Le devoir, 1 juin 1946, samedi 1 juin 1946
V wovontM #< a* BJUt awe dorljtt* accepter aujjou\d>hui La parfaite valeur est de faln sans témoin ce qu’on serait ca pable de faire devant tout le monde.La ROCHEFOUCAULD line lettre d’Europe de M.Alcide Ebray Le "Devoir" commencera lundi la publication d'une revue générale de la situation européenne par son correspondant régulier, M.Alcide Ebray, ancien ministre résident de France.M.Ebray, qui suit depuis de si pays longues années l'évolution politique du monde, et particulièrement de par son .ntemperance de langage, j |'Eürope, qui est ,'un des vétérons de ,0 presse dip,omatiquei âpportera Unis n'embarrassait pas son vr i'' lï’:1 L» renommée perpétuée parles relni-ri ,y„ f'V’ / I ,'ol,l‘' li -1 : .l \r-»_ i .ve de droits, l’homme qui par la terreur, le mouchardage, l’omni- tenu dans ntinuelle et dans w, npnt flouverner le pays ou n» qui existent présentement en r.u-iune insécurité continuelle et dans qL^,.inr.avec une majorité absolue rope indiquent clairement que 1 An- i>angoisse, un tel homme perd toute ¦ADDIS HIRDiAIRIS.tfnl WMaidi dt fos PHARMACIE MONTREAL Charles Ouqoette propriétaire la B«u.trmnd» akarmuirU d» diltdl «® moud».Portai la banda qui conviant à eotra malaiia Nous avons un Assortiment complot da bandai barnlairas.bandai médicale!, bai élMMguei.supports, vestes an .hamols ou an flanelle rouqa pour eau* qui soutirent de bronchite.Essayage k domicile ou dans nos salon» privés sans hais additionnais.Exports et expertes à voir» service siue tant talon l'ordonnance de votre médecin.IOCR Kl Nl/fT I en°Chambre, sans avoir reçu l’ap pui de la majorité des électeurs (hi mi de la province.En Irlande dés.C’est une base politique aussi complète que possible en vue du j développement de la “vie politique,’ économique et culturelle” de la nation irlandaise -r- pour employer les termes de l’article premier de la Constitution — “suivant son (la nation irlandaise) propre génie et ses propres traditions”.Le caractère le plus saillant de la Constitution est la rupture de l’Irlande avec la monarchie.L’Etat n a plus à sa tête un roi — quelle pie soit aujourd’hui la limite des prérogatives royales briianniques.La souveraineté est — théoriquement comme en pratique — entre les mains du peuple, qui l’exerce (>ar l’entremise de ses élus (à la présidence de l’Irlande et au Parle-ment).En plus des dispositions de la Constitution à cet effet, le pré-ain gleterre est en guerre, ce dominion est automatiquement en guerre.( Pour le sûr que la Chambre des nue exacieiucm — r- ., J Communes n’est pas pour prétendre, ries votes reçus sur l’ensemble ou en atj0p|ant un drapeau canadien, La Chambre est alors ncic t- j tji|e nQs j10rniTies et notre argent ne gleterre sera bientôt engagée dans {enue morale, il déchoit facilement une nouvelle guerre, et quand l’An-J dans l’insincérité, la dissimulation i-n nratioue, le système donne “nlTntralné.par Iç passé, ane rçr-t.,jne instabilité ministerielle.D ans : deux élections .successiv es en ic,27 en 1932-33, en 1937-38, en 1943-44.Fait intéressant.aPre* deuxième appel au peuple dans chacun de ces cas.le gouvernement obtenait une majorité qui ui per mettait de gouverner pour les cinq ans du Parlement.T out compte fait, les Irlandais sont satisfaits (te ce régime, qui n’est pas essentiel a la démocratie, mais qui est la forme de sign.- .vent sous le système britannique.p]e .j>,.n„ où le Roi personnifie l'autorité.La Ce sont là quelques traits d une Constitution, mise en vigueur par Constitution vivante, qui témoigné le peuple lui-même (par plébisci- des convictions et des aspirations te); commence en effet par ces - _ -.-i- rnn- •nois; a ment représentative de ^nation.^ ^ mis de nouveau à la dis- position de 1 Empire et de ses fins.Nous sommes liés par la politkjue étrangère de l’Angleterre et nous avobs le devoir de nous porter au secours de l’Angleterre chaque fois qu’elle est dans la diffipulté.Comme il a été récemment déclaré, notre première loyauté ne va pas au Canada, mais à l’Empire.De même qu'un sujet britannique est plus grand qu'un citoyen cana.dien, I drapeau de la Grande-Bretagne ooit toujours être plus honoré que le drapeau d’une possession britannique.Le Canada n'a pas besoin drun drapeau a l'étranger.L’Union Jàck parle pour nous en tant que Dominion britannique.Ours not to reason why Ours but to do and die One Flag, One Fleet, One Throne The Empire first—The Empire last.The Empire forever.IjOllSlllUlllMJ ti 4Xi x.i*xx, v (It'lIIMl i at is., * t - U’nn bule lui-même ne manque pas nioderne la pins rapprocnee a signification pour ceux qui vi-! idéal “gouvernement par ie peu- de la nation irlandaise, et qui con- •\ü Xom de la Très Sainte Trinité.de Qui provient toute autorité et vers laquelle, comme notre fin ultime, doivent tendre fie à l'Etat la poursuite du bien commun conformément a ces don- nets.Poul GERIN-LAJOIE U ornâtes et L'Irlande avait déjà la repre-ortionnelle dans sa de 1922.P' on pr< "Messire Dieu, premier servi' Après avoir pris connaissance de cela, même sous la forme imparfaite qu’est la traduction française du document, -— moins les vers de la fin, qui sont intraduisibles, vraiment, qui ne peuvent offrir leur sens exact, sur trame de supériorité, que dans la seule langue anglaise — U ne reste plus qu’à relire la profession de foi impérialiste de et est en grand danger d’avancer ses avantages, même par ruse et par force dès qu’il en a la possibilité.Nous avions espéré, d’une part, qu’aprés la chute du national-socialisme, seraient sévèrement punis ceux qui sont coupables de crimes qui, dans une mesure effroyable, ont été commis aussi bien contre leur propre peuple que contre les ressortissants de races et de peuples étrangers; d’autre part nous avions espéré que les nouveaux détenteurs de l’autorité s’efforceraient de rétablir chez le peuple allemand le sentiment de la justice et les droits des individus^ et ainsi de travailler d’avance à l’assainissement intérieur du peuple allemand.Tout en reconnaissant les efforts eft vue d’introduire des réformes administratives démocratiques et de ressusciter une véritable éducation nous* devons, toutefois avouer que Nous avons été très profondément désillusionnés par la persistance d’une grande insécurité pour le droit.11 y a quelques semaines nous nous voyions portés à prendre position en face des événements qui crient vers le ciel, survenus dans l’est de l'Allemagne, avant tout en Silésie et au pays des Sudètes où, d’une façon brutale, plus de dix millions d'Allemands ont été expulsés de leur patrie ancestrale sans qu’il fût reclu rché s’il y avait ou non culpabilité personnelle.Aucune plume ne peut dépeindre la misère i sans nom qui s’accomplit là au mé- Sf.Ihley, notre ministre des F inan- prjs (je [ouje humanité et de toute te i Arc et ces, pour être fixé sur l’intransigeante intégralité du loyalisme sectaire.i-vi-ts Albert ALAIN s N< M -D de Ul s CRescM» i’VD MAGNUS POIRIER EntrepiMisui Pompet fuaebrs» Expert Embaumeur 6603 rutr' ST-LAURENT t cher à la grande >s scouts, les guides nous le retrouvons sur leur» lèvres.Les nifestalions qui mar-lébrat on du dixième de la Fédération des »ntre»! seront d'ordre prés la veillée d'armes *e.le samedi soir, plus des.jeannettes, cadettes nées envahiront les ter-'Oratoire St-Joxeph, le matin.Le dimanche.2 j a 11 heures a.m., une TresM?pontificale sera célébrée en p’ein air.Mgr Conrad Chaumont assistera au trône et M.le Chanoine Baoul Drouin, aumônier diocésain ¦les guides, sera présent.Le B.P.Jean-Marc Labonté prononcera le sermon de circonstance.I-e propre de la messe sera confié au choeur de chant de l'Oratoire alors que les guides chanteront l’Ordinaire.Des guides de toute la province viendront a Montréal pour la circonv tance et des représentants des divers mouvements de jeunesse seront invites.15 Société d'uns messe Convocation pour 8 h.du t demain, a l’église de N.-D.du Sacrement, rue Mont-Royal.I l Pères du St-Sacrcment).MEUBLES EXCLUSIFS lcrtts sur command «a REMBOURRAGE - TENTURE* DECORATION INTERIEURE MARCEL G.COUTLÉE EBENISTE - DECORATEUR Diplômé de l'Ecole da Meuble 5126 ov.Papineau - CH.1868 CALENDRIER M jours JUIN IMS Se mol» JUIN Demain: DIMANCHE Dimanche dans l’octave de l’Ascension.Lever du soleil.4 h.1*.Coucher du soleil.I h.41.Lever de U lune, 6 h.46.Coucher de la lune.11 h.0T-Premier Quartier, le #.A 11 h.S m.du m.Pleine Lime, le 14.» 1 h.42 m.du soir.justice.Tous ces hommes sont parqués dans le reste de l'Allemagne, s-ans aucun avoir, sans aucune possibilité d’établir leur existence.Il n’y a pas à se cacher que ces multitudes expulsées de leur patrie deviendront des éléments turbulents et destructeurs de la paix.Le sentiment de la justice au sein du peuple allemand subit de graves atteintes du fait qu’aujour-d’hui, un an presque après la cessation des hostilités, des millions de prisonniers de guerre allemands sont, pour un temps indéterminé et souvent dans des circonstances pitoyables, gardés et privés de leur liberté.Des centaines de mille, sinon des millions d'êtres humains sont traînés, comme des esclaves, à un pénible travail forcé bien que la seule chose que l'on puisse leur reprocher soit le fait qu'ils étaient soldats.Beaucoup parmi ces malheureux «ont sans nouvelles de leur foser et n'ont pu, aux êtres qui leur sont chers, donner encore aucun signe ds vie.Le sentiment amer du déni de justice — beaucoup ont perdu la santé, beaucoup ont perdu même la vie — doit s’incruster en leur coeur et dans le coeur des membres de leurs familles.Tel le poids d'une montagne, pèse, sur le peuple allemand, la mé-thode souvent fautive selon laquelle ses vainqueurs tentent de purger des adhérents de l’ancien régime toutes les fonctions de l’économie possession radicale de la propriété foncière.Nous, Evêques, avons la conviction auc le partage inégal de la propriété et plus particulièr0-ment de la propriété foncière est l'une des causes les plus profondes des anomalies sociales.Nous tenons pour un devoir pressant de la part Je l’Etat, de veiller à un partage mieux proDortionné des biens de la (erre au moment précisément où il V a pénurie de sol et où des radiions d’Allemands sont réduits à une extrême pauvreté.Nous considérons comme un but vers lequel il faut s’efforce!, qu’une portion du sol allemand soit mise à la disposition du plus grand nombre possible de familles allfmandes.L’Eglise est prête, avec les domaines mêmes q.'i lui appartiennent, à contribuer à l'atteinte de ce but.Mais ce qui a lieu actuellement en Allemagne orientale a peu de chose à faire avec une véritable réforme agraire.Une réforme agraire doit être soù-mise à un examen attentif et solidement préparée par des spécialistes si l’on ne veut pas assister à un déclin de la production qui en ce moment aurait des conséquences catastrophiques.Elle doit avant tout inclure la terre qui est propriété publique et qui jusqu à aujourd’hui servait à des fins mih taires et à des fins de trafic non necessaires.Et si l’on doit saisir la propriété privée, aucune déjiosses-sion totale et sans compensation ne doit avoir lieu en aucune circonstance à moins que ne vienne en question la réparation d’une lourde dette.Aux proprietaires actuels il faut garantir la jouissance d'un bien convenable qui assure à eux et à leurs enfants l’exercice continu de leur profession agricole.De plus il faut prévoir, en faveur du de-possédé, un dédommagement qui devra être adéquatement détermnn par l’estimation des circonstances du cas particulier et de la situation générale.Seul, le respect de ces regies peut faire considérer comme juste, une,, réforme agraire.Alors seulement peurra-t-on mettre son espoir en un nouvel enracinement des hommes dans la terre de la patrie ainsi que dans les fruits qui tu résulteront.“Opus justitiæ pax — ‘La paix est l’oeuvre de la justice , ainsi s exprime le verdict de notre Saint-Père.Le monde entier aspire a la paix.Ce n’est qu’une clameur de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud.“Dona nobis pacem” — .‘ Donue-nous la paix”.La paix veritable, ou-table.complete ne nous viendra que de Dieu, si nous, êtres humains, leconnaissons à nouveau le droit et la justice comme fondements de toute communauté humaine.âmes que pourront venir les temps de la plénitude de la paix.Que le Dieu Tout-Puissant, Père, Fils et Saint-Esprit vous bénisse.— Werl, le 27 mars 1946.Les évêques des provinces ecclésiastiques de Cologne et de Pader-born: JOSEF, cardinal FR1NGS, archevêque de Cologne LORENZ, archevêque de Paderborn WILHELM, évê'que d’Osnabrùck JOSEF-GODEHARD, évêque de Hildesheim JOHANNES JOSEF, évêque d’Aix-la-Chapelle FRANZ MF:iS, vicaire capitulaire à Münster La présente lettre sera lue du haut de toutes les chaires le lundi de Pâques.— Münster, le 3 avril 1946.FRANZ MEIS, vicaire capitulaire.* * * Ce texte, dans la Xetv Yorker Staats Zeitung, était accompagné de cette note de la rédaction du journal: “Il saute aux yeux que la lettre pastorale, dans l’exemplaire parvenu d’outre-mer et reproduit ci-des-sus ne porte que les signatures des évêques des deux provinces ecclésiastiques occidentales allemandes.Du fait de l’interdiction de cette communication épiscopale dans les zones d’occupation américaine et française, il faut supposer ou bien qu’il y eut un acte posé antérieurement par l’ensemble de l’épiscopat allemand sur lequel s’appuyèrent les évêques des provinces de Cologne et de Paderborn, ou bien que les évêques de l’Allemagne du Sud se sont solidarisés ultérieurement avec les signataires de la lettre pastorale ci-dessus reproduite”.Départ missionnaire Cérémonie présidée por S.E.Mgr Scheffer voir* estomM, vollR foie, vos reins en ah ter-, tant i jeu» «m grand verre de bithini» Groek jormuU n» 33.— Vo*q voilà aénntoxùpU et en) place pour une dura journée de labeur.R MUM, touts Is fsmflle, petits «R grands, bien portants ou malades, se maintiendra en bonne santé en buvant pendang les repas cette eau minérale de table «gj «e régime agréable, alcaline, Ogestiwei et économique pour le budget, boite da 15 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Puisse, chacun dans sa juridiction, se garder de tout verdict et faire sa part afin qu’avant tout la jeune génération soit délivrée de l’erreur funeste que la force prime le droit.Puisse-t-elle, même si elle se trouve du côté du faible, acquérir de nouveau une crainte respectueuse devant la majesté du droit fondé en Dieu.C.e n’est que si celte crainte respectueuse pénètre les Ottawa, 1er (D.N.C.) — Son Excellence Mgr Lionel Scheffer, O.M.L, vicaire apostolique du Labrador, a assisté hier soir à la cérémonie du départ des nouveaux missionnaires Oblats de Marie Immaculée, à la grotte du Juniorat du Sacré-Coeur.Les associés missionnaires de Marie-Immaculée ont fait aussi à cette occasion leur pèlerinage annuel.Le défilé est parti de l’église du Sacré-Coeur à 7 h.30.A la grotte il y eut sermon de circonstance, bénédiction du Très Saint-Sacrement et baisement des pieds des missionnaires au nombre desquels Son Ex.Mgr Lionel Scheffer, O.M.L, nommé récemment vicaire apostolique du Labrador.Ces missionnaires Oblats sont au nombre de treize: Pour le vicariat apostolique du Labrador: S.Ex.Mgr Lionel Scheffer, O.M.I.; of le B.P.Alfred Beaulieu, O.M.I.Pour le vicariat de la Baie James: les BR.PP.Clément Couture, Béal Paiement et Maurice (îrenon.O.M.I.Pour le vicariat du Basutoland: les HH.PP.Cyr Roy, Alexandre Lavoie, David Bondeau et Yves M.Pé-rigny, O.M.I.Pour te vicariat du Mackenzie: les RR.PP.Robert Ha-ramburu, Joseph Lusson, Max Ruyant, Robert Le Meur, Gilbert Lévesque, Aloyse Brcttar, O.M.I.Pour le vicariat de White-Horsc: le R.P.Jean-Marie Mouchet.O.M.I.Certains de ces missionnaires pour les vicariats du Mackenzie et de While-Horso sont des Pcres Oblats venus de France au Canada.M.LUCIEN BOUGIE, industriel bien connu de Montréal, récemment nommé membre du comité consultatif de l’Office d’initiative économique et touristique, par te > conseil municipal.M.Bougie est i membre de l’Association Proies-s sionnelle des Industriels, mem** lire du comité paritaire de 1 industrie de la chaussure, du comité exécutif de l’Association de« Manufacturiers de Chaussures du-Canada el de plusieurs autres organismes du commerce et de 1 industrie.tPhoto Albert Dumas.