Le devoir, 14 août 1948, samedi 14 août 1948
“Vou* iv#x un» doubla mission: prerrNè-ramanf, la mission da conserver intact vetra héritage religieux at national; deuxième* ment, la mission de répandre cet héritage, l’ajoute que c’est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre.” San Exe.Mgr lldebrando Antonlutti, délégué apostolique au Canada et è Terre-Neuve.Directeur : Gérard FQJOM FAIS CE QUE DOIS Séducteur eu chef s Omet HEHOUX S.lueébe, prêtre et martyr.TEMPERATURE PROBABLE BEAU VOLUME XXXIX — No 190 MONTREAL, SAMEDI, H AOUT 1948 Cinq sous le numéro Les Etats-Unis garderont une attitude ferme Pas d’ingérence fédérale en matière d’éducation En marge de la campagne arrêtée par la Canadien Teachers' Federation — Le prochain congrès de l'Association des éducateurs de langue française La Canadian Teachers’ Federation, qui vient de tenir son congrès annuel à Ottawa, a décidé de réclamer l’assistance du gouvernement fédéral en matière d’instruction publique.Et il ne s’agit pas d’un simple voeu comme il s’en vote des douzaines à chaque congrès, mais d’une campagne d'opinion que la fédération entend mener vigoureusement: cette campagne sera même la principale tâche du bureau de direction de la fédération au cours de la prochaine année.Nos instituteurs de langue française du Québec ne participaient pas à ce congrès, mais les instituteurs catholiques de langue anglaise étaient représentés.L’objectiOn de la juridiction provinciale exclusive en matière d’éducation n’a pas fatigué les congressistes.Ils se défendent bien de vouloir attenter à l’autonomie provinciale en matière d’éducation, mais ils ne voient pas pourquoi le gouvernement fédéral n’ac-corderait pas de subsides particuliers aux provinces pour leur permettre d'améliorer leur système d’enseignement.L’expérience a démontré que c’est toujours en procédant à coups d’octrois qui étaient d’abord libres et volontaires, puis soumis à des conditions de plus en plus précises, que le gouvernement fédéral a pénétré dans les domaines réservés aux provinces pour s’y installer à demeure.Le cas des pensions de vieillesse est classique.L’offensive centralisatrice des instituteurs s’explique sans doute en partie par des préoccupations d’ordre professionnel.Les instituteurs sont naturellement désireux de faire augmenter leurs traitements et ceux des petites provinces ne voient pas d’autre moyen d’y parvenir qu^en recourant au gouvernement central et en lui demandant de fournir un supplément aux budgets provinciaux d’éducation.Nombre d’instituteurs des Prairies se sont d’ailleurs enrôlés dans les rangs de la C.C.P., qui a toujours préconisé la centralisation.Il est cependant difficile de croire que ces préoccupations d’ordre professionnel sont les seules qui animent les dirigeants de la Canadian Teachers’ Federation.Au sein de cette fédération professionnelle comme au séin de la Canada-Newfoundland Education Association s’est toujours affirmée la volonté tenace d’uniformiser l’enseignement au Canada.Et Tuniformisation dans ce cas ne peut équivaloir qu’à l’anglicisation discrète et progressive.• La réponse, française à cette offensive centralisatrice des instituteurs de langue anglaise ne devrait pas tarder à venir.Les 27, 28 et 29 août, en effet, VAssociatwn canadienne des éducateurs de langue française tiendra son premikr congrès, également à Ottawa.Cette société qui a pris naissance sous l’inspiration du Comité permanent de la survivance française ne groupe pas seulement des gens de la province de Québec, mais des éducateurs de langue française des neuf provinces de la Confédération.Elle devrait répondre à tous les besoins de nos ,éduca-teurs et les dispenser de s’affilier à Canadian Teachers’ Federation ou à la Canada-New foundland Education Association.La dualité de cultures qui existe au Canada devrait s’affirme* par l'existence d’organismes distincts, français et anglais, dans tous les domaines.C’est ce que les coopérateurs de langue française ont déjà réalisé il y a quelques années et c’est ce que les éducateurs s’emploient actuellement à réaliser.Dans une fédération où l’on réunit d’ordinaire des associations provinciales, la représentation et l’influence de l’élément français ne dépassent guère le neuvième, tandis que la collaboration doit s’organiser sur un pied d’égalité entre deux fédérations, l’une française, l’autre anglaise, même si la seconde peut être plus nombreuse que la première.Une fédération unique dominée par l’élément anglais pourra prétendre parler au nom de tous les instituteurs ou de tous les coopérateurs du pays lorsqu’elle soumettra aux pouvoirs publics des projets qui ne conviennent pas à ses membres français.Nous avons déjà mis au Devoir les bibliothécaires de langue française en garde contre la Canadian Library Association.Et ceux d’entre eux qui ont pu croire à quelque exagération de notre part ont dû ouvrir les yeux lorsque cette association a demandé à son dernier congrès la création d’une bibliothèque nationale à Ottawa qui dresserait le catalogue de toutes les bibliothèques canadiennes et leur imposerait graduellement une direction.Nous ne doutons pas que les éducateurs de langue française réaffirment à Ottawa la juridiction exclusive des provinces en matière d’enseignement.C'est d’ailleurs le conseil que leur donne discrètement l’évêque de Saint-Hyacinthe, Son Excellence Mgr Dou-ville, dans la lettre d’encouragement qu’il a adressée au président, M.Ernest Désor-meaux.“Une association canadienne des éducateurs de langue française, dit-il, bien respectueuse de l’autonomie des provinces en matière d’éducation, a certes sa place en notre pays bilingue de par sa constitution”.Les éducateurs français doivent pouvoir compter sur de puissants appuis lorsqu’ils revendiqueront devant l’opinion publique l’autonomie des provinces en matière d’éducation.Le gouvernement provincial du Québec detfra signifier sans délai au gouvernement fédéral qu’il ne saurait être question d’étudier la demande de la Canadian Teachers’ Association.Il est souverainement important de défendre l’autonomie fiscale, mais tout l’appareil administratif de l’Etat provincial n’est tout de même qu’une armature montée pour sauvegarder notre culture française.' Il importe que le gouvernement provincial fasse savoir à tous les intéressés que l’on ne tolérera pas la moindre intervention fédérale en matière d’éducation, quelque indirecte qu’elle soit.Le mandat explicite qu’il vient de recevoir de l’électorat québécois l’autorise à parler haut et fort.Cette attitude énergique ne dispensera évidemment pas nos administrateurs provinciaux d’enlever à nos instituteurs toute tentation de faire écho aux réclamations de la Canadian Teachers’ Federation en leur assurant la rémunération qui correspond aux services qu’ils rendent à la société.L’autonomie provinciale en matière de législation sociale est déjà malheuneusement entamée.Il importe que l’autonomie provinciale en matière d’enseignement demeure intacte.M-vm-u Pierre VIGEANT Asile accordé aux deux instituteurs soviétiques M ne Kosenkina dit avoir été "gardée prisonnière" au consulat soviétique .de New-York — Les demandes de Molotov seront rejetées par le secrétariat d'Etat — L'enquête se poursuit devant le comité de la Chambre des représentants, à Washington BLOCS-NOTES La propriété dos grandes entreprises Pour rlpastêr aux attaques des socialistes, les dirigeant* des Srandes industrie* en «ont venus invoquer l’argument qu’ils ne sont pas propriétaire* de cea puissantes entreprises.C’est une défense assez bizarre et bien faible de notre régime économique.Dans sa première phase, la grande industrie moderne était à le mesure d’hommes entreprenants eta peu scrupuleux qui ont accumulé des fortunes considérables.Puis, comme la concentration économique se poursuivait, les grandes entreprises sont devenues des associations de capitaux.Les chefs des principales in-duatrles ont répandu dans un asset vaste public le» action» de leurs compagnie», il» en ont vendu à leurs employés.Cela leur permettait de se procurer les amples capitaux nécessaire» et leur donnait aussi une arme contre les attaques des réformateur* de toutes sorte* qui dénonçaient leurs abus.Le magazine Trusts and Estates vient de publier des chiffres relatifs aux 120 plus importante* compagnies manufacturière» de* Etats-Unis.Ce» firme* représentent un actif global de $51.401,-000,000 et allés ont 6,126,713 actionnaire».62 de ces firmes ont donné la répartition de leur cap»* taj-action*; 24 rapportent qu au- cun de leurs actionnaires n’atteint 1% du capital, un sur six a cent actions ou moins; 41% de leurs actions sont entre les mains d’autres institutions, corn* me des écoles, hôpitaux, cimetière», assurance», qui elles-mêmea représentent des millions d’autres actionnaires.Dans seulement quatre de ces compagnies trouve-t-on que le même individu ait plus de 10% des actions.Cumul des directorate La Gazette invoquait cela jeudi comme un argument contre les socialistes et en particulier contre nos C.C.F., qui veulent nationaliser les grandes entreprises.Ces groupes veulent par là briser la dictature que les dirigeants de ces entreprises maintiennent sur les secteurs les plus importants de notre économie.Et la Gazette concluait que la vraie situation, quant aux propriétaires des soi-disant grandes affaires est bien étonnante, si l’on considère les déclaration* faites par les politicien* soeialistes.La riposte est facile mais elle est fausse.La propriété des grandes entreprises est devenue très diveraifiéê.c’eat vrai; mais leur contrôle eit tout aussi centralisé, proportionnellement, qu’au début du sièclt où l’on (filait qu* douze personnes aux Etats-Unis contrôlaient pratiquement tout* la vi* économique du paya.L* masse des actionnaires se préoccupe aucunement de la gestion des entreprise*; le détenteur de cinq ou cent action» d’une grande Industrie ne va jamais aux assemblées annuelles; s’il vote, c’est par procuration et pour un groupe qu’il ne connaît guère.Les directeurs, qui le plus souvent ne possèdent qu’un nombre d’actions relativement minime, mènent tout à leur guise.Dictature économique Ces grands administrateur» participent à la gestion de plusieurs entreprises; par le cumul des directorats et aussi le contrôle de la finance, car le* compagnies d’assurance et les banques — qui détiennent le* capitaux — sont imbriquées dan» le système, la dictature économique retrouve au sommet une cohésion plus rigide encore que lorsque les grandes affaires étaient la propriété de quelque» magnats.Une publication de la C.C.F., affirmait l’an dernier qu’au Canada cinquante hommes détiennent 769 postes de directeur» dans 425 compagnies au capital global de $15,046,000,000.Les représentants et publicistes de la haute finance trouvent peut-être que la vaste distribution du capital-actions couvre et bonifie tout cela.Mais la doctrine sociale catholique parle autrement.Dans Quadragesima Anna, Pie XI écrivait: "Ce gui, à notre époque, frappe tout d’abord le regard, ce n’est pas seulement la concentration des richesses, mais encore l'accumulation d’nne énorme puissance, d'un pouvoir économe mique discrétionnaire.aux Washington.14 (A.P.) —Conservant une attitude ferme, en dépit d’un déluge de protestations russes, les Etats-Unis ont promis refuge hier à deux instituteurs soviétiques.L’une de ces perionnes eat Mme Oksana Stepanovna Kosenkina, qui a subi de graves blessures jeudi, en sautant d’une fenêtre du troisième étage au consulat soviétique à New-York.Aujourd’hui elle accuse les autorités consulaires de l’avoir détenue contre son gré.Clouée sur un lit d’hôpital, elle a repoussé la suggestion du vice-consul soviétique qui voulait qu’elle soit transportée dans autre hôpital.Elle a dit: “Vous m’avez gardée prisonnière, vous ne vouliez pas me< laisser partir.” Le maire William O’Dwyer, de New-York, a déclaré hier, de son côté, que les résultats de l’enquête qui sera faite par la police seront communiqués au procureur du district du comté de New-York, au procureur des Etats-Unis à New-York, et au procureur général des Etata-Unis, à Washington.Comme on lui demandait si l’on avait trouvé une preuve de crime, le maire a répondu: “pas de commentaires”.L’autre instituteur, Michel Ivanovitch