteit.per définition.Tobstn-cle.Il faut avoir vu la scène du psychiatre, ou du téléphone, etc., et entendu toutes ce* impayables repartiel que se lancent innocemment Joe R Brown et Marion Lome pour saisir à quel point la qualité de l’interpréta-tien Jointe à une peinture désarmante de l’humanité peut dégager d'ert, d’art optimiste et *im pie dont nous sommes tant pri vés en langue franç»lse.Va mise en scèn® d Antoinette Jacques Pelletier, qui a fait les décors d’“Un homme et son péché”, a également fait ceux de “Tit-Coq”, la pièce de Gratien Gélinas qui obtient un formidable succès à Montréal.Jacques Pelletier, qui avait la responsabilité des décors dans le film “Un homme et son péché , ne mange jamais de dessert mais il met douze cuillerées de sucre dans son café.¥ ¥ ¥ Tous les costumes que portent les interprètes du film “Un homme et son péché” sont authentiques.¥ ¥ ¥ Pour Suzv Délair, Clouzot a écrit dans “Quai des Orfèvres’, un rôle qui découvre les richesses de son originale personnalité.Il n’y a pas trente-six recettes de réalisme mais une seule; Tutilisatien systématique du detail.En tant que metteur en scene, Clouzot y excellé.“Quai des Orfèvres” le confirme.Dans “Buy Bias”, c’est Danielle Darrieux qui tient le rôle de la Reine d’Espagne, et Jean CESOIR*AUGESU MA.36SS \\nao Avar Mitais* mmetum "Géronimo'’ à l'Eleetra Geronimo.— Ce cri qui à travers les prairies et les forêts emplit de terreur ceux qui l’entendent dans le film “Geronimo le Peau Rouge”, véritable épopée sauvage qui passe en français à l’Eleetra.Enfin, un grand Western de type classique.Un film qui fera plaisir à tous les publics, et de tous les âges.Geronimo.— Ce mot qui est le cri de ralliement des Indiens lorsqu’ils se ruent pour incendier les demeures des Blancs et massacrer ceux-ci, est aussi le nom de leur chef, Thomrae qui ne connaît pas la pitié et n’a que haine au fond du coeur.Une épopée sauvage, ainsi pourrait-on définir ce film âpre,'dramatique, où chaque scène marque comme une brûlure, où chaque image est comme un coup de feu.Geronimo le vengeur fantôme, toujours invisible et toujours présent, dévaste le Far-West à la tête de ses hordes de démons rouges et ce ne sera pas trop d’un régiment de cavalerie pour en venir à bout.Mais que de larmes et de sang avant la capture de Geronimo.Mais'ce qui lui confère une indiscutable grandeur c’est me plus de dix mille Indiens authentiques y participent, en commençant par le chef Thunder Cloud, qui incarne Geronimo.La mise en scène est grandiose et terrifiante à la mesure d’un sujet aussi saisissant.Perry et le« décors de John Root forment un cadre de circonstan- fean VINCENT MONUMiNT NATIONAL Variété* lyriqua* CE SOIR André Dassary «an* L Auberge qui Chante Bldaaa : SÜ M*.B«t«*« tanné e* ¦ kr* à T.15 p.m.Aawl Ira 2-I-5-*-S-I#-tt-U-U.M-« Février Wrfini|V'z£.PLataM 9161 A L'AFFICHE AU THEATRS «ra-vMfüi ’mum» JANE WYMAN LEW AYRES, johnny Belinda 3è SEMAINE MHHCBSÜ JO*"*.m A ramené HOOIANM wtta or Arc üorrfcs INGRID__ BERGMAN » HMOM ftOUBCTIO» COUXi BY TECHNICOLOR • BIKE L0CAHA8T • — __________ .JUW^'wStRttLWW ï7«Wia© .*Mtar et »fcata*fOkky JOUr* VAiWTMt, A.VC.Produced by Wredfd by «AlUI WÀNGft • VICTOt rUMINt ^ », SKMA hCTUItt,*.• KO «AWO nCTIMt Spectacle continu 10 h.a.m.- 12 h.50 - 3 h.30 6 h.15 - 8 h.55 Saut dimanche Aucun *lége réservé Matin .75 - Matinées .Sfl Soirées $1.20 A t,’AFFICHE PALACE nm Mme.uwtoowv cuft A L’AFFIC HE AU THEATRE ' COLUMBIA PICTUOtS pnMflis ^HAYWORTH ^WFORD tfOAOA Dp ncHwcoio/C- ST-DENIS iglE CCvüm di'Patus ÆîJOUVET p^DELAi- OlM >t s.oui i ' N, RENAM! WÊÊÊÊÊÊÊÊk MONDE FEMININ LE DEVOIE, MONTREAL, MARDI 1«r FEVRIER 1949 FAftl CINQ Lo moBon jolit accent danâ le à couleulâ d’une pièce U fut un temps où les artistes décorateurs établissaient l'agencement complet de leurs couleurs d’après le coloris d’un tableau.Le fond de ce tableau pouvait leur suggérer la teinte principale à employer sur les murs, tandis que les points lumineux — fleurs ou toilettes éclatantes —• leur inspiraient la teinte dominante des tentures et des tis-'sus de capitonnage.Cette conception s’est grandement modifiée.Aujourd’hui, on se sert surtout des tableaux et des peintures comme “accent” dans la décoration.Les couleurs d’une pièce ne sont plus nécessairement en rapport avec les coloris d’un tableau; de fait, la plupart des décorateurs évitent cette pratique.Dans une pièce aux tons doux, bleu, gris, jaune ou chamois, ils mettront un tapis et des tentures dont les teintes douces s’harmoniseront avec celles des murs.Cela contribue à “repousser” les murs, créant une illusion d’espace.Puis, à ces tons doux, ils ajoutent les couleurs vives complémentaires, orange, rouge, vert, jaune citron ou turquoise, des tableaux, des céramiques et des chaises rembourrées.Au lieu de se confondre avec l’ensemble de la pièce, comme il arrivait dans le cas précédent, le tableau est maintenant mis en évidence, et il remplit son but décoratif pour lequel il a été créé.—.» aii - Démonstration culinaire i Le Dr et Mme D.W.Murphy, (Renée Manseau), dent le mariage a eu lieu récemment en l'église Saint-Patrice.