Le devoir, 18 avril 1947, vendredi 18 avril 1947
"L« Canada eat un* nation aouteraln* »t na p*ut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne ou d?s Kwts-Unls ou de qui que ce soit d autre, l'attitude qu’U lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyallame d'un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis un mauvais servie» au Commonwealth.'* "She Is a sovereign nation and cannot take her attitude to the world docilely from Britain of from the United States or from anybody else A Canadian's first loyalty Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's king and those who deny this are doing, to my rüfcid, a great disservice to the Commonwealth.'1 * (l-X-37) Lord Tweedsmuir DEVOIR Montreal, vendredi 18 avril 1947 VOLUME XXXVIII — No 88 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME.MONTREAL TELEPHONE *BEIoir 3351 SOIRS.DIMANCHES El FETES Directeur : Gérard FILION FAIS CE QUE DOIS Rédadéur chef i Orner NEBOUX Administration Rédaction : Gérant : BEIair 3361 BEiair 3366 BEiair 3363 Le gouvernement Attlee vit des secours directs des Etats-Unis Positions L'Autriche libérée sera-t-elle traitée un ennemi vaincu ?Sur les'problèmes sociaux Les journaux d’affaires portent généralement peu d'at-! bénévoles: oeuvres de secours aux mères, aux enfants, aux tention aux problèmes sociaux: ils s’occupent plutôt de j parents, à ceux qui ont un foyer comme à ceux qui n'en J le compte rendu questions qui ont un rendement financier.Les journaux ont pas.à tous les malheureux qui ne trouvent pas dans ^‘ance "-‘'a de parti s’y intéressent dans la mesure où le sort du grou- une famille unie la protection contre les emportements v pement politique qu’ils servent l’exige: ils les mesurent à de leur caractère ou de leurs passions, l'aune du rendement électoral.Toutes ces institutions, qui sont nées de la défaillance Depuis sa fondation, le Devoir a fait la part très large des vertus familiales, sont une nécessité de notre époque, aux préoccupations d’ordre social.On ne compte plus les , Un journal catholique se doit de les epauler.car elles campagnes qu’il a menées pour la famille, pour le syndi- sont md.spensables a 1 ordre social, calisme, pour les oeuvres d’assistance et de bienfaisance.pour une législation sociale intelligente, qui tienne compte , rp-,, ».¦ ^ * groupement intermediaire entre la famille et 1 Etat.Au les professions furent solidement organisées.Blocs-notes Le Comité de la Survivance La protection de l'U.R.S.S.et celle de l'Occident —- M.Churchill craint une crise économique et financière pour l'Angleterre Au-dessus de la famille, il y a la profession.Elle est un r à la fois de la dignité des personnes et des exigénees de la vie en société.Ce qui a guidé son action, c’est le souci du bien commun, jamais l’arrière-pensée de favoriser un groupe ou de flagorner des intérêts.Le problème social de l’heure présente est celui de la famille.Tous les autres en découlent ou y aboutissent.Dans une société où la famille est forte, les problèmes sociaux sont peu nombreux.Par contre, on constate que plus les fonctions et les vertus de la famille se relâchent, plus les relations entre les personnes et les groupements se compliquent.La famille canadiennc-française est encpleine évolution.Hier, elle était largement autonome.Le foyer avait une fonction à la fois économique èt sociale: il était atelier de travail et centre de vie familiale.La production étant principalement agricole et artisanale, le père et les enfants en âge de travailler n’étaient pas forcés de sortir à l’extérieur pour gagner leur subsistance: ils la trouvaient sur la ferme ou dans l’atelier du père de famille.De même, tous les membres de la famille vivaient presque constamment ensemble, ne sortant du foyer que pour des relations de voisinage.La vie industrielle a transformé les conditions de vie et de gagne-pain des famil'es.Depuis que l’usine, le bureau, le chantier et le magasin ont remplacé d’atelier et la ferme, les membres de la famille se dispersent chaque matin pour aller gagner leur vie.Us se retrouvent le soir à l’heure du repas, puis s’éparpillent de nouveau pour se divertir.L’avcncmcnt du capitalisme a provoqué, à notre avis, deux transformations fondamentales: au point de vue économique, la division entre le capital et le travail: au point de vue social, la dislocation des familles.Tout le problème social moderne tient à ces deux phénomènes.Il ne servirait à rien de se lamenter sur le passe.Ce qui est fait est fait.Malgré toutes les récriminations, on ne reviendra pas en arrière, pas plus qu’on ne peut songer à mettre au rancart le tracteur au bénéfice de l'idyllique paire de boeufs.Il vaut mieux regarder les faits comme ils se présentent et tâcher d'en tirer le meilleur parti.Le rôle d'un journal comme le nôtre consiste à prêcher les vertus familiales traditionnelles et à trouver de nouvelles formules d’adaptation et de préservation.Les vertus familiales sont la fidélité, la fécondité et l'autorité.Elles sont à la base des foyers heureux et des familles stables.Elles sont de tous les temps et de tous les lieux.Quand elles déclinent, la famille se disloque et la société est malade.Quand elles fleurissent, il y a de l’ordre et du bonheur.Mais précisément parce que la vie moderne rend plus difficile la pratique des vertus familiales traditionnelles, il faut les épauler ou y suppléer par des formules d’invention récente.On ne finirait pas d'énumerer la multitude d’oeuvres créées par l'imagination de l’homme et nourries par le dévouement des travailleurs sociaux la plupart crise économique et finoncière est imminente en An- ! tion suivante: Le gouvernement des Etats-Unis recon gleterre, et que la prolongation’ du présent régime > naît l'Autrkhe à tous points de vue, y compris les points réduira le peuple anglais a vivre de la charité des | de vue légal et administratif, comme un pays libéré moyen age La Loi Le Chapelier de 1791 leur donna le coup de mort et proclama la liberté de travail et d’entreprise.On sait ce qui en est résulté.Incapables de se protéger au moyen de l’association, les ouvriers ont, durant tout le XIXe siècle, subi l’exploitation abusive du capitalisme naissant.Pour rétablir l’équilibre rompu par la puissance grandissante du patron et la détresse non moins grandissante du prolétaire, il a fallu ressusciter les associations professionnelles.Pour les catholiques, la publication de l’encyclique Rerum Novacum en 1891 a marqué le départ de la réorganisation des professions.Depuis cette époque, les catholiques sociaux ont déployé une intelligence et un zèle admirables pour éveiller les classes populaires à l’idée de l’organisation professionnelle et pour les protéger contre les entreprises des agitateurs de gauche.Si le communisme n’a pas déjà subjugué les travailleurs de tous les pays occidentaux, on le doit en partie à l’action de l’Eglise.C’est elle qui, par sa doctrine et par son travail d’organisation, a maintenu la grande majorité des ouvriers dans les voies de l’ordre et du sens commun.Un journal comme le Devoir se doit d’accorder une attention toute particulière aux problèmes professionnels, ouvriers, patronaux et agricoles.Il fera donc la part très large aux événements de caractère professionnel et ne manquera pas l’occasion d’exprimer son opinion sur les faits qui se produisent et les doctrines qui s’affrontent dans cette arène particulièrement agitée.Quant aux hommes qui se dévouent inlassablement au service des groupements professionnels, ils peuvent compter sur notie plus profonde sympathie, car nous savons d’expérience combien leur travail est pénible et ingrat.Mais les agitateurs à gages, les entrepreneurs en syndicalisme pour leur compte propre ou pour celui de meneurs clandestins, peuvent tenir pour certain que nous serons im pitoyable à leur endroit.En les dénonçant, nous rendrons service à la société, mais surtout aux ouvriers eux-mêmes qui paient toujours très cher l’erreur de se laisser conduire par de mauvais bergers.