Le devoir, 28 novembre 1947, vendredi 28 novembre 1947
“Lt Canada ait un» nation touvttain» et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne ou det Etats-Unit ou de qut que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.” Lord TWEEDSMUIR Directem i Gérard FILION FAIS CE QUE DOIS Rédacteur «s cb«i > Hntoa* -A B.JacquM d« la Mardi*, cast Nuageux, neige et plus froid.Maximum aujourd'hui .32 Même date l'an dernier .fi Minimum aujourd'hui .36 Mime date l'an dernier .18 Baromètre: 29.50, 19.55, 29.60 VOLUME XXXVII No 274 MONTREAL, VENDREDI, 28 NOVEMBRE 1947 Trois cents le numéro Aurons-nous bientôt une ambassade canadienne au Vatican ?Les nouvelles relations diplomatiques entre le Saint-Siège et l'Egypte Le rôle actuel de la Papauté et l'oeuvre de l'Eglise dans la civilisation occidentale La France mobilise ses troupes Le Canada joue un rôle de plus en plus important dans#le domaine international; les déclarations de nos représentants sont écoutées avec attention aux Nations Unies,, nous participerons de façon appréciable au programme Marshall, nous exerçons une influence notable dans plusieurs organismes mondiaux.Pourtant, par une étrange anomalie, le Canada reste l’un des seuls pays de quelque importance qui n’ait pas de relations diplomatiques avec le Saint-Siège.Comme notre parlement se réunira la semaine prochaine pour étudier des mesures économiques de caractère international, notamment les accords commerciaux de Genève; et comme il y a eu un an cette semaine que la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal demandait à Ottawa d’établir une ambassade au Vatican, le moment est propice pour revenir sur ce sujet.D’autant plus que les événements ne cessent d’accentuer le rôle mondial de la Papauté.Malgré les tentatives effectuées lors de la première Grande Guerre, par les gran# des puissances du temps, pour exclure le Saint-Siège de la vie internationale, le près- ; tige du Pape n’a pas cessé de grandir, et de ; plus en plus devant l’ampleur des problèmes à résoudre les esprits non prévenus et qui j sont sincèrement dévoués à la paix se tournent vers le Vatican.* Ÿ Ÿ L’.O.N.Ur s’abstient systématiquement de tout hommage au Créateur et au Roi des nations ; mate n’échappe pas toutefois à ce j mouvement général vers le Vatican comme vers un bastion de la paix.L’Organisation Internationale des Réfu- ! giés, une création de l’O.N.U.qui a assumé en partie la tâche confiée auparavant à l’U.N.R.R.A., prépare l’établissement d’un Bureau international pour retracer les personnes disparues, dispersées, ou décédées j sans laisser de trace par suite de la confusion qui a accompagné la guerre.Une commission préparatoire s’est réunie à Genève à ce sujet.Pendant le débat, M.George Warren, chef de la délégation de Washington, a exprimé la gratitude de son pays pour la belle oeuvre de charité accomplie par Radio-Vatican dans la recherche des disparus, et il a proposé que l’O.I.R.demande au Vatican le concours de son poste de radio pour la campagne projetée.La demande a été inscrite dans le pro-?te, de résolution en vue de la formation du nouveau Bureau.C’est la preuve que les techniciens et experts qui s’occupent des oeuvres de miséricorde dont l’humanité blessée sent le besoin, jugent que le concours du Vatican est un élément indispensable au succès, dans ces mtreprises où la restauration économique et sociale se rapproche le plus de la charité.Ÿ Ÿ Ÿ Voici un autre événement qui en dit long.Le Vatican et l’Egypte viennent d'établir des relations diplomatiques.Le ministre1 égyptien auprès du Saint-Siège, S.E.M.I Taher-bel el Emery, est arrivé à Rome le 28 septembre dernier, et S.E.Mgr Arthur Hughes, premier internonce apostolique en Egypte, a présenté ses lettres de créance au roi Farouk le 17 novembre.C’est la première fois depuis plus de quatre siècles et demi qu’un diplomate musulman est accrédité auprès du Saint-Siège.Le : précédent fut le prince Djem.qui représen-1 ta l’Empire ottoman de 1484 à 1489 pen- L'A LL E M A G NE1 ^iversité de Montréo1 dant le pontificat d’innocent VIII.A cette occasion la presse du Caire a rappelé les bonnes relations qui existaient entre Mohamed Ali, fondateur de la présente dynastie égyptienne, et le Pape Grégoire XVI.Là aussi ce sont les oeuvres charitables de l’Eglise qui ont abaissé les barrières.Le feu roi Fouad a souvent signalé les bien-1 faits apportés à son pays dans le domaine social par les religieux catholiques, et en 1927 il avait rendu visite à Pic XL Le roi Farouk a hérité de la bienveillance de son prédécesseur envers le catholicisme, et les) relations qui viennent de s’établir ont d’autant plus d’importance que ce souverain est considéré comme l’un des chefs les plus influents dans tout le monde musulman.* * * Ce prestige grandissant du Saint-Siège n’est pas de nature à étonner les catholiques qui savent que l’Eglise est la dépositaire par excellence des principes de droit, de justice et de charité qui seuls peuvent apporter la paix entre les peuples comme à l’intérieur de chaque pays.Mais les gens d’autres croyances ne peuvent s’empêcher d’admirer les oeuvres et les attitudes du Saint-Siège.Pour traverser une période de dures épreuves et tenir tête aux assauts dont elle a été l’objet, l’Eglise a eu depuis un siècle l’avantage providentiel de posséder à sa tête des Papes qui tous étaient des hommes de première valeur, même du simple point de vue humain; et les circonstances actuelles permettent à Sa Sainteté Pie XII de tirer pleinement parti de sa longue carrière diplomatique.Le Vatican reste encore aujourd’hui l’un des centres d’information et de négociation les plus influents et les plus actifs de la terre.C’est surtout parce que les principes qui ont formé notre civilisation et qui sont le patrimoine commun de l’Occident ont eu leur source dans la doctrine catholique.Les objectifs de paix que l’on retrouve dans les pactes internationaux, et parfois les textes juridiques eux-mêmes ont eu leur première expression dans les documents pontificaux du passé.Pendant la guerre et depuis, le Saint-Siège n’a pas cessé de multiplier les directives,, de prodiguer des conseils sur des sujets parfois éminemment litigieux.Pourtant son orientation n’a pas varié ; le Pape n’a pas eu à se dédire parce qu’il n’a jamais fait de compromis sur les principes intangibles.AÎalgré les persécutions et les calomnies, sous les assauts du communisme comme sous ceux du nazisme l’Eglise reste inébranlable et inattaquable.C’est cette stabilité dont le monde a tant besoin qui fait aujourd’hui le prestige du Vatican.De ce mouvement presque universel, qui atteint non seulement des pays protestants mais auquel le monde musulman ne reste plus étranger, le Canada demeure à l’écart.Pourtant notre population compte 43% de catholiques; notre constitution fédérale reconnaît des droits particuliers à cette forte minorité catholique.A part l’U.R.S.S.il n’y a probablement pas un seul autre pays jouant un rôle égal ou supérieur au nôtre qui n’est pas représenté au Vatican.C’est une obstination qui finira par nuire à notre réputation.Le plus grave c’est que notre absence d’un centre diplomatique aussi important est de nature à diminuer notre rayonnement, à réduire l’efficacité de notre contribution à l’établissement de la paix.28-xi-47 Paul SAURIOL Blocs-notes Le salaire des instituteurs La moyenne canadienne des salaires payés aux professeurs, qui était de $854.en 1939, attei-nait $1,308 en 1946; et elle a certainement augmenté au cours e l’année courante.Le gain moyen se chiffre donc par 53%.>la paraît merveilleux.Quand on examine les faits de plus près, l’enthousiasme diminue.Cette augmentation en effet, qui est extraordinaire en chiffres absolus, s’est principalement trouvée à suivre l'accroissement du coût de la vie.Et pour demeurer conservateur, disons (lue celui-ci n’était pas loin de 45 % en 1946 — je parle de la réalité, et non des statistiques fédérales.Une bonne part du surplus actuel correspond donc au rythme de l’inflation.Ht comme nous l'avons souvent montré, il n'y a aucune comparaison entre les salaires payés dans l’Ontario et ceux que verse le Québec.A l’inverse, notons que les religieux sont moins rétribués, et que par conséquent les chiffres de notre province restent en deçà de la véritable moyenne pour l’instituteur laïc.Il faut donc se réjouir de l’augmentation réelle des mon-tants versés aux instituteurs, même s’il reste des progrès à accomplir — surtout dans les milieux ruraux, où trop de .salaires se sont figés au minimum déterminé par la loi.Je crois en outre que les campagnes menées depuis des années ont modifié l'atmosphère; on reconnaît davantage la dignité et la valeur sociale de l’instituteur- Un danger grave reste à évi-iter: que cette question de salaire n'hyprotise pas les intéressés.Il leur a fallu se battre longtemps, souvent dans le désert^et la partie n’est pas entièrement gagnée.Mais précisément à cause de leur rôle, ils doivent mettre autant de force à exiger dans leurs rangs une compétence professionnelle croissante, qu’ils en ont consacré à obtenir justice de la société.Résurrection • M.Jean-Charles Harvey a si copieusement, s» généreusement, avec tant de système et de persévérance, insulté ses compatriotes, que ses calomnies d’hier soir, à l’Institut démocratique, apparaissent comme des redites sans conséquence.Pour M- Harvey, il est réglé une fois pour toutes que parmi les disgrâces de ce monde, rien n'égale en laideur et en malfaisance le “troupeau" canadien-français dont il est sorti — sorti, dans les deux sens du mot.C’est un thème d’ailleurs assez vieux, emprunté aux chouayeurs et orchestré, mais qu'il n’a pas renouvelé.C'est monotone comme tous les conformismes.M.Harvey n’avait