Le devoir, 18 janvier 1946, vendredi 18 janvier 1946
_____________________________l M fl doti'.'t*________________1__________ Sit.oa Cm wmm-tJnirn.«* 4* am (in* e* »o«i frutrr I’utltoto «11 M *M« ««JH» **TÜ* to mood* U nnaitor drr«&z d* loyfciUm* dim Canadien D'art ma enaara la Ocjtnmonrtaalth brt-tacalaua da* nation», mala anvars la Canada at ton rol.at oana qm oontaatant oael rendent, à mon art», on maurmte aarvtea aa Oonunonwaalth.bar attitude to th# world docüely trom jhltate or troen tb# United State» or trom anrnody elae.A Canadian*» flirt loyalty Is not to tbfc Brltlab Commonwealth of Nation* but to Canada ud to Canada*» Uns and thoae who deny this aja dotns.to my mind, a sraat dlaaeryioa to the Oonunon wealth Leni Ta DEVOIR MesiréQl, vendredi 18 janvier 1945 VOLUME XXXVII — No 14 UDACnoa ET ADMnnSTHATlOB 4M *n HCT1E-DAME.MOKTIEAl S TEUraONIt BHak SMI* SOna.DMAlfCBEB ST FEYB Admtalatrodoa t Sbactawt Gaotqaa KUETIEB FAIS CE QUE DOIS lidoclaui an chef : Omar HEAOTJX Giron! i MSotr SMt BElotr ÏM4 BEtoh SSII Discours de M.Louis Saint-Laurent à l’assemblée de l’O.N.U.(VOIX EN PAGE TROIS) Les gardes-malades en pays de colonisation L’Iran se prépare à porter plainte contre la Russie Quelques remarques en marge d'une enquête faite par un professeur à la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval, M.l'abbé Louis-E.Hudon — Sans la garde-malade, la colonisation, en cèrtains cas, eût été impossible Le sort des gardes-malades dans les colonies agricoles du | Aux visites à domicile s'ajoutent celles que la garde-pays de Québec pose depuis longtemps un problème de malade reçoit chez elle, car elle tient dispensaire, et les toute première importance.Il faut savoir gré à M.l’abbé consultations ne manquent pas.Comme le note M.l’abbé Hudon, “la maison de l’infirmière des colonies premiere importance Louis-E.Hudon, professeur à la Faculté des sciences sociales de l’Uniyersité Laval, de l’avoir abordé dans une récente livraison du Bulletin de* Infirtniète» Catholique* du Canada, de très ample façon, après une enquête qu’il a lui-même faite, au mois de septembre dernier, sur le terrain abitibien, c’est-à-dire le plus vaste de nos pays neufs.Problème qui concerne certes, il ne faudrait pas dire d’abord, car il s'agit d'une affaire qui dépasse et de beaucoup les intérêts professionnels d’un groupe, mais, tout particulièrement, les gardes-malades: problème qui touche aussi de très près à la vie quotidienne des populations colonisantes.hommes, femmes et enfants, de l’armée de ceux et de celles qui se vouent à la tâche pénible entre toutes de faire de la terre neuve et d’agrandir le domaine utile de la patrie, qui sont, braves entre les braves, aux avant-postes du progrès véritable de la civilisation canadienne; problème qui ne doit donc pas, qui ne peut laisser dans l’indifférence la masse du public canadien et encore moins la masse du public québécois.Sans doute, les élèves que M.l’abbé Hudon réunit autour de sa chaire profiteront-ils de l’information qu’il est allé recueillir et seront-ils à même d’en apprécier la valeur et l’intérêt.Par'ailleurs, quelques journaux ont reproduit l’article paru dans le Bulletin de* Infirmières, notamment le Devoir, aux dates du 8 et du 9 janvier, en sa page féminine.Il semble opportun d'en reparler ici, à la veille surtout d’une session législative, au cours det laquelle le ministre provincial de la Colonisation aura l’occasion de faire part de ses projets aux députés de Québec.L’on sait déjà, par des déclarations du ministre, M.J.-D.Bégin, que ces projets sont d’envergure.Il est question d’un budget de $50,000,000 à la colonisation québécoise.Il ne messiérait pas d’y faire émarger, en toute justice et toute équité, les gardes-malades de la colonisation.Notons d’abord que les constatations de M.l’abbé Hudon en Abitibi valent pour les autres régions de la province où s'accomplit l’oeuvre des défricheurs et où cette oeuvre devrait s'intensifier maintenant que les Canadiens n’ont plus à s’occuper d’une guerre en voie: le Témisca-mingue, le pays de Rimouski, la Gaspésie.En tous ces endroits, pour ce qui est des services médicaux et du sort des gardes-malades, les circonstances sont identiques; il peut en être encore substantiellement de même dans d’autres régions, moins éloignées de vieux centres organisés, par exemple, aux Cantons de l’Est, au Lac-Saint-Jean, en Mauricie.dans certaines vallées des Lauremides au nord de Montréal, qui comptent d’assez nombreux établissements de pionniers encore aux prises avec la forêt ou, fait plus fréquent dans leur cas, ce qui reste de la forêt disparue: des souches.Le sort des gardes-malades?Il faut entendre par là les services qu’elles rendent et le traitement que, en tant que fonctionnaires du gouvernement provincial, elles reçoivent.C’est à ce double point de vue que M.l’abbé Hudon a dirigé son enquête.Sa première constatation, c’est qu’en pratique, dans presque tous les cas, la garde-malade, en pays de colonisation, remplace le médecin; en théorie, quand elle se trouve en face d’un cas grave ou difficile, que ses connaissances médicales sont épuisées, elle est censée appeler le médecin; mais comme celui-ci ne se trouve qu’à quinze ou vingt milles, parfois plus loin, que les chemins sont d’ordinaire impraticables, en hiver surtout, la consultation, quand elle est possible, n’a guère lieu que par téléphone.Encore faut-il comprendre qu’en ces parages, une ligne téléphonique n’existe que sous la forme la plus primitive.La garde-malade reste "seule, bien seule, à se débattre avec ses propres responsabilités dans les cas les plus graves’’.La théorie et la pratique sont ici deux choses fort différentes et il est rare que celle-ci se puisse conformer à celle-là.De même pour les cas d’hospitalisation, nécessitant des soins spéciaux ou l’intervention chirurgicale, il s’en présente fréquemment en pays de colonisation, aussi fréquemment qu'ailleurs, mais il n’y a pas d’hôpitaux pour les recevoir.Toujours en théorie, la garde-malade est supposée desservir une colonie dont la population peut varier de cinq ou six cents personnes jusqu’à douze ou treize cents: ses services s’étendent souvent à deux colonies, ce qui représente un territoire de vaste étendue, où il lui faut circuler, en hiver comme en été, par des voies impossibles, par tous les temps, vingt-quatre heures par jour et trois cent cinquante jours par année, déduction faite d’une quinzaine pour les vacances annuelles.Ses moyens de locomotion sont multiples et doivent varier avec les circonstances de saison, de temps, de lieux: ça sera l’auto, la voiture hippomobile ou le cheval de selle, le traîneau à cheval ou à chiens.In Memoriam Napoléon Lafortunc est «es achalandée: cela ne coûte pas cher, elle est payée par le gouvernement".Il y a plus: la compétence qu'elle acquiert et le dévouement dont elle fait preuve inspirent confiance et valent à l’infirmière une clientèle non seulement nombreuse, mais assidue.La garde-malade et c’est encore M.l’abbé Hudon qui en fait la remarque dans son article, “fait de la médecine sociale et de la médecine familiale, sur une haute échelle, réalisant ainsi, au moins dans les grandes lignes, le programme tracé pour les services de maternité des infirmières, tel qu’on l’expose dans les écoles d’hygiène publique des universités et dans les manuels de santé publique pour les gardes-malades’’.Et ce travail, la garde-malade l’accomplit dans des conditions particulièrement pénibles, avec des moyens rudimentaires.Les résultats qu’elle obtient sont étonnants, on pourrait même dire qu’en bien des cas, ils tiennent du merveilleux.Une garde-malade était fière de dire à l’abbé Hudon qu’elle n’avait pas eu un seul accident en cent cinquante accouchements auxquels elle avait présidé.Le cas n’est pas unique.Que reçoit la garde-malade en retour du service qu elle donne?Le gouvernement lui fournit le logement: la maison avec une partie seulement des meubles, plus un traitement mensuel de $75, les premières années, de $90 ensuite.Dans les colonies les plus prospères, le profit sur la vente des médicaments et les honoraires pour accouchement peuvent lui représenter entre deux et trois cents dollars annuellement.A même ce maigre revenu, il lui faut payer une ménagère ($25 ou $30 par mois), loger et nourrir celle-ci, se nourrir elle-même et se vêtir — en pays de colonisation, les vêtements de fourrure sont la nécessité même, non pas du luxe—, voir à tous ses besoins et mettre de l’argent de côté pour quand sonnera l’heure de la retraite.En principe, les colons qu’elle sert doivent lui fournir le bois de chauffage; un règlement du ministère de la Colonisation le prescrit, mais le principe n’est quand même pas toujours observé.Pour les frais de déplacement, la garde-malade reçoit encore $300 par an.plus 5 cents du mille qu’elle parcourt.Dans les conditions présentes, étant donné le prix d’achat de la voiture, de l’essence, des pneus, c’est manifestement insuffisant.Au régime de vie qu’elle a, qu’elle doit accepter forcément, la garde-malade des colonies peut difficilement résister de très longues années.Elle doit penser à l’avenir, mais comment y pourvoir?A l’heure qu’il est, c’est juste si elle peut mettre de côté les cent dollars qu’il lui faut pour visiter sa famille, une fois par année, dans la région de Montréal ou de Québec.Il est inconcevable, écrit l’abbé Hudon, qu’on ait tant recommandé à la garde-malade de se dépenser et de se dévouer pour les familles de colons et qu’on ait si peu pensé à la rétribuer convenablement, en lui accordant des appointements qui répondraient à sa condition.Son cas pose, ajoute-t-il, un véritable problème social.Il faudrait à la garde-malade des colonies un revenu assuré, impôts déduits, de quinze cents à deux mille dollars au minimum.On est loin de cela.De plus, les conditions de travail qui lui sont faites devraient se modifier.Une garde-malade ne devrait pas être appelée à dispenser ses services dans un territoire trop étendu, de plus d’une colonie.Il faudrait aussi assurer la présence de beaucoup de médecins en pays de colonisation.M.l’abbé Hudon conseille aux gardes-malades des colonies de “s’unir, de se grouper, pour revendiquer, en association et en petite société, ce qu’elles doivent recevoir de la grande société et ce qu’elles ne reçoivent pas à l’heure qu’il est’’.Ce