Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 27 septembre 1947
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1947-09-27, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
“L* Canada ett tint nation touvetaint ft ne peut acte docilité accepter de la Grande-Bretagne ou det Etatt-UnU ou de qui que ce toit d’autre, l'attitude qu’il lui faut prendre tnvert le monde." Lord TWEEDSMUIR Volume XXXVIII — No 223 Dùecteui l Gérard FIUON FAIS CE QUE DOIS Bédactrar U chei : Omet HEBOUK MONTREAL, SAMEDI, 27 SEPTEMBRE 1947 SS.Corn* et Damien, martyre.TEMPS PROBABLE: BEAU ET PLUS CHAUD Trois cents le numéro Le Ditxianche de la Bible H.Vishinsky voit partout des provocateurs de guerre Le Souverain Pontife parle d’une assimilation j ———————————— ' complète que la lecture quotidienne de la Bible est de ; yj « nature à assurer.L'assimilation, en effet, s’assure, plusj jDl.OCS*'ttOieS • que pat toute autre chose, par une fréquentation assi-: —— due.Dis-moi qui tu hantes, et je te dirai qui tu «• : Lajriie> ef non Lavoi€ Fu hantes le Saint-Esprit, inspirateur des Lettres ci-: vines?Ce que tu es?Ce que tu vas devenir?Un fils.! Une malheureuse erreur d’im-Tu vas avoir la mentalité du fils.Tu vas avoir la1 pression a, dans un récent nu-mentalité de Jésus-Christ, car le Fils, c’est Jésus- métro du journal, transformé en Ch,is, „ I, Saint-Esprii a * l .ng.nd,,, d.„, : les ames qui ne se dérobent pas a son action.Le que , vjent d’être nommé procureur de tu vas devenir, lecteur journalier de la Bible?Ceci,! district par le gouverneur de qui est de saint Paul: “Toute Eèriture, dit-il, esti l’Etat.divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour con-j fai! vaincre, pour corriger, pour former a la justice, af,niune intéressante carrière politique l’homme de Dieu soit parfait, apte a toute bonne qyg e| judiciaire aux Etats-Unis.Le Dimanche de la Bible veut répandre parmi les fidèles la lecture de la Bible.Telle est sa fin.Que les fidèles lisent la Bible, c’est la volonté de l'Eglise.Cette volonté, la voici exprimée par le pape Benoît XV: “Pour nous, dit-il, jamais nous ne cesserons d’exhorter tous les chréticens à faire leur lecture quotidienne principalement des très saints Evangiles de Notre-Seigneur, ainsi que des Actes des Apôtres et des Epîtres, de façon à se les assimiler complètement.Les plus précieux services sont rendus à la cause catholique par ceux qui en différents pays, ont mis et mettent encore le meilleur de leur zèle à éditer, sous un format commode et attrayant et à répandre tous les livres du Nouveau Testament et un choix des livres de l’Ancien.Il est certain que cet apostolat a été singulièrement fécond pour l’Eglise de Dieu, puisque, par cette oeuvre, un grand nombre d’âmes s’approchent désormais de cette table de la doctrine céleste que Notre-Scigneur a fait dresser pour l’univers chrétien par ses prophètes, scs apôtres et ses docteurs” (Encyclique Spiritus Paraclitus, 15 sept.1920).Les premières générations chrétiennes, le moyen-âge ont vécu de la doctrine des Ecritures.Cette doctrine se serait-elle affadie pour nous?Non, mais on l'ignore.La cause?L’abus que les hérétiques et surtout les protestants ont fait du Livre saint.Mais l’abus n’enlève pas l’usage.S’il fallait nous priver de tout ce dont on abuse, nous devrions nous retrancher du monde des vivants.Mais il y a une manière de lire la Bible.Il y en a même plusieurs dont quelques-unes seulement sont mauvaises.Comment devons-nous la lire?Avec un coeur simple et bon.Avec une âme droite.La Bible, c’est le message d’un père à ses enfants.Un tel message se lit le coeur ému, les larmes plein les yeux •— ce qui ne permet pas de lire vite.Un tel message se relit.Un tel message se porte sur le coeur comme un billet d’amour, un cheveu de la bien-aimée.Certains passages nous déroutent?Tant mieux.J’y vois une preuve que je n'ai pas affaire à un banal article de journal.Le divin qui ne déroute pas.est-ce bien du divin?Le Dieu quj^ se comprendrait, serait-il bien un Dieû?Allons donc! Nous voudrions comprendre le mystère de l'au-delà, quand nous ne saisissons pas celui de la vie présente.Le théologien qui scrute les Ecritures pour les mieux comprendre lui-même et les faire comprendre aux autres fait son métier.Qu’il y excelle, dans ce métier, nous le voulons.Mais celui qui lit la Bible, pour s’édifier, qu’il soit théologien ou qu’il soit un honnête chrétien sans plus d’instruction qu’il en faut, il nous déplaît souverainement de le voir épucer le texte.En voulant trouver la petite bête, il atteindra la grosse.Pensons un peu: la parole de Dieu.La parole de Dieu, ça n’est pas le bavardage d’un politicien ou le miel rance d’un diplomate.Nous n’avons pas à craindre l’anguille sous roche.Dieu joue franc jeu avec nous.Cartes sur table.Les Jérôme, les Augustin, les Grégoire le Grand, les Bernard et tant d’autres lisaient la parole de Dieu comme de petits enfants sans malice.Innocemment, ces génies cherchaient le lait; ils trouvèrent en place des viandes grasses dont les reliefs demeurent pour nous, de toutes les nourritures de l’esprit, la plus substantielle.Nous connaissons des gens du monde, des ptêttes.des religieux pour qui la lecture quotidienne de la Bible est ce pain quotidien dont ils demandent à Dieu chaque jour le don.Tous ceux-là, nous les voudrions plus nombreux.Qui nous?L E-glise.Vous avez entendu Benoît XV: “Pour nous, jamais nous ne cesserons d’exhorter tous les chrétiens à faire leur lecture quotidienne principalement des très saints Evangiles de Notre-Scigneur, ainsi que des Actes des Apôtres et des Epîtres de façon à se les assimiler complètement”.Ce ‘ tous les chrétiens quand on pense à un tas d’esprits croches qui disent, sans peut-être y croire beaucoup, car la malice de certaines gens est sans fond, que l’Eglise redoute la lecture de la Bible, parce que, disent-ils, elle se verrait condamner comme la condamnent copieusement les protestants, grands lecteurs de la Bible.L Eglise ne redoute pas cette lecture parce qu’elle sait qu’un chrétien authentique ne lira pas la Bible comme le font les protestants.Le chrétien authentique n’est ni un découvreur de terres inconnues, ni un inquisiteur, ^ ^ Uv.B.____ ._______________ mais'un fils qui va le coeur gonflé d’orgueil, de joie | (lje vous bénjSi pjrCi Seigneur du ciel et de la neveu du vénéré M.Philippe La-l’Ecriture ne procédé d une interpretation pr°P«’; joie, prêtre de Saint-Sulpice, qui car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une ;nous honora de sa collaboration, prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés! M.J.-Edouard Lajoie a fait par l’Esprit-Saint que les saints hommes de Dieu ont' !,a première grande guerre.H a parle” (2 Pierre 1, 20-21).La Bible n est pas une Fran^aTSC( M,le dé- livre ordinaire.La parole de Dieu a droit a un res- j cjje ijaureuti qui lui a donné dix pect que ne comporte pas la parole humaine dont, en - enfants, huit filles et deux gar-général, il faut plutôt se défier.Alors que, dans çons.l’ordre humain, l’argument d’autorité est le plus fai- O.H.ble, en Ecriture, il est le plus fort.L’autorité ne se ^ ^ ^ discute pas, mais s impose.Ce respect avec lequel il faut lire la Bible n’en enlève aucunement le charme I* grève des salaisons et encore moins les avantages.“Qui ne voit quels avantages et quelles jouissances réserve aux esprits ^ 'Xation^s"ouv.ie^ bien disposes la lecture pieuse des Livres Saints, dit ( (j,aj)ajj0jrs^ jeurs droits, leurs Benoît XV dans l’Encyclique que nouse avons deja|justes réclamations, — tout cela citée Prenez seulement contact avec ,1a Bible dans des: est passé au second plan.L’opi-sentiments de piété, de foi solide, d’humilité et delnion se mobilise surtout autour désir de vous Actionner: vous y trouverez et pour-1 -^-^u.ude rez y goûter le pain descendu du ciel, et en vous *e i maiheureuse prise à l’origine vérifiera la parole de David: “Les secrets et les mys-; par quelques chefs syndiqués, tères de ta sagesse, tu me les as révélés”; sur cette! Une fausse manoeuvre les prive table de la parole divine, en effet, se trouve vraiment! ^11I^PPuin^vCn,‘r0U1tf>lirUn Ü* “la doctrine sainte”; elle enseigne la vraie foi, soulève le voile du sanctuaire et conduit avec sûreté jusque dans le Saint des Saints.Vu l’excellence du savoir divin, le peu qu’on en saisit est encore plus désirable que ce qu’on pourrait atteindre plus parfaitement d’une réalité moindre.L'Ecriture est une sagesse.A la fréquenter assidûment, on court quelque chance d’en attraper quelques grains, de s’assagir, d’apprendre à juger comme il convient et des choses de Dieu et de toutes les autres dans le rapport qu’elles ___r,:.alor» que l autonté fédérale soutiennent a ec .reconnaît elle-même que la grève L’Ecriture est pleine de charmes.Plus qu’aucun i relève de la juridiction provin-, , j • A’iUnrA anndei ciale; quand un gouvernement autre livre, cela va de soi.C est d abord la V>™*'\est ac(?us6 de t’immiscer dans simplicité du style, de 1 expression.Il y a des gauche-j une qUestjon qui est indiscuta' voudrait pouvoir leur donner.Une cause qui semblait juste menace de tourner à la grève politique.Quand un chef unioniste déclare: ".dans le cas présent, nous n’admettons pas que le gouvernement provincial s’immisce dans une dispute d’en vergure nationale"; Le délégué russe aux Natiuns Unies déclame le second chapitre de ses accusations M.Vishinsky convoque une conférence de presse "monstre" pour répéter et accentuer ses accusations du 18 septembre dernier Lake Success, N.-Y., 27 (C.P.) — M.Andrei Vishinsky a répété ses accusations hier, à savoir que certains individus et institutions.aux Etats-Unis, sont coupables de “bellicisme”.Le délégué soviétique a réclamé de nouveau que le “bellicisme” (war mongering), soit déclaré offense criminelle.Le sous-ministre russe des affaires étrangères a déclamé le deuxième chapitre de ses accusations, au cours d’une conféren.ce de presse, dans une salle du Conseil de sécurité.Plus de 500 correspondants y assistaient.Avant la fin de la conférence, des journalistes américains qui étaient visiblement mécontents, ont demandé à M.Vishinsky si les récents discours du premier ministre Staline n’étaient pas, eux aussi, “provocateurs de guerre”.M- Vishinsky a détourné savamment la question et n’a pas répondu.Le sous-ministre russe, comme dans son discours sur le même sujet, le 18 septembre dernier, devant l’Assemblée générale des Nations Unies, a prétendu qu’un certain nombre d’institutions, de corporations, de “monopoles capitalistes” de publications, et d’officiels du gouvernement américain, faisaient de la propagande pour que la guerre soit déclarée contre la Russie.Dans une déclaration de 10 liages, que M.Vishinsky a lue aux correspondants, le sous-ministre a vertement critiqué MM.John-Foster Dulles et Warren Austin, délégués américains aux Nations Unies; Hector McNeil, chef de la délégation britannique; William-C.Bullitt, ancien ambassadeur britannique en Russie, l’éditeur Frank Gannett et le journaliste Walter Winchell.Dans sa déclaration, M.Yi-hinsky dit que la conférence de presse a été convoquée afin d'expliquer plus clairement les accusations qu'il a portées le 18 septembre dernier, accusations, ajoute-t-il, qui n’ont pas été réfutées par les personnes et les institutions concernées.Il a déclaré que M.Dulles “préconise une telle politique à l’endroit de ]’U.R.S.S.qu’elle ne peut que conduire à la guerre”.M.Vishinsky a souligné qu’il croit que M.Dulles "influence dans une grande partie la politique étrangère des Etats-Unis”.Le sous-nmiistre russe soutient qu’on a répondu à ses accusations d’il y a huit jours, par la diffamation, l'abus et le libelle, et "je ne considère pas cela comme une réponse”, dit-il.M.Vishinsky a parlé longuement du discours prononcé lundi dernier par M.McNeil, de Grande-Bretagne, et à ce sujet, il a porté la plus grave de ses accusations, en disant que les “provocateurs de guerre devraient être enchaînés”.M.Vishinsky s’en est pris a M.Churchill, parce que ce dernier a critiqué le discours du délégué russe, à la radio, cette semaine.Vers lu fin de l'entrevue, des journalistes lui ont posé certaines questions sur la possibilité d’une guerre.M.Vishinsky a déclaré qu'ils étaient “si pessimistes que je ne voudrais pas me \oir en votre compagnie".Il a insisté à plusieurs reprises sur le mot “pessimistes”, mais il a refusé de répondre aux questions sur l’attitude de la Russie au sujet de la guerre.Courrier de France L'imagination et la sensibilité artistiques celtes — La Bretagne de pierre — Vestiges de traditions pittoresques — Paysages, bourgs, églises les Du- et de bonheur à travers la propriété familiale, en ad-1 mire l’ordre, l’économie, la marque d’intelligence et d amour pat quoi tout objet se signale.Le chrétien authentique sait que la règle prochaine de la foi.ce n’est ni la Bible qu’il interpréterait à sa guise, ni la tradition qu’il comprendrait à sa façon, mais la parole infrangible de Pierre.Pierre est l’interprète authentique de la Lettre sacrée, celui qui donne à la tradition son signalement de vérité.Le chrétien sait cela: le protestant ne le sait pas.Le premier est guidé par l'Esprit, le second pat on ne sait quoi.^rar ça peut être bien des choses, en allant de lui-même au démon, le premier n’étant guère moins dangereux que le second., .• , .i-.imal, on se trouve devant une memes classiques, avoue, lut qui devait devenir plus tentative centralisatrice.tard un amoureux hors de pair des Ecritures.leur Nous connaissons toutes avoir trouvé d’abord un aspect rude.Les Ecritures erreurs commises par M.ne s’adressent pas seulement aux pédants ou fines | plessis en matière ouvrière et ., ' .t^rharp» et arntils j nous les avons nous-meme assez bouches mais a tous les hommes, barbares «««>«>*• | souvent dénoncées.Mais jamais Oui, un des grands charmes des Ecritures, c est de n y j»crreur de l’un n’a légitimé l’er-pas trouver de littérature, mais une pensée et un style honnête, simple, probe, une poésie ruisselante, comme un miel qui affleure partout, une fraîcheur d’images, une candeur d’expression que nous pouvons goûter même à travers les traductions.Et que dire, pour ceux qui savent le latin, du latin de la Vulgate! ^ Il faut l’avoir psalmodié pendant un quart de siede pour le chérir, ce îatin-là.Et ces images, ces paraboles, ces figures, qu’elles sont simples, belles et vraies! Une poule qui glousse pour rassembler autour d’elle ses poussins, est-ce assez simple?Et cela veut signifier le Seigpeur et sa tendresse pour son peuple, pour la ville sainte.Cette simplicité qui arrachait les larmes à Thérèse devient un traquenard pour les orgueilleux.Ils s’y laissent prendre."I ant pis pour eux.Pourquoi sont-ils orgueilleux aussi?.“C’est pourquoi, dit Notre-Seigneur, je leur parle en paraboles, parce qu en voyant, ils ne voient pas, et qu’en entendant, ils | droit de transiger, ne nous em-, j /Mt n 15) Puis i Peche pas de constater qu il n entendent ni ne comprennent (Mt.13, 13).Fuis-( vient de 5e commettre d’autres que vous voulez, Seigneur, qu il en soit ainsi, c est très i maladresses.Duplessis n’a pas de chan- teur de l’autre.Il y a des gens qui feraient fi des légitimes intérêts provinciaux parce qu.e le nez de M.Duplessis ne leur revient pas.fl faut savoir regarder plus loin et ne pas se laisser aveugler par des antipathies individuelles.Il faut constater que ce qui est en cause, c’est l’autorité et la dignité de l’Etat provincial, soit d’un Etat qui est nécessaire à la prospérité de toute la population.Pourquoi e«H* hâte soudaine?Cette altitude de principe, sur laquelle personne n’a le (par Pierre de Grandpré) (Suite de la semaine dernière) Les Bretons se targuent volontiers de l’impénétrabilité de leur caractère, voire d'une certaine rudesse.“Les Bretons sont une race dure et forte (Ar Vretoned a zo tud kaled ha krenv)”, chante leur hymne national; mais pour naïvement ajouter aussitôt, deux vers plus loin, ces mots qui trahissent leur vraie physionomie: “Gwerz trist, zon dudius a ziwan eno (Chez eux poussent les complaintes tristes et les terre, de ce que vous avez caché ces choses aux sages et aux prudents, et les avez révélées aux petit*.Ouô Père, je vous bénis de ce qu’il vous a plu ainsi” (Mt.2.25-26).27-IX-47 Dom Raoul HAMEL, O.S.I.EN PAGE Si— En marge du Dimanche de la Bible — t,e retour aux saintes Ecritures — Pour la régénoration du monde — Enseignement du Saint-Siège — Initiative de» catholiques en France, aux Etais OnU.en Espagne — Oeuvre de la ce avec les questions ouvrières — ou, si l’on préfère, les questions ouvrières n’ont pas de chance avec M.Duplessis.Le premier ministre, sur le fond de la question, a certainement raison.Même si plusieurs réclamations des ouvriers d’abattoirs sont justes, techniquement leur grève est illégale.M.Duplessis l’a déclaré, mais il n’est pas le seul chef politique à l’avoir fait — son affirmation a même suivi celle de M.Garson, Société caiholiquo de la P®* 1® !*• ,1î>' ’ premier ministre du Manitoba, Martin, C.S.C.président de la Soclvle catholique de ta ej ^ McNair, premier ininis- Bible.L'actualité Acceptation philosophique La Gazette du 26 publie un arlicte de \l.Brian Cahill pour ridiculiser les réclamations du Québec sur le Labrador.En marge du jugement du Conseil privé qui nous a dépouillés de ce vaste territoire, il reproduit la conclusion d'un article de la Gazette du 2 mars 1927 qui classait l’affaire avec la plus grande désinvolture.‘‘Le verdict, écrivait le quotidien anglais de Montréal, a été défavorable à la province (Québec) et au Dominion et il ne reste plus qu'à l’accepter philosophiquement en tirant le meilleur parti possible des consolations que Von peut tirer du fait que ces territoires et ces ressources demeurent sons le contrôle britannique".On admirera celte philosophie de la part d'un journal québécois.La province perdait un territoire immense dont on soupçonnai! déjà les richesses minérales meme si l’on n’avait pas encore mis à jour les gisements de minerai de fer qui viennent d'étre concédés.Et il encaissait le coup avec la même sérénité que s’il se fût agi d'une rlécisinn lait manifester de l’esprit sportif, admettre que le meilleur homme avait gagné et s’abstenir de critiquer l’arbitre.Après vingt ans.le point de.vue n’a pas changé et la Gazette prêche toujours l’acceptation philosophique de la perte du Labrador.Peu importe que le Québec perde les richesses du Labrador et les revenus qu’il pourrait en retirer.Peu importe que le Québec soit appelé avec l’Ontario à faire le gros des frais du relèvement économique de Terre-Neuve si elle entre dans la Confédération.La Gazette affiche tin détachement des considé-rations financières auquel elle j ne nous avait pas habitués.La philosophie de la Gazelle est une philosophie impérialiste.Il lui est assez indifférent que le Labrador soit perdu pour le Québec s'il demeure dans l’Empire.En 1927, le Canada pouvait allègrement renoncer au Labrador puisqu'il était attribué à Terre-Neuve.l’un des dominions de l'Empire.En 19)7, la question se pose un peu autrement.On craint que Terre-Neuve et le Labrador ne soient entraînés dans l’orbite des Etals-Unis et H devient urgent de les rattacher au Canada pour qu’ils ne sortent pas de l’Empire.Que le Labrador fasse partir de la province de Onèber on de tn province de tre du Nouveau-Brunswick.M.Duplessis au surplus a fait preuve du dominion du Canada ou du ; d’une modération remarquable dominion de Terre-Neuve, cela\— nous l’avons noté ici même.n”a pas grande importance.j Quand le premier ministre de La Gazette n est pas un journal ]’Ontario a convoqué à Toronto québécois, mais un journal im- une conféreuee des ministres du pénal.Quand il s agit de J Em-1 travail, M.Duplessis a donné pire, elle est belliqueuse et de-1 une réponse qui ne fermait pas terminée.Quand il s agit des in- ja porte aux conciliations, mais ércts du Quebec, elle prêche ( réservait les droits de î’Etat qu’il l acceptation philosophique.! rwnrZcAnt#* rV.Atail Irk-z hpiiri»iix.P.V.Vol de plus de $2,000 la prospérité (comma si les grèves étaient simplement le fruit de la paresse).On dirait qu’il prétend justifier ainsi ceux qui l’accusent d’adopter systématiquement une attitude antiouvriè-re.Après la rencontra de Toronto.?Que sorlira-t-il de la rencontre de Toronto?Au moment où nous rédigeons ces lignes, nous ignorons à quels résultats les ministres du travail sont parvenus.Nous commenterons les décisions dès qu’elles seront connues, mais nous avons tenu à réaffirmer aujourd'hui nos attitudes de principe.André L.Les marchands détaillants L’Association des marchands détaillants tiendra, ces jours prochains, son congrès annuel au cours d’une croisière à bord du “Tadoussac”, Les délégués discuteront naturellement de problèmes professionnels, et, entre autres cnoses, de la hausse des prix qui atteint un rythme que les consommateurs ne pourront pas suivre bien longtemps.Les dirigeants de l’Association recommandent aux détaillants une attitude sage et prudente en leur demandant de ne pas profi.ter des circonstances présentes pour élever démesurément leurs profits, de ne pas contribuer à l’inflation en accélérant la hausse des prix- La modération dans ce domaine doit s'inspirer des responsabilités sociales du marchand envers la collectivité.Mais le sens social n’est pas le seul mobile qui justifie une telle conduite; le plus élémentaire intérêt penche du même côté.Car si l'inflation irend une allure désordonnée, .es marchands en seraient les premières victimes puisque le pouvoir d’achat de leur clientèle serait réduit à néant.Mercredi, à Saint.Jean, N.B., M.Howe, ministre de la recons- P1 1« Hier après-midi, vers 4 heures._________ deux individus masqués se sont [grève; s’il s’en était abstenu jus-introduits dans une buanderie, j qu’à mercredi, pourquoi l’a-t-il située 936 ruelle Busby, non loin fait ce jour-là?S’il aVait juge de la rue Craig.Puis, mettant en i i)0n d’attendre plus d’une semai-joue la caissière de l’établisse-1 nei pourquoi n’a-t-il pas paticn-ment, qui était seule dans le bu-ifé jusqu’à aujourd'hui au moins?reau à ce moment, ils s’emparè-t Son geste semble annuler l’ef- rent de la pave des ouvriers.! fet psychologique du vovage à dont le montant s’élevait à Toronto.C’est comme si l’on 82,900.L un d’eux semblait avoir , avait dit aux grévistes: “C'est une cinquantaine pendant que l’autre ne paraissait être qu’un jeune homme de 20 ans.Ils ont pris la fuite dans une automobile.Les policiers Lucas et Gingras de radio-police, «e sbnt rendus sur les lieux pour enquête, cependant que la sûreté municipale recherche activement les cou- nntre un boreur favori.Il fat-’ Terre-Neuve, qu'il fasse partie I pables.représente.C’était très heureux Là où a commencé l’erreur, c’est quand M.Duplessis a fait révoquer les certificats de reconnaissance syndicale aux grévistes, juste deux jours avant le Jr", : »» droit, comme il l’aurait eu cha-!^®™"1” nn0 que jour depuis le début de.la de U situation«o£ leur marché.Mais un danger plus immédiat menace les détaillants.Aux Etats-Unis, des dirigeants dans des milieux fort di.vers commencent à demander au gouvernement de rétablir.les rationnements et les contrôles du temps de guerre jusqu’à ce que la situation soit régularisée La même campagne se produira au Canada si la hausse des prix continue, et les marchands détaillants se trouveront de nouveau aux prises avec des plafonds de prix, et avec l’obligation d* tenir une fastidieuse comptabilité de coupons de rationnement.Ils sont donc les premiers intéressés à combattre l’inflation.P.S i avait dit aux grévistes d années, ce.unc ballade de politesse, mais ça n’est pas sérieux”.Quand on , prend une attitude de conciliation, il faut la mener à bout, ne pas l’interrompre en cours de route et en perdre ainsi le bénéfice légitime.M.Duplessis a repris en meme temps ses expressions favorites sur les “prétendus chefs syndiqués’’, sur le travail nécessaire à chansons mélodieuses)”.S’ils se contraignent devant l'étranger, ce n’est que par pudeur ou crainte d’être moqués.Chez eux, dans leurs foyers, ils s’épanouissent.Et rien n’égale la délica.tesse de sentiment, la puissance d’affection, la délicieuse intimité que traduisent de façon si émouvante leurs berceuses et leurs complaintes.Quoi d’êtonnant à ce que le pays des haies, des courtils, des maisons bien abritées, des Hts clos, soit aussi celui des grands mythes amoureux, des légendes, des tout-puissants liens du sang, du culte du sou.venir et du respect actif des morts?Les ajoncs, les bruyères piquent et rebutent; mais on dit qu’au printemps, rien n’est plus doux à l’oeil, plus brillant qu’une lande bretonne quand, entre deux nuages, un coup de soleil l’illumine! Goût de kt parure Aussi ce peuple breton, que l’on juge austère, est-il essentiellement un peuple épris de parure et d’ornementation.Ce vif ins.tinct de l’art se manifeste notamment dans le vêtement, dans le mobilier sculpté, dans l’aménagement des frondaisons autour de la ferme.La variété des coiffes dans chaque bourg, tuvaux de dentelle à Quimper, guimpes aux larges ailes à Pont-Aven, sont la marque d’une tenue, d’u-ne dignité dont s’honorent les plus humbles.Mais je n’ai vu.ainsi parées que des personnes d’un âge avancé.Les bonnes vieilles en longues robes noires quasi conventuelles, les cheveux rares relevés en toque sous le bonnet, que l’on voit méditer, assises sur les talus, appuyées à leur canne; les paysans en sabots que I on rencontre le long des routes, coiffés de leurs vastes chapeaux ronds dont le ruban flotte sur le dos.témoignent pour une civilisation.Mais ce ne sont toujours que des vieux.Le temps est loin où Sully-Prudhom.me pouvait s’attendrir: Les aïeux n'g sont point trahis.Le coeur des filles ne se gagne Que dans h langue du gags, A Douarnenez, en Bretagne., Une fois seulement, à l’occasion d’une fête de village, à Ca-rantec, j’ai pu apercevoir des jeunes gens et jeunes filles revêtus de ces fastueux costumes tru.ditionnels, frangé# de bigarrures et de rangées d’yeux de papillons.Mais c’était du chiqué, du voulu.Quand même, ces joueurs de biniou faisant danser des «arçons et des filles du pays qui se tenaient par le bras ou par le petit doigt, cela constituait une expressive reconstitution de la Bretagne que je n’ai pas vue.H parait pourtant qu’elle n’a pas tout à fait cessé d’exister.Un Pardon ?A quoi bon mentionner aussi que j’ai assisté à un “pardon”.! puisque, sur cinquante assistants, dix seulement étaient Bre-( tons et les autres des touristes, i des curieux.Cela se passait à la vieille chapelle de l’ile Callot i (prononcez Callotte), petit sé.: jour de paix où vivent quelque ; vingt familles de pêcheurs.On 1 accède à cette lie à pied sec — j façon de parler: il faut se dé-; chausser et patauger.— quand ! la mer est basse.Je garde pourtant de cette journée le souvenir d’une lente et pieuse procession égrenant prières et cantiques, et faisant patiemment plusieurs fois le tour de 111e.le long de Europe chrétienne Le grand retour Ghetto chrétien du XIX siècle — Retour à l'action des catholiques — Les nouveaux partis — Le temps de la peur est révolu — Gauche et droite expé-’’épo- par Gérard PELLETIER Les catholiques s’étaient retirés sous leur tente.Non qu’ils fussent tout à fait absents du monde, mais le temporel politique, la vie publique des grands pays européens étaient désertés par les chrétiens.Pour décourir les causes de cette retraite, il suffit d’ouvrir, à la seconde moitié du XIXe siècle, n’importe quel manuel d’histoire contemporaine.On y trouve toutes les raisons, 1rs bonnes et les mauvaises, qui devaient justifier les catholiques de s’enfermer eux-mêmes dans un ghetto spirituel.A partir de ce moment, silence presque complet du côté chrétien.F^t naturellement, ce ne sont pas les autres politiciens qui vont insister très fort pour le retour des catholiques! Cette absence leur va, ils s’en arrangent très bien.On notera les expressions choisies: les catholiques, les chrétiens.Il ne s’agit pas de l’K-glise qui continue son enseignement tandis que les laïques et un grand nombre de clercs sont pris de vertige devant des situations nationales difficiles.Puis, des individus Isolés, ensuite quelques équipes décident de rompre ce silence.En France, Marc Sangnier; en Italie l’abbé Sturzo.Ce son! des riences audacieuses pour que et qui ne sont pas toutes également heureuses.Elles établissent pourtant des têtes de pont, elles préparent les débarquements futurs.On comprendrait mal ces comparaisons si l’on allait en conclure que les catholiques vont en oolitiqne comme en guerre, contre leurs frères non chrétiens: il s'agit au contraire de retrouver le plein contact avec tous et de s’atteler à la tâche commune de résoudre les problèmes sociaux.Par toutes ces équipes se ressemblent par une vive conscience de ce qu'on nomme déjà la question sociale.Elles s'insoi-rent des encycliques dont elles concrétisent l'inspiration < générale en des programmes d'action ! politique Immédiate.Naturelle-! ment, l’accord était oins facile [ sur les principes à l'état pur et | certains catholiques somnolertv auraient souhaité qu’on ne dérange pas ainsi leur sommeil académique.Us furent d’avis qu’on divisait les chrétiens en eonerétisant les encycliques.On les divisait, en effet, en deux catégories principales: les vivants et les morts! Cet après-guerre Tout cela pourtant est de l’histoire déjà ancienne.El c’est l'histoire récente, l’histoire actuelle que je voudrais rappeler ici.Par cette esquisse de retour qui s’amorçait lentement depuis le début du siècle s’est brusquement dessinée en mouvement de masse, à la faveur dè l'après-guerre.Le M.R.P.français, inexistant en 1939, devient l'un des Trois Grands dès la première élection d’après-guerre.Le parti démo - chrétien d’Italie n’existait naturellement pas sous le régime fasciste et voici qu'il gouverne maintenant le pays.Bien mieux encore, les partis catholiques traditionnels des petits pays se voient forcés de (tuitter leurs positions conservatrices.Ils emboîtent le pas et se de changer au moins leur nom.si les modifications plus profondes et plus réelles tardant parfois de façon indue.Tout le monde sent bien que le grand retour est un fait» que la masse des chrétiens ne veut plus de son ghetto mais qu’elle ne sortira pas de son isolement pour jouer un rôle rétrograde ni pour consolider, par son action nouvelle, les abus d’un régime dépassé.La masse des chrétiens bougera si un groupement lui propose une politique sociale adaptée aux problèmes de notre temps.Et tant pis pour les profiteurs qui voudraient jouer sur leur damier la grande peur panique du communisme.Fin de la peur Ce qu’on remarque au contraî-; re chez les chefs de ces nou-I veaux partis, c’est la fin d’une i certaine peur superstitieuse.Je [ songe au professeur Colonetti, ; député turinois et grand homme de scienee, qui nous causait : à Naples tout en dégustant des ! galettes au poisson: | — La peur, c’est le plus mau- vais réflexe qu’on puisse avoir i dans I action.Nous avons ap- • pris sons le fascisme à dominer < e sentiment.J’étais du Parti populaire depuis 1919 et vous de- • vivez guc Mussolini n'a pas élr ! tendre pour nous.Et pourtant.vous voyez, nous en sommes sortis.Celui qui a peur est perdu s d'avance.Est-ce que la peur ne j révéle pas souvent une mauvaise ; conscience?La peur n'est pas non plus le ! sentiment dominant des mili-t tants M.R.P.Manriee-ttenè Si-i ni on net en fournit un bel exem-j pic.Cri ancien secrétaire général de la .T.E.C.française devint, à vingt-cinq ans, député de la Drôme après une élection con-i cédée d'abord aux Communistes j (puissants dans ce département' ! mais contestée par Simonnet et final nient gagnée par lui.Tl siè-I fie maintenant à l’Assemblée et détient le titre de benjamin de j la Chambre.C’est, je crois, en songeant à I des faits semblables que Francois Goguel, de l’équipe Esprit, nous disait, un soir, la similitude paradoxale qui rapproche les ! militants chrétiens des militants 1 communistes.Il soulignait Tim-' portance et l’opportunité de ec I retour des chrétiens à Faction.! Sans eux, aujourd’hui, la lutte i s'engagerait entre un clan qui | défend des intérêts et un autre ! qui anime une cause.Grâce à leur présence, nous trouvons i dans le combat des hommes qui croient en Dieu du même coeur ; qu’ils croient à la justice.Inquiétudes Je sais que ce tableau n’est , pas exempt de toute ombre.On s’inquiète à bon escient d’un retour oessible à la politique confessionnelle, aux luttes de rell-î mon.Les équipes chrétiennes ! s’en défendent, ouvrent leurs 1 oortes le plus largement possible aux non-chrétiens qui partagent leurs idées sur l’ordre so-! clal â construire.Mais il est Im-! nossiblc de nier que le danger subsiste.Peut-on le comparer.! toutefois, nu pétrin où se trouveraient ccs pays si Ifs chrétiens I o'avnient uns quitté leur tente °'’ te-''cumin de la guerre?,is le tour de 111e.le long dc 'trices.Ils emboîtent le pas et s,- “ ' (Suite à la deuxième page) I hâtent (en Belgique, en Suisse) (huile d la denxtèmt pagfê $ LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 27 SEPTEMBRE 1947 LE DEVOIR p^volr" est Imprimé eu no 430 est, ru® Notre-Dame, a Montréal, par l’Imprimerie populaire, eompafmle à responsabilité limitée, qui en est l'édltrlee-proprlétaire.Directeur-gérant.Oérard Fillon -Le Devoir” est membre de la Canadian Press, de ( Audit Bureau oî Circulations et de la Canadian Dally Newspapers Association.La Canadian Press est seule autorisée a taire remploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées à la Canadian Press, a l'Assoclated Press et à l'agence Reuter, ainsi que de toutes les Informations locales que “Le Devoir” publie.Tous droite de reproduction des dépêches particulières au “Devoir" sont égale ruant réservés Abonnement par la poste : EDITION QUOTIDIENNE Canada (sauf Montréal et la banlieue) .?Ji.UO Montréal et banlieue .-j-00 Etats-Unis et Empire britannique .8’™ Union postale .•• —.EDITION DU SAMEDI Canada .* ^',j0 Etats-Unis et Union postale .• Lee abonnements sont payables d’avance par mandat-post® ou par chêqu® encaissable au pair à Mcntréai.Autorisé comme matière postale de deuxième classe par le mlnla-tére des Postes* Ottawa.Téléphone : sfcBEIair 3361.3, .a ji.— d'un art sincère, imprévu.Ua A*, J-ranr*» sculpture bretonne est pleine de V.OUmer OB l ronU.l£ touchantes grossièretés, elle s a- i muse el prend de gaillardes li-j —- | bertés dans la personnification ! (Suite de la première paye) ourles églises que j’a» ! plages au sable fin et de charnus visitées, c’est celle de Locornan | où séchaient des goémons fieu-j nui m a semble la plus pittores- m&mÊ En vue de se préparer au grand rôle que joueront dons l'industrie future, les moteurs à propulsion, des savants font actuellement des recherches sur toutes les possibilités de cette découverte.On voit ici une unité mobile d'essai.rant l’iode, noirs, lisses et souples comme du caoutchouc.Architecture religieuse Les églises bretonnes au style simple, svelte et fort, poèmes de granit, illustrent encore ce rêve de beauté qui est au fond de que; j'ai surtout admiré les curieuses sculptures en bois peint de sa chaire.Et le plus merveilleux c’est qu’à la sortie de l’église, sur la place, on pouvait observer un artiste de village taillant dans le buis, au canif, avec une sûreté de main étonnante, des figurines d’une vie et l’âme celte.Le touriste qui se j d’un humour achevés.Si le repaie des voyages en autocar j sultat de l’effort artistique vaut peut visiter dix.quinze églises ; qu’on s’y attarde, qu’est-ce du dans sa journée (c’est surtout ! travail même de l’artiste créa-1 cela qu’on lui fait voir en Brefn.leur?On aurait cru voir à l’oeu- : gne), depuis les chapelles de | vre l’un des milliers de décora-, hameaux, aux cintres bas, aux leurs d’autrefois à qui la Brr-clochetons d’ardoise, jusqu’aux tagne doit les trésors d'un art cathédrales qui ajourent leurs dru et spontané, de la meilleure fins clochers de galeries en tri- sève populaire, lobes, et dont le portuil.avec ses i La famille et la patoisse : piliers de la vie rurale Résumé de la conférence prononcée par M.Félix Desrochers à la Semaine sociale, tenue à Rimouski PRESCRIPTIONS S CNIMISlhi \ VOIR! OISPIIÜIIlMI O AWtMB.Icy nafuaë SERVICE JOUK et NUIT pmncit (ikmql ** NM aura nu»HKi< m eftau au Chai les Duquette propriétaire HA.7251 rOUVERT JOWunuiT i t r*-*.entrelacs de pierres, constitue généralement la principale ornementation, Des cathédrales de Dol, de Quimper et de St-Pol-de-Léon, on rapporte le souvenir DÉTECTIVES PRIVES INVESTIGATK SERVICE C Haney Detc 28 ST IAC Tél.: Jour, HA.Mfturiee-L.J1 INS GENERALES ONF1DENTIEL ictive Bureau | GUES OUEST 5823 - Soir, CR.2931 JUEN.directeur.