(Photo Henri La Robche) Il y aura démonstration culinaire à l’Ecole d’éducation familiale et sociale, 1215 est, boul.St-Joseph, mercredi 2 février, à 2 h.et à 7 h.30 du soir.L# menu, de déjeuner au poulet, qui sera présenté, conviendra apécialement à l’occasion de quelque fête religieuse intime.La décoration de la table sera blane et bleu, d’un ensemble très délicat.La pièce montée, fort originale, exigera l’emploi de pastillage dont on enseignera en détail* le* secrets de la confection.MS VU Ananas A la menihs Madrilène « Poulet aux fine» herbe* Céleri en fagot Crème de pomme* de terre Salade “Normande” Gâteau marial Pièce montée d la “Tourtereïïe” Macarons neige Pastillage Bhumes promptement, pour soulager les douleurs musculaires et la oon-strletion, les quintes de toux pendant la nuit.Ce soir, au coucher, employes en fric-tton te QUI • '•‘t.ylCKS (CARNET MONDAIN?! RECEPTION Drum mon dvills.part.Pas de faire- M.et Mme Charles Rothman recevront à l'issue du Concert DEPLACEMENTS symphonique au Plateau, ce soir, en l’honneur du chef d’orchestre Georges Enesco et du pianiste Arthur Rubinstein.S.JEAN BRILLANT, V.C.La Section Jean Brillant aura sa première soirée récréative de l’année, pour ses membres et leurs amis, vendredi, 4 février, à 8 h., au Mess des officiers “Les Fusiliers Mont-Royal”.Le président, le major Robert Haineault, M.C., et Mme Hai-neault, recevront les invités.CLUB RICHELIEU-MONTREAL La prochain déjeuner-causerie du Club Richelieu aura lieu jeudi, 3 février, dans le salon “A” de l’hôtel Queen’s, sous la présidence de M.Lucien Bélair, président.Présenté par M.Ernest Saint-Arnaud, et remercié par M.Philippe Valiquette, le conférencier sera M.Benoit Duchesne, B.A., L.S.C., comm.c.s., gérant local de l’organisme gouvernemental de Crédit à l’exportation.M, Duchesne a intitulé sa causerie; “La protection de vos exportations”.Les invités d’honneur sont M.S.A.Hart, M.M.Schnm, M.Wilfrid Girouard et M.Adolphe Senécal.PROCHAIN MARIAGE On annonce le mariage de Mlle Denyse Grenier, fille de M.Wilfrid Grenier, décédé, et de Mme Grenier, de Princeville, avrr M.Roméo Côté, de PrincevilU fils de M.et de Mme Arthur Côte, de ceUe,t' e* -ofl* «tfr* ,,.,pos • t«* e^totf p;»-' d* v d* QU’- SIGNALEZ “Où la tnintuht est un art »» FemMa M 1914 LES TEINTURIERS at bureau : 4368 ma Parthenais NETTOYEURS DE CONFIANCE ateliers : 4371 Ave Lafranee Feuilleton du LES FIANCÉS MANZONI Traduit de fftoltat par h marquis ds MONT-GRAND, adapté par Clément SAINT-GERMAIN 98.(Suite) La population de Milan, après i peste, fut réduite à peu près soixante-quatre mille âmes, de lus de deux cent cinquante lille qu’elle était auparavant.Que l’on se figure quels de-aient être les soucis des decu-, ions, sur qui pesait le soin de ourvoir aux besoins publics, de TSTwanc* cia M^nl (deuavolu-lea) font en rente à Fldet, 29 eet, rue klnt-JaequMi.à MontrHl.au prix de 190 1.CHLP-Au buffet de la.11.15 A.M.CBF-La Métairie Ran.CBM-Grande Soeur.CJAD-Kate Altken.11.30 A.M.CBF-Troubadours.CBM-What’s your beef?CKAC-Le Jockey— CJAD-Valse.CFCF-Muslque.11.45 A.M.CBM-Laura Limited.CJAD-Polka.MIDI CBF-Jeuneae» Dorée.CBM-Nouvellee.CKAC-L’Angélus.CKVL-Chansonnette.CJAD-Nouvolles.CFCF-Nouvelles.CHLP-L’heure féminine.12.15 P.M.CBF-Rue principale.CBM-Aunt Lucy.CJAD-Nou velles.12.30 P.M.CBF-Révell rural.vCBM-Emlsslon rurale CKAC-Bon appétit.CJAD-Nou vellee.OFCP-Claudla.12.45 P.M.CKAC-Nouvellee.CJAD-Songs by Sinatra.CFCF-Magasinage.1.00 P.M.* CBP-Quellee nouvelle»?CBM-Radlo-Joumal.CKAC-Betty Bee-Hlv».CKVL-Nou velles.CJAD-Nou vellee.CFOT-Nouv.et musique.CHLP-Rad lo-Journal.1.15 P.M.CBF-Radlo-JoumaL CBif-Happy Gang.CKAC-Mélodles CJAD-Pops Concert.CFCF-Houae Party.1.30 P.M.CBF-Tsate Lucie.CKAC-L» vie en me.CPCF-Jumpm1 Jacks.1.45 P.M.OBP-A renseigne.CBM-They tell me.OFCF-Bythme moderne.2.00 P.M.CBF-Grande Soeur.CBM-Bernle Braden.CKAC-Actualltés.CKVL-Tommv Dorsev CFCF-2 O’clock CaUe 2.15 P.M.CBF-Maman Jeanne.CJAD-Myrt & Marge.CFCF-Ethel et Alber 2.30 P.M.CBF-Lettre S une Ca CBM-Muslcally yours CKAC-Un Peu de tout CJAD-Rythme facile CFCF-2 O’clock Calli CHLP-Votre goût.2.45 P.M.CBF-Les Amis de l’A CKAC-Rêverle.CJAD-Gospel Singer.3.00 P.M.CBF-Les Chefs-d’oem CBM-Llfe can be.CKAC-Actualltés.CKVL-Good afternoo CJAD-Nouvelles.3.15 P.M.CBM-Ma Perkins.* CKAC - Rendez-vous.CFCF-Nancy Craig.3.30 P.M.CBM-Pepper Toung.CKVL-Rythm Rodeo CHLP-Fleure de Paris 3 45 P.M.CBM-Rlght to Happln 4.00 P.M.CBF-L’Beure du thé.CBM-Chansons.CKAC-Actualltés.CKVL-Club Alouette.CFCF-Tello-Test.CHT.P-Muslque.4.15 P.M.CBF-Aux malade».CBM-Commen taire».CKVTj-Club Clouet te CJAD-Club 800.CFCF-Guldlng Light.4.30 P.M.CRF-Radlo-Collége.CBM-Variété».CKVL-Chansonnette CFCF-Youne Dr.Male CHLP-Le chant dee.i.4.45 PM.CBF-Musloue CFCF-Roeemary, 5.00 P.M.OBv-Rndlo-Colléee.CKAC-Personnalltés.CK Vt^ch an soTi n e tte».CJAD-Nouvelles.CFCF-Pére Noël.CHLP-Chaneonnettee.5.15 P.M.OBF-Redlo-Collége.CK AO-Chanson».C J AD-Sutmrman.5.30 P.M.CBF-Pa Ire-part CBM-PAre NoM.CKAC-Chanaons.C.TAD-Town Crier.CFCF-Today’s Story.5.45 P.M.CRK-Pére Noél.CRM-Ch an sonnettes.CKAC.tfadelelne et— OFCV-nncle Trov CHLP-Radio-Journal.ÇBF, 690 - CBM, 940 - CKAC, 730 - CKVL, 990 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 1er FEVRIER 1949 Semoine national de la santé Jîeââageè aeâ autoxitéi civile A Le message de Son Excellence le gouverneur général, le vicomte Alexander de Tunis.Ottawa, 1er février.