>.Arthur Landry Enr’g.ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES SALONS MORTUAIRES MODERNES SERVICE D’AMBULANCE G.GODIN, prop, conseiller municipal.Salons : Buieau r S18.RACHEL EST M8.RACHEL EST FAlkiik 3&71 Derniers devoirs .— Laissez nous vous assister dans vos dernier» devoir*, envere ceux qui partent.Nos conseils sont basés sur l'expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D'AMBULANCE GEO.VANDELAC rÔNUKB EN l»wi l.lMITEf G.Vamlelac Ir.— Alex.Gour 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL — BEIair 1717 n Nouveau Quartier, le 22.à Sh- 12 m.du ni.i- — Nouvelle Lune, le 28, * n h.s m.du soir t,, ,i0 ]a vie publique.Nous savons i comme il est difficile, particulière-! ment pour des ge.ns de l’exterieur, i de distinguer les véritables natio-| naux-socialisles de ceux qui étaient simplement obligés de les suivre; | Nous savons combien est franche-| ment contradictoire et indigne la pratique de bon nombre n Alle-! mands qui cherchent à noircir et a écarter leurs propres compatriotes.| Nous nous voyons obligés de declarer que le congédiement — qui n’accorde ni sursis, ni nouveaux moyens rie subsistance — de nombreux fonctionnaires eL régisseurs, l’emprisonnement de milliers d au-: 1res sans arrêt judiciaire, leur liberté ravie sasis aucune possibilité de défense personnelle, sans possibilité d’entrer en relation avec leurs plus proches parents peu ten! un coup douloureux au sentiment que le peuple a de la justice.Si l'on doit frayer un chemin a la guérison morale du peuple, alors tout ce qui rappelle la Gestapo, les camps de concentration et autres choses analogues doit etre banni de la vie publique; sinon se développé une infection intérieure qui me! en péril toute ascension religieuse et morale, quand elle ne la rend pas impassible.Dans son allocution pleine de signification du 20 février 194b, le Saint-Père a déclare que cost une r, »l- JUI N 1946 Dim.j Lun Mar Met.-leu.Ven.Sam.-r-.— » © C 6 1 PC* PL 1 4 ihj;i NI 2- 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29_ 30 ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste IBS est STE-CATHERINF Uvr«(non nirtout directement de notre serre-chaude PL.1788 1787 Ecnute?le leudl CH L P 12 h 15 12 h 50 i C« tourna) est Imnnme au no 430 rue Notre-Dame eat.a Montreal.->ar rtmnrl merle oooulalre (à responsabilité limitée' *dltr1ce-Drot>rietalre — Oeoruea Pelletier dlrecteur-eerant ____ .La Canadian Press ost seule autorisée à faire emolol oour rélmoreasion oe toutes lee déoéchea attribuées a 1» Canadian Press A l'Assoclated Press ou * I agence Reuter ainsi nue de toutes :ea Infonna tlons locale* oue le '‘Devoir" nubile Tous droits de reproduction des dénêch-s nartl -Ulieree d» •D-volr1 son» éoalement reset rés Autorité comms envol oostal d» 1» deuxtem* classe Ministère des Postes Ottevre Pour un ajustement parfait Consultez nos experts ou expertes qui emploient une technique supérieure.?SPECIALITES Appareils orthopédiques — Bandai herniaires — Ceintures abdominales — Réparation de tout qenr».C.MARTIN tnr’g, Mlle Corinne MARTIN, seule et unique propriétaire.48, RUE CRAIG E.Dépi 34, Montréal — HA.3727 LE FERIEZ-VOUS?Achèleriez-voug un grille-pain, un radio, une auto si vous ne pouviez compter sur lo service ?PROBABLEMENT QUE NON ! 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Mouton de Perse noir—) «cjoc à *850 J.f.REID 1473 rue Amherst Il ~T f > M V O» JOBBteBCiStfi 3SS0D SHBB HHflHS HHB UHH flUHB Mim SHHIB HBSH 0HH8 CH.3181 3 SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST?EDITiON QUOTIDIENNE CANADA (Saul Montiéal «t la banll*u«j Etats-Unis et trrpus brltanniqu* UNION POSTALE EDITION HEBDOMADAIRE CANADA Etats Unis #1 UNION POSTALE $6.00 8.00 104» 2.00 34» LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de l'"A B.C." et de la C.D.N.A.SAMEDI, 1er juFn 1946 TEMPS PROBABLE PLUS CLAIR ET PLUS CHAUD lcssis proteste r.*4ïès 5e L» St-Laurent Collation soie n ne le des grades à .’Université Le premier ministre de la province dit que le pacte de a cérémonie s'est déroulée en l'auditorium de l'immeu-1867 ne peut être amendé sans le consentement ble de la montagne — Huit doctorat?honorifiques des provinces — La redistribution Québec, 1er.(D.N.C.) — L'hon.M.Maurice Duplessis, premier ministre de la province, a remis hier, la lettre qu’il a écrite à M.Louis St-Eaurent, ministre de la Justice, pour protester énergiquement contre la procédure annoncée par le gouvernement fédéral, relativement à la redistribution des sièges au parlement d’Ottawa.Le chef du gouvernement de Québec soutient que la Constitution de 1867 est un pacte et que ce pacte ne peut être amendé «ans le consentement des parties contractantes, du moins sans celui des provinces pionnières de la Confédération, c’est-à-dire Québec, Ontario, Nouvelle- Hier après-midi, a eu lieu à l’auditorium de l’Université de Mont- •Troisièmement.ils respectent le r(,.a] ,,, collalion solennelle des aral des et des diplômes et la remise des prix.Apres une courte prière d’ouverture p'ir le vice-recteur, M.le ehanoinc Deniger.le recteur de rt'niversité, Mgr Olivier Maurault, l’.S.S., remit aux huit nouveaux droit de tous les peuples de choisir la forme de gouvernement sous laquelle ils veulent vivre; et ils souhaitent voir restaurer leurs droits souverains et leur autonomie gouvernementale aux peuples qui en on dépouillés par la force”.____________ _____ __________ théorie que vous proclamez, ; docteurs leurs grades honorifiques, de bonne foi et avec sincérité, je au nom des facultés et écoles de veux bien le croire, nous considé-: l’université.Les personnes que l’on rons, tout en respectant votre opi- a ainsi honorées sont S.L.Mgr nion, qu’elle fait écho aux désirs Norbert Robichaud, le R.P.Fran- des protagonistes de l’union légis- çois-Xavier Forest, C.S.V., le R.P.lative, laquelle, avec énormément de Antonio Lamarche, O.P., M.Claude raisons, a toujours répugné, répugne Champagne, Me Eugène Poirier, N.et répugnera sans cesse à la pro- P., M.A.-O.Dufresne, M.Aimé vince de Québec.Cette théorie ou-1 Gagnon et Me Walter Seely Jolm- Ecosse e» Nouveau Rrnniwfpt'n Hâ vre de P,,ls la Por,e al,x dangers son, C.H.Voici un aperçu des allo- fccosseetlNouveau-Brunssuck.Il de- les plus graves et les plus sérieux, i culions prononc ées par Munsei- i gneur le recteur pour rendre honi-Justice élémentaire mage à chacun de ces docteurs “ho- , ; noris causa”.Ne croyez-vous pas qu’il est d’ele- ; mentaire justice qu’une des parties i S.E.Mgr Robichaud à un contrat ne puisse se constituer j .le seul juge de son interprétation?| Né à St-Cliarles de Kent, Non- Ne croyez-vous pas que cette motion j veau-Brunswick, de parents aca-ou résolution comporte un amende-' diens, ancien élève des Ludistes, ment unilatéral à une constitution • l,lI*s etudiant à Rome pcnflant trois multilatérale?! an& et docteur en théologie, 1 abbe C’est l'opinion définitive et caté-i Hobjchaud.dès son retour au pays, .gorique du gouvernement de la pro-j a8,t comme secretaire de vince de Québec que la Constitution i CJuasson, eveque de Chatham canadienne est la ratification d’un Ç n n csl Iijisc* sur j 1 roiiHge île S.I>.M-j Vl1, V^\f qù'ou a mis bas les armes, mais il a la justice, l oi die et la liberté.i O.M.L, et du maire de Mou ita , Propos sur la montagne par EDOUARD MONTPET1T l'auteur return* dans ce «roiun* de brillante eeeale ea peneée eur l'avenir de la culture humanlet* dam un monde dominé par ta matière, le nombre, la quanité.Let problème! de la culture, d* l'éducation, d* la technique, etc-y eont abordée et traitée de la façon la plue Intéreeeante qui eolt.Volume de 175 paqee.Au comptoir i $1,00 Par 1a poWe i .'1.05 SERVICE DE LIBRAIRIE DU ' DEVOIR'' 4 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 1er JUIN 1946 VOLUME XXXVII — No 125 Cm! par la fatcma, moral* •t r*llgi*uM du g*nr* humain qu* la Famill* mi a toujours réainér** •t ravitaillé* •n Idéal.(Vérlnsl Cest par l'Influenc*, fruit ds sa personnalité moral* et intellectuelle beaucoup plus encor* que par l'exercice de pouvoirs définis, que la femme mènera le mond* fVérlnet Rédactrice: Germaine BERNIER Les Livres Canadiennes Par l'abbé Albert Tessier Enfin! Voilà un ouvrage comme je souhaitais eu lire un depuis longtemps sur les femmes du Canada.Espérons que dans quelques années il aura un second tome.La matière ne devrait pas manquer.Ce n’est pas un mince hommage à la Canadienne que te dernier livre de l’abbé Tessier, sur la valeur, non seulement morale mais intellectuelle des premières femmes de notre pays.Sans doute, on a souvent vanté le couraye indomp-ble et l’incroyable résistance physique des femmes qui mettaient au monde des quinze, vingt et vingt-cinq enfants.On a plus rarement reconnu, surtout en hommage public, les qualités de leur intelligence, les dons de leur esprit, l’étendue de leurs talents.Cette fécondité physique a sauvé la colonie, il faut le reconnaître, mais il n’esl pas mauvais non plus de se rappeler comment l'ensemble des talents du côté féminin a pu aider au développement du pays et l’enrichir.Quand les orateurs et les essayistes parlent d'histoire du Canada, Us nomment bien quelques femmes, toujours les memes, parmi les célébrités du temps, mais ils s'en tiennent aux grandes fondatrices, comme si ces caractères de femmes étaient des exceptions.Combien d’autres pourtant, dans des domaines différents, se sont taillé des rôles tout aussi fructueux et dignes de mention?C’est ce que l'auteur de Canadiennees a compris et l’index onomastique de son ouvrage contient au-dessus de cent cinquante noms de femmes cités au cours de ces pages.Mais c’est qu’il voit grand et loin aussi: On parle souvent de l’éternel féminin, remarque-t-il; il faudrait dire l’universel féminin, comme le suggère ce texte de Pierre Merle: “C’est par l’éducation que la femme exerce dans sa plénitude le rôle qui lui est dévolu.Elle arme les êtres qu’elle a mis au monde pour la vie: la vie du coeur, la vie de l’esprit, la vie en société; par là elle alleint tous les domaines où s’exerce l’activité humaine.Si nous allons plus loin encore, nous trouverons que ce n’est pas à l’égard de l’enfant seulement que la femme est éducatrice, mais à l’égard de l’homme, de ses frères, de son mari, de ses amis, de tous ceux qui l’approchent.Elle rayonne sur l’humanité entière, même si elle n’est pas mariée, même si elle n’a pas d’enfants.Le mot éducation est pris ici autant dans le sens d’influence que dans celui d’éduquer; l’Influence, fruit de sa personnalité morale et intellectuelle, comme dit si bien Vcrine en parlant de ta femme et de son rôle dans le monde.En recherchant la part des femmes dans l’établisse-tie/if de la colonie et le développement du pays, c’est 'orcément l’htstoire du Canada en abrégé que l'auteur repasse et en Usant ces pages si pleines d’intérêt je n’ai pu m’empêcher de penser à la monotonie des leçons d'histoire du Canada que nous recevions quand nous étions élèves, leçons tirées d’un manuel composé par un savant peut-être mais qui ne savait pas présenter une matière aride à de jeunes esprits.Comme les choses auraient changé si nous avions appris l’histoire du Canada avec moins de dates mais avec des faits pleins de signification! Nous aurions sûrement pris le goût de l’histoire de notre pays et les conférenciers qui en parlent auraient probablement des auditoires plus nombreux.Et cette part des femmes, que fut-elle en vérité?Voici la réponse donnée par l'abbé Tessier: La croisade de prières recommandée par l’épiscopat, pour obtenir la canonisation des “fondatrices de l’Eglise canadienne", nous fournit une belle occasion de remercier Dieti et d’offrir nos tributs de gratitude aux femmes qui ont tenu ici un rôle providentiel.Leur part dépasse colle des hommes.En effet, parmi les quatre personnages que nos évêques proclament les pierres d’ang'c de l’Eglise du Canada, on compte trois femmes.Comme je l'ai dit plus haut, les grandes fondatrices sont favorablement connues, nombreux sont les ouvrages qui Irnr ont été consacrés.Ce sont 1rs autres qut sont, à présent, intéressantes à découvrir, celles que la gloire n'entraînera jamais dans son sillon, celtes que les auteurs continueront probablement d'oublier.Dans ce pays sauvage, au climat si rude pour les Français que, pendant huit années, il n’y eut aucune naissance viable, les femmes égalèrent les hommes en endurance, en sang-froid et l’auteur cite de nombreux modèles féminins de courage militaire.A l’occasion les femmes savaient faire face à VIroquois et te coup de feu ne les effrayait pas.Probablement qu’une partie seulement de leurs prouesses a été signalé dans les mémoires parce que bien des chroniqueurs ne tenaient pas du tout à en parler.Ça ne les intéressait pas.L’histoire s’écYit souvent de cette façon.Il y en avait même qui ne se donnaient pas la peine d'inscrire le nombre des femmes dans leuf recensement.Le Père Diard, écrivant de Port-Royal en 1612, déclare: Nous sommes vingt, sans compter les femmes.Pourquoi cette numération unilatérale?se demande l’abbé Tessier.Quelles étaient les dames qu’il excluait de son recensement?Il n’est pas facile de répondre.Et les chercheurs doivent attendre 1632 pour être certains de l’entrée définitive des femmes dans l’histoire acadienne.La première Française qui eut le cran de se rendre à Québec est Marguerite Vienne.Elle mourut la même année (1616).Bien des historiens ne la mentionnent même pas.La carrière canadienne de la première Française élablie à Québec fut de courte durée, dit l’abbé Tessier.Son mérite n’en est pas amoindri.Aux Trois-Rivières, l’élément féminin est signalé deux ans après la fondation, mais sept femmes et deux fillettes étaient du premier groupe à descendre sur Vile de Montréal.Qui peut dire ce qui serait advenu de la nouvelle colonie si tes femmes, si Jeanne Mance surtout, n’avaient pas été là?A deux reprises ses interventions n’ont-elte pas tout sauvé?Elle décide même Maisonneuve, qui se décourageait et voulait plier bagage, à repasser en France.Deux ans plus tard, il revint avec une centaine de cotons-soldats et quelques femmes dont Marguerite Bourgeoys, mais pendant tout ce temps Jeanne Mance avait tenu le coup avec seule* ment dix-sept hommes valides pour combattre les Iroquois! Au chapitre des initiatives féminines qui démontrent comment les femmes peuvent réussir dans les entreprises les plus diverses, on ne peut pas ne pas nommer, parmi tant d’autres, Marguerite Bourgeoys et Marguerite d'Youville qui ont été pour leurs communautés sans doute mais tout de même de véritables femmes d’affaires qui ont su en plus déjouer la ruse et combattre la mnlveiltance de puissants personnages.Le sens des affaires qui peut être dévolu à certaines femmes comme à certains hommes est abondamment illustré dans ce chapitre par des cas d’un grand intérêt.Comment ne pas nommer Agathe de Saint-Père qui sauva la situation économique du pays, pendant la crise de h 00, en fondant la première fabrique de tissus canadiens! Et dans quelles conditions! Ce fut pourtant un succès.Elle ne fut pas ta seule à réussir.Parmi les autres, il y eut les soeurs DesaulHiers qui tenaient magasin au Sault-Saint-Louis et qui prospéraient tellement que la Compagnie des Indes prit ombrage de leurs succès et exigea la fermeture de leur comptoir.Tout simplement.La concurrence est ensuite moins forçante.Que d’autres chapitres mériteraient d'être mentionnés à cause de leur vif intérêt, mais cette chronique est déjà assez longue.Vn dernier mot pour rappeler que cet ouvrage ne s'adresse pas .qu’aux femmes.Il intéresse aussi les hommes! dit l’abbé Tessier.Le rappel des services que les femmes ont rendu à la Patrie et à l’Eglise doit nous a p parai Ire comme de la grande histoire, tout autant que l’étude des guerres, des découvertes, des événements politiques et économiques.Fst-il besoin d’ajouter que, dans les Institutions où l’on a conservé l’excellente habitude de donner des prix sous forme de livres, Canadiennes est tout indiqué comme récompense scolaire de choix?i-vi-48 Germain* BERNIER Secrets de ménagère, Trésors du foyer v Heure de la distraction Les enfants s’amusent le plus lorsqu'ils jouent ensemble.Voici donc quelques jeux qui.tout en les amusant.leur apprendront à cultiver leurs réflexes et leur intelligence.JEUX D’EXTERIEUR Duns le jardin, s'il fait beau!.1— Mettre les enfants sur une ligne de départ A.Placer, à une vingtaine de verges, sur une ligne B, en face de chaque enfant, trois ou quatre objets: balles, (lierres, etc.Au signal de départ, chaque enfant sc précipite vers la ligne B el, prenant un objet, revient en A.Le premier qui aura reconstitué, sur la ligne A, le tas qui se trouvait en B, sera gagnant.2— On dessine, sur le terrain, un cercle dans lequel se tiendront les enfants, sauf un auquel on aura donné un ballon.Jean, en se déplaçant sur la limite du cercle, tâchera d’atteindre, avec son ballon (ne pas viser au-dessus du genou), un des enfants qui se trouvent à l’intérieur.Celui qui sera touché se joindra à Jean pour faire une autre victime et ainsi de suite jusqu’à ce qu'il ne reste plus qu’un enfant dans le cercle, le gagnant.JEUX D’INTERIEUR A la maison, s’il pleut!.1—Placer des chaises en cercle.Tirer au sort un enfant qui sortira de la pièce.Pendant son absence, chacun prendra place sur une chaise et l’on donnera à chacun, en secret.un nom de ville.Bob revient, l'ordonnatrice du jeu le placera dans le cercle et criera, par exemple: “Un voyage Montréal-Québec”.Montréal et Québec, se faisant un petit signe de reconnaissance discret, changeront rapidement de chaise tandis que Bob essaiera de s'asseoir sur l’une d’elles avant son propriétaire.S’il y réussit, le dépossédé prendra sa place dans le cercle et le jeu continue avec un autre voyage.