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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 8 juillet 1946
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1946-07-08, Collections de BAnQ.

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nombrables.On n'aurait sûrement pas besoin, par exem- j pie.de se quereller avec une pareille violence entre fédéraux et provinciaux sur la répartition des taxes (que solde toujours le même contribuable') si Ottawa n'avait dans les deux grandes guerres qui ont marqué les quarante dernières années sacrifié tant de milliards.C'est à la guerre, du reste, qu'il faut rattacher tant d'autres crises, celle, par exemple, du logement qui inflige à tant de pauvres diables de si graves ennuis, qui retarde les mariages, etc.On peut épilogucr sur les économies qui auraient pu être réalisées: on peur estimer que le gouvernement devrait tailler dans les dépenses d'ordre civil qu'il projette: mais, que l'on ait été ou non participationniste.que l'on juge ou non justifiées les dépenses militaires, il reste que des fnilliards ont été brûlés et que ceci affecté profondément toute notre situation économique.N oici longtemps d'ailleurs que la sagesse des peuples a proclamé que l'on ne vas pas à la guerre sans qu'il en 'oûte.¥ * ¥ Nous ne rappelons point ceci pour le vain plaisir de •ecriminer; mais il faut toujours essayer de voir clair dans -es choses et de savoir d'où viennent les bobos dont nous nous plaignons.Puis, il n'est pas un jour où les dépêches te nous avertissent que ce qui s'est fait en 1914 et en !9f9 pourrait bien se renouveler assez prochainement.^ oici quelques mois ces choses-là se répétaient dans les conversations particulières en Europe.On n'osait guère en parler dans les journaux.Puis est venu le temps où des voix très autorisées ont fait écho à l’inquiétude des peuples.On en est maintenant rendu à déclarer publiquement qu il n y aura pas de nouvelle guerre parce que les peuples sont financièrement et physiquement épuisés et qu’ils n'en pourraient supporter le coût.La garantie, hélas! n'est pas de tout tepos, et nous savons trop que les peuples, depuis un demi-siècle, ont fait ou ont été contraints de faire des choses que l’on jugeait impossible; et absurdes.En tout cas.les vainqueurs de: la dernière guerre s'affrontent aujourd’hui de façon brutale.Leurs conversations ont des allures d’ultimatum.Le débat est d'autant plus tragique que, derrière chaque partenaire, on sent des masses d'intérêts, sans compter les divergences idéologiques.Il est fort possible que, dans le^ querelles actuelles et dans les conférences plus générales qui les suivront, se sèment — personne ne le contestera — les germes d’une troisième guerre mondiale.Nous n’avons rien à faire dans les débats de Paris et, même si nos représentants siègent en grand apparat à la prochaine conférence de la paix, il n'est pas probable qu’ils y exercent une influence qui vaille.Nous n'avons d'ailleurs aucune réclamation de très grande importance à faire valoir là-bas avec quelque chance de succès.Nous ne demandons pas de territoire et quant aux indemnités possibles.bien optimiste serait qui compterait là-dessui pour améliorer la situation du contribuable canadien.¥ ¥ ¥ Mais si.à échéance plus ou moins loinuine, une troisième guerre mondiale doit éclater, il est une chose certaine: c'est qu’on s'efforcera de nous y entraîner.Certes, nous serons théoriquement libres de nous y refuser.Les hommes d’Etat anglais ont répété à satiété que nous aurions pu — tout comme les Irlandais — rester neutres en 1939.Notre gouvernement a lui-même, de fait, affirmé ce point puisque notre entrée en guerre a suivi de plusieurs jours celle de la Grande-Bretagne et que, pendant tout ce temps, nous sommes restés neutres.— Entre cette neutralité d une dizaine de jours et celle qui aurait pu durer des années, quelle différence, légalement, y aurait-il eu?Mais rien ne sera épargné pour nous jeter dans la bagarre.Le motif principal, il saute aux yeux.Les politiques anglais confessent que leur pays ne peut faire figure convenable près des Etats-Unis et de la Russie (et de sVs satellites) qu'à la condition d'avoir à ses côtés tous les pays du Commonwealth et de l'Empire.Les prétextes (les raisons, si l’on préfère) ne manqueront point.Il en existe tout un assortiment que l’on sert à chaque conflit et qui garde aux yeux de beaucoup tout son prestige.D'ailleurs, il ne faut jamais oublier qu’à côté des tireurs de ficelles di la politique impérialiste, il y a d’excellentes gens auprès desquelles certains des arguments, d'allure très noble, que l'on sait invoquer conservent une grande autorité.¥ ¥ ¥ Cette possibilité d'une troisième guerre mondiale, où nous pourrions de nouveau glisser, doit inciter tous les contribuables canadiens à examiner de très près les répercussions qu'ont eues et que peuvent encore avoir, sur notre siruation économique, les deux premières, celles dont nous n'avons pas fini — loin de là — de solder les frais.Elle doit les presser surtout d’examiner la politique qui a facilité ou provoqué notre entrée dans ces guerres, qui pourra faciliter ou provoquer notre entrée dans une troisième.Cette politique, on l'appelait jadis loyalement ta solidarité militaire des pays ^Empire.On n’ose plus aujourd'hui afficher une formule aussi nette, mais la substance de l'article n'a point changé.Et c'est contre cette substance qu'il faut se dresser.Le Canada, pays théoriquement indépendant, doit agir comme tel, accepter toutes les responsabilités qui résultent de sa situation géographique et de ses intérêts essentiels, mais ceux-là seulement.¥ ¥ ¥ La politique de l'avenir, la politique de salut, c’est l'indépendance, non pas seulement théorique et verbale, mais authentique, réelle et se traduisant quotidiennement dans les faits.Si les milliards dépenses au cours de ces quarante dernières années avaient solidement, dans nos esprits et dans nos coeurs, inscrit cette salutaire leçon, nous pourrions ne les pas trop regretter.Car ils pourraient nous en épargner tant d'autres dans 1 aveciir.Orner HEROUX La santé de Son Eminence La nouvelle de la crise de santé qui vient de frapper Son Eminence le Cardinal Villeneuve a auscité dans tout le pay» un douloureux émoi.C'est sur la brèche qu'a été frappé l’éminent prélat.Il arrivait de l’ile-à-la-kZrosse et de St-Boniface et il se disposait à repartir pour Mont-magny.Il a été victime de son excès de zèle et de dévouement.Les dernières nouvelles, heureusement, sont meilleures.Tous les catholiques voudront s’associer de coeur aux prières que font pour le prompt rétablissement de Son Eminence les fidèles de l’archidiocèse de Québec.L’actualité Donnez-nous aujourd'hui.' Ou achèterons-nous du pain.Pour qu'ils puissent tous an manger I” l'o/7o que la nourriture la plus rudimentaire, mais aussi la nourriture par excellence quand elle est faite du bon blé entier, le pain, va être rationnée à son tour.Cest déjà fait (ou à peu près) en Grande-Bretagne.Voilà où l’humanité en est rendue après dix-neuf siècles que la grande leçon de charité et aussi d’écono-mie fut donnée aux créatures; de charité: avec cinq pains d'orge et deux poissons, Jésus en fit 'tellement qu'il f/ en eut pour nourrir environ cinq mille hommes, f.eçon d’economie: “Et lorsqu'ils furent rassasiés, Jésus dit à ses disciples: Ramassez les morceaux qui sont restés, de peur qu'ils ne soient perdus’’.La charité et l'économie, ce n’esl plus le fail de l’homme.Ce que Dieu a multiplié, l’homme le divise.Ce que Dieu nous a enseigne de ménager, l’homme le gaspille.Ce que Dieu a créé, l’homme le détruit.Qn'est-ce que demain réserve aux hommes pour s'être ainsi fourvoyés loin des principes divins?Il se peut que demain les petits des hommes récitent le rouge au front la demande du Pater: “Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien”.Car depuis le temps que le-froment sort de la terre il devrait y en avoir , assez pour nourrir tout le monde el j en garder.Au lien de cela, le blé I manque dit-on, et le pain va être j divisé en parts mesquines et de nouveaux bons conseils nés du rationnement vont nous être donnés.Au lieu de nous dire: “Il faut au moins six tranches de pain par jour pour être en santé”, l'on décrétera: "Mangez moins de pain, c'est mauvais pour le foie”.Mors, ceux qui sont nés pour un petit pain seront bien servis.Et malheur à ceux qui auront perdu un pain de leur fournée: ils n en auront plus de rechange.Jeanne DESBIENS 8-VII-4S Bloc-notes Les nouveaux décrets ¦ d'Ottawa J Depuis vendredi, par décrets I l’Ottawa, le dollar canadien vaut I e dollar des Etats-Unis sur les U’omptoirs des changeurs; par coure, la livre sterling, aux mêmes r-omptnifs, ne i-aut plus que $4 01 h-n monnaie canadienne au lieu de I '4.45 qu’elle valait auparavant.La ||*arité de notre dollar avec le dollar I.les Et«U-Unia et son appréciation I iar rapport à la livre sterling peu-ent flatter notre vanité de Domi-lion autonome, libre, séuverain.Il aut tout de même que notre minis-re des Finances.M.Ilsley, soit un ijiomme puissant pour que d’un trait le toutefois par le w «- plume, valid üiraphe de S.E.le gouverneur gé-; '«'rai, il puisse opérer de tels rhan-ements et qui vaudront internatfo-alement.Mais quels seront les effets de out cela sur l’économie canadicn-ie?C’est la grande question.Déjà, ce matin, à la Bourse dé lontréal et sur les autres places ca- nadiennes, l’appréciation de notre dollar a provoqué le refoulement de la cote à beaucoup de compartiments.C’était inévitable.1 es fabriques canadiennes de pâtes de bois et de papier, principalement de papier-journal, écoulent aux Etats-Unis une grosse part, la très grosse part de leur production.Elles sont maintenant privées ! de la prime de 10 pour cent sur le change dont elles bénéficiaient depuis plusieurs années.Comme il n’existe pas de décret fixant les prix de leurs marchandises à l’exportation, il leur est sans doute loisible de procéder à une majoration.Mais le consommateur des Etats-Unis n’acceptera sûrement pas cela de bon gré, d’autant plus que, dans beaucoup dé cas, producteurs et consommateurs doivent avoir des contrats qui les lient.Les mines d’or Dans le cas des mines d’or du Canada, la suppression de la prime de 19 pour cent signifie une perte nette et immédiate de $3.50 l’once de métal fin.Le prix de l’or était fixé à $35 Fonce, mais ia Monnaie.d’Ottawa, où chaque producteur I doit obligatoirement envoyer son métal, payait celui-ci *38.50, c’cst-a-dire qu’elle tenait compte de la plus-value du dollar des Etats-Unis et qu’elle en faisait bénéficier les producteurs.C’est même cette prime de $3.50 Fonce, provenant du change, qui maintenait en production, dans les provinces d’Ontario et de Québec principalement, un très grand nombre de mines à minerai de basse teneur.Que va-t-il advenir de ces entreprises?Le ministre des Finances.M.Ilslev, a annoncé, en même temps que son décret sur le dollar, la continuation de la politique de subventions (Suite à la page 2) Choie à dltie.% et ddu toutdhui Une chose folle et qui découvre bien notre petitesse, c’est l’assujettissement aux modes, quand on l’étend à ce qui concerne le goût, le vivre, la santé et la conscience.La Bruyère J J^e calnet du grincheux “Les Soviets ordonnent la déportation de 54,000 Allemands’’, “La Russie ordonne la suppression d'organisations catholiques en Hongrie .“La Russie dépouille la Corée de scs ressources”; “La Russie enlève à la Hongrie 75% de son ou-lillage”.Tels sont les titres des nouvelles qui paraissent dans les journaux de ce matin.Dame! M.Staline avant sauvé la civilisation, la démocratie, les cinq libertés, entend se payer tout de même.?* Westmount se dresse dans toute sa majesté contre ses misérables édiles.Plus de mille citoyens ont signé une pétition protestataire contre te règlement qui oblige tout propriétaire de caniche de le tenir à la corde, laquelle ne doit pas dépasser six pieds, dans tout endroit publie, pendant les mois de mai, juin, juillet et août.Certains argument* sont savoureux, savoir qu’on ne peut pas plus tenir les chiens que les enfants.Parce que quelques gamins causent des ennuis aux gens, on ne songe pas à punir les parents, et “il est non moins déraisonnable de punir les propriétaires de tous les chiens parce qu’un petit nombre de chiens ont ennuyé les autres citoyens ou causé des dommages à la personne ou à la propriété".