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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 27 mai 1947
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1947-05-27, Collections de BAnQ.

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"Le Ceneda eat une nation aouteralne et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Breu-Kne ou des Etata-Uols ou de qui que ce soit d'autre.I attitude qu’il lui faut prendre mver» le monde Le premier devoir de loyalisme d un «anadlen n’est pas envers le Common «'"ait h britannique des nations, njals envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent a mon avis un mauvais service au Commonwealth.’’ "She le a sovereign nation and cannot lake her attitude to the world docilely from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’s king and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth." ll-X-371 Lord Tweedsmuir LE DEVOIR Directeur t Gérard FHJOM ¦•dadsur sa cheli Orner HESOUX Montreal, mardi 27 mai 1947 VOLUME XXXVIII — No 120 REDACTION ET ADMINISTRATION 490 EST.NOTRE-DAME.MONTREAL TELEPHONE : *BEIair 33j1 tons.DIMANCHES CT mu Administration ; : BEIair 3361 Rédaction ; BEIair 3366 Gérant : BEIair 3363 a république du Canada “horrifie” M.St-Laurent Les écoles d’Ottawa J question revient à l'affiche — Le "Journal" donne des chiffres qui devraient faire réfléchir-Les causes d'une brutale injustice-En quoi le problème intéresse financièrement tout le monde La question des écoles d’Ottawa revient à l’affiche n en pouvait être autrement.Quand un corps vivant orte des germes nocifs, il faut que leur malfaisance se lanifestc plus ou moins brutalement.Cette fois-ci c’est à propos du traitement des institu-:urs des écoles catholiques que s’affirme cette malfaisance )n sait qu’il existe à Ottawa deux commissions scolaires, une dite des écoles publiques et l’autre des éçoles sépares.Celle-ci administre toutes les écoles catholiques.Elle st.en fait, la commission catholique de la ville.Or les professeurs des écoles catholiques ne reçoivent oint le traitement qu’à leur avis, et de l’avis de beau-oup d autres, ils devraient avoir.Ce n’est point mauvaise olonic de la part de la commission: c’est le fait d’une rès pénible situation financière, à laquelle elle ne peut à eu près rien.* * * L'Ottawa Journal, qui est la propriété de protestante, csumait dans un article de tête vendredi dernier la situa-lon comparée des instituteurs des deux commissions.L’an ernier, disait-il.la commission des écoles séparées a dépensé pour l’enseignement la somme de $349,75 3, chiffre tiqucl les augmentations que l’on vient d’annoncer ajou-cront SI 9.000.Pendant la même période, et du même bef, la commission des écoles publiques a dépensé «668,000, auxquelles les augmentations prevues pour 947 ajouteront quelque $62,000.En d’autres termes, ondut le Journal, les écoles publiques dépensent, de ce bef environ $2 contre $1 dépensé par les écoles séparées.Le Journal inscrit en marge de ces premiers chiffres un utte tableau qui projette sur eux une intéressante lumière.est celui de l’inscription et de la fréquentation dans les eux groupes d’écoles.L’an passé, dit-il, les écoles publiques avaient dans leurs clashs régulières une inscription je 7,294 élèves, avec une assistance moyenne de 6.673, oit 91.5%.et d'ans leurs jardins de l’enfance (Kinter-\anens) une inscription de 1,289, avec une assistance moyenne de 1,04 7, soit 81.2.Soit une inscription moycn-Ic.pour les deux types d écoles, de 8,58 3, avec une assis-lancc de 7.7 20.Aux écoles séparées, qui n’ont pas de jardins de l’cnlance.l’inscription moyenne était de 10,181 |t l’assistance, de 9.459 ou 94.3%.j D où il résulte — c’est un point qu'il ne faut jamais l'erdrc de vue — que la commission des écoles catholiques l'tcnd soin d’un nombre d'élèves très sensiblement vtipé^j |icur à celui dont ont charge les écoles publiques.* * * I Le Journal conclut de là: Personne ne suggéré que les jirofesseurs des écoles publiques sont trop payés.La ro/j-|lusion obvie, c'est que les professeurs des écoles séparées j'iii sont tenus d avoir les mêmes qualifications reçoivent i'?traitement qui est évidemment au-dessous d'un rêqi-w de vie décent (clearly below a decent living standard).| Le fait est que la situation est telle que de temps à on entend même exprimer la crainte, dans cer- lutre jains cas.ce peut être l’espoir) qu elle finisse par entrai-ncr la disparition des écoles séparées.j Le Journal prétend démontrer qu’il s'agit là d'un pro-jdémé qui n'interesse point que les catholiques, mais toute |a communauté outaouaisc.Et il en donne une raison qui contraints de payer à leurs instituteurs des salaires si inférieurs à ceux des maîtres des écoles publiques, bénéficiant des services, donnes à si bon compte, des instituteurs congréganistes.vivant de toute façon très modestement, se trouvent quand même acculés à une si pénible et si dangereuse situation financière?La réponse est très simple, et nos lecteurs la connaissent depuis longtemps.Mais il faut la rappeler, car c’est l’un des scandales de notre pays et de notre époque.C’est l'un des faits qui ont motivé il y a quelques années la solennelle protestation de l’épiscopat catholique du Canada.Le régime scolaire de l’Ontario est ainsi fait que les écoles catholiques n’y peuvent bénéficier que d’une fraction des ressources qui leur devraient logiquement revenir.Ne vont en effet au fonds des écoles catholiques que les taxes des contribuables catholiques qui en font l’expresse demande.Si vous ne dites rien, vos taxes tombent dans la caisse des écoles publiques.Et comme, à raison des circonstances locales et en dépit de la politique d’économie de la commission (nous songeons ici, en particulier, au ras d'Ottawa), les taxes des écoles séparées sont de beaucoup plus élevées que celles des écoles publiques, on voit quelle tentation assaille de ce seul chef les contribuables catholiques.(Chaque défaillance aggrave la situation de leurs écoles).Il y a plus: dans le cas des mariages mixtes, si les enfants sont élevés à l’école catholique et que le père protestant veuille verset ses taxes à l’école qui prend soin de ses enfants, il n'en peut rien faire.D'autre part, toutes les taxes des services dits d'utilité publique vont aux écoles publiques.Quant aux autres compagnies par actions, celles-là seules qui en expriment formellement le désir peuvent verser aux écoles séparées une part correspondante au nombre prouvé de leurs actionnaires catholiques.Notez bien le mot prouué: cela signifie que dans la très grande majorité des cas cette attribution est légalement impossible.Comment en effet dénombrer les actionnaires catholiques de compagnies qui ont des intérêts partout et dont les actions changent quotidiennement de main?Dans le cas de la compagnie Eord, de Windsor, le conseil d'administration avait décidé d’attribuer aux écoles séparées la part de ses taxes qui lui paraissait correspondre au nombre de ses actionnaires catholiques.Un tribunal ontarien a ratifié cette décision, contestée par la commission des écoles publiques de Windsor: mais le Conseil privé a maintenu l'interprétation restrictive.Avec le développement que prennent aujourd'hui les compagnies par actions, on voit quelles sont les conséquences d'un pareil texte, qui date d'une soixantaine d'anftées et qui fut édicté dans des conditions complètement différentes de celles d'aujourd'hui.Autre point.En Ontario, c'est le locataire qui fixe l’attribution de la taxe scolaire, avec ce résultat, dans le cas qui nous occupe présentement, que les impôts prélevés sur les nombreuses propriétés louées par le gouvernement fédéral vont tous au fonds des écoles publiques, bien qu’en fait ces taxes proviennent de tous les contribuables fédéraux, catholiques ou non catholiques.Est-il besoin d'en dite davantage pour faire comprcn dre la lamentable situation de la commission des écoles toyen américain.Alors de auel droit se permet-il de venir traiter de fasciste le gouvernement de la province de Québec sur son propre territoire?Le simple fait qu'il puisse porter impunément une tel-! le accusation en démontre toute la vanité, car si Québec était un Elut fasciste, ledit Valente serait depuis longtemps au violon.Comme citoyens de Québec, nous avons le droit d’apprécier diversement les agissements de notre gouvernement dans cette affaire de La-chute.Cela nous regarde.Mais nous devons être unanimes à réprouver le sans-gêne d’étrangers qui, abusant de l'hospitalité que nous leur offrons, viennent se mettre le nez dans nos affaires.Cela devient à la longue intolérable.Le même Valente aurait ajouté qu’il entend passer quelques jours à Lachute afin d’entamer des négociations avec les autorités de la compagnie Ayers en vue de la signature d’un contrat.Cette outre-j cuidance dépasse vraiment les bornes.Le contrat de travail est de juridiction provinciale.Si nous nous objectons à ce qu’en temps ordinaire Ottawa y mette le nez.ce n’est sûrement pas pour tolérer qu’un étranger vienne y mettre son grain de sel.Les contrats collectifs dans Québec doivent être négociés et signés entre citoyens de la province ou au moins entre citoyens canadiens.C’est pourquoi nous comptons bien que les autorités de la compagnie et le ministre provincial du travail ignoreront les avances du sieur Valente et le laisseront retourner bredouille à Washington.Il apprendra ainsi aux dépens de sa vanité que le moins oue l’on puisse faire quand on est à l'étranger, c’est i d’être poli.G.F.Choses yougoslaves Il y a quelques semaines, au moment que se produisait l’incident du consul Zaco Popovilch et que ce même incident se résolvait par le rappel brusque de ce consul que le gouvernement de Belgrade avait à peine désigné au poste de Montréal, des journaux et des agences de presse laissaient entendre que des démissions venaient de se produire dans le corps diplomatique ou consulaire de Yougoslavie en terre d’Amérique.Des noms étaient même mentionnés, celui de M, George Sigmund, chancelier et chef du personnel au consulat de Yougoslavie à Montréal, le nom aussi de la fille de ce dernier, Mlle Stéphanie Sigmund, du personnel de la légation yougoslave à Ottawa.On laissait entendre qu’il s’agissait de démissions, dans l’un et l’autre cas, mais de démissions pour ainsi dire demandées, sinon exigées de Belgrade; mais que cela ne se rattachait pas directement à l’incident Popovitch, n’était pas la conséquence de l’incident.Voici que ces faits s'avèrent.Les deux démissions en question ne sont pas le résultat de l’incident (suite à la deuxième page) - ^ i i - • ——————— ——- i „U! n , .1 .