* * * La solution des problèmes économiques relève principalement de la vertu de justice.Il «’agit d’une question d’équilibre entre ce qui appartient à chacun.Quand la justice est satisfaite, les problèmes économiques sont en partie réglés.Les problèmes sociaux sont principalement matière de charité.Quand les hommes ne s’aiment pas, même s’ils vivent «dans l’abondance, ils sont malheureux et l’ordre social s’en trouve détraqué.C’est pourquoi nous nous efforcerons de prêcher comme principal remède aux maux sociaux la pratique de la charité chrétienne.! .iv-47 Gérard FILION Etats-Unis.Le gouvernement socialiste, dit-il, vit sur le secours direct des Etats-Unis, et gaspille rapidement cet emprunt qui ne peut être justifié que comme un moyen de refaire l'outillage de nos industries après une guerre où nous avons fait tant de sacrifices.L'ancien premier ministre a attaqué M.Henry Wallace et lui a reproché de vouloir séparer l'Angleterre des Etats-Unis pour la faire entrer dans un vaste système d'intrigue communiste qui part de Moscou.Il l'a traité de crypto-communiste, en expliquant qu'il comparable à toutes les autres régions libérées et ayant droit au même traitement, sujet seulement aux contrôles réservés aux puissances occupantes par le nouvel accord du 28 juin 1946 sur le méconisme de contrôle en Autriche".Les Etats-Unis ont invité les quatre puissances à en faire autant; ils ont obtenu un accord des occupants qui reconnaît l'autorité du gouvernement autrichien issu d'une élection, et la commission alliée a affirmé que son principal rôle est de maintenir l'existence et M.Winston Churchill, parlant aujourd'hui devant un à-dire son rôle dons la guerre.Le 28 octobre 1946, le On trouvera dans une autre page j ralliement conservateur à Londres, a déclaré qu'une | secrétariat d'Etat de Washington a publié la déclara- de la dernière du Bureau du Comité de la ivance française.Ces séances, comme l’on sait, se tiennent de mois en mois.Elles permettent aux membres du Bureau de surveiller l’exécution des décisions prises chaque année par le Comité général et de régler les questiops qui peuvent survenir d’une année à l’autre.Le travail quotidien est.comme on le sait aiïssi, la besogne particulière du Secrétariat.Nous prions qu’on lise attentivement le compte rendu que nous publions aujourd’hui et qui ressemble du reste, comme ton et comme allure, à ceux que nous donnons chaque mois.Pas de littérature, pas de phrases, des faits tout simplement.Du reste, qu’il s’agisse du travail du Secrétariat, du Bureau, du Comité proprement dit, de toutes ces réunions et de leurs comptes rendus, la parlote est rigoureusement bannie.Toutes les délibérations se font privément, portes closes, ce qui supprime toutes les tentations oratoires et permet en même temps de s’expliquer en pleine liberté.Et comme tous ceux qui prennent part à ces réunions sont déjà d’accord sur l’essentiel, sur les principes, qu’ils sont pareillement au courant de l’ensemble des questions à discuter, cela contribue singulièrement à l’expédition de la besogne.Ceci n’empêche tout de même i j- V- v».i.l'intégrité de l'Etat autrichien, d'aider son gouverne- "K “îîj“ Lettre d'Ottawa L’origine ethnique supprimée dans le recensement de 1946 Les questions de M.René Hamel et les réponses du gouvernement — La promesse imprudente de M.Paul Martin — Les chiffres du recensement, fondement de nos réclamations L’jctualitc nàs qu’on doive passer de longues heures autour de la table.Car des échos viennent aboutir là de toute l’Amérique française.Les dons du pauvre On remarquera que les dons distribués par le Bureau sont plus nombreux que considérables.Le Comité permanent, qui a quêté pour tout le monde, qui a joué un rôle de premier plan dons certaines des souscriptions les plus importantes de ces dernières années, n’a jamais tendu la main pour son compte, et scs ressources restent fort modestes.Aussi, par les dons qu’il est con-tiaint de ménager, le Bureau tient-il surtout à manifester des sympathies, de la gratitude, à désigner certaines oeuvres au juste encouragement du grand public.Cela est fort bien, mais il faudra tout de même que le Comité lui même finisse par disposer d’un budget raisonnable.Cela serait, non seulement convenable, mais, à l’occasion, fort utile.juste hommage Le R.P.Delanglez, S.J., lermine-ra, le 23, sa très remarquable série de cours sur Louis Jolliet.L’Univçr-sité de Montréal a décidé de lui of-Irir à cette occasion, honoris causa, le titre de docteur ès lettres.11 serait superflu tic spécifier que l’hon-neur sera très largement mérité.Il convient simplement de féliciter de ce geste notre Université.O.H.18-IV-47 Mgr Perrier par Pierre VIGEANT Ottawa, 1".— Pendant que la Chambre des Communes s’engage dans un long débat sur les diverses clauses du bill omnibus, débat qui [fyne peut manquer d’être fastidieux par moments, nos lecteurs trouveront sans doute agrément et profit à entendre parler d’autres questions que celle des contrôles.M.René Hamél, député du Bloc populaire de St-Mauricc-I.aflèche, vient d en soulever une qui ne devrait laisser indifférents ni les Canadiens français ni aucun autre groupe minoritaire au pays.Il s'agit des ind*' cations touchant l’origine raciale dans le recensement de la population canadienne.A la suite du rcncensement qui « est tenu en 194(5, cinq ans après le recensement décennal à travers tout le Canada, comme le le veut la loi, M.Hamel a posé les questions suivantes: ‘*1 — Au cours de 1 annee 191», a-t-on procédé au recensement de la population dans les provinces du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta?„ , .»2 ___ Dans laffirmative, quel était pour chacune de ces provin-c*s, Iç chiffre total de la popula- __ Quel était, pour chacune de ces provinces, le chiffre de population (a> suivant son ori rncialc (bj selon la denomin:: religieuse à laquelle elle api .- \l ,4 Le ministre du commerce.M.J A-MacKinnon, dont relève 1 Office fédéral de la statistique, a fourni Ica réponses suivantes: “1 — Oui.”2 — Manitoba, 718,(199; Saskatchewan.823,438; Alberta, 795,007 (données provisoires).“3.Le recensement de 1940 s’est limité au dénombrement des habitants et à l’adoption d’autres renseignements d’ordre essentiel.On n’y a pas relevé de données sur les confessions religieuses ni «ur d'autres aspects qui figurent au recensement décennal complet.” Dérogation à la loi On observera que le ministre dans sa réponse avait soigneusement éludé la question touchant l'origine raciale.M.Hamel est revenu à la charge et il a posé une autre série de questions qui se lisaient comme suit: “1.En ce qui concerne le recensement de 1940 dans les provinces des Prairies, en vertu de quelle au lorité a-t-on dérogé à la loi des sta listiques, S.R.C., chapitre 19, article 19, qui prescrit que le recensement doit contenir l origine raciale, la dénomination religieuse, etc., de la population?“2- Dans le cas où cette dérogation à la loi a été autorisée par ar-lêté en conseil, (a) quel est le texte de cet arrêté en conseil; (b) en vertu de quel pouvoir a-t-il été passé?” Le ministre du commerce a ré-ondu dans les termes suivants: “1.Le ministre du commerce.“2.Voir réponse au numéro 1.