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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 10 novembre 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1945-11-10, Collections de BAnQ.

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“U » OwMta mt un» aatton aouvwmla* «ê •ft •rto doclilt* accepter d* ta Orande-breta-*ne ou d(a Btata-Dnla.ou '*• qui quo 0* toit d’autr*.l'attitude qu'il lui Hut prendre envers le monde Le orerrter devoir de loTalteinr d'un Canadien n’est nas envera le Commonwealth brt-tannldue des nations, male envers te Canada et eon roi.et ceux qui conte»tent oeci rendent, t mon avis, un mauvais service au Oommonwealtb." nm nat__ B*r attitude to the world dodlelv from Britain or from the United States or from anvbodv else.A Canadian's first lovaltv Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’s ttn* and those who denv this are dotne.to mv mind, a neat dlssenrioe to the Common wealth." _______ fl-X-371 LORD TWREUSMOIB Dfructdw l CeercM PIUJTIIR Montréd, Mmddi 10 novembre 1945 VOLUME X)Ô(VI — No 258 ~~ eiDAcnoN rr administration 410 1ST, NOTRE.DAMI, MONTREAL TILIPHONIi RBIdfc IS«I« FAIS CE QUE DOIS RMectew ea chef i Omet HEROUX MIRE.DIMANCHES ET PETEE AJmlnbtrsHea J RCMr EE«I ^ ElUir 29S4 Ctfraal i Midi» E1SI M.Clement Attlee attendu à Washington aujourd’hui _ - - — — — — — ¦ vn ._^sn.ww.i rN ww .VW vive i^''N ^ a yv ^ e ~a ¦ v~» w 's >'"S — — ~ — ~~— ._ — ._ ( Voir en page 3) Le goût de la dictature Comment elle s'est implantée chez ceux qui ont combattu pour la détruire chez les autres —- L'acclimatation générale au danger Une des curieuses conséquences de la guerre menée au f nom de la démocratie triomphante contre la dictature est la montée inquiétante de celle-ci chez les vainqueurs mêmes, comme s’ils avaient été profondément atteints par une sorte de contagion du mal qu’ils veulent extirper chez les autres.En effet, chez tous les peuples alliés, on paraît se dégager difficilement de l’immense filet étatiste et dictatorial qui enserre maintenant leurs activités et les étouffe.C’est que, pour combattre efficacement les Etats totalitaires, il a fallu les imiter dans une large mesure, établir les mêmes organismes monstres où les citoyens sont devenus en quelque sorte des pièces mécaniques.C’est ce que M.Mackenzie King avait brutalement annoncé aux Canadiens dès le début de la guerre.Ainsi, sans qu’ils aient pu s’en bien rendre compte, insensiblement des peuples entiers et qui étaient les plus jaloux des prérogatives de l’individu privé, ont été conscrits dans leurs moindres actions, leurs biens, leurs entreprises, tel le géant Gulliver immobilisé par des milliers de liens ténus mais incassables.Ce qui nous ^rmet d’assister à ce spectacle étrange de gouvernements qui dénoncent avec véhémence les dictatures et léurs décrets, mais qui suivent les mêmes pratiques, qui éventuellement pourraient conduire aux mêmes abus.Pour mesurer la distance parcourue, il suffit d’imaginet par rétrospective ce qu’auraient pensé.et dit nos gens il y a quarante ans, s’ils avaient pu imaginer la situation actuelle avec ses rationnements, ses tsariuscules qui régentent le vêtement, l’habitation, le combustible, nombrent le maximum des boutons de gilet, l’étroitesse des parements, qui édictent qui aura droit de tenir commerce ou non.Certains journaux daubent sur le corporatisme mais ne Au libre Canada, nous assistons i une dangereuse orientation vers la dictature présentée sous de prétendues couleurs démocratiques.Sons doute la majorité de la population est ahurie des coerritions innombrables qui lui ont été imposées — il y a eu des milliers d’ordonnances | et d’une nature souvent draconienne, au point que le gouvernement ne paraît autrement pressé de les faire connaître.Mais il ne faut pas oublier que des centaines de | milliers de Canadiens ont bénéficié de cette situation, qu’il lui doivent le pain quotidien, l’aisance, voire occasionnellement la fortune.Bien plus, d’aucuns se sont fait une douce habitude de leur domination sur leurs concitoyens.Car rien apparemment ne leur est plus délectable que de commander à droite et à gauche, tel le maître dont parle l’Evangile lorsqu’il dit: “Je dis à un serviteur d’aller à telle place et il y va.’' Et puis il leur est loisible de te pendant un orage.Mai» quelle puissance, quel volume! La force l'emportait largement sur l'esthétique Foin des complications inuliltsl La voix de Gédéon ne se pouvait comparer qu'aux trompettes du jugement dernier.Comme personne ne les entendit jamais, elle demeurait inégalée.Elle se suffisait à elle-même et, l’écoutant, les paroissiens en venaient à oublier certains chuintements qui déformaient la prononciation de Gédéon.S’il ouvrait trop la bouche, son dentier supérieur lui retombait sur la langue.A l'heure des vêpres, on entendait invaria b le ment jaillir du jubè^comme une cataracte un tonitruant Diqueshuit Domignus Domigno mep.Or, cette année-là, on célébrait dans la paroisse un anniversaire important.La manifestation débutait par une grand-messe suivie d'une cantate.L’honneur du solo revenait de droit à Gédéon Lamon- mêler de tout et n’importe quoi sans courir le risque Paient eSaUjrs0S tous ses loisirs.Quand sa femme assourdie le suppliait de faire trêve, Gédéon s’enfermait dans le han-Les échos du village retentis d’ennuis sérieux.Heureusement que ce ne sont, à tout prendre, que des exceptions.En fait, la dictature est presque toujours prônée officiellement par le souci du bien public, pour enrayer des maux sans nombre, corriger des erreurs fatales, etc.Il n’est pas un dictateur qui ne sc soit proclamé, en effet, un patriote farouche et éminent, de Robespierre à Hitler.Et on trouve naturellement de nouvelles et bonnes raisons pour continuer la domination sur les autres.Ainsi, il plraft clair que le souci qui anime les auteurs du projet de loi fédéral pour maintenir en temps de paix la dictature de guerre est fort noble et élevé.Us peuvent invoquer une foule de raisons aussi impressionnantes les unes que les autres: le bien public, le bon ordre, le salut des citoyens,, et ainsi de suite.Il y a aussi chez les gouvernants la crainte d’un avenir incertain, des perturbations et d’innombrables problèmes de ce qu'un profane avec des hurle- paraissent pas songer que le système redouté et qu’ils écail- nouveaux que le retour aux libertés de paix va entraîner, alors qu’avec une sorte de dictature plus ou moins mitigée, tout allait en somme li bien! Tout le monde écoutoit docilement et acceptait les ennuis inévitables avec une sorte de résignation paisible: conscription, rationnement, entraves, etc.Le statu quo est tellement moins compliqué! Mais on peut se demander ci c’était vraiment la peine de faire la guerre démocratique, de jurer si solennellement fidélité à la démocratie une et indivisible, pour instaurer chez nous la mentalité que nous avons voulu réduire en lent à leur façon d’attributions absurdes et fausses serait insignifiant comparé au régime sous lequel nous existons.Tellement l’être humain se plie à toutes les situations si paradoxales et difficiles qu’elles puissent être.Au surplus, la dictature déconsidérée sous les noms de nazisme et de fascisme se dissimule sous d’innombrables étiquettes et même sous le titre de démocratie.A côté de la démocratie anglaise et de l’américaine, nous avons la “démocratie russe”, qui est pourtant la forme la plus absolue et meurtrière des dictatures, celle qui a envoyé et poursuit des millions d’hommes dans le servage de compter les autres millions tués.U ne faut pas se gargariser de vocables vides.En fait, les gens ont toujours vécu plus ou moins sous des régimes de force.Ainsi celui des partis politiques et parlementaires en est une belle démonstration.A moins que vous n’apparteniez au parti ministériel, les emplois publics, les charges, les octrois, les contrats d’entreprise ou de commerce, etc., vous seront fermés.Le seul fait d'être classé dans l’opposition vous frappe presque aussi sûrement d’ostracisme que jadis dans la société antique.Et quand on considère que l’emprise de l’Etat, et donc du parti au pouvoir.s’est étendue à ;ous les actes du citoyen, on peut pressentir les résultats éventuels.La dictature exerce une puissante fascination.C’est que rien n’a plus d’attrait pour l’homme que la passion et la volupté de peser sur la destinée des autres hommes.C’est le résumé de l’histoire humaine.D’autant qu’elle n’offre pas superficiellement les attributs d’ogresse qu’on lui arête habituellement dans les offices de propagande, et lue souvent la discipline et l’ordre forcés qu’elle impose inissent par plaire mieux aux populations fatiguées que es tribulations et les querelles interminables.La démocratie, dans les bornes du respect de la justice et des droits de la personne humaine, est probablement la forme de gouvernement la plus digne pour les peuples qui la méritent par leurs vertus et la gravité de leurs moeurs.C’est leur chitiment de sombrer sous la dictature et la tyrannie lorsqu'ils sont devenus indignes et incapables do se gouverner eux-mêmes et qu'instinctivement ils recherchent la protection de la force.Sibérie, sans, Allemagne au coût de cent mille morts et blessés! Nous voulons bien croire que les auteurs du projet de loi sont animés des plus louables intentions, qu’il faut procéder avec prudence, etc., mais on ne doit pas s’étonner ensuite qu’un peu partout^ les mêmes causes produisent les mêmes effets.Il y a quelques années.Me R.L.Calder avait publié un petit livre intitulé: Comment se perd la liberté.Il y racontait comment, sous couleur d’aider la tempérance, la charité et mille autres belles causes, l’Etat, s’étant mis marchand de boissons, avait saboté tous les brefs qui, sous le droit britannique, garantissent les libertés et les droits du justiciable, et que, sous apparence de défendre le bien public, on avait abouti en somme à la perte de droits juridiques importants.• Il aurait pu, et avec combien plus de raison et d’arguments.écrire son factum en marge des événements des dernières années, et raconter comment on a habitué le peuple à la dictature.Sans doute l’on est animé en haut lien des sentiments les plus honorables.Cela fait songer à certaines comédies de théâtre.Le jeune premier, le père noble, la mère héroïque, la fille, les oncles, les tantes et les voisins, tout le monde est d’une bonté exquise.Et cependant ils commettent des actions effroyables, tout en restant bons, pitoyables, doux et innocents! On ne peut éviter que nos actes nous suivent et que si nous continuons à subir et i rechercher la dictature, qu elle soit étatiste, individuelle on antre, nous n’ayons à la fin à en payer chèrement l'expérience.10-XX-45 Al«x» GAGNON Lettre de Londres La nt également dépassé leur objec-if: (.fiambly Canton et paroisse, ibjectif >>25,500, souscrit iüü p.c.; Longueuil paroisse, objectif $450,-liO'J, souscrit 123 p.c.; Montréal-Sud, objectif $30,000, souscrit 101 Pc.; St-Basile le Grand, objectif ¦ 2 ,'lü!), souscrit 151 p.c.; Saint-I üiiibert, objectif $370,000, souscrit 101 p.c.; Chambly-Bassin, objectif $25,000, souscrit 154 p.c.•* * * Pierreville, 10.— Le comité de Pieircviller* iftnis apprend que le comté d’Yamaska a dépassé son objectif.Cette unité date $434,000, soit 102 objectif.Contrecoeur, 10.— On apprend que le comté de Verehères a dé- ! B » I J.« J I r i des boulangers indépendants de la Reclamations de la France f province.i-nnfra Nous invitons le public consora- conrre l Allemagne | niateur à coopérer et à nous aider à „ .—;—.j , .! obtenir justice et ce pour le bien 2.S”.»SttiiîS.«?-A5St- m,H™'de.laFr'i„«,VrfaifdTr!: ÉïïpXS ITouÆ'ufp.ta Un complot contre le cabinet espagnol ware $494.000; Travelers Indemnity Co., $200,000; Drury & Co., $100,-000; General Security Insurance Co.of Canada (groupe) $60,000; parafions de l’Allemagne se chiffre à $2,500 pour chaque Français, homme, femme ou enfant.Le chiffre total est de $97,940,000,000, soit Produits Alime-natires Catelli Liée, 4 70» nnn 000 non -il frnn7S,8iUUU2UU,'-0U0 «e flaHCs au taux Assurance Co., $50,000; Quebec Hospital Service Association, $40,-000; Coopératives Fédérée de Québec $25,000; Guardian Trust Co., $25,000.* * * Le comité des noms spéciaux du comité national des finances de actuel.Cette réclamation a été soumise à la conférence alliée des ré-j de qualité à tous nos clients.Les procès des chefs nazistes guerre rapporte les souscriptions j l’occupation allemande, les dépen-a souscrit à suivantes de compagnies et de par.| ses budgétaires causées par la guer-2 p.c.de son tionliers d’en dehors de la ville: i re, les pertes causées aux citoyens Corporation de la cité des Trois- français par suite de la guerre ou! Rivières, $300,000; Stadacona Mines (1944) Ltd, Rouyn, $100,000; passé son objectif sur la vente gé-' Elastic Web of Canada Ltd, -i .- " Granby, $7o,0O0; Church Society du diocèse de Québec, Québec, $70,000, Dans la Maurkie nérale; en effet cette unité a sous- ÇranJ,y> $7j,0O0; Church Society du crit à date $500,000, soit 107 p.c.de son objectif.Trois municipalités de ce comté ont dépassé leur objectif: Varen-nes, objectif $50,069, souscrit 292 p.c.; Contrecoeur, objectif $105,-000, souscrit 113 p.c.; Beloeil, ob-jedtif $65,000 souscrit 115 p.c.flé Ÿ Cap de la Madeleine, 10.