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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 25 septembre 1948
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1948-09-25, Collections de BAnQ.

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Vous êv*z une double mission: premièrement, la mission de conserver intact votre héritage religieux et national; deuxièmement, la mission de répandre cet héritage, l’ajoute que c’est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre." Soi» Exc.Mgr lldebrando Antoniutti, délégué apostolique au Canada et à Terre-Neuve.Obectem i Géroud FUJON FAIS CE QUE DOIS ¦édoctem aa ch«t.Omet HEHOUX S.Eirmln.évéque et martyr.TEMPS PROBABLE BEAU VOL.XXXIX — No 225 MONTREAL, SAMEDI, 25 SEPTEMBRE 1948 La guerre pour demain?ou la conscription?Cinq sous le numéro Moscou subit 7 échecs successifs Le devoir de neutralité Dewey promet une offensive mondiale contre les Ronges Des sociologués chrétiens étudient aux Trois-Rivières le problème de la paix: ce paraît bien être le seul secteur canadien où l’on prenne actuellement la paix au sérieux.Car dans le même temps, à grand renfort de publicité, le gouvernement fédéral termine «a semaine de l’armée.On y exalte le rôle international du Canada.MM.Saint-Laurent et Claxton sont les grands-prêtres de ces célébrations.Tandis qu’ils se maintiennent dans le genre noble, les propagandistes de la radio parlent de la stabilité des situations dans l’armée, vantent leur marchandise dans le style d’un commerçant de petits pains, et persuadent les jeunes Canadiens qu’on trouve dans la vie militaire le maximum des avantagea et de la sécurité matérielle.Mais écoutons un peu les grandes orgues.Avant de quitter le Canada, M.King aurait confié à son entourage qu’à moins de changements rapides dans la situation internationale, il s’attendait au pire, — "rear in our time”.Dans sa première déclaration depuis sa nomination au ministère des Affaires extérieures, M.Lester B.Pearson affirme que les risques de guerre sont aujourd’hui plus grands qu’ils ne l’ont jamais été depuis la fin du deuxième conflit mondial.M.Louis Saint-Laurent, à peu près premier ministre, ne croit pas la guerre inévitable, mais constate que “nous vivons dans un monde de tension et d’insécurité”, et fait de son mieux pour augmenter l’une et l’autre.M.B.Claxton, ministre de la Défense nationale, s’excite à la pensée que “notre armée ist maintenant sept fois plus forte qu’elle le l’était avant la guerre”, mais bien entendu c’est là notre principale contribution à la paix mondiale.Un accroissement de 700%, cela fait rêver; pourtant, M.Claxton n’est pas encore satisfait et il ajoute: “nous lui [à l’armée] donnerons la taille qui convient à nos propres besoins”, ce qui est raisonnable pourvu que cela s’interprète du Canada, mais il ajoute : “et au respect de nos accords POSSIBLES avec d’antres puissances”.Le mot “possibles” ouvre d’étranges perspectives.Nos gouvernants sont-ils convaincus que la guerre est pour demain?Ou profitent-ils d’une circonstance tragique pour avancer un peu la cause de la conscription en temps de paix?Quoi qu’il arrive, la semaine de l’armée n’est pas un fait qu’on puisse isoler et juger en soi : l’armée, c’est un outil qui sert à une —litique.Que vaut la politique extérieure de Saint-Laurent?d’extrême-droite seraient coffrés, au lieu des | - communistes.On dénoncerait l’Etat réac-; l0s Angeles, 25 (A.P.),___________ tionnaire, la Troisième Rome, un christia- Marchant sur les pas de so’n'ad-nisme déformé, la barbarie d’un potentat versaire démocrate et visitant à quasi oriental et d’un peuple arriéré.\ ?on Jour Lo,s Angeles 24 heures ^ ^ la peine après le passage du pre- ' sident Truman, le candidat répu-{ blicain à la présidence des Etats-| Unis, Thomas E Dewey, a pro- Quand deux colosses s’affrontent dans un i mondïalï^coîf- monde qui a perdu jusqu au sens de la mo- tre le communisme si le vote po- ralité naturelle, et qui entre dans l’âge ato- pulaire le porte à la Maison Blan- mique, il est clair que leur lutte aura un ch® ,le 2 novembre prochain.11 affreux retentissement et produira des rava-1 0!f»nntimon.*es adversaires anciens de ! Vichy, qm voient des fascistes S’il était inévitable que les Etats puis- ; v°“draient no.;'s ,fa,ire sants jouent, à cause de leur forceJt de : française eTunanlme oTpres” leur plus grande potentialité, des roles de que à condamner le Maréchal et premier plan dans la formation des grou- j tou» ceux qui Tont suivi.pements économiques comprenant non seu- ! La cause qui est devant les tri.lement eux-mêmes mais bien des Etats bunaux, et dont pour ce motif plus faibles et plus petits, il est néanmoins L1 convient de ne parler qu’avec indispensable qu’en vue du bien commun, ' !!îenCdïfférentcrCde'^ou^ce'^ul US respectent comme les autres les droits ! s’écrit autour de la question.de ces petits Etats à la liberté politique,1 L’hebdomadaire parisien Paro-au développement économique et à la pro- iles Françaises vient de publier tection adéquate, en cas de conflits entre : d^#a^-.Hn arl].'',e dont fi CETTE NEUTRALITE QVl\\wU Str k EST LEUR suivant la lot naturelle aussi B.U.P.bien que la loi internationale.I L’article est intitulé: “Qui est « , de Bernonville?’’; on y résume Cet avertissement de portée générale, for- la carrière militaire du comte, et mulé en pleine guerre, vaut assurément pour Ile journal ajoute; “A l’armistice, la guerre qui vient.Pie XII y reconnaît corn- ! ~hi0/J,icietr.¦f!ue.son.devoir me à regret, et sur le plan économique, un ! gouverZmlnt^mlrèchT pt role de premier plan aux grands Etats.Mais i tain, qui était, après tout, recon-il formule énergiquement leurs devoirs, celui ! «« par les Etats-Unis, le Vatican, en particulier de respecter la liberté, les in- : ’-F-S-S., le Canada, alors que térêts et la neutralité des petits Etats.Celle- i ^q /o'conr ci est jugée en termes clairs, cette neutrali-i de justice de Toulouse, ville où té qui est leur’’, donc, qui leur appartient, qui U n’exerça aucune activité, le leur revient de droit.S’agirait-il d’un mot I conda'Una .à.mort Par contuma-employé un peu au hasard?Non, la pensée jce’, oct°bre 19V1”.est précisée: la neutralité “est leur suivant ' Héhat nniP^p\»a^nôn0'rai!,P rtnlC la loi naturelle aussi bien que la loi interna-\ da, Paroles Françaises écrit: tionale".Elle est donc leur droit strict.Elle! r.' , peut fort bien être leur devoir, dans une hu- \ giis politiqîes est Pun droit Ll manité en voie de se détruire, où devraient cré.se trouver des oasis de paix, des refuges que "Le Vatican, la Suisse, l’Espa.le carnage n’ensanglante pas, et qui servi- gne’ l’Argentine ont refusé de U- .°.¦ ^ vrer les réfugiés aux autorités Des Etats-Unis, M.pas été extradé.Sans doute ce droit n’est pas toujours res- j not% pecté, le conflit recent nous 1 a tragiquement : doute pourquoi, U y a deux se.rappelé.D’où les sourires entendus, les haus- maines, le gouvernement de Pa-semeiTts d’épaule des officiels quand on ose I f1* Wura/fd la Belgique, cinq réleur parler de neutralité.Mais en fait les [LViT" dont deux con‘ neutralités n’ont pas toutes été violées dans ! „ , l’Europe d’Hitler et de Staline: ni celle de| Tlrlande, ni celle de la Suisse et de la Suède, i de entrance neT juge pas la conl ni celle de l’Espagne et du Portugal.Et la : duite du comte aussi condamna-plupart des peuples de l’Amérique latine sont ; b!e Qlie maints journaux cana-restés neutres presque jusqu’à la fin du con- ! o°uTrT^uc™phUcïrs pays, notamment les Etats-Unis, BLOCS-NOTES flit.Sous prétexte que le loup est proche, faudrait-il se jeter dans sa gueule?Ces pays en ont-ils souffert dans l’après-guerre ?