“Nota.Le Bureau fédéral de la Statistique a arrêté comme ligne de conduite de limiter las questions (Suite O ta pua# deux) Dans l’article qu'il consacrait, hier, à Mgr Philippe.Perrier, M.Orner Héronx écrivait: ‘‘Incidemment, il avait été visiteur des écoles primaires à Montréal, où il n'avait pu passer sans laisser sa marque.” Lincidencc d’inspectorat scolaire de celui qui, en ce lemps-là, n’avait pas encore été curé, à plus forte raison n’était pas encore monseigneur et n'avait pas rempli lu lourde charge de vicaire général à l’archevêché de Montréal, cette incidence scolaire a tout de même Clé de six onrtfes: 1906 à 1912.Par ailleurs, M.Hiroux a parfaitement raison d’écrire que, visiteur des écoles primaires de Montréal, Vabbé.Philippe Perrier n'avait pu passer là sans laisser sa marque.Remontent précisément à cette période de sa carrière, les souvenirs les plus anciens que gardent et garderont de l'abbé Perrier beaucoup de Montréalais de la généra tion des jeunes quinquagénaires ou de celle des quadragénaires déjà dans la quarantaine avancée.C’est le cas du soussigné qui a souvenance, et combien belle sou vcnance, d’avoir reçu, en 1906.< l’école Saint-Joseph de la rue Saint-Martin, de la main de l'abbé Per rier, successeur lout récent de l’inspecteur McGown, le prix dit de.l’inspecteur: un beau livre, non pas doré sur tranche.— dorure qui était alors réservée aux.paroissiens romains de grand luxe et aux livres qu’à l’occasion des distributions de prix de fin d'année, livres de chez Marne, l'on destinait aux tout premiers de classe—.mais beau livre quand même, avec tranche jaspée, reliure en toile d’un rouge impres >— i * t t (suite à la page deux) calnet du gxinckeux Wallace pour ses attaques contre le gouvernement de Washington, en disant qu'il a lui-même souvent parlé à l'étranger mais qu'il s'est fait une règle de ne jamais critiquer le gouvernement de son poys dons ces circonstances.Il a accusé le gouvernement Attlee de manquer de courage moral et a dit, en parlant du budget de 1947-48, que si une compagnie privée équilibrait son budget par de pareilles méthodes, elle enfreindrait le code criminel.Au sujet de l'ottitude à prendre envers la Russie, M.Churchill a dit que ce doit être une amitié honorable avec de la fermeté, et non pas un apaisement lâche empreint de faiblesse.Les Quatre et l'Autriche Le ministre des Affaires étrangères d'Autriche, M., Karl Gruber, a demandé au Conseil des Quatre aujourd'hui de terminer le traité de paix autrichien le plus tôt possible.Il a déclaré en même temps que son gouvernement ne signera pas un traité qui donnerait à la Yougoslavie du territoire que l'Autriche considéré comme autrichien; il a précisé que son gouvernemtnt réclame les frontières d'avant-guerre.La délégation des Etats-Unis est résolue à poser sans délai ce problème des frontières, et celui de la définition des biens allemands en Autriche, les deux principaux obstacles à un accord des Quatre sur la paix autrichienne.Ce débat va décider si la conférence pourra accomplir quelque chose avont son ajournement.Plusieurs experts sur les questions allemandes, qui font partie des délégations, se préparent à retourner à Berlin, ce qui confirme l'opinion que les négociations sur le traité allemand sont définitivement ajournées.Les chances de conclure un traité pour l'Autriche sont assez faibles.Hier soir le débat a montré que le désaccord continue sur le sort des personnes déplacées.La Russie a exigé que les 500,000 réfugiés qui sont en Autriche quittent ce pays dans les six mois qui suivront la mise en vigueur du traité.M.Marshall a répondu que cette attitude des Soviets est une violation d'un accord des Notions Unies; il a demandé que l'on procède conformément à la résolution de l'Assemblée générale, adoptée en décembre dernier, pour la constitution de l'Organisation Internationale ,des Réfugiés, il y est stipulé que cette organisation s'occupera des personnes déplacées qui pourront établir qu'elles s'exposent à une persécution religieuse ou politique si elles retournent dons leur ancienne potrie.M.Vichinsky a soutenu que la résolution de l'O.N.U.ne s'appliquait qu'à l'Allemagne et non à l'Autriche, et M.Marshall a 'iposté que l'otttitude du délégué soviétique équivalait veto sur une décision de l'Assemblée un Choses d’hier et d’aujourd hui Il est bien plus aisé d’éteindre un premier désir que de satisfaire tous ceux oui le suivenf.LA ROCHEFOUCAULD Une plume à bille s’offre au prix de 59 cents sur les comptoirs de la ville de New-York: la même plume, identiquement à bille, se vend $1.69 à quelques comptoirs montréalais.Par quel mécanisme de fiscalité, les douaniers qui relèvent d’Ottawa, et leur ministre, le Dr McCann, pourraient-ils expliquer la différence et, si possible, la justifier?* * * Reynolds, qui est non pas l’inventeur de cette plume à bille, mais simplement l’un de ses nombreux lanceurs en U.S.A., vient d’accom-piir, en soixnntc-dix-neuf heures, un cercle vicieux autour du monde, un périple aérien qui a tout à fait l’apparence et.l’air, d’un slunt de publicité.?* * Peut-être Reynolds s’est-il imaginé n’être pas sorti de son pays En parlure de par-là, la désignation V.S.A.ne correspond-elle pas à la désignation lhe World?* ?Les Anglais se sont fait “un Empire sur lequel le soleil ne se couche jamais’’.Qu’est-ce en comparaison du World des gens des V.S.A., du One World dont feu Wendell Willkie fut le découvreur?w * * En circumvolsnt One World, avec ses plumes à bille plein scs poches.Reynolds n’a peut-être pas éprouvé le besoin de se coucher.Soixante-dix-neuf heures sont si vite passées.* ?* L’Empire ne peut être, après tout, qu’une partir* ou One World.Reynolds.sans la moindre apparence de mauvaise intention, nous aura révélé comme l’Empire est tout de même petit.* * * Un chroniqueur, annoncé récemment comme la fin du fin et du surfin en fait de chroniqueur, parle finement d’un concours de laideur lancé par Hollywood.La capitale mondiale du cinéma se mettrait-elle au régime de l’Art Moderne?I* Gffatch»u> à imposer générale.Les ministres n'ont réglé oucun litige important; ils ont seulement ratifié des clauses déjà approuvées par leurs suppléants, notamment la limitation de l'armée autrichienne à 35,000 officiers et soldats.Rien n a été décidé sur la proposition de la France pour limiter rigoureusement l'industrie autrichienne.Le sort d'un pays libéré Les difficultés du traité autrichien révèlent les profondes divergences des grondes puissances non seule- libre de tout nazisme, d'aider le gouvernement à assumer aussitôt que possible le contrôle entier des affaires autrichiennes.L'on pourrait croire qu'en vertu de ces déclarations l'Autriche est reconnue comme une victime de l'agression hitlérienne, et qu'elle est placée dans la même catégorie que la Tchécoslovaquie et l'Albanie.Ce serait justice.Ces deux pays comme l'Autriche ont été conquis et occupés sans combat par les puissances de l'Axe.Comme les Autrichiens, les Tchèques et Slovaques ont travaillé pour la machine de guerre du Reich.Les Albanais ont combattu dans les armées italiennes contre la Grèce, comme des Autrichiens ont combattu dans l'armée allemande contre l'armée rouge.Deux poids ef deux mesures Or, aujourd'hui, la Tchécoslovaquie et l'Albanie ne sont pas traitées en ennemies; la première est déjà membre de l'O.N.U.; si l'Albanie n'y est pas encore, et si la Grèce la dénonce pour avoir participé à l'agression dont elle a été victime, il n'est pas question pour elle de traité de paix.M.Marshall s'efforce de faire reconnaître par le traité que l'Autriche n'a pas de culpabilité dans la guerre, mois il se heurte à l'opposition soviétique.Les Trois avaient convenu de ne pas réclamer de réparations de l'Autriche.Cependant les Soviets ont déjà tout enlevé de leur zone d'occupation et veulent justifier ce pillage par le prétexte qu'il s'agissait de biens allemands, ce qui équivaut à exiger des réparations de l'Autriche; ils soutiennent la demande de réparations de la Yougoslavie.Les