— CHerrler 9389 GARCIA Pt Andlteur Public Accredited Publl SPECIALITES : 1100 Sherbrooke appt Gauth IULIN, A.P.A.' Accrédité de Québec c Auditor ot Quebec Impôt »ur te retenu et Installation système comptabilité.E., appt 25 1er Montréal - 1 FENÊTRES IT VI mm txjsm FAI KS CANADIENS EXPERIMENTAS ET ASSURÉS « % Appef** ~ f.LAMOTHE, mop.429 ST.VINCENT LaCie de LAVAGE dc VITRES m WINDOW CLEANINGtoR ACHETEZ V FLEURS IC La Pati Fleurisl IBS est STE-C Livraison portt ment de no chaut PL 1786 :e :atherine >ut directe- f h L P.tre «ne- u h ^ le’ 12 h.30 -1787 10% aux commu d'escompte nautés religieuses.Le mont Dol Les excursions en Bretagne nous amènent aussi devant des paysages inoubliables.Mais cette chronique prendrait des pro-| portions indues si je devais dé-: tailler mes impressions sur les | jolies rivières bretonnes: TOdet, ! la Rance, la rivière de Morlaix; ; sur le noble panorama que l’on aperçoit de la Promenade de la duchesse Anne, à Dinan; sur les bizarres accumulations granitiques de Ploumanach et de Perros-Guirec; sur les petits ports de pèche si typiques, avec leurs centaines de voiles rentrant.au soleil couchant, d’Au-dierne et de Donaruenez; sur le vieux moulin du mont Dol dont tout le mécanisme est en bois et les grandes roues dentées en pommier franc; sur.Je m’arrête.Au mont Dol, on peut voir l’empreinte que laissa dans le roc, d’après une légende, l’un des pieds de l’archange saint Michel lorsqu’il s’élança d’un bond du mont Dol sur le mont | Saint-Michel pour y chasser le diable qui le défiait.L’immense étendue de terres unies et fertiles que l’on aperçoit, du mont L)o! jusqu’au rivage, fut arrachée à la mer et conquise à la culture par des méthodes d’assèchement semblables à celles d’où sont nés les polders des Pays-Bas.Des files de peupliers marquent remplacement des anciennes digues converties en chemins vicinaux.A droite, au fond du décor, on distingue le mont Saint-Michel.Estompé dans le lointain, il apparaît semblable aux pâtés de sable surmontés d’un bâton (m'édifient les enfants le long des innombrables “plages de famille” que sont, pour la plupart, les tranquilles petites plages bretonnes.Je devais visiter le mont Saint-Michel le surlendemain.Merveille! La plus grande satisfaction artistique, dans ret ordre, que J'oti puisse éprouver en France.Mais je m’impose silence: cela seul mériterait un j long article.(Et le mont Saint-; Michel appartient autant à la ! Normandie qu'à la Bretagne).j (à suivre > Edictées par le Créateur dans le Paradis terrestre, deux lois primordiales gouvernent l’humanité: loi de la vie (Croissez et multipliez), loi du travail (Tu gagneras Ion pain à la sueur de ton front).Telles sont les deux lois éternelles, sacrées, immuables qui régissent l’ordre du monde moral aussi impérieusement que les lois de la physique maintiennent l’ordre du mopde matériel: lois dont toutes les autres semblent dériver ef que nulle société n'a pu transgresser longtemps sans s'incliner v rs la décadence et la mort avec une vitesse proportionnelle à l’étendue de ses écarts.Loin de s’opposer, ces deux lois s'harmonisent, dans une parfaite unité, puisque l’homme trouve dans le travail une sorte de compensation par le contentement qu'il en retire et qu’il met au service de la famille- La loi du travail trouve son expression sociale dans l’atelier.Le premier de tous les ateliers, le plus indispensable, le plus important, c’est le domaine agricole, La famille assure la pleine mise en valeur du domaine rural, le domaine rural garantit la stabilité efla durée de la famille qui s’y accroche et le cultive.Pour rendre la terre féconde, il faut des bras capables de la tra-vaïller et de la retourner en tous sens.Qui les lui donnera ?La famille., Le miracle de la survivance française en Amiérique découle d’un autre miracle: l’éclosion de la vie rurale au Canada- L’instrument de ce miracle ?Le défricheur aidé de sa femme et de ses enfants.Kn dépit des obstacles semés sur sa route: montagnes, fleuves, rivières, lacs; malgré les rigueurs du climat et les embûches d’ennemis redoutables, la famille du défricheur a frayé son chemin et créé la vie rurale pour en rester ensuite Iç plus solide pilier.Depuis, le pilier a cédé graduellement par suite de la désertion des campagnes.Les deux populations rurale et urbaine qui, en 1871, reprrésen-taient 77.18 et 22.82 sont passées aujourd’hui à 36.68 et 6310.Qu’adviendra-t-il de notre domaine rural, si les familles continuent de l’abandonner à ce ryth-effarant.Ce domaine offre pourtant bien çlus d’avantages j de sa force, est une personne eç-réels que les reves entrevus à | clésiastique dont le chef est l’évê-travers le mirage trompeur des j que du diocèse, représenté par faveur des oeuvres inhérentes à ses fonctions sacerdotales; contribuer à l’entretien et à l’embellissement de l’église, du presbytère.du cimetière; s’associer au culte en donnant le meilleur chant de son coeur au choeur de chant; voilà, entre bien d’autres, tes principales obligations d’un paroissien envers son curé, son église et sa fabrique.Contribuables, les paroissiens s’intéresseront à l’administration municipale et scolaire, choisiront pour les y repré.senter les hommes le mieux qualifiés, accepteront eux-mêmes, le cas échéant, les charges aux-l'e curé dont le rôle capital se j quelles ils seront appelés, les 3.9,672 examens chimiques des urines ont été faites pour le contrôle médical, l’hygiene de l’enfance et les médecins, ainsi que 1,955 analyses chimiques du sang.t 4.Il a été fait 1,062 analyses sérologiques et cytologiques pour le contrôle médical et les médecins.Pour compléter, il faut y ajouter 1,271 analyses diverses.Les techniques employées pour faire ces analyses bactériologiques et chimiques sont reconnues comme officielles par 1’“Association of Official Agricultural Chemists” et par (’“American Public Health Association”.Comité consultatif de l'industrie ës au aoc 331 Mardi midi, le comité consultatif de l’industrie tiendra une réunion au club Mount Stephen, rue Drummond, iyiücs.L’homme des champs ou blierait-il qu’il est attaché à la terre par toutes les fibres de son être.Cette terre, on ne l’abandonne pas impunément, car elle se venge, laissant pour Hf-ritage la poussière de la rue à celui qu’elle aurait voulu doter du tuf noir et doux de ses champs; formant un être nuisible de celui qu elle désirait élever à la dignité d’“habitant”.Dignité de l'habitant C’est une dignité et une très grande dignité que celle de l’“ha-hitant”.L’agriculture est une profession qui l’emporte sur bien d’autres puisque les philosophes et les théologiens du moyen : age l’ont classée au premier j rang des “Arles possessivité ou j 'cquisitivae” destinées à produi- | ce les richesses directement uti- 1 lisables par l'homme.Que .Ja famille de l'agriculteur reprenne conscience de sa primauté et de sa dignité, elle résistera plus facilement à la tentation de commettre le grand péché national: déserter la terre.Elle s’assurera la victoire définitive à la condition, cette fois, d’observer avant tout les devoirs du chrétien.Malgré tous ses charmes, la terre impose à l’homme ses exi- çonsesseuie î?im‘de'i’Evanglîê Travaux de laboratoire depuis le mois de janvier rendra la famille capable de se i plier à pareille nécessité, de ; Le Service municipal de santé comprendre toute la valeur de ; communique: son effort, tout le prix de son la- me résume en deux mots: sanctifier l’homme.Bien d’étonnant que les Canadiens français soient devenus le peuple au “coeur d’or” et “aux clochers d’argent”.Que les nôtres continuent de vivre en p arfaite harmonie de coeur et d’âme avec les pasteurs de leurs paroisses, s’ils veulent entretenir l’esprit de cohésion si nécessaire au de la vie rurale.Collaborer avec son chef spirituel; le considérer comme son meilleur ami et son meilleur conseiller; s’abstenir de toute défiance à son égard; au cas de divergèncés d’opinions, s’expliquer avec franchise mais avec déférence; apprécier à leur juste valeur les sacrifices consentis par lui en vue de se consacrer entièrement au service de la paroisse; répondre à son appel en rempliront au mieux de leur connaissance, et sortiront des] ornières de la routine pour aller j toujours de l’avant.Canadiens français, ils garderont à la paroisse sa physionomie bien française et s’abstiendront de couvrir les magasins, les restaurants, tes hôtels, d’af-f'ches anglaises; donneront à renforcement | leur emplacement et à ses alentours un aspect de propreté et de bon goût: excellent moyen d'associer la fierté de leur patrimoine à la fierté de leur origine.Ainsi comprise, la paroisse restera, comme la famille d’ailleurs, le plus solide pilier de la vie rurale, puisqu’on en aura fait un séjour de paix, de sécurité, de bien-être spirituel et temporel, séjour enchanteur où charun de ses habitants voudra vivre, aimer et mourir.58,577 analyses par le Service de santé Avis de décès LACHAPELLE.— A St.Edouard de Napierville, le 25 septembre 1947, à l’âge de 64 ans, est décédé M.l'abbé Hermas, Lachapelle, cure de St-Edouard de Napierville.I.a dépouille mortelle ] est exposée ai) presbytère de St- J Edouard de’ Napierville.La] translation des restes aura lieu j dimanche, le 28 septembre, à 4 h, ] de l’après-midi, en l’église pa- : roissiale de St-Edouard de Na- ; pierviile, où le service sera cé- j lébré lundi, le 29 septembre, à 9 h.30.Inhumation à Pont-Viau.Direction: Henri Barrette.Saint-Michel de Napierville.rt « f* pal * jm* fâtÎRlàqjK «OtUM Peinture et décoration Intérieur — Extérieur Réparations — Tapissene Travail soigné GEORGES-S.DE-6ER EJITREPRENEira-PElNTRE 8541, rua Chambord — DO S25: Europe chrétienne Tal.: CRescent 5700 MAGNUS POIRIER Entrepreneur Pempei Funèbre».Expert Embaumeur.6603, rue ST-LAURENT (suite de la 1ère paye Le contact avec ces groupes, en l’un ou l'autre des pays européens.est très enrichissant.Car en dépit de différences considérables, le problème social contemporain est essentiellement le même d’un bout à l'autre du monde.Et quand on demandait au jeune Canadien, après.une conversation, si notre uays se trouvait gouverné par des partis de gauche ou de droite, je ne trouvais à répondre qu’une boutade à la normande: — Notre pays est si jeune, voyez-vous, qu’il ne distingue pas encore très bien entre sa î gauche et sa droite.Avis de décès COURSOL.— Au pavillon Le Boyer de l’Hôtel-Dieu, le 24 septembre 1947, à l’âge de 67 ans.7 mois, est décédé M.l’abbé Jo.seph-Clodomir Coursol, curé de Saint-Martin de Laval.La dépouille mortelle est exposée au presbytère de Saint.Martin, La translation des restes aura lieu dimanche le 28 septembre, à 4 h.p.m., en l’église paroissiale de Saint-Martin, où le service sera célébré lundi le 29 septembre à 9 h.30.Inhumation dans la crypte de l’église.Prière de ne pas envoyer de fleurs.Direction Louis Lavoie, de Saint-Martin, LAURIER — A Montréal, le 26 septembre 1947, à l'âge de i beur.Procurer à la famille les avantages matériels ou intellectuels requis, soit, mais vous ne l'attacherez au sol qu'à la condition de lui inculquer avant tout le sens de la religion, avec ses notions de devoir, de sacrifice et d’amour.L’instruction, certes, est nécessaire, mais le.temple de Dieu doit passer avant le temple de la Science.L’instruction .sans l’éducation religieuse conduit à la plus lamentable faillite quand elle ne mène pas aux pires eatas- ] bactériologiques effectuées sont trophes.Christianiser la famille ]jcs suivantes: d’abord, instruisez-la ensuite, , , vous stabiliserez la vie rurale et j L Les analyses bacteriologi-vous en accroîtrez le prestige et ques du lait pasteurisé, du lait le dynamisme.spécial, de la creme, de la^cre* L est la procréatio sance à d’autres familles Le laboratoire du Service de santé a effectué, depuis janvier 1947, 58,577 anlyses se rapportant à la santé publique.Ces analyses comprennent des analyses bactériologiques, des analyses chimiques et des analyses sérologiques et cytologiques, faites à Ta deprandc des différentes divisions du Service de santé, du Service de la police et des médecins praticiens de la ville de Montréal.A.— Les principales analyses nvnamisrne.^- ~~ — ,a famille, dont le but ultime, me glacée et des sous-produits la procréation, donne nais- forment un total de 14,-1- ana- Héu- ! o ses nissez-lcs dans un certain territoire soumis à la juridiction d'un curé, et vous créez la paroisse, pylône massif qui soutient toute la structure rurale.Le curé, comme chef spirituel de la paroisse, a contribué puissamment à la conservation et au maintien dc la vie rurale.Par ses enseignements, par sa conduite vraiment héroïque dans les champs d’action les plus variés, il a préservé du découragement les vaincus de 1760, en les groupant autqur du clocher paroissial.Dans les paroisses se sont préparés les graves événements qui aboutiront à la résistance armée 2,776 examens pour le contrôle et le diagnostic de la blennorragie chez les manipulateurs d’aliments.703 examens directs pour le Service de la police ont été faits avec 692 cultures pour l’identification' du gonocoque.5.3,194 prises de sang ont été faites hour la çeeherche de la syphilis par le séro-diagnostic chez les manipulateurs d’aliments et autres personnes.B.— Les analyses chimiques portent sur un nombre varié de produits: 1, 7,591 analyses chimiques sommaires et complètes, avec recherches des préservatifs, ont été effectuées sur le lait, la crème et la crème glacée.2, Des recherches chimiques ont été également faites sur les viandes nature et préparées, la saucisse et les aliments en conserve, au montant de 238 examens.SURVEILLEZ VOTRE SENS AUDITIF ! Vous ne pouvez voue dispenser, d'une année à fautif, de soins pour votre ouïe et vous attendre à entendre parfaitement quand, finalement, vous décides de voue munir d'un appareil 1 Le sens auditif est délicat, !I requiert un message et un entrainement constant à la perception normale des sons.Si votre ouïe est déficiente, même légèrement, suives le conseil des spécia Usics des oreilles : procurez-vous MAINTENANT l'aide auditif WESTERN ELECTRIC, et donnes à votre ouïe l'aide qu'elle requiert.Batteries fraîches et moules réguliers et Invisibles pour convenir s toutes les marques d’appareils auditifs.REYNOLDS EARPHONE CO.1253 AVENUE McGILL COLLEGE.CHAMBRE 410, MONTREAL LA.0594 Avez-vous.un problème de décoration intérieure ?Consultes dee diplômée de l'Ecole du Meuble Marcel-G.COUTLÉE & Fernand MALOUIN Ebéniste-décorateur Décorateur MEUBLES ET TISSUS EXCLUSIFS TENTURES.RIDEAUX, TAPIS REMBOURRAGE 5126 av.Pooineou CH.1868 2.1,868 analyses ont été faites pour des viandes nature et préparées et pour des aliments en conserve.3.Les analyses bactériologiques de l’eau de Taqueduc, des bains publics et des eaux de diverses provenances ont nécessite 1,360 examens.4.Des analyses bactériologiques sont effectuées pour le contrôle et le diagnostic des mala- ! dies contagieuses suivantes: la diphtérie, la tuberculose, Ja typhoïde et la blennorragie.2,950 cultures ont été faites, pour le contrôle de la diagnostic j de la diphtérie, 4,436 examens i directs pour la recherche du ba- \ cille de Koch dans les crachats, j 557 cultures du bacille de Koch APPRENEZ À CONDUIRE AUTO - DOUBLE CONTROLE DAMES ET MESSIEURS Cours pratique et théorique ECOLE FEDERALE Vtngt-clnq ans d’expérience au service du public.ISZl, St-Denis, Montréal - HA.55U de 8 a ra.à 9 p.m.Art/wr Landrv ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES SALONS MORTUAIRES MODERNES SERVICE D’AMBULANCE G.GODIN, prop., conaetller municipal.Salons : Bureau i 518.RACHEL EST 521, RACHEL EST FAUdrk 3571 __________ _______ _ _ _c______des Patriotes de 1837, résistance 78 ans, esf décédé Te Dr ïfiïben* j qui nous valut le régime respon- - .Charles Laurier, époux de Marie- | sable, source tic nos libertés, et ; dans les crachats et autres echan- Louise Laurier, demeurant à garantie définitive de notre sur- tillons pathologiques, 4,040^ exa- 1196 rue Visitation.Les funé- vie sur le sol ancestral, railles auront lieu lundi, le 29 , y , courant.Le convoi funèbre par- La paroisse, fidélité aux traditions tira des salons de la Société 1 „ , .Coopérative de Frais Funéraires, j ^iîr sa fidélité aux traditions* au No 302 est.rue Ste-Catherine, i la paroisse a sauvegardé la fidélité au domaine ancestral.La criée pour les âmes, les corvées, la guignoiée, la prière du soir au foyer, la bénédiction du jour de l’An, les veillées et la vie familiales, les familles nombreuses: autant de coutumes suseep-1 tibles d’intensifier le culte tlù à.la petite patrie, et de rendre la ] vie rurale si attrayante qu’on se i ferait un crime de l’abandonner.Derniers devoirs .— Latshrz-nous voua assister dans voa derniers devoir*, envers ceux qui partent.Nos conseil» sont basé» sur l’expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D'AMBULANCE GEO.VANDELAC FONDEE EN 189(1 LIMITEE G.Vandelac Jr.— Alex.Gour 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL — BEIair 1717 à 8 h.40, pour se rendre à l’église St-Pierre-Apôtre, où le service sera célèbre à 9 heure».Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu dc sepulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Bal-liment au coin des rues Demon-tigny et Visitation à 8 h.45 a.m.mens pour le diagnostic et la recherche de la typhoïde chez les malades, les porteurs de germes et les manipulateurs d’aliments, dans les selles, les urines et le sang.Cette division a aussi effectué HOPITAL MICHAUD DRUMMOND VaU LEBLANC— A Montréal.le 26 septembre 1947, est décédée Mile Cora Leblanc, fille d’Arthur Leblanc et de Catherine Bujold, demeurant au No 7011, rue St-Denis.Les funérailles auront lieu lundi le 29 courant.Le convoi funèbre partira des salons mortuaires J.-S.Vallée Liée, au No 6662, rue St-Denis, à 8 heiù res, pour se rendre à l’église Ste-Cécile.où le service sera célébré à 8 h.30 et de là au cMictière de la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture.Parenls et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.La paroisse est aussi la gran* j de pourvoyeuse de terres ara- ! blés, base essentielle de la vie j rurale et de la richesse d’un ! pays.Pour nous, la terre, c'est ! à peu près l'unique ressource ! naturelle disponible.Frustrés de ] nos ressources minières, hy- ! drauliques, forestières, nous occupons une place minime dans! le domaine Industriel, devenu ! l’apanage presque exclusif des i étrangers.La paroisse, tel est le secret * Une révolution dans l'éclai-rage moderne.Tous genres — Toutes grandeurs.GARANTIE D'UN AN.PRIX DEFIANT TOUTE COMPETITION.Livraison immédiate dans toute la provins*.Produits L.D.G.Products 6615, RUE PAPINEAU — CR.4275 GRAND FESTIVAL PAKC RICHELIEU Samedi, le 27 sept, à 2 lires p.m.Organisé au profit de la paroisse St-Philippe Apôtre Plusieurs prix seront donnés aux gagnants des différentes' courses de lo journée.(Courses à pieds, bicyclettes, etc.).Tous les enfants des différentes paroisses sont invités à ce festival.ADMISSION: Enfants 0.35 ¦¦ Adules $1.00 Attroctions diverses toute la journée Feux d'artifica le soir.COURSES DE PONEY — BOURSE : $300.*1,100.00 en prix de présence Achetez vos billets dès maintenant au Presbytère St-Philippe 7109, rue Fabre, ou réservez par tél.: DO.2423.Tous ceux qui participeront à ce Festival auront droit à la soirée des courses régulières sous harnais et bénéficieront du tirage de 5 prix d'une valeur de $1,10(5.00.TOUS LES BILLETS QUI SERONT VENDUS A L'ENTREE, LE SOIR, AURONT CE MEME PRIVILEGE.> V Tirage certifié par l'Audit Bureau of Circulations Les horloges reculeront d’une heure ce soir LE DEVOIR MONTREAL.SAMEDI S7 SEPTEMBRE 1S47 Membre de la Canadian Press et de la Canadian Daily Newspapers Association L'heure de sommeil perdue il y a cinq mois, lorsque nous avons adopté l'heure solaire, sera remise demain (Par la Canadian Press).— L’heure de sommeil mie les C.a-radiens oui perdue, il y u cinq mois, lorsque le pays a adopté, pour l’été, l’heure avancée, sera remise au cours rie la fin de semaine.En effet, le pays retourne à l’heure solaire.l’ne ffrande partie de la population devra, ce soir, reculer l’horloge d’une heure, et les Canadiens pourront dormir une heure de plus, dimanche matin.Déjà, dans quelques villes, telles que Windsor, Sarnia, Port-Arthur et Fort-Williams, les citoyens sont revenus à l’heure normale.Pour un certain nombre de personnes, ce changement signifie la fin d’une situation toujours quelque peu confuse, à chaque printemps, alors que les villes et les villages adoptent l’heure avancée.Les voyageurs doivent alors s’assurer à l’avance de l’heure du départ des trains et des autobus, parce qu’à certains endroits on garde l’heure normale, et à d’autres on adopte l’heure avancée.Les fermiers, en général, n’ai-nient pas l’heure avancée.Ils se lèvent quand même avec le soleil, au cours de l’été, et ils ont gardé ledr horloge à l’heure solaire.Les compagnies de chemin de fer ont aussi conservé l'heure solaire, tout l’été, et le seul chan- gement qui sera effectué au cours de la fin de Semaine sera De Gasperi tient hon Une gronde offensive communiste et socialiste pour renverser le gouvernement Rome, 27 (A.P.) — Les chefs des partis communiste et socia- un rajustement des horaires qui ; Ijplc.italiens ont lancé aujour- eonviendra afi système de l’heure solaire.Le nouvel horaire du Pacifique canadien affecte les trains qui partent et arrivent à Montréal, Ottawa, Sherbrooke, Qué-| bec.St-Jean, Boston et les I.au-rentides.aussi bien que le service commun des trains entre Montréal et Toronto, et Montréal ej Québec.Parmi les villes qui reviendront à l’heure solaire, ce soir, mentionnons Halifax, Sydney, Truro, en Nouvelle-Ecosse; Fredericton.au Nouveau - Brunswick; Ottawa, Chatham, Ste.Catherines, London, Galt, Owen Sound, Kirkland Lake et Sault-Ste-Marie, en Ontario; Moose Jaw et Saskatoon, en Saskatchewan; Edmonton et Medicine Hat.en Alberta; Vancouver et Victoria, en Colombie canadienne.A cette liste, il faut ajouter Montréal et Kingston, Guelph, Qshawa, St.Thomas, Sudbury et Welland, en Ontario.Le changement.pour ces villes, s’effectuera à 12.01 a.m., dimanche.Deux heures plus tard, l’heure Sera changée à Winnipeg et Toronto, Brantford, Hamilton.Peterborough, Woodstock, Stratford ct North Bay, cn Ontario.Changement d’horaire Le Réseau National mettra nouveaux trains en service de M.H.J.Nevin.agent général du service des voyageurs du Ré-s.an national, annonce que coin, cidant avec le changement üT.cures ce soir, le Réseau national mettra en service de nouveaux trains.Il y aura aussi des horaires accélérés et des heures l'r départ et d’arrivée plus commodes.I u nouveau train rapide sera ; .'ouié entre Montréal, Québec et r V'iübi.Son horaire sera de i'n x heures phis court que les 1 i :ns actuels.Il quittera Mont-r ni tous les jours excepté Je sa-i uii à 9 h.45 du soir et Québec à 11 h.30 du soir.Il fera moins ( arrêts et arrivera à Noranda-Ilouyn à 4 h.30 le lendemain après-midi.Dans l’autre sens, il quiltera Noranda.Rouvn tous les jours, excepté le dimanche, à 2 h.13 de l’après-midi pour arriver à Québec à 7 h.15 ct à Montréal à 8 h.55 le lendemain ma.tin.Il y aura des wragons-Iils directs attelés à ce train ainsi qu’un wagon-lit qui partira de Québec et fera le raccordement à Senneterre pour Cochrane.Pour la commodité des personnes arrêtant aux endroits où le nouveau train n’arrêtera pas.de nouveaux wagons-lits seront ajoutés aux trains qui quitte Montréal à 6 h.45 du soir et Québec à 8 h.10 du soir, tous les jours excepté le samedi.Ces non-veaux wagons seront en service les lundis, mercredis et vendre- La semaine de 40 heures Les délégués du C M.T.C.demandent des salaires plus élevés d’hui une grande offensive à l’Assemblée constituante, pour renverser le gouvernement chrétien-démocrate du premier ministre De Gasperi.Ils accusent le premier ministre d’être ie serviteur des Etats-Unis et soutiennent que M.De Gasperi emploie des mesures policières contre l’opposition.Le chef communiste Paimiro Togliatti a accusé le ministre de l’intérieur du gouvernement De Gasperi d’aider au relèvement du fascisme en empêchant les partisans de gauche d’afficher des pancartes où l’on peut lire que le gouvernement “est le protecteur des spéculateurs”.M.De Gasperi a nié cette accusation.Le chef socialiste, M.Pietro Nenni, a déclaré pour sa part que les socialistes et les communistes ont été exclus du cabinet, formé en mai dernier, “parce que les Etats-Unis le voulaient ainsi”.L’accusation de Togliatti a soulevé les cris des démocrates-chrétiens et des députés de droite.On entendait le nom de “Petkov, Petkov” —une/ allusion à Nicola Petkov, le chef d’oppo: sition bulgare, pendu mardi dernier à Sofia.De Gasperi, qui compte 207 députés sur un total de 550 à la Chambre, remportera probablement une victoire, par une faible majorité cependant, si les differents petits partis modérés et les partis de droite lui font confiance.Disparition prochaine de la gare Bonaventure Pour permettre rélargissement et le prolongement de la rue Windsor jusqu'à Colborne — Les édifices à l'est de la rue Windsor, entre Osborne et Saint-Jacques, seront démolis sur une largeur de 20 pieds L’édifice de la vieille gare Bonaventure disparaîtra et les Chemins de 1er nationaux en construiront un nouveau, plus a l’ouest; de plus, on démolira les rue Windsor, jusqu’à Colborne, et de constituer une avenue commode pour l’entrée et la sortie de Montreal par le pont ViVctoria.On démolira les hôtels, ,cafés édifices qui font front sur la rue et maisons qui sont en bordure Windsor, entre Osborne et Saint- I de la rue Windsor, vis-à-vis de Jacques, de façon à élargir la rue u- Windsor à 80 pieds, et cela du Bussey est détenu La conférence progresse lentement à Toronto Le présumé assassin d'une fillette d'Owen Sound est dans les cellules municipales ¦ { La lumière commence à se faire sur les événements qui re-1 lient Fred Bussey au meurtre ; brutal de la petite Betty Plav-ford, fillette de 11 ans.tuée di.manche dernier à Owen Sound.Le vétéran de la marine, âgé de 22 ans.est toujours détenu dans les cellules de la sûrelé municipale.tandis qu'en Ontario, la police vérifie les déclarations du présumé meurtrier.Au moment même où Bussev .subissait un interrogatoire, aux mains des policiers de Montréal Si l'on en vient à une entente, les représentants de l'union et des compagnies seront convoqués côté est.Ces expropriations amèneraient l’extension du bureau de poste central, de manière à lui ménager une façade, rue Windsor.Telles sont les nouvelles qu’a fait connaître aux journalistes, hier après-midi, M.J.-O.Asselin, le président du comité exécutif de la ville de Montréal, M.Asselin venait de recevoir une lettre de M.Vaughan, président du C.N.R., dans laquelle il consent au déplacement de la gare Bonaventure et de ses entrepôts, pour permettre à Montréal de dégager la circulation, la gare Windsor et l’hôtel Queen, afin d’élargir de vingt pieds cette dernière rue.De plus, du fait du déplacement de la gare Bonaventure plus à l’ouest, les autorités du Canadien National ont l’intention de faire des modifications au pont de la rue Guy; on prolongera la section de ce via-duc qui comporte une plus grande élévation, La nouvelle concernant la gare Bonaventure vient à la suite de démarches entreprises par M.J.-O.Asselin auprès des autorités des Chemins de fer na.tionaux.Nouvel honneur Des prisonniers pour le juge se sont évadés Rinfret Hamilton.2fi.(C.P.) — Les 700 délégués des 26.625 locaux du Congrès des métiers et du Iravaij au Canada réunis ici en congrès "ont demandé hier des salaires plus élevés et de meilleures conditions de travail.Des résolutions ont été adoptées demandant au gouvernement fédéral d’établir un salaire minimum national de 65 cents de l’heure, la semaine minimum de travail de 40 heures et deux semaines df vacances payées- Depuis son ouverture, jeudi, le Congrès a étudié la charte des droits de l’homme; l’intolérance raciale dans certains hôpitaux contre les gardes-malades de race noire; la condamnation de I.A.(Pat) Sullivan, ancien secrétaire-trésorier du Congrès des métiers et du travail; l’approba.lion de.la décision des chefs du Congrès qui ont refusé de s’affilier à la Fédération des trade-unions.sous prétexte que cet organisme est d’inspiration communiste.Mlle Madeline Parent, organisatrice de l’Union des ouvriers-unis du textile d’Amérique (F.A.T.) a dirigé le débat sur la question des droits de l’homme.Certains délégués avaient affirmé que la constitution canadienne et la législation existante garantissaient tous les droits requis.Mlle Parent a affirmé que dans le Québec les ouvriers étaient privés de leurs droits et que pour rétablir ccs droits on avait absolument besoin d’une Téléphones modernes pour radio-police Le directeur de la police de Montréal, M.Albert Langlois, a déclaré hier que toutes les voitures de radio-police seront bientôt équipées d’un système de radio à trois voies.Au cours d’une conférence de presse donnée hier après-midi, M.Langlois a dit que ces postes émetteurs-récepteurs ne sont plus un luxe pour la police, mais une nécessité de tous les jours.“Nous verrons à faire installer ces postes dans toutes nos voitures le plus tôt possible”, a-t-il dit.Le nombre des voilures de radio-police est maintenant de 26.Trois nouvelles voitures ont été affectées aux quartiers St-Barthélemy, Notre-Dame de Grâ.ce et Ville-Èmard.New-York, 27 (C.P.) — LTJ-niversité de New-York a conféré hier soir des doctorats honoraires en droit à M.Thibaudeau Rinfret, juge en chef de la Cour suprême du Canada, ainsi qu’au vicomte Jowitt, lord chancelier de la Grande-Bretagne, et à M Salvador Urbina, juge en chef du Mexique, au cours d’une cérémonie durant laquelle M, Harry Woodburn Chase, chancelier de l’université de Newr-York, a annoncé que l’on construirait dans Manhattan, au coût de $1,'-500,000, le premier centre d’études juridiques du monde.Dans une intéressante allocution qu’il a prononcée à cette occasion, M.Rinfret a parlé du droit civil et de la “Common Law”, en s’appliquant surtout à démontrer qu’il y a beaucoup plus de similarités entre les deux systèmes qu’il n’y a de différences profondes.Tous deux, de toute façon, se sont avérés parfaitement capables de satisfaire à toutes les exigences de notre époque.Paris.27 (Keuter) — Trois mille agents de police battent actuellement la campagne pour retrouver les 61 prisonniers politiques qui se sont évadés du camp de Carrière, près d’Agen, dans le sud de la France.On a fermé toutes les routes qui conduisent aux Pyrénées, Jeudi soir dernier 73 prisonniers, tous des “collaborateurs", se sont enfuis, apparemment en direction de l’Espagne.Douze d’entre eux ont été repris depuis.Quatre cents autres prisonniers ont tenté de suivre les évadés, mais les renforts arrivèrent à temps pour empêcher leur fuite.Le plan d’évasion, dit-on, avait été soigneusement préparé.Des automobiles altendaient à l’extérieur et ont eu vite fait de démarrer avec les évadés, qui pour la plupart portaient des vêtements civils- C’est la deuxième évasion de prisonniers politiques en douze jours.40 autres s’étaient en effet enfuis du camp de Noé, à 20 milles de Toulouse.et de l’Ontario, la police provin- ¦ dale ontarienne a retrouvé hier soir, à 14 milles à l’ouest de Col-lingwood, une auto une le suspect avoue avoir abandonné près de Collingwood, Ontario.Le chef de police T.H.Carson, d’Owen Sound, a déclaré uu’on prendrait les empreintes digitales aur la voiture pour déterminer ai la fillette a été tuée à l’intérieur de l’auto.Bussey a dit dans sa confession aux détectives montréalais, qu’il avait pris l’auto, de modèle 1942, appartenant à un bohémien du nom de Demitro, avec qui U voyageait.Il a raconté comment il avait perdu sa route, en arrivant à Owen Sound.11 a demandé une information à la petite PlaYford, lui a offert de monter dans la voiture, mais t’aurait assommée, lorsque la fillette s’est mise à crier.L’inspecteur A.MacLeod, de la police provinciale ontarienne, a déclaré qu’il “n’y avait nas de doute au sujet de l’auto”.“Il n’y a plus d’inquiétude à ee sujet.L’auto a été volée à Hamilton”, a-t-ü ajouté.Par ailleurs, à Toronto, on dé- i lient un autre suspect dans cette i affaire.Deux inspecteurs de la ! police torontoise sont arrivés à i Montréal pour vérifier aussi les i aveux de Bussey.(Par la Canadian Press) Les représentants de huit gouvernements provinciaux ont te.nu, hier, à Toronto, une longue conférence à huis clos, afin de trouver une formule qui mettrait fin à la grève nationale des ouvriers unis des salaisons.Quatorze hommes, dont six ministres provinciaux du Travail et un sous-ministre, se sont rencontrés à Queen’s Park.Le ministre du Travail de l’Ontario, M.Daley, présidait la réunion.Le représentant de l’Hc du Prince-Edouard.M.J.-W.McKinnon, sous-secrétaire provincial, assistait à la conférence comme simple observateur.Seule la Colombie canadienne n’était pas représentée.On croit que les représentants de l’Union des ouvriers unis des salaisons d’Amérique, affiliée au CEO., et les représentants des trois grandes salaisons seront convoqués, si les délégués provinciaux en viennent à une entente commune pour le règlement de la dispute.Quelque 12,000 employés des chaînes journées.A Ottawa, le ministère de l’Agriculture rapporte qu’une quantité raisonna-plc d’animaux vivants était rendue aux petits abattoirs et chez les bouchers, malgré la grève Le fait demeure cependant une la pire rareté de viande de l'histoire canadienne est inévita.ble si la grève se prolonge.A Winnipeg, le piquetage à la compagnie Swift doit commencer aujourd'hui.Dans plusieurs institutions de celte ville, on commence à se ressentir de la rareté de la viande.M.H.-D.Knux, acheteur du ministère des Vétérans, pour la succursale de Winnipeg, a déclaré que la situation est grave à l’hôpital militaire de la place.On y loge 700-patients militaires, A Montréal, le 16e jour de la grève, on rapporte qu’il y a plus de porc qu’à n’importe quel temps avant la guerre.Une porte-parole a déclaré qu’environ 10,000 porcs avaient été tués dans les petits abattoirs québécois, au cours de la semaine dernière.Pour reyenir à Toronto, où se nïÜies" Wnfl ZZ7anUCanZa 1 conférence d^ représen: pagnies Sivÿt Canadian, Canada ,an,s des huit provinccSt ]e nistre du Travail onlarien.M.Packers et Burns La ville, se sont reunis pour les trains du Héseau national ; decider de faire les derniers pré-quitteront Monlrcal et \ arrive-! paratifs de grève, si les manu-runl 1 heure plus tard une d'ha.! facturiers n’accordent pas les (dinde.Le train Ottawa-Montréal demandes de l'union, quitlcra Ottawa à 4 b.30 de l'a- On sait que ccs demandes sont prés.midi au lieu de 4 h.Tous les trains de banlieue partiront une heure plus tard.Décès da M.l'abbé Hernias Lachapelle M.l’abbé Hernias Lachapelle, curé de Sl-Edouard de ; apier-ville.est décédé, jeudi, à l’Age de 61 ans.Il laisse dans le deuil ses frères: MM.Alcide et Joseph principalement une augmentation générale de 20 cents de l'heure, la semaine de 40 heures, la reconnaissance et sécurité d'union, une assurance-groupe, de.M.Hubert Haddow, directeur canadien de l’union de la fourrure et du cuir, a fait rapport de son récent voyage à New-York.Il a rencontré les chefs inlerna-tionaux de l’Union qui clarent prêts à appuyer toute action que les ouvriers de Montréal jugeront nécessaires.Les organisateurs ont dit que les négociations du contrat dc- lar le Montréal re scss>on publique tenue pi bureau des gouverneurs de Ra-dio-Canada.On y a formulé des protestations contre l’octroi de permis à des postes français.Nous avons pu obtenir de M.Pouliot certaines précisions à ce sujet, et des détails relatifs à la tournée qu’il a faite dans les milieux fiançais de l’Ouest.Radio-Canada et les postes fronçais Lachapelle; scs soeurs: Mmes Joseph Galarneau (Mary), Iré- ; valent commencer hier soir avec 1rs principaux ateliers couverts par le GIO: Aird &¦' Son, Daonst L'abbé Lachapelle est né à St- l.alnéi'lc, l.aCrenade, et Marf'ar- uce Frigon (Louise) cl Urge! Savoie (Mathilde)- Esprif, comté do Montcalm, fils de feu Narcisse Lachapelle et de feu Odile Lavallée.Il fit scs éludes classiques au séminaire^ de Juliette.H était ordonne prèlrc le 5 Juin 1909.Nous avons demande à M.Pouliot ce qui en était au juste des protestations soulevées de-vant le bureau des gouverneurs contre l’établissement de postes français à certains endroits, dans l'ouest du Canada.' — Comme gouverneur de Radio-Canada, nous dit-il, il serait malséant que j’exprime une opinion publique sur la question de l’octroi des permis.Il y a là un problème dont on doit d’abord chercher la solution au se dé-! sein du bureau des gouverneurs.