“Pas du tout", répond pour son peu- n’ont pas assez confiance en la justice française dans le moment pour renvoyer en France les fu- ple le premier ministre d’Irlande, MrCostel- fîMeuT’ QUi 86 S°nt réfü- lo: giés chez eux.La justice en France arguments que le ministère blic avait invoqué», pour obte- Notre commerce avec les autres nations n’en a nullement été affecté.Même au\ Récemment, Me Ribet, bâton-point de vue politique, l’affaire est déjà1 nier du Barreau de Paris, disait oubliée.Les autres nations ont compris ! UP Journaliste canadien que notre point de vue.et ne nous tiennent ; ri^//"èrrn%nT' No"ravions alors pas grief de notre neutralité.! cjté le récent procès de Bernard T, ., ! Grasset et de sa maison d’édi- J ajoute que tous les pays mentionnes plus tions, afin de montrer le genre haut, sauf deux, sont catholiques.L’idée de croisade paraît avoir eu sur eux peu de prise.Peut-être avaient-ils le bon sens élémentaire d’attendre que le mot d’ordre leur vienne du chef même de la chrétienté.Mais à ce compte, qu’est-ce que cette politi-1 que canadienne d’appelants à l’alliance mili-j taire, si ce n’est une volonté de guerre pro- j chaîne pour le Canada?Et qu’est-ce que la fausse sécurité collective de M.Saint-Laurent, sinon le maximum de l’insécurité na tionale T * as-ix-t» - André LAURENDEAU Retour à l'heure solaire Rappelons qu’à Montréal, l’hou-ro lolaira roviondra an vigueur demain matin, soit, plut exactement.k minuit et une minute, la nuit prochaine.nir une condamnation._ Voici un autre passage de l’article des Ecrits de Paris qui résume ce procès.La défense invoquait divers témoignages pour montrer que l’accusé avait à son crédit maints actes qui attestaient son patriotisme et son dévouement à ses concitoyens.L’a.vocal de la poursuite, Me Laca-zette, a tout simplement affirmé que ces actes n’étaient que du camouflage et qu’en somme, ils devaient être interprétés comme aggravant le cas de Grasset; l’on pourra juger de la valeur de ce plaidoyer, et du jury qui s’en est contenté, par les perles suivantes; “Si Grasset a sauvé des vies humaines, d’autres familles ’ont fait plus que lui.Il ne faut donc pas en tenir compte.Il ne faut pas tenir compte non plus des résistants qu’il a abrités.S’il n’a fait partie d’aucun groupe, en particulier du groupe Collaboration, s’il a refusé de se rendre en Allemagne, avec d’autres, près de Goebbels, c’était pour mieux cacher son jeu.S’il n’y a eu dans ce procès aucun témoin à charge, c’est que nous nen avions pas besoin.Grasset appartenait à la cinquième colonne.La preuve en est que dès 1930, U édita le livre du traître Sieburg: “Dieu est-il français?’’ Je n’ai pas lu ce livre parce que le ne perds pas mon temps à lire ces saletés.Il est vrai que Grasset a donné à ce livre une préface, mais vous n’avez pas à en tenir compte, étant donné que c’était pour mieux se camoufler.” Donc, pas de témoins à charge.Et tout ce que l’accusé a fait de bien doit être mis de côté parce que c’est du camouflage.Et M.Bernard Grasset a été condamné avec sa maison d’éditions sur de tels arguments, au mois de juin 1948.Les Marchands détaillants La spécialisation de plus en plus accentuée dans tous les domaines a naturellement des répercussions dans les groupements professionnels.Aussi cette année, au congrès de TAs»o-ciation des Marchands détaillants, qui commence aujourd’hui à bord du ‘‘Tadoussac’’ pour se continuer pendant une croisière de quatre jours, les séances d’études, au lieu de porter toutes sur le commerce en général, et de réunir tous les congressistes, grouperont à port diverses sections de commerce.Si une telle systématisation était poussée trop loin elle conduirait _ à l’émiettement, à une dispersion inutile ou même nuisible du travail.Mais dans des bornes raisonnables elle correspond sans doute à un besoin.L’on a groupé ainsi séparément les commerces de l’alimentation, du vêtement, des meubles avec tout ce qui sc rapporte à l’aménagement et à la construction des habitations, et enfin l’automobile et les combustibles.Il est évident que ces divers groupes de marchands n’ont pas les mêmes problèmes à résoudre.Le congrès de cette année a comme mot d’ordre: Mieux organisés pour mieux servir, et il sc rapporte à cette spécialisation qui permettra de rechercher des remèdes plus spécifiques aux difficultés que chacun des congressistes pourra signaler.Mais ce thème nous parait en outre résumer le but général et toute l’histoire de l’Association.Depuis plusieurs années, notamment à travers la crise et la guerre, les détaillants ont cherché en commun, dans les cadres de leur association, des formules et des méthodes pour mieux jouer leur rôle économique important.Sans doute il y allait d’abord de leur intérêt personnel, de la défense professionnelle du groupe.Mais, et par exemple en luttant contre les tendances centralisatrices de l’Etat, il est arrivé souvent que l’Association s’est trouvée, pour l’avantage de ses membres, à orotéger aussi le consommateur.Espérons que ce souci du service se prolongera à toutes les activités des marchands, et qu’ils ne négligeront pas le rôle social qui leur revient dans la lutte contre l’inflation.P.S.Dans la rédaction du programme à l’Assemblée des Nations-Unies Le bloc slave se trouve seul cinq fois contre tous les autres Etats-membres — A la place de Vishinsky malade, Malik avait conduit le débat avec rage - Il échoue sur les questions balkanique et coréenne, le cas de la "petite Assemblée" et les demandes d'admission de certains Etats dans l'O.N.U.-Programme de discussions de 69 problèmes enfin complété-Le cas des Indiens d'Afrique-Sud remis à plus tard Paris, 25 (C.P.) — A la séance d’hier de l’Assemblée générale des Nations-Unies, à Paris, la Russie a subi sept échecs successifs dans ses tentatives pour faire rayer du programme des discussions autant de sujets qui lui déplaisent.La lutte était menée avec acharnement pour le compte de Moscou par le délégué russe au Conseil de Sécurité.Jacob Malik; niais on s'attend à des attaques encore plus violentes quand le principal délégué soviétique à la troisième session régulière de l’Assemblée, le sous-ministre des Affaires Etrangères Andrei Vichinsky viendra exposer la politique extérieure de son pays aujourd’hui.après une indisposition qui l’a empêché de siéger hier.Sauf sur deux points, le bloc des Etats slaves communisnnt.» d’Europe Centrale s’est trouvé seul à soutenir son avis eontre des majorités qui variaient.^ suivant Toeeasion, de 29 à 47 Etats-membres.L’Assemblée a donc décidé, en dépit de Moscou et de ses satellites d’inscrire les points suivants au programme de ses débats des prochaines semaines : 1.La demande de l'Argentine en faveur de l'admission dans l’O.N.U.des Etats d’Italie, Autriche, Finlande, Eire, Portugal et Transjordanie.Le vote sur ce point a été de 29 contre 16, avec 10 abstentions et 3 absences; 2.Le rapport de la commission balkanique «les Nations Unies accusant les voisin* de la Grèce (Albanie, Yougoslavie et Bulgarie) d’appuyer les gueçrilleros communistes grecs.Vote de 44 à 6; 3.Le rapport de la commission coréenne sur les élections projetées en ce pays et qui n’ont eu lieu jusqu’ici que dans la zone américaine d’occupation au sud.Vote de-47 à fl; 4.La proposition de la "petite Assemblée” de restreindre l’usa-ge du droit «le veto.Voté encore une fois de 47 à 6; 5.La suggestion de prolonger d’un an au moins l'existence de cette ‘‘petite assemblée”.Vote de 46 à 6; 6.L’accusation lancée par le Chili que la Russie a violé Ifs droits humains essentiels en em.pêchant l'épousé de naissance russe d’un diplomate chilien de rejoindre son époux.Voté de 30 à 7, la Birmanie appuyant les Slaves.L’Assemblée générale a de la sorte virtuellement complété la rédaction de son programme, tel «lue recommandé par le comité directeur de quatorze membres.Ce programme comprend pas moins «le (19 points différents, ce qui en fuit le plus chargé que Ifs Nations-Unies nient encore dû affronter.Le programme ayant ainsi été révisé et accepté, “étude de chaque point est remise sans délai entre les mains des six sous-comltés principaux, Les décisions que ceux-ci rendront devront ensuite être approuvées par l’Assemblée en séance plénière.On n’a remis lé débat à plus lard que sur un seul point: la querelle entre TAfrlque-Sud et sa mirtorité d’origine indienne.Le délégué sud-africain Eric Louw, a expliqué qu’il s'était attendu de voir le débat général se prolonger jusqu’à la fin de l'après-midi, de sorte qu’il n’était pas préparé à discuter de ce problème devant TAsscmblé*.Washington attaque l'empire de Dupont Chicago, 25 (A.P.) — Le gouvernement américain a émis des mandats de comparution devant un grand jury contre les directeurs de cinq des plus importantes entreprises industrielles des Etats-Unis, afin de s’assurer, par enquête, des relations contraires à la loi sur les cartels que ces entreprises pourraient avoir avec la grande fabrique de produits chimiques et d’explosifs E.