* * Plus loin on lit: “Les citoyens de Westmount en commun avec les autres citoyens du Canada ont volontiers abandonné plusieurs de leurs libertés et privilèges personnels, pendant la guerre, et ils s’attendent, maintenant que la guerre est finie à ce qu’on rétablisse leurs libertés’.* * * Les chiens assimilés aux enfants, et le couplet sur la liberté.Il n’y manquait que le salut des démocraties.La Grincheux 8-VII-M La Russie veut que le Conseil des Quatre établisse la procédure de la conférence de la paix-Le vote des deux tiers et ses dangers — Protestation de la Chine — "L'amitié" à la manière des Russes — Le prêt à la Grande-Bretagne La conférence de la paix pourrait bien être ajournée "sine die"; les ministres des Affaires étrangères de Grande-Bretagne, des Etats-Unis et de France auraient commencé des entretiens secrets au sujet du sort de l'Allemagne; la conférence des ministres des Affaires étrangères se poursuit dans une atmosphère très tendue à Paris.Tels sont les points saillants des dépêches de la matinée.A Paris, au Conseil des ministres des Affaires étrangères des grandes puissances, on se demande avec inquiétude s'il sera possible de convoquer, avant la fin de juillet, la conférence de la paix.MM.Byrnes et Bevin, qui veulent hâter la tenue de cette conférence importante, se butent encore à l'obstination des Russes, qui retournent à toutes les objections possibles pour en retarder la date.M.Bevin a donné d'excellentes raisons pour réunir les délégués au plus tôt; M.Byrnes a fait des menaces, servant à la Russie un véritable ultimatum.Résultat?On annonce ce matin que la conférence de paix sera peut-être ajournée jusqu'à une date inconnue! Vendredi on avait pourtant annoncé (les journaux en ont fait des manchettes) que M.Molotov avait finalement cédé et que la conférence débuterait le 29 juillet.Il semble toutefois que le ministre des Affaires étrangères de Russie n'ait fait alors qu'une "retraite stratégique", puisque le lendemain il recommençait la bataille, en bloquant l'envoi des invitations.Il invoquait deux nouvelles raisons: la Chine, à son avis, ne pouvait signer les invitations et, en second lieu, le Conseil des ministres devait lui-même rédiger la procédure qui sera adoptée à la conférence.Voilà où l'on en est ce matin.Les ministres doivent se réunir à Paris à cinq heures (onze heures, heure avancée de l'est) et l'on prévoit que MM.Byrnes, Bevin et Molotov échangeront des propos aigres-doux.Les dépêches parlent même d'une "séance critique du Conseil des ministres".Les représentants des grandes puissances semblent loin d'avoir trouvé une solution acceptable à tous et qui permette à la France de lancer les invitations à temps pour que les délégués se réunissent avant la fin de juillet "'Associated Press" rapporte ce matin "que la conférence de la paix sera ajournée "sine die" si les ministres des Affaires étrangères ne réussissent pas à s'entendre sur ces problèmes de procédure qui les divisent depuis vendredi soir".LA PROCEDURE Dans toute assemblée délibérante, on le sait, la procédure est de première importance.C'est elle qui oriente le débat, cui le contient dans des limites données, qui assure la justice et l'impartialité des décisions prises.Si les règles de procédure sont bonnes il n'y a pas de risque à affirmer que la conférence de la paix donnera d'heureux résultats.Dans le cas contraire, il est à peu près certain qu'un pays ou des pays usc-ont d'influence indue auprès de certains autres pays! La Russie, qui n'ignore pas la toute-puissance de procedures habilement rédigées, insiste pour que ce soit le Conseil des ministres qui préside à leur rédaction.Ainsi elle pourra veiller de bien près à ses intérêts et, si c'est nécessaire, recourir au veto, qu'elle a manié à tour de bras depuis le début de la conférence! La Russie voudrait, entre autres choses, qre l'on exige un vote des deux tiers des délégués à la conférence de la paix pour modifier, ne serait-ce que d'un iota, le texte des traites de paix qui ont été rédigés par le Conseil des ministres des Affaires étrangères.Les délégués anglais et américains s'opposent avec véhémence à cette clause.• Pourrait-on affirmer qu'ils ont tort quand on soit que des pays comme la Russie, la Tchécoslovaquie, la Pologne, l'Ukraine, la Yougoslavie seront invités à la conférence de la paix et qu'ils voteront en bloc aussi souvent que le délégué russe le leur demandera?Si M.Molotov fait adopter sa règle de procédure il es?certain que les traités ne seron.modifiés que si la Russie le juge à propos et dans le sens qu'elle le désirera.Autrement elle, l'U.R.S.S., groupera toujours assez de votes négatifs pour que les projets d'amendements ne recueillent par.les deux tiers requis.MM.Byrnes et Bevin sont d'avis que la conférence de la paix devra elle-même établir ses règles de procédure.Ils consentiraient toutefois à joindre à l'invitation une série de règles qui ne seraient en somme que des "suggestions".Lequel des deux groupes aura gain de cause?On a raison de craindre que ni l'un ni l'autre ne veuille céder et que 'a conférence de ta paix ne soit reléguée aux oubliettes pour un bon temps encore.Cette dernière solution nous paraîtrait toutefois la plus désirable si la Russie doit continuer à régenter je monde et si on lui accorde cette règle des deux tiers, qui lui donnerait en second droit de veto.Elle fait déjà assez de ravages avec celui qu'elle possède au Conseil des ministres! On a appris de plus ce matin que la Chine a officiellement protesté auprès du Conseil des ministres, parce qu'on a omis de lui faire signer les invitations avec les quatre autres puissances.Le représentant de la Chine a déclaré que son pays avait reçu, à Moscou, la promesse formelle qu'il serait du nombre des pays qui enverraient les invitations.M.Molotov a toutefois insisté au Consci* des ministres pour que seuls les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie et la France lancent les invitations.Il a eu gain de cause.Inutile de conclure que tout ne va pas très bien à Paris.Au début de la réunion du Conseil des ministres, on entretenait beaucoup d'optimisme sur les résultats de cette session.L'optimisme aujourd'hui fait place au désenchantement le plus complet! l'aClemagne ~—.- Autre indice de mésentente au Conseil des ministres, la France, l'Angleterre et les Etats-Unis s'entretiennent secrètement au sujet de l'Allemagne.C'est l'agence "Tass" qui annonce la chose, ajoutant que les pourparlers ont trait non seulement à des questions économiques "mais aussi à d'autres questions".La nouvelle de "Tass" n'a pas encore été confirmée, mais elle vient s'ajouter aux nombreuses rumeurs qui circulent depuis une semaine, à l'effet que des réunions secrètes se tiennent çà et là à Paris, les unes avec les Russes, les autres sans leur présence.On s'imagine bien que les Russes seront froissés d'apprendre que les trois autres grandes puissances sont en train de décider sans eux du sort de l'Allemagne.La Russie, qui ne se gêne pas pour écraser les pieds qui sont sur sa route est très "chatouilleuse" quand il y va de ses intérêts.M.Molotov fera probablement une violente colère.Peut-être même qu'il fera comme son concitoyen M.Gromyko et qu'il repartira brusquement pour Moscou, laissant en plan ses "amis" anglais, français et américain.Et l'on ajoutera une page de plus à l'histoire de cette drôle "d'amitié" de la Russie pour les nations démocratiques! Pour le moment versons au dossier le témoignage de Brooks Atkinson, du "New York Times", correspondant à Moscou du mois d'août 1945 au mois de mai 1946."Si nous voulons établir avec l'Union soviétique des relations viables, écrit ce correspondant, nous devrons abandonner la conception traditionnelle de l'amitié.On ne veut pas de cette amitié au sens d'association intime et de compromis politique; elle n'est pas possible et il ne saurait en être question.Pour le gouvernement soviétique l'amitié c'est une machine politique; et les rapports entre humains que cette sorte d'amitié implique, sont très généraux".C'est probablement cette sorte "d'amitié" qui inspire M.Molotov à Paris et les autres Russes qui siègent actuellement dans les diverses commissions ou conseils internationaux.LE PRET A L'ANGLETERRE Le président Harry Truman, des Etats-Unis, et le secrétaire d'Etat, M.James Byrnes, ont décidé de participer directement à la bataille qui se livre actuellement aux Etats-Unis autour da cat emprunt de $3,750,000,000 que l'on a consenti à l'Angleterre el qu'il s'agit maintenant de faire ratifier par la Chambres des représentants.Le Sénat l'a approuvé par un vote de 46 à 34 le 10 mai dernier.M.Truman n'a envoyé un message au président du Comité bancaire de la Chambre des représentants* M Brent Spence, demandant au Congrès de ratifier 11 prêt.M.Spence lira la lettre du président Truman, provoquant ainsi autour de cette question un débol qui durera au moins une semaine.De son côté M.Byrnes, qui siège actuellement à Paris au Conseil des ministres des Affaires étrangères, a envoyé un câblogramme à M.Spence.Il déclare que le prêt "est essentiel au bien-être de la Grande-Bretagne et de la paix mondiale"."Ici, à Paris, dit M.Byrnes, if me paraît de plus en plus évident qu'il importe de revenir le plus tôt possible à un commerce normal et salutaire entre les nations, si nous voulons jeter les bases d'une paix permanente et de la prospérité."Le prêt à la Grande-Bretagne devrait être un puissant moyen d'atteindre ce but.C'est le premier pas essentiel vers la paix et la sécurité".Par ailleurs l'attitude de M.Bevin, secrétaire aux Affaires étrangères de Grande-Bretagne, nuirait au prêt.Toutefois, M.Sol Bloom, qui fait partie du Comité des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, a dit qu'il appuiera le projet."Je n'aime pas ce que M.Bevin fait en Palestine.Je n'aime pas ce que M.Bevin dit au sujet des Juifs de Palestine, des Juifs de New-York et des Juifs des Etats-Unis.Ses propos sont tout simplement stupides et non conformes aux faits.Mois ils n'ont rien à faire avec les mérites du prêt à l'Angleterre".M.Bloom termine en disant qu'il ne déteste pas l'Angleterre et qu'il va faire campagne en faveur du prêt.LE?OPINIONS Il n'est pas sans intérêt, à la veille de ce débat qui fera époque aux Etats-Unis, de connaître un peu les courants d'idées qu'il suscite.Les leaders de la Chambre des représentants, dont le président, M.Rayburn, sont d'avis que le prêt va être ratifié.Plusieurs législateurs influents affirment toutefois que "la majorité sera très mince".Les adversaires du prêt prétendent, d'autre part, qu'ils "peuvent le battre", mais aucun ne s'est aventuré à donner des chiffres probables au sujet du vote.Dons les deux camps on suit avec grand intérêt la bataille préliminaire pour le choix du candidat républicain pour les élections du Minnesota.La lutte se fait entre le sénateur Henrik Shipstead et le gouverneur Edward-J.Thye.M.Shipstead est un adversaire reconnu du prêt et sa mise en nomination donneraii un rude coup aux espoirs anglais.Les nouvelles internationales auront aussi une influence dans le débat.L'attitude de l'Angleterre en Palestine, par exemple, lui a fait perdre bon nombre de votes.On affirme, d'autre part, qu'une nouvelle attaque de la Russie contre les puissances de l'ouest favoriserait l'adoption du prêt."Naturellement, si l'on craint la Russie, on voudrei constituer une Grande-Bretagne puissante", a dit un député, résumant ainsi l'attitude de bien des gens.’ Pierre LAPORT8 ê-VU-« i 95^049 LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 8 JUILLET 1946 VOLUME XXXVII — No 194 Avec les compagnons du grand voyage Une lettre de Winnipeg (Par Dominique Beaudin, représentant spécial du "Devoir") Winnipeg, capitale du Manitoba, montre à scs habitants et aux visiteurs un monument historique d'un genre curieux.A deux pas de la gare et du grand hôtel Royal Alexandra, une locomotive ancienne est immobilisée sur une place publique.Au métal et à la rnachi-ne “la patrie reconnaissante”! Resplendissante de gloire et de vernis, la première locomotive du Pacifique Canadien à circuler dans l'Ouest forme la pièce imposante unique d'un musee à ciel ouvert.Sur ses quarante pieds de rail, elle semble encore prete à partir à une heure d'avis.Mais la vapeur ne siffle plus et la cloche qu'un gamin ébranle a perdu son battant.La vieille locomotive est un souvenir et un symbole.Elle marque une victoire sur la distance comme le commencement d’une ère nouvelle pour les Prairies.Le voyageur de Montréal qui vient de franchir 1408 milles, dont environ 800 dans les rochers, les bouleaux et les épinettes, trouve immédiatement un sens au curieux monument de Winnipeg.Après avoir langui pendant 48 heures dans un train et avoir traversé une région sans espoir, il se rend compte qu’une solitude grise ou verte sépare l’Est de l'Ouest du Canada et que les deux parties sont nouées ensemble par le ruban de fer.De jour en jour, les trains qui circulent renouent sans cesse la boucle économique.En ses études géographiques, Emile Miller avait noté que l'Est et l’Ouest étaient séparés par une frontière naturelle et qui pourrait incliner à la sécession.Maintenant que “le monde est un” et que les Canadiens ont si vaillamment défendu “leur patrie” à Hong-Kong et à Dieppe, les gens de l’Ouest et de l’Est semblent s’habituer de plus en plus à la vie commune.Bien plus, ils se visitent et, dans la demi-prospérité du moment, aucun nuage de tempête n’apparait à l'horizon.En 1946, on est Canadien “d’un océan à l’autre”.“L’isolationnisme”, tant de fois conspué, est banni.Le Avis de décès LACROIX.— A Montréal, le 6 juillet 1946, à l’âge de 79 ans, est décédée Mme veuve Joseph Lacroix née Dubois (Hélène).Les funérailles auront lieu mercredi le 10 juillet.Le convoi funèbre partira de sa demeure, no 6875 rue Boyer, à 8 h., pour se r endre à l'église St-Arsène, où le service sera célébré à 8 h.30, et de là au cimetière de la ('.ôte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et anus sont pries d’y assister sans autre invitation.Nécrologie POIRIER - A Montréal, lé 5, A 14 ans, Pauline, tille du Dr L.-H.Poirier et de Maria Couture, 5054 St-Laurent.A L'ETRANGER A New-York, à l'âge de 88 ans.est décédé M.A.Power-O'Malley, paysagiste Irlandais bien connu aux Etats-Unis.Il lit see études primaires à Dublin, puis vint compléter sa formation à New-York.Il eut comme professeur Walter Shlrlaw et Robert Henri.Il collabora A plusieurs revues dont Life et Harper, A Washington, A rage» de 88 ans, est dteedé Théodore W.Noyes, rédacteur en chef du Washington Star depuis 1908 M.Ncyes avait succédé A son père, Crosby S.Noyes.Il entra au Star comme reporter ru 1877.Laissant la pratique du droit au Dakota-Sud, Il retourna A son Journal en 1887.Il était le frère de Frank B.Noyés, longtemps président et maintenant président honoraire de la Presse Associée cl.président de l'Evenlng Star Newspaper Company.Actif Jusqu'A sa mort, a la tête de la rédaction et dirigeant le Star.M.Noycs.tout au long do sa vie.se dévoua ^ u développement.A l'amélioration et A l'embellissement de sa ville, Il fut membre du comité Inaugural de la Presidential de 1889 A 1937.M Noycs travailla A la suppression des passages A niveau, au déplacement des anciens ponts sur la Potcmac.au développement des parcs et terrains de Jeux A Washington, A l expan-skm du système scolaire et stimula toutes les entreprises favorables A la capitale.11 fut aussi président du Copyright Committee de l'Amertcan Newspaper Publishers Association, en 1909.M.Noyes écrivit aussi plu- mrs livres sur les problèmes du district de Columbia.Depuis 1908.11 était président de l'Association of Oldest Inhabitants.Il fut de plus membre A vie et membre honoraire de plusieurs uatres sociétés ou entreprises commerciales.A Madrid.A l'âge de 96 ans.est décédé lé marquis de Torresoto de Vrlvleaca Exportateur de vins.11 était, de plus le doyen du corps consulaire d'Espagne.Québec, immunisé contre cette atrophie par le sérum de guerre, se souvient de son droit d'ainesse, car le Québec, c’est, dans une large mesure, la mère des provinces.L’Ontario n’est-il pas la terre de Champlain, des premiers explorateurs et missionnaires?L’Ouest, c’est l’ancien domaine de la famille Gaultier de la Vérendrye, de la Jem-meraye, du chevalier Saint-Luc de la Corne.Des rives du Saint-Laurent sont partis des colonisateurs et des travailleurs qui, d’étape en étape, ont fini par atteindre les Rocheuses et les dépassé.Les fils de Quebec ont taillé des paroisses en Ontario, ils ont semé le blé dans les grandes plaines et ils descendent des hauts monts en Colombie qui devient de la sorte un peu moins britannique et un peu plus canadienne.La province de Québec est une mère-patrie si modeste qu'elle a tendance r s'ignorer comme telle.Fendant le récent conflit, on a assuré aux Canadiens français que leur patrie avait les limites mêmes du plus vaste Empire du monde.D'une assertion aussi entière, ils ont déduit qu'ils devaient au moins être chez eux en leur pays bilin-gue.Prenant tout à la lettre, les Québécois s’enhardissent ; ils s’aventurent hors de la réserve connue.Ils cherchent à refaire le cercle de famille.Ils visitent les colonies éparses des provinces occidentales.Aujourd’hui, ils sont dans la vallée de la Rivière Rouge ; demain, ils seront en Saskatchewan et en Alberta.Evidemment, tous les Québécois ne sont pas du voyage organisé par le Comité permanent de la Survi., vance française en Améi 'que, mais leurs représentants en sont.Encore! ces derniers, une fois comptés, ne dépassent-ils pas la quarantaine.Cependant, un seul Romain, se cambrant dans sa toge, a pu dire d’après l’auteur tragique : Home n'est plus dans Rome, elle est toute où je suis.Si on traîne ainsi la patrie avec soi, quarante délégués d'associations, d’institutions et d’organismes québécois peuvent croire et dire qu’ils transportent avec eux des parcelles de la province lau-rentienne.C’est ce qui fait leur prestige devant leurs compatriotes de l’Ouest.En tes compagnons du grand voyage, les Manitobains, les Saskatons et les Albertains de langue française voient un reflet dt la terre ancestrale et un résumé vivant de la collectivité.Aussi les accueillent.ils avec une joie émue et ardente.Leur hospitalité est tout entière au service de la “visite” si Il convient ici de mentionner de façon très spéciale que l’Ontario français a fourni à la délégation de l’Est l’un de ses patriotes les plus en vue et le rédacteur en chef de son journal quotidien.Si on me permet d’igqorer que “le moi est haïssable”, je préciserai que, pour mu part, j’ai le grand honneur de représenter l’Union catholique des Cultivateurs de Québec et, par procuration, le Devoir.Le lecteur apprendra que son quotidien préféré a depuis longtemps étendu sa réputa-toin aux Prairies.Le Devoir y esl connu de Ions ceux qui participent activement à la défense de la vie française.Au cours de la deuxième séance du congrès du Manitoba, Son Eminence le Cardinal Villeneuve a signalé au passage les services précieux rendus par le Devoir et no-lamment par M.Orner Héroux aux minorités françaises des trois provinces des Prairies.Témoignage justement mérité et que consigne avec désintéressement celui qui n'est pas “de la maison”.Il faut en venir rapidement à une conclusion.Le temps d’écrire est ce qui manque le plus en voyage et à travers les délibérations des con-longtemps attendue.Et ces visiteurs ont assez de sens commun pour savoir que le respect dont on les entoure s'adresse, au delà de leurs personnes, aux institutions dont ils sont les délégués officiels.Quand cet article paraîtra, les témoins de la Survivance française seront en vue des Rocheuses.Le congrès de l'Association d’Educa-tion du Manitoba sera un fait passé.Ceux de la Saskatchewan et de l’Alberta seront fort entamés ou terminés.C’est pour assister, en effet,' à ces trois congrès que le Comité permanent de la Survi.vance a organisé son voya«e de la mer à la mer.Ici sont représentés les universités, les séminaires,«les collèges classiques, les écoles spé- cialisées, les chambres de Commerce, les sociétés nationales, les associations professionnelles et même la ville de Montréal.On a chuchoté qu’un représentant officiel du gouvernement de la province était attendu.Tous les journaux ont relaté déjà que Son Eminence le Cardinal Vilicneuve, archevêque de Québec, avait précédé au Manito.ba les délégués du Québec, grès.Au quart de Pitinéraire, on peut affirmer déjà que le passage de la mission canadienne-française dans l’Ouest laissera des traces fécondes.Au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta, les groupes français luttent pour leur vie nationale avec une crânerie, un dévouement et une ténacité trop ignorés de la province-mère.Des délégués du Québec, ils apprennent qu’ils ne sont pas seuls et qu’ils peuvent compter sur l’appui et les renforts de l’Est.Leur force s'en trouve décuplée et leur volonté de “survivre” singulièrement affermie.Nos gens de l’Ouest se sentent moins perdus parmi les anglophones.Leur solitude est brisée.Ces avant-gardes lointaines savent maintenant que le gros les troupes est prêt à les relever et à entrer dans la mêlée.C’est un résultat de haute va.leur, car il faut avant tout maintenir le moral de l’armée.D’autre pari, on a besoin de mieux connaître dans Québec l’admirable travail accompli par les Associations d’Education françaises des Prairies.Elles sont tout et bataillent sur tous les fronts.Elles sont des organismes essentiels et généreux.Rien de ce qui concerne la vie française ne leur est élrangre.Elles s’occupent de l’agriculture comme de l'école et de la famille.Elles luttent d’abord là où pèse la menace la plus lourde.Elles font appel parfois à la générosité de l’Est.C’est avec justice, car elles livrent pour nous et à notre place des batailles que nouse ne connaissons plus.Les Canadiens-français, qui ont pourtant un coeur accessible et généreux, ne devraient pas rester sourds aux appels e de Quebec, i Philippe Laperrière pour la sauver.- ___________, _ ,________ Emile Poliquin, 21 ans.323 carré j innocence ce matin devant ' 5!î^ou-s’ qu* vcll(lait des Pilules : T.-A, Fontaine.Parent,' d "eroine qui n'étajent autre que de Les Trois-Rivières, 28 (D.N.C.l -l ne femme s’est noyée et deux jeunes hommes disparus dans les flots sont présumés noyés à la suite d’une dramatique tragédie de Ponde survenue hier soir dans les eaux du lae Saint-Pierre, à un mille et demi en deçà du port Saint-François.Une embarcation dans laquelle six personnes avaient pris place chavira par suite de la violence du vent et de la force des vagues.Mme Lionel Fortier (Hortcnse), 39 ans.domiciliée à 1907 rue St-François-Xavier, est disparue sous Ponde.Louis-Philippe Laperrière, 18 ans, fils de M.Arthur Laperrière.580 boulevard Normand, qui a plongé à trois ou quatre reprises pour rescaper Mme Fortier et la replacer sur le dos de l’embarcation '•havirée, tenta de gagner le rivage _ , .i Pas de l'héroïne Fausses representations mois ,s d® largement on sa faveur e il a aiou- ' p?lx ®t.d.abondance, de partager lé:8“Nons Terons des" décÜaUon» : ft8 «^creusement notre pain à ce sujet en temps utile”.; Environ 3,000.000 de Mexicains ont voté dans cette élection par laquelle furent choisis, outre le pré-1 II y a un moyen très simple et •sident du Mexique, 174 députés et i facile pour chaque paroissien de 58 sénateurs.Les deux Chambres ! leur porter secours.Dans plusieurs du Congrès sont à l’heure présente : localités du Canada, des organisa-dominées par une forte majorité du j lions se sont formées d’un geste parti gouvernemental.I.cs deux au- j spontané pour faire la collecte de très candidats à la présidence, le , tous les coupons supplémentaires général Enrique Calderon, du parti | de viande et les remettre aux au-constitutionnaliste mexicain, ont torités qui voient à expédier toute été battus sans le moindre doute.