—vviumiDsiun UC5 CCOICS 1 Probab|emcm celle qui est le plus de nature à impres- séparées d’Ottawa, et des écoles catholiques d’Ontario dans lionner une section de ses lecteurs.Si, dit-il, les écoles l’ensemble?, cpatées devaient un jour fermer leurs portes cl que dix >(, if.if.fu'xU'r'tT P'U|S dU,r Un bCaU ,1la,in “ P"5Cntfr: 11 Y 1 *» injustice qui appelle un prompt remède.’T, „ * ef° * pu.bl,quts’ n°1'5 vcrr,ons ‘,lors q«.Tous ceux qui y regardent d’un peu près l’admettent.Une est une affaire qui intéresse tout le monde.! commission d’enquête provinciale s'occupe présentement c-esr, conclut-il donc, une grande question civique et I de ce sujet et du problème général de l’enseignement dans |ious devrions tous lui chercher une solution permanente.’ i C est le bon sens même, et le sort des écoles catholiques J^e cat net du gtinefteux Lk peut laisser indifférents que ceux qui ne voient pas plus oin que leurs nez ou dans le cerveau de qui le sectarisme abnubile tout le reste.[ * ¥ * Mais le problème que se posent les gens du dehors est clui- n.comment sc fait-il que le* catholiques d'Ottawa.27.y-, la province.Son rapport entraînera-t-il la réforme qui s'impose?Nous le souhaitons comme tous les amis de la paix nationale.En faisant voir que la solution du problème intéresse — même financièrement — tout le monde.le Journal inclinera vraisemblablement un certain nombre de gens vers une solution de justice.47 Omtr HEROL'X ’actualité Lo richesse en Chine Depuis les or i fi inc s du monde, tin mandé est lancée dans une l’iir.sf effrénée vers lu richesse.\ir V" « * l’oit la clef de tous les jaisiK.de la puissance et du honnir.Telle une chimère, elle se fsse poursuivre et au soir de la e, quand par qrand hasard, un mime sur un million, l'atteint, il j: trouve plus qu’un anms de fenil-K- mortes.Car on n’u plus ni jen-•w.ni santé: les siens qui anient pu en jouir, sont disparus, bien il est trop tard pour eux ss/.Lt pour les rares infortunés t elle comble à Vàqc des joies, elle t nrobablcment lu plus cruelle des fusions.Comme dims un bouillon : culture qui s'irise de teintes lieuses, les pires elements de né-«sr.morale s u développent qui ' laisseront qu'une âme vidée., l.a richesse comporte une rançon froqable: la satiété, qui attend !c he au bout de toutes ses erpé-ences et de .sa vie; le sentiment te tout n'était que mensonae et tgoù'; le doute féroce qui fait un homme ne sait plus désor-ais si les êtres qui lui touchent plus près, considèrent ses qua-'es.nu son argent, doute qui l/e les plus douées choses, qui met 1 fiel dans le bieuvage et donne 1 gout ne cendre aux aliments.Cest la jeune fille riche qui ne ura jamais si on la recherche ur ehe ou sa dot: c'est l'homme titique puissant qui finit par ne ms voir que des calculs intéres-s chez ceux qui l'approchent, fl a urtant des amis sincères, mais il saura jamais qui ils sont.A ¦ point de vue.c'est le pauvre qui f vraiment riche.Comme dit la chanson.T argent ne fait pas le bonheur.Mais ainsi que répètent les gens, il est tout de meme bien commode! I l’heure présente nos alliés les Chinois cherchent apparemment le moi/cii d'allier les elements de la cnntr idiction.On p n rendu le papier-monnaie si abondant, que la Chine en esl tapissée.U y a quelques semaines, notre gouvernement avait vendu 800 vaches ¦! la Chine.Comme il s'agissait d'animaux de rare, on leur adjoignit pour le vopage des spécialistes, 3‘J gardes-malades, etc.La traversée fut houleuse sur un ocean Pacifique démonté.Les vaches se portèrent à merveille, mais les gardes-malades et les gardiens furent effroqablcment malades.L’un d'ci;.r qui en écrivit à un ami, dit notamment: Il est sûr qu'une vache n'a jamais le mal de mer.Elle tient sous la bourrasque que c'est merveille.Dans une tempête oi, le vent soufflait à 60 milles à l'heure, les hommes s'agrippaient mourmits à tout ce qu'ils pouvaient attrape.’-, mais les vaches étaient solides, cnlnies et riaient de nous: elles continuaient à mastiquer paisiblement".D'autres surprises attendaient le voyageur.Dans un café de Shanghaï, notre homme, se fit servir un verre d'alcool.Le garçon lui présenta la note: tiô.OoOI Sur la rue, il vit des Chinois allumer négigemment leur cigarette avec de menus billets de $600, tandis gue.aux tables, des élégantes prenaient le thé à $25,000 la lasse."Une simple chambre d’hôtel coûte Si.500.000 par mois.Mais ce gui est le plus ahurissant, c'est le («u du dés m S.ht,nm k/U./ .mlanehsr est littéralement recouvert de billets de $10,000 et on en a jusqu’à la cheville.On ne parie pas moins qu a cent mille dollars à la fois".Le li est tellement dévalorisé, qu'un citoyen canadien, d'origine chinoise qui veut faire venir sa femme, doit dépenser $20,000,000.\us Chinois, devant cette inondation de numéraire en papier doivent s écrier comme noire gouvernement^ à un emprunt de guerre: "Plus rien n’importe.” Il est vrai qu’il p régne une effroyable pauvreté, au point qu’on voit au long des rues des corps d’enfants dèchatncs, et dont personne ne s’occupe.MIC Ï7-V-47 Blocs-notes Propos de métèque A Lachute, On certain Anthony Valente, président de l’L'nion internationale des ouvriers du textile, aurait déclaré, dimanche soir dernier: “J’ai appris les brutalités de la police provinciale, l’emprisonnement de nos chefs et les menées fascistes du gouvernement Duplessis.et je n’hésite pas à dire que les ouvriers américains réprouvent ces actes de la police et du gouvernement de Québec.Nous étions sou* l’impression que nous en avions fini de ces gouvernements par la police, mais ici nous avons trouvé non seulement une telle sorte de gouvernement, mais un gouvernement fasciste’’.Ce Valente, à ce qu'on rapporte, habite Washington et par ronsé-ouent est vraisemblablement ci- M.St-Laurent se dit “horrifié” I que le Devoir réclame la république 1 du Canada.Du meme souffle, il pro.dame que le Canada est un pays ; indépendant.A moins que l’honora-ble ministre soit un monarchiste farouche.on ne voit pas très bien ce j qui a pu le scandaliser.* * •* A moins que 1’ “indépendance” du Canada ne soit un mot commode à l’usage des électeurs, sujette A ratification par Londres, et qu’on sort au besoin comme la “démocratie’’, la “liberté”, etc.* * * Un chroniqueur dit que nos législateurs fédéraux sont emprisonnés pour tout l’été, à cause des discours qu’il leur reste à faire.Cela explique qu’ils adoptent ensuite des crédits à la centaine de millions par minute, sans les examiner.L’important n’est pas qu’ils examinent si les contribuables sont exploités, mais de pouvoir s’écrier devant l’électeur: “Je me suis levé sur le parquet de la Chambre pour “leu” dire.” ?