moyen serait sans doute efficace.Il faut en tout cas reconnaître que le sort de la gatde-malade des colonies est tout à fait particulier et mérite d'être, sans plus de retard, examiné avec sympathie par les autorités de Québec.M.l’abbé Hudon cite, en fin de son article, le témoignage d'un sociologue: “Sans l’infirmière et son oeuvre si humanitaire, accomplie avec tant de dévouement, la colonisation en Abitibi et en certains autres endroits aurait été complètement impossible”.Témoignage très juste, qui correspond exactement aux faits.Depuis au delà de vingt ans, à maintes et maintes reprises, il m’a été donné de visiter les colonies de l’Abitibi et du Témiscamingue, celles aussi de Rimouski, de Gaspésie, des Cantons de l’Est et du Lac-8aint-Jean.Le rôle que la garde-malade a joué partout est inappréciable.Il est temps qu’on le reconnaisse et de façon tangible.is-i-M E1"»1* BENOIST Demain matin, à hall heures, en la chapelle du sous-sol de l’église de l’Immaculée-Conceplion, son église paroissiale, les amis de Napoléon Lafoftune iront une fois de plus prier ensemble pour le.repos de son âme immortelle.Nous invitons tous ceux qui le peuvent à s’associer directement à et pieux hommage.Nous prions tous les autres de s’u joindre d’esprit et ae coeur.Voici une année déjà que notre dans les colonies, | camarade nous a si brusquement (initiés.Son souvenir est parmi nous vivant comme à à la première heure.Lafortune fut l’un des bons, l’un des plus efficaces ouvriers de l’oeuvre commune.Sachons ne pas l’oublier.Bloc-notes La France et l'Espagne- Le mystère Thorez — Transjordanie et Palestine — La frontière yougoslave — Conférence de paix européenne à Paris L'Assemblée constituante de France a de bonne heure, ce matin, par un vote unanime, recommandé ou gouvernement de Gaulle de rompre les relations avec le gouvernement Franco d'Espagne et d'entrer en contact avec le "gouvernement" républicain espagnol constitué au Mexique.Cette décision a été prise après un débat de trois jours sur la politique étrangère.Quelques heures avant ce vote le gouvernement français avait annoncé son acceptation du projet des trois grandes puissances pour une conférence européenne de poix à Paris, au mois de mai prochain.Le ministre des Affaire^ étrangères, M.Bidault, a informé le cabinet qu'en plus des Trois, dix-huit pays participeront à la conférence et auront leur mot à dire sur les traités de paix italien, roumain, bulgare, hongrois et finlandais.C'est M.Byrnes qui aurait au nom des Trois donné des assurances à la France sur ce point.Au sujet de l'Espagne, M.Bidault avait déclaré au cours du débat que la France n'agirait pas seule contre Franco, mais l'Assemblée a affirmé que le pays doit préparer sa propre rupture avec le régime espagnol.On peut penser que les autorités françaises ayant tant de problèmes aigus et complexes à résoudre devraient se dispenser d'intervenir dans les affaires d'Espagne.En Il doit y avoir dos limites Fronce même la reconstruction représente une tâche .t considérable, et qui avance moins vite que dons d'autres généraux de l’archevêché de Py* occupes par les Allemands, notamment la Hollande et la Norvège.Au point de vue impérial Paris res Montréal, qui est en même temps directeur diocésain d’action catholique, vient de faire à ce dernier titre un appel auquel tous les honnêtes gens ne peuvent pas ne pas répondre, et d’urgence.Il y a danger, grave et immédiat, en la vaste demeure montréalaise qui nous est commune.Un flot d’immondices, sous toutes les formes et les formats de l’imprimé, écriture et image, déferle partout, nous inonde.Le kiosque et le comptoir de librairie qui s'improvise dans la moindre boutique qui s’y prête, sont devenus trop souvent des mauvais lieux, où l'obscénité s’affiche avec insolence.Le panneau-réclame, l’affiche, le calendrier, le papier publicitaire, pour annoncer les choses les plus ordinaires, ont de plus en plus recours à l’image provocante et scandalisante, avec parfois des textes pour en accentuer l’effet.La nudité, d’ailleurs stupide, devient de plus en plus le moyeu coutumier de la publicité.D’honnêtes marchandises s’annoncent comme si elles étaient le produit du lupanar.Un déluge de publications et de périodiques de toutes sortes ont recours aux mêmes moyens.On était en droit, écrit Mj?r Valois, dans le texte qu’il a remis hier à la presse et dont nos lecteurs ont pu prendre connaissance, d’affen-dre que notre population ai fondé- (suit* è la page deux) L’actualitâ 'Puissonce'' ou "Royaume du Canada' Au concile intergouvememental d’Ottawa, le titre qui désigne le Canada n’est pas en cause.Vrai-semblablement, il restera “Dominion”.ou “Puissance”, comme devant.Les décemvirs entretiennent d’autrer, préoccupations.Pourtant, cette dénomination causa du tin.loin à leurs ancêtres politique*, les pères de la Confédération.L’Union des provinces canadiennes consommée en 1S67 faillit s’appeler “Royaume du Canada”.Les ccnfédêrateurs, fiers de leur oeuvre, voulaient baptiser leur enfant de ce grand nom.Leur beau désir se heurta au refus des autorités anglaises, sous prétexte que la désignation aurait porté ombrage à la République américaine.D’ailleurs, aux peux des Londoniens, la Confédération canadienne était une bien petite affaire: "Ils n'attachèrent pas plus d'importance à l’Union que s’il s’était agi d’unir deux ou trois paroisses d’Angleterre’’; c’est Macdonald qui s’en ouvrait plus tard à un ami, en ces termes amers.Sir John ajoutait: "Si la question avait été traitée avec l’ampleur qu’elle comportait, par exemple, si le Canada unifié avait reçu le titre de royaume auxiliaire, ainsi que nous le proposions, je suis certain (presque) que les colonies australiennes, voyant cela, auraient demandé à être placées sur le même rang que le Royaume du Canadrf’.Aurions-nous dès lors obtenu une sorte de Statut de Westminster?Quoi qu’il en soit, voici comment .sir Joseph Pesos raconta t’aven- ture du ferme “Royaume du Canada” contre son adversaire “Puis, sance”: "Une clause des résolutions de Québec (186b) disait que Sa Majesté.la Reine serait priée de déterminer le rang et de donner un nom à la colonie unifiée.Cette disposition fut conservée dans les résolutions revisées par la Conférence de Londres (1866) et on la retrouve dans la première rédaction du projet de loi.Apparemment, une nouvelle décision fut prise à cet égard, car l'on trouve pour la première fois dans la troisième rédaction, quatrième clause, le "Royaume au Canada’’ remplissant le blanc qui avait été laissé dans les projets antérieurs.On voit, dans les papiers de sfr John Macdonald, que la Conférence avait exprimé le désir que ce nom fut donné à Uulta à la paa* deux) dÇe carnet du grincheux M.Herbert Morriaon, che5 du gouvernement anglaia aux Communes, dit que l'Angleterre, le» Etata-Unl» et le Canada ionnent une grande trinité.Evidemment il n'entretient aucun doute sur la capacité d'absorption de notre vanité.* V * Un ancien prêtre bouddhiste réclame le trône du Japon.Il fait remonter ses droit* à 554 ans.Voici un bonhomme qui, évl demment, ne croit pas à la prescription trentenaire.* V V Un Journal libéral annonc» que cinq ministres canadien» ont dîné avec le gouverneur général Tout va bi»n.* * * L» général Foster dit qu» s'il ètcrtt le général Meyer Ü aimerait mieux être fusillé que de voir ea sentence commuée.le bon général en parle fort à l’aise et avec un rare détachement.On voit bien qu'il n'est pas personnellemant auaai intéressé que Meyer.* ¥ « On a ainsi volontiers de» sentiments héroïquer.ou stoïques, pour les autres.» » * A peine descendu à la station balnéaire et iloridienne de Miami, M.Winston Churchill se met à tenir des conférences de presse.Ce ne sont pas des vacances qu'il prend, on dirait une tournée de propagande.D'autant plus qu'à bord du paquebot crû l'a porté d'Angleterre en Amérique, M.Churchill s'étalt donné le mal d'adresser des petits discours à des soldats canadiens rentrant dans leur pays.¥ * * M.Herbert Morrison, lui, rentre en Angleterre, après une tournée au Canada.P»ut-ôtr» a-t-il dans sa poch» le bail gui permettrait à la Grande-Bretagne de transporter au Canada l'aménagement de Salisbury Plain.¥ ¥ * A tout bien considérer, la War Assstts Corporation serait bien ml»ux nommée War UabiUtlss Corporation.U Grincheux 18-1-46 .Choie* d hier et d*aujourd'hui “Un peuple n'est pas plus excusable de spéculer sur 1s meurtre et l'uaurpa-Uon pour accroître sa puissance, qu’un individu de tuer son votstn pour se débarrasser d'une rivalité ou pour agrandir son domains." *• LATXNA éprouva de grandes difficultés, et le monde arabe semble se liguer contre la France.Il y a aussi les problèmes de la paix; même du côté de l'Allemagne le gouvernement de Gaulle n'a pas encore pu faire triompher ses projets.L'Assemblée constituante, élue en octobre pour sept mois, et dont le mandat expire par conséquent dans quatre ou cinq mois, semble s'occuper de tout outre chose que de la constitution.Mais si les groupes en présence ne peuvent s'entendre sur la nouvelle constitution, on comprend qu'ils manoeuvrent pour les prochaines élections, et cela ne peut que compliquer les attitudes officielles du gouvernement.De plus, le président de Gaulle continue d'évoluer entre Moscou, Washington et Londres, jouant une puissance contre l'autre au hasard des incidents.La nouvelle décision au sujet de l'Espagne est évidemment de nature à plaire à la Russie, mais comme l'Angleterre ne semble pas prête à intemnir, le geste de la nuit dernière pourrait bien demeurei platonique.Il semble que les éléments d'ordre ont tout intérêt à gagner du temps, en France comme dans plusieurs pays où le communisme perd du terrain.Et si la majorité de l'Assemblée pouvait imposer un vote hostile ou gouvernement Franco, les outres groupes ont probablement jugé qu'il valait aussi bien que ce fût un vote unanime, afin que la question espagnole n'aille pas à la prochaine élection masquer les vrais problèmes.LE MYSTERE THOREZ Le communisme est sur la défensive parce que la politique impérialiste des Soviets n'est populaire nulle part; en France les communistes sont de plus obligés de défendre leur chef, M.Thorez, qui est la force et le cerveau du parti, mais qui est aussi une cible.Ce personnage s'entoure d'une garde de huit ou dix hommes; son bureau aux quartiers généraux du parti est