| cette viande supplémentaire aux _____ m ________ I affamés de l’Europe.j Le gouvernement a fortement en-i courage et secondé cette noble ini-j tiative et s’est offert, grâce à son i organisation nationale! à faire la J collecte des coupons à travers le Quebec.8 (D.N.C.) - Plus deI SfT’S°mmes déjà au troisiè* 20T* P®1’50""®5 "nL hier soir, es- ' Au C0UV8 dos dPUX premicrs nlois, (orte I ostensoir dans les rues d® • le gouvernement, par l’entremise de Montmagny et ont couronné par un SPS comités locaux de rationnement, triomphe le congres eucharistique a rPCU linp quantité dc COupons qm sciait ouvert au oebut ne la équivalant à trois cent mille livres ! semaine.dP viande, ce qui fait plus dc vian- i Des hommes, des femmes, des en- de disponible pour expédier outre- I fants.venus des 10 paroisses du.mer.On a l’espoir qu’à la fin du vicariat, ont accompagné, flambeau : troisième mois, grâce aux réponses en main, sur un parcours de près ( généreuses des citoyens, ce chiffre de deux milles, l’hostie sacrée, que sera porté a cinq cent mille livres portait Son Exc.Mgr G.-Léon Pelle- jet qn il continuera à grossir, tier, auxiliaire dc Québec.) Le cortège, en marche dès 7 h.30, A la campagne Moyen simple compte que tous les Canadiens on suffisamment de coupons de vian de et n’en ont pas besoin davanta ge.Donnons ces coupons afin rli pouvoir amasser de la viande poui envoyer aux peuples qui en ont ur besoin urgent.En ville Dans les districts populeux et ui bains toute organisation, autoriséi à faire des collecte.* en vertu (h la loi des secours de guerre, qui de sire en fournir les facilités à sc membres ou au public de sa loca lité, peut nommer des gardiens, ai nombre de trois, pour faire la col lecte des coupons de viande.L< gardien doit s’inscrire au comiK local de rationnement approprié où vous pouvez envoyer par la pos- res di-local de rationnement.Pitié pour eux Nous vous bénissons et vous demandons au nom de la chrétienté cl de la fraternité de leur venir en aide le plus que vous pouvez.Voyez à ce que chaque coupon de viande dont vous n’avez pas besoin soit envoyé.Pensez aux enfants pour qui manger de la viande est unc.chose rare et ardemment désirée comme un mets nouveau; pensez aux enfants qui au cours de leur existence ont constamment souffert de la faim et n’ont jamais eu suffisamment de quoi à manger; pensez aux enfants qui sans votre aide ri votre générosité, n’espèrent pas même survivre ou en réchapper.Fin du congrès à Montmagny Les examens auront lieu le 26 août Québec, 8 (D.N.C.) — Le dépar tement de l’Instruction publiqu» annonce que les examens des aspi rants à la charge d’inspecteur d’c.coles commenceront cette année le lundi 26 août à 2 h.de l’après-midi pour sc terminer le vendredi suivant.Une douzaine de candidats sc sont déjà inscrits pour cet examen.ne parvint au reposoir que vers 11 h., après avoir défilé dans des .-.rues pavoisées et dans une ambian- llCtL.7»,;?.U^0!î»ÎÎJ,„?rd,i,.îLr®nî?!Jt Vous savez tous que dans les dis- 1 pas besoin de coupons, étant donné que la viande consommée pro- ce de recueillement et de foi tou chante.! Fient pour la plus grande part de A I issue dc la procession, Mgr1 l'élevage domestique.Très souvent, avec les meil- Pcllelicr, qui remplaçait Son Em.le cardinal Villeneuve, retenu à Québec par la maladie, fit ia lecture des voeux et d’une résolution émis par les congressistes de Montmagny.leurcs intentions du monde, les gens peuvent donner des coupons qu’ils ont dc trop à leurs amis et parents.On se rend parfaitement Passs-lsmps aqrsablt *1 Instructif Nouveautés pédagogiques par l’abbs Roland PETIT Caries à louer par question» el réponses.MON CANADA CHIMIE HISTOIRE DE L’ANTIQUITE HISTOIRE CONTEMPORAINE LE MOYEN-AGE LES TEMPS MODERNES ENCYCLOPEDIE FRANÇAISE — I ENCYCLOPEDIE FRANÇAISE — H Au comptoir : $0.50 le teu Par la poste : $0.55 i* teu SERVICE DE LIBRAIRIE DU "EVOIR" 4 LE DEVOIR, MONTREAL LUNDI 8 JUILLET 1946 VOLUME XXXVII — No 154 Cm' pat tel («mm*.réserve moral* •t religieuse du g*m* humais qu* la Famill* sera toujours régénérée et ravitaillée en Idéal.(Vérin*' Rédactrice: Germaine BERNIER mum C'est pat l'Influence, fruit de sa personnalité moi al* et intellectuelle, beaucoup plus encore gue pat l'exercice de pouvoirs définis, que la femme mènera le monde.(Vérinet A TEcole des Pârents Programme de la prochaine saison — Cours, conférences et forums.Voici la liste et les dates des cours et conférences de la prochaine saison de l’Ecole des Parents, j 16, 23, 36 octobre et 6 novembre! 1946, physiologie du mariage, Dr Léon Gérin-Lajoie; 13 novembre: psychology de l'adaptation conjugale, M.Roland Vi-nette; 20 novembre: Incompatibilité •sexuelle et mésentente conjugale, Dr J.-E.-Alexandre Marcotte: 27 novembre: Dangers ignorés: 4 décembre: Dangers choyés: 11 décembre: Dangers à éviter, Dr Albert Guilbcault; 15 janvier 1947: “Fleurs du mal”, Mme J.Barabé-Langlois; 22 janvier: Formation de la conscience morale; 29 janvier: Formation de la conscience religieuse, R.P.Noël Mailloux, O.P.; 5 février: Ce que la famille offre à nos filles; 12 février: Nos filles et leur culture, Mme René Vallerand; 19 février; Carrières ouvertes aux jeunes filles, Mlle Marine Lî-tand; 26 février; L’enfant que l’on subit et l’enfant que l’on veut, Dr J.-E.-Alexandre Marcotte; 5 mars: Les réxes de quinze ans, M.l’abbé Irénée Lussier; 12 mars: Orientation professionnelle, R.F.Dominique, F.E.C.; 19 mars: Les succès el insuccès scolaires à 15 ans, M.l’abbé Irénée Lussier; 26 mars: Orientation et coopération familiale, R.F.Dominique, F.E.C.; 2 avril: “La gang", M.l’abbé Irénée Lussier; L’alouette du parc Le hasard d'une marche a pied en aimable compagnie me conduisait l’autre soir du côté du parc yVestmount que je n'avais pas revu depuis plusieurs années.On y a sacrifié plusieurs morceaux de pelouse pour installer différents jeux au profit des petits, moyens et grands.C’est très pratique au point de vue de l'emploi des loisirs.Une chose m'a surprise el tout à fait charmée.Comme nous entendions des applaudissements, étouffés par les feuillages mais répétés, la curiosité nous fit laisser noire banc et te calme dr notre coin pour voir ce qui se passait.Je m'attendais a quelque joule sportive mais non ce n’était pas ça.Sur la pente gazonnêe au bord d'une pièce a eau, une foule de gosses et même d'adultes était bien assise el répétait les couplets qu’un chanteur avec micro el haut-parleur leur soufflait.I.e chanteur était sur la berge opposée, éclairé par un projecteur.L’étang à cet endroit a tout au plus douze à quinze pieds de largeur.Le programme paraissait assez varié.Une petite fille, accompagnée par une accordéoniste, est venue chanter une jolie berceuse, mais la pauvre, elle chantait faux, alors le directeur l'aida de sa belle voix pour une reprise.Ensuite il y eut un numéro de danse.Mais quelle ne fut pas notre surprise et notre plaisir quand, sous tes grands arbres que l’ombre envahissait de plus en plus, on entendit arriver notre Alouette/ En effet, le chanteur au micro, dans un français laborieux mais plein de bonne volonté, entonnait ce chant de notre folklore et insistait auprès des enfants pour augmenter leur entrain en soulignant que cette chanson est un beautiful song.Et alors, sous les frondaisons vertes au bord de la pièce d’eau qui s’éteignait avec te jour, l’alouette, la gentille alouette fut plumée en musique par les jeunes voix qui ne se faisaient plus prier pour enlever et les notes et les plumes.Ces séances de chant, de danse el de musique en plein air au début de la soirée sont une initiative du Westmount Park Department.Y en a-t-il d’autres à Montréal?On me dit que quelque chose de semblable a été tenté A certains terrains de jeux.Cette idée me parait très ingénieuse.Les enfants et les adolescents sont trop dans les rues le soir sans surveillance.SI une attraction comme celle du parc Westmount les attire suffisamment, votlA toujours une soirée occupée sainement et joyeusement.Et même si le programme finit tôt, comme il se doit, il est probablement trop tard ensuite pour que les bandes s’organisent et fassent les 9 avril: L’aventure, M.l’abbé Ro-bert-E.Llewellyn; 16 avril; Joueur ou spectateur, M.l’abbé Irenée Lu-ssier; 23 avril; Veillée familiale, M.l’abbé Robcrl-E.Llewellyn.Retraites chez les SS.Missionnaires A le maison N -D.du 8t-Esprtt, de* re-t, rai tes fermée# auront Heu aux date* »ul* vante*: 15 au 18 Juillet.AuxlHelre* du clergé.p»r le R P.Oerval*.S M.; 18 au 21 Juillet, retraite de vocation, par un Per*.Jésuite; 1er au 4 août.Jeunes fuie*, f par un Père Jésuite; JS au 18 août, Jeunes 1 tilles, par le R.P.L.Pageau, PME.| Prière de s'inscrire à l'avance chez le» j SS.Missionnaires de l'ImmaCulée-Concep- I tlon, 214 chemin Ste-Oathertne, Outre- > mont, CA.3592.cent coups.Quoi qu'il en soit, la scène de l’autre soir était non seulement charmante à entendre mais surtout à voir dans ce gracieux décor que Von a su utiliser à merveille.* Faire chanter les enfants des rues, c’est déjà leur ouvrir un horizon et leur donner un peu de richesse, pas en espèces sonnantes évidemment, mais en culture, ne serait-ce qu’un soupçon.Et ces réunions sont certainement un moment de joie qui passe et qui ne peut que leur faire du bien.*.vii-4* Germaine BERNIER Secrets de ménagère, Trésors du foyer Faites la guerre aux mouches Pour les Hommes aussi bien que pour les Femmes Parce que ce cont le* femmes qui font le plus généralement usage de la Nourriture du Dr Chase pour le* Nerf*, on nous demande souvent: "La Nourriture pour les Nerf* contient-elle autant aux hommes qu’aux femmes?” Oui, tout à fait, car beaucoup d’hommes et de femmes souffrent de troubles nerveux avec insomnie, indigestion, maux de tête et fatigue chronique.Mais ces maux cèdent promptement à l’usage de ce tonique Bien connu contenant des minéraux •t ta Vitamine B,.Demandez la nouvelle bouteille de forme économique de Nourriture du Dr Chase pour les Nerfs 60 pilule*—60 et* ISO pilules—$1 .50 D.Chox**' NIRVl MX>1» Il est tine bestiole terrible dont on ne se méfie pas assez; c'est 'a mouche, la mouche vulgaire.(>t insecte auquel nous ne prenons pas garde parce que nous y sommes habitués est peut-être, cependant, le plus dangereux propagateur d’in- 1 lection qui soit au inonde.La mouche se rencontre partout, non seulement dans les lieux les plus sales, mais dans les endroits les plus propres el les mieux oi-gnés de notre maison; et c’est nré-cisémcnt ce qui constitue son danger.De la poubelle, elle va se poser aux lieux de toilette.De là.elle passe à la cuisine où elle rend visite à l'évier, elle fait un petit tour au garde-manger, inspecte les viandes, les sauces, le bouillon et le lait, va à la salle à manger pour goûter aux , crèmes, gâteaux et confitures.Elle voyage d'une maison à l'autre.Elle sort de la chambre d’un malade qu'elle a visitée dans tous les coins, pour aller chez le pâtissier.Du pâtissier chez le charcutier; chemin faisant, elle s'est posée sur un tas d'immondices ou sur le crachat qu’un tuberculeux a expectoré sur li trottoir.et elle continue.Ce danger ignoré est tel que.pour Irapper l'esprit, ou a souvent pris cette comparaison: Si vous appre-! niez qu’un lion ou un léopard s'est j échappé d’une ménagerie et court les rues, vous seriez terrorisés et ' vous vous garderiez bien de vous aventurer dehors.Or.il est vraisemblable que ces animaux apeurés ne feraient de mal à personne.Mais, quand vous voyez une mouche se promener sur la bouche d’un enfant endormi, ou tomber dans une tasse de lait, vous n'y prêtez aucune attention, vous n*en avez aucune frayeur.Eh bien, la mouche qui est tombée dans la tasse de lait, et que vous avez retirée, a laissé derrière elle des millions de microbes.Et, lesquels?.Vous pouvez le deviner d’après ce qui précède: microbes tuberculeux récoltés par elle sur les crachats, microbes de la fiè-mc typhoïde récoltés dans les déjections du malade.Mais comment «e défendre contre les mouches, direz-vous?.les moyens, aujourd’hui, sont nombreux et souvent efficaces.Que vos moustiquaires soient d’abord en parfait état, que personne ne laisse de portes ouvertes quand il sort pour quelques minutes.Ne jetez pas d’eau de vaisselle ni autre eau sale dans la cour ou les alentours de la maison.Que les déchets soient toujours bien couverts dans la poubelle.Ne permettez pas aux enfants de semer partout les restes de leur goûter.Qu’ils se mettent toujours à table pour manger, ils n'en prendront que de meilleures manières et ainsi vous ne risquerez pas de les voir oublier un rqorccau de tartine ou de gâteau sur la chaise où la prochaine visiteuse ira peut-être s’asseoir, après avoir d'abord attiré les mouches.