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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 1 décembre 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1945-12-01, Collections de BAnQ.

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car c’est ici le territoire t du roi des animaux.A 1 intérieur il y a quatre huttes.Plusieurs petits enfants nous regardent de loin, bien timides.Nous les saluons gentiment et nous allons toujours.ger les .nationalistes indonésièns Cette rumeur s’est très répandue et a même été publiée par bon nombre de journaux.Permettez-moi d’attirer votre attention sur l’inexactitude de ce renseignement.Je vous envoie, sous ce pli, un commuiqué émis par ce bureau qui expose exactement les faits.Croyez-vous pouvoir publier cette mise au point?Dans l’affirmative, je vous en serais très reconnaissant.ACHETES VD8 FLEITEB ta La Patrie Fleuriste 168 a.» S.-CATHIPINÎ Uvralnon oartoui directe-meut d» notre chaud» HL.1786-1787 Retraites fermées Saint-Laurent (retrait» g»n»ra!») — dim.2 — mere.B d»c.Voyageur» (sect.Lajoie, Outremont) — Jeudi 8 — dim.9 die.Voyageurs (section monl-Royal) — Jeudi 13 — dira.18 die.Ligueurs du S.-Co»ur (retrait» giniral») — ieudi 20 — dim.23 die.VILLA SAINT-MARTIN sou* la direction des Pères Jésuites Pour retenir une chambre.tiL : BY.288B Ecouter te tendt C.H L.P If h 15 II h 30 Nous répondons à tous cas d'infirmité Un» attention spiclale est donnie à chaque cas en particulier.• MEMBRES ARTIFICIELS • BANDES HERNIAIRES • BAS POUR VARICES • SUPPORTS ABDOMINAUX • APPAREILS POUR DIFFORMITE Ateliers attenants au studio C.MARTIN Enr’g Mlle Corinne MARTIN, seule et unique propriétaire 48 rue CRAIG E.Dépt 34.Montréal.HA.3127 Radio-Renseignements concernant LES SERVICES D’AUTOBUS A compter du B décembre 1945 POSTE CKAC Pour le renseignement de ceux qui voyagent par autobus et de* autres intéressés sur let conditions climatérique* et l'état des chemins, les services de transport et autres détails ayant trait au voyage, la compagnie cl-dessous radiodiffusera régulièrement des communiqués en français, par l'entremise de CKAC, aux heures suivantes s Du Lundi au Samedi inclusivement 7.43 a.m.— 3.14 p.m.— 10.59 p.m.Le Dimanche Chaqu» (ois qu» las conditions climatériques Influeront sur l»s service» routiers la dimanche, de» communiqués seront émis à une heure précis» (tell» qU» 10 a.m.H a.m., 1 p.m., ou à tout» autre heur» précis» du lour ou d» la nuit).Cas d’Urgence Lorsqu» l»a services routier* seront modIHés par de» Intempéries soudaines, I» cas sera radiodiffusé par CKAC.1188, rue Dorchester ouest Montréal ¦v 0665 3 SOUS LE NUMERO 7 abonnements par la poste _____ EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6*00 (Saul Montréal *t la banlUu*) et Empire britannique 8.00 union postale 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 200 Etate-Unle et UNION POSTALE 3.00 DEVOIR SAMEDI!, 1«r DECEMBRE 1945 TEMPS PROBABLE FROID AVEC NEIGE Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press" de l"/A.B.C." et de la "C.D.N.A." “Cette loi de conscription doit disparaître” Une déclaration des directeurs généraux de la Société’ Saint-Jean-Baptiste — On réclame aussi "une juste redistribution des sièges électoraux I/attaque de Pearl Harbor •% Le général Miles était sous l'impression que l'armée était en état d'alerte à Hawaï Washington, Ier (A.P.)._ Le général Sherman Miles a déclaré hier devant le comité du Sénat Livraison des prisonniers allemands aux Russes Plusieurs détenus ont tenté de se suicider — D'autres ont fait la grève de la faim Des autres M.Charles-Auguste Chaanon vient d etre réélu président général, ont fait p;rt aux journalistes de deux résolutions importantes adoptées par deux cents délégués de cette société au congrès annuel de novembre.La première réclame la disparition de la loi de conscription et la seconde, une juste redistribution des sièges électoraux; “la representation pour les autres provinces aurai* dû être diminuée de huit déput s”, allègue-t-on à ce dernier sujet.Voici k texte officiel de ces voeux: Pour répondre aux désirs d’une minorité impérialiste au Canada, le gouvernement fédéral, quelques niois avant la fin de la guerre, a adopté une loi de conscription pour service outre.mer.Loi néfaste qui laisse une tache dans l’histoire de notre pays et accrédite dans le monde international la légende qu’il est une modeste colonie de l’orgre impérial.uevant le comité du Sénat qui en-i ipr (A Pi quete sur l’attaque de Pearl HarborJ nP®!°inPh, ^Ânemands'P'et d" que le haut commandement de l’ar-1 ?entalI}es d Allemanas et a, mée des Etats-Unis a toujours con-! marnés militaires ont tente j sidéré qu’en cas de guerre contre sui.clder avec !les c°“teaux.des ra So^%dlS«?nt-jL^Ba^ÏÏ?e,dedoit!RedistribuHon des siè9es électoraux; sirlprd nu’on #.o„ j-3 I suir.idêr avec des couteaux, des ra- Le personnel de ru.N.R.R.A.Mise au point du directeur général Lehman au sujet d'une nouvelle Washington, 1er (A.P.) — Herbert H.Lehman, directeur néral de l’U.N.R.R.A., a publié i soir une déclaration au sujet d-une nouvelle publiée il y a quelques jours.Il est regrettable, a dit M.Lehman, qu’en ce moment critique pour l’Ü.N.R.R.A., cette .vv toi- y, .‘w '-«"ai uc x-anarna.L.eia i ucjjccu mmster d amender la constitution ; était tellement inhérent à la situa-’ les Russes.Cette vague de suicides ; live disait que TUXR.R.A.avait du Canada pour permettre à la ; lion, a-t-il dit, quil n’a jamais pensé ' a commencé lorsque les autorités “congédié, suspendu ou arrêté plus deputation des autres provinces de i pour un moment avant le 7 déeem- suédoises ont voulu déplacer 2,700 de 600 employés accusés d’avoir Les fêtes catholiques dans le fonctionnarisme fédéral Aucune n'est chômée, à part Noël et le Jour de l'An — Le cas des bureaux de l'Impôt sur le revenu, à Montréal conserver le nombre de présentants, bien que d leurs re- ; hre 1931 que les défenses de Pearl j hommes détenus dans quatre camps ! dé ’après les ; l-arbor n étaient nas sur le nui-vive i ri’internpment.envoyés nar train ! de détourné des approvisionnements Dans une semaine, samedi prochain, 8 décembre, ça sera ITmma-culée-Conception, fête catholique d’obligation.Pour les catholiques qui sont fonctionnaires dans le service fédéral, est-ce que ça sera fête chômée?Tel n’a pas été le cas dans le passé, depuis de nombreuses an-| nées, pas plus à l’occasion de l’Im- Le général Short, assis à une table , _ , | voisine pendant le témoignage du!, ^ P*uPari du gouvernement fédéral i général Miles, s’est penché et a ; es ^uat^e camps du Parlement de West-! écouté avec attention lorsque Miles : "î3.5'’ ’es le millier.'au enquête sur les faits, dit La plupart des 2,700 détenus dans i' Lemnan, et voici ce qui s’est sont des Aile- Pa?sé.Le general Morgan, chef des operations de l’U.N.R.R.A.en Alb- sont des Autri- te fixée au chiffre de 65 représentants.Le chef a exigé du Parlement de West-! écouté avec attention lorsque «mes; ._ , • a t •» minster que l’amendement propo-,a raconté qu’il avait servi à Hawaï! chiens, des Polonais, oes l.itua- sé fût adopté dans un délai de 15'sous quatre généraux commandants ‘ n*ens» des Estoniens et des Lettons.jours, invoquant le sempiternel et que tous considéraient que Ha-j Un groupe de soixante Allemands verses raisons d jw—-I.pretexte de la guerre.Chaque fois;\vai pourrait être attaqué s’il sur- se sont groupés en cercle pendant jC€ ]a maladie* le ‘ "JP6.1 quon juge a propos de commettre ; venait des difficultés avec le Japon.] que leur chef, un capitaine Kuhn,ltation et d>a„tres causes Cp^ pm une injustice, il faut procéder en ; Miles a dit en réponse à une ques-i s’est enfoncé un couteau dans éployés étaient surtout des Fnrn vHesse.jtion d’un avocat qu’il savait le 6 ! poitrine; plusieurs autres en ont ! péens employés sur le théâtre des Or la auerre est finie et au ! âecen?.b.r,e .?ue le Çon8ul Japonais a ! fait autant.La police a dû frapper ; opérations et non des citoyens des nom de la See pour les peuples : 1?aWai était ?n tr^n .de détruire ses j quelques internés avec des bâtons Etats-Unis ni de l’Angleterre opprimés que nos conscrits °ntI je^cénéraTshort * Miles aaPexDUmié^ n°Ur empêcher d’antres attentats.I Çette dépêche malheureuse, dit contribué à délivrer, tes cuugres.1 *KllS’îlrmltUon*, ! 'ÏSXiï i tender» ISrjSSüüJS**, secours vers le "marché noir”.La j f «!11 éc J'n c e P > i ° n que des autres outre oue la ma-i f tes.catholl(Iues d obJ'gat'on, à employés impliqués e J0ur de ei i°ur de citoyens des Etats-Unis fonctionnaires cathoIiciUes qui magne, est à réorganiser le personnel.Depuis quelques mois on a remercié 600 employés pour di- en- manque d’adap criaient: “Tuez-moi, tuez-moi ici!” j tendu relié cette réorganisation à Les congressistes sont d’avis que cette loi, mauvaise dans son inspi- sistes réclament des autorités fé-: ,Majen» nrriinairpmpnt ?ronVmicPci - j icuiganisauc ration, injuste dans son exécution, dérales le redressement immédiat1 n!.r i„ nnrrp „nP sfin n l | A un moment donné plus de soixan-1 la nouvelle qu un employé de doit disparaître immédiatement de - - -* ' pdr ,a manne parce que son code,*„ ptPnH.,.i ?,nnai.fi *-1-2—>- nos statuts.Ils en demandent l’a- null, ucs ia iJi cacmc scasiuu, uca|nuP “no„o avinna tnutpa raîanna Hp'0”* lv' u.i-oov».“ brogation dès la présente session j sièges électoraux en conformité i f,rn;rp „11P rnpccooo r,Q,rol chiré leurs vêtements et ont été en- v B «% mm va * y 1 a 1a m a a a w a « V av / na- des Chambres à Ottawa Le rationnement des pneus Tous les propriétaires de véhicules-automobiles de la classe B pourront se procurer des pneus neufs de cette injustice et la redistribu-! ba,r con^idérT comme ^lus^sûr^et ’te dix AUemapds étaient étendus j tionalité tchécoslovaque” Vvalt éïé lion, dès la présente session, des I J^tpplur8ulrc ^sur le sol, blessés.D’autres ont dé- personnes déplacées, et que 13 autres employés avaient été suspendus à la suite d’enquêtes sur des accusations de ventes sur le marché noir.M.Lehman a conclu en disant de la recension de 1941.croire que tout message naval à Hawaï serait rapidement communiqué à l’armée”.Le général Miles a lu au comité une lettre du colonel Eielder, du dé tassé à moitié nus dans les trains qui attendaient.Dans un autre camp, à Backemo, cent officiers allemands se sont bar- ! reau fédéral d’enquête était des plusj f Ottawa, 1er (D.N.C.).— Le ministre des Munitions, M.C.D.Howe, a annoncé hier un relâchement des règlements qui ont trait au rationnement des pneus.En vertu de la nouvelle ordonnance sur le caoutchouc, qui entre en vigueur aujourd’hui, ne sont plus rationnés: tous les pneus usagés, réchappes et presque tous les pneus de camions autres que ceux des grandeurs propres aux voitures de tourisme.Tous les propriétaires de véhicules automobiles ci-devant de la,classe B qui avaient le droit de se procurer des pneus usagés et réchappes seulement, pourront désormais se procurer de^ pneus neufs.Cependant, pour une période de trois mois, a ajouté le ministre, et afin d’assurer une répartition juste de l’approvisionnement, on n’accordera que deux pneus à tout requérant qui jusqu’ici appartenait à la catégorie B.Certaines grandeurs de pneus d’instruments aratoires sont également rayés de la liste de rationnement.Désormais, aucun permis n’est requis pour l’achat des pneus de ca- .««asiates.II a aussi dit au comité ! jambes.Cinq ambulances ont I que, le 3 dëCg?shmJL941, il a donné i transporté ces blessés à un hôpital I instructions aux attachés miîîiaïr ¦à Tokyo de détruire leurs codes.j trop faibles pour être envoyé»; ; Aucun message d’avertissement n’a; cause d’une grève de la faim qui ! été envoyé à Hawaï entre le 27 no-lavait commencé dans un groupe de Ivembre et le 7 décembre, alors quej 167 Lituaniens, Lettons et Esto-i le général Marshall, chef d’état-raa- niens qui avaient servi dans l’ar mion des grandeurs suivantes qui ne jor de l armee, a envoyé une depe- mée allemande.che qui na été remise que trois Cette grève de la faim avait com jour apres le debut de l attaque.En réponse à plusieurs questions du président du comité, M.Barkley, sont plus rationnés.600 x 20/30x5, 050 x 20/32x6—8 plis, et, 700 x 20 et plus.ce et toute malhonnêteté, et que la très grande majorité des employés déplacées qui sont Ses victimes innocentes de la guerre.Arrivée de M.André Fréchet M.André Fréchet, ancien professeur de l’Ecole Boulle.de Paris, est descendu hier soir du train de 8 sont attachés aux bureaux montréalais de l’impôt sur le revenu nous représentent que, depuis la guerre, toutes les fêtes religieuses d’obligation, sauf les exceptions in-, diquées, leur ont été retranchées, bien que le personnel des bureaux en question soit constitué, dans une proportion de 90 pour cent, par des catholiques.Quelques fonctionnaires de foi juive, dans les mêmes bureaux, prennent congé à toutes les fêtes de leur religion et cela leur est déduit, sans qu’il y ait de contredit, des jours d’absence prévue dans le cas de maladie.Comme ces fonctionnaires juifs sont peu nombreux, le fait de leur absence n’est pas remarqué.Si tous les fonctionnaires catholiques s’absentaient les jours de fête qui leur sont d’obligation, le service ne pourrait pour ainsi dir®~ pas se faire.La loi et les règle-! ments exigent pourtant que les bureaux soient ouverts ces jours-là.1 Ce régime, manifestement injuste i envers les fonctionnaires concernés comme envers la niasse de la population qui est ici de foi catho-, lique, paraît tenir au fait que même à Montréal, ville en immense majorité catholique et française, le* hauts fonctionnaires, ceux qui oc-, cupent les postes de commande et' qui dirigent un personnel presque) entièrement catholique, sont des unilingues de foi protestante.Tous les chefs à l’impôt sur le revenu, bureaux de Montréal, sont des unilingues: L’inspecteur du district, M.A.-H.Rowland, est un unilingue; Le vérificateur en chef, pour les formules T-l, celles qui concernent les individus, est un unilingue; Le vérificateur en chef, pour les formules T-2, celles qui concernent les compagnies, est un unilingue et le personnel qu’il dirige est unilingue dans une proportion de 65 pour cent.Dans les bureaux de l’impôt sur, le revenu, à Ottawa, même situation, sinon situation pire.Pas un seul Canadien français, pas rtti seul bilingue qui occupe une fonction importante.mencé il y a une semaine en protestation contre un ordre du gou- vté» r* n r» m f» n f n*i4sx**i cnn t In ront soit neuf.: plusieurs raisons pour lesquelles les! AlltIchiens, des Polonais et des Al Les pneus de camions légers, gran-; Japonais auraient pu vouloir occu-{ Jerna?PS sciaient joints à cette grè-deurs 600 x 16-17-20, 650 x 16-17-20.| per les îles, notamment parce que ! ve i dimanche dernier.Cette grève 700 x 15-16-17 et 750 par 16 sont en-] les Etats-Unis auraient été forcés de; ef les tentatives de suicide ont pro-core rationnés en vertu du nouveau i reprendre des îles avant d’entre-] v°Que des protestations de la popu-système.j prendre une offensive de grande en- lation suédoise; les jonrrtaux sont Toutes les grandeurs des pneus de ; vergure dans le Pacifique.M.Miles ; fortement divisés sur cette ques-machines aratoires et de tracteurs; a affirmé qu’il n’y avait pas de rai-ition.qui se servent de pneus de rempla-ison pour lui de croire que l’armée j ~ - cernent sont libres des restrictions ; à Hawaï ne se tenait pas en alerte! - _ t , mais ces pneus doivent être vendus ! contre tout genre d’attaque.Je j lyl Dnnlpccic orwïxrA en place sur le tracteur et la machi-] n’avais pas de doute, dit-il, que les B-'Ujrltaaia vol aillYC ne.et à cet usage seulement.; messages du 27 novembre, après des Sont compris dans la catégorie ] mois de relations diplomatiques B.tous les propriétaires de véhicu- tendues, avaient fait établir un état, les suivants: les agents d’assurance ; d’alerte complet.Les deux messa-jLe et d’obligations, les voyageurs de ges du 27 novembre, envoyés de -commerce en gros, les surintendants ! Washington à Hawaï, disaient quej de magasins à série, les percep-jles négociations avec le Japon sem-i leurs de compagnies financières, les ] triaient terminées et que des actes percepteurs de taxes, les contrôleurs hostiles pourraient se produire, et autres Menace de conflagration à Pierreville Un incendie détruit un gros magasin et quatre maisons de ce petit village Trois-Bivières.Jer (D.N.C.)—Un terrible incendie, qui a menacé de dégénérer en conflagration générale, a détruit un gros magasin et quatre maisons du village de Notre-Dame de Pierreville, sur la rive sud, et causé des dommages considérables au système d’éclairage de la Shawinigan Water and Power et au système téléphonique du village.Le feu s’est déclaré vers 10 h.30 jeudi soir dans le magasin Desche-neaux et Deschamps, au tournant d’une route, et les pompiers de Picr-reville on travaillé jusqu’à huit heure le lendemain matin.Le magasin Desehcneaux et Des-l champs, une bâtisse à trois étages, a été complètement rasé, de même que les maisons de MM.Arthur Landry et Léo Beauchemin.Les flammes ont aussi grandement ravagé les maisons de M.Dorilla Bouclier et de M.Viona Larose.C’est à ce dernier endroit que l’on réussit à arrêter la marche des flammes poussées par un vent d’une très grande violence.A un certain moment la fumée et les flammes s’élevaient jusqu’à 300 pieds de hauteur.L’incendie a aussi détruit un chaland sur la rivière Saint-François et sept à huit boyaux de la pompe de Notre-Dame de Pierreville.Le chaland appartenait à M.Georges E.Desehcneaux.Le village Notre-Dame de Pierre-ville a échappé par miracle pour ainsi dire à une destruction totale.En effet le feu a rasé complètement deux pompes à gazoline situées en face du magasin Deschc-neaux et Deschamps.Mais les réservoirs souterrains remplis de gazoline n’ont pas fait explosion heureusement.Trois pompes à incendie, celles de Notre-Dame de Pierreville, sous la direction de M.Edouard Deschc-neaux, chef de police et de pompiers, et celle de Pierreville, sous la direction de M.Pierre Thibault, ont travaillé pendant plusieurs heures pour éviter la conflagration.C’est le pire feu à cet endroit depuis environ une dizaine d’années.Personne ne fut blessé gravement et l’on estime les dommages à près d^ 140,000.Visite de Crerar dans l'est du Canada ._ „ ., .Le général H.-D.-G.Crerar, C.H., La Commission Carroll a terminé ses ; C.B.E., D.S.O., qui doit se retirer séances à Québec bientôt de l’Armée canadienne L’enquête royale sur le charbon dans la métropole premier ministre déclara que "notre plus grand désir est de travailler en collaboration avec le pouvoir central du pays" M.Maurice Duplessis, premier ministre de la province, est arrivé à Montréal, hier, de retour de la conférence préliminaire fédérale- aussi profes- , , .-Jn (académie fréquentée par de nombreux Canadiens, entre autres par Rodolphe Duguay), est parti de Paris il y a environ quinze jours, pour devenir professeur à l’Ecole du Meuble de Montréal, sous la direction de M.Jean-Marie Gauvreau.Il est probable que M.André Fréchet sera à I Ecole du Meuble le titulaire des cours du grand architecte canadien Marcel Parizeau, décédé récemment.A l’occasion da l’arrivée de M.André Fréchet, une réception a eu heu à l’Ecole du Meuble, réception qui fut suivie d’un spectacle de variétés organisé et donné par les eleves de l’Ecole.Rudolf Hess subira son procès Transformation politique au Brésil L'importance des progrès du pays vers la liberté politique est très •SJïîîbiS"dîjïiK»' qïï'Tarmeé a contraint le président Vargas à se retirer Rio de Janeiro.1er (A.P.) — a 1 approche des élections au Brésil qui auront lieu le 2 décembre pour le choix d un nouveau président, de 42 sénateurs fédéraux et de tous les députés de la Chambre, l’importance des progrès du pays vers la liberté politique est très sensible depuis que le 29 octobre, l’armée a contraint le président Getulio Vargas à se retirer.Le gouvernement provisoire, conduit par le président de la Cour supreme, Linharcs, a, grâce au rétablissement de la liberté de la presse et de la liberté de réunion, à ce point changé l’aspect politique du pays que les Brésiliens les plus proif.-' • M.Mitchell et les mesures de guerre (suite de la première page) cêui au I,cu"üc i.u ^ ' pôt à la source afin d’éviter auxj travailleurs l’embarras de remplirj ïîurA0rmule d’impôt sur le revenu.' M.Case a fait observer que nombre de syndicats ouvriers avaient réclamé cette modification des règlements.M.llsley a dit que ce système serait sûrement plus commode, mais que ce n’était pas le plus juste.M.llsley a encore annoncé que le gouvernement songe à retirer le privilège accordé pendant la guerre aux hommes mariés dont la Femme travaille de bénéficier quand même de leurs exemptions d’impôt au lieu d etre considérés comme célibataires.gressifs en sont étonnés.Les observateurs politiques prédisent qu’a-près les élections le pays va prendre une nouvelle importance dans les affaires internationales.Le gouvernement provisoire souligne que la libre expression de l'opinion publique sera facilitée; par contre, sera considéré comme un délit tout ce qui portera atteinte à la liberté des élections.L’une après l’autre les lois établies par Vargas ont été rapportées; entre autres celles qui permettaient Nlirpmh»,.» I l r» \ r .i la saisie des entreprises commer-himni emiiftn?rief * A'‘iLe !ir-' riales> Ie congédiement arbitraire priîa »?i,iîî?j^K.jntern Ade'i des employés du gouvernement ain- provinciale.j crété aujourd’hui que RÜdoTf He“sV, ] ^qu7 cënesC qù\%Œraïe'Vt'Caü pré! Le premier ministre a déclaré: qui a confessé hier feindre l’amné- sident le dro?t de nommer les gou- après 35 ans de vie militaire, fera contraire, c’est notre plus grand dé- ; J?re n’était pas .en_ une tournée des districts militai-(sir de travailler en étroite coopéra-i if,® su.blr un aplre 63 .