muni de trois lourdes portes de fer.Il habite à Clichy un château entouré de spacieux jardins fermés par un mur de pierre bien gardé; ce château est la propriété du parti.Le chef communiste est donc assez inaccessible.Thorez est un homme cultivé, un orateur dynamique; c'est le chef incontesté du parti communiste français.Mais son point faible, c'est une partie de sa carrière entourée de mystère.Nul ne sait où il a passé les années de 1939 à 1944.Pour ses adversaires c'est un déserteur qui a quitté son poste dans l'armée en novembre 1939; ifs affirment qu'il est entré en Suisse en janvier 1940 avec un passeport espagnol, qu'il a quitté la Suisse pour se rendre en Russie, et qu'il a fait le voyage en passant par l'Allemagne, avec un sauf-conduit naziste.On affirme de plus, et là ce n'est plus seulement Thorez mais tout le parti qui est en cause, qu'entre la défaite de la France et l'attaque de la Russie par l'Allemagne, les nazistes ont formé le projet d'instaurer en France un gouvernement communiste sous la direction de Thorez, et que la Russie avait approuvé le projet.Les communistes nient évidemment cette histoire; ils affirment que Thorez a quitté son poste dans l'armée par suite d'une décision du comité central du parti qui voulait éviter que son chef fût arrêté comme l'avaient été les autres députés communistes.Ils prétendent que Thorez est demeuré caché en Fronce, dons une petite ferme près de Paris; que sa retraite n'était connue que de trois ou quatre chefs communistes, et qu'il a lancé là des appels aux ouvriers français leur demandant de combattre sans quartier contre les Allemands.Selon cette version Thorez ne serait parti pour la Russie qu'en 1943, alors que Staline l'aurait fait venir pour l'aider à la dissolution du Comintern.Si des documents probants, quant à un projet de gouvernement communiste, préparé par Hitler et Staline, étaient rendus publics au moment de la prochaine élection, le parti subirait une défaite retentissante.TUTELLE INTERNATIONALE A la suite du discours de M.Bevin devant l'Assemblée de l'O.N.U.au sujet des mandats britanniques d'Afrique, le premier ministre de l'Australie annonce aujourd'hui que ce Dominion remettra au Conseil de Tutelle le territoire de Nouvelle-Guinée dont il est mandataire depuis le Traité de Versailles, et qui comprend la moitié orientale de Tile.M.Chifley a ajouté que son gouvernement est prêt à en faire autant pour l'ile de Nauru qui est sous le mandat conjoint de l'Angleterre, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande.L'annonce de l'indépendance éventuelle de la Transjordanie a immédiatement provoqué une réaction des Sionistes.M.Rebenfeld, président des Nouveaux-Sionistes, a dit que le projet annoncé par M.Bevin rendrait à jamais impossible la constitution d'un Etat national juif "parce que la Transjordanie est une parti* du mandat palestinien".On croit que l'émir Abdullah se rendra à Londres le mois prochain pour négocier le projet d'indépendance.Mais cette région va poser un problème de défense.Actuellement la Transjordanie a une armé* de 16,000 hommes, en partie mécanisée, dont les officiers sont anglais, et dont l'Angleterre assume tous les frais.L'émir a fait savoir bien clairement qut l'Echiquier transjordanien ne pourrait pas subvenir aux dépenses d'une armée.Comme cette armée parait nécessaire à la défense du territoire, l'émir proposerait que la défense soit organisée en commun par l'Iraq et la Transjordanie.Il se pose aussi un problème dynastique car l'émir Abdullah règne à la fois sur la Transjordanie ef sur un territoire situé entre ce pays et l'Iraq.Dans les discussions du problème palestinien, des experts avaient suggéré une division du pays, de façon à en donner une partie aux Juifs et l'autre aux Arabes; dans ce projet, on prévoyait la réunion de la Transjordanie à la Palestine, de manière que la Transjordanie devienne une partie du nouvel Etat arabe.Si la Transjordanie obtient son indépendance cette solution deviendra impossible.Puisque la démarche de l'Angleterre paraît compliquer le problème palestinien, beaucoup de gens douteront de la gratuité du beau geste annoncé par M.Bevin.TRAITES DE PAIX M.Byrnes a déclaré ce matin è Londres que les Trois accueilleront avec la plus entièra considération les suggestions des petites nations européennes dans la rédaction des traités de paix.Confirmant ce qu'avait dit auparavant M.Bidault à Paris, la secrétaire d'Etat des Etats-Unis a publié l'échange de notes entre les gouvernements français et étatsunien, ce dernier parlant pour les Trois.Les grandes puissances prépareront les projets de traités, qui seront ensuite soumis à une conférence de 21 pays alliés à Paris, et ensuite les grandes puissances donneront à ces textes leur forme finale en vue de la ratification par tous las pays.Le chef de la délégation canadienne, M.Saint-Laurent, a parlé aujourd'hui dans te débat général sur la rapport de la commission préparatoire.Il e dit que l'avenir exigera peut-être une modification de la conception étroite de la souveraineté nationale, at qua la souveraineté ne doit pes signifier la liberté de compromettre la paix et fa sécurité internationales.Dans las démocraties, a-t-il dit, on a assuré le respect de la liberté par des lois et des tribunaux qui ont remplacé le recours à la violence.Faisant allusion au projet de gouvernement mondial préconisé par l'Angleterre, M.Saint-Laurent a dit que si cela signifia que le monde prendra les mêmes moyens d'instaurer la-justice, la délégation du Canada approuve un tel gouvernement mondial.Le ministre canadien, qui a commencé sow discours en français ef l'a continué en anglais, a dit qu'il faudrg peut-être plus tard apporter des changements à la Charte des Nations Unies et qu'il faut garder à ce sujet un esprit ouvert.De même que M.Saint-Laurent a suivi d'une façsq générale l'attitude de l'Angleterre, un autre orateur qui a parlé aujourd'hui, M.Kardelj, délégué de la Yougoslavie, a adopté le point de vue soviétique.Il a dit qu'il faut dans la nouvelle organisation internationale donner des droits aux grandes puissances, et il s'est opposé à tout changement dans la Charte mondiale.Dans un passage qui visait manifestement le conflit de frontière entre la Yougoslavie et l'Italie, il a dit: .nos frontières ethniques ont été repoussées vert l'est par les agresseurs fascistes, et cela doit êtr» réglé".LE PROBLEME IRANIEN Sur maints sujets abordés par les délégués on peut voir que des groupes précisent leurs positions.Mais c'est autour du problème de l'Iran que s'esquisse le principal débat.M.Taquizadeh, chef de la délégation iranienne, doit présenter sa protestation aujourd'hui ou demain, mais il n'a apparemment pas encore décidé de quelle façon il procédera.Ce matin M.Gromyko, qui dirige provisoirement fa délégation soviétique, a parlé devant l'Assemblée.Il n'a pas mentionné ce sujet brûlant, mais il a fait des allusions transparentes.Il a dit que la paix future du monde dépend Je l'unité des grondes puissances, et il a lancé un avertissement contre tout effort pour diminuer leur autorité par une revision de la Charte des Nations Unies".Tous ies pays, grands et petits, a-t-il dit, sont intéressés à assurer une paix stable et à empêcher une répétition de l'agression; là-dessus leurs intérêts coïncident complètement.Les tentatives pour contrecarrer les grands Etats par les petits ne doivent pas être accueillies avec sympathie par l'O.N.U., car cette organisation a pour objet de protéger tous les pays amis de la paix, grands et petits".M.Gromyko n'a pas précisé, mais c'était évidemment un avis à l'Angleterre de ne pas promouvoir n( soutenir l'intervention de l'Iran.Beau sujet pour un fabuliste: l'Ours soviétique se plaint que le Lion britannique lance contre lui le Mouton de Perse.Tous ces orateurs emploient le même vocabulaire.M.Gromyko préconise lui aussi une paix stable; le conflit est plus profond cor c'est sur le sens de ces mots essentiels: paix, liberté, justice, qu'on ne s'entend pas.Mais il n'y o pas seulement deux interprétations; celle des Soviets et celle des démocraties; car chaque empire, et dans une moindre mesure plusieurs autres pays font entrer dans leur définition du droit la conservation de spoliations anciennes et la réalisation a'ambitions fort discutables.— Peul SAUIUOL -1 — ¦ -v LE DEVOIR, MONTREAL.VENDREDI 18 JANVIER 1946 Faits divers kM» Une bombe à retardement qui n'était que des cadrans Amusante histoire vécue par deux détectives de la sûreté municipale — Mystérieux accident — Affaires de Cour Une histoire de bombe à retarde-1 Avec précaution, les deux poliment à Montréal, c’est invraisem- ; ciers ont réussi à sortir le lourd blable! Voici pourtant l’incident fardeau de la chambre, à le descen-qui est arrivé aux sergents-détecti- j dre, pour le placer sur le siège ar-ves Orner Bourdage et Armand La- rière de leur voiture pour aller le mouche, la semaine dernière.Après déposer au milieu d’un champ va-un anpel téléphonique reçu aux 1 cant au coin des rues Guy et Wil- quartiers généraux, les deux sergents détectives ont dû se rendre à foute vitesse à une maison de la rue des Rivières.Là, morte de peur, une femme les attendait.Avec toutes les difficul liam.On peut s’imaginer que ces quelques instants n’ont pas été sans émotions.Cette dangereuse mission accomplie, l’un des détectives s’est empressé d’aller téléphoner à la prévôté militaire qui n’a pas tés du monde elle vint à bout de osé ouvrir le mystérieux colis.On leur expliquer qu‘’il se trouvait une : conseilla aux agents de prévenir la bombe à retardement sous son lit.Le colis aurait été apporté par son mari qui travaille à Sorel.Avis de décès gendarmerie royale qui prit l’affaire en main.Hier, nos deux héros racontaient leur histoire avec mille et tm détails pour la terminer avec de gros éclats de rire en révélant que la gendarmerie, après avoir eu l’audace d’ouvrir la boite en acier, y découvrit une grosse cloche de ba SOELR MARIE-ELISABETH DU SAINT NOM DE JESUS.