# * « • * 1* » * t é * « "y# 9 9 0 0 * » MPS* » * 9 « * * ê * * » j ¦ AtfgiSÇjé* ¦ mm*» ~ % f 9 À * * f - > ; y Le coton ou le crêpe à pois ou à pastilles fait toujours de fraîches toilettes d été.Celle-ci avec ses bordures Oêt assez originale.Pour servir votre santé La première leçon Collaboration spéciale au Devoir) Par le Dr Adrien PLQl'FFE En face de Vénus, dispensatrice de plaisirs charmants et de maux éventuels qui le sont moins, la première leçon à donner aux jeunes fLnI’K^SLUV.e.,™^t en 8arde COn,re I famiîi'aîe qui sera'll un "modèle"^ les abus de alcool.(genre, si ses parents avaient eu la Tout d’abord il faut qu’on s’en- •• igcs.se de le mettre en garde contre tende bien à ce sujet.Je ne parle .l’abus de l'alcool et contre le péril pas ici d’abstinence totale.Je sais ! vénérien.Il n’y avait jamais une filles de la corrélation étroite qui existe entre l’abus de l’alcool et la syphilis.S’ils ne peuvent pas toucher à la boisson enivrante — elle porte son nom — sans y noyer volonté.conscience et raison, qu’ils s'abstiennent de boire.Voici deux faits tirés de mes dossiers.Je les modifie un peu comme à l’accoutumée afin de ne pas blesser les intéressés.Un jeune homme de vingt ans a reçu une éducation goutte de whisky, de bière ou de vin à la maison.On estimait donc qu’il était inutile de dénoncer l’alcool! Joli raisonnement! Quant à Vénus, c'était un sujet sur la liste noire.et honteuse.Or un soir, le ,.__» , ., .! jeune homme a été entraîné à boire.ependanl.1rs savants, les mede- Quelques verres ont suffi pour venir à bout d'une belle intelligence.fort bien que ce sei-ait l’idéal et.de fait, c’est l'idéal, mais je n'apprendrais à personne que l’idéal est un objectif difficile à atteindre, voire inaccessible à la plupart des hommes.cins praticiens et les hygiénistes considèrent que ce serait un grand pas en avant, s’ils pouvaient obtenir au moins que l'homme n’abuse jamais des liqueurs alcooliques.Pourtant, la science se rapproche de la religion dans ce domaine, car elle estime que l’abstention est le seul système intelligent pour ceux et celles qui ne peu vaut pas toucher à l’alcool, sans se .livrer à l’abus, à l’excès dommageable.En quoi consiste l’abus?Cela dépend des cas.X commence à glisser dans l'excès au troisième Résultat: un chancre syphilitique vingt-deux jours plus lard.Se considérant comme atteint d'une maladie honteuse, le malheureux ne s’est pas fait traiter.Il est à l’asile.Une aventure analogue est arrivée à une jeune fille confite dans la piété.Education religieuse hors pair.Education sexuelle nulle.Quatre cocktails l’ont conduite à l’ébriété.La vie était belle.Quelques instants d’égarement.La comédie gaie s'est terminée à la maternité ou la pauvre innocente a échoué avec verre.Y.au quatrième verre; Z.la syphilis par surcroit.Elle ne s’est au cinquième verre.Eh bien, X, Y j pas fait traiter.Une de ces pro- et Z ne doivent boire que deux verres, trois verres et quatre verres respectivement.Ce n’est pas une règle rigide, immuable; on doit entendre par là qu'il faut toujours savoir ce qu’on fait.Vénus recrute de nombreuses, d’innombrables victimes dans le rang de ceux qui perdent la tète sous l’influence de l’alcool.La moitié des infortunés cueillent leur chancre syphilitique dans le verre d’alcool qui a mis un brouillamini dans leurs idées.Cinq minutes auparavant, ils auraient hésité à se rendre à tel ou tel endroit, à suivre telle femme, à commettre une imprudence.Cinq minutes après, tout chavirait dans leurs circonvolutions cérébrales, ils ne savaient plus ce chaînes années, elle fera de la parais sic générale ou de l’ataxie loco- i motrice ou une gomme syphiliti-, que.1 On ne peut pas toujours éviter ces échéances désastreuses mais, au moins, quand les parents ont eu le « curage de ne pas cacher la vérité à leurs enfents, ils peuvent se rendre le témoignage qu'ils n’ont pas éludé leurs responsabilités.Il faut absolument qu’on s’occupe de l’éducation sexuelle de nos fils et de nos filles.L’abus de l’alcool peut et doit constituer la pre-1 mière leçon de vie saine dans ce j domaine.Quand nos jeunes gens et! nos jeunes filles se seront mis en tète que l’alcool bu en excès peut qu’ils faisaient et ils n’ont pas eu .les conduire au chancre syphiliti la force de résister à l'oeillade qui j que, ils la perdront moins souvent.t“* ‘-x- u - et il y aura une diminution de cin- quante pour cent dans le secteur de la syphilis.Qu’on se le dise et qu’on le «lise et redise à nos fils et à nos les invitait à un petit jeu très humain mais très dangereux dans les circonstances! Pères et mères de famille, votre devoir, c’est d'avertir vos fils et vos j filles.a A T O N farm* tout* la lourn** 1* laœadi durant iullUt *t août.Hsur** d affair*# 9 h.30 à 5 h.30.¦> ., Ü i i >'•.mmm t TABLES A CARTES Ayêz-ên une supplémentaire pPur laisser sur la véranda.N'oubliez pas qu'il est commode d'en avoir au chalet.Cadre de bois dur, déssus plaqué d'environ 30" 5.79 carrés Meuble*, au «eptieme ur' , catégorie G ] 30; poulet de gril de tous poids, ca- I tégorie A de [ait 36, B de lait 34, ca- ! tégorie B 32, catégorie C 29, poules i de 3 livres et au-dessus, catégorie | A 30Va, catégorie B 28Va, catégorie | C 25'/a; viuex coqs, catégorie A 22, catégorie B 20, catégorie G 17.L«s livraisons de volailles vivan LUCIEN D.VIAU, C.A.COMPTABLE AGREE 4926, avenue Verdun.VERDUF TOrk 0642 MEDECIN CARON Cr CARON ComDtables Aerêés — Chartered Accountant» Edmond Caron B A.L.8 C.C.A Henri Caron.B A.L.L L.L.8 C.C.A Barthéleml L S C.C A 59.me St-Jacques HArbonr 3835 MONTREAL 429.rue Lavlolette TROIS-RIVIERES Hurtubise & Richard Comptables agréés Léon-A HURTUBISE.C.A Gérard HURTUBISE.C.A Maurice RICHARD.C.A Georftes-R MARTIN.C.A 80 St-Jacques.Montréal 1 Téléphones : H A.9562 - HA 8739 Electricité médicale Rayons : » Dr Maxime Brisebois L.G.M.C E.RC.8C.De la Faculté de Médecine de Pari Maladie» génitales, endocrinienne», urinaire» digestive».cliVilatoiree FRontenac 5252 816 Sherbrooke e< OPTOMETRISTES-OPTICIENS HA 8544 |.-A.MESSIER, od OPTOMETRISTE Rnéclallté : Examen d» I» vue — Alustement de verre» d» contact PHANKUE * MESSIER 1767 Saint-Denis — Montréal Examen de» veux Rênaratlon d» lunetterie Service noetal Léo-Paul TROTTIER, o.d OPTOMETRISTE et OPTICIEN 1658 est.av Mont-Royal .FR.181 ASSURANCES Québec, 8 — La division agri-> oie du bureau des statistiques publie aujourd’hui le troisième d’une!, ., .série de sept rapports télégraphi- *cs ont ^e.nollvcau augmente cette ques traitant de l’état des cultures ! et des fléaux agricoles (*cs rannorlx I ^ ^ plus foi te» J.»os poules renneent »nr 8 m» l ôncnji cn légère diminution sont insuffi-JCcS.n.,e"“,«n*™e?iS sautes8 aux besoins chez quelques- ipagnic [I ^Assurance surUVtc MONTREAL NARCISSE DUCHARME, Préside* Bourse de Toronto Toronto, 8 (G.P.).— Le marché a accusé un recul généra! co matin à l’ouverture des cours à Toronto 1 M.WILLARD C.BEAMER, O.B.E.M.Beamer compte plusieurs années de service dans l’industrie téléphonique, où il occupa successivement divers postes de commande, entre autres celui de gérant du district ouest de la division de Montréal.Le gouvernement des Etats-Unis lui décernait dernièrement la Légion du mérite pour services rendus à titre d’officier d’état major à Washington.M.Beamer a pris congé de l’armée au rang de brigadier.M.EARLE W.LYMAN M.Lyman est une figure bien connue du monde de la publicité.Après avoir débuté dans le journalisme, M.Lyman passa à la compagnie de léléphone Bell en 1927.Il s’est spécialisé depuis dans la pu-blicilé et les relations extérieures.Rendant la guerre, il a habilement dirigé plusieurs campagnes de publicité au profit de services auxiliaires et d initiatives nationales.Il manifesta particulièrement une féconde activité comme directeur de la publicité du conseil de coordination des services de guerre, M.Lyman fut président international de l’Association internationale des Y.M.C.A.de 1934 à 1936.Le prix des denrées augmente aux E.-U.New-York, 8 (A.P.).— Les prix de plusieurs denrées essentielles ont poursuivi leur marche ascendan.te samedi alors que les Etats-Unis se rapprochaient de la fin de la première semaine de libération des divers contrôles des prix du gouverne-ment.Les prix de gros de la viande, du beurre et «les oeufs ont augmenté légèrement dans la ville de New-York tandis qu’à Chicago, le marché des bestiaux accusait une hausse importa rite.Tandis que le consommateur devait payer un peu plus cher les nécessités de la vie, M.Paul Porter, administrateur de l’Office des contrôles des prix, demandait au Congrès de reviser le bill de prolongement de la vie de l’OPA afin de le rendre conforme aux recommandations du président Truman.Le prix du beurre de première qualité s’établit dans le gros à 71 cents et demi, ce qui représente au détail un coût de 85 ou 86 cents ta livre.' Mme Henri Ste-Marie décédée à 76 ans Nous sommes au regret d’annoncer la mort de Mme Henri Sainte-Marie (Philomène Roy), survenue subitement vendredi matin en l’église de Rosemere.Mme Sainte-Marie était âgée de 76 ans et elle était l’épouse de M.Henri Sainte-Marie, président de la maison A.Poupart Cie, Ltée.Outre son époux, la dé-r r~’i2MSL'~—”] f“n«e laisse dans le * deuil quatre fils: Emery, Armand.Roch, Léopold, et leurs épouses; cinq Riles: Mme Henri Poupart (Elisabeth), Mme R.Le-clair (Alma), Mme R.Rocheleau (Alice) Mme G.Fi fie (Clara), et leurs epoux, et Rose ; trois frères: Thomas.Léon et Dieu- donné Roy; cinq !™dBurl>Tr"'rfA Po,lnar''mc Ber- ;Sir„-,tUdlr1|™r''dSotsurM.ne; Kill' Mali';nnîl- Beriiand.i am, Marcel, Aline, Gisèle René Dem^’ vR°bertr> • •Rof!er’ Jean-Cpy,’ Deni*.Avon, Rejean, Gilles Ravi oupsd'pf G.alSt0n Sainte-Marie,’ Jac- ques et Alain Rocheleau.Lui sur- A VRarhgalem^ntDSes ^eaux-frères: u»oBarreau’ , °; Bertrand, U.Tru-deau et ses belles-soeurs: Mmes H.Samte-Marie, S.Sainte-Marie^ t! Roy.Roy, Dieudonné Rov et Sr ‘Ann!0e'EVgeni/>n’zdes Soeur,i de Ste-Anne.Les funérailles ont eu lieu ^„rna,tin .d»?s Ia.Paroisse Saint-Stanislas, a Montreal.nèbre partira à 9h.45 de la demeure de la defunte, 4815, rue Fabre pour se rendre à l’église paroissial le ou le service sera chanté à lüh.Mme Henri Ste-Marie Hubert Gagnier sous contrat Hubert Gagnier, poids-plume de la métropole canadienne, qui con-naq plusieurs succès depuis qu’il a lait le saut parmi les professionnels il y a quelques mois seulement, a ete mis sous contrat hier soir par le promoteur de boxe Raoul God-bout du stade Exchange pour se battre é cet endroit mercredi soir prochain.Sous la gérance de Maurice Foreman, Hubert a signé un contrat en blanc et il ne craint aucunement de rencontrer n’importe quel ad.versaire de sa catégorie.Le jeune gaucher de la rue Lajeunesse «pii a remporté plusieurs victoires durant son séjour parmi les amateurs, a connu le triomphe dans les neuf rencontres qu’il a disputées comme professionnel et sept de ses victoires furent des mises hors de combat.