Le devoir, 29 mars 1946, vendredi 29 mars 1946
-Il «ut ine.râuti _ _______«U Sktloa WMtWUM «t 11* mm âacUlvt «ooeutcr d* i» Qr*nde-Br*t*-ne.ou dM *ut»-Dni*.ou d« «ml au* e* Mit l'*utre l’attitude qu'il lui taut prendre «nier* I* monde Le preml*r d*r*tr_d* loraium* (Tun Oenadlen n'eat dm enveni i* Gommerawealtn wi» tannlqu* des nation*, mais envers le Canada et •on roi.et ceua qui cocteeMnt oecl rendent.« mon aela.un mauvais servie* au Oommeoweaitn."She I* a *ov*r*lra nation and eaunot tahf her attitude to the world docllelT ftommitam «r from the United State* or from anybody ehe.A Oanadlan’a Hist loyalty 1» n« the ®rl«“ Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’s War and those who deny this me doin*.to my mind, a treat disservice to the Commonwealth “ Lard Tweedsmsir LE DEVOIR {Honhéal, vendredi 29 mars 1940 ^ VOLUME XXXVII — No^T REDACTION ET ADMINISTRATION MO EST.NOTRE-DAME.MONTREAL TELEPHONE *BEIair 3351 SOIRS.DIMANCHES ET FETES Adminislralion Rédaction i Directeur t Ceorqe* PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur *p di*l t Omet KEROVR Cérant : REIair 3361 BEIcir mi •Clair 2239 n cautionnement de $25,000 accordé à F red Rose Il faut la représentation selon la population [quotient de représentation à la Chambre des Communes doit être !e même pour toutes les provinces — Des journalistes de Toronto le reconnaissent — Fausse interprétation donnée par le Conseil privé à la clause du vingtième __Article du "Maclean's Magazine" qui fait pendant à celui de ia "Saturday Night" _________________ voir tn pagr • Le Conseil de sécurité cherche une solution Ielques années seulement après la loi impériale (1841) avait réuni les deux Canadas, le Haut et le Bas.sous même administration gouvernementale et législative, ournaliste George Brown, Torontois féroce, fondateur Globe et l’un des hommes les plus en vue et les plus fs du parti des Reformists et des Clear Grits, lançait logon, vrai cri de guerre en l'occurrence, qui 1 a rendu bre et qui reste attaché à son nom: Rep by Pop.lep by Pop! Représentation selon la population.3e qu’il réclamait déjà, c’était la reconnaissance et plication du principe de la représentation selon le fie des populations respectives des deux provinces.\u moment de l’Union, le Bas-Canada, province fran-e, le Québec d’aujourd'hui, prédominait par le nombre ses habitants: 650,000, contre seulement 456,000 s la province anglaise, le Haut-Canada, c est-à-dire ntario.Le Bas-Canada se signalait encore par le bon : de ses finances, alors que le Haut-Canada voyait les nés dans un état déplotable.-es auteurs de l’Union, gens du Pacte des Familles, le [> fameux Family Compact qui dominait la chose cana-me depuis la cession de 1763, avaient fait inscrire s la loi de Londres que l’une et l’autre provinces aunt un nombre égal de députés à l’Assemblée législative, l'une et l’autre mettraient aussi leurs dettes en com-n.-a confusion des deniers, dans le cas, était donc tout à antage de la province anglaise.j-a parité numérique de représentation parlementaire antageait aussi.ais la stiuation démographique allait changer promp-ent, se modifier du tout au tout, se renverser.[ü y eut l’immigration des Iles Britanniques, celle aussi Loyalists qui ne pouvaient se faire à l’idée, en restant Etats-Unis, de ne plus être sujets de Sa Majesté, tablissement, en grand nombre, de ces mêmes gens dans aut-Canada valut à ce dernier un accroissement con-rable et subit de sa population, uand George Brown réclame le Rep by Pop, c’est-à-la représentation parlementaire en proportion du fre de la population, l’Ontario n’a plus rien à attendre régime de parité.'e ce régime, Brown réclame la suppression, en criant danger de la domination française et catholique.11 lui ait inadmissible que le Bas-Canada, devenu moins po-eux, puisse jouir à son tour de l’avantage qui a d’abord celui de la province anglaise, créé pour elle: que le -Canada puisse garder une représentation égale en nom-à celle du Haut-Canada.uelques-uns de ses partisans, ses disciples les plus ncés, jetant leur loyalisme aux orties, vont jusqu’à se e les prédicants de l’annexion du Canada aux Etats-is, dans le cas où la Rep by Pop leur serait refusée, a Rep by Pop, si belle sous l’Union aux yeux des t-Canadiens, ne devait pourtant venir que par l’cnté-ment de la Confédération par l’Acte de l’Amérique annique du Nord.u régime qu’elle établissait, l’Ontario a profité plei-ent.1 a même continué d’en profiter outre mesure, contre te justice et toute équité, au détriment d’autres provin-à commencer par celle de Québec, au détriment aussi l’ensemble du Canada, après que le Conseil privé, par arrêt dont nous avons parlé l’autre jour et qui date de 4, eut faussé le mécanisme de son jeu.a représentation selon la population, que les Pères de Confédération—reconnaissons-leur ce mérite—avaient lie en 1 867, sc fondait autant que possible sur attitude mathématique.près chaque recensement décennal.le chiffre de la po-ation de la province de Québec, divise par soixantc-q.devait fournir le quotient de représentation qui vau-it pour toutes les autres provinces, ette règle, à toutes fins pratiques, ne vaut plus, elle est pérante dans bien des cas.Le quotient de représentation tinue de s’établir, mais il arrive qu’on n’en tienne pas pte.La clause du vingtième, telle qu’interprétée par Leurs gneuries londoniennes, le veut ainsi.La Rep by Pop, modifiée, mitigée, viciée par le tribu-impérial.n’est plus une Rep by Pop au vrai sens de te expression.Ainsi, la division par soixante-cinq du chiffre de la po-lation québécoise, établie au recensement de 1941, don-le quotient 51,231, qui est supposé valoir pour toutes provinces.L’Ontario, au lieu de 74 députés, si le régi n’est pas modifié, aurait 82 députés, parce que la use du vingtième, telle qu’interprétée par le Conseil |ivé, joue en sa faveurc L’Ontario a vu diminuer très bstanticllement sa population proportionnelle depuis |nte ans.mais toutefois pas de 5 pour cent, ou du ngtième, dans la limite des dix années entre deux recen-ient*.[Québec ne serait pas la seule province à écoper.Le Ma oba n’obtiendrait qu’un député par 52,124 habitants, Saskatchewan, un député par 52,705 habitants, la Co-[jbie, un député par 51,116.