— A Mont-, réal, le 17 janvier 1940, à l’âge de j teau, trois compas et quatre soli-77 ans, est décédée Soeur Marie- S des cadrans provenant tout proba-Elisabeth du Saint Nom de Jésus, : blcment d’une corvette, supérieure des Petites Soeurs de On croit que ces articles ont été l’Assomption.Ua dépouille mortelle est exposée à la maison-mère, 1626 rue Saint-Hubert.Le service sera chanté samedi le 19, à 10 heu- volés et une enquête est instruite.Mystérieux accident res.Inhumation au cimetière du noviciat de Ville La Salle.Parents et amis sont priés d’y assister.Remerciements McDOUGALL — La famille de Mme Albert McDougall désue ex primer sa vive reconnaissance à tous ceux qui lui ont témoigné leur sympathie par envois de fleurs offrandes de messes, visite au salon, télégrammes, assistance aux funérailles lors du décès de Mme Robert McDougall (Lumina Gagnon).Nécrologie BELISLE — A Moiitréal, 1» 18, à 68 ans, Corinne Volsard, épouse d'Edmond Bells- le.BOUCHARD — A Ste-Rose, le 16, à 52 ans.Mélina Gagné, épouse de Wilfrid Bouchard, 38 St-Juseph.BOUGER — A Montréal, le 16.Franz Bouger, époux de Béatrice Desrosiers, 1844 Visitation.CARON — A Montréal, le 17, à 38 ans, Jean-Philippe Caron, époux de Rose Chartier, 1407 boul.Pie IX.CHARTRAND-MANTHA — A Montréal, le 16, à 89 ans, Mme veuve Menesippi.Chartrand, épouse en 2es noces de feu Hormlsdas Mantha, née Azllda Mantha.CHOLET7E — A Montréal, le 17.à 67 ans, Mme veuve Pierre Choiette, née Alexl-na Leblanc, 4776 Dagenals.CLEMENT — Aux Cèdres, à 76 ans, Alcide clément, époux d'Eugénie Brunet.D-iV-ENAlS — A Oslo.Norvège, le 18 dé-cunbrt, à 31 ans, Roger Dagenals, de Ste-Rose de Laval, époux de Jeannine Des-reenes, 5939 Waverley.DEBONVILLE — A Valeyfield, le 16, à 69 ans, Corinne Deschambeault, épouse de feu Hubert DabonvlUe.l AUVEL — A Ste-Anne de Bellevue, le 16, à 88 ans, Mmi Napoléon Fauvel, née Octavle Ménard, épouse en 1res noces de feu Charles Sauvé, 41 St-Pierre.FONTAINE — A Montréal, le 16, à 58 ans, Aniedée Fontaine, époux de Béatrice Carré, 6Ï47 Iberville.GREGOIRE — A Danby, le 15, é 43 ans, D,, , Gertrude, fille d'Emmanuel Grégoire et de DeDG repose Sarah Mullen.HEBERT — a Montréal, le is, & 66 ans, jye l’Institut neurologique on a Mme Emile Hébert.HORAN — A l’Abord-à-PloufL.le 16.à 91 ans, Mme veuve Edouard Horan, née Marie-Louise Lavlgne ,5 boul.Lévesque.Vers 8 h.30, hier soir, Mlle Linda Tomarelli, 27 ans, 7140, rue Chambord, a été grièvement blessée dans un accident survenu à l’insection des rues Craig et Saint-Laurent.On ne sait pas encore si Mlle loma-relli a été heurtée par une automobile ou un tramway.La victime a été transportée sans connaissance à l’hôpital St-Luc, où elle est sous observation.Les médecins de cette institution ont constaté qu’elle souffre de traumatisme crânien en plus d’autres blessures au visage, aux épaules et au pied droit.D’après la version de M.Lucien Cardinal, 30 ans, de Charlemagne, ce dernier conduisait son automobile de Test à l’ouest, rue Craig, lorsqu’il a dû donner un violent coup de volant pour éviter un tramway sur le point d’effectuer un virage vers le nord, rue Saint-Laurent.L’automobUe de M.Cardinal a tourné sur eHe-même comme une toupie.Lorsque le conducteur a pu réaliser ce qui s’était passé, il aperçut une femme étendue dans la rue, gisant inanimée dans une mare de sang.Il s’est porté à son secours aidé de quelques témoins.Vieillard blessé Un vieillard a été très grièvement blessé dans un accident survenu vers six heures, hier soir, à l’intersection des rues Delorimier et Sainte-Catherine.Il s’agit de M.U.Toutano, 75 ans.demeurant au no 5227 rue Delorimier.D’après la version de la police, le vieillard traversait la chaussée lorsqu’il a été heurté et projeté avec violence contre la chaussée.Il a été transporté à l’hôpital Saint-Luc souffrant d’une fracture du crâne.livrer une lutte sans merci à deux assaillants qui voulaient le dépouiller de ses recettes, a vu hier ses agresseurs condamnés par le juge Charles-Edouard Guérin, de la Cour des Sessions de la paix.Les deux accusés, Roger Roy, 26 ans, sans adresse connue, et Wilfrid Daigle, 38 ans, qui a donné comme adresse 217ü rue Chambly, et demeurait au moment de son arrestation à 1021 est, rue Ontario, avaient hélé le plaignant le soir du 26 avril.Rue Metcalfe, ils lui intimèrent l’ordre de leur remettre tout ce qu’il avait dans ses goussets.M.Taillefer ne Eerdit pas un instant, sauta sur la anquette arrière et un corps à corps s’ensuivit.L’auto filant sans conduite est allé s’écraser sur la muraille de la Cathédrale, coin Dorchester et Metcalfe.Les bandits ont ensuite pris la fuite sans argent.Une chasse à l’homme à laquelle ont pris part des policiers et des chauffeurs de taxis s’ensuivit.Les deux inculpés étaient capturés quelques instants plus tard et une plainte de tentative de vol avec violence a été portée contre eux.Les deux intimés ont été trouvés coupables et la sentence sera prononcée le 24 janvier.Vol de $17,000 La Sûreté municipale traduisait hier devant le juge T.-A.Fontaine, John Olpinsky, dit Lesbovitch, sous l’accusation d’avoir participé au vo1 à main armée commis l’été dernier au magasin à rayons Jas A.Ogilvy, rue Sainte-Catherine, 'dors que deux bandits ont pris la fuite avec $19,997.Le prisonnier a protesté de son innocence avec en.’ quête judiciaire le 24 janvier.Un présumé complice, William Riddell, s’évadait du poste de police no 13, jeudi dernier, mais n’a pas encore été repris.L'âctueiité rapporté que la petite Gayle Yaeh-ne, deux mois et demi, qui a été HUARD - a st-Denis sur Richelieu, le transportée à Regina dans notre 16, u .0 ans.Jean-Baptiste Huard., Ville par avion, pour Subir line Ope- jordan — a Montréal, le le, à 7i ans, j ration très délicate à la tête, repo- Mme Charles ordan, née Eglantine Bénard , tPanm,il]empnt hier tandis dit Bonenfant, 294 Prince.| saV trancpuiiemcm luir, i.inius lauzon — a Montreal, le 16.& 55 ans.I ou on la préparait a 1 intervention Marie-Louise, fille de Basile Lauzon et de , phirur loi soldats britanniques du sud n’étant en somme que des aventuriers, seule la ville de Québec possédait une société organisées et une aristocratie.Le film nous montrera donc le raffinement des moeurs d’alors au L'Heure musicale Une série de huit concerts, sous la direction de M.Victor Brault, sera donnée de 4 à 5 heures, tous les samedis, à compter du 9 février, dans le Salon du Prince de Galles de Thôtel Windsor.Les concerts de l’Heure musicale permettront d’entendre les grandes oeuvres pour piano et chant de Schubert, Schumann, Fauré, De.bussy, Ravel et Moussorgsky.Et pour la première fois à Montréal, un programme sera consacré exclusivement à l’audition des oeuvres de James Callihou (Léo-Paul Morin), et enfin, un dernier concert nous fera mieux connaître les partitions des compositeurs canadiens: Claude Champagne, Ernest MacMillan, J.-J.Gagnier et Laurent Winter.Au programme du 9 févrire: audition du "Voyage d’hiver” de Schubert, par M.Pierre Vidor, ténor.Du 27 jan.au B fév.AU GESU Soirée Vieux-Colombier avec L’Equipe etFredfiarry dans HUIS-CLOS de J.t.Sartre el LE TESTAMENT de Martin du Gard Billets au Gesù LA.4453-7592 m K O H S1 HE 11 M 3 20.Deuxième eemaine A l'affiche M-G-M WCTUtf A l’affiche > CAPITOL mm, Tqo YounÇ To * (Too GOOD TO S'USS A l’affiche PRINCESS A l’afficke +,ith EDWARD RNOLD ST-DENIS A L'AFFICHE 'T*5î»S4* *(* »(*** * _ GABY MORIAY .de Jan Pcerce, ténor, ce Spectacles HIS MAJESTY’S: Le magicien Neff (semaine du 21 janvier).FORUM: fee Follies of 19*6.Spectacle sur glace.(Du 10 au 18 février inclusivement).LES AMIS DE L'ART présentent JEAN DANSEREAU ^ Récitol-couserie (Chopin-Mendelssohn) g l’Auditorium du Pl«t«au Dimanche — 20 janvier — 3 heures précises Toute la jeunesse est Invitee Billets en vente au Secrétariat 3815.avenue Caltea-Lavallée.Membres ,34 tax# p4 lnc PRIX 1 non enreçUtrec .57 ” VOilt BLEU tiMMi uv.iit poriua » «( UtClOMP i»* soit • i»*oc!ut Vtm»i M* 'WÇf r • PiERQE JOURDA GEORGES GRH* tÊMÊÉUi’sbL JFAA T/flU * «AlTrtr tAJKH !»#A* '•••ten 1 /OLUME XXXVII — Ne 14 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 18 JANVIER 1946 C«Mwr le têtu** marat* et «Ngianae ét itwe humain 4Me le Familta aara tMitMBi régénéré* et rjwtaillé* en MéaL C‘«*t ear i’Inffwena*.fruit é* u personnalité marale et inteH actual le.beaucoup plut encore que par l'exerctee ée pouvoirs définie.que la famm* mènera le manda.9 Rédactrice ; Germaine BERNIER ABITIBI 1945 j lce défrichement des terres et la mentalité des colons — Les primes de défrichement réclamées depuis 1868 et obtenues en 1923 — Les colons qui veulent leur indépendance Par Marthe Beaudry Dès les premiers jours de mon arrivée à Amos, j’eus la bonne fortune d’être reçue chez M.Julien Beau-dry, un des artisans de la colonisation en Abitibi.M.Beaudry est un homme court, plutôt maigre, aujourd’hui dans la soixantaine, tête un peu chauve, front large de penseur; pour les gens de là-bas, agronome, dévoué à la colonisation depuis que la vie l’a amené comme par la main en Abitibi, l’an de grâces 1916.Il vous accueille chaleureusement dans le bureau de sa maison privée.Pendant qu’il s’installe sur le divan, il vous invite à vous asseoir sur une énerme berceuse des plus confortables.Dos à la bibliothèque imposante il ne vous reste plus qu'à entamer la conversation.M.Beaudry est un causeur.C’est ainsi, dans l’intimité de son bureau, ou à l’occasion dans le compartiment d'un ¦wagon de chemin de fer, ou encore autour de sa table familiale qu’il s’anime, et parfois s’oublie d’autant mieux qu'il rencontre des auditeurs compréhensifs.Si sa conversation révélé une note pessimiste, il s’en excuse aussitôt, disant que tant de choses l’ont déçu.Que les jeunes soient optimistes, il vous en cite de la relève qui le consolent de vieillir.M.Beaudry est un philosophe.Quand il parle du colon, de l'agriculteur, du bûcheron, du fonctionnaire.il parle d’hommes d’abord.Il veut que leur vie soit avant lout un épanouissement de toute leur personnalité tant du point de vue spirituel que physique et affectif.Il rejoint et prolonge en cela la pensée profonde de plusieurs sociologues canadiens et les cite abondamment.S’il aime avec eux la vie de l’agriculteur, c’est à la condition que l'agriculteur soit retenu à la terre exactement par ce qui doit l’y retenir, c’est-à-dire des valeurs spirituelles, des valeurs humaines.S’il s’attarde à vous exposer sa philosophie en la matière, c’est qu'il tient à cc.que vous le quittiez bien convaincu de la place que l’éducation de notre population rurale doit prendre dans l'esprit de tous ceux qui s’intéressent à sa stabilité, et au succès des entreprises de colonisation.M.Beaudry arriva eu Abitibi en 1916, à titre de bûcheron.Beaucoup de préjugés étaient déjà tombés sur cette région lointaine de la province de Québec.L’Abitibi comptait 1,847 habitants, environ 255 familles.L’agent des terres d’alors, M.Authier, aujourd’hui député du comté, ardent colonisateur, n’hésita pas à multiplier les postes.