pas encore | dit cependant, en faisant litière j du ridicule à ce degré héroïque, de qui nous devons attendre la ; rédemption.De qui ?mais on pouvait s'en douter: de ceux i qu'il appelle “les élus", c’est-à-! dire de lui-même et de quelques | autres.De U “soumission" Il s’intitule “un insoumis”.Vraiment ?M.Harvey oublie qu’il y a toutes sortes de soumissions.Celles qu’il a choisies ne sont pas les plus nobles.Il étale son contentement de lui-même et se drape dans son “insoumission”.Encore un peu.et il ne serait pas l’élu mais le martyr d'une cause sainte- Cela sonne mal dans la bouche d'un homme qui se mettait, durant 1a guerre, aux trousses des nationalistes, agissait intellectuellement comme un indicateur de police, et invitait la “geslapo" fédérale à bouffer chaque semaine quelques réfractaires à la propagande.Les plaintes d’une certaine école bourgeoise-anticléricale m’ont toujours paru le comble de la bouffonnerie.Avez-vous remarqué comme “l’insoumission” susdite vous place bien son homme?Nous avons eu une longue tradition de bourgeois yoltai riens, puis “libéraux”, qui.ma foi, réussissaient bien dans la vie.Bafoués, traqués, tyrannisés par une affreuse inquisition, qu’ils disaient, ces messieurs ne s’en portaient pas plus mal, ils se taillaient un joli quadrilatère au soleil du bon Dieu ! Pour réussir en politique il leur fallait cacher leur jeu: mais c'esl le cas de toutes les minorités sans scrupules qui veulent surprendre la bonne foi d’une majorité.Démasqués, ils étaient vaincus, comme l’impliquait le jeu même de la démocratie.Et je n’ai pas lo goût de m'attendrir.Us me font penser à une nouvelle race qui s’installe parmi nous; à ces intellectuels dont le socialisme virulent et Théorique s’accommode en pratique de toute te “pourriture capitaliste”.On les voit même garnir les rangs de certaines rédactions et surgir comme experts dans les causes les moins marxistes et les mieux rétribuées.Grugeons le fromage tant qu’il en reste, disent ces épiièbes en toge pourpre, et quand il n’y en aura plus, alors il sera temps d’orjjaniser un réveil général et indigné de toutes nos convictions.Mais fermons cette parenthèse et revenons à l’Institut.Des idées mourantes Le» idées centrales de M.Jean-Charles Harvey achevaient d’être vivantes il y a quarante ans.Ça s'appelait du radical-socialisme, mais avec le temps et Les Alliés s’efforcent de trouver une solution au problème allemand, parce qu’ils comprennent que le retour de l’Allemagne à la vie normale constitue une condition nécessaire de la restauration de la paix, de la tranquillité et de l’équilibre économique en Europe.La nation allemande, la plus nombreuse sur le continent européen, (les Russes appartenant à une entité géographique différente, celle de l’Euro-Asie) y occupe une position centrale qui domine stratégiquement ce con-tinent.L’économie allemande, la plus développée en Europe, — abstraction faite des quelques petits pays, — exerçait depuis plus d’un siècle une influence prépondérante sur la vie économique des autres pays et servait, comme arme puissante, à l’expansion politique germani-que, aussi bien en Europe que dans les autres parties du monde.N’oublions pas que cette expansion commerciale, maritime et coloniale allemande, compta parmi les causes lointaines de la première guerre mondiale.La science, les arts, la civilisation allemande influençaient les relations culturelles et le développement de la pensée humaine de par le monde, jusqu’au moment où l’avènement du totalitarisme païen d’Hitler avilit la vie du peuple allemand.Ce pays, que la géographie même et les qualités de ses habitants prédestinaient, pour ainsi dire, à compter parmi les peuples qui guident l’humanité vers j les sommets de la civilisation, était devenu pourtant une cause continuelle des troubles, non seulement pour l’Europe, mais pour le monde entier; car il cédait aux tentations d’orgueil et de domination.C’est pourquoi notre langue a forgé l’expres.sion: une querelle d’Allemands! Les voisins immédiats étaient, évidemment, de tous temps, les premières victimes de l’esprit agressif tudesque.Voilà donc le dilemme, qui se pose devant les grands de ce mondeI Incorporer l’Allemagne de nouveau dans l’économie euro- j ;iéenne et mondiale, s’assurer de ! a collaboration allemande dans j les cadres de la communauté des nations libres, et — en même temps — se garantir contre le retour de la politique militariste et impérialiste des Hohenzol-lerns et des énergumènes nazis.Les expériences du passé nous apprennent que le peuple allemand se montrait extrêmement docile à suivre les chefs qui lui promettaient les conquêtes et les agrandissements au détriment des autres.Ÿ Ÿ Ÿ Les auteurs du traité de Versailles affrontaient le même problème que les dirigeants alliés rassemblés aujourd’hui à Londres; mais les circonstances étaient alors infiniment moins compliquées.Les ruines de guerre ne se comparaient même pas avec la dévastation actuelle.Les ravages que l’hitlérisme avait opéré dans les âmes de notre génération dépassent mille fois dans leurs effets les erreurs chauvinistes de l’ère wilhelmine.Les alliés de 1918 eurent assez de sens commun et de domination d'eux-mêmes pour ne pas supprimer tout gouvernement en Allemagne, tandis qu’en 1945 ils ont créé le vide; et ils ont maintenant toutes les peines du monde à faire surgir du néant une représentation politique capable de prendre en main les responsabilités du pays.N’cst-ce pas Bismark qui avait reculé en 1871 devant la menace de Thiers de se retirer et de laisser l’Allemagne aux prises avec une France privée, du gouvernement pouvant négocier la paix?.Et — the, last but not the least — l’ombre menaçante du communisme militant ne se penchait pas en 1919 comme de nos jours, sur l’humanité en détresse.La Russie soviétique, contenue par sa propie faiblesse et par les pays limitrophes libres et indépendants, n’était pas à même d’entraver sérieusement 80,000 conscrits sont Un “comité des donateurs” verra aoneiés sous les armes à l’utilisation des $11,000,000 On annonce la formation de ce comité Le chancelier de l'Université, le premier ministre de la province et le président du comité exécutif de Montréal en font partie "ex officio" MM.Alphonse Raymond et F.-Philippe Brais, présidents conjoints du Comité de l’aide à 1T-niversité.annoncent ce matin la formation d’un “comité des lo-nateurs” qui sera le dépositaire des fonds recueillis durant lu présente campagne de souscription et s’assurera de leur emploi aux fins précises qui sont mentionnées dans l’appel au publie.Ce nouveau comité se compose de l’archevêque de Montréal.qui est chancelier de l’université (ex officio), du premier ministre de la province de Québec (ex officio), du président du comité exécutif de la Ville de Montréal (ex officio), des présidents en exercice des trois banques suivantes; banque Provinciale, banque Canadiennc-Nationnlp et banque d’Epargne de la Cité et du District de Montréal.ainsi que des présidents conjoints et du directeur général de la campagne de souscription.les hon.MM.Raymond et Brais, et M.Etienne Crevier.Tous ont signé le contrat intervenu entre ie “comité des donateurs” et la Société d’administration de l’Université de Montréal.Cette convention stipule nue tous les fonds recueillis d’ici la fin de la campagne seront versés entre les mains du comité.“Lorsque la Société d’administration ou son successeur en office, ont déclaré MM.Raymond et Brais, décidera d’exé- cuter en tout ou en partie, programme d’améliorations PARIS, 28 (C.P.) — Le gouvernement français a rappelé aujeur-d'hui sous les drapeaux un nombre additionnel de 80,000 conscrits, pour faire face à la situation critique, causée par une vogue de grèves qui étrangle lentement la vie économique de la notion.Des informateurs français ont dit que le cabinet songeait à la mobilisation des cheminots, des débardeurs, des mineurs et des ouvriers des moulins, présentement en grève.Le cabinet en est arrivé à cette décision après une session qui dura plus de quatre heures.Ceci portera à 15 divisions le total des forces armées qui ont été rappelées en dedans d'une semaine, afin de foire face à la menace d'une guerre civile, ressortant des grèves , ., , apouvées par les communistes et impliquant 2,000,000 de personnes, elle s’adressera au comité des L La decision du cabinet suivait une declaration disant que 66 donateurs pour en obtenir les commissaires de police, dont chacun était en charge d un district, fonds nécessaires et la remise.: avojent été démis de leurs fonctions por le gouvernement.On n'o o«^aleur.sPdéVeen!îs par*ce“ comL j pos donné d'explication officielle.Le journal communiste, "L'Humo-té.Celui-ci aura alors le devoir nité , o dit a ses lecteurs que c était une purge .de s’assurer que la réquisition On dit que M.Schuman craindrait que les communistes pren-ontre bien dans le cadre de nenï |e contrôle de lo police fronçoise.suivant- - «¦" innrmplade.— Et après?— Quatre cochons de lait, entourés de poussins d’une pintade.Trois têtes de jeunes veaux, abattus tandis qu’ils broutaient l’herbe fraîche.Ils auront des violettes dans le nez.— Il est bon de tuer les animaux, quand ils sont heureux.L’ennui leur fait la chair triste.Et après?— Quatre carpes.— Les arêtes sont enlevées?J’ai lu qu’un roi avait péri d’un barbillon fixé méchamment dans son gosier.Pourquoi les poissons ont-ils des arêtes, quand ils sont faits nour être mangés?— Ce sont des mystères.— Comme un boudin dans une lanterne, s’écria Cragnasse.