|Si George Brown était encore de ïe monde, il dirait is doute, en autant que le Québec est concerné, que les es sont très bien ainsi.Le Globe and Mail, héritier, sous la direction McCullagh, de l’ancien Globe, pense d’ailleurs de même.Un article de 1943 l’indique.Il veut, semble-t-il, rester dans la tradition.Heureusement que d’auttes Ontariens et d autres To-rontois pensent aujourd’hui différemment.Nous avons cité, l’autre jour, d’abondants extraits d articles qui ont paru sur le sujet dans la Saturday Night de M.Bernard K.Sandwell.Ce journaliste trouve inadmissible que l’Ontario continue de jouir d’un régime de préférence et d’envoyer au Parlement fédéral un plus grand nombre de députés que celui auquel sa population, en proportion de la population de chacune des autres provinces, lui donne droit.Une autre publication torontoise, qui sc veut d’ailleurs donner une allure nationale, le Maclean's Magazine, s exprime exactement dans le même sens, livraison du 13 mars: La redistribution des sièges parlementaires sera probablement l’une des tâches de la nouvelle session du Parlement.Cela servira peut-être l’unité nationale si les Canadiens de langue anglaise comprennent que le Québec est souscepcésenté dans le Parlement tel qu’il existe maintenant et que quelques provinces de langue anglaise sont surreprésentées.L’Ontario a 82 sièges.Par une stricte observance de ta proportion de 65 sièges au Québec, l'Ontario n’en aurait que 74.Contre la diminution de son groupe parlementaire de presque le dixième, l’Ontario s'est trouvé protégé par la disposition de l’Acte de l'Amérique britannique du Nord (telle qu interprétée par le Conseil privé) qui stipule qu’aucun changement ne doit s’opérer à moins que le gain nu te déclin dans la population d'une province n’excède un vingtième au cours d’une décennie.Cette fois, la formule du vingtième jouera contre le Manitoba et la Saskatchewan.Ces deux provinces ont perdu de la population au cours de la période de dépression et de même au début de la guerre, alors que les gens de l’Ouest se sont'portés vers les industries de guerre.Leur perte s'est produite dans les dix années entre deux recensements, et c’est ainsi que ces provinces ne bénéficient pas du coussin qui a maintenu l’Ontario à son sommet.La Colombie britannique, d’un autre côté, perd dam le sens opposé.Sa population s'est augmentée mais pas suffisamment pour ta faire bénéficier de la formule du vingtième.Avec comme résultat que, si la redistribution se faisait selon les vieilles règles, la Colombie britannique aurait une population plus forte que l'Alberta mais une représentation parlementaire moindre.Mais le Québec de langue française serait le principal perdant par le jeu des anomalies de ta redistribution.Sa représentation statutaire de 65 sièges serait une bien plus grande proportion de l’ensemble, si chacune des autres provinces n’obtenait pas plus que sa part arithmétique.Québec y gagnerait quelque peu même selon le jeu de la formule du vingtième, mais par le jeu strict de l'acithmé-tique, il y gagnerait encore davantage.Au moment où.selon l’Acte de l’Amérique britannique du Nord, la redistribution aurait dû se faire, nous nous trouvions au milieu d’une guerre.Ottawa, dans la crainte que la redistribution ne donnât lieu à des difficultés et n’incitât à des préjugés de race, a demandé au Québec de surseoir à ses droits constitutionnels pour la durée de la guerre.Québec a acquiescé, dans l'intérêt de l’unité nationale—et jusqu’à présent son geste ne lui a Valu qu’un etc dit relativement mince.Maintenant que la question doit se rouvrit, il convient de la poser hardiment, fl faut une autre base que la formule du vingtième, pour assurer une représentation équitable sans toutefois porter trop durement atteinte à quelques-unes des plus petites provinces.Le premier ministre King, dans une lettre écrite dans le temps à l’ex-premier ministre Godbout, a promis que ta redistribution, quand elle se ferait, serait "'équitable'’.Il faut maintenant l’aider à tenir cette promesse.La citation est longue.!!_ valait, nous semble-t-il, la peine de la faire.L’article du Maclean’s est un digne pendant à celui de la Saturday Night et il ajoute aux approvisionnements de munitions que les députés du Québec doivent penser à se ménager, en vue du débat sans doute prochain sur la question de la redistributnon des sièges électoraux.Quand le ministre de la Justice, M.Saint-Laurent, a lui-même proposé en 1943, d’ajourner jusqu’après la guerre la procédure de la redistribution, il a tenu à signaler les anomalies de la loi, les anomalies plutôt qui résultent de l’interprétation que le Conseil privé a faite de la loi: et il a tout de suite ajouté que ccs mêmes anomalies devraient disparaître.La guerre est maintenant finie, la redistribution doit s’opérer.C’est le temps d’agir.Les députés de la province de Québec doivent se sentir d’autant plus à l’aise pour obtenir.le redressement de leurs griefs, que ce sont des gens de l’Ontario qui leur donnent le ton.Cts Ontariens reprennent le cri de George Brown: Rep by Pop, mais dans un autre esprit, dans le meilleur esprit canadien que l’on puisse souhaiter.Ils ne veulent pas d’un régime d’injustice, même si c’est leur province qui en bénéficie.C’est un signe très encourageant.BS-IH-6S Emile BENOIST Bloc-notes Pour les enfants d'Europe C’est dimanche qu’aura lieu dans lo’utes les églises de notre diocèse la quête dite des enfants d’Europe.Nos lecteurs savent bien ce dont il ;,'asdl.Dès que le Pape eut lancé son émouvant appel et que les dépêches nous en eurent apporté tes premiers échos, nous nous sommes empressé de le signaler.Quand le courrier nous eut enfin apporté le texte même de cet appel, nous l’avons intégralement reproduit.Le Pape, dont les oeuvres de charité accomplies au cours de l’effroyable guerre sont innombrables, a fait un appel direct à tous les évêques du monde, mais il a naturellement laissé à chacun le soin de fixer la date et les conditions de la quête.Mgr l’Archevêque de Montréal a choisi la semaine du 31 mars au fi avril.Nous disons la semaine, car la collecte de dimanche dans les églises sera suivie d’une collecte dans les écoles qui se prolongera au cours de la semaine.On a en effet eu la très délicate et très pratique pensée d’associer à cette oeuvre de etiarité qui vise particulièrement les enfants d’Europe les enfants de chez nous.A tous on demande d’apporter à l’effort général leur contri hution en nature.Est-il besoin d’insister sur la nécessité de répondre à l’appel du Père commun, transmis par nos évêques?Il n’est pas d’oeuvre qui puisse plus profondément toucher les coeurs.Il n’en est pas non plus où le produit des offrandes communes soit assuré d’une plus équitable distribution.Donc, pour les enfants d’Europe, faisons les choses le plus largement possible.Elles se sont fait honneur Son Eminence le cardinal McGui-gan a, cela va de soi, reçu des catholiques de sa ville et de sa province le plus respectueux, en même temps que le plus chaleureux accueil.Mais les catholiques n’ont pas été les seuls à vouloir honorer le nouveau prince de l’Eglise.La ville de