— Le comité national des finances de guerre au Cap de la Madeleine nous apprend que le comté de Champlain a dépassé son objectif.Les souscriptions se chiffrent par $'920,000, soit 115 p.c.de son objectif.Quatre industries du Cap de la Madeleine ont dépassé leur objectif: St.Regis Paper, 146 p.c.; Béliveau Mfg Co., 145 p.c.; I.aurentide Silk Mills, 115 p.c.Dominions Foils, 105 p.c Saint-Tite, 10 Tite a souscrit Nuremberg, 10 (Reuters) — Joa-narations qui s est ouverte a Paris ;chjra Ribbentrop, ancien ministre hier.Les trois cinquièmes de la j jes Affaires étrangères, dirigera réclamation française, soit environ ; probablement lui-même sa propre $60,000,000,000 représentent des ; défense dans une large mesure au pertes de biens appartenant au| procès des 20 chefs nazistes; il a pays; le reste comporte le coût de déjà consacré plusieurs semaines à la préparation de sa cause.La plupart des accusés ont choisi , leur défenseur à même une liste de français par suite de la guerre ou 1200 avocats mis à leur disposition.de l’occupation.La question de Palestine Mais Wilhelm Frick, ancien protecteur de Bohême et de Moravie, Alfred Rosenbert, ancien ministre des territoires de l’est et ministre des réfugiés, et Arthur Seyss-Inquart, ancien commissaire allemand de Jérsalem, 10 (C.P.).— M.Izzat, _______________________ ______________ George Tannous, chef du bureau ara-! Hollande, n’ont pas encore choisi I es eito- b?de Londres, a critiqué hier le pré- j leurs avocats.' ^ sident Truman pour sa suggestion Rudolf Hess, qui s’est rendu en de faire admettre Î00,000i Juifs en; Angleterre en avion en 1941, subira Palestine.Il a dit; Le president sait j un examen mental approfondi que cela ne peut pas se faire sans|avant le procès.On a demandé à 1 emploi de la force., lin psychiatre, le Dr Paul Schroe- Pour résoudre le problème huma-; (jeri jg l’université de ITllinois, nitaire juif, a dit M.Tannous, U n y | 5>ji est possible de simuler des xTays qu.e.cs Ltats- ; troubles mentaux pendant aussi Les Trois-Rivières, 9 yens de la région de la Mauricie qui comprend les unités de Shawini-gan, Trois-Rivières, Grand-Mère, Champlain, Maskinongé et La Tuque, groupés sous le nom de divi.sion No l0, du 9e emprunt de la victoire, sont fiers d’apprendre qu’à cette date du 9 novembre, cet.te division est à la tête de toutes les divisions de la région nord-ouest de ',a ^aiesune a aeja pris men plus j comme le mensonge, le plus long-la province.C'est un magnifique i dPesa ^®f.im™18rants juifs et; tenips vous vous y appliquez, le succès dont il faut féliciter tous les ! nous irrite le plus, c est que ; mieux vous réussissez; et Hess a eu ouvriers de ce splendide r^‘dtat.| qai P^nttant de faire i beaucoup de temps pour s’entraî- l.es citoyens de toutes tes classes i adn?t“re P*us de Juifs en Palestine ner ^ n bonne imitation si sa ont répondu avec un enthousiasme i son* d?s.Bens nul "e voudraient pas n Les avocats de deux des accu- T 7 _ • _ XT «• : I* MU1J1C5 IIlC 11 Ictll A.JJCIlUaEH rtH33I ia PQwine A^US es avocats ne oeux oes accu- qui leur ont ,ele fuiles de souscrire ; LÇ Peuple arabe a-t-il ajouté, sés ont dcmandé un ajournement t n i c, au plus important emprunt que le ! u._ Pression oes ttats-Cnis, , nmrXc ip dAfpncpUr dp Julius • — La ville de St- eouvernement canadien a limais i et craint qu il y ait une grande in-in.Procès, i.e oeienseur ne juiuis à il .île ‘>00 ne de , {’ouv,cr,nemeni canadien a jamais inive annrès Hn onnvernn : Streicher a demandé un ajourne- ., a.j .u P-V- ne lance a travers le pays.Quelques juive aujjres cm gouverne-! .son objectif.Les industries suivan- ] chiffres intéresseront certainement j ment américain.Il a ajoute que la i di nn’U n’nvaR nas assez de tes ont egalement déliasse leur ob- i011s ]Cs citoyens oui ont contribué Palestine n est Pas un Probleine Juif , lsant d11 1 n avait pas assez de iorlif.n a Conioi t.fée 187 ne: g qiu 0,11 co,uriDue| mais un problème arabe, 'parce i lre,mPs P°ur Preparer sa cause.L’objectif total de la division 10 ! P.llf.nous voulons la paix et la liber- i L a^at du magnat des armements, était fixé à $11,225,000.Le résultat ;te dans notre paysComme les cho- L.'.PPP von B°blen u"d Ha|bach, a la date du 9 novembre courant, | SYS so,lt actuellement, dit-il, nous! dit que son client est hospitalise à ' -as notre propre gouverne- ; Salzbourg, qu’on lui a signifié l’acte Madrid, 10 (Reuters).— On a appris hier de bonne source que la police secrète ici a découvert un _ __________________________ _ ______ complot en vue de surprendre et ! les états financiers des officiers du nés, il pourra reprendre l’exercice de ses importantes fonctions.“Le premier ministre et mes collègues m’ont confié, pendant l’absence de M.Gagnon, les fonctions de trésorier provincial intérimai.re.Je me suis immédiatement mis à l’ouvrage et j’ai demandé et obtenu les rapports financiers préparés par Jes officiers du département du trésor, quant aux opérations financières se terminant le 30 septembre 1945.“Je suis heureux de donner au public des renseignements précis qui établissent, hors de tout doute, la grande compétence de M.Gagnon et la sagesse administrative de l’union nationale.“Deux faits sont surtout importants dans ces rapports: 1.Les premiers six mois de l’année financière en cours, c’est-à-dire du 1er avril au 30 septembre 1945, se terminent avec un surplus global; autrement dit, un surplus sur toutes les dépenses ordinaires, extraordinaires et de capital, au montant de $11,891,079.16.C’est une immense amélioration sur la période correspondante de la dernière année de l’administration du régime Godbout.Donc, pour les premiers six mois de la première année fiscale, sous l’Union Nationale: surplus de près de $12 millions de dollars.2—Au 30 septembre 1945, d’après d’assassiner tout le gouvernement espagnol.Douze arrestations ont été effectuées et d’autres sont attendues.Le complot, qui serait d’inspiration communiste, aurait comporté un projet d’embuscade; une réunion du cabinet devait avoir lieu hier soir au palais où loge le général Franco, à douze milles de Madrid, et les autos des ministres auraient été attaquées au retour de la réunion.Des mitrailleuses devaient être postées dans les bois afin de tirer sous le couvert de l’obscurité.D’autres rapports disent qu’on a, découvert des dépôts considérables i d’armes.Le chef de police a eu| une conférence de trois heures hier avec le ministre de l’intérieur, mai* aucun communiqué officiel n’a été publié.gouvernement, les bons du trésor, y compris le montant de $3,200,000 concernant les fiduciaires de St-Sul-pice, — car on sait que c’est grâce a une des nombreuses initiatives de I’Union Nationale si la question de St-Sulpice a été réglée et de manière juste et justifiable, — les bons du trésor, dis-je, en comprenant cette somme de $3,200,000, se totalisaient au montant de $13,700,000.“Au 31 août 1944, en prenant le pouvoir à la suite des dernières élections générales provinciales, le total des bons du trésor laissés par le régime Godbout était de $35,250,000.“Un mois après son arrivée ail pouvoir, les bons du trésor, qui étaient de $35,250,000 le 31 aoûl 1944, sous le régime Godbout, avaient été diminués d’environ $21 millions et demi.C’est-à-dire que dans un mois nous avons réduit les bons du trésor donnés par le gouvernement Godbout aux banques, d’un millipn de dollars, et qu’après douze mois, ils étaient réduits de $21,500,000.On sait qu’un bon du trésor est un billet promissoire donné au nom du gouvernement.“Je dois, de plus, attirer l’attention du public sur le fait que les émissions d’obligations qui sont arrivées à échéance, sous notre administration, ont été renouvelées à des conditions très avantageuses pour la province, et j’ai en outre le plaisir de dire que la cotation des différentes obligations de la province, sous l’Union nationale, n’onf cessé de monter depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement de M.Duplessis.“D’une manière générale, depuis que l'Union nationale a pris les rênes de l’administration, les obligations lémises par la province ont atteint un niveau très avantageux pour la province, ce qui dénote, avec de nombreuses autres preuves, une grande amélioration dans la situation financière de la province depuis que M.Gagnon est trésorier provincial et que l'Union nationale préside aux destinées de Québec.“Ces faits, d’une éloquence incontestable, réduisent à néant les déclarations incxactec et démagogiques de nos adversaires politiques relativement à la situation financière de la province”.Départ des troupes alliées de ia Tchécoslovaquie Washington, 10 (A.P.) — Le secrétariat d’Etat a annoncé hier que les Etats-Unis et la Russie projettent de retirer leurs troupes de Tchécoslovaquie pour le 1er décembre.Le communiqué dit que les forces alliées qui sont demeurées dans ce pays, ne sont plus nécessaires pour protéger le peuple tchécoslovaque contre les déprédations nazistes.que la présence des troupes alliées constitue indiscutable- M.Clement Attlee est attendu aujourd'hui même à Washington Le premier ministre anglais a quitté Londres en avion hier soir — M.King est déjà rendu aux Etats-Unis — Les pourparlers commenceront demain à bord d'un navire américain Washington, 10 (A.P.) — Le premier ministre Clement Attlee est at.tendu aujourd’hui ici, pour pren.dre part à d’historiques entretiens au sujet de la bombe atomique.Les pourparlers commenceront dimanche à bord du navire Sequoia, sur la rivière Potomac.En dépit d’une rumeur voulant que M.Staline prenne part à la conférence, on a déclaré à Londres et à Washington, que la chose est sans fondement.M.King, premier ministre du Canada, est arrivé à New-York hier, à la suite d’une traversée transatlantique à bord du Queen Mary.Londres, 9 (A.P.).— Le premier ministre de Grande-Bretagne, M.Clement Attlee, a pris l’avion hier jectif: G.A.Goulet Liée, 187 p.c.; Paul A.Roy, 164 p.c.; Acme Glove Works Ltd (Fine Gloves), 157 p.c.; Ace Glove Works Ltd (Heavy Gloves), 105 d.c.; C.E.Barbeau, 111 p.c.; Gants et Mitaines Laurenti-de* 104 p.c.; Habitant Slipper Co., 107 p.c.; Louis Fischel Glodc Ltd, 121 p.c.A Ste-Annc de la Pérade, les industries suivantes ont dépassé leur objectif: Les Produits Laitiers donne un total de $14,004,150, soit 124 pour cent de l’objectif global.L’objectif de la vente générale dans le public seulement pour la même division était de $4,560,000 el le résultât obtenu est de $6,115,-050, soit 134 pour cent de l’objectif.L’objectif de l’épargne sur les sa- Laurcntide Liée, 168 p.c.; Le Tri-||ajreSi soii la vente dans les indus- sur un objectif de des unités faisant partie de la Di-idiophomque à travers les Etats-Unis, assemblées en faveur de leur can- rai'a Ja «n ne aeceinor^ t p.c.de l'objectif, vision no 10 pour le pourcentage à M.Wise et M.Edgar Ansel Mow- didat respectif., .J u , — Le comité na- (g date du 9 novembre: | rerf soutenaient l’affirmative; le M.Maurice Duplessis portera la e Rentrai Eisenhower retournera ces de guerre, à Grand-Mère, $1,808,250, soit 141 i rabbi Morris S.Lazaron, de Balli- parole à 2 h.30, à Rrougbton-Est.j ^novcnil>,re-, Ma*s on ' p.c.; Shawinigan, $4,565,800, soit i more, et M.Carroll Binder soute- pour ' * ‘ ‘ .cot Champlain, 145 p.c.; Glovers Guill Ltd, 112 p.c.Shawinigan, 10.La vente générale et l’épargne sur le salaire ont rapporté à date $2,789,300 sur un objectif de 82,000,000, soit 139 p.c.de l’objectif.A Grand-Mère la vente générale et l’épargne sur le salaire ont rapporté $1,340.700 8900,000.soit 148 Sherbrooke, 10 tional les finances de guerre Sherbrooke, nous apprend que le comté de Richmond a dépassé son objectif sur la vente générale et l’épargne sur le salaire, en souscrivant $1.325,150, soit 100.4 p.c.Buckingham, 10.— Le comité de Buckingham nous apprend que trois autres municipalités du comté de Papineau ont dépassé leur objectif : Namur-S.Emile de Suffok, objectif $9,0(10.souscrit 106 p.c.; Cheneville, objectif $8,500, sous-cri! E35 p.c.; St-André A vélin, objectif $35,000.souscrit 102.8 p.c.Nornnda, 10.— Les mineurs de t’Abitibi ont souscrit généreusc-nent au 9ème emprunt.En effet, on ipprend que les trois grands centres Miniers de cette région, Noranda-nouyn.Val d’Or et Ainos-Lasarrc, ont dépassé leur objectif.Shawville, 10, — Le comité de Shawville nous apprend que le comté de Pontiac a atteint son objectif fixé à $570,000.Joliette, 10.— .Une nouvelle de dernière heure nous apprend que la vente générale, dans le comté de Joliette, se chiffre maintenant par $2,312.500, soit 185% de l'objectif.Lachute, 10.— On apprend que trois autres municipalités du comté n avons pas ment un fardeau pour l’économie du pays et retardent sa restaura-, lion.Le document ajoute que les ! soir pour se rendre à Washington, autorités militaires américaines re- i où H s’entretiendra arec d’autres tireraient leurs troupes pour le 1er !cbeIs d’Etat, dont le président 1 ru-décembre et que le gouvernement: man et le premier ministre King, au de Washington a appris que le gouvernement soviétique projette d’en faire autant.tries, chez les ouvriers, était de $2,-415,000.Le résultat obtenu à date $2.791,660, soit 116 pour cent de l’objectif, puant aux noms spéciaux, l’objectif qui avait été fixe à $4,250,000.a été dépassé de $847,-500, soit 119 pour cent de cet objectif.Voici maintenant le classement La campagne électorale dans la Beauce puyer l'établissement d’un Etat juif en Palestine mainftnanl?, et ce débat était diffusé sur un réseau ra se rendra à Washington ment en Palestine.Tout esTfàit pari d’accusation en le jetant sur son Le général Eisenhower les Anglais.I lit.et que l’accusé, par suite d’une 3 - New-York, 10 (C.P.).