* * Toute la presse anglaise fait un formidable ravaut prace au’un manufacturier québécois, M.Ludger Dionne, fait venir rent jeunes Polonaises, des réfugiées, victimes de la guerre, pour qui nos hommes publics font des discours si émouvants.M.Dionne leur assure de l’emploi, aux salaires légaux du pays.Les mêmes journaux jetèrent egalement des cris d’aigle lorsqu’on Ht venir quelques centaines de vétérans polonais, qui firenl au prix1 de leur sang la guerre de l’Angleterre.Incidemment, on ne dit rien sur les 84.151 immigrants entrés au Canada en 194(3.dont 55.000 des Iles britanniques.Il est vrai que les Po-lonais sont catholiques et que cela fait quelque différence.m Crtneheu» Choses d’hier et d’aujourd'hui Les gens vains ne peuvent être habiles; car ils n’ont pas la force de se taire.VAIVEN ARGUES Chronique internationale Moscou peut abolir la peine de mort ! L’une des grandes nouvelles de la journée c'est l’annonce par la radio de Moscou que la peine de mort est abolie en Russie soviétique.Les représentants et les amis des Soviets a l’étranger acclament cette décision comme une preuve que l’ordre et la sécurité régnent désormais à un tel degré en li.R.S.S.qu’en temps de paix il n’est plus nécessaire d’imposer la peine capitale.A première vue, la nouvelle est d’autant plus surprenante que la révolution russe a été pendant ses dix premières années l’un des régimes les plus sanguinaires que le monde ait connus.Aux reproches qu’on lui adressait de sacrifier tant d’hommes à la révolution, Lénine avait répondu: “Qu’importe! On fend le bois, les éclats volent! Même si nous devions employer dix millions de corps humains afin d’édifier le communisme, il en resterait encore assez pour peupler notre territoire.” Or la méthode de Lénine a été perfectionnée depuis.Il n’avait pas osé pousser à ses conséquences logiques le collectivisme agricole, et en mourant il .avait dit à son successeur: “(’.e serait la plus grande des absurdités que de vouloir introduire le travail agricole en commun dans nos villages encore si arriérés.Il faudrait au préalable une longue éducation.” Staline avait d’autres vues; il décide d’établir en quelques mois plus de kolkhozes que dans les douze premières années de la révolution, et proclama la suppression du koulak comme classe sociale.Des millions de paysans furent supprimés; toutefois un petit nombre relativement furent exécutés; les autres furent envoyés dans des camps de travaux forcés où ils périrent sous le fouet, attelés à des tâches épuisantes, que le.elimat rendait souvent encore plus pénibles.Les camps de travail Avec ses massacres, suicides, assassinats, déportations, la collectivisation rurale a fait des victimes que nul n’a dénombrées: des régions entières ont été dépeuplées.Mais Staline avait trouvé là une formule très avantageuse; nu lieu de tuer les dissidents politiques, on les envoyait exécuter les grands travaux, édifier l’outillage économique de la nouvelle Russie.Au début, plus de 100,000 prisonniers furent employés à doubler la voie ferrée du Transsibérien, sur une longueur d’environ 21,000 milles.Puis, 2.000,-000 de ces forçats rreusèrent le canal de Léningrad à la mer Blanche.Le système a été amplifié et aujourd’hui, probablement 11,000,- 000 de condamnés politiques sont employés aux grands ouvrages d’irrigation des régions désertiques de l’Asie, â l’aménagement des mines et des routes, jusque dans la zone polaire où ils peinent par des froids de 50° sous zéro.Dans ces conditions, la peine de mort devient un gaspillage économique.Ces travaux tuent rapidement leurs victimes et il faut sans rosse remplacer la moin-d’oeuvre.Le nouveau plan quinquennal requiert de tous les citoyens un effort maximum.Ceux qui flanchent peuvent s’attendre à pire.Pour le recrutement des camps de concentration, Moscou dispose notamment, avec les annexions récentes, d’une population de plus de 24,-000.000 encore mal assujettie au communisme et où la résistance est plus fréquente; les prélèvements sont donc relativement plus élevés là qu’ailleurs, notamment dans les Etals haltes.Dès avant la guerre, la peine de mort ne subsistait eu principe que pour le meurtre, le vol de grand chemin et le sabotage de la propriété de l’Etat.Ce dernier chef d’accusation était assez élastique pour couvrir toutes les purges, et la police secrète pouvait sans doute prendre tes mesures d’urgence; ü est douteux que la nouvelle loi supprime tous les assassinats politi ques.La terreur soviétique Mais avec le système pénal soviétique il n’y a vraiment pas de raison de maintenir la peine de mort.Il va de soi que si la crainte de 1 exécution est de nature à faire In-liter les criminels dans les pays civilisés.le régime qui sévit en l .R.S.S.est encore plus terrifiant- Moscou annonce en effet qu’au Heu de te peine capitale on imposera des sentences de 25 ans dans les camps de travail.Les condamnés qui sc tendront au bout de cette sentence seront rarissimes.Pour lu même raison l’argument que les communistes tirent déià de cette décision: que le régime soviétique est devenu assez stable pou» n’avoir plus besoin de cet ultime moyen de défense, ne vaut pas.Avec la collectivisation du travail, la délation e* la concurrence fe-loce qu’elle entraîne, on peut dire que toute I» population russe est soumise à un tra\ail forcé qui n’est qu’une des servitudes de la dictature communiste; et elle vit sous lu menace du camp de travail qui est le retour à l’esclavage antique sous ses pires aspects- Rendu là.l’abolition de la peine de mort n’a guère de signification.Paul SAURIOL J7-V-4f Le ministre s’en prend au directeur du “Devoir” La loi de la publication des lois — Une anomalie constitutionnelle soulignée en 1940 par M.Pouliot oar Pierre VIGEANT Ottawa, 27 — M.Louis St-I.au-rent, notre ministre des affaires extérieures, s’en est pris hier au directeur du Devoir auquel il a reproché de réclamer la proclamation d’une république du Canada.“J’ai été bonifié, de dire M.St-Laurent, de lire dans l’un des journaux de ma province que le nouveau directeur nommé pour déterminer la politique de ce journal préconisait une république canadienne.Engager une controverse en ce moment sur la question de savoir si nous devons établir ou non une république, cc -serait, me semble-t-il, assez futile, ee serait une controverse qui n’entraînerait aucun résultat pratique et qui soulèverait inutilement beaucoup d'animosité.Pourquoi ne pas s'en tenir aux choses qui peuvent amener des résultats pratiques uu lieu de soulever inutilement des discussions qui engendrent de l'animosité sans rien produire de bon?” M.St-Laurent a fait cette sortie contre notre directeur, M.Gérard Filion, au cours d’un bref débat sur un projet de loi qui vise précisément à effacer l'un des vestiges de colonialisme qui subsistent encore dans nos lois.H s'agit de la loi de publication des lois qui oblige le greffier du Sénat à transmettre au gouvernement du Royaume-Uni le texte de toutes les lois votées par le Parlement canadien en dépit du fait que le statut de Westminster a supprimé le droit que le Parlement de Grande-Bretagne avait de désavouer les lois des Dominions.Il s'agissait de trancher l’un des liens constitutionnels ténus — la procédure d’amendement à la constitution et les appels au conseil privé ont une tout autre importance — qui nous assujettissent encore à la Grande-Bretagne.La Chambre des Communes a d’ailleurs disposé de ce projet de loi eu moins d’une heure hier après-midi.L’amendement à la loi de publication des lois n’aura pas une très grande portée pratique, mais il mettra fin à une anomalie constitutionnelle.11 illustre une fois de plus le processus d’évolution nui accroît graduellement l’autonomie du Canada, mais le conduit beaucoup trop lentement vers l’indépendance.Il souligne la nécessité, comme le suggérait il y a quelques semaines noire prédécesseur, Léo- pold Richer, direclcur de Notre Temps, de reviser toutes nos lôix pour les rendre conformes a la position constitutionnelle du Canada en supprimant tous les vestiges de colonialisme.Anomalie constitutionnelle Ln présentant le projet de loi, M.Louis St-Laurent a exposé la situation amusuiitc qui exislait depuis plusieurs années pour ce qui est de la publication des lois.L’article «)6 «Je l’acte de l’Amérique britannique du nord exige que le gouverneur générai transmette une copie authentique de toutes les lois canadiennes ù l’un des secrétaires d’Etat fie Grande-Bretagne afin de permette au gouvernement de Grande-Bretagne d’exercer son droit de désaveu sur les lois canadiennes.La loi canadienne de la publication des lois donne suite à cette disposition de notre constitution en chargeant le greffier du Sénat qui est constitué “greffier des Parlements” de transmettre au nom du gouverneur général une copie reliée des lois votées chaque année par le Parlement du Canada.A la suite de la déclaration Bal-four de 1926, la conférence imperia-lc; de 1929 a adopté une résolution disant que le droit de désaveu du gouvernement de Grande-Bretagne sur la législation des dominions ne pouvait plus s’exercer au stade d’évolution constitutionnelle où l’on en était arrivé, autrement dit que le droit de désaveu était tombé en désuétude.Ln résolution de la conférence de 1929 qui devait être incorporée dans le statut de Westminster autorisait tes dominions oui possédaient le pouvoir d’amender leur propre constitution d’abroger les dispositions touchant le droit de désaveu et prévoyait que les autres pourraient s adresser au Parlement de Westminster pour faire modifier leur constitution en ce.sens.Le Canada n’a pas agi pour faire abroger l’article 56 de l’Acte de l’Amerique britannique du nord, fl n’a pas non plus modifié la loi de publication des lois qui a été de nouveau incluse dans les statuts refondus de 1927.Comme l’intermédiaire entre le Canada et la Grande-Bretagne n’était plus, après l’a- (Suite d la page 5) L’Action catholique italienne commence une campagne Pour contrecarrer les influences antireligieuses — Tracts ef panneaux-réclames Cité du Vatican, 27 ((Reuters) — Les mouvements de l’Action catholique ont lancé une grande campagne pour contrecarrer les influences anticléricales et antireligieuses en Italie.Les menées antireligieuses ont fait des progrès dans rc pays depuis quelques mois, et la campagne pour faire face à cette menace utilisera plusieurs méthodes: des manifestations religieuses populfiires, des réponses directes à la propagande antireligieuse, et la distribution de tracts catéchistiques dans tous les diocèses et les paroisses de l’Italie, ainsi que la diffusion d’affiches sur les mura.Quatre thèmes principaux ont élé choisis pour cette rampagne: l’existence et l’immortalité de l’âme, le besoin de la confession, la réalité de l’Eucharistie et l’existence de Dieu.Trois types d’affiches, comporlant des photographies documentaires, ont déjà paru.Elles s’adressent surtout aux classes des travailleurs.Le premier de ces panneaux-réclames porte sur le fascisme, le nazisme et le bolchevisme; il est intitulé: “Vieilles chansons”, et porte le texte suivant: “L’anticléricalisme n’est pas nouveau du tout, (’.’est simplement une méthode grossière par laquelle les tyrans ont vainement tenté depuis îles siècles et tentent encore de déruire le christianisme et l’Eglise.Les totalitaire* ne combattent pas le Vatican comme un Etat oranger, mais ils combattent le christianisme qui a défendu et défendra toujours la dignité de l’homme contre toutes les formes écono-minues ou politiques d’esclavage.