Toronto, l’Assemblée législative de l'Ontario ont tenu à s’associer à ce grand hommage.L’une et t’autre sc sont ainsi fait grand honneur.O.H.29-III-46 Le délégué soviétique reste à l'écart — Le pacte du 23 août 1939 évoqué au procès de Nuremberg I J^e catnet du yïin dieux ictualité La carapace misse, coriace, elle emprison-oaralpse le fleuve géant qui, lui, iemanderait pas mieux que de •suivre sa course rapide vers 1a e mer.Vous me direz que Fonde se meut quand même "par en dessous”: niais vous savez aussi, aujourd’hui plus que jamais, ce qu’il faut penser des "courants sous-marins”' ça ne vaut pas cher.Vive l'activité qui se poursuit à ciel ouvert, sous le grand soleil du Don Dieu! Aux premiers iours de froidure, (suite à le page deux) En page 2: Lettre d’Ottawa, par M.Pierre Vigeant.En pages 6 et 7 : Lettre de Québec, par M.Louis Robillard.Notre soeur Ontario se plonge dans l’iniquité jusqu’au cou.Elle qui jadis se vantait de ne pas boire — car ses fils buvaient d’autant chez les autres, ce pourquoi à peu près toutes les conventions d’alors avaient lieu dans Québec — Ontario.malgré le rationnement, la rareté, boit de plus en plus.Alors qu’en 1935 elle n’avalait que 18,-398.857 gallons d’alcool, voici qu’en 1945, elle en a pris 50,324,407 gallons, presque quatre-ccnl pour cent de plus.En fait elle a bit en 1945, vingt pour cent de plus rmlen 1944, et tout indique qu’en 194o, elle battra son propre record.?Et voilà maintenant qu’on y vendra la boisson au verre, de par un nouveau projet de loi du gouvernement.Evidemment à en juger par les effets ontariens, la prohibition n’a pas été synonyme de tempérance.?Hitler et Staline, à ce qu’on révèle an procès de Nuremberg, avaient conclu un traité en 1939, pour charcuter l’est de l’Europe entre eux.Mais comme chez le fabuliste, le Raton naziste a tiré les marrons du feu pour le Bertrand russe.Deux voleurs se voiaul.le diable en rit, dit le proverbe.Sauf évidemment ceux qui ont été d’abord volés.?* ?Le Conseil de l’O.N.U.croit sans doute avoir trouvé que le meilleur moyen pour faire revenir le délégué russe aux séances de rassemblée, c’est de s’en passer.?Les députés fédéraux s’étant voté à eux de copieuses augmentations de salaire et de belles réductions d’impôts, avant de songer à dinil.nucr le fardeau des autres, suivaient sans doute le principe que charité bien ordonnée commence par soi-même.Le Grincheux 29-111-46 Choie* d’hiet et d’aujouxd’hu* Lorsqu’une pcnsM s’offre à nous comme une profonde découverte, et que nous prenons la peine de la développer, nous trouvons souvent que c’est une vergé qui court les rues.YAUÏEN ARGUE Le Conseil de Sécurité tiendra une seance publique cet après-midi, et l'on prévoit que M.Gromyko n'y sera pas.Hier le délégué soviétique avait dit qu'il prendrait part à une réunion de procédure tenue à huis clos; il est passé deux fois dans son automobile devant l'entrée de l'édifice où ses collègues étaient réunis, au Rockefeller Centre, puis il est retourné au consulat soviétique; les deux fois, la police a fait ranger les curieux et les journalistes qui se trouvaient là, pour faire place à la voiture de l'ambassadeur, qui a passé tout droit.Après la réunion du Conseil, hier, un communiqué officiel a annoncé que tous les membres sauf le délégué soviétique avaient participé à la séance, qu'on avait étudié la procédure à suivre au sujet de la plainte iranienne, et que les membres présents étaient parvenus à se mettre d'accord sur une bonne partie du problème.Le communiqué annonçait aussi la séance publique de cet après-midi, à 3 heures.Les décisions prises hier sont demeurées secrètes, mais l"'A.P." rapporte de bonne source que l'on a décidé de continuer l'audition de la plainte, et que le Conseil demandera peut-être à Moscou et à Téhéran de faire rapport sur les trois questions suivantes: la.Pourquoi les assurances données par les Russes qu'ils sont en train de retirer leurs troupes de l'Iran, à moins de développement imprévu, ne sont-elles pas satisfaisantes pour le gouvernement iranien?2o.Quelles négociations se poursuivent actuellement entre la Russie et l'Iran?3o.Le retrait des forces de l'armée rouge est-il conditionnel et fondé sur ces négociations?Dès l'ouverture de la réunion cet après-midi, selon ces informations, le représentant de l'Iran, M.Ala, sera invité à répondre à des questions soumises par le délégué polonais, M.Lange, et aux questions que pourraient poser les autres membres.Puis M.Ala se letirera de la table et les membres du Conseil délibéreront sur la conduite à tenir, L'AJOURNEMENT Tout indique que le Conseil ne décidera pas d'étudier sans délai le mérite de la plainte iranienne.D'abord les nouvelles de Téhéran ne sont pas mauvaises.Le ministère de l'Intérieur a annoncé hier soir que les Russes ont maintenant évacué toute la province de Mazaderan, de Firuzkuh à la mer Caspienne, et de Babul à la frontière de Gilon; il est vrai que les Soviets n'avaient dans cette zone que de faibles garnisons, les postes qui fermaient les routes étant constitués par des civils armés et portant le brassard du parti Tudeh.Deux autres formules permettraient d'ajourner sous un prétexte qui sauverait les apparences et permettrait au Conseil de dire qu'il n'a pas obtempéré à l'ultimatum de M.Gromyko.La première méthode serait I envoi des trois questions à Moscou et à Téhéran en demandant à ces gouvernements de répondre d'ici mardi ou mercredi.Le Conseil éviterait ainsi à la fois a etudier la plainte et de l'ajourner puisque ce questionnaire serait une sorte d'enquête.Les diplomates ont pensé à une outre formule qui pourrait être employée toute seule ou s'ajouter à la precedente pour prolonger le délai.Il est maintenant établi que l'une des entraves aux travaux du Conseil depuis qu'il fonctionne, c'est l'absence de règles de procédure.Ainsi la Charte ne prévoyait pas la marche a suivre ou cas où l'un des Cinq déciderait de s'absenter en signe de protestation.Rien ne serait plus à propos dans les circonstances que de constituer un comité pour élaborer des règlements dont le besoin se fait rudement sentir.Ces travaux pourraient occuper le Conseil jusque vers le 10 avril, date à laquelle M.Gromyko doit participer au débat sur l'Iran.M.Byrnes aurait dit à la séance secrète d'hier quil désire trouver une "solution constructive" au double problème de l'Iran et de l'harmonie ou Conseil; mois qu il est décidé à ne pas laisser paralyser le Conseil par le boycottage soviétique.Il est certain que les résultats^ obtenus jusqu'ici sont encourageants pourvu que l'on continue dans cette voie.Le Conseil n a pas encore abordé le mérite de la plainte, mais il a tout de même, malgré l'abstention de M.Gromyko, permis