— Le rabbi ; attaque de paralysie et de troubles Stephen S.Wise, président du Con-1 mentaux, n’est pas encore au congrès mondial juif, a affirmé jeudi ! rant de cette accusation et ne peut soir que ce sont des officiers dejfmider son avocat.Le tribunal sié-l’Office colonial britannique qui ont î «era mercredi pour étudier ces fomenté les récentes émeutes arabes ! deux demandes d’ajournement, antisionnistés.M.Wise a dit au! — cours d’un débat: Ces émeutes ont : été fomentées par la Ligue arabe' sous la direction de fonctionnaires! de l’Office colonial.Le débat portait sur la question: Devons-nous ap sujet de la bombe atomique.M.Attlee a dit qu’il espère trouver un compromis qui permettra d’organiser un monde “paisible pour l'homme de la rue” et qui fera disparaître la crainte de la bombe atomique.Au cours d’un dîner offert par le lord-maire de Londres, M.Attlee a déclaré qu’il discuterait d’affaires .internationales avec MM.Truman et rrancfort, 10 (A.P.) — Les quar-; King “à la lumière, à la terrible !u-tiers généraux américains ont an- mière de la découverte de t’énergie atomique.“C’est sans pessimisme économique pour tous.” nonce hier que le général Eisenhower partirait dans un délai de quelques heures afin de témoigner devant des comités du Congrès à Washington; de sources autorisées on apprend que son voyage est lcjl]np cnpipfp Hp nt*P BISCUITS • (RATEAUX • TARTES ¦ISCUITS » I8CUIT CO.JjuuolâÆ • ^ 235 ouest, avenue Laurier CR.2167 salle de réception de l’Institut même, au bénéfice des petits orphelins.Il y aura de nombreux et manlflques j comparable dans aucun nays.Pen Ha T"! V Ad Om o A TT»s rrevi: ?e».— .A.I Y n ¦ « * v Indes el lord Chief Justice of England (président du tribunal du Banc du Roi).L’organisation eut, dès sa création.l’appui du public.Les femmes s’empressèrent de s’enrôler; le chiffre des volontaires atteignit bientôt un million.Aucun mouvement analogue et d’une telle étendue*n’est Produite do la tonnai BEURRE.OEUFS, FROMAGE H.DUBOIS & CIE PROVISIONS ni GROS HA.4274-1 • Buroaai HA.4210 273-277 EST.BUE SAINTPAUl prix de présence.Un Roûter sera servi.La plus cordiale bienvenue est réservée à tous.Institut pédagogique La partie de cartes nnuelle de l’amicale de l’Institut pédagogique aura Heu samedi, 17 novembre, à 2 h.30 de l’eprée-mldt.Toutes les anciennes et leurs amies sont cordialement Invitées.Partie de cartes de la Familiale La prochaine partie de cartes mensuelle do la Guilde de la Familiale aura lieu mercredi prochain.14 novembre .A 2 h.15 de Taprès-mldl, dans la salle des fêtes Je cette coopérative, située au no 5271 rue St-Hubert.Toutes les dames et demoiselles sont Invitées.De nombreux prix seront distribués et des arrangements ont été faits pour accommoder le plus grand nombre possible de personnes.Informations: Mme J.A.Dlonne, CA.4938.Garde d'honneur du Coeur Immaculée La réunion de la Garde d’honneur aura Heu dimanche prochain, 11 novembre, h 3 h., à la chapelle du Bon-Pasteur, 104 rue Sherbrooke est.Associés et fidèles sont cordialement Invité».Notre-Dame du Rosaire Voici la liste des prochaines retraites fermées prêchées par le R.P.Méthot, O P., à la Villa Notre-Dame du Rosaire: no-yembre.15:18.dames et demoiselles (mys-tique de 1 action catholique), inscription.^ closes: 23-25.Jeunes filles: 30-2 décembre, employées de bureau, Inscriptions closes; 8-9, Jeunes filles; 14-17, dames et demoiselles.vie Intérieure, le mystère du Christ r\r«a r*»» f 1/*»*% A 1 ~ A i _ .j _ _ .’ riant les années de guerre et les mois qui suivirent, les W.V.S.gagnèrent in reconnaissance et l’estime de millions de personnes qu’elles ont servies, aidées, soignées, secourues.Magnifiques montres pour dames et messieurs Bulova, Gruen, Tavannes, etc PRIX VARIES Choix pour tous les goûts • • • W.RIOPEL UN BIJOUTIER DE CONFIANCE 902 EST, BELANGER (pièi de la rue St-André) Tél.DO.0640 Montréal ¦iUMIRIlIllllillllMlllli préparation à la fête de Nocj.' bn "est"prié mmSM 1 à CHOIX CONSIDERABLE DE MANTEAUX DE FOURRURE N’attendez pas à la dernière minute pour acheter votre manteau de foun-ure afin d'éviter unr hausse de prix.Vous aurez aussi plus de choix en achetant dès maintenant.?Mouton de Fera» ._.#225 & #850 ?Chat Sauvage .#175 à $375 ?Rat Musqué .$250 à $400 ?Lapin teint Rat Musqué .#100 à $125 ) Assortiment complet de collets en fourrure ( \ dans toutes les couleurs à prix très modiqueg P J.A.TURCOTTE FOURRURES DE QUALITE 1590 E., Sfe-Catherine - FR 7751 «oit l'heure du jour ou de la nuit et par tous les temps.Parfois, les repas pour les victimes des bombardements aériens étaient hâtivement préparés sur des fourneaux improvisés sur place et formés de briques prises dans les débris.Avex-your besoin de bons IWrts 7 Adressez-vou# au Service 4» Librairie du "Devoir*.430 est rue Notre-Dame, Montréal iyi[Us< | >v mi .«Ma g*- * ¦"'.J : ¦ gsll c \\ '•.< mm fil ij ¦M _____ Jy - •< -m Mouton de Perse .$255 à $695 Chat Sauvage.$175 à $395 Seal Hudson (rat musqué).$395 à $550 Seal français (lapin teint).$195 à $275 (Et tout» autr» fournir» qu» vous désirai) '“ 1473 RUE AMHERST feuilleton du “dfevoir ' Le Scarabée d’Or « par Edgar Poe Oht oh! qu'est-c» que oelaf Or garçon a un» foil» dan» » Jambeal Il a été mordu par la tarentule.(Tout dé traver») , 12.(Suite) — Eh bien! vous avez donc connaissance d’une foule d’histoires qui courent, de mille rumeurs vagues relatives aux trésor enfouis quelque part sur la côte de l’Atlantique par Kidd et ses associés?En somme, tous ces bruits devaient avoir quelque fondement.Et si ces bruits duraient depuis si longtemps, et avec tant de persistance, cela ne pouvait, selon moi, tenir qu’à un fait, c’est que le trésor enfoui était resté en- (1) taire.Traduction Charles fiaude* foui.Si Kidd avait caché «on butin pendant un certain temps et l'avait ensuite repris, ces rumeurs ne seraient pas sans doute venues jusqu’à nous sous leur forme actuelle et invariable.Remarquez que les histoires en question roulent tou-jour sur des chercheurs et jamais sur des trouveurs de trésors.Si le pirate avait repris son argent, l’affaire en serait restée là.Il me semblait que quelque accident, par exemple la perte de la note qui indiquait l’endroit précis, avait dft le priver des moyens de le recou- vrer.Je supposais que cet accident était arrivé à la connaissance de ses compagnons, qui autrement n’auraient jamais su qu’un trésor avait été enfoui, et qui, par leurs recherches infructueuses, sans guide et sans notes positives, avaient donné naissance à cette rumeur universelle et à ces légendes aujourd'hui si communes.Avez-vous jamais entendu parler d’un trésor important qu’on aurait déterré sur la côte?— Jamais.— Or, il est notoire que Kidd avait accumulé d'immenses richesses.Je considérais donc comme chose sûre que la terre les gardait encore; et vous ne vous étonnerez pas trop quand je vous dirai que je sentais en moi une espérance, — une espérance qui menait presque à la certitude; — c’était que le parchemin, si singulièrement trouvé, contiendrait l’indication disparue du lieu où avait été fait le dépôt.— Mais comment avez-vous procédé?— J’exposai de nouveau le vélin au feu, après avoir augmenté la chaleur; mais rien ne parut.Je pensai que la couche de crasse pouvait Lien être pour quelque chose dans cet insuccès; aussi je nettoyai soigneusement le parchemin en versant de l’eau chaude dessus, puis je le plaçai dans une casserole de fer-blanc, le crâne en dessous, et je posai la casserole sur un réchaud de charbons allumés.Au bout de quelques minutes, la casserole étant parfaitement chauffée, je retirai la bande de vélin, et je m'aperçus, avec une joie inexprimable, qu'elle était mouchetée en plusieurs endroits de signes qui ressemblaient à des chiffres rangés en lignes.Je replaçai la chose dans la casserole, je l’y laissai encore une minute, et quand je l’eu retirai, elle était juste comme vous allez la voir.Ici, Legrand, ayant de nouveau chauffé le vélin, le soumit à mon examen.Les caractères suivants apparaissaient en rouge, grossière-nient tracés entre la tête de mort et le chevreau: 53ît +305))6*; 4826)4$.)4t); 80C* ; 48 + 8*,GÜ))85; lî(; :T*8 + 83(88) 5‘ +4G(; 88'ÜÜ*?; 8)*t(; 485); 5* + 2:*t(; 4956*2(5*—4)8Ï8' ;4(M592 85); )6j-8(4tt; l(t9; 48081; 8,8tl ; 48 + 85; 4)485 + 528806*81 (t9; 48 ; (88, 4(t?34; 48)4*; 161; :188;*?; Mais, — dis-je, en lui rendant la bande de vélin, — je n’y vois pas plus clair.Si tous les trésors de Golconde devaient être pour moi le prix de la solution de cette énigme, je serais parfaitement sûr de ne pas les gagner.— Et cependant, — dit Legrand, — la solution n’est certainement pas aussi difficile qu’on se l’imaginerait au premier coup d’oeil.Ces caractères, comme chacun pourrait le deviner facilement, forment un chiffre, c’est-à-lrie qu’ils présentent un sens; mais d’après ce que nous savons de Kidd, je ne devais pas le supposer capable de fabriquer un échantillon de cryptographie bien abstruse.Je jugeai donc tout d’abord que celui-ci était d’une espèce simple, — tel cependant qu’à l’intelligence grossière du marin il dût paraître absolument insoluble sans la clef.— Et vous l’avez résolu, vraiment ? honte et sa fierté a remplacé les dieux dans le drame.C’est là qu’i: faut voir l’explica- J lion à cet invincible désir qu’a l’homme de changer son âme pour celle plus pure, plus sensible et plus noble d’un héros inventé par lui.Oh! sans doute, les autres arts permettent aussi à l’homme de se sentir meilleur et de prendre conscience de sa grandeur, mais le théâtre a cet avantage sur tous les autres de faire s’évader toute une foule à la fois, de faire participer aux mêmes rires et aux mêmes pleurs des hommes de caractère et de tempérament différents.De même que du besoin de pain est né le laboureur et le boulanger, du besoin d’oublier la vie est ne l’étrange métier de comédien.Btrange, parce qu’il est le plus faux et le plus vrai, le plus honteux et à sa façon le plus noble des métiers.Prendre tous les jours la peau d’un autre, exprimer tous les jours des sentiments qui ne sont pas les siens, assujettir son âme et son corps à des paroles qui ne viennent pas de soi, pleurer quand l’on veut rire et rire quand l’on veut pleurer ou quand tout nous indiffère, telle est la fausseté d’un métier qui a par contre son hutpaine vérité.Un forgeron peut frapper sur son enclume et rêver de fleurs, de sources et de sous-bois; un boulanger peut pétrir sa pâte en rêvant de joie pleine et de bonheur sans accroc; un employé de bureau peut aligner tous les jours des chiffres à côté d’autres chiffres et rêver en même temps de quelque beau son- net, le comédien ne fai* que son métier qui est de rêver.Le forge- | ron, le boulanger et l’employé de j bureau, à cause même de leurs rê- j ves, peuvent ne lias aimer leur mé- | tier et même le haïr; le comédien, | lui, toujours aime son metier.On n’a jamais rencontré dans la vie et dans les livres un comédien qui n’aimât pas son métier.Pour faire un vilain raisonnement, nous dirons que le métier de comédien est l’un des plus près de la vérité en ceci que, sent peut-être de tous les métiers, il permet de ne vivre qu’une .vie, une des plus attirantes et la plus humaine, celle du rêve.La viè et l’oeuvre de William Shakespeare par Fernand Baldensperger (Editions de l'Arbre) Le conte des sept glaives1 On trouve toujours profit, et parfois grand agrément, i à l’opposé de Shakespeare, génie musical, Ariel, maître à écouter ou lire un spécialiste qui joint une solide culture I souverain de tous les rythmes.Dans quel sens faut-il en* Sans doute, hors des planches, le comédien doit, comme le reste des mortels et même plus qu’eux, faire face aux multiples problèmes prosaïques de tous les jours.Ce retour subit à la réalité est même ce qu’il y a de plus déprimant dans le métier.Le moment intermédiaire entre le rêve et la vie est une déception toujours renouvelée chez le comédien.Phèdre encore en larmes, toute frémissante de la passion meurtrière qui l’épuise, sort de la scène pour regarder, éperdue les personnes qui lui apportent d’une voix banale leurs félicitations, qui ne semblent pas.enfin avoir participé au drame où elle s’était jetée de toutes ses forces.Ce doit être avec une sorte de désillusion que le comédien revêt son costume de tous les jours et qu’il tombe brutalement du rêve féerique et royal où il était empereur, ou amoureux de la plus éclatante et merveilleuse beauté, l’oreille encore pleine des beaux vers sonores, pour constater pour la millième fois qu’il n’est qu’un comédien.Cette transition répétée du rêve euphorique à la vie plate et inutile ne peut entraîner qu’un désenchantement et une sorte de cynisme un peu désabusé.Les plus intelligents savent s’en prévenir en attachant à leur art tout son prix.D'autres, au contraire, font du cabotinage, d’autres enfin | se laissent dériver vers une sorte de dégoût qui n’engendre rien de bon.P faut avoir une rape maîtrise de ses facultés pour résister à cette vie sans en laisser transpirer ce qu’il y a de mauvais dans les relations de tous les jours.Que de choses dures et méchan.tes n’a-t-on pas dites sur le comédien?Combien de gens qui vont l’applaudir au théâtre et conservent son portrait, seraient des plus gênés d’avoir à se promener publiquement avec lui?Pourquoi?Pour des préjugés d’abord et des raisons de convenance.Le premier reproche qu’on lui fait, est de vivre en marge de la société.Comme l’on n’adme* pas qu’un homme passe sa vie à pêcher et à regarder s’il va pleuvoir, l’on n’admet pas qu’un homme qui a de bons bras et des jambes solides s’amuse à déclamer, à pleurer et à rire, sans rien faire d’autre.Le comédien n’est d’ailleurs pas le seul à souffrir de cette déformation du jugement populaire, le poète, le musicien et le pein-tre ont à se plaindre, à un degré moindre sans doute, du même ostracisme de la convenance.De plus, l’on a tissé autour du comédien un voile pourpre taché de boue, derrière lequel il nous apparaît comme un monstre de vanité, d’orgueil, d’ambition, de jalousie et d’impureté.De simples histoires de coulisses où se mêlaient aussi des vérités rriédisantes, l’on a fabriqué