— “Comme patron d’honneur de la Ligué canadienne de santé, je fais appel à chacun pour leur appui entier et leur collaboration au cours de la cinquième Semaine nationale de santé.Je ne peux insister trop fortement sur l’influence essentielle d’une constante vigilance dans la sauvegarde de notre santé individuelle pour assurer le maintien des progrès du Canada.Toute entreprise dont le but est l’amélioration de la santé de la population de ce pays a mon appui enthousiaste.” (signé) ALEXANDER DE TUNIS * * * Le message de Son Excellence le lieutenant-gouverneur de la province, sir Eugène Fiset.* * * Québec, 1er février.— “J’invite la population tout entière du Québec à s’arrêter un moment pour réfléchir sur son état de Santé.— Est-elle bonne?— Estelle mauvaise?S’il y a lieu de l’améliorer, sachez comment! Si elle est .bonne, il faut à tout prix la maintenir ainsi par de saines habitudes d’hygiène.Notre belle province sera d’autant plus prospère que ses habitants seront en bonne santé.Nous commençons la Semaine nationale de santé, lancée annuellement par la Ligue canadienne de santé.Cette ligue prêche la santé depuis plus d’un quart de siècle.Je donne tout mon appui à son oeuvre et demande à chacun des nôtres de se maintenir en bonne santé.Le mot d’ordre est: Sauvegardez votre santé et sachet com-mentr (signé) Eugène FISET NOUVEAU HAUT-COMMISSAIRE A LONDRES Ancien ambassadeur du Caneda en Russie puis en Suisse, M.Dana Wil-grès» vient d’être nommé notre hâut-commissalre en Grande-Bretagne, k la succession de M.Norman Robertson.(Photo CP.l Retour du vicoifile Alain du Parc Ottawa, 1er (C.P.).— Le nouvel ambassadeur de Belgique, le vicomte Alain du Parc, est descendu du train de New-York, dimanche, en disant malgré la tempête: “Il fait bon de revenir au Canada”.L’aimable diplomate, qui était l’envoyé de son pays en Suède avant de venir au Canada, a dit qu’il avait visité le Canada “quatre ou cinq” fois au cours de* douze dernières années.Sa première visite date de 1937; il était alors membre d’une commission commerciale qui était venue au Canada.L’ambassadeur était accompa gné de son épouse, la vicomtess* du Parc, et leur fille ‘de douze ans, Claude.THÉ ET CAFÉ Qualité supérieure • Saveur délicieuse SALAM 'L,u„//o {"h Aumlot ^ * "•fc 11 .On a mis sa performance à l'épreuve dans de très rudes montées.et la Chevrolet s'est brLmment acquittée! î-vf ' W ! % ppi ( il il m m m i m* C’est lej que la Chevrolet pour 1949 ¦ PROUVE qu’elle est A l’épreuve de* intempéries et étanche à l’eau I Eprouvée efpfouvee.sur le terrain d’essais le plus rude du monde! La rugosité des blocs de granit de M “chemin de torture’’ a PROUVE que la Chevrolet peut résister à un dur utegel Sur cette piste d» courses, on e PROUVE que la Chevrolet pour 1949 peut dépasser tous vos besoins de vitesse I "Il faut qu’elle puisse prendre les plus rudes montées .sans difficulté .avaient déclaré ses techniciens.Et ce n’est qu’après avoir PROUVE qu’elle se riait des très rudes montées du terrain d’essais de la General Motors, à Milford, Michigan— que cette si nouvelle Chevrolet pour 1949 fut approuvée pour la production! Il en fut de même des autres aspects de sa performance — 7 CHEVROLET L TON HO* accélération, vitesse, confort de roulement, économie et contrôle—ils ont tous été a PROUVES remarquables.Ainsi, l’acheteur d’une Chevrolet pour 1949 recevra, non pas une voiture •xpirimentale, qui n’a pas encore été mise à l'épreuve, mais une voiture qui, selon tous les critères de performance et de valeur, a MERITE le titre de meilleure voiture à bas prix du Canada/ UN PRODUIT DE IA GENERAL MOTORS CHEVROLET MOTOR SALES COMPANY OF MONTREAL LIMITED 2085 ouest, rue Ste-Cotherine, Montréal, Qué.DUVAL MOTORS LIMITED DES CHATELETS AUTOS LIMITEE 529, rue Joriy 4590, rue St-Denis LEDUC AUTOMOBILE, (Canada) Ltée 3421, ave du Pare (près rue SherbrookeI DOYLE MOTORS LIMITED 4501, ave Bannantyne, Verdun, Qué.DUVAL MOTORS LIMITED 3930 est, rue Ste-Cotherine ROBITAILLE MOTORS LIMITED 5004-5016, boul.Décarie -L. rAOC nuir LE DfcVOIR, MONTREAL, MARDI Ur FEVRIER 1949 LA PROCHAINE JOUTE DU CANADIEN AU FORUM JEUDI SOIR Max.et Doug.Bentley sont les seuls frères au hockey Le Tricolore recevra la visite du club Toronto C.LISCOMBE EST EN TETE Maurice Richard sera de retour sur l'alignement et la direction de l'équipe locale s'opposera à la nomination de King Clancy comme arbitre — Deux parties pour demain LE PORTE-COULEliRS DU l’ROVIDENCK A REPRIS LA PREMIERE PEACE CHEZ LES COMPTEERS DE LA Ll-ÜCE AMERICAINE L’instructeur Dick Irvin et ses Canadiens sont revenus dans la métropole hier après que le Tricolore eut encaisser son plus dur échec de la saison aux mains des Ransers de New-York alors que les joueurs de Lynn Patrick triomphèrent des Habitants de Sel-ke par le compte de 9 à 0 dimanche soir, au Madison Square Garden.Les porte-couleurs du Canadien n’avaient aucune excuse à offrir pour cette humiliante défaite et ils se sont contentés de dire qu’ils allaient se reprendre jeudi soir prochain contre les Leafs de Toronto afin de se faire pardonner par leurs nombreux et enthousiastes supporteurs.L’instructeur et ses joueurs ont reconnu leur infériorité contre les New-Yorkais dans la partie d’avant-hier mais ils ont également admis que tous les porte-couleurs étaient encore «ous le coup d'une tension nerveuse apres la joute mouvementée de samedi contre les Ailes rouges de Détroit et l’absence de Richard, sur l’alignement, dimanche soir, a sûrement désorganisé l’attaque du Bleu