— Tais-toi, quand j’interroge Pancrace, déclara gravement le comteV Richard.Il s’agit de la snnl-'- f-'-i .r’ -nrè»^ — Un château de tartes., — Que je ne reconnaisse pas | les fruits qui sont dedans.Chan- j ge-les.11 est bon d’être surpris.L’estomac exige l’amusement.Pancrace, j’ai assez vu ton museau.Bonin, comment vont nos petites finances?Bonnin joignit avec douleur ses mains osseuses.Ayant jeté un regard méprisant à Cragnasse qui voulait le contrefaire, ü ouvrit enfin sa bouche plissée.Les finances dépérissaient malgré des soins s'tgilants.A son avis, les maçons demandaient un salaire indispensable, l’armurier adressait de Paris un compte à rendre jaloux un apothicaire; les drapiers réclamaient leur dû sans mesurer l’honneur de vêtir des membres très nobles; et même Guillaume le sellier avait la faiblesse d’attendre quelque argent de son travail.— J'«i dû payer cinq marcs d’argent pour la grande armure où vous êtes fait comme un roi.On devait se disputer l’orgueil de vous la donner, niais le pingre armurier compte son métal, scs coups de marteau, ses petites gravures au burin.— Souviens-toi que je dois tenir mon rang.Mes soldats sont mal nourris.Quand la guerre s’éveillera.je commanderai une troupe de rnves — Chacun d’eux mange comme trois bons paysans.— C’est dans l’ordre.Faisons confiance.Pourrais-tu prélever un peu plus?— Nous avom pris toute la laine, cette nnnéi.Si nous prenons aussi la peai'.nous chercherons en vain d’autres toisons.— Je veux être juste.— Juste, serre un peu, mais n’étrangle pas, dit Cragnasse.Bonnin leva ses maigres bras vers les solives.— Monseigneur, voilà ma devise: “Argent qui sort, il faitt qu’il rentre”.Le comte Richard agita sa belle robe à ramages: — L’arge.H part au galop, il revient à cloche-pied.Il faut tout simplement l’attendre.— S’il consent à revenir, Comme les hommes, il fait de fâcheuses connaissances.Cragnasse prit la parole: — Un conseil: faire du cuir d’autrui large courroie.Bonnin dit qu’il fallait au moins quatre cents marcs afin de joindre les deux bouts.Ce soir, il présenterait ses comptes aussi clairs que le cristal.— donc à vos affaires.Ma devise à mot, vous la connaissez; faisons confiance.— La confiance est une mule retire sans avoine, rénlioua Bon- nin.— Ta tête est une trop petite boîte pour contenir les grandes pensées.L’argent, c’est plus qu’un métal, c’est une idée.Le comte Richard congédia les notables et s’approcha avidement de Cragnasse: — Je voudrais parler avec toi, esprit subtil.Ce Bonnin déclare toujours qu'il faut payer, il n'est pas sérieux.Hélas! grâce à lui, je sais ce que je dois à des coquins.— Il est innocent.Je vous ai quelquefois aidé, toujours prêt à faire l'impossible.Ma force est à votre service, elle est donnée.Je lis dans les livres difficiles et dans le ciel, vous le savez.Je vous ai prédit au moins »rois événements imprévisibles.Je vous annoncerai bien d’autres choses.Le comte Richard se mit à trembler et dit avec un sourire blafard: — Annonce les choses agréables.Efface les autres.— Tout dépend de votre bonne volonté.Depuis quelque temps, mon estomac ne va lias bien.J'ai envie de manger d’un foie de canard qui me sera réser vé, si monseigneur le veut bien.Je dois aussi prendre à la noble cave des flacons choisis.11 faut a®- nour prédire les évé- nements heureux en les obligeant à se présenter s’ils rechignent.De plus, trois marcs d’argent sont nécessaires afin de préparer un liquide qui forme un miroir à l’avenir jovial.Toujours très coûteux, il y a dans sa composition de la poudre d’or.Des imbéciles se contentent de Turinc de mouton en disant qu’elle est dorée; petite erreur qui leur est fatale.Hier soir, à minuit, sur la plate-forme du donjon, j’ai regardé la lune en face.Il est difficile de regarder en face la lune.Au nremier abord, cela parait puéril.Monseigneur, la lune ne m’a rien dit.— On assure qu’elle est toujours silencieuse.—'Il faut savoir l’interroger.Pour cela, il y a trois mots de cinquante-six lettres, chacun, très matai és à prononcer- J’ai passé plus de dix années à pouvoir les dire sans faute, — Je ne suis pas as«e« patient pour les apprendre.Je te fais confiance.L'autre nuit, la lune avait parlé.Tu ne m’aa pai rapporté ses paroles.— J’ai redouté votre colère.Je pleure si je dois annoncer une iRSUYsjsr nouvelle.— Parle.J’ai fermé la porte au verrou.— La lune m’a dit que la comtesse mettrait an monde une fille.Le comte Richard souffla de fureur; — U vaut mieux nue la lune se taise.— Elle ne peut mentir, dit Cragnasse, planté sur ses fortes jambes.— Ah! Cragnasse, encore une fille.Donc, pas d’enfant.Aurais-je la cuisse d’un blaireau?La lune s'est trompée pour une fois.Que ne suis-je comme toi, savant.Les preux écrivent et lisent avec la lance et l’épée.II y a des inconvénients à cela, je je reconnais aujourd’hui.J’ai brûlé depuis six mois un petit tombereau de cierges, et pour voir venir au inonde une fille.Tout espoir est-il perdu?— Il en reste un peu.Aussi fin qu’un cheveu de femme.— Peu, c’est quelque chose.Cragnasse parut appeler au secours des personnages invisibles.Le comte Richard cherchait à lire sur la grosse face crispée sans dire un seul mot de peur de troubler la dictée d’un esprit.Les yeux de Cragnasse flambèrent; des gouttes de sueur roulèrent sur les joues qui blêmissaient.Tl fit entendre le “ahan” sourd d’un bûcheron au travail.— Eh bien?murmura le comte Richard.— Pas encore, glapit Cragnasse qui traça un cercle imaginaire sur les dalles.Après des hoquets terribles qui le rejetaient en arrière, il dit qu’il était délivre.Il venait t,e recevoir les avertissements nécessaires.— Chaque fois, un renard gambade dans mon sac de peau, dit-il.Oui, mon maître, il y a toujours un peu d’espoir.Agalia-rept m’a parlé.Vous poim z avoir un garçon, mais vous pou- ; vez aussi ne pas en avoir.Une | chance reste; donnez-moi s il vous plaît tout de suite les très marcs d’argent pour préparer le liquide.Le comte Richard les donna ) précipitamment.Cragnasse se hâta de les enfouir aux plis e j sa robe et dit nu’il avait surp s des étoiles qui filaient en ha- j guettes de soufre.Signe important.—Bon présage?— Presque bon, mais que la comtesse mange beaucoup de i fèves jusqu’à la veille du dénoue-.ment.— Elle en a horreur.— II importe qu’elle les aime.! Ces fève» doivent peser chacune le même poids.Il faut les faire passer au trébuchet.— C'est difficile.J — Indispensable.U — Veille à cette («iaiqa toi-me me.«?mtvre ¦ LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 28 NOVEMBRE 194V fcfi Pyrrhus et Andromoque, dons la pièce de Racine, cher les Compagnons.Ceux-ci attirent des salles nombreuses au Gesù.Dernières représentations : les 27-28 et 29 novembre.Robert Stuart, de Londres, juge des festivals régionaux Le juge de la région Québec-ouest du Festival national d’art dramatique sera M.Robert Stuart, de Londres, Angleterre, qui jugera tous les concours régionaux du festival, d’un océan à l’autre.11 commencera à Halifax le 15 janvier et se rendra en Colombie canadienne pour revenir en Ontario, région centrale, le 15 mars.Le comité exécutif du festival se basera sur son rapport pour inviter fies groupes aux grandes finales du festival, à Ottawa, durant la semaine du 26 avril.Gazette artistique + Cinéma SAINT-DEMS: ‘‘Le pavillon brU-le” avec Jean Marais, Pierre Renoir et Michèle Alfa.“Mariage d’amour’’ avec François Peiner et Juliette Faber.CINEMA DE PARIS: SortiUaes (Lucien Coëdcl.Fernand Le-doux, Renée Faure.Roger Pigaut, Madeleine Robinson).Réalisation de Christian-Jaque.CAPITOL: Desert Furij (polychrome, avec Llzabeth Scott, John Hodiak, Burt Lancaster, Mary Astor).ORPHEL'M: Le sihtnce est d'or (Maurice Chevalier.Marcelle Derrien, François Périer).En français.Réalisation de René Clair.PRINCESS: T hut's My Man (Don Ameche.Catherine Mc-Leud ;Cfilendar Girl (Jane Fra-zee, William Marshall.LOEWS: Life With Father (William Powell, Elizabeth Taylor, Irene Dunne).A prix spécial.PALACE: Golden Farrinys (Marlene Dietrich.Rav Milland), IMPERIAL: The Secret of Stamhul (Valerie Hobson, James Mason, Peter Haddon) ; The Shanghai Gesture (Gene Tierney.Walter Huston, Victor Mature).BEAUBIEN : Mysterious Mr Valentine; Club Havana (Tom | neal, Marg.Lindsay); Angel The Had Man (John Wayne, Bru ce Cabot).CARTIER: L’homme au chapeau rond (Raimu); Pas si bête (Bourvil).CHATEAU: La fille du puisa-’ier (Raimu, Fernandel, Josette ! Day); Les Gaietés parisiennes] (Ballet en couleurs).CREMAZIE: Magnificent Doll ] (Ginger Rogers, David Niven); des filatures.Quand cette trou-i ^asg Come, hasy Go (Barry ; pe fut bien vivante, le jeune UianS , Stuart retourna à Londres et in.DOMINION.: Premier rendez-terpréta plusieurs rôles avec H.iyo,JS (Danielle Darriepx); Les M, Tennants, jusqu’au début ^\c tosses mènent lenquete ((Cons.la dernière grande guerre.H , - s'enrôla dans la Itoyal Air Force ELECTRA: W hy Girls Leave et, à titre de mitrailleur, il fi; ; Eane, Sheldon Leo-, irentç reconnaissances.Par ]a;nard); \alley of the Zombies; suite, il fut navigateur, sanfilis- ; StMecoachJo Denver, IHNMMMi Renée Faure et Roger Pigaut, dans une scène de "Sortilèges1’ quatrième et dernière semaine, au Cinéma de Paris.Au Plateau Du bon music-haii avec Lucienne Boyer et Jacques Pils te.Son avion, un Mosquito, tomba en France et il fut blessé.Après plusieurs mois d’hôpital, il fut décoré de la D.F.C.et retourna au théâtre.Cette fois il s’occupa de deux films pour Né à Skye, en Ecosse, M.Ro- VIndependent Films Ltd, puis bert Stuart est originainT d’une ; retourna avec H.M.Tennants à fapiille qui ^avait de fortes atla-1 titre de metteur en scène pour ches au théâtre, A.E.Anson, artiste de haute réputation qui jouait sur les grandes scènes mondiales, il y a une dizaine d’années ou plus, était son oncle.C’est à l’àgq de 15 ans que M.