—Faire un beau pâté de farine sur le centre duquel on aura placé un dé.Passer le pâté à la ronde; avec un couteau, chacun coupera un morceau.Le pâté devenant de plus en plus petit et chancelant, l’enfant qui l’aura fait s’écrouler devra ramasser, avec les dents, le dé tombé dans la farine.3—Donner à chacun une feuille de papier et un crayon.Placer, sinon plateau, divers objets.Les laisser une minute à l’observation des enfants, puis les retirer de leur vue.Lhaque enfant devra inscrire, dans un temps que vous déterminez, le plus grand nombre d’objets dont il se souviendra.La liste complète gagne.Monte-Carlo d’hier et d’aujourd’hui Activités 'émnines.férencEs, en Programme des fêtes Chez les Guides Bamtdl.l»r Juin, à l'ègllM NoUn-Dsm», VMUt* d'armes par M.l absa Arthur Delorme.P.S.S.salut du St-Sacrement par M 1* chanoine Eug*ne Moreau.P.S.9.Dimanche.2 juin, 11 h., grand-mes.-» à l'Oretolre 6t-Jo»cph.Au trône.Mgr Con- : iid Chaumont.Sermon de circonstance par le R P.Labont*.OP A 9 h.du soir >u pare I.a Fontaine, feu de camp, toutes b e p, u Ici es du diocèse, sous la présidence conjointe de Mgr Albert Valola et de M Caïnllllen Houdr Lundi.3 Juin.8 h du soir, k la salle ds Immaculée-Conceptlon.ouverture officielle de l'exposition par M.le chanoine ft.Drouin.Jeygi.6 Juin, 8 h.'>0 du soir, au Plateau: Le cinquième talent, conférencier, M l’abé Robert Llewellyn.Vendredi.7 juin, 8 h.du soir.A la salle de l’Immaculée-Conceptlon, fermeture de l'exposition.Samedi.8 Juin, 2 h.30.à la salle 8t-Jucque», forum pour les anciennes, sous la présidence du Père Gérard Leblanc, C.- -11F EU! LUEION DU * IDEVGiRl } C’EST TOI QUE JE CHERCHAIS.Roman par CONCORDIA MERREl Traduit par Th.et E.DE SAJNTSEOCND SC., de cheftaine A.M.Cloutier «t de Mlle Claude Ladouceur, Samedi, 8 Juin.7 h.du eotr.Palestre nationale.banquet guide.Emissions radiophoniques les soirs de la semaine.Sketch de Mme Léon-M*rele-Gouln.Programme spécial par Félix Leclerc.Sketch écrit par une guide aînée.Aux anciennes élèves des Soeurs Grises Dimanche, 2 Juin, les anciennes élèves de 1 Ecole ménagère régionale, de l'Ecole ménagère St-Jo»eph et de l'ancien couvent de la Côte des Neiges se réuniront à “ maison-mère des aoeurs Grises, 1185 rue St-Mstthleu Voici le programme de la fête: * h., 1ns- Monle-Carlo a é(é une image de la paix, une image factice mais brillante, où le cosmopolitisme s’est donné rendgg-vous pendant une dizaine de lustres en y rassemblant ses princes, ses originaux et ses beautés aventureuses.Que cette enclave d’oisiveté ait été nécessaire au monde, nous savons bien que non, mais qu’il en ait formé une liage ensoleillée, c’est certain.Et lorsqu’on a, bien jeune mcore, connu cette illustration, le souvenir en demeure vif.D’ailleurs il n’est que de remettre les pas dans les pas.Le décor est inchangé — tel qu’il était il y a quinze ans, tel qu’il était il y a un demi-siècle.Un demi-siècle! Faut-il préciser cette mesure et notre souvenir porte-t-il déjà tant d’années à son compte?Que trouvait un enfant de sept ans à, peine lorsque, l’espace de quelques jours, il rejoignait à Monte-Carlo son père, chroniqueur et critique, comme il le deviendrait lui-mème.Les mêmes parterres de fleurs, la même terrasse devant le casino, avec le kiosque rococo de l’ascenseur et qui, peut-être, portait un casque bleu, tandis | qu'il est blanc aujourd’hui.Dans ce lumineux espace, à midi, il pouvait croiser les vedettes de cette fin de siècle: un prince ri* Calles, une illustre ehitnteuse (c’était Mlle Acté), un chanteur d’une suprême élégance, Jean de Reské, un ténor joufflu, Victor Maurel, des dames | russes (habituellement princesses), des Anglais qui tiraient "aux pigeons" — le champion était un certain M.Robert* oui abattait le plus crlptlon; 4 h , xasemblé# *t bénédiction du 8t-8aerement; 5 h.30.souper; 7 h., causerie donnée par 1« lt-col.Guy Laramée, 8.J.Toutes les anciennes éléves sont les bienvenues On voudra bien considérer cette Invitation comme personnelle^ Villa Notre-Dame du Rosaire Voici la liste des prochaines retraites fermées préchees par 1s R.P.Méthot, O P., à la VlHa Notre-Dame du Rosaire, 12485 rue Ste-Crou Cartlervllle, BY.2883: Juin, 619.retraite de vie Intérieure pour darnes, sujet: le Christ dans ses mystères; 12-13, Jeunes filles, 21-23, employées de bureau, inscriptions closes: 28-ler Juillet, retraite d'orientation pour jeune* filles, Inscriptions closes.Partie de cartes Lundi prochain, aous la présidence do Mme Prime Pronovost.une partie de cartes aura lieu è 4312 rue Papineau, au profit de l’oeuvre de la Réparation k la 8te-Face.aisément du monde vingt oiseaux sur vingt — et, déjà, des chroniqueurs dont le prince était Jean Lorrain, lequel promenait au soleil son visage affaissé et ses bagues trop voyantes.Des dames d’une beauté classée apparaissaient quelques instants avant le déjeuner, s’étant couchées fort tard, bien après l’Opéra.Il va de soi que si nous les avons vues passer, le souvenir est incapable de les définir — ou les définissant, il ne s’agirait que d’un composé de souvenirs, d’une suite formée par les années et où le plus proche retournant au plus ancien, comme pour le soutenir dans la mémoire, il en aurait peu à peu pris la place.Celte société composite rassemble encore ses survivants dans cette serre étincelante, entre un casino-opéra construit par Garnier, la mer, des jardins, des bijoutiers et des hôtels.Le prince de Galles de 1896, qui se promenait l’oeillet à la boutonnière, sut être un grand roi: son petit-fils résigna sa charge et lui préféra les libertés du coeur: boucanas, durcis, dorés par les voyages et le soleil des Bahamas, le duc et la duchesse de Windsor semblent fort jj leur aise entre ces parterres peuplés d’ombres fameuses.D’authentiques princesses du sang, d’une Europe où les couronnes choient, reçoivent tous leurs titres des portiers d’hôtels —- suprêmes chambellans de leur vie errante.Charles Munch vient conduire une symphonie classique et des Illuminations d’Emmanuel Bonde- i ville comme il y a cinquante ans j N’ikich, dirigeant un concerto avec Sarasate: et on trouve encore pour ! l’applaudir de vieilles Anglaises d’un style très pur, avec dos chapeaux à plumes, cinq rangs de perles en collier de chien sous leur menton d’ivoire, et parlant avec la même douceur autoritaire aux maîtres d'hôtel, à leurs vieilles amies, et à leurs partenaires au bridge.Il va de soi que ce ne sont plus les mêmes personnes qu’il y a un demi-siècle, ou que si ce sont encore les mêmes elles ont changé d’emplois.Sur ce roc d’azur on pouvait aussi, il y a cinquante ans, rencontrer Massenet et Sybill Sanderson, celle de ses interprètes qu’il admira le plus sans doute et qui, vraiment, était belle, fort belle.Masse- j net n’est plus aujourd’hui qu'un | Le Service de santé parle à Montréal Un ulcère de l'estomac se cache dans une multitude d* maladies du système digestif.11 importe donc que les malades ne se soignent pas à l'aveuglette et gu il* n'attendent pas une hémorragie pour consulter le médecin.Traité au début, l'ulcère guérit.Quand le traitement est trop tardif, il arrive que l'ulcé.-e dégénère en cancer.Aucune négligence n'est admissible dans ce secteur.La radiographie et la gastroscopie (examen de la paroi ds l'estomac avec un instrument spécial) sont deux méthodes susceptibles de dépister un ulcère au premier stade de son évolution.11 existe un grand nombre d ul-rères ignorés; c'est par un exa* men complet qu'on peut les découvrir.les soigner et les guérir.Tous ceux gui souifrenl de maux d estomac devraient consulter le médecin et exiger un examen complet.H y a — qu'on se le rappel:?— une très grande corrélation .-.cire l'ulcère et le cabcer.marbre dans le jardin du Casino, buste blanc sur sa stèle, et la belle Sybill repose à l’ombre de Chenon-ceaux.C’est un curieux endroit ce rocher princier! La valeur de l’argent ayant bien changé et tous les gouvernements donnant à jouer à leurs électeurs.Monte-Carlo n’a plus d’autres privilèges particuliers que son ordre, son faste impeccable, sa courtoisie.Comme ces tombeaux de la Haute Egypte, qui ont gardé l’empreinte des pas du dernier esclave, il nous offre l'ordonnance d’un luxe ailleurs aboli.On peut aller en respirer l’essence avec agrément.L’horizon niarin y est d’ailleurs magnifique, dès qu'ou s'isole et qu’on le regarde, de ce regard attentif, amoureux de lumière, qui est en nous la force la moins vulnérable de la vie.GLERMANTES Le Figaro PREPARATIFS 1 — Votre mari veut faire de l’au- to?i — Oui, il s’y jnépare.Il a déjà j pris une assurance sur la vie et : acheté une boîte de pansements.'‘Institutrice demandée” Institutrice de famille, cours primair*-élemontaire.Fournir qualifications *1 télérences.Anglais et musique souhaitables.Salair* adéquat.S.C.R., case 517, Québec.Produits de la terme i BEURRE, OEUFS.FROMAGE H.Dubois & Cie PROVISIONS EN GROS HA.4274-5 Bureau : HA.4280 273-277 EST.RUE SAINT-PAUL CA ET LA ORDONNANCE MEDICALE Le docteur.— Cette tumeur que vous avez à la nuque est :''quiélan-te.Il vous faut avoir l’oeil dessus! CERTITUDE Lu metteur en scène connu pour ses “emprunts" répétés, critiquait un film récent du regrette Jean Choux : — Ce choux ne fait plus que des navets?déclarait-il de haut.Jean Choux connut le mot: — Des navets peut-être, mais jamais de carottes! répliqua-t-il.Le Sommeil Guérit les nerfs fatigués Sj votre énergie nerveuse est épuisée par suite d’ennuis, de surmenage, d’un train de vie à haute tension, vous avez dû perdre le sommeil, souffrir d’indigestion et de fartigue chronique.Le repos et une détente vous sont alors nécessaires ainsi que la Nourriture du Dr Chase pour les Nerfs afin de reconstituer votre organisme déprimé; pourquoi ne pas commencer aujourd hui?Demandez la nou- _ Velle bouteille de forme économique de Nourriture du Dr Chase pour les Nerfs 60 pilules—60 cts 180 pilules—$1.50 Dr.rftosp-J Ntgvr «WD BISCUITS , GÂTEAUX • TARTES 5—Leu pi mcuir _co, I—^ — * 235 ouest, avenue Laurier - €R.2167 - Montré*! I I fourrure i La plus grande collection en ville ! RAT MUSQUE “PASTEL” { I I 1473 rue Amherst *395 à *545 “X .-—S V J.F.REID i I CH.3181 I I e 13; (Suite) VU Après le dîner, miss Brown fit un petit signe à Mr Joncs et l’entruinn J’un air mystérieux dans le jardin.Il* traversèrent la pelouse éclàiréc lar la lune et gagnèrent une clairière où le jardinier avait l’habitude de brûler les détritus.— Rassemblez quelques brindilles el des fagots, je vais faire un feu de joie, dit mis* Brown.Quant Bill eut édifié un petit bûcher, miss Brown reprit: — Mettez le feu.Mr Jone* sortit une boite d’tllu- mettes de sa pOche et les flammes crépitèrent bientôt.— A quoi voulez-vous en venir?visite chez les Bathurst, j’ai trouvé quelque agrément à ces louanges éthérées, mais cet après-midi, quand Roger.non, je veux dire Alfred, eut déclamé une heure, j’ai été sur le point de l’envoyer promener.— Lui avez-vous signifié son congé?— Votre intervention Inopinée ne m’en a pas donné le temps.— Excusez-moi.— Il n’y a pas de quAi, Bill.J’ai ; été ravie de vous voir.Mais le pro- j blême se complique: que suij-je?.^ Je ne suis pas une sportive, on du moins selon la conception des Bathurst; je sais maintenant que je ne demanda Mr Jones en se tournant ' suis pas rée pour être une ânn soeur ou une inspiratrice.Alors?— Il ne vous reste qu’à continuer vos expériences, suggéra Bill en es- vers miss Brown.— Voici, dit-elle en sortant de dessous un fichu un volume relié en parchemin et ferme par des rubans d'or.„ — Ah! je comprends, dit Mr Jones: vous renoncez à votre “merveilleuse” personnalité! Miss Brown répondit en riant: — Je sais maintenant, Bill, que je ne suis pas une âme soeur.— Eh bien! c’est toujours ça.Aprè* la tension physique de ma savant de modérer l’intonation de sa voix pour ne pas laisser paraître le soulagement et la joie qu'il éprouvait.— L’heu.'e de l’autodafé a sonné, dit miss Brown en riant.Elle saisit alors le précieux volume à deux mains et le déchira pur le milieu.Elle passa une des moitiés à Bill et dit: — Maintenant, quand j’aurai dit: trois, nous jetterons ' noèmes au feu.Un, deux, trois.Bouffées d’i-nepties.ajouta-t-elle en regardant la flamme dévorer les feuillets.— Penh! exclama Bill d’un ton triomphant.EPISODE III LE GENIE FINANCIER ET LA TROISIEME MISS BROWN I Dans la vie ordinaire, Tubby Barnett si- disait financier, mais, dans scs montenls d’expansion, il spécifiait: “Un génie financier".De: toutes façons c’était certainement tin jeune homme très entreprenant; un de ces gaillards jovials qui vont ' droit devant eux.Sa devise était:; “Vouloir c’est pouvoir” et il y con-j formait su vie.Parfois, il trouvait j sur sa roule quelqu’un qui suivait la même direction: dans ce cas, Tub-j bv se débarrassait prestement de, l’intrus et n‘avait aucun scrupule a] i profiler des efforts de son prédé-j cesscttr.Il traversait des difficultés! | comme un clown crève un cerceau ; de papier et reparaissait de l’autre Icôle.la figure rose et les cheveux brillants, visiblement satisfait de son exploit.On s’attendait toujours à l’entendre employer la formule traditionnelle: “C’est encore moi!” Du jour où le pseudo-Roger Stillman disparut brusquement de l’horizon de Cherry Orchard House, Tubby Barnett pensa que le moment était venu de tenter sa chance auprès de miss Brown.Il n’avait pas caché à miss Brown j qu’à son avis elle possédait tous les dons d’une femme d’affaires remarquable, à condition bien entendu, qu’elle fût initiée préalablement aux mystères de la spéculation.Après l’échec de Miles Bathurst et l'effondrement de Roger Stillman, il se mit officiellement sur les rangs et proposa à miss Brown de lui servir lui-même de mentor.Après les bêlements spiritualistes du faux poète, miss Brown écouta avec intérêt les gloses du Tubby sur les diverses valeurs de la cote de la Bourse: les mines de cuivre d'Allahaska, les plantations de caoutchouc de Dolobok, le prix de Tctain et les niercuriale> n'eurent bientôt plus de secrets pour elle.Tubby lui-même participait aux] qualités positives des matières qu’il traitait; il était enthousiaste et énergique, mais au lieu de concentrer son énergie comme les Bathurst sur le sport, il l’appliquait aux oscillations de la Bourse des valet.rs.Tubby avait coutume de dire: “Ce sont les pulsations du “Stock-Exchange” j qui donnent le brunie à notre vieux monde!” — Je dois vous dire avant’ tout, expliquait Tubby à miss Brown du ton le plus naturel, que je possède en ces matière* l’étincelle, le flair, le génie, si vous aimes mieux, ('.’es* un don très rare et p éejeux.Miss Brown se laisse prendre ( sans peine à ce vigoureux enthou-sinstne.Cette ardente confiance en 1 soi-même semblait cHairer intérieurement le visage rond, les joues roses et satinées de Tubby; elle étincelait dans scs yeux clairs et sent- : blait irradier dans le large sourire;' ses cheveux blonds dures a'ouluienl comme une auréole à cet ensemble.