“Les fascistes ont réagi aux paroles du pape, qui les a blâmés de leur totalitarisme, en pillant et détruisant les cercles d’Action catholique par tout le pays.“L’antirléricalisme vise à diviser le* masses des travailleurs.“Les nazis, qui ont emprisonné et déporté de cardinaux et des évêques et ont tenté de détruire les grande* institution* cahotiques en Allemagne, ont été le* précurseurs de la présente presse antieléricale.“Bezboznik”, le journal officiel des bolcheviks sans-bien, renferme des pages d'instructions et de recommandations pour 1» près** anticléricale.“Aujourd’hui en Italie l'anticléricalisme est appuyé par ceux qui veulent voler au citoyen sa liberté spirituelle et politique.Mais le peuple italien réagit énergiquement contre les attaques obscènes et immorales des anti-Christ.’’ Le deuxième pnnneau-récJama est intitulé: “L’Etat laïque dans la catholique Italie”.11 démontre par des statistiques détaillées que 41,-000,000 dTtaliens sont chrétiens; que sur les 1,022,700 bébés qui naissent chaque année en Ilalie, seulement 10,000 environ ne sont pas baptisés, ce qui comprend d’ailleurs les enfants juifs.En Italie, dit celle affiche, la vie intime de la famille est forte et féconde.Chaque famille a en moyenne quatre enfants.Des 5,222,530 élèves qui fréquentaient le.* écoles italiennes pendant l'année 1945-46, seulement 30,000 ont refusé d'entreprendre des études religieuses.Il conclut: “Dans une démocratie chrétienne’ nous ne pouvons pas aller à l'encontre du désir du peuple.” Retenez d'avance vos numéros Nous avons le regret de ne pouvoir satisfaire les nombreuses gens qui nous demandent aujourd'hui des exemplaires supplémentaires de notre numéro spécial de samedi, consacré, comme l'on sait, à lo Congrégation de Sainte-Croix.> "Le Devoir" de samedi prochain donnera pareillement un supplément spécialement consacré aux Clercs de Saint-Viateur, qui fêtent, comme leurs confrères de Sainte-Croix, le centenaire de leur arrivée ou pays.Pour éviter les ennuis qui se rattachent au numéro spécial de samedi dernier, nous prions tous ceux de nos amis qui désirent avoir un certain nombre d'exemplaires particuliers du "Devoir" de samedi prochain de donner tout de suite leurs commandes à notre Service du tirage. 2 U DEVOIR, MONTREAL, MARDI 27 MAI 1947 VOLUME XXXVIII _ No 120 La géographie du passé, au Château de Ramezay La Société d'archéologie et de numismatique de Montréal, dont je musée est ou'erl au puldic depuis 52 ans, tient actuellement une exposition spéciale de cartes et de plans de Montréal, du Canada, de l’Amérique et de l'Europe, et aussi line exposition de plans des forts historiques canadiens.Cette exposition comprend des cartes de la Nouvelle-France, de ]600 à 1755, des cartes de Montréal sous le régime français, de H5I5 a 17.->9, des caries du régime anglais, depuis 1 borieusetneiit écrites, ses remerciements, puis regagna sa j Néanmoins, M- Laffenel ayant cellule, pendant que Winifred vo!- pris connaissance du manuscrit, tigeait dans l’escalier, à la suite de émettait un avis favorable — toute Mme F'ougerays.i sympathie personnelle mise a part — assurait-il.Ça ne casserait rien, évidemment: mais de la sensibilité et de la grâce, de la vigueur et de la sobriété, de l’exactitude dans !e dessin des caractères ou la pein-fuie des milieux populaires rendraient attravante la lecture de “Pour le Petiot”.Bref, le feuilleton passerait, dès septembre, dans la Voix de Paris.Annie, réconfortée.n’éprouva plus dès lors que le vide laissé dans son cerveau par l’oeuvre qui l’avait accaparée six mois.Et elle se préoccupa de mettre sur pied le ro j man demandé par le foyer pour l’année suivante.j Sur quel thème échafauder un i récit?“Regardez passer la_ vie" lui rc-' commandait Patrice Conan.Sans doute, i'entouruge direct lui offrait maints sujets d'observation — épisodes bouffons ou dramatiques.personnages originaux jusqu’à l'invraisemblance.TTaconter ait-elle comment l’équivoque Liégeois venait d’être inculpé de bigamie, au moment où il se fiançait à l'imprudente Olga?Et comment la fièie beauté viennoise, orgueil de la tablée Bertrand, reine par la distinction et l'élégance, disparue mystérieusement, se retrouvait parmi : • troupeau lamentable qui hante les promenoirs des music-hahs?Non, tou» cela était répugnant et morne.Son goût la portait vers la séré- nité et la beauté- Elle se vit inapte à l’analyse des turpitudes, des malhonnêtetés, des vilenies, et fut tentée de s’alarmer de cet exclusivisme comme d’une infériorité de jugement ou d’une infirmité intellectuelle.Obsédée par ces tergiversations, Annie s’en ouvrit, un soir, à M.Go-nan, alors qu’ils contournaient cô'e à cote la terrasse des Reines.Mlle Le Goël avait dû rejoindre son maître au Palais du Luxembourg.Le sénateur, fatigué par la séance sur-( hauffée dont il sortait, se laissa séduire par la paix parfumée des pelouses et des arbrçs, entrevus des fenêtres de la bibliothèque.— Vous plait-il de marcher un peu en causant?proposa-t-il.La tète me tourne.Une fois dehors, Patrice accéléra le pas en traversant l'immense cour pavée.«Lorsqu'il franchit la grille ensuite, il respira profondément et secoua les épaules comme pour rejeter un fardeau, p — La fontaine de Mcdicis! Des fleurs! Ah! cela me rafraichit l'âme! Si vous saviez, ma pair, o enfant, quelle dépression m'accable souvent, dans cette salle, en face de cette tribune où l'on abuse de l'éloquence! Je ne sais si mes collègues éprouvent auSsi cet humiliant malaise! Pour moi.je nie sens rapetissé, neutralisé, annihilé en face des problèmes de l'heu- re.de l’action qui s’impose! Tant de bonnes volontés paralysées, tant de discussions d’où jaillissent des étincelles aussitôt éteintes! Impuissance! Impuissance! (“est à désespérer! — Eh bien! ce malaise désespérant, je le ressens en mon privé! soupira Annie.Et sachant qu’une diversion se-j r: .1 bienfaisante à M.Oonan, elle ; continua, sans crainte d’être importune en parlant d’elle-niême: — Mè voici à la veille des vacan-ces.Je vais avoir des loisirs dont je devrais profiter.Et mon intelligence est nouée!.Mille trames I s’entrecroisent et se brouillent sur ' le métier, sans que je parvienne a ‘ saisir le bon fil ! — Vous traversez la phase péni-, ble où la pensée papillonne avant , ,|».se fixer! dit l’écrivain.Oui, la difficulté majeure de toute composition — qu’elle soit oeuvre filiilo-sophique, littéraire ou artistique — réside dans le choix, dans la direction à déterminer.La création cérébrale est un tourment sans cesse renouvelé.Une fois le point de départ admis, une lutte sans trêve s'engage entre l’inspiration et l’outil.l’abstrait et le concret, entre la pensée et la matière; que celle-ci soit la parole, la glaise, le mot écrit ou la couleur lutte perpétuelle qui, malgré tous nos efforts, aboutit rarement à la projection parfaite de l’idée.— Et cette tâche si abstruse se complique encore pour moi, avoua piteusement la jeune fille.Car je me découvre incapable d’étudier des êtres et des choies qui me sont antipathiques.Il me faut aimer mes héros! N’est-ce pas enfantin?Et combien démodé, le héros sympathique!.— Votre exemple justifie la théo- .rie émise par Wagner, observa Pa-! trice: l'artiste exprime toujours mieux ce dont il a été privé.Ainsi i 5 peindra-t-on plus vivement, par 1 c chaleur torride un paysage j d Hiver, de neige ou de brume, et | vice versa.Vous âvez malheumi-; sement été sevrée de bonheur fami-I liai.Et ce sont justement les ta-! bleautins d’intimité qui font le charme de “Pour le Petiot”, m'assure Laffenel.Ne craignez pas de vous montrer optimiste, au risque même du ridicule.L’affirmation construit, la négation ruine; l’optimisme vivifie, le pessimisme stérilise et tue.La parole d’autorité et d'affcc-iiou excitait chez Annie des vibrations véhémentes.Une griserie exaltait sa pensée.Il lui semblait être lr petit roitelet de la légende, porté jusqu'aux nuées sur l’aile ,puissante de l’aigle.1 (A suture) 54 VOLUME XXXVtll — No 120 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 27 MAI 1947 A LA SCENE, AU CONCERT ET A L’ECRAN Cintnio SAINT-DENTS: “Les deux orphe-lines’’, avec Maria Denis et Alida Valli.