Quatre discutent pour savoir si le pays sera démembré, comme le demande la Yougoslavie.Les ministres ont convenu à l'unanimité hier soir de réduire son armée à de bien modestes effectifs.L'Autriche libérée, comme l'Italie vaincue puis alliée, est pratiquement désarmée; tondis que la Yougoslavie, l'agressive voisine de ces deux Etats, augmente ses armements après avoir annoncé qu'elle ne renonce ni à Trieste, ni à ce qu'elle n'a pas obtenu en Vénétie julienne; elle prendra sons doute la même attitude si on ne lui donne pas le sud de la Carinthie.A quoi tient cette différence de traitement entre l'Autriche, la Tchécoslovaquie et l'Albanie?Le motif de l'hostilité soviétique envers l'Autriche est évident.Ce poys s'est donné un gouvernement por des élections où les communistes ont été défaits.Les deux autres pays libérés sont entrés dans l'orbite soviétique et jouissent de l'efficace protection de Moscou.Por contre, l'Autriche, qui a opté pour la démocratie, qui a résisté à l'emprise communiste en comptant sur la protection des puissances occidentales, a été pillée dons une partie de son territoire, elle est soumise à une occupation prolongée et épuisante, elle reste dons une incertitude de l'avenir qui paralyse sa restauration; deux ans après sa "libération" elle ne sait pas encore si elle échappera ou démembrement et à des réparations qui compromettraient son économie déjà bien précaire.Si les puissances d'Occident veulent enrayer l'invasion communiste, il faudra que les pays qui se tournent vers elles soient mieux défendus que ne l'o été l'Itolie.Espérons que pour l'Autriche, comme pour la Grèce et la Turquie, la Hongrie et la Corée, la protection des Etats-Unis, la protection de Washington s'avérera assez efficace pour mettre un terme aux agressions de ment quant à l'orientation future de ce pays, mais aussi etficoce pour mettre un quant à ce qui s'y est passé ces dernières années, c'est- Moscou.— Paul SAURIOL Lo session provtnciole La gauche se porte vivement à l’attaque du bill soixante-deux La mesure affecte tous les employés des municipalités et des corporations scolaires —— La capacité de payer les augmentations de salaires — Appel à Ja commission municipale — Pouvoir d’annulation d’une sentence arbitrale — La loi ne fait perdre aucun droit à qui que ce soit; elle est présentée à la demande de la plupart des 1,800 municipalités, dit M.Duplessis Les oppositionnistes disent se faire l’écho des protestations ouvrières — justice sociale — Le sentence arbitrale deviendrait illusoire — 4 Loi fasciste —— Le cas des employés de Montréal et de Québec (Par'Louis ROBILLARD) Québec, 18 — L’une des mesures les plus graves de la session est présentement soumise n la discussion des députés.11 s'agit du bill 62 dont le ministre des affaires municipales est le parrain.En voici les dispositions contentieuses: “Lorsqu’une corporation municipale ou une corporation scolaire «•st partie à un différend.le conseil d’arbitrage doit tenir rompte, pour U décision du différend, de la situation financière de cette corporation, de sa capacité de fair' face aux obligations additionnelles qui lui peuvent résulter de la sentence et des imptôs qui grèvent déjà ses contribuables.” “Dans ce cas.il y a appel à la Commission municipale de Québec de la décision du Conseil d’arbitra gc, à l'initiative de toute partie in teressée.“Cet appel doit être turmé dans les quinze Jours de la date de la sentence arbitrale.Pouvoir d'onnulotion “Après avoir entendu les représentants des parties, s’ils le requièrent.et complètent la preuve par les moyens qu’elle juge utiles- si elle la trouve insuffisante au dossier, la Commission municipale r»-visc la sentence et si elle en vient à la conclusion que le Conseil d’arbitrage n’a pas tenu compte dans une juste mesure de la situation financière de la Corporation, de sa capacité de faire face aux obligations additionnelles lui résultant de la sentence et des impôts qui grc-\ent déjà les contribuables, elle doit annuler ou modifier la sentence en conséquence, autrement, elle doit la confirmer.La décision oc la Commission municipale esl définitive.“Ces dispositions s’appliquent à l’arbitrage de tout différend .soumis s un conseil d’arbitrage et non décidé le dix avril 1947”.“Voilà l’état légal de la question.On le voit, le bill Dussault s’applique aux employés des 1800 municipalités de la province et des Cor-porations scolaires: Policiers, pompiers, institutrices, etc.Vives attaques de la gauche Toutes les oppositions, les libé-¦aux ainsi que MM.Chaloult et Lau-endcau se portent à l’aitaque de ta mesure au nom des ouvriers et de la justice sociale* La mesure, soutient la gauche, rendra la sentence arbitrale illusoire.Elle constitue la négation (auita à ta page sept) O 45 y LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 18 AVRIL 1947 VOLUME XXXVIII — No 88 Lettre d*Ottawa (suite de 1» première pace) questions.Il voulait obtenir une confirmation officielle de la nouvelle politique que le gouvernement a inaugurée lors du recensement quinquennal de UitO, mais autour de laquelle il ne tient pas à faire de bruit.Cette nouvelle politique fait suite à un engagement imprudent que le secrétaire d’Ktat d’alors et le ministre de la Santé d'aujour- une question sur l’origine | J.,ar‘in1- av?i{ P' 's v.is- étant donne a'v s de M.Diefenbaker a la session figurant aux tableaux du recensement à celles qui réclament des renseignements indispensables.En 1946, il ne semblait pas nécessaire de poser ethnique (raciale).de 1946 au cours du débat sur la citoyenneté Le 16 avril 1916, il s’est élevé tout un débat louchant cette question question sur la religion à l’occa-1 de l’origine ethnique .comme on l'a sion d’un recensement quinquen- fait observer dans le temps, en marnai.11 suffit de poser lu question ge de la clause de la loi de citoyen- qu'on pose cette question à tous les recensements décennaux.* I “Depuis 1916, on n'a posé aucune .4 à«il»* I.* «*£« 1 i if i 'j 1 r\r*r* u - L’aciualité (Suite de ta première page) sionnant et un titre en or.en or véritable.A la page de garde, une inscription de dédicace, avec le nom du récipiendaire et la signature du visiteur.Hasards et vicissitudes de la vie ont fait (pie j’ai perdu ce livre, irrémédiablement perdu, à ce qu'il semble, car de nombreuses recherches ii son sujet, ici et là (Jans lu lors du recensement décennal fectué dans tout le pu\s ".Un remarquera toute l’ingenio-sité déployée par le ministère et le gouvernement pour escamoter celte question de l’origine raciale.l.a réponse de M.MacKinnon al firme que l’on omet depuis 1916, au recensement quinquennal, la question touchant la dénomination religieu-il n’affirme pas que I on depuis 19J6 la question l’origine raciale.Comme de fail, on avait posé la ti ¦ichant l’origine racia-recensement La réponse ef- neté touchant la définition du quinquennal de dsse clairement i se, mais omettait touchant question question le au 1936 __ .entendre que l’on posera la question touchant la denomination religieuse au prochain recensement décennal, mais il ne parle pas de la question ‘ouchant l’origine raciale.Le débot sur la citoyenneté Ces réticences étaient voulues.Ce n’était pas sails raison, eu effet, que M Hamel avait posé toutes ces tut national.M.J.C.Diefenbakker, député conservateur de la Saskatchewan, avait proposé un amendement à l’effet que tous ceux qui seraient tenus, sous l’empire d’un article quelconque des règlements, de déclarer leur statut national ou leur origine ethnique pourraient répondre, sauf s’il .s’agit de gens de couleurs ou de citoyens naturalisés, qu’ils sont citoyens canadiens.Il s’eu était pris tout particuliérement ans formules du recensement, se plaignant de ce qu’"elles exigent de chacun, fut il Issu d’une longue lignée de Canadiens, qu’il, déclare d abord sa nationalilé et ensuite i .son origine ethnique." M.Diefenbaker n’avait pas réus-j .si à faire adopter son amendement, : mais il s’était fait tellement pressant qu’il avait réussi à arracher : à M.Martin un engagement touchant le recensement.Un trouvera sans doute quelque intérêt à relire famille, sont restées vaincs' S'em pêche (pie le titre de l'ouvrage &Ih-\ m'est reste en mémoire Choix de Avis de décès BAZIN ET A Montréal, le 17 a\ ril 1947, à l’âge de 46 ans, est décédé M.l’abbé Léopold Ha/inet, professeur et viee-siiperieur du séminaire de Sic-1 bércsc-de-Blaiinil-le, fils de feu Camille Bazinet et de leu llerméline Charhoiincau.Les funérailles auront lieu samedi, le 19 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de son heau-fre-vc.M.Adhcmar DéBellefeuille, 1626, rue Curatteau.