> raiment, on ne peut demander meilleur record.Pour la séance pugilistiffue de mercredi soir prochain, au stade Exchange, Hubert se battra en semi-finale.Le match principal au programme qui est cédulé à i0 rondes mettra aux prises le dur co-gneur montréalais Harry Hurst et le bostonais Billy Knapper.Knap.per est un jeune produit de Boston qui a brillé récemment en annnlant avec Dave Andrews, qui a remporté le triomphe aux dépens de Guss (Pell) Mell il y a quelques semaines.En outre.Knapper a annulé avec le fameux Joey Àngelo et a capturé la victoire sur des adversaires tels que Johnny Priest, Eddie Létour-neau, Ernie Fortin, Vin nie Vasso et Frankie Ross.Il se bat régulièrement au Boston Garden.Quatre joutes dans la Métrpolitaine Quatre parties seront présentées «tans la ligue de baseball Métropolitaine demain après-midi.La deuxième place sera en jeu et les détenteurs de cette position, le Beau-harnois et le Mayport, feront l’impossible pour remporter la victoire s’ils ne veulent pas trop s’éloigner de la première place, détenue par les Facteurs.Les Facteurs, qui sont passés en première position de la ligue de baseball Métropolitaine, auront une lourde tâche sur les bras demain après-midi.En effet, les hommes d’Hubert Lavigueur feront face au club Kik d'Emile Ménard, au parc Jarry, à 2 h.30.Demain soir au parc Jarrv, le National et le Mayport se rencontreront dans une joute régulière du circuit Molini.A Lachine, le club P.J, des sportsmen Morin et Pepin, rencontrera les Braves de ValleyfieJd.Le jeune Fernand Thibeault sera sur le monticule du club P.J, contre le nouveau venu George Smith, anciennement du Sherbrooke, A Ste-Thérèse, le club de l’endroit aura la visite du Beauharnois d’Henri Verth.Cette joute est attendue avec impatience des amateurs de baseball, vu la grande rivalité qui existe entre eux.Oscar Gignac lancera contre le jeune Guy Poirier.Arborant leur drapeau distinctif, les Légionnaires canadiens marchent sous l'Arc de la paix, à Blaine, Washington, le jour où les Etats-Unis et le Canada ont célébré le lOOème anniversaire du traité des frontières.Sg .¦ ! Ma : atr-'è ï ¦ * Des soldats britanniques montent la garde auprès des barricades de fri barbelé élevées autour des édifices de l'Information publique è Jérusalem.On rapporte que l'armée anglaise a pris de nombreuses autres mesures de précaution contre les Juifs rebelles.'¦H- -S* * ; » r .'AJ Au Basutoland 48,387 consultations médicales en 10 ans d'apostolat missionnaire On nous écrit: Sur le point de quitter le Basutoland pour le Canada avec sa belle famille de cinq petits enfants, le Dr Brais a communiqué les statistiques suivantes sur le travail médical missionnaire exercé à 'l’hôpital de Roma, Basutoland.Il a lui-même examiné 48,387 cas de maladie, tandis que le nombre total des patients venus, soit à l’hôpital, soit au dispensaire de Borna se rhiffre à plus de 100,000.A l’hôpital, parmi les 4,000 malades soignés durant ces dix ans, de 1936 à 1946, 250 ont reçu la grâce du baptême, dont bon nombre d’adultes.Au début l’hôpital avait été construit pour recevoir 28 lits, mais la réputation du docteur et des religieuses de l’Espérance firent si bien qu’en mai dernier, au départ du docteur, l’hôpital contenait 56 lits et des malades venaient de 40 milles et même davantage.Les missionnaires et les chrétiens du Basutoland remercient le Dr Blais et sa femme pour le magnifique apostolat laïque exercé en missions durant dix ans.Daigne le divin Maître envoyer d’autres ouvriers, d'autres médecins en missions.Nous croyons que le Dr Blais est le premier Canadien à pratiquer en missions hors du Canada.Le "Nascopie" en route vers l'Arctique Ottawa.8 (C.P.) — Le Xascopie, ravitailleur de la Compagnie de la Baie d’Hudson, a levé l’ancre samedi pour entreprendre sa tournée annuelle de lp partie orientale de l’Arctique.L’un des ports que ce navire visitera sera celui de Dun-das, sur Pile Devon, où la Gendarmerie royale canadienne établira un poste.L’ile Devon est située au nord de l’île de Baffin et au sud de Pile Ellesmere, et elle semble être totalement inhabitée.11 y a plus d’une décade, la Gendarmerie avait établi un posle à cet endroit désert; mais ce poste fut plus tard transféré au port Craig, dans Pile Ellesmere.Le Nascopie se charge du ravitaillement des postes du gouvernement et des comptoirs de la Compagnie de la Baie d’Hudson, le long des îles de l’est de la région de l’Arctique.Le navire a comme passagers des représentants du gouvernement, des médecins et des savants.Ce groupe est sous la direction de M.James G.Wrighl, d’Ottawa, surintendant-adjoint «te l’est de l’Arctique, _____ Boyer Limitée fête son 19e anniversaire Tout le personnel assiste à la messe de huit heures et demie, reçoit la sainte communion en remerciant Dieu des grâces obtenues durant l’année écoulée et Lui demandant ses bénédictions pour l’année suivante.Un sermon de circonstance est donné par te R.P.Emile Bouvier, S.J.Le groupe visile ensuite le Jardin botanique et la fêle se termine par un banquet à l’hôtel Queen’s où le président de la compagnie remet aux employés des groupes de plus de quinze, dix et cinq ans de service, à chacun un chèque en témoignage de reconnaissance des services rendus à l’organisation.(Communiqué) Petite Histoire de France par René RISTELHUEBER Ministre de France L'Histoire de la France est une des plus belles histoires que l'on puisse raconter.C'est celle d'un grand pays qui s'est distingué dans tous les domaines, et dont la haute culture a toujours rayonné sur le monde.Illustrations de Maurice Raymond., Solidement cartonné avec dos toile rouge, dans le format SVz" x 11", cet album contient 138 pages.Au comptoir : $1.50 Par la poste : $1.65 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" ü! Il mmÊmmÊÊÊÊÊ*mmÊmmm Admission au notariat La session annuelle de la Chambre des Notaires se tiendra à Montréal à compter de mardi le 9 juillet courant La Chambre- admettra à l’étude 38 étudiants qui possèdent les qualifications requises savoir: avoir fait un cours complet"d’études classiques et êire détenteur d’un diplôme de_ bachelier ès arts émis pas nos universités.I.e secrétaire de la Chambre, Me Arthur Courtois, nous fournit la liste des étudiants des différents collèges de la province de Québec porteurs de ce diplôme de bachelier ès arts qui demandent leur admission à l’étude du notariat comme suit: Raoul Grégoire, Val d’Or; Louis kemieux, Granby; Claude Mercier, St-Jean; André Forest, L’Epiphanie; Jean Bard, Sully; Gabriel Bé-land, Cabano; Gustave Dumas, Notre-Dame du Lac; Paul Archambault, Montréal; Maurice Blain, Montréal; Bernard Cormier, Bel-oeil; André Desmarais, Montréal; David Gordon Gibb.Montréal; Claude Guard.Montréal; Yves La-bonté, Montréal; Roger Lamarre, Longueuil; Marcel Péloquin.Montréal; Henri Pigeon, Montréal; Chs.-E.Poirier, Montréal; Julien Roy, Montréal; Roland Théoret, Ile Ri-zard; Jean Viau, Montréal; John Howard Watson, Montréal; Pierre Desrosiers, Hull; Henri-Georges .Lessard, Hull; Jean Bolduc, Québec; Gérard Couillard «le Lespinay, Québec; Louis Jouberl, Québec; Paul-Yvan Marquis, Québec; Jean-Paul Massicotte, Québec; Anciré Nadeau, St-Pntrice de Beaurivagc; Jean-Paul Pcrusse, Québec; Jacques Taschereau, Québec; Henri Verge, Québec; Yves Belzile.Himouski; Georges Villeneuve, St-Prime; André Larochelle, Cookshire; Marcel Beaudoin, St-Hyacinthe; Claude Taillon, St-Jénïme._____ Radeaux à vendre en lots de 10 La Corporation des biens de guerre est prête à recevoir des offres pour l’achat, en lots de 10, de 550 radeaux Varley à 20 occupants, tout neufs (jamais employés), a-t-on annoncé la semaine dernière.Ces radeaux comprennent un flotteur en cuivre de 16” de diamètre recouvert de liège et de canevas et sont équipés d'échelles île corde.Us peuvent très bien servir d’équipement de sauvetage sur les bateaux, d’amarres pour les embarcations légères, de petits docks flottants pour les hôtels ou les maisons d'été.Ils se trouvent présentement à Montréal et peuvent être livrés incessamment.La vente rapide de 2,000 youyous en caoutchouc à occupant unique, a démontré combien les articles de sport .sont recherchés.Les ventes les plus considérables de celle sorte d’embarcation ont été effectuées à Vancouver et à Ottawa.Les juges du Mérite agricole Québec.8 (D.N.C.) — M.Laurent Barré, ministre de l’agriculture, a communiqué les noms des juges du Mérite agricole pour le concours de 1946, Ce sont: le Dr Maurice Saint-Pierre, professeur à l’école supérieure (t’agriculture de Sainte-Anne de la Pocatièro: MM.W.L.Carr, cultivateur de Huntingdon, et exprésident de l'Association des éleveurs de Holstein; L.-P.Laberge, cultivaleur de La Malbaie, lauréat de la médaille d'or en 1944; J.-A.Foley, cultivateur de Saint-Thuribe de Portneuf, ancien lauréat de la médaille d’argent; et Pellerin La-gloire, agronome, secrétaire du ministère de l’agriculture, qui agira à la fois comme juge et secrétaire de ia Commission des juges.On sait que le concours de cette année se tient «tans la région no 2.qui comprend 17 comtés s’étendant sur les bords du Richelieu et de l’Y’arnaska et une partie des cantons de l’Est.Les juges commenceront ta visite des fermes dans quelques jours et les lauréats seront officiellement proclamés le 4 septembre, lors des létes du Mérite agricole à l’exposition de Québec^ Economie des aliments.— L’observation des règles de l’hygiène alimentaire dans la préparation des repas permet d’économiser sur lu quantité et de gagner en qualité.Les experts du ministère de la Santé nationale et du Bien-être social à Ottawa conseillent aux ménagères d’étudier les règles d’achat et «te préparation des aliments.Votre santé y gagnera, et vous aiderez à soulager la famine qui menace lies millions d'Européens.Départ pour le Pérou Mgr Laberge, O.F.M., s'est embar que à bord du Gaulois lu?* Trois-Rivières.8 (D.N.C.) — Mgr Damase Laberge, O.F.M.j préfet apostolique de l’Amazone, s’est embarqué hier après-midi à bord du yacht Le Gaulois, en route vers sa lointaine mission «lu Pérou.Aux caravelles d’autrefois qui distribuèrent sur nos rives les missionnaires «le France, a succédé cette modesle embarcation de 50 pieds qui transporte maintenant dans une autre région de l’Amérique, un prélat franciscain appelé à continuer les grandes traditions apostoliques du Canada français.Avant de partir, Mgr Laberge a sollicité la bénédiction de Son Excellence Mgr Maurice Roy.notre évêque, qui s’était rendu à bord du Gaulois, quelques minutes avant le départ en compagnie de Mgr Hormisdas Trudel, sou grand-vicaire.Le Gaulois a levé l’ancre à 2h.précises, alors que les franciscains du monastère Saint-Antoine, entourant leur gardien, le Rvd Père Stanislas, entonnaient, l’hymne Ane Maris Stella, Salut, Etoile de la Mer.Puis 11 a tourné le cap lentement en direction de la métropole où il y aura cette nuit une autre brève escale.Le Gaulois partira «le Montréal en s'engageant successivement dans la rivière Richelieu, le lac Champlain et ta rivière Hudson.De New-York, il filera vers Miami, à l'extrémité de la F’ioride, en empruntant tes canaux qui sillonnent toute la rive américaine de l’Atlantique.Puis il tournera le cap vers Cuba, 150 milles plus loin, à l’embouchure du golfe du Mexique, et.d’une Antille à l’autre, il atteindra les bouches de l'Amazone, qu’il remontera jusqu’au Pérou.Mgr Damase Laberge est accompagné dans cette croisière apostolique, sans retour, du Itév.Père Pa-côme Desnoyers.O.F.M., et du vicaire Frère Mathieu, Frère cou vers et expert mécanicien.Le capitaine Adelphi Lemay,, de Québec, un vieux loup «le mer, esl au gouvernail.Tous trois renlreront au pays après avoir conduit Mgr Laberge dans sa mission.Le yacht Le Gaulois restera sur l’Amazone en permanence et servira de palais préfectoral à Mgr Laberge, dont on peut dire qu’il quitte le Canada avec sa maison.Un grand nombre de Franciscains l’ont accompagné jusqu’au port.Outre les dignitaires déjà mentionnés et qui ont assisté au départ, citons les RR.PP.Augustin Buisson et Ludolphe Ayotte, Q.F.M., respectivement curé et vicaire à Notre-Dame des Sept Allégresses; Léopold Boiteau, O.F.M., vice-pos-tulateur de la cause du Père Frédéric; M.le Commandeur J.-L.Sans-chagrin, syndic des Franciscains, et Mme Sanschagrin, M.J.