“En êtes-vous bien sûr”, avec Coco Aslan et Robert Dhery.CINEMA DE PARIS: La Symphonie Pastorale, avec Michèle Morgan et Piene Blanchar.CAPITOL: “Dead Reckoning'’ avec Humphrey Bogart et Lisabeth Scott.LOEWS: Song of Scheherazade, avec Yvonne de Carlo, Brian Don-levy et Jean-Pierre Aumont.PALACE- Magnificent Doll, avec Ginger Rogers.David Niven et Burgess Meredith.PRINCESS: The Red House, avec Edward G.Robinson et Lon McCal-lister.IMPERIAL: Michigan Kid.avec John Hall, Victor McLaglen, Rita Johnson et Andy Devine.ORPHEUM: La Forteresse, film canadien avec Nicole Germain et Paul Dupuis.MIDWAY: “Rainbow Island”, en technicolor, avec Dorothy Lamour et Eddie Bracken.“West of the Law”, avec Buck Jones.VERDUN PALACE: “Bells of St.Mary’s”, avec Ingrid Bergman et Bing Crosby.“County Hospital”, avec Laurel et Hardy.BEAUBIEN : La chanson du passé avec Gary Grant et Irene Dunn; aussi Steel Against the Shy, avec Lloyd Nolan et Alexis Smith.PERRON: Le ciel et toi.avec Charles Boyer et Bette Davis: aussi Red Dragon, avec Sidney Toler.ELECTRA: “Crime inc.”, avec Tom Neal et Leo Carillo.“Wild Fire”, en technicolor, avec Bob Steele.„ EMPRESS ET OUTREMONT: Hedy Lamarr dans The Strange R'o-mun, avec George Sanders, Louis Hayward, Gene Lockhart: Wild lleautg.avec Don Porter.Lois Collier.Jacqueline dc Wit et Wild Beauty.SAVOY (Verdun) — Dick Hay-mes 'dans The Shocking Miss Pilgrim, en couleurs, avec Anne Revere, Gene Lockhart; James Cagney et Ann Sheridan dans City for Con-guest.CHATEAU ET CARTIER: Rex Harrison dans Salarions Gentleman avec Lilli Palmer.Margaret Johnston.Godfrey Tearle.Roy Rogers au ; Château dans Roll On Texas Moon.et au Cartier dans Rainbow Over | Texas.1 DOMINION ET MAISONNEUVE: Song of the South, en couleurs: Lawrence Tierney dans San Quen- \ tin, avec Barton MacLane et Marian * Carr.Musique PLATEAU: Maurice Chevalier en concer; jusqu’au 31 mai incl.PLATEAU: Orchestre Symphonique des Jeunes, concert (1er juin».Théfitre AUDITORIUM DU COLLEGE ST-LAURENT: Uuon de Bordeaux d’Alexandre Arnoux.En matinée: 31 mai: en soirée, 30 mas.SPECTACLE : HIS MAJESTY’S: “Oklahoma”, i comédie musicale.Cet après-midi.5 Horaire des spectacles SAINT-DENIS : “Le* Deux OriiheUnes” 12 h., 3 h.15.6 h.25, 9 h 50 “En étes-vou* tuen sûr?’’ I h.27, 4 h.52, 8 h.17.CINEMA DE PARIS : “La Symphonie Pastorale’’ II h.25.1 h 55.4 h 20 6 U 45 9 h.15 LOEW S : “Sont of Scheherazade’’ 10 h., 12 h.20.2 h.40 5 h., 7 h.20.0 h.40.PALACE! “The Maenlficeut Doll".10 h.10, 12 h.20.2 h.50, 5 h.10, 7 h.25.9 h.45.CAPITOL: “Dead RecKOmne" 10 h.13, 12 h.32.2 b.51, 5 h.10.7 h.29.9 fc 48.PRINCESS.“The Red House”.10 h.05, 1 n.03, 4 h.01, 5 h.59.9 h.57.•'Sintlng on lhe Trail” 11 h.49.2 h.47, 5 h.45, 8 h.43.*HMIM “La Forteresse” 10 h.12 h.92.2 h 44 5 h oa.7 h 28.9 h.00 IMPERIAL : “Michigan Kid” 12 h.20.2 h.51, 5 h.22.7 h.53, 10 h.24.“For the Love of Rusty”.11 h.04.1 h.33.4 h.06, 6 h.37.9 h.08.- MB - m J -.PASSE - TEMPS : “Quasimodo’’ avec Charles Laughton et Maureen O’Hara (dialogues français): “Smoky” avec Fred MacMurray et Anne Baxter.KENT: The Best Years of Our Lives, avec Frederic March.Myrna Loy, Dana Andrews, Teresa Wright.Virginia Mayo et Hoagy Carmichael AMHERST : “The Strange Woman” avec Hedy Lamarr et George Sanders et Louis Hayward.“Africa Speaks” — documentaire sur l’Afrique.ORLEANS : “No Leave, No Love” avec Van Johnson et Maria Wilson.“The Return oT Monte Cristo” avec Louis Hayward et Barbara Britton.NELSON : "Wife Wanted” avec Kay Francis et Robert Shayne.“The Missing Lady”, avec Kane Richmond et Barbara Reed.“Devil Bat’s Daughter” avec Rosemary La-Planche.LAVAL: “No Leave.No Love" avec Van Johnson et Keenan Wynn; “A Sand of Dead" avec John Loder.HOLLYWOOD: “Three Little (iirls In Blue” avec June Haver, Vera Ellen et Vivian Blaine.“The Killers” avec Bert Lancaster et Ava Gardner.REX: “Prisonniers du passé” avec Ronald Colman et Greer Gar-son, en français; “Black Beauty” avec Mona Freeman et Richard Denning.STELLA: "Graine au vent” avec Carlettina et Jacques Dumesnil “Domino” avec Fernand Gravey et Simone Renant.CENTURY; “Undercurrent” avec Robert Taylor et Catherine Hepburn “Bowery Bombshell” avec les , Bowery Boys.5th AVENUE: “The Secret Heart” i avec Claudette Colbert, Walter Pld-; geon et June Allyson.“Beat The ; Rand” avec Frances Langford et : Philip Terrj.PARK: “Arizona” avec Jean Af-! tlnir, William Holden."The Devil’s Mask” avec Anita Louise et Jim Bannon.VILLERAY: "Cloak and Dagger” avec Gary Cooper.“Two Guys from Milwaukee” avec Dennis Morgan et Jack Carson.BIJOU: “Marie-Louise”.“Springs Parade” avec Deanna Durbin.EMPIRE: "Cloak and Dagger” avec Gary Cooper.“Black Beauty” avec Mona Freeman.ARCADE: Graine au vent, avec Carlettina: La valse blanche.av“c Julien Bertheau et Ariane Borg.En plus, spectacle à la scène.La musique d'essence religieuse Un représentant du Devoir rencontrait ces jours-ci Mlle Elizabeth Marie Rostra, compositeur d’essence religieuse, qui vient s’établir parmi nous.Elle sera tout probablement attachée à un évêché, comme musicienne.Sa musique est d'inspiration religieuse.mais plus adaptée, nous dit-elle, au concert qu’à l’église.Elle compose pour orgue, pour orchestre et orgue, pour orchestre et choeur.On a joué de ses oeuvres à l’université Yale, à New-Haven, de même qu’à Ncw-Y'ork.On en avait interprété dans des églises de Paris, sous l’occupation.Le mois prochain, à l’occasion de l'inauguration du poste radiophonique de l’université catholique de Fordham, dirigée par les Jésuites, le célèbre organiste Heinz Arnold jouera les Six chorals de la tribulation en la joie pour l’amour de Jésus, dédiés à sainte Thérèse de Lisieux.combattante de Dieu.Ce sera une première mondiale.Mlle Rostra a donné, en avril dernier, un concert à la Catholic Union of America, où elle joua, au piano, plusieurs de ses compositions pour orgue et des réductions d'oeuvres pour orchestre et choeur.Ainsi, à part les Six chorals déjà mentionnés.la .1/esse de la Madone (a ca-pella).le Requiem pour un ami défunt, qu’on jouera en première à New-York le 1er novembre, un Dies Irae (extrait d’un grand Requiem en dix parties pour orchestre et choeur, dédié à “Ceux qui sont morts hour la libération du monde”), et enfin, le Panégyrique du Saint-Esprit, écrit sur des séquences d'un texte du 13e siècle.Gaoriel Marcel.le grand auteur et philosophe catholique, a voulu exprimer à Mlle Rostra son admiration toute spéciale pour ce Panégyrique.Celle-ci exerce aussi une action apostolique.Elle donnera trois conférences au cours de cette année.Elles s’intituleront: “L’éminente dignité du pauvre dans notre siècle”, “Héroïsme et pitié”, “Science et conscience”.Elle est encouragée dans cette oeuvre par Mgr Beaus-sart.de Paris, par les PP.Sertillan-ges et Regamey, ainsi que par Gabriel Marcel.Tchèque d’origine mais arrivée en France à Tâge de 21 ans, elle a conservé sans doute beaucoup du mysticisme de son pays, et dit avoir appris vraiment à penser et à prier en France.Elle désire voir se répandre la musique d’essence religieuse.Melle Rostra a été interviewé hier par Marcelle Barthe.au programme “Lettre à une Canadienne”, à 2 h.15, sur C B.F, Pour l'indépendance Le congrès national des Chambres de la radio privée cadettes s’ouvre demain à Montréal La Chambre de commerce des Trois-Rivières Les Trois-Rivières, 27 (D.N.C.)—-M.P.-B.Kimball a été élu président de In Chambre de commerce des Trois-Rivières.Il succède à M.Laurent Paradis.MM.Henri Perron et Gérard Fortier ont été élus vice-présidents, tandis que M.Henri-René De Cotret a été réélu au poste de trésorier.Trois anciens présidents du jeune commerce sont au nombre des nouveaux directeurs: MM.Laurent Paradis, Henri Perron et Me Raoul Provencher.On compte aussi au nombre des directeurs, M.C.-O.Baptist, fils du premier président de la Chambre de commerce des Trois-Rivières, M.Alexander Baptist.Vieille d’un quart de siècle seulement, la radio, est devenue d’usage général, et elle est la chose du pauvre autant que celle du riche.Son influence est immense et elle peut s’exercer autant pour le bien que pour le mal.On eonnuit son pouvoir pour la propagande.Il est d’importance vitale que la radio reste au service du public, et notre garantie la plus solide réside peut-être dans l’existence actuelle dans tout le Canada de 89 postes commerciaux indépendants.Tout en accordant une large place aux techniques de la radio it aux dilférents courants artistiques, ces postes de radio n’ont jamais perdu contact avec le public qu’ils ont toujours servi.Connaissant bien les besoins de leur propre localité, uniquement appuyés et financièrement supportés par l’annonce (en grande partie locale); payant leurs artistes et leurs employés de leurs revenus; ces postes sont devenus un facteur important dans la vie économique et artistique de leur région.Depuis que les hommes ont commencé à s’assembler.ils ont recherché des moyens d’exprimer les vues et les opinions de leu- groupe.Au début, ils se contentèrent des assemblées de ville; un peu plus tard, l’invention de l’imprimerie conduisit à la naissance e! au développement .d’un des plus importants instruments de propagation des opinions, le journal.Enfin, récemment la radio a donné le moyen de diffuser l’esprit même de ces groupes sur une échelle et selon des procédés que personne.jusqu'à ce moment, n’osait espérer.Les postes privés s'efforcent de répondre aux goûts des divers publics qu'ils servent.Ils doivent résister aux pressions de groupés mus par l'intérêt ou par un idéal particulier.Le poste privé n'a officiellement m but.ni opinion en politique, sociologie ou religion.Mais en dehors des idéaux particuliers, il peut se faire le défenseur d’idéaux généraux, comme un code d'honneur.un code moral, le concept de loyauté, la foi en un progrès paisiblement concerté.Au-dessus de tout cela existe une ferme et inébranlable confiance en notre mode de vie démocratique, une conviction profonde, que les libertés dont nous jouissons au Canada doivent être chéries et protégées.Four un poste de radio indépendant, la liberté est l’essence même de la vie.Détruire cette indépendance serait placer le poste sous l’égide d’un groupe qui pourrait l’utiliser à ses propres fins.Seuls les postes indépendants peuvent répondre avec une entière indépen-('ance d’esprit aux désirs du public.