-I.Dupont de Nemours.Les cinq maisons ainsi désignées sont la General Motors Corporation, de Détroit; la United States Rubber Company, de New-York; l’Ethyl Corporation, aussi de New-York; la North American Aviation Incorporated.d’Ingle-wood.Californie; et le Kinetic Chemicals Incorporated, de Wilmington, Delaware.Outre ces cinq maisons, sur lesquelles le grand jury commencera son enquête jeuai, des mandats supplémentaires seront servis à la compagnie Dupont de Nemours elle-même, à la Bendix Aviation Corporation et à la Remington Arms Company.On leur nemandera compte de leurs ventes et des changements de leurs propriétaires à compter d’une époque aussi reculée que 1915.Le Conseil s'oppose à un fel retard Psrls, 25 (Reuter).—La Chambre haute du Parlement français, le Conseil de la République, a refusé par 156 voix contre 143 de reporter à mars prochain les élections d’ensemble au* conseils généraux de département, ainsi que le demandait le premier ministre Henri Queuille.La mesure devra maintenant revenir devant l’Assemblée nationale, qui avait donné un premier vote favorable à M.Queuille il y a deux jours à peine.Conflagration au nord des Trois-Rivières Le village de Saint-Matthieu rasé par les fiummes LES TROIS-RIVIERES, 24.— L’incendie qui a rasé la moitié du village de Saint-Matthieu, à 30 milles au nord-ouest des Trois-Rivières, fait encore rage dans les montagnes environnantes, menaçant des chalets et des clubs de chasse et de pèche.A l'heure actuelle le bilan du désastre s’établit comme suit ; 22 maisons détruites, l’église, le presbytère, quatre magasins, une boutique de forge.Une septuagénaire, Mme Delphis Héroux, est morte dans les bras de son fils, Origènc Héroux, succombant à une crise cardiaque, alors qu’elle voulait sauver des effets personnels dans l’incendie de sa demeure.Ise curé de la paroisse, M.l’abbé Léonce Panneton, a déclaré que le feu a éclaté vers quatre heures de l’après-midi dans une remise, à proximité du presbytère, dans laquelle se trouvait une automobile et du bois.Les pompiers de Shawinlgan et de Grand-Mère sont sur les lieux.Pour combattre les flammes Ils ont puisé de l'eau dans le lac Bill, à cause de l’insuffisance du système d’aqueduc.Westminster s’ajourne jusqu’au 25 Londres, 25 (C.P.) — Le Parlement de Grande-Bretagne s’est ajourné jusqu’au 25 octobre après une session spéciale de dix jours, sur l’assurance donnée par le premier ministre adjoint Herbert Morrison qu’il sera rappeler à siéger avant cette date si la situation internationale le commande.T.a session spéciale avait été convoquée pour étudier une question de politique interne, l'opposition de la Chambre de* lords, à majorité conservatrice, à une réduction de ses pouvoirs et les moyens envisagés par le gouvernement travailliste pour venir à bout de cette opposition, ger les nêgo Mais la plus grande partie des sie sur le problème berlinois.séances s été consacrée à un débat sur la situation internationale et particulièrement le problème de Berlin et celui de la Palestine ainsi que sur la lutte du Royaume-Uni contre les soulèvements communistes au sud-est de l’Asie.Chez les lords, le chef conservateur, lord Salisbury, a réclamé hier, en séance de clôture, l’abolition du veto au Conseil de sécurité des Nations Unies.Il croit que les nations opposées au veto devraient conclure à cet égard un pacte mais en dehors de l’O.N.U.A son dire, il n’y a rien à gagner à tenter de proton-ger les négociations avec la Rus- On ressuscite nos saints martyrs Par Alexandre Dugré, SJ.Le troisième centenaire des quatre derniers saints Martyrs canadiens tombe en 1949; la fête de demain nous invite à les prier et à prévoir un pèlerinage à leurs missions retrouvées.On sait que les trois premiers, Goupil, Jogucs et la Lande, furent massacrés aux Cantons Iroquois près d’Al-bany, en 1642 et 1646; puis les cinq autres au pays des Hurons, près de la Baie Géorgienne: Daniel, en juillet 1648, Brébeuf et Lalemant, Garnier et Chabanel en mars et en décembre 1649.On corinalt les tortures; on connaît moins les découvertes récentes des ruines de leurs forts et de mille menus objets qui permettront aux pèlerins du Mont-des-Martyrs de reconstituer la vie pénible et civilisatrice de nos géants d’spostolat.C'est une visite à faire.Des touristes ne peuvent s’en taire “comme il est différent de lire les supplices confortablement chex soi et de suivre, d’abord la vie ordinaire, puis leur rude calvaire chez eux”, dans les ruines de la Huronie.Les simples curieux ouvrent de grands yeux sur cet héroïque effort d'évangélisation et d’humanité, qu’ils ignoraient et qu’ils ne peuvent s’empêcher d’admirer.En Hurenit La mission huronne, fondée en 1626 par ie P.de Brébeuf, avait pris de l’importance: anc grande stratégie de conquête voulait en fairé, à mille milles de Québec, une tête de pont d'où s’élancer à l’ouest et au sud, pour Dieu et pour la France.En 1648, quinze postes, dix-huit Pères, quatre Frères et vingt engages, soldats, artisans et défricheurs, baptisent le pays et enseignent aux Hurons ta vie blanche.Des champs cultivés fournissent une nourriture meilleure que te sempiternel poisson, et servent d’école aux Indiens qu’on voudrait sédentaires.La basse-cour et la ferme donnent les oeufs, la viande et le lait.Comment a-t-on pu transporter là des vaches?On les expédia jeunes en canot, formidable colis d’une expédition à faire reculer nos meilleurs athlètes.Une phrase de rien du Journal des Jésuites de 1646; “Caron, qui mène des veaux aux Hurons.passe le 11 de may aux Trois-Rivières”.Imagine-t-on l’épreuve d’endurance, à contre-courant, aux nuits froides, avec trente-oinq portages, pas d’herbe encore, et la menace iroquoise?Mesurons à cette aune le prodigieux effort de colonisation, et nous aurons une idée de l'immcxsité du désastre et des possibilités d’avenir fauchées d’un seul coup.Le pire était fait; tout allait fleurir.> Suit* à k detsxtèm* page PAGE DEUX LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 25 SEPTEMBRE 1948 LA POLITIQUE La convention conservatrice débutera à Ottawa jeudi Qui succédera à M.Bracken?— Quatre candidats en lice, à l'heure actuelle: MM.Drew, Diefenba- j ker, Fleming et Case — La délégation et le programme québécois — L'activité de la Jeunesse progressiste-conservatrice (Par Guy LEMAY) il reste moins de six jours avant l’Ouverture de la quatrième convention progressiste-conservatrice, qui doit avoir lieu à Ottawa le 30 septembre, les 1er et 2 octobre prochains.L’événement suscite un intérêt grandissant dans tous les milieux et plus particulièrement, dans les milieux politiques.Qui succédera a M.John Bracken?C’est la question qu’on se ; pose un peu partout.Déjà quatre 1 candidats sont sur les rangs.Ils ; ont en effet fait connaître leur1 intention de briguer les suffrages à la convention.Ce sont MM.George Drew, premier ministre d’Ontario et chef du parti pro- Avis de décès CARON — A Montréal, le 24 septembre 1948, à l’âge de 82 ans, est décédé M.Auguste Caron, ex-restaurateur, époux de Rose-Alma Vinette, demeurant au No 4(’>06, rue Delaroche.Les funérailles auront lieu lundi, le 27 courant.Le convoi funèbre partira des Salons de la Société Coopérative de Frais Funéraires, No 7030, rue St-Denis, à 8 h.45, pour se rendre à l’église St-Sta-nislas de Kostka où Je service sera célébré à 9 h.15 et de là au cimetière de la Côte-des-Nei-ges.lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Ralliement angle 131 vd St-Joseph et Delaroche, à 9 heures.PELLETIER.