Samarine, a témoigné jeudi devant le comité de la Chambre de* représentants qui enquête sur les activités antiamé ricaincs, et on lui a promis la protection.Il s’est dissocié du régime soviétique et il a déclaré que lui-même et sa femme sont passibles de mort ou d’emprisonnement à vie, s’il* retournent en Russie.Mm* Kosenkina sera interroé* Le comité a annoncé hier soir que Mme Kosenkina sera interrogée “aussitôt qu’elle le pourra”.Robert Stripling, enquêteur en chef pour le comité, a dit cru‘’il partira aujourd’hui pour New-York, afin de remettre un sub poena à l’institutrice soviétique.Le comité veut apparemment savoir si elle peut jeter de la lumière sur les témoignages entendus et qui prétendent qu’un réseau d’espionnage soviétique comprenant certains officiels du gouvernement, était véritablement actif nu cours de la guerre.Le gouvernement américain se prépare à adopter une politique ferme' dans les cas que le ministre russe des Affaires étrangères Molotov a choisis pour les transformer en incidents internationaux, en essayant d’interdire la liberté américaine aux instituteurs russes.Il est maintenant certain que le secrétariat d’Etat rejettera et l'allégation que les instituteurs ont été enlevés de connivence avec le FBI ou toute autre agence gouvernementale, et la deman-«d« russe à l’effet que les deux instituteurs devraient être remis entre les mains des autorités russes.Les autorités du secrétariat d’Etat ont dit qu’il n’y a' peut-être pas d’autre question plus épineuse, qui se soit élevée entre Moscou et Washington, qui démontre plu* à la face du monde le conflit entre un mode de vie, basé sur la liberté de personne et une idéologie politique, basée sur la domination par l’Etat des droits Individuels.C’est là un point qui a été soulevé au secrétariat d’Etat, lorsque l’on a discuté de l’asile à accorder aux réfugiés russes, Samarine et sa femme, et Mme Kosenkina.Ces trois personnes sont maintenant hors d’atteinte du con- mains d’un petit nombre d’hommes qui d’ordinaire ne sont pas les propriétaires, mais les simples dépositaires et gérants du capital qu’ils administrent à leur ad."Ce pouvoir est surtout considérable chez ceux qui, détenteurs et maîtres absolus de l’argent, gouvernent le crédit et le dispensent selon leur bon plaisir.Par là, ils distribuent en quelque sorte le sang à l’organisme économique dont ils tiennent la vie entre leurs mains, si bien que, satis leur consentement, nul ne peut plus respirer." Même si la distribution du capital-actions était encore plus étendue qu’elle l’est déjà, ce ne serait pas une preuve que la dictature économique n’exiate p»*-Ce qui ne veut pat dire que la nationalisation de l’industrie soit le bon remède; le Pspe Pie XII à au contraire désapprouvé cette tendance dans une lettre au préaident des Semaines sociale* de France en Juillet 1946.Mais cette situation indique que nous sommes encore loin n’avoir étendu au plan économique notre démocratie politique.Or celle-ci ne pourra pat subsister sans l’autre.i p- s- trôle soviétique.Elles devront décider d'elleg-mèmes si elle* veulent demeurer aux Etats-Unis ou retourner en Russie.Journé* active au % secrétariat d’Etat Ce fut une journée active au secrétariat d’Etat.La journée a commencé par un appel téléphonique de la part de l’ambassadeur russe Alexander-S.Pan-yushkin, demandant une entrevue avec le sous-secrétaire d’Etat Robert Lovett.On lui a répondu que Lovett recevrait l'ambassadeur.Peu de temps après, un autre appel téléphonique annulait cet engagement, et l'on disait que l’ambassadeur ne pouvait se rendre.Pendant ce temps, les autorités du secrétariat recevaient de» informations de l'ambassadeur Smith à Moscou, au sujet de son entrevue de mercredi soir dernier avec Molotov.C’est à cette visite que le ministre russe a remisé l’ambassadeur américain sa note de protestation.Molotov a soutenu que Samarine avait été enlevé, que les autorités américaine! étaient coupables de collusion “dans l’accomplissement d’un acte criminel”.Il avait demandé que Samarine et sa femme soient remis entre les mains du consulat soviétique à New York.La radio de Moscou, com mentant cette protestation hier soir, a dit que l’ambassadeur Smith avait assuré Molotov que les Etats-Unis institueraient une enquête approfondie sur ce que la radio de Moscou a appelé “les faits” présentés par le ministre Molotov.Selon les informations reçuea.Smith aurait nié les accusations de Molotov à l’effet que le gouvernement américain était inculpé dans “des actes illégaux”.11 a aussi dit au ministre russe que si Samarine et sa famille voulaient retourner en Russie, leur voyage de retour serait facilité.Mais s’ils ne voulaient pas y retourner, le gouvernement américain ne voit pas de raison de les forcer à retourner.Les Etats-Unis n’ont pas encore répondu aux protestations russes, mais on a laissé entendre qu’il y aurait certainement une ou même plusieurs réponses.Mm* Kosenkina, prisonnière au consulat New-York, 14 (C.P.) — Mme Oksana Kosenkina a déclaré clairement hier de son Ht d’hôpital, qu’elle était prisonnière au consulat soviétique ici.L’institutrice russe de 52 ans, qui a échappé de justesse à la mort Jeudi, en sautant d’une fenêtre du troisième étage au consulat soviétique, a dit à un représentant du consulat russe, qui voulait la faire transporter dans un autre hôpital: ‘'Vous m’avez gardé prisonnière.Vous n’avez pas voulu me laisser partir.” Mme Kosenkina s’adressait au vice-consul russe Chepurnykh, qui se tenait près de son Ht.Le secrétaire du consulat et un détective new-yorkais d’origine russe, assistaient aussi à l’entrevue.Le détective, William Dyczko, a dit que le vice-consul a suggéré à Mme Kosenkina d’accepter d’être transportée dans un autre hôpital.Sa réponse a été: “Non.Vou» m’avez gardée prisonnière et vous n’avez pa» voulu me laisser partir”.Interrogé après l’entrevue, le vice-consul n’a pas parlé du refus de l’institutrice.Il a dit aux journalistes: “Il est possible que le consul général (Yakov Lomakin) la fasse transporter dan* un autre hôpital afin qu’une infirmière russe ou une gardienne puisse la surveiller.” Le vice-consul a demandé à un représentant de l’hôpital ai l’on pouvait Installer une infirmière russe dans la chambre de Mme Kosenkina.On lui a répondu: “Je ne crois pas que ce soit possible.Vous savez sans doute que nou» manquons de Ht».” En plus des développements survenus à Washington et à Moicou, un fermier de Freehold, N’.-J., Harry Schibâmoff, a dit hier comment il avait caché l’autre instituteur, Michel Samarine et a* femme, à la demande de la comtesse Alexandre Tolstoy.On sait que Mme Kosenkina s’était réfugiée à la ferme de Mme Tolstoy, avant d'être ramenée au consulat soviétique, samedi dernier.Schibâmoff a dit que Mme Tolstoy avait “peur de mettre les deux ensemble, parce qu’elle craignait que l’un ou l'autre ne soit un espion (soviétique)”.A Wasrington Washington, 14 (C.P.) — Lauchlln Bernard Currie, 45 ana, économiste d'origine canadienne, a été l’un des principaux témoins hier, à l’enquête aur les activités antiaméricaines, devant le comité de la Chambre de» représentants.Currie, natif de Weat Dublin, y Courrier de f rance (j Suite d'un essai de psychologie ethnique — Prédominance de l'intelligence sur le sentiment — Le seul notable défaut de mesure des Français — Inconvénients sociaux.Nouvelle-Ecosse, naturalisé aux Etats-Unis depuis 1934, a juré devant le comité qu’il n’avait jamais commis un acte déloyal envers les Etats-Unis, *t qu’il n’avait jamais non plus, à sa connaissance, transige avec les communistes.Mlle Elizabeth Bentley, ancienne espionne russe, le principal témoin du comité d’enquête, avait accusé Cutrie d’avoir transmis des secrets officiels de la Maison-Blanche, à un réseau d’espions russes à Washington.Au cours de la guerre, Currie était assistant administrateur auprès du président Roosevelt, et run des plus proches conseillers du président.Bien qu’il ait nié toutes les accusations portées par Mlle Bentley.Currie a cependant admis avoir eu des relations d’amitié avec quelques employés du gouvernement que Mlle Bentley accuse d’avoir fourni des renseignements secrcls au cours de la guerre.Currie a dit qu’il ne savait pas et qu’il ne soupçonnait même pas que Nathan-G.Silvermaster et wllllam-L.UÜman, entre attires, étaient des communistes ou des agents pour un autre gouvernement.Cea deux hommes occupaient de hautes fonctions dans les services ïouvernemerttaux, et ont refusé de répondre aux questions, devant le comité n’enquête, au sujet de leur affiliation communiste ou de leur association avec Mlle Bentley.(par Pierre de Grondpré) “Je n’aime pa* les Français, ils n’ont que de la vivacité et de l’intelligence critique; nous sommes habitués, dan» mon pays, à plu» de lenteur et à plus de sentiment." Ce propos m’a été tenu le jour précis de mon arrivée à Paris, il y n près de deux ans, par une blond* Hollandaise au regard sentimental, qui terminait un séjour en France.J’ai retenu cette impression d’une étrangère parce que je l’ai souvent entendue confirmer depuis lors.Elle résume en une breve formule la principale objection qui empêche nombre d'étrangers, Anglais, Américains, Allemands, Scandinaves, d’accorder une large et généreuse sympathie aux Français en tant qu individus.Et H est bien vrai que certaines des qualités dont les Français se montrent si orgueilleux, le bon-sens, la clarté, la logique, non seulement restreignent la pensée elle-même en deçà de certains envols intuitifs, mais communiquent aussi au, caractère une absence d’abandon qui peut aisément paraitre de la sécheresse.Il suffit de mesurer, en pensant aux romancier» ann iystes de h France, la pan de sentimentalité q u i imprègne l’oeuvre de» plus grands romanciers anglais, pour s'en convaincre.Pour ce qui est du sentiment, de sa fofee, de sa poésie, de sa profondeur, les Anglo-Sa xong l’emportent d'emblée: qut Autres témoins * Harry-D.White, un autre personnage haut placé dans l'administration Roosevelt, a nié lui aussi avoir jamais donné des informations secrètes ou d’avoir jamais aidé tin réseau d'espionnage soviétique, au cours de la guerre.Au cours de la séance d'hier, plusieurs autres témoins ont été entendus.Il v a eu William-H.Taylor, qui a déclaré aux Journalistes avoir eu de* relations avec un réseau communiste.Mlle Bentley avait dit dans son témoignage que Taylor “avait fourni toutes sortes ne renseignements aux communistes”.Les autres témoins ont été le Dr Bela Gold, professeur à l’Université de Pittsburgh, et sa femme, et Frank Coe, secrétaire du Fonds monétaire international.Mlle Bentley avait mentionné le nom du Dr Gold et celui de sa femme comme des membres du réseau d’espionnage.Avant, la levée de la séance jusqu'à lundi prochain, le comité a entendu Donald Hiss, un avocat de Washington et un ancien employé du gouvernement.Il a nié être un communiste ou un membre “d’un groupe d’élite” qui se réunissait régulièrement ici.Hiss est le frère d’Alger Hiss, ancien conseiller au secrétariat d’Etat, qui a été aussi impliqué dans le réseau d'espionnage.Alger HiSs a l’on songe h la lignée des «ran des romancières, jusqu’à l’époque actuelle, ou encore à un Thpmas Hardy, à un Maurice Baring, à un Charles Morgan.Ce sont tous des tendres, des passionnés, auprès de qui un Mauriac, un Duhamel, un Martin du Gard, paraissent froids, lucides à trop bon compte, pénétrants sans doute, mais d’une façon qui apparaît par comparaison fallacieuse, simpliste.La part du senthnant Plus peut-être qu’aucun peuple, celui de France Roùte nar dessus tout le» Jeux de l'esprit.Des étrangers jugent les Français dépourvus de sentiment; ils ne les comprennent pas.En réalité, toute leur vie est irisée de sentiment, mais celui-ci ne prend jamais chez eux une spéciale importance; ce sentiment est léger, discret, toujours contenu; une pudeur le cache, le décante, l'intellectualise.Il demeure subrepticement agissant jusque dans les passions idéologiques.On jugerait vulgaire, de fort mauvais goût, ou «Implement ridicule, en art aussi bien que dans la vie, un complet abandon aux impulsions de la sensibilité.Au point de vue moral, disions-nous, le sentimènt de la mesure qui leur est propre diminue chez lés Français les aussi nié les accusations portées chances du meilleur et dit pire; contre UH.au point de vue du sentiment, En Palestine La bataille reprend à Jérusalem même Àraues et Juifs livrent le combat le jour même où le comte Bernadette avait demandé aux belligérants de cesser le feu Jérusalem.14 (AJ».) — Les Juifs et les Arabes «e sont livré bataille dans Jérusalem nier, le tour même où le comte Folke lernadotte avait ordonné l’ordre de cesser le feu.espérant ainsi apporter la paix dans la Ville Sainte.