(l’est ainsi que furent colonisés le long de la ligne du chemin de fer Intercolonial toute la série des paroisses actuelles qui s’échelonnent de La Heine à Senncterre: La Sarre, Dupuy, Authier, Taschereau.Launay, Villcmontel, Amos, Landrienne, Barrautc et peu après, à l’intérieur «les terres, Saint-Marc de Figuery, Saint-Félix de Dalquier, Sàinte-Certrude, Saint-Matthieu, Lamotte et quelques autres, accessibles par eau.On assistait alors à la ruée des colons sur les forêts de TAbitibi.Toutes les colonies avaient leurs moulins à scie.C’était l’époque où l'on parlait timidement de favoriser le défrichement, de voter un budget pour encourager le colon à se donner à l'agriculture.Une évolution se dessinait cependant.Un 1920, un budget de cinq millions fut voté Torturé par la U U iJLI «SINUSITE Vous pouvez vous soulager rapidement de vos souffrances avec quelques gouttes de Va-tro- aagfif* nol.II agit au siège wlWR» mù» du VATRGNOL pour les chemins de colonisation.L’artisan des dhemins de l’Abitibi m’explique comment il dépensa de 1920 à 1924 plus de $2,113,000 pour la construction des grandes routes actuelles de l’Abitibi, et cela en l’espace de quatre ans.Il arrivait, dit M.Beaudry, que cette entreprise effarait M.Authier lui-même.Je lui rappelais alors que je ne faisais que ’’mettre les traits-d’union entre les nombreux postes qu’il avait ouverts”.Comme quoi la politique du premier agent des terres de l’Abitibi était des plus progressistes.En 1923, on obtint des primes de défrichement.Je note en passant que l’abbé Calixte Marquis, missionnaire-colonisateur de la région des Bois-Francs, les réclamait déjà en 1868.Un peu plus de 50 ans: c’est ordinairement la période de démarrage du progrès dans noire province! Dons, primes de défrichement en 1923, puis primes de labours, d’ensemencement, selon qu’il fallait stimuler le colc n à bûcher, à faire des abatis, à labourer, à semer, à transformer son lot en établissement viable, au lieu de courir les loits boisés pour “faire de la prime”: L’expression passa alors dans le langage tant la chose élait courante.Ainsi s’élaborait étape par étape une politique de colonisation.Vint la crise: un mouvement intensif de retour à la terre fut déclenché, après le congrès de colonisation de 1934.Les sociétés de c olonisation secondées dans les villes par les bureaux d’assistance chômage se chargèrent de recruter des colons.Les plans de colonisation se succédèrent avec les ministres et les ministères.De 1935 à 1937, 35 colonies nouvelles turent ouvertes en Abitibi.Les colons qui, dans la suite n'ont cessé de s’acheminer vers les terres fertiles de l’Abitibi, célibataires sous le plan d’établissement provincial, pères de familles sous le plan fédéral-provincial, ont colonisé et colonisent encore à l’intérieur de ces 35 colonies.Il serait trop long d’étudier dans le délai! | ces différents programmes de colo-1 nisation.Il semble qu’on n’ait pas encore trouvé la formule idéale, que les plans actuels ont des relents de secours directs; alors qu'un plan de colonisation devrait davantage stimuler le colon, lui permettre le plus tôt possible d’être indépendant, de se tirer d'affaire lout seul, et mettre le succès à la portée de tous les colons de bonne volonté.Si vous vous enquérez de la chose auprès des colons eux-mêmes, ils vous le diront sans ambages.L’un d'eux me dit un jour: “Le gouvernement n’a pas l’air de comprendre pourquoi nous avons besoin de lui.Nous ne voulons pas qu’il nous fasse vivre à rien faire.Qu’il nous aide à nous débarrasser de lui le plus vite possible”.C’était un colon sincère celui-là, venu s’établir en Abitibi et non pas se faire vivre.Je demandai! un jour à M.Simard.chef de district à La Sarre, s’il avait encore beaucoup de lots non concédés dans son secteur.M.Simard de me répondre: — Si trois colons me demandaient des lots rapprochés, je devrais les refuser.Je n’ai que des lots isolés.Et l'on parle d’établissement sur des terres neuve de nos vétérans?Dans certaines colonies, les moins attrayantes, il y a des lots, mais il y aurait, avant d’y établir des colons, du drainage à faire, de la mousse à enfouir, ou à brûler, des chemins à améliorer.Tl y a des sols à classifier, des chemins à tracer, du drainage qui s’impose, un peu de défrichement, des maisons à bâtir, tout cela si Ton veut recevoir des colons en grand nombre.Tout cela si Ton veut coloniser un peu à la façon de 1945 et ne pas exiger inutilement l’héroïsme alors qu’une bonne dose de courage peut suffire.Une chose est particulièrement décevante en Abilibi, c’est l’inertie à laquelle sont condamnés des hommes intelligents, expérimentes, ouvriers ardents de la colomsa- PA TR O N h VENN A T MÏ7.H No 2475 — Plancha d'artUtiquaa destina destinés à être appliqués en silhouettes sur des écrans, abat-jour, devants de cheminée, cadres, etc.Patron à tracer 35c, perforé 75c, au ter chaud (pour tissus pâles seulement) 50c.Abonnement à notre revue de broderie et musique, par an 12c.COUPON DE COMMANDE N.B.— Nous prions nos clients de ne jamais envoyer de monnaie par la poste et de nous ialre la remisa par bons de poste ou timbres-poste en même temps que la commande.Ci-inclus.Nom .Adresse VENDREDI, 18 JANVIER 1946 .pour patrons nos.» tion, qui vous disent tout bonnement et en connaisseurs, ce qu’il faudrait faire, ce qu’ils sont prêts à faire et qui ne peuvent rien faire.C’est pour le moins un exemple qu’il faudrait ajouter à tous ceux que Ton cite d’énergies inutilisées par notre faute dans notre chère province.Et pourtant, il faut saluer, des économistes Tont écrit, en Abitibi, la seule région de la province où l’on puisse envisager pour longtemps encore la possibilité d’éta.blissements agricoles proprement dits.Même si le défrichement est facile, parce que la couche d’humus est mince et que des racines des arbres s’y développent en surface et non en profondeur, comme dans des sols plus perméables, la mise en exploitation agricole des vallées argileuses de TAbitibi, a rencontré et rencontre encore de nombreux problèmes.Problèmes de drainage partout: l’Abitibi est dans la ligne confuse du partage des eaux de TOutaouais et de la Baie d’Hudson.Les eaux sont a la hauteur des terres: voilà pourquoi les Indiens avaient appelé cette région: Abbittibbi, c’est-à-dire eaux mitoyennes.Problèmes des jeunes brûlés où le feu a tout détruit: l’humus, la vie végétarienne et bactérienne; problèmes des mousses à enfouir ou à brûler: problème de défoncement de la croûte argileuse, d’autant plus aigu que la couche d’humus est plus minci.Pro-blmc des distances et des milles et des milles de chemin à faire.Tous ces problèmes sont résolus petit à petit.Trop lentement la mécanisation est mise au service de la colonisation pour Tessouche-ment, le défrichement, les premiers labours, le drainage.Les sols de TAbitibi n’ont jamais été classifiés d’une façon adéquate.Il serait important pourtant, quand un lot est cnocédé, de pouvoir renseigner le colon sur le fonds de terre qu’il est appelé à défricher.Argile ou terre noire?Proportion de sablé, de limon?Degré d’acidité?Potentialité et traitement idéal.En Abitibi, la forêt sera pour longtemps encore une source de revenus importante pour le colon.Cependant, surtout dans le district Est, elle est de peu de valeur pour plusieurs raisons: feux de forêts, büchage intensifs sans discernements, si bien que près de la moitié des colons et peut-être plus, ne peuvent trouver sur leur lot le bois de construction dont ils ont besoin.Par contre dans TAbitibi Ouest, la forêt est plus dense, et plus riche comme le fonds de terre d'ailleurs.Partout, forêt d’épinetle, de bouleau, Se tremble: réservoir de bois de pulpe.Mais comme il n’y a pas de fabrique de pâte dans la région, toute la “pitoune”, nom que les colons donnent au bois de pulpe de quatre pieds, est expédiée au dehors.Pas d'industrie propre- ment dite utilisant comme matière première le bois de la région.M.Rumilly s’étonnait de la chose lors de son passage dans la région au mois d'août dernier.U arrivait de la Beauce où se développent actuellement quantité de petites et moyennes industries fort prometteuses pour l’avenir de cette partie de notre province, et qu’il faut souhaiter à côté des forêts, à côté des mines, à côté des productions agricoles de TAbitibi.Il faudrait résoudre et au plus tôt ces problèmes pour le bonheur des colons et futurs colons dans TAbitibi, pour qu'un plus grand nombre de ceux qui achètent un jour leur billet pour les colonies y demeurent.Sans doute j’ai visité des colons heureux qui vous le disent avec enthousiasme.Souvent ils ont quitté un riche coin de pays pour aller en Abitibi.Ils n'ont pas oublié ni les grands arbres, ni les montagnes.D’autres vous diront qu’ils ont perdu les plus belles années de leur vie a besogner sur des terres de roche ou de sable; ils u’ont pas oublié eux la misère qui les en a chassés.Les colons sont fiers.Comment ne le serait-on pas quand on a réussi à se tailler un domaine en pleine forêt?Cela se voit à la façon dont ils vous parlent; cela se voit même à la façon dont ils bâtissent le pignon de leurs granges, un peu à la mode de leur coin de pays natal, parce que cette mode est sans doute la meilleure façon de bâtir une grange.Pourquoi en douterions-nous, nous Ie$ profanes?Vous po.urrez identifier ainsi, si vous parcourez un jour TAbitibi, ceux de la vallée du Richelieu, ceux des Bois-Francs, ceux de la Beauce, de Charlevoix, de Bellechasse, de Montmagny.parce qu’ils ont ajouté au plan, toujours le même du ministère de la colonisation, quelque chose dans le comble, le pont, l’étable, le carré, les batteries.quelque chose qui leur parle de leur petite patrie.