- A New-Castle.N.-B., le 23 septembre 1948, à l’âge de 60 ans, 6 mois, est décédé Danoise Pelletier, ingénieur de la Dominion Bridge, époux d’Albertine Léonard, frère de M.l’abbé René Pelletier, et demeurant à 2115 rue Aylwin.Les funérailles auront lieu lundi le 27 courant.Le convoi funèbre partira des salons A.Dallaire, no 3225 est, rue Ontario, à 8 h.45, pour se rendre à l’église de la Nativité d’Hochelaga, où le service sera célébré à 9 h., et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.* VILLENEUVE — A Montréal, le 23 septembre 1948, à l’âge de 63 ans et 6 mois, est décédée Mme Gustave Villeneuve, née Thérèse Huot.Les funérailles auront lieu lundi, le 27 courant, à l’église paroissiale de Mont-Laurler.Té!.: CRetcrat 5700 MAGNUS POIRIER Entrepreneur Pompée Funèbree.Expert Embaumeur.6603, rue ST-LAURENT achetkz vos FLEURS ICI La Patrie Fleuriste 168 es».Ste-Catherine Livraison partout directement de notre serre-chaude.PL.1786-1787 Ecouter le jeudi C.H.L.P.1Z h.25 tZ h.30 10% d'escompte aux communautés religieuses.gressiste-conservateur de la province d’Ontario; John T.Diefenbaker, député fédéral de Lake-Centre, en Saskatchewan; Donald Fleming, député fédéral de To-tonto-Eglinton, qui a annoncé sa candidature il y a quelques tours à peine; et Garfield Case, député fédéral de Grey-North, en Ontario.Les délégués québécois La province de Québec sera j largement représentée à cette convention.322 délégués officiels ont été choisis à date.On compte aussi quelque 219 délégués substituts et plus de cinq cents observateurs et invités.Les délégués du district de Montréal sont les suivants: Me Pierre Radeaux, c.r., West-I mount; Me C.T.Ballantyne, c.r., Montréal; Me Victor Barré, c.r., Montréal; M.Lucien Beauregard, administrateur, Montréal; _ M.Adolphe Besré, chef ouvrier, Sherbrooke; M.H.S.Bogert, courtier, Westrnount; M.R- M.Boright, marchand, Lennoxville; M.Henri Brien, entrepreneur général, Montréal; Me John Bum-bray, c.r., Montréal.M.Frank Collier, journaliste, Montréal; M.Rod.Corbeil, marchand, Montréal: Me John E.Crankshaw, c.r., Montréal-Ouest; Me Henri Crépeau, c.r., Montréal; M.Georges Cromp, chef ouvrier, Verdun; M.C.N.Crutchfield, instituteur, Shawinigan.M.Eugène Doucet, imprimeur, Montréal; Me Louis-D.Durand, avocat, AVestmount; Me J.-C.-H.Dussault, c.r., Outremont.Me Jack Genser, avocat, Montréal; M.Horace Gohier, ingénieur, Ville St-Laurent.Col.Gerald Hanson, courtier, Montréal; Me Redmond Hayes, Sherbrooke.M.John Irwin, industriel, Westrnount; M.Wellie Juneau, agent, Saint-Lambert.Me Pascal Lachapelle, c.r., Montréal; Me Roland Lamarre, c.r., Montréal; Me J -O.Latour, notaire, Sainte-Scholastique; Me Yves Laurier, avocat, Montréal; M.Ted Lyman, courtier.West-mount.M.Edouard Majeau, lÆpipha-nie; Me Edouard Masson, c.r., Montréal; M.John P.Monahan, marchand, Saint-Lin des Lauren, tides; Me Gustave Monette, c.r., Montréal; Me Jean Morin, avocat, Outremont.Colonel W.P.O’Brien, courtier, Outremont.Me Jacques Panneton, c.r., Montréal: M.Hermas Perm, syndic, Montréal; major-général F.R Phelan, industriel, Montréal; Me Chénier Picard, notaire, Sherbrooke; Me John G.Por-teous, c.r., Montréal; M.Tvanhoe Pronovost, chef ouvrier, Cap-de.la-Madeleine.M.Roger Roherge, marchand, Coaticook: Me Benjamin Robinson, c.r, Montréal; Frank Rolland, courtier, Montréal.Me J.-C.Sawyer, notaire, Trois-Rivières; Dr J.-P.Sènécal, médecin, Saint-Jean; Me L.-A, Selon, avocat, Mcntréal.Me R.D.Torney, avocat, Montréal.Le programme québécois La délégation québécoise, qui représente toutes les classes de a société: ouvriers, cultivateurs, professionnels, hommes d’affaires et étudiants, se rendra à Ot-i tawa avec un programme bien i défini.Pour ce qui est du nouveau chef, cette délégation n a pris, jusqu’ici, aucune attitude particulière.Et, selon les informations obtenues, elle n en pren.dra aucune d’ici l’ouverture de suite à la troisième page i Georges Godin Succotiaur d’Arthur Landry Enr?.DIRECTEUR DE FUNERAILLES SALONS MORTUAIRES MODERNES SERVICE D’AMBULANCE Salons ! Burnau -.SIS RACHEL EST 52* RACHEL EST FAlUrk 3S71 LE DEVOIR "U Devoir” est Imprimé su no 430 est, rue Notre-Dame S Montréal par l’Imprimerie populaire, compagnie S responsabilité limitée, qui en est l’éditrice-propriétairc.Directeur-gérant, Gérard Filion."Le Devoir" est membre de la Canadian Press, de l’Audit Bureau of Circulations et de la Canadian Daily Newspaper Association.La Canadian Press est seule autorisée i faire remploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées à U Canadian Press, i l’Associated Press et aux agences Reuter et Canado-Mondial, ainsi que de toutes les informations locales que "Le Devoir” publie.Tous droits de reproduction des dépêches particulières au “Devoir" sont également réservés.Abonnement par la poste : EDITION QUOTIDIENNE Canada (sauf Montréal at la banlieue) .$6.00 Montréal et banlieue .9 00 Etats-Unis et Empire britannique .».8.00 Union postale .— '0.00 EDITION DU SAMEDI Canada .7-00 Etats-Unis et Union postale .3-00 Les abonnements sont payables d’avance par mandat-poste ou par chèque encaissable au pair à Montréal.Autorisé comme matière postale de deuxième classe par le ministère des Postes.Ottawa.Téléphone : *BEIoir 3361 On ressuscite nos saints martyrs Suite de la deuxième page La résultat des fouilles Des studieux des anciennes Relations, le P.Martin en 1855, te P.Jones vers 1900, ont identifié sous une forêt nouvelle remplacement du fort Sainte-Marie, ia principale résidence, où les Pères venaient se relever le moral en communauté, faire leur retraite et refaire leur santé.En 1926, les Jésuites du Haut-Canada y construisent un sanctuaire en l'honneur des Martyrs béatifiés; en 1941, ils persuadent le Hoyal Ontario Museum of Ar-cheology de commencer des fouilles près du sanctuaire.Les émerveillements s'ensuivent, et la gloire humaine endosse les honneurs de la canonisation.Aidés et guidés par les Pères, les savants procèdent sayam-nient: une fois les arbres disparus, ils émiettent la terre et déposent les trouvailles dans la ouate, dans un sac chiffré.Ils atteignent les maçonnages, dessinent les fondations, bastions et courtines.Ils découvrent des restes de pieux dans la glaise, un dépôt de mortier prêt à servir, deux puits, deux foyers, une fosse à rebuts où l’on distingue charbons, cendres, sable, débris végétaux; une cheminée de vingt pieds, à en juger par l’étendue de sa chute; des poutres calcinées, un montant de porte encore fixé, même une largeur de plancher, qu’on souleva d’un seul bloc.Dans la forge du F.Gauber, des outils, crochets de fer, clous et bêches; dans l’infirmerie du F.Molère, des ciseaux, scalpels, pinces, pincettes et un écrin d’argent avec une aiguille dedans.Ici et là des médailles, agrafes de soutane, chaînes et grains de chapelets; un tomahawk, des briques moulées, un morceau de toile de chanvre oui tient encore, un oeuf cuit dur, retenu dans une motte, des grenailles, des morceaux de bouteille, des os, des arêtes, et une natte de coq! Bref, des centaines de précieux petits riens, nu’on photographie, qu’on éti-quète, qu’on étudie au microscope et qu’on se passe avec vénération comme si c’étaient des