— Les dépêches nous ont pourtant appris que vous vous èles prononcé là-dessus à Calgary?—¦ Permettez-moi de préeùwr que ee n’est pas ce que j'ai fail alors exactement.Au cours du débat, quelqu’un a fail cette assertion: le statut des Canadiens français, dans l’ouest, n’est pas partie du Commonwealth; 3o Qu’à partir de 1840, jusqu'en 1867, il y eut deux Canadas, l'un français et l’autre anglais.Puis vint la Confédération.Je ne veux pas disséquer les textes de loi, car il faut considérer l'esprit qui vivifie et non pas la let-tre qui tue.Or, dans l’esprit des Pères de la Confédération — voie en particulier lé discours de sir John Macdonald — il ne devait y avoir désormais qu'un Canada.avec deux langues officielles, deux cultures complémentaires, deux passés différents sans doute, mais orientés vers un même avenir; 4o On un séjour à Toronto où, à l’invitation de l’Université de celte ville, il enseigna, durant un mois, la philosophie des mathématiques à un groupe de 125 professeurs de mathématiques canadiens el américains.On l’a alors nommé vice-président de ce “séminaire de mathématiques”.A ce titre, il a été invi de Maillard tille et les deux nouvelles de Fatima «t du Saint-Sa.crement.Le R, P.Teck est toujours le curé de Mailiardvilie, e- le B.P.Meunier,* O.M.I., a été nommé curé de Fatima.Le.curé de la paroisse du Saint-Sacrement est le R- P.Meek, assisté des RB.PP, | ., , » re , .Bélanger.Gauthier et Murphy.té- .u” ,d !1".h""!,lPt.2f„fC.rn.P.a.r i La construction des deux églises de Fatima et du Saint-Sacrement est d/éjà commencée.la cité, à prononcer une allocution en réponse à celle du maire.On a demandé à notre compatriote de s’exprimer dans les deux langues.A Saint-Boniface, Mgr Béliveau et Mgr Cabana l'ont reçu à l’archevêché.H a pu se rendre compte sur place du succès extraordinaire remporté, même du point de vue financier, par le poste de radio français de Saint-Boniface, La qualité des programmes est telle qu’un groupe considérable d’An-lais l’écoutent régulièrement, La Fédération canadienne-française de la Colonie a bien voulu offrir en l’honneur de M.Pouliot un banquet présidé par le sénateur Aristide Blais et le M.Christopher Morley, le distingué romancier et essayiste américain, sera au nombre des passagers qui s’embarqueront demain à bord de [[Empress of Canada, du Pacifique canadien, e* route pour l’Europe.M.Morley, qui sera accompagné de sa femme, reviendra d outre-mer à bord du même paquebot, te 19 novembre prochain.Un remarquera de plus à bord de [’Empress un groupe de boursiers de Rhodes qui iront étudier à l’Université d’Oxford, en Angleterre.Ce sont; M.A.E.Blakeney, le gagnant de la Nouvelle-Ecosse; E.R.Carter.Nouveau-Brunswick; J.A.Patterson et G.-L.Côté, Québec; G.F.Frazer et K.C.Hendricw, Ontario; F.G.Hooton, Manitoba; J.A.McDonald, Saskatchewan; ct Marcel Lambert, Alberta.M.1.Wees, de Winnipeg, boursier du gouvernement français, fait aussi la traversée.Quelques hauts fonctionnaires du gouvernement figurent aussi sur la liste des passagers du paquebot; ce sont: M.Arthur Bryan, conseiller commercial du gouvernement fédéral; M.J.D.Foote, de la légation canadienne à Stockholm, qui est accompagné de sa femme et de sa fille; MM.Bernard et Jean Vanier, fils de l’ambassadeur canadien en France, et Mme Y.Lamontagne, femme de l’attaché commercial à l’ambassade canadienne à Paris, L’Empress of Canada qui quitte Montréal pour la quatrième fois cette année, en route pour Liverpool, aura une cargaison de 3,000 tonnes de grain, 500 tonnes de victuailles, 1,400 tonnes de marchandises générales et plusieurs sacs de courrier.Parmi les autres passagers qui s’embarqueront à bord du paquebot demaift matin, on reconnaît; M.W.M.Neal, président du Pacifique canadien, et Mme Le Père Sanschagrin a profité j sipel'rnr1 son passage dans la Rémi-j ‘'r Ja Bnhsh Iron and steel Cor- De plus, M.Chagnon accuse la compagnie de vouloir former un comité de boutique en payant jusqu'à 81.60 par jour des ouvriers qui ne travaillent pas.dans le seul el unique but de les éloigner de leur union.En conséquence le Syndicat demande au gouvernement pro-vinaial d’intervenir ct de sévir uioyens défendus par uploiç ( la loi.Le P.Sanschagrin cn Haïti Il est maintenant en route pour le Chili Port.au-Rrince, Haiti.— “Je suis très heureux d’être venu en ce pays et d’avoir pris contact avec la population haïtienne dont on parle tant au Canada”, a déclaré le R.P.Albert Sanschagrin, O.M L, en passant par cette ville en route pour le Chili, où il doit s’occuper de l’action catholique ouvrière de son passage blique haïtienne pour y étudier les problèmes ouvriers.Il a visité le pays jusqu’aux Cayes, où S Ex.Mgr Louis Coilignon, O.M.I., est évêque.Il s’est rendu 1 glai! pourra riposter: c’est votre con- Il y a ph,s de 10,000 auditeurs ccption dans Test du pays, mais j anglais à suivre le cours de fran-ici, dans les provinces dejçais donné sur les ondes de ce l’ouest, nous envisageons tes ; poste.choses sous un autre angle.Nous A Regina, le professeur de La-avons d’autres problèmes, nous | val a rendu visite à Mgr Bau-sommes.jeunes.— Vous êtes jeu- j doux, au Dr Lionel Roy, au innés, mais pas assez jeunes tou I ge Doiron et au Dr Trudet, qui tefois pour ignorer que la par- s’occupent activement de l’Asso- tie du pays que vous habitez ac- j ciation d’éducation de la Saskat- |_________ n tucllement a été découverte, con- chewan, dont l'éloge n’est plus a ’ pit de toutes les oppositions quise, ouverte à la foi et à la» ci- faire.président général de la Fédéra- i j* Camp Per i in, où les Ohlats ont lion.Notre compatriote quéhé-!loi,r’- m»'.sons de formation 11 a cois a traité, à cette occasion, de !'tMU’onV;,‘ ,lrs «roupements «lac-la solidarité française au Cana- Lon ralhobquo.(|a ' j Hart i est un pays de grandes | possibilités, a déclaré le Père 11 a aussi pu prendre contact i Sanschagrin.Les problèmes ac-avec des groupes français de ! luels toutefois, qui s’opposent à Victoria, de Port Alberni et de | l’épanouissement des masses ou-Duncan, tous réunis à Victoria, j vrières, sont nombreux ct ue au Cercle canadien français de ! pourront être résolus que gra-Vancouver, par 1rs soins de ducllement.Le protestantisme Mme Georges Thérrien.i fait un effort inouï pour gagner i les masses.Le clergé est d’un Partout, dans toutes les pro- i dévouement admirable mais en vinces, M.Pouliot a retrouvé le nombre insuffisant.Les indices même acharnement à vouloir j sont toutefois nombreux d’un garder fidèlement la foi catlroli- ! renouveau social et religieux, que e! la langue française, en dé- | Qn donne une attention de pins en pins grande au recrutement vilisation par des Canadiens d’origine française.Les premiers sacrifices, le premier sang versé ont été des sacrifices français, du sang français.La pre- A Calgary, M.Pouliot a rencontré le Dr L.-O.Beaucheinîn.président de l’Association d’éducation de l’Alberta et représentant de rctlc province au Comité de In Survivance lanr-l.efaivrr- Ces négociations devraient déterminer si oui ou j supérieur par exemple à celui nom une grève sera nécessaire ! des Chinois, et les Allemands y dans I industrie de la chaussure ; onl au moins autant de droits à Montréal.j que les Canadiens français, y Une réunion générale a été j étant pins nombreux que ceux.ci, Considérant ces déclarations La dépouille mortelle est ex-j convoquée pour dimanche, 5 oc-posée au presbytère St-Edouard tobre, à ta salle de l’Assistance de Napierville.La translation ! publique, où les ouvriers t’e lu des restes se fera dimanche,_ le j chaussure entendront tes rap-28 septembre, à 4 h.de l’après- j ports de leurs officiers r.ur les midi, à l’église paroissiale.Le résultats des négociations, service funèbre sera célébré j On a également appris que tes lundi matin, le 29 septembre, à j procédures d’arbitrage insti.9 h.30.L’inhumation se fera à ! tuées dans le cas de Dependable Pont-Viau.[ Slipper, it y a trois semaines cn- Le Devoir prie ta fàmillc en viron.sous la présidence du , deuil d’accepter l'expression’de juge Fontaine, sc poursuivaient i^° Q,,e Ie Canada a d'abord etc ses condoléances, .“ .Inormalejpent.^ " [un pays français durant plus de J , [deux «cnU an*, «t que plusieurs comme des insultes pour mes compatriotes, j'ai alors cru indispensable, comme leur représentant dans le bureau des gouverneurs, d’évoquer certains faits historiques.Quelques rappels historiques .l'ai rappelé en particulier: Noire interlocuteur nous par.e aussi de son passage en Co- " inline “Je tiens à souligner en terminant, nous dit notre interlocu-i leur, que l'on a été extrêmement ^ sensible à l'envoi des livres fran-1 rais réunis par la Chambre de commerce des jeunes de Montréal.Un wagon complet est ar-! rivé a Saint-Boniface et l'on a pris deux jours a le décharger.Il fallait voir avec quel soin ! ému on maniait el classait clia-| cun dos livres, pour les distri-! huer en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie canadienne.mière langue civilisée parlée ! permanent dans l’ouest a été la langue fran- j française, çaise.L'emplacement de cette ! ville même de Calgary où nous j En Colombie nous trouvons actuellement a ! été découvert par le Français j Denis Verville, et lors de la fon- .-, , ,, dation de la ville, en 1773, le i'«mbie, ou 1 Université de premier nom qu’on lui donnn ! • "Jen voulu lui n’a pas été un nom ukranien ni réception officielle présidée par .un nom allemand, ni même un 'e president de U niversité, h I archevêque de Vancouver, anglais, mais le nom bien fran- D«* .Norman Mackenzie, qui a M«r Duke, e I evêque de Virto-çais de Fort Brisebois, en l'hon- *0«li.gii* es développements na.Mgr mil ont bien voulu neur de Brisebois.de la police considérables des universités m accorder chacun une longue .r .i r.«« ces j et extrêmement intéressante en- trevue.J’ai en particulier exprimé à Mgr Duke toute la reconnaissance de mes compatriotes A l’occasion de la création qu'il a faite de deux paroisses françaises à Vancouver”, montée, qui s'v était établi le I canadiennes-françaises rn premier.De tels faits sont plu* !,.ernannées ct en partit u-impératifs que toutes les théo-1, 'l I expansion prodigieuse de ries et plus éloquents que toutes a faculté des sciences de I rules rritimirx versite Laval de Quebec.Il a ‘ ; aussi élé invité à porter la pa Lo tourné* de M.Pouliot rolc des groupes des trois j ; paroisses catholiques françaises I M.Pouliot a voit d'abord fait do Vanoouvor, la vieille paroisse Jacques de Grandpré et à la formation d’un clergé indigène.L’action catholique spécialisée, qui compte quelques sections dans le pays, apportera ici comme ailleurs la solution à de multiples problèmes”.Le l’ère Sanschagrin est parti pour Ciudad Trujillo, République Dominicaine.Il doit arrêter à San.Juan, Porto-Rico.Il doit ensuite prendre l’avion pour Bélem-de-Para au Brésil.McGill honorera M.Mackenzie King On annonce aujourd'hui, que M.Mackenzie King, premier ministre du Canada, et le général George G- Marshall, secrétaire d’Etat des Etats-Unis, seront nommés membres honoraires de l'Association des diplômés de l'Université McGill, au diner annuel des fondateurs, le 6 oeiobre.Le gouverneur général du Canada assistera à ce dlnqr* poration, à Montréal, et Mme Long; le capitaine B.VV.McMur-ray, directeur gérant des servi, ces maritimes du Pacifique canadien.à Montréal, et Mme Mc-Murray; sir James Cotton, C.B., O.B.E., de Londres, ancien re-nrésentant du Royaume-Uni à l’ICAO, et lady Cotton; M.G.W.G.MrGonarhie, président des Canadian Pacific Air Lines, Montréal; M.John McLean, gerant général de Distillers Cor.poration, à Montréal; M.F.Rramley, secrétaire du C.P.R., à Montréal, et A.C.MacDonald, adjoint du président an C.P.R.Boudreault sera pendu le 30 janvier Arnos, 27 (C.P.) - Un jury de la Cour du banc du roi, siégeant ici, a trouvé hier Gaston Boudreault, un trappeur du lac Cas-lagnier, coupable du meurtre de M.Joseph Laplante, cultivateur.Ce verdict a terminé un procès commencé au début de cette se.inaine et le juge P.-E.Côté a condamné le coupable à être pendu le 30 janvier prochain.C’était le premier des deux prorès pour meurtre institués à fa suite de ee meurtre.Le deuxième sera celui de ta veuve de M.1,aplanie.Elle a déclaré dans son témoignage avoir demandé à Boudreault de la débarrasser de son mari.Cette femme est la more de dix enfants- Le testament de LaGuardia New-York.26.(A.P.) — Le testament de M.Fiorello-H.La-Guardia, qui a été ouvert hier, laisse toute la succession, d’une ^ “valeur de plus de *2(1.000", à sa veuve, Marie.H n’y a pas d’estimè de la valeur de ta succession autre que cette référence.7 MONDE FEMININ LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 27 SEPTEMbRE 1947 CARNET MONDAIN PERSPICACITE NECESSAIRE MENAHD-BORDOAÏ En 1’-église S»lnt-Antoine de Longueuil, hier matin, à dix heu-les.Mgr Boulé, curé, a béni le mariage de Mlle Liliane Borduas, fille de M.Gabriel Borduas, décédé, et de Mme Borduas, avec M.Ildège Ménard, fils de M.Léo Ménard, et de Mme Ménard, décédés.M, Gabriel Borduas accompagnait sa aoeur et M.Ménard était le témoin de son fils-Mme Arthur Paradis soeur du marié, était dame d'honenur et Mme Laurette Ménard, Mlles Jeannine Debrienne.Huguette Héroux et Jeannine Malo, demoiselles d’honneur.Mlle Nicole Nadeau, nièce du marié, était bouquetière.MM.O.Ménard, Rene Dion, Albert Borduas, Georges Borduas, Arthur Paradis et Kenneth Keir plaçaient les invités.Après la cérémonie, il y a eu réception.M.et Mme Ménard partirent ensuite pour New-York, Baltimore, Philadelphie et Wash, ington.OEUVRE DE LA SOUPE Une grande partie de cartes marquera l’ouverture de la saison de l’Oeuvre de la Soupe.Cette réunion aura lieu lundi, le fi octobre, dans le grande salie de l’hôtel Ritz-Carlton.Le comité d’honneur constitué à cet effet sous la présidence de Mme Léon-Mercier, est composé de Mmes Albert Desgroseillers, Eugène Desmarais, Alcide Gagnon, A.-E.Chevrier, Benoit Baillar.geon.Roland Philie, Lorenzo Fa-vreau, Albert Davignon, Maurice Casteran.Tancrède Lebel, Benoit Bertrand, René Ledu, Hertel Allard, Adhémar Raynault, Oscar Janisse, E.Berthiaume, Charles Renaud, N.de la Bruyère et J Lamontagne.L'ort en Australie centrale L'un des présents les plus exceptionnels que la princesse Elisabeth ait reçu à l’occasion de son 21e anniversaire de naissance est sans doute celui envoyé par les indigènes arumtas de la mission de Hermannsburg en Australie centrale.Le cadeau comprenait trois aquarelles dues au célèbre trio d’artistes aborigènes, Albert Namatjira et Otto et Edwin Pareroltja.Ces trois grands peintres ont vu leur avènement salué comme un phénomène d’une profonde signification.Le fait qu’ils ont emprunté avec un tel succès un moyen d’expression de l’homme blanc a réfuté bien des conceptions fausses sur le degré de maturité intellectuelle du noir de l’Australie.Namatjira fut le premier des Aruntas aquarellistes et.depuie le jour même de «a premiere exposition, ses ta.bleaux se sont enlevés en un clin d’oeil et plusieurs ornent aujourd’hui les musées d’art.On attribue le geste des Aruntas envers la princesse au profond intérêt que la duchesse de Gloucester porta à l’art aborigène lors d’une tournée en Australie centrale l’an dernier.Le vrai nom de la tribu des Aruntas est Aranda, appellation qui aurait été faussée dans la bouche des missionnaires aile mands- Parmi les mystères du monde et de la vie gui nous entourent, gui nous intriguent souvent, que l’on est loin de toujours pouvoir expliquer, (c'est d’ailleurs ce qui constitue leur caractère de mystère d'être sans explication possible), un des plus curieux et qui n’est pas sans une grande portée sociale, c’est bien la présence ou l'absence du don intellectuel, de la vie de l’esprit, du talent chez les êtres humains.Pourquoi des hommes et des femmes s’imposent-ils de dures disciplines, de rudes tâches pour servir une cause, acquérir une science ou un art quand tant d'autres ne lèvent même pus le petit doigt pour sortir de l'ornière, mettre un centre d'intérêt dans leur vie, acquérir une connaissance un peu pooussée d’un sujet donné, ou simplement perfectionner leur méthode de travail?Pourquoi les uns ont-ils plus de choses à faire que les jours peuvent leur fournir le temps pour les exécuter et doivent-ils forcément en laisser de côté pendant que tant d'autres sont toujours vis-à-vis le néant, sont toujours en peine de leur temps et ne songent, les malheureux, qu’à le tuer?Tuer le temps,.des travailleurs comptent justement sur la durée de ce temps, le déroulement de ce temps, pour parvenir au but qu’ils se sont fixé, pour parachever la tâche qu’ils se sont donnée, pour acquérir le savoir qu’ils désirent.C’est incroyable le nombre de gens qui ne s’intéressent à rien, n’aiment rten, ne goûtent rien.Naturellement ils sont sans opinions, sans convictions et leurs ambitions se limitent à de petites choses, à de mesquins soucis, à d’étroites vues.Cerveaux en veilleuse, esprits momifiés, conscience en cocons comme de simples chrysalides.Si Ton monte d’un échelon dans l’échelle des aptitudes et que Ton arrive au talent, là encore le mystère subsiste plus profond peut-être.Pourquoi lui on elle plutôt qu’un autre?Pourquoi cet enfant est-il si bien doué quand son voisin Test si peu?Hérédité?Ambiance?Ce serait fort commode et merveilleux même de pouvoir répondre oui.Mais cela n’est pas.L’hérédité et l’ambiance ont certainement le pouvoir d’influer sur la formation générale, pas celui de créer un talent.L’ambiance, selon qu'elle sera bonne ou mauvaise aidera ou nuira à l’épanouissement d’un talent; elle ne pourra le faire naître s’il n'est déjà là pas plus qu'elle ne réussira à le détruire complètement s’il existe.Corot était le fils d’un boutiquier qui a voulu faire de son garçon un vendeur et Millet était le fils d’un fermier qui n’avait jamais manié nt te fusain ni le pinceau; Botrel, le barde breton, était le fils d’une couturière et Péguy, le fils d'une rempailleuse de chaises.Par contre que d’hommes et de femmes de grand talent n’ont pu en passer une parcelle seulement à leurs enfants qui sont tout à fait parmi les esprits moyens; très heureux encore quand ce ne sont pas de vrais cancres.Il est certain que dans ce bas monde le génie et le talent sont encore moins transmissibles par voie d'héritage et d’hérédité que la folie et la bêtise.Hélas! Là, le mystère subsiste toujours.Et dire qu’il y a encore des parents qui croient pouvoir imposer la carrière ou la vocation de leur choix à leurs descendants! Quelles responsabilités à prendre et quels mauvais services à rendre! La plus haute vocation, la plus belle carrière risquent fort de devenir médiocres, sinon pires, exercées de force par des sujets qui ne leur étaient pas destinés.Par contre, comme il est important pour les parents, les éducateurs, d’être capables de discerner de bonne heure de quelle étoffe sera la personnalité des jeunes êtres confiés à leur garde, de quels talents ils peuvent être porteurs! Voilà une perspicacité qui n’a probablement pas eu assez cours chez les Canadiens; ce qui fait que nos talents perdus partiellement ou totalement sont en grand nombre.Et qu’on ne mette pas toujours la raison argent comme seule responsable de cet état de choses.S’il a manqué souvent, la perspicacité a manqué bien davantage.C’est ce même manque de perspicacité d’ailleurs qui a faussement orienté tant de sujets vers des études et des carrières qu’ils ont encombrées plutôt que servies quand, dans bien d'autres domaines on manquait de chefs et d'ouvriers spécialisés.L’esprit souffle où il veut mais les éducateurs doivent pouvoir reconnaître sa marque et les dons qu’il distribue à ceux qu’il a touchés de son souffle.Germaine BERNIER ACTIVITES FEMININES a AU COUVENT DE PAC MEGANTIC U’amicale Notre-Dame des Neiges tiendra sa réunion annuelle au couvent de Lac Mégantic, dimanche, le 5 oc-bre, à 2 h.de l'après-midi.Toutes les anciennes élèves du Mont-Ste-Angès ont cordialement invitées, AUX ANCIENNES DE LACHUTE t-ee anciennes élèves du pensionnat f e Ste-Anastasle de Lachute sont priées oe se rendre à l’emlcale qui aura Heu I> ?octobre prochain.RETRAITE CONGRE ANNUELLE A LA EGATION N.-DAME La retraite annuelle, semi-fermée, pour dames et Jeunes filles.Enfants Ct Mane de la malson-mère de la Con-gégatlon de Notre-Dame, commencera ; 1 indl, le 13 octobre, A S h.30 et aéra irèohée par M.A.Delorme, P.S.S.! Mercredi, le 15 octobre, messe pour la* associées défuntes, en particulier lis décédées de l'aimée: Mme P-P.Mailloux.Mlle Angéllna Rltchot.Mme Alfred Tarut, Mme H Pelletier.POUR LES CHAPELLES MISSIONS DES LA FRANCE, patrie des meilleurs vins au monde, est aussi celle des meilleurs jus de fruits.Jus de France FRAMBOISE CASSIS CERISE MYRTILLE INCOMPARABLES pour LA COULEUR LA SAVEUR LE PARFUM UttlUallea rariés pour préparation de sirop*, (fruitadet), crème glacée, sorbets, salades de inills et autres desserts.JUFRUIT INC.1251 est, N.-Dome - FR.5026 Lundi prochain, le 29 septembre à 2 h.30, dans le local de» Oeuvres des Franciscaines Missionnaires de Marie, 120 est, rue Laurier, aura Ueni la réouverture dee séries de parties de carte» en faveur du Cercle missionnaire liturgique “Marte Reine des Missions”, Les ressources de ces réunions de charité sont partloullèrement consacrées é l’entretien des chapelles des missions lointaines et pauvres.Les dames et demoiselles abonnées sont priée* de se rendre è nouveau ainsi que le» meilleures amies des missions, à cette nouvelle série de parties de cartes pour la saison 1947-48.CONFERENCES LITURGIQUES Dimanche, le 38 septembre prochain, à 2 h.30, dans la salle des Oeuvre» des Franciscains Missionnaires de Marie, et sou» les auspices du Cercle missionnaire liturgique "Marie Reine des Missions ", le R.P.Germain-Marie Des Noyers, O F M reprendra la série des conférences liturgiques, Lee membres du Cercle missionnaire liturgique, les dames et demoiselles auditrices coutumières sont cordialement Invitées à y venir ponctuellement.VENTE DE CHARITE Une vente de charité au bénéfice des vocations missionnaires de» Pères Blancs d'Afrique, 1640, St-Hubert aura C.E.O.C., 460 est, rue Sherbrooke,V Ac Heu les 4, 5.et 6 octobre, de l h.é U h.p.m„ a la salle du C.E.O.C.460 est.Sherbrooke, sous la présidence de i Mgr Albert Valois, P.A.V.Q.et de Son Honneur le maire de Montréal et de Mme Camlllen Houde Tout don sera reçu- avec gratitude chez les Pères Blancs, 1640.St-Hubert, ou chez Mme Albert Lemaire, 4674.Christophe-Colomb, le concours de charité prenant fin le 6 octobre, les personnes qui ont reçu de» livre» sont priées de faire rapport avant le 30 septembre.RETRAITES CHEZ LES SOEURS MISSIONNAIRES A la maison Notre-Dame-du-St-Es-prlt, des retraite» fermée» auront Heu aux dates suivantes: 29 septembre au 2 octobre, dames, par le R P Vincent-M.Dubol».O.P ; 3 au 5 octobre, jeune» filles, par le R.P, Dandenault, O M.T • J au 6 octobre, retraite de piété pour demoiselles, par un Père Jésuite; 10 au 13.employées de bureau, par un Père Oblat: 20 au 23 octobre, retraite de piété pour dames et demoiselles, par le R.P.Jules Godln, RJ.; 24 au 26 octobre, fiancées, par le R.P.Jean-de-Brébeuf Laramée, OF.M : 31 octobre au 2 novembre, employées de bureau, par le R.P.Jules Qodln.S.J.Prière de s’inscrire à Havanes chez ler> SS.Missionnaire» de l'Iram.-Conception, 314, chemin St»*Catherlne, Outremont, OA.3592.VILLA NOTRE-DAME DU ROSAIRE Voici la liste de» prochaine» retraite» fermée» prêché»» par le R.P.Méthot, O P., é la Villa Notre-Dame du Rosaire, 12435.rue Sainte-Croix, Cartlervllle, Tél.BT.1776.Octobre: 2-5, retrait» de vie Intérieure, sujet; “Le Christ et la Vierge du Rosaire"; 10-13, Jeune» fuies; 17-19, employées de bureau; 24-26, employées de bureau, 31 octobre au 2 novembre.Jeunes filles; novembre: 7-9, employées de bureau; 11-14, retraite de vie Intérieure.sujet; “Vous êtes le corps du Chrlat"; 21-23, employées cte burt&u; 5»-30.jeunes fuies; décembre: 5-8.retraite de vie Intérieure, sujet; “A l’exemple de la Vierge-Immaculée, préparez les Vole* au Seigneur"; 12-14, employées de bureau.JOURNEE DU MYOSOTIS La Société de naoour» aux enfanta Infirmes ouvre toujours grandes ses portes pour recevoir le® petits, souffrant des suites si tristes de la polyo ou paralysie Infantile.Elle espère en retour voir s’ouvrir la main bienfaisante, pour répondre & se» besoins si pressants lors de la Journée du Tag-Day, le 4 octobre prochain.Le montant ne compte pas quand le coeur est de moitié! La prière de ces petit* anges, quoi de plus efficace pour mériter qu’au Jour de l'épreuve le ciel vous soit propice en retour de votre générosité car “ce que vous faites au plu» petit d’entre les mien», c’est à moi-méme que vous le faites”, nous dit Notre-Seigneur.COURS DE PSYCHOLOGIE Le cours de M Louis Ohatea portera cette année sur l’application de le psychologie aux problèmes de la vie et commencera lundi soir, le 26 septembre, à 8 h, du soir.Information»; DE.5693.// Partir.// Les voyages* de vacances août peut-être les seuls qui, au départ, n’appellent nulle ombre de mélancolie.“Partir, c’est mourir un peu”, c’est un vers qu’on cite souvent.Mais savex-vous de qui il est?D’Edmond Haraucourt dans ce B on del de l’Adieu: Partir, c’est mourir un peu, C’est mourir à ce qu’on aime: On laisse un peu de soi-méme En toute heure et dans tout lieu.C’est toujours le deuil d’un voeu, Le dernier vers d'un poème: Partir, c’est mourir un peu,.Et Ton part, et c’est un jeu.Et jusqu’à Tadieu suprême C’est son âme que Ton sème.Que Ton sème à chaque adieu: Partir, c’est mourir un peu.Il a été mis en musique par Jean Nouguès.Projet cT une association permanente de consommateurs Mme R J.Marshall, présidente du comité intérimaire, annonce qu’une assemblée aura lieu au Château-Laurier, à Ottawa, les lundi et mardi, 29 et 30 septembre.afin d’organiser une association permanente de consommateurs.Cette réunion a été décidée a un congrès réunissant les présidentes —¦ ou leurs représentantes — de plus de cinquante associations féminines nationales, y compris les groupements de langue française les plus importants.Lors de ce congrès tenu à Toronto le Ifi avril dernier, les déléguées avaient considéré la nécessité et l’opportunité d’éta-Dlir une association permanente de consommateurs.INVITATIONS Des invitations ont été adressées aux présidentes des groupements féminins mentionnés plus haut, aux présidentes provinciales des “Women’s Institutes”, ainsi qu'à deux présidentes de Fédération des cercles de fermières, aux ex-présidentes de comités consultatifs régionaux du Service des consommateurs à la Commission des prix, et aux membres du comité intérirtiaire.Dans le cas des associations, deux représentantes sont invitées, mais il est entendu qu’une seule aura droit de vote, L’ORDRE DU JOUR Le congrès d’Ottawa est convoqué afin de définir les buts et l’objectif de l’association, de rédiger une constitution, d’étudier le programme, de considérer la procédure à suivre tant au point de vue de l’organisation que de la finance, et, d’une façon generale, d’établir une politique ainsi qu* les méthodes d’opération.BUT DE L’ASSOCIATION Le but de l'association projetée peut être défini comme sud: éclairer l’opinion du consommateur sur scs intérêts et sur les problèmes économiques du pays, puis exprimer cette opinion pour le plus grand bien du fover et de la nation.Ofâtande de âeptembïe O mon Dieu, voici septembre De pommes chargé; Le matin porte en ma chambrt L’appel du verger: C'est la terre qui m'envoie Le message de sa joie.Des fruils lisses comme un marbre.Doux comme une joue, Rient dans le gazon, sous l’arbre Que le vent secoue.Je me jette à deux genoux Pour les ramasser pour Vous l J'en ai tant que ma corbeille Pèse à mes deux bras.Prenez-y ceux qu’ensoleille Le plus vif éclat, Les plus gros, où tout Tété Semble peint et reflété.Ardente et fraîche, la pomme Chante en rouge et vert Le naïf bonheur de l’homme.Et mieux que mon vers, — Qui moins qu’eNe est réussi,— Vous en dit, mon Dieu, merci.Camille MELLor v» OMBUMI Cliniques roulantes pour bébés Les mères de famille habitant les régions isolées dans Touest de la Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, ont aujourd’hui à leur disposition des cliniques roulantes pour bébés aménagées dans des voitures spéciales de chemin de fer.Ces cliniques sont au nombre de quatre et portent la mention: Far West Children’s Health Scheme.Elles comportent une installation complète pour le soin des enfants à côté d’une chambre à coucher, d’une salle de bain et d’un'local pour la cuisine et les repas.Chacune est sous la direction d’une infirmière hautement qualifiée en puéri.culture.Dans une récente entrevue de presse à Sydney, l’une d’elles, la garde-malade Zoé Toomey, a dit ce que signifiait la venue de la clinique pour les femmes vivant dans les fermes isolées.De plusieurs milles à la ronde, elles LA MODE DU JOUR II h ! Leur vie est entre nos mains Le mot d’ordre, cette semaine, c’est: “Leur vie est entre vos mains”.C’est un cri de ralliement qui part de l’hôpital Sainte-Justine ét qui s’adresse à toute la population de Montréal et .des alentours.La gent enfantine doit posséder la bonne santé ou la recouvrer grâce aux meilleurs soins qui soient au monde.Tous nos enfants doivent avoir un organisme physique en bon état, si nous voulons qu’ils grandissent en vigueur, en beauté, en force, afin de devenir, demain, des hommes et des femmes au corps in-buste, vigoureux, résistant, qui sauront se tenir debout devant la menace éventuelle de la maladie.C’est aux parents qu’il incombe d’élever leurs enfants suivant les principes de la prudence, de Thygiène et de la médecine préventive, afin de leur éviter les accidents et les maladies.C’est à un hôpital comme Sainte-Justine de panser les petits blessés, de soigner les petits malades — et de les guérir.C’est au grand public qu’il appartient d’aider l’hôpital Sainte-Justine à procurer tout le bien-être désirable à ses sympathiques patients.Souscrivons donc avec notre coeur généreux et compatissant à la campagne actuelle.Que l’esprit de la charité sociale anime notre geste.Souscrivons avec le sourire! EN AUDITION PRIVEE AU CERCLE UNIVERSITAIRE % % Y Les Petits Chanteurs à la Croix de Bois, qui ont donné deux concerts au Plateau, cette semaine, seront de nouveau entendus, dimanche soir, en audition privée, au Cercle Universitaire.On voit ici les Petits Chanteurs, à leur descente de l'avion qui les a transportés de France.Les prénoms à la mode A Versailles, il est né en février, mars et avril de cette année, 311 filles et 244 garçons.Voici, par ordre d’importance, les prénoms les plus fréquemment donnés aux unes et aux autres: Françoise, Michelle, Chantal, Monique, Danielle, Liliane.Martine, Josiane, Jocelyne, Marie-France, Colette, Annie, Nicole, Ariette, Catherine, Claudine.Alain, Michel, Gérard, Daniel, Jean-Claude, Jean-Pierre, Christian, Bernard.Jean.François, Jacques, Jean-Louis, Claude.Gilbert, René, Dominique, Jean- Les Amis de l'art Inscription: — Tous,les jeunes qui désirent faire partie des Amis de l’Art, doivent s’inscrire au secrétariat, au no 3815 Calixn Lavallée (Chalet du parc La Fontaine).On est prié de noter que l’enregistrement se terminera le 15 nov.Cours spéciaux: — Une série de 20 cours de peinture et de dessin, seront donnés le dimanche, à la bibliothèque municipa- le, de 2 h.à 4 h-, sous la direction de Mlle Irène Senécal.Le premier aura lieu, le 5 octobre.Des cours de pratique oratoire seront également donnés aux membres qui désirent s'exercer à la parole en public.M.René Guénette est chargé de ces cours.Le premier rie la série est annoncé pour le 6 octobre- Evénements artistiques: — Le 1er octobre, au Plateau.The Southernaires, artistes de la ra.dio et du concert.— Du 11 au 25 octobre, les Compagnons, au Gesù.— Georges Sa varia, brillant pianiste canadien, revient en récital, au Plateau, le jeudi 1(> octobre.— Paul Doyon, bien connu dans le monde artistique, jouera aussi en récital ,au Ritz Carlton, lundi le 20 octobre.Les membres qui désirent u-i abonnement aux concerts de la Société classique pourront se le procurer au secrétariat.Bibliothèque: — Les généreux donateurs intéressés à enrichir la bibliothèque de livres d’art, que les Amis de l’Art mettent i la disposition de leurs membres, n’ont qu’à s’adresser au secrétariat.Leur geste philgnthnopiqiie sera grandement apprécié de l’Association “Les Amis de l'Art ’ s’acheminent vers la station pour venir y chercher des conseils et dès soins.Les habitants de ces régions écartées contribuent aux dépen.ses que représente un tel service.Tous apprécient ce mode de secours médicaux qui permet de rejoindre ceux qui sont trop éloignés des unités sanitaires établies par le gouvernement dans tous les centres urbains et les agglomérations rurales.ALFRED ALLARD Président etyér.rén.J.-H.CHARBONNEAU Vice-président COMPAGNIE DE BISCUITS STUART ITEE BISCUITS - GATEAUX - TARTES A.-D.PLANTE Sec.-trés.MARCEL ALLARD Chef de la production 235 LAURIER O.(MONTREA.JEAN ALLARD Directeur TéL CRsscsnt 21(7 Dans les régions les plus reculées de l’Arctique, tout comme dans nos grandes villes, on se sert de poêle et de lampe à gasoline, d’horloge, on possède même des phonographes et des disques.Mme Julia Richer chez les employées de bureau Voici un précieux modèle de robe do nuit qu’il est important d’ajouter à ta garde-robe *1 l’on n’a rien de tembla-bls encore.Le motii à broder est Inclus avec le patron.Le patron No 9211 est ottert pour les taille* 34, 36.38, 40.42, 44.46, 48, 50.La grandeur 36 requiert 3 verges et 5 huitièmes d'un tissu de 39 pouces de largeur.Ce patron est en vente au prix de .30 au Service de* patrons."Le Devoir", 430 est, rue Notre-Dame.Les commandes doivent être laite* par écrit •n ayant soin d’inclure un bon de poste ou un mandai de messagerie de .30.Ancun timbre n’eet accepté.Ecrire clairement.nom, adresse, numéro de district postal, le numéro du patron et la grandeur exacte désirée.Ces patrons n* sont pas échangeables.L’assemblée générale de l’Association aura lieu dimanche, 28 septembre, à 4 h., à la Fédération nationale St-Jean-Baptiste.Mme Julia Richer, journaliste, donnera une conférence intitulée: “La jeune fille qui travaille et les problèmes de l’heure”.Entrée libre.Produits d# to forms : BEURRE.OEUFS.FROMAGE H.Dubois & Cie PROVISIONS EN GROS HA.4274-5 Bureau : HA.4280 273-277 EST.RUE SAINT-PAUL m BACON PREPARE AU 5UCRE D'ERABLE Commencez bien la journée en prenant un déjeuner nourrissant composé d’oeuis et de bacon “MORIN" au goût délicieusement dliiérent à cause de sa préparation au sucre d’ERABLE d’après une méthode secrète et exclusive.Préparé pour des Canadiens par des Canadiens.Salaison Maisonneuve Limitée, à Montréal.Feuilleton du "Devoir'1 LE DROIT CHEMIN par MARIE-ANTOINETTE DE MIOLLIS 14.(Suite) C’est ainsi que ce matin, sentant son courage l’abandonner, elle avait donné libre cours à ses larmes.La marquise écarta d’une main maternelle les boucles blondes de la jeune femme et la baisa tendrement au front.— Oh! tante Minnie!.Chère tante Minnie!,., sanglota Béatrice en sc jetant dans les bras de sa mère «doptive.Sachez que jamais.non jamais.je ne pour, rai être une heureuse maman comme Monique! IV LA FUREUR DU MARQUIS Lorsqu’elle eut reçu l’explica.tion dg cri de douleur jeté par sa nièce, la marquise de Froide-mont sentit son coeur se serrer et mesura aussitôt l’étendue du ’ malheur qui frappait sa maison! Sans chercher à dissimuler à Béatrice la redoutable réaction que ne manquerait pas da provoquer chez son tuteur l’annonce d’une semblable nouvelle, elle s’employa cependant à faire espérer à la jeune femme la rési.gnation de ce dernier.— Laisse-moi faire, ma chérie, dit-elle.Il est préférable que je parle moi-même à ton oncle de ce qui vous concerne.Avec la grâce de Dieu, i’espère trouver les mots susceptibles d’adoucir sa déception.— Que le ciel vous Inspire 1 dit Béatrice en soupirant.Pour moi, mon sacrifice est fait.J’ai.