au délégué iranien de donner ses raisons en faveur de I etude immédiate du différend, et de contredire certaines affirmations du délégué soviétique A NUREMBERG commlnré ô J0 ,a P'^gonde alliée a commence a parler du procès qu'on ferait à Hitler et aux autres chefs naz.stes, de hauts personnages anglais ont combattu le projet en disant que les dirigeants du Reich pourraient dans leur défense mettre en mauvaise posture des chefs politiques alliés Ce que craignaient ces gens avisés se produit ces jours-ci.Le tribunal de Nuremberg, qui a laissé multiplier les accusations collectives contre quelque 2,000,000 d'Alle mands et plus, ne s'est pas géné pour tailler arbitroi-rement dans la defense de fa vingtaine d'accusés qui sont devant lui.Il leur n refusé un grand nombre de remoins.Mais il ne pouvait tout de même pas supprimer entièrement la defense, et d'ailleurs les juges qui représentent I Occident ne le désiraient sans doute pas Meme avec les limitations imposées à leur défense les accuses sont en train de porter de durs coups à leurs accusateurs La propagande alliée se trouve prise à son propre piège.Il est avéré qu'une bonne partie des crimes nazistes, notamment ceux des camps de concentration, étaient ignorés dans une très large mesure par (ensemble du peuple allemand.Pour mieux discré-d’ter les anciens oppresseurs du pays, les autorités a occupation ont do::né au procès une intense aubli-cite, et c'était excellent.Cependant il y avait à cette méthode un inconvenient facile à prévoir, et aujourd'hui les partisans de la vengeance et de la paix dure se plaignent que les accusés sont an train d'utiliser leur procès pour défen- dre le régime qui a conduit l'Allemagne à la ruine, et pour remonter le moral de la population en prétendant justifier les grandes lignes de la politique hitlérienne.Comme les Alliés se discréditeraient en imposant la censure sur la défense après avoir tant publié les réquisitoires, les plaidoyers des accusés jouissent d'une large diffusion.Cela n'aurait aucun inconvénient si les vainqueurs avaient agi conformément aux principes qu'ils ont si souvent proclamés; comme ils sont loin d'un tel idéal ils reçoivent des coups.Le procès de Nuremberg aura peut-être ainsi, en définitive, de bons résultats.D'une part le nazisme y est discrédité et demeure indéfendable; par contre on constate, — et la propagande contrôlée par les occupants doit diffuser cette constatation -— que les torts n'étaient pas tous du même côté.Il n'est pas impassible que le désaccord qui régne déjà entre les vainqueurs soit pour quelque chose dans la latitude que le président anglais du tribunal laisse aux accusés; ^ar leur défense est particulièrement compromettante pour les Soviets.LE PACTE HITLER-STALINE L une des meilleures armes que peuvent prendre les accusés pvur torpiller aux yeux de l'histoire la condamnation qui leur est promise, c'est bien de discréditer leurs accusateurs et juges.Le pacte du 23 août 1939.qui a soulevé la colère du monde contre Staline et Hitler et les a unis dans la même réprobation, — jusqu'à ce que leur querelle fasse de l'un d'eux un champion de la justice, de la civilisation et de la paix, — était évidemment un point névralgique.La thèse russe, après l'association avec les Alliés, c'était que Staline’ avait roulé Hitler et sous couvert d'alliance s'étai* préparé à la guerre.Même le dépeçage de la Pologne entre Russes et Allemands dés septembre 1939, devenait dans cette thèse une mesure préventive.La vérité est tout autre.Hess a tenté le premier de citer dans sa défense le traité du 23 août, mais le chef de la poursuite soviétique, le général Rodenko.a protesté avec indignation; puis van Ribbentrop a invoqué ce pacte; or tandis que la preuve soumise par Hess était un affidavit qu'on pouvait discuter, van Ribbentrop a pu hier témoigner personnellement sur cet accord qu'il a négocié lui-méme avec M.Molotov.Il ressort de la preuve soumise par les deux accuses que le Reich et l'U.R.S.S.convenaient par cet accord de se diviser la Pologne, au cas où la guerre écla» teroit.Par Je protocole secret l'Allemagne renonçai en faveur de la Russie à tout intérêt en Finlande, en Lettonie et en Estonie; d'autre part, la Russie renonçait en faveur de l'Allemagne à tout intérêt en Lituanie; de plus les deux pays se partageaient la Pologne à peu près selon les anciennes frontières des empires russe et allemand.La défense a mis en demeure la poursuite soviétique de produire l'original du traité qui devait se trouver dans les archives saisies à Berlin par l'armée rouge.Aujourd'hui von Ribbentrop continue son témoignage, et soutient que lui-même et Hitler ont tenté de s'entendre avec l'Angleterre, mais sans succès; qu'à la suite du traité naval anglo-allemand de 1935, qui aurait particulièrement réjoui Hitler, on a tenté de négocier un accord plus général en 1937; Hitler devait se rendre à Londres pour rencontrer le premier ministre Baldwin, mais M.Baldwin a refusé au dernier moment; Ribbentrop y voit l'influence de groupes anglais opposés à une entente entre les deux pays.L'ancien ministre des Affaires étrangères a dit hier qu'il s'est rallié au nazisme pour corriger les injustices du traité de Versailles, mais le tribunal lui a rappelé sa décision antérieure que "toute preuve quant à l'injustice du traité de Versailles, ou sur la question de savoir s'il a été signé par contrainte, est inadmissible".C'est disposer un peu sommairement dans un tel procès de ce qui est probablement la principale cause de la Grande Guerre II.La révélation de l'accord germano-russe contre la Pologne à la veille de la Grande Guerre II peut aider à comprendre ce qui s'est passé depuis; mais ce ne serait une surprise pour personne si la propagande alliée ne s'était tant employée à tromper l'opinion.Car tous ces faits n'ont pas été imprévus.Pendant les mois qui ont précédé la guerre, l'Angleterre et la France ont essayé de s'entendre avec la Russie pour freiner l'agression hitlérienne et constituer ce qu'on appelait un "bloc de la paix".Ces négociations portaient sur l'intégrité de la Pologne, des trois Etats baltes et de la Finlande, comme dans l'accord Hitler-Staline.Dans ces négociations Moscou disait à Paris et à Londres que le danger hitlérien était indirect, comme celui qui avait frappé la région des Sudètes; que l'agression pouvait prendre la forme d'un simple changement de gouvernement qui assurerait plus ou moins ouvertement l'emprise naziste dans un des pays menacés et qu'il faudrait donc une intervention rapide, le cas échéant.La Russie voulait être seul juge d'un tel danger — puisqu'elle était plus proche pour agir rapidement, — et se réserver le droit d'intervenir comme "protecteur".Or ces pays craignaient autant sinon plus l'agression russe que l'agression allemande.Londres et Paris ne pouvaient pas les livrer à la dictature de Staline pour les protéger contre la dictature de Hitler.Moscou se voyant incapable d'amener Londres et Paris à son point de vue a négocié avec Berlin; les termes de l'accord étaient plus cyniques, mais avaient la même port*o que les clauses refusées par l'Angleterre et la France.Après l'attaque de la Russie par l'Allemagne, les Soviets sont passes dans le camp allié; mais leur politique n'a pas changé; et Staline a en somme obtenu de Churchill et de Roosevelt, ce qu'il s'était fait promettre par Hitler, et bien davantage.Il a la moitié de la Pologne, les trois Etats baltes au lieu de deux; sans compter maints autres territoires annexés ou dominés.Le pacte du 23 août 1939 établit clairement que c'est Staline qui a gagné la ^erre.