—¦ C'est vraiment très intéressant, dit miss Brown.— Vous n'eles pas moins bien douée, affirma-t-il péremptoire-> ment.Je ne dis pas que votre bosse ! des affaires soit ar-si exceptionnelle qne la mienne, mais à nous deux nous sommes assurés de conquérir le monde.Dès vos premiers commentaires et votre intérêt manifeste.les signes de votre , rédestination me sont apparus clairement.Je vous propose une association; qu'en dites-vous, ma vieille?- Je ne puis pas prendre une decision dès à présent, Tubby, répondit miss Brown.Je ne connais rien aux affaires pas plus qu’à la finance.- Mais je vais m’occuper de votre éducation financière, cria Tubby.('.’est précisément mon but.Vous voyez l'avantage que vdus aurez à être mise au courant par moi.— Je l’apprécie grandement, Tubby, alouta-t-ellc avec vivacité.— Alors, pourquoi hésitez-vous?— Je ne veux pas promettre ou m’engager définitivement à l'avance.Ne pourrions-nous pas commencer par une association provisoire, prendre un galop d’essai avant d'inscrire nos couleurs pour la course?Je me rendrais compte alors comment je m’en tire.Entendu, acquiesça Mr Barnett.Il faut avoir l'esprit sans cesse eu éveil et le jnecment rapide.Vous arrivez à un bon moment, car je suis sur les boulets ft il faut que je tente un grand coup pour rétablir ma fortune.(A «uivre) X-VI-4Î ?VLy/vit aaâVïI — No 1Z5 jAMCUl 1er JUIN 1946 Le projet de l’aéroport de Test M.André St-Pierre en discute avec les membres de l'Association des Hommes d'affaire's de l'est Les Hommes d’affaires de l’Est ont tenu hier soir leur réunion generale au cours de laquelle on a 1 EstUte 1,11 pr0^cl , a(-’roP,,rt de M.André St-Pierre, B.A., jq^irna-Jiste, a donné un exposé du projet analysant les différentes étapes de 1 organisation.M.St-Pierre est détenteur d’un certificat d’études en construction aéronautique de l’Acro Industries Technical Institute, de Los Angeles.si Parlant de üobjet du projet, or j "lerre a dit que l’aéroport de 1 Est serait destiné à l’aviation des particuliers; aux écoles de vol; à 1 instruction des cadets de l’air; au taxi aérien, au tourisme aérien et spécialement à tous les avions qui ne possèdent pas de radio-rpcepteilr et sont un danger quand ils manoeuvrent autour des aéroports tels que celui de Dorval et son voisin, celui de Cartierville.Par la même occasion, l’aéroport !.1 Lst serait une oeuvre sans pro-lit, pouvant aider à stimuler Je goût de I aviation du public en général, donner à Montréal un nouveau site intéressant pour les touristes, embellir et développer la partie est de Montreal, constituer un centre '•education aéronautique pour tous et en particulier pour la jeunesse.Comme plan d’aménagement, M.M-Pierre propose un champ d’atterrissage suffisamment grand pour leccvoir les avions d’une catégorie ne passant pas celle îles Lockhecds-12 et des ",a 01 continuerais bien postes de ravitaillement d’essence a'nsl pentlanl des heures* s,11 11 ^ •seraient loués à des concessionnai- avai* Pa®, ce Printemps qui lave et res indépendants.I ne salle serait1 1 ,p np 'np"'- louée pour les réceptions.Les frais Actualités artistiques Nous manquons de dynamisme — Bilan d'une saison Cette chronique voudrait être l’analyse de la saison théâtrale qui s achève, saison qui a comblé bien des espoirs et a aussi laissé place à bien des réticences.Ce matin, ruminant ce bilan d’une saison que je voulais analyser, j’ai regardé d’un peu près des figures que j’ai souvent rencontrées mais sur' qui je n’avais jamais posé que le regard dû à l’anonymat des grandes villes, à ces êtres humains dont on n’aperçoit jamais la personnalité tant elle est coulée au moule d’une société niveleusc.Je veux parler de ces pauvres bougres que je croise chaque matin à leur sortie du refuge qui les a abrités pour la nuit.Tous ont un lien ; qui les unit, qui les rattache l’un à l’autre dans une expression physique qui n’est pas des plus vivifiantes; ils sont tous vieux, tous repliés sur un nombre incalculable de préjugés petits contre la société qui s’est refermée sur eux, sur un lot épais et sale de petites misères, sur une trame ténébreuse de réflexions amères et tristes.Ils ont tous des visages laids sur lesquels la lumière glisse sans jamais rien allumer d’autre qu’un ressentiment ou des yeux blasés.C’est une vieillesse qui fait mal et nous éloigne assez du paternel Alphonse Daudet sur ce couple de vieux entrevus dans le midi tranquille au fond d’une fraîche cuisine remplie d’ombre.La vieillesse ici est bien une tare et une déchéance.Visages durs qui s’agripent des deux mains à la vie, vieillards déprimants qui, dans le matin frileux, tassent du tabac entre deux doigts jaunes.Devant cette expression piteuse de la vie humaine, l’on se dit: “A quoi lion?” Et toutes les belles idées que l’on avait sur le théâtre se dégonflent d’un coup, comme écra- des ans passes que je n’ai pas connus faute d’être au monde).En effet, pour la première fois, une troupe a pu annoncer d’avance sa saison et, ce qui est beaucoup mieux, a pu réaliser toutes ses promesses.Les Compagnons (nous aimerions bien mentionner d’autres troupes, mais ils sont encore les seuls à fournir un effort continu et dirigé) ont pu tenir la scène, sans catastrophe financière, pendant près de douze semaines.Leur répertoire s'inspirait d'un éclectisme judicieux et Ton aurait bien tort de les chicaner sur les oeuvres annoncées qu’ils n’ont pas presentees.L on avouera qu'ils ont réussi un 1 étonnant tour de force en présentant tour a tour des oeuvres de Musset, Marivaux, Obey, Anouilh et Shakespeare tout en conservant l’adhésion d un large public.Leur réalisation de ces oeuvres fut inégale, mais 1 impression d’ensemble est très encourageante et même magnifique, si I on veut bien tenir compte des t|,r?nennteVhn.iqu^s à leur disposition.De toutes leurs réalisations, 1 on me permettra d’avoir mieux goule celle du Bal des voleurs de Jean Anouilh et celle d'Antigone du meme auteur.Les Compagnons poursuivent, en cietiors de la scène, une oeuvre d’un prosélytisme éclairé que nous ne saurions ignorer ici.J'entends par-ler de leurs Cahiers el de l’oeuvre d education dramatique qu’ils din- FERNAND GRAVEY AU SAINT-DENIS k A LA SCENE, AU CONCER .ET A L’ECRAN m I» Au Saint-Dénis U I Farnand Gravey dan» ion plui latn« à l'écran du Saint-Demi.rôle: "Le Capitaine Fracane", aujourd'hui •S ‘ M d'atterrissage, commission sur tous les revenus; droit d’entrée des taxis, autobus, etc., comme à l’aéroport modèle de Washington, cela constituerait les revenus de l’aéroport de l’Est.Au point de vue administratif, M.St-Pierre affirme que l’aéroport doit ., .•» sc porter de lui-même dès son étn-; sa!ü’.dP P ay°ir plu.s dr0,t co™; assainit J’esprit.Je ne puis m'empêcher de songer à cet ami barbu, revenu depuis peu de la Mar/iniquc et qui disait avec un accent français doucement pimenté d’ironie: “Vous, les Canadiens, vous êtes intelligents et vous raisonnez bien, mais vous manquez de dynamisme.” Je serais charmé de lui donner tort, mais je crains, en le fai- blissement.Il y aurait un déboursé initial à obtenir des gouvernements, des corps publics et des bienfaiteurs de l’aviation.Quant au site lui-même, le conférencier déclare que d’ici peu de lemps on en aura relevé ie choix.Nouvelles brèves Washington.1er (A.P.) — T.c president Truman a annoncé hier qu’il avait invité le généralissime Staline à visiter Washington, il y a environ une trentaine de jours, mais que ce dernier a décliné l’invitation parce que scs méitecins lui déconseillaient les longs voyages.Washington, 1er.(A.P.) — M.Edward H.Stettinius, Ji\, a présenté vi démission comme représentant des Etats-l'nis au conseil de sécurité des Xalions-Unies, mais le présendent Truman a dit hier qu’il avait refusé d’accepter cette démission.M.Truman a déclaré à uftè conférence de presse que lui-même cl le secrétaire d’Etat.M.Byrries, désiraient que M.Stettinius demeurât membre ’de la délégation américaine fl qu'il croyait que M.Stettinius se rendraient à ce désir.Société d'une messe M.l'abbé Joseph Vendetle, chapelain chez les Frères de St-Viateiir, à Lachutc, décédé te 21 niai HMti, était membre de la Société d’une messe.- (1.Robert Mitchell, chanoine.chancelier.plimènt tout de même gentil qu’il nous a glissé pour nous aider à mieux goûter la pilule.Je ne crois pas tout de même qu’il faille aller en Martinique pour s’insuffler du dynamisme ou pour constater que nous en manquons.Une simple promenade dans Montréal suffirait grandement et aurait aussi l’avantage de nous éviter le contact de gens plutôt curieux.Et pour revenir à ce que celte chronique voudrait être, l’analyse d’uen saison dramatique, notre théâtre ne manque-t-il pas un peu de ressort?Il serait facile de répondre dans l’affirmative, , mais le dynamisme doit s’étayer sur d’autres appuis que des ruines et je commencerai donc par magnifier notre théâtre avant d'en souligner les déficiences.Et rempli d'un sain dynamisme, j’affirme donc que notre théâtre a connu cette année l’une de scs plus belles saisons, sinon la plus brillante.(Je n’ai pas le droit de me prononcer catégoriquement à cause Au collège Bourget Mgr EMILE SECOURS, P.D., curé (l’Alexandrin, paroisse du Sacré-Coeur, qui vient d’etre élu président de l’Amicale des anciens du Collège Bourget de nigaud.Il remplace M.Charles Lavignc, president sortant de charge."Relations" SOMMAIRE DE JUIN 1948 Editoriaux : Radio-Quôboc, L'esprit canadien est en proqrès — Deux qrleiï.Articles : Patriotisme eocial, Alexandre Duqré; Québec el les tribunaux de divorce, Louis C.de Léry; L'Espaqne et les nations, Aubrey F.Bell; L'école des pêcheries de Sainte-Anne.Louis Bérubé; Les Arabes et le communisme.Gabriel Enkiri; Lettre d'outre-mer.Un Bruxellois.Commentaires: Mihailovich et les An-qlais — Eqalité iédérale — Vitalité catholique en Chine — Ecoles d’Ottawa — Ecoles ontariennes.Au (il du mois: On nous écrit — Ambassadeur au Vatican — Centenaire Massé — Carrières — Vinqt cinq ans de dévouement — Les richesses du Québec.Chroniques ; Les syndicats chrétiens en Belqique, Eiie Baussart; Chronique du Brésil; Relents sous la Roseraie, Jacques Tremblay.Correspondance : Nos vaches ne sont pas seules responsables.L.-J.Boulet; Ces manuels français, Un ouvrier.G.-R.Gillet; De camp en camp, Un missionnaire.Horixon international : U.R.S.S.— Pays occupés.Livres récents : Textes choisis de saint Bernard, Jacques Tremblay; Témoin de la Lumière, Paul L'Ailier; LTdée de Création et ses retentissements en philosophie, Jacques Tremblay; Histoire du Canada, René Girard; L'Inliuence de Voltaire au Canada, Léon Pouliol; En mission parmi les Rouges, Louis Bouchard, En trois mots.Au comptoir : S0.2S, par la poste : 18-28, SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" LE SUCCES GRANDIT ENCORE Jé gent un peu partout dans la province.J ai déjà écrit, à propos des Ca-luers, des reproches que je ne récuse pas aujourd’hui et que je continue de trouver nécessaires.Je leur ai reproché surtout de copier leurs principes et leurs théories sur celles de maîtres français et d’ignorer sous le couvert d’une littérature pompeuse, l'âme canadienne et ses interprétés, les écrivains.Us ne sont pas encore corrigés, car leur dernier programme s'inspirait encore de ce .snobisme fâcheux que nous déplorions.Je n’entends pas m’insinuer dans la direc-’ion des Compagnons, je veux seu-ement leur signaler une erreur qui diminuera toujours la portée de leur oeuvre tant qtiVis ( mtinueront de la maintenir, (.'ar.si brillantes et si retentissante:; que pourraient cire leur interprétation d oeuvres étrangères, les Compagnons ne contribueront efficacement à la vie théâtrale de notre na s que lorsqu’ils auront donn*' iaissanre à un répertoire canadien.Ceci est très simple et ne comporte aucune espece d’animosité.Les Compagnons seront joliment embêtés le jour oi'| le gouvernement français leur offrira une tçurnée en France.Car.ni les Français ni les Canadiens n’accepteront qu’ils aillent là-has pour interpréter des oeuvres du répertoire français.Il nous répondront qu’il n’y a pas ue dramaturges au Canada.Qu’en savent 1s?Ce n’est certainement pat; en Ls méprisant qu’ils les découvriront.Ce n’est certes pas en rédigeuu.des cahiers exclusivement consacrés à des articles cueillis dans différentes revues françaises qu’ils pourront s'attirer des auteurs canadiens.J'espère bien que les Compagnons finiront par comprendre cette théorie très simple que le théâtre est un art social qui n'a de chances de prospérer que s’il est né.en son inspiration et en sa réalisation, dans le milieu pour lequel il est destiné.Car il est encore plus inconséquent de _ sourire devant l’expression theatre canadien” que de pleurer sur le manque de dynamisme des Canadiens.• £n pll?s des Compagnons, il v a, a Montreal, une troupe de théâtre aussi digne d’intérêt et aussi éton.nante dans ses résultats.L’Equipe de Pierre Dagenais n’a donné cette annee que deux spectacles.Nous regrettons fort que des circonstances incontrôlables aient empêché cette troupe de jouer plus souvent.L’Equipe de Pierre Dagenais mérite certes un autre sort que ce’tii réserve aux organisations dangereuses.Le, travail qu'elle a accompli jus-pu ici a efe admirable.Son interpretation de “Unis Ch*” et de ‘‘Li-liom’ fut excellente en tout point et la critique a été unanime à la louer Encore une fois, il serait très grc'tahlp que cette troupe eût à quitter la scène pour des raisons d11/! n’avons.pas à démêler ici.Enfin, en cotte fin de saison, nous répétons les principaux griefs dos gens de théâtre vis-à-vis du gouvernement: taxes trop lourdes et sans raison d’être; manque d’encouragement et désintéressement total des gouvernants pour un art essentiel a la vie d’une nation civilisée.Nous demandons donc avec eux que le gouvernement établisse une section d art dramatique au Conservatoire de la province (et sur le meme pied que la section de musique), qu’il abolisse 6u du moins diminue les taxes qu’il impose sur les spectacles, qu’il fasse construire a Montréal une salle de théâtre dotée des équipements modernes et pouvant répondre aux besoins de notre théâtre.Terminons en soulignant le fait extraordinaire qu’il se trouve des ?uP*s p?ur s.p r*iouii' d’une saison theatrale qui n’a pas vu naître une seule oeuvre dramatique ranadien-nc digne d’intérêt.L’on dira après cela que nos gens manquent de dynamisme quand ils sont capables de s'enthousiasmer pour un théâtre i n'existc pas! Mme Louise Gadbois artiste - peintre "L'art des natures mortes" — Le modernisme et les modernes II est assez rare qu'un peintre model ne qui a du talent réussisse t.illeurs que dans la peinture tfu paysage ou du portrait; c’est ainsi que l'art moderne est «ré'justement défini par quelqu’un: “l/ar! des mi-turcs mortes”.L'art moderne est en effet le conception fixe el de tendance décorative.Pour être jusqu'à un certain poi n t très moderne, Mme Louise Gadbois.