-A.Gosselin, qui a fail un don à Mgr l,a-berge avant le départ, et plusieurs autres.Franco •* ITipagn* Peu d* noms ont rempli 1m lounxmx m cet derniers tempe comme celui du chel actuel de l'Eepaqne, le finirai franclec* France.SI on U( parfois ion ilofe.H fcnit Mes avouer que la preste, la grande presse, ne lui et! pas ordinairement sympathique.Elle le représente comme un tyran, un die-tateur.un iaeclete dangereux.Los catholiques d'Espagne, cependant et au premier rang l'iplscopat espagnol lul-mime, ont une autre Idie de leur chef.Sans eu (aire précisément un saint, Us lui reconnaissent de belles qualités, ils rendent hommage à l'oeuvre de reetauratlon morale et eociale qu'il a accomplie.Il a paru utile de grouper quelques-uns ds est témoignages dont l'authenticité et la bonne fol ne peuvent être mlsM en doute, témoignages d'Espagnole, male aussi de Français et d'autres qui devraient éclairer tous ceux qui veulent vraiment voir clair.Plaquette de If pages.Au comptoir : $0.10 Par la poste ; $0.12 SERVICE DE LIBRAIRIE DTT 'DEVOIR'' Lang débat prévu à Londres Londres, 8 (C.P.) — Un long dé-bal entre le gouvernement travailliste et la Chambre des lorda semble imminent aujourd’hui alors qu’une question très discutée est devant Jes pairs — le cas des so-ciélés amicales.Lord Beveridge — sir William avant sa récente élévation — a demandé aux lords de renvoyer la motion du gouvernement, aux Communes, en excluant les groupes d’assurance sans profit, privée, du nouveau système d’assurance» sociales du gouvernement.Le Times de Londres a récemment dit qu’il est “probable” que les pairs suivent lord Beveridgd, l’auteur du projet de securité sociale bien connu, afin que les institutions privées survivent au socialisme.Ces sociétés, qui comptent plu* de 8,000,000 de membres, demandent à être inclues dans te programme d’assurance nationale comme “agents du gouvernement”.Ce projet gouvernemental procurera, à peu cie frais, des soins médicaux, du travail, des bénéfices pour les vieillards et autres avantages.Le gouvernement Jes a exclues malgré la campagne électorale au cours de laquelle les candidats ont prétendu qu’elles pouvaient être inclues dans le projet.— v.-r Avez-vous Lesow de boni livres?Adreteez-vous oc Service U> amine du "P'evoir' 430 mat ma Ne* fre-Dome, Montréal rîxvftie sd8É i — ¦- ¦ 1 1 .-.1 T'T’T m mm IL N’Y A PAS DI TABAC COMMI U OLD CHUM Le Tabac de Qualité Il TA MC A HH OmOINAl AROMATIQUt DU CANADA" ; ËNPpÉii ÉÉÉiÉ l' aesnMn >«p»sp HACHE GROS POUR'IA PIRE ¦ HACHEJIN POUR IBS OGARETTS5 QUE VOUS ROUIEZ VOUS Mf NU TO Montréal, lundi LE DEVOIR 8 juillet 194< Toits divers Seize morts violentes en fin de semaine dans Test du Canada Une conflagration détruit la moitié du village de Sainte-Catherine de Hathley — Cinq noyés dont un seul dans la province de Québec — Il s'agirait d'un meurtre — Usine ravagée par les flammes — 414 morts aux Etats-Unis On a enregistré 15 morts violentes dans l’est du Canada en fin de semaine, ce qui est une considéra-nle réduction si l’on compare à la fin de semaine dernière lorsqu’on i compté 59 morts violentes par tout le Canada.De ces 14 pertes de vies, 11 sont nrobahlement attribuables à la belle raison car on compte 5 noyades et «ix victimes de la route.Quatre autres personnes sont mortes de auses plus ou moins mystérieuses.Kn plus, à London, Ont., une jeune femme est disparue de son foyer.Il s’agit de Mme Bernice Whalley, dont le mari a déclaré à la police qu’elle était partie pour Port Stanley, lieu de villégiature sur le lac Crié.L’époux inquiet a dit qu’il n’avait plus eu de nouvelles de sa femme et qu’il craignait qu’elle n’ait eu un accident.Ÿ Ÿ Ÿ Uq jeune homme de 18 ans, a été victime de l’onde hier après-midi alors qu’il était à prendre ses ébats dans la rivière du Nord, à St-Canut, dans le voisinage d’un ancien barrage de la Gatineau Power Com-panv.Dés compagnons ayant eu connaissance de la disparition du jeune Manlha, ont immédiatement plongé pour le ramener à la surfa-ce quelques instants plus tard.Tou-efois, il était trop tard, car on pratiqua, mais en vain, la respiration artificielle.Le cadavre a été transporte a la morgue de Lachute pour l’enquête du Coroner.C’est la seule noyade rapportée dans la Province de Québec.Les autres victimes de l’onde sont Meta Merrick, de Atwater, Sask., et Roger Kakpison, de Stockholm, Sask., dont l’automobile a fait un plongeon au bout d’un quai à Kenora, Ont., au cours d’une forte tempête.On croit que Zakpison qui était à la roue a ete aveuglé par la pluie.Dorothy Cook, 18 ans, s’est noyée en prenant ses ébats à une plage de Windsor, Ont.On a •êpêché le cadavre de M.Robert Adams, de Kingston, sur le rivage de Hie Wopfe.M.Adams était disparu depuis quelques jours.Tué par un camion Un accident de la rue survenu samedi après-midi, dans le voisinage du no 4419 ouest, rue St-.Iac-ques, à St-Henri, a causé la mort de M.Frank Burns, 51 ans, 551 est, rue Dorchester.La victime était a placer des colis dans une voiture stationnée, lorsqu’un camion, conduit pur M.Kranklin Canter, 22 ans, de Huntingdon, Qué„ l’a heurtee.I n médecin a constaté le deces de M.Burns, et le cadavre a été transporté à la morgue pour enquête du coroner.Autres victimes de la route Deux bambins de la province vo isine sont morts dans des acci- d’un simple acrident, c’est ce que devront éclaircir les policiers en quêteurs de la Sûreté provinciale.Tué par un coup de feu Un jury sous la présidence du coroner Pagé, M.D., de Saint-Hyà cinthe, tiendra une enquête aujourd’hui dans le cas de M.Roméo Couture.46 ans, 160.rue de la Concor de, à Saint-Hyacinthe, trouvé mort hier avant-midi en son domicile.M.Couture, qui était infirme et malade, gisait sur le parquet, une carabine à ses côtés.La mort serait attribuable à un coup de feu tiré a la bouche.Le détective Paul Ga gnon, de la Sûreté provinciale, a fait les constatations d’usage.?4F A Ajax, Ontario, à 25 milles à l’est de Toronto, on a trouvé le cadavre de Victor Bitcox.30 ans, mort d'un coup de feu tiré à la tête.Chute mortelle M.John Oranuk, 65 ans, fermier de Cooksvilte, est décédé dans un hôpital de Toronto hier, des suites des blessures qu'il s’était infligées en tombant.M.Oranuk était monté sur un voyage de foin lorsqu'il est tombé sur le pavé.Conflagration à Sainte-Catherine de Hatley Stc-Catherine de Hatley, 8 (D.N.C.) — Un incendie, dont on ignore l’origine mais que l’on croit avoir été allumé par l’imprudence d’un fumeur, a détruit samedi la moitié du village de Ste-Catherine de Halley, localité sur les bords du lac Memphrémagug, dont le couvent, deux magasins généraux, un garage, une boutique de forge, une huitaine d’habitations, sans compter quelques dépendances adjacentes à ces bâtiments.Pendant un certain temps, on a craint pour l’église, le presbytère, la résidence de M.Armand Choquette, ancien député de Stanstead aux Communes, pour la maison de M.J.-P.Fontaine qui abrite la Caisse Populaire, et aussi pour l’habitation de M.Donat Dubois dont la famille était aux Etats-Unis.Comme bilan de cet incendie, des dommages qui atteindront entre $50,01)0 et $75,000 dont très peu sont couverts par les assurances, et une quarantaine de personnes sans abri, en comptant les cinq reli-| gieuses qui avaient leur résidence I dans le couvent.En moins de trois I heures, tous ces bâtiments, séparés les uns des autres par une dis tance respectable, ont été conplète-ment rasés, les flammes étant alimentées par un gros vent, d’autant plus que construits de bois, ces bâtiments étaient une proie facile pour l’élément destructeur.Vers midi, le village pittoresque de Ste-Catherinê présentait l’ima- PLateau 5151 Ouverts de 9 h.à 5 h.30 du lundi au vendredi Fermés le samedi durant juillet et août Venez faire vos achats dès le début de la semaine POUR BAMBINS ET GARÇONNETS avides de soleil JÉi Quinze employés de la Canadian Johns-Manville Co., ont été admis dans le Club Quart de Siècle après vingt-cinq années de services à cette compagnie.M.R.W.Lea, vice-président de l'exécutif du bureau-chef de la compagnie à New-York, a présenté aux nouveaux membres du club chacun une montre en or, dons de la compagnie à ses loyaux employés.M.A.R.Fisher, vice-président en charge des usines et des mines a félicité les nouveaux membres qui sont (rangée du haut) MM.Howard Gregory, Emile Martel, William Smith, Noël Belcourt, Lucien Lebel; (rangée du centre) MM.Clifford Mastine, F.J Hobbs, Joseph-O.Jutras, Edmond Nault, Théodore Beaurivage; (rangée du bas) MM.Ovila Boucher, Wm.G.Clark, Eugène Plourde, Perley Reed et Arthur Lavigne.La cérémonie d'initiation a eu lieu à l'hôtel Iroquois, d'Asbestos, Qué.i dents de la route.Gérard Cornwall, ge de la plus complète désolation 2 ans, est décédé dans un hôpital j avec les femmes et les enfants qui de Kingston, des suites de blessures | pleuraient dans les coins, sous les qui lui auraient été infligées par un i arbres, en arrière des maisons, tan-camion.A Orillia, Ont.Nicolas Mc-1 dis que les hommes et les jeunes Hugh a été tué instantanément lors-1 gens, la figure rougie par la cha-qu’une automobile l’a heurté alors leur, s’occupaient de mettre en lieu qu il eiau en cuiupaifiiic du jeune Mce Bay, qui a été grièvement blessé.Au nombre des autres vieil sûr des effets que le feu avait déjà gâtés.l'.'roac.,iu ._ ______ L’incendie se déclara dans une mes de la route l’on compte M.F.d- dépendance de M.Germain Gin-mond Comcau, 69 ans.de Digby, N.gras, garagb garagiste et forgeron, pour se communiquer du côté sud-est à la maison de M.Emile F'ontaine, marchand général.Mais avant de parvenir là.les flammes avaient détruit le garage, la boutique de forge et l’habitation de M.Germain vo, _____ ___- - i Gingras.Poussant au sud-est, les pital de la capitale, des suites des flammes attaquèrent le magasin gé-blessures reçues mercredi, lorsqu il I néral Fontaine puis l’habitation de h été heurté par une automobile sur ; celui-ci.Ce fut ensuite le tour de ' la résidence de M.F'.I.amoureux, rentier, le magasin de M.Maurice E., et Mme William Saunders, 31 ans, décédée dans un hôpital u Ut-tawa, des suites de blessures reçues dans un accident survenu le 2 millet.Le petit Léo Gravel.6 ans.fils de M.et Mme Oscar Gravel, de Verdun, est aussi décédé dans un ho- le chemin Marier Asphyxié On a trouvé hier 'a cuisine dé son domicile, à 2194 rue Denonville, à Ville-Emard, le cadavre de M.Hugh Tolan, 5b ans.Ce décès est probablement attribuable à l'empoisonnement par le gaz d e-clairage.On a transporte le cadavre à la morgue pour fins d autopsie et d’enquête du coroner.Affaire mystérieuse M.Ida Duhaime, 65 ans.cultivateur de Saint-Michel d’Yamasksr, est décédé samedi matin dans des circonstances quelque peu mystérieuses.Selon une autopsie pratiquée par le Dr Paul Martin, la mort de cet homme serait attribuable a une fracture du crâne dont on ne connaît pas les causes.M.Duhaime a été trouve blesse sur la grande route.Quelques hei* ies plus tard il était mort.Deux hommes ont été- appréhendés comme témoins importants dans cette affaire.S’agit-il d’un meurtre ou Aubert et sa résidence, le couvent des Filles de la Charité du Sacré-Coeur, à deux étages, en bois comme les bâtiments voisins, puis, la maison de M.Joseph Michaud, l’une des plus vieilles habitations de l’endroit.M.Michaud a réussi à sauver une partie de son mobilier.A un moment donné, les étincelles ou débris enflammés lancés par le vent volèrent dans le cimetière où on avait commencé à couper le foin et une vingtaine d’hommes se portèrent de ce côté avec des branchages.des bâtons, tout ce qui tombait sous la main pour combattre les flammes, car il n’y avait pas d’eau.Lorsque les pompiers de Sherbrooke et de North Hatley arrivèrent sur les lieux, les premiers sous les ordres du directeur Percy Dena-liue et les autres pilotés par M.G.-E.McCrae, il n’y avait pas moyen de sc procurer de l’eau, les puits étant trop bas.Dès la déclaration du feu.des voisins sc portèrent au secours des premiers sinistrés, ceux le plus près du foyer de l’incendie, mais bientôt, on se rendit compte que les flammes embraseraient probablement tout le côté de la rue et ce fut un sauve-qui-peut général.Des débris enflammé^ volaient ici et là et le feu s’attaqua assez sérieusement à la toiture de la maison de M.J.