Blanc Rouge.Le “Rocket” n’avait pu faire le voyage dans la métropole américaine souffrant de mal au dos et au côté droit, à la suite des coups de bâton reçus contre les protégés de Tommy Y’van mais le vaillant ailier du Tricolore sera complètement remis de ses blessures et participera à la rencontre contre les Torontois, jeudi soir, et promet de se faire valoir.Le Canadien a perdu une excellente occasion de passer seul en 2e place dans le classement de la ligue Nationale dimanche.En l’emportant sur les Rangers le club du Forum aurait pu passer devant les Bruins de Boston, tandis que l’équipe d’Arthur Ross aura l’occasion de devancer le Bleu Blanc Rouge demain alors que les Bostonnais recevront la visite des Rangers.Ene victoire donnera une avance de deux points aux Bruins puisque le Canadien ne jouera que jeudi soir.La défaite du Canadien à New-York a grandement surpris les amateurs montréalais, mais ceux qui ont eu l’avantage de faire le voyage dans la métropole américaine ont été unanimes à déclarer que notre équipe était plongée dans une léthargie profonde et que l’attaque et la défense eurent une tenue lamentable pendant que Bill Durnan avait une mauvaise partie dans le système.Nos Habitants furent totalement déclassés mais ils ne sont nullement découragés et ceux qui se rendront au Forum, jeudi, auront-probablement l’avantage d’assister au triomphe des nôtres sur leurs vieux rivaux de la ville Reine, Deux joutes seront à l’affiche demain soir dans le circuit du président Campbell.En plus de la partie Rangers-Boston, les Epervicrs de Chicago se rendront à Détroit pour y être opposés aux Ailes rouges de Jack Adams et selon toute probabilité les Bruins et les Ailes rouges seront victorieux.Jeudi soir, il y aura également deux rencontres dans le circuit professionnel majeur.En outre de la joute Toronto-Canadien les Ailes rouges feront le voyage à Chicago et les équipiers de Tommy Y’van tenteront d’augmenter leur avance en tête du classement pendant que le Canadien fera l’impossible pour remporter sur les équipiers de Happy Day.Cari Lise .Milite, du Providence, a compilé neuf points au cours de la dernière semaine pour ic-prendre la première place dans le classement des conipteurs de la ligue Américaine.Liscombe, qui a établi un nouveau record de pointage la saison dernière, a compté 41 buts à date et obtenu ;t‘J assistances.Syd Smith, des Hornets de Pittsburgh, qui était égal avec Liscombe la semaine dernière, est descendu en deuxième place avec (is points suivi de trois autres joueurs des Reds, Roger B6-; dard, fit points; Johnny Chad, 02 points, et Harry Fraser, J8 points.Baz Bastien, le meilleur gardien ‘de buts de la ligue, la saison dernière, a continué à mener dans , ce département aec une moyenne de 2.67 points par partie pendant que Phil Vitale, des Lions de Washington, a été le joueur le plus puni aec 120 minutes.¦J - - SJ 1 l CP LES COMPTEURS B A P Liscombe, Providence 41 32 73 Smith, Pittsburgh .37 31 fi8 Rédard, Providence .19 45 64 Chad, Providence .25 37 62 Fraser, Providence .24 34 58 Reid, Indianapolis .25 32 57 Gladu, St-Louis .33 23 56 Maloney, Hershev .19 36 00 Mackay, M.Buffalo .18 37 55 Mackay, C.Indianap.21 33 54 Glover, Indianapolis .19 35 54 Mario, Hershey .18 36 54 Doran, St-Louis .13 40 53 ST-STANISLAS • * Pete Zaduk sera favori contre Gaby Ferland Le boxeur de l'Ontario devra l'emporter sur le protégé de Pete Audette dans la finale de ce soir à VAuditorium —Autres combats à l'affiche Le* fervents de 1* boxe professionnelle ont été privés de la séance de boxe que devait offrir le promoteur Raoul God-bout au Forum à la suite du refus de Beau Jack de venir dans la Métropole pour remplir son engagement contre Johnny Greco mais ils pourront cependant être témoins de leur sport favori lorsoue le promoteur Jimmie McKimmie offrira, ce soir, au Colisée de la rue Guy, une* séance qui devrait être fort intéressante puisque la finale mettra aux prises Gaby Ferland et Pete Zaduk, dans un assaut de dix rondes.Le pugiliste de l’Ontario sera gros favori lorsqu’il montera dans Tarène ce soir car ce boxeur possède plus d’expérience que le Montréalais; il a sûrement un meilleur record que le poulain de Pete Audette mais Gaby est confiant de remporter ou tout au moins de résister les dix rondes contre son adversaire.En plus de sa finale de choix, McKimmie présentera des préliminaires de prenrière force.11 a trouvé un adversaire à Ian McNeil, sensationnel cogneur qui a mis Jackie Keenan et Eddie Ross hors de combat lors de ses deux dernières rencontres.C’est Nick Melnick, un vétéran, qui aura la tâche d’arrêter la marche triomphale de McNeil.Melnick a récemment battu Tony Mancuso, en 7 rondes.I,# match sera de 6 ra ides, de même que celui entre Fernand Servant, populaire idole de l’est chez les mi-moyens et Mario Massaro ou Eddie “Joe Reef” Leboeuf.Mannie Spivak sera aussi au programme qui sera complété par un combat de 6 rondes et deux de 4 assauts.UNE AVANCE I ROYAL OPPOSE DE 11 POINTS AU NATIONAL TONY DEMERS.DU ST-FRAN-COIS DE SHERBROOKE, ME-NE ENCORE DANS LA COURSE AU CHAMPIONNAT INDIVIDUEL DE LA LIGUE SENIOR Tony Demers est toujours installé en tête des compteurs de la ligue Québec Senoir, ayant 82 points a son prédit, soit onze de plus que son plu» proche rival, | Adjutor Côté et douze de plus que Marcel