é jjres de l’est et de l’oqest du Cana-jtion avec le pouvoir central dulà !i?n,c,iep représentai Québec, 1er (D.N.C.) — L1 quête royale sur le charbon, prési-j .dée par le juge W.F.Carroll, de j aa; , .i Pa>'® Halifax, s’est terminée hier après-! ^ distingiie militaire qui com- sur le mot collaboration, midi, après deux jours de délibé* i rnan(\® *a victorieuse 1ère Armée rations au Palais de Justice de Qué-! canadienne dans le nord-ouest de hcc.La séance d’hier après-midi a ; 1 Europe projette de visiter Mont-été consacrée à la défense présen-.rea* Ies 5 et 6 décembre, lée par la Canadian Import, dont ] Le général Crerar sera l’objet ,1c vice-président, M.W.Q.Stobo, d’une réception organisée a présenté le mémoire et a témoigné, à la demande de la Commission et de Me Oscar Drouin, procureur du Syndicat national du combustible, et de Me J.Chartier.Les commissaires ont déclaré que de vétérans de cette pour le moment, ils se croyaient! la guerre 1914-18.suffisamment renseignés pour étu-| Permission spéciale a été (lier à fond la question, en prenant née par le major-général 1,,-"f.nHi CLP fi0nH^°.mhrp à ST ! voulu toutefois faire ce commentai- e i $ ™bJe'À I7th'lre: “Nous comprenons que le pou 30 du eoir, .à 1 arsenal du _17th voir ppn.rn, ««vt» pi:emier » «‘“''e-j siaeni je aroit de nommer tes gou- Nous n’avons jamais prétendu que j sic, doit subir son procès avec les ! verneurs des Etats et de gouverner nous ne voulions pas collaborer : dix-neuf autres chefs nazis accusés ! sans parlement.Toutes ces mesures dans toute la mesure du possible, ! de Çnn?esde8Uerra-Le juge prési-! avaient été mises en force sous avec les autorités d’Ottawa.Au j ,env sir Geoffrey Lawrence, a dé-! l’administration de Vargas qui s’est “ s necessaire de] exercée de la fin d’octobre 1930 à la examen mental fin d’octobre 1945.représentant d’Hitler et Environ 18% des 44.5 millions Toutefois, il faut s’entendre ^1 ® a,t caPab'e de subir le pro- d’habitants du Brésil jouiront du c , droit de vote.Tous ceux qui sont Hess a créé toute une sensation, inscrits sur les listes électorales au-.r, _ , nier lorsqu’il déclara à la cour qu’il iront l’obligation de voter.Le nom- ce de DUfpec veut une collabora- avait simulé une perte de mémoire!bre des inscriptions aurait proba-tion intelligente, pas autre chose”, pour des raisons de “tactique'’.Il aiblement été plus élevé si de nom-ire® nvnrp iin ripHarnfism.~ai>* affirmé en même temps qu’il se tc-jbreux électeurs avaient été infor- naît responsable pour toutes ses ac-i més à temps qu’ils pourraient exertions.j rcr leur droit de vote sans restric- Se Nazi notoire, qui devint l’hom- ! lion.Le gouvernement de la ce de Québec S rovm- Très avare de déclarations sur cette conférence, M.Duplessis a Duke of York, chemin des-Neiges, alors qu français et en anglais ! Ions pas que cette attitude soit prise connaissance des différents mémoires déposés devant la commis- ajor-gé Renaud, C.B., C.B.E., commandant du district officier- militaire sion; si toutefois ils avaient besoin!110 4, à tous les vétérans qui sont d’entendre d’autres témoins, ils] maintenant licenciés, de porter pourraient revenir plus tard, a Québec, soit en février, pour faire entendre d’autres témoins, M.Stobo déclara à Mc Oscar Drouin qu’il était vice-président de la Canadian Import, président de la St.Lawrence Stevedoring, directeur de la British Coal Corporation et que la Canadian Import détenait la majorité des paris de Lane & Robitaille et qu’elle était propriétaire de Madden & Son, de la St, Lawrence Stevedoring et de Quebec Coal.Cependant, dit M.Stobo, la British Coal Corporation a son bureau à Montréal, mais â Québec la C.I.est sou agent autorisé.De plus, M.Stobo précise que d’autres clients peuvent obtenir du leur uniforme ce soir-là.Tous ceux psychiatres de quatre pays.au détriment des neuf provinces.“Le gouvernement de la province de Québec, qui vient d’obtenir un témoignage populaire signijficatif, désire une collaboration intelligente et surtout équitable”.qui n’ont pas d’uniforme sont priés] ,,1^ quTirgoTvcrnemiïf^ntrlîi M-Kf Ç /”®*1”’ s,’est déclar£.fav": ! ment ' de egalement de se rendre à l’arsenal voulait torn «l’nhnrft ronnoitr i„ rab,e à ,a tem,e d une en°uete sur Dulra et, sur présentation de leur bou- sentiment de, nrnvinrn, T ® C ! l’activité du département de la po- Le ton ou papiers de licenciement, oroiè?ri* l^î lifondw.n.T *on ! lice pourvu que des citoyens sé- ou encore de rubans de décora-; nmJ -e IP1 vfapt 1 tT”51?11 d®?i rieux l'appuient et pourvu que leur lions, ils seront admis à l’intérieur R.8 dc Kuerre.II ajoute QU àj désir d’une telle enquête soit basé uttawa on se semble pas réaliser ; sur des faits actuels dont la véracité que^ la guerre est terminée et qu’il i puisse être démontrée et non sur taut nécessairement changer certai-i des rumeurs, ne politique de contrôle exorbitant ’ principales ques lions électorales se rapportent à la santé publique, à la défense du pays et aux lois sociales.De sa pro-i priété rurale dans le sud du Brésil i Vargas surveille les préparatifs des j élections et a engagé ses partisans toujours fort nombreux, à observer M.Asselin favorable à une enquête Le président 'i^^com^ exérutif, | ]a ]0j.j] jeilr recommande évideni voter pour 1s général de l’arsenal.Les facilités de sta.Bonnement pour les automobiles ont été prévues et il y aura aussi plusieurs tramways ajoutes au circuit du chemin dc la Côte-des-Neiges.et faire disparaître le plus tôt pos- ü» • .i sible la bureaucratie qui règne en MlSSIOn diplomatique L'état des routes maîtresse.En terminant, le premier ministre rapporte que le comité économi- Québec, 1er — Les cherrucs du ___ ________ _________ ______________ministère de la Voirie ont circulé charbon directement des Amalgam-1 ?ans interruption, au cours de la A*A,I S'.v] 1 : A.: A A I\_ • ¦_¦ ! inurn IWM.V a i a t a a : _ que formé au cours de cette confé- orM.rUtH’Ft'iii ronce devra ahnllro mi ¦ 0r*P!ri!'t il Etat discus dans l'Azerbaïdjan Washington, 1er (A.P.) Le parti de Dutra, “parti social démocratique”, a suggéré à Vargas de se porter candidat à un siège de sénateur fédéral; jusqu’à date il a refusé.Vargas est toujours président d’honneur du parti brésilien des travailleurs, qui utilise son nom pour fins électorales.Au cours de sa dictature Vargas a accompli des réformes dans maints domaines: il a drainé de ] nombreux marais qui forment au-T , ' jourd’hui une vaste région agri- '"e j cole, fait progresser l’instruction et ronce devra abattre un important ’ iCre c»1*1 tV'J81 a annonc/bicr‘J.ue i la santé, ’et, pour la première fois travail d’ici la reprise des discus- ^ T-T "T,7T.reprise sions vers la fin de janvier.ated Collieries, M.Drouin demande • i°urn^e d’hier, pour maintenir en ensuite au témoin si François No-: i)011 état les roules du circuit d’hi-lin est l’agent exclusif de transport | ver* E* vent a encore soufflé avec pour la Canadian Import.A cela M.i une 8ranf'e violence pendant tout le Stobo répond que M.Nolin a un : CPurs de,,a j0J"'née et Ia Poudrerie contrat à l’année, pour tant la ton- j n cesse Jie former des bancs de , poui i en cent ans, il a éteint la dette na- ne, en plus d’être un client de la compagnie.Est-tl à votre connaissance que Madden & Son soit l’agent de la Dominion Goal?Je ne pourrais vous le dire.Madden & Son a un gérant général et nous nous n’avons que des parts.M.Drouin parle ensuite de la Dominion Coal et M.Stobo dit que la C.I.a un aontrat avec la Dominion Coal pour le charbon de Sydney.Il produit ledit contrat, qui était déjà dans les dossiers de la eommission.neige, surtout sur les routes “dc traverse”.Hier soir, la circulation sc faisait librement voies entretenues.Mais Formation d'un nouveau /imivA m Am or> 4 UaI* 1 sade de Téhéran ont été envoyés gouvernement Italien par avion et par jeep à Tabriz, Rnino I»- II- dY T» ., dans la province (l’Azerbaïdjan, de l’extér eur Ât1 AÎride riJnrniS,reî L’ambassadeur iranien à Wash-ri.i été invnAMn0pA1lCJdnri^.GS'?.Da* I M, Hussein Ala.a publié la sion diplomatique dans le nord de ! tj0nale.l’Iran afin d’obtenir des renseigne-J Mais le 29 octobre il commit l’im-ments de première main sur la ten-1 nair dc placer son frère à la tête de sion qui existe entre ITrnn et la i la police fédérale; peu après, l’ar-i Russie.Trois attarhés de l’ambas- ] mée le contraignait à se démettre Les crédits du ministère des transports Dans l’avant-midi, la Chambre a étudié les credits du ministère des Transports.M.J.-M.Déchêne, député libéral d’Athabaska, en a profité pour réclamer la construction de deux lignes de chemin de fer; dans le nord de l’Alberta et de la Saskatchewan pour assurer des ! communications aux cultivateurs etf colons de la région d’Athabaska et de la Rivière à la Paix.M.Déchêne avait inscrit une résolution à cet effet au feuilleton au début de la session, mais il a décidé aujour-d hui de la retirer pour traiter la question en marge des crédits.Il a décrit les richesses énormes du nord de l’Alberta en concluant qu’il ne manquait que des moyens de commuqications pour les mettre à profit depuis que le gouvernement conservateur a interrompu la construction commencée de ces lignes de chemin de fer en 1931.M.Diefenbaker a voulu interrompre M.Déchêne, mais ceiui-ci a fait observer qu’il s’était toujours retenu d’interrompre le député de Lake-Çentre pendant les dix-seot heure» de discours qu’il a prononcés au cours de la session.M.Diefenbaker a fini par appuyer la suggestion de M.Déchêne, de même qu* M.Max Campbell, député C.C.F.d» Battleford, et M.Robert Fair, député créditiste de BatWe-River.M.Chevrier a dit qûe la suggestion de M.Déchène recevrait une attention particulière.M.Fred Rose, député de Montréal-Cartier, a soulevé la question de la marine marchande et demande si elle compterait 300 navires comme l’ont suggéré les syndicats de marine.Le ministre du Transport, M.Chevrier, a dit qu'il n’était pas encore en mesure d'annoncer la politique du gouvernement quant à la marine marchande.Il ne croit pas que la chose soit opportune avant que l’accord entre les nations alliées pour mettre en commun les navires disponibles ait pris fin, ce qui se produira probablement en mars prochain.M.le Dr Pierre Gauthier, député libéral de Portneuf, a demandé au ministre d’accueillir avec une sympathie particulière les réclamations des pilotes du St-Laurent qui ont rendu de très grands services pendant la guerre.Pierrt VIGEANT i sur toutes les ri, n été invité par le prince H„m-! lT°"’ Z Musseln, Ala, », Pl,p,,e ,a iis il n’en est ; bert à former un gouvernement itn-!no e.de M080011 rrfl,*ant le passage pas de même des autres grandes1 lien pour succéder à celui de Fer-routes ne la région.Elles sont tou 1 ruccio Pnrri dont le régime de coalites fermées aux automobiles, y corn-jtion a été renversé la semaine der- vs t- * c 1 n v* /-V i % 4 a \ f .v f \ • • A L» a a Ta » j _» * X pris la route Montréal-Québec.Depuis quelques mois, .de nombreuses démarches ont été faites par des particuliers et des corps publics pour assurer l’ouverture de cette grande artère douze mois par année, mais à l'heure actuelle, aucune décision n’a encore été prise.nière Selon un communiqué royal, de Gaspari a dit au prince Humbert aux troupes du gouvernement iranien vers la province du nord.Il a dit que les Russes ont rejeté les dix points de la protestation de Té- de sa charge.qu’il y avait possibilité de former line réponse de la Russie et de un gouvernement, avec Te concours des six partis qui composent le comité national de la libération et d’ “mitres éléments”.L'entretien de la route Montréal-Québec Québec, 1er (D.N.C.) — Le conseil de ville de Québec a adopté .u- n.u.c.».,,.e ,h'er *?,ii‘#„Une ^solution appuyant .»«H SOTS?ff bec, et demandant au gouvernement provincial de prendre sans retard les mesures qui s'imposent pour que cette grande artère reste ouverte aux automobiles douze mois par année.' ., Les Etats-Unis attendent encore l’Angleterre à leur proposition que les trois puissances retirent leurs troupes de l’Iran, nour-le 1er janvier • Nouveauté Notre question nationale par le R.P.Richard Arès Tome II — Positions théoriques et doctrinales sur la nation, l'Etat, la patrie, le patriotisme et le nationalisme.Volume de 250 pages.Au comptoir $1.0(L i par la poste $1,10.\ '-N LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 1er DECEMBRE 194S VOLUME XXXVI iM concerts L#Orchestre symphonique de Baltimore On se plaint quelquefois — chez les critiques surtout — de la monotonie de la saison musicale; les orchestres et les solistes se suivent avec des répertoires à peu près semblables, avec un style, ou un manque de style, égal.Plusieurs sont très intéressants, quelques-uns le sont moins, et d autres font regretter au public de n’être pas resté à la maison.Mais il arrive parfois qu'un concert sorte de l’ordinaire et soit vraiment excitant: ce fut le cas, à certains moments, pour l’orchestre Symphonique de Baltimore que dirige Reginald Stewart., .L’orchestre n’est pas parfait et peut difficilement se comparer aux deux ou trois grandes sociétés américaines, bien que les cuivres soient de première valeur et les cordes remarquables.Mais il est rare_ d’entendre des musiciens qui jouent avec autant d’enthousiasme; on dirait, ma foi, qu’ils aiment la musique! , .Sous la direction precise et pleine d’élan de Reginald Stewart, la première symphonie de Brahms a été détaillée avec une clarté et un lyrisme qu’on ne lui donne pas toujours et le chant des cordes, en particulier dans le premier mouvement, a été tout simplement merveilleux; tandis que la suite du Chevalier à la Roue a reçu le meilleur traitement possible.Ce mélange de charme viennois et de vulgarité «traussienne est un amalgame Elutôt indigeste de musique et de ruit.Quant au soliste, Gerhard Kan-der, il a fait d’étonnants progrès depuis qu’il s’est présenté au public il y a quelques années.Sa technique s’est développée et sa sonorité est pure et soyeuse, bien qu’elle soit encore un peu délicate, même pour le concerto de Men-delsshon.N’est-il pas étrange cependant qu’avec un répertoire aussi considerable et aussi varié que celui du violon concertant, tous les violonistes s’éveriuent à nous fournir des points de comparaisons dangereuses en ne jouant toujours que les concertos de Beethoven, de Brahms, de Mendelssohn et de Tschaikowsky?Le public trop peu nombreux a applaudi chaleureusement l’orchestre et a obtenu de nombreux rappels.Grâces lui en soient rendues, puisque sans son insistance on n’aurait pas entendu la plus belle partie du concert,’le Prélude de la sonate en mi de Bach, joué avec une fougue que même l’Orchestre de Philadelphie n’a pas réussi a égaler l’annee dernière.Les bravos qui ont accueilli cette ‘mémorable exécution ont prouvé, si cela était nécessaire que la musique de Bach ‘‘•pgat-èêya-ataas.i emballante que celle des compositeurs ies plus P^alai-res= Romain-Octave PELLETIER Les "Amis de l'Art" A la salle du Gesù, cet après-midi, 1er décembre, à 2 h.3jü, et samedi, le 8 prochain, les Compagnons présentent, spécialement pour la jeunesse, “Le Jeu de l’Amour et du Hasard’’ de Marivaux.Au Monument National, 4 et 6 décembre, 8 h.30 p.m., les Variétés Lyriques mettent à l’affiche “Véronique”.A l’église St.Andrew & St Paul, 6 décembre, 8 h.30 p.m., la Société Casavant présente Claire Coci, organiste.Au Plateau, 7 décembre.8 h.30 p.m., débat annuel entre les orateurs de la Société des tournois oratoires et la Chambre ue commerce des jeunes.Sujet: “Jeunesse d’après-guerre: optimiste ou pessimiste?” .U OA Au Forum, 8 décembre, - h.JO p.m., “Ice Capades”.Au His Majesty’s, 3 décembre, 8 h.30 p.m., Canadian Concert and Artists présente les pianistes duettistes, Lubohutz et Ncmenoff.Au Plateau, 14 décembre, 8 h.30 p.m., l’Orchestre symphonique des Jeunes, sous la direction de Fernand Graton.(Communiqué) Au Saint-Denis cette semaine L’horaire des spectacles ST-DENIS : “Saratl le Terrible”.12 h.15.3 h.20.6 h.18, 9 h.33.“Arènes Joyeuses”.I h.37.4 h.58, 8 h.07 LOEWS : “Anchors Awelfh” 10 h.05.12 h.50.3 h 35, 8 h 20.9 h 15, PALACE : “The Spanish Main" II h.25, 1 h 55.4 h 30.7 h 05.9 h.40.CAPITOL : “You Came Alonf”.11 h.10.1 h.50.4 h.30.7 h.10, 9 h.55.PRINCESS : “Story of G.I.Joe”.11 h.50.3 h.6 h.10, 9 h.25.“The Falcon In San Francisco".10 h.40.1 h.50, 5 h., 8 h.15.ORPIIEUM ! "Claudia”.10 h.12 h.20.2 h.45.5 h.15, 7 h.30, 10 h.SOCIETE CASAVANT La gazette artistique Ctailma “Sarati le Terrible” prend l’affiche aujourd’hui au Saint-Denis.11 est tiré du roman de Jean Vi-gnaud et se déroule dans le milieu grouillant, coloré des docks du port d’Alger.Cesar Sarati mène durement la plèbe des débardeurs du port.Il les rançonne comme des esclaves et s’enrichit de leur misère.Let homme terrible plie cependant de-vant sa nièce Rose qu’il aime farouchement, jalousement.Or, le jour où le comte Gilbert de Ke-radec, joueur ruiné, passera, Rose comprendra que son rôle est de remettre ce jeune homme dans le droit chemin.Elle y parviendra et Gilbert, devenu un maître homme, non seulement épousera Rose mais prendra la défense des malheureux que Sarati exploitait depuis trop longtemps.Ce sera le coup de mort de Sarati ruiné dans sa fortune et dans son sentiment puor sa nièce.Harry Baur compose un Sarati violent, insulteur, féroce., A ses côtés, Jacqueline Laurent, dont ce sont les débuts.Georges Rigaud est un séduisant Gilbert et Daho affirme son tempérament de comédien.A noter aussi Jeanne Helming et ^Pierre de Guigand.Le second film à l’affiche est “«Àjèar- Joyeuse”, avec Lucien Ba-roux et la belie Bsîty Stockfeld.SAINT-DENIS: Sarati le Terrible, avec Harry Baur et Jacqueline Laurent; aussi Arènes Joueuses, avec Lucien Baroux.(Du 1er au 7 décembre inclusivement).ORPHEUM: Claudia, avec Dorothy McGuire et Robert Young.(Du 30 novembre au (i décembre inclusivement).CAPITOL: You Came Along, avec Robert Cummings et Lizabeth Scott.(Du 30 novembre au 6 décembre inclusivement).PALACE: The Spanish Main avec Paul Henreid et Maureen O’Hara.(Du 30 novembre au 6 décembre inclusivement).LOEW’S: Anchors A weigh avec Frank Sinatra et Kathryn Grayson.(Du 30 novembre au 6 décembre inclusivement).PRINCESS: Storg of G.I.Joe avec Mme Wellman.(Du 30 novembre au 6 décembre inclusivement).c4 la Acène, au concert et à l écran Claire COCI.organiste virtuose du Conservatoire d’Oberlin, Ohio, que l’on entendra en concert au temple St.André et St.Paul, jeudi, le 6 décembre, à 8 h.45 p.ra.Concert Casadesus à l'Université GEORGES RIGAUD AU SAINT-DENIS a$MMg ¦»* .V' Georges RIGAUD et Jacqueline LAURENT, dans le film Sarati le terri- .i l’i- - ble, aujourd’hui à l’affiche du Saint-Denis.VERONIQUE m Musique UNIVERSITE DE MONTREAL : Concert Casadesus.(Ce soir).MONUMENT NATIONAL: Les Variétés Lyriques présentent Véronique, d’André Messager.(Les 30 novembre et les 1er, 2, 4, 6, 8, 9, 11 décembre).HIS MAJESTY’S: Canadian Concerts & Artists présentent les pianistes-duettistes Genia Nemenoff et Pierre Luboshutz.(Le 3 décembre).PLATEAU : L’Orchestre Symphonique des Jeunes de Montréal.Artiste invitée, Lise Desrosiers, pianiste.(Le 11 décembre).ST.ANDREW & ST.PAUL: Concert Casavant.Artiste invitée, Claire Coci, organiste.(Le 6 décembre).PLATEAU: Concert de l’orchestre municipal de Montréal.Artiste invité, Paul de Meulles, ténor, ()e 10 décembre).Tîiéâtrs HIS MAJESTY’S Création de St.tazare's Pharmacy avec le concours de plusieurs comédiens canadiens-français, dont M.Gratien Gélinas.(Du 4 au 15 décembre inclusivement)._____ EXTERNAT SAINTE-CROIX: Les philosophes présentent Celui gui épouse une femme muette d’Anatole France.(3 et 4 décembre).LE GESU: Les Compagnons présentent Le jeu de l’amour et du hasard de Marivaux.(Les 30 novembre et les 1er, 6, 7, 8 décembre).Pe'mtur* GALERIE DES ARTS: Exposition de la série de gouaches de Robert La Palme intitulée “La Guerre à travers les Ages" (le 7 décembre).Spectacles FORUM: Les Jce-Capades de 1940, (Du 2 au 10 décembre).Exposition ECOLE DU MEUBLE: Exposition de reliure d’art de M.Jacques Blan-chet.Le concert Casadesus de ce soir, sera la première des manifestations qui auront lieu dans toutes les universités du Canada au bénéfice de l’Université de Caen.L’A.G.D.U.M.convie les professeurs et les anciens de notre grande université française à témoigner, d’une façôn agréable et pratique, leur sympathie à l’endroit d'une université qui a subi plus que les autres, les ravages de la guerre.Ce sera un geste de fraternité universitaire en même temps qu’un hommage à la vaillance de nos soldats qui ont combattu pour la» libération de Caen.L’exemple de l’Université de Montréal sera suivi par les autres universités, car la conférence nationale des Universités canadiennes demande à chacune d’elles d’organiser des soirées dont les recettes constitueront un fonds universitaire national pour venir en aide à l’Université de Caen.Voici le programme de ce soir: lo Sonate en ré majeur pour deux pianos, de Mozart; 2o Carnaval, opus 9, de Schumann (Robert Casadesus); 3o a) Trois études (Tierces, Octaves, Quartes et Quintes), de R.Casadesus; b) 7e Nocturne opus 74, de Fauré; c) Albera da del Gracioso, de Ravel, par Robert Casadesus.4o Trois valses romantiques pour deux pianos, de Chabrier.Nouvelle messe de Requiem La pénurie des messes chorales pour le service du culte se fait actuellement sentir dans le monde entier, à cause de l’état de guerre qui vient de cesser.Au Canada, on chante les mêmes messes depuis plusieurs décades, en particulier aux services funèbres.Les autorités eclésiastiques ont plusieurs fois manifesté le désir de changer le répertoire actuel.M.Arthur Lapierrc, maitje de chapelle de Saint-Stanislas et musicien bien connu de Montréal, vient de composer une messe de Requiem à trois voix égales.Dans le but de la faire connaître aux maîtres de chapelle, aux o^ ganistes et au public en général, la première audition de cette oeuvre de grand mérite sera donnée dimanche, le 2 décembre, à 8 h.30 du soir, à l’église Saint-Stanislas, avec le concours de plusieurs chantres réputés.De l’opinion de ceux qui l’ont entendue, cette messe est appelée à rendre de grands services.L’entrée est libre.