à pour se rendre a 1 église cois-d’Assise, où un premier ce sera célébré à Ht hres, et à Sle-lhérèsc-ile-Blainv ille, ou lettres du R.P.Lacordairc* bJu regard de la paye portant un texte d'introduction, il y avait même au portrait de Lucordaire.Je le vois encore avec son capuchon de dominicain.Ce livre, un vrai, l'uvais-je gagne?Ceut-étre, voire très certainement, mais pour le sûr pas mérité, au sens le plus exact du mut mérité, f.c frère Français, des Ecoles Chrétiennes, arrivé de France depuis peu, l'avait fait Hier nu sort entre les quatre ou cinq des premiers élevés de sa classe.Je devais cire mauvais quatrième, sinon bon cinquième.\ul doute que les Prosper Proulx, les Aid éric Archam-1 bault, les Albert Lemieàx, les Charlemagne MacPherson f- - le frère /¦ rancois disait Mucfersonuc — ne l'eussent mérité plus que moi.Mais le sort, pour une fois, m’avait été I tiw raide.C'est ainsi, qu'au beau jour de ., , -, , , .j 1906 —• H devait faire, ce jour-là, le dialogue qui s est alors échange i probablement en mai, un soleil rcs-a la Chambre des Communes: \ ptendissant — je m'entendais appe- M.Diefenbaker, — Le iHinistre j/rr, devant foule la dusse, par mo/i-s’esl il entendu avec le service du sieur le visiteur.recensement afin que l’on ne de- J'entends encore celui-ci, avant mande plus aux Canadiens de nais- lu présentation, adresser au frère sauce, au moment de l’inscription, François la remarque qu'un recuri! leur origine ethnique?\ de lettres de Lacordairc ne serait 9 A o lires 30, Sl-Lran-servi-de là _____ un second service sera célébré .umli.le "1 courant, à 9 h .30.Inhumation au même endroit.Parents et amis sont prié, d’y assister sans autre invitation.VINCENT A SuinHiuillaume d’Cpton.le 10 avril 1947.à ^ S7 3 mois, est decede M.Adolplu Vincent.Les funérailles auronUieu samedi, le 19 courant, a Saint-Guillaume.9 h.30.Nécrologie R MIETTE — X Montréal, le 16 a vril 1917.* l éwp dnf Tarts Co.Annonces classifiées OUI.1 MEUBLEZ VOTRE MAISON CHEZ A:l.ÛUP0Ntl!în COMMIT 01 maiiom! l'ami î Savez-vous que les petites annonces du 'Devoir" sont payantes VENTES, ACHATS, ECHANGES, DEMANDES D'EMPLOI, ETC.SIGNALEZ: BE.3361 (Demande* M.Ouellottê) AUTOMOBILISTES Attention camionneurs Nou* avons actuellement en main» peur Installation immédiate : MOTEURS REBATIS POUR CAMIONS FORD DE TOUTES CAPACITES.Généreux Motor Co.Ltd 2M4 Bleury - LA.6241 33-4-47 COMPTABILITE HENRI BRASSARD.A.P.A.Auditeur public accrédité Comptabilité.Impôt sur le revenu 3711 Sslnt-Hubert _ CR.0938 de 7 à 10 tous tes soirs.19-4-47 Rapporta Impôts sur revenu, comptabilité S domicile pour professionnels.Industriel*.commerçante, sur contrat, au mois préparé* par comptable licencié.15 an* d’expérience.2296 Pic IX.appt 2.CL.8456.1-5-47 in intfntorîam I ' - .(à- Mgr Philippe Perrier Vicaire général du diocèse de Montréal Par ses qualités de coeur et d'esprit, il s'était assuré l'affection de tous ceux qui l'ont connu.Son nom ne périra pas.imeit: - vu>m Ll MITE t Imprimeurs • Editeurs ACHAT DE CREANCES Apportea-nons vos créances, billets en souffrance Payons plus haut prix F,-André Arêa.57 ouest, rue St-Jacque*.l'La-teau 9107 ! 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h.a.m., 29.43; midi, 29.30.ta besogne du Comité Lajo»rn«« n ny a plus aucun danger - a _ - F 5 & H jlfAmretlsice***• à T’ovflC de la Survivance Elle se poursuit avec activité — La dernière réunion du bureau — Collaboration avec les sociétés-soeurs L'accueil aux Franco-Américains — Pour les Canadiens de la Colombie — Sur tous les fronts Québec, 18 — Le bureau de la Survivance française a tenu hier soir à l’Université Laval, sous la présidence de M.le docteur Homéo Hlanchet, sa réunion mensuelle.Il a souscrit cent dollars à la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec.Celle-ci, comme on le sait, poursuit actuellement une campagne de souscription en faveur de ses oeu-\res d’éducation patriotique.En présentant la campagne à ses collègues.le président du Comité de la Survivance a souligné les états de service signalés de cette société patriotique et la collaboration qu’elle a toujours apportée au travail de la survivance française.Il s’est déclaré confiant dans le succès de la présente campagne de souscription.Le bureau a aussi souscrit trois cents dollars à l’oeuvré des cours d’été pour les instituteurs acadiens de l’Ile du Prince-Edouard.Cette oeuvre, la première entreprise par le Comité, remonte à 1938.Enfui, les membres ont voté un montant de cinquante dollars à la Fédération canadienne-française de la Colombie.Cette organisation patriotique se développe rapidement et accomplit un magnifique travail en faveur de nos trente mille compatriotes de la Colombie canadienne.Elle vient de lancer son premier concours de français.Le Comité de la Survivance espère que ce concours suscitera dans la province de Québec une sympatNie aussi grande que celle qui soutient depuis plusieurs années les concours similaires de l’Ontario et des autres provinces de l’Ouest., M Ernest Désormeaux a souligne le succès de la Semaine de Français qui vient d’avoir lieu en Ontario.Cette semaine a été marquee très spécialement par le conronne-ment des lauréats des concours de français et par la remise de 1 Ordre du Mérite scolaire à de nombreux vétérans de l’enseignement français en Ontario.Le Comité était représenté à cette Semaine par M.Jean-Jacques Tremblay, d’Ottawa.Le secrétaire a informé le bureau qu’un comité avait été formé pour recevoir les noinbreux délégués^ qui viendront à Québec cette année a l’occasion du 24 juin, en particuliei le groupe de plus do deux cents Canado-Américains qui est en voie d’organisaHon pour ce pèlerinage à Québec.Le comité de réception comprendra quatre représentants de la Sociélé St-Jean-Baptiste de Québec et trois représentants du Comité de la survivance française.Il a préparé un programme de réception et il vient de faire tenir à nos amis canado-américains une invitation officielle aux fêtes du 24 d’explosion à Texas juin.Le bureau a approuvé le travail d’organisation de la Semaine de la survivance française.Cette Semaine aura lieu du 17 au 24 mai.Elle est organisée par nos sociétés patriotiques du Canada et des Etats-Unis.Dans la province de Québec, elle recevra l’appui généreux du Département de l’instruction publique.Celui-ci a fait préparer un programme complet sur le thème de la Semaine: la colonisation.Ce programme sera envoyé à toutes les écoles primaires françaises afin de développer chez la jeunesse, par le moyen de dictés, de récitations, de lectures, l’amour de l’agriculture et le respect de la vie rurale.Les membres ont appris avec grand plaisir que la cueillette du Livre organisée par la Chambre de Commerce cadette de Montréal avait été un grand succès.Ils ont voté un montant de cent dollars pour aider à l’envoi des livres recueillis à Montréal dans les différents