—- Paul SAURIOL / LE PtVOrK, MONTKEAL.VENPKEPI T9 MARS 1946 VOLUME XXXVII — No 74 Lettre (TOttawo ' Les dépenses du gouvernement fédéral réduites à $2,769,349,215.L'intérêt sur la dette augmente de $348,000,000 par suite de notre participation à la guerre — Fin du débat sur l'adresse — M.John Hackett, la rareté du beurre et l'industrie laitière québécoise Ottawa, ‘29 — Le ministre des Finances, M.J.L.Ilsley, a déposé hier soir les crédits budgétaires pour l’année 1946-47 après que la Chambre des communes eut adopté l’adresse en réponse au discours du ¦trône sans prendre le vote.Ces crédits qui sont beaucoup moins élevés que ceux de l’an dernier indiquent bien que la guerre est terminée, mais ils .soulignent en même temps les effets de notre participation qui sc fera longtemps sentir puisqu’ils demeurent encore cinq fois plus élevés que les crédits d’a-vant-gnerre.M.Jlslcy demande celte année ties crédits de .S2,769,349.815, tandis qu’il demandait l’an dernier des crédits de £4,650,340,645.Les dépenses ordinaires prévues sont de .S 1,253,3114.0(H) soit de $207,903,000 de plus que pour l’exercice fiscal qui s’achève.La moitié de cette augmentation, soit $104,162,000 est attribuable à la guerre.La charge de l’intérêt sur la dette s’est aug- Nécrologie BEAULIEU — A Montréal, le 27.h 54 #ns, Mme veuve Joseph-Alexis Beaulieu, née Eva Léonard, 4836 de Grandpré BERTHIAUME — A Montréal, le 26, a 77 ans.Joseph Berthlaume, époux de Délia Charron.4019 St-Antolne.BISCORNAI8 — A Montréal, le 28, à 69 ans, Mme Narcisse Blscornals, née Elisa Provençal, 1952 Kent.BONHOMME — Aux Cèdres, le 27.à 53 ans.Delvlda Bonhomme, époux de Bernadette Goyer.BOYER — A Montréal, le 27.A 64 ans, Mme Ludovic Bover.née Lucie Rose.CARON — A Montréal, le 28, A 46 ans, François Caron, époux de Jeanne Blanchette.CHARTRAND — A Montréal, le 27, A 82 ans, Mme veuve J.-Cyprten Chartrand.aée Délii Ptnsonneault, 8463 St-Denis.DESLA UR I ERS- C ERAT — A Montréal, le 26, A 37 ans, Paul-Emile Deslaurlers-Cérat, époux de Gabrlelle Bolsclalr.DESILETS — A Montréal, le 27.A 57 ans.Julien Desllets, époux d'Alice Bernaquez.FRECHETTE — A Lachine, le 27, A 73 ans, Joseph Fréchette, époux de feu Geor-glana Leblanc.GIGNAC — A Montréal, le 28.A 51 ans, Mme Ferdinand Glgnac.née Louisa Renaud _ , LADOUCEUR — A Casselman, Ont., le 28, A 53 ans, Blanche Laurin, épouse du Dr Fred Ladouceur.1 AMOUREUX — A St-Gulllaume.le 28, Mme Alb.Lamoureux.née Marie-Rose Oublie., .„ .MAILLOUX — A Montréal, le 26.A 63 ans, Ulrlc Mailloux, époux de Denise Bécart.32 Robert, Outremont.^ MARCHAND — A St-Jérftme, le 26, a 88 ans, Mme Edouard Marchand, née Valentine Testard de Montlgny.M ARTEL — A Montréal, le 27, A 77 ans Frédéric Martel, fils de leu Jean-Baptiste Martel et de Marie Lotselle.^ , McALEAR — A Montréal, le 27.Daniel Joseph, époux d'Alextna Vincent, A 77 an*.PARENT — A Montréal, le 27.A 31 ans.Rodolphe Parent, fils d'Omer Parent et d'Alina Dahdurand PARIZEAU — A Montréal, le 28.A 79 en».T.-Zéphirln Parizeau, époux de feu Mathilda Ouellette.794 Champagneur.VALIQUETTE — A Montréal, le 27.A 54 ans.Oilna Gosselin, épouse de feu J -Adrien Vallquette, 6412 Louis-Hébert.A L’ETRANGER Lisbonne.Portugal, 24 mars (AP.) — A Lisbonne, A 53 ans, est décédé le Dr Alexander A.Alekhine, champion mondial aux échecs.Depuis quelque temps.11 travaillait.à la rédaction de ses mémoires et s'entraînait avec le champion aux échecs portugais.Francisco Lupl.avant de rencontrer en Angleterre le champion russe, Mtchac! Botvlnnlk.Un auteur américain et.en mémo temps une autorité pour ce qui concerne le leu d’échecs.Rred Retn-feld dit.Il v a quleques années: "Alexander Alekhine est Indubitablement le plus qrand maîtres aux éehecs de tout temps.Il a gagne plus d’ tournois de première classe qu'aucun autre Joueur; 11 fit plus qu'aucun autre homme pour enrichir la théorie du teu d'échecs: et il compte parmi la poignée des annotateurs hors-pair ".Il recul, l-s éléments du leu d'échecs de sa mère et dés son Jeune Age sè montra très compétent.Après une première victoire au tournoi amateur russe en 1909.Il fut classé comme un maître et 11 fut admis an rang de grand maître en la matière.lorsqu'il finit troisième A Emanuel Lasker et fut conquérant de Capablanca au grand tournoi St-Petersbourg.Il était ehamnlon mondial du leu d'échecs.Berkeley.Callf., 24 mars (AP) — A Berkeley.A 70 ans.est décédé le Dr Gilbert N.Lewis, savant, renommé et, doyen du collège de chimie A l'Université de Ca-llfournîe.Né A Weymouth.Mass’.11 était, diplômé du collège Harvard.Le Dr Lewis, qui était rurtout connu par ses recherches sur l1- développement de la théorie des valences et sur les réactions chimiques, publia ur livre ‘ Valence and *he Structure of Atoms ami Molecules", en 1923.Le Dr Gilbert N Lewis avait avec le Dr Harold C.Urey.un de ses élèves diplômés, découvert la composition de roau lourde.En 1944.11 signala que les substances organiques avalent un état phosphorescent, découverte qui donna aux savants une base pour attaquer le problème de la structure moléculaire.Le Dr Lewis contribua beaucoup aux sciences thermodynamiques, ainsi qu'A la théorie des valences et aux anpllcatlons de la thermodynamique dans la solution des problèmes chimiques.mentéo de $91.122,000 depuis l’an dernier et les dépenses du ministère des anciens combattants se sont accrues de $13,040,(XM).Les allocations familiales qui seront en vigueur toute l’année fiscale et non pas seulement une partie de l’année comme en 1943-46 accusent une augmentation de $60.0(81,000.Les dépenses extraordinaires découlant de In guerre, de la démobilisation et de la reconversion sont de $1,515,843,949.soit $2.089.154,-051 de moins que pour l’exercice fiscal qui s’achève.Les dépenses de l’année sont réduites de $1,983,-000,000 à $489,000,000.Les dépenses de démobilisation et de reconversion comportent des sommes de $526,699,000 pour le ministère des anciens combattants (allocations de service et de réhabilitation, traitements médicaux) de $184.182,000 pour le ministère de ta reconstruction de $37,528,000 pour le ministère du travail dont ia moitié pour l’orientation professionnelle ties anciens combattants et $140,423,000 pour le ministère des finances (commission des prix et subsides payés aux producteurs de certaines denrées).Les dépenses ordinaires sc divisent en dépenses incompressibles ou charges lixes qui s’élèvent à $763,239,000 auxquelles il faudrait pratiquement ajouter tes frais des allocations familiales qui sont sans doute variables mais qui ne devraient guère s’écarter des $250,000,000 prévus pour le prochain exercice, il en dépenses d’administration qui sont compressibles et qui s’élèvent à $267,265,000.Les ch irgcs fixes comportent $99,061,000 en subventions aux prqjfinces et $481,207,000 en inte-rêtrsur la dette.La charge des intérêts sur la dette accuse une augmentation de $348,000,000 par comparaison avec le dernier exercice d’avant-guerre, (’ette charge écrasante nous rappellera pendant plusieurs générations le coût de notre participation à la guerre qui vient de se terminer.11 est un autre petit item des crédits budgetaires qui i ous rappelle que les pertes du Ca nada n’ont pas été seulement d’ordre financier, c’est celui de l’entretien des cimetières militaires qui est maintenant de $333,750 alors qu’il n’était que de $53,640 dans le budget précédent.Le débat est terminé Le débat sur le discours du trône s’est terminé à neuf heures ce soir apres s’être poursuivi de façon plutôt languissante au cours de l’a-pres-midi.Le premier ministre Mackenzie King a tenté d’obtenir un vole unanime sur l’adresse; il a soutenu que la procédure parlementaire exigeait cette adoption unanime puisque l’adresse ne comporte qu’un vote de remerciement à la couronne et non pas une approbation de la politique du gouvernement.Le chef de la C.C.F., M.Coldwell, est intervenu pour dire que l'impression générale chez les députes, c’est que l’adoption de l'adresse constitue un vote de confiance.M.King a répondu que les députés ont eu l’occasion d’exprimer leurs sentiments lors du vote sur les divers amendements à l’adresse, que la règle générale de procédure requiert le vote unanime de l’adresse elle-même, même s’il y a eu des erreurs dans le passé dont il admet sa part de responsabilité.M.Gordon Graydon, qui agissait comme chef de l'opposition, n'a lias discuté cette question de procédure, mais il a tenu à affirmer par les mots traditionnels “adopté sur division” lorsque le président a mis l’adresse aux voix qu’il n’y avait pas unanimité.tement que le ministre de l'Agriculture et que le gouvernement tiennent à assurer definivement aux producteurs canadiens le grand marché de fromage de la Grande-Bretagne.11 ne croit cependant pas que ce résultat doive être obtenu aux dépens de l’industrie laitière de la province de Québec qui produit la plus forte partie du beurre du pays.• Le prix du beurre Le premier de 30 cents la livre qui est assuré aux producteurs de fromage, d’affirmer M.Hackett, équivaut à 6U cents la livre pour le beurre.Il faut donc hausser le prix du beurre à 60 cents aussi long temps que l’on n’abolira pas le plafonnement des prix si l’on ne veut pas décourager la production du beurre.Les prix offerts aux producteurs de beurre sont si peu rémunérateurs que les agriculteurs vendent leurs animaux et que les exportations de bestiaux aux Etats Luis ont triplé depuis le début de Ja guerre.C’est là l’une des explications de la disette de beurre qui affecte profondément tous les Canadiens qui sont de grands consommateurs de buerre.La désorganisation de l’industrie laitière de la province de Québec ne saurait fortifier l’ecouomie canadienne même si l’on conquiert le marché du fromage de Grande-Bretagne, En dehors de la Chambre, il semble que la question du régisseur de la ferme expérimentale de Kapus-kasing doive se régler de façon satisfaisante.Le député libéral de Chapleau, M.David Gourd, nous a déclaré qu’il avait obtenu l’assurance, au cours d’entretiens avec le sous-ministre de l’Agriculture, M.Barton, et son adjoint, M.Georges Bouchard, que le prochain régisseur de Kapuskasing serait un agronome de langue française.La population de Ja région desservie par Kapuskasing serait à peu près également répartie entre Pélement de langue française et celui de langue anglaise, mais M.Gourd aurait invoqué l’argument que la colonisation était poussée beaucoup plus avant dans le nord québécois que dans le nord ontarien.Nos députés ne sauront jamais trop insister sur cette question de notre représentation dans le fonctionnarisme.Pierre VIGEANT UNE IDEE VAUT TOUJOURS ! • » Awwie, Tiaplaâ imm \ vomi mmiM ü SERVICE JOUR et NUIT PHORfnnat mom reel «A MJWS tftAnoC txAUMACiC h OS Tau.• - Charles Duquette, propriétaire HA.7251 fOUVCRT Jowunuir maximum demain: 35.Vents modérés du nord-est.Région -tie let Baie Comcau: Couvert avec averses aujourd’hui, nuageux et plus frais demain.Minimum ce soir à Rivière-du-I.oup: 30; maximum samedi: 40.Vents modérés du nord-est aujourd’hui et demain.Y allant de ses moyens, le vétéran Ardel! Hagen a trouvé, ne disons , pas une maison, mais un abri temporaire à sa femme et à leur fillette de 18 mois en convertissant un gigantesque baril de façon à le rendre habitable.éprouvent une hâte fébrile de pouvoir crier à leur tour: "Le chenal est libre!" Parce que, ce jour-là, la race le sera, elle aussi! Edouard BIRON 29-111-48 Réunions-Conférences L’actualité (suite de la première page) ce givre qui s'établit à ta surface du Soi ut-Laurent iidéresse peut-être une certaine catégorie d'observateurs, sûrement pas les vieux que les approches de l’hiver font moins qu enchanter.Mais quand apparaît le soleil de mars, précurseur du printemps, la fameuse carapace a fiu le temps de se rendre odieuse à tout le monde, avec sa surface souillée de toute la suie qu'q déposent depuis aes mois les industries riveraines Autrefois, il fallait la subir telle quelle jusqu'à une date avancée du linntenips.Mais, un beau jour, le gouvernement eut l'idee ingénieuse de la faire disparaitre en vitesse, t omme pour l’oeuf de Colomb, il avait suffi d'y penser.Et l'on vit alors pointer à I horizon les mâts et les cheminées des brise-glaces, ces vaillants petits navires qui foncent sur l obstacle, le désagrègent, l’éparpillent.L’onde, par eux libérée, bouillonne de joie à leur proue et le long de leurs flancs pendant que, déchiquetées, honteuses, tes bunqui-scs s’enfuient vers le "bas de One.bec , en attendant l’extermination totale.Et le drame se clôt par ce cri triomphal qui retentit sur les deux rives: "Le chenal est libre!" Mais, croyez-le ou non, tout ce qui precede n'est que symbole.La vraie carapace, plus souillée, plus fangeuse, plus hideuse que la première, e est la carapace d’insouciance, d apathie, d'indifférence qui englue cet autre géant qu'est le bon peuple de chez nous et entrave sa marche vers ses hautes destinées.Carapace, aussi, de l'esprit de parti, noire bobo national depuis des générations.Qui l'en délivrera?Mais, que-diable, les brise-glaces! Qu’ils vicn- j VENDREDI, 29 MARS UNIVERSITE DE MONTREAL, salle H-l.