(artiste-peintre qui vient d’exposer à I Externat classique de Sainte-Croix, a suffisamment de talent c-t rie courage pour y affirmer une grande personnalité.Moderne.Mme Gadbois excelle dans la peinture des natures mortes.Elle réussit de plus et avec( succès plusieurs portraits.Elle n’est cependant pas toujours heureuse dans les paysages.Mme Gadbois expose régulièrement aux Salons du Printertips depuis quelques années, panqi les “moderne/s”.Le modernisme de Mme Gadbois cependant, reste équilibré, calme et poétique.On me permettra de rapprocher de ces considérations les distinctions que faisait dans le magazine du New York Times, édition du 111 mai, M.George Biddle, artiste-peintre américain, entre les mots “modernisme” et “moderne”, M.Biddle emploie le terme de “modernisme’' pour qualifier cette école de peinture contemporaine née et reconnue du public comme telle depuis quelque 3â ans; tandis qu’il emploie le terme “moderne” pour identifier cet art élégant, fashionable et à la page dont Hollywood semble devoir être le centre de rayonnement de par le monde.Partant de cette distinction, que nous admettons volontiers, M.Biddle soutient que tout art “moderniste” n’est pas nécessairement me-c'erne, qu’on peut facilement v rencontrer de 1 académisme 1res prononcé en dépit de toutet les protestations verbales.“De cette façon déclare l’auteur de l'article, les peintres modernes perdent facilement, alors que leur école se cristallise et devient, en quelque sorte, une institution, leur vision créatrice, leur fraîcheur d’approche, leur sincérité, et deviennent aussi académiques, aussi conservateurs et réactionnaires.et mûrs pour de nouvelles impulsions que loute autre école.” D'après M.Biddle, le terme moderne s’applique à Tart progress! f et libéral.Le style moderne s'oppose au style académique, ou traditionnel.Quoique de l'école moderniste, dans le sens déterminé plus haut, Mme Gadbois est ceoendant moderne.Et cela à l'encontre de certains soi-disant modernes qui sont on ne peut plus académiques.11 est intéressant de noter que ces derniers qualifient volontiers de “pompiers’,’ et de “rétrogrades”, les peintres conservateurs les plus sérieux.O! fragilité el inconstance de la pensée humaine! Jacques DELISLE Chansons de folklore le 3 juin prochain Horaire des spectacles ST-DENIS : "Pi Capitaine Fracasse" 11 h.55.3 h.05.6 h.15.9 h.35."Les surprises de la radio” I h.40.5 h.8 h.30.CINEMA UE PARIS; “La Fille du Puisatier” 12 h.2 h.50.5 h.50.8 h 30 LOEWS : "Leave Her To Heaven” 10 h.12 h.20.2 h.45, 5 h.03.7 h.30.9 h.50, PALACE : “Tomorrow is Forever” 10 h.12 h 20 2 h.40.3 h , 7 h.20.9 h.45.0RPHEUM : "Le débrouillard” 10 h„ 12 h.30.2 h.50 7 h.35.9 h.55, PRINCESS : "Deadline *t Dawn” II h.20.2 h 05, 4 h.45, 7 h 10 h.10.CAPITOL • "The B'ue Dahlia” 11 h.10.12 b.30.2 h.SO, 3 h 7 h.30.9 h.50.IMPERIAL.: "Murder In the Mujlc Hall'* H h, 1 b 45, 4 h 35, 7 h 10 h.10.S h.15.35.10.20.“Le capitaine Fracasse” prend l'affiche aujourd'hui au Saint-Denis.(Le roman de lheophiie Gautier , n’est pas seulement qu’une série d aventures.C’est un roman d’amour en même temps qu’une belle etude des conditions de vie des troupes de comédiens à l’époque héroïque de 1630.Le scénario peut se résumer comme suit: le jeune baron de Sigognae, dernier de la hgnee, sans fortune, ronge son désespoir dans son château délabré.Far un soir d’orage il abrite chez lui une troupe de comédiens anibii-iauls et fait la rencontre de la douce Isabelle.C’est le coup de foudre.Ce baron accompagnera les comédiens, prendra la place de Matamore, deeede en cours de route et sous le nom de Capitaine Fracasse jouera la comedie.Mais un jour la belle Isabelle est poursuivie par les attentions trop empressées du marquis de Vallom-breuse qui, naturellement, deviendra I ennemi de Fracasse.Or, au cours d un duel, Fracasse en faisant sauter un loquet que Vallom-breuse porte au cou l’on se rendra compte —- et Fracasse comme nous — qu Isabelle est la propre soeur du marquis.Dès lors les péripéties vont se multiplier et conduire à un denouement imprévu.C’est Fernand Gravey qui lient le rôle de tracasse.A sis côtés: Assia Noris, Vina Boy y, Escande, Jean Weber, Roland I outain, Oettly, Lucien Nat et autres.Le second film à l’affiche est Les surprises de la radio” avec tous les chansonniers de Paris en plus de Claude Dauphin, Armand Bernard.Caco Aslan, Pierre Dax et maintes vedettes de la radio de Paris.La gazette artistique Cinéma Aux Cinémas Confédération EMPRESS ET OUTREMONT Yvonne DeCarlo et Rod Cameron dans “Frontier Gal”, en technicolor.avec Andy Devine, et Basil Rothbone et Nigel Rrucc dans “Pursuit To Algiers”, avec Marjorie Riordan, John Abbott.SAVOY (Verdun) Joan Crawford dans “Mildred Pierce”, avec Jack Carson, Zachary Scott; “People Are Funny”, avec Jack Haley, Helen Walker.Rudv Vallee, Ozzie Nelson, Philip Reed, Frances Langford.CINEMA DE PARIS: “La fille du puisatier*' avec Raima et Fer-nandel.(Du 1er au 7 juin inclusivement).SAINi-DENlS: “Le capitaine I Fracasse avec Fernand Gravey et T , , Assia Noris.(Du 1er au 7 juin in-1 John Wayne et Vera Hruba Ralston dans “Dakota”; Dennis O’Keefe, Marie McDonald dans “Getting Ger- CHATEAU ET CARTIER clusivement).0RPHEUM: Le Débrouillard, avec Jimmy Cagney el Bette Davis.(Du 31 mai au 6 juin inclusivement).LOEWS: Leave Her lo Heaven, avec Gene Tierney et Cornel Wilde.(Du 31 mai au 6 juin inclusivement).PALACE: Tomorrow is Forever, avec Claudette Colbert et Orson Welles.(Du 31 mai au 6 juin inc.) 4 CAPITOL: The Blue Dahlia, avec A an Dadd et Veronika Lake.(Du j 31 mai au 6 juin inclusivement)., PRINCESS: Deadline at Dawn, avec Susan Hayward et Paul Lukas.(Du 31 niai au 6 juin inclus.) IMPERIAL: Murder in the Music [‘al', avec Vera Hruba, Ralston el 'Nilliam Marshall.(Du 31 mai au G Juin inclusivement).Théfitrt GESU: Les Compagnons présentent Antigone, de Jcau Anouilh.Ce soir, Musique COLLEGE S T-LAURENT: Les reshvals de Montréal présentent La Passion selon saint Matthieu, de Jean-Sébastien Bacb, sous la direction de sir Ernest MacMillan, Je 11 juin.FLATEAU: Matinée des Concerts Symphoniques de Montréal avec NViifrid Pelletier.(Le 1er juin).tie’s Garter”, avec Binnie Barnes.DOMINION Ingrid Bergman et Gregory Peek dans “Spellbound”; Glenn Vernon et Marcy McGuire dans “Ding Dong Williams”.MAISONNEUVE Jeanette MacDonald et Brian Aherne dans “Smilin’ Through”; Roy Rogers dans “Sunset In Eldorado”; Glen Vernon dans “Ding Dong Williams”.Présentement i.UNni FT.RMF.iusqu'è 7 pm mero acrobatie élevl Dmx «I! *M 011* MIISIQM d(, STAN WOOD Les "Amis de l'Art" CHEZ LES COMPAGNONS qui ^André LANGEViN "La Fille du Puisatier" en 7e semaine au Paris -a Le film de Marcel Pagnol, “La f'He du puisatier”, reste à l’affiche au Cinema de Paris, une septième semaine.Ci-après la liste des chansons de folklore cl autres que le public entendra lundi soir prochain, au 13e concours scolaire do chansons canadiennes organisé par la section Côme-Chcrricr.Ma Normandie — Ramenez vos moutons du champ— 11 y avait un petit bateau — La croix et le Drapeau — M'en revenant de la Vendée — Le baiser de la Langue française— Evangéline — Le vieux moulin' — Les conseils du vieux j moulin — Mon pays — |,a légen- j de du petit bateau — Le fil cassé - ; Maman — La berceuse de Brahms — Les Lutins — La marche des j petits poulets blancs — Le Lama- .val de Venise — Le pot-pourri.Ces pièces seront chantées à Fu-nisson ou à plusieurs voix selon le ) classement des écoles.Le public et tous ceux qui se consacrent â renseignement sont ; invités â assister à ce concours : pour sc rendre compte des progrès j réalisés depuis 1931, date de l'ori- 1 aine de ce festival de la chanson.M.Arthur Lapierre agira comme maître de cérémonies.Aussitôt arrivées aux jardins Da j Fonlaine, les écoles devront se rap- , A partir du là juin, les membres qui désirent renouveler leur abonnement aux Concerts symphoniques pourront le faire.Tous les abonnements devront être payés avant le 31 août.Après cette date les billets seront mis en vente et ne seront plus réservés.Tous nos membres sont priés de remarquer qu’ils ne pourront l’an prochain, à cause des abus qui ont été commis, acheter une série additionnelle de billets pour l’amie qu’ils accompagnent, à moins que cette jeune personne ne fasse elle-même partie de l'Association des amis de l’art.A partir du 15 juin egalement, nos bureaux ne seront ouverts que de ~ h.30 à 5 h.p.in.et red pour la durée des vacances soit pour une période d’environ deux mois.r DERNIERE Représentation porter immédiatement au directeur des loisirs et secrétaire, M.André Dupont Hébert, qui leur remettra un numéro d’ordre, lequel sera leur marque d’identification.Aucun fanion ne devra élre pendant le concours, ni les des écoles connus autrement que par un numéro.J 00£ f” d'ANOUILH r d ANOUILH porté noms Succès V.AU GESU — 1200 BLEURY LOCATION ; LA.1186 — HA.7522 losalt* Du y «I Georqei Grey, en vedette dam le l’adreeee d ue dépoeHalre de votre votolnaq*.1473 rue Amfccrst TtfETS Ezs Elastiques de troubles dans les Vous souffrez de varices, genoux et les chevilles P Venez consulter noire expert et la marche redeviendra un plaisir pour vous.Sarrazin & Choquette La plue importante pharmacie can.française au Canada 921, rue Ste-Catherine est — PL.9622 BEURRE Première qualité 43C % EST ei 3475 rué ONTARIO 2929 rue M lSSON 6312 rue 9T-RUBERT 5193 ru» 8T-I.AUREN t 2034 av MONT-ROYAL 127 1127 av MONT-ROYAL 1374 rue ONTARIO ESI 2309 rue ONTARIO EST 11*4 rue STK-CATI!EKINE 4833 rue Wellington EST EST EST FERMES LE SOIS A 6 MRS.vendredi à 7 hre — Prix sulets à changement.Téléphone : HArbour CH.3181j Achetés avec é! V ?MONTREAL uêcurtté dim tort al •ara confia a».».J.-E.PIETTE & FRERES .IMPORTATEURS Thés, Cafés, Epices 4355, ru# Dralct — VOLUME XXXVII — No 125 wE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 1er JUIN 194© TRAVERS LES LIVRES ET LES REVUES “Chansons de geste” Par le chanoine A.Sideleau t * Du nouveau dans notre littérature La France n’a guère étudié les chansons de geste avant 1830.Mais, depuis Fuuriel, que de romanistes français se sont penchés avec amour sur les vieilles épopées du moyen ige! Il suffit de penser aux oeuvres de Léon Gautier, Gaston Paris, Joseph Bédier et Boissonnadc, pour admettre qu’un travail de géant a été accompli depuis un siècle.En Allemagne, en Belgique, en Italie, en Suisse et même aux Etats-Unis, on a publié de nombreux travaux sur cette littérature épique.Cher.nous, au Canada français, personne n’avait encore écrit sur ce sujet.M.le chanoine A.Sideleau, doyen de la Faculté des lettres de l’Université de Montréal, nous présente aujourd’hui: Chansons de geste.Préparation de l'auteur L’auteur ne s’est pas improvisé romaniste.Lorsqu’il prit sa licence à la Sorbonne, en 1927, il suivit en même temps les cours que donnait Mgr Calvet à l’Institut catholique de Paris, sur les chansons de geste.Il eut aussi l’avantage d’étudier la philologie française et la phonétique experimentale, «ous la direction de M.l’abbé Meunier, élève de l’abbé ftousselot, le créateur de la phonétique expérimentale.De retour au Canada, M.le chanoine Sideleau n’abandonna pas la vieille langue, car il voyait là un moyen non seulement de se retremper aux sources de l’humanisme, mais encore de connaître et de défendre scientifiquement lu langue française telle que parlée au Canada.On sait que dans ce domaine les arguments sentimentaux n’ont jamais eu le don d’émouvoir.Par contre, on ne saurait lire un document coin-rne f.es archaïsmes du parler made-linois par M.Hector Carbonneau (Mémoires de la Société Royale du Canada, 3èmc série, 1943, t.XXXIX), sans répéter avec lui la parole de Garnier de Maxence (Xlc s.): “Mis languages est buens, car en France suis nez’’.Mais fermons vite cette parenthèse, incomplète d’ailleurs.Nous disions donc que M.le chanoine Sideleau s’était bien préparé à sa tâche.Ajoutons que depuis dix ans il occupe la chaire de philologie française à l’Université de Montréal.Or, cette année (1943-194(1), il donnait à la Faculté fies Lettres des cours sur la littérature des chansons de geste et expliquait en philologie des extraits de la Chanson de Roland.Il était donc normal qu’il profitât fie l’occasion pour commencer à intéresser le grand public à la littérature médiévale.J’ai dit “commencer”, car ce premier volume sur le moyen âge en appelle d’autres sur la poésie, le théâtre, les fabliaux, les romans et l’histoire de la même époque littéraire.L'ordre suivi Chansons de geste est une anthologie fies plus beaux passages de nos vieilles épopées.Les jongleurs du moyen âge, comme nous l’apprend Bertrand de Bar-sur-Aube, dans Girard de Vienne (vers 1200), avaient groupé toutes les épopées ou chansons de geste sous trois grandes gestes: la Geste du Roi, la Geste de Doon de Mayence, la Ges- te de Garin de Monglane ou de Guillaume d’Orange.Les critiques modernes préfèrent donner le deuxième rang à la “tierce geste”, celle de Garin de Monglane, en raison de sa continuité avec la Geste du Roi.C’est là ce qu’a fait M.le chanoine Sideleau.Ensuite, à l’intérieur de chaque chanson, il a placé les épopées d’après l’ordre chronologique des événements qu’elles racontent et non pas d’après la date de leur composition comme le font souvent les modernes.Grâce à cet esprit de continuité, les extraits cités ont beau être disparates, ils s’appellent les uns les autres et suscitent plus d’intérêt, en particulier dans les deux premières gestes.Le choix des chansons et des extraits Un problème plus délicat que celui du plan à suivre était celui du choix des chansons et des extraits.L’auteur n’ayant pas entrepris une encyclopédie, a commencé par mettre de côté les chansons des Gestes Provinciales et de la Geste des Croisades.Cette première élimination s’imposait: elles ont moins de valeur littéraire et surtout leur langue est décadente d’ordinaire.Mais quelles chansons, quels extraits prendre dans les trois autres gestes?Guidé par son bon goût et son long commerce avec les chansons de geste, M.le chanoine a choisi les ch.-.nsons et les extraits les plus capables de mettre en relief les diverses caractéristiques de l’épopée médiévale tout en permettant de connaître les principaux épisodes de chaque geste.Ainsi la Geste du Roi s’ouvre avec Bcrf/ie au grand pied.L’auteur a choisi comme extraits, deux épisodes “d’une psychologie charmante” et qui nous éclairent sur la bonne simplicité, “les sentiments humains et généreux” du hou peuple d’alors.Vient ensuite f.a Chanson d'Aspremont avec un extrait qui raconte l'adoubement de Roland.Ce seul mot “adoubement” nous avertit qu'il y a là du chevaleresque.Dans la chanson suivante.Le Pèlerinage de Charlemagne., nous goûtons à “l’esprit parisien” des douze pairs de l'empereur “à la barbe fleurie”.De larges extraits de la Chanson de Roland soulignent l’esprit patrioti-que et l’esprit chrétien de nos épopées.C’est encore ce double esprit qui apparaît dans Le Couronnement de Louis qui termine la Geste du Roi.On pourrait en dire autant des chansons choisies dans les deux autres gestes.Certains pourront regretter de ne pas trouver, dans le livre de M.le chanoine Sideleau, telle chanson ou encore tel extrait parmi les chansons choisies.C'est là une chose inévitable dans une anthologie de 300 pages, une anthologie qui présente des extraits tirés d’une littérature aussi vaste et aussi riche (pie celle des chansons de geste.Soulignons en passant que M.le chanoine Sideleau a su donner à la Chanson de Roland et à la Chanson d’Aliscans, la part qui leur revient: la part du lien.Nous croyons aussi qu’il a bien fait de rattacher à la Geste de Doon de Mayence, les deux chansons Raoul de Cambrai et Girard de Vienne, placés par 1 JP lï EXPO SI T I O N M.A.FORTIN, a r c a DU 1er AU 15 JUIN Lf’Ârt français 370, »t- Laurier O.(à l’ouest de l’avenue du Parc) CA.6077 & Viènt de paraître ESSOR SUR L’AZUR poèmes de Georges Boiteau En vente dans toutes les librairies PH1X-.S1.00 98.av Empress Ottawa ,9s Tél 2-7363 f) y \ ' «A # .afeis «v.N.-D.de Grâce îét.WA.S7S5 'P Montréal (281 FIDE5 Collection “Artisans de notre Histoire” ====¦• • '.i.' présente CARNEAU HISTORIEN NATIONAL par Gustave LANCTOT Un ouvrage qui nous fait mieux connaître et mieux apprécier l'un de nos meilleurs historiens.Biographie, anthologie, étude critique sur le poète et le prosateur, bibliographie, etc.207 pages : $1.25 (par la poste : $1.35) r VISITEZ NOTRE LIBRAIRIE GENERALE 1 F I D E S - SOUTH BEND.E.