« me trop mon mari pour perdre auprès de lui tout espoir de bonheur et, même sans enfants, je m estimerai heureuse d’être sa femme; mais la colère inévitable de mon oncle m’effraye et je souffre en songeant que notre mariage le laissera sans héritier! — Ne te tourmente pas! Continue à vivre comme par le passe et sois en paix.Pour moi.j’attendrai l’occasion d’éclairer mon pauvre Daniel sur ta véritable situation.En somme rien ne presse! Quelques «emaines plus tard, en effet, la dévouée marquise, profitant d’une absence du jeune ménage se décida courageuse, ment à parler, mais elle eut beau user dé toute sa diplomatie, les mots quelle employa furent impuissants à maîtriser la fureur du maître de l’Abbaye qui se répandit en violentes imprécations.Après que ses foudres eurent été déversées sur la tête des malheureux époux, il sembla revenir à de plus calmes sentiments et se mit à examiner froi.dement les faits.—• Francis et Béatrice n’auront jamais d’enfants, nie dites-vous.ma chère Herminie; je*ne vois donc qu’une solution possible! — Laquelle?demanda la mar- quise avec un peu d inquiét — Le divorce! — Oseriez-vous séparer < jeunes gens qui s'aiment soi .seul prétexté qu’ils ne vous nent pas d’héritiers, s’écri pauvre femme indignée.— Vous connaissez sur point mes théories, répond terrible homme.Un mar sans descendance n’a pas sa son d’être! — Le divorce est défendu l’Eglise.— U y a des cas excepl nels! L abbé Torade lui-m me donnera raison! — En ce qui concerne n curé, je suis bien certaine ne vous approuvera pas.Qua Béatrice, elle est trop ht chrétienne pour accepter transiger en matière de relit — Elle se rangera à mon mon lorsque je lui aurai ma ce que l’estime être son dre — Elle aime son mari!., mais elle ne consentira à l’a donner! — Les sonlitminLs du c passent après ceux de la rai — Mon cher Daniel, votn prit s’égare! ne put s’empe de s écrier la marquise.Vou pouvez exiger de cette enfan pareil sacrifice.Elle s’y re ra.d’ailleimst Un instant, le dernier d« dant des Froidemont arrêta sur sa femme des yeux remplis de dureté et sa voix se fit cinglante: — Si je comprends bien, vous prenez nettement parti contre moi! cria-t-il.—- Je montrerai toujours à Béatrice le chemin de la vérité! répondit fermement la marquise.»— C’est bon!.Je parlerai donc moi-même à notre nièce! dit le gentilhomme au comble de la fureur.Deux ou trois fois il parcourut la pièce de long en large, martelant ses pas sur les dalles, puis, se dirigeant vers la porte, il l’ouvrit d'une main rageuse et la referma sur lui avec fracas.Lorsque la marquise de Froi.demont eut rendu compte à Béatrice du résultat de cet entretien, la jeune femme ne put cacher son angoisse.— Mon Dieul.Quelle va être notre vie à l’Abbaye! murmura-t-elle.Je connais l’onc*c Daniel.Il ne renoncera pas à son idée, et mol jamais, non.jamais.je ne consentirai à divor-cer ! — Et tu auras raison, ma chè.re petite! dit la marquise avec autorité.Ah! chère tante Minnie!.Vous m’approuvez.n’est-ce pas!.J’aime Francis.Fran- m’aime.rien ne pourra nous arer ! it.se jetant dans les bras de le qui lui avait servi de mère, itrice se mit à sangloter.,e soir même, le jeune du ‘snes avant été appelé aux ïches” auprès de sa soeur su.ement souffrante, le marquis savoir à sa nièce qu’il désirait parler et l’introduisit dans i cabinet de travail.— Ta tante m’a mis au cou-it de la situation de votre mêle.dit-il sans préambule.Tu s qu’en acceptant ton maria- je songeais avant tout à ma ?térité.ce but ne pouvant e atteint, je ne vois pas d’au-solution pour toi que le di.•ce! — Je m’y refuse catégoriaue-nt! dit Béatrice devenue tou-pàle.parce qu’en abandon, ut mon mari, l’agirais à la fois dre les préceptes de ma reli-n et contre les sentiments de n coeur- — L'Eglise est la première a na n der des enfants aux )ux! — Sans doute, mais par le saunent du mariage, elle crée [re ce» derniers un lien indis-uble! — Alors?.Tu refuses?— Vous n’avez pas le droit de cher el que vous avez vous-même accepté.si je vous obéissais, je manquerais à mon devoir! ¦— Dans ce cas, c'est entre nous la guerre ouverte! Tant que tu ne te seras pas pliée à mon exigence, je ne te connaîtrai plus.à plus forte raison celui que tu appelles ton mari! , Cher oncle Daniel! Au nom j de toute l’affection une vous me 1 portez, ne m'infligez nas celle ! peine! supplia Béatrice en pre-1 nant dans les siennes les mains; de l’autoritaire gentilhomme!.Ne me chassez pas de chez vous!.laissez.moi le temps de j préparer Francis à ce coup si ; inattendu! • — Soit!.dit le maître de! l’Abbaye en se faisant violence pour cacher son émotion.rcs- : te ici tant qu'il te plaira.mais conviens toi-même one la vie ne i te sera plus possible à mes ! côtés! — Dans trois jours nous au.rons quitté l’Abbaye! dit Béatrice d'une voix brisée.Elle fit un nas vers son onele et l'implora du regard, mais celui-ci détourna la tète et.après avoir hésité quelques secondes, disparut hâtivement de la pièce.Lorsque après avoir passé la nuit aux “Roches” Francis du Fresnes revint le matin à l’Abbaye.il ne cacha pas à sa fcrnmc l’inquiétude que lui causait la santé de sa soeur.— Pourquoi n'irions-nous pas nous installer quelque temps au.près d’elle?dit aussitôt Béatrice, saisissant au vol cette occasion inespérée de départ.— Tu consentirais à déserter pendant plusieurs semaines l’Abbaye?demanda d'un ton surpris le jeune homme,.Que diraient de cela ton oncle et ta tante?— Mais ils en seraient très contents, j'en suis sûre! Un peu de solitude leur serait, je crois, salutaire.Le jeune médecin regarda sa femme et s'aperçut de sa pâleur.— Béatrice, tu me caches quelque chose! s’écria-t-il.subitement alarmé.Que s’est-il passé entre ton oncle et toi?A bout de force, la jeune femme se jeta dans les bras de son mari et lui raconta tout ce qui était arrivé- — Es-tu sûre d'avoir pris |a bonne décision?demanda le jeune homme bouleversé.N’au.ras-tu plus tard rien à te reprocher?— Je sais que je t'aime pardessus tout! répondit cclle.ri en soutenant ‘on regard, jamais rién ne pourra nous séparer! (à suivra) U VIE RELIGIEUSE LC DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 27 SEPTEMBRE 1947 tn marge du Dimanche de lo Bible Le retour aux saintes Ecritures DIMASCHE DE LA BIBLE Pour fa régénération.du mande — Enseignement du Saint-Siège Initiative des catholiques en France, aux Etats-Unis, en Espagne — Oeuvre de la Société catholique de la Bible A l’occasion Ats Joumtit catholiqutt du Syndicat dtt Ecrivain» fronçai» tenues l’an dernier i Paris.M.Etienne Gilson envisagea le problème de la pénétration du catholicisme dans le monde sous un angle tout spécial.D’autres orateurs avaient préconisé des moyens divers, déjà connus, pour intensifier dans les milieux intellectuels ou populaires la campagne contre ceux que Pie XII appelait “les naufragés de la civilisation chrétienne.” M.Gilson, avec une logique remarquable, montre comment l’humanité cherche en vain depuis le XHIe siècle un principe d'unification, tantôt dans la raison, tantôt dans la métaphysique, tantôt dans la science.Tous ces efforts, dit-il, ont échoué, car seule l’unité chrétienne est capable de créer l’unité du monde.Or, c’est dans l’Ecriture, conclut-il, que se trouve enracinée la sagesse chrétienne, lien de la société, et il appartient aux catholiques de ne pas perdre de vue la volonté d’universalité qui est une des marques de la véritable Eglise.L’exposé de monsieur Gilson ne faisait, après tout, que reprendre une idée ancienne, chère à saint Jérôme, et que Pie XII dans son encyclique Divino Affiant» Spiritu venait de conseiller comme devant être l’un des meilleurs moyens d’apostolat moderne.Mais pour beaucoup de gens, les conseils des Pères de l’Eglise sont relégués dans le domaine de l'histoire ancienne et les encycliques pontificales constituent un code de directives générales, propres à de pieuses et édifiantes méditations, étudiées avec respect, admises sans réserve, mais restant au-dessus des préoccupations courantes de leur petite vie quotidienne et routinière.Il était bon que ce principe fut rappelé par un catholique de la valeur de monsieur Gilson: à savoir, que l’étude de l’Ecriture est une des sources principales d’une vie spirituelle orientée vers l’unification et la régénération du monde.Que de fois n’avons-nous pas entendu parler, dans nos études d'histoire littéraire, philosophique ou re ligieuse.du mal du tiède; et quel que soit ce siècle, nous avons pu constater qu’à la base de son mal, il y avait une cause, toujours la même, une sorte de tare originaire, nettement caractérisée par la méconnaissance ou l'abandon de la loi de Dieu.Or c’est cette loi que nous transmet le texte des Saintes Ecritures.Il y eut des époques, sous l’ancienne loi comme dans la nouvelle, où l’étude et l’enseignement scripturaire furent une source vivifiante de spiritualité.une nourriture sacrée conduisant au salut: et chaque fois qu’aux périodes troublées de son histoire, l’Eglise éprouva le besoin de retremper les âmes dans la pénitence, elle reprit les mêmes accents de repentir qu’exprimait, il y a trois mille ans, le roi David, quand il écrivait le Miserere; c’est un psaume de tous les temps, n’évoquant pas seulement la faute d’un homme, commise dans des conditions très particulières, mais rendant les sentiments de toute collectivité et de tout homme conscient de sa perdition et se tournant vers la miséricorde de Dieu pont en implorer le pardon.Malheureusement depuis longtempe, très longtemps, la parole du Dieu Vivant, cette source féconde que le Maître découvrait à quelques privilégiés sur le chemin d’Emmaüs, est restée pour la grosse masse des fidèles, une source cachée, entourée de mystère, une sorte d’arcanc présenté dans une langue qui leur est devenue étrangère, composé de signes qu’ils ne comprennent plus L'Ecriture, depuis des générations, semble être un domaine destiné aux théologiens, une chose gardée et réservée aux religieux, comme du temps où saint Jean Chrysostôme disait aux chrétiens de Constantinople: “Voilà le pire, vous croyez que la lecture de la Bible est uniquement l'affaire des moines, alors que vous en avez beaucoup plus besoin qu’eux!’’ Il faut dire que les précautions dont l’Eglise a dù entourer la lecture de l’Ecriture Sainte pour ptéser ver les fidèles des interprétations erronées n’ont pas été toujours bien comprises.Les protestants pour leur part ont prétendu et publié partout que la Bible était à l’index et un trop grand nombre de catholiques ont ajouté foi à cette calomnie.Devant cet état de choses, il n’est pas étonnant que les souverains pontifes aient manifesté, avec une insistance particulière depuis Léon XIII, une sollicitude constante pour l’usage et la diffusion des Livres Saints.D’autant plus qu’au siècle dernier, les vérités contenues dans nos Livres Saints étaient attaquées violemment pat les philosophes positivistes et rationalistes.En plus donc de mettre l’Ecriture sainte à la Livres Saints, surtout des Evangiles, par la prédication en chaire et par la distribution dans les familles chrétiennes des textes sacrés dont la méditation quotidienne apportera “au genre humain, déchu et inquiet, les sources de cette grâce divine, sans laquelle peuples et conducteurs de peuples ne pourront établir ou consolider ni l’ordre public ni la concorde des esprits”.A la suite de ces appels des Souverains Pontifes, les catholiques, dans plusieurs pays, ont lancé une propagande scripturaire avec des initiatives particulièrement marquantes.En France, la Ligue catholique de l’Evangile organise des cercles d’études sur l’Ecriture Sainte et recueille des fonds avec lesquels elle édite une revue intitulée l’Evangile, diverses autres publications, et prépare des manifestations, des congrès, des tournées de propagande, etc.L’OeuW» catholique de la diffusion des Saints Evangiles nous est peut-être mieux connue à cause de son édition des Quatre Evangiles en un seul de Weber, dont elle a répandu plus d’un million d’exemplaires.Signalons aussi plusieurs excellentes traductions françaises de la Bible, notamment celle de Crampon et celle de Pirot.Aux Editions du Cerf, à Paris, commencera bientôt à paraître une nouvelle version française de la Bible.Le travail de traduction est fait par deux commissions: l’une composée d’exégètes de l’Ecole Biblique de Jérusalem et l’autre, d’hommes de lettres, d’écrivains et de poètes.Aux Etats-Unis, une nouvelle traduction anglaise du Nouveau Testament fut éditée en ces dernières années par les soins de la Confraternity of Christian doctrine.Le 18 mai 1941, la Confraternity organisait, dans tous les Etats, un Dimanche de la Bible et à cette occasion lançait l’édi^on nouvelle dont 500,000 exemplaires furent vendus ou distri Avec les Prêtres des Missions-Etrangères Avenir catholique à Cuba — Par Jacques de Charette, P.M.E.La Fédération des comités paritaires de la province de Québec est une association bona fide pourvue d’une constitution et de règlements qui ne sont sanctionnés par aucune loi fédérale ou provinciale, mais qui ont été acceptés par le ministère provincial du travail.Organisme d’étude, la Fédération des comités bués.Depuis lors, chaque année, le Dimanche de la | paritaires de la province de Bible continue d’être célébré: il a été fixé d’une Québec peut se concevoir com-façon permanente au Dimanche de la Septuagési- me un clearing house où les seme.Cette initiative fut bénie par le Souverain Pon- Le R.P.Paul-A.MARTIN, CS.C., president de ta société catno- lique de la Bible qui, à l'occasion du dimanche de la Bible, prononcera demain après-midi, de ï h.30 à b h.45, une causerie au réseau français de Radio-Canada.LA FEDERATION DES COMITES PARITAIRES LIGUES D’ACTION tife ainsi qu’en fait foi une lettre de S.Em.le Cardinal Eugène Tisserant, président de la Commission Biblique, à S.E.Mgr Edwin O’Hara, président de la Confraternity.En Espagne, l’Associât ion Para Estudioe Biblicos organise chaque année, depuis 1940, une semaine d’études bibliques.Par ailleurs, en 1946, le 29 septembre, avait lieu pour la première fois en ce pays, une journée de la Bible à l’occasion de laquelle la prédication dans toutes les églises a porté sur les Saintes Ecritures et divers organismes se sont occupés de répandre des éditions de la Bible afin “qu'il n’y ait pas un seul foyer chrétien qui ne la possède et à la place d’honneur”.Et ceci, en vertu d’une ordonnance doat la Documentation catholique du 22 juin dernier donnait le texte.Cette journée de la Bible sera célébrée chaque année, le dimatich le plus rapproché de la fête de saint Jérôme (30 septembre).portée de tous, il fallait réhabiliter la doctrine de l’inerrance biblique, établir-, par une etude plus critique des textes sacrés, la défense de la vérité historique de l’Ecriture sainte contre les attaques fallacieuses des adversaires, et cela, en utilisant le résultat des fouilles et l’exploration de monuments très anciens effectués en maintes régions de l’Orient.Et c’est pourquoi Léon XIII approuva la fondation, à Jérusalem, par les Dominicains, de l’Ecole d’études scripturaires, promulgua son encyclique Providentissimus Deus et institua, par la lettre apostolique Vigilantiae (1902), la Commission biblique, organisme chargé d’interpréter les divines Ecritures dans les conditions “que notre temps réclame, pour qu’elles soient préservées non seulement de tout souffle d’erreur, mais encore de toute témérité d’opinions.” Après avoir établi les grades de licencié et de docteur en Ecriture Sainte, Pie X fonda à Rome l’Institut Biblique Pontifical et le confia à la Compagnie de Jésus.Pie XII, de son côté, construisit le monastère romain de Saint-Jérôme et le dota d’une magnifique bibliothèque et de toute documentation qui pût permettre aux Bénédictins de publier une nouvelle édition de la Vulgate, tâche à eux confiée pat Pie X en 1907.Enfin, Pie XII.dans son encyclique Divino Afflante Spiritu montre la nécessité de pousser plus à fond la critique textuelle, et insiste sur l’autorité et la valeur des textes originaux ainsi que sur l’importance de la recherche du sens littéral dans l’interprétation des Livres Saints.A ce grand souci de l’avancement des sciences bibliques, les papes ont toujours uni des exhortations pressantes à la prédication, à la lecture et à la méditation de l’Ectiture Sainte.Car, comme le rappelle Pie XII.Dieu ne nous a pas donné les Livres saints “pour satisfaire notre curiosité ou nous fournit des sujets d’études ou de recherches, mais pour que ces divines paroles puissent nous “donner la sagesse qui conduit au salut pat la foi en Jesus-Chtist.Benoît XV pour sa part favorisa la propagation des Evangiles et des Actes des Apôtres publiés par les soins de la Société Saint-Jérôme et exhorta “tous les enfants de l'Eglise, au respect en même temps qu’à la lecture pieuse et à la méditation assidue de la Sainte Ecriture”.Pie XII.faisant sienne cette parole de saint Jérôme: “L’ignorance des Ecritutes est l’ignorance du Christ", préconise la diffusion des Dans tons les pays, on peut donc constater un double souci: celui de créer des organismes capables de traduire le plus adéquatement possible les Saintes Ecritures, puis celui de fonder des associations chargées de répandre, par tous les moyens, les Saints L: vres chez les fidèles afin qu’ils les lisent et en fassent l’aliment quotidien de leur vie chrétienne.Au Canada, nous retrouvons les deux genres d'or ganisations dont nous venons de parler.Dans notre rapport sur l’oeuvre accomplie en 1946 par la Société catholique de la Bible, nous avons souligné la collaboration étroite qui existe entre notre société de propagande et Y Association catholique d’études bibliques au Canada (ACEBAC) dont le R.P.Adrien Malo, o.f.m., est le président: ce groupement, formé de professeurs et de spécialistes en Ecriture Sainte, a entrepris sut la demande de nos évêques cana-diens-français.une traduction française du Nouveau Testament, tirée du texte grec original, mais plus particulièrement adaptée à l’expression popu laite de nos classes moyennes et pat conséquent mieux assimilable comme nourriture spirituelle Cette initiative présente un double avantage: en plus de l’intérêt linguistique que peuvent offrir certains mots, certaines tournures de chez nous, l’épiscopat canadien disposera d’un texte scripturaire dont les éditions successives, complètes ou partielles, illustrées ou non, n’exigeront plus des permissions d’auteurs ou d’éditeurs souvent difficiles à obtenir, toujours dispendieuses.Quant à 1a Société Catholique de la Bibk, ion action s’accroît de jour en jour.Une déclaration des Archevêques et Evêques de la Province civile de Québec, datée du 1er mai 1946, a approuvé fortement ses activités passées: son histoire remonte à douze ans: débuts modestes en 1935 à la Centrale jociste; la société était alors considérée comme un service de la J.O.C.et s’appelait “Propagande catholique ro maine de la Bible”.Elle conserva ce nom jusqu’en 1940, c’est-à-dire jusqu’à l’incorporation de la société actuelle sous la présidence du R.P.Victor-M.Villeneuve, O.M.I.Les nouveaux statuts faisaient de l'oeuvre “un organisme qui a pout but de contribuer de toutes façons à la diffusion des Saintes Ecritures au sein des diverses classes de la société particulièrement dans les rangs du peuple et de la jeunesse, afin que tous connaissent la véritable voie que Dieu nous enseigne par son propre Verbe.” La Propagande catholique romaine de la Bible puis la Société catholique de la Bible ont accompli un travail d’apostolat intense, sous des initiatives et avec les moyens d’action les plus divers.On réédita les Saints Evangiles de M.l’abbé Lepin, p.s.s., sous le titre de Faites ça.et vous vivrez!; plus de 600,000 exemplaires furent propagés dans toutes les classes de h société et tendirent les plus grands services aux jeunes militants d’Action catholique.On intensifia dans les milieux anglais la propagande de My Daily Reading de Mgr Stedman: sur la demande de Mgr Poggi, chef de l’aumônerie militaire française, demande appuyée par le général Vanier et S.Em.le Cardinal Villeneuve, une quantité considérable de Missels et d’Evangiles fut expédiée aux soldats de France, Ces tout derniers temps, la Société catholique de la Bible présentait une édition nouvelle du Nouveau Testament en entier: le texte choisi fut celui du T.R.P.Buzy, supérieur général des Prêtres du Sacré-Coeur.Enfin, cette année, i l’occasion du deuxième Dimanche de la Bible.la Société lance une autre édition de Faites ça.mais avec un texte entièrement nouveau et plus facile à comprendre que le texte utilisé dans les deux premières éditioas.Telle «et, en résumé, l’oeuvre accomplie par la Société Catholique de la Bible depuis douze ans: nous n’avons donné qu’un aperçu très général, ne pouvant énumérer tontes les conférences, leq articles de presse, les causeries radiophoniques, l’édition d’un Bulletin spécial, qui contribuent de façon notable 1 crétaires des comités paritaires échangent leurs expériences dans une atmosphère de collaboration et résolvent dans un esprit d’entr’aide des problèmes d’intérêt commun et particulier.Il n’entre nullement dans les buts de cette Fédération de s’immiscer dans la régie interne des comités paritaires.Les comités paritaires sont de droit des corporations civiles autonomes dont ils ont, outre les pouvoirs particuliers nécessaires à la réalisation de leurs fins, tous les droits et privilèges.C’est l’intention très nette de cette fédération de respecter toutes les prérogatives des comités paritaires et de ne point chercher à les supplanter dans la gestion des décrets passés en exécution de la loi de la convention collective.Tout d’abord, je voudrais vous situer notre petite mistion pour ne pas dire notre petit diocèse sur cette terr« cubaine .En avril 1944, Mgr Martin, évêque de Matanzas, confiait à la Société des Missions-Etrangères de la province de Québec la charge spirituelle d’un vaste district situé à l’est de son diocèse.Ce district peut avoir environ cinquante milles carrés, comprenant une population globale de quelque 30,000 âmes répartie sur une vingtaine de villages et de hameaux dont sept seulement possèdent leur église ou chapelle, savoir: Los Arabos et San José, les deux localités les plus importantes, Macagua.Ala-va, Mercedes, Palmillas et Pede-monte.La culture de la canne et l’élevage constituent les deux ressources maîtresses de cette fertile région.Pour desservir toutes ces populations nous ne sommes que quatre missionnaires.En outre, les moyens de communication ne sont pas très faciles.Actuellement, nous pouvons atteindre nos principaux centres soit par la chemin de fer, l’autobus, soit encore le petit autorail roulant sur les voies ferrée* qui sillonnent la campagne et servent au transport de la canne à sucre.Quant aux barrios de l’intérieur, le cheval est Tunique moyen de s’y rendre.Notre grand rêve est de visiter le plus souvent possible ces campagnes délaissées où tant de gens npont pas eu encore l’avantage d’être instruits des vérités de notre sainte religion, mais où ils sont victimes des doctrines perverses que les ennemis de l’Eglise diffusent dans les foyers.En général, les Cubains sont religieux.Us ont conservé un respect traditionnel pour leur rieures qui «e réduisent à quelques fêtes annuelles.Pour l’amener à la pratique de ses devoirs religieux, nous avons pensé de l’attirer à nous par des associations paroissiales.Un premier travail est déjà réalisé et les débuts sont très encourageants, car le Cubain nous manifeste une grande sympathie par suite de l’intérêt que nous lui portons, A Los Arabos existent déjà des associations paroissiales: "Caballeros Catolicos”, Enfants de Marie, associations de la Médaille miraculeuse et de la Vierge de la Charité pour les dames.Nous portons une attention toute spéciale à la belle jeunesse afin de la préserver des nombreux dangers du milieu et de lui inculquer les principes d’une vie vraiment chrétienne.Il va sans dire que les difficultés sont grandes.Ici, comme ailleurs, nos jeunes aiment la liberté, le plaisir et la vie facile- Nous ne pouvons pas, hèlasl compter sur la coopération des parents, dans la plupart des cas, car ils ne pratiquent pas eux-mêmes.Pour surmonter ces difficultés, nous sommes à organiser dans nos principales paroisses des groupements d’action catholique.ainsi que des centres récréatifs des plus attrayants possibles.A cet effet nous nous proposons d’acquérir des locaux qui serviront de lieu de réunion pour nos jeunes, aussi pour renseignement du catéchisme.En septembre, nous obtenions un local où nous avons organisé une école.Nous comptons déjà un beau groupe de jeunes qui donnent les plus belles espérances.Nous n’entendons pas négliger la bonne population de la campagne.Nous voulons visiter au moins une fois par mois tous nos barrios.Pour cela l’acquisition d’un cheval et même d’une petite moto nous serait indispensable.Nous confions à la Vierge Marie, Reine des Missions, la réalisation et le soutien de tous ces projets d’avenir.Aujourd’hui, je vous ai fait connaître notre champ de mission et nos projets apostoliques.Je me propose de vous revenir afin de vous parler de la vie et pauvres, nous les en remercions et Dieu le leur rendra.Et au Canada pourrions-nous trouver de ces âmes généreuses?L’avenir nous le dira.L’école terminait ses activités le 20 juin dernier par la distribution solennelle des prix.Cette soirée avait Heu dai s un cinéma du village que le propriétaire avait bien voulu nous prêter.La salle était remplie à pleine capacité.Les parents virent leurs enfants recevoir des médailles et interpréter avec asses de succès plusieurs récitations, chants, comédies, etc.Vous me permettez de vous dire qu’à Cuba, on ne donne pas de volmnea poor récompenser le travail m !• «O» cès des écoliers, la coutume wen qu’on offre des médaillée.Notre école a donc maintenant un an d’existence.Les résultats sont encourageants- Puisse cette oeuvre qui nous est si chère, avec le secours de vos prières et Dieu aidant, aller toujour» de Tarant et donner à TEgüse des hommes exemplaires! Et que la Vierge Marie vienne y choisir de nomnreuses vocations sacerdotales et religieuses.MAISONS D'ENSEIGNEMENT ^ ^ çp ^ ^ ^ qp ^ çp ^ PREPARATION , POLYTECHNIQUE HAUTES ETUDES COMMERCIALES Autres facultés et Ecole Technique 1ère ou Zèraa année.ORIËNTATiON ECOLE Universelle d’ 3987.ST-HUBERT AM.3889 Orientation de l'élève selon te» goût» et >e« Les professeurs CINQ-MARS aptltudei.À DEMANDEZ NOTRE PROSPECTUS PAR TELEPHONE A A A A.AA A.A.A.AA.religion et un attachement parfois passionné à leur église.C’est ce qui nous permet de concevoir les plus belles espérances pour leur avenir religieux.De plus, ce sont de bonnes gens chargés de famille et, la plupart du temps, tirant leur subsistance d’un lopin de terre qui ne leur appartient pas.Quels «ont nos projets d’avenir?Comme je l’ai dit plus haut, 1 afin de vous p le Cubain est religieux mais il I des moeurs de nos chers Cu-n’est pas pratiquant.Sa religion bains et aussi de nos activités et converge vers les pratiques exté- réalisation^ de ministère.Au collège à Los Arabos—Par Henri Landry, P.M.E.CONVERSATION ANGLAISE pour étudiants de langue française, enseignée dans un collège anglais Deux heures par semaine.Huit mois : d'octobre à mai.L'enregistrement est un cours — Renseignements du directeur du ’’Business School" \ Sir George William Business School 1441, rue Drummond — Montréal Cette fédération ne veut tout au plus qu’agir en qualité de conseiller auprès des délégués des divers comités paritaires qui participent à ses activités ofin de les aider à administrer avec plus d’efficacité le décret dont ils ont la surveillance.Elle veut leur communiquer la lumière de ses études, les résultats de ses enquêtai et les fruits de ses délibérations.De la sorte, elle espère promouvoir les intérêts des comité.» paritaires.C’est ainsi qu’elle a organisé à leur inten tion un centre de documentation et d’information, qu’elle s’offre à les renseigner sur la façon de compiler, de présenter et d’analyser des statistiques relatives aux conditions du travail, qu’elle étudie présentement l’opportunité et la possibilité d’uniformiser les livrets d’apprentissage, de généraliser la carte d’identification pour les apprentis régis par un décret passé en vertu de la loi de la convention collective et de stan-radiser la carte d’identification pour les inspecteurs des comités paritaires.En mêm« temps que faciliter la tâche des comités paritaires, la Fédération des comités paritaires de la province de Québec veut apporter au ministère du travail une collaboration active dans la mise à exécution de la loi de la convention collective.Sur sa requête, elle lui a fait tenir il y a quelque six mois un mémoire de vingt-six amendement* suggérés à la loi de la convention collective.La Fédération des comités pa- j rilaires de la province de Qué- j bec reconnaît que tout ce qui j se rapporte à la partie contrac- ' tuelle de la loi de la convention I collective, i.e.à la partie qui se ; rapporte aux relations entre em- j ployeurs et employés, doit être laissé aux associations patronales et aux unions ouvrières intéressées.Mais elle entend suggé- j rer au lieutenant-gouverneur en J conseil tout amendement à la partie administrative de ladite j Toi qui pourrait rendre son application plus souple et de plus j en plus conséquente et, par là, j assurer une administration de | plus en plus efficace des décrets passés en vertu de cette loi.Ding! Ding! C’est la cloche de huit heures et demie qui annonce le commencement de la classe.Le maître, d’un oeil sévère, toise ses 54 écoliers qui essaient de se mettre et rang.Ils ne sont pas très habitués ces petits Cubains à réussir une belle file.Mais il faut qu’ils s’accoutument.“Arturo, Jose, Magdalena, Hai-dée, silence! Tenez-vous droits!” Et ce sera à répéter tous les jours.Les plus petites entrent les premières et tous vont à leur chaise, attendant, debout, que le professeur fasse la prière.On s’asseoit et ce dernier enregistre les absences.Ils savent tous qu’à la fin de Tannée, il y aura un beau prix pour celui ou celle quj n’aura pas perdu une journée- Et c’est la classe qui commence, comme au Pays, avec toutes les matières: catéchisnu histoire, arithmétique, anglais, etc.Notre école catholique n’a que deux moi* d’existence et déjà Ton note de l’amélioration chez les élèves.Ils communient plus nombreux le dimanche.Près de la moitié qui ne savaient pas faire le signe de la croix, savent maintenant leurs prières et connaissent par coeur les premiers chapitres du catéchism'».Tl faut étudier fort, car le 8 décembre, fête patronale, il y aura première c mimunion.Ce jour-là, 18 de nos élèves reçoivent pour la première fois le Pain des forts.Le petit Cubain, qui fait à peu près tout ce qu’il veut, ne fournit pas un travail constant.U nous faut donc recourir aux moyens propres à réveïller J’émulation.Ainsi encouragé, il arrive à s’intéresser davantage à ses études.Nous avons vu des enfants, derniers de leur promotion au cours des premiers mois, se classés premiers ou deuxièmes à la fin d’octobre.Le collège Saint-Jean Bosco ouvrait ses portes avec une cinquantaine d’élèves.Ce nombre était encourageant pour le début, lorsque nous savons qu’il y a, en plus de Técole publique où Ton ne paie pas, quelques autres écoles privées qui ont assez fréquentées.Je sais que bien des parents nous enverraient leurs enfants, mais il y a l’enseignement et les vivres à payer et le papa a bien des obligations à rencontrer.Quelques personnes charitables de Los Arabos nous ont déjà fourni leur coopération en nous donnant des bourses pour quelques-uns plus ¦% : o Pas de stencil Pas d’encre Pas de gélatine Pas de caractères 4" Adoration nocturne Convocation pour 8 h.du soir, demain, en l’église Saint-Eusèbe, angle des rues Fullum et Lariviè.re (entre Sherbrooke et Onta- j rio).Epargnez temps et argent sur tout travail de copie en vous servant du nouveau DUPLICATEUR WOLBER MASTER COPY-RITE Alimentation, impression, empilage entièrement automatlquee.Imprime directement de la copie maîtresse.Attrayant, solide, économique, simple à opérer, d'emploi tacite.Imprime n'importe quelle grandeur depuis la carte de 3 ' * S jusqu è celle de 9'' x 14" grandeur régulière.Imprime d» 25 à 120 copies è la minute directement, el plue de 100 avec la même matrice.Imprime aussi lusqu'à quatre couleurs à la fols avec une matrice.la copie originale peut être dactylographiée, dessinée ou calligraphiée.STENCILS LIMITED 300, rue St-Sacrement - Montréal - Téléphone : MA.6607 la poursuite efficace de xi objectifs apostoliques.Le dimanche 28 septembre aéra le deuxième Dimanche de la Bible, organisé par la Société sur la demande expresse de Nosseigneurs le» Evêques: que tou* les catholiques saisissent Timportacne de cette campagne, nous aident de leurs prières, de leurs dons et de leur collaboration active pour que dans chaque paroisse, la diffusion de la parole de Dieu s'opère par la propagande des Livres Saints, surtout des Evangiles: ce sera un moyen efficace de lutter contre l'invasion'des idées subversives colportées à domicile par les suppôts de Satan.A l’époque actuelle, plus que jamais, un retour | aux Saintes Ecritures s'impose: ce retour se réalise dans plusieurs pays, et le Canada aura à coeur de ne pas rester en arrière de ce mouvement béni et encouragé par nos chefs hiérarchiques.Que ce Dimanche de la Bible soir chez nous une source féconde de vie spirituelle qui nourrisse notre foi et réchauffe notre charité.Paul-A.MARTIN, ptr«, c.i.c., Prendetrf de la Société catholique de la Bible.Montréal.Ifjb septembre 1947.ECOLE SUPERIEURE de PREPARATION SCIENTIFIQUE 2067, rue Université — LA.0847 Dir.: Robert ROBINSON et Caston BERTRAND professeurs agrégés è Polytechnique PREPARATION INTENSIVE COMPLETE è POLYTECHNIQUE aux HAUTES ETUDES COMMERCIALES (1èr* *1 2* aimé*») à LA FACULTE DES SCIENCES aux BEAUX ARTS •I autre.ECOLES SPECIALES.Soit en un an — Classes de Première Soit en deux ans — Classes de Seconde COURS REGULIERS D’HIVER DE SIX HEURES PAR JOUR DU 10 OCTOBRE AU 15 JUIN RENSEIGNEMENTS SUR CARRIERES PROFESSIONNELLES HON.OMER COTE PROVINCE DE QUEBEC M.JEAN BRUCHESI Ministre Secrétariat Sous-mlnlstre Les Ecoles de Solfège et Musique Ouverture des cours : 1er OCTOBRE 1947 Enseignement Gratnlt: 25 Cours Frais d'inscription : Solfège et théorie, $1.00 Cours d'harmonie, $5.00 COURS DU SOIR AUX ENDROITS SUIVANTS, 7 h.30 P.M.SOLFEGE ET THEORIE MUSICALE (Montréal *t •nrlrons) MERCREDI, 1er oct.: Ecol* Sl-Pi*rr* Clover .Frof.Jul*s DuboU 2110 est, boul.St-Joseph, coin D*lorimi*r JEUDI, 2 oct.: Ecole Ste-Cunégond* .Prof.Jules Duboia Salle de la goutte de lait, ru* St-Jacques ouest, (entre Vinet et Atwater) LUNDI, 6 oct.: Ecole Notre-Dame-de-Grâce .Prof.Jules Dubois 5455, av.N.-D.-de-Grâce (coin Glrouard) Lachine, 1ère et 2e année .Prof.Benoît Verdickt Académie Fiché, lachine Ste-Anne-de-Bellevue .Prof.J.-J.Goulet MARDI, 7 oct.: Ecole Chomedey de Mateonneuve.Prof.Iule» Dubois 1820, boul.Morgan (près Ontario) Ecole Oiler, 1ère et 2e année .Prof.J.-J.Goulet 310 est, rue Roy (prés St-Denis) Ecolo Philippe Aubert de Gaspé, 1ère et 2e année, Prof.A.Renaud 7230, rue de Gaspé COURS AVANCE: Solfège, théorie et dictée musicales SAMEDI, 4 oct.: Salle de chant Immaculée Conception, 1855, Rachel est.Cour» élémentaire, 1 h.30 p.m.; cours 2e année, 2 h, 30 p.m.Prof.Geo.-E.Tanguay LUNDI, 6 oct.: Cours d'harmonie, de 7 h.30 à 9 h.30 p.m.(préparatoire au Conservatoire).Salle Olier, 310 est, rue Roy .Prof, Geo.-E.Tanguay, lél.CH.5798 LUNDI, 6 oct.: Cours de chant (solfège, pause de la voix, répertoire), de 7 h.à 9 h.p.m.Inscription $1.00.Ecole Cherrier, rue Cherrier, angle St-Hubert.Prof.Edouard Woolley, L.L.D., LA.3934 Pour renseignements, s'adresser à: Directeur Guillaume DUPUIS, LA.4419 MINISTERE DU BIEN-ETRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE Hon Paul Sauvé, ministre Gustave Poisson, sous-mlnlstre les Ecoles d’Arts et Métiers ! COURS DU SOIR ] OUVERTURE, LE MARDI, 14 OCTOBRE Dofes d’inscrtpfioo Ecole d'Arfs ef Métiers de Maisonneuve 2351, rue Létourneux - Tél.: CL.5911 Menuiserie el charpenterie, dessin Industriel et lecture de plane, lettrage commercial, mécanique d'ajustage, mathématique* appliquées.Ecole d'Arts et Métiers de Verdun 5601, avenue Verdun - Tél.: TR.1511 Cours en français et en anglais.Dessin Industriel, menuiserie *! charpenterie, lecture d* plans, modeleri*.mécanique d'aiustage, électricité, mathématique* appliquées.Ecole de l'Automobile 4448, rue St-Denis - Tél.: MA.3111 Mécanique et électricité d* l'automobile, déboesage et réparation* générale*.Ecole Octave-Cassegrain 7345, rue Garnier - Tél.: CR.2151 Dassin Industriel et lecture de plans, électricité, mécanique d'aiustage, plomberie, chauffage, travail du métal en feutlle*.dépannage en radie, dessin appliqué è la ferblanterie, réfrlgératloa.menuiserie, •endure et forge.A L'ECOLE CENTRALE DES ARTS ET METIERS.les candidate Inscrite seront avisée •ous peu d* leur admission.Lee Inscriptions M prendront aux dlHéren-tes écolo*, du 1er au 10 octobre inclusivement, entre 7-30 *1 9 heures du soir.Conditions d'admission Ecoles d* Montréal t court théoriques: $5.00; cours pratiques: $10.; soudure: $20.00.Ecoles hon de Montréal: cours théoriques et pratiques; 95.00; soudure: $20.00.Durée des cours En général: 40 leçons è raison do deux par etmaint.AUTRES ECOLES t Drummoodvüle, Granby.St-Jean, Soreb Thet-iord-Mlnes.Valleyfield.VlctoriavUle.Iberville.loHett*.Mont-Laurier, St-GabrieL St-Jérème. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 27 SEPTEMBRE 1947 SPECTACLES ET MUSIQUE SPECTACLES, CONCERTS ARTS ET MUSIQUE 4 Gazette artistique 4 Cinéma SAINT-DENIS: “Premier ren-dei-vous”, avec Danielle Dar-rieux et Louis Jourdan.“Les gosses mènent l’enquête”, avec Constant Rémy et René Genin- CINEMA DÉ PARIS: “L’ange qu’on m’a donné”, avec Simone Menant et Jean Chevrier.LOEWS: The Yearling (Gregory Peck, Jane Wyman).CAPITOL: Dear Ruth (Billy de Wolfe, Joan Caulfield, William Holden, Edward Arnold, Mona Freeman).PALACE: Variety Girl (Mary Hatcher, Ray Milland, Gary Cooper, Bing Crosby, John Lund, Veronica Lake et plusieurs autres étoiles).ORPHEUM: Dr Jekyll et M.Hyde, en français (Spencer Tracy, Ingrid Bergman, Lana Turner).PRINCESS: Cynthia (Elizabeth Taylor, George Murphy, S.Z.Sakall, Mary Astor); That’s Mw Girl (Lynne Roberts, Do.üald Barry).IMPERIAL: A Song to Remember (Paul Muni, Merle Oberon, Cornel Wilde); R.C.M.P.File 1365.EMPRESS ET OUTREMONT: Smash Up, avec Susan Hayward, Lee Bowman.Marsha Hunt.Ed-di Albert; Desperate, avec Steve Brodie, Audrey Long.SAVOY (Verdun): The Homestretch^ en couleurs, avec Cornel IHMHHMnRI CANADIAN CONCERTS & ARTISTS, INC.présents en personne LILY PONS un seul redial JEUDI I OCTOBRE.8:45 GYMNASE SIR ART.CURRIE 475 av.dee Pin* 0.Billets : $2.50.$3.50.$4.00.$4.50 taxe inet.En vente ehex Ed.Arehant-bault, 500 Ste-Catherine est et ches Hartney.1180 Ste-Catherine ouest (entre Stanley ft Drummond).Horaire des spectacles “Destins** 12 h.3 h.05.« h.30, * h.35.“Manouche'* I h.50, 5 h.05, 8 h.».Cinéma de Parts: “L’Ange qu’on m'a donné” II h.30, 2 h.01, 4 h.32.7 h.03, 9 b.34.LOEWS : “The Yearling” 10 h., 12 h.1T.2 U.34.4 h.57, 7 h.08, 9 h.25.PALACE : “VARIETY GIRL" 10 h.15, 12 h.35.2 h.55.5 h.15.7 h.35, 9 h.55.CAPITOL : “Dear Ruth” 10 h.10.12 h.30, 2 h 50, 5 h.10.7 h.30.9 h 30.PRINCESS: “CYNTHIA” 10 Ü.05, 1 h.3 h.55, 8 h.50.» h.45.‘•That's My Ctrl” 11 h.45, 2 h.40, 5 h.35, S h.35.ORPHELM : "Dr.Jykell and Mr.Hyde” 10 h.41, 1 h.23, 4 h.05, 8 h.47, 9 h.29.IMPERIAL : “Song To Remember" U h.18, 1 h.S3, 4 h, 38, T h, 01, 9 h.38.•“R.C.M.P.ru* 1385” 11 h.10.1 h.45, 4 h.», • h.58.9 h.30.Wilde, Maureen O'Hara, Glenn Langan, Helen Walker; Fanny by Gaslight, avec James Mason.Phyllis Calvert, Stewart Granger.CHATEAU ET CARTIER: Great Expectations, avec John Mills, Francis Sullivan, Valerie Robson; Lost in a Harem, avec Abbott et Costello.DOMINION ET MAISONNEU.VE: Magnificent Doll, avec Ginger Rogers.David Niven, Bur-gfess Meredith; aussi au Dominion, Copacabana, avec Carmen Miranda et Groucho Marx; au Maisonneuve.The Trap, avec Sydney Toler, et Sunset Pass, avec James Warren.PASSE-TEMPS; La petite exilée, en français, avec Olivia de Havilland, Robert Cummings: Holiday in Mexico, avec Walter Pidgeon, Jane Powell.Théâtre GESU: Les Compagnons dans La savetière prodigieuse et L'Apollon de Betlac, 11, 14, 16, 17, 18, 21, 23, 24, 25 octobre.GESU: Les Compagnons dans Andromaque, 15, 18, 20, 21, 22, 25, 27, 28, 29 novembre.SERGE JAROFF Un choeur qu’on ne peut entendre «ans vouloir le réentendre LUN.et MAR.6-7 OCT.THEATRE H IS MAJESTY'S Simona Renant a réalisé un émouvant personnage dam “L'Anga qu'on m'a donné", gardé «na deuxième semaine, au Cinéma de Paris.Le choeur des Cosaques du Don dirigé par Serge Jaroff que l'on a surnommé avec justesse "l'orgue à voix humaines" sera de nouveau parmi nous les 6 et 7 octobre au His Majesty's pour nous faire entendre les plin beaux airs du répertoire de la liturgie et du folklore de la Russie.Au Cinéma de Paris L’‘‘Ange qu’on m’a donné” est gardé une deuxième semaine à l’affiche du Cinéma de Paris.“L’Ange qu’on m’a donné”, dernier film du regretté Jean Choux, raconte l’histoire d’une jeune fille, qui pendant le triste exode de 194(1, alors que la population atterrée fuyait devant l’ennemi, a recueilli un enfant perdu.Elle s’y attache si fortement que, cinq ans plus tard, elle hésite à rendre cet enfant dont le père s’est signalé à la radio.Comprenant qu’elle ne pourra vivre sans lui, elle devient gouvernante pour s’en rapprocher.Mais en même temps, elle a rencontré l’amour .La fatalité semble parfois s’attacher aux pas des mêmes êtres.Un jour, ce bonheur entrevu, il lui faudra aussi le sacrifier, tout abandonner, et retourner à aa solitude.“L’Ange qu’oit ma donné” met en vedette Simone tenant, qui personnifie une mère adoptive; un jeune premier, Jean Chevrier, Gabrielle Dorziat, Jean Wall et le petit Albert Lyjo.Au même programme: un documentaire: “Le tonnelier”, ex.plique la fabrication des tonneaux dans l’humble ville française de Lunel; un dessin comique d’après une fable bien connue de LaFontaine: “Le savetier et le financier”; enfin, pour les amateurs de belle musique: “Les ouvertures de YArlisienne et de Carmen.Echos du cinéma BILLETS: S1.3S, $2.00, $2.65 taxe incL En vente chei Ed.Archambault et chex Hartney, 1180 Sanite-Catherlne ouest MONUMENT NATIONAL CE SOIR MIREILLE Ridexu : 8.25 P.M.PLATEAU 9161 Bureau fermé de 6 hr* h T.t3 P.M.Anut le* 28-30 sept; 1-2-4-5-7-» net.JOSETTE FRANCE.PRODUCTRICE DE FILMS.Jusqu’à ces derniers mois, Josette France était la seule femme française productrice de films.C’est à elle que l’on doit Graine au vent, d’après le roman de Lucie Delarue-Mardrus, Le Capitaine Fracasse, qui inet en vedette Fernand Gravey, enfin La Révoltée, dont Marcel L’Herbier vient d’achever la réalisation avec Josette Day et Victor Francen.Ce film marque la rentrée dans les studios français de Victor Francen.L’activité de Josette France ne se limite pas au cinéma, elle est aviatrice, éditeur de musique et présidente du Club des Midinettes.Elle n’est pas une nouvelle venue au cinéma et elle fut actrice à ses débuts, créant des pièces d’Henry Bataille et aussi L’Equipage, de Joseph Kessel.Elle abandona alors la scènè, apprit le montage, fit un stage comme script-girl, et ayant passé par tous les rouages compliqués de 1 ’ industrie cinématographique, elle devint productrice.LE TYPE ••JOUVET’’ Metteur en scène de théâtre prestigieux, qui donna souvent à Jean Giraudoux l’admirable traitement scénique qu’il méritait, acteur de la scène et de l’écran, Louis Jouvet a “créé” un type nouveau: Lui-même.De bon jeune homme qui a mal tourné dans Carnet de bal.il est devenu le maître de ballet qui se venge de sa clique familiale, dans un Revenant.Mais avant tout, il est toujours Jouvet.JEAN MARAIS, | COQUELUCHE 19t7 Le comédien le plus aimé des | jeunes filles, l’homme qui a la plus grosse popularité en Fran-I ce, cette année, est sans contredit Jean Marais.Il personnifie i le marquis de Montauran, chef j des Chouans et amoureux passionné, dans le film Les Chouans, que Calef a tiré de Balzac.Depuis qu’il tourne, Jean Marais ne s’est pas retrouvé deux fois devant la même partenaire.Ce furent d’abord Odette Joyeux, dans Le lit à colonnes; Simone Au Saint-Denis Renant, dans Le Voyage sans espoir; Madeleine Lebeau et Madeleine Robinson, dans Les Chouans.Ce dernier film passera bientôt sur nos écrans.UNE TRAVAILLEUSE Edwige Feuillère, qui fut, à la scène, partenaire de Jean Marais dans L'Aigle à deux têles, est la vedette No 1 du cinéma français.Ainsi en ont décidé les directeurs français, et aussi le public qui réserve toujours à cette comédienne, la plus intelligente et la “blus travailleuse de toutes, un accueil chaleureux.Elle fut, à ses débuts, une starlet comme tant d’autres, mais par un travail incessant, elle parvint à égaler les meilleures artistes internationales.Après Tant que je vivrai, et Mam’zelle Bonaparte, voici qu’elle est la vedette d’une spirituelle comédie, Il suffit d’une fois.Lily Pons songe à un avenir paisible Lily Pons, qui possède une des plus belles voix du monde, est en même temps une comédienne accomplie, et elle l’a prouvé dans plusieurs films.C’est cette voix qui lui a valu aux Etats-Unis, avant même que l’écran l’ait disputée à l’Opéra, la plus invraisemblable popularité.Une rivière, une fleur porte son nom.Sa voiture est immatriculée «pé.étalement à ses initiales; son portrait s’étale sur des billets de métro; les chiromanciennes font fortune avec la photographie de ses mains, qui possèdent une ligne de chance extraordinaire.Il y a même à Hollywood un “Lily Pons day”, le 5 novembre, qui est le jour de fête dans la capitale du film américain.Est-ce que cette popularité fatiguerait notre grande cantatrice?Elle déclarait en effet, un jour: “Je crois bien que je chanterai un jour mon chant d’adieu.mais pas avant quelques années.“Je me retirerai alors de l’Opéra, des concerts, de la radio et du cinéma.C’est que j’aurai l’impression d’avoir bien servi la musique, et que ma carrière n’aura pas besoin d’être Tino Rossi manifeste toutes ses qualités de comédien dans Destins, que le Saint-Denis a mis aujourd’hui à l’affiche.Voici le résumé du scénario1 Valdi, ténor international, a perdu sa femme et est le père d’un délicieux enfant.Il a pour impresario Armand Bernard et poftr secrétaire Micheline Fran-cey.Il cherche à dissimuler à sa mère, Marcelle Géniat, la déchéance de son frère jumeau vie-1 time du charme diabolique de Mila Parély.C’est en vain qu’il tente de remettre le déclassé sur le droit chemin.Toutefois ces conflits familiaux ne l’empêchent pas de poursuivre une brillante carrière.Et cela permet à ses admiratrices de l’applaudir dans “Quand reviendra le jour”, sur le thème de la “Sé.rénade” de Schubert; “Y’a d’I’a-mour”, “A deux pas de mon coeur”, “Destins” et “Petit papa Noël”.Le second film met en vedette Yva Bella et Pierre Dudan, Au théâtre Arcade Les spectacles-concerts présentés chaque semaine par le Théâtre populaire, à la scène du théâtre Arcade, continuent de remporter un vif succès.Depuis hier, deux brillants chanteurs de genre bien connus à la radio.Claudette Jarry et André Rancourt, chantent pour la première fois à la scène les plus grands succès de leur répertoire.Le Théâtre populaire comble on public en présentant, outre ces deux artistes, la pièce d’Henry Deyglun.“La fille au coeur de pierre”.La distribution comprend Antoinette Giroux, René Verne, Denis Drouin, Paul Guèvremont et Denyse Pelletier.Des décors ont été brossés spécialement pour la mise en scene de cette oeuvre.Le public est prié de réserver immédiatement ses billets pour ce «jiectacle-concert, au théâtre, ST-DENIS A L'AFFICHE TINO R0//I LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 27 SEPTEMBRE 1947 — ARTS et MUSIQUE - LA VEDETTE DE PORGY AND B A RADMARAB! Lt lf octobre 1947 Le célèbre baryton nuir Lawrence Winters, l’une de» plus brillantes étoiles de la scène lyrique américaine, sera la vedette de Radio-Carabin, mercredi, le 1er octobre.Lawrence Winters a soulevé l’enthousiasme non seulement des critiques, mais aussi des plus grands artistes comme Marian Anderson et Paul Robeson.Après un début sensationnel, le jeune baryton a été invité par Leopold Stokowski comme soliste, avec Torches, tre symphonique de la N.B.C.Et on se souvient que c’est lui qui a créé le rôle de Porgy, de “Porgy and Bess”.Au même programme, Radio-Carabin présentera Clermont Pépin, le jeune pianiste-compositeur qui collectionne les prix et les bourses depuis sa plus tendre enfance.Radio-Carabin réunit, encore cette année, en plus de ses deux invités, toute la troupe qui a fait le succès de ce populaire programme radiophonique, l^s Carabiniers da Mont-Royal, Ga-rand, le comique de la troupe, avec ses compères, Jean Coutu et Georges Groulx, ainsi que l’orchestre, sous la direction de Maurice Meerte.SIMONE RBNANT Simone Renant est une belle, blonde et charmante artiste.Rares sont celles qui comme elle savent passer du drame i la comédie et même au vaudeville avec une aisance parfaite.Elle tient le rôle d’une gouvernante, aux côtés de Jean Chevrier, dans le film L’Ange qu’on m’a donné.ARTISTES HAÏTIENS AU MONUMENTJJATIONAL Pour la première fois, le public montréalais aura l’occasion d’assister, le 3 octobre prochain, au Monument national, à un concert de musique yoodeo donné par des noirs d’Haïti.En Amérique, c’est certainement en Haïti que se sont conservés le plus fidèlement les traditions artistiques et les rites étranges de la mystérieuse Afrique.Dans les montagnes de cette petite lie, qui est en même temps une république de langue fran-çaise, les paysans noirs s’adonnent avec une fougue toute primitive à des danses d’un caractère quasi religieux, accompagnées de tam-tam.Dans certains coins du pays, les pratiques voodoo sont enco.re à l’honneur, et ces cérémonies sont toujours accompagnées de danses et de chants nostalgiques.La langue française, dans ces milieux, s’est transformée en un patois très savoureux, en une nouvelle langue aux intonations presque enfantines.C’est toute la fraîcheur et toute la spontanéité de cette civilisation que la troupe d’Alphonse Cimber va révéler au public canadien.au Monument national.Parmi les chants voodoo, il y a les “Invocations à Papa Dumdal-lah et à Erzulie”, qui traduisent en accents poignants une angoisse religieuse.Cimber a également mis au programme un concours de joueurs de tam-tam qui étonneront l’auditoire par leur incroyable virtuosité.Il* montreront égale, ment comment se transmettent les messages, de village en village, dans les montagnes d’Haïti.Une jeune noire, d’une grande beauté, Emerante de Pradine, saura charmer les auditeurs par ses chants de folklore africain, et ses danses qui symbolisent des rites de la religion voodoo.André RANCOURT, que Ton peut entendre tous les jours, en matinée et en soirée, à l’Arcade, dans son répertoire.A la scène: “La fille au coeur de pierre”.U Uic musicale Un dictionnaire de compositeurs canadiens La plupart des artistes de la troupe dansent, jouent du tam-tam ou chantent depuis leur enfance.Leur art même est devenu pour eux une religion.Cimber espère beaucoup de cette première tournée dans un pays de langue française, car jusqu’ici, il a remporte beaucoup de succès aux Etats-Unis, et notamment à New-York.Aux instituteurs et institutrices.Paraîtra bientôt: Mon cahier de calcul (Fnmièf* année) par Ion fRÈRIS DH SACRÉ-COEUR Cahiers de l’élève : fvMrndMrw sSftnQw • wTW pOtTW.frowilm ornée — JBme port» Guide du maître Monueb approuvés par le Conssil de l'Instruction pu- Mque de le herince de Québec, le ?moi 1947.________________j «ont entièrement eonformes ou programme et très bien faits au point de vue méthodologique.Ils offrent eu maître un matériel riche et abondant." (Rapport de ta Commission des Programmes et des Manuels >< Moi» ««hier de «elcul (Deuxième année)! ArMimétique (Troisième année) Aiéthoiètique ,(Quatrième année) pfSMMT O rTOflMrt OQf FRÈRES DH SACRÉ-COEUR OH *w FaltifiH, Montréal 24 — AM.1901 Distributeurs VALIOUETTE LIMITER Dans l'édifice de N.G.Valiquette Ltée PRIX DE GROS Ameublement complet pour : • FABRIQUES • SEMINAIRES ET COLLEGES • COMMUNAUTES RELIGIEUSES • COMMISSIONS SCOLAIRES • HOPITAUX Décorateurs compétents à votre service.Le nom de VALIQUETTE est un symbole d'excellence et de qualité.Soumissions fournies gratuitement.Une visite à nos bureaux vous convaincre.915 «*t, rua Sainte-Catherine Plateau 8811 OUVERT TOUS LES JOUM DE S HEURES A C HEURES.De par /a vide Jeudi, le 9 octobre, salle du Plateau, la Fédération de Notre-Dame présentera, en primeur, un film documentaire en couleurs sur les Indes, oeuvre du It.P.Yvon, de Paris, capucin, procureur des missions de son ordre aux Indes.Renseignements: CR 7855.?* ?Sir Ernest MacMillan, doyen de la faculté de Musique à l’université de Toronto, directeur de l’Orchestre symphonique de la même ville, vient d’être élu A la présidence de l’Association des auteurs, compositeurs et éditeurs du Canada (CAPAC).M.William S.Low, de Toronto, bien connu dans les cercles musicaux du Canada, a été nommé gérant général.Un Canadien qui est membre de la C.A.P.A.C.peut toucher des droits d’auteur même lorsque sa musique est jouée dans un autre pays.M.MacMillan était directeur depuis deux ans.R succède è Henry Jamieson, F.C.A., qui vient de se retirer après avoir occupé la présidence durant vingt ans.Parmi les autres directeurs réélus, relevons les noms du Dr John Murray Gibbon et de M.Claude Champagne, tous deux de Montréal, et de M.Mart Kenney, de Toronto.* * ?Le premier concert qne présenteront Canadian Concerts and Artists, au gymnase Currie, mettra en vedette la grande chanteuse française Lily Pons.Il aura lie» jeudi soir, le 2 octobre.* * * Mercredi, le 15 octobre, la Symphonie féminine de Montréal, dirigée par Ethel Stark, donnera, au Plateau, une avant-première du concert qu’elle présentera le mercredi soir suivant à la salle Carnegie, de New-York.Il s’agirait alors, dit-on, du premier concert donné à Té-tranger par un orchestre symphonique canadien.Le programme comprendra l’ouverture Eu-ryanthe, de Weber, les Sketchs sur des chansons de folklore canadien par sir Ernest MacMillan, le poème de Richard Strauss.Mort et transfiguration, et enfin la Quatrième symphonie de Tchaikovsky, qui occupera toute la seconde partie du concert.?Les Sketchs de M.MacMillan sont basés sur trois chansons de mer canadiennes: A Saint-Malo, Sept ans sur mer, Le long de la mer jolie, et sur une quatrièmes Notre-Seignenr en pauvre.Ÿ Ÿ Ÿ Montréal est devenue vedette de cinéma! L’Office national du film a en effet produit une»cour-te bande intitulée Métropole.Le sentimental s’y mêle assex curieusement à un prosaïque réalisme.Et le public réagit d’une façon que n’ont peut-être pas prévue les réalisateurs: on rit à des moments où il ne semble pas que ce soit voulu par les auteurs; d’autres fois, l’écran quête un rire qui ne vient pas.Cela semble plutôt un film pour consommation domestique qu’un documentaire destiné a donner aux étrangers une idée exacte de Montréal.sfc $ L’Office national du film a-Hl poursuivi un but précis en cherchant ainsi à donner une idée fausse de notre ville ?Nous posons la question.Pourquoi, par exemple, avoir donné comme ami à la jeune fille un Canadien français de TOuest “qui ne sait que quelques mots de français”?Pourquoi, au lieu de donner franchement le pourcentage de Canadiens français habitant Montréal, fait-on dire au narrateur : “Près de la moitié des Montréalais parlent le français et l’anglais” ?A A A M.Désiré Defauw revient cette année h Montréal comme chef régulier des Concerts symphoniques.Il a établi personnelle-| ment le programme de la saison et dirigera lui-même dix-huit des vingt-quatre concerts qui seront donnés au Plateau.Les six autres concerts seront dirigés par trois chefs invités: Georges Enesco, Charles Munch et Wilfrid Pelletier.Enesco dirigera de nouveau sa fameuse Rhapsodie roumaine No 1, avec laquelle il eut un tel succès la saisdn dernière.A A * Blanchette Brunoy, vedette de L’invité de la lie heure et du Café à cadran, esï la fille d’un médecin et la filleule de l’écrivain Georges Duhamel.Le jardin de son oncle, à Valmondois, servit de cadre aux premières évolutions théâtrales de la Jeune artiste.Chacun a son violon d’Ingres; voici celui de Blanchette Bruno*'-: elle wmlpte dea bougies* Après de longs mois de recherches et de corresponsiouce, le Dr J.-J.Gagnier vient de faire paraître, sous le titre modeste de “Catalogue de compositeurs canadiens”, un véritable dictionnaire des compositeurs vivant au Canada.Pour le moment,, ce travail considérable, qui a été imprimé en un nombre restreint d’exemplaires pour les besoins de la Société Radio-Canada, n’est pas accessible au grand public, ce qui ne lui enlève d’ailleurs rien de son importance.Car c’est le premier pas qui pourra mener à une conclusion dont on parle assez souvent: une histoire de la musique au Canada.Le seul ouvrage qu’on puisse lui comparer est le Dictionnaire des musiciens canadiens-français publié par les Soeurs de Sainte-Anne, mais il ne comprend, comme son titre l’indique, que des compositeurs canadiens-fra n ç a i s , ainsi que beaucoup d’exécutants et de professeurs qui ne sont pas compositeurs.J’ai dit que le catalogue du Dr Gagnier était consacré à ceux qui font de la musique “au Canada”.La musique “canadienne”, elle, n’existe pas, et je doute fort qu’elle existe jamais en ces temps d’internationalisme.Tout au plus pourrions-nous avoir deux musiques canadiennes, puisque nous avons ici deux mentalités différentes.L’auteur ne s’est donc pas préoccupé de savoir si les compositeurs qu’il voulait inclure dans son catalogue étaient des Canadiens de naissance ou’do formation; tout ce qp’il exigeait d’eux était qu’ils aient pris une part active, comme compositeurs, à la vie musicale de notre pays.C’est ainsi qu’on rencontre au cours de Tou-vrage un Arthur Benjamin, un Bernard Naylor, nés en Angleterre, ayant étudié en Angleterre ou sur le Continent et y ayant même fait une grande partie de leur carrière.Ce qui ne les empêche pas, tant qu’ils demeurent ici, d’être considérés comme des compositeurs canadiens.(Nous n’en avons pas tant que nous puissions nous permettre de rejeter tous ceux qui ne sont pas nés au Canada.) D’autre part, 11 y a dans ce catalogue beaucoup de déchet, ce qui est Inévitable dans line oeuvre de pionnier.Malgré toutes ses connaissances et son expérience des praticiens de la musique, le Dr Gagnier n’a pas sur le bout des doigts la biographie des centaines de compositeurs qui forment son dictionnaire, et Ton ne peut pas s’attendre non plus à ce qu’il puisse sans examen décider de la valeur et de l’importance de tous ceux qui se considèrent compositeurs parce qu’ils ont écrit une oeuvre soi-disant musicale.Il lui a donc fallu s’adresser aux musiciens eux-mêmes.La plupart ont répondu par Tenvoi de quelques détails sur leur vie et leur carrière et une liste de leurs oeuvres; mais, comme il arrive toujours en pareil cas, un certain nombre se sont fait tirer l’oreille, soit par une modestie excessive, soit par mauvaise volonté.De sorte qu’il manque certains noms que Ton voudrait y voir.Quelques-uns, ô miracle! ont répondu qu’ils ue se considéraient pas comme assez importants pour être catalogués, mais un grand nombre ont apparemment une très haute opinion d’eux-mêmes, et des gens d’une valeur toute relative en ont profité pour se faire passer pour des génies musicaux.Mais comme Tidée de ce catalogue est de mettre à la disposition des réalisateurs une liste des oeuvres canadiennes qu’ils pourraient inclure dans leurs programmes, l’auteur n’a pas cru devoir donner une évaluation des pièces et a évité de s’ériger en arbitre de la valeur des musiciens, bien qu’il soit l’homme tout indiqué pour séparer Tivraie du bon grain., L’ouvrage ne contient pas non plus les compositeurs morts avant son inception.Mais ceux qui ont une certaine importance dans ce groupe peuvent se retrouver assez aisément, et cette fois c’est la postérité qui a fait le choix et a rejeté_ dans Toubli ceux qui ne méritaient pas considération.En prenant ce catalogue comme base, en le complétant des noms qui manquent, en y ajoutant les compositeurs non vivants et les plus importants virtuoses d’autrefois et d’aujourd’hui, on aura une encyclopédie de la musique au Canada.Espérons qu’un musicologue entreprenant s’y dévouera un jour, ne fût-ec que pour ajouter une page de plus à Thistoire du Canada.Romain-Octave PELLETIER Elisabeth Toylor, qui joue le rôle de "Cynthio" dons le film du même nom que le cinéma Princess met à l'affiche cette semaine.Les autres v-dettes sont : George Murphy, Mary Astor, S.-Z.Sckall, Gene Lockhart et Spring Byington.RADIO-CONCERT EN HOMMAGE A ALBERT ROUSSEL Aux postes de Radio-Canada — Un orchestre de quarante musiciens tin de VAraignée.Cette -dernière oeuvre fait partie du répertoire des grands orchestres.Le 25e anniversaire de CKAC A l’occasion du"25e annivesai-re de fondation du poste GKAC, on donnera ce soir, plusieurs programmes spéciaux à c« poste, à partir de 7 h.45.Dimanche après-midi, à S heures.l’orchestre symphonique de Columbia, dirigé par Bernard Herrmann, offrira ses 90 minutes de musique classique en Thoneur de cet anniversaire.Le réseau Columbia, auquel est affilié CKAC, a déjà offert un pro.gramme, hier soir, à l’occasion de cet événement.Dimanche soir, au programme Mu et entendu, à 8 h.30, Lucien Roy interrogera plusieurs personnalités.leur demandant entre autres la question: “Que feriez-vous si vous aviez 25 ans aujourd’hui?" Les programmes spéciaux se continueront la semaine prochaine.COlifttN* fc H'ÂMtp MALdeTÊTE ASPIRIN UVtMTULE ¦ms SAS I «T PLUS»*1 1 Misout «—¦A»-Si COMME i Radio-Canada transmettra, le dimanche 28 septembre, de 11 h.à 11 h.3ü du matin, un concert [ consacré aux oeuvres d’Albert ! Roussel.Le poste international i à ondes courtes transmettra | également ce concert à l’Europe.Ce programme remplacera celui des Variétés françaises.Jean Beaudet dirigera l’orchestre, un orchestre formé de 40 musiciens.Jeanne Desjardins, soprano, y prendra part.Voici la composition de ce programme en hommage à Roussel.1.— Concert pour petit orchestre; trois mouvements: Allegro, Andante, Presto.2.— - Deux chansons: soliste, Jeanne Desjardjns.Le jardin mouillé, Le bachelier de Salamanque.3.— Petite suite pour orchestre; trois mouvements: Aubade, Pastorale, Mascarade.Albert Roussel (1809-1917) s’est consacré très tard à la musique.Tout d’abord il fut officier de marine, puis rérln à sa vraie vocation.Dès lors, sa carrière fut une lutte continuelle vis-à-vis de lui-même, afin d’atteindre un idéal conforme à ses aspirations.Parmi ses oeuvres, les plus remarquables sont trois symphonies.Evocation et le Fes- DEVENEZ PROPRIETAIRE avec un déboursé minime de .• s3,26000 Venez visiter nos magnifiques Duplex pour vous convaincre de la valeur du placement Sita t 12* avenu*.Ro«*monl.prêt BeaubUn.PRIX.COMPTANT VERSEMENTS MENSUELS REVENUS MENSUELS .$11,500.00 $3.260.00 $51.05 $140.00 EGOUTS : payés en entier PAVAGE : 16 années payées Voici quelques détails de construction qui sont intéressants à noter : Chauffage à eau chaude.Brûleur à l'huile automatique.Escalier» en acier.Marches en terrazzo.CuUlnet moderne*.Chambres de bain en tuile.Bain* tombeau* avec douche» et rideau*.Peinture à 1 huile.Buanderie dan» le »ou*-»ol.Terrain» de 25" x 90'.LIVRAISON en SEPTEMBRE COURANT Pour Informations, prix, conditions, etc.J.H.BRIEN 6316, 12e Avenue, Rosemont, Montréal CAlumet 0855 CRescent 4207 Un* scène du film "The Yearling" à l'affiche du Loew's, cette semaine.Les vedettes sont ; Jane Wyman et Claude Jarman.TINÛ ROSSI AU SAINT-DENIS ;r1 wm Le chanteur-comédien Tino Rossi est la vedette de "Destins", que le Saint-Denis a mis aujourd'hui à l'affiche.Ici une scène qui met en vedette Micheline Francey, Armand Bernard et Tina Rossi.Casiers Métalliques Un casier très pratique, quatre tiroirs (te! qu'iHustré) avec serrure ou non.Fini vert olive.Format légal : Hauteur 52" — largeur 17" - profondeur 24Va".Format lettre : Hauteur 52" — Largeur 14J,4" — Profondeur 24,/2".LIBRAIRIE i FERNAND PILON GROS et DETAIL 750 Beaubien TA.4503-04 Montréal 1907-1047 Aide* rhôpital S te-Justine à sauver, à guérir les enfants de chez nous Si l’auxiliaire ne frappe pas à votre porte, adressez votre souscription à 6055, rue St-Denis Montréal —*— APPEL DE L'HÔPITAL SAINTE-JUSTINE oCeur vie eôt entre voâ ni a in JI 31 faut ie \eS sauver LIVRES ET REVUES LE DEVOIR, MONTREAL SAMEDI 2?SEPTEMBRE 1947 LES IDEES ET LES HOMMES CES LIVRES^ par JEAN'PIERRE HOULE Marie - Didace : *€ *€ un grand roman PROPOS DU SAMEDI Début de saison magnifique C’est un brocard du rauruie des lettres que de dife d’un auteur: attendons son prochain livre.Si le premier ouvrage a connu quelque succès, le critique, sûr de son fait et peut-être avec l’espoir d’un prochain éreintement, laisse entendre que peu d’auteurs réussissent à se renouveler et que même les meilleurs se livrent du premier coup.- Il arrive heureusement que cette règle souffre des exceptions.Et croyez-le, malgré ma médisance, les critiques s’en réjouissent- Quoi qu’on en pense, ils sonilà pour servir et ils sont désireux d'aider écrivains et public.Blâmer est plus difficile que louer et surtout moins agréable.Avec madame Germaine Guè-vremont, la partie devient facile pour le critique qui voit, d’oeuvre en oeuvre, un talent s’affermir et tendre vers une perfection tojite classique.Je ne voudrais pas restreindre son mérite à ce qu’elle a su éviter la tentation du régionalisme, mais si l’on veut bien sacrifier quelques préjugés, l’on admettra que c'est énorme.Certes le régionalisme a sa place dans les lettres, des écrivains excellents peuvent même y appliquer leur talent, mais non l’y enfermer.On ne peut fonder une littérature autonome et d’une portée universelle sur le régionalisme qui, par définition, est une limite et qui trop facilement peut devenir, et devient en fait, de la propagande larvée, du prêchi-prêcha ou de la littérature pour agence de tourisme.Quand la mode en sera passée, vous verrez ce qui demeurera de la littérature américaine.Bien qu’elle n’ait pas encore versé dans tous les travers que Je signalais plus haut, on lui reproche déjà et non sans raison, son caractère fermé, sa vision d’un monde clos.La littérature régionaliste présente des cas, elle ne traduit pas l’homme et sa nostalgie universelle.Je n’oublie pas Marie-Didace.Au contraire, je tenais d’abord à préciser ce que ce livre n’est pas.C’est d’ailleurs un singulier mérite pour une oeuvre que Ton puisse à son propos, agiter de nouveau une question littéraire, rouvrir un débat qui n’a sans doute pas fini de diviser la critique.Au moment où je tente d’exprimer l’émotion profonde et la joie très pure éprouvées tout au long de la lecture de Marie-Di-duce, les journaux m’apprennent que le livre connaîtra l’honneur justement envié d'une édition parisienne.J'allais écrire, (la force du métier sans doute), l’honneur périlleux, mais l’expression n’aurait aucun sens dans le cas de Germaine Guè-vremont.Non seulement parce qu’avec Le Survenant elle a connu ce succès, mais parce que Marie-Didace est précisément une oeuvre d’une portée universelle, une oeuvre d’une valeur classique.Que voilà de grands mots, dira-t-on et Ton croira que je cède à mon tour au préjugé du nationalisme littéraire, au chauvinisme.Je n’y peux rien: je me trouve devant une Oeuvre et pour en parler, les mots des grands jours me viennent spontanément.Mon confrère du Canada, René Garneau, dont on connaît la lucidité lorsqu’il applique son intelligence précise et sa vaste culture à la chose littéraire, n’a pas hésité devant un rapprochement avec le drame antique.Il a raison et ce n’est pas lui qui se permettrait une gentillesse coupable.Nous sommes bien loin du régionalisme et même du roman paysan au sens que Ton accorde d’ordinaire à ce ternie.Avec Marie-Didace, nous retrouvons tous les personnages du Survenant moins celui-ci, ou plus exactement moins sa présence réelle, car presque tous les habitants du Chenal du Moine portent son souvenir dans leur tête et dans leur coeur, angoissant et douloureux chez Angelina, mythique chez le père Di-dace et Phonsine.Cette dernière, dans la folie qui la gagne peu à peu et que lui apporte une lourde hérédité, n’a pas tort de lier l’origine de ses malheurs au passage du Survenant.Si TA-cayenne, la nouvelle femme du père Didace, cette veuve douteuse et qui parle un langage d’ailleurs, lourd de mystère, lui dispute la maîlrise de la maison, c’est qu’elle est de la même race que le Survenant, race qui est de tous les pays et d’aucun, qui ne se rattache à aucune terre et ne se donne à personne.La présence de ette Acayen-ne dans la famille Beauchemin qui, elle, plonge loin ses racines dans une terre et dont les ancêtres ont écrit l’histoire à coups de patience et d’énergie contre le sort et la nature, ne peut que provoquer le Malheur.Le fils Cttt.«main.LA LIBRAIRIE DOMINICAINE con.m* LES EVANGILES S.Matthieu — S.Marc — S.Luc — S.Jean Traduction nouvelle par l'abbé Orner Fnçlebert Introduction du Père Huby, SJ.La série des 4 volumes, prix de propagande : $1.00 • • • S.Paul, apôtre des Gentils, par Père Huby, SJ.15 5375, Av.H.-D, de Grâce.Montréal 95, Av.Empress, Ottawa TéL : WA «765 Tél.> 2-7363 Librairie Jean Raffin 6722, rue St-Hubert, Montréal, P.Q.Orison Sweet Marden Les miracles de la pensée.Comment la pensée juste transforme 1.50 le caractère et la vie .(poste) 1.60 Le succès par la volonté.Un livre d'inspiration et d'encouragement 1.50 pour tous ceux qui luttent.(poste) L60 La joie de vivre, ou Comment découvrir 1.50 le secret du bonheur.(poste) 1.60 Paul C.Jagot La maîtrise de soi-même.Comment devenir énergique, surmonter ses 1.25 faiblesses, gouverner ses instincts.(poste) 135 Méthode pratique pour développer la mémoire.Comment obtenir une amélioration rapide 1 25 et définitive.(poste) 135 La lecture de ce volume vous rendra des services inestimables.Au service de Tamour, édition féminine .1.00 Initiation des jeunes filles au problème sexuel (poste) 1.10 Dictionnaire Morne, Edition canadienne .3.00 (poste) 3.15 Petit Larousse ii ^tré .4.00 r.AiMs.(poste) 4.15 Larousse gastronomique.A.ig.oo ' (poste) 18.25 Larousse médical .22 00 (poste) 22.25 Larousse universel .35.00 (poste) 3575 Nous avons aussi un assortiment complet de romans d'amour, policiers et livres d'actualité et biographie.Veuille* S.V.P.inclure Mandat de poste avec commande.Beauchemin, le mari de Phonsine, qui puisait inconsciemment la force de vivre dans le fait {ju’il était d’une maison, meurt quelque part, après avoir quitté le foyer à la suite d’une seène avec son père.Le père Didace est terrassé et TAcayenne, elle-même, meurt seule, dans la nuit.Une maison sombre, un foyer va s’éteindre.Pour garder quelque temps encore, la flamme allumée, il reste une petite fille, Marie-Didace, assez farouche, inquiétante, et une pauvre folle, Phonsine, qui s’est épuisée dans une lutte sans proportion avec ses forces et sa volonté.Traitant un thème éternel, la résistance du Foyer à des puissances de décomposition, Germaine Guèvremont s’est haussée à un climat dramatique et a atteint une perfection de forme qui la situe au premier rang des écrivains de langue française.Marie-Didace, magnifique ambassadrice du Canada français à Paris.Jean-Pierre HOULE.Beauchemin, édit.Quelques livres d’André' Maurois (1) BYRON Les deux volumes de cette biographie constituent assurément l’ouvrage le plus solide, consacré en France au grand poète anglais.Le romancier a mis à la disposition de l’histoire sa science des âmes.Le visage étrange et fascinant de Childe Harold apparaît ici en pleine lumière.On assiste à la naissance et à Téclosion de son génie, au déroulement fantasque de sa vie qui devait se terminer, après tant de vissicitudes, de scandales et d’épreuves, par Tapothéo-se finale.CLIMATS • En exergue à ce roman, André Maurois a placé un texte de son maître Alain: “Toujours nous voulons chercher l’éternel ailleurs qu’ici; toujours nous tournons le regard de l’esprit vers autre chose que la présente situation ou la présente apparence: (¦ ) A chaque instant une vie neuve nous est offerte”.Ces lignes éclairent, mais aussi condamnent le héros de ce livre: Philippe Marcenat.Car Philippe est précisément de ces hommes inquiets, assoiffés d’absolu, qui ne peuvent s’empêcher de chercher ailleurs un bonheur qu’ils ont à leur portée.Et Tamour est, pour lui, un sentiment qui ne peut s’épanouir que dans un certain “climat” de jalousie et d’insatisfaction morales.Type d’homme dangereux, incapable de trouver le bonheur et faisant le malheur de ceux qu’il aime.Dans Tétude de ce caractère complexe et raffiné, Maurois s’est révélé un psychologue subtil, héritier de Proust.LE CERCLE DE FAMILLE Comment une femme peut avoir sa vie sentimentale déterminée par des impressions d’enfance, par son éducation, par 1 atavisme familial, c’est ce que Maurois illustre par l’histoire de cette Denise Herpain qui a découvert, trop tôt, Tinconduite de sa mère.Est-il vrai qu’un déterminisme implacable pèse sur nos actes, comme le laisse entendre cette phrase terrible de TExode que le romancier a placée en exergue de son oeuvre: “Car, le suis le Seigneur votre Dieu, le Dieu fort et jaloux, qui venge l iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et jus-au’à la quatrième génération”?Pourtant, il semble bien que Denise parviendra à briser le cercle fatal du déterminime familial et cela en rouvrant cette plaie secrète qu’elle porte à 1 ame depuis Tenfance.