“tur.rt commença à faire de la yne, Au cours de l’été, on lui i ’ ifiait des rôles.Il quitta i université de Cambridge pour ioinùre à une troupe profes-nneilc.Après plusieurs mois la pièce While de Sun Chines, au Globe Theatre de Londres, 1! a été nommé directeur adjoint pour la production anglaise de A Bell for Adano, puis directeur pour The Guinea Pig, M.Robert Stuart visita la France, la Hollande, la Belgique et donna des représentations dans les camps militaires où il tenait les têtes d’affiche avec Anna Neagle, Hex Harison et Roland Culver.travail à la scène, il décida • former une troupe, de fonder M.Stuart en est à sa deuxiè-; théâtre et ce fut le Oldham j me visite au Canada.Il fut can-pertory Theatre, à Oldham, i tonné à Mount Hope, près de Haie ville dp Lancashire.11 ] miltoq, et à l’Ile-du-Prince-avnit à l’époque que 24 ans.j Edouard à titre de membre de la ¦ n théâtre était formé de tra-1 Itoyal Air Force.Le Canada ne .•Rieurs, principalement ceux lui est donc pas inconnu.Aux concerts symphoniques Le programme du prochain _ , concert doublé de la Société des «h^prochains.Ja^ Symphonie de Concerts Symphoniques com prendra encore des oeuvres nou- Bizet, les abonnés ne devront pas s’étonner d’entendre une oeuvre brève, peu développée.EMPRESS & OUTREMONT:, Carnegie Hall (Marsha Hunt.William Prince, Lily Pons) ; Little Iodine (Jo Ann Marlowe, j Robert Cavanaugh).KENT : Notorious (Ingrid Bergman, Gary Grant); Time.Place and Girl, en couleurs (Dennis Morgan, Jack Carson,! Tnnic Parrp^ MAISONNEUVE: Son dernier rôle (Gaby Morlay; Ulume la poule (Geneviève Guitry, Georges Grey).MIDWAY: Roger Touhy Gangster (P.Foster, V.MacLa-glen); Thoroughbreds; Heding West (Ch.Starrett).PASSE-TEMPS: Jolson Story, nolychrome (Larry Parks, Evelyn Keyes) ; So Dark the Night (Steven Gcray, Micheline Chei-rel).PERRON: Easy to Wed, polychrome (Esther Williams, Van lohnson); Suspense (Barry Sullivan.Belila) ; Dark Waters, en reprise (Franchot Tone, Merle Oberon.SAVOY (Verdun): Variety Girl (Bing Crosby, Bob Hope, Gary Cooper, Mary Hatcher); ' Men of Two Worlds, en couleur (Phyllis Calvert, Eric Portraan).VERDUN PALACE: The Hucksters (Clark Gable, Deborah Kerr); Cigarette Girl (Leslie Jrooks, Jimmy Lloyd)-VILLERAY: Mademoiselle Il est fort douteux que l’on puisse passer une meilleure soirée de music-hall, ces jours-ci, à Montréal, que celle qu'offrent au Plateau Lucienne Boyer et son mari, Jacques Pils, accompagnés pur les musiciens de Franck Pourcel.Dans ce programme bien balance, M.Pils représente l’entrain, la gaieté jeune et virile, tandis que Mme Boyer, qui fournit la seconde moitié du spectacle, est la personnification même d’un charme bien parisien que l’on peut tenter de définir ii évoquant les roses blanches d'une mélodie rendue célèbre par la grande diseuse française.studio, 4076 rue St-Christophe, du 20 au 30 novembre, de 2 h.à 10 h., dimanche compris.CHEZ LES AMIS DE L’ART: Le public est Invité à visiter tous les dimanches, de 2 heures à 5 heures, une exposition ue tableaux de Maurice Lebel, Mul-stock, Morency, Adrien Hébert et Roméo Vincelette.CECILE CHABOT exposerq au Cercle universitaire, 515 est.rue Sherbrooke, du 5 au 20 décembre.à Carthage”, de Berlioz.En écoutant, mardi et mercre- velUs.Ce sera une soirée con- oeuvre hreve, peu devel°PPee- ' /fiahv Morlay, André sacrée * In musique française, niais portant bien la marque du (Henri avec M.Désiré Defanw au pu- «ème limpide du compositeur Popesco) pitre et M.Raoul Jobin comme de Carmen.Cette symphonie a Garat> b'Uirc ^P6500' soliste.Les pages inscrites pour été retrouvée ces toutes demie- Snectocles et concerte la première fois au répertoire ' es aimées et elle s apparente à c.de la Société seront celles de la la partition du Coin des enfants Symphonie en ut de Bizet et : fi» même compositeur.Elle est l’air d'Enée dans “Les Troyens agréable, sans prétention et d’admirable écriture.L’air d’Enée, un véritable chef-d’oeuvre, appartient à cet opéra de Berlioz si long qu’il doit être représenté en deux soirées.La première partie porte le nom de "La prise de Troie”; la deuxième, "Les Troyens à Carthage".L’oeuvre n’a guère été reprise Ceux qui la connaissent le regrettent beaucoup, car ils y trouvent -une noblesse d’accent et une beauté toute classique bien éloignées de la trpgédie que fit triompher Gluck et qu’aucun autre compositeur n’a pu ensuite atteindre.Et c’est peut-être pour faire le rapprochement que M.Defauw a choisi comme ouverture celle d’un opéra de Gluck, "Alceste’’.I La suite symphonique extrai-i te de "La Damnation de Faust" | de Berlioz, n’a pas été entendue ! au Plateau depuis des années.___ _ | Comme on le sait elle eomprend la cilibre diseuse et chanteuse \.i D des sylphes, le Menuet française en personne, au Pla- des feu;;-follets, pages aériennes tean, jusqu'au AO novembre.Elle : et d’une poésie irrésistible, ain- Lucienne BOYER, ett accompagnée de Jacques Pill», chanteur fantaisiste, et d’un orchestre.si que la Marche hongroise qui a immortalisé partout le nt>m du compositeur.GESU — Les Compagnons dans Andromaque, les 28 et 29 novembre.PLATEAU: Jusqu'au 30 nov., Lucienne Boyer, avec Jacques Pils et orchestre de Franck Pourcel.MONUMENT: Variétés Lyriques.opérette Dix-neuf ans, les 28, 29, 30 novembre, et 2, 3, 4, 6, 7, 9 décembre.Auditorium St-AIphonse: Le Vagabond de la Gloire, comédie-opérette en deux actes, sur la vie de Calixa Lavallée, par Eugène Lapierre et Aimé Plamon-don, avec Albert Vian et Marthe Létourneau, dimanche, 30 novembre, à 8 h.30.ECOLE DE MUSIQUE.D’OU- TREMONT: Samedi, le 29 nov., Paul Loyonnet, pianiste.GALERIE DES ARTS: Le 1er décembre.Madeleine Martin, pianiste, et Réjane Cardinal, mezzo-soprano (Concert Sarah Fischer).PLATEAU: 2 et 3 déen Concerts symphonique*, avec Raoul Jobin.RITZ: 4 déc., Roland Hayee, ténor.RITZ: 8 déc., Simon# Flibot-te et Lionel Renaud, violoniste.ERMITAGE: 9 déc., concert de la Petite Symphonie.HIS MAJESTY’S: 9.10, 11 déc., étoiles de ballet de l’Opéra de Paris.PLATEAU: 11 dé*.Arthur LeBlanc, violoniste.Expositions d* peinture PIERRE ÜAUVREAL expose 33 peintures à l'huile, à 76 ouest, rue Sherbrooke, appartement 6.L’exposition sera ouverte jusqu’au 30 novembre inclusivement.de 2 h.à 10 h.du soir.Art spontané non figuratif.LEO AYOTTE expose à son AU RITZ-CANLTON Eugène Robitaille Tl est évident que la famille Robitaille n’est pas seulement une famille de musiciens, mais aussi une source de prodiges.En effet, exécuter une Sonatine de Fr.Kulhau à cinq ans ou le Ballet de Faust à six ans, voilà qui n’est pas banal.Pourtant, ce sont ces deux morceaux difficiles qu’interprétèrent hier soir La Flèche et Richer Robitaille.C’est cependant le frère aîné de ces deux enfants, Eugène, qui ! est âgé de douze ans, qui fut la vedette du récital.Eugene Robi-] taille joua du violon, du violoncelle et du piano; son programma n’était pas celui d’un débutant mais celui d’un virtuose.Il débuta avec le Concerto Opus 6t, de F.Mendelssohn; il a exécuté ensuite les oeuvres les plus célèbres et les plus délicates; en particulier La Ronde des Lutins, de Bazzini, deux morceaux de Pablo de Sarasate, Czardas de Monti, du Paganini i et il termina avec trois pièces d* Fritz Kreisler, dont Tambourin choinois, Opus 3.En dépit de «on âge, Eugène Robitaille n’a pas un jeu naïf.Il a au contraire une grande maîtrise de lui-même, qui ne sera troublée par instanls que par un# difficulté matérielle.Il semble en effet que ses doigts soient un peu petits pour Tinte, préta-tion de certains morceaux demandant une grande virtuosité.Naturellement, ceci n’est que passager et soyons sûr que dans quelques années.Eugène Robitaille, qui est déjà un artiste, sera la musicien qu’il promet d’être.La confiance qu’il semble avoir en lui, l’expression spontanée de son jeu, son brillant concert d'hier soir nous l’assurent, Jean VINCENT ¦ ¦ i» - On compte aujourd’hui au Canada cent soixante-quinze millions d’acres de terre en ulture ou en ranchs d’élevage.Et pour que_ cette vaste industrie r.oil e -ploitée à bon escient, on a créé un réseau de fermes expérimentales, où se pratiquent des travaux de recherches en agriculture.Ces faits sont illustrés par le documentaire Ferme Expérimentale Centrale, une réalisation de l’Office National du Film.La voix est la même, dans 1 ensemble, que celle que le disque a rendue si fameuse et l’interprétation a toujours ce cachet inimitable, le cachet Boyer.L’élégante robe bleue, devenue traditionnelle, rend la chanteuse fort agréable à voir, et ses chansons laissent un gout de revenez-y.c’est le moins que l’on puisse dire.Aussi regrettons-nous de ne pas entendre quelques airs familiers: Mon ami le vent, Chez moi, C’était pour demain le rendez-vous, et il faudrait en nommer plusieurs autres.Mais nous ne pouvons vraiment pas nous plaindre, puisque Mme Boyer a donné, entre autres, Parlez-moi d'amour, que lout le inonde bien sûr attendait, Mon coeur est un violon, Si petite, et enfin ce succès formidable.Le petit vin blanc, L/artis-te a tenté de faire chanter l’auditoire, mais elle n’a réussi qu’à .aire fredonner timidement les dames.Ces centaines de gens étaient plus gênés que la vedetle.En réalité, il n’y avait pas hier soir un auditoire de jeunes.Mine Boyer verrait comment nos petites Canadiennes (et même leurs compagnons) aiment à chanter en choeur, si elle avait devant elle un de ces auditoires si enthousiastes de programmes radiophoniques.Pouvons-nous oser une reni«r-que?Il nous aurait plu énormément que Mme Boyer eût fait plus de crédit à la subtilité du public, c’est-à-dire qu’elle n'eût lias jugé devoir insister sur certaines blagues, ni prolonger certains jeux de physionomie.Nous croyons que les gens, en général, ont bon oeil, et qu'une seconde leur suffit pour saisir.Parfois même il serait suffisant de sim-I plement suggérer.Le numéro n’y pourrait que gagner.Le public d’ici, également, préférerait, qu’on lui (a jn Té vxbgkq