Bessette.Bob Pépin et Cliff Malone sont les meilleurs compteurs du Royal, ayant réussi chacun 66 points.Pépin et Demers ont réussi plus de buts, soit 38, tandis que Demers a fourni le plus d’assistances, soit 44 LES COMPTEURS Joueur et équipe B.A.T.Demers, Sherbrooke .38 44 82 Côté, Sherbrooke .30 41 71 Pépin, Royal .38 28 66 Malone, Royal .24 42 66 Dartnell, Ottawa .36 29 65 Robinson, Ottawa .26 39 65 Brown, Valleyfield ,.32 32 64 Kwong, Valleyfield .32 32 64 Dubé, Sherbrooke .26 37 63 Tremblay, Ottawa .20 38 58 Barry, Sherbrooke .13 45 58 Webster, Shawinigan 23 34 57 Corriveau, Valleyfield 25 31 56 Greene.Ottawa.24 31 55 Morin, Royal .18 36 54 Fllion, Sherbrooke .28 25 53 Emberg, Ottawa .20 31 51 Burnett, Sherbrooke .23 25 48 Muretich, Valleyfield .12 35 47 Planche, Québec - 20 26 46 Schmidt, Valleyfield .17 29 45 Haggarty, Royal .16 29 45 H.Carnegie, Sherbroo.15 30 45 Bisaillon, Valleyfield 21 23 44 Joannette, Valleyfield 18 25 43 Riopelle, Shawinigan .15 28 43 Flynn, New-Y’ork .12 31 43 Marshall, Québec .15 27 42 Lowe, New-York _______ 15 27 42 Dagenais, Ottawa_____ 17 22 39 Copp, Ottawa .13 25 38 Wiley.Québec ________ 13 24 37 Deslortgenamps, Shaw.10 26 36 La ligue Junior offrira un au-1 tre programme double ce soir au j Forum.Les fervents du sport na-1 tional canadien devraient être té- ; moins de deux beaux duels spor-i tifs alors que dans la première joute le Trois-Rivières fera face ’ au Canadien tandis que le Royal sera opposé au National dans la joute finale.La partie Royal-National suscite naturellement plus d’intérêt Que la joute Trois-Rivières-Canadien, mais rien n’empêche que la première rencontre devrait fournir de l’action.Le National, qui bataille pour terminer la saison en première position de la division sud, est toujours en quête de sa première victoire de la saison sur le Royal, qui les a battus quatre fois depuis le début de la présente saison.Sylvie Mantha n’a que des éloges à faire de sa ligne d’attaque formée de Dolbec, Desaulniers et Trudel, mais il est quelque peu désappointé de la tenue de certains autres joueurs.11 ne faut pas oublier que le National est privé des services de son meilleur compteur, Bernard Geof-frion.En son absence, Mantha doit faire jouer le joueur de défense Joe Bumbacco aux côtés de Bourgie et Quesnel.Dans la première joute, les joueurs de Jack Toupin, qui font sensation depuis un mois, seront favorisés pour triompher du Canadien.L’équipe de Sam Pollock pourrait cependant causer des surprises.Demain soir à Verdun, le Vic-toriavilie rencontrera les Leafs et le Valleyfield sera opposé au National.Le St-François-Xavier jouera à Québec et le Royal visitera le* Reds des Trois-Rivières, TRIOMPHE DU STVIATEUR / ~ Il y avait grand concour* de foule, dimanche après-midi, au festival de Saint-Pierre Claver, car au programme on avait inscrit une joute officielle de la ligue des Ecoles Supérieures entre les éternels rivaux: Saint-Stanislas et Saint-Viateur.Les amateurs éta.ent sûrs d’y voir de l’action et de l’entrain, et il* ne furent pas déçus.Dès Touverture, les deux équipes sé lancèrent i toute vitesse.Après quelques instants seulement Lépine donnait l’avantage aux Bleu et Or.avance que Lamothe vint bientôt annuler.Mais par la suite, les ESSSistes dominèrent complètement la période et comptèrent trois autres buts avec Tetrault, LeBlanc et Ouellette.A la reprise du jeu, les Viato-rien* ont attaqué avec énergie et un seul but compté par Lalonde vint couronner leurs efforts.Par après, toutes leurs attaques dangereuses vinrent se briser contre la solide défense de l’ESSS.Résultat final: 4 à 2 pour l’Ecole Supérieure Saint-Stanislas.Un magnifique trophée *fut remis aux vainqueurs.Sommaire: Première période 1.St-Stanislas, Tctreault.3.52 2.St-Viateur, Lamothe.8.56 3.S.-Stanislas, Lépine.9.32 4.S.-Stanislas, LeBlanc.12.25 5.S.-Stanislas, Ouellette.14.26 Pun.: Boileau et Tctreault.Deuxième période 6.St-Viateur, Lalonde.1.21 Pun.: Day et LeBlanc.Troisième période Aucun point.Pun.: Tétreault, 2 min.et Inconduite, Dagenais, Lefebvre.Arbitres: Dimaulo et Poulip.MÔNSffiURX DISQUALIFIE Le lutteur masqué qui a fait récemment ses débuts à la salle du marché St-Jacques a subi un autre échec, hier soir, dans la finale mise à l’affiche par le promoteur Ray Lamontagne car Monsieur X — c’est sons ce nom qu’il a été présenté à l’assistance — a vu l’arbitre Léo Clouette accorder la victoire à Ovila Asseliu au cours du deuxième engagement à cause de scs tactiques trop rudes et contraires aux règlements de la lutte à Montréal.Assclin, qui semble être un athlète de bel avenir, a pris la première chute sur l’inconnu puis ce dernier a été disqualifié dans le deuxième engagement et le verdict de Tofficicl fut bien accueilli par l’assistance.La semi-finale fut sans contredit le combat le plus mouvementé de la soirée car ce match alignait trois lutteurs de couleur, Buddy Jackson, Don Blackman et Tiger Flowers, à trois blancs, Jacques Trudeau, Arthur Legrand et Harry Madison.Le* trois lutteurs locaux furent vaincus lorsque Tiger Flowers s’assura la chute sur Harry Madison après avoir frappé l’Irlandais de sa tête.Tony Martinelll a pu affirmer sa supériorité sur Clément Duro-chcr dans la rencontre spéciale tandis que Jean Pusie et Joe De Valto ont annulé au lever du rideau.Jack Purcell, ancien champion mondial du badminton, a laissé à ses enfants le soin de choisir leur sport favori mais lorsque ceu&ci décidèrent de s’adonner au même jeu que leur père ce dernier s est appliqué à leur enseigner les techniques de ce sport et comme résultat trois de ses enfants ont fait excellente figure dans le tournoi qui eut heu la semaine dernière au club Carlton de Toronto.L on remarque de gauche à droite: Peter, 19 ans; Bill, 21 ans, qui a gagné les simples pour hommes; hancg (Mme Frank Pidgeon); et l ancien champion Jack.4,5 ans.Le mari de Nancu a gagné le championnat des simples au tournoi de Van dernier.