(Bernadotte, le médiateur des Nations-Unies, a dit à Borne que le* Juifs avaient rejeté sa dernière tentative pour mettre fin à la guerre à Jérusalem.“Ha aa-aument une responsabilité énorme”, a-t-il déclaré.Il avait demandé de cesser le feu après 6 h.du matin.Les Arabes s’étalent rendus à sa requête).(Un porte-parole de la Légion arabe trans-Jordanlenne, à Amman.a dit que les troupes de la légion ont dû faire face à une fusillade juive pendant trois heures, lorsque Tes Juifs ont lancé une attaque hier soir).Selon des sources d’Iaraël, un Juif a été tué et plusieurs autres blessés dans le combat, de bonne heure aujourd'hui.A Tel Avlv, un rapport des Nations Unies mandé que trois saboteurs, transportés par des camionneurs de la Légion arabe, ont fait sauter la station de pompe de Latrun.La rapport, soumis au Conseil de sécurité des Nations Unies, dit que les trois moteurs Diesel ont été détruits.L’explosion de Jeudi soir a fait disparaître tout espoir aux Nations Unies de faire parvenir l'eau à Jérusalem au moyen d’un anueduc de la côte.Elle a aussi indisposé le gouvernement d'Israël qui a dit que l’explosion constituait une grave atteinte à la trtv* des Nations Unies.M.Georges Barnes, représentatif des Nations Unies à Haïfa, a dit que 156 plaintes de violation de la trêve en Palestine avaient été rapportées aux Nations Unie» depuis le commencement de la seconde trêve, il y a trois semaines.Les Arabes rapportent 85 violations.les Juifs 59.les observateurs de la trêve des Nations Unie* 11 et le moûas.tàre français à Lktrun 1.on fuit également les extrêmes; on en use, comme det liqueurs, avec sobriété, avec frugalité, en amateurs gourmets.Le sentiment ne se conçoit que tout pénétré d’intelligence.Tant pis si cela le tient en laisse, lui interdit de prendre de 1 envol; on croit que cela seul lui donne résonance humaine, l’apprivoise sociale, ment, lui communique cette qualité que l’on recherche, faite d'exquis plus que de grandeur.On croit que l’intelligence rehausse et parfait le sentiment, tant on a foi dans les vertus de l’esprit.L’amour du bon raisonnement Dans les domaines moral et sentimental, le Français montre une préférence pour le juste milieu; dans le domaine intellectuel, il s’en écarte.Il a une foi candide dans l’efficacité pratique du bon sens, de l’intelligence discursive, de la logique qui le place fréquemment, dans un état d’infériorité.La part qu’il faut faire à l’intuition, la marge qu’il sied à accorder aux surprise* de la vie, aux impondérables, aux erreurs de la raison raisonnante, ce sont les Allemands, des Anglais qui les savent; les Français, eux, construiraient trop volontiers l'univers selon les indications de leur boussole.S’ils n’hésitent pas à faire souvent “table rase”, c’est pour tout faire reposer à nouveau, chaque fois, sur la base infaillible, stable par excellence, croient-tts d’un raisonnement bien fait., t Una qualité difficile à porter Leur cartésianisme leur joue d’innombrables tours en politique.Ce qui frappe un étranger, c’est que ce respect de l’intci-Hgence, porté au fétichisme, est à la source de la multiplicité des partis, des divisions aussi nombreuses virtuellement qu’il y a de “possibles" dans le domaine des théories; à la source, en définitive, d'une certaine inefficacité gouvernementale apparemment chronique chez ce peuple lorsqu’il vit en république.N’ayant guère l’esprit d’aventure, ayant d’autre part à un haut degré le bel appétit latin pour les phrases heureuses, les formules éclairantes, les Français se passionnent pour des “idées”.Cela veut dire que ce qui a été exposé, analysé, démontré bon, on ne conçoit pas que l’on puisse, pour de vagues motifs, en différer ou négliger l’application.Cela veut dire que chacun enragera d’avoir raison, avant comme après l’épreuve de l’cx-pérlcnce, les évincés comme ceux qui auront eu la responsabilité de l’action.On croit aux thèses d’ensemble plus qu’à un pragmatisme souple.L’esprit ordonnateur qui a présidé aux architectures des jardins vérsail-lais continue à forcer la vie de la nation à se plier à de beaux programmes, qu’ils soient conservateurs, socialistes, radicaux ou communistes.Rien n’est si désirable qu’un plan, quand 11 est à l'échelle de la réalisation possible: rien n'est si vain qu’tm# surenchère de plans qui se chevauchent, se heurtent et se gon.fient d’importance Jusqu’à faire oublier la nécessité primordiale d’un gouvernement qui gouverne.Pour la beauté de la chose “Rien n’est si beau, fait dira à Dieu Péguy, qu’un beau jardin à la française”; rien peut-être en effet ne serait aussi beau, avec un Jardinier qui dominerait sa matière; mais rien n’est si périlleux, car la vie foisonne et brise les cadres qu’on lui assigne.Cette foi dan» la clairvoyance humaine est une témérité que l’on n’aperçoit nas.La naïveté, la rigueur intellectuelle, le désintéressement, toutes ces vertus individuelle», qui fleurissent en si merveilleux résultats sur le sol français, transmuées en vices sociaux, ne cesseront probablement jamais de grever lourdement le destin de la France et des peuples latins.Mats quel beau spectacle ! Quel feu d’artifice ! Une vie intellectuelle extraordinairement nerveuse, vlvnce, à laquelle tout le monde participe un peu, pour laquelle plusieurs vivent, qui fait, pour l’étranger, l’étonnement et l’enchantement du séjour en France, voilà l’indiscutable honneur de ce pays, — honneur chèrement payé peut-être, mats cela les «oncerne seul» —, honneur partout présent, partout rappelé eu voyageur par les fortuite* conversations dont s’agrémentent ses randonnées.Nou» permettra-t-on de reve-nir sur ce ^ujet samedi pro «haln ?m PAGE 2 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 14 AOUT 1948 Marseille-sur-Méditerranée Un article inédit de Claude ROY (S.I.F.Ï — La “couleur loca-le-’, ce n’est pas un hasard du ciel qui en barbouille les horizons d’une ville et les hommes d’une terre.La couleur des villes, c’est comme celle des hU' mains, un témoignage de santé et de sang: Paris est couleur gorge-de-pigeon, Rome est rose ocré, Palermo est blanc-de-so-' seil, Berlin est gris-de-ruine, Toulon exsangue est une ville sans couleurs, grise et plâtreuse sous le soleil dur.Mais Marseil le, par exemple, garde sa couleur, parce que Marseille n’a jamais été blessée au profond d’el-le-mème.et cette couleur ce n’est pas le fard ni les artifices qui la lui donnent.Elle lui vient de plus loin, comme le rose aux joues des filles de sang chaud et de race jaillissante.Le vieux port soufflé par les explosions a beau n’être qu’un terrain vague, mal ratissé autour de la mairie intacte, le pont transbordeur a beau avoir disparu et, Place Thiers, en face de Pascal, le Bar Electre, Sophocle propriétaire, avoir été remplacé par une boite de nuit de style “américain”, Marseille garde ses couleurs or et bleu, l’or de la Statue de la Bonne-Mère, de la pulpe safra-née des violets, de l’écorce des citrons, le bleu du ciel, des vagues et des tramways.La plage des Catalans grouille de baigneurs aussi luisants que des bronzes d’art, et la rue Saint Ferréol, la rue de Rome, la Can-nebière, la Grand-Rue.Rive-Neuve, la Place Castellane dégorgent toujours des flâneurs et des passants, comme une éponge serrée qui rend son eau de mer ruisselante.Marseille fait du bruit en Remerciements DOUCET —Les religieuses du Précieux Sang de Notre-Dame-de-Grâce et les membres de la famille Doucet offrent leurs sincères remerciements, pour les témoignages de sympathie reçus à l’occasion du décès de soeur Thérèse de l'Enfant Jésus.travaillant comme une cour de récréation où s’agitent cent galopins, parce que Marseille se porte bien.Autour de Marseille, la Méditerranée française est ce grand lac salé, chaud et brillant comme du mica bleu au soleil, sur le bord duquel il y a des pêcheurs, du pastis, des cireurs, et des boules qui roulent sous'les platanes.Il ne faut pas céder à la tentation de dévaler ses routes sèches qui agitent de grands mouchoirs de poussière derrière les roues des autos, ses collines calcinées qui déchiquettent à belles dents de pierre la corde des espadrilles, phur aller tout de suite comme ça, sans crier gare, prendre à bras-le-corps Marseille aux beaux seins, avec son grand tintamarre de grues en fer et de filles en chair, de tramways et de camions, parce que Marseille vous étourdirait d’un coup, vous monterait à la tête, vous saoulerait comme le vin de Cassis bu à jeun, avant de manger.Il faut prendre de grandes précautions avec Marseille, rôder autour d’elle, la flairer, se faire à l’air, au soleil, avoir déjà dans la bouche ce goût d’anis, aux pieds cette poudre de riz, dans l’oeil ce miroitement qui vaccinent contre la Provence maritime.Avant d’entrer dans Marseille, il faut rodailler sur les routes, tour- LE BLOCUS DE BERLIN Sommes-nous à la fin de la politique quadripartite ?noyer entre Salon, Manosque, Forcalquier.Colobrières et la côte, descendre sur la ville à petits coups d’aile, comme un oiseau curieux.On est digne alors de découvrir Marseille.On l'a méritée! Service anniversaire DUPUIS — Mardi, le 17 août, à 9 heures en l’église de Saint-Louis de France sera célébré un service anniversaire pour le repos de l’ânie de M.Albert Pu-nuis, Chevalier de l’Ordre de Saint-Grégoire-Ie-Grand et président de la maison Dupuis Frères, Limitée.T'arents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Messe anniversaire VALOIS — A Dorval.sera chantée à«7 h.30, le 20 août, une grand-messe premier anniversaire pour le repos de l’âme de M.J.-Adrien Valois, recommandée par son épouse et son fils.ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste 168 est.Ste-Catherine Livraison partout directement de notre aerre-chaude.PL.1786-1787 Ecoutez le jeudi C.H.L.P.12 h.25 12 h.30 10% d'escompte aux communautés religieuses.Tel.: CRescent S70D MAGNUS POIRIER Entrepreneur Pompea Funèbre*.Expert Embaumeur.6603, rue ST-LAURENT Je regarde aujourd’hui par la fenêtre de l’hôtel Belle-Vue cette ville qui ne passera pas plus dans les lignes de mes pages qu’une baleine dans le chas d’une aiguille, je regarde un cargo au Vieux-Port, peint avec du minium, la peinture coup de soleil, les cireurs qui cirent avec des brosses et du soleil, les marchands d’huitres qui assaisonnent leurs éventaires avec du soleil en boule, citrons, cette ville brutale comme le néon, belle-comme la mer, sordide comme les camions de la voirie, Marseille qui sent l’oursin, le violet, la sueur et la poubelle, Marseile qui fait du bruit, trimbale ses tramways chargés de passagers jusque sur le trolley, raconte des histoires en remuant les bras et reste dans tout ça secrète, insaisissable.Drôle de ville.Marseille, c’est toujours le grand fourmillement ocre et safran dont Supervielle disait magnifiquement: “Ici le soleil pense tout haut.C’est une grande lumière qui se mêle aux conversations”.i Elle est là, ancrée sur ses rivages, ses rochers, ses docks, les jambes écartées et les poings sur les hanches, et tant pis, tant pis pour l’originalité, je te comparerai, Marseille, encore après tant d’autres, Marseille, à une femme.Tu es une grande costaude comme Maillol les sculptait, avec des jambes colonnes et des seins pommes d’amour, et tu regardes le large, l’Afrique et le lointain Orient, tu humes les parfums des môles et des terres d’outre-flots, tu ramasses â grandes poignées calleuses les beaux dons que les navires déversent à tes pieds, tu grattes la vermine qui te démange un peu, tu respires joyeusement, tu chantes, tu te secoues et tu poursuis dans le soleil tes pensées plus mystérieuses encore que tes yeux noirs de fille brune, en secouant ta chevelure pleine de fils d’or.Malgré Ions tes défauts, ton tapage, tes fables et ta crasse, la France t’aime bien, Marseille, marchande à la criée des trésors de la mer.Et voilà terminé le petit couplet lyrique que.comme un verre de pastis, je lève à la santé de Marseille-sur-Méditerranée.Claude ROY.DETECTIVES PRIVES INVESTIGATIONS GENERALES SERVICE CONFIDENTIEL Haney Detective Bureau 18 ST-JACQüES OUEST Tél.: Jour, HA.6*23 - Sou, CH.2937 Maurice-Li.JULIEN, directeur Georges Godin Succeuvur d'Arthur Landry Enrg.DIRECTEUR DE FUNERAILLES SALONS MORTUAIRES MODERNES SERVICE D'AMBULANCE Salons t Bureau s 518 RACHEL EST Sit RACHEL EST FAIUrk 3571 LE DEVOIR “Le Devoir” est imprimé au no 430 est.rue Notre-Dame 1 Montréal par l’Imprimerie populaire, compagnie à responsabilité limitée, qui en est l’éditrlce-propriétaire.Directeur-gérant.Gérard Filion.