— Cotnm.Ce qui est et ce qui n'est pas dans Marivaux Si l’on veut du théâtre avec un cadre réel, si réel qu’on le reconnaisse à première vue comme, par exemple, le port de Marseille ou une boutique de “Souvenirs of Montreal”; si l’on veut rencontrer des personnages comme l’on en coudoie chaque jour dans la rue; si l’on recherche les hurlements de la tragédie ou les gambades du music-hall; ce n’est pas dans le théâtre de Marivaux qu’il faut espérer les trouver.Mais si l’on est attiré par une ambiance de poésie et d’irréalisme comme seul peut en imaginer un grand rêveur; si l’on veut se laisser séduire par des êtres transfigurés sous les voiles flottants de l’invention la plus fine; si un caractère de femme en qui se retrouvent à la fois le gracieux et redoutable animal instinctif et la fine mouche civilisée peut représenter à nos yeux un sujet d’étude de l’amour dont on se joue et qui nous joue; alors, il faut voir “Le Jeu de l’Amour et du Hasard” que nous révèlent les Compagnons à leur spectacle de la salle du Gesù.Ce qu’il faut signaler aussi à CHEZ LES COMPAGNONS L’Arlequin du Jeu de Tamour et du hasard qui est bien l’un des personnages les plus savoureux de la comédie française.Ce chef d’oeuvre de Marivaux poursuit actuellement une joyeuse carrière avec les Compagnons, à la salle du Gesù.propos de cette oeuvre, c’est le style de Marivaux, un style coulant dans un contour de phrases, une justesse de nuances infinies, qui est une joie constante.On se trouve là, ne l’oublions pas.dans un monde enchanté.Le valet parle aussi bien que le maître?Hé bien, oui! Mais c’est là une licence que l’on ne saurait refuser à la fantaisie poétique quand elle est de cette qualité.(Communiqué) MONUMENT NATIONAL CE SOIR VERONIQUE d'André Mmaqtr RIDEAU i 8 &.25 — PL.9111 Ausii Im •2-4-6-3-9.Il Déc.£nriii iîrî début sérieux! DEBAT La Chambra d« Commère* dos Jeunes Fernand Dotlardins - Raymond Lalande — VS — • Les orateurs de la 8.des L’Orchestre Municipal de Montréal GTtC * AU PLATEAU Lundi, 10 décembre à 8 h.45 S PAUL deMEULLES, ténor Chef d'orchestre : EMILE CLOSSEY ^ BILLETS i .75 st $1.00 ches Edmond Archambault.Tournois Oratoires D'APRES- GUERRE JEUNESSE OPTIMISTE ou PESSIMISTE?AU PLATEAU — VEN.7 DEC.BLLETS : Edmond Archambault.L.-N.Messier, Fabien Limitée.L'Orchestre Symphonique des Jeunes de Montréal avec , A ÉI»fc3®l Camille DUCHARME et Rita BIBEAU qui jouent respectivement les rôles de Loustot et de Denise, dans les représentations de Véronique, que présentent actuellement les Variétés Lyriques.a AU HIS MAJESTY’S LE 4 DECEMBRE immritriiniiriiktfn- —Tir Hf II '^4 Map k J» e v ' i il' J, IMÉlM ÉSl Miriam HOPKINS, vedette de la scene et de l’eçran, qui fait pi la distritmiior.de St.Lazare’s Pharmacy, dont la premlèi diale aura lieu le 4 décembre, su His Majesty’s.Gratien (Fridojin) est auf^ de la distribution, artie de re mon-Gélinas 'Jeunesse d'après-guerre: optimiste ou pessimiste?' La Chambre de commerce des jeunes et les orateurs de la Société des tournois oratoires présentent un débat le 7 décembre au Plateau.Le titre est “Jeunesse -d’après-guerre: optimiste ou pessis-miste?” Les orateurs seront MM.Fernand Desjardins et Raymond La-lande (Chambre de commerce des jeunes), et MM.Raymond Daoust et André Fabien (orateurs de la Société des tournois oratoires).9e concours annuel pour les jeunes compositeurs Le neuvième concours annuel de bourses pour jeunes compositeurs du Canada est annoncé par l’Association des compositeurs, auteurs et éditeurs du Canada, et sera jugé sur la même base que les an-nées précédentes.Comme par le passé, le concours de cette année est limité aux concurrents ay*nt encore moins de 22 ans ail 31 mars 1946, date de clôture du concours.Les aspirants doivent présenter deux manuscrits, dont un devrait être une chanson, ües récompenses restent les mêmes: le prix principal est une bourse de *750 à PUniversité de Toronto; d’autres prix en argent, pour compositions méritoires, se chiffrent nu total de *250.La division cadette est continué aussi.» Cette division permet aux concurrents ayant moins de 16 ans au 31 mars 1946 de gagner trois prix en argent comptant: *25.$15 et $10, selon le mérité.Les Jeunes musiciens de l’un ou de l’autre sexe, désirant participer au concours doivent .écrire tout de suite pour obtenir les formules d’inscription et les règlements, à l’Association des compositeurs, auteurs et éditeurs, 2 est, rue King, Toronto, Canada.Par la coopération des ministères provinciaux de l'Instruction publique, le concours sera annoncé également aux professeurs de musique de toutes les écoles du Canada.• RECITAL D ORGUE Jaudi, 8 décambra, 8 h.45 p.m.EqllM St-André et St-Paul ClairëTcOC I Orpranlste Admission i $1.00 Pour billets : SOCIETE CASAVANT 128 Sherbrooke est, - HA.97SZ Ed.Archambault Inc.- MA.8291 Undsay & CO.,__- MA.7791 Aussi, billets en vente à l'entrée le soir du concert LISE DiSROSIERS, pianiste AU PLATEAU « le vendredi 14 décembre 1945 à 8 h.45 Chef d'orchestre .FERNAND GRATON Billets : $1.70-$1.45-$1.10 chez Edm.Archambault ou à LA.7313 ce soin Les Compagnons au Gesù “LE JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD” Rires et poésie Décors de Doudelin Excellents billets à la porte.LA.1186-4453 ri Kis Majesty’s A partir de la semaine prochaine Mardi soir, 4 décembre AVANT-BHOADWAY F.DPIE DOWLING et LOUIS J.SINGER présentent Miriam ^ FRIDOLIN HOPKINS ET (GRATIEN GELINAS) dans (Tout en anulata) par Miklos LASZLO et Eddie DOWLING avec Herbert BKROHOF et Henri i.etondal • Guy Mauffette Jean-Pterre Masson • Joy La Fleur • Oeorses Alexandra Lucienne Letondal • Jean-C.Lxleuneste Harry Davi® ® Sotiicf Albcrg Mise en scène par M.DOWLING Décors et éclairage par JO M1ELZINKR BILLETS maintenant en vente.Solrèes.*1.33.|IJ9.$*.65.63.32.$4.mercredi et samedi: $1.33, fl.s*.$*.68, $1.3*.Tantes i saxes incluses.Pm 'le représentation !• dim.» 10 àie T Gala d'Ouverture forum 2 déc*.ntbre eS US du u, ^ 4 P*, Î ,US- «.50.Le guichet sera ouvert dimanche, à 10 heures de l’ayant-midl.RESERVATIONS i Wllbank 1111 DOROTHY McGUIRE ROBERT YOUNG • INA CUIRE a H V* H E 11 Pi HENREID O’HARA SLE7.AK V| « -M ••«¦I MWU • fRobert Gummingsli Lizabetli Scott > \ Don DeFore r ! H AL WALLIS Production fj r A l’alfiche •"e ERNIE PYLES PRINCESS uNtvBBM gggm U'*6 - - w»- .^1 UftllVftq TM»TtNtH»flC«TA«SCe T S” I® wtMtnOMSMmAtUOlHOWI 1 A l’affiche IMPERIAL ARCADE A L'AFFICHE ‘tMvfàrik ifi* JEAN DUCEPPr’ iJtAMNtDtWONS A L'AFFICHE ST-DENIS hftRRY BQUR GEtRGU RIGAUD ei* .JPCQUEUnt LQUREirr tfci/tf LR TERRIBLE- LUCIEIl BAROUX -TV-V bitty srocKmo aliohie ter.¦ • L USITTE tAnvm., * , u , aubïrt suuf j/oudeat/iWier, * vômimvfWM m If fttV6flt, MOMTREÀt, Ià^ÉDI ter bECEMBRE 1945 M—wi'i mof»te •f rtligieuce Al R*nrt humain O*** I» Famille sera Awioiwt régénérée «I ravitaillée •n Idéal n C’Mt per rinAuerw», fruit A U personnalité mere*» et inteHMtuelfe.beaucoup plus encore que per l’exerdce de pouvoirs définis.que le femme m entre le menée.— I Rédactrice : Germaine BERNIER Quelques aspects de l’actualité Quand donc, non pour faire changement, mais pour rendre quelque peu justice à la réalité et à la vérité, nos écrans de cinémas vont-ils remvlacer les horreurs des camps de concentration nazis par les “douceurs” des camps de concentration bolcheviks?Ça serait pour le moins aussi intéressant, il ne faudrait pas en douter, _ le long de la guerre la propagande a eu bien soin de cacher les atrocités communistes, les méthodes habituelles de terreur de “nos chers alliés".A présent que le conflit s’est apaisé, le même silence règne à peu près partout sur la conduite des bolcheviks en pags conquis ou "libérés” à la mode de Moscou.La guerre est finie mais les massacres continuent et, seule ou à peu près, l’autorité religieuse catholique, par la voix du Pape et de quelques groupes d évêques, ose dénoncer cet état de choses révoltant.Où sont donc les chevaliers qui envoyaient les soldats en guerre en 1939 pour défendre les droits de la liberté humaine et de la civilisation chrétienne?Où.sont les croisés qui ont tant de fois présenté la guerre économique comme une guerre sainte?Le cinéma devrait nous les montrer dans leurs non velles occupations tous ces héros du droit et de la justice, il en est tant qui n’ont que le cinéma pour se renseigner, ils verraient au moins des images si leur esprit indifférent n’arrive pas à s’assimiler les idées et les fajts et à en tirer de naturelles déductions.Parce que c’est renversant souvent de constater l’apathie de tant d’esprits devant la politique d’extermination, surtout d’extermination des catholiques par nos “chers alliés bolcheviks”, comme s’ils avaient choisi d’entrer en guerre spécialement pour nous aider et sauver les démocraties.C’est vrai que nombre de gens n’ont pas l'indignation facile sauf quand c’est leurs droits personnels qui sont attaqués.D’autres ne se doutent même pas que des catholiques sont persécutés en masses de ce temps-ci en Europe.Que voulez-vous, ce ne sont pas leurs magazines, leurs revues de modes, tes pages sportives ou les carnets mondains qui vont leur apprendre ces choses et ils ne lisent que ça.D’autres enfin, se croyant très forts, déclarait: —Hien, s’il fallait croire tout ce qui se dit dans les journaux et tout ce qui s’écrit duns les livres.Leur pensée profonde continue à travailler dans les points de suspension.En fait de raisonnement c’est riche, n’est-ce pus?Comme si des documents autorisés et signés, indiscutables au point de vue authenticité, pouvaient être considérés sur le même P an que le roman-feuilleton, l’indication de la température ou les annonces de médicaments pour faire repousser les cheveux.C’est clair comme le jour: il est nombre de gens a qui leur économie morale et intellectuelle interdit toute dépense d’indignation, de commisération, tout c*an de sympathie même quand ce sont des humains comme eux, des catholiques comme eux qui sont traqués comme des bêtes_ sauvages par un chasseur impitoyable.Alors, vous comprenez, dans ces conditions-là, \ il est infiniment plus commode de fermer 'es yeux et de faire la sourde oreille.Et puis, après toi:t qui est-ce qui nous dit que c’est vrai?Des documents comme les Lettres des évêques lituaniens en exil sur les massacres perpétrés en Lituanie, et' des évêques d’Ecosse sur l’abandon de lu Pologne aux Soviets par les Alliés, la brochure publiée par l’association culturelle qui groupe les Etatsuniens d’origine serbe sur la persécution en Serbie, d’autres mémoires et documents aussi auto, risés sur les déportations et les asassinats exécutés en Slovaquie, en Autriche, en Croatie, en Pologne, en Lituanie, etc., veulent certainement dire quelque chose et disent clairement ce qu’ils veulent dire.D’autre part, ce n’est probablement pas pour rien non plus que les autorités alliées d’occupation ont tant de difficultés à retourner en .U.H.S.S.ou dans ter pays occupés par les bolcheviks des niasses de réfugiés qui préfèrent le séjour dans les camps, même la mort, plutôt que de retomber sons le joug soviétique.A ce propos la chronique de René Girard, S.J., dans le numéro de décembre du Messager Canadien, est à lire et d retenir.Quant au soldat bolchevik, produit de culture stalinienne, il semble bien être un spécimen comme seules pouvaient en produire les hordes barbares du temps d’Attila, et encore 1 les pays qu’ils ont annexés depuis 1939, notamment en Pologne et en Slovaquie.Il y a aussi un autre argument dont se servent bien des gens pour ne pas admettre la persécution aes catholiques par les Soviets: puisque ru.R.S.S.reconnaît l’Eglise orthodoxe depuis septembre 1943, elle n’est donc pas contre la religion.Ce n’est pas si certain que cela.William-L.White, qui a vu une dizaine de personnes un jour dans une église russe, écrit dans le reportage de sa tournée en V.R.S.S.: Le parti bolchevik se sent maintenant assez fort pour tolérer et même reconnaître l’Eglise.Les patriarches ont accordé leur appui loyal à la guerre.Le principal motif de l’opposition primitive du parti provenait de ce que, pendant les générations précédentes, l’Eglise avait prêché une obéissance incontestable aux tsars.Le parti n’avait pas prévu le cas où une Eglise patriote et nationaliste pourrait être utile à son régime comme elle l’avait été à la dynastie des Romanov.Bien que l’Eglise soit reconnue et tolérée, elle ne reçoit aucun encouragement officiel.Le parti se rend compte que la nouvelle politique est bien vue à l’étranger et raffermit en Angleterre et en Amérique sa propre position et celle de ses amis dans ces pays.En conséquence il encourage tous les reportages et tous les films qui illustrent le bouvel état de choses.Ces raisons politiques qui expliqueraient la nouvelle attitude du parti soviétique envers la religion, gonf vraisemblables.Jusqu’où l’Eglise orthodoxe va-t-elle pouvoir appuyer le régime?Ça, c'est une ' autre histoire, d’autant plus que les églises sont très lourdement taxées et sans revenus pour la peine.W illiam-L.White signale le fait très apparent par exemple dans les tarifs d’électricité: un magasin d’Etat ne paie que 1.16 kopeck par kilowatt pour le courant; il en coûte 5.5 kopecks à un particulier et 41 kopecks à une église.Et tout est à l’avenant.L'U.RS.S.interdit formellement chez elle l’organisation de grèves mais ses agents travaillent à les multiplier autant que possible dans les autres pays.Rien n’empêche que le même principe puisse ins pi.rcr l’attitude du régime envers la religion: un peu pour la forme et les besoins de la cause en dedans des frontière^ et intolérance complète chez les voisins.Les soviets n’en sont pas à une contradiction près.Les atrocités commises par les troupes bolche- La campagne des paniers de Noël du Bureau d*Assistance sociale aux familles La "Noël" du pauvre La Noël du pauvre! Y avons-nous songé?.Encore un pas dans le cycle immuable et l’année va sombrer.En décembre, la nature se fera belle Avons-nous le droit de dire froidement ou de paraître dire à nos frères les pauvres: “Asseyez-vous à la table du dénuement et de la tristesse pour y manger votre pain ha- dans soh manteau d’hermine aux j bituel, sans joie, sans douceurs”, bouquets sombres piqués ça et là.Non, mille fois non, il ne faut pas Les amateurs de sports se réjouiront.De nouveau, skis, patins, traînes sauvages, seront les vedettes sur les scenes merveilleuses du mont Royal et d’ailleurs.Et, dans les foyers où règne l’aisance, quels joyeux préparatifs à la fête chrétienne par excellence, la grande fête de Noël! Avec quel enthousiasme choisira-t-on le sapin privilégié qui aura place d’honneur au salon! Déjà le réveillon comme dans un mirage, fascine de loin.Cette année, la présence de nos vaillants soldats redoublera le bonheur des réunions familiales.Avez-vous songé à la Campagne des paniers de Noël du BUREAU D’ASSISTANCE SOCIALE AUX FAMILLES.445, rue St-Frs-Xavier, Montréal?DONNEZ, DONNEZ VITE! 80.50 pour l’achat d’un jouet 85.00 pour l’achat d’un diner Nos familles vous en sauront gré.Merci.Mais, par la loi des contrastes, dans le pauvre logis où le salaire du père suffit à peine à la subsistance, la “Noël” ne fera qu’en souligner davantage la misère et l’abandon.Y avons-nous songé?qu’il en soit ainsi.Il est temps d’y penser.Il faut qu’en notre ville, qu’au milieu de nous, la fête du grand Pauvre, de Celui qui a dit: “Un verre d’eau donné en mon nom, vous sera rendu au centuple”, soit aussi une fête au plein sens du mot, dans toutes les demeures sans exception.Que le soleil de la charité rayonne partout.Qu’il entre à flots sous l’humble toit, pour y apporter, sous des formes multiples, les joies traditionnelles de Noël!! C’est ici que par centaines, par milliers, espérons-le, des paniers enrubannés gaiement joueront le grand rôle.Donnons une part de nos copieux repas canadiens.Il nous en restera quand même abondamment.La “Noël” du pauvre sera ce que vous, riches et moins riches, la ferez: terne ou lumineuse.Le Bureau d’Assistance sociale aux familles, 445, rue Saint-François-Xavier, Montréal, (1), est là pour vous aider.Envoyez-lui votre obole et il se chargera de transmettre la part de joie que vous voulez donner à un enfant, à une famille qu’il secourt déjà.Cinquante sous serviront à l’achat d’un jouet, et cinq dollars à la préparation d’un dîner de Noël.Nos petits pauvres vous disent à l’avance: merci 1 Notes et pensée» Un monde familial La société doit permettre à tons une vie stable, un petit monde familial, une maison, un jardin, des .__ _____________ amis.Il faut des enfants élevés par viques dans les pays qu’elles ont occupés ont ouvert \ ^eurs Parents au contact de ces cho- ies yeux à bien du monde et les chroniqueurs politiques commencent à souligner une réaction évidente contre le communisme dont la preuve la plus frappante se trouve sans doute dans le résultat des élections en Autriche.Que de gens se seraient réjouis sincèrement si le même phénomène s’était produit en France! Mais, dans le ciel français, l'étoile rouge prend constamment de l’éclat et l’on sait que dans le Parlement, qui compte aujourd’hui le plus fort élément féminin (trente-deux femmes ont été élues en octobre), les communistes ont obtenu le plus grand nombre de nominations, soit quatorze sièges, qui seront très probablement renforcis de l’appui des six candidates socialistes élues.Le mouvement de ta résistance n’a qu’une représentante, piais le mou-venur* populaire républicain que dirige M.Georges Bidault, caiknlique, a sept représentantes et le parti conservateur en a quatre.Un autre fait qui ne mu.cfjue pas de surprendre c’est qu’au Congrès international dîf femmes, qui se tient présentement à Paris, il y a àt?séances spécialement consacrées à l’étude des “moyens pou* combattre le fascisme”.Avant la guerre, le fascisme, comme très souvent le nazisme, était l’objet de ta risée générale en France et l’on a cru à tort que le ridicule suffirait pour en venir à bout.Lh guerre est supposée avoir | démoli le fascisme, la Victoire est là pour l’affirmer et voilà qu’au retour de la paix on parle A présent de combattre le fascisme.A quoi cela rime-t-il?Ne serait-ce pas tout simplement une formule permettant de combattre toute opposition directe ou indirecte à la politique communiste?L’attaque est déjà lancée d’ailleurs puisque les conférencières de la semaine ne semblent avoir élevé la voix que pour lancer des accusations contre les diplomates qui tentent de “s’écarter des principes démocratiques, comme l’attesteraient le secret gardé autour de la bombe atomique, les relations avec la “Chine démocrate” et, par-dessus tout, le manque de coopération ses qui représentent leur esprit.Le groupe social doit être assez petit et la famille assez compacte pour que la personnalité des parents s’y fasse sentir.Le prolétariat sera la honte éternelle de la civilisation scientifique.Il détermine la suppression de la famille comme unité sociale.U éteint Vintelligence et le sens moral.Il détruit Ici restes de la culture et de la beauté.U abaisse l’être humain.Une certaine sècurilè est indispensable pour le développement optimum de l’individu.Nous transformerons le monde qui l’environne, le cadre matériel et mental.Chacun peut modifier son mode d’existence, créer son propre milieu dans la foule non pensante, s’imposer une certaine discipline, certains travaux, certaines habitudes, se rendre mailre de lui-même.,.L’effet des conditions de l’existence varie suivant chaque race et chaque individu.Les événements qui écrasent les uns conduisent les autres à 'a victoire.U faut mouler le milieu économique et social sur l’homme, non l’homme sur le milieu.L'effet CT est beaucoup plus marqué sur les enfanis et les adolescents que sur les adultes.Il faut rendre à l’être humain, standardisé par la wie moderne, sa personnalité Les hommes ne sont pas des machine!, fabriquées en séries.L’école, l’usine ei Us bureau ne sont pas des institutions m POUDING A LA FARINE D’AVQINE 1 tasse de farine d’avoine (cuisson rapide), 1-2 c.à thé de soda, 1-4 c.à thé de sel, 1-4 c.à thé de cannelle, 1-2 tasse de raisins (facultatif), 1-2 tasse de zeste de fruits confits, 2 oeufs bien battus, 1-3 tasse de mélasse pâle, 2-3 tasse d’eau, 1 1-2 c.à table de jus de citron (1-2 citron).Mêler la farine d’avoine avec le soda, le sel, la cannelle, les raisins et le zeste de fruits confits.Mélanger les oeufs, la mélasse, l’eau et le jus de citron.Ajouter aux ingrédients secs et verser dans le dessus d’un bain-marie légèrement graissé.Faire cuire au bain-marie environ 11-4 heure.Six portions.PAIN DORE AUX FRUITS 3 c.à table de graisse, fruits en conserve égouttés.2 oeufs légèrement battus, 3-4 tasse de jus de fruits en conserve, 1-4 c.à thé de sel, 6 tranches de pain, Mélanger les oeufs battus, les fruits et le sel.Tremper le pain dans le mélange d’oeufs.Faire fondre un peu de graisse dans une poêle, dorer le pain des deux côtés dans la graisse chaude.Servir sur assiettes chaudes et garnir avec dis fruits en conserve égouttés.Six portions.SHORT CAKE AU PAIN D’EPICES 1-2 tasse de graisse, 1-2 tasse de sucre, 1 oeuf, 3-4 tasse de mélasse, 2 1-2 tasses de farine à pâtisserie tamisée ou 2 1-4 tasses de farine ordinaire tamisée, 1 1-2 c.à thé de soda à pâle, 1-2 c.à thé de clous de tangibles.L’ancienne vie industriel-1 g'rofle, 1 1-2 ^ à thé de cannelle.2 le permettait aux ouvriers de passé- c- à'Ihé de giiifftpibre, 1-4 c, .