-U.PARIS 25 est, rue Saint-Jacques MONTREAL - 1, FL.8335 8AO PAULO certains parmi les Gestes Provinciales.En effet, il s’agit bien là de luttes de féodaux.Les présentations Avant chaque geste, avant chaque chanson, l’auteur place quelques notations pratiques.Nous avons ainsi avant chaque geste une idée d’ensemble de toute la geste et nous savons quel lien relie ensemble toutes les chansons.Avant chaque chanson, quelques paragraphes nous parlent d’abord du sujet traité, de 1’ uteur, de la date de ia composition.Vient ensuite un résumé de la chanson, une brève appréciation, la situation des extraits et l’indication de la source du texte ancien.Tout cela cache plus de science et plus de travail qu’on est porté a le croire à première vue.En classe, M.Sideleau a longuement discuté la date de la composition de la Chanson de Roland, le nom de son auteur, la .valeur des divers manuscrits, sa véritable origine, etc.Ici, il donne en quelques lignes le résultat de ses études.En classe, les dissertations étaient à leur place.Ici, l’auteur n’a pas oublié qu’il s’adressait poqr la première fois à un public “d’honnêtes gens”.Sans doute, il est à souhaiter qu’on fasse aussi chez nous des éditions critiques, qu’on discute des grands problèmes comme celui de l’origine des chansons de geste.Mais il fallait commencer par le commencement.C’est là, je crois, la formule adoptée par M.Sideleau et c’est la bonne.Il faudra cependant continuer.Les traductions Les traducti ns: voilà le grand mérite du présent livre.Plusieurs critiques l’ont déjà reconnu.L’auteur nous dit dans sa préface: “Les traductions que je propose sont miennes.Je sais mieux que personne ce qu’elles ont d’imparfait.Qu’on veuille bien tenir compte cependant, que, destinées d’abord aux étudiants, je les ai voulues aussi proches du texte original que possible et j’ai dû, dans ce dessein, sacrifier la littérature à la littéralité.C’est le texte ancien et non ma prose que j’ai voulu faire lire.Je me suis efforcé de serrer le texte original d’aussi près que possible, afin d’en conserver le rythme, la fraîcheur.la naïveté, les redites et les, redondance, bref, toute la physionomie”.On le voit, le traducteur a adopté un moyen terme.Un mot à mot trop strict eût abouti à une traduction barbare et incorrecte.Une traduction qui aurait sacrifié à la littérature la fidélité au texte nous aurait privé de tout ce qui fait le charme du vieux style.Ceux qui sont initiés à la philologie pourront constater que l’auteur a su serrer de près le texte et lui garder sa physionomie.Il n’a fait que le rendre plus clair, en suppléant aux mots-liens qui manquent et en observant mieux la concordance des temps.Tous pourront trouver dans la traduction: la simplicité, la fraîcheur et même, dans une bonne mesure, le rythme des vers de la vieille langue.Il ne leur manquera guère plus que la sonorité des vieux mots si riches en voyelles et chez qui même le “n” n’est pas nasal.Enfin, quand on sait lout le travail exigé pour la traduction d’une seule page de la Chanson de Roland, on soupçonne quelle lâche s’est imposée M.le chanoine Sideleau en traduisant environ 3,125 vers.Les utilisations possibles Chansons de geste, dit l’auteur dans sa préface, “veut fournir à tous les gens cultivés — ou qui cherchent à le devenir — un moyen d’accéder aux immenses trésors que recèle la littérature médiévale”.Il y a plus.Nous sommes sûr que tous nos collèges classiques tiendront à mettre entre les mains de leurs élèves ces pages désirées depuis longtemps.On pourra s’en servir pour faire de la grammaire historique.Plusieurs extraits se prêtent à une analyse littéraire.De plus, les écoles primaires supérieures trouveront dans ce volume un instrument utile pour initier leurs élèves à la littérature du moyen âge.C’est donc lin livre de lecture, mais aussi un livre d’étude que nous présente M.le chanoine.Enfin, nos poètes et nos conteurs pourront trouver là une source d’inspiration.Après Shakespeare et Victor Hugo, il n’y a plus de gène à le faire.Ce livre suscitera peut-être aussi chez nous quelques vocation* romanistes.Ce serait heureux, car nous manquons de philologues.Nous avons dans nos collèges beaucoup de professeurs capables d’écrire; peu le font, car un surcroît de travail les limite à leur classe et à leur besogne quotidienne.Mais le jour approche où nos éducateurs pourront s’adonner en plus grand nombre à cette tâche.C’est là d’ailleurs le souhait de plus d’un de nos écrivains renommés.Ils se souviennent très bien de tel confrère aujourd’hui éducateur et qui autrefois, au collège, possédait plus de talent qu’eux et une plume plus souple que la leur.Je rêve donc au jour où certains de nos professeurs d’Eléments deviendront, à l’exemple de Bédier, de grands romanistes.Les étudiants de la Faculté des Lettres, à qui M.le chanoine Sideleau a dédié ses Chansons de geste, ont raison d’en être fiers.Lucien Gagné, C.SS.R.“Seigneur, retirez-moi d’entre les morts” de Raymonde Vincent Roman do la monta?na Premier de cordée pot R.ntlSON ROCHE la vto avtnturouoo dot sruldoo, loo eontumoo plHorotguoo do» mon-taanard», loi paytaqo» fiorique» doo Alpoo «ont admirablement décrit» dans c» livre qui o»t d'un Intérêt palpitant.PREMIER DE CORDEE tait appel è tout e» qu'il y a do noble dans l'homme, et »st à la tel» un poème moral et un récit passionnant.Volume do 380 pages.Au comptoir > SI.50 Par la poste: 11.10 SERVICE DE LIBRAIRIE v DU "DEVOIR” Parce que, dans ce livre nouveau de Raymonde Vincent, deux noms m’ont paru familiers, j’aurais voulu relire Campagne, avant d’en parler.Mais hélas! les loisirs sont courts et rares.Je me contente donc d’ouvrir à nouveau Campagne et d’y couslater en effet que j'avais bien vu là, auparavant, le nom d’un Robert el d’une tante Victoire.Seul, le prénom de l’héroïne est différent.C’est Renée au lien de Marie.Cependant la conviction s’impose à moi que c’est encore le coeur et l’âme de Raymonde Vincent et une partie de son expérience, qui, pour notre plus grand bien, sont exposés.Une étude de sentiments aussi subtils, sans l'apport personnel, aurait été impossible.Elle n’aurait pas cette émouvante densité.L’introspection, chez Raymonde Vincent, perfectionne donc le côté humain et vrai de cette jeune héroïne inventée: Renée.Ce livre n’est pas un roman.1! a 133 pages, en caractères aérés, espacés.Dans sa première moitié, il résume à peine un mois de vie, surtout intérieure.Et le drame qui se dénoue ensuite dans la joie mystique de la foi retrouvée, se joue complètement en une seule nuit décrite dans le reste du livre.Au premier abord, on est un peu déçu que ce livre, physiquement, soit si peu de chose.Mais “le l’ai lu deux fois dans la même journée, trouvant à chaque phrase de la seconde lecture plus de résonance et plus de beauté.Ce livre dans sa subtilité, sera-t-il compris et aimé?En méprisera-t-on le sens d’une si grande signification?Enfin un auteur ne cherche pas midi à quatorze heures, et s’incline devant la seule explication possible du monde: la Vérité du Christ.L’héroïne est en Allemagne.A quelle époque?/Rien ne nous le dit.Elle est pauvre.On apprend dans des incidentes à peine appuyées qu’elle donne des leçons de français.Elle est seule.Et sa solitude voulue par l’auteur est si parfaite que dans les 133 pa^es, pas une parole ne sort de ses levres.Elle ne rencontre personne qu’elle connaisse.Personne ne s'occupe d’elle.Elle pense à un jeune homme qui ne l’a pas assez aimée pour vouloir d’elle, elle le cherche toute une nuit de bar en bar dans Berlin, mais en le cherchant, elle est surtout scn-.sible au chemin que poursuit sa \ pensée à ia recherche d'autre chose de plus profond et qui donnerait un sens à cette existence, et à tous ces morts vivants qui marchent autour d’elle et remplissent le monde.“Renée vit bien qu’il ne s’agissait pas d’elle seulement, qu’elle ne suivait pas un destin séparé, mais que tout le monde portait le même poids.Nul n’en était chargé plus lourdement qu’un autre, ni moins.Peut-être la raison cachée pour laquelle si peu osaient assumer ce fardeau, tenait-elle à ce qu’on en devinait l’infini.Car il eut fallu consentir à des sacrifices dangereux, peut-être impossibles, et j c’est pourquoi on préférait subir J le destin, le laisser peser sur soi, avec le vain espoir qu'il passerait sans dommage.Impossible de mesurer d’avance la portée d'un tel sommeil; toutefois si les destinées futures demeuraient impénétrables, le simulacre de la vie ne pouvait être toléré.Et comment la perte irréparable de la vie laissait-elle les gens debout, comment pouvait-on ainsi se passer de soi-même, accepter sans devenir fou d’être une énigme, s’accommoder de ses manques comme de ses qualités, ne pojnt être troublé de leur double présence en nous, subir le silence de l’âme sans épouvante?Il y avait là de quoi bouleverser une nature comme celle de Renée, de quoi lui enlever le repos”.Car elle possédait la vocation de la vie, la volonté innée de triompher du néant.El alors, du fond de son enfance de baptisée, pendant cette “contemplation de l’invisible” ininterrompue (pie sont toutes les pages du li\re, reviennent des souvenirs qui l’éclairent.Si tous ces gens que, dans sa solitude, elle se complaît à coudoyer, tans les jardins, les parcs, où la nature lui verse au moins sa joie, et dans les bars, les dancings, où étrangement, elle a pris l’habitude d’aller s'ennuyer la nuit, si tous ces gens onl des visages morts e! sans lumière, pense-f-elle, c’est que h monde vil dans les ténèbres, ténèbres que répand le règne de Satan.“Ainsi, e’étail vrai, le monde se trouvait dans les ténèbres.Celte petile phrase, lue el entendue tant de fois dans la distraction, la légèreté, cessait d’ètre une formule de langage, elle devenait un fait tangible, le fait quotidien, capital, dont découlait tout le reste.” Et la pensée de Renée s’appuie ensuite sur l'humain, le transitoire: “Un suprême détachement lui fit voir, éparses dans le .sinistre matin, sans un reste de signification, de vagues présences qui semblaient vouloir rappeler qu’elles avaient été naguère aimées, désirées, ardemment attendues.Maintenant ces fantômes produisaient un effet dérisoire et il parut vraiment inexplicable à Renée que l’on pût tenir lion si longtemps et garder jusqu’à la fin le courage d'affronter jour après jour, des matins comme celui-ci.En vérité comment parvenait-on à faire l’énorme effort de rester debout, comment n’arrivait-il jamais que les gens s'effondrassent en pleine rue?Far quelle contrainte surnaturelle lant d'âmes déchirées, tant d'âmes désespérées, tant d’àmes mourantes, taisaient-elles si obstinément leur martyre?Comment leur vain héroïsme de vivre ne les écrasait-il pas à la fin?Où prenait-on la force de soutenir cette lutte disproportionnée?Pourtant leurs visages raidis de morts vivants témoignaient assez du commun désespoir, de la lassitude sans appel et plu* encore, hélaa! de la hideuse résignation.Et voici quTI ne leur restait plus d'autre besoin que de se serrer en troupeaux.” (p.62.) Mais Renée va sortir du troupeau.Ce qu’il lui fallait à elle c’était le ciel, le ciel même sur cette terre, si “l’on goûte aux euux du fleuve éternel”.Mais.“elle se disait avec amêrtume et compassion qu’elle appartenaii à une tradition religieuse où la Croix n’était pas repoussée, certes, mais considérée comme un châtiment.Les hommes et les femmes de sa famille en avaient souvent parlé devant elle avec rancune ou avec résignation, sans que la joie de participer à la vie sacrée leur allégeât l’esprit.” Renée, elle, arrivera à i’aete de foi, avec l’extase heureuse que connut l'Ethiopien quand Philippe le baptisa sur la route, l'Ethiopien qui “continua son chemin plein de joie.” * Ce dernier livre de Raymonde Vincent est admirablement écrit Pas un mot de trop.Et tous, plongeant à des profondeurs, donnant ou des sons, ou des images.Ainsi, lorsque reparaît cette tante Victoire.déjà connue dans Campagne.Renée vient de voir l'éclair qui peut illuminer définitivement toutes les ténèbres, c’est sa nuit pascalienne, “L’antique'esprit de prière, ie pli ancestral se ictrouva intact en Renée qui reprit d’instinct l’humble, l'adorable courbe humaine”, puis.“Renée pleura de cette nouvelle douceur jusqu'à ce qu’à travers le flot brûlant des larmes elle vît poindre.très proche, le centre d'une sorte de disque pâle, qui s’élargi! jusqu’à la grandeur d'un fond de dentelle de coiffe berrichonne.A 1k longue, cette présence illusoire fit face et sous le rebord finement plissé du bonnet, apparut le cher petit visage au nez épaté, d’une tante paternelle de Renee.Les cheveux blancs, rares, partagés au milieu, la bouche rentrée à cause des dents toutes absentes, toute la tendresse, tout l’humain attachement, l’enfance bénie, l’espoir de la vie, la merveille des premiers jours, demeu-i aient victorieux sur ces traits pauvres, ces traits communs, ces traits détruits, consumés, de vieille paysanne.de vieille chrétienne res plendissante.Aucun éclat cependant, à peine le distinguait-on sur le fond neutre de l’existence, tant il était intérieur, empreint de paix.” (p.105).Le petit visage ridé qui sort dans Iç rond de dentelle de la coiffe, c’est ièsprocédé du film, transposé dans w littérature.Mais quelle trouvaille heureuse! D’ailleurs Raymonde Vincent peint la beauté du monde extérieur et de la nature avec une acuité, une finesse extrême.Ainsi le prouve encore cette description si belle de la rue sous ses fenêtres: “L’asphalte étincelant des trottoirs ressemblait au courant des tranquilles rivières sous la lune; soie sur soie, soie lourde des mers, soie des cieux, soie des surfaces, soie intérieure, telle était l’étoffe de cette nuit.” Ce qui réjouit dans ce livre, en plus de la grande luminosité de la pensée, et le choix raisonné de la voie qui engage dans la direction de tous les espoirs, au lieu d’enh-ser dans l’absurde si à la mode! — c’est la montée d’un talent vers la perfection.Ce nouveau livre de Raymonde Vincent dépasse en qualité et en beauté ses autres livres.Retirez-moi d’entre les morts, est une ascension dans tous les sens! Michelle Le NORMAND 24 mai 1946.Miettes d'histoire Par le Dr Sap Ceux à qui il est donné de lire les hebdomadaires de la province, plus particulièrement de cette partie de la province qui s’appellent le Bas-du-Fleuve, el plus particulièrement l’un des journaux qui paraissent à Rimouski, le Progrès du Golfe, connaissent le Dr Sap.Celte désignation est le pseudonyme d’un journaliste québécois très connu, on serait tenté de dire que c’est un ex-journaliste, passé qu’est maintenant cet homme à la sérénité du fonctionnarisme; et elle apparaît à plusieurs des pages de presque chaque livraison du Progrès, au bas de notes qui se lisent toujours aveç intérêt et qui se rapportent aux petites choses de l’histoire canadien- «e.Le Dr Sap — pourquoi celer davantage celle chose devenue pour ainsi dire secret de polichinelle?— n’est autre que M.Damase Pot' in, écrivain d’abondance et de surabondance, ayant écrit sur maints sujets, y compris de nombreux su-jcls historiques.Après chaque publication d’un bouquin, l’ami Pol-vin reste avec un champ où la gla-nure est copieuse.L’auteur se charge lui-même du glanage et c’esl ainsi que le Dr Sap manque rarement de matière pour ses chroniques à la presse hebdomadaire.Miettes d'histoire, ce sont, sous couverture jaune d’or, et sur papier-journal, soixante-quatre pages de ces glanures, à raison de deux gianures par page, soit cent vingt-huit glanures au total.Le tout comme de raison sans trame suivie, mais de lecture agréable.i-vi-4# Albert ALAIN PAGE DES LIVRES L'Actualité économique Cette très intéressante revue publiée par PEcole des Haute* Etudes Commerciales (directeur-administrateur, Esdras Mihville; secrétaire général, François-Albert Angers) nous arrive avec une toilette neuve pour sa livraison d’avril.De mensuelle, la revue devient trimestrielle, mai* en même temps beaucoup plus volumineuse.Ge changement coïncide avec le vint et unième anniversaire de fondation.Aux premières pages de la revue modifiée, il est écrit: Quand l’Ac-lunlité Economique parut dans sa première édition, en avril 1925, elle ne constituait qu’une brochure de trente-quatre pages consacrée à de très courts commentaires sur des questions économiques et financières: dix-huit sujets étaient abordés dans ces quelques pages.Petit à petit, les sommaire* des diver* numéros révèlent que nos auteurs prennent du souffle, mais l’habitude de discuter des questions économiques n’avait pas atteint à ce ’.uon.em-là chez nous assez d’ampleur pour qu’il fût possible d’entreprendre des études étendues sur le* grandes questions.Le volume de deux cents pages qui, comme dans la présente édition, sera maintenant de règle, ne paraîtra que tous les trois mois.Ce changement correspond d’ailleurs tout à fait au .stage où nous en sommes arrivés, c’est-à-dire au seuil de la recherche économique véritable.Jusqu’ici nous avons été surtout une revue de vulgarisation évoluant vers des études plus scientifiques; sans cesser abruntement de n( intéresser à la vulgarisation, nous voudrions susciter de* travaux plus poussés et leur faire la place de plus en plus large.” Editions du Lévrier * M.Gsorqss Boiteau, membra d» l'A.R* C.F.vient de taire paraître aux Edition* du Lévrier un volume d» poèmes Intitulât "ESSOR VERS L'AZUR", en vente dont toutes les librairies.Echos •Edi- Viennent de paraître aux lions Parizeau”: Le Chariot de Jeunesse, roman, par Henri Rhode; Mes Prisons, par Jean de Pagne; Tombeau d’Orphée, poème, fragment, par Pierre Emmanuel; Combats avec tes défenseurs, poèmes, de Pierre Emmanuel, avec avant-propos par Jacques Maritain; Délivrez-nons du mal, poèmes, par Loys Masson; La lumière naît le mercredi, poèmes, par Loys Masson; Temps fous, poèmes, par J.