— A 8 h.30.conférence de M.Robert Lacour-Gayet sur la continuité et l'adaptation françaises.Sous les auspices de la Faculté des sciences sociales, économiques et politiques.WOMEN S CANADIAN CLUB.— A 1 h.15.déjeuner-causerie hebdomadaire.Conférencier.M.James G.Gardner, ministre de l'agriculture.•'VOTRE AUTEUR PREFERE'' — A 8 h.30 A la bibliothèque municipale.M Ber-thelot Brunet, essayiste et romancier, présentera une causerie intitulée: ' Mes oubliés".L'entrée est libre.SAMEDI 30 MARS L'ASSOC.OUVRIERE CAN 4DIENNE Inc.— A 8 h.30 en la salle de l'Assistance publique, convocation de tous les em-olovés de la compagnie des Tramways de Montréal.Sous la présidence de M P-E Marquette, directeur de l'AOC.Suiets discutés: les salaires le boni Industriel, la rotation, la nécociatton de la prochaine convention collective, l'attitude de la compagnie des Tramwavs et de la Fraternité canadienne des employés de chemin de fer te autres transports.l'Association mutuelle de bienfaisance de la compagnie.DIMANCHE.3! MARS CONFERENCE LAURENDEAU — A 2 h n.m., en la salis paroissiale St-Stani»!as.1371 est.rue Laurier, conférence de M André Laurendeau, député de Laurier A l'Assemblée législative et chef provincial du Bloc populaire.Sutet: "Les relations fèdérales-provlnctale ” On réserve son billet d'entrée $0.50 au secrétariat général du Bloe.445 rue St-Françols-aXvler, tél.HA.3285.Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphonez au servies du tirage : BElalr 3361*: 11 vous donnera t'adresm d'un dépositaire de votre voisinage.La température Montréal, 29 (C.P.) — Rapport du service météorologique fédéral, à 11 heures ce matin.Régions de Montréal et de Sherbrooke: Beau, plus nuageux et plus frais après minuit ce soir.Minimum ce soir à Montréal et à Sherbrooke: 45; maximum demain: 60.Vents modérés du sud-ouest (13 milles à l’heure) et brise plus légère ce soil.Région d'Ottawa: Beau, plus nuageux et plus frais après minuit ce soir.Minimum à Ottawa aujourd’hui: 5; maximum demain: 65.Vents modérés du sud-ouest (15 milles à l’heure) et brise plus légère ce soir.Région de Québec: Beau, jusqu’à tard ce soir, puis temps couvert et averses locales.Nuageux et frais demain.Minimum à Québec ce soir: 34; maximum samedi: 42.Vents modérés du nord-est (15 milles à l’heure).Vendredi et samedi.Région des Laurentidcs: Nuageux vendredi et samedi, plus frais ce soir.Minimum ce «oir: 8; maximum demain: 38.Brises légères vendredi et samedi.Régions du St-Maifice et du Lac Saint-Jean: couvert wee giboulées aujourd’hui, nuageux et pins frais demain.Minimum ce soir a Saint-Maurice: 25, à Chicoutimi: 23; Nos jeunes dans l'industrie Québec.29.(D.N.C.) — Il v a place pour les jeunes Canadiens français dans l’industrie et le commerce, cont ra i renient à ce qu’on entend dire, déclarait M.Paul Beaulieu, ministre du Commerce et de l’Industrie, qui précisait qu’on a aussi besoin de nos compatriotes dans la vie politique.M.Beaulieu s’adres-s;dt u une délégation de finissants de) Boole des Hautes Etudes commerciales de Montréal, qui étaient les hôtes «le l’Association des anciens élèves des Hautes études, section de Québec, à un déjeuner, hô.tel St-Louis, à l’occasion de leur passage à Québec.M.Beaulieu a également rendu hommage à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales, qui contribue à donner nne formation complète à ses étudiants et donne une catégorie d’hommes capables de respecter l'opinion des autres comme cela se doit en démocratie.TARIF des annonces classifiée do "DEVOIR" Téléphone : BElalr 3361 1 cent le mot.25c minimum ooms-tant.Annonce facturée ïsêo te mot 40c mlplmum NAISSANCES.SERVICES SERVI-CES ANNIVERSAIRES.GRAND-MESSES REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES.2c* «not.minimum de 50c PIAN-CAILLES, PROCHAINS MARIAGES.$100 oar Insertion ACHAT DE CREANCES Apportez-nou» vos créances! btllete! souffrance Payons plus haut Prix 1 André Arées.57 ouest rue St-Jacque» fi teau 9107 j ^ Comptabilité MEDECIN 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imprimé au no 430 rue Notre-Dame est a Montréal, jar l'tmprt-merte nooulalre ia responsabilité llmltéel éditrlce-proprlétalre — accrues Pelletier dlrecteur-Kérant La Canadian Presa est seule autorisée a faire emolol pour réimpression, de toutes les déoéche* attribuées a la Canadian Press a l'Assoc'.ated Press ou à l'agence Reuter ainsi oue de toutes le» Informations locales Que le "D’volr" oublie Tous droits de reproduction des dépêch-s Particulières du "Devoir” sont également réservés^ A*rtorisé comme envol postal de la deuxième classe Ministère de» Postes.Ottawa.Derniers discours Les derniers discours sur l’adresse n'ont pas soulevé un très grand intérêt.Mme Gladys Strum, députée coopératiste de Qu’Appelle, a fait observer que le discours du trône ne fait pas assez de place aux affaires intérieures ou “domestiques” et elle a trouvé des formules amusantes pour exprimer le point de vue des femmes sur l’impôt sur le revenu et l’établissement des anciens combattants sur la terre.M.('.-F.Johnston, député créditiste de Bow River, a consacré son discours à critiquer la valeur des maisons que le gouvernement a fait construire pour les anciens combattants.M.Jean-François Pouliot a prononcé son second discours pour s’attaquer de nouveau à M.Henry Borden, coordonnateur des contrôles au ministère des munitions pendant la guerre, et insister sur les sommes que la société juridique dont il était le chef a reçues du gouvernement.M.William Bryce, député coopératiste de Selkirk, a chaudement approuvé le prêt à l'Angleterre en disant que le peuple canadien devrait remercier à genoux le peuple anglais de l’avoir défendu à l'heure du péril.M.W.