à thé j— - •- de sel, i lasse d’eaïr chaude.Défaire la graisse en ecème, ajou- Un des crimes les plus odieux, habituel aux | ^ entente avec l Union soviétique”.bolcheviks, familier aux nazis et que d’autres peuples hélas! ont commis également au cours de (histoire, c’est le vol des enfants enlevés à leurs familles pour être non seulement abandonnés quelque part mais pour être formés ou plutôt déformés dans lu haine de tout ce que leurs parents ont admis, pratiqué, aimé.C’est un sport que les communistes ont pratiqué sur une hante échelle pendant la guerre civile Tout cela parait assez clair.Coûte que coûte, U faudrait être avec l’Union soviétique et pour l’Union soviétique, sans quoi l’épithète de fasciste est accolée à l’opposant qui devient automatiquement l’ennemi.Si les femmes se mettent à avoir autant de génie que les hommes en politique Internationale, le monde va continuer d’avancer rapidem nt sur le chemin de la civilisation.en Espagne et qu’ils continuent à pratiquer dqns ^ XII-45 A PARTIR de $30.00 Pour la fiancée de Noël Magnifiques diamants BLUE RIVER garantis parfaits — Assurés gratuitement.PROFITEZ D'UN CHOIX PLUS GRAND.W.RIOPEL UN BIJOUTIER DE CONFIANCE 902 est, rue Bélanger — DO.0640 BISCUITS * ÇATEAUX • TARTES ^—1 ci»_o« >XiT» c U » T «iscuit co.t—g JilULÆOkX.235 ouest, avenue Laurier CR.2167 Montréel Germaine BERNIER PETIT CARNET HAMELIN-AUDET Samedi, le 24 novembre, en l’église Sainte-Madeleine d’Outremont, M.l’abbé Rosaire Caron, curé, bénissait le mariage de Mlle Madeleine Audet, fille de M.et Mme Victor Audet, avec M.Arthur Hameiin, fils du Dr et de Mme Hubert Hameiin, décédés.La cérémonie fut suivie d’une réception au Cercle Universitaire.Les nouveaux époux, habiteront Lévis.der une maison et des champs, de travailler chez eux, de faire usage de leur intelligence, d’avoir la joie ae la création.Il faut rendre au travailleur ces avantages.Grâce à l’énergie électrique, la petite industrie est capable de se libérer de l’usine.La grosse industrie ne pourrait-elle pas aussi être décentralisée?.On arriverait à supprimer le prolétariat.Les hommes vivraient en petits groupes, au lieu de former d’immenses troupeaux; chacun conserverait sa valeur humaine.Pour progresser, l’individu demande la solitude relative et (attention du petit groupe familial, où (enfant grandit en compagnie d'adultes et apprend d’eux.Les jeunes chiens élevés dans des chenils sont moins développés que ceux qui courent en liberté avec leurs parents.Il en est de meme des enfants perdus dans la foule des autres enfants, et de ceux qiu vivent avec des adultes ininclli-gents.Alexis CARREL la musique et une ]oUe pièce ft portée morale Intitulée: Le secret de 1s folle.Invitation cordiale ft tous les amis de saint François.Aux infirmières de l'Hôtel-Dieu Les membres de l'Association Jeanne-Mance sont priée de prendre note que l'assemblée de l'A G.M E.P.Q., district no 12, qui sera tenue ft l’Hôtel-Dleu, lundi, le 3 décembre, ft 8 b.précises, remplacera celle du 12 décembre.M.Roger Ouimet, aviseur légal de l’asoeclatlon provinciale, sera le conférencier.Assemblée chez les employées de magasin L'Association professionnelle des employées de magasin prie ses membres do prendre note que l'assemblée générale aura Heu dimanche, le 2 décembre, à 2 h.30.dans les salons de la Fédération nationale St-Jean-Baptiste, 853 est, rue Sherbrooke.La conférence sera donnée par un Jeune aviateur récemment revenu du front.Programme musical.Toutes sont bienvenues.A la congrégation Notre-Dame Samedi, 8 décembre, ft l'occasion de l’Immaculée-Conceptlon, fête patronale de la Société des Enfants de Marie de la maison-mère, 11 y aura cérémonie traditionnelle, ft 3 b.30, avec Instruction par M.Henri Oarroutelgt, P.S.S.Un salut solennel du T.8.Sacrement suivra l'Instruction.Il y aura réception ft la sJle des conférences, après la cérémonie religieuse pour saluer celles qui célèbrent leur Jubilé d'or ft titre d'associées.Les membres de la Société sont convoqués ft cette fête mariale avec leurs amies.' Villa Nofre-Dame du Rosaire , Voici les dates des prochaines retraites fermées prêchées par le R.P.Méthot, O.P., ft la Villa Notre-Dame du Rosaire, dont les Inscriptions sont closes: déc.6-9, Jeunes filles; 14-17, dames et demoiselles, vie Intérieure: le mystère du Christ (préparation ft la fête de Noël).Tél.BV.2393.Retraites chez les Soeurs missionnaires A la Maison Notre-Dame du 8t-Dspnt, des retraites auront Heu aux dûtes sulvan-tes: 6-9 déc., Jeunes filles, par le R.P.J.Poltras, provincial, C.8.C.; 6-9 déc., également, Jeunes fUlee, par le R.P.Racine, O.P.; 10-13 déc., dames et demoiselles, retraite sur la dévotion au Sacré-Cœur, par le R.P.En g.Laçasse, S.J.Echos et glanes Réfectoires publics en Italie La Commission pontificale de l’Aide aux réfugiés distribue chaque mois environ 2,500,000 repas, au prix de près de onze millions de lires.Ces repas sont servis dans trente-deux réfectoires établis dans vingt-deux provinces italiennes, Lorsque 1,82 nouveaux réfectoires projetés seront ouverts, dans un avenir prochain, ce sera cinq millions de repas qui seront servis chaque mois.De plus, la Commis-sibn s’est occupée de 90,920 réfugiés et nourrit aussi 93,540 personnes, malades, vieillards et orphelins hospitalisas dans différentes Institutions.Elle dirige un service très étendu d’aide médicale et a organisé un service dp chapelains qui apportent les consolations de la religion à d’innombrables malheureux.Les membres du personnel ecclésiastique de la Secrétairerie d’Etat pourront maintenant aller à bicyclette, pour faciliter leurs déplacements.Cette nouvelle est Significative, parce qu’avant la guerre les prélats qui avaient adopté ce moyen de locomotion avaient été priés d’y renoncer.Les catholiques noirs aux Etats-Unis Le nombre des catholiques de race noire, aux Etats-Unis, est de 330,000, ce qui constitue à peine j 3% de la population noire du pays, I Cependant, ce nombre croit continuellement.L’augmentation pour l’an dernier fut de 17,000, La grande difficulté, actuellement, pour l’apostolat auprès des nègres, c’est leur migration en niasse vers le nord où trois ou quatre millions d’entre eux sont venus chercher, depuis le début de la guerre, des positions attrayantes dans l’industrie.Protection contre la propagande Le Pérou, comme le Mexique et d’autres pays, victime d’une propagande éhontée, a pris des mesures de défense.Un décret gouvernemental prohibe la propagande non catholique dans les parcs et dans les places publiques.Ce decret, publié par le président Manuel Prado, après avoir été approuvé par le conseil des ministres, s’appuie sur iû’article 232 de la constitution du pays, qui affirme que l’Etat protège la religion catholique apostolique et romaine, tout en laissant aux autres religions la liberté de pratiquer leur culte.Le nouveau décret souligne que “l’exercice des autres cultes ne doit pas être confondu avec une propagande publique qui offusque le sentiment national et tend à produire de la dissension religieuse à l’intérieur du pays”.Les principaux jour-nous de Lima, la Cronico, la Pren-za, Il Comercio, se sont accordés à louer le décret.Retraite et mariage *1 A Boucherville, du 13 au 16 décembre, il y aura une retraite préparatoire au mariage poür fiancés.Prédicateur: R.P.Guy Courteau, S.J.Conférencier: le Dr Paul-D.Tarte, professeur à l’hôpital St-Luc, dirigera un forum sur les questions médicales relatives au mariage.Prière de s’adresser au R.P.supérieur avant le 10 décembre, Villa La Broquerie, Boucherville, tél.366.f alendxiex 1946 ^ SAINTE-THERESE d« rEafont-Jiius 12 tabUaux an deux couleur* arec pen-¦éei de «alnte Thérèie de TEnlani-Jécus Prix 35c chacun — 3 pour $1 par la poste LES BUISSONNETS 171 oueet, S te-Catherlne, Montréal 18 NOM .ADRESSE fer graduellement Je sucre, l’oeuf battu et la mélasse.Pien mélàiïgcr.Mêler et tamiser les x?gfédienhî'v secs et ajouter au premier i';.?|ange en alternant avec l’eau.Verser darvj un moule à gâteau graissé, cuire dans un four modéré 325o F.pendant 50 à 55 minutes.Quand le gâteau est cuit, divisez horizontalement et unir les deux étages avec une sauce aux pommes, des fruits en conserve égouttés ou une cosse-tarde épaisse.Six portions.Actintés Féminines, Conférences, Réunions, etc.CHOIX CONSIDERABLE DE MANTEAUX DE FOURRURE N’attendex pas ft la dernière minute poor acheter votre manteau de fourrure afin d’éviter une hausse de prix.Vous aurex aussi plus de choix en achetant dès maintenant.*»?—»«—« ssea* «es e—»» A Moulon d* Perso ?Chai Sauvage .— ?Musqué - 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H.A.GEItVAIS BIJOUTIER-DIAMANTAIRE 1305, est, avenue Mont-Royal — AM.2403 LE DEVOIR, MONTREAL SAMEDI 1er DECEMBRE 194^ LG VOLUME XXXVI — No 276 Les prochaines élections en U.R.S.St.dan* les parlements de type ucci-denlal, par les divers partis politi-(pies.La démocratie soviétique est donc, d'après ses théoriciens, une démocratie sut aeneris.En U.H.S.S., démocratie et dictature du prolétariat sont des termes synonymes, puisque, comme le dit Staline dans son rapport pour la Constitution de 1936, "la démocratie de l’U.R.S.S.est une démocratie pour les travailleurs, c’est-à-dire la démocratie pour tous”.Dans ce même rapporl, il s’efforce de démontrer que le système pluraliste des partis n’existe que dans les “Etats bourgeois”, dans les pays capitalistes: “Plusieurs partis, et par conséquent la liberté des partis, ne peuvent exister dans une société où existent des classes antagonistes, dont les intérêts sont hostiles ou in- didat officiel avait ! Gazelle de Lausanne, Suisse, du 23 octobre: Les élections au Conseil suprême de l’UJbS.S.doivent avoir lieu le , dimanche 10 février 1946.Les mandats de députes au Parlement soviétique étaient expirés depuis le 12 décembre 1941, car leur durée n’est que de quatre ans et les élections précédentes avaient eu lieu le 12 décembre 1937.En attaquant précisément PU.ILS.S.en cette année 1941, Hitler obligea le gouvernement de Moscou à différer la consultation nationale.Aujourd’hui, i’U.R.S.S.a reconquis la souveraineté de son territoire.Elle l’a même agrandi à l’ouest par l’incorpora-tion des régions de l’ancienne Pologne à l’Ukraine et à la Russie blanche, par celle des Pays Baltes e.t de la Carélie orientale, par celle de la Bukovine du nord, de la Russie sub-earnathique et de la Bessarabie.On évalue à 110 millions le nombre des électeurs qui seronl appelés à voler le 10 février prochain: cela fera -environ 16 millions de plus qu’en 1937.En 1937, la campagne électorale ne dura que deux mois (11 octobre-12 décembre).Celle année, elle est de quatre mois.A part cela, aucun changement essentiel n’est à noter par rapport aux élections de 1937.La consultation des peuples soviétiques se fera en vertu de la loi du 7 juillet 1937, qui est elle:même l’application de la Constitution “stalinienne" du 6 décembre 1936.C’est un très grand événement pour PU.R.S.S.Ce n’est pas un grand événement pour le monde.1) n'y a, dans les élections soviéti-qiies, aucun élément de surprise.Il n’y a pas à craindre, (ou à espérer) de renversement de majorité, puisque dans la démocralie soviétique il n’vra ni.“majorité” ni “minorité”.En juillet demier, l’Angleterre et le monde se demandaient si Churchill garderait le pouvoir, si les travaillWes t’emporteraient ou non sur les conservateurs et si, par conséquent, tes Anglais s’engageraient après la guerre sur des voies nouvelles.Vi Pour rÜ,R.S.S„ on ne se pose nulle part aucune question.Les jeux sont fait*, d’avance et les urnes sont sans mystère.Staline demeurera au pouvoir et sa politique depuis les dernières élections sera approuvée, soyons-en sûrs, par la quasitotalité de la nation.Les communistes français ont violemment combattu le referendum du 21 octobre parce qu’à leur sens, il constituait un plébiscite pour le général de Gaulle.En U.R.S.S.cependant, les élections de 1946, comme déjà celles de 1937.seront plébiscitaires et des centaines de circonscriptions ont sollicité l’honneur de poser la candidamre du camarade Sta- # .line.Auréolé de la victoire, à l’apo-j y0vaaes (J OUiOUrd hlH gée de sa gloire, Staline sera l'an ___A—2-* firochain plus que jamais le chef ncontèsté de l’U.R.S.S.# * * Au Conseil Suprême de l’U.R.S.S.; il n’y a pas de partis politiques en compétition.Le gouvernement na» donc pas à s’appuyer sur une majorité parlementaire, ni à respecter les droits d’une minorité qui n’existe pas.Certains en concluent que l'U.R.S.S.n’est pas une démocratie mais les Russes affirment le contraire.Certes, disent-ils, l’U.R.S.S.n'est pa* une démocratie selon les conceptions occidentales.Pourquoi?Parce que le coup d’Etat de Lénine du 7 novembre 1917 a complètement bouleversé la structure politique, économique et sociale du pays.Il a aboli le régime capitaliste pour instaurer la dictature du prolétariat olivier et paysan.En supprimant le capitalisme, il a ipso facto supprimé les classes dont les intérêts divergents sont généralement défendus conciliables: où il y a, par exemple, capitalistes et ouvriers, grands propriétaires fonciers et paysans, Koulaks et paysans pauvres, etc.Mais en U.R.S.S.il n’y a plus de classes telles que les capitalistes, grands propriétaires fonciers, les Koulaks, etc.11 n’existe en U.R.S.S.que deux classes, les ouvriers et les paysans, dont les intérêts, loin d’être hostiles, sont au contraire amicaux.Far conséquent, il n’existe pas en U.R.S.S.de terrain pour plusieurs partis, ni pour la liberté de ces partis.En U.R.S.S., il n’existé de terrain que pour un seul parti, le parti communiste, qui défend hardiment et jusqu’au bout les intérêts des ouvriers et des paysans.” Que l’on soit ou non convaincu par l’argumentation des dirigeants et des juristes soviétiques, le fait est que l’U.R.S.S.est aujourd’hui un pays heureux où les luttes de partis n’existent pas.Pour les élections, on constitue donc des listes uniques.Selon l’article 141 de la Constitution, le droit j de présenter des candidats “est ga-ranti aux organisations sociales et aux associations de travailleurs: organisation du parti communiste, syndicats, sociétés coopératives, organisations de la jeunesse, sociétés culturelles”.Sur ces listes uniques, n’inscrit-on que des communistes?Non pas.Depuis 1937, on a constitué le “Bloc des communistes et des sans-parti".Ces “sans-parti”, dont Staline n’a cessé de prendre la défense, sont des ouvriers et des paysans “stakhanovistes”, des militaires, des intellectuels, qui ont donné maintes preuves de leur attachement au régime.Les électeurs (tous les hommes et femmes à partir de 18 ans) votent au scrutin secret, égal et direct pour les candidats uniques dans leurs cir- conscriptions respectives.Ils ne peuvent manifester leur désapprobation que de deux manières: soit en barrant le nom des candidats inscrits soit en s’abstenant de voter.Un élit le même jour aux deux Chambre du Conseil Suprême: le Conseil de l’Union et le Conseil des Nationalités, cette seconde Chambre étant lu Chambre fédérale où sont représentées les républiques fédérées et autonomes, ainsi que les régions autonomes et les territoires nationaux, indépendamment du nombre de leurs habitants, tl) En terminant, je voudrais rappeler brièvement les résultats des élections du 12 décembre 1937.Le nombre total des électeurs était de 94,138,159.Il y cul 91,113,-153 votants (soil 96.8du total) pour le “Bloc des Communistes et des sans-parti”.Au Conseil de l’Union, il y eu 636,808 bulletins dé elarés nuis pour vices de forme et 632,074 bulletins où le nom du can-été barré.Au Conseil des Nationalités, le nombre des bulletins déclarés nuis fut beaucoup plus élevé: 1,487,582; et il y eut 562,402 bulletins où avait été barré le nom du candidat.En 1937, le Conseil de l’Union comptait 569 députés; 461 communistes et 108 “sans-parti”.Le Conseil des Nationalités en comptait 574, dont 409 communistes et 165 “sarfs-parti”.On voit donc que les communistes disposent au Conseil suprême de la majorité absolue.II est possible qu’en février le nombre des députés “sans-parti” soit plus élevé, la tendance stalinienne étant d’encourager de plus en plus ces nouveaux éléments dont le loyalisme est à toute épreuve, bien qu’ils n’aient pas adhéré officiellement au communisme.Au point de vue social, le Conseil suprême de 1937 comprenait une majorité d’ouvriers et de paysans, mais d’ouvriers et de paysans devenus fonctionnaires du parti ou du gouvernement.Les ouvriers travaillant effectivement dans les usines et les paysans des Kolkhoses avaient été élus en petit nombre: 129 ouvriers et 148 kolkhosiens sur un total de 1,143 députés.Il y avait, en outre, des intellectuels (une centaine) et des militaires (environ 110).Rappelons enfin que le Conseil suprême de 1937 était, de toutes les assemblées du monde, celle qui comptait le plus de femmes: 187, dont 77 au Conseil de TUnion et 110 au Conseil des nationalités.André PIERRE (1) On élit 25 députés par république fédérée, 11 par république autonome, 5 par région autonome et 1 par territoire national.Pour le Conseil de l’Union, on élit un député par 300,000 habitants.De Munich à Prague U marqu* 4* fclen viH> , .CONSTIPATION CE SOIR AU COUCHER Une à deux tablettes R 0 B 0 L Résultat demain matin 25c la boîte Cia Chimique FRANCO Américaine Liée 1M6 rue Saint-Denl*.Montréal.A.''-e.aa L\' lecteur, qui vient de faire le voyante Genève-Prague, a bien voulu nous envoyer ses impressions de l’étape Munich-Prague.(La Suisse, de Genève, numéro du H octobre): A 5 heures du matin, avant que le soleil ne dore les ruines munichoi-ses, le couvre-feu est terminé.Aussitôt, la ville se transforme en fourmilière.Depuis que l’Allemand rie boit plus de bière et ne fait plus de politique, il se lève tôt.A Munich, il se dirige vers la gare, prend position derrière une longue file, achète un billet de banlieue et va travailler à 10 ou 20 kilomètres de son domicile.En même temps, d’autres trains amènent dans la carcasse de ce qui fut Munich d'innombrables voyageurs, chargés comme des mulets.Des files do fourmis humaines tournent autour des ruines, se faufilent entre les trams qui fonctionnent et se serrent contre les façades branlantes à l'approche des command-cars américains.Ici se croisent les routes de transplantations de l'Europe.Des déportés attendent un train ou un camion pour regagner leur Ukraine ou leur Roumanie lointaine.A la rechercha d'essence pour continuer notre voyage Le commandant militaire nous promet de l’essence pour gagner Prague, mais ne nous la donne pas.Il faut s’adresser à l’U.N.R.R.A.vers qui converge l’espoir des sans-patrie, et des victimes de la guerre.Ses bureaux emplissent une partie du Deutsches Museum que les bpni-bes n’ont pas totalement écrasé.Dans scs bureaux de contrôle passent les personnages les plus loque-leux, les plus miséreux de l’Europe.Il faut avoir vu ces êtres ava-i chis par lu torture, diminués par les camps de concentration, éteints par la souffrance — celle de Pâme plus encore que celle du corps ctïe n’est pas peu dire — il faut avoir posément planté sur ses jambes trop courtes, il explique, en un yd-disch qui court plus vite que l’eau, notre situation.Une demi-heure après, gorgé de 300 litres d’essence — gratuite encore! — le convoi s’enfonce dans l’obscurité.Dons un village bavarois Oh! pas longtemps.Cinquante kilomètres à peine.Le car aux bagages fait une telle opposition qu’il nous contraint à stopper dans un petit village typique du sud bavarois: Moosburg.Nouvelle nuit sur les sièges.Quelle vie! La M.P.nous interdit de sortir du car avant 5 heures du matin.Engvre des heures mie le temps écrase an ralenti.Tandis is que les mécaniciens essaient de réparer, mais en vain, l’axe brisé — lui aussi — de notre car récalcitrant.le.village s’éveille.Le boulanger fait de petits pains blancs qu’il vend une cigarette la pièce à ceux qui n’ont pas de coupons.Le charcutier échange une saucisse contre une Marylanj].Pour une Lucky Strike, le bistro du coin donne du café ersatz ou une bière.Pendant ce temps, les femmes font la queue — depuis 5 heures du matin — devant la mairie qui n’ouvre, ses portes qu’à 8 heures, pour obtenir leur carte d’alimentation et leur permis de prendre le train.* Aucune maison n’a souffert.Seuls les foyers sont vides.Sur la place de l’église, une centaine de petites croix de bois, surmontées d’une croix de guerre, sont au garde-à-vous.Autant de morts parmi la jeunesse de l’endroit.Le village se termine brusquement en pleine campagne.Encore un aspect qui éloigne de l’Ouest.Ce dépaysement grandira dans la suite.camp étend ses fils de fer barbelés à perte d’horizon.Les S.S.qu’ils emprisonnent, torse nu, jouent au football.Du sommet de leur mirador les nègres gardes-chiourmes rêvent.Là-bas, au loin, les forêts de Bavière ferment le monde.A partir du Danube, franchi à Deggendorf, sur un pont “made in U.S.A.”, la rouie monte vers les pâturages.Paysage connu; celui du Jura avec une grosse lune qui se bisse au-dessus des sommets.Voici le pays des loups-garous.Aussi la M.P.harcèle-t-elle les passagers.Toutes les routes sont contrôlées.Toutes les issues surveillées.Les chances d une action concentrée, si elles se développent, trouveront les soldats arftéricains prêts à la riposte.En Tchécoslovaquie Au fond d’une vallée, à Zelezna-Ruda, l’Allemagne prend fin; la Tchécoslovaquie commence.Un officier qui sourit au plaisir d’accueillir des réfugiés de son pays, contrôle les passeports, note les sommes d’argent étranger que chacun possède et oublie l’Allemand qui accompagne au volant de son propre car le convoi.Celui-ci d’ailleurs, depuis qu’il roule sur terre tchèque, bégaie de frousse et à Pil-sen, vers minuit, décide de ne plus prolonger son aventure dans l’“cs-pace vital”.Réminiscences malheureuses ou mauvaise conscience?Encore une nuit, la seconde à passer sans enlever ses chaussures, sans pouvoir étendre ses jambes, sans se coucher, là en pleine rue.Comme le jour tarde à venir! Il est noyé dans un brouillard qui tient en suspens la fumée des usines Skoda et la suie des charbonnages du lieu.Puissante et triste ville, une des plus tristes qui se puisse imaginer.La suie est reine ici et les arbres eux-mêmes cèdent devant elle.Les seules couleurs qui attirent le regard ce sont les affiches qui les donnent.Le rouge prédomine.Dans les vitrines, sur les maisons, sur le revers des vestons prolétariens, il éclate: c’est le rouge de l’étoile soviétique.Une exposition de caricatures russes contre Hitler retient l’attention des gens.Chaque quartier possède son bureau de propagande.Un écriteau le précise.Mais si les ouvriers pensent communiste, ils travaillent comme des géants.Le pays le veut.Sa reconstruction l’exige.Ce n’est pas un communisme pour cafés du commerce et salles de rédaction, mais une réalité qui s’impose, le marteau ou la pelle à la main, par des oeuvres.Là ou la bombe est passée — la gare, par exemple, est très-toucfiée — la pioche, maniée par une jeunesse étonnamment industrieuse, relève les murs.La propagande la justifie au nom de principes égalitaires.Dons la zone russe Enfin, les réfugiés, vers la fin de l’après-midi, s’enfournent dans le car valide et attaquent les 90 kilomètres qui séparent Prague de Pil-sen.A 10 kilomètres de cette ville, une barrière arrête la circulation.Ce sont les derniers Américains — mon Dieu, ce qu’ils doivent s’embêter ici, si loin de leur Ohio paternel! A cinquante mètres commence la zone d’occupation russe.Le fameux “rideau de fer” dont parlent les journalistes qui se respectent évidemment n’existe pas! Au contraire, un arc de triomphe enjambe la route.En son milieu, un énorme drapeau rouge.De chaque côté un drapeau anglais et un américain.Deux soldats trapus, la vareuse ka-kie serrée par une large ceinture, la casquette plate, donnent un coup d’oeil au passeport collectif, claquent des talons et saluent.A partir d’ici, Staline règne.Ses hommes, on les rencontre sur les routes.Ils vont faire boire leurs petits- chevaux ou se baignent dans les lacs de ce haut plateau, si slave d’aspect, qui ouvre le chemin de la dépression de la Moldova.D’autres nettoient de longs canons, les fameux 88 qui ont enfoncé le front allemand.Au dernier rayon de soleil, le con voi, après 100 heures de voyage, arrive au but.Prague est là, Prague la ville dorée et la ville martyre, Prague perdue et retrouvée.Choses vues i ¦ 4*-, ijUSr ’ ’ l La misère qui étreint les populations du nord de l’Italie De la Tribune de Genève, numé- lions dont on gratifie, au compte- ro du 22 octobre: Côme, octobre Dans un sombre quartier milanais dévasté, une seule bicoque informe subsiste dans une mer de terrains vagues où s’entassent les briques et les détritus.Nous sommes tout près d’un boulevard très passant.Et dans le bar, unique pièce utilisable de l’immeuble neuf, jadis pimpant, maintenant découronné et démantelé, les clients se pressent autour d’une accorte caissière.Les visages sont amaigris, sans doute, mais Ja bonne humeur éclate.