— (Photo C.P.) u H.Rochon prendra part au tournoi de tennis à Détroit Il partira jeudi matin pour se rendre dans la Ville des Automobiles où ri fera face aux as Américains — Le classement de l'Association de la province de Québec Henri Rochon, qui est considéré comme le meilleur joueur de tennis du Canada, participera probablement au tournoi de tennis d’intérieur qui commencera à Détroit en fin de semaine et qui réunira les meilleurs joueurs de l’oncle Sam.Rochon a reçu un appel téléphonique de Détroit, hier, l’invitant à participer à ce concours annuel et notre as canadien se propose de partir jeudi matin afin d’aller rivaliser avec les nombreux concurrents déjà inscrits.L’Association de tennis de la province de Québec a fait le choix des meilleurs joueurs de l’année 1948 et nous constatons, d apres la liste fournie par le président, M.Jacques Vadebcn-coeur, que Henri Rochon et René Buser, deux porte-couleurs du Notre-Dame-de-Grâce.ont été placés sur un pied d’égalité pour la_première place tandis que Patricia Macken, du Mont-Royal, avait été le choix chez les dames.Chez les juniors, sectiôn féminine, Pat Lowe.d’Ottawa, a été placée au premier rang tandis que chez les hommes Raymond Pagé, du Stuart, est le loueur no 1.Voici le classement officiel, adopté à l’unanimité par le ccfn-seil de 3’Association de la province: Hommes (senior) Ex-aequo: Henri Rochon.N.D.G., et René Buser, N.D.G.; 3.Jean-Paul Turgeon, Québec; 4.George Robinson, • Mt-Royal: 5.Jean Marois, Québec; 6.J.-J.Desjardins.N.D.G.; 7.Jean Richer, Mt-Royal; 8.Colin Maas.Mt-Royal; 9.R.-T.Bernard, Mt-Royal; ex-aequo: Jimmy Duff, Mt-Royal, et Raymond Pagé.Stuart.Femmes (senior) 1.Patricia Macken.Mt-Royal; 2.Elaine Fildes.Mt-Royal; 3.Mme Pauline Laquerre, N.D.G.; 4.Françoise Laçasse, Outremont; 5.Suzanne Laçasse, Outremont; 6.Claire Renshatfr, N.D.G.; 7.Mme A.R.Porter, Mt-Royal.Non classés pour insuffisance de rencontres: Hommes (senior) Brendan Macken, Don McDiar-mid.Jim Macken, Pierre Dessaul-les et Edgar Lanthier Femmes (senior)' Sonia Swift, Mme Vera Lewis, Mme Helen Stenstrom, Margo Carta, Audry Bradshaw.Hommes (junior) Raymond Pagé, Stuart: Hamilton Quain, Ottawa; André de Chevigny, Québec; Robert Ré-dard, Sherbrooke; Claude Robil-lard, Dorion; Paul-Emile Legault, Verdun; Jules Quèsnel, Ottawa; Marc Blondeau, Québec; Jean Robitaille.Québec; Claude Roch, St-Denis.Femme* (junior) Pat Lowe, Ottawa; Miriam Rainboth, Ottawa; June Devaux, Mt-Royal Country Club; Shirley Ellicott, Châteauguay; Monique Gilbert, Québec ; Diana Lowe, Ottawa; Joyce Félix.Ottawa; Lily Dumoulin, Dorion; Mary Jane Ferrier, Ottawa; Jenny Plamon-don, Québec.Au Montreal Indoor; Continuant sa politique de développer par tous les moyens le tennis chez les jeunes, l’Association a décidé de choisir quelques-uns de^, meilleurs joueurs junior et de les faire pratiquer, cet hiver, au Montreal Indoor Tennis Club qui s’est, à cette fin, aimablement rendu à la demande de l’Association.C’est ainsi que Raymond Pagé, Jean Dussault, Paul-Emile Legault, Stuart Gamble et June Devaux, de Montréal.Hamilton Quain, d’Ottawa, Marc Blondeau, et André de Chevigny, de Québec et Robert Bédard de Sherbrooke, ont été invités à se rendre régulièrement au Montreal Indoor pour sc préparer à une saison active de tennis et ce, sous la direction de Léo Christie, l’un des meilleur* professionnels en Amérique.DEUX JOUEURS DESEPERVIERS A L’HONNEUR DOUG BENTLEY ET ROY CO-NACHER OCCUPENT LES DEUX PREMIERES PLACES CHEZ LES COMPTEURS DU CIRCUIT CLARENCE CYMP-BELL — R F.A Y EN TROISIEME POSITION DANS LA LIGUE DEPRESSION FETE SPORTIVE LE 6 FEVRIER Les élèves de l’école Saint-Charles-Garnier auront leur fête annuelle dimanche, le 6 février courant, à 1 h.30.Le R.F.Amé-dée-Stanislas, I.C., directeur de cette école, invite à ces fêtes sportives les parents des élèves et les amis et anciens élèves de cette école.La ligue de hockey Dépression a continué ses activités à l’Are’na de St-Laurent hier soir alors que deux parties étaient à l’affiche et ces deux rencontres ont fourni du beau jeu de la part des quatre clubs.Dans 1* première partie ie Commerce a triomphé des Hobos par le compte de 4 à 2 tandis que les Grads l’ont emporté sur les Sages par 6 à 2 dans la finale.Beaudoin fut sans contredît l’étoile des vainqueurs dans la joule initiale alors qu’il se mit en évidence en comptant deux buts tandis que Tremblay s’est aussi signalé en obtenant un point et une assistance.Pilon fut l’autre compteur du (vommerce tandis que Heffernan et Desparois ont réussi à placer la rondelle dans les buts de leurs adversaires pour les Hobos.Brlsebois fut U vedette de 1* deuxième partie avec deux bots et une assistance tandis que Ca-rignan a brillé avec éclat en comptant deux fois