un barème pour juger toute une corporation.Cette hostilité méprisante qui a régné durant plusieurs siècles et régne encore autour du comédien s’explique par le fait qu’au temps des moeurs plus sévères, le pauvre comédien s’est vu accablé de l’anathe-me de toutes les bonnes gens.Et générale à des lumières sur un sujet donné.Mais un écrivain peut-il, sans présomption, prétendre dire du nouveau sur le géant de la littérature anglaise, objet et inspirateur d’une bibliographie immense?Et pat-dessus le marché, un écrivain de langue française?Eh! oui, depuis Saint-Evre-mond et Voltaire, nombre de Français admirent Shakespeare et l’observateur attentif glane de l’inédit dans le pays le mieux cattographié, surtout quand le complexe et de hautes altitudes s’ajoutent à l’étendue.D’ailleurs, l’énigme Shakespeare, — si énigme il y a, — reste insoluble, malgré toute l’ingéniosité de commentateurs et critiques à découvrir — ou masquer — le vrai Shakespeare, quelques siècles après sa mort.Comment certains critiques ne se sont-ils pas rendu compte qu’en substituant, par exemple.Bacon à l’acteur de Stratford, iis ne faisaient qu’épaissir le mystère?Qui éclaircira jamais l’inexplicable du génie?La réunion de toutes les qualités complexes de Shakespeare dans le même homme est une grande merveille, mais joindre l’esprit abstrait de l'auteur des Eitais à la sensibilité et à la puissante imagination de l'auteyr de la Tempête, cela dépasse les limites de la grandeur humaine.M.Baldensperger, le traducteur des Sonnets, est tout le contraire d’un esprit alambiqué et chimérique.Les explications les plus naturelles ne lui répugnent pas, et loin de lui l’idée de torturer les maigres données de l’Histoire et de l'état civil.Par exemple, (on dirait qu’il n’a jamais lu Chesterton), il ne s’inquiète pas de savoir si notre dramaturge était catholique ou protestant (il note simplement son manque de fanatisme et de mysticisme) et l’équivoque de certains sonnets adressés à Southampton ne le trouble pas.Là où quelques exégètes flairent du vice, il perçoit des licences poétiques, tout simplement.Au lieu d’une biographie romancée, heureusement impossible, une biographie “intellectuelle”.C’est plus mâle et plus utile.La vie de l’homme (le peu que nous en savons) éclaire l’oeuvre et l’oeuvre éclaire la vie.Du moins, telle est l’intéressante, mais difficile, sinon impossible, tentative d’un lettré.D’abord, comme l’a dit excellemment Charles du Bos dans Approximations, “empire dans un empire, tout-puissant, mais invisible, Shakespeare disparaît dans son oeuvre”.Ce caractère forcément impersonnel du théâtre du plus souple et universel créateur de personnages accroît les difficultés de l’entreprise du biographe qui cherche à entrevoir l’homme à travers l’auteur.Mais si Shakespeare “disparaît dans son oeuvre”, pour devenir la voix multiple de la nature et de l’humanité, n’exprime-'t-il pas pa'fois si;s propres idées et sentiments par la bouche de ses personnages?L’encre invisible, l’envers d’une tapisserie ou d’un tableau révèlent de même aux initiés des secrets bien cachés au vulgaire.C’est ici qu’intervient l’érudition, fruit d’années d’étude.Des notations judicieuses et l’analyse des principales pièces du maître, jointes à des rapprochements historiques, peuvent nous révéler l’évolution d’un génie, si on prend soin de le situer dans son milieu et son temps.Malgré la dispersion d’une oeuvre dramatique et d’une vie d’actenr, un philosophe ne réussira-t-il pas à dégager d’une masse assez hétéroclite, composée de matériaux en partit d’emprunt, quleques idées générales et même une philosophie pratique?A cet égard, Shakespeare se révèle bien Anglais, ennemi des systèmes et des généralisations et plein de modération et de bon sens.L’Occasion, la Fortune, le Destin.ces legs de la Renaissance et de l’Antiquité, grands leviers de la comédie et de la tragédie, cèdent la place dans tendre alors la remarque de Châties du Bos: (Tolstoï) “l’homme qui avec Shakespeare fut le plus grand peintre de ce qui est”?Sans doute dans un sens psychologique.Réaliste en même temps que poète, Shakespeare prend le monde tel qu’il est avec ses laideurs et ses beautés, et Protée porté sur les ailes de la musique, il devient tous les êtres successivement, il prend tous les visages et toutes les voix.Visuel, mais surtout psychologue et musicien.Seul Dante réalise en littérature, sur les sommets, l’union presque égale du don du musicien et du don du peintre que réalise dans la plaine, où flotte la nostalgie de paysages plus variés, l’auteur de Faerie Queen, Spenser, le contemporain de Shakespeare.Sut la grisaille d’une oeuvre de lettré plutôt que de poète et de penseur, tranchent, comme des taches écarlates une couple de remarques de grande portée.Par exemple, Baldensperger montre qu’à l’inverse de tant de gloires anglaises, Shakespeare est le poète de la forêt, et non de la mer.C’est dans les bois du Warwickshire, “coeur de l'Angleterre”, qu’il a fait la connaissance des fées, des sylphides, des elfes et des gnomes et qu’il a découvert la poésie du monde et tout un trésor d’images.La forêt évoque les druides, Merlin et les légendes celtiques.' L'auteur n’en souffle mot, mais à mon avis, Shakespeare (voir les études anglaises d’André Chevrillon) avait du Celte, et la vraie énigme à son sujet serait qu’il fût pur Anglais.L’autre remarque dont je parle se rapporte à Othello.Les plus sincères admirateurs du poète ne peuvent s’empêcher de trouver le More de Venise un peu sot et fort barbare.Mais si le fameux mouchoir dont s'est départie Desdémone représentait pour son mari, Ethiopien transporté en Occident, un fétiche, tout s’éclaire et un incident insignifiant prend, d’autres proportions.Voilà de la critique féconde qui fouille, comme un projecteur, les ténèbres d’un sujet! Mais M.Baldensperger n’est pas un Clerics du Bos et l’acuité pénétrante du regard est chez lui exceptionnelle.Je ne déteste pas toutefois son genre ondoyant et l'allure tranquille et élégante de ses phrases.Mais allez donc saisir ces fugitives lueurs et ramener au centre d'une synthèse une pensée un peu floue.Ce n’est pas un livre d’initiation.Il s’adresse à un public cultivé qui connaît Shakespeare et il nous invite à étudier le grand dramaturge à des points de vue nouveaux, sous l’empire des préoccupations de notre époque tragique et avec l’idée de tirer d’une des oeuvres capitales de notre Occident tous les enseignements qu'elle comporte sous le rapport passionnei, politique, religieux, etc Lorsqu’une publicité effrontée dresse sur des piédestals intouchables des nabots de l’art, il est d’un comique amer de mesurer la revision des valeurs dont l’auteur d’Hamlet a été l’objet au cours des siècles.Shakespeare paraissait barbare aux Français d’autrefois et les Hindous le trouvent étriqué, superficiel et immoral.Tolstoï ne l’a pas plus ménagé que Beethoven et Michel-Ange.Cet ami et protégé des aristocrates de son temps n’est pas le poète des prolé taires.Plein de sympathie pour les humbles et les petits, il les traite en comparses sur la scène du monde, au scandale des démagogues et des bolchevisants.Liée au destin de l’Angleterre dans le monde, comme le dit M.Baldensperger, l’immortalité de Shakespeare est aus,M liée au destin de notre civilisation occidentale.Rongée à l’intérieur par bien des virus, par l’anarchie sociale, qu’ont aggravée bien des guerres fratricides, cette civilisation voit se dresser devant elle les masses asiatiques, et leurs dieux Rien de plus difficile que la poésie religieuse.Les Livres saints, les grands mystiques comme saint Jean de la Croix, comme le bienheureux Henri Suzo ont tout dit.Après eux, il ne reste plus rien à glaner, semble-t-il.Les écrivains classiques du grand siècle se mettaient à l’école des anciens, il est vrai, mais Homère, Virgile n’étaient pas rependant des poètes inspirés au sens propre du mot.On pouvait les suivre de loin, et, si parfois, il y avait quelque outrecuidance présomptueuse, on ne risquait pas da jouer avec les choies saintes.Cela est vrai, mais, d’un autre côté, pourquoi serait-il interdit a une âme croyante, à un poète vraiment catholique de parier de ce qui lui tient le plus à coeur?On accepte que le moindre des lyriques nous fasse part de ses amours, des joies que lui procure la présence de l’être aimé et des malheurs de l’absence ou de la déception.11 arrive même que des poètes plus prosaïques mettent en vers leurs plaisirs monotones de tous les Jours, leur égoïsme même.Et l’écrivain catholique n’aurait pas le droit de chanter ce qui l’émeut le plus!.S’il estime cependant qu’il peut aussi bien parler de l’amour divin que de l’amour profane, le poète catholique se trouve pourtant embarrassé.Il est plus gêné encore que le poète profane.Comme nous disions, pour lui, il serait sans dou te présomptueux de se laisser aller à Limitation des "rands poètes inspirés et des gn écrivains de la spiritualité.Ne court-il pas un autre grand risque et plus langersux encore pour la vi>iem son oeuvre?Ce danger est celui de ne pas se dégager de la phraséologie, des clichés et des banalités toutes prêtes que l’on trouve dans maints ouvra ges qu’on appelle pieux, dans tant de cantiques dont les bonnes intentions ne peuvent fajfc* oublier la pauvreté du style.La tâche d’un écrivain qui consent à se laisser guider par une inspiration religieuse n’est donc pas très facile.Pourtant, depuis plusieurs décades, nous avons été témoins d’une merveilleuse renaissance dans la littérature religieuse de la France.De grands écrivains même et qui comptent aux yeux du grand public parmi les artistes les plus célèbres du temps ont osé (et pour plusieurs cela paraissait une aussi grande hardiesse que s’ils s’étaient abandonnés à une inspiration ris- Pour compléter votre bibliothèque moriole le Conte des Sept Glaives par Ruth Lafleur-Hétu • Aux dévots de la Vierge des Douleurs "Toi qui traverses la vie avec le coeur en fardeau, prends et lis Edition de luxe, numérotée.Tirage limité.PRIX : $1.25 les oeuvres de la maturité à la Volonté qui forge son propre destin.“Sois toi-même”, tel est le précepte bien I hostiles, et leur art différent, goethéen qu’on peut tirer des dernières grandes oeuvres shakespeariennes.Combien de personnes ont le courage d’être elles-mêmes dans la vie et dans l’art?Génie essentiellement visuel, Goethe se tient, dans l’ordre des esprits, ALCESTE SAMEDI PROCHAIN M.Duhamel à Saint-Benoît-du-Lac, par Don Raoul Hamel, O.S.B.tjuée), ils se sont voués à une littérature purement et presque exclusivement chrétienne.Francis Jammes dans les dernières années de sa vie n’était plus guère qu’un écrivain religieux et il avait peut-être plus de succès que lorsqu’il publiait ses premières oeuvres.Louis Le Cardonnei, Louis Mercier ne craignaient pas de consacrer tout leur talent à chapter leur religion.Les noms de ces écrivains purement catholiques se comptent par dizaines.Le plus grand d’entre eux, Paul Claudel, est même devenu un écrivain d’importance universelle; et pourtant depuis dix, quinze ans, il ne traite plus que de sujets religieux.Chez nous, ce n’est le plus souvent qu’à la rencontre et en passant qu’on se risque dans ce domaine.On peut cependant nommer, parmi les femmes, Rina Las-nier et Jeanne L’Archevèque-Du-guay.Mme Ruth Lafleur-Hétu, avec une belle hardiesse, vient justement de nous présenter des poèmes qui sont aussi des méditations à la gloire de la Sainte Vierge.Dans ces poèmes, ces versets, l’auteur interrompt sa prière, semble-t-il, pour chanter, et elle interrompt son chant pour prier, tant la prière et la poésie sont intimement mêlés.Pour la définir nous pourrions dire que le Conte des sept Glaives se compose de modestes et amoureuses paraphrases qui, invinciblement, prennent la forme musicale et poétique, lorsque l’écrivain, pour un moment, ferme lk> livre qu’elle lit avec amour.Ces poèmes d’une modestie exquise sont en quelque sorte les signets qu’introduit dans ses lectures préférées une leçtrice enthou.siaste, aux plus beaux passages des livres quelle préfère.Ce recueil, édité avec un luxe discret, nous fait songer à ces vitraux du moyen âge, où le donateur, la donatrice se laissaient voir à genoux dans un angle.(1) Volume de luxe, numéroté, 2 couleurs, édité aux Editions du Lévrier, Dans la grande fresque de Catherine Emmerich, Mme Ruth Lafleur-Hétu a pris sa petite place avec la modestie du poète véritable et, pendant que la grande mystique contemple le Christ, elle porte ses yeux vers Notre-Dame-des-Douleurs et entonne de petits poèmes discrets.Discrétion, modestie et musicalité véritable, ce sont là les qualités d’un recueil comme nous n’en voyons guère chez nous, recueil de poèmes qui sont des prières et des prières qui sont des poemes.Marguerite BRUNET >3.sv.Empress.Ottawa Tél.2-7363 5373 N.-D.