“Alors, la vie reprend?” disons-nous à la jeune femme.— “Mais oui, vous voyez.Oh! il y a encore bien à faire, nous en aurons pour plusieurs années à réparer les destructions d’une, nuit.Mais partout où l’on peut, les outils des reconstructeurs sont % l’oeuvre.11 faut vivre.” * * * Il faut vivre.Mais la vie n’est certes pas facile.Il suffit pour s’en assurer de jeter les yeux sur ces foules aux souliers éculés, percés, aux pantalons sans pli, aux robes dépareillées, aux chemises sans col, aux poches déformées.Aucune femme, même âgée ne porte de bas; du moips, nous n’en avons pas vu.Aucune ne porte de chapeau.Et les quelques cravates visibles ont perdu leur couleur voyante.L’Italie s’efface dans la grisaille.Même dans les rues épargnées, les boutiques paraissent isolées, séparées par des vides, tous creusés par les bombes.Les devantures sont souvent vides, ou des fonds de tiroir s’y sont réfugiés.A la Galerie Victor-Emmanuel, où la moitié des magasins ont souffert, les autres n osent étaler ce qu’ils possèdent encore, car le luxe serait insolent au milieu d’une si effroyable mkè-,re’ Us se barricadent presque, et il faut pénétrer dans la demi-obs-cunté de leurs arrière-boutiques pour découvrir les trésors de goût qu ils recèlent encore.Mais à quels n H* chaussures élégantes sont “ lires, les manteaux de pluie a 11,000 lires.Dans des magasins plus populaires, on trouve main-«î vitrine quelques étoffes: 800, 1,200, 1,800 lires !e mètre pour ir .vêtements féminins.Un complet d homme revient de 12,000 à 15.000 bres, avec la façon.Un ami me dit qu d va payer son manteau 45,000 lires.Le moindre livre coûte 100 lires, et les nouvelles éditions sont impri-mées sur un papier misérable.Au •îi Sur les bords du Danube Enfin, départ avec un car loué des Allemands.Le convoi traverse une immense plaine dans la direc- vu ces déchets humains dévorés, par des maladies lentes pour don- chent leurs pommes V VcclllM m'envoyer un *chsitmou de ROBOL ner à la misère un visage d’homme.G’est effroyable.Ces êtres dévorent sans sourciller, à grands coups de langue, la pitance pas toujours excellente, hélas! que leur fournissent les animateurs de l’U.N.tLR.A.Mais nos camions n’avancent plus, faute d’essence.Et la journée passe.Ce que ni le commandement militaire, ni les dirigeants de l’U.N.R.R.A.ne peuvent nous obtenir, un petit Juif à barbe courte de notre convoi l’obtient.Juif de l’Est, flanqué de sa femme et sa fille, plus seul parmi nous qu’au Pôle nord.Noyé dans ses rêves et dans son amour pour son enfant, il parait vivre hors du inonde.Mais rien ne lui échappe.Il sait à peine le tchèque, un peu d’allemand mais comprend tout et son oeil laisse passer parfois un éclair d’une soudaine et éclatante intelligence.11 voit tout.Son instinct donne à son regard Quelque chose de mystique.Depuis es heures nous attendons l’essence qui nous sauvera.Soudain, notre petit Juif bondit sur un haut gradé américain qui descend de sa limousine.Avec des gestes vifs et serrés.[ tmn du Danubç.I^es paysans arra-de terre et en enfouissent une partie, entourées de paille, dans la terre.Les femmes, pieds nus, travaillent sans lever la tête.Les hommes manquent mais moins qu’en zone française.Des gamins de 15 ans manient la faulx et poussent la charrue.Parfois, pour briser la monotonie du voyage, un marche aux primeurs, les raisins, toujours magnifiques, se vendent 120 et même 150 lires le kilo, les pommes, qui valaient 45 lires en septembre, sont déjà montées à 75 lires.11 faut de 4,000 à 5,000 lires pour un service de porcelaine.* * * “Vous voyez, nous dit un haut fonctionnaire, les prix sont beaucoup trop élevés, et ils ont tendance à monter.C’est pourquoi l’on peut dire que la situation générale, qui à fin août paraissait s’améliorer lentement, empire.Songez que les salaires, malgré toutes les augmenta- gouttes et après multiples démarches, plaintes et grèves, les diverses “catégories”, restent dans Tordre de 3,000 à 10,000 lires par mois.Les statali, les employés de l’Etat, sont les plus malheureux.Ils ont en moyenne 4,500 lires par mois; rarement ils arrivent à 5,000 lires.Les ouvriers, mieux protégés parce qu’ils sont syndiques, arrivent à 8.000 lires.L’instituteur primaire touche 6.000 lires, le maître secondaire 8,000, le professeur d’université peut arriver à 10,000.Ceci veut dire que la population qui vit d’un salaire ne peut pas s’habiller, et ne met que de vieux vêtements.Si donc on a débloqué depuis quelques semaines 20 pour cent des textiles, c’est là une mesure qui ne profite qu’à quelques-uns.D’ailleurs, le soulagement est fort variable, suivant les provinces, vu l’état encore embryonnaire des transports.Ainsi, dans la province de Côme, on n’a que 10 pour cent de textiles débloqués, alors qu’à Varèse.pourtant tout proche, mais où se trouvent les grandes fabriques, il y a bien davantage.Songez que le kilo de riz, qui, au rationnement, se vend 9 lires, ne s’obtient pas à moins de 80 lires le kilo au marché noir, alors qu’il y a un mois, on Py trouvait pour 40 lires.Il faut payer 1.000 lires le kilo d’huile, 850 celui de sucre.Moi-même, avec ma femme et mon fils, nous devons dépenser 15,000 lires pour nous nourrir seulement, et très modestement.Le peuple aura froid cet hiver: le quintal de bois coûte au rationne-ment 400 lires, et au marché noir 800 lires.Et le chômage est à la porte, menaçant.Dans la province de Côme, il y aura 60,000 sans-travail cet hiver si cela continue comme maintenant.Comment envisager l’avenir sans trembler?” > * * * Ce tableau n’est pas poussé au noir, bien au contraire.Nous avons pu nous en assurer.A Côme, nous voyons à la porte d’une fabrique de soiries un jeune ouvrier, assez maigre à la vérité.“Combien ga-gnez-vous par mois?” lui dis-je en lui tendant une cigarette qu’il accepte aussitôt avec une polie et visible joie.“Cinq mille lires de salaire.mais ici comme presque partout ailleurs, nous sommes en demi-chômage, et je touche soixante-quinze pour cent”.Le fait m’est confirmé de plusieurs côtés.Dans le “filobus” (autobus électrique) d’une grande ville du Nord, un ouvrier mal vêtu m’assure qu’il gagne 8,000 lires, mais qu’avec sa femme et ses deux mioches, ils n’ont pas ainsi de quoi manger.Un gérant d’entreprise me dit: “Mon salaire mensuel est dépensé dans les dix jours; après, il faut s'arranger".Mon interlocuteur est un ancien officier, dont j’aime les grands yeux sincères.Il se désole de voir chez scs subordonnés si peu d’entrain à l’ouvrage.Mais comment s’en étonner?L’Italie a'perdu la guerre, bien qu’elle ait passé les dix-huit mois les plus coûteux et les plus douloureux du conflit à lutter du côté des Alliés vainqueurs.Avant de decider Ne manquez pas 4e venir voir nos somptueux manteaux nouveaux en RAT MUSQUE 695 DOS choisie — peaux desce» $ due*,, travaillée* avec art.DOS de choix — peaux en- 5^4 xTC tièree — couleur 'Toreit Mink".PEAUX entières — teintes et- 54 OC son — Un biiou de mantean.P.g4.c4ââeUn •I ses Uls 1 1439, rue AMHERST près Ste-Cathsrlne — CH.9644 Maint partisan a pris goût à la vie libre des aventures, et a perdu celui du travail.C’est que, surtout, il est trop mal payé, et que l’avenir est désespérément incertain.Cette torpeur, cependant, serait vite secouée, si les salaires étaient plus en rapport avec le prix de la vie.Mais c’est un chassé-croisé sans fin.Le mal vient d’abord des transports insuffisants.Ainsi, Thmle d’Apulie se paye 400 lires à Bari, et 600 à Rome, 800 à Florence et en Ligurie, et 1,000 à Côme.11 faut 400 lires pour amener à Varèse une fiasque de chianti toscan, qui en vaut 150.A Côme, le chômage sera partout dû à l’inactivité de la sériciculture: la reprise se heurte à Tinterdictien d’exporter; aussi le producteur néglige-t-il son ouvrage.Il n’y a pas assez à manger pour tout le monde d’abord parce qu’une grande partie des récoltes doit, faute de moyens de transport, être consommée sur place, ce qui crée des conditions totalement différentes d’une provinc# à Tautre; ensuite (suite à la page onze) Où Von s'habille bien KNB Coup* spécial* à chacun Fsoum sohtnée 'x •" Aus* -Valet Servies-i à votre disposition ERNEST MEUNIER MARCHAND-TAILLEUR »84.Rachel est • FR 9343-9850 GRANDEUR MATURR Manufacturé, ainsi qu* In cigare populaire DO0CI, par PIITTI » FRfRI 4955 Drolet.Montrés) - MA.471S Rorfum Tulip* Noire JO-—.60 et plus flocons et étuiij Poudre fine, douce , et parfumée, qui redonne à la peau son velouté naturel.•O cents la boite, ____ avec échantillon de parfum Tulipe Noire j 4 ' LA CIE CANADA DRUG MONTREAL Encourageons Je préférence ceyx qui affichent cette carte.1 parce qu'ilal font leur pat^ AHTIKOR-WUREHCE J .FRANCO par la POSTR NttMAOE UURf Ntf ] MONTRÉAL 2001.ni# St-tyms • HA.7907 LA TERRE DE CHEZ NOUS •st un hebdomodoir* agricole qui appartient aux cultivateurs et qui détend leurs intérêts professionnels et coopératifs.• • • L'abonnement coûte un dollar par année et est payable è la Terre de Chez Nous 51 S.ovenue Viger, Montréal THES Téléphone : H Arbour 6718 J.'E.PIETTE & FRERES IMPORTATEURS Thés, Cafés, Epices 4355.ru« Droit! — MONTREAL Achetez avec sécurité d'importateur» do con Flanc*.Bas Elastiques Vous iDuffrez de varices, de troubles dans les genoux et les chevilles?Venez consulter notre expert et la marche redeviendra un plaisir pour vous.Sarrazin & Choquette U plus importante pharmacie can.-français* sa Canada 921, rue Ste-Catherine est — PL 9622 i pfüfcf urtlTÉl Première £ Qualité -38 ¦ ht* — Prix sujets è Crémerie Crémerie « FERMES LS SOIR A S HRS.vendredi Deuxième 36 1475 rue ONTARIO EST H2i rue MASSON (312 rue ST-HUBERT 5155 ni* 8T-LA11RENT 2034 SV MONT-ROVAL EST 1127 SV MONT-ROYAL EST 1374 ru* ONTARIO EST 230» rar ONTARIO EST ‘ ' 1554 rue 8TK-CATHERINK EST 4235 rue WELLINGTON - - LE nOUVEflU PROJECTEUR füftêtH&tmd iïlODELE "l56-û" .$wÈm ¦Sü SCv^v *i • * __ i* - • H'Il 'mc'&ï-m £ wÊ'"W«£&& fc**.Esy*.• « -.iTZ '-Z' : • ¦BP*'1:- -V'•••'•''• •:.• / " • a .-Am - A A A^ÆhÊSi l\ fl lUrfcA/^ U’Dfci-^y DISTRIBUTEURS EXCLUSIFS POUR L*EDUCATION.«( i 5011 ave VEflDUn monTRERL gor|, 4^.7,g, AGENTS AUTORISES PAR RADIO-CINEMA POUR LA VENTE DES PROJECTEURS BELL & HOWELL SONORES QUEBEC CINEMA HAMEL 105 DORCHESTER TROIS-RIVIERES CHATEAU CAMERA SHOP CHATEAU DE BLOIS SOREL S.DUMAS & FILS CHEMIN DU ROI * -« MONT-JOLI COMPTOIR VACHON ENRG, M.LOUIS VACHON LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 1er DECEMBRE 1945 VOLUME XXXVI — No 276 A TRAVERS LES LIVRES ET LES REVUES L’armée canadienne à la guerre Histoire de notre armée, rédigée en trois volumes, publiés par le ministère de la Défense nationale — 'The Canadians in Britain; 1939-44" — "From Pachino to Ortona" — "From Caen to Falaise" — Pourquoi pas une édition française en même temps que l'édition anglaise?Le ministère canadien de la Défense nationale voulant rendre hommage à nos gars qui ont donné le meilleur de leur vie sur les champs de bataille et commémorer leur mémoire, a pris la responsabilité de publier une série de brochures sur l’armée canadienne.The Canadian Army at War comprendra trois volumes: The Canadians in Britain—1939-194^, From Pachino tu Ortona et From Caen tu Falaise.Ces trois volumes comprendront toute l’histoire de notre armée au cours de la guerre qui vient de s'achever.Le premier volume The Canadians in Britain J939-19 U a déjà été publié.Veut-on savoir ce qu’on! fait nos gars sur le sol anglais en attendant l’heure de la bataille?The Canadians in Britain 1939-H le relate en détails.Ce livre a été écrit d’après les documents officiels dans le but de donner au peuple canadien des détails complets sur la vie de nos militaires outre-mer.Ce premier volume est spécialement consacré à la vie en Angleterre.II est unique dans l’histoire de l’Empire.Il décrit le rôle important que les troupes canadiennes ont joué dans la défense de la Grande-Bretagne au moment où elle était menacée d’invasion.Il rapporte aussi l’histoire des relations entre nos troupes et le peuple anglais.Le 17 décembre 1939, la première division canadienne arrivait outre-mer.Les 7,500 hommes qui mettaient le pied sur le sol anglais par cette journée d’hiver ne se doutaient pas qu’ils servaient d’avant-garde à 33o,00fl Canadiens que la guerre allait emmener au cours des cinq années suivantes.L’on ne se doutait pas non plus que la grande partie de ces cinq années se passerait en Angleterre.Ce “quart de million d’ambassadeurs’’ a écrit une histoire sur le sol anglais.C’est cette histoire que nous raconte The Canadians in Britain; 1939- Ce volume remonte un peu plus haut.Il nous parle tout d’abord des militaires canadiens qui se trouvaient en Angleterre au moment de la déclaration de la guerre.Il relate l’arrivée du “premier contingent”, puis c’est la formation de lu première et de la deuxième divisions.The Canadians in Britain; 1939- nous révèle que sur les 335,000 Canadiens qui ont effectué la traversée de l’Atlantique au moment où les Allemands prétendaient être les maîtres des mers, 73 seulement sont morts.Cet accident est survenu lorsque le S.S.Kerissa, un petit cargo qui ne faisait pas partie d’un convoi, fut coulé par un sous-marin allemand le 31 avril 1941 à quelque 120 milles de l’friande du Nord.Au moment de la débandade de Dunkerque, l’Angleterre avait sauvé son armée, mais l’armée avait abandonné pratiquement tout son matériel sur le sol français.L’armée canadienne formait donc le seul rempart capable d’arrêter l’ennemi.Nos gars furent dépêchés sur la côte sud pour attendre les Allemands.The Canadians in Britain; 1939-41 nous fait visiter les cantonnements de nos troupes, et nous fait ressentir un peu les heures angoissantes qu’ont dû vivre là-bas nos soldats .sous les avalanches de bombes allemandes.Entre les attaques aériennes que faisaient les Canadiens?Le premier volume de la série The Canadian Army at War nous l’explique.Il nous fait voir tous les terrains d’entraînement.Les différentes manoeuvres à opérer en vue de l’invasion.Les exercices “Fox”, “Dog”, “Waterloo”.“Bumper”, “Pirate”, etc.Tout cela est décrit dans The Canadians in Britain; 1939-44.Les vétérans voudront revivre les heures de “la petite guerre” qui les Jean Racine Vie de Jean Racine, par François Mauriac a si bien préparés à l’invasion de la Sicile et de l’Italie et plus tard à l’invasion de la Normandie.Dans ce volume on a consacré un chapitre spécial aux sapeurs.Ces gars du génie qui ont fait les routes, construit les pistes d’avions, élevé les ponts.Ces gens sur qui reposait le succès, car sans eux comment les bataillons, les brigades, les divisions auraient-ils pu se déplacer avec rapidité?Cornjnent les aviateurs auraient-fis pu accomplir leur tâche sans pistes?Sans eux, les ruines n’auraient pu être déblayées et alors le mal aurait été beaucoup plus grand.Tandis qu'un groupe d’ingénieurs canadiens travaillait à élever des fortifications de défense, l’autre s’ingéniait à réaliser les plans d’attaque.Derrière ces gens de première ligne il y avait les unités de renforts qui ne dormaient pas.L’entrainement se poursuivait toujours.Plus au nord, dans les grandes forêts écossaises, il y avait les “fameux” forestiers canadiens.Le bois indispensable à la guerre sortait de leurs mains.Au 31 juillet 1943, 6,-385 hommes et 224 officiers faisaient partie du corps forestier canadien en Grande-Bretagne.The Canadian in Britain, 1939-44, n’oublie pas non plus celles qui ont servi sous l’emblème de la “Croix de Genève”.Ces gardes-malades dévouées qui ont affronté la mort et les pires tourments pour aller soigner nos blessés.Elles ont été assez nombreuses pour former plus de deux cents unités outre-mer, ce qui comprend vingt-quatre hôpitaux généraux, sept ambulances de campagne, cinq stations d’arrière-ligne, trois hôpitaux de convalescents, cinq entrepôts médicaux et une variété d’autres unités tels qu’ambu-lances pour transfusions, opérations d’urgence, laboratoires mobiles, etc.Le dernier chapitre de The Canadians in Britain, 1939-44, décrit les relations entre Canadiens et Anglais.Comment s’est créée cette amitié qui a mené à tant d’unions?Plusieurs vétérans revivront certainement dans ce dernier chapitre quelques-unes de leurs plus belles heures passées en Grande-Bretagne.La série The Canadian Army at War est présentement publiée en anglais.On a rapporté qu’une édition française serait publiée plus tard.Pourquoi plus tard?C’est l’histoire de la vie de nos gars outre-mer durant cette période si affreuse de la guerre.Ces gars qui ont souffert d’un commun accord, ils étaient Canadiens anglais et Canadiens français.Pourquoi la population française ne pourrait-elle pas être mise au courant de ces faits d’armes en meme temps que les gens de langue anglaise?11 faut espérer que les autorités de la Défense Nationale verront immédiatement à ce qu’une publication française soit entreprise sans retard afin que toute la population canadienne, anglaise et française, puisse profiter de cette passionnante histoire qui commémorera la mémoire de ceux qui ont donné là-bas le meilleur de leur jeunesse, quand ce ne fut pas leür vie.Jean-Marc LALIBERTE On peut se procurer ce volume à $0.25 l’exemplaire en s'adressant à l’Imprimeur du Roi, Ottawa.Jean Racine, François Mauriac, deux noms qui se rejoignent par delà les siècles.François Mauriac pouvait difficilement ne pas écrire la vie du grand peintre de l’amour et du péché que fut Jean Racine.François Mauriac, janséniste sans cesse obsédé par le péché, a plus d’une affinité avec Jean Racine, janséniste qui écrivit Phèdre.L’auteur de Génitrix, Thérèse Desqueyroux, Destins et de l’unique Asmo-dée a tout pour s’entendre avec celui qui créa Phèdre, Bajazet et An-dromaque.Les personnages mauria-ciens subissent les mêmes tourments de leur destin, les mêmes instincts troubles et violents et sont le jeu de la même fatalité que la terrible Hermione, que la voluptueuse Roxane et l’incestueuse Phèdre.En tête de l’oeuvre des deux, nous pouvons mettre ce cri de Baudelaire: “Seigneur, ayez pitié, ayez pitié des fous et des folles! O Créateur! peut-il exister des monstres aux yeux de celui-là seul qui sait pourquoi ils existent, comment ils se sont faits; et comment ils auraient pu ne pas se faire.” Dans sa vie de Jean Racine, Mauriac s’est surtout appliqué à nous montrer Racine vis-à-vis de Dieu.Plusieurs savants lettrés ont déjà ergoté là-dessus.Mauriac, lui, étudie Racine à travers le prisme de son âme et c’est très bien ainsi.Il ne s’en cache pas d'ailleurs: "Chaque destinée est singulière, unique; mais un auteur ne se décide à écrire une biographie entre mille autres, que parce qu’avec ce maître choisi il se sent accordé: pour tenter l’approche d’un homme disparu depuis des siècles, la route la meilleure passe par nous-mêmes.” Jean Racine fut de bonne heure orphelin.Son enfance, il la passe dans un milieu tout janséniste où on lui apprend à trembler devant Dieu.A l'âge de seize ans, il est confié aux plus sévères professeurs qui soient, les solitaires de Port-Royal.Mauriac est & son aise quand il nous raconte la vie du petit Racine au milieu de ces hommes austères pour qui tout n’est rien hors Dieu, et c'est sans doute en pensant à sa propre enfance qu’il nous parle de ce qu’il appelle “le drame de toute éducation religieuse”.