("est ce dont les postes privés veulent convaincre le public à l'occasion de la “Semaine de la radio privV.MM.Maurice Duplessis et D.C.Abbott sont au nombre des conférenciers — Congrès entièrement bilingue — Fête champêtre à l'île Sointe-Hélène — Le programme du congrès Les Amis de I Art 1 Décès d’un capucin Evènements artistiques — Dimanche, le 1er juin, en soirée, l’Orchestre symphonique des jeunes, dirigé par Fernand Graton, donnera un concert à l’Auditorium du Plateau.Au programme: Ouverture de Go-riolan et Concerto So II de Beethoven ainsi que la Symphonie en ré mineur de César Franck.Soliste: Mlle Madeleine Martin.Le 6 juin, dans la salle du Gesù, première audition des élèves du Studio Dell’ Arte.Expositions — Jusqu’au 30 mai, à l’Arts Club, paysages de Terre-neuve et de plusieurs endroits du Canada par Charles S.Hilder.— A la Dominion Gallery, Valentin Sha-baeff expose des figurines et des plaques décoratives en majolique; on peut y voir des Vierges, selon le style byzantin qui a influencé la décoration des églises russes, des guerriers et des animaux fabuleux, à la manière des miniaturistes persans.Tous les travaux exposés sont d’une grande perfection technique.On peut voir en outre des lithographies par Georges Rouault, ainsi que des toiles de Pascin, Adler et Herbin.Concours — Ceux qui désireraient des renseignements au sujet du concours organisé par les Amis de l’Art, et qui concerne tout spécialement ceux qui poursuivent l’étude des instruments à vent, n’ont qu’à s'adresser au secrétariat, à 31815, avenue Calixa Lavallée ou à appeler FR.1119.Le musée d'érable au Jardin botanique Comme les journaux l’ont déjà annoncé, le Jardin botanique compte organiser d’ici quelque temps un musée de l’érable.Le promoteur du projet espère rassembler là des collections élaborés sur la récolte et la préparation du sucre d’érable.Outre une documentation photographique et des reproductions d’illustrations anciennes sur l’industrie de l’érable, le musée comptera des collections d’objets ayant servi à cette industrie.Le Jardin botanique possède déjà quelques pièces intéressantes.Récemment.il a reçu des lions de deux sources différentes.M.Amé-dée Forest, de Ste-Marie Salomê, a donné pour cette eollcction, un moule à sucre d’érable, un baquet et des chalumeaux employés anciennement pour la récolte de l’eau d’érable, de vieilles palettes et une raquette en bois dite “patte d’ours”, portée par les personnes faisant la cucillétte de Teau d’érable.M.J.-P.Tétreault.de Macaza, du comté de Labelle, a donné deux moules à sucre d’érable, dont Tun pour 1» fabrication de petites maisons et l’autre, très élaboré, représentant l’église de Macaza.Les pièces fabriquées sont vides à l’intérieur et sont très légères.D’après les renseignements de M.Tétreault, ce serait «on grand-père, M.Prudent Tétreault, de Saint-VaJérien de Shefford, qui aurait fabrique pour la première fois ce type de moule en 1888.Le R.P.F.Frédéric est décédé en France Libéralisme sur les ondes Le 25 mai prochain on entendra sur le réseau français de Radio-Canada M.Maurice Lalonde, député de Labelle à la Chambre des communes.qui a choisi comme sujet: “Comment combattre le communisme”.Soyez aux écoutes de 10 h.15 a 10 h.3,000 j de i^cball Montréal Junior en tri- jomphant du Ste-Marie, samedi, par de St-Louis, est tombé de la deuxième à la Iroisième place.Dillingcr frappe maintenant pour une moyenne de ,3ü4, tandis que Bob Kennedy, des White Sox.de Chicago, vient Vu quatrième position avec une moyenne de .348.Parmi les autres meilleurs frappeurs de la ligue Américaine, mentionnons Buddy Lewis, des Sénateurs de Washington, .340; Stan Spencc.des Sénateurs également, qui cogne pour .323; Lou Boudreau, des Indiens de Cleveland.320; Ted Williams, de-, Bed Sox de Boston, .321; Luke Appling, des White Sox de Chicago, .320, et Joe Dimaggio, des Yankees de New-York, .305.Ted Williams mène toutefois dans les coups de circuit avec 11 â son crédit.Il a fait compter le plus de points, soit 27.Charley Keller, des Yankees de New-York, se rapproche ¦'sensiblement de Williams en ce qui a Irait aux circuits avec 10 â son Les Boyaux de Montréal sont partis pour une tournée aux Etats-Unis ou ils joueront contre les autres clubs du circuit Shaughnessy, et le gérant Clay Hopper csl confiant de voir scs protégés faire bonne figure a l'étranger, et il compte revenir dans la métropole le 46 juin pro chain avec un club avantageusement liasse dans la course au championnat.Ee Montréal est actuel h ment en deuxième position, une partie et demie en arrière des Petits Giants de Jersey City, et trois parties et demie en avant des clubs Syracuse et Newark.Le Montréal jouera ,sa première partie de sa tournée a Buffalo, ee soir, et le pilote du Boval a poir de pouvoir vaincre mes île Paul Biehards série de trois parties* Clay Hopper ne comptait que : ir 18 joueurs au moment du départ hier.Il s’agit des receveurs Mike Sandlock et Boy Campanella, des lanceurs John Van Cuyk, Al Ger-heauser, Erv, Pal ica, Ed- Heusser, Jack Hanta.Bolhe Marquardt, Chet Kehn et Joe Smolko; des joueurs d’intérieur Eddie Stevens, Al Catn-panis et Lou Welaj, et des voltigeurs Dick Whitman, Butch Woyt, Earl Naylor et Walt Sessi.La direction des Boyaux se tient coutinueHeineïit en coninumicatiori avec les Dodgers de Brooklyn."J’ai fait un appel téléphonique à Brooklyn hier mais je n’ai rien d’officiel à rapporter aujourd’hui”, a dit Mcl Jones, gérant général des Boyaux.Le club de baseball Montréal tente présentement de faire l'acquisition d’un joueur d’intérieur et deux s’il est possible.Si les Dodgers pouvaient envoyer un joueur rieur â Montréal, ils le mais les autres clubs de la ligue Nationale sont intéressés en tous leurs joueurs.Clay Hopper aimerait obtenir les services d Eddie Miksis, Torn Brown ou Stan Bojek.mais aucune promesse n'a été laite par la direction du Brooklyn.Hopper a l'intention de faire lancer Erv, Palica contre les Bisons.Palica a été blessé a une cheville en glissant dans un escalier samedi dernier mais il a pris beaucoup de mieux.Les joueurs de Hopper partiront de Buffalo le 29 mai et commenceront une série à Rochester l?•en-demain.ils quitteront cette ville le 31 et ils joueront à Syracuse les 1, 2, 3 et 4 juin.De Syracuse ils iront ù Baltimore.Ils arriveront ensuite à New-York pour y passer une semaine.L’équipe de Hopper rencontrera les Bears de Newark et les (liants de Jersey-City avant de revenir à Montréal pour le 16 juin.Harry Walker mène dans la ‘ ligue Nationale d'inté- feraienl.Un Canadien gagnera-t-il la Coupe Seagram?Deux victoires pour Verdun personnes; à Cincinnati, un jour de semaine, l'assistance fut de près de >.cpt mille personnes, soit le double de l’assistance ordinaire Ces chiffres sont fort élogieux et le président Hickey ne regrette nullement le getsc qu'il a fait en établissant urt précédent dans le baseball organisé et tout semble indiquer que les magnats des autres clubs de la ligue Nationale sont satisfaits de l'expérience faite par l’entreprenant Rickey * F NOnONNE Gala d’escrime au National Le conseiller municipal Perev E.Nobbs, le doyen i'es«eserimeurs .le Montréal, présider., ee soir (mardi '27 mai) le gala d'escrime, drs mousquetaires du National qui aura lieu â la Palestre, à 8 h.Hobcrt Desjarlais, le maître d'armes du club de la rue Chen ier, a préparé un programme varie qui intéressera vivement tous les spectateurs.Le professeur.Emile Mau-pas.qui excelle dans le maniement des armes présentera le "grand salut ’ et donnera un exercice “tic au tac” série de parades et dé ripostes.avec Mlle Chanel.Le champion provincial G.-Aimé Pouliot, du National.croisera le fer dans des rencontres â l'épéc.au fleuret et au •abre.Un combat à la dague et à l’épée, ainsi qu’un combat royal sont au programme.Un numéro d'ensemble de gymnastique d'escrime sera présenté par un groupe de jeunes filles.J.-Charles Otis et Georges Tulloy représentants du Canada aux derniers jeux olympiques donneront une démonstration aux 3 armes.l ne innovation dans le domaine de l’escriuie sera présentée pour la première fois au Canada: c'est l’épéc électrique qui se dé-fendr i contre les champions de la province de (Quebec.D'autres attractions compléteront le programme qui se déroulera dans le grand gymnase de la Palestre nationale, 84(1 rue Chômer.