“Le Devoir” est membre de la Canadian Press, de l’Audit Bureau of Circulations et de la Canadian Daily Newspaper Association.La Canadian Press est seule autorisée à faire l’emploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées à ta Canadian Press, à l’Associated Press et aux agences Reuter et Canado-Mondial, ainsi que de toutes les informations locales que "Le Devoir” publie.Tous droits de reproduction des dépêches partieiOières au “Devoir” sont également réservés.Abonnement par la poste : EDITION QUOTIDIENNE Canada (sauf Montréal et la banlieue) $6.00 Montréal et banlieue .9.00 Etats-Unis et Empire britannique .8.00 Union postale .10.00 EDITION DU SAMEDI Canada .2.00 Etats-Unis et Union postale .3.00 Les abonnements sont payables d’avance par mandat-poste ou par chèque encaissable au pair i Montréal.Autorisé comme matière postale de deuxième classe par le ministère des Postes, Ottawa.Téléphone : *BEIair 3361 La guerre froide qui se jouait à coups de nerfs devient assourdissante d’engins meurtriers: le ciel de Berlin bourdonne d’avions, qui remplissent les garde-manger et les caves, il est vrai: le paisible “Norfolk” voit atterrir soixante superforteresses, pour une période, dit-on de “service temporaire”.Mais on ajoute négligemment: elles seront remplacées par d’autres.Souhaitons que l’antique ça thédrale de Lincoln, où voici peu la Grande Charte de 1215 reprit sa place après un long exil aux Etats-Unis, soit survoiee longtemps encore par les superforteresses: aux Iles Britanniques celles-ci font ligure de simples sentinelles.Ce coin d’Angleterre retrouve quelque chose de l’effervescence qu’y mit la guerre — la .vraie — relle-ci, qui dure depuis des mois, n’étant qu’un renversement complet de la politique adoptee par les Alliés après la capitulation de l'Allemagne-On pourrait dire un retournement des alliances.Il s!agissait d'abord, avec la coopération des Russes, de rendre l’Allemagne a , jamais impuissante.De ces Teutons, tous plus ou moins de fer, à l’image du fameux chancelier, on allait forger un peuple de pas-leurs.la Ruhr elle-même serait privée de son arsenal, les usines, soigneusement emballées, prendraient des directions différentes.Las de brandir la correspondance échangée entre le président Truman et le maître de ta Russie au sujet de la quadruple occupation de Berlin, les Américains renoncent à parler de droit pour montrer un gant de fer — qu’ils ôtent à l’occasion.Et devant l’impossibilité de coopérer avec les Russes pour réduire l’Allemagne à néant, ils cherchent à s’appuver sur les vaincus peur vider leur querelle avec les Russes, sans rien casser si possible.De note en note protestant contre la violation d’accords dûment signés, on en est arrivé à celle de juillet qui contraint les Occidentaux à une action positive.Longtemps, les infortunés se sont penchés sur les infinies complexités de l’esprit soviétique, sont restés bouche bée devant ce jeu de poker, tels des innocents de village.Finalement, ils ont envoyé les cartes en l’air d’un vigoureux revers de main.Une guerre froide "plus chaude que l'enfer" Une seule question préoccupe aujourd’hui les Américains qui, du côté occidental, mènent le jeu.Les Soviets veulent-ils ’a guerre?Si oui, la manière dont ils poursuivent le biocus de Berlin le prouvera.S’ils bluffent, si l’affaire de Berlin n’est qu’un incident, ils reculeront.S’ils tiennent bon, c’est qu’ils voient dans la guerre le seul moyen d’empêcher la renaissance économique et militaire de l’Europe.Quoi qu’il en soit, un déploiement de force n’entralnera la guerre que si celle-ci est inévitable.Mais il importe de savoir maintenant si les Russes veulent la guerre, car, de l’aveu même des Américains, le temps est un facteur précieux aux mains des Russes, le temps qui fera des engins les plus soigneusement gardés, une monnaie dévaluée.La guerre froide, devenue ee-lon le terme du général Donovan, ancien chef du service de stratégie américain "plus chaude que l’enfer”, a chance de durer longtemps encofe.Ce même général déclare que nous devons faire la “paix par contrainte”.Y parviendra-t-on à la conférence de La Haye?La note — une de plus — que les Cinq enverront à Moscou— sera-t-elle rejetée comme la dernière?Berlin, une fois encore, en ferait les frais, car, aux escadrilles volantes et nourricières, devraient s’ajouter des mesures pour briser le blocus terrestre.Peut-être alors verra-t-on les suoerforte-resses américaines, agencées pour le transport des bombes atomiques, survoler le territoire allemand et se livrer à des manoeuvres peu rassurantes.Si l’on s’étonne d’entendre le général Clay, au cours de "la Conférence la plus glaciale” qui ait eu lieu cette année, reprocher aux Allemands de “l’abandonner pendant la guerre froide”, on ne p.eut qu’approuver sa logique lorsqu’il déclare aux miniatres-irésidents des on*e Laender."Ou vous sympathisez avec lec Rus ses, ou vous avez peur d’e«x.Je ne trouve pas d’autre eapHea-tion.” La seconde est, sans nul doute, la bonne, bien que le général assure n’avoir jamais rien dit de tel: un déploiement de force, à condition qu’il ne soit pas limité à Berlin, servira la cause des Occidentaux auprès des Allemands aussi bien qu’auprès des Russes.Aux uns comme aux autres, la fermeté de Washington, l’unanimité des Alliés, apparaissent sujettes à caution.A La Haye, les Cinq auront compté leurs armées, leur matériel de guerre, mis en commun toutes leurs ressources.L’Allemagne elle-même est présente dans la person ne du chef du service allemand au Foreign Office.Quelle aide militaire l’Amérique, qui vient de conférer avec le Canada à ce sujet, est-elle disposée à donner au cas où les choses tourneraient au pire?- L'opinion de M.Walter Lippman Voilà dont, il ne faut dire mot avant les élections présidentielles; de toutes les bouches politiciennes, jusqu’à la fin de Tannée, sortiront des “chut” apeurés, des invitations au silence, qu’on parle de programme destiné à unir les resources de chacun des pays liés par le pacte, d’armes standardisées, d’un chef d’état-major, qu’il s’agisse du maréchal Montgomery ou du général Juin.A ces bruits belliqueux, au ravitaillement spectaculaire de Berlin, à Tenvoi de superforteresses en Angleterre, nombre d’Américains préféreraient des méthodes moins inquiétantes.Du terrain militaire où Ton est parvenu, ne pourrait-on reglisser en douce sur le terrain diplomatique?Les Russes n’ont-ils pas parlé de concessions, prix du statu quo”, à Berlin?Qui ne sait que le prix serait iftie mainmise russe sur ce morceau inestimable, la Ruhr, d’où la sagesse occidentale avait exclu les Moscovites?Malgré les “nous ne quitterons pas Berlin” du général Clay, la capitale si chèrement ravitaillée devient une braise rouge aux mains des Anglo-Saxons.Le cri général: laissez-la tomber, se fera de plus en plus fort.M.Walter Lippman, dont la parole transmise par cent journaux tient lieu d’évangile à des dizaines de millions d’Américains, préconise le retrait de toutes les troupes occupantes,une garantie militaire des Etats-Unis à l’Occident, au besoin quelques garnisons américaines en Europe, puis traité de paix avec l’Allemagne, souveraineté du pays, surveillance serrée du vaincu pour l’empêcher de contracter une liaison dangereuse avec la Russie, d’écouter de trop près les gens de guerre ou les communistes.Ainsi, nous avons tout intérêt à accepter la proposition russe.Les Soviets rentrés sagement dans leurs frontières, nous pourrons restaurer la Ruhr sans crainte de la voir envahie et détruite.Mais si les négociations n’aboutissent pas?En ce cas, les Russes auront donné la preuve de leur mauvaise foi en rejetant eux-mêmes les déclarations de la conférence de Varsovie.M.Walter Lippman doit savoir ce qu’il dit: Berlin est intenable.A Ten croire, nous le lâcherons avec élégance si tout le monde s’en va.Nous aurons donc une paix russe, ce qui est bien loin de la “paix par contrainte” du général Donovan.Gelle-ci serait occidentale, elle s’obtiendrait par des moyens de pression contre les Soviets: la fermeture du canal de Suez, le blocus des Dardanelles, entraves fatales au commerce extérieur de la Russie, une lutte à coups d’épingle, dans le moyen et le lointain Orient.Par leur raidissement vis-à-vis des Etats satellites, des cinquièmes colonnes communistes, les Soviets montrent qu’ils ne cherchent pas une guerre immédiate.Ils espèrent que dans le désor-Jre, la confusion actuels, la France donnant l’exemple, s’écroule-r« le plan Marshall et avec lui, la Fédération européenne, l’Allemagne occidentale comprise.Les Américains ne demandant qu’une chose: un moyen terme.Il n’ira pas plus loin que ‘TAlliancc Atlantique”.La guerre froide va continuer.Avec une trêve peut-êère, ai la conférence souhaitée par un M.Bidault, désormais sana autorité, a lieu.G.-M.TRACY (Lff France catholique, 23 juillet 1948).Plusieurs arrestations Monde ouvrier On refuse.puis exige La grève du meuble — L'étendue du conflit — Salaires moyens — Deux arbitrages — On refuse puis on exige — La classification — Comprenez-vous ?(par Gérard PELLETIER) I Pensée du iour RECONNAISSANCE .SI RARE Comm.il entrait dans un village, il rencontra dix lépreux qui s’arrêtèrent à distance, et qui élevèrent la voix disant: ‘‘Jésus, Maître, ayez pitié de nous.” A cette vue, il leur dit: “Allez vous montrer aux prêtres”.Comme ils y allaient, ils se trouvèrent guéris.L’un d’eux, se voyant guéri, revint sur ses pas, glorifiant Dieu à haute voix, et se jeta à ses pied la face contre terre pour le re mercier.C’était un Samaritain.Jésus prenant la parole lui dit: ' “Est-ce que les dix n’ont pas été guéris?Où sont les neuf autres?N’y a-t-il pas pour rendre grâces i Dieu que cet étranger?Et il lui dit: Lève-toi et va, c’est ta foi qui t’a guéri.” LUC, XVII, 12-19 Une enquête menée par la brigade spéciale de la police provinciale, dirigée par le lieutenant Marcel Patenaude, a con duH à l’arrestation de plusieurs malfaiteurs qui opéraient dans la région de Montréal, Saint-Hya-cinthe et Sherbrooke.Dans une première affaire relative à un vol de $25,500 à Tu sine de la “Refractories Ltd” de Kilmar et commis dans la nuit du 12 au 13 février dernier, les policiers ont mis la main sur 6 personnes qui sont inculpées dans cette affaire.Deux des inculpés ont été arrêtés à Québec, deux autres à Montréal, et deux à Tracodie, dans le Nouveau-Brunswick.Ces individus comparaîtront lundi à Saint-Jérôme.Par ailleurs les hommes du lieutenant Patenaude ont arrêté deux jeunes gens qui se spécialisaient dans Tart de faire sauter les coffres-forts à la dvnamite.Un employé du C.N.R.de Saint-Hyacinthe ayant découvert un havresac contenant de la dynamite et des outils nécessaires à faire sauter un coffre-fort a averti la police.Une surveillan-ce de 24 heures sur 24 fut éta-blie et 12 policiers furent mis sur l’affaire.Finalement un jeune hbmme se présenta jeudi soir pour retirer le sac de sa cachette.Son arrestation et ses aveux ont conduit à l’arrestation de son com-Plice montréalais.Le détenu a avoué avoir perpétré plusieurs vols dans la région; notamment un vol de $250.dans une meunc.rie de Saint-Nicholas, de $300.dans une meunerie de Teing et un autre vol de $400.au gnraae Bouchard et Thibault de Sherbrooke.Les bandits comparaîtront à Saint-Hyacinthe.Cette grève du meuble qui paralyse, depuis plus d’un mois, un millier d’ouvriers, ne se limite pas aux usines de Victoriaville, comme pourrait le croire un lecteur distrait.Sans doute, cette petite ville industrielle, qui est le centre du meuble en Québec, compte-t-elle plus de grévistes que toutes les autres villçs