centres de l’Ouest canadien, en particulier à nos frères de la Colombie canadienne.M.le notaire Henri Boisvert a fait rapport de sa délégation à l’assemblée que la Société, canadienne d’Etablissement rural vient de tenir à Montréal.Il a souligné l’excellence du travail entrepris par cette Société pour la coordination de notre effort de colonisation à travers le Canada et pour la diffusion de l’enseignement agricole.Dix membres du bureau ont assisté à la réunion.Outre le president et le secrétaire, il y avait M.Cyrille-F.Dclâge.le R.F.Antoine Bernard, de Montréal, M.Ernest Désormeaux, d’Ottawa, M.Raymond Denis de Montréal, M.le chanoine Maurice Laliberté, dè Québec, MM.Adrien Pouliot, Henri Boisvert, Maurice Lebel, aussi de Québec.Elle aura lieu demain à l'auditorium 1 du Plateau — Le programme de la | journée ! La Journée pédagogique de TAI-i liante des Professeurs catholiques] de Montréal aura lieu à l’Audito-j rium du Plateau demain, le 19 avril | 1947, sous le haut patronage de Sou; Exc.Mgr Joseph Charbonneau.Voici le programme de cette jour- ; née: ; Avant-midi, 10 heures: Première: „ 1Q ._.7~ séance d’étude.Présidence d’bon-1 Galveston, lex., 18 (A.P.).Le neur: M.Louis-Philippe Lussier, feu et l’explosion qui ont pratique- directeur adjoint des éludes, C-E.i ment détruit la ville de lexas ont C.M.Conférencier: M.Louis-D.Ga-;été causés par un fertilisant de m-doury, diplômé en orientation.Eu- Irate d’ammonium, selon trois des rum: (groupe d’experts sur l’estra-;six survivants du (îrandeump, na-tje)> i vire à bord duquel l’incendie avait Après-midi — 2h.30.Président ] pris naissance, d’honneur, M.Alfred-E.Larose,! Contrairement aux rapports qui président de la C.E.C.M.Conféren-! voulaient qu’une quantité de poudre cier, M.Sylvio de Grandmont, di-j noire ait été la cause du désastre à plômé en orientation.Forum sous; bord du navire, un marin, Morris la direction de M.Léo Guindon, i Lebrozec, 50 ans, qui travaillait président de l’A P C.M.1 dans la chambre des machines, a Soirée — Invitation spéciale avec j déclaré que le feu avait pris dans la vos parents et amis pour cette soi-: cale numéro quatre.rée instructive et récréative.8h.15:; Mardi, on avait rempli en partie Président d’honneur, M.Jules-Phi-i cette cale de fertilisant et le couver-lippe Labarre, surintendant du Con-! de avait été mis pour la nuit, a dit seil de l’Instruction publique.Con-1 Lebrozec, le seul marin de langue tércncier, M.J.-Emile Boucher, sur-! anglaise de l’équipage, intendant de Dupuis Frères Ltée.Mercredi matin, lorsque les dé- Lo couse de la tragédie — Un incendie dans une cale remplie de fertilisant de nitrate d'ammonium — , Le récit de la première explosion — Les feux de pétrole continuent — Service funèbre demain soir à 6 heures Aujourd’hui les réservoirs de la Humble Oil Co., situés au sud de la ville, sont en feu et les habitants surveillent d’uu oeil méfiant les feux de pétrole.Toutefois, M.I.ad-dis a affirmé: ‘Me crois que J,out danger est passé”.Cinq ou six réservoirs d’une capacité d’environ 55,000 gallons ont fait explosion et brûlent depuis 4 h.hier après-midi.Cinq autres violentes explosions ont secoué la ville à différents intervalles depuis 9 h.12 mercredi.français Grandcamp, Au Club Richelieu Une nation doit être libre si elle veut être prospère M.P.C.Armstrong ajoute que les principes du christianisme sont essentiels à la prospérité d'un pays ‘‘Je suis un économiste et, à ce titre, je vous affirme que sans liberté il ne peut exister de prospérité”, disait hier midi au déjeuner hebdomadaire du club Richelieu-Montréal, M.P.C.Armstrong, économiste en chef du Pacifique Canadien.l^e conférencier soutient la cause du capitalisme privé; il avance l’opinion que s’il y a eu crise économique entre les deux guerres, c’est précisément parce que le capitalisme privé n’a jamais été, après le premier conflit, le système mis en vigueur de façon générale dans notre société.Celui qui s’est Dupuis He présentation cinématographique: “L’Ecole No 8” ou “L’Attache- chargé de nitrate, a fait explosion J effondré vers 1930 a été un capita-mercredi matin, ce qui a entraîné pismc contrôlé et étranglé par 1 in-l’explosion et la destruction corn- tervention excessive de 1 Etat .plètc de la grande usine de pro- Quand éclata la crise, au heu de duits chimiques Mosanlo.environ ] chercher a rétablir le système de deux minutes plus tard.Toute une ! liberté économique qui avait fonc-série d’incendies s’est par la suile Donné avant 1914, nous assistâmes bardeurs sont arrivés au travail, le couvercle de la cale a été enlevé par ment à la Profession”, Documen- Julien Guéril, le menuisier du bord, taires sur les différentes écoles de, qui git aujourd’hui sur un lit d’hô-perfectionnement.i pital.______ ___ i “J’ai vu un peu de fumée s’echap- ~~ ! pant du fertilisant lorsque j’ai sou- j levé le couvercle”, a dit Guérin.“J’ai immédiatemenf pris un extincteur chimique et je nie suis mis à ! arroser.La fumée devenant toujours I de‘plus en plus dense, j’ai fermé ! l’ouverture et ouvert les soupapes I de ce compartiment pour y taire pé-! uétrer la vapeur.Le feu a continué ; son oeuvre jusqu’à ce que.la pres- , .j sion devenant trop forte, le couver- M.Roger Duhamel, journaliste, ; cle a saulé » président de la campagne du prêt j pes pjpCes (ju navire pesant dçs d’honneur de la Société ->t-Jean*j centaines de livres ont été proje-Baptiste de Montreal, était le con- tées jusqu>à 2,000 pieds dans ies férencier invite hier midi au déjeu- , a;rs ner-causerie hebdomadaire de lai j e niembre de l’équipage affirme >hambre de Commerce de Montréal, j (jUe je feu a évidemment pris lors-¦ l’hôtel Windsor._ ; que ]e couvercle a été ouvert la pre- M.Duhamel a parlé du prêt d’bon-; mière fois à 8 heures a.m.neur, dont la souscription est corn-j Lebrozec a dit que le capitaine La campagne du prêt-d'tionneur M.Roger Duhamel prononce une conférence à la Chambre de Commerce de Montréal Dispense.du jeûnelMgr Perrier, ardent patriote Elargissement de la dispense pour ceux qui font du service de nuit dans les hôpitaux La Délégation apostolique à Ot-lawa vient de nous faire parvenir le texte (l'une nouvelle concession du Saint-Siège, permettant d’accorder aux infirmiers, aux gardes-malades, ^tc., qui sont c.: service de nuit dans les hôpitaux, les cliniques, les sanatoria, les infirmeries et les maisons de convalescence, la dispense du jeûne eucharistique mitigée, meme tous les jours.Ce nouvel induit est accordé comme une extension du privilège obtenu le 30 juillet 1940 et publié dans la Semaine Hehgiea-,-c du 25 septembre dernier La nouvelle concession comporte les memes conditions que la précédente et prendra fin avec clic.En voici le texte: .„.Excmis Ordmarus üitionis Canadensis et Terme Sovae Sacra Congregatio de Disciplina Sacramentorunx, per suum toliiim ,Vo 224/47 diei mensis bebruaru hujus anri.haie Apostolicae Delegation’ iniimis commisit Excmos Ordinarios edocendi de extensio-ne concesse, ex paterna benignitalc i SS mi Dni Xostri PH Xll, omnibus infirmorum miriistris utriusque se vus hit jus Ditionis Canadensis et Terme Novae, gmtiae ad Sacrum Eucharistiam quotidie accedendi, üsdem conditionibus quibus ipsa-met facilitas certis lumen limitibus, pmeterito unim tributa fuit atqne per folium No EUO/Hi hums Dele- la Sainf-Jean-Baptiste rend hom mage à l'ancien aumônier général de la Fédération canadienne déclarée dans le centre industriel de la ville.Pour la plus grande partie, les feux ont été laissés à eux-mêmes, tandis que les équipes de sauvetage cherchaient, dans les débris, des c entaines de personnes présumées ; à de nouvelles interventions de l’Etat; par conséquent, le capitalisme privé se trouva davantage dans l’impossibilité de fonctionner de façon satisfaisante.