shrn croyons-nous qu’on lui dise tout bonnement, en souriant: Je r'viens tout d’suite.an lieu de lui dire avec insistance: Je reviens tout! d’suite! TOUT! d’sui-tel — en élevant la voix pour dire TOUT.Mais ce ne sont là que des détails, que Mme Royer n’aurait pas manqué de corriger si elle avait été ici depuis quelque temps.C’est dans les chansons de genre, les pièces un peu nostalgiques que l’artiste est à son mieux.Dès qu’elle rend sa voix I rude, elle plaît moins.On veut ! généralement, croyons-nous, que : Lucienne Boyer ait une voix • berceuse et tendre, ou bien, si ! elle chante quelque chose de gai et de léger, comine le Petit vin blanc, qu’elle ait des accents spirituels, mais toujours doux.Ji nous semble bien qu’en répondant à ce désir constamment, elle ne risquerait pas de détruire l’impression de charme qu’elle produit.Jacques Pils a été chaleureusement applaudi dans plusieurs de ses chansons, en particulier Pigalle et surtout Mon camarade Richard, qu it interprète à merveille.Pils a aussi d’autres numéros excellents: Chaque chose à sa place, l'histoire de l’amoureux déçu des Folies-Bergères, etc.Chanteur vivant, agréable, à la mimique et au geste toujours réussis, Pils est sûrement en passe de devenir l’un des meilleurs interprètes de la chansonnette de sa génération.Le violon de Franck Pourcel apporte son charme à la soirée, et l’orchestre est un auxiliaire précieux pour les deux vedettes.Jacques d* Grandpré SPECTACLES ET MUSIQUF 1,000 ECLATS DE RIRE AU SAINT-DENIS Gérard Paradis, comédien et chanteur, gui fait sa rent ée aux Viiriélés Lyriques cette saison ilaiis le rôle du chevalier de lu Pimureuellle, de l'opérette Dix-neuf ans, au Monument na tional./jute Horaire des spectacles SAINT-DKN1B i ORPHEIIM p 43.4 b.20, 7 in: Irm Ecrans Annie Ducaux et André Luguet, dans "L'Inévitable Monsieur Dubois", comédie que le Saint-Denis mettra samedi, à l'affiche.AUX VARIETES UN BON PLUCHET DANS DIX-NEUF ANS’ Il vaut la peine de voir l'opérette Dix-neuf ans.de Pascal et Jean Bastia, actuellement présentée aux Variétés, pour l'inénarrable composition de Lionel Daunais dans le rôle de M.Pluchet.Daunais accumule depuis déjà assez longtemps les composi-lions réussies, dans les opérettes présentées par les Variétés.Lorsqu’on pense à lui, on pense à un interprète à la fois désinvolte et absolument sans air prétentieux, capable d'un humour toujours sobre, d’un comique d’autant plus irrésistible qu’il est tranquille, qu’il s’exerce au moment psychologique, selon un rythme qui témoigne d’un métier exceotiou-nellement solide.Daunais a l’instinct de la scène, le sens d’une parfaite communion avec le public.U ne se presse pas à la rencontre de l’auditoire, comme s’il voulait le courtiser, ce qui serait une erreur fondamentale, mais il va, il vient, il attire l’attention du public sans jamais en avoir Pair.Le public sait que son jeu sera bon, et il ne reste plus à l'acteur que d’agir drôlement avec naturel: l'effet est infaillible, tout le monde s’esclaffe.Dans Paganini, c’était au tour de Louis Bourdon de nous donner une composition extrêmement bien travaillée et amusante.Cette fois, c’est lu tête de Daunais qui est.“le clou” de la soirée, une tête mal peignée, cû se suspendent des lunettes sur un nez assis dans une moustache touffue à la Grouelio Marx.Ce Pluchet pittoresque, à la fois chansonnier léger et compositeur sérieux, caractère doux et résigné, possède une personnalité à double aspect.Il écrit la musique d’une messe et en même temps se consume d’amour pour la baronne Estelle, jouée très intelligemment par Mlle Garmèze Tremblay.U dit qu il n’est pas beau, mais qu’il a, du sex appeal.Gérard Paradis, qui crée aussi une composition fort intéressante, incarne le Chevalier de la Pimprenelle qui doit épouser la baronne, et qui est par conséquent le rival de Pluchet.Il y a aussi, d’autre part, lu nièce.Su-zy, à qui Ton destine un mari qu’une amie a envoyé incognito.Ce futur, dont Suzy ne veut pas entendre parler parce qu’elle » déjà un amoureux, doit simuler une panne d’auto et simplement demander quelque secours au château de la baronne.Suzy a eu vent de cette combinaison, et elle avertit son amoureux qui usera du stratagème avant le prétendant véritable.Un autre automobiliste (Louis Bourdon) aura un accident devant le château, et il s’agira alors de savoir “lequel esl le bon’’.Les deux garçons auront b.hoix entre Suzy et sa cousine Lucy (Olivette Thibault).Rivalités, quiproquos amusants, ainsi se poursuivra cette fantaisie de style moderne, d’atmosphèae jeune, fraîche el saine.Au cours d'un bal masqué, Pluchet, dans ce qu’il appelle un mouvement inqualifiable, osera embrasser la baronne.Celle-ci ignore de qui Le pavillon brûle1’ 12 h.44.3 h.38.6 b.47, 10 b.07."Mariage d'amour” 2 b.10.S 11.23.> h.40.INEMA DE CAK1H : "Sortilèges" 11 b., 1 b.43.4 9 b 40.i OEW’S i “Life with Father" 10 h., 12 h.14, 2 h 33.4 h.32, 7 h.11, 9 h.30.i'ALACS : "Golden Earrings” 10 h.10.12 h.30, 2 h.30, S h.10.7 b.30.S b.SO.CAPITOL .“Desert Fur»” 10 b.16.12 b.30.2 h.30, 3 b.10.7 h 30, B h.30.l.NCES*."HAT'S MY Man” 11 b.31, 3 h.|0, 0 h.28.9 h.48.“Calander Ulrl” 10 h.14, 1 h.33, 4 h.32, 0 h.11.OKPHEUM ! “Le silence est d'or" 12 h 23, 2 h.45, S h.07, 7 h.29, 9 h.51.IMPERIAL : “Secret of Stamboul'' 10 h.55.1 h.48.4 h.41, 7 b.34.10 h.27.“Shanghai Gesture" 12 h.00.2 h.S», 3 b.32.S h.45 vient ce baiser formidable, mr.is elle ne pense plus qu’à cela, nu blie sou chevalier et veut ah lument retrouver l’auteur du bn ser, pour passer avec* lui le rest de ses jours.Les désirs de Ph.chef seront finalement comblés.Thérèse Duly, dans le rôle de Suzy, fait des débuts à signaler Elle chante agréablement et du lise avec grâce et aisance.Elle « s.spontanée et naturelle, qmilitv •.qui lui serviront grandement.T lui faudra travailler so diet >n pour que celle-ci soit à la fob correcte, harmonieuse et ne Ira hisse aucun effort.On ne peut qu’apprécier Tel- ; fort fait par la direction Tcv ; Variété» pour découvrir des in terprète* nouveaux et leur d m ner la chance de se produire (On n'a pas oublié l'excellent début de Simone Rainville dan-Paganini), Adrien Lachance fait sa reu trée à Montréal avec le rôle de ce Nurna Smith, qui esl muni mate.Il joue agréablement, nvu la souplesse voulue.Olivette i lu bault, qui fait Lucy, est gentille comme d’habitude, Louis Hour don, toujours élégant, bon interprète et beau chanteur.On n’u pas été aussi sans applaudir la petite bonne, Jacqueline Plouffe, el les trois délicieuses adolescentes qui voudraient danser mais qui n'ont pas de cavalieis: Rita Bibeau, Marie-Paule Barbeau et Janine Vinet, La direction musicale de Jean Goulet est au point, et les décors sont splendides, surtout celui du potager, avec lu serre et la petite fontaine.Bonne mise en scene de Charles Goulet.Jacques DE GRANGPRE rtteti *o« mu A?Tt AC f ION aâir MailHMf fVINIdOl 1.00 '•'"M* — liMPOÜl tetta [UMBEÏKMM O üïSiHFSiîTTT « \mm WM MART ASTOR ____j W(«8K1 cuti MASON CE SOIR chez les Compagnons 2 dernières chances 27-28-29 — LA.1186 - IA GERE TIERNEY] Lizabetfi Scott se rend compta, dons "Desert Fury", présentement i l'affiche du Capitol, qua John Hodiak n'entend pas à rira ,.Le Canada compte trente astronomes, dont aix femmes.C’est pourtant là une carrière que Ton croyait jadis réservée aux hommes.Mais, dans le domaine de la science comme dans bien d’autres, les femmes ont prouvé qu’elles valaient autant parfois ne leurs frères.Carrières et erceaux, un documentaire sur les multiples professions que peut choisir la jeune fille moderne, est une réalisation de l’Office National du Film.IE Pour répondre à la demande générale L’EXPOSITION ARTISANALE DE MONTRÉAL se continue jusqu a samedi soir, 29 novembre HEURES DE VI^TE ; da 2 à 6, l'après-midi • da 7 ft 11, la soir Salle paroissiale de Tlmmacu^ée-Conception 1965, est, rue Rachel MONUMENT NATIONAL CE SOIR 19 ANS Rideau i S.2S p.m.PLATEAU 0161 Bur» nné d* 4 heures à 7.13 p.m.Au* .let 29-39 Novembre 2-3-4-4-7-9-11 Dé,ombre ^^ Quand vous manger au RECTORS c'est "Un délice dès la première bouchée" Le plut nouveau rettauranl en ville tek arerens A L'AFFICHE MAGNIFIQUE "COCKTAIL LOUNGE" CUISINÉ FRANÇAISE DELICIEUX' FLATS CHmOIS Mie hi ii «ira S p cl a uk pour aujourd'hui Bouillabalts* Homard è l'américaine * ’ ’ ’ Xioii So« Spécialité* Régional*# FRANÇAISES d* Chef ."Robert" (flectox j 490] St-Laurrat HA.7847 Ltadroit qal m ferme CINEMA PARI TROISIEME SEMAINE REîlfE FAURE ROBERT ^ PIGAUT m MAPEIEINC ROBINSON FERNAND IEDOUX (JOIN COEOEl r 31^974 9 RADIO LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 28 NOVEMBRE 19« SUR LES ONDES.—Nouvelles.CK vu—r-a-ade de la chansonnette Irançalse.6.05-CJAD—The Rexalltes.B.10-CKAC—La chanson du Jour.CHLP—Bpoi i-Kclalr.CJAU—MaKe Believe Ballroom 8.15-CBr—Radio-Journal CKAC— Ultes-mol.CBM—Radio-Journal et Sport chn- Lorsqu'un ne trouve pas l’indliatlon d'un poste a côté de l’heure consultée r’est que le programme •udiavé précédemment s» poursuit CHLP—Musique du Broadway.I CJAD—Nouvelles CKVL—Here Comes the Band, j 12.03-CBM—Fermeture.I 12.05-CKAC—Charlie Splvak.orch.CBS CJAD—Club Midnight.