Saints-Sacrements.Quelles^ reliques, pour des gens qui n’aiment pas le culte des reliques! U» “hauts Hmx” Outre une volupté d’antiquaire, c’est un Ontario de rêve qui sort de terre, une canonisation laïque du plus splendide effort tenté en Amérique, un respect obligatoire pour l’Eglise qui inspira ces Français du grand siècle.Voilà qui remplacera, pour le tourisme, la visite aux gentilles enfants Dionne, qu’on a fini par laisser vivre en paix.Déjà le flot de* pèlerins, des curieux, des intellectuels, des professeurs d’universités monte vers les pierres inspirantes, comme les antique» Sémites vers les hauts lieux.On prie, on admire, on apprend que l’histoire ne commence pas à 1760, que lord Sim-coe n’a pas découvert son lac, et que le destin de l’Amérique aurait pris un tour bien différent si de tels avant-postes avaient tenu, pour servir de base à de nouvelles conquêtes.On en sera gêné de nous traiter d’étrangers, de nous rationner des privilèges qui «ont des droits.Une mystique se dégage, même pour les incroyants matérialisés, qui retournent chei eux enrichis d’impressions inédites fécondes en points d’interrogation : Qu’est-ce que ces prêtres venaient donc faire là ?Pourquoi ces hommes instruits ne préféraient-ils pas une carrière dans la belle France de Louis XIV?.Après trois cents ans, nos saints prêchent encore, peut-être avec plus de fruit, dans la sauvagerie des âmes.Quant à nous, pour confirmer les fidélités nécessaires, pour résister au courant trouble qui emporte vers Mammon, relisons à notre profit, offrons en hommage aux saints Martyrs, ces lignes magnifiques de Mgr Camille Roy : "Toute patrie a un corps et une âme.Du vieux Canada.l’on connaît peut-être mieux le corps que l’esprit.L on ianore trop, déclarait le colonel Wood, que dans ce corps de géant il y a une âme plus grande encore.Les affaires font vivre, elles ne sont pas la vie.La fleur de la vie.c’est le dévouement, le service.1c de soi-rnemc à Dieu et à son pays.H est bon de le rappeler quand les conscienj ces s’enlisent dans les affaires.On ira voir les bants lieux de notre peuple, de 1 Ontario, de ,o„,« IWrtgS;.puCT,, M.Coldwefl i Londt»* Londres, 25 (C.P.) — M- E-J.Coldwell, chef national du parti C.C.F sa fille M«rgarat ainsi que M.William Irvine, député C.C.F.du comte de Caribou à la Chambre des Communes, sont arrivés à Londres par avion, an cours de la journée de jeudi.Qourrier de France A Montmartre, un soir.— Un coin symbolique — Hommages intimes et imprévus au Canada français — L'image du Québec, telle qu'elle apparaît parfois, épurée par le recul (par Pierre de Grandpré) Certains sujets, quand ils vous tiennent, ne vous quittent plus facilement.Combien de traits du caractère français apparaissent au cours d’une simple promenade de quelques heures là-haut, sur la Butte, autour de la place du Tertre, sous la grande aile blanche du SAcré-Coeur?Est-ce le sens de la sociabilité?est-ce la gaieté ennoblie d’intelligence?est-ce l’attachement à la nature, aux vieilles choses poétisées par l’amour qu’on leur porte?Je venais de poser ce que je croyais être la touche finale à un sommaire portrait des Français tels que je les ai vus; mais quelques centaines de pas dans Montmartre suffisent à vous donner la tentation de tout remettre en oeuvre, d’entreprendre une nouvelle esquisse.N’ayez crainte, je n’y céderai pas.Un endroit représentatif Montmartre, je veux dire le vrai, le "village”, le Mont des Martyrs, est un de ces paysages doués d’àmes, un de ces lieux, célébrés par Barrés, où souffle l’esprit.Bien des petits coins de Fi ance ont de la sorte un message particulier à léguer au passant qui veut bien prêter attention.On pourrait allonger une liste indéfinie; la place du Grand Carroi de Chinon, le parc de Fontainebleau, les guinguettes du dimanche à Robinson, le hameau de Marie-Antoinette à Versailles.Montmartre vous murmure; "Si vous m’aimez, peut-être vous aiderai-je à mieux saisir quelles subtils secrets.Ne me con-•ondez pas tout d’abord, avec ces boulevards qui, sous le même nom, irriguent à mes pieds leurs coulees de lumières étincelantes: l’argent, l’aventure et le champagne, qui sont sans mystères, y font atteindre vite le fond de leurs plaisirs.Moi, je suis par excellence la montagne symboli- Îue.Je poursuis un vieux rêvelue disiez-vous de la moralité française?Qu’elle est plus sage, plus respectueuse des hautes valeurs humaines que l’agitation boulevardière ne le fait croire au monde?Je suis la Butte sacrée, le lieu de pèlerinage, la terre promise du Sacré-Coeur, le Montmatre de la charité et ’de l’humanité, où l’on prend un soin attendri des "poulbots” et des vieillards.Pour me connaître, le soir, prenez la rue des Saules, la rue Lepic.Flânez le long des ruelles montantes, au calme provincial, de l’allée des Brouillards à l’Impasse Traînée, Voyez les vignes de la rue Saint-Vincent, les lilas de la rue de l’Abreuvoir, les vieilles maisons de la rue Saint-Rustique.Ne manquez pas ce petit réverbère, caressant de poétiques clartés un mur lépreux, rue Norvins.Passez sous es larges ailes du Moulin de la Galette.Entrez au Lapin Agile, une petite boite qui malgré la foule qui l’envahit ne cherche jamais à s’agrandir, parce qu’elle se trouve bien ainsi: on s’y sent les coudes, on y chante en choeur tous les soirs, des poètes disent leurs vers ou ceux de .erlaine ou de Villon; on s’y distrait humainement.N’est-ce pas ici un village préservé, qui se Pensée du jour PENDANT L’ABSENCE DU PATRON Supposons un serviteur fidèle et prudent que la maître a prépose a sa domesticité pour lui donner la nourriture en temps voulu._ Heureux ce serviteur si son Maître le trouve à son retour, se comportant da la aorta! ja vous le dis, en vérité, Il le préposera é tous ses biens.Mais si ca méchant serviteur se dit en lui-même: Mon Maître tarde! at s’il sa mat à maltraiter les autres serviteurs, i manger et i boire avec les ivrognes, que survienne le Meitre de ce ser.viteur, le jour qu’il ne l’attend pas à l’heure qu’il ne sait pas; il le coupera en deux et lui assignera sa part avec les hypocrites.Là seront les pleurs et les grincements de dents.MATT.XXIV, 45-JI garde précieusement, tel toujours qu’en lui-mème?Tant de peintres, d’écrivains, de poètes ont fait de la Butte leur terre d’élection qu’un prestige spirituel hors de proportion en rayonne.Que disiez-vous de la méfiance à l’é-,;ard des changements de vie inopportuns?Montmartre ne connaît ni autobus, ni métro.Aux heures de la plus grande animation partout ailleurs, cette petits aire de rêverie silencieuse, au coeur de la cité, comble de calme et de bienveillance de | rares promeneurs.Que disiez- ! vous de l’intelligence et du sentiment?Bon goût, mesure, cela paraît entrer ici comme élément de l’air que l’on respire.Et la gaieté de toutes ces chansons déversées par toutes ces fenêtres, la communicabilité de cette foule suspendue, place du Tertre, aux lèvres d’une émouvante chanteuse, cela — surtout si vous avez eu le irivilège d’entrevoir, détail de la ête populaire, ce rapin barbu qüi vient de déposer à scs pieds sa toile pour mieux applaudir — cela ne vous parle-t-il pas de l’admirable vertu de sociabilité, de cette chaleur du coeur qui assure, aux endroits qui s’y vouent tout entiers, une célébrité à part?" Image* épurée» de la Franc» et du Québec Montmartre, si on sait le regarder comme il convient, illustre à lui seul et d’emblée toutes les caractéristiques qu’une étude abstraite sur le tempérament français ne nous fait que laborieusement découvrir.Montmartre tout aussi bien, mais pas plus cependant que la Seine au pied de Notre-Dame, que l’abbaye de Royaumont en Ile-de-France, que la grotte de Lourdes, que le grand parc royal où l’on aperçoit au loin, se mirant dans son bassin, en une majestueuse perspective, le château de Rambouillet.Il y a cent petits coins dans ce Îiays qui racontent avec plus d’é-oquence que les abstractions les .plus torturées, ce que sont la terre et le peuple de France.Mon intention, dans cette lettre, n’était pas de vous parler de ces endroits symboliques qui dénouent les mystères.Vous ayant j entretenu pendant quelques semaines du tempérament français, | je voulais pour finir établir briè- ! vement quelques rapproche- j ments avec le nôtre, évoquer le Québec, me demander ce que nous avons en commun, quels ; trails nous séparent.Ce que je me contenterai de.dire et d’illustrer de quelques êxemples, pour 1 le moment, c’est comment U Québec apparaît, à distance, à des étrangers sympathiques: schématisé, auréolé, réduit à ses traits les plus captivants.