“Nous nous donnons comme règle de ne jamais perdre de vue la pensée de la mort et le néant de tout ce qui n’est pas Dieu, à l’âge où la vie entrevue nous apparaît d’une richesse telje, qu’aussi vaste que soit notre désir, nous ne désespérons pas de son assouvissement.” Racine, cependant, s’évadera.Il ne s’en tiendra pas qu’à ce qui est Dieu.On le laisse errer dans les vais et les bois de la Ferté-Mijon.C’est dans ce décor, qui, s’il est propre à exalter la magnificence de Dieu, n’en donne pas moins une forte envie de vivre, que le petit Racine lit Sophocle, Euripide, Virgile, la Bible, les “Confessions” de saint Augustin et quoi encore?Racine s’arme là d’un humanisme fécond et d’une richesse incalculable au point de vue littéraire.C’est une éducation extraordinaire que reçoit le petit Racine et une éducation qui n’est pas toujours propre à faire de lui un ascète.Les vais de la Ferté-Milon ont Racine n’a plus rien devant lui.Il triomphe de Molière et de Port-Royal.Corneille connaîtra lui aussi avec Andromaque la réplique acerbe du jeune écrivain.Le cycle de ses chefs-d’oeuvre se déroule: Andromaque, Britannicus, Bérénice, Bajazet, Mithridate, Iphigénie et enfin Phèdre.Rien ne compte plus pour Racine, hors le succès de ses s’était jamais posé la question de Dieu.Dès sa naissance, imprégné de la présence divine, Racine n’a pas eu à connaître Dieu.Il ne l’a pas renié plus tard.Il a toujours admis ce Dieu qu’il n’a pas toujours servi.Et c’est la leçon que Mauriac tire de cette vie.Racine a toujours eu une paisible confiance eri Dieu.Aujourd’hui, on a perdu cette confiance.Mauriac tire une autre leçon de la vie de Jean Racine.Racine, nous dit-il, a passé la fin de sa vie dans l’horreur de lui-même et de sa jeunesse.On peut avoir horreur de soi-même un jour que l’on est bien bas, mais Racine a perse- oeuvres.II.répond du tac au tac à i vèré dans cette horreur de lui->- j .i.niême.Et Mauriac nous propose toutes les critiques et se défend de belle manière contre tous.1677.Phèdre.Racine pour une fois se sent touché.Phèdre où il a mis le meilleur de lui-même connaît l’hostilité du public, cependant que l’imbécile Pradon fait des affaires d’or avec un misérable pastiche.La Du Parc est morte il cette continuité dans l’horreur de notre misérable personne pour en reconnaître plus la grandeur .de Dieu.C’est une morale un peu dure et qui sent un tout petit peu son Port-Royal et en particulier M.Hanion, le professeur préféré du jeune Racine qui récitait tous les matins cette prière: “Je vivrai Poudre d’or Roman, par Hervé Biron — (Editions Fernand Pilon) n’y a pas tellement longtemps et la, ._ .Voisin doit avoir commencé sa pe- ^ fve?,01’ parce (Pie toul a“*re e^' tite campagne d’accusations.tretien est rempli de dangers.Je Phèdre, fille de Minos, est la plus tourmentée des héroïnes de Racine.Chacun connaît l’intrigue.Phèdre, femme de Thésée, a ressenti un amour qu’elle croit incestueux envers Hippolyte qui n’est pas de son sang.Hippolyte qui est jeune ne répond pas à cet amour et ne vit que pour Aricie.Deux morts résoudront le conflit, celle de Phèdre et celle d’Hippolyte.Si Hermione ne parvenait pas à éclipser Pyrrhus et Andromaque, si Roxane n’éclipsait pas Bajazet, Phèdre seule existe ici.Il n’y a de douleur que pour elle, il n’y a de juges que pour elle, il n’y a de fatalité que pour elle.Mauriac voit dans Phèdre un être voué à la damnation.Phèdre est perdue dès avant sa naissance.Elle est le jouet du Fatum latin et de l’Anannké grecque.Phèdre le sait qui dit: Le ciel mit dans mon sein une flamme funeste.Phèdre retient du jansénisme cette idée de la prédestination.Mais Phèdre a beau savoir qu’elle est perdue, elle n’en continue pas moins d’aimer passionnément.Et dans le désert ou elle se trouve, elle crie: # Hippolyte est sensible et ne sent rien pour moi! Que Phèdre se perde en assouvissant sa passion, en rafraîchissant ses lèvres sèches, elle croirait mou.rir en paix.Mais non.Hippolyte se dérobe et elle reste seule.Elle admet un juge, mais son dieu n’est pas le Dieu des chrétiens, c’est un dieu qui juge seulement, qui n’a pas de pitié.Désespoir.Mais avant d’être châtiée, Phèdre détruira l’objet de son amour malheureux.Femme qui n’est déjà plus à l’âge d’aimer, amante vivrai Me toi, parce que tout autre aliment est un poison.Je vivrai pour toi, parce que celui qui vit pour soi, et ne vit pas pour toi, ne vit pas, mais il est mort”.— André LANGEViN Une lettre de M.Henri de Kérillis i New-York, 7 nov., 1945 Monsieur Paul Sauriol, ' , Le Devoir, » , i 430 est, Notre-Dame, Montréal, P.Q., Canada.Mon cher confrère.Je vour remercie infiniment de la critique que vous avez publiée dans le numéro du Devoir du 27 octobre sur mon livre De Gaulle dictateur.J’ai lu vos critiques avec le plus grand intérêt et certains de vos reproches n’ont pas été sans m’impressionner vivement.Par contre, je crois utile d’en rectifier d’autres.A propos de l’assassinat Darlan, par exemple, vous pensez que j’insiste trop sur le fait que l’assassin aurait été confessé avant le crime, comme si cet acte religieux avait été relié au complot.Je ne crois pas avoir insisté outre mesure, mais le fait était mentionné par le rapport et le prêtre mis en cause a été incriminé par la justice et gardé en prison pendant plusieurs mois.Je n’ai formulé aucune opinion personnelle sur les responsabilités et sur le rôle de l’abbé Çor-dier.Par ailleurs, vous me reprochez de ne pas apporter de conclusion à mon livre.Mais vous reconnaissez vous-même que j’ai présenté mon ouvrage comme un témoignage, et un témoignage ne comporte pas fatalement une conclusion.C’est aux d’un homme qu’ellè- n’a pas le droit d’aimer, sachant qu’elle déplaît à une puissance supérieure, n’en aimant pas moins avec l’âpre- | hommes politiques qui sont en té d’une malade, assassinée ou sqi-1 France et c’est aux Français en gé-cidée, Phèdre réunit dans sa pau- [ néral de la tirer, ce n’est pas à un vre âme douloureuse toutes les exilé.Le seul devoir d’un exilé vis Dans la plaine presque inculte de la littérature canadienne, le roman d’aventures représente un petit coin de terre déjà défriché.Mais ce genre, magnifiquement exploité à l’étranger, n’a rapporté ici que de maigres moissons.Il faut le style, la science dë la composition, le don de créer une atmosphère et des personnages vivants, l’originalité du style et la force d’imagination pour hausser le récit d’aventures au rang de l’art.Ce que M.Alain Grandbois a fait pour le conte, M.Hervé Biron l’a réalisé, avec des lacunes, pour le roman.Mais tandis que le premier se complaît dans l’exotique et cisèle ses souvenirs, comme un bijou cher, le second tire tout de son imagination, semble-t-il, et peint la vie canadienne, même quand l’action se déroule en terre étrangère.Il est étonnant combien on rencontre peu de gens d’autres races dans la Californie de 1850, à côté des chercheurs d’or québécois qu’évoque le romancier.Cohue cosmopolite d’aventuriers, mais les nôtres occupent le premier plan dans le livre.La communauté de langue, de religion et de souvenirs a sans doute groupé là-bas les exilés, que l’Eglise n’abandonnait pas (belle figure du curé Brouillette, “père de la colonie canadienne”).La plupart sont revenus de la prestigieuse contrée les mains vides et, si }’en juge par un oncle à moi, sans notion d’anglais.k Une leçon et une fierté mélancolique se dégagent de ces pages où revit l’épisode bariolé de l’une des nombreuses “dispersions” nationales.La leçon ressort des faits, comme il sied, et non d’un prêche adventice.Quel gaspille7e dè forces, ces équipes folles ou glorieuses de par le mqnde, mais quelle vitalité tout de même elles décèlent, quel élan, quelle endurance chez la race issue des défricheurs et des coureurs des bois, quelle patience dans la misère, quelle faculté de rebon- dre.Sinon, c’est le désordre qui tirera avantage de ses fautes, de l’usure qu’il va subir et finalement de sa chute.Vous dites que si les éléments modérés ne peuvent pas se rallier autour du gaullisme, il ne leur reste rien.Une telle affirmation me parait désespérante.Se rallier autour de l’illégalité et de l’immoralité me parait, au contraire, la pire faute politique que puissent commettre les patriotes français.Croyez, cher confrère, à mes sentiments les plus sympathiques et les plus dévoués.Henri de KERILLIS souffrances et tous les crimes de l’amour.Phèdre n’a plus rien à exprimer d’elle-mème.Une seule chose pouvait intervenir dans sa détresse, la Grâce.Elle n’intervient pas, parce que, encore une fois, le dieu de Phèdre, c’est Minos.Rien de plus pathétique que Phèdre dans toute la litté- LCIC.JLjCS Viila UC let T CI Ulil i _ _ 4., _ _ _ l r» el ?1 peut-être entendu des soupirs dont raUire française e cepe d e l’écho s’est à jamais perdu.Racine à cet âge est un jeune homme ten- peuple le plus civilisé de la terre a préféré la Phèdre de Pradon à la Phèdre de Racine.Heureusement Avez-vous besoin de bons livres 1 Adressez-vous ou Service de U-oroine du "Devoir' 430 est.rue Notre Dame.Montréal NOUVEAUTES dre et sensible qui gagne à lui et i _ iè , l’intellifient Boi- amollit quelque peu le coeur de ses f °"r ce*,ei^e (îue 1ao1 rigoureux professeurs.Nous re- ,.£f ^ „of/’anf „„ jour la douieur LE CHRIST, NOTRE ROI Abbé Georges THUOT La Royauté du Christ prouvée par l'Ecriture Sainte, la Tradition, la Liturgie, l'Histoire et l'Art.263 pages : $1.25 (par la poste : $1.35) LES TROIS ENFANTS DE FATIMA (Saynète en sept tableaux) par une Ursuline des Trois-Rivières Une pièce de théâtre sur Fatima.Il faudrait lo représenter partout.La vie généreuse et mortifiée des petits bergers y est mise en un relief saisissant.24 personnages; 107 pages: $0.65 (par la poste: $0.75) INITIATION à la SCIENCE POLITIQUE J.-B.GINGRAS, D.Ph.Un traité de sociologie de l'Etat; indispensable à tous ceux qui sont engagés dans l'action politique et sociale.179 pages : $1.00 (par la poste : $1.10) 25 est, rue Saint-Jacques* l£,w£) MONTREAL-1 * PL.8335 lL,0ED :9V Nous I trouverons plus tard, dans ses tragédies, ce mélange du monde païen et du monde catholique.Mais Racine quitte un jour Port-Royal et ses préceptes rigoureux.Graduellement il se mêle au monde païen.Il fréquente des gens qui sont assez éloignés de passer leurs jours dans la contemplation de Dieu.Le monde païen ne le scandalise pas trop, il y prend même un plaisir qu’il ne s’efforce pas de dissimuler.Il traite déjà des choses d’amour en badinant un peu sur l’idée que ces messieurs de Port-Royal se faisaient des passions.Sa bonne tante Sainte-Thècle, religieuse de Port-Royal, le couve avec acharnement de ses conseils.Racine en est agacé.Il a déjà publié quelques sonnets qui lui ont attiré d’honnêtes compliments de personnages de la cour et plusieurs excommunications de la tante Sainte-Thècle.En 1661, Racine va faire un stage en province, chez un oncle qui fut A cela Giraudoux répond que Racine ne s’est pas tu, mais qu’il n’existait plus.Marié, père de famille, obligé de penser à son rôle de courtisan, nommé fonction- i naire du roi, Racine est sprti de cette "inconscience” littéraire qui lui a permis de créer.Seule une passion forte pourrait faire qu il reprenne la plume.Cette passion, Racine l’a pour son roi et nous j avons eu Esther et Athalie.Mau-1 riac, pour sa part, décèle dans ce j silence la présence aux oreilles de j Racine de l’épithète de Nicole, ' “empoisonneur d’âmes”.Peut-etre aussi que Racine ne veut pas de la .______________veillesse humiliée de Corneille.Il un religieux puissant.Le jeune i y a aussi l’hypothèse que Racine à-vis de ses compatriotes est Ae leur dire ce qu’il a pu savoir pendant qu’ils étaient sous le joug allemand et qu’ils étaient tenus dans l’ignorance complète de ce qui se passait dans le monde.Mon rôle se borne donc à leur faire connaître certaines vérités sans lesquelles ils ne peuvent pas faire leur jugement et cfécider leur attitude.Poussant plus loin votre critique, vous semblez dire que j’apporte de l’eau au moulin communiste en révélant certains faits qui affaiblissent le Général de Gaulle aux yeux des Français.Permettez-moi de vous dire, au contraire, que je ne veux pas laisser aux communistes le privilège de critiquer le Général de Gaulle et de faire connaître la vérité à son sujet, à l’heure qui leur paraîtra la plus opportune.Il me paraît d’une importance considéra-Hacine se jan- ! ble, au point de vue de la politique P nà française, que l’opposition au Gé- o- ^ Gaulle vienne des partis d’ordre et non des partis de désor- [vertueuse De Phèdre, malgré soi, perfide, [incestueuse, D'un si noble travail justement [étonné, Ne bénisse d'abord le siècle fortuné." Après Phèdre, Racine se tait, j Parce qu’il n’a dissement! Ce roman d’aventures est aussi un roman historique.C’est la reconstitution de l’époque qui a suivi la rébellion de 1837.Nous assistons à un débat parlementaire qui met aux nrises LaFontaine et Papineau èt à l’émeute qui se termine par l’incendie du parlement, à Montréal.La question seigneuriale, aussi lointaine pour nous que.les rois mérovingiens eux-mêmes, reprend vie et actualité sous nos yeux.L’auteur, fort consciencieux pour un romancier, indique les écrivains qu’il a consultés pour cette attachante résurrection du passé.Divers incidents réels et imaginaires, sans compter le récit d’un voyage maritime de six mois (il fallait alors nasser par la Terre de Feu) remplissent la première partie et servent de prélude à la narration de l’odyssée même des chercheurs de la poudre d’or (la seconde nartie, la plus courte et la plus homogène).La plénitude d’unité et l’équilibre qui font W vrais chefs-d’oeuvre à la latine ne nous réjouissent pas ici par leur souveraine lumière.Mais qu’est-il besoin de parler de chef-d’oeuvre?Ne s’agit-il pas du coup d’essai d’un jeune homme?Même un littérateur plus âgé s’enorgueillirait chez nous de pareille réussite.Aussi, que la fusion des élémeris employés ne soit point parfaite, qu’on relève ça et là quelques défaillances de métier par exemple, obscurités dans le journal du héros, Louis de Vieuxpqnt, quelques incorrections linguistiques, fléau ordinaire des ouvrages canadiens, même les plus huppés, une certaine gaucherie, parfois, dans l’emploi de trucs et ficelles, cela doit-il nous surprendre?M.Biron n’a pas encore atteint la maîtrise, mais il a du talent, le gaillard.C’est un descriptif hors ligne dont la palette étincelle, un conteur vivant et souple.C’est toute une galerie de portraits variés ¦qu’il fait défiler sous nos yeux ravis.Il excelle autant dans le pathétique (mort de Leblanc, scène de lynchage) etc, que dans le comique.Et il a pour s’exprimer un style rythmé, aux nettes arêtes parnassiennes.Attendez que l’âge apporte la profondeur à ce psychologue et mûrisse ces dons prometteurs.N’étaient le danger des prédictions, et les tours que la vie joue parfois aux mieux doués, et surtout l’engourdissement fatal des trop loués, des trop vite arrivés, je serais tenté de m’exclamer: “Enfin, messieurs, nous avons l’espoir de tenir un romancier.ALCESTE VIENT DE PARAITRE AUX EDITIONS B.-D.SIMPSON 1427 ouest, rue Dorchester — BE.2595 MONSEIGNEUR LAFLECHE ET SON TEMPS par ROBERT RUMILLY Magnifique volume de 500 pages Couverture illustrée Prix du volume $2.25 EN VENTE DANS TOUTES LES BONNES LIBRAIRIES ait atteint avec Phèdre sa propre limite.Après 1677, Racine se réconcilie avec Port-Royal, se marie et a des enfants.Dieu occupe toutes ses pensées et il renie sa jeunesse et scs oeuvres.Sa passion pour le roi augmente avec les années.A la demande de Mme de Maintenon, il écrit Esther qui obtint un grand | succès.Puis c’est Athalie.1 Racine a des ennemis auprès du roi.Ceux-ci exploitent Port-Royal contre lui.Louis XIV exècre ces moines Kics.Racine n’abandonne pas Port-Royal.Le plus grand malheur qui pouvait frapper Jean Racine le fait mourir.Il tombe en disgrâce auprès du roi.Une tumeur nu foie le consume lentement.11 meurt chrétiennement.Giraudoux a dit que Racine ne présenta MIRORIS DE FORMANTS Claude Aubry On ne •# lassera pas d# lire et de relire ces pages où sont mises au grand lour les petites manies des petits et des grands hommes.208 pages t $1.00 (par la poste i $1.10) Du même auteur > La vengeance des hommes de bonne volonté Un conte de Noël 69 pages i $0.60 (par la poste i $0.65) 25 est, rue Saint-Jacques, MONTREAL-1, PL.8335 homme y ronge là son frein pendant un an, dans l’attente d’un bénéfice qui ne vint pas.Revenu à Paris, Racine commence pour de bon sa vie.Une glorieuse carrière théâtrale de quinze ans s’ouvre devant lui.Durant quinze ans, Racine jte connaîtra plus d’autres règles cjue celle de l’intérêt et de là gloire et tant pis pour ceux qui seront sur son chemin.Ceux qui seront sur son chemin ce sont Molière, Corneille et Port-Royal.Il écrit sa première pièce la Thè-bauie.Aucun succès.Il écrit son Alexandre le Grand.La pièce est menacée de n’avoir aucun succès dans les mains de Molière.Tant pis.Racine l’enlève à Molière et la fait jouer à l’hôtel de Bourgogne, où il connaît le triomphe.Depuis son retour à il^ris.Racine est en de plus en mauvais termes avec Port-Hoval.Tout ce qu'il a amassé en lui de colère et Vient de paraître le DEUXIEME CAHIER* u amertume va éclater lorsque Tau- ^ dacieux Nicole entend se mêler de juger les gens de lettre et particulièrement les pens de théâtre.Racine n est pas directement visé, mais il prend les devants et c’est la célèbre lettre à l'auteur des Hérésies imaginaires.Tout le monde connaît cette lettre où il fustige de belle ma-nière ces messieurs.On a parlé “d’empoisonneurs d’âmes”, Racine répond avec fureur: “Hé! monsieur contentez-vous de donner des rangs dans l’autre monde; ne réglez point les récompenses de celui-ci”.Ce sont ces messieurs qui lui ont appris Sophocle et F-uripide.Racine s’en souvient et le leur rappelle brutalement.Port-Royal s’effacera désormais de la vie de Jean Racine.Ce n’est qu’en 1677, l’année de Phèdre, qu il ira se jeter aux pieds de M.Arnauld.> ' < r LES 1001 JEUX '4 / ;'100S> i ï Fruit d* 25 ans d'uxpérUne* d'un ipéclalUt* d«» Onuvrnt i Adrien CHAREST, s.v.dM FF.d* St-Vincent d* Paul * Dm (•us du toutM catégorlM * Lolilrt aagumunt •mployé*.m lamlll*.aux turraln* du taux, aux panalonnata.aux collàgaa.* Impression on couleurs * Couvsrtura "Wlre-O" slmlll-cub.LES 1001 JEUX Prix : $1.25 (franco $1.35) En vente 5707, rue St-Dominique MONTREAL ' ' ' r.' r > r ' r ' * > r > f ' ' >r ' t :: ' t ' r i r Un tableau donfie le souvenir du donateur quotidiennement Cadeaux de Noël L’ART FRANÇAIS i 370 OUEST, RUE LAURIE.e r à l'ouest de l'Avenue du Paro Tél.: CA.6077 ?Spécialité d’oeuvres de peintres canadiens FORTIN, CONSTANT!NEAU, LEFORT, DE LALL, MASSON, LANGLOIS, RICHARD, DENECHAUD, GAUTHIER, BELANGER, BERTY, DELFOSSE, SURREY, PERRIGARD, RHEAUME, R.VINCELETTE ET AUTRES.J < é i J i j i j i 4 s 4 \ J \ j i 4 i i i j < 4 \ j \ j i j \ éi e \ e i J < J < 4 \ 4 < J \ J v j k 4 ï J< j i 4 ^ j i j i X J\ 41 4 i 4 - ^ >¦>»->->->->»» ¦>>>>>>>>>>>>>>»>>>>,> > > > » t ¦>».¦>->¦> Les Editions Mangin 2027, ave du Collège McGill, Mon réal $1.25 1.25 Les Perles de l’Eloquence religieuse.Les Perles de le Poésie fsençsise .RABELAIS (4 volumes) Adaptation de Pierre d'Espezel.7.50 Conneissence de l’Est — Paul Claudel.1.50 -e », •.* .j* y Sept dialogues de bétes (illustré)—Colette.1.50 Il est plus avantageux d'acheter chez votre libraire.Sinon, veuillez ajouter ou montant d« votre commande $0.10 par volume pour les frais d'expédition.Veuillez mentionner le "département No 14” en adressant votre enveloppe. VOLUME XXXVI — No i/o •sa LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 1er DECEMBRE 1945 atraversj.es livres et les revues Les Vêpres du dimanche et de la Sainte Vierge Commentaire des psaumes En voyant un tel titre: Vépre* du imanche, etc.on se fera peut-tre la réflexion suivante: ouvr.age e spécialiste pour quelques fossils.Détrompez-vous.M.l’abbé Thé-rêt a écrit son livre pour les fidè-:s: “il ne tend qu’au bien spirituel es fidèles’’.Le bien spirituel des dèles demande que leur vie s’i-entifie à celle de l’Eglise.Ils sont, hacun pour soi, partie; l'Eglise est î tout.Or, la partie est dans et par ï tout.L’Eglise, ce n’est pas v e ' éalité purement abstraite.Si, ccfn-, le telle, elle est un être moral, son jndement est bien réel car il est : Christ et les fidèles.Le Christ est i Tête, selon une expression de-enue classique; les fidèles sont les icmbres.Cette conception de l’E-lise sous forme d’un corps vivant aralt la plus juste.La vie est dans :s rapports des membres à la Tête, .’influence de celle-ci se fait sur-aut sentir par la participation a Eucharistie et à la Parole sainte, tuelle est l’importance de l’Ecri-ire?’rtlle qu’elle peut, sous un ertain rapport, être préférée à Eucharistie.Emettre cette vérité ertaine et démontrable, c’est en ire l'importance.Or, les vêpres ervent aux fidèles une portion ’Ecriture.D’où leur prix.Le tra-ail de M.l’abbé Theorêt n’a pas ’autre but que de mettre le plus ossible à la portée des fidèles les assages scripturaires que contient office de vêpres.Il s’adresse ù eux qui ignorent le latin et la thé-logie.Des spécialistes ont beaucoup fait our la Liturgie en général et pour i messe en particulier.Les vêpres nt été laissées dans l’ombre.Le résent livre est donc le travail 'un pionnier, mais ajoutons qu’il st en lui-même parfait en son gen-e.Qui aura été intéressé aux psau-ies de vêpres pourra peut-être intéresser aux psaumes tout court, u Psautier dont on peut trouver en brairie des éditions commodes vec traductions et commentaires à usage des fidèles.Vêpres du Di-lanche peut être lu avec profit en lutre par ceux qui n’ont pas l’op-jortunité d’aller aux vêpres du di-lanche, car il reste un livre de spi-itualité.Comme formules de prière, nous evons donner la préférence aux j .>xtes liturgiques.Ces textes sont ouvent des paroles .inspirées; de îutes façons, toujours vénérables t parfaitement théologiques.Au ujet de ces formules Dom Guéran-er s’exprime ainsi: “Les formules t les signes de la Liturgie peuvent tre légitimement et convenable-icnt employés par les particuliers, ans l’intention de donner plus de orce et d’efficacité à leurs oeuvres e prière; comme lorsqu’on récite es oraisons consacrées, des hym-tes, des répons, pour s’exciter à la religion.Ce genre de prière est même le meilleur, en fait de prière vocale, car il associe à l’effort individuel le mérite et la consécration de l’Eglise* entière."Rien n’est meilleur pour un être social que d’agir socialement.Le nom de vêpres viendrait de l’étoile Vénus, “Vesper’’, qui apparaît au coucher du soleil, à l’heure où se célébrait primitivement l’office de vêpres.Nous trouvons aussi le nom de Lucernaire parce que les vêpres se célébraient à l’heure où commence de se faire sentir,le besoin d’allumer les lampes et aussi Duodecimo parce que selon la manière de compter les heures en ce temps, on en était à la douzième heure.Les vêpres ont toujours été regardées comme correspondant au sacrifice du soir chez les Hébreux.Ce sacrifice était un sacrifice de louanges et d’actions de grâces, il devait être offert dans le Temple à la fin du jour.Il faisait pendant au sacrifice du matin.Dans l’Eglise, la messe est le sacrifice du matin; les vêpres, le sacrifice du soir.L’office de vêpres remonte, quant à sa substance, au temps des Apôtres.Les Constitutions apostoliques font aux fidèles une obligation de se réunir chaque jour à l’église, le matin et le soir, pour y prier et chanter des psaumes.Elles nomment expressément les vêpres.Saint Athanase voulait que la prière & la douzième heure fût plus Ion- ?ue et plus solennelle comme étant a dernière du jour.Saint Epipha-ne nomme les vêpres parmi les heures que les anciens avaient instituées.Saint Augustin recommandait aux fidèes de son temps d’assister aux vêpres le samedi pour mieux se préparer au dimanche.L’office ne vêpres a pour but de faire louer Dieu à la fin du jour et de le remercier des grâces et des bienfaits reçus.Il commémore aussi l’institution de l’Eucharistie qui eut lieu le soir.Le symbolisme des cinq psaumes serait d’honorer les .cinq plaies de Notre-Seigncur et d’expier les fautes du joujr dont les cinq sens ont pu être la cause.Le Magnificat, cantique de louange par excellence, y est toujours chanté.On a accoutumé d’appeler le dimanche le Jour du Seigneur.En quoi et comment sera-t-il le Jour du Seigneur?Voici une page de saint Thomas d’Aquin.On nous saura gré, croyons-nous, de la transcrire car, sans doute, peu de nos lecteurs la connaissent.Cependant, elle est fort belle comme on va le voir: (1) Pierre-E.Théorêt, Montréal, éditions Fides, 219 pp.Lisez un journal excellent le SALABERRY l'un des meilleurs HEBDOMADAIRES de pensée chrétienne., Abonnement: $2.00 38 rue Sainte-Cécile Valleyfield Souvenez-vous de sanctifier le four du Sabbat (Ex.20, 8) L’homme doit sanctifier le jour de fête.Le mot “saint" a deux sens: Est “saint”, ce qui est pur, et ce qui est consacré à Dieu.De quelles oeuvres faut-il s’abstenir le dimanche?Et de quelles oeuvres faut-il s’occuper?I Il faut offrir des sacrifices.Au livre des Nombres (28, 3), il est rapporté que Dieu a prescrit que chaque jour lui soit offert un agneau le matin et un le soir; mais que le jour du Sabbat, ces sacrifices soient doublés: ce qui signifie que ce jour-là.nous devons offrir à Dieu un sacrifice, et de tout ce que nous avons.1.