Î 12.15-CFCF—Nouv.et fermeture.12.30- CKAC—Orch.Harry James (CSS) CHLP—Divertissements populaires.12.55- CKVL—Nouvelles en anglais, 1.00-CKAC—Nouvelles.CHLP Nouvelles et commentaires.CJAD—Nouv.et fermeture.CKVL—Here Comes the Band 1 05-CKAC—Orchestres de danse.1.10-CHLP—Fermeture 1.55- CKVL—Nouvelles en anglais.2.U0-C'KAC-Actuahtés.CKVL —The Ail Nlte Record Man.2.05- CKAC—Club de nuit.2.55- CKVL—Nouvelles en anglais, 3.00- CKAC—Actualités.CKVL—The Ail Nlte Record Man.3.05- CKAC—Club de nuit.3.30- CKAC—Quand on est si bien ensemble.3.55- CKVL—Nouvelles en anglais.4.00- CKAC—Actualités.CKVL—The Ail Nlte Record Man.4 05-CKAC—Quand on est si bien ensemble 4.30- CKAC—Chansonnettes.4.55- CKVL—Nouvelles en anglais.5.00- CKAC—Actualités.CKVL—Album du bon vieux tempe Ï.05-CKAC—Lever de soieli.5.23-CKVL—Nouvelles agricoles.5.30- CKAC—La messe du Jour.CKVL—Album du bon vieux tempe.5.55- CKVL—Nouvelles en français.te CHLP—Au carrefour de la sonnette.Ci CF—Nouvelles.6.25-CBF—Chronique sportive.CKAC—La pièce du Jour.0.30-LBF—Revue de J'actualité.CKAC—Forum des sport» CBM—Divertimento.CHLP—Le Pere Noèl.CFCF—Mélodies CKVL—Nouvelles-Express.6.33-CKVL—Parade de la chansoiim française.S.40-CKAC—Quoi de nouveau?6.45-CBF—Université de Montréal.CKAC—Nouvelles de chez nous CBM—Nouvelles de la BBC et commentaires.CHLP—Chansonnettes.CFCF—Merry-Oo-Round.6.48-CBF—En dînant.6.55-CBM—Commentaires.CKVL—Nouvelles sportives.7.0O-CBF—Un homme et son péché CKAC—Hygiène et santé.CBM—Ed McCurdy, chanteur.CHLP—Heure familiale.CFCF—Make Mine Music.CJAD—Nouvelles.CKVL—Parade de la chansonnette française.7.05-CKAC—Au music-hall.CJAD—Make Believe Ballroom.7.10-CKAC—Banquier Splo et Span 7.15-CBF—Métropole.CKAC—Questionnaire Mathieu CBM—Piano et Jazz.CFCF—Sportscast.7.30-CBF—Troubadours du Québec CKAC—Boite aux chansons.CBM—Cliff McKay et son ensemble.CHLP—Chanson» de J.Aubert CFCF—Uncle Troy.CJAD—Singing Sam.7.45- CBF—Trio Robb Adam*.CKAC—Heure bleue.CBM—Causerie.CHLP—Intermède musical CFCF—Modem Rhythm.CJAD—So the Story Goes CKVL—Oncle Troy.7.50- CJAD—Sports arer l'ouverture de colonies 'muvcIIcn.Dans la paroisse de Srnnc-iltc.à la sortie de Val d'Or.ont le réseau routier est en voie de se compléter dès cet automne.A St-Kdmond du Vassan.à l.adillae, à Hearn (Dollard des Ormeaux) de nouveaux rangs se sont construits.A Vassal, l’on est à préparer l'ouverture d'une paroisse nouvelle; à Drspinassy.de deux paroisses.Toujours dans 'a partie est de l’Abitibi, deux, routes importantes dont l’une est en voie de construction et l’autre sur le point de l’être, rendront d'inappréciables services, l.a première reliera Barrante à Val d’Or; elle traversera les cantons Fledniont et Senneville: la seconde, d’une longueur d'une ouarantaine de milles, en voie de construction celle-Ià.part ne Senneterre et se rendra jusqu'au canton Laas traversant les cantons Montgay, Dueros et Bnr-louillc.Hile se joindra à son point extrême nord au nouvel embranchement ferroviaire des Chemins de fer nationaux.Cette | voie ferrée, on le sait, part de ! Barrante et se dirige vers le nord-est pour atteindre, pour le moment du moins, au canton j Haas.Ces deux voies, l’une fer- 1 rée, l'autre routière, rendront "ossible l'ufilisation des riches- : ses naturelles des cantons sur- | mentionnés; clics faciliteront en ; nlus le développement des pa- ! misses existantes et en voie de j consolidation dans les cantons ; Hamorancière et Rocheheaucourt | car, à ce que l'on rapporte, les , chemins de rangs seront proion- I ' ¦s jusou'à l.a nouvelle voie fer- j r'c e! de là à lu route en construction.Quiconque est le moindrement nu fait de In colonisation appré- ciera l’importance de ces travaux.De fait, les bonnes routes en colonie constituent l’un des plus importants facteurs de succès pour les familles qui s'y établissent.Non seulement pour-! ront-elles évoluer eonfortable-i ment dans la colonie elle-même î mais elles pourront, comme elles j en ont d'ailleurs le besoin fré-! quent.communiquer avec les autres paroisses ou les centres im-1 portants par de bonnes routes carrossables.Ce ministère de la colonisation a profilé, cela va sans dire, de l'automne prolongé (mur compléter un grand nombre de travaux qu'il avait entrepris.Il continuera sans doute l’an pro-eliuin la réalisation de son programme.D'autre part, ceux qui ont mission de recruter les colons pourront, de leur côté, s'engager résolument dans un programme afin de répondre, dans les diocèses qui ne peuvent établir chez eux leurs enfants, la bonne nouvelle de l’ouverture de nouvelles paroisses où les réels fils du sol pourront dorénavant fonder des foyers, concourir à la multiplication des familles d’habitants à laquelle se lie si étroitement le progrès réel de la nation canadiennc-françai-se.! AOeûikio ; Advance î Alcan .Alexander j Aljo .| Ama.Ktr.I Annaniaque 2’.i 4 1 4 1 5 2 Argonaut .2'j | Audley .Aurlando .Aurora Y .Auterra .Baker .Barb Lan .¦ Heaurlvage .Bl-Ore .Blondor .B Graos .Bouzanno .Bourlamaque .Braduor .Bramln .B Brest .Bravo .Bright R.L.Burley Po .Camlaren .Captain .Caramora .Carlmac .Carricona .Cassidy .5 Cen Main! .14 1 3 12 2 2 4 4 4S 2 3 5'i 4 3 23 2 2 5 3 4 3 ^RIX DES OEUFS ET DE LA VOLAILLl Cock R L i Columblere .Con Chlb .î Con Cop .Couragea .! Craibbe .¦ Croydon .i Cuyunl .i Delhi .Derlak Desplna i Desantis Dom.Malartlc Don a Pat .Durham .Doris __ i Echo Indin .Electra Elmac .I Earndale .Gaymout .Fllcka .C ni Cop 4>i 3 16 9 2'ÿ 10 4 60 4 3>i Rajah R L.4 6 Rambull .l>/4 ni Hand Ma: .7 a Randona .3 3 Ravmond .3V 5 Rebat r 28 Redruth 2 4 Redwood 6 7 Rhyolite 3 Rtchgood .T .7 9 Russètt .6 StJm’.ta .8'.H Sepha .2 4 Sheldon 19 Sllv Arrow 23 Skynner .2 4 Sovereign .41.4 5 Steeber 1(4 Sun Bear 6 Thomhtll .Hi 3 Tiffany J'; 3»,i Tobico 3 4 Tovarlch 2 Trident 15 Universal 4 Val d Be’.5 Vlking .23 25 Vincent 12 Virginia* .10 Weslev 2 3 West RL .2 3 West Shore >.* U WUwood .2 4 Young Davis .24 26 Bâtisses en vente Les huit dernières bâtisses qui restent des United Shipyards Ltd, sont offertes en vente par la division des Terres et Bâtiments de la Corporation des biens de guerre.Ces bâtisses sont au bassin Bickerdike, section ouest du port de Montréal et on s’y rend par la me Bridge.La plus grande, l’atelier des plaques, a une superficie de 56,-650 pieds carrés et la plus petite.un poste de garde, a 33 pieds carrés.L'administration a 15,-003 pieds carrés.La superficie totale de toutes ces bâtisses est de 75.579 pieds carrés- La Corporation des biens de guerre demande des offres d’achat pour ces bâtisses qui devraient être enlevées de l’endroit ou elles se trouvent.Elles comprennent aussi les suspensions et appliques électriques, les acceesoires de plomberie et de chauffage qui s’y trouveront au moment de la vente, maia le* rails de l’atelier dea plaquas et la machinerie ne sont pas compris dans la vente.L’acheteur devra donner au terrain aon profil original et laisser ce dernier en bon état de propreté.Le contenu de ces bâtisses, outillage et appareils pour les navires, a été récemment vendu par la Corporation et la vente de ces bâtisses mettra un point final aux artiritéa qui se sont développées à cet endroit au cours de .dernière guerre.NOUVEAU CHANTIER DE BOIS DE COUPE Trois-Rivières, 28.(D.N.C.) — l.a Canadian International Paper Co.a inauguré cet automne un nouveau chantier de bois de coupe sur la rivière Opawica, au nord de la région du Saint-Maurice.C’est le premier phan-tier ouvert par une de nos compagnie* de papier dans le versant de la Baie d’Hudson.Le bois coupé sur les rives de l’Opa-wica sera donc transporté par camion jusqu’aux affluents du Saint-Maurice pour être ensuite flotté jusqu’aux Trois-Rivières.Cette année, le transport par camion se fera sur une dislance de vingt milles.Le chantier de l’Opawica a été ouvert à quelque 120 milles de Saninaur.De Sanmaur à La Tuque, la distance est de 73 mil.les et de l.a Tuque aux Trois-Rivières.de 110 milles.L’International a obtenu dans la région de l’Opawica une réserve de 350 milles carrés, où 95 p.c.des arbres sont des épinet-tes noires et dont la coupe semble être inépuisable pour des années à venir.Pendant très longtemps du moins, la reproduction naturelle de la forêt s'y fera plus vite que sa destruction par la main de l’homme.La compagnie emploie présentement trois cents hommes au chantier de l’Opawica.Elle en emploierait facilement deux cents autres, peut-être davanta-g«, mais la main-d’oeuvre, qui est rare partout, l’est particulièrement dans nos bois.Ces renseignements de même qu« ceux qui vont suivre nous ont été fournis hier par l’ingé.nieur forestier de l’International, M.Paul Dufresne.La Northern Electric et les récents décrets tionné la compagnie Northern Electric quant à l’effet des récents décrets ministériels sur les importations américaines.Pour votre gouverne, la compagnie désire vous communiquer les renseignements suivants à e sujet: Une bonne partie des restrictions annoncées par M.Abbott, le 17 novembre, demandent à être tirées au clair mais, en général, celles-ci atteignent la compagnie de la façon suivante: 1.—En ce qui concerne les postes récepteurs et autres gros aippareils domestiques, la compagnie et ses dépositaires ont décidé, d’un commun accord d absorber une partie de U taxe d accise du consommateur.2.—Les nouvelles restrictions ne semblent frapper que très peu les pièces constituantes et la matériel entrant dans la fabrication des téléphones, fils et cables.3-—L« compagnie ignore encore 1 effet qu auront ces restrictions sur la machinerie et les machines-outils dont elle aura besoin pour son expansion immediate.4.—La compagnie ne croit paa c/* restrictions auront aucun effet immédiat sur l’embau-chement.~ Prix fourni* par U maison Ed.Beauchamp, 423 St-Paul est.PL.1M3.PRIX DU BEURRE Comm.Exch.Marché au comptant Québec, 92 pointa .58(4 — No 1 pasteurisé .60 — En tinette 60 (4 — Pains de 1 1b.61 — MARCHE LIBRE : Arrivage» : (non comprit par camion'> Oeufs Beurre Fromage caisses boites boites Jeudi.5,114 1 445 Année dernière 1,243 — 865 PRIX DES OBUFS Marché au comptant (cartons 1 douz.) a-gouv.b-Comm.e-prlx ds Exch détail a—Prix parés par lea marchands d# gros aux expéditeurs pour les oeufs classifiés.Prix fournis par le Ministère de l’Agriculture.Service d* renseignements sur le* marchts.Marché local caisse en bola stable, se vendant de $7 à $10 pour les catégories communes, quelques-uns de bonne qualité à $10.5U.Les arrivages des veaux furent plus nombreux mais la qualité n’était pas aussi bonne que celle de la semaine dernière, spécialement sur les catégories communes.Les veaux de lait se vendaient assez bien à des prix sta-, .blés mais les veaux d’herbe, les loronto, 28.