en plus d’obtenir deux assistances.PRF.MIFRPE PARTIE Première période 1— Commerce: Beaudoin (Tremblay) .225 2— Hobos: Hefferntn (Ouimet.Bastien) .13.55 Aucune punition.Deuxième période £—Commerce: Tremblay (Trudeau) .2.30 Aucune punition.Troisième période 4— Commerce: Beaudoin (Tremblay, Barbarino) 6.00 5— Hobos: Desparois (Pausé) .8.5s 6— Commerce: Pilon _____ 13JS0 Pun.: Barbarino, Tremblay, Ouimtla LIGUE DES ECOLES SUPERIEURES ST-VIATEUR DISPOSE DE ST-HENRI PAR LE COMPTE DE 7 A 3.Dans une joute toute dénuée de rudesse, l’ecole supérieure St-Viateur a défait l’école supérieure St-Henri à l’aréna de Lachine.Les deux équipes firent preuve d’agressivité; La victoire ne fut décisive que vers la fin de la Îiartie car le St-Henri est tou-ours resté menaçant.Les joueurs du St-Viateur ont sensiblement amélioré leur jeu autour du filât adversaire; ce qui leur a permis de s’assurer cette victoire.Ils sont maintenant seuls en deuxième position du classement.Dagenais du St-Viateur a accompli le tour du chapeau.La deuxième étoile de la joute fut sans contredit Lalonde qui a eu quatre assists.Bergeron a fait plusieurs arrêts sensationnels et a ainsi privé les joueurs du St-Henri de plusieurs points qui paraissaient certains.- DEUXIEME PARTIE Première période Aucun Point.Pun.: Dion.Deuxième période 1— Grads: Brisebois (Carignan, Hébert) .2— Grads: Brisebois àCarignan) .3— Grads: Martin (Daoust.Hébert) .4— Grads: Carignan (Daigle) .Pun : Laverdure.Troisième période 5— Grads: Martin .6— Sages: Bélanger (Gagnon) .7— Graus: Carignan (Brisebois) .6—Sages: Pinsonneault (Dion) Aucune punition., 0.40 2.50 10.45 13.05 1.10 2.55 10.10 10.55 Le club Chicago est uatrième dans le classement de la Ligue Nationale de hockey mais le cJub de Charlie Conacher a cepen-dant la distinction posséder les deux (meilleurs compteurs du circuit professionnel.Doug Bentley mène toujours dans la course au championnat individuel avec un total de 48 points, soit deux de mieux que Roy Conacher, son compagnon de jeu, qui est au deuxieme rang avec un actif de 46 points.Bentley a pris part à trois points durant la dernière semaine pour porter son total à quarante-huit soit deux de plus que Conacher, qui vient en deuxieme place.Billy Reay, qui a été tenu en echec la semaine dernière est maintenant installé sur un pied d égalité avec Sid Abel en troisième place avec 37 points.Jimmy (.onacher vient en quatrième place avec 35 points.Abel a compté le plus de buts soit 19 tandis que Doug Bentley a réussi le plus d’assistances, 31.Bill Ezimcki est le “bad man” de la ligue, ayant passé 103 minutes au banc du pénitencier.b.a.p.pu.17 31 48 34 17 29 46 8 19 18 37 45 18 19 37 25 17 18 35 33 14 18 32 8 14 18 32 10 18 13 31 0 18 13 31 8 15 16 31 R 10 21 31 2 17 13 30 26 15 14 29 85 13 16 29 19 11 18 29 2 12 16 28 45 16 11 27 37 13 14 27 36 13 14 27 103 16 9 25 4 13 12 25 6 11 14 25 29 10 15 25 fi 9 15 24 8 13 10 23 6 12 11 29 14 8 15 23 12 8 12 20 6 8 12 20 32 6 14 20 0 5 15 20 20 11 8 19 32 9 70 19 42 5 14 19 18 8 18 4fi 12 18 0 12 18 29 4 10 8 7 10 fi 7 15 12 8 15 33 9 15 14 7 14 4 7 14 18 7 14 39 7 14 40 9 14 72 3 11 14 40 2 12 14 47 2 12 14 95 9 4 13 13 8 5 13 16 5 8 13 14 3 10 13 15 3 10 13 58 fi 12 50 9 12 69 8 11 69 9 11 58 3 10 16 7 10 «7 8 10 38 Bentley, Doug., Chi.Conacher, Roy, Ch.Abel, Détroit .Reay, Canadien.Conacher, Jini, Chi.Poile, Détroit.Bodnar, Chicago .Watson, Toronto.Warwick, Boston.Mosienko, Chicago.Carveth, Canadien.Babnndo, Boston.Richard, Canadien.Kennedy, Toronto.Ronfy, Boston.Sandford, Boston.Stewart, Gaye, Chi.Lindsay, Détroit.Ezinicki, Toronto.Couture.Détroit.Smith, Ken, Boston.Pierson, Boston.,.McFadden, Détroit.Raleigh, Rangers.I.aprade, Rangers.T.und, Rangers.Bentley.Max, Tor.Peters, Boston.Pavelich, Détroit.O’Connor, Rangers.Gardner, Toronto.Mosdell, Canadien.Horeck.Detroit.Kaleta, Rangers.Leswlck, Rangers.Quaekenbush, Dét.Gec, Détroit.Albright, Rangers.Dussault, Canadien, Mlckoski, Rangers.Harmon, Canadien.Fisher, Rangers.Dumart, Boston.Lynn, Toron to.I.ach, Canadien.Brown.Chicago.Egan.Boston.Howe, Détroit.Harvey, Canadien,.Reardon, Canadien.Prystal, Chicago.Enio, Détroit.McNab.Détroit____ Schmidt, Mill, Bost.Guidotin.Chicago.Meeker.Toronto.Stewart, Jack, Dét„ Gadsby.Chicago.Mortson.Toronto.Riopelle.Canadien.Nattrass, Chicago.Thomson, Jim, Tor.GARDIENS DE BÜTS p.c.bl.mo.Durnan, Canadien 100 4 S.43 Lumley, Détroit.103 3 2.45 Rayner, Rangers.95 5 2.57 Brimsek.Boston.100 1 2.78 Broda, Toronto.115 4 2.80 Henry, Chicago.146 0 3.56 10 6 6 12 9 8 7 6 7 7 7 7 5 Us jouent cependant sur deux alignements différents - Les paires de frères dans la ligue Nationale se font de plus en plus rares Il n y a pas si longtemps, dans les alignements de la Ligue Nationale de hockey, on pouvait lire souvent les mêmes noms.Il s'agissait de frères.Au cours des dernières saisons, cependant, les paires de frères ont été de plus en plus rares et, aujourd'hui, dans le circuit majeur, il n’y a que deux frères, les Bentley, Doug, du Chicago, et Max, du Toronto.Même l’an dernier il y avait deux autres paires de frères, outre celle des Bentley.Il s’agissait de' Metz, Niek et Don, du Toronto, et des Morrison, Rod et Don, des Ailes Rouges de Détroit.La paire des Metz a cessé d’exister, cette saison, lorsque Nick s’est retiré sur sa ferme, en Saskatchewan, et lorsque les Morrison n’ont pas été demandés à continuer avec le Détroit.Disons, en passant, que ces deux Morrison sont actuellement avec le Indianapolis.Pendant des années, les Rangers de New-York ont eu leurs paires de frères.Il y a eu les Cook, Bill et Bun, les Patrick, Murray et Lynn, et les Colville, Neil et Mac.Les Cook et les Col-ville ont été des membres des plus fameuses lignes d’avant des Rangers.