— Nous devons, en outre, offrir notre âme, par la contrition de nos péchés et par la prière d’action de grâces pour les bienfaits reçus, j selon ce que dit le Psaimiste (140, 2) ; "Que ma prière s’élève vers vous comme la fumée de l’encens”.Les jours de fête ont été institués pour nous procurer la joie spirituelle que donne la prière.C’est pourquoi ces jours-là, il faut abonder en prières.2.— Nous devons offrir notre corps.Saint Paul écrivait aux Romains: “Je vous exhorte, frères, par la miséricorde de Dieu, à offrir vos corps comme une hostie vivante, sainte, agréable à ses yeux, pour lui rendre un culte raisonnable, en le louant, selon ce qu’il est dit au Psaume (49, 23): “le sacrifice de louange est celui qui m’honorera ’.(Rom.12, I).3.— Il faut offrir nos biens, en les répandant en aumônes, et cela en double des autres jours; car, c’est alors un jour de joie pour tous.POUR NOEL EXPOSITION de PEINTURES ET D’OEUVRES D AÇT ‘•UN CADEAU QUI DEMEURE” DOMINION GALLERY 1448 ouest, rue Sainte-Catherine - HA.7471 M.HERVE BIRON UN IMMENSE SUCCES ! La première édition t'enlève rapidement ! Poudre d’Or par HERVE BIRON Roman hUtortqu* "LES CANADIENS A LA COURSE A L'OR A SAN-FRANCISCO Prix $1.25, par la posta $1.35 EN VENTE RARTOOT Dvmcmdts notre catalogue do 32 pagoa ravoyi gratuitoment.Les Editions Fernand PILON 750 rue Beaubien — Montréal Canada Il faut étudier les Livres Saints, comme faisaient les Juifs, au dire des Actes (13, 27), où il est rapporté que “les paroles des Prophètes se lisent chaque jour de Sabbat.“C’est pourquoi les chrétiens, dont la justice doit être plus parfaite que celle des Juifs, doivent, le Dimanche, assister aux prédications et aux offices de l’Eglise.De même il ne faut dire que des choses utiles.Tout cela est bienfaisant pour l’âme du pécheur et lui améliore le coeur; car, la parole de Dieu instruit l’ignorant et enflamme celui qui est de glace.11 „faul s’appliquer aux choses de Lieu.C’est là l’oeuvre des parfaits.Il est dit au Psaume (33, 9) : “Goûtez et voyez combien le Seigneur ert doux”.Et cela pour Je repos de l’âme.De même que le corps fatigué dési-re le repos, de même aussi l’âme.Or, le lieu, le centre de l’âme, c’est Dieu.Le psaume le dit (30 3) : “Que je trouve en vous un Dieu qui soit mon protecteur et un asile assuré”.Et saint Paul écrivait aux Hébreux (4,9): “Un repos sabbatique attend encore le peuple de Dieu.Celui qui entre dans ce repos de Dieu se repose de ses oeuvres, comme Dieu des siennes.” Et au livre de la Sagesse (8,16): “Entrant dans ma maison”.C’est-à-dire dans ma conscience, “je trouverai mon repos avec elle (la Sagesse)." Mais avant de parvenir à ce repos, l’âme doit passer par trois autres repos ou abandons: a—Elle doit se reposer de l'inquiétude du péché.Isaïe n dit (57, 20) : “Le coeur des impies est comme une mer en ébullition, qui ne peut trouver le repos”.b—Elle doit sc reposer des passions charnelles: car, “la chair conspire contre l’esorit, et l’esprit contre la chair” (Gaî.5,1).c—Elle doit se reposer des soucis du monde.“Marthe, Marthe, vous vous empressez et vous vous troublez dans le soin de beaucoup de choses,” Après quoi, c’est alors que l'âme se repose librement en Dieu, selon ce que dit Isaïe (58,24): "Si tu appelles le sabbat des délices et que tu l’honores en ne poursuivant point tes voies, en ne te livrant pas a tes affaires et à de vains discours, alors tu trouveras tes délices en Jéhovah." Et c’est pourquoi les Saints ont tout quitte, parce que, c’est là cette pierre précieuse qu’un homme trouve et qu’il cache; et dans la joie qu’il en ressent, il va vendre tout ce qu’il a pour Tacheter.C’est là le repos de la vie éternelle et de la jouissance éternelle.“C’est là pour toujours le lieu de mon repos; c’est là que j’habiterai, parce que je Tai choisi” (Ps.131, 14).(Sur le Décalogue, 17).Pour plusieurs, le jour du Seigneur serait mieux appelé le jour de l’homme, tant l’homme s’y réserve la part principale.Ceux qui travaillent à restituer au dimanche son vrai caractère ne peuvent être que des apôtres.Le vrai visage du dimanche, c’est l’Eglise qui nous en dessine les traits essentiels par toute la législation qui concerne ce jour.Soyons donc dociles à ses indications maternelles et allons aux vêpres puisque aussi bien cet office est partie importante du culte que l’homme doit rendre à Dieu.Dom Raoul HAMEL, O.S.B.Echos Les éditions françaises Brenta-no’s, que représentent au Canada les Editions Bernard Valiquette, viennent, sous le titre d’Oppède, de publier le premier livre de Consue-lo de Saint-Exupéry, la veuve de Saint-Exupéry.Oppède, c’est une commune du département de la Vaucluse.Les habitants qui, en 1940, n’étaient plus qu’au nombre de 700 environ, vivent dans la plaine.Mais c’est dans ia vieille ville, dans le château et les vieilles maisons abandonnées au sommet du rocher que Consuelo de Saint-Exupéry s’était réfugiée au lendemain de l’armistice de 1940.C’est là que, dans la pauvreté et dans la faim, un groupe d’architectes et d’artistes entreprirent de continuer l’enseignement de leur art pour que les survivants soient prêts à rebâtir quand cesserait l’ère de destruction.Ce livre raconte leur histoire.* * * Brentano’s vient de publier dans une édition de luxe abondamment illustrée, l’ouvrage d’André Breton: Le Surréalisme et la Peinture, mais un texte de 1941: Genèse et Perspectives artistiques du Surréalisme, vient équilibrer le texte de 1928.Cette partie de l’ouvrage d’André Breton élargit les données du problème et fait la part des nouveaux apports qui ont marqué la seconde étape du mouvement surréaliste.Ce livre contient 64 hors-texte en.blanc et noir et six planches en couleurs.Cet ouvrage est distribué par les Editions Bernard Valiquette, 1420 rue St-Urbain, Montréal.* * Ÿ Quelques titres qui paraîtront prochainement en primeur aux Editions Variétés: Contes extraordinaires, d’Ernest Hello; Dieu le veut! par René Ristel-hueber; Les Pags-Ras (essai historique), par Hendrik Riemens; Physionomie de saints, par Ernest Hello.* * * Vient de paraître chez Parizeau, à Montréal, Histoire du Jazz, par Robert Goffin.L’auteur est non seulement essayiste, romancier, poète, chercheur, publiciste, et aussi avocat du Barreau de Bruxelles, il est le premier homme de lettres à étudier sérieusement le phénomène américain du jazz.En Belgique, i| a publié deux ouvrages, Jazz-Band et Aux frontières du Jazz, qui eurent à l’époque beaucoup de retentissement; son Histoire du Jazz, que Parizeau vient d’éditer à Montréal, est son oeuvre la plus fouillée, la plus passionnante, sur l’origine et l’évolution de la musique syncopée.Rien de tel n’existe, ni en français ni en anglais.C’est un livre unique, excitant comme une «venture, complet comme un ouvrage de référence.Le gouvernement américain a distribué 70,000 exemplaires de l’édition anglaise à ses troupes dans le Pacifique et en Europe.Après la publication de son Histoire du Jazz, M.Goffin a été fait citoyen d’honneur de la Nouvelle-Orléans, dont il dirigeait déjà le célèbre Musée du Jazz.* * * Les Editions Variétés publient, “en primeur de Paris”, une vie de “sainte Marguerite de Cortone”, par François Mauriac, de l’Académie française.Le livre a d’abord paru à Paris, au cours de 1915, et Variétés en présentent maintenant une édition canadienne.Une sainte qui fut d’abord une grande pécheresse, sujet qui convenait on ne peut mieux à l’écrivain qu’est Mauriac.* * * Une nouveauté canadienne des Editions Variétés: Il est un jardin.par Jacqueline Dupuy.Les pages de Mme Dupuy sont comme des fleurs qui se présentent en bouquets d’un parfum ingénu, où chacun et chacune retrouve un peu de son enfance, de sa jeunesse: “H est un jardin enveloppé de mystère et de brunie.Les jours en ajoutant aux jours en ont, autrefois, garni les haies et peuplé les pelouses; puis, à jamais.Pont refermé.Bientôt les herbes folles pousseront dans les allées; le temps l’assombrira d’un brouillard de plus en plus dense.Vite, avant qu’il y fasse trop noir, je suis redescendue dans le jardin de mon enfance, et j’y ai cueilli, de ci, de là, quelques pousses vertes ou fleuries qui sont mes plus doux, puis mes plus déchirants souvenirs.” Aux mêmes Editions Variétés, un livre pour la jeunesse, par T.Trilby: Moineau, la Petite Libraire, avec illustrations par Manon lessel.Le "Petite Somme de saint Thomas" nous arrive d'Europe.On nous écrit: .Depuis des années, des années interminables, le lecteur studiéux se demandait si un jour il pourrait se procurer la Somme de S.Thomas, dans VEdilion de la Revue des Jeunes, et.s’il en avait commencé la collection avant la guerre, quand il pourrait parfaire cette collection.La librairie Dominicaine, (5375 avenue Notre-Dame de Grâce, Montreal, 28.tél.: WA.6765) vient justement de recevoir une consignation de plusieurs milliers de volumes de cette “édition classique” de la Somme et pourra bientôt les mettre en vente.Saint Thomas est toujours d’actualité.Ce sera une nouvelle occasion pour le lecteur averti de se retremper dans la plus saine doctrine.D’autant, ce qui ne nuit jamais, que l’édition se montre des plus commodes.Chaque traité est présenté par un spécialiste, avec le texte latin et la traduction française accompagnée de notes explicatives et d’appendices.Les volumes sont d’un format élégant, commode (10 x 7 cm.), et d’une typographie soignée Brochés, ils sont présentés sous des teintes de nuances variées, afin de bien distinguer les différentes parties de la Somme.Les professionnels aussi bien que le clergé seront heureux de retrouver cette série de la Somme sur la liste de leurs étrennes, et les bibliothécaires trouveront ici* les titres parus durant la guerre.(Comm.) Ouvrages du R.P.Francis Coyer, S.S.S.SOIS TEMPERANT (5e mille) "Un crayon à la iols chaud et IncUli surveille lee détails, tait le départ entre précepte et conseil et bannit toute tendance extrême.On •alslt qu'il est tenu par tue âme tout ensemble pétrie d'amour de Dieu et du prochain, désireuse de peser sur les volontés molles et de lee déterminer à l'action, avertie des situations de la vertu en notre siècle et ennemie du procédé rebutant." — 'Ta Revue de l'Université d'Ottawa.Prix l'exemplaire.55s.SOIS FORT (2e édition) "En apôtre qui connaît les misères de son peuple.11 enseigne une vertu dont on parle rarement et que l'on ne sait plus pratiquer: la force.Après la lecture de ces pages, ceux qui sont tentés de mésestimer leur fol parce qu’elle apparaît trop souvent comme le refuge des faibles st des bafoués, sentiront leur fierté revivre." — "La Revue Dominicaine".Prix, l'exemplaire, 75s.SOIS PRUDENT.SOIS JUSTE "Des onze causeries que renier, me ce volume, les quatre premières portent sur la prudence., Jamais le coniéreneler ne manque ie occasion de redresser les fausses conceptions.de donner à l'existence son vrai sens et d'enseigner, avec tact et conviction, l'art véritable pour chacun de conduire sa vie.A propos de la justice, l'auteur ee 11-mite à traiter du droit à la vie, du droit de propriété, de la justice sociale, puis de ITniustice, avec son corollaire obligatoire.la restitution Et pourtant ces causeries sur la fus tics comptent parmi les plus fortes que le Père ait prononcées.On y retrouve, comme dans les volumes précédents, la même sûreté de doc trine, la même crânerie.la même vivacité de style et la même cha leur d'expression.— "La Revue Eucharistique du Clergé".Prix, l'exemplaire, 75s.DIX LEÇONS D'AMOUR Ce dernier volume contient les causeries prononcées à "L'Heure Catholique" de Montréal, au début de 1943, sur la vie de la grâce et la charité.Une doctrine vécue, vivante et vivifiante, présentée dans un styls vraiment magique.Le Père Coyer s'y révèle dans son meilleur.Prix, l'exemplaire $1.00.UN SAUVEUR AU VINGTIEME SIECLE C'est une autre série de conférences.données "pardessus les toits", pour nous apprendre à suivre le Christ et à collaborer avec lui dans l'oeuvre du salut de nos contemporains.Prix, l'exemplaire 75e.Alouter .10s pour Iss frais de port.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" D Uk musicale fruit d’après ses données et qui possède plusieurs des caractéristiques de l’orgue; de fait, elle l’appelle l’orgue à la maison.Il comprend deux claviers et plusieurs pédales ou registres.Romain-Octave PELLETIER Wanda Landowska et ie clavecin A moins d’un changement de dernière heure, nous pourrons entendre dimanche, au programme de ia Philharmonique de New-York, la célèbre artiste polonaise Wanda Landowska dans le double rôle de pianiste (concerto en mi bémol de Mozart) et de claveciniste (concerto en ré de Haydn).C’est la première fois, si je ne m’abuse, que Landowska joue à la radio avec l'un des grands orchestres américains, mais elle n’est pas une inconnue sur les ondes, Hadio-Cana-da l’ayant présentée au public en 1943 dans les sept concertos pour clavecin de Gari-Philippe-Emma-nuel Bach.Wanda Landowska est née en 1877 à Varsovie, où elle fit ses études musicales.Propagandiste enthousiaste du clavecin, elle le remit en honneur et se fit applaudir en Europe et en Amérique avec une telle régularité que l'Académie Royale de Musique de Berlin créa spécialement pour elle une classe de clavecin, où elle enseigna de 1912 à 1919.Après la preriiière guerre, elle s'établit en France, où son domaine de Saint-Leu-en-Forêt devint le rendez-vous des plus célébrés musiciens du monde.C’est là que Manuel de Falla lui dédia son Concerto de clavecin et que Francis Poulenc composa son fameux Concert Champêtre.Le concert de dimanche est un excellent prétexte à mettre un peu d’ordre dans nos idées au sujet des ancêtres du piano.Et qui mieux que Wanda Landowska elle-même est en mesure de le faire?Voici donc quelques extraits de son livre “Musique Ancienne”.“Il y a une très grande confusion au sujet du clavecin, du clavicorde, de Tépinette et du forte-piano.On se sert sans distinction de ces termes, qui désignent cependant des instruments bien différents.En Allemagne, cette confusion est peut-être plus grande ehcore qu’eu France, et nous y trouvons de fréquentes erreurs, parfois même chez les historiens les plus savants.“J’ai devant moi le catalogue du Musée de Mozart à Salzbourg, où je lis: “Le petit clavicorde (épinette) à 5 octaves dont Mozart se servit encore posan le Requiem et la Cantate des francs maçons".Mozart ne se servit jamais de sa vie ni de Tépinette ni du clavicorde; et puis, si cet instrument est un clavicorde, il ne pourrait pas être en même temps une épi-nette.“L’épinette est un instrument à cordes pincées; son nom vient de ce que les cordes étaient pincées par de petits morceaux de plume de corbeau en forme d’épine.Cet instrument portait aussi, principalement en Angleterre, le nom de virginal.Ce n’est en somme qu’un clavecin primitif, dont on se servait très rarement déjà vers la fin du XVlle siècle.“Dans le clavicorde, la corde est frappée par une lamelle en métal, en produisant un son faible, mais très doux.Cet instrument est le véritable père de notre piano moderne et non pas le clavecin.Quoique peu aimé en France, le clavicorde est un instrument d’une sonorité fascinante et on peut comprendre l’engouement d’un Forkel qui le préférait au piano même.Mais le célèbre biographe de Bach est allé trop loin en prétendant que le clavicorde, et non pas le clavecin, avait été l'instrument favori du cantor de Leipzig.“Le traducteur français du fameux livre de Forkel sur J.-S.Bach est allé plus loin encore: partout où il a vu dans l’original soit clavecin, son clavicymbel, ou cembalo, soit h'liigel (ce qui signifie aussi clavecin), il a mis tout court clavicorde.Nous trouvons donc dans la traduction des clavieordes à deux claviers, des clavicoides à registres et autres monstres qui n’ont jamais existé, car il n'y a que le clavecin qui avait deux claviers et des registres.Et pour éviter la monotonie, ie traducteur introduil L'Oe uvre des tenains de jeux .M.Maurice Custeau a été réengagé comme chef du secrétariat Lors de leur assemblée men- par-ci par-là le mot harpsicordc, mais harpsicorde n’est que le syno nyme anglais du clavecin, comme cembalo en est le synonyme italien “Le clavecin n’est en somme qu’une épinette amplifiée.Elle por- suelle tenue hier, les membres du tait en Angleterre le nom d’harpsi- j comüé directeur de l’Oeuvre des chord, étant en réalité une harpe ! terrains de jeux de Montreal ont couchée à laquelle on avait adapté réengagé M.Maurice Custeau com-un clavier et le mécanisme de Té- chef^ du secrétariat pour Tan-pinette.Les Allemands l’appelaient Flügel (aile) à cause de sa ressemblance avec une aile, car sa forme était toujours oblique et triangulaire comme celle de nos pianos modernes.née 1946.11 prendra charge du nouveau local situé à 462 rue Cherrier, MA.9760.A cette même réunion, Me Yves Pelletier, à titre de représentant l de l’Oeuvre au comité consultatif “Le forte-piano a été inventé au 'l08 terrains de jeux, a mis les commencement du XVHIe siècle niembres au courant du rapport de par Cristofori, facteur de clavecins i / Inlippe Morel, moniteur en du grand duc de Toscane.Vers C*1C^ des terrains de jeux pour la 1712 1p facteur H’nrmiP.1 énin» a I salson d ele 4a • I-es Cinq mem.Lui.îfz LJ;P« * a ! ^es du comité consultatif ont marchais ën c" il3/*’.i J: ?5Î\eta,n J J?mité exécutif que M.Philippe Mo- rel soit réengagé comme moniteur célèbre; levs plaisants le nommèrent le sabot de Beaumarchais.“Comment le piano est-il arrivé à détrôner le majestueux clavecin?On a tort de croire que la force de la sonorité a été la cause du triomphe.Le piano-forte, sous son aspect primitif, et plus tard à l’époque de Haydn, de Mozart et même de, Beethoven, avait une sonorité plus faible que le clavecin.On s’obstine à ne trouver dans ie clavecin, comme l’a si bien dit André Pirro, que la petite voix chevrotante d’un vieillard en Jabot.On mé- en chef pour dix mois à partir du 1er décembre 1945.M.Custeau nous informe qu’a-près une enquête et une entrevue avec M.Georges Mantha, sur-intendant des jeux et sports de la cité, que les patinoires publiques seront orêtes sous peu; il y en a même qui ouvriront en fin de semaine.A tout événement, la saison est idéale et devance celle de Tan passé d’au moins trois semaines.Un fait intéressant à noter, c'est que cette année ia ville augmente eonnfltt ¦in«i énmnlMemen» ta ,e nombre de ses patinoires de «ne* P ^me!lt ë Pë!?I 1 15l Ce ^Ui P0rte le t0tal à 18ü' EnnÜfiM*!?lf?Voici les Principales données du rapport de M.Philippe Morel: Fréquentation: Moyenne hebdomadaire, 10 semaines, 1,026,477.sonorité ample et massive qu’on peut obtenir par l’accouplement des registres.Ce n’est donc pas au mérite de remplir l’espace d’un vaste endroit qu’il faut attribuer le succès du piano-forte.Seulement, vers la fin du XVHIe siècle, le double clavier commençait à être superflu à mesure que la musique perdait de plus en plus son caractère polyphonique.En outre, le piano-forte offrait de grands avantages pratiques: sa fabrication moins compliquée, son prix plus accessible, son accord plus facile et plus résistant pouvaient disposer beaucoup en sa faveur.“Et le roi des instruments qui, durant trois siècles, charmait les e pendant cinq mois en corn-1 loisirs des châtelaines, animait la l la Flûte enchantée, le Tito, solitude des cloîtres, fut le confident des Bach, des Frescobaldi et des Couperin, régnait en maître à l’église et au théâtre, détrôné, dédaigné et méprisé, ira finir misérablement ses jours, transformé en bureau, en commode, en armoire à linge, ou, grâce aux riches peintures des Boucher, des Téniers et des Vanloo, sera relégué sous la poussière des musées, à la risée des badauds qui ne comprendront rien à son élégance, à sa beauté, à sa noblesse, à sa splendeur.Sic transit gloria mundi!" En guise de conclusion, on peut faire remarquer que Wanda Landowska se sert d’un clavecin cons- Assistance: Moyenne hebdomadaire, 10 semaines, 3,519,798.Inscriptions sur les tenains: District no 1, 2973; no 2, 4119; no 3, 3011; no 4, 4985; no 5, 363; no 6, 3886; no 7, 2165; total, 24821.Artisanat: Nombre de participants, 7913; nombre de terrains de jeux, 75; morceaux fabriqués, 10164; morceaux exposés, 6500; nombre de récompenses, 398.Athlétisme: Pour la saison: nombre de visites, 98; participants, 12480.Chant: Participants, 13330; terrains visités, 136 chants enseignés: anglais, 10; français! 15.Feux de camp: Nombre, 54; assistance, 19620; scènes représentées, 254; participants, 3828.Pique-nique, tie Ste-Hètène: Enfants transportés, 15000; participants, 35000; moniteurs et monitrices, 140; scouts en service, 90; participants aux épreuves, 3000; enfants récompensés, 300.Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphonoi au «•rrlez du Mtag* i BElali 3361*: 11 vous donnara l'adrasso d'un dépozltalra da rotra volzlnaga.i Vo, Modèle excluilf Leiage Ce modèle attrayant ect au premier rang des planoe de style moderne.Les experts, tant de la mode que de la musique, reconnaissent le "Voaijp’’ pour le rendement musical et la beauté de ses UKnas élisantes bien définies.C'est un des plus JolU petits pianos autourd'hul en Krande demande Noyer ou acajou Hauteur 37 !i” — largeur 56” Profondeur 24" 88 notes — 7>A octaves.PRIX SUR DEMANDE & Mali LIMITEE *on fondé, St*.^ôérèz», • •« 1891 Livraison Immédiate de certains modèles.Pour plus de renseignements, écrivez à la I fabrique même ou téléphonez A JULKS-L.LESAGE -281.rue Gohler, VUle St-Laurent, BYwater 2097 Qué.PIANOS AUTOMATIQUES Neufs et Reconditionnês if MODELES à partir de $ 595.Ces prix comprennent dix rouleaux et un banc.Comme il ne nous reste que quelques pianos automatiques en mains, nous vous conseillons de venir faire votre choix le plus tôt possible.Tous ranstiqnementi gracieusement fournie par T.Donat Langeller, Limitée, lee seuls manufacturière de pianos et d'harmonlume à Montréal.DEMANDEZ NOTRE CATALOGUE 510 EST, SAINTE-CATHERINE Entre St-Denli et Rt-Hubert 7319 « to LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI Ter DECEMBRE 194a VOLUME XXXVI — Ne 276 45 N • 11 '•*•’.»w *" >tiQ, 7.00 Tommy Dorsey.7.15 Intermède.7.30 Chromoue du samedi 7.45 Causerie.8.00 Share the wealth.8.30 Samedi soir.y.00 Nouvelle* 9.05 Gouret 10.30 Récital.11.00 Orchestre.11.15 Relais oe le BBO.12 00 Nouvelles.CKAC-730 kilocycles Midi ri ouvertes 12.10 Musique d'orgue.12.15 Programme rural i2.30 Musique en dînant, 12.*5 Faraae de* -mrctes.1.00 Ecole de musique.1.30 Amis de l'Art.2.00 > epiiuiu meiodlquee.2.15 Samedi musical.2.30 Conservatoire 3.00 Musique légère.3.40 Radlo-famllle.4.00 Evénement- odAUX 4.15 CKAC ce soir 4.20 Nouvelles.4.30 Crépuscule.4.45 Saint-Jean-Baptiste.5 00 Relais CBS 6.00 Parade du samedi.6.15 A l’honneur.0.30 Forum at sparte.6.40 Pièce du lour 6.45 Nouvelles de cheat nous 7.00 Bonne chanson.7.15 Cours a'anglais.7.30 Musique militaire.7.45 Mélodies.8.00 Dick Haynes.8.30 Veillée.8 55 ”büeej> d-' temps.9 00 Docteur Morhangee.9.30 A la console.9 45 Musique de danse.10.00 Danse, loss Nouvelle*.10.55 Orgue ITM Bonsoir les trortlfa 11 30 Orch 12.00 Programme spécial pour Navy-Day.1.00 vouveuw CFCF-550 kilocycles Midi Plano.12.15 Songs to remember.12.30 Riding the range.1.00 Bulletin.1.15 Swing.1.30 Musique.1.45 Feature.2.10 Opéra.3.00 Musique.5.30 Orchestre.6.00 Sérénade.6.15 Nouvelles.6.25 La radio ce soir.6.30 The people ask.6.45 Uncle Troy.7.00 Music in march.7.15 Correspondent abroad.7.30 Music of Manhattan.8.00 Herman Show.8.30 Man from G-2.9.00 Barn Dance.9.30 Orch.symphonique de Boston.10.30 Nouvelles.10.45 Parliament Hill.11.00 Orchestre.11.30 Orchestre.12.00 Nouvelles.12.05 Orchestre.12.55 Nouvelles.CHLP-14»(i kilocycle» Midi Heure feminine.1.00 Radio-Journal.1.10 Heure féminine.2.00 Orcnestre.2.15 Marine cansoienne.2.30 Concert master, 2.45 Fanfare 3.C0 Fanfare,.4.00 Musique classique.4.30 Parade des vedettes.5.00 Thé dansant.5 20 CHLP ce soir.5.25 Nouvelles.5 30.,R*dl«rsp4»|>al,-.,,, t 6.00 Nouvelle».6.15 Méli-mélo.6.29 Température 6.30 Musique 6-45dmaeons- française».7.00 Un peu de tout.7 30 Vieilles gens, vieilles choses.- .7.55 Nouvelles.800 Mélodies.8.30 aVlhg.' ' 9.00 Musique.9.30 Tin Pan Alley.10.00 Orch Oliver.10.15 Nouvelles.10.30 Orch.de danee.11.00 Heure.Lo vie liturgique Premier dimanche de l’Avent LAnnee liturgique, uni commence avec le premier dimanche de l’Avent, est la succession des époques et des fêtes religieuses.Cette année comprend une série de périodes nommées Temps.Ce sont les Temps de TAvent, de Noël, de J’E-piphanie, de la Septuagésime, du Carême, terminé par la Semaine delà Passion et la Semaine Sainte: le temps pascal, durant lequel on fête l’Ascension de Notre-Seigneur et la Pentecôte, et enfin le temps qui s’écoule après la Pentecôte.Cet ensemble forme ce qu’on est convenu d’appeler le Propre du Temps., La Liturgie dispose des mystères du Christ et des incompréhensibles richesses qu’ils renferment pour la glorification de Dieu et la sanctification des âmes.Ces mystères, la Liturgie les distribue tout au cours du cycle de Tannée.Chacun des temps liturgiques s’attache à Tun ou l’autre de ces mystères.La Liturgie veut former le Christ en nous.L’Avent en prépare la venue, Noël l’y fait naître, la Passion nous incorpore ses souffrances et ses satisfactions, Pâques nous communique sa vie glorieuse et dégagée, l’Ascension nous entraîne à sa suite dans les hauteurs du ciel.L’Avent, comme le mot l’indique — aduenlus, avènement — est une période de préparation à la fête de Noël.Jusqu’au IVe siècle, on ne connaissait pas ces quatre ou six semaJnes-six semaines à une époque reculée et dans certaines régions seulement — de préparation à cette solennité entre toutes.Vers le milieu du Ve siècle, en réaction contre les hérésies christologiqucs de Nestorius, la commémoration de la naissance du Sauveur acquit une grande célébrité.A Ravenne, dans les Gaules et en Espagne, commença à apparaître dans la Liturgie un cycle spécial de préparation à Noël.D’autre part, la polémique contre Nestorius et Eutychès et les grands conciles d’Ephèse et de temps d’attente.La joie, qui est aussi de ce temps, en découlé.Cette notion d’attente est intéressante.Creusons-la, voulez-vous?Etymologiquement, attente vient d’attendre, de ad, vers et tendere, tendre.Soit: tendre vers.L’atten.te, c’est donc, selon son sens éty-, mologique, une tendance vers quelque chose.Vers quoi?Qu’attendent les hommes ou vers quoi tendent-ils?Par rapport au surnaturel, quelle est la tendance de l’homme?Voici: sa tendance c’est de faire le divin à l’image de l’humain; de se procurer des divinités qui ressemblent étrangement à des hommes et qui pis est, aux hommes de la plus mauvaise espèce.Particularisons un peu.Prenons les païens, par exemple.Chez lois païens, tout était divinisé, y compris le mal.L’impudicité se parait des traits séduisants d’une fort jolie femme, Vénus.L’ivrognerie était un dieu, Bacchus.S’enivrer, faire les oeuvres de l’ivrognerie, c’était honorer le dieu Bacchus.Sans doute, tous les païens ne furent pas particulièremnet débauchés; l’ensemble le fut.Nous pouvons parler de tendance générale.Abordons maintenant Messieurs les Juifs.Leur conception de la divinité éitait autre, grâce aux Ecritures et aux prophètes, mais elle n’était pas juste surtout en ce qui concernait le Messie.Ce messie de leur création, s’il s’était incarné, aurait ressemblé fort à un Alexandre le Grand, à un Napoléon, voire à un Hitler.Notre-Seigneur le leur dit rudement qu’ils sont dans l’erreur: ‘“.c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites qu’il est votre Dieu; et pourtant vous ne le connaissez pas”.(Jn.9, 54-55), Et nous, Messieurs les Chrétiens, quelles idées nous faisons-npus du divin?Vn peu celle de ce paroissien sachant à peine signer son Chaicédoin« où fût ÆâdlemeS “"viT1’ 10 '‘M'"*' * !a wrtc Dimanche, 2 décembre 1945 Programmes spéciaux RADIO-CANADA: 11.00 a.m.GRAND-MESKE.— Radlo-Câr nada tranfmettra dimanche la grand-messe qui sera chantée à T église du Sacré-Coeur â Ottawa.Il y aura un sermon de circonstance.Cette grand-messe par radio est destinée aux malades, aux personnes âgées, aux fidèles qui pour une raison grave ne peuvent se rendre â T église ce Jour-là.Comme les années précédentes, Radio-Canada transmettra la messe de minuit qui sera célébrée au Grand Séminaire de Montréal.1.30 p.m.La Littérature étrangère au théâtre: Crime et châtiment, de Gaston Baty.La visite de la mère.Commentaires de Jean-Charles Bonenfant.2.00 p.m.PREPARONS L’AVENIR.— Le travail porté à l’attention des auditeurs de Radio-Canada dimanche,, a .j?our titre: Une visite chez l'épicier du coin.4.30 p.m.En ce temps-lâ: Vers l’âge parfait.Conférencier: R.P; Adrien Malo, O.F.M.6.45 p.m.Les Fables de La Fontaine: Le geai paré des plumes du paon.Commentaires de l'abbé Llewellyn.Sommaire des postes locaux CBF-69U kilocycles 8.59 Ouverture.•vut.Kauio lournal 9.05 Pot-pour I musical 9.30 Programnw musical 10.00 Concerto.11.00 Heure dominicale.11.30 Musique de chambre.Midi Opérettes.12.30 Violon 12.45 Un veut savoir 12 Du lignai noraire 1.00 Français sur le vit.i.is ttauio-luurua, 1.25 Intermède I 30 Radlo-Collége 2.30 Préparons l'avenir.3.00 Mélodies 3.30 Chansonnettes 4.00 Jazz.4.30 Radio-Collège.5.00 Adagio.5.30 Heure dominicale 6.00 Musique o 13 tadi (lUniRI 6.30 M.Eustache Letelller de St-Just.6.45 Radlo-Collége 7.00 Le mot S.V P 7.30 Sérénade aux étoiles 8.00 Voix du oays.8 30 Revue CBV.9.00 Histoires de chez nous.u.311 l altuim as musiuu.familière looo Radio-murnai 10 15 Actualités universitaires.10.30 Concert.1100 Airs a opéras II 15 Jazz 11.30 Orchestre d« danse 12.00 Minuit- Radio-lournal 12 03 Fin des émission# JBM-94U kilocycles 3.59 Ouverture.u oo Radio-journal 9 15 Récitai de mano 9 30 The Way of Spirit, jo ’ loipeiitis 10 05 Les hehdoe anglais 10 30 Le lardlnlw ontarien 10.45 Concert.11.00 Service religieux.Midi Nouvelles de BBC ’2.15 Causerie 12 30 Orchestre N.B.C.12 59 rflgnai-nurair* 1.00 Musique 1.15 Just mary.1.30 Canadian Party 2.04 Commentaires.2.15 Causerie 2.30 Service religieux de la 3.00 Chefs-d’œuvre musique.4 30 Church on the „lr.3 00 Radio-lournal 5.03 Concert 5.30 Artistes de demain.6.00 Music-hall.6.30 Orchestre.6.45 Nouvelles B B.G.7.30 sérénade aux etollet 8.00 Charlie McCarthy.8.30 Revue.8.45 Causerie.9.00 Le théâtre anglais 9.30 Album de trtulque.10 00 Radio-Journal 10 15 Recital dt chant 10.30 Concert du dimanche.11.00 Nouvelles.11 15 < ausene 11.30 Soliloque.12.00 Nouvelles 12.03 Fin des émission* CKAC-J si kliucyclee 8 00 Nouvelles 8 05 Orgue.8.30 The Jubilaires 8 45 Bennett Slster».9 00 Oratoire.9.15 Biggs, organist 9.45 Chansons 10 0.Oospsi servlet 10.30 Legend Sisters.11 00 Nouvelles 11.05 Jacket choir.11 30 Vient de loraltre 11.45 Cours d’anglais.Midi Mélodies 12 13 Mode et luslque.12.30 Parade sportive.12.45 Causerie, i 00 Me.odiee 1.15 Bon parler français.1.30 Nouvelles 1.40 Ecole Marazza 2.00 Heure cstholfque 3 00 Relais Cb- v.ju Nouvelles 4.40 Musique légère.5.00 Th» lamliv nnur 5.30 Au coin du reu.5 45 Musique 6 00 Alvent.un-s of Ozzle.6.30 Chansonnettes 845 Nouvsnes a* chee nous 7.00 Chronique parlementaire.7.30 Roland tiédard.7.45 Dr Lambert 8.00 Des mots d’amour.8.30 Théâtre du dimanche 8.55 Choses du temps.9.00 Causerie nolltlque 9.15 Concert du dimanche.0 30 ’’heâtre 10.00 Musique.io is Muslim*- .: 10 30 Causerie politique.10.45 Nouvelle» 10.55 Nouvelle* de l’année 11.00 Sport.11.15 Orch.de eonoert Columbia.11.30 Orcheetr*.12.00 Nouveliee.12 05 Relais de CBS.1.00 Nouveliee.CFCF-ss< miocydes 8.00 Nouvelles.8.30 The Woodshsdder».8.00 Nouvelle».9.15 Coast to coast > 10 00 Message.10 .30 8ou thern aires.11.00 Nouvelles.11.05 Travail de guerre.11.30 Causerie sur l'armée 12 30 Théâtre 12.45 Soeurs Moylan.1 00 Nouvelles.1.05 Donald Non*, chant 1.30 Sammy Kay 2 00 Chaplain Jim.2.30 Vêpres.3.00 Fredericks, chant.3 15 Studio 2.30 Hot copy.4.00 FUn vsney 4.30 Musique.3.00 Bonnes nouvelles.8.30 Rev tpringett.3.45 Nouvelles.6.00 Radio Hall.7.00 Studio.7.15 Dorothy Thompson 7.30 Bandwagon.6.00 Intermède.8.13 Soliste 8 30 Weln’ Clrcls.9.00 Musique.9.30 Nouvelles as la marine.9.45 Cancane.10.00 La femme.10.30 Nouvelles 10.45 Musique de dans*.11.15 Les Américains en Orient.1B30 Causerie 12 00 Danse 12.33 Nouvellea.CHLF-1490 kilocycle» 4.55 O Canada.3 00 Heure.5 00 Orchestre 3.30 Chansonnette».5 45 i uerméde musical 6.00 Variétés.6 15 Chansons 6 30 Parade mus'cals.7.00 Coffret musical.7.30 C’est arrivé 7.45 Apprenons l’espagnol 8 00 Heurt.DEMAIN SOIR à 7 h.45 au poste C.K.A.C.(Montréal Causerie politique de L’Union Nationale par Jacques AUGER L'Association du bien-être de la jeunesse L’Association du bien-être de la jeunesse organise pour le 15 décembre prochain, un grand banquet aux huîtres â î’auberge du terminus, 22S9 est, rue Notre-Dame, sous la présidence du Dr Maxime Brise-bois, président, qui sera entouré de tous les directeurs.La fête sera agrémentée de chant, de musique et de danse.De nombreux artistes seront au programme.Jean Lulonde agira comme maître de cérémonies.11 v aura égalc-ment tirage au sort d’un magnifique radio Westinghouse 1946 et de prix de présence.L’organisation de la fête a été confiée â MM.Lucien Dequoy, Henri Beauchamp et Alphonse Campeau.Pour autres renseignements, s’adresser à 6532 boni.Saint-Laurent, té!.: DO.4649.PAYETTE 910, rue Bleury (RADIOS EN GROS) Montréal proclamé le dogme des deux natures, divine et humaine, en Tunique personne du Seigneur Jésus, donnèrent une impulsion vigoureuse à la piété catholique envers le mystère de l’Incarnation.A la même époque florissaient dans l’Eglise de grands saints, dont deux des plus influents, saint Léon le Grand, pape, et saint Pierre Chrysologue, évêque de Ravenne.se firent les prédicateurs les plus profonds et les plus enthousiasmes de ce mystère.L’esprit de la Liturgie pendant TAvent est celui d’un saint enthousiasme.d’une tendre reconnaissance et d’un désir intense de la venue du Verbe de Dieu dans les coeurs.Au terme de cette attente, un ange ne dira-t-il pas aux bergers: “Je vous annonce une nouvelle qui sera pour tout le peuple une grande joie” (Luc, 2, 10).Longtemps à Ta-vance, Abraham, le père de notre foi, avait eu cette joie en esprit.“Abraham, notre père, a tressailli de joie de ce qu’il devait voir mon jour; il Ta vu, et il s’est réjoui” (Jn.9, 56).Puisque l’esprit du temps de TAvent est un esprit de joie, nous ne sommes pas étonnés de rencontrer l'Alléluia.Ce chant d’allégresse par excellence émaillé les textes de la messe, des répons et des antiennes de l’office divin Si on omet le Gloria, pourtant un chant de joie, c’est afin d’en pouvoir reprendre avec plus d’allégresse, la nuit de Noël, le chant interrompu.A Rome, au moyen âge, le pape Tentonnait solennellement le premier dimanche de TAvent, â Sainte-Marie-Majeure, où il se rendait pour la station de ce dimanche.Longtemps, — tant qu’elle ne fut pas mise en relation avec les défunts, par l’adjonction du verset final: dona eis requiem — la célèbre séquence du XlVe siècle, Dies Iræ, dies ilia, fut chantée au premier dimanche de TAvent, avant TEvan* gilc, comme pour préparer les ; âmes à la narration de la terrible catastrophe que décrit saint Luc dans cet Evangile.Enfin, il y avait jadis au temps de TAvent, comme aujourd’hui au temps du Carême, des prédications spéciales.Plusieurs de ces sermons De advenlu Domini nous ont été conservés, entre autres, ceux d’un Yves de Chartres et d’un saint Bernard.Voici quelques beaux textes liturgiques que nous empruntons aux répons de l’office de nuit.Ils nous montrent l’attente fidèle des saints de l’Ancien Testament.Une lettrine d’un vieux manuscrit nous représente un vieillard, symbole du Vieux Testament, le regard tendu vers un horizon lointain et mystérieux, cherchant des mains à concentrer plus de lumière autour de scs yeux afin de mieux voir.— Regardant de loin, voici que je vois venir la puissance de Dieu et une nuée qui couvre toute la terre.— Allez à sa rencontre et dites: — Annoncez-nous si c’est vous-mêmes, — qui devez régner sur le peuple d'Israël.— Hommes de commun et homme de condition, tous, riches et pauvres — Allez à sa rencontre et dites: — Pasteur d’Israël, prêle ioreil-le, toi qui conduis Joseph comme un troupeau.— Annoncez-nous si c’est vous-même.— Portes, élever vos linteaux: élevez-vous, j>orles antiques! Que le roi de gloire fasse son entrée, — Qui doit régner sur le peuple d’Israël.— Je regardais dans tes visions de la nuit, et sur les nuées vint comme un fils d’hommes.Et il lui fut donné domination et règne, et tons les peuples, les nations et langues le servirent, — Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point et son règne ne sera jamais détruit.'— L’ange Gabriel fut envoyé à Marie, vierge qu’avait épousée Joseph, lui annonçant les desseins de Dieu sur elle: mais la Vierge s’effraya de la lumière.— Ne craignez point, Marie, car vous avez trouve grâce devant Dieu.Voici que vous concevrez en votre sein rt vous enfanterez un fils et on t'appellera le Fils du Très-Haut.— Le Seigneur lui donnera le trône de David son père: H régnera éternellement sur la maison de Jacob.Le temps de TAvent, c’est un de Tèglise, après la messe, passait au crible les idées émises pendant 1e sermon, idées qu’il discutait généralement on .commençant par: “Moé, j’pensc”.et suivant l’exégèse savoureuse d’un minus ha-bens.Que devons-nous attendre pendant cet Avent qui est notre vie?Quel messie doit faire l’objet de nos voeux, pour que nous ayons la vie éternelle?“La vie étemelle, c’est qu’ils vous connaissent, vous, le seul vrai Dieu, et celui que vous avez envoyé, Jésus-Christ”.(Jn.17, 3).Mais d’où nous viendra la connaissance du seul vrai Dieu et de celui que Dieu a envoyé?De qui la recevrons-nous?De nous-çnê-me.s?Nous aboutirons alors au même fiasco que les païens et les Juifs.De Dieu immédiatement?Evidemment non.De Dieu par le moyen de l’Ecriture?Nous n’avons pas l’intention de passer au protestantisme.Mais alors, de qui donc?Mais, de TEGLISE.L’Eglise, c’est Pierre et tous ceux qui, avec Pierre et sous la direction de Pierre, enseignent.L’Eglise, c’est dix-neuf siècles d'enseignement traditionnel.Recevons-le pieusement de Pierre qui est Pic X1L qui est Jésus-Christ “le mêmffNfcier et aujourd’hui; il le sera éternellement” (Heb.13, 8), le divin qu’il a message de nous livret*.Recevons-le comme l’hostie sur notre langue, mains jointes et yeux clos.Dom Raoul HAMEL, O.S.B.Québec et l’Eglise aux Etats-Unis tous Mgr Briard et Mgr Plessis par le P.LAVAL LAURENT.O.F.M.Preface de S.Em.le card.Villeneuve Deux évêques de Québec — Deux époques troublées — Deux pays en forma lion — Deux périodes héroïques d* notre épopée missionnaire Cs qu'ont lait pour TEgllss aux Etats-Unis Mgr Briand si Mgr Plessis par leurs démarches, leurs conseils.leurs aumônes.Non un panégyrique maie de l'histoire à base de documents d’archives.Non de la polémique mais des conclu slons nuancées, qui reposent des histo riens prévenus contre l'influence — Ils disent l'ingérence — française en Amérique.Son Eminence le cardinal Villeneuve qualifie ce Uvrei ouvrage aux lignes serrées, bourré de noies, au cours duquel, par des témoignages les plus insoupçonnés.1'autenr démêle sans Iss briser à peu près tous les fils d'un écheveau Inextricable.Acheter ce livre, c'est en même temps rendre hommage à un leune travailleur disparu prématurément, dont le contact promet le double plaisir de l'intérêt soutenu et de l'honnêteté scientiiique.SERVICE DE LIBRAIRIE DU ''DEVOIR'' Choses vues (Milite de lu page mx) parce que le gouvernement paye des prix imposes que le paysan estime dérisoires (890 lires le quintal de blé), et préfère garder sa marchandise ou Técouler au marché noir.Dans la province de Milan, 4(J pour cent seulement de la récolte a été livré, et le gouvernement a été contraint d’acheter 50,000 quintaux de maïs au marché clandestin! Ÿ flê -P Fradiuvolo, journal satirique milanais, a fait cette semaine ce tableau: "Nos braves autorités nous disent que je ne dois me servir que de ma carte d’alimentation, mais elles oublient que Ja ration de pâles de juillet est distribuée en octobre, qu’on nous promet pour novembre J huile de septembre, qu’elles ont effacé du vocabulaire le mot “sucre”, et pèsent le beurre sur la balance à pénicilline.Quant aux tristes succursales des camps d’élimination allemands, que chez nous on appelle “tables communes” (restaurants populaires), il vaut mieux n’en pas parler entre gens honnêtes”.Et Fradiavolo d’ajouter: "Que nos gouvernants changent de métier”.Ces sentiments expliquent Técho qu’éveiiient les criliques de 1 Uomo Qualunque et de M.Nitti.Mais elles ne tiennent pas compte d’un fait essentiel: l’Italie dépend de l’étranger, des Anglo-Saxons en particulier, et de leur capacité de ravitailler l’Italie en même temps que bien d’autres pays d’Europe dont la détresse est tout aussi grande.Pierre-E.BRIQUET A l'Institut de traduction Remise des diplômes de traduction, sous la présidence de Mgr Olivier Maurault Au diner annuêl de Hnstilut de Lrad4-C'10.n ùui aura lieu le 6 décembre iï 7 fi.du soir, au Cercle Universitaire, M.François Vézina, professeur à la faculté des sciences sociales, economiques et politiques de Université de Montréal et à l’Ecole des hautes études commerciales, un (les directeurs-fondateurs de 1 Institut de traduction, parlera de ¦ quelques aspects de la conférence internationale des vivres tenue récemment à Québec.Sur la demande de l’ambassade de France, M.Vézina fut délégué de l’Institut à cette conférence comme interprète et comme expert.M.Thomas Guerin, député de Ste-Anne à l’Assemblée législative, et vice-président d’honneur’de l’Institut, parlera aussi de cette conférence â laquelle il représentait l’Autriche.A ce dîner, sous la présidence d honneur de Mgr Olivier Maurault, recteur de l’Université de Montréal, use fera la remise des diplômes de Traduction aux lauréats de Tlnstitul de traduction en présence de M.le chanoine Arthur Sideleau, doyen de la faculté des lettres, de M.T.Taggart Smyth, directeur de la Banque d’Epargne, et de plusieurs autres personnalités du monde intellectuel.On peut réserver ses billets en s'adressant à l’Institut de traduction, 6633 rue C.-Colomb, ou par téléphone le soir, à DO.5879.Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous au Service de Librairie du "Devoir".430 est, rue Notre-Dame, Montréal.FONDERIE Cartes professionnelles ARCHITECTE YVES BELANGER ARCHITECTE.D.BJÇ.2044 MARLOWE - MONT!” TEL : DE XTER 5930 -i.ASSURANCES Maurice-H.Brault, c.c.s.COURTIER en Assurance-Vie et Général» Memhr» axréé Ass 8es C.d'Ass.P.Q.: A.G.D U.M.A.P.C.V du Can Sollicite votre natronaae 3493 avenu» Ou rocher CH 2Z92 MONTREAL MA 8001 COMPTABLES Chartré, Santson, Beauvais, GauMiicr fir Cie r'-mutable- trrééi Chartered Accountant* Mauri c# Chsmé CA A -E Beauvais CA * Harrv Kmeht OA lié.-»ni Marceau CA Lucien-P Béistï CA Jacouee Angers t A Dollard Huot CA Rsvtnond Fortlsr.C A Qu» Bernard C h B Bouraouln OA Montréal Qi Mauri es Samson .ÇA J -P Gauthier CA lAon Côté OA Païu-t Frudoi Ça Lionel Rmiuln OA Q -F lAffsrtv CA Albert oarueau CA loan Uscrrtx CA Parc» outer OA I -Paul Talbot CA Ro
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