— Tiens, voici un pont de grange comme on en voit dans Belle-chasse! Le colon, loul fier, relève la tête: — Vous avez déjà visité les granges de par là?s’exclame-t-il, saluant presque une amie.Comme c'est pratique, n’est-ce pas.pour décharger le foin, l'amener à Tétable, le distribuer aux bêtes.Et cependant d’autres colons continuent à ne pas bâtir de ponts à leur grange, d'autres à faire des combles français, d’autres, des combles normands, d’autres à les faire longues et étroites, d’autres larges et courtes.et pourquoi donc?Cette originalité ne se retrouve pas de la même façon dans les maisons des colonies qui sont presque toutes des maisons du plan Vautrin: carrées uniformes de 22’ à 24* ou I 24’ x 26’, à pignons pointus.Si les colons ont pu la réparer ou l’agrandir, ils Tont fait selon leur habileté d’une façon plus ou moins heureuse en surélevant le toit pour agrandir le deuxième étage ou en ajoutant un fournil; presque tous parlent de rebâtir en neuf, selon leur j coeur et leur famille, quand la i prospérité le permettra.Je demandai un jour à un colon ce qui avait fait son succès: ’ — Quand on travaille, m’a-t-il ré-1 pondu, on n’a pas trop de misère.' Le succès est aux plus vaillants.En général, les pians sont trop beaux et les colons pas assez vaillants”.Et comme je m’obstinais à considérei l’intérieur de sa maison, il ajoute-“Une bonne femme comme la mienne, ça ne nuit pas”.(Nous reparlerons de nos colons vaillants et de nos femmes de colons).Comment ne pas songer à ce que m’avait dit M.Beaudry et que j’entendais sur tous les Ions depuis mon arrivée en Abilibi?Les colons qui ont du coeur, de l’esprit de travail et de l'ambition réussissent.si la santé ne leur fait point défaut.C’est sans doute pour cela qu’il faut “songer à l’éducation de notre jeunesse rurale si nous voulons assurer le succès de nos entreprises de colonisation”.M.B.— Paysana Activités Féminines, Conférences,^Réunions, etc.Ouverture de l'Ecole des Loisirs Toute» les personnes qui s’intéressent à l’artisanat seront heureuses d'apprendre l’ouverture de cette école, mardi, 22 Janvier, à 2 h.30, salle de la Familiale, 803 ! Boucher, coin 6t-Hubert.Les dames et demoiselles pourront s’inscrire pour les ! cours suivants: tissage au métier, tissage égyptien, crochet.Ces cours sont gratuits.Renseignements, CA.1119.Cours de religion Lundi soir, le 21 Janvier, à 8 h., le R .P.Ludger Brien, 8.J., donnera son cours de religion au couvent de Marie-Réparatrice.Il traitera des Fêtes de la Sainte Vierge continuant ainsi le sujet général de l’année: Marie.les anciennes retraitantes, les membres ! deo oeuvres de Marle-Réoaratrice et toutes les Jeunes filles sont Invitées.Ecole Supérieure Marguerite-Bourgeoys les anciennes de l’académie Bourgeoys sont Invitées à se rendre avec leurs amies à la grande partie de cartes organisée par leur amicale au profit de ses oeuvres.Cette partie de cartes aura lieu samedi, le 19 Janvier, à 2 h.30, dans la salle du couvent, 2040 rue Plessis.Il y aura de Jolis prix de table, prix de présence et goûter.Echos et glanes Fausse réclame Un soir, Liszt et le tenor Rubini donnaient un concert à Stockholm.Us furent fort surpris de ne trouver qu’une quarantaine d’auditeurs dans la salle.Cependant, Rubini chanta de son mieux et Liszt joua de même.Au milieu du condert, Liszt s’aperçut que l’assemblée était distraite.Il s'arrêta et dit: “Mesda.mes et messieurs, je pense que vous en avez assez de musique.Oserai-je vous prier de bien vouloir souper avec nous?” Les bons Scandinaves se regardèrent un instant étonnés, puis ils acceptèrent.Le souper coûta cher à Liszt, mais le lendemain la salle était comble.Ce fut d’ailleurs une déception pour les amateurs de musique: ce soir-là il n’y eut pas de souper.Un petit cahier de Bonaparte Jean Bichepin raconta un jour, sous la coupole, qu'il avait vu à Florence, dans la bibliothèque des offices du conservateur Biaggi, un petij cahier où le jeune Bonaparte, élève de Brienne, notait ce qui Tin téressait.On y lisait — et on y lit encore — une vingtaine de pages consacrées au couronnement de l’Allemagne.Puis venait un volumineux chapitre de toutes les gloires anglaises sur la surface du globe.Et, au milieu de la dernière page, cette ligne isolée: Sainte-Hélène, petite lie perdue dans Tocéan.Et Ton se demandait par quel obscur pressentiment Bonaparte avait lui-même isolé et mis en relief le nom de cette île minuscule que devaient rendre célèbre les1 EATON Heures d'affaires : 9 h.30 à 5 h.30.Nous fermons à 1 heure le samedi.z * b $ y ^ êmm MERISIER FAÇON NOYER ta ARMOIRE ET COMMODE COMBINEES vpvviwi III WVII llisailllf %* Wj.4 M IJ VI M V 11 l de la quantité.O i Un meuble bien pratique .„ .dans lequel on peut mettre chapeaux, robes ou complets.Il y a aussi 6 petits tiroirs pour chaussettes^ cols, chemises, etc.100 seulement à ce prix ! Soyez là tôt ! , Conditions du Plan Budgslatrs.si dsitrs, cantonnas aux 1 isglémsnts sur las prix st 1s commsrcs sn temps de guérit.Meubles, su cinquième «'T.EATON C?,»™.O» MOMtSPAK malheurs et la mort de Napoléon 1er.CA ET LA FLATTEUSE COMPARAISON L’éditeur F.était harcelé depuis quelque temps par un jeune poète dépourvu de talent fct qui voulait absolument lui soumettre un recueil de poèmes.A la fin l’éditeur se décida à recevoir l’importun pour s’en débarrasser ensuite definitivement, fl prit le manuscrit qu’on lui tendait, en parcourut quelques pages, puis déclara: — Vos vers, par certains côtés, ont une ressemblance avec ceux de Victor-Hugo.— Vraiment?dit le poêle flatté.Et par,quels côtés?— Par les points d’exclamation, déclare férocement F.en rendant le manuscrit à l’auteur sidéré.une saveur exquise chaque goutte mi poor poiaaon,volaille, viandes «t repas economiques Fourrures DE CHOIX Mouton de Perse Rat Musqué Chat Saurage I ASSORTIMENT COMPLET H.PAGEAU SPECIALISTE EN FOUSBURES 1793 AVE DE L'EGLISE Côte St Paul TéL FL 690S Feuillteon du "Devoir" LE TALISMAN DES GUERNIS ROMAN PAR JEAN MAUGLERE 27.(Suite) i D’une voix que Témotion faisait trembler, il lui dit tout cela, e.que la vie sans elle ne serait pour lui qu’un désert morne et froid.Appuyée à Tarbre dont le rude secours, image du devoir, meurl’-is-sait sa chair à travers sa blouse légère, Denise l’écoutait, les yeux mi-I clos, les doigts joints.Bien qu’elle ' souffrit indiciblement, chaque phrase du jeune homme l’ancrait davantage dans sa résolution: commensale des Carditet, elle ne devait pas exposer à leur contact douteux - ''’homme d’élite dont elle voyait Tâme haute frémir dans sa voix, dans ses yeux.Quand elle put placer un mot en réponse à ses pourquoi, elle ne sut que prononcer: —Je dis non parce que je ne peux pas dire oui; mettons, si vous voulez, que, pauvre, je serais une entrave à votre carrière.—Jamais de la vie.Que penae*-vous là?—En face de cette réalité, nous sommes impuissants.C’était tout ce qu’elle avait trouvé, la pure jeune fille, devant Tim-possibilité de trahir ses parents — contre lesquels, du reste, elle n’a- vait aucune preuve de leur indignité.Avec tout son coeur, Guernis insistait: —Briser nos deux vies pour une telle vétille, ce serait la pire des folies! Qu’avons-nous besoin de la richesse, puisque nous nous aimons?.Car nous nous aimons, n’est-ce pas?Une anxiété soudaine vibrait dans sa voix.Palpitante d’émoi et de chagrin, se refusant à livrer le secret de son amour dans l'instant même qu'elle le condamnait à périr, Denise baissa le front en silence.Alors l’enseigne s’emporta: —Vous aimez un autre homme! —Oh! —Je ne vous le reproche pas, c’est votre droit.Mais dites-le donc! Ce sera plus loyal! Elle le regarda bien en face, de ses yeux clairs: —Sur la mémoire de ma mere, je vous affirme qu'il n’en est rien! Vous me croyez, j’espère?—Je vous crois, Denise, prononça Hugues illuminé jusqu’au fond de l’être par ce limpide regard qui ne pouvait mentir.Pardonnez-moi;! mais alors, !a raison de ce refus, de celte résistance contre vous-même?Car je crois l’avoir deviné, je ne vous suis pas tout à fait indifférent.Elle rougit, dédaignant une protestation qui n’eût pas été sincère.Tordant ses mains fines, elle supplia: — N’insistez pas, je vous en con-jurp! Vous me torturez! — A Dieu ne plaise! s'écria Hugues dont le désespoir ne voulait pas se charger de cette douleur nouvelle.Je vais partir, disparaître, m’effacer de votre vie, puisque c’est là ce que vous semblez désirer.,.Elle gémit dans un souffle: — Oui.— Mais il est du moins une chose que je puis vous dire encore, et une autre que >ous pouvez me promettre, Denise, promettez-moi, il le faut! Son accent se faisait pathétique; le brun regard, brillant de larmes, se posait sur lui, interrogateur.L'officier reprit, soudain grave: — Je suis sûr, sûr, mon amie chérie, vous entendez bien?sûr que Dieu, un jour, fera se croiser à nouveau nos roules.Ce jour-là, si ces difficultés que* j'ignore, et qui nous séparent aujourd’hui, se dressaient encore devant nous, donnez-moi l’assurance que vous m’ap-peleriez au secours et que vous accepteriez mon appui! La voix du jeune homme révélait l’intensité de l’émoi qui le possédait tout entier.Lui tendant la main, Torpheline assura: — Je vous le promets, mon ami.Adieu! — Au revoir! jeta-t-il ardemment.Elle cul un geste chargé de doute.Désespéré, l’enseigne s’éloigna.Il marchai! vers la mer, comme vers un refuge, comme vers sa seule amie.Denise n’avait même pas ce réconfort; accablée d'avoir de ses mains écarté celui qui venait Tarracher a sa vie cruelle, elle se sentait défaillir.Elle s’appuya sur un arbre compatissant et se rappela que la pitié divine est acquise à celui qui souffre.XII Lorsque la coque fine et luisan- te de la Tunisie se fut enfoncée dans les brumes de l’horizon, les journées à Royan se traînèrent lourdement pour Denise.Elle avait perdu le seul être humain qui Tai-mât au monde, le seul aussi vers lequel son coeur la portât.Après la mort de sa mère, la jeune fille avait i cru toucher le fond de l’isolement; maintenant, elle ressentait une tristesse inconnue, d'une âpreté nouvelle contre laquelle il n’élait j d'autre remède que la prière.Brisée de chagrin, Mlle Brillan-ges ne s’en félicitait pas moins d’avoir éloigné d’elle Tamour de Guernis, étant données les allures de plus en plus singulières de Nestor et de son satellite Gonzalez.Tous deux poursuivaient leurs absences intermittentes; et sans doute voyageaient-ils ensemble, car i!s disparaissaient en même temps.De retour à Royan, le Cubain s’efforçait de faire progresser sa cour.La main sur le coeur, il déclarait, pompeux et comique: — La vie sans vous, Mademoiselle, n’a plus d’attrait pour moi.Quand donc me donnerez-vous la joie d'espérer la vie avec vous?d’y compter, ripostait Denise.— Mme Carditet, cependant, a dû vous dire.