^ Jeu de dames canadien Le vétéran M.Arthur L’Archevêque a obtenu le gain lors de la 3c partie disputée au St-Henri.lundi le 26 mai.Temps des joueurs: M.Arthur '.éveillé, 55 minutes; M.Roma Lavallée.1 h.35.M.Léo Archambault, très dévoué à la cause dami-que, remplissait la fonction d annotateur.Le 4e partie de' ce beau combat aura lieu dimanche, le 1er juin au St-Henri.A eette belle or-tasionè, l’on organisera une rencontre d’équipes choisies parmi les amateurs presents.Champion B.de 7 WUcal.L aspirant.AL A Huai Dcj- le compte de 7 à t et hier en disposant thi Cliampètre-Pointe-aux-Trembles, au compte de 8 à 7.en yinq manches.Samedi, le lanceur Stodola du Verdun n’accorda que 3 coups sûrs pendant que Prinieau fut le meilleur au bâton avec trois coups sûrs dont un deux buts.Dimanche, le lanceur Jodoin limita le Champétre-P.-aux-T.à quatre coups sûrs et Paul Gagnon fut le meilleur â l'offensive avec deux coups dont un deux buts.Kreski frappa pour le circuit.Vézeau et Rocheteau furent les meilleurs frappeurs du Champètre-P.-aux-T.A Ville Mont-Hoyal, samedi, le club de l'endroit a disposé des Eils d’Italie par le compte de 16 â L Les joueurs du gérant Jos.Schinnuder frappèrent un total de treize coups sûrs sur les balles de Marquin ez.A Reauharnois.dimanche soir, la partie entre Ste-Marie et le club de l'endroit fut remise à cause de la pluie.Ste-Marie "OU 100 000—1 3 7 Verdun KH 010 040- 7 11 2 Batturics: Beaudoin et Perron, Stodola et Benoit.Verdun 0 0 3 Ü 5—8 9 1 Champêtre- P.-aux-T.0 30 1 3—7 4 4 Batteries: Jodoin et Benoit, Mar-leau, Paquette et Rochclcau.Leçons de tennis gratuites aux jeunes Un mouvement approuvé par la P.Q.L.T.A., vient d’etre lancé dans le but de développer le tennis chez les jeunes.Des instructeurs bénévoles, spécialement entraînes à eette fin, iront dans les clubs donner gratuitement des cours de tennis aux jeu-les.Un certain nombre de raquettes, gracieusement reconditionnées par les sportsmen Hugh Murray et Lucien Laverdure, ainsi que des balles de tennis usagées, seront mises â la disposition des jeunes.Les clubs intéressés à cette offre sont priés de communiquer par écrit avec Roger Durivage, 2005, boni.St-Joseph E„ app.19, Montréal.P.S.— Nous profitons de la circonstance pour demander aux amateurs de tennis qui désirent donner des raquettes et des balles usagées de nous le laisser savoir.lauriers, donne du fil à retordre au champion de eette active classe Lors de la 3c joute, le champion a dû faire montre de grand savoir pour obtenir avec peine la nullité Le tournoi de roues! se poursuit chaque mercredi soir au St-Henri, La jeune recrue, Roger Bcauchesnc, n’a pas encore connu la défaite.La coupe d’or Seagram, l’emblème canadien le plus envié des golfeurs, n’a jamais encore été gagnée par un Canadien, mais on estime, dans les cercles de golf, que ce trophée suprême est sûrement à la veillé'de rester au pays, au lieu de prendre, comme les années précé-| dentes, le chemin des Etats-Unis.Evidemment, rien ne prouve encore qu’un de nos compatriotes remportera le championnat omnium canadien, qui doit se disputer du 16 au 19 juillet, au Scarboro de Toronto.Néanmoins, les golfeurs i professionnels du Canada font, j d’année en année, une concurrence toujours plus serrée aux as du pays voisin.I.’au dernier.Slan Leonard a nas-I sé près de retenir la coupe d’or au I Canada, l.’idole de Vancouver a i réalisé 72 trous, au capricieux terrain de Beaconsficld.en 279 coups, et s’est ainsi classé en égalité avec deux redoutables concurrents, dont Lloyd Mangrum, champion omnium des Etats-Unis.Au grand dam de Leonard, deux professionnels américains peu connus.George Fazio et Dick Metz, se sont classés ex-aequo en 1ère place avec 278 coups chacun.Eazio triompha par la suite en défaisant Metz par un seul coup, au cours d’une éliminatoire de 18 trous., Leonard participe au tournoi de cette année, et les Canadiens comptent énormément sur lui pour retenir enfin la coupe d or Seagram au Canada.„ , „ .„ Citons encore Bob Gray, de lo-ronto.En 1941.Grav a accumule 276 au Lambton de Toronto, exactement deux coups de plus que Sam Snead, de Hot Springs.Cette maigre différence laissa Gray au second rang, mais le même total do 276 lui eût assuré le championnat six fois au cours des neuf tournois dont la coupe d’or Seagram était l'enjeu., , .Plusieurs Canadiens ont évidemment remporté le championnat omnium depuis son institution en 1904.mais aucun n’a réussi cet exploit depuis que la coupe d’or Seagram est devenue l’emblème officiel de la victoire en 1936.En fait, aucun golfeur canadien n'a remporté ce championnat depuis une vingtaine d’années avant 1936.soit depuis l’e-poque où le tournoi a pris assez d’importance pour attirer les meilleurs golfeurs américains.Stan Horne, de Montréal, illustre bien le cas des professionnels du Canada qui ont souvent passé près du championnat sans jamais pouvoir l’atteindre, c’est-à-dire sans décrocher la coupe d’or et le 1er prix de $2,000.Horne s’est classé 1939, à Riverside.New-York, 27 — [.es Yankees et les Bed Sox en venaient aux prises hier soir dans une joute des séries dp' la Ligue Américaine et cette rencontre a pu établir un nouveau record d’assistance pour partie simple, car pas moins de 74,747 personnes ont envahi le stade des Yankees pour être témoins de cette importante rencontre.Les Yankees de I.arry MacPhail n'ont pas désappointé leurs nombreux partisans, car ils Iriomphè-lent des joueurs de Boston par le compte de 9 à 3, grâce aux onze coups sûrs obtenus contre le$ quatre lanceurs du club visiteur et les New-Yorkais se sont rapprochés des Tigres de Détroit qui détiennent la première place du circuit Joe Di Maggio, qui semble être sorti de sa léthargie, a frappé un youp de circuit qui a valu trois xioints aux Yanks et qui a contribué |i la victoire du club de Buck Harris qui en était à sa cinquième victoire consécutive Le lanceur Shea a débuté pour les New-Yorkais mais, après avoir accordé les trois points aux Bed Sox, Joe Page a été envoyé au monticule â la troisième manche et ce lanceur, qui a refit le crédit de la victoire, a pu tenir les champions de l’Américaine en échec Boston .Il 1000000-3 5 2 New-York .01023030x—9 11 2 Batteries: Dobson, H.Johnson, Klinger, Murphy et Parlée; Shea, Page et Robinson.LE DETROIT GAGNE Détorit, 27.— Un coup de circuit cogné par l’arrèt-court Eddie Lake dans la sixième manche a permis aux Tigres de Détroit de blanchir les Indiens de Cleveland par 1 à 0, a Détroit, hier après-midi.Par suite de cette défaite, les Indiens, dirigés par Lou Boudreau, ont été délogés de là seconde position.Ce blanchissage était le sixième enregistré par les Tigres cette saison.Le gaucher Frank Overmirc, qui n’avait été utilisé qu’en relève depuis le début de la saison, a lancé la partie entière pour les vainqueurs.Il a limité scs rivaux à une demi-douzaine de coups sûrs, tandis que ses coéquipiers en ont cogné sept aux dépens de Black et Wolff.Don Black fut le lanceur perdant.Cleveland .OOUOOOOOO—0 6 0 Détroit .OOOOOlOOx—1 7 1 Black, Wolff (8) et Lopez; Overmirc et Wagner.LIGUE NATIONALE Dans la ligue Nationale, les Pirates de Pittsburgh ont défait les Reds de Cincinnati par 5 à 1.Kirby Hig-be a remporta sa première victoire depuis qu’il esl dans l’uniforme des Pirates de Pittsburgh.Ricard a frappé un coup de circuit pour les vainqueurs.Dans l’autre joute, les Cardinaux j ont ru raison des Cubs de Chicago J par 3 à 1.Harry Brcehcen a accor-I de seulement cinq coups surs et a •eu le meilleur sur Johnny Schmitz et Paul Erickson.Pittsburgh .000311000— 5 9 1 Cincinnati .000000010— 1 3 0 Higbe, Herring et Kluttz; Walters, Iletki, Beggs et Mueller.Chicago ______ 000000001— t 5 2 St-Louis ___ 00020001 x— 2 8 0 Schmitz, Erickson, Sehoffing et Livingston; Brecheen et Bice.Dans la ligue Nationale, les Cardinaux de St-Louis doivent .sûrement regretter la perte de Harry Walker aux Phillies de Philadelphie.En effet, ce voltigeur, frère de Dixie, des Dodgers de Brooklyn, domine actuellement les frappeurs de la ligue Nationaler mais il doit lutter contre un courageux adversaire dans la personne du vétéran premier Put des Giants de New-York, Johnny Mi/e.Les dernières statistiques démontrent que Walker est en tète des frappeurs du circuit Ford Frick avec une forte moyenne de .383, v compris les joutes disputées dimanche dernier.Il possède une avance confortable de 27 points sur Mize.mais ce dernier semble être plus dangereux que ;atnais au bâton.Actuellement.Mize détient la 2e position avec une moyenne de .336.Il a frappé en lieu sûr dans ses 14 dernières parties et il a compté un point dans 21 de ses 22 dernières joutes.Pour un vétéran il affiche une tenue digne d’éloges.Bay La-numiiü.solide receveur des Beds de Cincinnati, a augmenté son pourcentage de .333 à .351 pour s'assurer le 3e position, tandis que le vétéran 3e but des Braves de Boston.Bob Elliolt.occupe la 4e place avec une moyenne de .348.12 points de plus que celle de Enos Slaughter, des Cardinaux de St-Louis Walker Cooper, receveur des Giants de New York, frappe pour .330 et Phil Cavaretta, des Cubs de Chicago, farppo pour .319, pour ainsi se partager les honneurs de la 7e position avec Frank Gustino, des Pirates de Pittsburgh.Willard Marshall, des Giants, Emile