“A la fin de la dernière guerre, , dit M.Armstrong, l’Angleterre, les i Etats-Unis et le Canada étaient de- brûlées, mortes ou blessées- ; Etats-ums et le «.anaua eiaicin ue- Des poutres d’acier tordues et) venus semblables ou peu s en faut a fait exp osion, coulant un tr s ( serait j-jaicule de considérer notre ième bateau, le Wilson B.Keene.L’“état d’urgence” a été décré par le gouverneur Beaufort H.Jester dans une proclamation qui plaçait aussi toutes les forces disponibles «ous la direction du colonel Homer Garrison, directeur du dé- xïrrûé société de 1945 comme bénéficiant e c e de la liberté économique”.Or, M.Armstrong ne semble pas d’avis que l’Etat puisse accomplir pendant la paix ce qu’il a réalisé , pendant la guerre; d’autant plus pariement”dè”ia' sécurité "puMique “J» lm»Mi JoMji to™!.* nversation téléphonique l’impérieuse nécessité d’une institu-; ]orsque l’incendie a pris naissance, lion comme celle dn prêt d’bon-ipe premier maître, un homme du neur.Les Canadiens français, dit-il,j nom de Mazarguil.a ordonné Téva-sont remplis de talents; Us peuvent, enation du navire vers 8 h.30 briller dans toutes les sphères de ] L’équipage, à l’exception des survi-l’activité humaine.Malheureuse-j vants, a rejoint les débardeurs sur ment, trop peu d’entre eux sont en; le pont.Trois des survivants étaient mesure de payer le coût d’études; à prendre une consommation dans qui leur donneraient les connais-] un restaurant situé tout près de là sances nécessaires pour embrasser! tandis que les trois autres étaient la profession de leur choix.Le prêt tout près du navire, sur le quai, en d’honneur de la Société St-Jeau-Baptiste de Montréal vient à leur secours, dit-il., .Ce n’est pas une chanté que nous1 bres de l’équipage et le propnetai-faisons à l’étudiant, dit le conféren-, re.Lorsque les marins ont pu sortir cier.C’est littéralement un “prêt; de leur position précaire, ils ont d’honneur”.Celui qui en bénéficie i constaté la mort du restaurateur, s’engage sur son honneur à en rem-; Texas, 18 (A.P.) — Les flammes bourser à la Société le montant i font rage pourra troisième journée qu’elle lui a prêté.Cela, dit M.Du-1 consécutive aujourd’hui dans le hamel a deux avantages: cela per-jcentre industriel du port de la ville met d’abord à la Société de se cons-j de Texas dévasté par l’explosion, tituer un fonds qui se renouvelle i mais le chef de police W.L.Laddis sans cesse, dont peuvent profiter un ! a dit que tout danger de conflagra-nombre beaucoup plus grand d’étu-ition était passé, diants.Ensuite cela enseigne au be-l On estime qu il y a 6o0 morts et néficiaire le sens de l’honneur, lui] 3,000 blessés.Les dommages a la donne une notion exacte de la res-; propriété se chiffreront par cin-ponsabilité, i quante ou cent millions de dollars.M.Duhamel a fait une brève rc-i______________________________________ vue des services rendus à date par paralysent l’initiative, que la pro duction des logements, du conduis tible, des vêtements et des alimenD a tendance à diminuer alors qjj’clle devrait augmenter.” du Texas.Des centaines de personnes qui avaient quitté la ville à la hâte mercredi sont revenues hier pour se tenir devant les morgues improvisées dans l’espoir d’y retrouver des parents ou amis ou pour restaurer du mieux qu’elles le peuvent leurs H.-U.Dandurond maisons endommagées ou comple- ^ tement détruites.Deux réservoirs de propane, un! , - ., .gaz pétrolifère, que l’on croyait en ' deliberations, un Jliry t*6 danger d'explosion, ont apparem-j du Banc du Roi a rendu un verdict ment été rendus inoffensifs lors-1 de culpabilité, hier après-midi, dans ou'on a enlevé les couvercles, m.] la cause de H.-I .Dandurand, ancien ï imtis a (ht nue ces couvercles einPloycs 1,0 la Corporation des avaient été enlevés immédiatement i biens de guerre, accusé d avoir tou- Lc conférencier soutient donc que “seule une nation composée d’hommes libres, qui peuvent négocier à leur aise sur les questions de salaire ou transiger à leur guise l'achat et la vente des marchandises, peut connaître la prospérité de façon durable.” “En d’autres termes, la prospérité mondiale dépend de la célérité que Ton déploiera à revenir au système économique qui fut en vigueur pendant un siècle, avant 1914”.M.Armstrong tient à souligner que nous ne devons pas nous laisser leurrer par un confort temporaire, dû au contrôle complet ou partiel de toutes nos activités: ‘‘Pour l’homme ordinaire, la vie peut, durant un certain temps, paraître plus facile sous un régime d’étatisme que dans une société libre; à la fin, cependant, nous constaterons que l’énergie de tous les citoyens commencera à s’affaiblir et que nous formerons une nation de pensionnaires cherchant mutuellement à vivre de la charité de» autres.“Cependant, ajoute Je conférencier, la liberté seule ne suffit pas; b faut encore un contrôle efficace et le seul capable de faire de la liberté un facteur de prospérité, c’est celui qu’exercera volontairement le chrétien.“J’ai dit qu'une nation devrait être libre pour devenir prospère; j’ajoute qu'une nation doit être chrétienne pour devenir ou libre ou prospère.‘ Aucune législation, aucun système de gouvernement, aucun régime économique ne saurait procurer la liberté ou la prospérité à une nation, s’ils ne sont pas en parfait accord avec les grands préceptes du christianisme”.déclaré coupable Après deux heures et demie de après la première explosion, dans le port.Deux cent soixante et onze cadavres ont été comptés, hier soir, dont 194 ont été identifiés.Le capitaine J.B.Ruby de Houston estime qu’en tout et partout, de 75 à 100 cadavres sont demeurés sous les débris calcinés de l'usine Monsanto.Un service funèbre, pour toutes les victimes de la tragédies de la ville de Texas, sera célébré demain soir, à 6 1»., sur le terrain municipal de football, par le ministre de la ville.Toute la ville sera arrosée de D.D.T.aujourd’hui, afin de prévenir toute contamination.ché un pot-de-vin de $100 pour ac célérer la livraison d’un camion acheté par la ville de Farnham.Dandurand a toutefois été recommandé à la clémence de la Cour.Le juge Wilfrid Lazure, qui présidait au procès, Ta condamné à $200 d’amende ou à défaut de paiement, six mois de prison.Me Irénée Lagarde, c.r.agissait pour 'a Couronne et Me Raymond Noël, c.r., pour la poursuite privée.ce Le Festviol de Prague M Yves Theriault, de Saint-De-nis-sur-Richelieu, tient à informer le public qu’il a cessé de faire partie du comité de littérature pour l’organisation du Festival de I ra-gue.M.Thériault fait savoir qu il s’est retiré de èc comité dès la première réunion et qu’il n’entend pas être mêlé à ce mouvement.Incendie rue Ste-Catherine Un incendie a ravagé l’arrière de Tatelier appartenant à Tip Top Tailors.sis à 892 ouest, rue Sainte-Catherine, à minuit, la nuit dernière.Les pompiers de la caserne no (i on éteint les flammes après une demi-heure Je travail Personne n’a été blessée, mais huit firmes avoisinantes ont subi des dégâts par la fumée et Tcau.Ce sont: D.Alper Inc., G.F.Kishner and Co., Ben Cummings Shoes, Direct Sales Ltd., Silhouette Corset of Canada, Fraid’s Inc.et Rogo Watch Co.James Casey condamné à 15 mois de prison Le juge Gusta Marin a imposé ce matin une peine de 15 mois de prison à James Casey.45 ans, marchand domicilié à 62, avenue Spa-dina, Hamilton, Ont., qui avait été trouvé coupable de recel d’une automobile volée à Hamilton.Me Oscar Gagnon, c-r., avocat chef de la Couronne, occupait pour le ministère public.Casey est, en outre, soupçonné d être le chef d’un vaste complot qui pratiquait le commerce clandestin des automobiles, dans les provinces d’Ontario et de Québec." Plusieurs autres plaintes ont été portées contre le prévenu.Jean^BaptisIe