(C.P.) — Le mar- I veaux abreuvés et les veaux pe- c.hé de Toronto a offert peu d'ac- I sant 300 Ibs et plus n’étaient pas à l’ouverture aujourd’hui en bonne demande et se vendi- et 1®* quelques transactions cf-rent de $1 à $1.50 plus bas.Les | fectuées n’ont pu déterminer la veaux de lait rapportèrent $12 à $16.50.quelques-uns $17.Les veaux d’herbe entre $8 et $9.50; quelques-uns $10.Les veaux lourds venant de l’ouest donnaient $12 et moins.Les agneaux furent en bonne demande et les prix stables avec la semaine précédente.l.a majorité des agneaux étaient à $14 pour les bonnes agnelles et les agneaux châtrés, quelques chargements à $15.25; les béliers.$1 de moins et les très communs $8 à $10.Les moutons variaient entre $3 et $7 suivant la qualité.Les porcs se vendirent assez bien pendant toute la semaine à $23 pour ceux de catégorie A et les truies $15 à $15.50 abattues.A la Bourse de TORONTO Ton ché de tivité à l’ouverture aujourd’hui !c 1er janvier.Elles n’auront aucun effet sur les polices de la compagnie qui sont actuelle ment en cours."f* lis nüs AVOCAT « W.-F.MERCIER, B.A., LL.L.AVOCAT EDIFICE "METROPOLE” 1.rue Notre-Dame est, chambre 863 Téléphona» : Unreal!: LA.84S2 - Dont.: AT.4861 LA TERRE DE CHEZ-NOUS INC.j Avis est par les présentes donné que “LA TERRE DE CHEZ-NOUS INC.” a l’Intention de demander la permission d abandonner sa charte en conformité avec la loi des compagnies de Québec.Montréal, le 27 novembre 1947.LA TERRE DE CHEZ-NOUS INC.Le procureurs de la compagnie.ROUX & VERSCHELDEN Anatole Vanier, c.r., Guy Tailler, e.r.VANIER & VANIER AVOCATS 57 ouest, rue Saint-Jacques TéL HArbour 2541 A la Metropolitan Life Insurance h—Prix de clôture su C» minimum 50c.A-gro* .51 A-moyens .46 « A-poulettes 41 B— .41*4 C— 29 Corn.Exch.A la Bourse de NEW-YORK New-York, 28 (A.P.) — Les principaux stocks étaient irrégulièrement à la baisse à l’ouverture de la Bourse de New-York, ce matin.Le marché était passablement actif, et Bethlehem, General Motors, Dow Chemical.General Electric.American Air Lines.Texas Co.Anaconda Copper et Ctfi vS'.er ont effectué un recul.Des gains ont été enregistrés par Standard Oi! de Californie, Standard Oil (NJ.), U- S.Rubber, Distillers Corp, Seagrams, Pennsylvania Railroad et Radio Corp.Les changes New-York, 28 (C.P.) — Le dollar canadien est demeuré inchangé à un escompte de 10?x p.! c.à l'ouverture des cours du change étranger, ce matin.La livre sterling est monté de Vs à $4.03',s.La Northern Electric coopérera.dans toute la mesure du possible, à la mise en oeuvre de ce programme d’urgence.Ottawa—M.Leroy A.Lincoln, président de • la Metropolitan Life Insurance Company, vient d’annoncer que la compagnie adoptera, le 1er janvier 1948, un nouveau barême de primes et une nouvelle édition de formules de polices pour l’assurance-vie.Dans son communiqué, M.Lincoln annonce qu’il ne sera pas nécessaire, pour le moment, d’élever le niveau des tarifs de la Metropolitan, parce que, il y a plusieurs années, la Compagnie a élevé le niveau général de ses taux de primes, en prévision de la diminution constante du rendement en intérêt des placements permis aux Compagnies d’assurance-vie.On effectuera, cependant, certaines rectifications dans des tarifs particuliers; dans certains cas, il y aura augmentation, dans d’autres cas.il y aura diminution.Néanmoins.la moyenne générale des tarifs demeurera à peu près la même.Toutes les rectifications effectuées dans les barèmes de primes n* s’appliqueront qu’aux nouvelles polices émises après hudcAé kûtî&l/ • Service Personnel ' • Conseil D experts 'Commandes Exécutées Pwmptemwt ICB.CHARRON 6CO.jtt/marMr szMCOt*S-HA.ou B L’UNION CATHOLIQUE des CULTIVATEURS Inc.Avis est par les présentes donné que "L’UNION CATHOLIQUE DES CULTIVATEURS INC.” a l'Intention de demander la permission d'abandonner sa charte en conformité avec la loi des compagnies de Quebec Montréal, le 27 novembre 1947.L’UNION CATHOLIQUE DES CULTIVATEURS INC.Les procureurs de la compagnie.ROUX & VERSCHELDEN ASSURANCE Horace Labrecque et Fils Lté# COURTIER EN ASSURANCE» Nous Invitons les communauté» religieuses S se prévaloir de no» services particulier».141 St-Francols-Xavier Montréal Tel.MArquette 2383-2384 COMPTABLES Cartes professionnelles BREVETS D'INVENTION ^Manueldellnventeu ' > t form ule de prêts èc ecr/rez art au prochain tournoi pour es championnats dê la ville de Montréal, qui débutera lundi soir prochain, au gymnase de la Palestre Nationale sur la rue Cherrier.Al Décarie, instructeur du National, a inscrit trois de ses plus brillants protégés, Eugène Main-ville, Jean-Paul Labrosse et Lucien Allard, qui se battront respectivement dans les 118, 126 et 147 livres.Mainville est déjà considéré comme un vétéran dans les rangs de la boxe amateur.Il a attiré l’attention des experts de ja boxe, pour la premiere fois, il y a deux ans, alors qu’il remporta le championnat des 118 livres, classe des novices, lors des Golden Gloves.En dépit du fait qu’il ait perdu dans la finale du tournoi des Golden Gloves de cette année, aux mains d’Armand Savoie du Griffintown, le jeune boxeur du National est un dea grands favoris du tournoi de trois soirs.Il est un des plus puissants co-gneura de sa classe dans les rangs amateurs aujourd’hui et il s’est entraîné très rigoureusement.Récemment, il a remporté une populaire victoire contre Pat Boland.Dans la classe de* 126 livres, Jean-Paul" Labrosse sera très difficile à vaincre.Labrosse, qui s^est rendu en finale lors des Golden Gloves, avait remporté cinq victoires d’affilée avail*, de baisser pavillon devant Eddie Masionetti.D’après Décarie, La-brossc est actuellement au meilleur de sa carrière.Son premier adversaire sera choisi entre Burton Swyer.Phil Shears, Herman Cosgrove et Eddie Maconetti.Allard aura beaucoup de rive-Uté deae le* 147 Mvree.Ce Jewae PROGRAMME DOUBLE CHEZ LES JUNIORS LES FRERES L0RTIE SONT VAINQUEURS Les frères Lortie, Bob et Paul, ont remporté la victoire dans le match par équipes disputé hier soir au marché St-Jacques contre Bob Lange vin et Arthur Le.grand en prenant les deux dernières chutes.Langevin assura la première chute à son équipe en couchant Paul en 14 minutes, mais Bob revint à la charge pour coucher Langevin 1 minutes plus tard après quoi Paul assura la victoire à son équipe en prenant la mesure du gros Legrand en 8 minutes.La rencontre entre Larry Raymond qui était la semi-finale fut déclarée “no contest” après 11 minutes pendant qu’Eddie Auger a défait Jack Britton en 13 minutes dans une des préliminaires alors qu’Y'von Racicot et Marshall Lewis annulaient dans le premier match de la soirée.La Ligue Junior du président Alphonse Trerrieu continuera ses activités ce soir, à Lachine, alors que deux joutes seront à l’affiche à l’aréna de la Cité des Sports et deux des meneurs du circuit seront à l’affiche car le National en viendra aux prises avec les Leaf* pendant que les Cyclones feront la lutte au La.chine.Le National fera l’impossible pour remporter la victoire afin d’augmenter son avance en première place, niais les Maple Leafs sont déterminés à l’emporter afin de se rapprocher des meneurs.On s’attend à un beau duel de gardiens de buts entre Desforges et Pelletier.Les joueurs d’Eddie Ouellette devront surveiller de près la ligne d’attaque formée de Dolbec-Desaulniers et Trudel.Ces trois joueurs de Shawinigan sont des plus dangereux près des filets du club adversaire.A la première joute, les Rapides de Lachine feront des efforts désespérés pour battre le Trois-Rivières, mais le* joueurs de cette dernière équipe se sont déclarés confiants de l’emporter.Le Trois-Rivières a difficilement défait les Cyclones mercredi dernier.Dimanche après-midi, au Forum.les Maple Leafs de Verdun rencontreront le National tandis que les Cyclones seront opposés au Lachine.LES RESULTATS DU HOCKEY HIER Ligue Nationale Canadiens 2.Toronto 0 Détroit 4, Boston 1 Ligue Américaine Providence 7, Washington 5 Cleveland 7, Springfield 2 Buffalo 4, New-Haven 3 Ligue Senior Shawinigan 3, Royal 1 Valleyfield 6, Rovers N.Y.4 Boston 4, Ottawa 2 Ligue Provinciale Victoriaville 6, St-Hyacinthe AUJOURD’HUI Ligue Américaine Providence à Washington.Ligue Provinciale Lachine à Cornwall Ligue Junior Lachine à Cyclones Nationale à Leafs.Ligue Intercollégiale U.de M.à McGill Queen’s à Toronto Ligue Montréal Northern à Hydro Cranes à Armée homme a rapidement monté les échelons de sa classe et aura comme adversaire lea Cliff Blackburn, Mario Maasavo, Bobby Raeto at Jack Kommu.FO R U Ca soir, à 8 h.30 HOCKEY INTEHCOUEGIAL McGILL Université de Montréal Met S1.U.tl.U.«144, J*.LA MARQUE DE DISTINCTION >5 sfaÊhûfuûi fiai EN VENTE PARTOUT ACHAT DE CREANCES ApportM-nou* vos créaaoa*.billets en •ouffruice Payons plus haut prix P.» André Arét.57 ouest, rus St-Jacques puat««u siorr.J.n.o.EDUCATION A LOUER — DIVERS POUK TOUTES OCCASIONS CHAISES PLIANTES.TABLES A HUITRES, VAISSELLE, VERRES.NAPPES.ETC BENCH & TABLE.SERVICE REO'D, 3878 8T-URBAIN, PL.7032.2-2-48 BOIS — CHARBON CHARBON, stove, chestnut.Bols d'allumage.25 sace.*5.13 sacs.13 Slabs de bol» mou.*13.50 la corde.Chauffe-eau spécial: bote 0 20 le ear.Peerless, 4800 HOtel-de-Vllle.LA.3«38.20-12-4-7 GARÇON DEMANDE Commis environ 21 ans avec expérience quincaillerie pour préparer commande» service d’expédition quincaillerie en gros.Ecrire Case 142 "Le Devoir".3-12-47 CONVERSATION ANGLAISE Cour» particuliers et cercles d'étude».Méthode prstlque et rapide.Prof SW eut pourvu d un olplôœe pédagogique bllin-de l'Ontario.Mue M.