affectées.Scs trois ateliers: Eastern Furniture, Victoriaville Furniture et Victoriaville Specialties emploient environ 700 ouvriers.Mais la grève s’étend également aux villes de Beauharnois et de Coaticook, où les usines Kilgour Brothers comptent respectivement 270 et 120 employés environ.Il faut ajouter encore Waterloo, avec 170 ouvriers, et Saint-Hyacinthe avec une centaine.En résumé, c’est toute la zone II du meuble qui se trouve affectée.Cette généralisation de la grève n’est d’ailleurs pas due à la seule volonté des syndicats, puisque les patrons sont organisés de leur côté en association professionnelle et qu’ils refusent de négocier séparément.Ce sont, en fait, deux syndicats qui s’affrontent.Moyennes Voilà donc l’étendue de la grève du meuble.Elle dure à Victoriaville depuis un mois et, dans les autres centres, depuis quinze jours ap moins.Cë qui intéressé toutefois le profane, ce sont les motifs qui ont déclenché cet arrêt de travail.Question de salaire?Sans doute, mais non pas de salaire seulement.Les ouvriers réclament une augmentation générale de 15 cts Theure.A qui connaît les conditions générales de l’industrie du meuble au Canada, cela ne paraîtra pas exagéré.On n’a qu’à ouvrir le numéro de juin de la Cazette du Travail pour constater que lea gains horaires moyens, signalés le 1er mars 1948, se chiffrent à 76.7 cents pour le Canada.Si Ton compare cette moyenne canadienne à la plus favorable qu’on trouve dans le Quéibec et qui est de 65 cents seulement, on se rend compte qu’une demande d’augmentation est tout à fait plausible.Car on a beau arguer des différences du coût de la vie dans les diverses régions du pays, on ne saurait admettre que la moyenne pour le Canada soit supérieure à la moyenne de la meilleure usine québécoise.11 ne faut pas oublier en effet que la moyenne pour le Canada inclut toutes les petites usines marginales (et souvent déficitaires) qui ont poussé comme des champignons depuis le début de la dernière guerre.Arbitroges E y a plus toutefois.Ce qui, en dernier ressort, a déclenché la présente grève, c’est la contradiction flagrante qu’on relève entre les deux décisions arbitrales rendues dans cette cause.Pour bien comprendre, il faut se reporter à notre loi provinciale des relations ouvrières.On .sait que le gouverneur général en conseil peut étendre, par un décret, à toute une industrie.les conditions de travail définies par conventions collectives dans les principales usines en cause.Un tel décTet peut fixer, par exemple, une moyenne de gains horaires qui s’appliquera ensuite à toutes les usines d’une même zone, avec force de loi.Mais ce décret, une fois porté, h’est pas immuable.Il peut être dénoncé, comme il est arrivé le printemps dernier dans l’industrie du meuble, puis négocié à neuf pour une nouvelle Îtériode.Or, la décision arbitra-e qui a lié les deux parties, au terme des récentes négociations sur ce décret, refusait aux syndicats la classification des em plois que ceux-ci avaient demandée.L’association patronale s’y était opposée, pendant toute la durée des débats, avec «me énergie particulière.Elle avait déposé.par exemple, le 22 avril, une lettre où Ton pouvait lire la résolution suivante; "Qu'au cm ot te cotise H d’ar-bttraqe (.) ne te dédorerait pas, d’une manière formelle, (;• • ) qu’il n’y aura pas de classification dans le décret à venir, qu’il soit dit et déclaré que l’As sociation des manufacturiers de meubles se retire comme l’une des parties devant le conseil d’arbitrage pour les fins du présent décret (.) et qu’elle demande, d’une manière expresse, que ledit conseil d’arbitrage ne rende pas de sentence arbi traie (.)” Contra diction .Inutile de dire que cette déci sion n’était pas unanime.Elle ne pouvait pas Têtre, avec ce refus qu’elle opposait à Tune des plus importantes revendications du syndicat.Mais comme la partie syndicale s’était liée à la décision, elle dut se contenter d’une protestation, d’ailleurs sans effet.Jusque là, tout reste clair.La ccmtradiction ne devait intervenir qu’à l’arbitrage des contrats particuliers dans les sept usines en cause.Cette fois, les syndicats ne carièrent plus de classification des emplois.Ils en avait fait leur deuil pour le mo ment.Ils se contentèrent donc de demander une hausse généra le de 15 cents Theure sur tous les salaires.Mais voici qu’intervient une seconde décision majoritaire, formulée encore une fois par le président et l’arbitre patronal^ et qui oppose à cette demande d’augmentation une simple fin de non-recevoir.La décision ne prétend pas que l’augmentation est abusive ni qu’elle est impossible à satisfaire; elle refuse tout bonnement de la considérer.Pourquoi?Parce que messieurs les arbitres constatent que les emplois ne sont pas clas sifièsl Et d’insister sur la nécessité “de se mettre à l’oeuvre immédiajement de manière à être en mesure de discuter cette classification”.Et d’ajouter “que cette classification est absolument nécessaire.”! Vous ne comprenez pas?Les syndiqués non plus.En négociant le décret, on rejette la classification comme impraticable, trop compliquée, trop onéreuse, etc.Un mois plus tard, en négociant les contrats particuliers, on refuse toute augmentation, sous prétexte que les emplois ne sont pas classifiés.En d’autres mots, on ne recule pas devant la volte-face la plus étonnante quand il s’agit de bloquer une réclamation désagréable.Sans doute, les conflits industriels sont-ils toujours complexes.Mais quand, à Tissue des débats évoques, la fédération provinciale du meuble (Syndicats nationaux) crie à la mauvaise foi et déclare la grève, le public renseigné n’a aucune peine à expliquer cette réaction.Une semaine de vacances pour M.Duplessis Québec, 14 (D.N.C.) —: Le premier ministre de ja province de Québec, M.Maurice Duplessis, ne prendra qu’une semaine ¦de vacances, à commencer demain.M.Duplessis a déclaré, hier au cours d’une conférence de presse, qu’il n’avait pas le temps de se reposer plus longtemps et qu’il reviendra à son bureau dans sept jours pour se eonsacrer à l’administration de la province qu’il a dû forcément négliger durant la campagne électorale.COURROIES TEXROPE m V POULIES « V TEXLITE ET MAGIC GRIP.DOMINION BELTINO *P1 St-JacqiMi S.MeelrM \ tes MEDECINS RE> COMMANDENT NOS BAnDI* MIRniAIRM.PHARMACIE MONTREAL Charles Duquette, propriétaire Portai to bande qui convient à vote# to*!»1—• Nova aeons un sssortixnent complet de bandes bomUlrei.bandas médicales, bas élaallqu##.supports, vastes an chamois ou en flanell# rouge pour cens qui soutirent do bronchite.Esiayag* i dondcU* ou dans nos salons privés sans frets additionnels.Exports et expertes à votre service slue-tant selon l'ordonnance de votre médecin.lout et mur AV 7251 LE CONGRES DES INSTITUTEURS DE LANGUE FRANÇAISE La séance d’ouverture du premier congrès de l’Association canadienne des éducateurs de langue française se.fera, le vendredi, 27 août, à 10 heures du matin, au Château Laurier, en présence de Son Excellence Mgr Ildebrando Antoniutti, délégué apostolique, et de S.Exc.Mgr Alexandre Vachon, archevêque d’Ottawa.Après la bienvenue du président, M.Ernest-C.Desormeaux, le R.P.Georges Simard, O.M.L, membre de 1 aSociété Royale du Canada, prononcera le discours d’ouverture sur le thème du congrès, Téducateur catholique et français, son rôle, son influence.En vue de mieux faire connaître l’Association et de renseigner le public en général sur ce premier congrès, M.Louis Cnar-bonneau, directeur adjoint au service de la citoyenneté au secrétariat d’Etat du Canada et membre du comité exécutif provisoire de l’Association, prononcera une causerie, ce soir même, samedi, 14 août, au réseau français de Radio-Canada, à 6 heures.Il parlera de l’Association, de sa nature, de son but, de son travail et de son congrès.Les intéressés qui voudraient suivre le congrès à Ottawa, les 27, 28 et 29 août, doivent donner leur adhésion à l’Association, à titre individuel, s’ils le désirent et ensuite écrire au secrétariat afin de réserver les chambres et de prendre les dispositions re- 3uises pour participer au travail e l’Association.L’adresse du secrétariat est, pour le moment; case postale 211, Ottayva, Ont.APPRENEZ À CONDUIRE AUTO — DOUBLE CONTROLE DAMES ET MESSIEURS Cours pratique et théorique ECOLE FEDERALE Vingt-cinq ans d’expérience an service du public.1621.81-Denis, Montréal - HA.5518 de 8 a.m.à 9 p.ra.Hés.: CHerrier 9360 GARCIA POULIN, A.P.A.Auditeur PnbUc Accrédité do Qaébee Accredited PubUc Auditor ot Quebec impôt sur te rsve- SPEC1 ALITES : ““J* système comptabi-.U té.Suite 524 EDIFICE CANADA CEMENV (Carré PhlUlps) PL.5900 Tél.: AM.1865 ALFRED PAQUETTE ENTREPRENEUR-PEINTRK Attention spéciale aux communautés religieuses.4021 Papineau - Montréal HOPITAL MICHAUD DRUMMOND VQJJE BgîtH iT.vmnwBM.TMnf IS* SORTES NtTTO MR MS CANADIENS IXPEIIMENTÏS «T ASSURÉS ë&l 'Wto ,2.0-1 8.IAMOTHI, «20 ST.VINCINT • LaÇu DI LAVAGE oc VITRE! y WINDOW C LEAN ING Ang Huron 885 885 885 Harding Carpet .Ulk u >4 1U4 I Armistice 18 16 16 lmp OU Rts .140 135 135 Atlantic OU 46 46 46 Int.Coal .37 37 37 Aubelle 115» 115» 1144 Int.Pete .*.131k 13'i 13 V4 ! Beaulieu 9 9 9 Int.Uranium «.50 50 50 Bell Toi 1681k 1681, 168)4 Kenvllle .10 10 Bêren» River .32 30 30 Labrador .355 560 Brazilian 195» 19% 1914 Laura Secord .14\ 14', 141,4 I B A.OU .24 14Vi 24 14S McOoJl-Front 13 13 B C.Packers .14)k McXenri* 35 35 Brlt.Dom 21 21 21 New Calumet .148 147 147 Broulan 28 28 28 New Pacalta 10 10 10 Brffadlaon 17 17 17 North Inca .45 45 Cal and Edm.570 565 563 Pacific Pat» .132 132 132 Cal.llnan 11 Vi 11 \Wi Paymaster .33'4 34 Can.Cément .21 21 21 Porcupine .45 44 45 Cannera .20U 20>, 20*4 Preston .15 15 Ccin, Car A 18 1(1 16 Roxana .26 25 25 Cdn.Cel 82 v; 82 A2»4 Sheep Creek .».117 117 117 C P R 17»,k 17S 17*i Shierrm .231 230 331 Crnt.Patricia .1(8 118 118 Sllanco .52 4!) 51 ConUri’ra aa 8.4 ÎW Sliver Miller .39 37 37 Drtta RL .12S 12 mi Steep Rock .190 190 190 r.lrcovê-^y 32ï„ 32'i 32 M, Tcc.k-Huglv» 255 255 255 Dom« .Dulama 181k 19 HP j 19 itVj 19 Waite Amulet 880 Curb 815 865 Elder 31 30 30 Cdn.Marconi .‘Cons Paper .2(, - •¦ 19Ta 2‘« 195, 2»; , 19% Eld on a 123 122 122 Int.Paper .62 62 « Falcon bridge 400 400 400 Prod OreUle .395 395 395 i SOUMISSIONS four réparation k l'église de t-Norbert, comté de Berthier.Des soumissions, sous pli cacheté et accompagnées d’un chèque accepté couvrant 10% de la soumission, pour défaire en partie et refaire le mur de pierre du rond-point de l’église de St-Norbert.comté de Berthier, ainsi que pour réparer le clocher de ladite église, seront reçues jusqu'au premier septembre mil neuf cent quarante-huit par le Président des Syndics, Joseph Perland, ou par le secrétaire soussigné.Les soumissions peuvent être faites pour l’un ou l’autre de ces travaux séparément.Les Syndics ne s’engagent k accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.On 'peut avoir tous les renseignements en s'adressant au Président des Syndics ou au curé de la paroisse.ROGER BIBEAU, secrétaire des Syndics.le.B.CHARRON & co.Courtiers en valeurs ¦K Membres du Curb de Montréal |222 MMt.rua ST-JACQUES HA.0148 PRIERE EFFICACE A MARIE, REINE DES COEURS O Maris.Relna des Coaurt.avocats des causas dâsaspérâes.Mars si pure, si compatissante, Mèra du Divin Amout al plelna da lumière divins.Is met» entra vos mains si tendres, les laveur» que nous attendons de vous autour d'hui.Regardes nos misères, noi coeurs, nos larmes, nos peines Inté rleures, nos souffrances: vous pouvci nous exaucer par les mérites de votre divin Fils, lésus-Chrlst.Nous promet tons, si nous sommes exaucés, de répandre votre gloire et de Vous fair» connaître sous le litre de "MARIE.RE) NE DES COEURS" et Reine de l'unlven entier.Exaucex-nous près de votre au tel, où tous les lours véu* donnes tan’ de preuves de votre puissance et amsur pour la guérison de l'âme et du corp» Nous espérons contre toute etpéran ce : demandes à Jésus notre guérison, notre pa-don, et notre persévérance Haale.O Marie, Reine des Coeurs, guérisses, nous.Nous avons confiance en voua (3 lois).Réciter celte prière 9 tours consécu tifs, »e confesser al taira la sainte Communion.Imprimatur : J.