«Je GrSce Tél.WV 6763 Montréal «2S> NOUVEAUTES LE CONTE FANTASTIQUE AU XIXe SIÈCLE John-A.Cuischard, M.A., Ph.D.L'histoire et le développement du conte fantastique en Allemagne, aux Etats-Unis, en France, en Angleterre et en Russie.PRINCIPAUX AUTEURS ETUDIES : Richter • Hoffmann • La Motte Fouqué • Keller • Baumbach • Irving • Poe • .O'Brien • Harris • Crawford • Balzac • Gautier • Flaubert • Daudet • Mendès • France • Maupassant • Scott • Oliphant • Stevenson • Doyle • Kipling • Tolstoï, etc.180 pages : $1.00 (par la poste : $1.10) MIROIRS DÉFORMANTS Claude Aubry La société présentée avec ses travers les plus marquants.Les petites manies des petits et des grands hommes y sont mises au grand jour.208 pages : $1.00 (par la poste : $1.10) FIDES 25 est, rue Saint-jacques MONTREAL - PL 8335* FIDES Sao Paulo aujourd’hui qu’on admet le métier de comédien à côté de celui de l’écrivain, la fausse impression de trouble qui l’isole n’est pas encore complètement disparue.il serait vain de le nier: il y a de la vanité chez le comédien, de la , vanité et de l’orgueil.Car il faut ¦ un rare contrôle de son imagination pour demeurer humble au théâtre.Bercé par l’applaudissement unanime de milliers de personnes, recevant tous les jours des marques d’adulation, incarnant les plus nobles héros, il ne se peut pas que tout cela passe sur le comédien comme de l’eau sur une pierre.Ces gens-là ont une sensi.bilité décuplée qui ne leur permet pas toujours de regarder les choses comme elles sont.Sans excuser le cabotinage, on peut essayer de le comprendre.Vous et moi ne résisterions probablement pas à l’afflux journalier des louanges d’une foule.Le cas est très marqué, par exemple, chez les orateurs.Et pourtant il n’y a rien d’aussi détestable que cette vanité trop apparente, que ce prolongement dans la vie de tous les jours des gestes et des phrases qui sentent la rampe et la galerie.Triste et lourde contingence d’un art qui en a bien d’autres t Considéré en regard de sa fonction et de son origine, le métier de comédien recouvre sa noblesse.Le comédien remplit ici-bas un rôle utile.Il nous berce de scs fantaisies, il ouvre des échappées vers le rêve, irréel mais par cela même plus cher.Ainsi il console des tristesses de la dure réalité, cai* il fait vivre des instants de pure joie et l’impression vive de nobles sentiments.Ainsi comprise, quelle tâche plus magnifique que celle de montrer aux hommes la noblesse de la douleur et la possibilité toujours renouvelée de la joie, quelle mission plus noble que celle d’aider aux plus bumbles mortels à accepter chaque jour, de lui apprendre à l'illuminer du rêve?Le comédien est aussi nécessaire à la société que l’ouvrier qui répare les serrures, que l’homme d affaires qui donne du travail.comédien répond à une exigence de l’homme, celle de communier en compagnie de malheureux et de pécheurs comme lui à un même rêve qui rende heureuse toute une foule, une foule qui s’est assemblée avec un esprit libre de tous soucis, avec une imagination en éveil et la bonne volonté de fraterniser.Dans la cité heureuse, cet amuseur public, ce courtisan de toute une foule, cet être qui n’est iamais lui-même, ce personnage qui étale ses passions et les secrets de son coeur devant tout le monde, a droit à la // il Amour tenace Par Adrienne Maillet (Extraits d'une causerie prononcée d la radio par le colonel Marquis, conservateur de la Bibliothèque de la Législature de la province de Québec).Je me défie autant du titre d’un volume que d’une inscription sur Ce qu’il y a de particulièrement remarquable, dans son roman, c’est plutôt cette perle rare qu’elle met en évidence, qui s’appelle un homme honnête, fidèle à ses principes, ayant une claire vision de ses devoirs et de sa responsabilité.J’ajoute que le roman d’Adrien-ne Maillet est vivant et qu’il y a des chapitres fort remarquables, sur lesquels j’ai dû glisser, a cause du manque de temps à ma dispo- une épitaphe * dans un cimetière silion- Les lecteurs ('ui aiment ,es une epitapne, dans un cimeuçre.choses étranges, v trouveront, en- On sait le vieux proverbe: “Men.leur comme une épitaphe”.Je parle d’autrefois.Aujourd’hui, on est plus sobre, mais parcourez les vieux cimetières.Le roman dont je viens vous entretenir, ce soir, se présente, dans la vitrine des libraires, avec une écharpe portant, en lettres noires, ces trois mots: “Original, captivant, pathétique”.Comme tire-l'oeil, il serait difficile de trouver une trinité d’épithètes plus ronflantes, et c’est pourquoi je craignais d’être déçu en ouvrant le bouquin pour le parcourir.Mais non! bien au contraire, et il me fait plaisir de reconnaître ici qu’Adrienne Maillet non seulement a une imagination fertile, mais un sens psychologique pénétrant, incisif, et que son riche vocabulaire lui permet de bien développer sa pensée, bien que, parfois, un peu court vêtue.H y a une chose que je voudrais signaler, dès le début: c’est que le titre donné au roman ne rend pas justice à celui-ci.Depuis presque toujours, le mot amour est pris en j mauvaise part et porte au badinage.' Un livre qu’il faut lire La santé pour tous par l’alimentation rationnelle On apprend dans ce livre comment restaurer à l’organisme l'énergie, comment acquérir l'entrain qu'exigent nos labeurs, notre profession, nos occupations sédentaires ou autres., On se lasse de tout, exçepté de la santé SH VENT* PARTOUT i Montréal : Granger, Boouchomln, Rony, Eaton, Librairie du "Devoir", Dupuis Frères Québec : L'"Action Catholique", Librairie Garneau Quartier Latin Prix : $2.00; par la poste : $2.10 Edit* par: Les Etudes de la Nature Humaine Enrg.8, rue Dickson — Québec môme place que le poète, parce que, comme le poète, il fait rêver et ar .de plus il tire sa poésie, non «eu-lemcnt du verbe, mais aussi de son corps, ce pauvre corps offert à la risée et à l’émotion de tous.Je n’ai pas oublié la part du dramaturge dans le jeu du comédien.Tout ce que le dramaturge écrit, le comédien le recrée, pour lui-même et pour les spectateurs et en ceci il mérite lui aussi le titre de poète, moins pur peut-être que l’autre, mais plus accessible au commun des hommes.Pour terminer nous ne recommanderons à personne d’embrasser la profession de comédien en raison même de son étrangeté et des pénibles déceptions qu'elle apporte.Pensez qu’un comédien passé l’âge de cinquante ans a termine sa carrière et que d’ordinaire c est un, homme pas très riche! André LANGEVihi y trouveront, entre autres, la description d’un combat de taureaux à Toulouse, qui provoquera, chez eux, sinon une admiration pour ces joutes sanguinaires, du moins une forte admiration pour le style alerte de l’auteur, qui nous fait passer par toutes les péripéties des émotions que provoquent de tels combats, chez les personnes sensibles, comme le sont la plupart des femmes.Ce récit, non indispensable, si l'on veut, ajoute tout de même du pittoresque au volume.Bref, nous avons passé deux petites veillées très agréables à lire Amour Tenace, et nous ne croyons pas avoir perdu notre temps.Evidemment.cet auteur féminin, corn-me l'autre dont je parlais ici la semaine dernière — Geneviève de la Tour Fondue — n’ont pas encore la subtilité ni l’analyse psychologique de certains romanciers de la vieille France, mais Adrienne Maillet possède des connaissances assez profondes du coeur humain et de nos moeurs, pour être capable de faire un tableau fort intéressant, tableau que le lecteur aura du plaisir à étudier.C’est pourquoi je ne crains pas de «lire que son roman en est un que Ton peut mettre entre les mains de notre jeunes' se, sans qu’il y ait danger de faire surgir, dans son esprit, des images qui ne seraient pas conformes à la saine formation que Ton donne dans nos institutions d’enseigne-mejit.Nul doute que certains “re tours d’Europe” vont sourire en U saut cette finale, mais je me fiche passablement de leurs sourires mo.queurs car, chez nous, la vertu a encore des admirateurs, Dieu merci! OUVRAGES REMARQUABLES Retenez !• "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphone* au «etvtce du tirage.BElatr 3361* s 11 vou* donnera l'adr**** d'un dépoaltalre d* voir* voisinage.I Duhamel, dans ses plus beaux textes $0.35 La vie paroissiale et l’Action catholique .$1.00 Les devoirs de la femme dans la vie sociale et politique (S.S.Pie XII) • • • $0.10 REEDITIONS : Le beau risque, F.HERTEL.$0.75 Comment aimer pour être heureux, A.-M.COUVREUR.$°-75 Je fais mon action de grices, A.VILLENEUVE, ptre.• • $0'50 QUATRE VOLUMES de ROGER BRIEN de l'Académie canadienne-française Ville-Marie, 80 pages.$0.60 Sourires d’enfants, 168 pages .^.$1.00 Les yeux sur nos temps, 150 pages.$1.00 Chant d’amour, 140 pages .• $100 Livre de luxe sur papier Japon : $2.00 (4) "Tout* ion «*uvr* 6* dUtingu* par un* tmp*ccabl* haut*ur d ln*-piratton.” — Lionel Groulx, ptr* FIDES 25 est, rue Saint-Jacques MONTREAL - PL.8335* VENEZ VISITER NOTRE LIBRAIRIE GENERAI FIDES Paul* Samedi, 10 novembre 1945 “Nous ferons Tavenir” Par François Hertel Programmes spéciaux RADIO-CANADA: « 00 p.m.M.QBORDES DUHAMEL.— M.Georges Duhamel, secrétaire de l’Académie française, donnera une causerie fc Radlo-Oanada.samedi, sous les auspices de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.La causerie du célèbre écrivain a pour titre; L’Intelligence française et la guerre.Cette causerie aéra relayée de Montréal par les postes du secteur français de Radio-Canada.Sommaire des postes locaux CBT-WO kllaefeles UUU Airs cropérettes.12.30 Nouvelles BBC.12.35 Réveil rural.12.59 tUsn*>-noraira 1.00 Alouettes.1.15 leadi-journal.1.25 Intermède.1.30 Chambre de Gommer.• ce.2.00 Relaie NBO.2.30 Opéra.5.02 Programme musical.6.00 Oeo.Duhamel.e.15 Radlo-journa, 6.25 Croix-Rouge.6.30 Ma chanson.6.45 Musique léaére 7.00 Questionnaire de la Jeunesse 7.30 Sports extra.7.45 Heure dominicale.500 Céleste et Valentin.30 Ici l'on chante.9.00 Radio-Journal 9.05 Qouret.10.30 Concert d’orgue.r.,00 Alra d’opérette.Ÿi&'&M ddaUa“ 12.00 Nouveliee 12.03 Pin des émissions CBM-91r Kllorcnr* 12 00 Nouvelles BBC.i2.i3 bpnrta et jeunesse.12.30 Histoire en musique 12.59 Signal-horaire.« ou ttaaiu- ioui usj 1.15 La Croix-ittiuge.1 30 On veut savoir, 1 45 Intermède.2.00 Orchestre.2.15 Football.5.00 Radio-tourna) 5.02 Salle de musique.5.30 Eyes front.5.55 9e emprunt.6.00 Musique de danse.6.15 Radlo-loumal 6.30 9e emprunt.* H!1» N-iijyttiif* i# HBO.7.00 Tommy Dorsey.7.15 Heure gaélique 7.30 Chronique du samedi m 12.43 1.00 1.30 2.00 2.15 2.30 3.00 400 4 15 4.20 4.45 5-00 6.00 6.15 0 30 6.40 6.45 7.00 7.15 7.30 7.45 8.00 8.30 6 55 9.00 9 30 9.45 10.00 10.43 10.5» 11 00 11.15 11.30 12.00 1.00 8.00 Share the wealth.8.30 Samedi soir.9.00 Nouvelles.9.05 Qouret.10.30 Relais 11.00 Musique des prairies.11.15 Relais de la BUO.U 00 Nouvel)* CKAC-739 kilocycles Midi Nouveiiea 12.10 Musique d’orgue.Programme rural Musique en dînant.Parade de» «noeitea.Ecole de musique.Amis de l’Art, t-apauit» mélodiques Samedi musical.Conservatoire Musique légère.Svénemeov -«elaua CK AC ce soir Nouvelles.Musique légère.Relais CBS St-Jean-Baptlste.A l’honneur.Forum as «par* Piece du jour.Nouvelles de obes nous Politique.Cours d’anglais.La bonne chanson.Musique militaire.Dick Haynes Réminiscences.' hose.'.O - temps Docteur Morhangee.Politique.Diables rouges.Danse.Nouvel!* Orgue.Bonjotr les «nortlts Orch Programme spécial pour Navy Day.*ouveuee CPCF-5SU allocyclM Midi MSlodl* 12.15 Musique.12.30 Studio.12.45 Dîner 1.05 studio.1.15 Trans-Atlantlo qui* 1.45 Ensemble instrumental.« 30 Opera.2.30 Heure du tb*.8.45 Studio.8.00 Sérénade.8.15 Nouvelle» 8 25 Ce soir.6.30 Mélodies chaneeus* 1.00 Good old days 7.30 Musiqua.MO Orch.de Boston.9 30 Sweet and swing.9.45 Causerie.10.00 Café cosmoT'ti* 10.30 Nouvel;*.11.00 Le raconteur 11.15 Musique de dan* 11.30 Dan*.11.53 Nouvel!* CHLP-14B0 kilocycles Midi Heure feminine.1.00 Radio-Journal 1.10 Heure féminine.2.00 Orchestre.3.13 Marine canadienne.2.30 Concert master.2.45 Fanfare 3 00 Fanfare.4.00 Musique classique.4.30 Parade des vedettes.3.00 Thé dansant.3.20 CHLP ce eoU.8.23 Nouveil*.5.30 Radio-spécial.6.00 Nouveliee.6.15 Méli-mélo.6.29 Température 6.30 Musique.6.43 Chansons françaises.7.00 Un peu de tout.7 30 Vieil)* gens, vieilles choses.7.33 Nouveil*.8 00 Mélodies.8.30 Swing 9.00 Musique 9.30 Tin Pan Alley.10.00 Orch Oliver.10.15 Nouveil* 10 30 Orch.de dan*.11.00 Heure.Depuis quelques années déjà I pour devenir une vie.Le domaine rrançois Hertel mène une campa-1 économique ne saurait être négligé service de ses ! et l’achat chez nous avec ses multi- gne puissante au Dimanche, 10 novembre 1945 Sommaire des postes locaux CBF-*90 kllocvrln 9.00 Radio-tournai 9 05 Pot-pourri musical.9.30 Programme musical.1U.ÜU Requiem.11.30 Jardin de la mélodie.Midi ODëras 12.30 Violon.12.45 On veut savoir 12 .-i* bjgnai-tioraire 1.00 Fiançais sur je vif.j 15 Rudio-juuruaj 1.25 Intermède.1 30 Radio-Collège.2.30 Préparons l’avtalr.2.00 Mélodies.3.30 Chansonnettes , 4.00 Jazz.4 30 Radio-Collège.500 Piano.5.30 Heure dominicale.6.00 Musique.« 15 -tadi iiuri>R.i 6.30 M.Eustache LetelUer de St-Just.6.45 Radio-Collège.7.00 Le mot S.V P.7.30 Sérénade aux êtotl* 8 00 Voix du paye.8.30 Le Jour du souvenir.9 00 Hlstolies ot ouei unes.9 30 I album de musique familière in 0t.P'dio-'nurnai 10 15 Actualités universitai- res.10.30 Concert.11 UU Airs a op«ras 11 15 Jazz.11.30 OrchMtre de dan* 12 00 Minuit: Radio-journal 12 03 Fin des émissions JBM-94Ü kilocycles 9 00 Radio-joumaj 9 15 Récital de olano 9.30 The Way of Spirit.1 i iviMivelirs 10 05 Lea hehdos anglais 10 30 Le Javdlnlei ontarien 10.45 Concert 10.55 Service religieux.Mid) Nouvelles de BBC ¦2 ’è l'Hiiserie 12.30 Musique.12.59 dlguai-noratre 1.00 Musique 1.15 Just mary.1.30 Canadian Party.'ii" 2.04 Commentalr*.2.15 Causerie 2 30 Hervtee religieux 2A5 Souvenir.3.00 Chefs-d'oeuvre de la musique.4 30 Church on the -lr.5.00 Radio-tournai 5.03 Concert.5.30 Stars of to-morrow.6.00 Music-hall 8 30 Reportages.6.45 Nouvelles BBC.7.00 Mozart.7.30 Sérénade aux étoiles 8.00 Charlie McCarthy.8.45 Causerie.9.00 us theatre anglais 9.30 Album de musique.10 00 Radio-journal 10 15 Recital de chant 10.30 Concert du dimanche.11.00 Le Jour du souvenir.11 13 causerie.11.30 Musique.12 00 Nouveil*.12.03 Fin d* émissions CKAC-73* kilocycles 800 Nouveil* 8 05 Orgue 8.30 The Jubiiair* 8 45 Bennett Sisters.9.00 Oratoire.9.15 Biggs, organist 9 45 Chansons 10 la Gospel servtot 10.30 Legend Sisters.11.00 Nouveil*.11.05 Jacket choir.11.30 Vient de narattrs.11.45 Cours d’anglais.Midi Melndi*.12.13 Mode »r lualque.12.30 Parade sportive.12.45 Causerie.1 0(1 Mt'Odl* 1.15 Bon parler français.t.30 Nouveil* 1.40 Ecole Marazsa.2.00 Heure catholique.3 00 Relais CBS a.50 Nouveil* 4.40 Muslqus légère.3.00 The tamliv nnur 5.30 Au coin du leu.1 45 Musique 6.00 A!ventures of Ozzle.6.30 Chansonnettes 6 43 Nouvel!