-M.-A.Paroulaud; Le domaine public, poèmes, par Pierre Seghers; Merveilleuse histoire de Pierre Schlémihi, par Adedbert de Ghamis- so: Esquisse de France, par un JP’01* pe d’auteurs, préface de S.E.Henri Bonnet, ambassadeur de France, * * * Viennent de paraître à la “Maiso* de France”, New-York: La Voie et les Détours, romajfc par Berthie Zilkha; La Quatrième République par Baris Mirkine-Guetzévitch.Profils normaliens de G.Belfefleur et D.Durand Interviews si photographiée de M Anciens de ['Ecole Normale Jaequefr Cartier, qui es tant distinguée «©m» toutes les carrières, surtout dose l'enseignement.Citons > le» Hon.luges S.Létoi» nsau, I.-L.Saint Jacques» MM.Map.Brissbou.Arm.Clreé, S.-A.Baulne, Raoul Clouthler.Paul Rian, O^J.Desaulniers, le R.P.P.-Emlle Parley 1 des CJS.VW L B eau chemin.Ait Sarrasin.fuies Massé.Léo Gaiudoa.sic., etc.L'introduction, signé# peu M.l'abbé Adélard PesrosIeM, raconte l'histoire émouvante de cens école appelée à louer un si grand rôle dans notre société.Volume de MO pages t 11.50 En vente dans testes Isa VbraMee r Histoire romoine, 5 volumes, direction G.Gloti.^ Histoire Grecque, Glotz, 4 vol.Pensée chez l'enfant.Wallon, 2 vol.L'âme de l'adolescente, Mendousse.L'énergie spirituelle, Bergson.$12.75 $11.50 $5.40 $1.50 $1.50 $1.80 $30.00 $30.00 $30.00 Esquisse système qualités sensibles, Nogué S.Thomae Aquinatis Summa Theologico, 5 vol.Larousse universel, 2 vol.Larousse Memento, 2 vo!.Classiques Garnier Collection Etudes Historiques : droit — médecine — histoire philosophie — économie politique.DERNIERES NOUVEAUTES Wilson & Lafleur Limitée 10 ouest, rue Saint-Jacques, Montréal, P.Q.Les Soeurs de Saint-Paul de Chartres en Gaspésie ' par l'abbé Pierre VEILLEUX Une communauté paroissial# pour des oeuvres paroissiales, c'est ainri que l'au leur définit la congrégation religieuse dont j Il nous donne une brève esquisse.Ton dée en France par un curé, pour être l’auxiliaire du prêtre dans son action j apostolique, la congregation des Soeurs j d» Saint-Paul a pour devis»: Simplicité, j Régularité, Travail.Ses membres s» dévouent dans 1st oeuvres Iss plus varié»»: écoles de toutes catégorise, matsmsllss, primaires, secondaires, ménagères» ou vrolrs, orphelinats, patronages.L'apostolat des Soeurs de Saint-Paul dans les petits villages d» Francs, dans les bagnes de la Guyane, chet les lépreux des îles Philippines, dans les missions lointaines ne psut être que mentionné.L'auteur s'attarde davantage à leur oeuvre au Canada où elles s'établirent en | 1830.à l'ombre de son presbytère.11 | raconte donc une histoire qu'il cannait i et dont le récit édifiant intéressera tous les lecteurs.Au comptoir : S0.10, par la poste : 50.12.1 SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR ' I Jbeinièteâ j\ouveautêà LES ANGES NOIRS par FRANÇOIS MAURIAC de l'Académie Française La confession de toute une vie.Le paysage d'un destin tragigu» .$12é HISTOIRES EXTRAORDINAIRES D’EDGAR POE traduction par CHARLES BAUDELAIRE Conies uniques, marqués du génls» stylo brillant, vibrant, pur de l’auteur des FLEURS DU MAL.$1.09 SIMON LE PATHÉTIQUE par JEAN GIRAUDOUX Quels accents trouve Giraudoux pour exprimer l'amour Immatériel que Simon, avait pour Anne, la iraqils iemm» 1.9I.M JULIETTE AU PAYS DES HOMMES par JEAN GIRAUDOUX Un* héroïn# dt roman aux lignes classiques, telle qua Giraudoux les crée dans un rayon de lumière étincolanfe.Dl.25 LES MAL AIMÉS par FRANÇOIS MAURIAC de l'Académie Français* Trots actes amers qui OAt fait iureur à la Comédie Français* et qui soutiennent la lecture comme le meilleur roman.$1.53 LES LOUPS ENTRE EUX par CHARLES ROBERT-DUMAS le cambriolage du bureau du général Von Raugwlts.chef dn 8.R.allemand.Une palpitante chasse à l'homme à Berlin.10.7$ EN VENTE PARTOUT Demande* noire dernier catalogue.Nous adresserons, sur demande, sans (rai*, la liste d* nos nouveauté* parues à chaque mois à toute personne qui en fera la demande.LES EDITIONS VARIETES Dussault el Péladeau HIO, rue Stanley • Montréal • Tél.: MA.3773 \ COMMERCE ET FINANCE LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI l«r JUIN l*K> VOLUME XXXVIi — No 125 Nouvelle usine de plastiques La Canadian Resins and Chemicals Limited commencera bientôt la production des plastiques "Viny- lite" L'instaHatibn de la machinerie ?t de l'outillage à la fabrique de plastique de Canadian Resins and lhemicals Limited actuellement en •onstruction à Shavvinigan Falls se poursuit normalement et il est probable que l’on pourra commencer j nue le Iti a production durant le mois de uin.Les plastiques “Vinylite” que fabrique cette compagnie figurent parmi les nouveaux produits chi-miques les plus importants qui soient sortis des recherches poursuivies en temps de guerre.Ces plastiques ont plusieurs propriétés nouvelles et il peut s’adapter à une *rande vaneie d’usages courants.L’accueil tout à fait favorable qui a été fait aux quelques produits dé-à fabriqués avec ces matières permet de prévoir que la production le la nouvelle usine sera l’objet l'une irès grande demande.Choses et autres Les nouvelles actions ordinaires de Acme Glove Works Ltd.ont été admises à la cote officielle du Curb de Montréal et on pourra transiger sur ces dernières à l’ouverture îles affaires de eemanché lundi, le .'t juin ItMG.L’inscription couvre 48.-000 actions sans valeur nominale et ces dernières seront désignées sur le ticker par l’abévriation suivante: AW, soit la même que précédemment.Président du Curb Lors d’une assemblée spéciale, te-mai.les actionnaires ont approuvé l’annulation des 13,802 actions ordinaires anciennes non émises et ils se sont prononcés, en même temps, en firveur du fractionnement des autres actions sur le marché sur la base de - pour 1.Après avoir donné effet à ce changement il y aura 18.000 actions nouvelles en cours sur un total autorisé de 82,390 actions.Produits fabriqués Aclucllcment, on fabrique des chaussures, sacs à main, imperméables, parapluie et plusieurs autres j irlielos d'usage quotidien en pins- | ique ¦•Yimlite”.La fabrication des résins “Viny-1 itc” fut introduite au C.anada en 1943 par Lanadian Resins and (lhemicals LUI, compagnie que possè-lent conjointement Shavvinigan 'miernicals Limited et Union (larbi-te mul (larbon (lorporalion, de Vew-York.Une fabrique de résines fui construite à Shavvinigan l'alis dans le but de fournir îles résines "Vinylite” aux manufactu-iers de divers produits de guerre 9ii Canada, eu Grande-Bretagne et mx lltats-Unis.Jusqu’à la fin de a guerre, la production de celle isine servit uniquement à des fins :1e guerre.On sait que ce produit 9 servi surtout au revêtement des •âblcs, mais il a été beaucoup utilisé dans la fabrication des fils pour les communications de l’armée.Le recouvrement imperméable des tissus, la fabrication de toiles, 'd'imperméables, d’étuis à fusils cl d’instruments de marine ont aussi absorbe une bonne partie de la production des plastiques "N iny-lite”.La production de cette usine est maintenant disponible pour les usages du temps de paix et c'est afin d’approvisionner les fabricants canadiens de produits en plastique ’’Vinylite’, qui importaient leurs matières premières des Etals-Unis, que l’on construit présentement une usine à Shavvinigan Faits.Dans cette usine, qui sera la plus moderne et la mieux outillée du genre en Amérique du nord, on poussera plus loin le traitement des •csines ‘‘Vinylite” de façon à produire une pellicule et nnc feuille de diverses épuxis.vcuis el aux couleurs variées en plastique “V inyli-te".de même que des composés d’extrusion et de moulage, à l'usage le l'industrie canadienne des pro-iuils en plusliqm*.La compagnie a, aussi, sur le marché, 32,500 actions privilégiées amortissables, d’une valeur au pair de $20 chacune, comportant un dividende cumulatif de $1 sur un total autorisé de 50,000 actions.A la demande de la compagnie, les anciennes actions ardinaires, sans valeur nominale, seront rayées de la liste de la Bourse de Montréal à la fremeturc des affaires le 31 niai 1946.* * * Le Curb de Montréal -a admis a la cote de la section non officielle, à l’ouverture des affaires mercredi, le 29 mai 1940, les actions sans valeur au pair de Canadian Fairbanks-Morse o.Ltd.L’inscription porte sur 80,000 actions sur un total autorisé de 125,000 actions.>(.)(.)(• La Bourse de Montréal a annoncé hier que 12,000 actions ordinaires additionnelles de St.Lawrence Flour Mills Limited ont etc approuvées et seront transigées à l’ouverture des affaires le 3 juin 1916.M.F.G.McARTHUR, associé de la firme A.E.Ames & Co., qui vient d’être élu, par acclamation, président du Curb de Montréal.Le nouveau président est membre de la Bourse de Montréal depuis janvier 1935.M.H.R.McCuaig, président démissionnaire, agira comme secrétaire-trésorier au cours du prochain ternie.Asse mbl ée annuelle du Curb local M.H.-R.McCuoig, président démissionnaire passe en revue les activités de l'année Vice-président du Curb M.G.IBBOTSON qui vient d’être élu vice-président du Curb de Montréal.Au Cell Telephone Le commerce des bestiaux Recettes du P.C.tn baisse Les recettes brutes du ’.anudien sc sont élevées Pacifique à $4,975.- 100 dans la semaine terminée le 2* uai, à eompurcr avec $0,085,000 >cnir la meme période de l’an tier-lier: c’est une diminution de $L- 011.000 ou de 18.2 p.e.Du 1er janvier au 21 mai, les icelles brutes forment un total de 108.830.000 oomparati veulent à 117.687.000 pour la période eor-éspondantr de l’an dernier; c’esl ne baisse de $8,857,000 ou de 7.6 inur rent.CONSEIL ’ADMINISTRATION President VICTOR MORIN, notaire 1 er vice-president J.-V.DESAULN1ERS, îàiv.e vice-préiident V.-L BEAUPRÉ, A.A.S.Adminirtrateuri Charles Laurendeau, C.R Hector Cypihot, M.D.Anatole Lachapelle, C.R.J.-Ernest Laforce L.-A.Fréchette, notaire Rodolphe Dagenais Directeur général J.-V.DESAULNIERS Directeur général adjoint HENRI OUIMET # SOCIETE NATIONALE DE FIDUCIE S.-j»cautî MoreS.l HA.3291 Durant la semaine finissant le 30 mai, 1940, il y avait en vente sur les deux marchés du bétail de Montréal: 1053 bêtes à cornes, 420 moutons, 3803 porcs et 6084 veaux.En plus, 1381 bêtes à cornes, 53 moutons, 195 porcs et 48 veaux furent consignés aux maisons de salaison et 253 bêtes à cornes furent maniées dans les cours à destination d’autres endroits au Canada.Les deux marchés à bestiaux de Montréal enregistrèrent des arrivages plutôt modérés durant la semaine.Il y avait une bonne demande pour toutes les catégories.A la suite de la levée temporaire du plafond des prix sur le bouuf de qualité “rouge (red) et "bleu’’ (blue) soit du 27 mai au 20 juin, les prix grimpèrent de 75 sous plus haul sur les bêtes à cornes susceptibles d'être étampées, tandis que celles de qualité inférieure rapportaient 25 sous plus cher dans certains cas.Les veaux se vendaient activement à un ton vigoureux.Les agneaux et moutons demeurèrent stables.Les porcs étaient plus élevés.Les meilleurs bouvillons offerts rapportèrent jusqu’à $14.50; les bons bouvillons sc vendirent de $13.00 à $13.75; les moyens $11.75 à $12.75 et les communs $10.00 et plus.Les veaux engraissés se vendaient de $12.00 à $14.00.Les taures variaient entre $8.00 et $13.00.Les bonnes vaches de boucherie, $10.00 à $11.00, et quelques-unes $11.50; les communes $7.25 à $8.50.Les animaux pour la mise en son-serve $7.00 et plus.Les bons taureaux étaient de $10.50 à $12.00 et les communs $8.00 et plus.I.cs veaux se vendirent assez bien, les meilleurs aussi haut que $15.50 et $16.00; ta majorité des ventes était entre $13.00 et $14.50 pour les sujets de qualité commune à passable.Les très communs aussi bas que $12.00 et $12.50.Les veaux abreuvés, $9.00 à $11.00.Les bons agneaux du printemps j s’échangèrent entre $15.00 et $16.00, es légers $14.00.Les moutons, $4.00 à $10.00.Au début, quelques ventes aux petits bouchers ont rapporté aussi haut que $22.00, mais la plupart des porcs se vendaient de $21.50 pour a Catégorie A.Les truies, $19.50 à $19.75 abattues.Présentant le rapport couvrant les activités enregistrées sur le Curb de Montréal au cours de l’exercice terminé le 30 avril 1946, M.H.R.McCuaig, président de ce marché, dans ses remarques aux membres du Curb, paya tout d’abord un tri-but d’hommage à la mémoire de deux membres décédés au cours de l’année écoulée, soit M.Malcolm C.Oswald et Louis Lefebvre.Je suis convaincu, dit-il.que vous vous joi-‘ gnez tous à moi dans l’expression de regret sincère pour la disparition de ces deux membres.L’année écoulée a été fort active et le volume des transactions industrielles a passé de 3,100,000 actions à 6,900,000.Quant au total des échanges miniers, il fut de 47,,900,-000, en regard de 19,100,000 actions antérieurement.11 y eut 44 nouveles inscriptions de valeurs au cours de l’année et, en outre, 16 compagnies furent admises dans la section non officielle.Ces additions contribuèrent grandement au regain de vie manifesté.Les firmes membres de ce marché jugèrent nécessaire d’avoir suffisamment d’epérateurs sur le parquet, afin de pouvoir faire taee au volume d’affaires atteignant presque celui d’une période de “boom”.En conséquence, pour la première fois depuis des années, la situation .semble plus normale avec 35 représentants sur le parquet, eu regard de 19 au début de l’exercice qui vient de se terminer.En coopération avec la Bourse de Montréal, deux délégations furent envoyées à Ottawa, accompagnées de M.Philippe Brais, c.r., comme aviseur.La première délégation se présenta devant un comité de la Chambre des Communes pour exprimer son opposition à certaines clauses du traité d’extradition, proposé entre le C.anada et les Etats-L’nis et la seconde, qui comprenait noire vérificateur-conseil, M.W.E.Dunton, c.a., présenta certains dossiers devant le comité du Sénat, enquêtant sur l’administration de la Loi de l’impôt sur le revenu.Au début de cette année, une augmentation relative aux exigences minima de marge a été autorisée; elle est devenue en vigueur dès le 16 février pour les nouveaux comptes et elle le sera le 16 juin pour les anciens.Cette augmentation fut décidée à la suite d’une discussion avec M.Towers, gouverneur de la Banque du Canada, ainsi qu’avec d’autres hauts fonctionnai-rcs de cette institution.En terminant, le président a tenu à présenter ses remerciements aux membres de la direction pour l'intérêt soutenu manifesté au cours de l’année écoulée.