-C.CHAUMONT, P.A., v.g.Montréal, 9 mal 1938.CARTES D’AFFAIRES DACTYLOGRAPHES Personne n’administrera une succession avec plus de sécurité que la Fiducie: l’institution est précisément née du besoin d’éliminer tous les risques que peut faire courir le fiduciaire individuel.Nommez-la votre administratrice dans votre testament.Les quelque $24,500,000.00 qu’elle sère présentement sont constitués de plus de petites fortunes que de grandes.Et c’est logique: qui a moins ne doit rien risquer.# société'# NATIONALE DE FIDUCIE i 41Montréal, H A.3291 Réparations, location, ventea de dactylographes.machines k chèque».etc.Assortiment complet de papier carbone et rubans.Accessoire» de bureau.Canada Dactylographe Enr.44 ouasL rue St Jacques, Montréal T»L HArbour 6963 R,T.Armand % IMPRIMEURS GRAVEURS ! 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Editions de Dom Bernard de Chabannes.G.-C.de B.LEPROHON — Importateur — Agen» Manufacturier.10179 laéeb.Montréal 12 DUpon» 5190 14 7585^875 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 14 AOUT 19W» PAGE 11 A mon avis.LE MONTREAL A GAGNE LES DEUX PARTIES Pendant que les fervents du base-bail s’inquiètent sur le résul.tat final dansja course au championnat des ligues majeures et particulièrement de la Ligue Internationale car celle-ci c’est la dernière qui crée le plus d’intérêt chez nos amateurs locaux, nombreux sont les sportifs qui songent déjà à la prochaine saison de hockey et se demandent quelle sera la composition de notre équipe, le Canadien.La direction du Bleu Blanc Rouge a déjà fait savoir que Elmer Lach, Maurice Richard et Billy Reay ont accepté les conditions offertes en vue de la prochaine saison et que bientôt, si la chose n’est pas déjà faite, ces porte-couleurs du tricolore apposeront leurs signatures aux contrats qui leur seront offerts mais les partisans du club montréalais aimeraient à être mieux renseignés et tous les jours nous recevons de nombreux appels téléphoniques pour savoir s’il y a du nouveau et l’on nous mentionne les noms de plusieurs favoris de notre public mais malheureusement il uous est impossible de renseigner ces fervents du sport national canadien.M.Frank Selke, gérant général du Canadien, a dû s’absenter pour assister à une assemblée de la Ligue Nationale à New-York, et à son retour il a pris un repos bien mérité mais il nous a déclaré que très bientôt il aura une entrevue avec les Directeurs et ensuite il pourra parler d’affaires avec les anciens comme les nouveaux joueurs qu’il a l’intention de mettre sous contrat.Les journaux de New-Y’ork et de Chicago ont publié toutes sortes de choses sur le compte de Bill Durnan et de Kenny Reardon, mais M.Selke affirme catégoriquement que ce ne sont que des rumeurs et que les amateurs ne doivent aucunement ajouter foi à ces prétendues primeurs car pas plus Dick Irvin que lui-même ne songent à se dispenser des services de leurs piliers et la seule chose qui pourrait intéresser la direction du club serait d’échanger Glen Harmon pour un bon^oueifr d’aile gauche.» Le Canadien n’p pas connu le succès l’an dernier mais il daut se rappeler que le Bleu Blanc Rouge eut constamment des joueurs sur la liste des blessés et des malades et avec un peu plus de veine la saison prochaine la même équipe pourra se classer beaucoup plus avantageusement et même s’assurer la première place dans le circuit de Clarence Campbell.Hector Toe Blake est le seul joueur du début de la saison dernière qui ne portera pas l’uniforme du Bleu Blanc Rouge lorsque s’ouvrira la prochaine série du circuit majeur car l’ancien capitaine de notre club a accepté l’offre des Bisons de Buffalo, de la Ligue Américaine, et au cours de l’hiver le plus populaire joueur du Tricolore aura la direction des Bisons et nous croyons que Blake a agi sagement en acceptant d’être pilote de ce club car il aura l’occasion de prouver qu’il est réellement qualifié pour diriger un club de fort calibre et si une vacance se produit chez le Canadien il aura la préférence sur tout autre aspirant pour succéder à Dick Irvin.L’an dernier Blake, après son accident qui a mis fin à sa carrière comme joueur actif, a consenti à se rendre à Houston pour piloter le club de l’endroit et il a fait ses preuves en condui sant cette équipe au championnat et, à Buffalo, Blake ne manquera pas de se rendre populaire et il rendra de précieux services au Canadien en développant de jeunes talents qui plus tard reviendront sous sa direction lorsqu’il prendra les rênes du Bleu Blanc Rouge.Le Canadien se mettra à l’entrainement dans un mois et nombreux seront les jeunes qui seront mis à l’essai ou qui pourront, du moins, prendre part aux pratiques de notre équipe et il n’est pas impossible que des découvertes soient faites car nos éclaireurs ont fait plusieurs recommandations sur la fin de la saison dernière et des invitations seront lancées à ceux qui ont brillé dans les circuits seniors et même intermédiaires et l’on pourra peut-être faire la découverte de nouveaux Richard, Bou chard.Léger et autres étoiles qui ont fait l’orgueil de* habitués du Forum.X.-E.NARBONNE DEUX JOUTES POUR LE CLUB DE ST-BRUNO LES JOUTES DES MAJEURES Les parties disputées hier dans les séries régulières des ligues de baseball Américaine et Nationale ont donné les résultats suivants : LIGUE AMERICAINE Détroit ___001 000 000—1 6 0 St-Louis .,00() 040 OOx—4 6 0 Newhouser, Houtteman (5), Overmir (7) et Wagner, Swift (7) ; Garver et Moss.Cleveland .Chicago .Paige et Moulder (9) 000 010 0 1 3—5 9 1 000 000 000—0 5 3 Hegan ; Gumpert, et A.Robinson.Boston .0012101,10—6 10 0 Washington 000 000 101—2 4 2 Parnell et Batts; Wynn et Evans.Philadelp’ie 000 010 130—5 10 1 New-York .000 000 08x—8 7 1 Brissie, Harris (8), Kelfner (8), Scheib (8) et Guerra; Por terfield, Hiller (8), Shea (9) ef Niarhos.LIGUE NATIONALE New-York .300004000— 7 10 Philadelphie 1000ûll0x-12 15 1 Batteries: Poat, Konikowski (1) , Hansen at Cooper, Westrum (2) ; Simmons, Dubiel (S') et Se minick.St-Louis .002010100—4 9 Pittsburgh.00001004x7—0 11 6 Batteries: Munger, Wilks (8) Braie (8) et Baker; Chesnes et Kluttz.Chicago .000105301—10 15 Cincinnati 001002010— 4 7 1 Batteries: Schmitz et Schcf.fing; Blackwell, Peterson (6) Burkhart (6), Blackburn (7) Cress (8) et Lamanno.Brooklyn .000303000—6 15 Boston .200000010—3 7 Batteries: Roe, Bchrman (8) el Edwards; Voiselle, Hogue (4), Bickford (6), Shoun (81 et Masi, v Le I )\ (W Un fumeur de Picobac vous dira que c'est là un des tabacs les plus frais: il est donc spécialement approprié à la pipe.Et, à cause de la texture de la feuille de Burley, il brûle lentement .il est frais à fumer .il reste allumé ! En somme, un tabac bienvenu chez les novices les vétérans ne jurent que par lui.Goûtez-y ! Vous verrez ! Essayez une pipe chargée de SHERBROOKE A TRIOMPHE DUST-JEAN IL FERA FACE AU LONGUEUIL SUR LE TERRAIN DE CE DERNIER DEMAIN PUIS RE-CEVRA LA VISITE DU GARAGE L’HEUREUX, A 4 HEURES 30 — ST-JEROME A LACHETE.La Ligue Laurentieifhe du président Paul Guilbeault présentera son avant dernier programme de baseball le dimanche.Le St-Jérôme de H.Campeau se rendra à Lachute pour renéon-trer le club du sportman Léon Gibeault, le Lachute.Ces deux équipes se disputeront les honneurs d’un programme double.Il existe une grande rivalité entre ces deux clubs et les parties devraient être fertiles en émotions.Les deux joutes auront lieu à 1 h.30 et 5 h.30.Dans la première Aubry lancera contre Nuc-ci tandis que dans la deuxième Bouffard sera opposé à Gervais.Le St-Bruno ira rencontrer le Longucuil.Gilbert fera face au monticule à Marcel Leduc du club local.Cette partie est cédu-lée pour 1 h.précise.Le garage L’Heureux rendra visite au St-Bruno à 4 h.30.Si le St-Bruno parvenait à battre le Longueuil et le L’Heureux, il serait sur un pied d’égalité avec ce dernier en deuxième place du classement.Pour la circonstance le St-Bruno enverrait au monticule le jeune lanceur Bill Doray pour faire face à Lefty Crookes.Il y aura une grande assent Idée importante pour la ligue Laurentienne à l’hôtel Pennsylvanie ce soir à 8 h.30 précises.Tous les directeurs et gérants de chaque club de la ligue Lauren-Genne sont cordialement invités à assister à cette assemblée car il y aura plusieurs points impor-tants à discuter.CLASSEMENT G.P.P.C.Drummondville .16 4 800 L’Heureux .10 8 555 St-Bruno .8 9 471 St-Jérôme .7 9 437 Lachute.6 12 333 Longueuil .5 12 292 LES MENEURS DE LA LIGUE PROVINCIALE ONT EU RAISON DE LEURS RIVAUX PAR LE COMPTE DE 10 A 4, HIER — LES PARTIES DE FIN DE SEMAINE DANS CE CIRCUIT.Le Sherbrooke a augmenté son avance en première place de la ligue Provinciale en disposant du Saint-Jean par 10 à 4, hier.Shapiro a reçu le crédit de la victoire et McDuffie fut responsable de la défaite.La joute St-Hyacinthe à Farnham a été remise à cet après-midi.Willie Pope lancera pour le Farnham.Ce soir, le Saint-Jean visite le Drummondville et le Sherbrooke se rend à Saint-Hyacinthe.Dimanche, Sherbrooke jouera à Drummondville à 2h., Saint-Jean à Farnham et Granby à S.-Hyacinthe.Dans la soirée, c’est le Drummondville qui jouera a Sherbrooke, Farnham à St-Jean et St-Hyacinthe à Granby.Louis Poliquin est supposé lancer pour Drummondville, Classement: DEUX VICTOIRES POUR LE NEWARK Les Ours de Newark, qui ba taillent courageusement dans l’espoir de rejoindre et même devancer le Montréal pour le championnat de la ligue Internationale, ont pu enregistrer deux victoires hier, aux dépens des Ailes rouges de Rochester lorsque les joueurs de Bill Skiff ont gagné la première partie par 8 à 4 pour ensuite l’emporter par 11 à 2.Au cours d’un autre program me double, les Petits Giants de Jersey City ont eu raison des Leafs de Toronto en gagnant la Ïiartie initiale par 12 à 3 et fina-ement gagner l’autre par 3 à 2.La partie entre les clubs Baltimore et Buffalo a dû être remise à cause de la pluie.1ère partie: Newark .0001304—8 10 0 Rochester .3010000—4 6 3 Mueller, Houtz et Heslet, Sil-vestri; Gardner, Gerkin et Bûcha.2ème partie: Newark .200220140—11 14 Rochester .000000110— 2 3 Hood et Silvestri; Blake.Gerkin et Marshall.1ère partie: Jersey City .2105400—12 15 Toronto .1000020— 3 8 Webb et Pramesa; Possehl Green et Plumbo.2ème partie: Jersey City .120000000—3 11 Toronto .000000011—2 6 2 Tomasic et Pramesa; Hamlin, Konstanty et Plumbo.DANS LA LIGUE INDEPENDANTE En triomphant deux fois hier du club Syracuse, les Royaux ont pu établir un nouveau record Les joueurs de Clay Hopper n'ont pas connu la défaite au cours des seize dernières parties jouées au stade de l'avenue Deiorimier — Quinze victoires et une partie nulle — Un autre triomphe pour Jack Banta Deux joutes contre les Leafs demain Saint-Jean .St-Hyacinthe Drummondville.Les lanceurs: Zabala, Sherbrooke G.P.P.C.47 26 .644 45 31 .592 43 34 .558 34 39 .466 29 43 .403 23 48 .324 G P.18 6 .16 5 tl .13 5 11 Herr, St-Hyacinthe .4 Martin, St-Hyacinthe.5 Shapiro, Sherbrooke .6 McCabe, Sherbrooke .