„ PuWii Par les Editions Variétés.LA SOCIETE ROYALE A L’ERMITAGE C'63’ *araediV le 27 du mois courant, que la Société royale, section française, présentera au public de Montréal ses deux nouveaux membres, Mme Gabrielle Rqy et M.Léon Lorrain.Les parrains seront respectivement M.Gustave Lanctôt et M.Claude Melançon.Malgré le nombre des orateurs, on n’a pas besoin de craindre que la soirée finira à des heures Indues.Chaque discours sera limité à vingt minutes et la séance finira avant 11 h.30.Ce sera une soirée littéraire de qualité exceptionnelle comme nous avons trop rarement Toc-casion a en avoir dans notre vil.“î-,0?.**it qu’Arthur LeBlanc, violoniste de grande réputation est au programme, ce qui veut dire que Télément artistique ne Un*.P*fHe Programme sera radiodiffusée et 1a soirée devra commencer à 8 h.30 très précises.Les chaleurs des premières semaines de septembre ne nous trompaient pas.Nous savions très bien que la nouvelle saison commençait et nous at tendions ce qu’elle nous apporterait: opéra, troupes de théâtre, corps de ballet, vedettes internationales,- concerts.Et les livres?La production française, la production américaine et surtout la production canadienne?Il fut un temps que la publication d’un livre canadien constituait un événement qui traînait derrière lui quelques commentaires mi-figue, mi-raisin et les critiques entonnaient le couplet bien connu: “Ce n’est pas mal, l’auteur a du talent, bien entendu il ne possède pas sa langue comme nous le souhaiterions, mais il y a là un effort.Nous espérons l’oeuvre qui s’imposera chez nous et qui attirera l’attention de l’étranger.” Et allons-y: un peu de gentillesse, juste assez pour ne pas se faire lapider; un peu de mufflerie pour montrer qu’on est à la paget et qu’on lit les nouveautés d’importation.Depuis quelques années cependant, nous sommes gâtés: chaque saison nous apporte, mon Dieu, disons le mot, un chef-d’oeuvre et trois ou quatre ouvrages de qualité, j’entends le groupement de certains vieux messieurs avec qui il m’arrive de dîner et je vois le haussement d’épaules d’un groupe de jeunes gens en fleur et d’une demi-douzaine d'anna-de-nouailles en mal de mari.Passons.Moi.je trouve ça très bien: je lis et j’applaudis.Ainsi cette semaine, j’ai toutes les raisons d« me réjouir puis que je reçois trois ouvrages, différents de ton et de facture, mais qui ont ceci de commun, qu’ils sont signés de trois grands noms: Germaine Guèvremont, Léo-Paul Des-rosiers, Roger Duhamel.On lira dans d’autres colonnes ce que je pense du roman, du livre d'histoire et de l'analyse internationale.Pour l’instant, je me permets de rappeler ce que j’écrivais ici même: une littérature canadienne autonome, d’expression française et qui se puisse comparer avantageusement à la production étrangère n’est pas un mythe dès que les éditeurs ont assez d’audace et de sens commercial pour lancer nos auteurs et dès que le public se dégage de ses préjugés et fait montre d’une sympathie intelligente.On peut croire dès maintenant que ces conditions sont souscrites et on peut s’attendre à une saison riche en ouvrages de qualité.Le début en tout cas est rgagnifique et je sais que d’autres oeuvres sont sur le point de paraître notamment un roman de Ringuet.Peut-être lira-t-on bientôt une suite à “Au pied de la pente douce” et à “Bonheur d’occasion”?Rex Desmarchais, qui garde le silence, ne doit pas avoir renoncé?Guy Frégault travaille depuis longtemps déjà à une biographie de l’intendant Bigot et les cahiers de Robert Charbonneau nous livreront quelque jour, un roman.Et tous les autres?En cette matière, l’indiscrétion est vertu.Jean-Pierre HOULE.La caravane humaine Les Cinq Grands Vouloir saisir l’actualité et montrer comment elle se rattache à l’histoire, en quoi elle peut être de l’histoire n’est pas une tâche facile.Il y faut plus gu’un solide métier de journaliste; un esprit vif à saisir les rapports entre les événements et les déclarations des hommes d’Etat, un esprit prudent à ne pas tirer des conclusions hâtives, une vaste culture.Une information, aussi étendue qu’on puisse la supposer, ne suffit pas car elle ne permet pas la synthèse sans quoi toute analyse devient inutile et se résout en de simples annotations.On se souvient peut-être de la réflexion de Jacques Bain, ville sur ce traité de techniciens ainsi que l’on a appelé le fameux traité de Versailles: il n’a manqué qu’une chose aux rédacteurs du document pour faire oeuvre humaine et durable: un bon professeur d’histoire qui leur aurait expliqué ce que c’était que l’Europe.Comment Thomme de la rue et même le bourgeois, qui se piquent d’être très à la page, peuvent-ils, au milieu de leurs préoccupations quotidiennes et qui ont leur importance, se retrouver parmi toutes les déclarations souvent contradictoires des diplomates, des économistes et que nous rapportent la grande presse d’information ou les périodiques spécialisés?Et pourtant il est d’une importance capitale, en démocratie, que l’opinion pu- Un cours d’économie politique M.Firmin Letourneau, professeur à l’Institut agricole d’Oka et à la Faculté des sciences sociales, économiques et politiques de l’université de Montréal, nous apprend qu’il publiera, dans une couple de semaines, un Cours d’économie politique.Comme on le sait, l’économie politique est Yétude de l’aménagement matériel des rapports entre l'homme et son milieu, M.Létourneau divise son Cours en sept parties; l’activité économique et la science économique, la production des richesses, la circulation des richesses, la répartition des richesses, la consommation des richesses, les crises économiques et les doctrines économiques.M.Edouard Montpetit, doyen de la Faculté des sciences sociales de l’université de Montréal, considéré comme le père de Té-conomie politique chez nous, en a fait la préface.Adapté à la vie économique canadienne, le Cours de M.Létourneau rendra d’immenses services à nos institutions d’enseignement et au public en général.Le Cours d'économie politique de M.Létourneau est un fort volume de 6” x 9” et d’au moins 400 pages.Grâce à des arrangements spéciaux, l’auteur nous dit qu’il pourra vendre, ce volume seulement 82.10 franco.Nos lecteurs peuvent dès maintenant réserver leur exemplaire en s’adressant directe-* Tauteur, à Oka, comté des Deux-Montagne*.blique soit constamment éclairée.Par qui le sera-t-elle sinon par ceux-là qui allient à une vaste information, une intelligence capable de dégager de l’événement son sens profond et ce qu’il peut recêler de permanent?L’entreprise est périlleuse, mais elle vaut la peine d’être tentée.C’est sans doute ce que croit mon excellent ami Roger Duhamel puisqu’il nous livre aujourd’hui cinq études très au point sur la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, l’Union Soviétique, la Chine et la France.J’emploie à dessein le mot étude, car si Toeuvre demeure celle d’un journaliste, elle dépasse de beaucoup le simple commentaire.Très au courant de la politique internationale qu’il analyse depuis des années dans divers journaux et revues, esprit rigoureux et lucide, en possession d’une forte culture qui lui donne un sens délicat des nuances^très habile surtout à la discussion, Duhamel pouvait se permettre de nous communiquer cette synthèse.Avec plusieurs, je continue de regretter qu’il tarde à nous donner Toeuvre de création que nous attendons de lui et qu’il nous doit.On appréciera que Tauteur ait placé en tête de chacune de ses études, un résumé suggestif de l’histoire et des conditions géo.graphiques de chacune des cinq puisances.On goûtera surtout le plaisir de lire un français im-pectable.Jean-Pierre HOULE Fernand Pilon, édit- L'HISTOIRE I R OO U O I S I E C’est là le titre du premier volume d’un ouvrage qui en comptera quatre ou cinq et que nous livre M.Léo-Paul Desrosiers de l’Académie canadienne-française.Je n’ai pas à présenter Tauteur à un public qui le connaît de longue date.Je crains toutefois que ce public ne se laisse trop facilement effrayé par le dessein de M.Desrosiers.Quatre ou cinq volumes consacrés aux Iroquois?On jugera que c’est beaucoup et l’on se demandera si le sujet appelait* pareil traitement?On aurait tort de préjuger et de poser une question sans vouloir obtenir de réponse.Et d’abord Tauteur ne nous propose pas une description de la nation iroquoise, mais l’histoire des guerres franco-iroquoises.Même si on a la cervelle peu encombrée de connaissances historiques, on se souviendra que de telles guerres ont eu lieu et qu’elles ont exercé une influence à un moment de notre histoire.La vérité est qu’elles ont pesé d’un poids très lourd, du commencement à la fin, même après la paix de 1701, sur le destin de L’ENCYCLOPEDIE GR0LIER La Société Groîier, Limitée, au cours d’une réception tenue le 17 septembre, au Cercle Universitaire de Montréal, a annoncé officiellement la publication de la première encyclopédie canadienne universelle, de langue française, rédigée et éditée au pays: l’édition Prima de l’Encyclopédie Grolier.Cet ouvrage en 10 volumes est une contribution historique à la littérature canadienne parce qu’il est le premier rédigé en français au Canada.Il contient plus de 6,000 pages d’une documentation et d’une information précieuses sur tous les asp'ects des connaissances humaines et, en particulier, de la vie canadienne: vie religieuse, sociale, économique, politique, scientifique, artistique, etc.L’EDITION PRIMA Grâce à la diligence des imprimeurs la Société Grolier fut en mesure d’exhiber, au cours de la réception, le premier tome de l’Edition Prima de l’Encyclopédie Grolier.Cette première édition de luxe, Edition Prima, a été tirée à mille exemplaires seulement, et ne sera plus jamais reproduite.Sa magnifique reliure est une réplique de celle qui fut autrefois conçue et réalisée par le célèbre bibliophile français, Jean Grolier de Ser-vières.HOMMAGE AU CANADA FRANÇAIS Cette oeuvre, qui marque une date dans la littérature d’information au Canada français, est aussi d’une portée universelle et mérite par là de prendre place dans les meilleures bibliothèques, à côté d’ouvrages similaires, qu’ils proviennent de France, d’Angleterre ou des Etats-Unis.UNE SOMME CANADIENNE Nous tenons à mettre l’accent sur les études consacrées au Canada français et à tous les aspects de sa vie.En ce domaine, l’Encyclopédie Grolier contient de très remarquables travaux de première main; études sur le Canada politique, économique et culturel, monographies dues aux recherches de nos meilleurs historiens, études sur la flore et la faune du Canada, sur les applications particulières de notre industrie, notices sur la géographie du Canada et en particulier de la province de Québec; en somme un très grand nombre d’articles dont on chercherait inutilement l’équivalent dans les encyclopédies courantes, anglaises ou françaises.la Nouvelle-France.Le fait iro-quois s’insère solidement dans la trame de notre passé.On trouverait singulier d’écrire l’histoire de la colonisation en Amérique du Nord ou plus simplement l’histoire du régime français, en ignorant ou en minimisant ce facteur d’une importance primordiale que fut le commerce des fourrures.Or ce facteur, est indissolublement lié à cet autre: les guerres franco-iroquoises.Réduire ces dernières aux proportions d‘un épisode ou à un thème de concours pour fin d’année scolaire, c’est non seulement fausser la perspective historique, mais s’interdire une intelligence précise des faits.Pour avoir, dans le passé, fait de nombreuses coupes arbitraires dans notre histoire, des “historiens” pleins de bonne volonté et de bonne foi, mais peu habiles ou inaptes à manier cet instrument délicat et dangereux qu’est la critique historique, ne nous ont laissé qu’une image pâle, aux concours imprécis, sans attraits, ou pis encore, une imagerie à dégoûter l’enfant le plus stupide.On oublie que le commerce a été Tun des mobiles les plus puissants des découvertes, puis du mouvement de colonisation aux seizième et dix-septième siècles.Sans la présence de cette richesse quasi inépuisable, les animaux à fourrure, on peut douter que la colonie canadienne se serait maintenue jusqu’en 1760.Cette affirmation fera peut-être sourciller quelques-uns qui me répondront par la thèse de la Nouvelle-France, colonie de peuplement.Je ne nie pas cette thèse ni ne discute son bien-fondé; je crois cependant que Ton en exagère la portée et que Ton prête à la métropole une largeur de vue et un désintéressement qui peuvent se ramener, plus justement, à une incompréhension du problème colonial et à un manque d’intérêt.Si l’on'excepte l’initiative de Richelieu au moment de la création de la Compagnie des Cent Associés et l’impulsion donnée par Louis XIV au début de son gouvernement personnel, on constate que très tôt la colonie a dû ne compter que sur elle-même.Les faits et les chiffres constituent une preuve éloquente, et si c’est à î l’honneur de certains de nos j intendants d’avoir soumis de vas-tes plans d’ensemble, que penser Hu gouvernement métropolitain qui les dérobait soigneusement 'sous la poussière des archives?s On ne peut non plus expliquer la lutte pour la possession du continent américain par la seule rivalité de l’Angleterre et de la France en Europe.La disparition de la Nouvelle-France, con- i current commercial, ne sera-l- ; elle pas un encouragement très I vif et une raison supplémentaire, pour les colonies de la Nouvelle-Angleterre.de rompre les liens avec la métropole ?Je m^excuse à peine de la lon-J gueur de ce commentaire; il sou- I ligne l’intérêt et la portée de Tcuvrage de M.Desrosiers qui ! jette une lumière nouvelle sur notre passé et qui e.t une contribution scientifique de pre- i mière valeur.Je suis heureux : d’écrire ici que cette oeuvre qui i vient à son heure et qui, encore une fois, renouvellera notre I connaissance par trop fragmen- ! taire de notre histoire, est une j publication de l’Institut d’His-toire de l’Amérique Française, lequel se pro-oso précisément de relever le niveau des études ! historiques.C’est un début qui nous fait espérer qu’avant longtemps nous n’aurons plus rien à envier aux autres, dans ce domaine- Les spécialises pourront relever quelques lacunes, inévitables dans un ouvrage de cette j ampleur.Après d’autres, je regrette l’absence d’une table ana lytique à la fin de ce premier volume; ’.’instrument de travail eût été plus précis.On retiendra surtout l’abondance des sources j et l’utilisation minutieuse, savante qu’en fait Tauteur; on gov-; tera les conclusions nouvelles et nuancées.Ceux qui connaissent M.Desrosiers le croiront sans peine lorsqu’il nous dit dans sa préface qu’il s’est livré à une étude au microscope, patiente, attentive.Jean-Pierre HOULE 1 vol.351 page*.Librairie P.-A.Ménard 1564, rue St-Denis, Montréal, HA.6126 EN VENTE ACTUELLEMENT Lotoumm du XX# Siècl#, 6 volume# .$140.00 Larousi# Univ#n#L 2 volume* .35.00 Lorouii# Ménogar, 1 volum# .22.00 Grand M#m#nto.2 volumes.35.00 AUTRES OUVRAGES DE VALETTE Géographie Universal!# Quillet, 4 volume» usagés (en très bon étal) 80.00 Atlas Univers#! Quillet, 2 volume# usagés (en très bon état) 60.00 Harrap's French and English Dictionary, les 2 volumes.33.00 (le dictionnaire aui lait autorité pour la traduction officielle) Encyclopédie de la J#un#ss#, 13 volumes (comm# n«ufs} .45.00 Pays #t Nations, 7 volume* (comm# neuf*) .«0.00 AYEZ CHEZ VOUS DES MEUBLES DE GOÛT! • Ensembles créés et exécutés dans nos ateliers pour convenir à votre foyer.• Un service de décoration intérieure est à votre disposition.REMBOURRAGE - TISSUS D’AMEUBLEMENT BEAULIEU MOBILIER d'ARJ L.-JACQUES BEAULIEU, direction utistlqu# EN RG.GERARD PARENT, direction technique (diplômés de l’Ecole du Meuble) BERTRAND PLAMONDON, administrateur.6228, RUE HENRI-JULIEN J «LMhlrr! iW-Aaawnlalito’^^BbfclM TA.4752 laaaæEiaEP UN CHOIX DE BIOGRAPHIES CÉLÈBRES CLÉOPÂTRE par AUGUSTE BAILLY Une grande amoureuse et une grande reine.Prix : $1.25 MARIE STUART par PAULE HENRY-BORDEAUX Le visage pathétique de la reine de France et d'Ecosse, la tragique histoire de sa vie.Prix : $2 25 LOUIS XIV par LOUIS BERTRAND de l'Académie Française Le visage pathétique de la reine de France et d'Ecosse.La tragique histoire de sa vie.Prix : $2.25 CLEMENCEAU DANS LA RETRAITE par MENE BENIAMIN de l'Académie GONCOURT Un grand homme profondément humain et bon.Prix : $1.25 EN VENTE PARTOUT LES ÉDITIONS VARIÉTÉS Dussault et Fttadeau 1416.me Stanley — Montréal — TéL MA.S773 •or demande, none vena adresserons nette demie JÇei étudeâ bibliqueà Jacques Leclerc, o.f.m.IA BIBLE Livre ouvert — Livre sanctifiant Petite brochure publiée à l’occasion du dimanche de la Bible dan* le but de démontrer aux chrétiens l'utilité de recourir aux Sainte* Ecritures.40 pages : 10.15 (la dousalae < $1.50) Plus populaire que jamais 48 page*! $0.15 (franco) $0.16) FIDES 25 wt, Saint-Jacques Montréal Tél.PLateau 8335 "FAITES ÇA.et vous vivrez ! " 400 page* Dans la même collection : DIVIN0 AFFLANTE SPIRITU par S.S.Pie XII Document du Souverain Pontife *ur la nécessite de l'étude des Saintes Ecritures. Voyage derrière le rideau de fer La vie spirituelle et intellectuelle en Pologne De la Liberté, de Fribourg, Suisse: Le rôle de la religion reste très important dans la vie polonaise.De l’avis unanime des observateurs, indigènes et étrangers, croyants et incroyants, ce rôle est même plus considérable qu’avant la guerre.Loin d’avoir diminué, l’influence du clergé sur les fidèles s’est accrue.La Pologne est le seu^ pays d’Europe orientale où la position matérielle et morale de l’Eglise catholique soit intacte.D'autre part, le catholicisme est inséparable du Saint-Siège, la Pologne se trouve dans l’orbite de la Russie et, sur l’échiquier de la politique mondiale, l’activité, fut-elle purement spirituelle, du Vatican se heurte à l’opposition systématique de Moscou.Comment la réalité polonaise reflète-t-elle cet antagonisme?Si l’on se borne aux apparences, elle ne le reflète en aucune façon.L’Eglise catholique — et les autres cultes avec elle — jouit d’une complète liberté de mouvements.Le clergé, dont tout le monde connaît les insignes mérites patriotiques et contre lequel s’acharna la barbarie hitlérienne, Occupe une place d’hon neur dans la société.Les églises sont bondées, chaque dimanche, de la première à la dernière messe.En semaine, à toute heure de la journée, de nombreux fidèles font leurs dévotions dans les sanctuaires.Et ne croyez pas que cela se borne aux vieilles femmes: jeunes gens des deux sexes, intellectuels d’âge mûr, dames du monde, ouvriers, soldats, officiers en uni forme, bref, toutes les couches sociales et tous les âges pratiquent leur foi publiquement.L’armée possède des aumôniers, des trois cultes — catholiques, protestants, israélites qui exercent un grand ascendant sur la troupe.Les hôpitaux sont entre les mains de religieuses L’instruction religieuse est obh gatoire dans les écoles de l’Etat, sauf pour les enfants dont les parents ont fait une déclaration écrite demandant la dispense.Les principales fêtes de l’Eglise sont fêtes officieUes.Toutes les grandes manifestations nationales s’accompagnent de cérémonies religieuses.La Pologne a garde tous les signes distinctifs d’un pays catholique.Elle ne connaît aucune des lois sectaires depuis longtemps établies en France ou en Amérique latine.La reforme agraire n’a pas touché â un pouce de terrain appartenant à l’Eglise.Le clergé continue d etre payé par le gouvernement, mais sans rien sacrifier pour autant de son indépendance morale vis-à-vis du pouvoir séculier.Les oeuvres de l’Eglise prospèrent, les établissements religieux d'instruction de tous les degrés, écoles libres, petits et grands séminaires fonctionnent, les Facultés de théologie font toujours partie intégrante des universités de l’Etat et les cours s’y donnent le plus normalement du monde.L’Université catholique de Lublin, plus fréquentée i qu’avant 1939, est un foyer de vie intellectuelle intense.Le jeudi de la Fête-Dieu, ] ai ! assisté à la procession de Varsovie, tandis que plusieurs de mes amis, dont des diplomates anglais, allaient voir l’historique procession de Lowicz.Rien de plus touchant, ni de plus grandiose, que l’hommage rendu par : la capitale au Saint Sacrement., Des centaines de milliers de gens, la moitié de la population, remplissaient les rues que traversait le cortège.Sur le fond de toile de la Vieille Ville détruite, , le long des ruines, une foule immense stationnait, puis s’agenouillait, en ondées, à mesure que passait la procession.Sur une longueur de plusieurs kilomètres, des milliers de bannie-res, représentant les paroisses, les confréries, les associations religieuses et civiles, dominaient ¦ la mer humaine.Les costumes des écoliers et écolières, des scouts, des Enfants de Marie, des corporations formaient une mosaïque multicolore du plus chatoyant effet.Les religieuses, les moines, le clergé séculier, les chanoines du chapitre métropolitain précédaient la musique militaire et la compagnie d’honneur de l’armée polonaise — magnifiques soldats à la tenue impeccable et à l’expression recueillie.Sous le dais, Son Em.le cardinal Hlond, archevêque AINSI VA LE MONDE Essor ou déclin de l'Eglise ?LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 27 SEPTEMBRE 1947 La pensée catholique et la vie internationale CONSTIPATION GE SOIR AU COUCHER Une à deux tablettes ROBOL Résultat demain matin 35c la boita, 3 boîtes $1.00 CK Chimique FRANCO Américaine LU* ISM me Saint-Denis.Montréal VeulUet m'envoyer un échaatlUon de ROBOL Nom m de Varsovie et primat de Pologne, prélat plein de dignité et de prestance, portait le Saint Sacrement.Il était flanqué de deux membres du gouvernement: M.Rabanowski, ministre des Communications, et le général Jaroszewicz, vice-ministre de la guerre, ce dernier en grande tenue.Selon le vieil usage sarmate, les deux représentants de l’autorité civile et militaire tenaient le célébrant chacun sous un bras.Puis, fermant la marche, une nouvelle foule de fidèles.A Lowicz, pittoresque petite cité de province, se déroulait, en même temps, la procession historique en costumes nationaux.De tous les coins de Ma-sovie, les pèlerins avaient afflué, en train, en autocar, en voiture, à pied.Une longue théorie d’automobiles avait amené de Varsovie les hôtes officiels.Le célébrant n’était autre que Son Em.le cardinal Griffin, archevêque de Westminster, qui devait, après son retour en Angleterre, rendre un si éclatant hommage à la ferveur de la foi polonaise.Un Varsovien me fit, un jour, remarquer un coin de rue de la capitale.Je lus sur les deux plaques, opposées l’une à l’angle droit de l’qptre: Ale je Marsz.Joz.Stalina — Ulica Piusa, (“Allée du Maréchal J.Staline” et “Rue Pie XI”).Ce côte-à-côte me parut plus caractéristique que de longues théories sur l’actuelle situation polonaise.Les deux courants, marxiste et catholique, se croisent, en effet, mais ils ne se sont pas emmêlés.D’ailleurs, comment auraient-ils pu le faire?Le problème de leur coexistence permanente et paisible, voilà le problème crucial de la Pologne nouvelle.Dans une récente lettre pastorale, le cardinal Hlond a laissé entrevoir la possibilité d’un arrangement durable.Il s’est déclaré convaincu que les dirigeants politiques polonais trouveront une formule originale, et conforme aux traditions nationales, pour régler les rapports entre l’Eglise et l’Etat.On sait que, juridiquement parlant, toute la question est en suspens.Seul avec l’Espagne franquiste, le Portugal et l’Irlande, le Saint-Siège n’a toujours pas reconnu de jure le gouvernement de Varsovie.En revanche, ce dernier a dénoncé le Concordai (1945) et il a introduit le mariage civil obligatoire (1946).L’épiscopat, pour sa part, s’est longtemps montré réservé et peu enclin à Soutenir un gouvernement dont les origines et les tendances ne lui inspiraient qu’une confiance très mitigée.Mais cette période négative est désormais révolue.Par une série d’actes et de gestes où — à son propre point de vue — il est allé très loin dans ses avances, le pouvoir séculier a manifesté sa volonté d’arriver à un accord.La dénonciation du Concordat n’a été qu’un geste symbolique, puisque l’Etat continue d’appliquer les principales stipulations de ce document.Le président Bierut et le premier ministre Syran-kiewicz ont, à plusieurs reprises, souligné leur désir d’arriver à une reprise des relations diplomatiques et à un nouveau Concordat.Des négociateurs furent envoyés à Rome, dont le dernier, M.Ksawery Pruszynski, écrivain catholique notoire, brillant publiciste et diplomate, avait des pleins pouvoirs personnels du chef de l’Etat.De son côté, la hiérarchie a délégué ad limina Son Em.le cardinal Sapieha, prince-archevêque de Cracovie.Le vénérable prélat avait pour mission d’exposer à la Curie le point de vue de l’épiscopat polonais.Sans doute, aucun résultat n’est encore atteint, sauf celui d’avoir clarifié et détendu l’atmosphère.Mais la plupart des Polopais que j’ai rencontrés se disaient convaincus de l’aboutissement final des pourparlers.Les sphères officielles déclarent ne demander au Vatican qu’une chose: de saisir que le régime actuel est solidement assis et qu’il est assez fort pour te maintenir sans les Russes.Mais la chose n’est pas si simple.Rome no voudrait signer aucun accord avec Varsovie sans avoir de sérieuses garantie pour l’avenir.La coalition régnante ne saurait négliger quç la majorité compacte du peuple polonais demeure attachée à sa foi et que les principes chrétiens doivent former la base de la reconstruction de la cité.Nous ne croyons pas que le moindre doute subsiste encore sur ces points.De grosses difficultés restent pourtant à surmonter.De divers côtés, on voudrait empêcher le Saint-Siège d'accomplir un pas tel que la reconnaissance du gouvernement de Varsovie et la reprise de rapports diplomatiques — puisque cela pourrait être interprété, par ricochet, çomme une démarche favorable à la Russie.D’autre part, il existe, en Pologne, des intellectuels anticléricaux auxquels déplait la politique conciliatrice des officiels communistes et socialistes, et qui travaillent à introduire à l’Université le matérialisme dialectique des marxistes.Or, le problème scolaire est celui qui suscite la plus grande vigilance dans le clergé et parmi les fidèles.En attendant, les Hautes Ecoles ne respirent aucunement l’atmosphère marxiste.Le corps enseignant est composé des survivants d’avant-guerre et de leurs disciples, avec de très rares cléments nouveaux.Les étudiants sont, en général, pauvres et souvent d'humble origine; mais cela influence leur ardeur au travail, qui est grande, plutôt que leur credo idéologique.On fait peu de politique et l’on “bûche” beaucoup: ce qui est, sans doute, préférable à la surexcitation qui caractérisait l'atmosphère estudiantine d’avant 1939.Quant (De La Liberté, de Fribourg, Suisse, numéro du 6 septembre: On va publier les procès-verbaux des “Journées des Intellectuels catholiques”, tenues à Paris.il y a quelques semaines, et les discours qui y furent prononcés sur ce thème: La pensée catholique et la vie internationale.Dépouillées, de par la volonté des organisateurs, de tout caractère spectaculaire, elles ont été fécondes en enseignements; et on peut affirmer qu’elles marquent, dans un monde qui se cherche, une orientation nouvelle ou du moins une orientation accentuée de la pensée catholique française.Visiblement, elle se donne pour programme immédiat de s’accorder à la pensée religieuse universelle, non seulement en dégageant d’elle-même tout ce qui est universel c’est depuis longtemps sa tendance — mais encore en cher chant dans la vie spirituelle des autres peuples ce qu’elle pourrait s’intégrer pour s’enrichir et pour arriver un jour à constituer une sorte de communauté spirituelle.Le mot a été prononcé de “spiritualité planétaire”.Cette orientation n’est pas le fait d’une jeunesse pressée qui se serait placée en flèche sur le stade de l’action.Le cardinal Suhard, archevêque de Paris, et le nonce apostolique, Mgr Roncali, présidaient la séance de clôture; l’aumônier de la Corporation des publicistes chrétiens avait ouvert les journées par une messe et par une homélie-programme.La hiérarchie ne se dérobait pas, çaise, et organisée par la section scientifique du groupement des intellectuels catholiques sous la direction d’André George, révéla des aspects nouveaux de la science dans ses rapports avec la culture populaire universelle.Un humanisme scientifique est en train de se former, assez rapidement, même dans les pays d’obédience classique.Le_ rythme des découvertes scientifiques est tel, et leur retentissement sur les formes de la vie est si décisif, que l’homme du commun, sous toutes les latitudes, en est touché, ne serait-ce que par les modifications du décor de son existence.Un ébranlement se fait en lui; sa curiosité s’avive.H veut savoir.Si sa culture, trop superficielle, ne lui permet pas de pénétrer les calculs qui sont à la base des découvertes, ni meme la portée de ces découvertes, il comprend cependant qu eues modifient l’idée que l’on sc faisait de la structure de runrvers et ses propres possibilités d action.Il se sent élargi, enivré, comme l’homme de la Renaissance le fut par une sorte ûe révélation qui avait un caractère plus littéraire et qui, de ce chef, semblait devoir atteindre plus sûrement les esprits.Ici, les penseurs catholiques ont mis en relief une conséquence inattendue de ce nouvel humanisme.Loin de s’enfler de sa puissance et de bannir du domaine qu'il conquiert toute apparence de mystère, 1 homme nouveau se fait plus humble a mesure qu’il grandit, comme s u a) Souscription de briques; L’Oeuvre du service familial fait ,î.ïrf annel aux âmes généreuses, 11 s’agit donr-de pH—g- ;çr nos jfiinpÿ ouvrières.Oui n’est pas y disposé à faire pour elles un petit sacrifice?Le prix d'une brique est fixé à un dollar.Les aumônes devront donc être adressées au comité de la souscription, 3840, chemin Reine-Marie, Montréal.i’ Hr^'s à fonds perdus: Un autre moyen de venir en aide a l’oeuyçc est de lui Taire un prêt à fonds perdus.Combien de personnes généreuse» ne songent à utiliser ainsi leur argent qui i.On pourtant ferait tant de bien, voudra bien communiquer avec les autorités de l'oeuvre si on décidait de faire un tel prêt.MM.F.-Philippe Brais et Alphonse Raymond, présidents conjoints du Comité de l'Aide à l'Université de Montréal, qui annoncent pour le 26 octobre l'ouverture de la campagne de souscription de $11,000,000 en faveur de l'Université.Pour l'Université Grousset, Olivier Martin, prenaient une part active aux travaux: d’autres comme François Mauriac, Henry Bordeaux, Louis Madelin les encourageaient de leur présence.L’étaLraajor était bien à sa place, en tête.Et, dans la salle, suivant les jours, toute l’élite intellectuelle de la France catholique a passé, ün ne saurait donc méconnaître l'importance de pareilles assises et du mouvement qu’elles ont consacré.Je résume ici les impressions d’un témoin, plus préoccupé de dégager une atmosphère que d e-numerer les interventions des congressistes ou de reprendre les sujets qui furent traites: ce sera l’afaire du compte rendu.La première journée fut organisée par le Secrétariat international de la Fédération française des étudiant» catholiques.Cette Federation, qui compte vingt mille membres, a donc un secrétariat international, qui était peut-être dans le passé un organe de luxe et qui est entré maintenant dans l’activité pratique.Un nouveau type d’étudiant se constitue.11 est entendu maintenant que l’élément catholique français doit faire entrer dans sa culture les points de vue universels, créer en lui une conscience universelle, retrouver l’humanité à travers les humanités, et nouer fortement sa solidarité d’abord avec les étudiants catholiques du monde cnüer, puis avec tous les étmliants dont la spiritualité peut s’accorder à la sienne.Des missions, des congrès préciseront les points de vue et les méthodes d’interpénétration; déjà, cette année, manifestation symbolique et symto-matique, plusieurs nations sont représentées au pèlerinage qui réunit, à Chartres, par diverses routes, plus de quatre raille étudiants.Roger Millot dirige ce secrétariat international et il y continue l’oeuvre de Par Roma-na, dont il a été le meilleur ouvrier.La séance présidée par le duc de Broglie, de l’Académie Fran- La campagne de souscription débutera le 26 octobre L'objectif est de $11,000,000 J11 Vi O* VllAv v* ^ w v r IllA-kXUt V O 7 m Des cadémiciens comme le duc j ôtait terrifié par sa propre luice de Broglie, Etienne Gilson, René et par les perspectives queue .ouvre devant lui.Quant aux chefs de file, aux savants professionnels et aux découvreurs, ils se sentent comme contraints par les prodiges qu’ils touchent à réintégrer dans l’univers la notion de finalité que leurs de-vanciers en avaient bannie au temps du scientisme.Le célébré professeur nanceen, Rémy Collin, de l’Académie de Medecme, l’a constaté dans un discours très remarqué où il a cite des témoignages de biologistes, et spécialement d’embryologistes notoires.On pourrait dire, dans un raccourci symbolique, que si la trace de la main de Dieu s est effacée pour nous de la surface des choses, on la retrouve évidente à mesure qu’on pénétré plus avant dans les secrets formidables de la matière.La matière que l’on croyait inerte et neutre devient une force, P‘us saisissante en un sens que 1 es-prie et aussi révélatrice dune intelligence et d’un plan.Une journée présidée par Olivier Martin, de.l’Institut, a appartenu aux juristes.Le directeur de l’Institut d’etudes internationales.A.de la Pradelle, y a traité du respect de la personne humaine dans le droit international moderne.Il n’a pas eu de peine à montrer que le respect de la personne humaine est un sentiment d’essence chrétienne, qu’il trouve scs bases les plus solides dans la doctrine chrétienne et qu’il a été répandu surtout par les penseurs chrétiens.Ce sentiment, codifié par la conscience universelle, s est imposé aux peuples et aux gouver-«omonts! on peut dire qu il a ’io- MM.F’.