* at eh* nous 7.00 Chronique parlementaire.7.30 Roland Uèdard.7.45 Dr Lambert.8.00 Des mots d’imour.8.30 Théfttre du dimanche.8.55 Chos* du temps.9.00 Causerie Politique 9.15 Concert du dimanche.9 30 ’’’hèfltre 10 00 Musique* 10 13 Musique 10 30 Causerie politique.10 45 Nouveil* 10.55 Nouveil* de l'année 11.00 Sport.11.15 Orch.de oonoert Columbia.11.30 Orcheiitre.12.00 Nouvel!*.12.05 Relais de CBS.1.00 Nouvel!*.CFCF-55C kilocycles Nouveil*.The Woodaheddera Nouveil*.Coast to ooest.Message.Southern air* Nouveil*.Travail de guerre.Causerlu sur t'armé* Ihé&tre.Soeurs Moylaa.Nouvel!*.Donald Noria, ohanv 8.00 8.30 9.00 9.15 10 00 10.30 11.00 11.05 11.30 12.30 12.45 1.00 1.05 1.30 2.00 MO 8 00 3.18 1.30 4.00 4.30 3.00 8.30 3.43 6.00 7.00 T.1S 7.30 C.00 8.13 8 30 9.00 9.30 9.43 1000 10.30 10.45 11.15 11.30 12.00 12.55 Sammy Kay.Chaplain Jim.Vêpr*.Frederlcka, chant.Studio Hot copy.Fun vauey.Musique.Bonn* nouvel* Rev.tpringwn.Nouvel)*.Radio Haü Studio.Dorothy Thompson.Bandwagon.Intermède.Soliste.Weird Clrole.Musique.Nouvel:* de la aar ne.Cancana.La femme.Nouvel)*.Musique de dan*.Les Américains an Orient.Causerie.Danse.Nouveil*.Programmas spéciaux RADIO-CANADA: 1.00 p.m.NOTRE FRANÇAIS.— M.Jean-Marie Laurence a repris ses causeries eur la langue française le dimanche aux postes du secteur français de Radio-Canada.Ses travaux qui ont pour titre: Notre français sur le vif, relèvent I* 'autes de langage et se proposent de les corriger.M.Laurence est professeur à l'Ecole Normale de Montréal.1.30 p.m.RADIO-COLLEGE.— La littérature étrangère au théfttre: Macbeth, de Shakespeare, acte V.Tous les parfums de l'Arabie.Commentalr* de Jean-Char-1* Bonenfant; 4 h, 30, En ce temps-lft: Dans un pli du rocher.Conférencier: R.F.Adrien MftlO, O.F.M.; 6 h.45.L* fables de La Fontaine: L’hirondelle et iea petits oiseaux.Explications de M.l’abbé R.Llewellyn.8.00 p m.LES VOIX DU PAYS.— C’est la voix des Jeunes auteurs du Québec que 1* antennes de Radio-Canada transmettent chaque dimanche ft 8 h.Le 11 novembre, Jour du Souvenir, on Jouera un sketch de Paul Reme, Intitulé: La vieille pendule.Un reporter canadien de la guerre 1914-18 attend son fils qui revient d'outie- CHLP-I490 kiloeyeléé 4.3! O Canada.5.00 Heure.5 00 Orchestre 5.30 Chansonnettw.5 45 1-uerméde musical 6.00 Variétés.6.15 Chansons.6.30 Parade musicale.7.00 Coffret musical.7.30 C’est arrivé 7.45 Apprenons l'espagnol 8 00 Heurt.mer avec son régiment.C’est alors que 1* souvenirs de l'autre guerre reviennent en foule dans l’esprit de ce vétéran.Le dimanche, 18 novembre, 1* Voix du pays rsn-dront hommage au poète canadien Emile Nelllgan ft l'occasion du 4e anniversaire de sa mort.Nelllgan *t un texte de Gérard Martin.10.00 p.m.REQUIEM, de Verdi.— Lé Requiem, de Verdi, que transmettra Radio-Canada.le matin du dimanche, 11 novembre, c’*t-à-dlre le Jour de l’Armlstt-ce, de 10 h.ft 11 h.30, constitue Tune d* pages 1* plus émouvantes du répertoire.Choeur et orchestre sont de la Scala avec, au pupitre de chef d’orchestre.Carlo Sa-bajuo.Ajoutons que c'est le principal programme, ce Jour-lft, de la discothèque du studios de Montréal.Rcttnez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphones au service du tirage : BElalr 3361’,l : U tous donnera l'adresse d'un dépotilaire de votre voisinage.DEMAIN SOIR ~ DIMANCHE à 7 h.45 CHLP André LAURENDEAU chef provincial du Bloc Populaire Canadien Importante communication aux électeurs et électrices de Laurier.compatriotes.Certains journalistes n’ont pas vu d’un bon oeil ce zèle, le qualifiant de radical et néfaste même aux intérêts essentiels des nôtres.Selon eux, Hertel faisait figure d’illuminé, de fanatique, d’écrivain aux brillantes chimères comme à la plume nébuleuse.A supposé que cette interprétation fût vraie, elle ne pourrait plus se soutenir maintenant puisque l’auteur de Pour un Ordre personnaliste et de Leur Inquiétude avertit ses lecteurs de Nous ferons l’avenir qu’ils trouveront ici moins de théorie et un plus grand souci d’en venir à des applications pratiques.Aussi avec un judicieux optimisme, entreprend-il d’esquisser les traits généraux de la situation du Canada français en Amérique et de suggérer un plan d’ensemble pour l’epa-nouissement et le rayonnement de sa culture.Ce n’est plus seulement la personne qu’il étudie, mais la nation, avec ses possibilités et ses entraves.Des aperçus dignes de mention résultent de sei recherches sur la position géographique de la nation canadienne-française, position qui sert de base à tout l’ouvrage.Les nôtres ayant tendance à s’implanter constamment vers le Nord réaliseront, un jour, une immense chaîne qui s’étendra du nord des provinces maritimes jusqu’aux Rocheuses.Nous serons les Norvégiens d’Amérique, peuples rudes et vigoureux.Une vaste union pana-mericaine se dessine qui devra compter sur notre collaboration.Nous nous affirmerons comme les agents de liaison normaux et comme l’élément d’équilibre qui permettra une collaboration plus fraternelle et plus empreinte de sécurité entre les Etats-Unis et les pays de l’Amérique du Sud.Hertel voit loin et grand; il prévoit une centralisation des grandes puissances se développant de pair avec une multiplication de pays en Amérique du Nord.Notre nation aura donc un rôle prépondérant à remplir.A cet effet, il lui faudra quitter l’adolescence et tendre à une pleine maturité.L’auteur veut indiquer la voie qui conduit à cette maturité.C’est pourquoi il synthétise dans des pages fortes les portraits psychologique et moral du Canadien français.Par l’histoire nous avons hérité de qualités et de défauts français.Ne sommes-nous pas traditionnalistes.polis, idéologues, routiniers mais d’une foi forte?Le bon sens, et l’es, prit de bonne chère sont notre lot.Et que dire du culte de la personnalité?Hertel ne craint pas de défiler une litanie de défauts qui ne nous sont pas étrangers.Par la géographie nous jouissons de qualités et subissons des défauts américains, tels la débrouillardise, la générosi-té, le laisser-aller et la naïveté.En conclusion, apparaissent trois caractéristiques principales de notre tempérament national actuel: une certaine forme d’enracinement têtu, le doute de nous-mêmes et la fierté.pies ramifications constitue le secret de la réussite.Mais surtout il faut promouvoir l’expansion culturelle, véritable valeur d’une nation.Notre tâche sera d’ériger un robuste et rayonnant édifice culturel, non pas selon les données statiques et négatives du passé qui nous fascine trop, mais selon un avenir dy.namique, montant et créateur.Surgissent ensuite quelques considérations sur l’assainissement de la politique et son apport à la vie natio.nale.Nous ferons l'Avenir s’adresse à l’intelligence et au courage de tout Canadien français désireux de l’avancement de sa nation.Optimiste par le titre, l’ouvrage l’est aussi par son contenu; point de jérémiades inutiles, point de complaisances pour un passé mort.Ce qui compte, c’est le progrès jusqu’à la complète maturité.Hertel fait également preuve d’une louable impartialité dénonçant sans scrupule nos tares et nos déficiences.Quant au style, il se reconnaît direct, sans emphase, genre conversation.L’auteur n’y semble pas vouer d’attention particulière, tout occupé qu’il est à présenter une oeuvre brève, méthodique et claire.Il s’attache avant tout aux idées et à leur force de conviction.Un allant irrésisti.ble vers la Vie, vers Demain, un appel d’éclaireur averti, voilà qui assure à ce bouquin une lecture facile et enthousiaste.Albert BERGERON Les recherches en matière pédagogique Une oeuvre nouvelle (1) L’Intelligence des relations spatiales, aptitudes aux mathématiques et aux sciences, par le Frère Gé-déon.S.-C.(110 pp.in-8o, 43 tableaux, 4 figures).Ce bulletin numéro 8 de l’Institut Saint-Georges présente la thèse de doctorat en pédagogie brillamment soutenue en mai dernier par le Frère Gédéon, S.-C., professeur de psychologie pédagogique à l’Institut.On y trouve, accompagné des discussions de psychologie scientifique qu’il comporte, l’exposé du patient labeur de six ans entrepris de 1939 à 1945 pour réaliser un “test d’intelligence des relations spatiales”.L’auteur était parti du test de Dounaïevski ne comportant que quatorze exercices et d’une certitude assez faible.Les exercices furent portés à cent vingt et donnés à des centaines d’enfants en une série de cinq essais différents.Soixante exercices furent conservés et distribués en deux formes équivalentes.Au début de l’année scolaire cette édition définitive fut administrée à un total de mille sept cent Ces éléments devront contribuer soixante-six (1/66) filles et de deux déploiement d’une nation forte mille cinq cent un (2501) garçons, pour l’établissement des normes.Quarante pages de la thèse sont.au en pratiquant une vie sociale.de plus en plus intense par la francisation, par le syndicalisme poussé jusqu’au corporatisme social.Notre spiritualité devra y gagner en profondeur; cesser d’être une habitude consacrées à la présentation et iï l’analyse des résultats.Et les vingt dernières pages reproduisent intégralement les deux formes du test et une partie des directions à suivre pour Je donner et le corriger.Répondons maintenant à trois questions: 1.En quoi consiste ie test?2.Que mesure-t-il ou qu’est-co que l’intelligence des relations spatiales?Quei usage pourra-t-on faire de cet instrument psychométrique?1.Le test dont il s’agit est une épreuve entièrement non verbale.Chacun des trente exercices qui le composent est constitué de quatre dessins “de figures géométriques à continuer ou à compléter^ Après avoir comparé le premier dessin d’un exercice au deuxième, celui-ci au troisième et ce dernier au quatrième, le sujet doit saisir la règle suivant laquelle ces quatre dessins ont été modifiés.Et comme preuve de cette compréhension, il trace alors les trois dessins qui doivent continuer la série”, (p.8).2.“Que mesure le test?— A l’eitamen des exercices qui le composent, il semble bien que, comme les quatorze exercices de Dounaïev-ski, il mesure encore la "fonction de visualisation” ou l’intelligence des relations spatiales.En effet, la réussite parfaite d’un exercice suppose, ainsi que nous l’avons dit, la comparaison attentive de chacun des dessins donnés à celui qui le précède.Le raisonnement entre en jeu chaque fois pour découvrir les modifications à faire.Ce travail de logique inductive suppose; a) la facilité d’analyser les schèmes formés de lignes menées sur un plan et de percevoir les relations d’espace que ces lignes ont entre elles; d) l’habileté à induire quelle règle préside aux transformations successives apportées A un premier dessin; c) enfin le pouvoir d’imaginer puis de réaliser de nouveaux tracés construits d’aorès la loi qui a été découverte.C’est cette fonction complexe d’analyse-synthèse que nous appelons “l’intelligence des relations spatiales”, et qui fait l’objet de cette recherche”, (p.10).3.En tirant les conclusions de son travail, l’auteur répond ainsi à notre troisième question: “Après avoir perfectionné l’épreuve tenue en si haute estime par le psychologue A.-G.Christiaens, sera-t-il téméraire de prendre à notre compte sa propre conclusion: ‘‘On doit soumettre à ce test non verbal tous les sujets qui formulent le désir d’entrer d^ns une profession exigeant la lecture et l’établissement de plans, et tous ceux qui désirent faire des études moyennes complètes en section scientifique ou en section moderne”, (p, 83).La thèse du Frère Gédéon est en vente à la Procure des Frères des Ecolec chrétiennes, 949 rue Côté, et à l’Institut pédagogique Saint-Georges, Mont de la Salle, Laval-des-Rapides.Le test et le Manuel des directions sont en vente à la Procure des Frères du Sacré-Coeur, 2240 rue Ful-lum, Montréal.Frère M.-LEO MAnONAt.ton* uh» nombreu-*• «sil»*» dont n»olatlon à 1» lajn* minérale noua a été confiée.•Ignlile hygiène, bien-être et économie Notre équipement tout à fait moderne et notre per«onnel expérimenté .ont a votre di.po.itlon.N’hésitez pa.à nou.confier Si ejcér ,a«V° r* nîai®on' .To,u, le* Savaux d'isolation que nou* avone exécuté* pour les particuliers, les membre* du cleraé o,, h!.ï tutiona religieuses ont donné entière aatiafaction.SERVICE DE L'ISOLATION Hl nü1ibnül fcUé™ for1'/ ^ ISO BEAUBIEN O, MONTRÉAL CA 1168 P.-H.DESROStERS, président L.-E.DUROCHDl directeur U üie musicale Alexandre Porphirievitch Borodine Graphologie au “Devoir” 1 EXPOSITION DE PEINTURES EMILY CARR 10 AU 28 NOVEMBRE DOMINION GALLERY 1448 OUEST, RUE STE-CATHERINE HA.7471 Poésie latine ALFRED ERNOUT MEMBRE DE L’INSTITUT t» PROFESSEUR AU COLLEGE DE FRANCE Un volume de 260 pages avec préface de l’auteur.< Poésie latine > renferme la traduction d’un choix des meilleurs auteurs, f Poésie latine •> inaugure la COLLECTION HUMANITAS publiée sous le patronage de la Faculté des Lettres de l’IInivcrsité de Montréal.• • spent several enjoyable hours going through "Poésie latine” .The anthology seems an admirable one .’’ (Watson Kirkcoaoell, MacMaater University.Hamilton.Ont.) PRIX î $1.50 — FRANCO : $1.60 En vente dans toutes les bonnes librairies LES ÉDITIONS LUMEN cJiez Théritn Prim Limiter 494 ouest, rue Lagauchetière Montréal*! ORIENTATIONS par le R.P.Alcantara Dion O.F.M.Un ouvrage de valeur incontestée L auteur a de ce qu'il décrit une connaissance quasi vécue: comme professeur à 1 Université, directeur de l'Enseignement secondaire, aumônier général de groupements d'action catholique et sociale, et surtout comme prêtre, le Père est chaque Jour en contact avec des hommes de toutes professions.Il sait leur vie, avec ses idéals, ses devoirs, ses Joies dans la réussite, ses insuccès; .il la connaît et il nous la peint avec un rendu saisissant.Ce n'est pas le moindre charme de son livre.'' (Collège et Famille, novembre 1945) Une étude, serieuse des carrières qui s'ouvrent aux jeunes à la fin de leurs études.Mieux qu'une explication, la table des matières nous révèle 1 intérêt très spécial do ce livre pour les étudiants et leurs maîtres : Le médecin L ingénieur civil — Le lournaliste — Le financier — L'ingénieur agronome, Le biologiste — Le dentiste — L’éducateur — Le vétérinaire L lngénleur électricien — L’artiste — L'ingénieur des mines — Le chimiste -— L avocat — Le naturaliste — L’architecte — L’ingénieur forestier **e diplomate Le pharmacien — Le notaire — L'optométriste — Le militaire — L'hygiéniste — Le sociologue — Le prêtre.Distributeur général : •4L7mi£fe 3425, rue St-Denis, Montréal-18 Tel.» LA.2205 MERCAL—C'est un jeune homme actif, qui fait bien ce qu’il a à faire, il est pratique et soigneux.Beaucoup de bon sens.L’imagination favorise le rêve et le sentiment; il est tendre avec un grand besoin d’affection.Pas du tout égoïste, généreux et bon, il est de ceux qui se dévouent facilement pour ceux qu’il aime.La volonté n’est pas forte: il a une obstination douce qui sert à la résistance et qui est une force invisible et réelle.Il est un optimiste, disposé à voir le meilleur côté des gens et des choses et cette bienveillance le rend aimable.Spontané, toujours naturel, il n’a aucune vanité et aucune prétention.Il est très influençable et je lui conseille de bien choisir ses amis qui l’influenceront toujours facilement.Beaucoup de délicatesse, de la sincérité et une belle droiture.Je le crois jeune et sujet à se modifier avec l’expérience de la vie.FANFRELUCHE—Très imaginative, remplie d'illusions, aimant le rêve et le roman et tout ce qui est sentimental, elle a, cependant, au fond, un sens pratique cjui se développe et un bon sens, déjà en exercice, et les deux vont l’aider à devenir une personne raisonnable.L’orgueil se dessine bien: elle est tout à fait satisfaite d’elle-même, elle n'aime pas la critique, et elle aime bien à être remarquée.Malgré cet orgueil et cette vanité elle a encore de grandes timidités.La volonté n’est pas très forte, mais ne manque ni de résolution, ni de fermeté quelquefois.Son impressionnabilité la rend assez influençable.Ses affections sont un peu jalouses, et elle est susceptible.Tout cela, cependant, dure peu, car ses impressions sont aussi superficielles que vives.Pas pratique encore mais elle peut le devenir; mais il lui faudra pratiquer l’ordre et l’économie dont elle est dépourvue.Le coeur est bon, sensible, délicat et tendre-mais là encore tout est en germe, rien de profond, rien de stable, il faut qu’elle vieillisse.L’humeur esl capricieuse et parfois maussade, l’activité se nuance à l'humeur et est très inégale.EMe a bien choisi son nom, elle aime la fanfreluche au point de manquer de simplicité, la jolie simplicité qui accompagne la distinction.A notre époque d’individualisme à outrance, où chacun prétend être ¦ S° e °V moins complète-nient indépendant de ses rivaux.Je Groupe des Cinq qui dota la Russie dune musique nationale semble Ttimetrv^ir aUtïe «gei’ Et Pourtant Mimsky-Korsakoff, le dernier sur-ï,?Aa.nt I?cénacle, est mort au XXe siècle.Mais peut-on concevoir de nos jours un groupe de musiciens, de conditions et de natures différentes, faisant abstraction de toute jalousie professionnelle, travaillant ensemble, s’entr’aidant, complétant souvent la besogne l’un de l’autre, et avouant hautement leur communauté de doctrine et d’aspiration?Il y eut en France, il n’y a pas si longtemps, le fameux Groupe des Six, mais leur union,tout artificielle, avait surtout pour but de présenter un front commun à l’ennemi, l’aoa-démique et le réactionnaire, et les Six poursuivaient leurs carrières dans les voies divergentes que leur nature ou leur talent leur indiquaient.Le groupe russe, lui, était lié par un but identique; la création d’une école nationale qui pût rivaliser avec les écoles déjà établies.Déjà Glinka en avait posé le principe, mais il était dû à son disciple Ba-lâkireff, et à ses amis, de le mettre en action.A première vue, il semblerait qu’on pût difficilement réunir cinq compositeurs moins susceptibles d’atteindre à ce but ambitieux.Comparé aux musiciens pour qui la seule raison d'être était la musique, chacun des cinq faisait figure d'amateur, en ce sens qu’il vivait d'une autre profession: Motissorpsky était officier d’infanterie, Cesar Cui général du génie, Rimsky-Korsakoff officier de marine, et Borodine chimiste.Seul Râ- leur maître avait fait knouter, Ü s évanouit à la vue du sang et des os brisés.Il se livra dès lors à la chi-mie, devint professeur à l'Acadé-mie de médecine et des sciences de Samt-Petersbourg et fut jusqu’à la tin de sa vie un savant et un chercheur, de sorte qu’on put graver sur son tombeau quatre formules de ses principales découvertes chimiques.En musique, il ne fut pas plus un dilettante qu’il ne l’availt été en chimie.Doué d’une intelligence remarquable» il sut concilier ces deux professions si opposées et donner dans la première libre cours à une sensibilité raffinée, qui ne pouvait se manifester dans la seconde.Son bagage musical n’est pas des plus considérables mais comprend plusieurs oeuvres de première va- * leur: deux symphonies (une trois, ième inachevée), un quatuor, des poèmes symphoniques, quelques mélodies, et surtout le Prince Igor, opéra éminemment russe par sa couleur orientale et sa puissance d'évocation, en dépit de sa forme traditionnelle et de sa division en airs, cavatincs.duos, trios conventionnels.Maps Borodine lui a imprimé le sceau de sa propre origina.lité et, au point de vue de la perfection d’ecriture, c’est de beaucoup l'oeuvre la plus marquante de l'école russe.Borodine mourut subitement en février 1887, laissant son opéra inachevé, et c’est Rimsky-Korsakoff oui en termina l’orchestration, tandis que Glazounoff en écrivait de mémoire l’ouverture qu’il avait entendue maintes fois exécutée par le compositeur.C’est aussi lui qui compléta la troisième symphonie d’après le manuscrit original.Mais lak i ref f n’a va i t < cetie de™ièrc oeuvre n'ajoute rien iaK reff n avait pas de profession ia fli0jre f)e Borodine dont In définie, et il fut peut-être, tout au • Boromne, dont le moins au début, le plus amateur des cinq; dilettante averti, organisateur remarquable, propagandiste adroit, il devait être l’âme dirigeante Ile la jeune école et devenir lui-même un compositeur habile.C’est d’ailleurs cette habileté, cette science de la composition, qui est le trait caractéristique des cinq, malgré la boutade célébré sur Borodine, “le plus chimiste des musiciens et le plus musicien des chimistes”.Il était né le 11 novembre 1834 (le 31 octobre suivant le calendrier julien en usage en Russie).Fils d’un prince du Caucase et d’une jeune fille de petite naissance, il ne fut pas reconnu publiquement par son père mais reçut une bonne éducation et devint médecin dans un hôpital de l’année.Il suffit d’une journée pour le dégoûter à jamais de la médecine.On raconte qu’ayant eu à soigner des serfs que BRISE DU NORD — Un esprit sérieux, sensé et réfléchi et un jugement en bonne voie de formation.La sensibilité est surveillée et retenue, la réserve est grande et nia correspondante s’applique à cacher impressions et sentiments.Le coeur est bon et elle peut sc dévouer.Mais ce dévouement est gêné par la timidité: elle n’ose pas s'a- vancer.Les affections sont solides et constantes.La droiture et la sincérité sont belles, mais elle n’a pas d’expansion.L’activité est égale et que ni de résolution, ni de fermeté.Toute cette belle petite nature ne s’est pas épanouie encore dans la chaleur d'affections confiantes.Quand cela viendra il y aura chez elle toute une transformation.Pour le moment, la réserve et la timidité arrêtent les jolis élans.Portée à contredire et à discuter facilement.Elle est indépendante et, au fond, un peu autoritaire.Cela grandira quand elle sera en mesure d'avoir de l’autorité.Humeur variable.Plus volontaire et plus énergique au’elle ne le parait actuellement.JEAN DESHAYES Coupon xnpboloKlqu» ESQUISSE GRAPHOLOGIQUE ds IEAN DESHAYES “D eVoI R ” Samedi, 10 novembre 1945.Bon pour 2 *msins» Un coupon vslsbls st 23 sou* «d tlm hr*-poste doivent scoompaxDcr eh»au* •nvol Tout manuscrit doit êtr* I roncra sur psoler non raté N* os* envoyer d* oopl* Adr*MT i J*11 Dsttuy*.Is “Devote".Montréal nom vivra parce qu'il fut rauteuF de la Symphonie en mi bémol et dit Prince Igor.Romain-Octave PELLETIER Conférences publiques au Monument National HYGIENE PUBLIQUE Le Dr J.A.Baudoin continuera dimanche prochain à 3 h.p.m., au Monument national, sa série de conférences sur l’hygiène publique, sous les auspices de la Société St-Jean-Baptiste de Montréal.IJ parlera dimanche le 11 novembre des applications pratiques de la science de la microbiologie.Cette causerie sera illustrée de films sonores.L’entrée est libre.LA SCULPTURE M.Jules Bazin donnera sa troisième conference sur la sculpturo dimanche, 11 novembre, à 8 h.du soir, à la salle 11, du Monument national.11 traitera de Gilles Bolvin et les premiers sculpteurs de Montréal, et sa causerie sera illustrée dd projections lumineuses.Le public est invité à suivre ce» conférences du dimanche.L’entrée est libre.Convention C.C.F.M.A.M.Campbell et M.John A Probe, députés de Battleford el Régina, respectivement, à la Cham* bre des communes, seront les orateurs invités au banquet de la convention du parti CCF samedi soir t l’hôtel Windsor.Me Guy Merrill-Desaulniers, vice-président du parti CCF du Québec, et spécialiste des lois ouvrières, sera le principal orateur.M.Desaul-niers parlera du CCF en regard au mouvement ouvrier organisé.Il développera la thèse suivante: “La doctrine de notre parti, la plus compatible aux aspirations et à l’épanouissement du mouvement ouvrier organisé”.Le banquet sera sous la présidence de M.F.R.Scott, président national diL parti CCF.qui présentera les orateurs qui seront remerciés par M.F.-L.LaRoche, vice-président national et président ' convention. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 10 NOVEMBRE m?VOLUME XXXVI — No 258 Le problème des lectures Les observations d'un homme du métier — Le cas de "Fides" Au début de ces réflexions sur un sujet qui me tient au coeur, je me rappelle non sans un brin de mélancolie les lipnes de “The Literary Guide and Rationalist Review’ ceux qui signalent les poisons qui peuvent tuer le corps, on la refuse aux spécialistes des drogues de l’esprit et de l’âme.On remise en lieu sûr les finies étiquetées “poi- 1.1 U I (le Cl II 11 lie 4SVM ovs» , .-7* * _ r .du mois de novembre 1944: Isons” et, loin de s etonner de voir view »**'-' *w vsv- - - ~ ~ “I have a whole collection of Ca tholic Truth Society translations of recent encyclicals.As these documents are always verbose and largely rhetorical, Catholics can generally find plausible explanations of their contents.” — “J’ai toute une collection de la traduction des récentes encycliques par la Catholic Truth Socielv.Comme ces documents se caractérisent surtout par leur verbosité et leur rhétorique, il est en général facile pour les catholiques de justifier leur enseignement.” i, Nos insuffisances sociales r Attaque directe et cinglante, qui, si elle n’atteint pas vraiment le magistère romain toujours fidèle à son rôle de vigie sur les flots d’une mer démontée, frappe au coeur l’élite pseudo-chrétienne d’une “bourgeoisie” croupissante.N’a-t-on pas pu dire des catholiques qu’ils sont sans cesse cinquante ans en arrière des directives de Rome?N’a-t.on pas vu, en Europe, ceux qui possédaient le sel de la doctrine se laisser partout damer le pion par les tenants d’idéologies les plus abracadabrantes?(1) Ne voit-on pas la même tragédie se répéter en Amérique (2), chez nous?(3) Comme si la splendeur d’une doctrine spéculativement intouchable postulait nécessairement l’aboulie, l’indécision, le manque de sens pratique et le piétinement de scs prosélytes! Les ^chrétiens “dorment sur l’Amour qu’ils ont reçu.” !; La vie intellectuelle des masses j Ces pensées, — toutes spontanées en face du drame social encore sans solution adéquate en voie de réalisation, nonobstant de magnifiques initiatives qui demeurent pourtant de la dimension de la goutte d’eau en face de l’océan des besoins, — elles surgissent aussi tout naturellement devant nos déficiences dans le domaine de l’organisat on de la vie intellectuelle des masses.Encore ici, ce sont les fidèles qui font défaut à la doctrine, ce sont les membres instruits du laïcat qui oublient que toute dignité crée d a-bord de la responsabilité, que toute grandeur est pour servir.