& Massé, Farnham.6 Vaillancourt, Granby.5 LE ROSEMONT SERA OPPOSE AU VILLERAY CES DEUX EQUIPES EN VIENDRONT AUX PRISES DEMAIN AU PARC JARRY DANS LES SERIES DE LA LIGUE MONTREAL ROYALE JUNIOR — AUTRES JOUTES.La ligue Montréal Royale junior joursuivra ses activités avec 5 joutes régulières au programme demain.Jeudi dernier toutes les joutes au programme ont été remises à cause de la pluie.Une joute qui ne manquera pas d’être intéressante demain, sera celle mettant aux prises le Rosemont et le Villeray au parc Jar-ry.Ces deux équipes ont connu de beaux succès cette saison et possèdent des alignements à peu près d’égales forces.Le gérant Fred Spada est confiant de voir ses équipiers continuer leur sé.rie de victoires.Au pane LaFontaine le Plateau Mont-Royal recevra la "isi-te du Conseil Lafontaine.Une §rande rivalité existe entre ces eux clubs et les amateurs peuvent être assurés de ne pas s’ennuyer.Le Laval se rendra au parc Jeanne-Mance disputer la victoire au Y.M.H.A.Ce dernier club a remporté une brillante victoire contre le Laval récemment, et nul doute que l’équipe du nord de la ville fera l’impossible pour venger cet échec demain.Au parc Lafrance à Verdun le club de l’endroit recevra la visite du Saint-Henri.On connaît la rivalité qui existe entre ces deux clubs et cela devrait être suffisant pour assurer aux amateurs une joute Intéressante.Cette partie sera radiodiffusée sur les ondes d’un poste local.Dans la cinquième partie régulière le Maisonneuve rencontrera son plus grand rival, le Ville-Marie, sur le terrain situé à l’angle des rues Viau et Ontario.Les Royaux du gérant général Buzz Bavasi ont réussi à briser leur ancien record pour le nombre de victoires consécutives et il est possible que les joueurs dirigés par Clay Hopper parviennent à surpasser le record de la ligue Internationale.Hier soir, au stade de l’avenue Deiorimier, en présence de plus de huit mille personnes, les meneurs du circuit Shaughnessy ont remporté deux autres victoires ce qui porte à quinze le nombre de victoires consécutives.Les Royaux ont triomphé des Chefs de Syracuse par le compte de 6 à 4 dans la joute initiale puis ont déclassé leurs adversaires dans l’autre partie.Nos favoris l’emportèrent par 9 à 0 contre les équipiers de Jewel Ens.Comme les Ours de Newark ont également enregistré deux victoires hier, le Montréal a conservé son avance de 13 parties et demie dans la course au championnat de 1948.Tous les joueurs du club local ont bataillé avec énergie afin d’éviter l’échec au cours de ce programme-double et leurs efforts furent bien récompensés De nouveau ils s’affirmèrent bien supérieurs aux visiteurs et dès les premières manches nos porte-couleurs prirent une avance suffisante pour leur assurer le triontphe final dans les deux rencontres.Les Boyaux de Ed Holly avaient étqbli un record de 13 victoires consécutives en 1932, mais après 16 ans cet exploit vient d’être surpassé et ceci est tout à l’honneur de nos joueurs et de son habile pilote.Les Royaux ont été supérieurs aux Chefs dans tous les départements au cours des joutes d’hier soir.Au monticule, nos lanceurs se sont révélés et au champ comme au bâton nos favoris ont affi ché une excellente tenue.Frank Laga et Jack Banta ont été les deux lanceurs gagnants, mais c’est surtout l’artiste de la balle rapide qui s’est le plus distingué et au cours de la dernière joute Banta a retiré huit frappeurs au bâton et n’a alloué que six coups sûrs pendant que nos joueurs accumulaient seize coups sûrs, dont un coup de circuit de Johnny Simmons.Tous les joueurs du Montréal ont réussi à frapper au moins une fois en lieu sûr, mais Bloodworth fut celui qui cogna le plus souvent.Il mit quatre coups sûrs à son crédit sur autant d’apparitions au bâton.Les Royaux ont compté tous leurs points en deux manches, les première et huitième, tandis que les Chefs furent tenus en echec du commencement à la fin.Dans la première Joute, limitée à sept manches, les hommes de Clay Hopper ont fait un beau ralliement à la _2e manche pour compter cinq fois, et après avoir pris cette avance ils ne furent jamais menacés par leurs rivaux qui semblaient décontenancés.Frank Laga.le lanceur débutant, fut crédité de la victoire du club local même s’il dut avoir l’appui de Walter Nothe et de Al Zachary.Ce dernier officia dans la dernière manche et empêcha ses rivaux de frapper en lieu sûr après que Laga eut accordé quatre coups et No- the deux.Mustaikis était au monticule pour les Chefs et à l’exception de la 2e manche il se montra l’égal dp ses rivaux et limita les locaux à six coups pendant que ses compagnons en obtenaient autant.Les deux mêmes clubs en viendront de nouveau aux prises cet après-midi dans une joute simple et qui commencera à 2 h.précises et Clarence Podbielan sera probablement le choix de Et Les Facteurs d’Hubert Lavi-gueur recevront la visite du Louiseville au stade Notre-Dame dans une joute régulière da la li gue Indépendante senior du président Albert Molini demain, une heure et quinze.Les Facteurs tenteront de remporter la victoire pour faire oublier les deux échecs qu’ils ont subis à leur dernière visite au Louiseville.Ajrès cette joute, le Louiseville se rendra à Beauhar-nois pour rencoatrer T# dab local au crépuscule à 6 h.30.Le Ste-Thér.ee et LTBpiphande se rencontreront dans un programme double.La première partie se jouera à L’Epiphanie à 1 h.30.Fernand Thibeault ou Vern Richardson sera opposé à Yvon Marcil des locaux.La deuxième joute sera disputée à Ste-Thérèse au crépuscule, à 6 h.30.Le Ville-Emard et le Joliettc se disputeront également les honneurs d’un programme double à Joliette, sur le terrain de ce dernier.La première joute aura lieu à 2 h.Dans la soirée, à 6 h.30 le Ville-Emard et ïe Joliette se disputeront de nouveau la victoire au même endroit.Le vétéran lanceur Dollard Desrochers sera opposé à K.Lewis ou J.Harme-dy du Ville-Emard.Dans la septième joute an programme le Mayport visitera le Beauharnois.Tab je à Pipe Choisi entre Tous VOYEZ TOUJOURS Jules Brunet FAILLEUR POUR DAMES ET MESSIEURS OUVRAGE FA! T A LA MAIN 4452, rue Papineau, CH.2090 Hopper et sera opposé à Bebber.Demain, ce sera au tour des Leafs de Toronto à venir mesurer leur force contre le Montréal et un programme double sera à l’affiche.John Van Cuyk et Don Newcombe seront proba blement les lanceurs des Royaux.Ci.P.Mo.Montréal .75 39 .658 Newark .# a 62 53 .539 Rochester .a • 59 57 .609 Toronto .60 60 .500 Syrriuisc ., .# 55 60 .478 Buffalo .60 .483 Jersev-Gity .52 63 .4.',2 Baltimore .42 68 .382 LIGl’F.NATIONALE G.P.Mo.Boston .61 45 .575 Brookhn .56 46 .549 St-I^ouis .48 .538 Pittsburgh ., , 52 47 .525 New-York .f 53 50 .515 Philadeljirie 50 55 .476 Cincinnati 45 61 .425 Chicago .42 63 .400 LIG u*; AMERICAINE G.P.Mo.Cleveland 64 42 .601 Philadelphie 65 44 .596 Boston .63 44 .589 New-York .60 44 .577 Detroit .50 55 .496 St-Louis .4.3 62 .UO Washington é a 43 63 .400 SYRACUSE Shokes, 1b .Drews, 2b .Wahl, ac .Vollmer, cc ., Rubeling, 3b .Knicboker, cg Davis, cd .Bosiack, r .xWest, r .Mustaikis, 1 .xxHowell , .AB P CS R 2 0 0 0 1 1 0 n « o o 10 2 1 0 0 2 0 3 « 0 0 Total • • • • 25 4 6 18 6 xFrappa pour Bosiack à la 6e.xxFrappa pour Mustaikis à la 6e MONTREAL Jethroe, cc .Welaj, 3b .Whitman, cd .Gionfriddo, cg Bloodworth, 2b Connors, 1b .Morgan, ac .Sandlock, r .Laga, 1.2 Nothe, 1 .1 Zachary, 1 .0 AB P CS R A 3 3 3 3 0 3 3 2 1 0 0 1 0 2 1 0 1 0 0 Total .Syracuse Montréal 23 6 6 21 9 .1010020—4 .050001 x—6 Sommaire:— Erreur: Drews.Points pro' duits par Vollmer, Morgan, La-a, Jethroe 3, Rubeling, West 2 g LE CLASSEMENT DES EQUIPES LIGUE INTERNATIONALE LES JOUTES DE FIN DE SEMAINE AUJOURD’HUI LIGUE INTERNATIONALE Syracuse à Montréal.Jersey City à Toronto (2)> Baltimore à Buffalo.Newark à Rochester.LIGUE NATIONALE Y*' Brooklyn à Boston (soir).T New-York à Philadelphie.^ St-Louis à Pittsbugrh.(Seules joutes au calendrier) LIGUE AMERICAINE Clevelr.'H à Chicago.Détroit à St-Louis (soir).Boston à Washington.Philadelphie n New-York.DEMAIN LIGUE INTERNATIONAL!» Toronto à Montréal (2).Rochester à Buffalo (2).Baltimore à Syracuse (2).Jersey City à Newark.LIGUE NATIONALE Brooklyn à Boston.New-York à Philadelphie (2).St Louis à Pittsburgh (2).Chicago à Cincinnati (2).LIGUE AMER1CANE Cleveland à Chicago.Détroit à Sl-Lotiis.Boston à Washrington (2).Philadelphie à New-York.onnors.Deux-buts: Knicker bocker, Wahl, Connors.Trois buts; Jethroe.Sacrifice: Blood wrth.Double-jeux: Drews à Sho kes à Bosiack; Morgan à Blood worth à Connors; Welaj à Blood-morth à Connors.Laissés sur les buts: Syracuse 8; Montréal 3.Buts sur balles de Laga 6, Nothe 1, Mustaikis 3, Zachary 1.Retirés au bâton par Laga 5, Nothe 1, Mustaikis 1, Zachary 1.Lanceur gagnant: Laga.Arbitres: Felerski, Ryan et Donatelli.Temps: 1.45.DEUXIEME PARTIE SYRACUSE Shokes, 1b , Drems, 2b .Wahl, ac .Vollmer, cc .Rubeling, 3b Ab Pts Cs R.A.TOURNOI DE LA COUPE SEAGRAM Les nombreux golfeurs de renommée mondiale qui se réuniront au club Shaughnessy,' de Vancouver, en septembre pro dbain, participeront à l’un des plus anciens tournois omnium annuels de folg du monde entier.La coupe d’or Seagram, emblème d* championnat canadien, ne date que de 1936, mais l’omnmm canadien a été fondé en 1904, tandis que le fameux tournoi anglais remonte à 1860 et là princi-pale épreuve américaine à 1895.L’omnium canadien _ se classe donc troisième parmi ceux qui ont la plus longue histoire, et, avec sa bourse de $10,000, c’est un des trois oui confèrent à lenrs vainqueurs le plus de prestige, malgré la multiplication, aux Etats-Unis, des tournois richement dotés.Sans doute, il reste plus glorieux, pour un golfeur, de sortir victorieux de l’omnium anglais ou américain ces deux-là s’émn-valent), mais les prix attachés par ces donateurs à la coupe d’or Seagram sont plus considérables que ceux du tournoi anglais ($4,000 en tout) et de l’épreuve américaine ($9,000 en tout).Plusieurs des joueurs qui ont remporté la palme du championnat canadien ont acquis, par la suite, une renommée encore plus grande, et certains se sont révéles dans ce tournoi.Léo Die-gel, par exemple, en est sorti vainqueur quatre fois de 1924 à 1929.et il s’est alors imposé comme un des meilleurs golfeurs du continent américain.Tommy Armour, de même que Sammy Snead doit, en grande partie, sa haute réputation aux trois victoires qu’il a remportées aux championnats du Canada.Depuis que la coupe d’or Seagram est devenue le symbole de la victoire à l'omnium canadien, Snead a été le seul joueur à remporter le Championnat du Cana Coursa cycliste Québec-Montréal Dimanche matin à 6h.30, devant le Château Frontenac, aura lieu le départ de la course Québec-Montréal organisée par la Palestre Nationale.M.Jules Bernier, de la Canadian Wheelman Association, et ses officiels auront la direction de la course.Au cours du trajet il y aura un sprint aux Trois-Rivières vers 10b.a.m.et un second à Berthier vers l’heure du midi et enfin 1* peloton sera à Montréal ver* Ih.30 aux intersections du blvd Pit IX et de la nie Sherbrooke.da plus d’une fois: 11 a été couronné trois fois.Parmi les vainqueurs de ces récentes années, ron signale les fameux golfeurs Lawson Little, Harry Cooper, Jug McSpaden, Craig Wood, Byron Nelson et Bobby Locke.3 0 1 12 0 .4 0 1 1 1 .3 0 0 2 4 .4 0 0 0 0 .3 0 1 0 1 S 4 0 1 0 1 0 1 2 2 .4 0 0 6 2 .3 0 1 1 4 31 0 6 24 14 Ab Pts C* F.A.5 0 2 4 1 .3 2 2 1 0 .4 2 1 2 0 .4 2 2 1 0 .4 0 4 3 2 .4 0 1 2 2 .4 1 1 5 1 .3 1 2 9 2 .4 1 1 0 1 Fanovich, 1 ., Totaux .« • « .MONTREAL Jethroe, cc.Grimes, 3b .Whitman, cg ., Simmons, cd • Bloodworth, 2b Morgan, ac .Connors, lb .Dapper, r.Banta.Ian., Totaux .Syracuse .Montréal .Sommaire — par Simmons 4.Bloodworth 2, Banta 2.Deux-buts: Grimes, Jethroe, Bloodworth, Shokes, Simmons, Kpickerbocker.Circuit: Simmons.Double-jeux: West à Davis; Jethroe à Connors; Fanovich à Davis à Wahl à Shokes; Morgan à Bloodworth à Connors; Dapper à Bloodworth; Davis à Shokes.Laissés sur les buts: Syracuse 8, Montréal B.Buts sur balles de Fanovich 4, Banta 4.Retirés au bâton par Fanovich 4, Banta 8.Balle passée: West.Arbitres: Ryan (au marbre).Felerski et Donatelli (buts).Tempa: 2 h.Assistance: 8,364.35 9 16 27 9 .000 000 000—0 .300 000 06x—9 Points produits 4 Mar(lües le PIw ljne des ¦ sC vended qm au Cuna* l to * W VIC***5 » * * : \7S0 rSL \ Distrito' Glt* Limit'd VENTE SERVICE U\°UES GROS & DETAIL i ’V’j- '¦' OîlURS' 4350 ru« Papineau, Montréal CARTES PROFESSIONNELLES ASSURANCE Horace Labrecque et Fils Ltée COUHTIEFiS D'ASSURANCES Nous Invitons les communautés religieuses à se prévaloir de nos services particuliers.Ml, Bt-Frangols-Xavler, Montréal Tél.MArquelte Z38S-Z3M COMPTABLE AVOCATS Trudeau, Beauregard, Beaulieu & Ethier AVOCATS ET PROCUREURS Maurice Trudeau.C.R., Philippe Beauregard.C.R.Roger Beaulieu, J.-Altred Ethler.Z04 ouest, Notre-Dame - LA.1126-7-1 LUCIEN VIAU R ASSOCIES Comptablss agréés LUCIEN VIAU, C.A.CHAS DESROCHES, C.A.FERNAND RHEAULT, C.A.159 O., rue Craig, MA.1339 (BDIF1CB DES TRAMWAY •) Anatole Vanter, c.r., Guy Vanter, c.r.VANfER & VANIER AVOCATS ST ouest, rue Saint-Jacquet Tel HArbour 2M1 BREVETS D'INVENTION i Manuel de l’Inventeur *¦ .et formule de preuve sf a invention _ écrirez «sT* 1LBEKT FOURNIER smnwKuiifuPdeBunimj-immuii ^934 SIS CATHERINE !E MONTREAL Brevets d'invention MARQUE» DE COMMERCE DESSINS de FABRIQUE en tous pays MARION & MARION Rsymond-A.Roo'.o.J.-Alfred BasUen 761 ouest, rue Ste-Cithertne MONTREAL COMPTABLES P:-A.GAGNON & CIE Comptables agréés Chattered Accountants R.GAGNON, C.A.IMMEUBLE DES TRAMWAYS 1S» OUEST, RUE CRAIG Tél.HArbour 6690 COMPTABLES Hurtubüse & Richard Comptables agréas Léon-A.HURTUBISE.OA.Gérard HURTUBISE.C.A Maurice RICHARD, C.A Oeorgee-R MARTIN, CA.Marcel BISSON, CA.6.8l-Jacques Montréal I Téléphones : RA.9562 - HA.