-P.Fontaine, à tel point que ceux qui essayaient de combattre les flammes se résignèrent à épargner les maisons menacées.Au commencement de l’incendie et à mesure qu’il faisait des progrès, des hommes, des femmes et des enfants sortaient des pièces de mobiliers pour les installer de l’autre côté du chemin, mais le feu avançait jusqu’au milieu de la rue et bientôt la chaleur intense qui se dégageait du brasier attaqua aussi ces effets.Par la suite, tout ce que l’on réussissait à sortir des bâtisses était déposé beaucoup plus loin.Il y en avait tout autour de l’église, sur les marches.M.l’abbé Napoléon Loiselle, curé, ouvrit les portes de son presbytère et en remplit plusieurs pièces d’objets sauvés.Ici et là, notamment près de l’église, et sur les vastes terrasses des propriétés d’en face, on avait groupé des enfants pour les empêcher de s’éloigner, tandis que les hommes couraient dans toutes les directions, s’occupant à aider des femmes ou à sortir les objets les plus précieux.Plusieurs personnes ont pénétré dans leurs foyers respectifs pour sauver “le petit avoir” après avoir déposé les enfants en sûreté, mais des hommes et des pompiers volontaires empêchèrent beaucoup de femmes et de jeunes filles de retourner dans les maisons.Au couvent comme ailleurs, on est allé au plus pressé et on a sauvé une partie du mobilier de la demeure des religieuses, tandis que le mobilier des trois classes, fréquentées par 60 enfants pendant l’année scolaire, a été complètement détruit.Tous ces dégâts avaient été causés en moins de deux heures.Le feu commença vers neuf heures et à dix heures, les flammes avaient commencé à ronger la sixième habitation.Une quarantaine de per: sonnes étaient maintenant sans abri dont la famille de M.Emile Fontaine, qui comprend 10 membres; celle de M.Germain Gingras, 6 membres; de M.Frank Lamoureux, 2 personnes, de M.Maurice Aubert, 8 personnes, et celle de M.Joseph Michaud, 5 personnes.Deux autres familles, celles de MM.Ferdinand Allaire et Roméo Bélanger ont dû se tenir prêtes à évacuer.Le bambin traversait la chaussée I rv I p en courant lorsqu’il a été heurté L-C L^r L.-r“ NJaUinlCr par un autobus propriété de Cartier Transport, ronduit par M.Arthur Desrosiers 1094, rue Alban à Montréal-Sud.414 morts aux Etats-Unis New-York, 8 (A.n.) — Au cours de la longue fin de semaine de la fête de l’Indépendance, les acci.dents avaient fait, hier soir, plus de 414 morts, aux Etats-Unis.La moitié des morts violentes sont survenues sur les grandes routes de campagne., ou elles s’élèveraient au nombre de 199.Le reste comprend 22 noyades et 95.attribuées à diverses causes accidentelles.décédé à Ottawa il était ancien député au Parlement canadien pour Gaspé et greffier du Sénat Nommé directeur Saint-Hyacinthe.8.(D.N.C.) — ’ L’hon.Laurent Barré, député de Bouville à L’Assemblée législative et ministre de l’Agriculture dans le cabinet Duplessis, vient d’annoncer que le Dr Henri-L.Bérard; docteur en sciences agricoles, a été nommé directeur de l’Ecole de Laiterie de la province, sise à Sant-Hyacinthe.Il remplace M.S-J.Chagnon, qui a pris sa retraite.Le nouveau directeur de l’Ecole de Laiterie n’est âgé que de 46 ans.H naquit à Manville.B.-I., fils de Pierre Bérard et de Marguerite Moreau, mais passa sa jeunesse à Saint-Marcel de Bichelieu, où ses parents s’établirent alors qu’il était enfant.Après ses éludes classiques au Séminaire de Saint-Hyacinthe (cours 1912-20), il fit ses études d’agronomie à l’instftut Agricole d’Oka (1922-26).fit son apprentissage des produits laitiers à l’Ecole de Laiterie, en 1927.suivit ensuite des cours de spécialisation à l'Uni, versité Cornell, à Ithaca, N.Y., où il obtint son doctorat en sciences agricoles, en 1930.De retour au pays, il passa un an au service du ministère provincial de l’Agriculture, à.Québec, puis devint professeur et chef de laboratoire à l’Ecole de Laiterie, entre 1931 et 1936.Il fut ensuite attaché, de 1936 à 1940, à la division des recherches laitières, du ministère fédéral de l'Agriculture.Il revint à Saint-Hyacinthe en novembre 1945, à l’Ecole de Laiterie, comme préfet des études et chef de Laboratoire.Ottawa, 8 (C.P.) — Le Dr L.-P.Gauthier, ancien député au Parlement canadien pour le comté de Gaspé et jusqu'à ces temps derniers greffièr du Sénat, est décédé aujourd’hui à «a demeure, à Fâge de 70 ans.Le Dr Gauthier était né à Sainte-Anne-des-Monls, P.Q., et il était diplômé de l’université Laval.Il pratiqua sa profession pendant quelques années dans son village natal avant d’être élu député en 1911, poste qu'il occupa jusqu’en 1917.Il avait pris retraite en avril dernier pour raisons de santé.Il laisse trois fils, le Dr Robert Gauthier, directeur de l’enseignement français en Ontario; M.Georges Gauthier, de Montréal, et le Dr Charles-Fiugène Gauthier, de Chatham, Ontario; quatre filles, Mme Gaston Vincent et Mme Paul La-rose.toutes deux d'Ottawa; Mme Angelbert Levert, de Kapuskasing, Ont.; Mme Eugène Lavoie, de WrightviHe, P.Q., et 26 petits-enfants.Son épouse est décédée en 1936.Il était membre de la Société St-Jean-Baptiste, de l’Association cana-dienne-française de l’Ontario et de la Société Médicale d’Ottawa.Il avait fait du service dans la première grande guerre comme major, au dix-septième et au cinquante^ septième régimeut, puis dans un hôpital militaire.I-e Devais prie la famille en deuil d'accepter l’expression de ses condoléances.Costumes "Soleil" .c'est là simplicité même .un* culotte, retènue par un plastron à bretelle, laissant la dos et les bras nus.C6ton lavable en bleu marin*.Modèle illustré pour 2, 4, 6 ans.Pnx,ord.39 A SOLDER, chacun .35 Culottes d'été .pour garçons de 6 à 12 ans.Coutil lavable et résistant en marin*.Môdèle droit non doublé.Taille avec ceinture de même coutil.Prix ôrd.69.59 A SOLDER MARDI DUPUIS — rex-de-ehaussée (De MorUrgny) RAYMOND DUPUIS, nrtsiaent A.-J DUCAL.V.-p La "i M.Ernest Picard réélu par acclamation Adoptes Les CAFES, THES et CONFITURES de I.A.DÉSY, t Liait tAel Qualité supérieure Mea triai Voyage* oxganiâê* Tour de la Gaspésie Voyage en autobus spécial 20 JUILLET - 10 JOURS Arrêts aux endroits intéressants.Comprenant toutes sccommodstloni informations et réservation» Association Voyage» Historiques 5302, av.du Parc — CA.0795 (BERNICR IMPORTATtU JH On dit que le couvent était évalué à $15,000, le commerce de M.Fontaine à $15,000, la maison de M.Lamoureux à $3,000, le garage, la boutique de forge et la maison de M.Gingras à $7,000 sans compter les dommages aux autres propriétés.Usine ravagée par les flammes Un incendie d’origine inconnue a ravagé samedi après-midi l'usine de la “Barrett Company Limited” fabricants de goudron, 5551 rue St-Hubert.Les flammes ont détruit de fond en comble tout l’immeuble causant des dommages évalués à plusieurs milliers de dollars.Il appert que le feu a pris naissance au rez-de-chaussée dans la section des papiers goudronnés.Cet incendie spectaculaire a nécessite deux alertes et les pompiers de plus de dix casernes ont répondu à l'appel soqs les ordres du directeur Raymoni-E.Paré, du directeur adjoint.' Anselme Fillion, du chef de district intérimaire Philippe Roy et des chefs de district Jean.Paiil Arbour.Arthur Payette et P.St-Amour.Une quinzaine de lances ont cte utilisées pour maitriser les flammes.Chauffard recherché Les agents de la police provinciale recherchent activement un chauffard qui a pris la fuite apres avoir heurté M.F’ernand Cour-nover, 22 ans, de Saint-Pierre.de-Sofel qui a dû être transporté d’urgence à Thôpita) Richelieu de So-rel, souffrant d'une fracture du crâne.L’accident s’est produit vers dix heures, hier matin, non U n du domicile de la victime.Heurté por un autobus Gordon Davis, 3 ans, dont les parents sont domiciliés à 1054 rue Sainte.Hélène, Montréal-Sud.a été transporté au Children's Memorial Hospital hier après-midi, souffrant d’une fracture du crâne résultant d’un accident survenu non loin du domu-.LU Ho» oarents.* Saint-Hyacinthe.8.(D.N.C.) — M.Ernest-O.Picard, maire de Saint-Hyacinthe, a été réélu par ac- en 'même temps clamation, aucun candidat n’ayant manifesté l’intention de lui faire de l’opposition.Trois membres de son conseil, comme lui sortant de charge, ont aussi été réélus par accla* mation ; MM.Joseph Larehevêque, quartier 2 ; Adélard Morin, quartier 3, et Louis Bergeron, quartier 5.Deux nouveaux échevins ont été] Collège Saint-André ; les BR.FF.ii.- , r'—Di dace Normandeau, portier ;Pros- Changements au Collège Saint-Césaire Saint-Hyacinthe, 8, (D.N.C.) — Le R.P.Bernardin Bergeron, c.s.c., a été nommé supérieur du Collège Saint-André, de Saint-Césaire de Rouyillo.en remplacement du R.P.Justin Riendeau, c.s.c., qui devient supérieur du Collège Notre-Dame de la Côte-des-Neiges, Montréal.Le nouveau supérieur est originaire de Sainte-Ursule.Il était depuis trois ans procureur au Collège Saint-André de Saint-Césaire.Antérieurement.il avait été supérieur de l’Académie Côte-des-Neiges et de l’Académie d’Hochelaga, à Montréal.Quittent le Collège Saint-André, i même temps tue le R.F.Justin Riendeau : les RR.FF".Florent De-Scrre, qui devient économe au Manoir Sainte-Croix ; Uldéric Bou-vrette, nommé économe de l’Académie de la Grande Baie.Chicoutimi ; Désire Pellcrin et Georges Poisson, assignés au Collège Saint-Laurent.D’autre part, sont nommés au élus par acclamation.MM.Camille Frédéric dans le Quartier 1 et M.Philias Brodeur dans le quartier 4, en remplacemeni de MM.Aimé Ca-dorette et Hercule Beauregard.' qui déclinèrent l'honneur de briguer les suffrages de nouveau.per Thibault, professeur au Cours supérieur ; Rosario Lctcndre, professeur au Cours complémentaire ; Jean-Claude Labelle, régisseur de la Ferme ; Albert Marie Prud’homme, directeur de l’Externat.Park Steamships" a payé $100 millions Ottawa, 8 (D.N.C.) — La Park Steamship Company, Ltd, une compagnie de la Couronne, en plus d’avoir joué un rôle important dans lq bonne administration de la marine marchande canadienne durant les | années de guerre et d’avoir mené à bien la tâche de transporter les matériaux de guerre essentiels sur toutes les mers du monde au profit commun des nations unies, a remis au receveur général du Canada, à Ottawa, plus de 100 millions de dollars de profits clairs accumulés au 31 mars 1946.Elle a encore un autre travail à accomplir.La compaglie a diminué rapidement sa flotte de guerre par des ventes directes à des exploitants privés, mais, ainsi que le disait dernièrement le ministre de la reconstruction, M.Howc, il faudra deux ou trois ans avant que la compagnie puisse compléter ses engagements.Au début de la deuxième guerre mondiale, il n’y avait que 37 nayi» res océaniques enregistrés au Canada pour le Sfervice maritime et le commerce dans les ports étrangers et seulement 1,400 navigateurs sur la liste de ces navires.Aujourd’hui, avec de nouvelles voies de commerce frayées, plus de 200 bâtiments cte charge, d'tlne jauge brute d’un million et quart, battant pavillon des compagnies de navigation canadienne et plus de 12,000 navigateurs habiles les manoeuvrent.En mai 1942 la création d’une compagnie de navigation de la couronne répondait au signe de détresse des exploitants privés.Acculés à la tâche gigantcsqiue de transporter les munitions de la guerre et d'entretenir les quelques routes commerciales qui existaient, ils se voyaient obliges de dépenser de fortes sommes pour des navires neufs afin d’augmenter leur flotte et ils entrevoyaient en même temps les risques encourus par les pertes résultant du fait de l’ennemi.Parmi les 176 navires battant pavillon Park se trouvaient; 114 cargos de 10,000 tonnes, 42 petits navires de charge de 4,700 tonnes, 13 bateaux citernes de 10,000 tonnes, 6 bateaux citernes pour les lacs de 3,600 tonns, 1 bateau citerne reconstruit d’environ 2,500 tonnes.COMMERCE et FINANCE (suite de la page Ai») Les obligations Dom.du OonuU 5% l#Sl .Dom.du Oanad* 3% 198# .Dom.du Canada 3% 1984 .Dom.du Canada 3% 1983 .Dom.du Canada 3% 195« .Dom.du Canada 3% 1957 .Dom.du Canada 37o 1959 .Dom.du Canada 3% l960*r.Dom.dy Canada 3% 1963 .Prov.de Québec 3% 1959 .Piov.de Québec 3%Vt 1949 .Prov de Québec STift 1953 .Prov.de Québec 33,i% 1955 .Prov.de Québec 3% 1955 .Prov.de Québec 3% 1959 .Cité de Montréal 4Vi7o 1949 .Cité de Montréal 41A% 1967 .Cité de Montréal 3T4% 1953 .Cité de Montréal 4\4% 1950 Cité des T.-Rtvlèree 4% 1955 Qatlneau Pow.**A” 3V,% 1969 Inter.Hydro 6% 1944 _.Montreal Power 3Vi% I960 .Mont.Tramways 5% 1955 .Montreal Tramways 5% 1955 .Shawlnlftan Water 3% 1961 .Abitibi Paper .Brown Co.5% 1958 .Can.Vickers 6% 1947 .Price Bros.344% 1966 .Regent Knitting 4% 1953 .Rolland Paper 4% 1965 - Hors-liste Offre Dent.106% 106 103% 104% 105% 106% 104% 105% 106% 106% 105% 104% 105% 105 «4 104% 105% 104% 105% 103% 106% 103 105 105 107 106% 105% ’02% 104% 102% 104% 112 121% 99% 101% lootf ioiv* 1221,4 .061£ 111 102% 100 M, 102% Offre Dem if u •> mmmpmkii' ,: v .: g 10 Albany ftiver Amber O- As Bf* *0 12 40 U 14 « 10 7 O 4 6 Benzac .73 20 35 Bouri arnaque ii 17 13 19 Brown Bouaqu
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