* Parmi les autres paires de frères, dans la Ligue Nationale, dans le temps des Cook et de Frank Boucher, il y avait celle des Thompson, Paul, avec le Chicago, et “Tiny”, avec les Bruins de Boston.Paul était un ailier gauche au lancer précis tandis que son aîné a été vainqueur du trophée Vézina quatre fois, trophée qui est accordé au club dont le gardien est le moins souvent déjoué.Thompson était alors avec le Boston.Les Canadiens ont eu, pendant longtemps, une paire de frères avec les deux Mantha, Sylvie et Georges.Sylyio était un solide joueur de défense tandis que Georges était un rapide joueur d’avant.Le Détroit a eu les Kil-rea, Hec et Wally, tous deux rapides joueurs d’avant.Il y a eu aussi les Canacher, Lionel et Charlie.Bien qu’ils n’aient pas joué pour le même club, ils étaient tous deux en vedette dans la ligue.Les deux ont été choisis dans la première équipe d’étoiles de la L.N.H., en 1933-34, Lionel comme joueur de défense du Chicago, et Charlie, comme ailier droit des Leafs de Toronto.Lionel et Charlie sont les deux seuls frères à être nommés sur une même première équipe d’étoiles de la L.N.H., la même saison.Outre les paires de frères déjà mentionnées, il y a eu celles des Cleghorn, Odie et Sprague, des Jackson, Harvey et Art.des Bru-neteau, Mud et Eddie, et des Jer-wa, Joe et Frank.Il y a eu aussi celles des Carse, Bill et Bob, des Reardon, Kenny et Terry, et des Warwick, Grant et Bill.Les Cleghorn ont joué tous les deux pour le Canada.Ce fut la même chose pour les Jackson, avec le Toronto et le Boston et aussi l’un contre l’autre.Les Bruneteau ont joué tous les deux pour le Détroit, les Jerwa pour le Boston et les Carse pour le Chicago.Terry Reardon a joué contre Kennéf toutes les fois où les Bruins ont joué contre les Canadiens, alors qu’ils étaient tous deux dans la ligue avec ces deux clubs.Les Warwick étaient tous les deux avec les Rangers, dans le temps où il* étaient tous deux dans la ligue, en même temps.Parmi les non moins célèbres frères dans le hockey, mentionnons les Boucher, Frank, Billy et Geprges, tous excellents dans la L.N.H.L'an prochain, il y aura peut-être deux frères avec le Dé troit, Bill qui est 'actuellement avec les Wings, et Max qui est avec le Omaha.CA ET LA EN RACCOURCI Le Canadien blanchi le plus souuenf._ Jusqu’au 28 janvier, 1b blanchissages avaient été enregistrés dans la L.N.H.Cinq ont été aux dépens du Canadien.Le Detroit a été blanchi quatre fois, le Toronto, le Boston et le5 Rangers, deux fois chacun, et le Chicago, une fois seulement.* * * Père de 18 enfants.— George» Vezma, ancien fameux gafdien du Canadien et en l’honneur de qui, le trophée de ce nom est accordé au meilleur cerbère de la ligue, a été le père de 18 enfants.Le “Cocombre” de Chicoutimi, comme on le surnommait, est décédé, ni plus ni moins, sous le harnais.Il est devenu subitement malade, au cours d’une partie, au Forum de Montréal, le 28 novembre 1925.On l’a alors transporté chez lui où il a succombé, quelques mois plus tard, d’une maladie des poumons.* * * Liste des candidats éligibles }>our le trophée mémorial Calder qui ont pris part aux parties df la ligue jusqu’au 24 janvier 1949 (D’autres peuvent être ajoutéi plus tard).Boston: Ed.Kryzanowski, ClHl Thompson.Chicago: Bert Olmstead.Détroit: Jim Enio, Max Mc Nab, Lee Fogolin.Canadien: George Robertson Gerry Plamondon, Eddie Doro hy.Rangers: Penntl Lund, Dune Fisher, Nick Mickoski, Allen Stanley, Fred Shero, Jackie Gordon, Clint Albright.Toronto: Harry Taylor.Ted Sloan, Les Costello, Frank Me-thers, Ray Ceresino, Boh Dawes, Ray Timgren, Fleming Mackell.LE COLLEGE LAVAL GAGNE ET ANNULF Quatre parties seulement cher les équipes lavalloises en celle froide après-midi de dimanche dernier; la glace qui couvrait Ir-routes ayant retenu deux des adversaires annoncés.De Saint-Jean, une sélection d’étoiles des clubs juniors lo eaux est venu se mesurer avei le Laval Jr.Partie chaudemenl disputée jusqu’à la dernière minute mais où les visiteurs, en dépit de leur belle tenue, n’onl pu déjouer Deguire, tandis qut les trois lignes des collégien.1 comptant tour à tour obtenaient huits buts.Sauvé, Labelle, Hotte.Fillion, Di Ninni et les défenses Bélanger et Grignon ont été particulièrement effectifs.Le Laval Juvénile, parti rencontrer Saint-Esprit, chez lui, s’est contenté d’annuler 1-t.Maltais, sur une passe de Brochu, a réussi le point de Laval et Dufresne, aide de Desroehes, celui de Saint-Esprit.Deux joutes ardemment contestées chez les plus jeunes, où le Laval Midget s’est mesuré à la forte équipe du Saint-Jérôme.CARTES D'AFFAIRES DACTYLOGRAPHES Réparation», location, ventes de dactylographes, machines à chèques.etc.Assortiment complet de papier carbone et rubans.Accessoires de bureau.Canada Dactylographe Enr.44 o., rua St-Jacques, Montréal Tél.HA.6963 R.T.Armand % Royal — Remington — Underwood — L.C.Smith.Corona silencieux, régulier et 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