-D.Wylie, député créditiste de Mcdicine-Hat, a parlé des projets d'irrigation à exécuter dans le sud de l'Alberta.M.Fred Zaptitny, député coopéra-liste de Dauphin, a demandé au gouvernement de supprimer les obstacles à la production agricole, et plus particulièrement de modifier l’impôt sur le revenu et réduire le prix de la gazolinc dans l'ouest du pays.M.John Hackett Le discours le plus important de la journée fut celui de M.John Hackett.député conservateur de Stanstead, sur la production du beurre.M.Hackett.qui eu était à son deuxième discours sur le sujet en moins d’une semaine, a demandé au gouvernement de hausser le prix du beurre de 41 à 60 cents la livre nu moins.Le déuuté de Stanstead a expliqué qu’il île connaissait pas, au moment où il a prononcé son discours, le nouvel accord intervenu avec la Grande-Bretagne touchant le fromage.Il comprend parfai- VOUS TRAVAILLEZ DANS UNE FABRIQUE OU UNE FONDERIE; VOUS CONDUISEZ UN AUTOBUS OU UN TAXI; VOUS ETES UN FOREUR OU UN RIVEURt SI vous travaillez au milieu du bruit à la .Journée, vous pouvez Inronsriemment, être atteint de surdité "professionnelle”.En ce (as.faites examiner votre ouïe IMMEDIATEMENT.Et si vous devez recourir DES MAINTENANT à un appareil auditif, vous j.• j .— ‘ i n'aurez pas a le porter tout le temps.Mais si vous attendez tant soit peu, 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S SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS N AB LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE f ANADA (Soul Moatiéol •! la bemllcua) Etats-Uni» «t Empira bcUarmlqu* UNION POSTALE EDITION HEBDOMADAIAE CANADA Etata-Unl* •( UNION POSTALE SB 00 8.00 10.00 2.00 3.00 LE DEVOIR Le DEVOIR est ir.embre de la "Canadian Press", de r'A.B.C." et de la 'C.D.N.À.TtttOREtfl, 29 MARS 194b Dcmala: NUAGEUX ET PLUS FBA1S MAXIMUM M MINIMUM : AuJoard'huJ maximum.10 M*m» date Tan dernier.70.Minimum aujourd'hui.» Meme date l’an dernier.51.HAROMïTRE : 10 h.a.m„ 29.80; Il h.a.n Î9 55: midi.29.50.espionnage Fred Rose obtient un :autionnement de $25,000 Anniversaire pour le juge Sévigny M.Cyprien Miron nommé conciliateur .Hommage de la magistrature et du La grève continue à la National I Presentation du budget en Nouvelle-Barreau québécois Breweries — Grève illegale dit la i Ecosse — Changements à la loi des liqueurs en Ontario Lprot8indaîlerseS LC colonel Jlian-D.PCWMI vainqueur en Argentine Bijenos-Aires, 29 (A.P.) — Dans ! Québec, 29 (D.N.C.) - Le jnge j comPa9me ____________ __________________________________ '- j en chef Albert Sévigny.de la Cour i m.Cyprien Miron vient d’être j (C.P.).— La publication du bud-! ' J., I i Vk ! supérieure, a cte hier I ol)|ct '1 une , nomn,ét par iP minislêre provincial cet dans deux provinces et l’établis-1 GVéïS avertissement du ]U9^ Lazure a (accuse jSympalhiquc ceremonie de la pari j,, travail, conciliateur du diffe- semen t d'un nouveau système di\ Défense de paraître dans les assemblées publiques; île Qu'ébfc* à l’occasion dTi'^ë ouvrier qui entrave la produe- permis pour la vente des liqueurs .j r • _ j » « .• il' //a ; Tnnivpi nnminuHiin j li i *l.ul,.s aux diverses brasseries de la.alcooliques ont ele les principaux les milieux politiques, on s’attend et de faire aucune declaration publique Avcr-j^ ' ‘ : National Breweries Ltd., depuis1 points du travail des six législatures aujourd’hui que le colonel Juan-D.tissez VOS amis", dit le iuqe à l'accusé - L'aver-i M.le juge Sévignv occupe en ;déià,de.ux .J en session hier.Le Nouveau-Bruns- Peron, le nouveau président de 3 t J ¦a'' j ^ ! effet le banc de la Cour supérieure ’ L limon internationale des bras- wiek a discute de la redistribution.I Argentine, établisse un puissant tissement ne S applique pas OU Parlement i depuis le'n mars 1921.La eérémo-|s/ur.s (FAT), local 301, a or- : gouvernement central, qui aura ! nie s’est déroulée dans la salle d’au-; donne la grève, la premiere depuis! tn iNOUvene-ccosse pour mission de mener a bien un dienee des Assises lia fondation de la compagnie il v a' .- ., ., vt i programme ambitieux basé sur Le juge George Gibsonc, doyen 37 ans.parce que le Conseil régio- |;c trésorier provincia1 de 1«Nou-q«’jl appelle I! a remporté trois fois plus de votes électoraux que son adversaire, le Dr Tamborini Un cautionnement de $2.ï,0(t0 a e accordé ce matin, par le juge ilfrjd Lazure, à la Cour du banc u roi, à Fred Bose, député ouvrier-rogressiste (communiste) de ontréal-Cartier, accusé d’avoir olé la loi des secrets officiels de 139.C’est donc une augmentation de 5,000 sur le cautionnement de 0,000 annulé hier, par le juge Re-?Thébcrge, lors de l'examen vo-ntaire de l'accusé.Le juge Thé-mge a envoyé Fred Rose subir jii procès à la prochaine session es Assises.Rose a passé la nuit à la prison b Montréal, et la nouvelle deman-e de cautionnement a été présen-e à un tribunal spérieur, devant quel il doit comparaître.Le juge Lazure a donné un aver-ssement sévère et bien défini à accusé.Jusqu'à la fin du procès, red Rose ne pourra assister à au-me assemblée, ni faire aucune dé-aration publique.Il devra aussi ire “à ses amis de ne pas faire \s choses-là, ni distribuer aucune >rte de pamphlets”.Si l’avertissc-icnt n'est pas suivi, on prendra les icsures necessaires et le eaution-ement sera immédiatement annu- Fred Rose se tenait à la barre des risonniers, lorsque le juge Lazure rendu sa décision.L’avocat de la rfense, Me Joseph Cohen, C.R., a mandé au tribunal si le caution-ment serait réduit si l’on déport une somme d’argent, ou bien i montant de $23,900 en valeurs, le procureur senior de la couron-, Me Oscar Gagnon, C.R., s’est ob-cté à cette demande.Le juge Lazure a refusé de di-inuer le cautionnement, mais a t qu'on accepterait en dépôt, un ontant de valeurs, équivalent au uitionnement de $25,000.Au débul de la séance, le juge azuré avait demandé qu'on amène accusé devant la Cour.procès.Lest alors, qui! a donne j u Le ^juge George Gibsonc, doyen ! 37 ans, parce que le Conseil régio- Le trésorier provincial de la N ou- quans les grands centres, les res-iesl président général de l’Union Sl- ri1in«e\nn fnëiTpT hH«nni .fi p t’1rt>>'brluce' M' VVllfrid Lacroix a fail dovanl le juge Maurice Tétreau, le j tauranls pourront obtenir un permis! Joseph de Drummondville.M.fpnp|ppns lën .ëëanip.^î1 : alors observer qlie 1011 dpv.i a,lt s en ! premier sous l’accusation d’avoir ! de vendre de la bière aux repas.M.Tremblay est secrétaire général de ip Sinn ! ‘c"d,-e ?ur iex Principes qu, devront nui a un p0tjcie|.pn devoir et le 1 Blackwell a souligné que la vente de i l’Union St-Joseph du Canada.Le ‘nni /.i a ‘ijprnhpc * ’ j guider le comité di reel eu r dans sou j Sppon d d’avoir causé des dommages la bière n’est autorisée dans les hô- président du Comité de la Survi- \u cours de la nuit des ! t|'ava,L U a alors propose la motion |a propriété de la National Brr- tels licenciés que si cette vente scjyance a souligné les mérites des ont pénétre dans le magasin de M.t ^pfqënsi'riérant n,,p l’ordre de réfé-' i'el|
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