* C’est assez curieux.Ces deux syllabes: Québec! dégagent un charme, une grâce souveraine, une puissance d’attraction dont on ne se doute pas tant qu’on ne les a pas découverts en voyage; on ne les mesure bien que lorsque l’on recueille ici ou là des propos tout à fuit caractéristiques, de la bouche d’étrangers.Donnons à ces derniers, si vous voulez, la parole.Un maire pittoresque Nous nous promenons donc, ce soir-là, quelques Canadiens et une Canadienne, dans Montmartre.A un angle de la place du Tertre, nous nous attardons en face de la mairie du Vieux-Mont-niartre.Imaginez un taudis pittoresque, orné, fleuri, ouvert à tout venant, une sorte de maison de poupée, à l’intérieur de laquelle vous apercevez un petit musée plein de bonhomie et de naïveté.La photo de Clemenceau y voisine avec celle de Mistin-guette.Tous les personnages, tous lee^ événements dignes de mémoire, tous les témoignages montmartrois y sont réunis.Un camelot, à la porte, découvre notre nationalité: "Vrai, vous etes Canadiens?s’exclame-t-il.Mais entrez, alors.Que je vous présente notre maire!” Cet homme que.nous apercevons attablé, béret rabattu sur l’oeil, c’est lui, le maire du Vieux-Montmartre, Pierre La-bric.C’est un aimable bohème, qui fut dans sa jeunesse un casse-cou célèbre.Parachutiste décoré pour ses exploits militaires, il a donné des preuves d’audace en maintes circonstances: le 27 juin 1923, il descendait, monté sur son vélo, les 247 marches du premier étage de la Tour Eiffel.C’est un maire bon-enfant, humain, cordial, philosophe, indépendant, tout à fait ce qui convient à Montmartre.Il n’a pas tardé à remarquer la grâce de la jeune Canadienne qui se trouvait parmi nous: “Hein?demande-t-il au groupe qui l’entoure, qu’en pensez-vous, vous autres?Monologue flatteur "Elle n’est pas jolie, cette môme, dites?Une Canadienne! Quelle pureté dans ces yeux, dans re sourire! Voilà ce qu’on ne trouve plus de nos jours.C’est jeune, c’est vif, c’est propre.Voilà comment elles sont encore, les jeunes filles, au Ca nada."Mais vous vous rendez comp te?Ce sont des Canadiens! Ecoutez-les parler français.N’est-ce pas extraordinaire?Mieux que nous, je vous dis.Allez, ne protestez pas.Il fallait que vous le vouliez bien, n’est-ce pas, pour garder comme cela le français?Un peuple qui a con servé sa langue comme vous l’a-vez fait n’a pas à s’inquiéter des particularités de son élocution: je dirai toujours, moi, qu’il parle bien! Je vous connais quand même assez, les Canadiens, Montréal, Québec, j’y suis allé.Je sais qui vous êtes: de vrais Français, plus Français que bien des Français de France.Ne changez pas, croyez-moi.C’est vous qui avez raison.On ne vous rend pae assez justice ici.Vous êtes de la bonne race des Français d’autrefois.Vous avez encore de l’idéal chez vous, d’admirables families; de l’amitié, de la confiance.Et puis, vous avez vos curetons.Ils ont leurs curés, là-bas, pour lea faire marcher droit.C'est pas que je sois bien avec les cures, mais je suis juste.Restez comme vous êtes.Aujourd’hui, partout, les gens apnt tellement égoïstes et jouisseurs.Avoir du coeur, de la conduite, des principes droits, de la générosité, voilà ce qui ne se trouve plus.Plus assez d’amour dans le monde, aujourd’hui! Ah! mais on ne fait pas en France le dixième de ce qu’il faudrait pour vous connaître.Vous, les Canadiens, pour moi.tenez, vous êtes.les champions!” Paroles touchantes Je suis terriblement indiscret, J’ai tâché de transcrire rigqu-1 reusement pour garder à ce dis- i cours un air d’authenticité.M.Pierre Labric ne pouvait pas supposer, certainement, que sa ! cordialité passerait en copie de i journal.Mais c’est en toute ami- j lié, et je suis sûr qu’il ne m’en tiendra pas rigueur! Et voici un incident tout aussi touchant survenu en Charolais.j Un Canadien, sous le nom de “commandant Marcel”, s’est illustré ici, pendant la guerre, comme chef d’un noyau de résistants.Un homme du pays, au moment où il reconnut, en quelques-uns de mes camarades, des Canadiens, s’exclama — et il en eut aussitôt la larme à l’oeil: “Si vous vous étiez seulement annoncés, boun Diou! je ne serais pas seul à vous .faire accueil; nous serions dix, vingt.Ah! ce qu’ils sont épatants, les Canadiens!” Et il se mettait à interpeller les gens dans le village: “Eh, le boulanger! Venez un peu par ici.Ce sont des Canadiens.Exemples assez impressionnants, je vous assure, quand on les vit, d’une certaine façon lointaine et idéalisatrice d’apercevoir le Canada, les Canadiens, Nous sommes encore loin, bien entendu, de l’étude froide et nuancée.Mais ce premier mouvement de sympathie achemine assez bien sur la voie de la compréhension.Une première découverte d’ensemble est nécessaire avant de s’aventurer dans une analyse de détails où l’on se perdrait Québec, tel qu'on le rêve .Je croyais me souvenir qu’une ode du Mexicain Gabriel Mendez, publiée il y a un an dans “Notre Temps”, répondait assez bien à la question: "Qu’est-le Québec?Que sont les Canadiens français?” Relisant aujourd’hui cette ode, je m’aperçois qu’elle y répond sur le mode optimiste et idéalisateur.Je ne puis cependant résister au plaisir de vous en citer quelques lignes qui correspondent bien à cette image lointaine dont je vous parle, un peu nimbée, un peu retouchée, qui vit dans l’imagination de ceux qui, allant tout de suite an fond, au coeur des choses, nous ont résolument pris en estime: “Voici Québec, citadelle pacifique de l’esprit latin; voici Québec, aimable forteresse de l’esprit chrétien de la Nouvelle-France.Fortifiée et concentrée sur elle-même, puissante et orgueilleuse dans sa tradition vénérable.Voici Québec, fourmillante de curés, de frères et de religieuses qui, insolemment, exhibent en pleine rue leurs habits multicolores.Voici Québec, chrétienne et joyeuse: au-dessus du fleuve les levres juvéniles lancent les vieilles chansons.Voici la campagne du Québec, toute cultivée et fleurie: cultivée par la main de ses fils sains et robustes; fleurie de fleurs et d’enfants.Ici les enfants ne sont pas une malédiction âpre et terrible, mais une bénédiction divine qu’on attend avec amour.C’est pourquoi la campagne du Québec est douce comme des entrailles maternelles qui se déchirent seulement pour engendrer la vie.Livraison immédiat* POMMES MacINTOSH de FR ELICHSB U RG cueillies a la main, enveloppées individuellement, dans des boîtes cartonnées de Vi minot.TOUTES DES MacINTOSH EXTRA-FANCY.Livraison IMMEDIATE.Donnez votre commande dès aifjourd'hui.Le Vz minot PHÜRilMCIE MONTREAL CHAS DUQUETTE, Pharmacien.Propriété .r» LA PLUS GRANDE PHARMACIE UE DETAIL AU MONDE $2-89 Signalai IOUR et NUIT: HA.7251 A Ste-Anne-de-Bellevue La deuxième série de concerts de la “Société des Concerts” commence le 5 octobre et le succès de ces concerts est assuré d’avance avec un choix d’artistes de renom et un nom- i bre maximum de sociétaires.Le célèbre Choeur d’infanterie de Paur’s.un ¦choeur nègre composé de 36 vétérans de la deuxième guerre mondiale, fera les frais du premier concert.Ceux-ci auront lieu dans la salle des conférences du Collège Macdonald.Les membres de la Société des Concerts sont des résidents de Pointe- Claire, , Beaeonsfield, Beaurepaire, Baie d’Urfé, Ste-Anne - de - Bellevue.Senneville, Sainte-Geneviève, Dorion, Vau-dreuil.Como, Hudson et Hudson Heights.Retraite fermée Une retraite fermée pour les hommes aura lieu à la Maison du Christ-Roi, à Châteauguay, du vendredi 1er octobre au lundi 4.Elle commencera le vendredi soir et sera précitée par les Pères Franciscains.Pour l’inscription et autres renseignements, s’adresser à M.Jos.Tremblav, YOrk 0593.