-Philippe Brais et Alphonse Raymond, présidents conjoints du Comité «le l’aide à l’université de Montréal, font part de l’ouverture, pour le 26 octobre, de la campagne de souscription de $11,000,000 en faveur de l’université de Montréal.Déjà amorcée dans quelques paroisses, cette campagne donne les plus belles espérances.Mais afin de renseigner davan-tage le public sur ses buts, le comité tient à exposer dès le début le programme d’emploi de ces foncis dont l’université ressent un pressant besoin.Une somme de $4,000,000 sera affectée au centre médical et de recherches.Les plans prévoient l’aménagement d’un hôpital général de 500 lits, de laboratoires de recherches, d’une maison des gardes-malades, d’ateliers de service.La somme n’a pas lieu de surprendre si l’on considère le coût excessivement élevé de tout ce qui entre dans l’outillage et l’équipement scientifique d’un hôpital moderne.L’université estime s’acquitter d’une dette criante envers ses vieux serviteurs en établissant un fonds de pension et de retraite pour son personnel.L’entreprise nécessite un place, ment initial de $1,750,000.Elle espère ainsi attirer et retenir au service de nos compatriotes les compétences qui sans celle assurance contre les mauvais jours chercheraient ailleurs la sécurité due à un labeur obscur et ingrat.Bonne mère, elle entend réunir sous son aile et protéger contre les multiples dangers de la solitude cette phalange d’étudiants qui viennent chercher auprès d’elle une science dont ils feront bénéficier par la .suite tout un peuple.Elle rêve d’édifier une maison d'etudiants qui renfermerait des salles à manger, deS salles de réunion, une chapelle, un centre athlétique (gymnase, piscine, aréna, tennis, etc)- Un aussi vaste projet n’exigera pas moins de $2,750,-000.Il reste enfin $2,500,000 pour parachever l’ensemble de son immeuble général, laissé malheureusement en souffrance.Citons notamment l’installation des facultés et des services, la.boratoires d’enseignement et de recherches, bibliothèque centrale; le parachèvement des services de chauffage, d’électricité et d'eau, la construction des voies d’accès, chemins, trottoirs, éclairage, la pose des clôtures et les terrassements.Alors seulement nous ne pourrons plus déplorer la grande pitié de notre université.11 y va du prestige et de l’honneur de la troisième ville française du monde.aux professeurs, ils publient à jet continu le produit de leurs loisirs forcés sous l’occupation.La même productivité, presque fébrile, caractérise la vie^ littéraire.En 1946, il a paru 3450 ou.vrages (contre 6000 en Angleterre, deux fois plus peuplée et maintes fois plus riche).11 y a là une révolution complète.Pendant les “vingt années”, la librairie polonaise allait de crise en crise.Aujourd’hui, tout ce uni s’imprime sé vend.J’ai visité, à Varsovie, les installations de la coopérative éditrice Czqtelnik, la plus grande et la plus moderne du pays.Elle publie douze journaux, dont plu.sieurs dépassent un tirage quotidien de cent mille exemplaires: divers hebdomadaires, à la tête desquels le Prezekroj, magazine illustré tirant à 300,000; les périodiques littéraires Kuznica, marxiste, Odrodzcnie, neutre, et Odra, catholique, se vendant tous à plus de 30,000 exemplaires par semaine; la revue mensuelle Problème, qui sert à la vulgarisation scientifique, tirant à 100,-000 exemplaires.Un roman de qualité s’impri.me par 10,000 exemplaires: cela explique les gros revenus des écrivains.La qualité correspond à la quantité.La littérature polonaise connaît aujourd’hui une extraordinaire floraison, tant pour la prose narrative que pour la poésie lyrique et les ouvrages d’actualité politique et sociale.Comme partout, en Europe, quatre tendances principales s’v font jour: deux dominantes, la catholique et la marxiste; deux récessives, l’existentialiste et l’humanitaire.Les écrivains polonais traitent des problèmes qui préoccupent leurs compatriotes (la guerre et ses souffrances, la nouvelle société), mais if» sc replongent aussi dans le passé (jamais, depuis Sienkiwicz, le ro.man historique n’a été en semblable faveur) et ils étudient les questions essentielles et éternelles qui intéressent l’homme moderne.Ils démontrent ainsi que les Polonais, loin de s’isoler, veulent participer aux grands courants de la vie intellectuelle et spirituelle.La Pologne est en Europe, elle en est consciente et elle y reprend «a place sur le plan culturel comme sur les plana politique et économique.Les activités de l’oeuvre du serviceJamiiial nements; ^- .„ miné la derniere guerre, qu il a fait flotter comme un ideal et une mystique au-dessus des batailles; il dominera les tractations de la paix; et même ceux qui seraient tentés de lé sacrifier à des combinaisons de politique ou d'intérêt n’oublieront pas de lui brûler un peu d’encens.La personne humaine est sacrée pour l’humanité: on _ le dira dans les textes et c’est ainsi que le droit assure ses titres.La séance de clôture réunit autour d’austères sujets un public très dense et fervent.Apres un discours de René Grousset, de l’Académie Française, sur la connaissance d e 1 Extreme-Orient, après une communication du pfofesseur Bedarida sur la vie estudiantine, apres la lec; turc de Rémy Collin dont j ai parlé, on entendit deux allocutions qui suscitèrent un yif intérêt.Le philosophe Gabriel Marcel évoqua la mémoire de.Charles du Bos, qui fut, dans la première partie de ce siècle, un le-moin du spirituel.A 1 écart, il vécut pour l’idée, non en égoïste: s’il ne se mêla pas a ce qu’on appelle l’action, il agissait plus que d’autres, car il conservait la flamme pendant la nuit.On ne fait pas ce geste diff eue, si l’on n’a pas une foi, au moins humaine; chez lui, cette foi, decantée par la douleur, trouva son | achèvement dans la foi chré-1 tienne., ,,, ,, Etienne Gilson, de l'Académie, Française, renvoya son auditoire à la Lettre pastorale du Cardinal-archevêque de Paris qui | vient de paraître en volume, | sous ce titre: Essor du déclin de\ l’Eglise?Il ne crainait pas de! dire que cette Lettre est plus qu’un document remarquable qui doit être médité en France et hors de France; elle est une date.Négligeant les habituelles circonlocutions, avec l’objectivité d’un clinicien, le Cardinal-archevêque de Paris a mis à m les maux dont souffre la chrétienté et qui ont fait croire à des observateurs pressés à un vieillissement, à une usure de 1 F.gu-sc.Faisant écho à des critiques passionnées, surgies du sein meme des fidèles, il voit dans ces accents amers une réaction de l'organisme contre la maladie et la promesse d’une guérison.U signale ensuite les symptômes de relèvement, les initiatives ferventes qui sont des manifestations de jeunesse et il précise ; les conditions de l’essor nou-1 veau.: Les Journées des Intellectuels catholiques étaient une réponse à la question posée par la Lettre épiscopale: essor ou déclin de l’Eglise?La pensée catholique française prend son essor dans tous les domaines; et elle entreprend d'établir plus que de» contacts, dea alliances, avec la Service de placement -emploi — Prêts - Garde d'enfants sans à fonds perdus Service de placement.— Les activités qui s’étaient un peu ralenties durant la période des vacances, ont repris avec une ar-debr peu ordinaire avec le mois de septembre.Les jeunes filles qui arrivent sont plus nombreuses.Le Service de placement de l’oeuvre met aussitôt celles qui désirent un emploi en communication avec les personnes qui ont fait application pour avoir de l’aide.Son rôle, par conséquent, ne consiste pas à déterminer le salaire; ce qui est affaire entre le patron et l’employée, mais plutôt à orienter ces jeunes filles vers des foyers recommandables, de préférence vers ceux bien garnis d’enfants.Au bureau de placement de pensée catholique des autres peuples, afin d’arriver à cette | harmonie intellectuelle qui serait la paix par la science.Joseph CALYET, Recteur émérite de l'Institut catholique de Paris.l’oeuvre on demande beaucoup de jeunes filles soit comme aides générales, cuisinières, mais jamais comme garde d’enfants.De sorte que plusieurs jeunes filles, diplômées comme garde d'en, fonts, manquent d’emploi.Avis donc, à ces mamans de faire ap plication au bureau de l’oeuvre et d’excellentes jeunes filles, qualifiées pour ce service, se perleront à leur aide, Mlle Cécile Roy, de Priceville, Co.Matane, qualifiée en service social et expérimentée dans le travail domestique, vient d’être préposée au service de placement.PRETS A FONDS PERDUS L’Oeuvre «lu service familial devra quitter prochainement le local d’emprunt qu’elle occupe, lequel est devenu d’ailleurs insuffisant par suite des développements considérables, qui portent à 1,500 le nombre de jeunes filles oui le fréquentent; d’où la nécessilé de construire, au plus tôt, une nouvelle maison.Retiaites fermées Voyaqeun (S*cHon Climat!*) St-Zotlqu* Ecolo Sl-Gérard-Majella Banquier!.Comptable!, N.D.de Qrâcet Voyageur! (Sect.Mon! Royal) Nativité • St-Plerre-Claver Jeudi Z oct.au dim.5 oct.lundi 6 oct.au dim.9 oct.vend.10 oct.au lundi 13 oct.VILLA ieudi 11 oct.au dim.19 oct.SAINT-MARTIN tous la dl; action des Pères lésuites Pour retenir une chambre, tél.: BY.2866 EN TOUT TEMPS! La NUIT, le JOUR BEAU OU MAUVAIS TEMPS Signalez BE.3731 Pour votre protection, tous nos taxis sont entièrement assurés Du service de Sa Mafeati i Votre service l'Association des Vétérans Propriélairos de Taxis de Montréal lES HUS SECENÎÎ MODELES ET LA MEILLEURE QUALITE Vous trouverez chez ASSELIN des manteaux de fourrures du plus grand chic, dessinés et fabriqués par des experts, et à des prix exceptionnels.VOYEZ LES MODELES EXCLUSIFS ASSELIN Mouton de Perse, fait de peaux entières et de première qualité, à manches nouvelles, épcjles nouvelles, d'un beau lustre.*375 .00 et plus.Manteaux de Seal Hudson de première qualité #45000 550 .00 Boléros d'Ecureuil brun ou gris, taupe, Chevreau gris (Kid-skin) Pattes de Mouton gris, Pattes de Mouton brun.Facilités de paiement.Ouvert tous les jours jusqu'à 6 h.p.m P.-A.ASSELIN 1439, RUE AMHERST — *FA.3517 PRES DE JTE-C.iniCT/.VK Où l’on s’habille bien KNR • • • Coup* ipéclal* à chacun Façon fotKnè* Aaasl "V»!*t Herrtet" à votre dUixwltion ERNEST MEUNIER MAKCKANU-l AIU.KIIK 994 Roche! est - FR.9343 AHÎIKOR-LAURENCE I'ARKuM TUUFtt NOIKK t.’etti?cicatlou lie Chcnasd «&t un triomphe d'élè fiace et de nu I a e m e u t Ce parfum discret est le complè ment inllipeu eabie do ut toi tette (èminUir LA Clb CAMAU% UHl ( Montréal MONTtÙAl V./* 70 par I* PORI B TULIPE N7IRE Cb XZH ErNAK17 >001.ru* SI D*b1i HA 7907 lo marque de bien vêtu l’homme Le CHOIX du connaisseur Encourageons de préférence ceux qui affichent cette carte.parce qu'il* font leur part,.SUPRIM9 DOUCEUR t EL Pietto Manufacturé ainsi que I* PULLMAN pur Haven* ê Ile p*f J.-E.PUT «E «t trè.-n, Montréal rtpPt'OEÜFIPROWs/o uMfltl BEURRE Première qualité 61C M75 rue OM AKIO BST m» rue MARRON 9J1Z rue ST-HVBERT ilSft me ST-l.Al’RKNf ÏH34 sv MONT-ROYAL CRT 1127 * v MONT-ROYAL CST ISU rue ONTARIO CRT 1*119 rue ONTARIO CST I .M rue STC-CATHERINt Ml •835 rae Welllnctoo FERMES LE SOIS A 9 K1U veudredl é 7 hr* — M* iu)*M è 9 LE DEVOI*, MONTREAL SAMEDI 27 SEPTEMBRE 1947 Aux Semaines sociales de Rimouski L’agriculteur doit vivre de sa profession Zauserie de M.Gérard Filion, directeur du “Devoir”, ancien secrétaire général de nj.C.C., prononcée ce matin aux Semaines sociales de Rimouski — La simple décence exige que celui qui nourrit les autres en ait au moins assez pour lui-même — La profession agricole, prise sur Tensemble d une vie d'homme, rapporte moins, au strict point de vue économique, que les commerces, les industries ou les services d'importance équivalente — Elle demande aussi plus de privations, elle exige plus de travail physique et intellectuel que les autres — La seule forme d'agriculture qui soit de l'agriculture et non de la spéculation, c'est l'agriculture familiale On ne peut décemment poser 1 question; car il va de soi que riculteur doit vivre de l’agrj-i aire, comme l’ouvrier doit vi-¦ .¦ de son métier, le médecin de médecine, le prêtre de l’autel, ond un métier, un art ou une ¦ fession ne peuvent plus faire ' re ceux qui s’y adonnent, il .1 quelque chose qui ne va pas t du côté des hommes, soit du * ;é des choses: il y a incompé-ïce, encombrement, concur-ice déloyale ou ruineuse.Une é s plaies sociales de l’Inde, !* us disent les missionnaires, .est 1# nombre incroyable d’a-\ cats qui sont forcés, pour vi-» e.de s'adonner à toutes sortes d expédients, dont la politique.).• profession est déchue de sa il mité parce qu’elle est incapa-: de faire vivre dignement e ux qui la pratiquent; au lieu d’être au service de l’ordre, elle est dans une large mesure une e; use de désordre.t,’agriculture est, avec la péché et la chasse, l’unique moyen P.r lequel l’homme procure a > s semblables leur pain quoli-ipen.La simple décence exige que celui qui nourrit les autres en ait au moins asser pour lui-m nie.L’Histoire nous rapporte qu'au début de l'ère industrielle (huis le Lancashire les salaires di s tisserands ne leur permet-U- ont pas de se procurer les (•ouvertures de laine qu’ils fabriquaient à coeur de jour.I n rapport fait à La Chambre des Communes de Londres en 1814 par un député anglais révèle que plus de .pour cent des tisserands de Rochdale n’avaient pas de couvertures sur leurs lits.Cette misère imméritée engendra deux mouvements, l’un bon, l’autre mauvais: le coopératisme el le socialisme.D’aucuns disent: l’agriculteur vit de sa profession et la preuve c’est que sa terre et son troupeau lui donnent en abondance lout ce qu’il faut pour nourrir, vêtir et loger sa famille.D’accord pour celui qui se livre à une agriculture autonome, familiale et vivrière.Mais ce type de producteur est pratiquement disparu.La ferme moderne est une entreprise qui vit d’échanges.Les prélèvements en nature pour la famille sont loin d’être négligeables comme on le verra tantôt.mais ils ne représentent quand même qu’un à-côté, qu'nn accessoire.D’ailleurs, la ferme ne fournit à la famille agricole que l’essen-t;el.l’indispensable sous forme d'aliments, de matières textiles ei de matériaux de construction.Les produits de civilisation viennent de l’industrie et ils sont devenus aussi indispensables que les autres: certaines gens se privent plus volontiers de tabac que de nourriture.L’électricité, le téléphone, la radio, l'automobile, les voyages, la lecture, les toilettes seyantes ou extravagantes ne se sèment ni ne se récoltent comme des radis et pourtant ils sont entrés dans les moeurs des familles agricoles.Celles-ci doivent se les procurer à même leurs revenus et, si elles en sont incapables, elles ont le sentiment que l’agriculture ne les fait pas vivre.Car vivre, de nos jours, ce n'est pas simplement manger trois repas par jour, avoir de quoi se vêtir chaudement, posséder un toit pour sc mettre à l'abri.Vivre en 1917, c’est, en plus de tout cela, avoir la faculté de se procurer une multitude de biens et de services de civilisation que ne connaissaient pas nos grands-pères mais qui sont entrés dans nos moeurs au point cm; nous souffrons d'en être privés.Quand on affirme que l’agriculteur doit vivre de sa profession.on entend donc que son niveau de vie doit être équiva Dans le premier cas, on fait le cette somme n'est pas le même total de tous les revenus, en es pères, en nature, en augmentation d’inventaire sans s’occuper des dépenses.La deuxième méthode, la plus facile, évidemment, consiste à faire la somme des encaissements de l’année.La troisième soustrait du revenu brut tous les frais de production.Le revenu brut des cultivateurs canadiens a sensiblement varié durant l’entre deux guerres.De $3,550.00, en 1920, il est tombé à $1,150, en 1932, pour remonter à $1,550, en 1939 et $2,400 en 1943.Notons encore une fois qu’il s’agit tout simplement d’un revenu brut, c’est-à-dire d’un chiffre d’affaires, et non d’un reven* net assimilable à un salaire.Car tout le monde est assez intelligent pour savoir que le cultivateur a, comme l’industriel, des frais de production à déduire avant d’en arriver à l’établissement de son revenu net.Les encaissements provenant de la vente des produits de la ferme ont varié avec autant d’amplitude que le revenu brut durant les années qui ont précédé la dernière guerre.En 1926, première année pour laquelle nous avons obtenu des chiffres, les recettes des cultivateurs canadiens ont été de $950 millions, soit environ $1,300 par ferme.Elles sont tombées à $384 millions en 1932, soit à peine $500 par ferme pour remonter à $722 millions en 1939, et $1,742 millions en 1946.Remarquons que dans une économie ouverte les revenus-argent ne peuvent être comprimés au-dessous d’un certain niveau sans que l’entreprise ne devienne en position précaire, car il y a une multitude de choses qui doivent se payer en espèces et non en marchandises, par exemple les taxes, les machines et les pièces de rechange; les combustibles, à l’exception du bois, et le reste.Comment un cultivateur moyen pouvait-il, en 1932, s’acquitter de ses obligations-argents avec des recettes de $500?C’est ce qui dépasse l’entendement ordinaire de ceux qui ne connaissent pas la souplesse extraordinaire de l’agriculteur et sa faculté prodigieuse de résistance aux crises économiques.Le calcul du revenu net d’une exploitation agricole familiale est une des opérations comptables les plus difficiles qui soient.Au revenu-argent, il faut ajouter la somme des prélèvements pour la famille et les augmentations d’inventaire.Dans les dépenses-argent, il faut faire la distinction entre celles qui ont été faites pôur la ferme et celles qui ont été encourues pour la famille, et leur ajouter les baisses d’inventaire en fin d’exercice.Un revenu net de $1,500 Dans une étude publiée dans l’Actualité économique d’avril 1945, M.François-Albert Angers a établi que le revenu net moyen des fermes du Québec fut de $711.62 pour 1940.de $830.27 dans les deux milieux.Une partie du revenu du cultivateur est constituée de prélèvements qu’il fait à même sa production pour les besoins de sa famille.Ces prélèvements consistent en lait, beurre, oeufs, viandes, legumes, miel, produits de l’érable, produits forestiers, laine, lin, loyer de maison.Dans le calcul de ses revenus, le cultivateur calcule ces prélèvements au prix qu’ils lui coûtent, par exemple, le lait à cinq ou six cents la pinte, les pommes de terre à soixante cents le boisseau, le loyer de sa maison à cent dollars par année, et les autres articles à l’avenant.Or, les mêmes produits coûtent deux ou trois fois plus cher à l’ouvrier de la ville; il paiera le lait de douze à quinze cents la pinte, les pommes de terre de deux à trois cents la livre, le loyer d’un misérable logement de $250 à $300 par année.Si on continue la comparaison entre le cultivateur et le citadin, on constate qu’avec le même revenu le premier peut s’accorder deux fois plus de satisfactions que le second.En d’autres termes, un revenu net de $1,500 sur une ferme familiale peut facilement représenter, on fait de besoins satisfaits, un salaire ou un revenu de $3,000 en ville.Et c’est bien cela, en définitive, qui compte et les cultivateurs avisés le comprennent facilement, quand ils comparent leur situation avec celle de parents ou d’amis qui sont en ville et qui.avec un revenu apparent du double, vivent moins bien qu’eux et ne réussissent pas à mettre deux sous de côté.D’ailleurs, aux revenus spécifiquement agricoles, il faut ajouter une foule d'autres à-côtés qui sont loin d’être négligeables, par exemple le travail des hommes en forêt qui fait entrer plusieurs centaines de dollars par année dans des milliers de familles, le travail des filles en service domestique, les travaux de voirie, les revenus de placement, etc, U est un point qu’on oublie souvent quand on compare la situation du cultivateur à celle du citadin, et c’est la poasibilité pour Je premier de faire de ses mains une multitude de travaux et d’éviter ainsi des dépensas qui finissent par être onéreuses: construction et réparations de bâtisses, fabrication d’outils, d’ustensiles, d’instruments, de voitures, approvisionnement de combustible.Ce sont autant de choses qui “ne coûtent rien”, comme disent nos gens, mais qui alourdiraient leur budget s’ils devaient tout faire exécuter à coup d’argent.Allez dire à un cultivateur qui habite une maison de madriers de pin sur le pial, comme cela se trouve fréquemment dans nos vieilles paroisses, qu’il a un loyer d’une valeur annuelle d’au moins cinq cents dollars, il va vous rire au nez, et pourtant, pour avoir le même confort en ville, il fau- pour 1941, de $1,051.47 pour (irait, ces années-ci, payer pra-1942 et de $1,234.46 pour 1913.| tiquement le double 11 nous parait assez juste de sup Le niveau de vie Les économistes constatent que le revenu du cultivateur est comprimé par une menace cons tante de surproduction, dè sorte que son niveau de vie dépasse rarement celui du simple manoeuvre.Cela s’explique par plusieurs raisons dont voici les principales: Premièrement, pour qu’il y ait économie progressive, il faut que l’industrie fabrique un nombre de plus en plus grand d’articles pour répondre aux besoins essentiels et de simple civilisation des populations urbaines et rurales.Or, pour se développer, l’industrie a besoin d’aller chercher sa main-d’oeuvre à la campagne et de lui offrir, pour la déplacer, des salaires et des avan-ges au moins équivalant à ceux qu’elle trouve dans son milieu.Par conséquent, même en pério.de de prospérité, l’industrie doit être plus payante que l’agriculture.autrement elle ne pourrait nombre de cas de liquider le bien, d’émigrer dans les faubourgs populaires des grandes villes ou d’essayer de refaire sa vie sur un lot de colonisation.D’une manière générale et sur une longue période, l'agriculture est moins payante que l’exercice d’un métier, la direction d’un commerce ou d'une industrie, la pratique d’une profes.sion d’importance économique et sociale équivalente.Cette infériorité économique est compensée par des avantages sociaux et moraux que nous exposerons tantôt en guise de conclusion.Le point de vue de certains économistes Pourtant, il se trouve des économistes pour soutenir que la condition d’infériorité permanente qui est faite à l’agriculture n’est pas inéluctable, qu’elle peut être en bonne partie corrigée par des mesures appropriées.Il drainer à elle la main-d’oeuvre ! ne s’agit évidemment pas de pa-dont elle a besoin.! nacées, mais plutôt d’un ensem- Deuxièmement, en période de ble de moyens dont l’action corn, crise, on constate un refoule- binée peut donner aux cultiva-ment vers la terre de la popula- ; leurs un niveau de vie plus éle-tion urbaine qui va chercher la ! cé et une plus grande sécurité sécurité.Car la terre est la sen- I économique, le forme d’activité économique j qui donne à l’homme l’essentiel, Premier moyen : abaisser le coût c’est-à-dire le boire, le manger, | de production le vetement et le logement.Mais cet exode des villes vers les Les techniciens agricoles pro- campagnes aggrave le danger déjà réel de surproduction, déprime les prix des denrées agri-coles, tient à son plus bas le revenu de la famille agricole.Troisièmement, on constate que la population est généralement prête à payer des prix beaucoup plus élevés pour des articles de simple luxe que pour des choses de première nécessité.C’est ce qui explique que le consommateur, une fois ses besoins primaires satisfaits au meilleur marché possible, n'hésite pas à mettre lç prix fort pour se procurer le superflu.Ces constatations d’ordre général sont d'ailleurs confirmées par les chiffres que nous avons donnés tantôt sur le revenu net des familles agricoles.Elles contribuent à démontrer que l’agriculture familiale n’est pas payante au sens de simple rendement financier et que, si on lui applique les méthodes comptables en vigueur dans les entre, prises commerciales, on aboutit a des absurdités par le fait que des fermes ayant accumulé des déficits comptables durant de longues périodes réussissent quand même à assurer un certain niveau de vie aux familles qui les exploitent.C'est qu’il faut tenir compte dans l’appréciation de l’agriculture familiale posent d’augmenter le revenu des cultivateurs en abaissant le coût de production.La recette est connue et elle est universellement employée dans les entreprises modernes.Les moyens sont également connus: augmentation des rendements végétaux et animaux, économie de la main-d’oeuvre par l'emploi de la machine, ainsi de suite.11 est indéniable que l’abaissement du coût de production s’impose en industrie agricole comme ailleurs.Le concurrent d’un cultivateur est son propre voisin; les concurrents des cultivateurs québécois sont les cultivateurs des autres provinces; les concurrents des cultivateurs canadiens sont les cultivateurs du monde entier.Sur un marché libre comme l’est généralement celui des denrées agricoles, le producteur qui subit victorieusement la concurrence est celui qui produit à meilleur compte.En temps de prospérité, il fait plus d’argent, en temps de crise il résiste mieux.On en fait du reste la constatation courante durant les périodes de dépression.Quels sont ceux qui tombent en chemin?Généralement ceux dont le coût de production est élevé soit à cause de l’emploi de méthodes désuètes, soit à cause du manque de fertilité poser que, compte tenu de la hausse des prix et du coût de production depuis 1943, le revenu net moyen des fermes québécoises en 1940 a dû s'établir aux environs de $1,500.Voilà le chiffre qu’il nous faut retenir parce qu’il représente le salaire touché en espèces et en nature par la famille agricole en 1946.Or, cette famille agricole compte en moyenne 5.42 personnes, dont tout près de deux adultes du sexe masculin.Par conséquent, ce revenu net de $1,500 serait donc le salaire de deux adultes, soit lent à celui des autres prodac- 0ar personne.De plus, 1 revenu mediocre n'est pas le fruit unique du travail, mai,s il représente l'exploitation d’un capital d’environ $6,500.Combien de familles d'artisans, de petits commerçants et teurs de même importance économique et sociale.La notion de “vivre” étant ainsi précisée, nous pouvons maintenant nous demander: premièrement, si l'agriculteur a vé eu dans 'e passé et vit actuelle- i ,,e l’riits industriels exploitant ment de l’agriculture; deuxième- "J1 caP,tnl de $6.500 ment, dans le cas où la réponse wmyant deux adultes serait négative, par quels moyens on peut assurer au cultivateur un niveau de sue décent au moyen de sa profession.plus ou moins gé_______ La situation sociale du cultivateur ; reusement, lui permet de vivre en bonne santé et en liberté, dé de facteurs qui échappent à l’en- naturelle ou de,l’épuisement du registrement comptable, mais " .‘‘ qui contribuent quand même à rendre la condition de la famille agricole jusqu’à un certain point acceptable, A ce sujet, il n’est pas hors de propos de rééditer le paragraphe souvent cité de Lucien Romier: 1 Mais i! l’sl également vrai d’af- ^ nour firmer qu’il fait tort aux autres, 1 homme plus ou moins cenè- i___ ____ fonds qu'ils exploitent.Les plus habiles passent à travers les crises économiques sans trop de dommages.L’abaissement du coût de production bénéficie incontestablement à un nombre plus ou moins considerable de cultivateurs.Le revenu du cultivateur el cni-à plein temps, sans comoter l’aide occasionnelle des femmes et des enfants, se contenteraient d’un revenu net de $1,500 par année en cette période de vie rhere?Et comment évaluer les facilités d’amusement qu’on trouve à la campagne, dans les réunions de famille, les veillées de rang, les soirées à la salle paroissiale?Pour avoir l’équivalent en ville, il faut y mettre le prix fort avec parfois de fortps déceptions.Voilà autant de choses dont il faut tenir compte quand on compare la situation sociale du cultivateur avec celle du citadin.L’examen pur et simple des statistiques ne peut que conduire à des erreurs grossières d’appréciation.Les corrections étant faites, il faut reconnaître que la profession agricole prise sur l’ensemble d’une vie d’homme rapporte moins, au strict point de vue économique, que les commerces, les industries ou les services d’importance équivalente.Elle demande plus de privations, elle exige plus de travail physique et intellectuel que les autres.Cela est en partie attribuable veloppe dans son esprit les qualités d’équilibre, de réflexion, d’observation et de patierce qui caractérisent les races fondatrices; mais que cette agriculture refuse presque toujours à l’homme une fortune rapide.Sous cet aspect l'agriculture fait des hommes; elle ne fait pas de l’argent.Elle constitue la pépinière des grands peuples et des sociétés fortes, le réservoir d’énergie des civilisations durables, le milieu où se forme et se renouvelle le génie initial, qui prendra son essor, ensuite, djfns d’autres domaines.Sa valeur sociale, nationale el humaine parce qu’il rend leur position encore plus précaire.Celte élimination des plus faibles par voie de concurrence est-elle inévitable?Dans une bonne mesure, oui.Mais celte course au progrès, même si elle est éminemment souhaitable, ne résout pas pour autant le problème fondamental de l'agriculture, qui consiste en un niveau général de prix trop bas.A mesure que les coûts de production baissent, les prix de vente suivent, de sorte que les producteurs agricoles sont pris dans une spirale sans fin.11 ne faut donc pas chercher uniquement de ce rôté-là une solution permanente au problème agricole.U en est très peu qui.d'ailleurs, j au fait que l’agriculture est plus .„„ .ne tarderaient pas a être acculés | sensible aux crises que les fonr- Les statistiques nous revelent a la faillite.Car, ces années-ei, | lions économiaues intermédiai- que la classe agricole n’a jamais retiré une part du revenu national proportionnelle à son importance numérique.En 1921, elle représentait 28.1 pour rent de la population canadienne et ne touchait mie 10.7 pour cent du revenu national.En 1931, elle était tombée à 22.5 pour cent et sa part du revenu n’était oins mie de 9.9 pour cent.Eln 19U, les deux pourcentages étaient un entrepreneur, dans le sens ; reS, L'industriel et le commer.f’«c'roo J)0iSC']i,nl ' ^nt, ?pèrent avec une marge de in capital de $6„)00 peut, dans bénéfice brut qui ne varie guère la nlupart des branches de l’ac- n,1 ir« nriv inmheni Vï« tivlté éconnniicme, s’assurer un revenu du double et même du triple de celui du cultivateur moyen.Mais alors, comment expliquer que.malgré ce décalage évident, il y ait encore un si grand nom- «¦vu v»v MX (•'"in v i a rifctum I, l /• mi • - .encore tombés respectivement « l^ familles agricoles qui 20.8 et à 10.5.Ce sont là des moyennes canadiennes, mais elles ne doivent guère varier pour la province de Québec.Si on accepte ces chiffres sans aucune correction, on est forcé de conclure que le revenu du cultivateur canadien fut entre les deux guerres environ la moitié de celui de la moyenne des autres producteurs.On aura une meilleure idée de ce que cela représente en traduisant ces moyennes en chiffres absolus.Tl y a différentes méthodes de calcul du revenu d’un cultivateur: le revenu brut, le revenu en eapeces et le revenu net.consentent à faire le sacrifice de rester sur la lerre?Il y a à cela plusieurs explications, les unes d’ordre moral et psychologique, les autres de caractère économique et social.Bornons-nous à l'examen des dernières.Les statistiques ont la réputation de mentir.Cette réputation n est pas volée quand il s'agit d agriculture familiale.Quand on scrute la réalité de près, on ‘rmive que le revenu moveti de $1.509 par ferme ne peut en aucune façon être comparé a un revenu du même montant en ville, et cela pour la simple rai Quand les prix tombent, ils fa reportent l’effel sur l’ouvri-’A d'une part en le forçant au chômage et sur le producteur de matières premières, d'autre part en coupant les prix.Un de* phénomènes les plus tangibles des crises économiques, c’esl la chute rapidé et verticale des prix des matières premières et des denrées agricoles, pendant que les prix des articles de consommation sont très lents à baisser.Par exemple, durant la crise qui précéda la dernière - ’ nombre-indice des duits agricoles tomba 1933 alors que celui des denrées de consommation restait accroché à 71.1.Ce décalage entre les prix de ce que le cultivateur vendait et ceux de ce qu’il achetait explique en partie que la cri.se ait été particulièrement dure pour lui et qu'il ait fallu adopter en se faveur des lois d'exception comme la loi des' surpasse sa valeur économique.” “Toutes les fois que fut sau- j Deuxième moyen : le paiement de vegnrdee.respectée et favorisée cette fonction humaine et sociale de l’agriculture, une civilisa-tion durable en est restée, malgré les échecs ou les revers d’autre sorte.C’est le secret, notamment, de l’extraordinaire résistance de notre nation uix à-coups qu'elle a subis à travers les siècles, comme c’est le secret de l’étonnante vitalité du peuple égyptien depuis des milliers d'années; comme c'est le secret encore de la résurrection, dans certaines parties de l’Europe, de nationalités qui semblaiei.' ensevelies à jamais sous le poids d’une oppression consacrée.Dans l’antiquité, la vigueur politique et civilisatrice des Romains commença de décliner à partir du moment ou les latifundia (les grands domaines à main-d’oeuvre d’esclaves) gagnèrent sur les petites exploitations des paysans lalins.” Pour résumer noire pensée, disons que la profession agricole, telle qu’on la pratique ’ans subsides à la production On suggère comme deuxième moyen d’assurer aux familles agricoles un niveau de vie assez élevé et une protection adéquate contre les crises économiques le paiement de subsides à la production.Un économiste de chez nous est même allé jusqu’à suggérer l’imposition d'une taxe à la vente (les principaux produits agricoles, par exemple le lait, le beurre, les oeufs, les viandes, etc- I.e produit de cette taxe serait retourné en entier aux producteurs pour compenser les bas prix auxquels ils seraient forcés de vendre.La taxe pourrait diminuer avec la hausse el augmenter avec la baisse des prix; ce serait en quelque sorte une taxe mobile, une taxe périodiquement ajustable selon les besoins de la classe agricole.Ua suggestion ne manque pas Mais ,ièrea8uërreq i ja pr0vinr assure >mbaXàd51 r; *n"tsfrUon bps°ins rs-l, lui des denrées T.s,on couvert, le m vêtement et d'originalité ni d'audace, M étant donné l’habitude ancrée dans les moeurs des consommateurs de payer bon marché les choses essentielles à la vie et de mettre le gros prix pour les ar- ., ., | tides de luxe, nous doutons fort te jog'x.Dans 1‘s i qu elle soit réalisable en temps périodes de prospérité die permet de jouir d’un niveau de vie matériel assez élevé qui rend plus facile l'exercice du métier de cultivateur et plus agréable ordinaire.Les taxes directes sur les biens de consommation courante sont toujours impopulaires; au moyen âge c’était la gabelle, de nos jours c'est la taxe son que le pouvoir d'achat de concordats agricoles- ht vie aux champs.En temps de i sur le sucre.Un gouvernement crise économique, la famille j démoeratioue oserait-il se mettre agricole est forcée r|e se replier i à dos loui le peuple des consom-•J*6*™eme, de vivre à même niateurs pour faire plaisir aux te vieux gagne, dan» un grand cultivateur» qui représentent dans la société moderne une minorité de plus en plus faible?Il est peu probable.D’ailleurs il faut prévoir l’établissement d’un marché parallèle, d’une contrebande active entre la ferme et la table du villageois et du citadin.Pour mettre fin à une telle contrebande, il faudra mobiliser une armée d’inspecteurs et de policiers comme l’a fait la Commission des prix durant la guerre.Et alors nous allons tout droit vers l’enrégimentation, le caporalisme, la dictature des ronds de cuir.Nous ne rejetons pas totalement la suggestion de primer les producteurs au moyen d’une taxe sur les acheteurs.Elle vaut la peine d’être scrutée sous tous ses aspects pour en découvrir les possibilités, mais elle nous parait insuffisante à régler d’un coup le problème sous examen.Durant la guerre on a beau-coup parlé de sécurité économique pour l’agriculture.Précédemment l’expression s’appliquait surtout aux ouvriers dont on dit qu’ils vivent dans l’insécurité parce qu’ils sont exposés à perdre leur gagne-pain par maladie, accident, vieillesse ou chômage.Par contre, on affirmait la supériorité du cultivateur en ce qu’il est assuré du lendemain.« H paraît que ces nations sont devenues désuètes.L’agriculture spécialisés, mécanisée, plani-fiée et naturellement endettée est aussi instable que l’emploi d’un simple manoeuvre.Elle fait beaucoup d’argent aux périodes de prospérité; elle culbute dès qu’une crise se produit.La sécurité économique pour l’agri culture s’obtiendrait, parait-il, au moyen d’une politique de prix stables pour une longue période; pas de prix très élevés, pas de prix très bas, mais des prix moyens garantis pour dix années ei périodiquement ajustables.Le gouvernement du Canada en a fait la promesse formelle aux cultivateurs canadiens alors qu’il empêcha les prix agricoles (le monter durant la guerre.Il leur a tenu à peu près ce langa-gage; ‘'Pour éviter l'inflation, nous mettons un plafond au prix de vos produits; quand la guerre sera finie, nous les empêcherons do s’effondrer comme ce fut le cas à la suite de l’autre guerre".Et les cultivateurs canadiens acceptèrent le marché.Lo stobilisotion des prix agricoles On propose divers moyens de stabiliser les prix agricoles.I.e premier consiste à payer des subsides compensateurs à tel ou tel groupe de producteurs durant une période donnée.C'est l’idée qui est au fond de la Loi de soutien des prix agricoles votée par le parlement canadien en 1944.Par cette loi.le parle-ment a créé un fonds de $200 millions pris à même le trésor public.L’Office qui a pour fonction d’administrer ce fonds possède l'autorisation voulue pour empêcher le prix de tel ou tel produit de tomber trop bas.Les moyens employés sont laissés à sa discrétion, sous l’autorité, bien entendue, du ministre de l’Agriculture.Il pourra acheter et stocker l’excédant de la pro; duction pour alléger le marché libre, il pourra tout bonnement , payer un subside compensateur j aux producteurs, il pourra enco-j re.chercher à l’extérieur des : frontières canadiennes des mar-! chcs avantageux.La pénurie générale qui s’est fait sentir depuis la fin de la guerre n’a pas permis d’exnéri-menter pour la peine l’Office de soutien des prix agricoles.C'est à peine s'il est intervenu timidement en deux ou Irois circons-tances depuis qu'il esi en vigueur.Nul doute qu'il peul ren.dre d’appréciables services aux cultivateurs canadiens.Nous somme* loutefois d’avis qu'il est incapable à lui seul (l'assurer a l’agriculture canadienne une prospérité générale el permanente.