— Ce que ma tante m’a dit, ce que je lui ai répondu ne regarde que moi.Vous m’obligerez, Monsieur, en n’insistant pas.C’était dit avec une netteté n’ayant d’égale que la froideur soulignant ces quelques mots.Un sourire obséquieux, qui dissimulait mal une grimace de déconvenue, glissait sur les traits de Gonzalez, puis celui-ci s’éloignait, la rage au coeur.II remâchait sa colèro pendant des jtiurs lors de ces mystérieux voyages d'affaires au cour» desquels il bâtissait des plans nouveaux.Quand il revenait, Taventu-rier entreprenait la jeune fille sur un autre mode qu’il croyait plus propice à le servir.Un soir, le métèque dévoila à Denise le fond de sa pensée d'un ton où vibrait une fureur concentrée: — Je vois bien ce qui vous éloigné de moi: c’est cet officier de r.alheur près de qui votre tante vous a permis de parader une ioi»1' née entière! Ci uùitrtk j 18*^6 e LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 18 JANVIER 1946 VOLUME XXXVII — No 14 Les évêques d’Autriche et leur peuple Texte de l'importante lettre pastorale publiée en septembre dernier par l’épiscopat autrichien — Regards en arrière: Ce qui s’est passé en Autriche pendant les dernières années — Regards vers l’avenir: perspectives et projets Emouvantes pages d’histoire — Large programme d’action — Appel aux peuples alliés — Espoirs et directives Acteurs chinois que la guerre a retenus au Canada tjnj{ p JifJijjnyji sinbpaf s» jbà ’jjnuj?p »p utf ri] r* '?i>ft?jpp rj pp tiQijortpojj s;jpj fïjnrf pp MnbnoqjBO uot|B) -nPiunpoQ t>i p suoiunidiui suo\ Catholiques d'Autriche, Assembles pour la première fois puis la fin de la guerre, les évë-Qi’es autrichiens estiment de leur devoir de jeter un regard rétros-jpn tif sur le passé, (f envisager les perspectives d’avenir et d’adresser ce message pastoral aux fidèles.I.Regards en arrière Une guerre qui a causé, comme rn aucune des époques passées de Vhistoire de l’humanité, de terribles et cruels ravages, est terminée.Pleins de douleur et de reconnais-eance, nous songeons aux centaines de milliers d’êtres qui, sur le front ou au pays natal, en ont été les victimes.Finie aussi la lutte spirituelle, dont le but était d’anéantir, au sein de notre peuple, le christianisme et l’Eglise; finie la campagne de mensonges et de perfidies contre la vérité et l’amour, contre les droits de Dieu, des hommes et des nations.L’Eglise ne peut être rendue -esponsable de cette guerre d’ané-mtissement; bien plus, elle a essayé de détourner le malheur menaçant, confiante dans les promisses qui lui étaient faites.Or.ces promesses et assurances, non seulement sont restées lettre morte, mais encore l’Eglise a été systématiquement dépouillée des droits qu elle tenait de Dieu même et elle s est vue entravée dans l’accom-phssement de sa mission.Suivant la parole de l’Ecriture tZach., XIU, 7: Matth., XXVI.31): "Frappe le pasteur et que les brebis soient dispersées", la haine s’est tournée avant tout contre les prêtres et les religieux.Il faudrait dts volumes pour décrire les exactions auxquelles furent en butte, sous les prétextes les plus divers, au cours des dernières années, les prêtres et les religieux, dans leur vie privée comme en public, dans les journaux et devant les tribunaux, dans les cellules de prison et dans les ramps de concentration.Va-t-on pas voulu contraindre, sous des coups violents et répétés, un prêtre occupant un poste de commande dans un diocèse autrichien, d’affu-mer que le Pape et les évêques autrichiens avaient exigé la trahison de secrets militaires allemands! Une nette hostilité contre l’Eglise se traduisit par des décrets contre les Ordres religieux et les couvents, les écoles et établissements catholiques, les fondations des oeuvres catholiques, les institutions et associations religieuses qui, sans qu’ils puissent s’appuyer sur le moindre droit pour se défendre, furent déclarés ennemis du peuple et de l’Etat, et leur existence fut anéantie.L’instruction et Viducation de l’enfance et de la jeunesse furent intentionnellement limitées, sou-vent même interdites.On favorisa de toute manière les tendances antireligieuses et antiecclésiastiques, cherchant ainsi à ravir aux enfants et aux jeunes gens et jeunes filles de notre peuple le trésor si précieux de la sainte foi et de la véritable moralité, que vivifiait l’esprit divin.Malheureusement, ces tentatives parvinrent, en d’innombrables cas, à causer de profonds dommages à la jeune génération Les catholiques et chrétiens isolés, dont la confession religieuse était soi-disant libre, furent tournés en dérision, blâmés pour leur neutralité, punis à cause de leurs pratiques chrétiennes.Combien de fidèles, fonctionnaires, membres de l’enseignement, employés publics ou privés, ouvriers, commerçants et industriels, et même paysans, fu rent opprimés et terrorisés! Beaucoup perdirent leur situation, d’autres se virent mis à la retraite, d’autres congédiés sans pension, létro-gradés, privés de leur activité professionnelle propre.Bien souvent, ces personnes restées fidèles à leurs convictions subirent des préjudices, furent condamnées à la famine ou tourmentées dans des camps de concentration.Le christianisme et l’Eglise furent constamment honnis et livrés au mépris.Le mouvement d’apostasie trouva tous les appuis.On utilisa chaque occasion de pousser beaucoup de chrétiens à renier l’Eglise.Partout et en tout s’engageait de plus en plus la lutte contre Dieu, la religion et l’Eglise.Aucune communauté n’a, au cours de ces années, sacrifié en biens et avoirs, en liberté et santé, en sang et vie, plus que ne l’a fait l’Eglise du Christ.Si nous évoquons aujourd’hui ces douloureux événemenis, nous le faisons par respect pour toutes ces pauvres victimes de la haine et en reconnaissance de la fidélité indéfectible de milliers d’âmes.Un grand nombre sont morts héroïquement, comme des martyrs; beaucoup méritent le titre honorable de “confesseurs”, que décernait l’antique Eglise à tous ceux qui avaient uft pâtir à cause de leur foi.Nous repoussons avec horreur ces idées et ces procédés hostiles à Dieu et au Christ.Mais nous savons aussi que non seulement on ne doit pas en rendre responsable tout le peuple allemand, et encore moins le peuple autrichien dans son ensemble, mais encore que quantité de partisans de ce système ennemi de Dieu et de l’Eglise ont succombé à la pression et à la contrainte d’une propagande aveuglante et devoirs d’état les plus essentiels et s'exposent, s’ils s’obstinent dans cette façon de penser, à se voir re fuser les sacrements et la sépulture religieuse en cas de décès.En accomplissant sa propre tâche, l’Eglise catholique fait siens les véritables et authentiques droits de l’humanité; elle protège la liberté de l’individu et la liberté de vivre, la liberté des convictions personnelles et de la propriété.Elle revendique pour tous les hommes les mêmes droits et les mêmes devoirs sociaux.Possibilité doit être donnée à chacun d’acquérir son pain quotidien, son logement, son vêtement, comme de recevoir sa part des bienfaits de la civilisation.La justice et l’amour doivent reprendre leur place au premier rang, sinon aucune véritable communauté nationale ne pourra se former et se maintenir.En conséquence, nous invitons instamment aujourd'hui tous les fidèles à collaborer à l’action de la charité religieuse.Nos efforts tendent à mettre tout en oeuvre pour atténuer l’incommensurable souffrance actuelle, adoucir la misère, sécher les larmes, apporter de l’aide à tous ceux qui en out besoin.A cet effet, nous préconisons avant tout la charité paroissiale et la charité diocésaine.N’est-ce pas un antique titre de noblesse pour notre sainte Eglise de s'appeler: Association de la charité?Plus grande est la détresse de notre peuple, plus grande aussi doit être la charité chrétienne.Cependant, quelqu'un encore doit compléter ce secours que nous nous donnons à nous-mêmes: ces Etats qui se sont prononcés solennellement en faveur d’une Autriche libre et indépendante ne peuvent pas nous refuser leur puissant et effectif concours, dans l’épuisant travail de reconstruction.Dans Tia-térêt aussi de l’Europe entière, U faut qu’ils nous aident à bannir le spectre menaçant de la misère, du froid et de la famine.Il faut qu’ils nous aident à former de telle sorte ta nouvelle Autriche que ses citoyens ne puissent jamais vaciller - -, ., - dans leur foi en la capacité de vie que par consequent selon 1 esprit , , Nous adressons cet appel aux Etats alliés avec d’autant plus d’instance que nous sommes fermement convaincus que cette nouvelle Autriche reconstituée sera l’un des membres les plus fidèles de la grande famille des peuples, laquelle doit, dans les temps à venir, avec le secours de Dieu, préserver l’humanité de nombreuses catastrophes.Les évêques autrichiens sont aussi fermement convaincus qu’une j,.j .Autriche vraiment libre et indé- pius d injustices, de suspicions et, d t à ême de donner au de meurtres que la guerre ellc-mê- ^londe beaucoup du riche trésor de me avec toutes ses suites inouïes, ™°™0e °e civilisation.vent pas subir le même traitement ou tout à fait la même punition que les meneurs, les partisans enragés et les propagateurs usant de la violence.Les effets de ces agissements opposés, durant des années, à Dieu, à la religion et à l’Eglise, ne tardèrent pas à se faire ressentir.L’orgueil humain, marqué d’un insupportable dédain et rempli de haine satanique, a occasionné infiniment dans l’histoire vécue par l’humanité jusqu’à présent.Des souffrances et des misères terribles, une pauvreté et une mortalité ciuellcs accablèrent ainsi non seulement notre propre peuple, mais encore un grand nombre d'autres peupics e'.pays.II.Perspectives Pour cette reconstruction, le relèvement de la jeunesse jouera un rôle décisif.Elle est, en effet, appelée à former un jour les cellules du peuple, les familles, et à assurer son avenir.C’est pourquoi nous appelons la jeunesse catholique à travailler à sa propre formation dans les cadres des paroisses et à se pré- .m mst Itet! KKéki ' # ¦ 1SH -.P(p|S§j ft-, I- ; » - >** U * aJi %\> wfmÂt.jéà ï iHBi mm m * u m * i ¦ « • « » iûat ¦ WæmSÈk Deux membres de la troupe au Canada depuis la guerre.dramatique chinoise Gin Hoong Sing, Mlle Wah Mai, et le sieur Chan Ban Hop.Ils sont immobilisés On affirme qu'ils font fureur à Toronto dans la colonie chinoise.Nouvelles de Chicoutimi La vague de froid se maintient dans la région du Saguenay Chicoutimi, 18 (D.N.C.) — A la Station météorologique du Portage-des-Roches, le thermomètre marquait encore 35 sous zéro hier matin.Mercredi matin, le mercure était descendu à 45.Il enregistrait 25 lundi.45 sous zéro, c’est 5 degrés plus bas que l’an dernier, alors que l’on est descendu à 40 seulement.