Verban.et Bed Schoendienst, des Cardinaux, sont également en évidence dans le domaine des frappeurs.Le vaillant ailier du Bleu Blanc Rouge a obtenu un total de 48 votes et son plus proche concurrent, Milt Schmidt, des Bruins de Boston, a récolté un total de 28 points — Huit autres joueurs ont obtenu des votes Les résultats des majeures Dons la ligue Internationale Dans une partie régulière de la ligne Internationale, disputée hier soir, les Chefs de Syracuse ont surpris plus d’un de leurs favoris en triomphant des Our« de Newark par 4 à 2.Le lanceur Marius Russo a subi la défaite en limitant les Chefs â 12 coups sûrs, tandis que Prendergast, un gaucher comme Russo, a été le lanceur gagnant.A Buffalo, hier soir, les Ailes rouges de Hochester ont subi un cinglant échec de 13 à 4 aux mains des Bisons de Paul Richards.Les vainqueurs ont frappé 13 coups sûrs aux dépens de Mikan et de Reedr.Les vaincus n'ont frappe que 5 coups sûrs, mais ils ont commis 5 erreurs eoùtcuses.Les Bisons ont pris une avance de 9 points dans les trois premières manches.A Jersey City, les joueurs de Bruno Mctzel ont eu raison des Orioles de aBltimore par 10 à 9.dans une partie marquée de 31 coups sûrs.Les vainqueurs ont gagné grâce à un magnifique ralliement de 4 points dans la 9e et dernière manche.La recrue GoodwTn qui vint au secours de Bridges à la 7e manche fut le lanceur gagnant.Newark .010001000—2 9 0 Svracust • • • 21100000x—4 12 0 Russo et Lollar; Prendergast et West.___ , .r Rochester .000010003— 4 nu Buffalo .43201003x—13 13 0 Mikan.Reeder et Marshall:.Pierce.Kretlow, Mordarski.Williams.Baltimore .011001303— 9 16 Jersey City .000140014—10 la 1 Hooks, Flanigan.Wittig.Bearden.Gast et Weigel: Lenn.Emmerich.Bridges.Goodwin et Grasse.HIER : — LIGUE INTERNATIONALE Syracuse 4.Newark 2.Jersey-City 10.Baltimore 9.Buffalo 13, Rochester 4.LIGUE NATIONALE Pittsburgh 5.Cincinnati 1.Saint-Louis 3, Chicago L LIGUE AMERICAINE Détroit 1, Cleveland 0.New-York 9.Boston 3- AUJOURD’HUI: LIGUE INTERNATIONALE Montréal à Buffalo.Toronto à Rochester.Newark à Syracuse.Baltimore à Jersey-City.LIGUE NATIONALE Brooklyn à New-York.Philadelphie a Boston.Pittsburgh a Cincinnati.Chicago à Saint-Louis.LIGUE AMERICAINE Saint-Louis a Chicago.Cleveland à Détroit Boston à Philadelphie.New-York à Washington.LE CLASSEMENT LIGUE INTERNATIONALE G.P.p.c.Jersev-City.21 12 .636 Montréal.17 11 .607 Newark 16 14 .533 Syracuse.13 11 .542 Rochester .16 18 .471 Baltimore .15 19 .441 Buffalo .14 17 .452 j Toronto.11 21 .344| LIGUE NATIONAL E G.P.P.C.! New-York.17 12 .586 Chicago .18 14 .563 Brooklyn .17 14 .548 " Boston .17 15 .531 Pittsburgh 14 .517 ! Philadelphie .16 18 .471 Cincinnati.14 20 .412 Saint-Louis .13 20 .394 LIGUE AMERICAINE G.P.PC.Détroit .21 12 636 Cleveland .13 12 .54 8 New-York.17 14 548 Boston 17 16 .5!.".Chicago.17 18 .486 i Bhiladelphie .15 17 .469 Washington .13 16 .4 18 j Saint-Louis.11 19 .367 Maurice Richard, l’ailier droit des Canadiens de Montréal, qui a compté de si nombreux buts, dans la saison 1946-47, est Je vainqueur du trophée docteur David A.Hart, le plus grand honneur individuel dans Je hockey.Richard a été un choix populaire pour le trophée, ob-'enaiit 48 points sur ru total possible de 54, et il a été le premier ou le second désigné par chacun des 18 nommés pour le choix.Ce trophée a été présenté â la ligue Nationale de hockey par le doe-teud David A.Hart, en 1923, pour être présenté annuellement "au joueur jugé le plus utile à son club".Richard reçoit aussi la somme de $1,000 de la part de ja ligue Nationale de hockey pour sa conquête du trophée.Le rapide fameux pointeur eana-dien-français J obtenu 12 premiers choix sur 18 de la part des rédacteurs de hockey tandis que six l’ont nommé en 2ème place.Chacun des voleurs avait trois choix et les points étaient accordés sur une base de trois, deux, un.En 2ème place a terminé Milt Schmidt, centre des Bruius de Boston, qui • a obtenu 28 points, au moyen de quatre premières places, six deuxièèmes et quatre troisièmes.Max Bentley du Chicago est arrivé en 3ème position avec 12 points.Max a été désigné deux fois en 1ère place, deux fois en 2èmc et deux fois en 3ème.Deux gardiens ont fini égaux en 4ème position avec chacun sept points.11 s’est agi de Turk Broda des Maple Leafs de Toronto et de Chalie Rayner des Rangers de New-York.Broda a été nommé trois fois en 2ème place et une fois en 3èmc tandis que Rayner a obtenu un vote en 2èmc place et cinq en Sème.Chaque club a eu au moins un joueur qui a reçu des votes pour ce trophée.Voici la liste des noms et 1 le nombre de points de chacun; Maurice Richard, Canadiens .48 Milt Schmidt, Bruins.38 Max Bentley, Eperviers .1- Charlie Rayner.Rangers .< Turk Broda, Maple Leafs .< Ted Lindsay, Red Wings .2 Syl Apps.Maple Leafs .Woody Dumart.Bruins .Ted Kennedv.Maple Leafs .• J Edgar Laprade, Rangers .• La ‘‘Comète’’ des Canadiens est revenue pour la campagne 1943-44 et il a commencé une carrière qui le fera peut-être juger comme e plus fameux joueur de hockey de l’histoire chez les professionnels.11 a compté 32 buts et obtenu 22 assistances pour 54 points, celtcf saison-là.alors que les Canadiens remportèrent facilement les honneurs du championnat de la ligue Nationale.En 1943-44.dans les series de la coupe Stanley contre le Toronto et le Chicago.Richard a établi deux des quatre records qu V j détient dans la ligue.Nationale.B a établi un record pour le plus grand nombre de buts par un joueur individuel dans les séries de la coupe, lorsqu'il a compté 12 fois en 9 parties.comme' les Canadiens remportaient hautement les honneurs de la coupe Stanley.L’autre record de la “Fusée” fut quand il compta tous les 5 buts des Canadiens, le 23 mars 1944.comme son club | écrasait les Leafs de Toronto par i 5 à 1.Le total de cinq buts dans , une partie de la coupe a constitue i un nouveau record.La seconde saison complete ne ; Maurice Hichard dans la ligue Na-: tionale fut sa meilleure.Son nom a été inscrit dans les livres de statistiques, au point de vue records, deux autres fois, cette saison-la.Il a compté 50 buts, au cours de la saison régulière, pour devenir le seul joueur avec un pareil total en une saison dans la ligue Nationale oe hockey.L’ancien record de 44 buts était détenu par Joe Malone des anciens Bouledogues de Que-ber.Le total de quatre records de la ligue Nationale deux saisons de suite a constitue le merveilleux exploit de Richard, à la fin de la saison 1944-45.Richard a compté 45 fois, en 1946-47, pour arriver en tête de tous les joueurs de.la ligue.11 a aussi obtenu 26 'assistances, au cours de la saison régulière, pour un total de 71 points, un de moins que le champion' pointeur de la ligue,- Max Benllev, qui a compté 29 fois et obtenu 43 assistances pour un toial de 72.Dans dix parties des séries, te printemps dernier.Ri-charu a compté six buts et obtenu •> assistances pour un total de 11 points.Il a été le meilleur pointeur dans les séries de la coupe Stanley.La saison 1916-47 en a été une de gala pour Richard.En outre (le gagner le trophée Hart et d’empocher une somme de $100(1 de la part de la ligue, il a élé aussi nommé, a l’aile droite, dans l’équipe d’étoiles et il a obtenu une autre somme de «1000 de la .VILE.Il s’agissait de sa 3e saison comme membre de .j’équipe d’étoiles.I! y a quatre ans, il a été choisi dans la 2e équipe.Fils d’Onésime Richard, un cogneur reconnu Hans les milieux du baseball semi-pro, dans son temps, Maurice est né, à Montréal, le 4 aoul 1921.Il a pris son hockey clans les patinoires en plein air de la métropole canadienne.Il lance de la gauche et c’est à l’aile gauche qu’il a commencé dans le hockey.Cependant, comme tel a été le cas pour plusieurs, il en est arrivé à la renommée en jouant du côté contraire de la patinoire, c’est-â-ilire à l’aile droite.Précis comme peu dans les lancers, “Pétard" Richard peut diriger rapidement la rondelle de tout angle.Marié à 18 ans à son amie d’enfance.il est maintenant, l’orgueilleux père d’une fillette et d’un garçon.Il passe scs étés, aux environs de Montréal et il a l’intention de se livrer au golf pour de bon, cette année.Un athlète naturel, il est aussi un puissant co gneur au baseball.ASSURANCE HORACE LABRECQUE COURTILT EN ASSURANCE Nous invHozu :e* communautés religieuses h se irévatotr *•* oo* serelces oartlculleta 44J St-Francois-Xavler.Montréal Tél MArnuette 23*3-13*4 BREVETS D'INVENTION écrirez ‘ALBERT FOURNIER 'RocimuBJ*aB£rm Métropme 7 30 Verve et variété.7.45 Et puis après?8.00 Ceux qu on aime 8 30 Mosaïque musicale 9.00 Carabins 10.00 Radio- ourua1 10.15 Les affaires de l Etat 10.30 Lubka Kolessa.plan tstc.11 00 Adagio 11 30 Orchestre 12 00 N< uiehcr, et Un de» émission» f'BM-968 kilocycles 7.00 Nouvelle* 7 03 Revrll 7.30 Nouvelles I 35 Rev el) 8 00 Radio.journal 8 15 Prierez 8 10 Marches 9 00 Nouveues r> " , i\l lodlès 9 30 Clevelandalres .l gm.music:'1 10.00 Musique militaire 10.1 > Romance» 10 30 Fthelwvu Hobocs 10.35 Causerie 10.45 Concert ¦100 The road o| ute '1.15 Big Sl.stei 11.30 George s Wile P/'i Iiuerraede.11 45 Laura Limitée Midi Nouvelles 13 15 Stories from life 12 30 La terme et »es pro- duits.12 59 SlS'ial-horalre 1 00 Radio-Journal >115 Happy gang 1.45 I
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