etlï ddcmandé‘à‘tousj Incendie chCzGrOVer Mills les hommp d affaires, aux profes j j p feu a prjs najssance ce matin S10H nnnP tinciisi de Montréal de1 dans un séchoir de la manufacture »d™„n„"t£Æ Urover Mills.L’ular- oeuvre qui est un placement bien ] nie automat.quc a etc sonnée à 9 pî s qu’une dépense.! h-, 27.Une heure plus ard es pom- j piers des caserne» Nos 11 et 19.;-sous la conduite du capitaine inté-• ________ : rimaire Dandurant, qui remplaçait Lo canne OU pommeau aOi|]e capitaine Lachapelle, avaient I contrôlé l’incendie.Les flammes ! ont été confinées à l’intérieur des Le premier navire à toucher le i deuxième et troisième planchers de port de Montréal sera probablement ! Ce département, établi dans un edi-le Sitby Park qui, ce matin à 9 h.15, I fjee élevé à Tan ière des bureaux est passé devant Québec; il devrait j portant le No 2025, de la rue Par-normalement arriver ici ce soir, ; thenais, près de Tintcrseclion de mais comme il rencontre une forte ; |a rlie Larivière.La fumée et Teau tempête de neige, on ne croit pas ] ont causé beaucoup de dégâts.Per-qu’il touche Montréal avant de- i SOnnc n’a été blessé, main.! Cependant, il faut noter que si ; le Siblg Park ouvre en fait la sai- j son de navigation sur le Saint-Laii-j rent, il ne peut prendre part à la - course à la canne à pommeau d’on I Une automobile, en route vers parce qu’il est allège et qu’il vient ; Montréal, s’est écrasée contre un ar-de New-York.Il est donc probable ibre.vers quatre heures, hier après-que la fameuse canne sera attribuée i midi, près de Lanoraie, et a fait au capitaine du cargo Deaverbiirn, ; quatre blessés, tous de la ville de du Pacifique Canadien.i Québec.Le conducteur, M.Louis NJ un membre de Mécontentement des syndicats nationaux I/C Conseil centra] des Syndicats nationaux de Montréal Inc., se prononçant, hier, par la voix de son président, M.Georges-Aimé Gagnon, un des trois représentants de ce groupement au sein du conseil municipal, a demandé hier au gouvernement Duplessis de retirer le bill Londres, 18 (A.P.) — L’ile d’Hé- 62 présenté mardi par les autorités ligoland, d'une superficie de 131 j provinciales dans le but de conférer acres, a été littéralement inondée ] ,|es pouvoirs dictatoriaux à la Com-d’explosifs aujourd’hui.La marine j fission municipale qui pourrait royale y a fait sauter 6,800 tonnes j casser toute décision d’un tribunal d’explosifs à haute teneur pour y ; (]>arj,itragc favorable aux employés L'Héligolond est disparue détruire définitivement les nids de Une automobile donne contre un arbre municipaux.sous-marins et les autres forUfica-; lin ^fet, M.Gagnon a fait partions qu Hitler avait fait construire] vonjr |e télégramme suivant à M.sur ce Gtbraltar de la mer du Nord.; ^jaurice Duplessis, premier minis-Un témoin oculaire oenftLe*P}?* j ire de la province, et à M.Bona sion (ii survolait I île a 8,00 ) pieds i\ c ,.1* n.:ni6trA Hac Aff'iiro« nui” d’altitude) dit que Tile est “liüéru- IDi^ault, nnmstre es Aff^ 1 m> le ment montée dans les airs”.| "'cjPaUjs dans le cabinet de 1 Lmon D’immenses nuages de fumée : "‘’Vp"Conseil (.entrai des Syndicats ont monte vers le ciel et 1 observa-1 leur ort*,.e-«t i.¦»»* 'i; i explosion préparée ,,tr .® j plnlenlion ,lc aoumettre le bill Ç.2 A 9 h.30 ce matin, le Beaverburn i était signalé à 530 milles en aval de : Tremblay.26 ans, un membre de Québec, mais la date de son arrivée ! ' se ’renTùt -m' Forum a - Montréal est encore assez incer-jhec, qui se rendait au t tainc à cause des tempêtes.Audacieux vol dans voulu éviter un accident avec un ‘camion venant en sens contraire.] Il a donné un violent coup au volant de sa voiture.L’auto a donne contre un arbre.Les trois voya* riblc , .main de l’homme depuis les cxplo-! ., ., ., .mi sions atomiques de Bikini.j « l’Assemblée ég.slative Ce b Dix minutes après l’explosion qui a pour effet de permettre à la Tile disparaissait encore sous la fu-1 Commission municipale de QuePct méc.Un officier de marine qui a ! d’apporter des changements et d a-assisté à l’opération dit que “Tcx-j mender les décisions qui seraient plosion est une réussite totale”.i rendues à l’avenir par les tribunaux A la fin de la première guerre ; d’arbitrage créerait un danger.L’a-on avait recommandé, dans le traité ( doption d’un tel projet de loi serait de Versailles, de détruire toutes les , (jc nature à empêcher le monde tortifications de Tile, mais on avait ouvrier d’avoir confiance dans’Ics-rejeté comme trop dispendieuse une ; (|,js tribunaux.” suggestion à l’effet de la faire dis- ; j.-j ]0 télégramme se termine comparaître de la carte du monde.I inc slljt; “Noire Conseil central vous Des officiers anglais, aides d offi-; sera,t très obligé si ce bill pouvait ciers de la marine allemande, ont j »,rc rctiré ” travaillé pendant de longs mois a ’ —- «SnMiSMi Séance spéciale du conseil Si’ïisnÆirftub?.i.u «.«* «m» fieiel de la Chambre, publie la nota suivante dans son dernier numéro; "De source officieuse, on apprend que le directeur permanent du service de la police serait nommé ces jours-ci.“On a aussi laissé entendre que le directeur du service de l’estimation serait nommé immédiatement après le congé de Pâques.On doit donc s’attendre à Theureuse nouvelle d’une heure à l’autre”.Lu Chambre de commerce se promet de revenir à la charge tant et aussi longtemps qu’elle n’aura pas obtenu gain dc^'nusc.Seconde enquête judicoire du Dr Léon Azouloy Le juge T.A.Fontaine a ajourné hier pour plaidoiries l’enquête préliminaire du docteur Léon Azoulny, 1396 ouest, rue Ste-Catherine, accusé de conspiration et de fausses représentations dans une affaire d’avortement.L’instruction de l’enquête, hier, a été marquée du témoignage de la femme policière Amélie Bisson, qui a raconté comment, avec son “ami”, le sergent-détective Marcel St-Pierre, elle avait joué la comédie qui s’est terminée par l’arrestation du prévenu.Mc Joseph Cohen, C.B., avocat de la défense, a ensuite demande l’ajournement au 25 en expliquant qu’il désirait argumenter en droit et tenter de démontrer qu’il n’y a lias de conspiration vu l’absence complète d’intention criminelle chez la supposée malade.11 n’y aurait pas de faux prétextes parce que le détective qui a payé le médecin savait, là et alors, que sa compagne n’était pas enceinte.L’avocat de la poursuite, Mc Antonio Lamer, a rétorqué qu’il pouvait y avoir des exceptions à la th -sc légale sur la conspiration et qu précisément, l’avortement est Tu: de ees exceptions.Les enquêtes préliminaires d( (rois autres médecins accusés d mêmes délits ont été ajournées ; i 29 avril.Les inculpés sont les dm leurs Ramon Pliiewsky, A.S.K sachenko et François-Assise Mariin.Aux journalistes qui 1 ont inler Un nouveau consul de France Le capitaine Pierre Gabard, grau blessé de la dernière guerre, viei d’arriver de Paris pour sc ioindr, en qualité de consul, au person m du consulat-général de France Montréal.Avant sa nomination ici, le cap tainc Gabard était consul de so pays au Pérou.______ Peu de temps d’un camion blin collection régulière d’argent avant la fermeture, trois jeun tant des lunettes fumées chacun d’un pistolet, ont vidé les caisses de la suceurs que Canadienne 2290 est, Ontario algent avan ^ Devoir" publiera outre un nouvel article de M.Gerard vjewé ce matin, M.Asselin li a voues cens, po - Fillon eur let "Poeltion»" qu'il entend affirmer au début de j,, rjcll dire de plus.“Je vous lais- ees et nninix direc,lon tv( chronique* et rubrique* ordinaires du «amedl: sc ]e Slljn de devenir le reste , (llt- stolet, ont Vide les Germaine Bernier."Vie musicale” de M.Romain-Octave Pelletier, jj, (jn a alors supposé que Ton prp- mirsnle de la Ban- C.1y0"l^eeri
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