-A.Lemaire, 1888.Jji.o.MA.EDUCATION ¦OOLB ALICE TEON Sténographie ultra-rapide bilingue, coure en 3 mois.2 soirs par semaine, système moderne exempt de «ymbole, facile, rapide, 562 Dufour, prés 7401 bouL Lajeunesse, Montréal TA.8945.9-12-47 LOGEMENT A LOUER Professeur diplômé des université* françslae».cours particulier» : diction françale.anglais, latin, littérature, phi-losophle et baccalauréat français.TA Ion 1962.2-12-4, EDUCATION Institutrice, diction française, cour.privé* à domicile FA 2174.1-12-4/ PRETS HYPOTHECAIRES PREMIERE — Deuxième hypothèque -Construction Ville et banlieue Prompt service.Achat de créances et d’hypothèques 414 ouest Saint-Jacques, Chambre 101 PL.8505 4493 De Laroche — AM.1958 5-2-48 TAPISSAGE — PEINTURAGE PEINTURE, DECORATION "INTERIEU- RE ET EXTERIEURE.REPARATIONS.TRAVAIL SOIGNE.O.S.DEBER ENTBEPRENEUR-PEOITR* DO.6259 ]Jld.PERSONNES DEMANDEES SPENCER SUPPORTS demandent p Bonne» désirant se faire un revenu i dessus de la moyenne.Appeler M Tenter, Lancaster 6271, de 9 hr* é hrs p.m.29-11 But' la rus Louis-Colin, no 5362.pré» d» l'Université de Montréal, logement chauffé, frigidaire, garage, poêlé électrique.1 très grandes pièces.*200.psr mois.2-12-47 POUR LE SKIEUR DU MEILLEUR NOTER I Con- ‘ 4 »* mala par ds» TARI F Annonces classifiées 'Le Devoir — BEIair 3i61 430 Notr»-Oom» #«1 (Commandes prises lusqu’A 10 b.a m pour le Jour même Pour le samedi Jusqu’à 4 h.1s vendredi précédent) 1 cent le mot 25o minimum comptent Annouces facturées U*o le mot.minimum 40c.Annonces semt-vedette» (caractère» de différentes gmuseurs ou toden-tées.etc.) Tarif fourni sur demande (Variant de 8c 4 Se i* ligne mesure agate — 14 ligues au pouce sur une col.) selon ta nombre d insertions.Naissances, services, services anniversaires.grand-messes remerciements pour oon doléances etc., 2 cents is mot minimum 50 cents.nançelUes.prochains mariages.* cents 1e mot, mlnlmmn *ljl Pto- 10 Mfenfriaf, vendredi LIl DEVOIR novembre 1947 Les programmes du service international de Radio*Canada Leur importance sur le plan international - Où l'on constate que tous les chefs de service, s*»f un, sont de langue anglaise-Quels sont ceux qui parlent du Canada à la France ?Nous avons Indiqué mercredi r«Kc*ll«nce des services techniques dont les autorités de Radio-Canada disposent pour la diffusion de leurs programmes sur ondes courtes.(îràce à la puissance des appareils émetteurs de Sackville, les émissions de noire service international sont entendues, en France par exemple, avec plus de netteté que celles des Etats-Unis ou de la Russie.Dans quel but Radio-Canada utiHse-t-elle ce mode puissant d’expression?11 est permis d’en avoir une idée en relevant le passage suivant d’une publication officielle de la Société: “Avant tout, “la Voix du Canada”, se propose de donner aux aaditews une juste idée, une i.dée précise du Canada dans Tétât actuel de son évolution.Des professeurs d’universités et des enperts dans les différents domaines de l’activité culturelle, économifiue.industrielle et politique de notre pays s’appliquent à exposer objectivement nos problèmes et lès .solutions rnous leur apportons.Ainsi, Pierre Daviault a entretenu nos auditeurs de l’évolution de la langue française au Canada; M.Edmond Turcotte, qui fut l’un des délégués du Canada à la dernière conférence de TUNESCO, a parlé de la politique canadienne.” 11 s’gqgit donc, avant tout, pour le service international, de faire connaître le Canada à l’étranger.L’importance de ce rôle ne doit pas être minimisée, surtout si Ton considère que les émissions cenadiennes sont suivies à l’étranger avec beaucoup d’intérêt, comme en fait foi le dernier rapport annuel (31 mars 1947): “.les auditeurs envoient des lettres en plus grand nombre ohez nous qu’au* postes à ondes courtes établi* aux Etats-Unis.Lm journaux étrangers commentent nos programmes et, dans pêmatews cas, ils en impriment des attirait* en indiquant leur source comme étant “la Voix du Canada”.A une époque où des nowvellM canadiennes sont très rwfsueut do*nées par le* agenças cooMnerciales d’information, nos émissions sur onde* (tourtes Ih»purent une Importance capitale» Ousts soot ceux qui août char- gés de mener à bien une tâche si i importante?Voici les renseignements que nous avons obtenus: Le directeur général est M.1-R.-A.Dilworth (depuis un mois); il a comme assistant M.C.-R.Dela-field.de Toronto, qui a été nommé ces jours derniers après que le poste fut resté vacant pendant dix mois.I.e chef du personnel et des services adminis- | tratifs est M.A.-I).Monk; Pingé-nieyr en chef est M.R.-D.Ca-hoon.Viennent ensuite les chefs des quatre sections s'occupant de la i production des programmes: il y a d'abord M.Stuart-W.(îriffiths.dont nous avons déjà signalé le rôle important dans l’organisation du service international; il dirige la section de l’Europe cen- OUVERTS DE 9 h.à 5 h.30 TOUS LES JOURS SAMEDI COMPRIS traie avec, comme assistants, MM.NV.Schmoika (Tchécoslovaquie), Eric Koch (Allemagne), ar les estimateurs municipaux ors de la préparation du rôle d’évaluation.L’augmentation a été de 925 personnes au cours de l’année, soit environ sept pour cent.En dix ans, la population du Cap a augmenté de 50 p.c.Au cours des deux dernières décennies, l'augmentation fut de 77 pour cent té de contacls à cette époque: les Péruviens, soutenait-elle, ne disposaient pas alors d'embarcations assez fortes pour traverser le Pacifique.Pour prouver l'hypothèse contraire, Heyerdahl et ses compagnons entreprirent la traversée sur im radeau primitif, aussi rapproché que possible de ceux d’il y a quinze siècle*.Sur le pont recouvrant des troncs de balsa de deux pieds de diamètre, ils élevèrent une hutte de bambou.Le journal de Heyerdahl traite de tout: depuis “l’extraordinaire flottabilité du radeau” jusqu’à des rencontres dramatiques avec des requins et même une baleine.Au sujet de la nourriture, “impossible, dit l’auteur, de mourir de faim: chaque nuit, des poissons volants s'abattent sur le radeau, et l’an peut toujours ramasser des crabes comestibles entre les troncs de l’embarcation”.Il y avait aussi la plancton, pris à l’aide d’un filet de soie très fin: “quatre des membres de l’expédition apprécient le plancton comme une friandise”.Les savants découvrirent, entre autres choses, qu’une provision d’eau douce peut être considérablement allongée par l’addition taiM-MYaeûUhe, 28.(D.NC.) Les funérailles de Mme P.-A.Delorme, née Odivina Côté, de cetta ville, eurent lieu lundi à la cathédrale de Saint-Hyacinthe.La défunte était la belle-mère de M.le chanoine Napoléon Delorme.professeur au Grand Séminaire de Saint-Hyacinthe.Elle est décédée vendredi dernier après une longue maladie, à Tâge de 78 ans et 4 mois.Outre son époi*K, la défunte laisso trois beaux-fils et une belle-fille, nés d’un premier mariage de M.Delorme: M.le chanoine Delorme, déjà nommé; MM.Alphonse Delorme, de Fayetteville.New-York; Albert, Saint-Hyacinthe; Mme C.-A.Paré (Anna/, de Québec.La levée du corps fut faite par Mgr Léon Fortin, P.D.curé de la cathédrale, le service funèbre fut chanté par le R.P.Philippe Labo-sièrc, O.M.' vicaire à Saint-Pierre-Claver, Montréal, assisté de MM.les abbés Alfred l.alime, curé de Saint-Valérien, et F.-X.Côté, du Séminaire, comme diacre et sous-diacre.On remarquait au choeur un nombreux clergé, à la tête duquel Mgr Victor Quintal, P.D., et Mgr Jean-Charles Leclaire, P D., vicaires généra- \ du diocèse; Mgr Fortin, déjà nommé; Mgr Arthur Vézina, P.D., vice-supérieur du Séminaire de Saint-Hyacinthe; M.le chanoine Donat Cournoyer, ¦curé de la paroisse du Sacré-Coeur, Saint-Hyacinthe, et M.le chanoine Jean Robin, procureur de l’évêché; M.l’abbé Lucien Beauregard, nouveau supérieur du Séminaire.Nouvegu pont PETITS ENFANTS écoutu c« soir LE PROGRAMME DU PERE NOR, posta C H L P, 6 h.30 Difbcfls Pour les étreintes de ' 1 de l’étudiant vous viendrez choietr une de cet coiffures d’hiver CHAPEAUX CASQUETTES CASQUES DE SKI Le ceéteeu qui te» apprécié de Pouf homme pratique ./ , % rfjV/ 11 P X CASQUE ROYAL STETSON DE LUXE Cells qualité feutra duvet, bordure ruban; le bord se porte baie- 1 rt ,80 sé ou relevé.STETSON IMPERIAL Feutre duvet HOMBERG; bord roulé, »e porte relevé.Bleu-manne et brun.véritable mouton de Perte noir, peau complète; intérieur piqué, rtC.OO doublure satin.T L^F CASQUES "ARTIC" En tiesu gabardine beige; revers fourrure moulen raee, pour le 'l.M sport.CASQUETTES “INSTRUCTEUR Gabardine beige, bleu, brun, rt.5© pour le ski.“ CASQUES "AVIATEUR'' Cuir véritable brun avec fourrure brune MOUTON RASE.Pour hommes, T.85 jeunes gens.Les Trois-Rivières, 28 (D.N.C.) -— Le nouveau pont construit nar le gouvernement provincial pour 1 àeiVnftzeruUn ?0nt d’eau salée dans une proportion i dc ]•, Péradew ¦ !?,e'Anne qui pmit aller jusqu’à 40?).H* ouvert àl,nir.,o,n"ne et s(,r» possédaient des bidons ordinal- après !e début de ri^! res.mais mirent aussi à l’épreu ve le procédé indigène de conserver Beau potable dans des tiges de bambou évidées.construction en fut confiée à Dollard Construction du Can «agit d’un pont de béton de pieds de largeur.CASQUES “HURRICANE" En gabardine beige, brun, bleu; doublure de tinette beige.CASQUES En tweed gris, bmn pour le travaille voyage; avec cache-oreflie».JKWS CASQUES DE SKI En molleton marine avec caohe oreu-kis bien doublé • • • pour le tra- 2*00 PETITS ENFANTS! Venez voir le PERE NOEt et le FEE DES ETOILES Au royaume des jouets au sous-sol PEU NOEL a une bonbonnièr» io«venir peur vous.Entrée.U u/O LA FSC DE* ETOSUH veue y» •2?DUPUIS — rez-de-rlMHüiste (Ste-Cstherlne) RAYMOND DUPUIS, président.A -J.DUO AL, v.-p.et »*r.^
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