(.'activité du ministre fédéral de l'Agriculture depuis la fin de la guerre a consisté en partie à négocier et à conclure des contrats d'exportation à long terme.M.Gardiner s'est fait en quelque sorte le commis voyageur (les cultivateurs canadiens.On peut dire qu’il n’a pus été très heureux dans ses transactions, puisque tous les contrats signés jusqu'à présent l'ont été en bas îles prix mondiaux sans promesse de compensation pour les années de depression.Par exem-: pic.le Canada vend sont blé à | la Grande-Bretagne un dollar en lias des prix mondiaux en vertu d'un contrat de quatre ans eon-1 clu en 1945.Qu'arrivera-t-il a l’expiration du contrat si les prix sont a la baisse?Il faut bien mal connaître la psyeholo.gie des Britanniques, peuple ne boutiquiers comme les appela d Napoléon, pour croire qu ils consentiront à payer le blé canadien plus cher durant la er'** parce qu'ils auront bénéficié d’une réduction substantielle durant la période de hauts prix.Ils iront chercher n'importe ou.en Russie s’il le faut, le blé dont Ms auront besoin sans nuire considération que celle des bas prix.L’idée de contrais d exporta- Pour être efficace, elle doit répondre au moins à deux condi-tionsi la première, c’est qu’eüe fasse partie d’un plan mondial de distribution des denrées alimentaires; la deuxième, c’est qu'elle soit exempte de toute préoccupation impérialiste- L'Organisation internationale des vivres et de l'agriculture L’Organisation des vivres et de l’agriculture mise sur pied par les Nations-Unies a précisément pour fonction de se tenir au courant des besoins et des disponibilités de tous les pays en densées agricoles.De plus, elle se propose de faciliter les accords entre les pays exportateurs et les pays importateurs, de manière à ce que la distribu, tion des vivres dans le monde entier soit exempte dans toute la mesure du possible de calculs spéculatifs.Cette Organisation répond à un besoin.Dans le passé les pays se sont souvent fait concurrence sur le dos de leurs producteurs agricoles.Le paiement de primes à l’exportation du blé, du coton, du café ou de la laine, était une incitation à la chute des prix.Chaque pays voulait vendre meilleur marché que son voisin et pour cela pratiquait ce qu’on a appelé une politique de dumping.Les pays importateurs se défendaient en adoptant des drolls antidumping.I.e résultat net était un appauvrissement général des producteurs et de leurs gouvernements.En outre, les pays d’agriculture familiale sont dans l’impérieuse nécessité de se protéger contre les pays d’agriculture spéculai!ve qui exportent à bon marché en minant leur sol et en exploitant une main.d’oeuvre salariée.J,es pays nouveaux comme l’Amérique, l’Australie, certaines parties de l’Asie et de l’Afrique, ont été mjs e.valeur depuis un siècle oar des capitaux apportés de l’extérieur.Les propriétaires de ces capitaux n’étaient pas des cultivateurs mais des spéculateurs désirant réaliser des bénéfices.Ils se sont approprié ou se sont fait céder à bon compte par des gouvernements dociles des domaines immenses: terres à céréales de l’Ouest canadien et américain, plantations de coton du Sud des Etats-Unis, plantations de canne à sucre de Cuba, de café du Brésil, vastes pâturages de l'Argen-! tine et de l’Australie, plantations | de caoutchouc de Malaisie, et ainsi de suite.Les propriétaires : de ces domaines n'étant pas des I cultivateurs mais des spécula-! teurs.ils sont forcés de les met-! tre en valeur au moyen d’une } main-d’oeuvre salariée, indigène ou importée.Ce qui compte pour ! eux, c’est l’enrichissement rapi-! de et facile.L’agriculture familiale des pays plus anciens ne peul résis-| ter à cette concurrence ruineuse | et elle cherche avec raison dans des accords internationaux une protection contre 1 ambition des spéculateurs, L'Organisation des vivres et de l'agriculture, comme du reste la Fédération inter, nationale des producteurs agricoles, peut jouer à cette fin un rôle très utile, Il serait un peu long de fai e la critique des contrats de fourni lure de vivres à la Grande-Bretagne qui ont été conclus par le gouvernement canadien durant et après la guerre.Us oui presque tous constitué des cadeaux déguisés, puisqu’ils onl été signés à des prix sensiblement inférieurs aux prix mondiaux.Le principe en était bon.mais il a été vicié par des préoccupations trop manifestement impérialistes.L'abaissement du eoû* Je production, le p-dement dt nri.mes aux producteurs, la conclusion d'ententes internationales, voilà quelques-uns des moyens qu’on suggère pour relever le revenu et le niveau de vie du cultivateur.Il en existe d’autres évidemment, mais il serait trop long de les soumettre à un examen sérieux.Ce sont: rifxécti-tion par l’Etat de grands travaux I (l’assainissement.d’aménagement et Me protection du sol.la ! contribution du gouvernement à l’électrification des fermes, la pratique de l'entraide co-opéra-I lif nar les cultivateurs, etc .Tous ces movens sont bons, mais il n’en est nrevn qui soit | capable par ses seules vertus (’e guérir tocs les bobos dont souffrent d’une manière périodique ou permanente les cnltivaleurs-Il n'exiee ors de panacée en économie agricole pas plus qu’en médecine.Les po-oles de Pie XII I.e quinze novembre 1916, Sa Sainteté Bio.XU déclarait aux délégués de la Confédéral ion ca-tionrle de.agriculteurs italiens: "Ce enmet'ee éminemment familial de l’entreprise agricole | confère au paysan un dro;t tout special de rémiméralion éqvi'n.ble.Sans doute, à ne considérer oiic l'enrichissement caijide mi l'approvisionnement de la nation en produits (te la terre à bon marché, on peut êlrp tenlê de sacrifier plus ou moins l'entreprise pgriro'c.I.e siècle dernier et les temps pri-Sen s offrent plusieurs exemples de celte politique qui ne sont pas en-cotiragcanls.“Aux paysans, il appnriicnt de montrer que précisément par son caractère familial, l’en reprise agricole n’rxelnt nas les avantages réels des autres formes d’entreprises, et qu’elle en évite les inconvénients".Cette déclaration nose done en principe le droit pouç la rla'-sc agricole de tirer du tr>.vail de la 'erre, non nas une emigre subsistance, niais de quoi se procurer une somme de Liens el rie services comparable à celle dont jouit la classe .novenne des villes.EMe nous Justifie donc de combattre une ceriainr forme de paupérisme rurrl mnins dégradant et nttis confortable sans doute que le paupérisme fndus-Irlel mais qui n’en cons'ilue pas moins une i Mustice sociale.* A Ht Il est à princ besoin ilViouL-c en terminent q:’e l'inf riorlté économique de la pro'e sinn agricole est en bonne partie compensée par des avantages d’ordra social et moral.Nous La circulation, rue Sherbrooke Entre Amherst et Université — Le témoignage de l'ingénieur Benoit Laberge devant la commission échevinole Guèvremont — Des tunnels plutôt que l'élargissement Ea commission ézhevinale chargée d’étudier la question de la circulation rue Sherbrooke, entre les rues Amherst et Univer.sité, a tenu une nouvelle séc ce hier matin dans la salle du Conseil nufnicipal, sous la présidence de M.J.-M.Savignac.I.es membres présenis étaient les conseillers Savignac, Moreau, Prud’homme, Eaframboise, Allan, Leblanc, Trudeau et Bulloch.Le but de cette commission constituée à la suggestion de M.Georges Guèvremont est d’étu-(lier s’il ne serait pas préférabb de construire des tunnels, aux principales intersections de la rue Sherbrooke, dans l’étendue comprise entre Amherst et Université.La majorité du Conseil, suivant un rapport du comité exécutif, s’est prononcée en faveur de l’élargissement de la rue Sherbrooke pour dégager la circulation, avec les expropriations qui en seront la conséquence.La commission Guèvremont désire plutôt éviter les expropriations toujours onéreuses et dégager le trafic avec le moins de frais possible pour les contribuables.Hier matin, le principal té.moi n interrogé par le comité fut M.Benoit Laberge, ancien ingénieur de là circulation pour la ville de Montréal et expert en la matière.M.Laberge a étudié le problème du trafic dans les grandes villes américaines et il donne le résultat de ses constatations au nom de l’Association des hommes d’affaires du Nord dont il est membre.M .Yvon Bock, secrétaire de la même association, a aussi exposé les principes qui ont guidé l’As, sociaiinn, (tans le mémoire qu’elle a présenté à l'attention des au.torités municipales sur le pro-j blême de la circulation.Les membres du comité éche-l vinal ont tour à tour questionné j M.Laberge.C.c dernier est d’a-| vis mie rélargissement de la rue Sherbrooke, telle que projetée, constituerait plutôt une complication de la circulation qu’une amélioration.Cela formerait un barrage qui bloquerait la montée et la descente des voitures aux principales intersections, dans la zone susmentionnée.Les au.tornobiles emprunteraient de préférence la rue Sherbrooke, m on l’élargissait, et les gens qui se rendraient dans le nord de Montréal ou en reviendraien! se trouveraient immobilisés: i I s trouveraient difficilement nn passage, M.Laberge crofl que mllHe si on décide d’élargir la rue Sherbrooke.il faudra en venir à la ronsiruclion d’un certain nombre de tunnels aux intersections.Et,l’aménagement de voies souterraines coûterait plus cher, si cos travaux arrivent en dernier lieu.I.e comité convient que ce qui presse le plus, c’est de faciliter le passage des voitures en direc.tion du nord et du sud, au croi-¦ppient de la rue Sherbrooke.L’élargissement de celte dernière artère profiterait surtout aux | touristes, mais qui ne nous vi-I sitent que durant les mois d’été.Le comité Guèvremont devra présenter son rapport au Con-.seil municipal au plus tard le 2 ! octobre.Le service de santé J oarie à Montréal Les pa-eats peuvent assurer Durs enfants contre la diphtérie erui est une des plus graves ma ladi:n qui s'attaquent à ta pre-misro enfenc?.Pouqu'i certaines mamans aitonirnt-rlles encore.quand elles ont à l»ur portéo l'anatoxi-no ds àamon.vaccin indolore, ir.oîîcn If ' t L^FÏCACE, puisque tout enfant i.-.-u-ilsé est à l'abri de crtts affection redoutable et j souvent meurtrière ?• Si tout bébé é'alt immunisa dès rô-qe de cix mois, 11 est évident que la diphtérie disparaîtrait do ro:~5 ville, La diphtéris et la coqvîhrche aussi, car, à l'heu."1 actuel!*, un vaccin protège à la fois contre ces deux malcciîs.Pourquoi tous les parents n'al-dent-ils pcc le Service de sanlé à chars r la ciphtérie de leurs foyers ?Que toutes.les mamans suivent les ci'-ctives du Service de santé, d i! n'y cura bientôt plus d'enianl* qai contracteront Ja diphtérie o-i la coqueluche, deux j j ma'aci s appelés» à su'rir 1* sort de la vc-iale, rl tout le monde voulait coopérer ovec le Service do san'é.ne vommi's même pas loin de croire que la famille agricole s -l'ait vraimenl trop heureuse ri, en plus des privilèges qui 1 i sont p:rileuliers, elle poiiv: :t prringer cans le bonheur des a > Ire .I n dépit de tonies 1rs réformes cm on suggère et .e Ions ! s progrès (iti'on ambitionne, il re • tern que la seule forme d'agri.eu kl tire oui '«il de ragricuUtn e rl non de la spéculation, c’est l'agriculture familiale, c’est-à-dù-c l'esploil'i’ion d'un domeine taillé à I t mesure des besoins d des eapacllés d'une famille.1-le forme d’agriculture ne crée nas dr* l'argent, mais elle crée des hommes, elle ne met pas ri-ehc.mais elle rend heureux.Elle eri a l i brse des grandes civili-s;;' u -s et (Es grands peuples.1 .y; V 1 !' bonne partie la resistance opiniâtre et l’essor PninsSr* nmndiale: bana et Vlaudç Savarv ; le gar-j Milwaukee (AA.) à Syracuse dieu de buts Jean-Louis Renaud.! "(jp l’internationale.et les joueurs de défense.Mauri- j ce Robidas.Réal Bonin et L.Pro.; Ligne Xationule: vost.Sauf Lillev.Provost.Robi- Brooklyn à Boston.das.Lauzon el Maher, les autres New-York à Philadelphie.joueurs sont des rèmiliers du SI- Cincinnati à Piitsburgii.Hyacinthe de Tan dernier.Saint-Louis à Chicago.Robidas csl un ex-joueur des j Ligur Américaine: Chicago it Saint Louis.anrê^U^ni*brookc.landis que Cabana csl apres.Il se peut fort bien que | ||n ex.jouoilr (ies Lpafs Verdun et Provot et Lilley onl de- que s’il près.JI se peut Morris lance de nouveau gagne.Lefty Bourdon, le héros de dimanche dernier, lui sera opposé.Le champion du circuit d’AI Détroit à ('.level: ri.Phl'arieluhie à .’.rw-’ior.,.Boston à Washington.ni joué dans la ligue Junior du Forum.Bien qu'il ail réussi à s'a',su.rcr lex services de 10 joueurs en assurance bert Moiini rencontrera, le a j marge de la orocl'ainc saison octobre, le champion île la ligue I Adhur Lessard se trouve néan des cantons de TEst.Actuellement le Thetford-les-Mine mène par une victoire contre le Plessisville.Cette série est de 3 de 5.Les deux premières joutes auront lieu soit Thelford-les-Mines ou Plessisville alors que la troisième et quatrième, si nécessaires, auront lieu à Montréal ou l'Epiphanie.Si une cinquième est absolument nécessaire, elle se disputera soit à Granby ou Drummondville.moins dans une situation nlutôl embarrassante.En effet.Lessard a appris hier qu’il était suie) à une suspension de la Q.A.H.A., s'il ne se rapportait pas immédiatement aux Bisons de Buffalo de la ligue Américaine.On se souvient que 1rs Bisons M.-H.BRAULT cl Fils.roURTlERS fti A u-divC-VIr et fimfi'li' Msurict-H Orault ‘. demain.Il tenlera de conclure j une entente à l’amiable avec la 1 , m m .* —’ direction du Buffalo nour sa rc* [ installation chez les amateurs.Caries professiorreliüs _ I Cartes professionnelles — —.BREVETS D'INVENTION /W4 SIS CATHERINE MEDECIN 1 Ul CH 395# Tour ie.* f i *rs ?à 4 o m ExcPDtP «ia’r.fdi et diin'vnche SrCr • 7 a i> m * Lundi • Mrrcrfd» Vendredi Or Alfred Adam «789 ST DEMIS SpêctaUt»* i RHUMA'I iSME CESINTOXICATIfiN MONTHEAl Brcvcîs d InvonKm j y Anyuta tia vommwi .* * UrfiSfUNH dr PABbUQ11*' en to j» p»\t MARION & MAH'OU Ravmoud-A R rVrlc 3 A'tn o IV 161 nuesl.me Sie-CaCt-rtn.* MOVTKLAI COMPTABLES Electricité medunle Rajon» X Dr Maxime Briscbois tG M C.J RO #r l>e la E-culMt rtc Mfdeclnt rte l'an* Maladie* gAnltaleo cndiicrt-iie.inr» urinaire;, digest! Jeu circulatoire* ERontenae 5252 *1* Sherbrooke e«l CARGM & CAFvON 1 Cnmpianlc* «gré:* ( Kt'mopd Caron HA LSr; CA 1 Henri Caton P» L l I.CSC CA \ Barthélemi Vasa i I.Sn ca , 59.me «t-tarque* HArbuur 1*35 MOXTItE «1 AVOCATS Charfré.Samcon.Beauvais, Caul hier & Ci: Cumptab’és agréé* Chartered Acouataol* Mmir Chartre u A Muui tvtmvou a A -E Beauv*! ' CA J -P Uauthei < A Léon côté.C.A tier Martvcu t A Luc -P BAI »ir c A Ujuiri itou m ( A i .cqu.ffl Angara C.A O Hard Huit c A Albert Otermau •'a tîevni fr.'ll'r >’ \ Jet,-j Lacroix C A ou" M irmr'C A Pen v Auger.C A H fteuraouln c a Roger Roy C A Montréal Oj.-te-r K-u-’i Anatole Vanler c.r.liuj Vanier e.t VANIER & VANIER avocats 57 ouest, '-lie Saml-Jaeque» Tel HArhiur 2X41 NOTAIRE Trudeau.Beauregard & Beaulieu AVOCATS fcT PROCUREURS Maurice Trudeau, CB Rditer B-iui-lleu, Philippe Reauregard, J -Alfred Ethl^r 204 ouest.Nolre-Uame - 1*4.11*.*?P.-A.CACNON &.CIE j Coni9lalil»s agrée» Ch meted Acrountnnrs K CAUNON CA IMMEUBLE DES TRAMWAYS \ 139 OUKST.HUE CRAIO Pel II A r boni 5*M> ROLAND A.BlâMOND l .t 1., 1 S.C., C.A Notaire et Comptable Agréé Edifice Aldrert - MArquett* 9351 SOf, Place d'Armes - ATlantic 1398 Huriubfce b r.ic' sit’ .compiaau» virrt» Léon-A HUniUBC* * A Clérard HURiUBlP A Maurice RH'Tl.MU’ Ueorgca-R Wvrtt a Marcel BI3: ’J ¦ ’ A «a xt-.facque* >1 o né i i Téléphones MA HA i J OPTOMETRISTES OPTICIENS LUCIEii U.; j t n ASSOCIES Comptables agréés - LUCIEN VlAU C.A ÿ] CHAS DESROCHES CA RcRN AND RLE A UH CA fj 159 0., rue Croiq, MA 1339 e( (BIHKH'E DES TRAdWAASl H.4 MV4-I J.-A.MESSIER, up OPTOMETRISTE SfArlallte ! Kxanteh rte ta *ue -.Alimentent de verres de contact PHANEUF K MESSIER I7«7 Saint-Ilems » Montreal — Examen de* veux Réparation do lunetterie Servie* postal Léo-Paul TrotHer, o.d.OPTOMETRISTE et OETH'IEN 16M r*t, av Mt-Koval - ER 1*3* VlAU & ROBÜtI ComptaMas Agréas LUCIEN D VlAU C.A.H LION Si ROBIN C.A 4928 a».Vjrdun.VERDUN YO 084* Les clubs Saint-Jean et Drummondville ont fait partie nulle, de 6 à 6 hier, dans la 3c joute' de la série finale pour le championnat de la ligue Provinciale.Le Saint-Jean profita de 11 buts sur balles pour compter quatre points.J.-P.Roy et Pattce paradèrent au monticule pour le Saint-Jean.Sutton.Tas lanceur du Drummondville, fut envoyé aux douches au cours de la joute.Sutton se distingua clpen-dant en cognant un circuit.Langlois fut le meilleur frappeur du Saint-Jean avec 2 .coups sûrs.La > 4ème joute de cette importante A la fête nautique d'Ookville plus de vmgt légères embarcations prirent part aux regates disputées , série se continuera cet après- entre )es c|ubs et Que,n City Yacht Club L'on constate sur cette vignette que ki petits j deux éîuip«Umo^t’n chacun une à vojie l0"1 fl«nés par le v*nî et ^ lo lutte f°rt c0nfc5te9’ | victoire à leur crédit.I ;;ti88a2 .oc JL ASSURANCES 14 Assm azee suri* Vie Saubppriie MONTREAL NARCISSE DU CHARME, Présiden» 1 ) TOURISME Montréal, samedi DEVOIR 27 s«P*«mbr« 1947 LANCEMENT D’UN GROS NAVIRE i.e plus gros jamais construit sur la côte du Pacifique ministre des Transports, M.N.-B.Walton, C.B.E., vice-président exécutif du réseau national, et, peut-être, M.C.-L).Howe, minis- ) tre de la Reconstruction, et H.- ) J.Symington, président d’Air- K Canada et administrateur du Ca- K nadien National.Le nouveau Prince Georye \ coûte environ $3,000,000- Il est ; moderne sous tous rapports.Il | Vancouver Propos de chasse et de pêche fera la navette entre et l'Alaska avec escales à Powell River, Ocean Fails, Prince Rupert et Stewart.L’on s’attend à ce qu'il puisse entrer en service au cours de l’été de 1918.Le plus gros navire à passagers jamais construit sur la côte du Pacifique sera lancé aux chantiers maritimes Yarrow, à Esquimalt, sur Pile de Vancouver le lundi après-midi 6 octobre.Ce navire qui sera affecté par la Canadian National .Steamships à son service Vancouver-Alaska sera baptisé par Mme Lionel Chevrier, épouse du ministre fédéral des Fransports.qui lui donnera le nom de Prin- onl une capacité de .lO.DOO pieds Dans quelques semaines, I saison de la chasse battra son plein.Déjà, dans la région de Montréal, on a pu chasser la perdrix depuis samedi dernier et le chevreuil, ainsi que l’orignal, à partir de jeudi; aujourd’hui nié-Le Prince George pourra j me, enfin, s’ouvre dans notre ré-transporter 322 passagers, dont | gjon la chasse au canard et à la 29-1 en première classe.Son ! bécasse.equipage sera compose de 132 officiers et matelots.Ses cales ce George, nom qui est célèbre sur la côte du Pacifique depuis tvente-cinq ans.Parmi eux qui assisteront à la cérémonie, on remarque M.R.C.Vaughan, C.M.Ç., president et directeur général du Canadien National, M.Lionel Chevrier, cubes, dont 5,000 d'espace frigorifié.Son tonnage brut est de 5,700 tonnes.11 mesure 3;>ü pieds de long, 52 pieds de large et tire 17 pieds 6 pouces d’eau.Sa vitesse est de 18 noeuds.On trouvera à bord le radar et toutes les autres aides modernes à la navigation.CENTRE D’ARTISANAT Auberge du Faubourg SAINT-JEAN-PORT-JOLI Un mille à l'ouest du village 40 CHAMBRES avec baignoires ou douches 15 CHALETS avec douches Los fameuses sculptures sur bois des "BOURGAULT".les bateaux miniatures de la famille "LECLERC", les nombreux ateliers de tissage, etc .(ont de ST-JEAN PORT-JOLI le plus grand centre d'artisanat de la Province de Québec.-— Spécimens ds toutss ces oeuvres à l'AUBERGE du F AU BOURG, hôtel ’des plus modernes, situé sur les bords du mafestueux ilsuvs St-Laurent.Endroit idéal pour fin de semaine et séjour prolongé.CHAUFFAGE CENTRAL AUTOMATIQUE.Ouvert du 1er avril au 15 décembre.Distance en milles de : QUEBEC SB SHERBROOKE 200 EDMUNDSTON.N.-B.142 MONTREAL 220 OTTAWA 360 CAMPBELLTON.N B.25S LEONARD BOURGAULT propriétaire i I Disques VICTOR anglais Pogliacçi (R.Léoncavallo) Opéra complet Ténor : Beniamino Glglii Soprano : Iva PacelH; Baryton : Mario Basiola; Ténor : Giuseppe Nessl; Baryton : Leone Paci Avec le Choeur et l'Orchestre de La Scala de Milan.9 disques 12 pces, et album, $19.70 Haydn Quartet Society Quart#! en ré majeur op.20 no 4, Quartet en fa majeur op.74 no 2, Quartet en fa majeur op.77 no 2.Enregistré par Pro Arte Quartet.7 disques 12 pees, et album, $15.00 Scarlatti Society Sonata (a) Sonate en sol majeur; (b) Sonate en sol mineur (Bucouque) (a) Sonate en do majeur; (b) Sonate en fa mineur Sonate en la majeur (Barcarolle) (a) Sonate en ia majeur; (b) Sonate en fa mineur (a) Sonate en fa dièse mineur: (b) Sonate en ré majeur (a) Sonate en si mineur; (b) Sonate en ré majeur Sonate en mi majeur (Les Adieux) Sonate en do dièse mineur (a) Sonate en sol mineur; (b) Sonate en mi bémol majeur.(a) Sonate en ml majeur; (b) Sonate en sol majeur (Les Cloches) Sonate en ml majeur (Cortège) (a) Sonate en fa majeur; (b) Sonate en fa majeur.Enregistré par Wanda Landowska.Clavecin, 6 disques 12 pces, et album, $13.00 Symphonie no 6 "Pathétique" de Tschaikowsky Enregistré par TOrchestre Philharmonique de Beiim dirige par Wilhelm Furtwangler.6 disques 12 pces, et album, $13.00 Concerto no 4 en sol majeur de Beethoven "Nouvel enregistrement" Enregistré par Arthur Schnabel, pianiste et l'Orchestre Philharmonique, dirigé par Issay Dobrowen.4 disques 12 pces, et album, $9.00 *'LE MAGASIN DR MLSIQtF l,E PLI.R COMPLET AL CANADA" 500, Est Ruk Sn-CaTNtmNi MA/ywretp 4201 2 Heurts d affaires de 9 hres à 6 hres fous les jours.Au moment donc où des citoyens nombreux, par ailleurs, d’humeur paisible, se préparent | à jouer aux nemrods, nous sommes allés, bénignement, rendre ] visite à M.Hubert Lemieux, que ! le gouvernement provincial a I chargé de surveiller l'applica-' lion des lois relatives à la chas-| se et à la pèche dans le district [ de Montréal.M.Lemieux aimerait d’abord convaincre le public que le gouvernement n’établit pas des règlements au petit bonheur: il a conscience de ses devoirs et cherche, de son mieux, à proté-v ger les intérêts de la population.Ainsi, c’est bien à lort que certains ont critiqué le Département do la chasse et de la pêche pour avoir retardé d’une quinzaine de jours environ, cette année, l’ouverture de la chasse au canard sauvage; ceux-là auraient dû se rappeler que les inondations exceptionnelles du printemps dernier ont privé les canards de leurs oeufs, ce qui nécessita une deuxième ponte avec le résultat qu’aujourd’hui ces oiseaux sont encore très jeunes.Telle est aussi la raison pour laquelle les limites de possession ont été diminuées, cette année, presque de moitié.Ainsi, il est défendu de posséder plus de 14 canards, ou d’en tuer plus de 100 pendant la saison; pour l’outarde, la limite de possession a été fixer à 15 et celle de la saison à 25; on ne peut pas tuer olus de 50 bécassines, ni plus de 100 bécasses par saison.Rareté du canard Malgré tout, cependant, et quoiqu’il soit encore difficile de prédire avec exactitude quel succès obtiendra la saison qui commence, M.Lemieux est porté à croire que la chasse sera plutôt difficile, du moins en ce qui concerne le canard, assez rare refte année.Dans un autre ordre d’idée, M.Lemieux tient à avertir le publie qu’une surveillance plus sévère que jamais sera maintenant exercée par les représentants du la Département pour empêcher les braconniers de se livrer à leurs déprédations.L’innovation la plus marquante, dans ce système nouveau de surveillance, sera le port de l’uniforme par les officiers chargés de patrouiller les districts de la province (il y a 90 officiers dans celui de Montréal).C.eci, dans l’opinion de plusieurs observateurs, aura certainement d’heureux résultats puisque les agents en uniforme pourront prévenir les infractions à la loi et non se contenter, comme auparavant.d’attendre en silence que les braeonnieps aient abattu le gibier pour ensuite les poursuivre en justice.Il est donc bien entendu cpie les autorités provinciales ont fermement l’intention de se montrer d’une grande sévérité à l’égard de ceux qui transgresseront la loi.Service aérien ultra-moderne entre New-York et Paris La mise en service d'avions de luxe avec couchettes sera inaugurée le 7 octobre La pêche prend fin Au moment où la chasse commence, c’est ta pèche qui prend fin.Mardi sera le dernier jour pour prendre de la truite et l’on aura encore quinze jours pour attraper des achigans, des era-pets et des maskinongés; puis ce sera tout.On espère que la saison prochaine se montrera meilleure que celle-ci, gâchée par les inondations du printemps et par la chaleur inusitée de l’été.Les inondations ont sali l’eau des lacs et des rivières et ont empêché les poissons de se reproduire de façon normale.De son côté, la chaleur excessive que nous avons connue a causé la mort d’une quantité innombrable de poissons; à tel point que cette année la saison de la» pêche perdit au moins le quart de sa valeur.Nous avons demandé à 51.Paul Beaulieu, comptable en chef du district de Montréal, dijns quelle proportion, l’année dernière par exemple, on a distribué des permis de chasse aux étrangers, relativement à ceux qui furent livrés aux résidants de la région de Montréal.Toutefois, ce renseignement d’une extrême simplicité, M.Beaulieu n’a pas le droit, dit-il, de le communiquer au public il nous renvoie à Quebec, auprès du surintendant général de la chasse et de la pêche.M.Charles Frémont.Chinoiseries administratives, ou quoi?François ZALLONI M.Jlenri-J.Lesieur, représentant général d’Air-Frànce en Amérique du Nord, annonce que la mise en service d’avions de luxe avec couchettes entre Paris et New-York sera inaugurée le 7 octobre par la ligue aérienne française internationale.Cet appareil “Constellation 749” surnommé “le pirns bel avion du monde” sera désormais appelé “La Comète d’Or” et effectuera la traversée de l’Atlantique chaque mardi soir à 7 heures.L’appareil, après un vol direct, arrivera à Paris te lendemain avant-midi et un petit déjeuner sera servi au lit aux passagers qui le désireront.M.Lesieur a annoncé également que le prix des couchettes à une place serait de $125 et des couchettes à deux places à $150; le prix du billet ordinaire étant de $345, ceci porte donc à $470 ou à $840 te prix du passage New-York-Paris sur les la baie d’Hudson.Plus d’une douzaine de grandes entreprises de transport aérien participeront à l’affaire, et otusieurs lignes se partageront le transport de la plupart des articles du menu.Ces entreprises comprendront probablement Air-France.American Air Lines, American Overseas Airwav, British Overseas Airways Corporation, les lignes aériennes du Pacifique canadien, Colonial Airlines.F.astern Air Lines, la ligne hollandaises K.!.M., Maritime Central Air Lines, Northeast Airlines, Air-Suisse, Air-Canada et Trans-World Airlines.Des groupes de secouristes sans frais aucuns “Comètes d’Or”.Tel le fameux “Train Bleu”, les “Comètes d’Or” d’Air-Fran-ce, qui transporteront 18 passagers au lieu de 44, offriront à ceux-ci un maximum de confort et de luxe.Un apéritif sera servi aux passagers à leur arrivée à bord et à huit heures sera servi le renommé dîner d’Air-Francc, comprenant vins de France et Champagne.Pendant le diner les couchettes seront préparées afin que les passagers qui désireront se reposer puissent le faire sans attendre tandis que d’autres pourront à leur gré jouer aux cartes, écrire ou travailler.La décoration intérieure en couleurs pastel spécialement étudiée pour le confort des passagers a été exérutée par la compagnie Raymond Lowery.Les | sales de toilette présentent tous; les avantages du confort moder-j ne.tels que coiffeuses, divan et, pour les hommes, rasoirs électri-1 ques.etc.Les eouehettes supérieutes sont préparées avant le départ de l’avion et peuvent être mi-ses en place très rapidement, tandis que les fauteuils mobiles se transforment aisément en couchettes inférieures.F.a cuisine a été spécialement conçue pour la préparation des repas d’Air-France.L’avion “Constellation 749” est le premier avion de passagers d’après-guerre pouvant effectuer un vol direct entre New-York et Paris.Il est muni des derniers perfectionnements techniques et d’hélices réversibles.En vue de donner un nouvel essor aux connaissances du secourisme, le conseil provincial de l’Association ambulancière Saint-Jean vient de faire un appel spécial à au delà de mille deux cents curés de la province, leur offrant de doter leurs paroisses, sans frais aucuns, de groupes de secouristes expérimentés.Les connaissances acquises à la siiife d’un cours de premiers soins formeraient ensuite la base de formation de corps perma-nenls d’infirmières domesliqties et d’ambulanciers, dans chaqi e paroisse, rurale ou urbaine.I.’Association ambulancière Saint-Jean veut ainsi propager les connaissances de secourisme, enseignant à tous ce qu’il faut faire dans des cas d’urgence, à la maison ou ailleurs, pour alléger la souffrance et parfois ra.mener à la vie.Chacun dans sa sphère, ces deux groupements d’infirm>res et d’ambulanciers seraient d’un grand apport, advenant confla- j gration, épidémie ou seulement nécessité immédiate d’aide aux médecins.Les membres pourraient être choisis parmi ceux des sociétés déjà existantes ou parmi la population en général.Dès qu’elle aura reçu au complet la liste des médecins et gardes-malades graduées de chaque paroisse, l’Association ambulancière Saint-Jean s’occupera des préparatifs pour le début de cha.que cours.Ces connaissances rendraient certainement des services éminents chez nous tout le long de l’année.An foyer autant qu’à l’usine ou sur la route, les soins immédiats sont nécessaires, si l’on veut sauver des vies.Nous avons tous l’occasion de donner les soins requis à la victime d’un accident ou d’une indisposith n subite.Malheureusement, nous ne savons généralement pas quoi faire.C’est cette lacune que viendront combler les cours de premiers soins aux blessés et de soins à domicile de l’Association ambulancière Saint-Jean.tTu tnéf/tede fiici/e, c&mmcde, , ddppoUcr e/fi/'atyenr en re.yaye.Vous voyagez «ans inquiétude lorsque vous utilisez r cette unité monétaire internationale Cook.Emis en dollars américains ou en sterling.25,000 agents de change par tout l’univers.Vms pognez les obtenir p» f entrentfce de rein btM|N.tes pim tntlenstlièiptsiiexnngeanMBMil»—èadsdepsIiUW î M.Duplessis veut rendre justice aux employés civils Québec, 2777d!n C.) — Dans une lettre envoyée par M.Maurice Duplessis, aux employés civils, le premier ministre de la province déclare que le gouver.nement de Québec désire sincèrement faire tout ce qui est raisonnablement possible pour que pleine et entière justice soit rendue au personnel civil de la province.M.Petlerin Lagloire, président du conseil général des employés de la province, a fait prendre connaissance de cette lettre aux journalistes, hier après-midi.11 a lui-Tnême précisé que le gouvernement ne se contente pas d’exprimer un désir mais qu’il a déjà fait l^paucoup dans le domaine des réalisations.Dans certains départements, les augmentations sont accordées au ythme de $200 par année.Ail.leurs, 00 à 70 pour cent du personnel ont eu des augmentations substantielles.M.Lagloire a parlé, entre autres, du departement de l’agriculture, dont il fait partie.Il a souligné qu’avant l’arrivée de M.Barré, des agronomes diplômés de nos universités, recevaient moins de $11101) par année.Il v en avait même qui n’avaient que $1200.Ce salaire, dit.il.ne correspondait nullement à leurs qualifications et aux importantes fonctions qui leur étaient confiées.Des mesures om eie prises pour qu’ils soienl traités avec équité.Un déj euner original VOYAGE NEW-YORK TRAIN-AUTOBUS Jour d'Action de Grâces $31.75 - $34.95 - $38.95, «t«.Départ 10 ect.p.m.retour 14 a.m.(ATLANTIC CITY) xutobui spécial (léger supplément) comprenant transport, hAtels, visites voyage de noces organisé partout et en accord avec votre budget Informations et réservations Ass'n Voyages Historiques 5302 Ave du Parc, Montréal Tél.: CA.0795 i Sourds Le NOUVEAU et Ultra-Mine* APPAREIL ACOUSTIQUE PARAYOX UNE SEULE PIECE : Avant d» faire rachat ; d’un appareil acoustt-! que essayes le nouveau j PARAVOX.qui ne pèee j que 3% onces (sans i batterie).D'usage très facile.LE PLUS SIMPLE — LE pins eollde _ LE ; GARANTI.qu u“ *ty,° 1 quel qne «oit votre degré de surdité avec PARAVOX, vous entendres ctalre-j ment C’est le meilleur appareil.?eues l’essayer — Cela ne vous coûte rien.DEMONSTRATIONS GRATUITES ET A DOMICILE SI DESIREES.GILBERT JOBIN SPECIALISTE 3610 DurnHiPrl8.1"** n - ** 30iu uuroener punre - Arthur O) LA.5975 UN SEUL BUREAU A MONTREAL Jamais, sans doute, n’aura été servi à Montréal déjeuner plus original que celui qu'on se propose d’offrir aux délégués » la seconde Conférence annuelle de l’air, en octobre, car tous tes comestibles servis en cette occasion auront été apportés, par avion, des quatre coins du globe.Ce déjeuner aura iieu ie second jour de la conférence, qui s’ouvre vers le 15 octobre sous l’égide de ia section de l’aviation du Board of Trade de Montréal.Le déjeuner en question a pour objet de démontrer la rapidité avec laquelle on peut transporter par voies aériennes des aliments frais de toutes les parties du monde, sans qu’ils perdent rien de leur saveur, et sans recourir à d’autres avions qu’à ceux des lignes aériennes en fonctionnement régulier.Le menu fait songer à un itinéraire international! I! comprend des crevettes de la Nouvelle-Orléans, du fromage de Suisse, des limettes de Trinidad, de 1 espadon des Bermudes, du cafe de Sumatra, du raisin de I-rance et des choux de Bruxelles cultives en Hollande.Pour satisfaire les goûts vraiment exotiques, il y aura des fruits de la Passion récoltés en Malaisie, des mangues des Indes, des papayes du Kenya, des mangoustes de Bankok et des avocats de la Jamaïque, La Jamaïque enverra également un régime de bananes, tandis que l’Hgvp-te expédiera une caisse de dattes.Le Canada fournira pour sa part du celeri et de la laitue de a A’allée de 1 Okanagan, en Colombie canadienne; du homard de Yarmouth, N.-E., et des patates de 1 Ile du Prince-Edouard.Outre les crevettes, les Etats-Unis enverront du bifteck du Texas, des pamplemousses de Floride et des champignons de Pittsburgh.Un11 ri aUra auss’’ Ce,a s’impose.uil T5 vîna,n' ^ Points du globe diamétralement opposés.(.es fleurs effectueront un vova- v.nin i,Ueziqiùe ¥00 nii|les pour deHonimde et, le croirait-on, du iiikon ou des parages de ENPlXf, LES VERITABLES PRODUITS d* FRANCE SONT DE RETOUR SUR Lt MARCHE CANADIEN aussi 11 n’as» plus néesstai-u r* dsmploysr Imitations ou H q produits Inférisurs.Maint»- o i< nant on peut se procurer ï D les vrais du Dr Guitln sans S 1940n*n,aUOn prU « K d* «UCCAS.3,uuij,uoo a© ftftrheli par un Vm**nr« tatrurt exclusifs pour le canaris.CIE CAN AGENCES MODERNES miU Dflorlmler.Montréal.DO.1345 OUVERTS DE 9 h.à 5 h.30 TOUS LES JOURS, SAMEDI COMPRIS VENTE i CARPETTES A PRIX SPECIAUX lundi et mardi chez DUPUIS Fameuses carpettes "Axminster sans couture Une importation de l'Angleterre qui est votre garantie de durabilité Si vous n'avez qu'un eertoin montant â disposer sur l'achat d'une carpette qui s'impose cet automne, vous feriez bien de prendre avantage d'une offre aussi avantageuse.Vous savez que les carpettes AXMINSTER sont renommées pour leurs somptueux dessins imitant les tapis orientaux .également sont offerts des motifs fleuris toujours en vogue.Il faut les voir avant d'arrêter votre choix sur une carpette de salon, de salle à manger ou de chambre à coucher ., .Voyez les dimensions et prix : verges 45.00 verges 55.00 verges 62.50 verges 72.50 m ¦MüéiaaÉ Paiements faciles si désiré suivant les dispositions de la loi provinciale.Vedette - pour passages, escaliers, tapis ^Wilton” anglais Une autre importation de l'Angleterre que ce tapis WILTON tissé serré et durable.Largeur 27 pouces.Riches coloris de bleu, beige, taupe, vert, rouille.LUNDI ET MARDI, LA VERGE .95 4 * DUPUIS _______ clnqnitmt (D* Montlrny) V#*
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.