Î1 a aussi exprimé les remerciements des membres du comité de régie sortant de charge, à MM.Adolphe Routier, c.r., et Ephraim Leboeuf, registraires conjoints, pour l’excellence de la coopération obtenue.A M.W, F.Dun-ton.c.a., vérificateur conseil, à M.G.P.Dunlop, directeur-gérant, ainsi qu’à M.Roy E.Mackenzie, direc- teur-adjoint.et au personnel, il a présenté un sincère remerciement pour leurs loyaux services.Rapport sur les animaux vivants 1! v avait en vente sur les deux marchés du bétail de Montréal durant les premiers jours de ia semaine: 690 bêtes à cornes, 327 moutons et agneaux.2174 porcs et 4048 veaux.Fin plus, 549 bêtes à cornes, 145 porcs furent consignés aux maisons de salaisons et 193 bêtes à cornes furent maniées dans les cours à destination d'autres endroits au Canada.Les deux marchés a bestiaux de Montréal^ enregistrèrent des arrivages plutôt modérés durant cette première partie de la semaine.Il y avait une bonne demande pour toutes les catégories.A la suite de la levée temporaire du plafond des pi'ix sur le boeuf de qualité “i-ouge” (red) et “bleu” (blue), soit du 27 mai au 20 juin, les prix grimpèrent à 75 sous nlus haut sur les bêtes à cornes susceptibles d'être étampées, M.Philippe HL’RTEAÜ, B.A.L.S.C., dont on annonce la nomination au poste de directeur français (les relations extérieures de la compagnie de téléphone Bell du Canada.M.Flurteau assumait auparavant des fonctions analogues à la Canadian Industries Limited.(Photo Studio Garcia) tandis que celles de qualité inferieure rapportaient 25 sous plus cher dans certains cas.Les veaux de lait se vendirent activement a un ton vigoureux.Les agneaux et moutons demeurèrent stables.Les porcs étaient plus élevés.Les meilleurs bouvillons offerts ont rapporté jusqu’à $14.50; les bons bouvillons $13.00 à $13.75, les moyens $11.75 à $12.75 et les communs $10.00 et plus.Les taures variaient entre $8.00 et $13.00.Les bonnes vaches de boucherie $10.00 à $11.00, quelques-unes $11.50; les communes $7.25 à $8.50.Les animaux pour la mise en conserve $7.00 et plus.Les bons taureaux, $10.00 à $12.00 et les communs $8.00 et plus.Les veaux se vendirent bien, les meilleurs rapportent $15.50 et $16.; la majorité des ventes étaient entre $13.00 et $14.50 pour les sujets de qualité commune à passable.Les très communs étaient aussi bas que $12.00 et $12.50.Les bons agneaux du printemps s'echangèreu; de $15.00 à $16.00, les légers à $14.00.Les moutons, $4.00 à $10.00.Les ventes au début faites aux petits bouchers étaient de $21.50 à $22.00 pour la Catégorie A, mais la plupart des pores étaient à $21.50.Les truies, $19.50 à $19.75.Nouvelle émission de la Shawinigan W.& P.Un syndicat ayant à sa tète la Dominion Securities Corporation, Limited annonce aujourd’hui le lancement d'une nouvelle émission de la Shawinigan Water and Power Company, la première depuis 1936 en vue d’augmenter le capital de cette compagnie.Il s’agit d’une émission de $10,000,000 d’obligations amortissables, première hypothèque et nantissement en fiducie, série “N”, 3%.L’échéance des obligations est fixée au 15 mai 1971; elles seront payables au Canada seulement.Elles sont offertes au prix de 101.50 plus les intérêts courus.Les fonds provenant de cette émission seront consacrés à l’actif immobilisé de la compagnie, sous forme d’améliorations, d’annexes, etc.En ces dernières années, la compagnie s’en est tenue à des émis- sions d’obligations, portant dès taux d’intérêts courants, qui servaient au remboursement avant maturité, des diverses séries d’obligations alors en circulation.Ces dernières portaient des taux d’intérêt plus élevés.Les remboursements ont diminué de façon marquée les intérêts annuels que doit payer la compagnie; ils ont en outre réduit le montant des fonds consolidés payables en monnaie américaine.Stocks de blé peu considérables Les stocks de blé canadien dans des positions de l’Amérique du Nord, à minuit le 16 mai, déclinent de nouveau: les stocks visibles sont de 72,103,363 boisseaux contre 76,296,006 boisseaux le 9 mai et 303,675,861 boisseaux à la même date l’an dernier, d’après les chiffres publiés par le Bureau fédéral de la statistique.Les stocks en positions canadiennes diminuent de 284,004,407 boisseaux il y a un an à 71,757,329 boisseaux; ceux dans Jes positions américaines, de 19,-671,454 boisseaux à 351,034 boisseaux.Les livraisons de blé par les fermes des Provinces des Prairies sont plus considérables durant la semaine terminée le 16 mai; le total est de 2,192,081 boisseaux, eu comparaison de 2,072,292 boisseaux la semaine précédente.Les arrivages au cours de la période écoulée de la campagne agricole actuelle atteignent 210,826,240 boisseaux, à rapprocher de 297,086,895 boisseaux la période correspondant de 1944-45.Les quantités suivantes de grains secondaires sont aussi livrées par les fermes des Provinces des Prairies durant la semaine terminée le 16 mai (les chiffres de la semaine précédente sont entre parenthèses): avoine, 1,669,324 (1,788,493) boisseaux; orge, 514,316 (606,689) boisseaux; seigle, 10,790 (14,186) boisseaux; graine de lin, 3,835 (5,-868) boisseaux.Prévisions pour le bacon La demande de bacon canadien pour les quatre prochaines années a été mise au clair par M.James G» Gardiner, ministre fédéral de l’Agriculture, lorsqu’il a annoncé récemment les résultats des négociations avec le ministère britannique des Vivres.Le Royaume-Uni est prêt à acheter toutes les fournitures que 'e Canada pourra lui envoyer en 1946-47 et 48.D’autres discussions auront lieu avant janvier 1947 afin que.les besoins pour 1949 puissent être pris en considération.Le prix de l’entente pour les flèches wiltshires de la catégorie A a été porté à $25 les 1ÜÜ livres, f.h.port de mer, a compter du 1er avril 1946.et ce prix demeurera jusqu’au 31 décembre 1947.Le prix pour l’entente de 1948 sera établi pins tard, mais il ne descendra pas au-dessous de $22.50, même base, qui était en vigueur au cours de l’entente de 1944-45.A la suite de cette annoncé, la Commission des prix et du commerce en ttmps (le guerre a déclaré une augmentation de 2U cents par livre, base de carcasse, dans les prix maxima sur le marché de gros domestique pour le porc.Le rapport entre Je prix domestique et le prix d’expoijtation, qui est en vigueur depuis deux ans, sera maintenu.Ces augmentations dans les pî'ix du bacon représentent une augmentation d’environ $3 par porc.Toutefois, les primes de qualité de $3 par carcasse de la categoric A et de $2 par carcasse de la catégorie B ont été réduites de $1, de sorte que l’augmentation nette es de $2 par pore.Cette augmentation de prix encouragera, espère-t-on, la production du porc.Forte demande d'oeufs canadiens Cournor Mining Co.Ltd M.Maurice Scott, ingénieur-conseil, vient de nous aviser que le forage no 43 à 61 degrés en-dessous du No 35 a montré les mêmes conditions géologiques ainsi que de l’or natif.On a décidé de tenir l’assemblée annuelle et spéciale des actionnaires de la compagnie le 10 juin prochain.Jacques - R.Nadeau - Albert Paquet COMPTABLES AGREES désirent annoncer l'ouverture d'un bureau sous la raison sociale de NADEAU, PAQUET & CIE Chambre 107, Edifice St-Denis 354 Est, rue Sainte-Catherine, Montréal Té!.: HA.3221 Les aviculteurs savent maintenant ce que les deux prochaines années leur réservent, déclare la Revue courante de la situation agricole au Canada.Le Royaume-Uni veut plus d’oeufs canadiens en coque.L’entente actuelle qui expire le 31 décembre 1946.sera prolongée pour 1,750,000 caisses d’oeufs en.coque i et 5.000 tonnes d’oeufs desséchés en 1947 (soit un total d’environ 86.1 millions de douzaines d’oeufs) aux prix de base courants.Le Royaume-Uni doil fournir au Canada à l’automne de 1946 (de préférence pour octobre), ^un état de ses besoins d’oeufs en cbquc et desséchés ou c( ngelés pour 1948.Les oeufs en coque devront être expédiés au cours des mois allant de septembre 1946 au 15 mai 1947.inclusivement, et plus spécialement durant les mois d’octobre à décembre inclusivement.A cause des difficultés de manipuler des denrées au Royaume-Uni pendant les mois d’été, le Canada a été prié de cesser d’expédier des oeufs en coque le 15 mai 1947, et de diriger le surplus d’été vers la production de la poudre d’oeufs sucrée.Dividendes déclarés Le conseil d'administration de LA COMPAGNIE D'ASSURANCE-VIE CROWN LIFE annonce la retraite de M.C.-W.SOMERS président et M.G.-T.SOMERS y ice-président et l'élection de M.H.-D.BURNS d titre de président de la compagnie et président du conseil Dévouement d'un employé du "P.C." en Orient M.George E.Costello, agent des services maritimes du Pacifique Canadien, à New-York, a reçu ce matin des documents qu’il croyai.avoir perdus à tout jamais et qui lui ont rappelé le devouement d’un de ses amis, M.Thomas C.Monaghan, de la ville de Québec, qui, aprèc avoir été fait prisonnier à Hong-Kong, réussit à regagner sa liberté en affirmant aux Japonais qu’il était citoyen de l’Irlande libre.Costello a reçu ces documents, ainsi qu’une police d’assurance, dans un paquet ryii lui fut retourné par les bureaux du C.P.R.à Hong-Kong, qui viennent de rouvrir et où M.Coslcllo et Monaghan «travaillaient avant l’arrivée des Japonais dans ce port de mer du Pacifique.M.Costello est sous l'impression rue ces papiers avaient été cachés par Monaghan, agoni des achats c‘.surintendant du commissariat aux bureaux de Hong-Kong, alors qu'il élait en liberté et avant que les Japonais se rendent compte de sa ruse et l'exécutent sous accusation d’espionnage.Monaghan qui avait été interne avec des milliers 'le citoyens britanniques, canadiens et américains dans le (amp Stanley, se dévoua corps e> âme pour apporter un peu de confort à scs amis lorsqu on lui permit de se déplacer dans la colonie, grâce à la liberté qui lui avait été accordée après qu il cul déclare être citovcn de l’Eire, Il escamotait des vivres et des vêtements, qu’il distribuait ensuite à ses i"' :x.Il reçut même une fois de l’argent du consul britannique, à Macao, qu’il donna aux internes pour leur permettre d acheter de la nourriture., ., Monaghan, malheureusement, fut décapite par les Japonais au mois d’octobre 1943 sous accusation d’espionnage et aussi pour avoir oi-rilité l’évasion de citoyens des nations alliées.Pour atténuer la famine Dans un effort pour expédier le blé canadien outre-mer assez tôt pour atténuer la famine en Europe et en Asie, le Canada a exporte, a compter du premier jour île 1 année de récolte jusqu’à la fin de mars, bien au delà d’un milium de boisseaux par jour de blé °u d equivalent en farine.Du 1er août 1945 au 31 mars 1946.les exportations sont évaluées a 258 millions de boisseaux, par comparaison a 1/n millions de boisseaux P^ur la période correspondante de 1945.A la suite d’un tel effort, déclare la Revue courante de la situation agricole au Canada.les stocks visibles ont diminué et le gouvernement a annonce des projets qui ont pour but de diriger vers les stocks visibles chaque boisseau de blé qui pourra être soutiré sans danger des fermes, i.es projets prévoient, entre autres clio-scs, des mesures destinées a conserver les stocks de ble visibles, et ainsi accroître les quanlites exportable*, Saguenay Power Company Limited, $1.06 par action privilégiée, payable le 1er juillet aux actionnaires inscrits le 12 juin.J.H.Ashton Hardware Company, 15 cents par action, payable le 1er juillet aux actionnaires inscrits le 10 juin.Jle £&uuce 'Vtati&êUil cée Placesttenl présente un tableau partiel des occasions d’embauchage que son bureau local met à votre disposition- PLACEMENT AGRICOLE TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Téléphone : BElali 3311 1 cent te mot.Mo minimum eomo-tent Annonce facturée H4o le mot.40o minimum.NAISSANCES.SERVICES.SETOVI-CES ANNIVERSAIRES.GKAND-MESSES.REMERCIEMENTS POOR SYMPATHIES ET AUTRES.2c ^par mot.minimum «le 50c ETAN-'CAILLES.PROCHAINS MARIA* G ES.SI .00 car Insertion C E U CULTURE GENERALE B A T A I R E S FERME — LAITIERE Ste-Martino $60.Victoriaville $50.L’Ange Gardien $60.L'Epiphanie $50.Riviére-des-Prairiei $60.La Patrie r, $70.St-Valérien 550.St-Luc $50.St-Céaair» $70.Ferme Neuve .$65.St Chrysostoms $60.ThediO rd $60.Napierville $60.St Dominique 550.Ville Sl-Michel $50.Knowlton $55.JARDINAGE VERGERS Pont Vicu $50.Frelisburg $60.Boucherville $60.St-Paul d’Abottstord $50.Ste-Dorothée $75.Rougemont $60.$65.$55.St-Martin .$60.Châteauguay $60.Ile Blzaid .$60.Hemmingford .$60.Ste-Genevièv» .$50.St-Antoine Abbé $50.St Vincent d» Paul .$50.St Grégoire $50.Lee solaires ci-haut mentionnés sont mensuels et Incluent logement et nourriture.Hommes qui aves as l'expérience en agriculture, de nombreuses sitautions avantageuses, en plus de celiee ici mentionnéei, sont offertes à la campagne.L'agriculture est une Industrie essentielle et les produite de la ferme plus que lamait sont requis pour éviter une famine mondiale.Addresses-voue à l'Office de la Main-d’Oeuvre Agricole, 31 ouest, rue St-Jacquee.Montréal.COUPLES CULTURE GENERALE — Logée et nourris — St Pierre de Véronne — $60, par mois.ELEVAGE — Logés et nourrirs — Mont-Laurier — $60.par .moie.TROUPEAU LAITIER — Logée et nourris — St Isidore — $90.par mois.CULTURE GENERALE — Logée et nourris — Ste-Agathe — $75.par mois.CULTURE GENERALE — St-Emile de Suffolk •— S60.par moie.ELEVAGE — Logés et nourrie — St-Hubert — S65.par mots.Ayez recours sans scrupules a voire bureau local da Service national de Placement.I est là pour répondre à vos besoins et a ceux do votre collectivité.MINISTERE FÉDÉRAL DD TRAVAIL OPPORTUNITE POUR Position Permanente JEUNES FILLES DEMANDEES POUS SERVICE DE TABLE EN DEHORS DE LA VILLE.Bon salarie.Chambre et pension et uniformes compris.Crawley & McCracken Co.267 rue Notre-Dame O.Montréal.CHAMBRE ci LOUER Grande chambre.TRANQUILLE, déjeuner, références.5455 Brodeur, de 7 à 9 h.le sotr.EDUCATION Fille riemandee pour travailler à l'expédition du journal "Le Devoir" environ B heures par jour la semaine de 1 h 45 p m.et le samedi de 8 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de Montréal.La cé- cédure notariale, ex-aecpio avec M.rémonie s’est déroulée hier après-!Jules Deschênes; Denis Turenne.midi, en l’auditorium de l’L'niver-1 Bacheliers — Maurice Bourassa, sité: Faculté de théologie Doctorats Doctorat aixip grande distinction: James Corrigan, Frederick Wilson.Licences Licences avec grande distinction: Cuy Dessaules.M.l’abbé Dessaules a aussi obtenu le prix de dix dollars offert par la Uamiue d’Epar-Kne de la Cité et du District de Montréal.Georges Bulteau, Gérard Théoret.Licences avec distinction: Côme Lalande, Aurélien Bçeault, Flavien Charbonneau, C.S.C., Jules Paren-teau.licences avec la mention bien: Gilles Sâmson.Baccalauréats -> Baccalauréats avec très grande distinction: Richard Brosseau.M.1 abbé Brosseau a aussi obtenu la médaille de S.H.le lieutenant-gouverneur de la province.Baccalauréats avec grande distinction: Viateur.Lemire, Gérard Jorest.Joseph-Arthur Papineau, Jacques Ménard, Alcide Laplante, Robert Stafford, Yvan Melunçon Leonard Crowley.Hudoljjli Ville-neuve.Gaston Marcil, Jean-Paul Landry, Gaston Corriveau.Baccalauréats avec distinction: André Labossière, Jean-Louis Yelle, 1 ernand Leeavalier, Ferdinand Chapdelaine, Bertrand Gaboriau, Paul-Kmile Charbonneau< Eugène Ménard, Gabriel Lefèvre, Maurice Sabourin, Guy Larose, Robert Ri-vest, Albini Girouard, Jean-Louis Montas.Matthieu Moreau, Jean-Mare Dupuis.Sigmund Kiviatkow-ski, Louis Levasseur, Gaétan Gravel, Pierre Bergeron, Jacques (.ortie, Florian Aubin, Raymond Dion, Roland Normandeau, Lionel Grondin.Charles Mathieu, Pierre Raymond, Raymond Roy.BaccaUmréuls avec la mention bien: Germain Guérin, F.Louis-Marie, Raymond (.alloue, Germain Loulombe.Alphonse Soucy, Jean-Roland Richard, Gilman Chaloult, Gérard Boisjoly, Francis Walsh, Rodrigue Roberge.Baccalaureats: Edgar Pelletier.Institut Pie XI Diploma* l)in’.ômés avec 1res grande dis-inclion: Soeur Saint-Léandrc, O.S.i.Soeur Saint-Léandre a obtenu le >r x du |)ius haut nombre de mints.Seeur Saint-Stanislas-de-Jé -i s, C.N.D.Soeur Sainl-Stanislas-le-’é'-us a botenu le prix d’action oliquc; Soeur Marie-de-Saint-, SS.NX.J.M., abbé Gérard Mur-'" and, Mme Willie Major, Soeur > : r uerite-de-France, C.N.D., Soeur >•• i'.il - Louis .du - Sauveur, C.N.D., i’\ ' Le Turgeon, g.m.Di/ilomés avec grande distinction: ie ’ne Gascon, Soeur Saint-.lean-de-la-Gharité, C,X,D„ Sceur Marie-Julienne -
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