*73* COMPTABLES Chartré, Samson, Beauvais, Gauthier & Cie Comptables agréés Chartered Accountants Maur.Chartré, CA.Maur.Samson, CA.A.-E.Beauvais, C.A.J.-R.Gauthier.CA.Léon C6té, C.A.Gér.Marceau, CA.Lue.-P.Bélalr.CA.Lionel Rousaln.CA Jacq.Angers, CA.Dollard Huot, CA.Alb.Cismeau, CA.Raym.Fortier.CA.Jean Lacroix, C.A Guy Bernard, CA.Percy Auger, C.A H.Bourgolng, CA Roger Roy, OA Montréal Québec Rony* VIAU & ROBIN < Comptables Agréés LUCIEN-D.VIAU, CA.H-LIONEL ROBIN, CA.JACQUES-R.CHADILLON, CA.4457, ru* Wtninfton,> VERDUN YO.0642 MEDECIN Tél.CR.3958 Tous les Jours : 2 A 4 p.m Excepté ssmpdl et dimanche Soir : 7 à 6 p.m.‘ Lundi - Mercredi - Vendredi Dr Alfred 6780 ST-OENIS Spécialité* RHUMATISME DESINTOXICATION Montréal Electricité médical# Rayons X Dr Maxime Brisebois L.G.M.C, P.R.C.I.O.De 1a Faculté de Médecins de Farts Maladies génitales, endocriniennes, urinaires, digestives, circulatoires.FRontensc 5212 $1* Sherbiooke est NOTAIRE ROLAND A.DIAMOND L.IX„ LAC., CA Notaire et Comptable Agréé 597, Place d’Armes (Edifice Aldred) MArquette 9351 Rés.AT.139* OPTOMETRISTES-OPTICIENS BA 1144 J.-A.MESSIER, of OPTOMKRISTE Spécialité : Examen de la ms — Ajustement de verres de contact PHANEUF k MESSIER 1 7 6 7, Saint-Denis — Montréal Examen des yenx Réparation de lunettes Servies postal Léo-Paul Trottier, o.d.OPTOMETRISTE et OPTICIEN 1(5* est, av.Mont-Royal - FR.1498 ASSURANCES 4 Assurance Mr kïtt » ék.Sankgarbe « j MON TRI NARCISSE RUCHARME, PriaUsat 9 PAGE 12 « Montréal, samedi LH DEVOIR *oût LES CERCLES DES JEUNES NATURALISTES Affiliés à la Société canadienne d’Histoire naturelle et reconnus d'utilité publique par le gouvernement de la province de Québec Adresse : 4101 est, rue Sherbrooke, Montréal Chronique No 893 Samedi, 14 août 1948 LE NOISETIER par Jacques ROUSSEAU A.— Pour beaucoup d’écoliers, le noisetier, c esl une évocation de cueillettes le Ions de* naics de pierre des champs et sur la berge des cours d’eau.Jui ne pense avec plaisir à ces venements périodiques de l’cn-ance: le temps des traises, des framboises, des bleuets, des ce-t ¦ ises.des noisettes, des senelles, des noix longues, et j’en passe, lies coutumes, sans doute, existent chez nous depuis qu’il y a des écoliers?B.— Et bien avant cela mê- me! La cueillette des noisettes ou coudres, ear c’est la même chose, joue un rôle important dés les premières pages de l’histoire du Canada.C’était le G septembre 1535.Jacques Cartier, qui avait dépassé l’ile d’Anticos-ti, puis les Sept-Iles, depuis une quinzaine de jours, poursuivait toujours sa découverte du Saint-Laurent lorsqu’il s’arrêta pour la nuit i une île située vers le ooint du fleuve où cesse l’eau salée.Je laisse parler Cartier: ¦‘Icelle ysle contient envyron troys lieues de long et deulx de laiie, et est une fort bonne terre et grasse, plaine de bcaulx et •zranz arbres de plusieurs sor-les.Et entre aulfres, y a plusieurs couldres franches, que nous trouvasmes fort chargez de "ozilles, aussi grosses et de meilleur saveur que les nostres, mais un peu plus dures; et pour ce la nommasmes l’Isle es Couldres.” A.— Le frère Marie-Viclorin raconte quelque part que l’ile n cessé d’être fidèle à son nom et qu’il a vainement cherché des formations de coudriers.B.— Cette île longue de six milles, densément oeuplée.n’a nlus que des pareelles de végétation naturelle.Tout le territoire favorable est en culture.Les formations de noisetiers, nour une bonne nart, ont dû faire olace aux champs de patates.Beaucour» d’habitants de l’ile, il V a quelques années, doutaient même ou’il en restât ; mais on sait maintenant que la berge escarpée au nord de Tile en hé-herac des colonies.Les habitants en trouvent encore assez pour faire la cueillette et les consommer après légère torréfaction dans le fourneau.A.—Jacques Cartier compare nos coudriers à ceux de France.S’agil-il de la même plante poussant des deux côtés de l’Atlantique, ou bien c’est un nom transposé, comme vous l’avez mentionné pour la pruche et le merisier, — comme c’esl le cas aussi pour le cèdre, le buis et d’autres plantes.B—Les noisetiers de France et du Canada ne sont pas de la même espece, mais il n’y a pas ici de transposition de nom.Le genre Corylus, un vieux nom latin qui a donné naissance, après bien des avatars, au nom français coudrier, comprend sept espèces qui ont toutes droit aux noms français coudrier et noisetier.L’espèce poussant dans le Québec, le Corylus cor-nula.n’a pas d’autres noms populaires que les noms génériques noisetier et coudrier, pour les arbustes, et noisettes pour les fruits.I* coudrier européen, le Corylus Ave.liann, porte en plus des vocables généraux, comme notre espèce, celui A'avelinier.A.—C’est l’espèce qui donne les avelines du Commerce ! Mais contrairement k ce qu’affirme Cartier, il me semble que les avelines du eommerre sont fréquemment plus grosses que les.noisettes poussant chez nous à l'état sauvage.B—Cela est dû k la sélection déjà ancienne, pratiquée par les horticulteurs européens.Ils ont ainsi isolé des types bien distincts, avelines longues, avelines rondes, et le eommerre reçoit les plus intéressantes.Notre espèce n’a jamais été l’objet d’aucune sélection; d’autant plus que cette cueillette n’a pas chez nous d’importance économique.Cétte lacune n’est pas le propre des noisetiers.Dans presque tout le champ de l’horticulture nous sommes restés à la remorque de l’étranger, ne nous préoccupant pas de produire des formes avantageuses pour les différents secteurs de la province.Bien plus, quand nos espèces, comme le thuya, ou cidre, ont été l’objet de sélections, ce travail s’est Linoléums incrustés, grand choix de couleurs, vendus et posés Çeotffeâ-Cmile ( ^ • * oeau 1629 SAINT-PENIS (M tocs du thiâtra St-Denis) PI.2463 Ma.AM.6416 CENTRE D ARTISANAT ¦1 ¦ ^ ¦ ' AUBERGE DU SAINT-IEAN-PORT-JOU Un mille à l'ouest du village 40 CHAMBRES 15 CHALETS avec baignai ras eu douchai avec douchai Les fameuses sculptures sur bols des "ÔOURGAULT”, las bataaux miniatures de la famille "LECLERC”, les nombreux ateliers de tissage, jfC-î f0„nt STj|EAN PORT-)OLI le plus grand centre d'artisanat de la Province de Québec.— Spécimens de toutes ces oeuvres i I AUBERGE du FAUBOURG, hôtel des plus modernes, situé sur les bords du majestueux fleuve St-Laurent.Endroit Idéal pour fin de semaine, séjour prolongé et repos.CANOTAGE — TENNIS — NATATION — EQUITATION BICYCLETTES, ETC.CHAUFFAGE CENTRAL AUTOMATIQUE OUVERT L'ANNEE « DISTANCE EN MILLES DE : QUEBEC 58 MONTREAL 220 SHERBROOKE 200 OTTAWA 360 EDMUNDSTON, N.-B.142 CAMPBELLTON.N.-B.255 LEONARD BOURGAULT fait en Europe, en Angleterre et en France notamment.A.— Là aussi, il nous a manqué de iechniciens.Notre activité intellectuelle n été trop longtemps unilatérale, mais les temps changent, heureusement.Je serais bien tenté maintenant de vous demander en quoi diffèrent les deux espèces euro|>é-cmic et canadienne; mais, néns n’avons pas abordé encorcî la description môme de la plante.Nous ne l’avons nas située non plus dans le monde végétal.B.— Cet arbuste, qui atteint une dizaine de pieds de bailleur.fait partie de la famille des hétulacées.—A.—- .comme le bouleau et le merisier, dont vous nous avez parlé dans des causeries antériéures, comme les deux bois de fer, le charme et l’os-tryer, qui ont fait l’objet d’une causerie de M.Vincent à ce programme, il n’y a pas un mois.—B.¦— .et comme les aulnes aussi.Toutes ces plantes possèdent donc en commun un certain nombre de caractéristiques: ce sont des arbres ou arbustes monoïques, c’est-à-dire des plantes portant les deux sexes sur le même individu, mais dans des fleurs différentes; les fleurs mâles sont en chatons; quant aux fleurs femelles, elles sont beaucoup plus variables, depuis les chatons du bouleau jusqu’aux noisettes souvent simplement géminées des coudriers.Et je lafase de côté les caractères techniques pourtant fondamentaux lorsqu’un botaniste veut décrire les feuilles végétales.A.— Pour distinguer les différents genres de hétulacées.les fruits/'e posent aucun problème; l’éeorc e des bouleaux permet de econnaitre ces arbres à distance, mais les feuilles, elles, sauf de rares exceptions, ne sont guère utilisables nour l’amateur peu initié.Plusieurs éprouveront sûrement de la difficulté à distinguer les feuilles d’aulne et de noisetier, d’autant plus que les deux sont des arbustes.B.— Béellement, les deux se ressemblent assez pour tromper ceux qui n’ont pas l’habitude de les fréquenter.Mieux vaut s’en remettre à l’inflorescence.Les chatons lignifiés de l’aulne persistent d’une année à l’autre et nermettront ainsi de l’éliminer immédiatement; La fenlille ’du noisetier a néanmoins une particularité intéressante qu’il Importe de souligner.Contrairement à a plupart de nos arbres, les feuilles de coudrier sont dépourvues supérieurement de cuti ne, une couche cornée qui empêche la dessiccation.Aussi dès que la sécheresse se prolonge ou à l’automne quand les feuilles se dessèchent, elles s’enroulent rapidement sur elles-mêmes.A.— C’est probablement le Puiit aussi qui permettra le mieux de distinguer le coudrier canadien de l’avelinier d’Europe.B.— Vous vous rappelez que le fruit de notre noisetier est enveloppé dans un involucre, une espèce de tissu charnu et vert qui le recouvre entièrement et se prolonge en un bec deux fois plus long que la noix.Le fruit épouse ainsi la forme d’une bouteille à long col, mieux, d’une carafe.Dans l’espèce européenne, au contraire, l’involucre est simplement une coupe< frangée laissant dépasser l’extrémité du fruit.A.En repassant la parenté du noisetier, nous n’avons pas rencontré le noyer.Je sais bien que cct arbre appartient à une autre famille, celle des juglandacées.Il y a entre eux toutefois une certaine communauté, si l’on envisage l’aspect utilitaire, l’aspect linguistique aussi, .puisque noisette dérive de nôijc.La noix piquée ou amandier, d’autre part, est d’une famille beaucoup filus éloignée.Il faudrait pour-ant démêler tout ces mots, noisette, noix, amande, qui parais sent aussi ambigus que légume L'attitude du congrès libéral en matière de logement _____ - .• M.J.-O.Asselin se dit très satisfait de la proposition de subventions fédérales destinées à promouvoir la construction domiciliaire à loyer modique — Le gouvernement King avait rejeté la demande formulée par la Fédération canadienne des maires et des municipalités à ce sujet — Concours nécessaire d'Ottawa L'aumônier de la police Il y a quelque temps, la Fraternité canadienne des policiers sollicitait de S.Exc.Mgr Joseph Charbonneau, archevêque de Montréal, les services d’un aumônier.M.Emil Joyal, président de la fraternité, est heureux d’annoncer que le R.P.Pierre Trudel, O.P., a accepté, à la demande de Mgr l’Archevêque, la direction spirituelle de la Fraternité qui représente les policiers de vingt-cinq villes de la province de Québec.Le deuxième centenaire de St-Hyacinthe Nombreuses personnalités à l’ouverture des fêtes Le maire E.-O.Picard lit une proclamation officielle — Fête civique aujourd'hui à St-Hyacinthe M.J.-O.Asselin se dit très satisfait de l’attitude prise sur la question du logement par le récent congrès libéral d’Ottawa qui a préconisé comme article du programme du parti une politique de subvention fédérale de la construction domiciliaire à loyer modique, si nécessaire.“Toute tentative locale et isolée en vue de construire des logements à loyer modiques est vouée à l’échec, sans la coopération du gouvernement fédéral, seul en possession des deniers et des autres facilités nécessaires à la réalisation d’un programme national de construction domiciliaire à loyer modique”, ajoute le président du comité executif.M.Asselin parlait en qualité de président du comité de l’habitation de la Fédération canadienne des maires et des nuinjeipa-lités.Voici le texte de sa déclaration: Depuis trois ans “La Fédération canadienne des maires et des municipalités peut, à bon droit, considérer la dérision du congrès libéral de préconiser une politique de subvention fédérale de la construction domiciliaire 6 loyer modique, comme le résultat des efforts que la Fédération tente depuis trois ans pour persuader le gouvernement d’adopter justement une telle politique.En 194
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