-^ i — - *TOUS DOIVENT BOISE UT1 GRAND VERRE DES 0 Gi®@ MB JJ _ i aMiMMtAUAmmu.Canberra débouté La Cour suprême d’Australie a frappé de nullité la loi du gouvernement fédéral qui décrétait le nationalisme des banques commerciales.Le tribunal complet de six juges a rendu un arrêt majoritaire qui déclare sans valeur les principaux articles de la Loi fédérale des banques de 1947 prévoyant la nationalisation de toutes les banques privées.La Cour a condamné le gouvernement aux frais.Le gouvernement fédéral en appellera au Conseil privé de cette décision.C’est ce qu’a annoncé le premier ministre.-^ i — - A bord du "Québec" Le président du Conseil des ports nationaux, M.Robert Knowiton Smith, LL.B., C.R., présidera le trente-septième congrès de l’Association américaine des autorités des ports qui se tiendra cette année du 28 septembre au 3 octobre à bord du vapeur QUEBEC et qui visitera les ports nationaux de Montréal, Trois-Rivières, Québec et Chicoutimi.HOPITAL MICHAUD DRUMMOND VILLE DÉTECTIVES PRIVÉS INVESTIGATIONS GENERALES t SERVICE CONFIDENTIEL Haney Detective Bureau 28 ST-JACQUES OUEST Tél.: Jour, HA.6823 - Sotr, CR.2S37 Maurlce-L.JULIEN, directeur Béa.: CHerrier 9360 GARCIA POULIN, A.P.A.Auditeur rutile Accrédité de Québec Accredited Public Auditor ol Quebec Impôt sur la rete- aDirrvAt iTP# • ou ®t Installation SPECIALITES.5ysttni# comptabilité.Suite 524 EDIFICE CANADA CEMEN» (Carré Phillips) PL.5900 T.CaAa (AIR-CANADA) Prix réduits pour l’ANGLETERRE En vigueur du 1er octobre 1948 au 81 mars 1949 AHor-rotoer peer le prix d’en voyage d’afler pies m tiers • Délai da 30 loan pear la retoer.Voici pour voua l’occasion de faire un voyage d'affaires ou d’agrément en Angleterre.Vousaurea plus de temps pour visiter le pays, vous divertir ou travailler.Avec ce délai de 30 jours, vous pouves passer 28 jours en Europe.Les grands aérobus “North Star” d’Air-Canada, â 40 places, vous transportent lé-bas en une nuit.Ils vous économisent temps et argent.Vous serez enchanté du confort que voua offrent les avions “North Star” d'Air-Canada.-ALLER-RETOUR DE MONTREAL- Mm d’misurmlon Prlm r*sullar DUHMMKvt DUal 1« Il mis laslinNw $448.00 $418.70 è LONDRES 4 PRESTWICK (Glmmoow) è SHANNON (¦Hands) $404.00 iMitirdMf 9604.90 9696.20 9646.40 t.m MVOfn OvruadowiviM.ont mimpH dm tu.1478 rua Paal PL 1671 au vafra aganca 4e vayagat LIGNES AÉRIENNES TRANS-CANADA imarnallonalt» • Traniacéanlqeaa (AIR-CANADA) Transcanltlaantalaa VJVJWUWJVd * m ACHETEZ v : * ’ dès maintenant votre manteau de fourrure t: chez Charlebois Fourrures Maison essentiellement canadlenne-françalse.¦RATJ MUSQUE i (Dm) Taini VISON ai MARTRE A COMPTER DE TOUTE FOURRURE AURA GARANTIE DE LA MAISON MAGASIN OUVERT IUSQU A 5 HEURES.CHARLEBOIS FOURRURES 708 ouest, rue Notre-Dame (près de McGill) HA.3197 f LESAGE SAINTE - THERESE P.Q.LE DEVOIR MONTREAL, SAMEDI 25 SEPTEMBRE 1948 Les trésors polonais toujours à Québec Seuls MAINES SOCIALES Le premier ministre invite les journalistes à visiter les voûtes où ils sont gardés Québec, 25 (C.P.1 — Un prou-|h* de journalistes a pu visiter liier les caves cimentees du musée provincial de Québec où sont conservées les nombreuses valises d’aspect extérieurement banal renfermant un grand nombre de trésors historiques polonais.La visite s’est faite sous la conduite d’un attaché des bureaux du procureur g’-nér ’'^ Walter Duchesnay, le même LA GREVE A PARIS FAIT LONG FEU ParU, 36 (À.P.) — La grève générale de deux heures or don-néa à Paris hier après-midi par les unions ouvrières communistes st non-communistes, semble n’avoir connu qu’un demi-succès.Les Parisiens n’ont vraiment souffert, et encore relativement peu, que de la grève de vingt-quatre heures qui régnait en même temps dans les transports publics et qui a seulement fourni aux travailleurs laissés libres plutôt l’occasion de se distraire.Les services du gaz, de fonctionnaire qui avait eu charge en avril dernier du transport de ces valises depuis les/caves de l’Hôtel-Dieu de Québec jusqu’au musée provincial.11 a prié les journalistes de ne pas indiquer en détail remplacement exact des trésors, que peu de gens, parait-il, pourraient soupçonner à première vue, en expliquant qu’il n’avait pas convié les journalistes à cette visite précisément pour la même raison, M.Duchesnay a expliqué que ses chefs ont autorisé ladite visite afin de mettre définitivement fin aux rumeurs qui ont eu cours toute cette semaine sur l’endroit où se trouvent maintenant les trésors.Il a consenti à décrire quelques-uns des objets enfermés dans les valises mais sans ouvrir celles-ci, car seul un re- Î>résentant du gouvernement po-onais en exil possède les clefs nécessaires et l’on veut empêcher les trésors de tomber entre les mains des communistes.Le cas du constable s Bernard Langevin le christianisme et l'Eglise peuvent donner la.paix au monde Vérité fondamentale qui inspire tous les conférenciers de la Semaine des Trois-Rivières - La paix dans l'individu et la famille Hommage officiel aux deux policiers Résolution du comité exécutif — La ville vote ur montant de $1,500 pour les funérailles civiques — Une prime de $2,000 pour l'arrestation des deux apaches encore en liberté l’électricité et du téléphone, les - raXn"ônUTfneméleur7po?:|LE COMITE EXECUTIF REFU- .“ __________* n__I CT7 T\T?XT/ATT\7T7 A TT TAIT DESI- tes.Le gouvernement Queüille paraît s’inquiéter beaucoup plus ! de la menace d’une grève géné-; ; raie sans limite de temps qui pourrait éclater la semaine prochaine dans les mines de charbon et les centrales électriques.La premier ministre Queuille a brusquement contremandé sans explications une allocution qu’il devait prononcer à la radio pour expliquer ses projets de lutte contre la cherté de la vie.Les ouvriers français soutiennent que l’augmentation de 15% .qu’on leur accordait hier est insuffisante quand le prix d’un seul article comme la viande a grimpé de (50% en un mois.SE DE NOUVEAU DE GNER UN ARBITRE BRANDON DE DISCORDE V \ ¦4 X ¦jfs Le vice-président de la fraternité des commis de chemins de fer et navires marchands, Frank Hall, est photographié ici au moment où il expose, dans une entrevue de presse donnée à Winnipeg, les motifs de sa dernière attaque contre les autorités du Congrès des Métiers et du Travail.M.Hall assure qu’il veut seulement combattre l’infiltration communiste au sein du Congrès et qu’il n’a aucune vengeance personnelle à exercer.(Photo C.P.) L’administration municipale n’a pas changé son attitude au sujet du cas du constable Bernard Langevin, de l’escouade de la moralité, suspendu de ses fonctions pour deux mois, le printemps dernier, par le bureau de discipline de la police pour conduite indigne d’un policier dans l’exercice de son devoir.Il y a quelque temps, le ministère provincial du travail déci-| dait de se rendre à la demande de la Fraternité canadienne des policiers en permettant la formation d’un tribunal d’arbitrage pour déterminer si le constable Langevin avait été suspendu justement ou non.Le Comité exécutif avait alors été invité à désigner le représentant de la ville à ce tribunal, mais il avait refusé en alléguant que pareil tribunal serait illégal parce qu’il s’agissait à ses yeux : d’un différend strictement de I régie interne.Cette semaine, le ministère du ! travail est revenu à la charge, | par une lettre au Comité exécu-! tif lui demandant derechef de | désigner son arbitre, mais l’autorité municipale a refusé de modifier son attitude et la lettre a été tout simplement transmise au contentieux municipal pour sa gouverne Devant le refus de la ville de nommer son arbitre, il appartiendra au ministre du travail de le désigner.On sait que le Comité exécutif avait maintenu la suspension de Bernard Langevin, tandis que le directeur des services municipaux, Me Louis Lapointe, avait annulé cette suspension, pour ce qu’il considérait être un manque de preuve suffisante de culpabilité.Les Trois-Rivières, 25 (par Gilles Marcotte, envoyé spécial du Devoir).