* * * Le jeune fils de M.Phydlme Girard, de Chicoutimi, qui avait avalé un morceau de lame de rasoir, est toujours à l’Hôtel-Dieu de Chicoutimi où son état est satisfaisant.Vu la mobilité de ce corps étranger à l'intérieur de ce garçon de 13 ans, il a été impossible jusqu’à maintenant d'extraire ce morceau de lame.* * * Janvier est un mois record pour le nombre de malades à l’hôtel-Dieu de Chicoutimi.On signale pou de cas graves de grippe cependant.* * * Au Séminaire de Chicoutimi, les examens semestriels sont commencés cette semaine.Bon succès à tous les concurrents.Il s agit maintenant d r.ntrepren- V^er en u d t h d dre la reconstruction de notre P*-i *,evéV suivant la volonté divine trie autrichienne.Par bonheur, on I J ™nir à bout de pareUles tà-na pas réussi a etouffer ni a dé- ‘ V vci i a f truire chez les Autrichiens leur | c“es.amour du pays natal et de la pa- Nous connaissons bien les dan-trie.Nous, nous aimons notre ma-1 gers qUi menacent aujourd’hui la Le ministère des âmes dans les ¦ gnifique terre autrichienne; nous jeuncsse, surtout les jeunes filles et églises et bâtiments religieux, dans aimons son entité et son âme; nous ; i„s femmes.Puissent-elles se mon- ies hôpitaux et établissements, (ut considérablement gêné et rendu inefficace dans l'armée, dans les camps de travail, dans les colonies agricoles de jeunesse et jusqu’au sein des familles séparées, ainsi que chez de nombreuses personnes isolées, sans parler de l’interdiction d exercer ce même ministère auprès de gens d’une autre nationalité ou d’une autre race.Que de fois le service divin proprement dit, comme aussi des prédications, des missions populaires, des Journées de recueillement, des aimons son art et sa culture, et nous avons foi en une nouvelle Autriche plus heureuse.Mais nous les femmes.Puissent-trer fières et braves; puissent-elles s’épanouir dans l'honnêteté et la modestie; puissent-elles, en jeunes Réunion des boulangers Une assemblée générale des Allied Trades of the Baking Industry (Canada), Incorporated, division de Québec, aura lieu le samedi, 19 janvier et sera précédée d’un dîner au club Canadien, à six heures de l’après-midi.Les quatre présidents sont MM.Orner Gauthier, de l’Association des boulangers de Québec; N.Wright, de l’Association des boulangers de Montréal; Jos.Rubin, de la Ligue patronale, et W.-A.Miles, de l’Association des boulangers et pâtissiers de Montréal.Tous les quatre sont les invités d’honneur de TAxsocia-tion canadienne.Le but de l’Association est de coopérer et de servir l’industrie des boulangers.Environ cent cinauan-te membres de l’association Ue la province assisteront à cette réunion.i econstruction sans Dieu ne réussi ra jamais.C’est pourquoi nous attendons des architectes de la non exercices spirituels, des processions, des pèlerinages furent l’objet île restrictions ou rendus absolument impossibles, pour des motifs les plus invraisemblables.La presse catholique: journaux, revues.Semaines religieuses, écrits religieux furent suspendus, tandis qu'on mit au pilon livres et bibliothèques du même genre.Et quelles injustices lors de la dissolution de nombreux groupements catholiques et de la destruction de tant d’oeuvres religieuses! savons aussi pertinemment que la fijles et femmes d’honneur, se mon- .rw.-.force merveilleuse qui doit rajeunir notre peuple; sinon, à la défaite extérieure pourrait s’ajou-velle Autriche qu’ils reservent à ler un effondrement moral encore Dieu le Maître la première place au plus douloureux et plus déshono-foyer domestique; c’est pourquoi ran'{ encore l’Eglise revendique partout, ‘ Enfin, nous tendons la main à si haut le droit reconnu de la liber-1 (0US ceux qui ont déserté notre té de croyance et de conscience.I communauté religieuse et qui veu-Plus l’Eglise pourra travailler libre- ! ient revenir à elle, à la condition ment, plus le peuple en ressentira ! qU'iis prennent au sérieux ce re les heureux effets.Quiconque em-1 tour f, l’Eglise et qu’ils prouvent la pêche l’Eglise de s'acquitter dans sjncérité de leur rep ________________repentir au cours la liberté de sa tâche et du minis- du temps d’épreuve requis et dans tère des âmes porte réellement pré- ia pratique zélée de la vie chré-judice au peuple lui-même.! tienne.Nous, les évêques autrichiens, Nous espérons et croyons qu’ain-nous profitons de cette circonstan- j ^ après le temps de la destruction, ce pour vous exhorter sérieuse- ' viendra un temps d’heureuse et j ment, chers fidèles, à écouter avec “ "— “**“ Election d'officiers au Mont-Saint-Louis Les officiers du C.E.O.C.Mont-Saint-Louis ont tenu leur assemblée annuelle mardi.Après la présentation des rapports et du bilan de l’année, le comité du mess suivant a été élu: capt.L.-C.Gascon, président; vice-président, capt.L.-L.Gagné; secrétaire, lieut.J.David; trésorier, lient.C.Nolin.Le commandant-major R.Gau-dreau a exprimé sa gratitude et sa satisfaction du travail accompli par le comité sortant de charae sous la présidence du capt.L.Geof-frion.Le major L.Saint-Pierre, ancien commandant du C.E.O.C et le R.F.Merry-Alphonse assistaient a l’assemblée.________ Ambassadeur brésilien attendu ici Le crédit canadien en Hollande La Haye, 18 (Reuter).— Le crédit canadien en Hollande sera augmenté de $55,000,000 à $125,000,-000 pour la période du 1er mai 1945, au 1er mai 1947, en vertu d’une entente signée à Ottawa.On estime qu’il y a au monde 2,700 langues parlées.En quelques lignes Paris, 18 (Reuter).— La commission constitutionnelle de l’Assemblée française a recommandé hier que la nouvelle constitution de la France incorpore une déclaration de principes économiques socialistes et engage les gouverne, ments de l’avenir à la nationalisation des monopoles et des industries lourdes.Ÿ * * Paris, 18 (Reuter).— René Mas-sigli, ambassadeur français à Londres, a été nommé hier membre de la délégation française à l’assemblée générale des Nations Unies, pour remplacer Yvon Del-bos.jyt Washington, 18 (A.P.) — Le Trésor a annoncé hier que l’Hôtel de la Monnaie commencerait aujourd’hui à frapper des pièces de dix cents portant l’effigie de Franklin D.Roosevelt.Elles seront mises en circulation le 5 février.* * London, Ont., 18 (C.P.) — Une résolution demandant au gouvernement canadien de permettre à au moins 25,000 Juifs de s’établir au Canada a été présentée hier par le Dr A.H.Brown, ministre à la retraite, aux délégués assistant à la conférence de l’Eglise unie du Canada.¥ A* Londres, 18 (C.P.)' — L’Institut de^ ingénieurs en électricité a décerné la médaille Faraday, hier, à sir Edward Appleton pour ses travaux dans le développement des appareils de radio-location.Demandes d'entrée à l'O.N.U.Londres, 18 (Reuter).— Le Conseil de sécurité, qui a tenu «a première réunion hier, a reçu de l’Albanie, du Siam et de la Mongolie extérieure, une demande de faire partie de l’Organisme des Nations Unies.Il étudiera cette question sous peu.Cours d’Kistoire du Canada de Thomas Chapait Tome I —1760-1791 — 1791-1814 -1814-1833 -1833-1841 -1841-1847 -1847-1851 -1851-1861 Tome II Tome III Tome IV Tome V Tome VI Tome VI Tome VIII-1861-1867 Chaque volume : Au comptoir $1.50, par la poste $1.60.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" » ?.LA FAMILLE JANVIER 1948 Editorial Le divorce, V.M.Information familiale Valère Maeeicotte Education Repas de famille, Roberl-E.Llwellyn Récompense?Jeanne Frisé-Allard Carrières Industrielles.Jean Delorme Fin de eemaine.Béatrice Clément Enfants acceptés., Louis Clairval Petite chronique de psychologie, Edmour Lemcry L'entente eonjuqale et l'enfant.Jean Kuberdeault Clubs familiaux Santé Famille et Viticulture.J.-A.Mlerault, M.D.Pour les jeunes Jeunes gens d’aujourd'hui, Pol Divers Les Von Trapp à Montréal 1S4B, J.de B.Laramée Les devoirs de la femme.Sa Sainteté Pie XII Vers les espaces blancs., Photos RIC Le Courrier de Rosemarie Garage à louer.Michelle Le Normand.Economie domestique Menus économiques, Monique Bureau.Occupons nos loisirs, Monique Bureau.Couverture Dernier regard vers l'an qui s'est enfui., Photo RIC.Au comptoir 0.10e, par la peete 0.13s.attention la prédication de la parole de Dieu et aussi à lire avec zèle la presse catholique.Par là, votre conscience sera si bien formée que vous serez à même de résoudre comme il convient tous les problèmes de la vie privée et de la vie publique.N’ayez aucune crainte, l’Eglise ne fera pas de politique; son unique souci sera d’instaurer le droit de la vérité et de la grâce, de la justice et de l’amour, \ie la paix et de la sainteté.Mais on n’y parviendra jamais si l’enfance et la jeunesse ne sont pas instruites et élevées religieusement Alors seulement, elles pourront être débarrassées du mal contagieux qui s'attacha à elles durant des années et désintoxiquées des pernicieuses influences du nouveau paganisme.Nous devons donc exiger que dans toutes les écoles élémentaires et secondaires l’enseignement de la religion soit inscrit parmi les malières obligatoires di.programme.Si jtarents et éducateurs en venaient à faire fi de l’enseignement religieux pour leurs enfants ou leurs élèves, au point de les en dispenser, ce serait infiniment regrettable, non seulement pour les intérêts de l’Eglise, mais encore pour l’amour dû à l’Etat et à la communauté nationale.De tels citoyens, en effet, renonceraient ainsi à un élément constructeur d’une signification et d’une importance capitales; or, pareille renonciation n’est jamais bienfaisante, au contraire, elle ne peut qu’être préjudiciable à ladite communauté, sans parler de la communauté religieuse.Ces catholiques qui négligent de faire donner à leurs en-< fants l’enseignement de la religion -—'•t.r»n librairie DU "l^jjvoi*'' très oravement à leurs Ottawa, 18 (C.P.) — La nomination de M.Acyr do Nascirnenlo Paes comme ambassadeur du Brésil viendra “pouV rettè 1 au Canada, a été officiellement an- prospère reconstruction.Pour cette i*amb;,v.;ul, hr
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