— “Seuls le christianisme et l’Eglise peuvent donner la paix au monde, parce que seuls ils sont porteurs de charité ét de grâce sanctifiante.Ou les nations viendront à l’Eglise, ou elles continueront à ourdir leurs complots de guerre.” Cette vérité fondamentale, énoncée hier par le R.P.Arthur Caron, O.M.I., en conclusion d’un cours intitulé: “La paix, sa nature, sa nécessité”, a inspiré tous les travaux présentés jusqu’ici à la Semaine sociale des Trois-Rivières.Les deux conférenciers de l’après-midi, M.Côté, député de Verdun, et le R.P.Bernardin Verville, O.F.M., en ont fait le fondement de leurs études' sur “La paix dans l’individu” et “La paix dans la famille”.Chaque fois qu’ils ont voulu indiquer un remède à la discorde, ils ont prêché le retour aux valeurs spirituelles, dont l’Eglise est la fidèle gardienne.La séance du soir a été consacrée à une conférence du R.P.Ledit, S.J., “Le communisme et la paix”, dont on trouvera le compte rendu dans une autre colonne de ce journal.La paix, un accord CherchanI à définir la paix le R.P.Caron, vice-recteur de l’Université d’Ottawa, distingue avec le docteur angélique la paix intérieure (paix ne Tame) et la paix extérieure (concorde), La première est un accord de Thofn-me avec lui-même, accord créé par la subordination des appétits et vouloirs divergents sous une affection dominatrice.Tandis que la paix extérieure réside dans l’accord des volontés de plusieurs personnes dans un consentement commun.Nécessaire à l’homme parce qu’indissolublement liée à son bonheur, la paix est un fruit de la charité (ou de la grâce sanctifiante), et un produit indirect de la justice, qui éloigne les causes de friction.La paix dans l'individu M.Paul-Emile Côté, dcpulé de Verdun et secrétaire parlementaire du ministère fédéral du Travail, a charge de traiter de la “paix de Tâme”, qu’a définie le P.Caron, et qui doit précéder sa soeur là paix extérieure.Il cite à l'appui un texte de Pie Xll: “Lafamille est paix collective est impossible si elle n’a sa .source dans la paix intérieure de la conscience individuelle.” Cette paix, l’individu ne l’obtiendra que par une stricte conformation de sa vie aux exigences de la loi naturelle et, sur un plan supérieur, aux exigences de la Rédemption.Sa paix intérieure tiendra toute, en somme, à la grâce sanctifiante.Désireux de l’acquérir et de la conserver, il recourra aux canaux officiels de la grâce que sont les sacrements, _ “seules sources véritables de paix chrétienne”.Puis il usera de.deux moyens secondaires particuliè-ment recommandés par l’Eglise: la retraite fermée et le Tiers-Ordre de la Pénitence.M.Côté conclut: “La paix à laquelle aspirent les peuples chrétiens ne peut donc se retrouver qu’au sein de l’Eglise, dans une union plus intime de la créature avec le Maître de toutes choses.” La paix familiale Oeuvre d’amour, parce qu'ordonnée au don de la vie et au soutien mutuel des conjoints, la par conséquent oeu- vre de paix.Après l’individu, c’est la cellule de paix la plus intime, la plus homogène qui soit.C’est pourquoi, dit le Pere Verville, “il est inutile de rêver d’amour entre les hommes si cet amour ne se forme pas au sein du foyer”.Voulez-vous bâtir un monde qui aspire à Tordre et à la paix?Donnons-lui comme fondement la famille.Le conférencier réduit à trois les facteurs de la paix familiale: a) Tamour mutuel, vertu chrétienne et non pur instinct; b) l’exercice et le respect de l’autorité, qui aideront Tamour à maintenir Tordre; c) l’esprit chrétien, qui donnera Tabnega-tion nécessaire à Tamour mutuel, à Texerciee et au respect de l'autorité.C’est en somme cet esprit chrétien qui sera le grand facteur de paix au foyer: “tout conflit domestique trouve sa cause dans un désordre moral”.En conclusion de son étude, le P.Verville demande que la campagne de paix soit menée sous le signe de la famille.La formule qu’il propose est la suivante: "La paix pour la famille et par la famille’'.Le communisme et la paix Les Trois-Rivières, 35 (De notre envoyé spécial) — Le communisme est ennemi de la paix parce Que toute formule matérialiste conduit inéluctablement d la destruction.C’est là.sous foritae condensée, le sens de la conférence que prononçait hier soir le R.P.Joseph Ledit, s.j., à la Semaine sociale des Trois-Rivières, sous le titre: “Le communisme et la paix,” La séance était sous la présidence de M.Alphonse Fournier, ministre des travaux publics dans le cabinet fédéral, qui a remercié le conférencier.C’est le juge Léon Lajoie qui avait présenté le P.Ledit.“S’il n’y a que des motifs matériels pour mener le monde, dit le conférencier, le genre humain finira dans le suicide légal, organisé et obligatoire.Si.les mobiles des actions humaines sont les trois concupiscences, alors les guerres deviendront de plus en plus universelles et totalitaires à mesure que les moyens techniques deviendront plus perfectionnés et se concentreront dans des mains moins nombreuses.” C’est par sa parenté au matérialisme que le communisme est ennemi de la paix.Parenté d’ailleurs bien évidente à qui veut considérer un peu les pères de la Russie moderne: Voltaire, Kant, Fichte, SehelHng, Hegel, Saint-Simon, Marx.Engels.La convention conservatrice Appui promis à M.Donald Fleming Le directeur du parti explique le mode de choix des délégués et nie qu'on songe à y imposer tel ou tel candidat Québec} 36 (C.P.) — Un or- Sanisateur de l’Union Nationale ans le comté de Québec-Ouest, M.A.-R.Gobeil, assure que le groupe qu’il dirige et qui fait campagne pour le choix du député fédéral de Toronto-Eglin-ton.M, Donald Fleming, comme chef national du parti conservateur-progressiste, a déjà reçu en trois jours 77 réponses favorables à la demande d’appui qu’il avait faite auprès des 322 délégués du Québec à la prochaine convention d’Ottawa chargée de choisir le nouveau chef national du parti.Au dire de M.Gobeil, le groupe des amis de M.Fleming pourra compter sur 280 votes favorables au moment de Touvertu-re de la convention le 30 du mois courant et il verra ce nombre «’augmenter encore jusqu’à 400 voix au moment du premier tour de scrutin.M.Gobeil admet qu’il ne s’attend pas à une victoire de «on candidat à ce premier tour, mais il croit pouvoir affirmer que le total de ses partisans continuera de s’accroître encore ensuite.Il précise que, tout en cherchant à satisfaire les désirs particulier* du Québec, M.Fleming fera campagne sur une base proprement, nationale et interprovinciale.Ottawa, 35 (f.P.) -Te directeur national du parti conservateur-progressiste, M.R.-A.Bell, nie carrément que les organisateurs de la prochaine convention du parti à Ottawa pour se choisir un nouveau chef aient d’avance préparé le terrain pour l’élection de tel candidat en particulier.11 «’est élevé contre Taf-firmation d’un partisan ontarien, E.-L.-R.Williamson, qu’on avait refusé d« le nommer délégué de sa province à cause de son appui avoué à Tun des trois principaux candidats en lice, le député John Diefenbaker, de Lake-Centre, en Saskatchewan.M.Bell rappelle que le choix des délégués s’est fait selon les règlements établis à la convention de 1942.Ceux qui représentent chaque comté en particulier
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