“Serviteur des serviteurs de Dieu.Convaincus du rôle capital des idées dans le monde (aurions-nous ûnonné en vain sur le primat métaphysique de l’intelligence et sur les arcanes au dynamisme mystérieux de l’inconscient?), de l’importance primordiale de leur dissémination au moyen du livre, des revues, des journaux et des magazines, examinons donc la situation des lectures chez nous au point de vue de la mo.raie.La littérature et la morale Avant d’entreprendre cet examen, il n’est peut-être pas superflu, à notre époque où il semble que la tentation de mépriser l’ascèse et la vertu réelle soit proportionnelle a la culture littéraire et artistique, de rappeler la primauté pratique de la morale, même dans le domaine de la littérature et des arts, qui est aussi un domaine d’actes humains, les plus lourds de responsabilités.A cet effet, je crois à propos de mentionner simplement, pour éviter des longueurs indues, les paroles d’un des plus grands savants actuels, et qui n’a pas notre foi, M.le comte de Noüy.dans La Dignité humaine: “Le résultat de la tendance progressive, très marquée depuis une trentaine d’années, à accepter, sous prétexte de modernisme, des spectacles ou des livres qu’on eût à juste titre estimés pornographiques en 1900, se manifes- étalées les pourritures imprimées, on rouspète stupidement contre ceux qui crient au danger” (6).Ce libéralisme intellectuel prati.que est, en fin de compte, une révolté de la raison contre la foi et ses exigences, la préférence de son sens personnel à la sagesse maternelle de l’Eglise, le mépris (les directives prudentes de l’Autorité qui a, de droit divin, le devoir de démasquer non seulement les maux évidents mais aussi les ruses et les subtilités de l’erreur.Une preuve flagrante de 1 émoussement de l’esprit de foi, du manque de véritable sentiment filial envers l’Eglise, de l’engourdissement et même de la paralysie de notre charité, c’est l’attitude du plus grand nombre devant les Decrets généraux de l’Index.D’abord, quels sont ceux qui savent meme que ces Décrets existent, qu ils nous obligent?Combien, qui se garderaient bien de s’aventurer dans un livre proscrit par le Saint-Office, — et c’est déjà quelque chose — se contentent trop souvent de savoir qu’il n’est pas nommément à 1 Index pour le lire sans hésitation.Les responsabilités de l'élite Ces carences de l’élite et de la J bourgeoisie en face des exigences de la vie intellectuelle contemporai-1 ne, sont la racine première des carences sociales de cette elite et de cette bourgeoisie.Je vois un lien d’interdépendance étroite entre les insuffisances sociales des membres de “la réfraction sociologique du catholicisme” et leurs insuffisances dans le domaine de l’organisation des lectures et de la vie de 1 esprit en acte vécu.Comment mettre dans la société l’ordre dont on_ ne vit pas soi-même?Comment répandre des vérités qui, loin d’être pour nous les fruits d’une sagesse vivante, ne sont que les oripeaux poussiéreux de souvenirs scolaires ou les rappels encombrants d’un magistère trop fidèle?Il faut être bien naïf pour espérer plus qu’un savoir du lettante, un zèle pharisaique et des réformes en chambre, des lecteurs habituels d’une littérature non plus simplement “conseillère de paresse et génératrice d inutilités*, mais même instigatrice du vice, coryphée du mensonge et analyste du néant.Une entreprise en humanisme chrétien Ce sont là quelques-unes des considérations qui ont amené la fondation de Fides, dont je veux entretenir les lecteurs de Jeunesse.D ailleurs, cet entretien est déjà commencé, puisque le problème que j ai posé et les commentaires qui 1 accompagnent reflètent les préoccupations qui présidèrent à la phase de gestation spirituelle de 1 oeuvre.11 sera donc maintenant p;us facile d’en saisir l’esprit.Ce n’est pas à la légère que je viens d’écrire le mot “oeuvre : le terme correspond à la réalité.Notre époque qui voit surgir tant d entreprises dans l’industrie, le commerce et la finance, pourquoi n’en verrait-elle pas surgir en humanisme, et en humanisme chrétien?Devons-nous toujours courber l’échine devant la constatation que ‘les enfants des ténèbres sont plus habiles , que les enfants de lumière ?Parce qu’une entreprise prétend respecter la hiérarchie des valeurs et trouver d abord son propre bien dans le respect du bien commun de la société et non dans une réussite individualiste, ce n’est pas là une raison pour elle de mépriser les saines méthodes d’affaires et de se limiter farouchement à l’emploi des nio>-ens temporels pauvres’ .C est d a- c) La corporation pourra plus spécialement: “poursuivre des enquêtes (.), organiser des cours (a), des conférences, des journées d etudes (.), etc.” Ajoutons, pour le bénéfice de ceux que la chose intéresse, que Fides est une société sans but lucratif érigée en corporation sous 1 empire de la troisième partie de^ la loi des compagnies de Québec.Cette partie de la loi statue que le lieutenant-gouverneur peut accorder a ceux qui en feront la demande une charte les constituant en corporation sans intention de faire un gain pécuniaire.On peut lire ces dispositions dans le préambule des lettres patentes."Mes Fiches" J’ai déjà sans doute été bien long ! Je m’en voudrais pourtant de ne i pas dire un mot de la revue Mes I Fiches, organe de notre Service de Bibliographie et de Documentation.Certains entretiennent sur cette revue des idées fort inexactes et même assez rigolotes.Si Mes Fiches peuvent être fort utiles à tous ceux qui poursuivent des études supérieures, ce n’est pas pour autant une simple revue d’étudiants.Pour qui la lit sérieusement et ne juge lias de la valeur d’une publication d’après sa taille et la richesse matérielle de sa présentation, il est facile de se convaincre du contraire.Ainsi, depuis plus de deux ans, Mes Fiches présentent en plus de sa partie propsement documentaire (9) des critiques des principaux volumes sur le marché, dans la sec-tion intitulée “Lectures et Biblio.theques”.Ces critiques (10) ne sont pas toujours uniquement pour potaches et tentent de revaloriser, au profit des idées saines et aux dépens du clinquant littéraire, la véritable notion de la critique, respectueuse de la hiérarchie des valeurs.Aux Educateurs et Amateurs de Cinéma ! La Maison H.de Lanauze 1027, rue BLEURY Montréal ETABLIE DEPUB 1921 Enfin, nous connaissons mieux que quiconque les lacunes auxquelles nous remédierons à mesure que le permettront les circonstances.Ce ne sont pas les projets qui nous manquent.Pour un ordre authentique J’espère que ces lignes contribueront à mieux faire connaître Fides et l’oeuvre capitale qu’elle accom-plit.Les rêves que nous caressons sont grandioses et sans doute inac cessibles, sans la sympathie bien veillante et même la collaboration de ceux qui veulent contribuer a l’avènement d’un monde plus humain et plus chrétien.Tous les gens qui ont le sens du spirituel et de sa primauté incontestable et qui, par le fait même, sont vraiment catholiques, “universels”, comprendront le réalisme intégral de nos objectifs.Je crois qu’il ,, faut au monde, pour rendre possi-H ble l’avènement d’une nouvelle chrétienté, c’est-à-dire pour que la pensée chrétienne puisse “informer” la cité temporelle, une “sainteté d’intelligence”.C’est la compréhension profonde de cette expression, j’aimerais dire de cell “mot d’ordre*’, qui seuls peut permettre l’appréciation d’une oeuvre Comme Fides, et la mise au point d’une formule d’Action catholique appropriée à l’élite cultivée.Théophile BERTRAND secrétaire de la direction, Fides.fJeunesse, sept.1945) nograpmques en laou, se ma un eu» t.-» i-.- te par une licence des moeurs et | bord, croyons-nous, une question une impudeur souvent séduisantes.] d’esprit, et 1 ampleur, de hi t.c mais oui font régresser l’homme qui s’offre aux chrétiens comme | vers l’animalité (.) L’artiste est les richesses de la grace sont assez parfois sincère, mais l’animal lest immenses pour justifier la \aiuti toujours et la sincérité n excuse pas le rapprochement.Le mot ‘ art est souvent employé comme un paravent derrière lequel se cachent des intérêts commerciaux méprisables ou des aberrations répugnantes (.) U ne s'agit pas ici.d’une opinion personnelle ni d’un puritanisme excessif.11 s’agit d un fait grave (.)” (4).de multiples vocations.Précisions sur "Fides" «I Je disais donc que Fides est une ; oeuvre née du souci apostoliiiue de mettre de Tordre dans le maquis ittéraire contemporain.Fides est donc une auxiliaire tout indiquée de l’Action catholique, particulièrement de certains groupes d’Action catholique comme la J.E.C.et de la J.I.C., si, après tout, Pour offrir une juste idée de cer- j il est encore légitime d espérer que taines tendances trop sensibles | la société échappera au nivellement chez nous depuis la guerre, dans par en bas, à 1 ’ atomisation catas-le champ de la littérature, je ne trophique d un certain democratis-puis mieux faire que de citer le R.me_primaire Les publications malsaines chez nous HO I 1 l ¦ v.I I Paul-A.Martin, C.S.L., directeur général de Fides: “(.,.) Mention, lions simplement quelques faits significatifs dans le domaine de l'édition et de la vente du livre.Les oeuvres d’André Malraux, d’André Gide, de Roger Martin du Gard, de Marcel Proust, de C.olette, de Gabriel Chevallier, de Raymond Ridi-guet, de Pierre Louys se sont fort répandues au cours de la guerre.On peut voir en outre dans les montres d’une foule de petites librairies des livres comme Les Jours de l’homme du Dr Besancon, une saleté de première grandeur.Et ces livres sc vendent.“Si nous jetons maintenant un regard vers cette mer immense de camelote littéraire sur laquelle le menu peuple berce ses ennuis et ses rêves, nous constatons qu'il reste toujours là un vaste champ d’apostolat intellectuel pressant.Les kiosques débordent de revues, de magazines, de pocket hooks, de mamours standardisées, littérature bariolée dans laquelle les Anglo-Saxons l’emportent haut la main, mais qui trouve une réplique déjà trop abondante chez nous” (5).Les sources du mal te Cette peinture, hélas! trop exac-.v, et que chacun peut compléter par l’étude de son milieu, atteste un état d’esprit qu’il importe de bien comprendre, pour pouvoir le combattre par les remèdes topiques.Le R.P.Martin démasque encore avec clai voyance la source du mal: “(.,) Àvouons-le sans ambages, un nombre de plus en plus grand des nôtres, parmi les gens d’une certaine culture comme parmi le bas peuple, vivent un libéralisme inteî'ec-tucl pratique patent.On ne veut d’aucun frein, d’aucune discipline.La compétence qu’ou rutîonnait à ' seWfietlre, ffé éirupr Pour plus de précision, Fides n’est pas d’abord une maison d’éditions, ni une entreprise commerciale, et ce malgré ses remarquables réussites, au grand dam de ceux qui ne peuvent imaginer une oeuvre que sur le patron uniforme de la confrérie, sur le paradigme idéaliste d’une organisation rayonnant dans le temps sans appui sur terre ou avec des appuis nécessairement mités.On confond trop facilement “être dans le monde” et “être du monde” et on oublie, tout en se piquant du thomisme, que l’homme est aussi substantiellement matière.Une oeuvre n’est pas féconde dans la mesure où elle est poussive et il relève d’un évangélisme sentimental d’assimiler la pauvreté à T“es-prit de pauvreté’’.Fides peut se définir une oeuvre d’orientation, d’organisation et de stabilisation des lectures, “dans le but de promouvoir Thumanisme intégral chez les individus et Tordre social chrétien dans la nation.Les éditions n’en sont donc qu’un aspect matériel, un moyen efficace de travailler à la poursuite de cet idéal”.Cette définition est basée sur des faits qui ont d’ailleurs leur réplique juridique: on peut lire dans les lettres patentes (7) érigeant Fides en corporation, pour les objets sui.vants: “a) Aider et compléter l’action des mouvements d’Action catholi.que (.); et d’une façon plus générale promouvoir chez les individus Thumanisme intégral et au sein de la nation Tordre social chrétien, par le moyen des publications et documents et par une organisation chrétienne des lectures; b) A ces fins, la corporation s’occupe: “du problème de la documentation (.); du problème des lectures (.) etc.” , pimr wTiortreron, « m.ruui (1) Le vrai chrétien en face du monde réel, par le chanoine Pflie-gler; (2) Si vous ne pouvez entre irendre vous-même le voyage, tâ chez d’entendre le témoignage don loureux de ceux qui ont visité TA-mérique du Sud par exemple; (3) Ouvrir les veux, voir et réfléchir; (4) La dignité humaine, par le comte de Noüy, p.294-295; (5) Article du R.P.Paul-A.Martin, L.S.C., dans la Hevue des Bibliothèques.vol.I, nos 4 et 5, 1945; (6) Ibidem; (7) On trouvera le texte complet de ces lettres patentes à la fin de la I brochure Editions et Lectures du Père Paul-A.Martin, C.S.C.La lecture de cette brochure, de meme que celle du Rapport annuel du 30 octobre 1944, donne le meilleur aperçu de l’oeuvre de hides; (S) Des membres de la J.E C.suivirent, Tanrtée dernière, des .cours dits d’“humanisme théocentrique , donnés à la Centrale de la rue Sherbrooke par le signataire de ces h- i gnes.En donnant ces cours, qui se continueVont cette année et peut- j être dans la suite, j’estime que je travaillais d’une façon très pratique et exceptionnellement féconde I à réaliser Tidéal dont nous vivons à- Fides.Il serait bien intéressant de développer ce sujet; (9) Cette partie documentaire, la nnncipale de Mes Fiches, est d’une grande utilité pratique, non seulement en raison des résumes des principaux ouvrages et articles de revues, mais aussi en raison de l’emploi du système de classification decimate; (10) Il serait facile d’en citer plusieurs à l’appui de ces avances.Manuel d’initiation à l’Action Catholique par U B- P- Kaymond DUNN.SJ.Cat ouvrage tait «utle à "Mon Cahlor .l'Action Catholique" (une Impression polycopiée) dont il est pratiquement la cinquième édition.Pour répondre à la demande «ans cesse croissante, nous avons dû livrer à 1'lmpresslon lo présent Manuel.l’auteur en a protllé pour reviser son tsxle et l'enrichir des plus récentes directives sur l'Action catholique.Ce "Manuel" résume les autours clas-signes tels que Clvardl, le chanoine Card-jlyn.Lelotte.A une doctrine très sûre, U Joint des remarques de technique extrêmement pratiques.C'est d'ailleurs le but visé de mettre entre les maint des militants un véritable Instrument de travail, pour 1a tormallon des membres el l'organisation des sections.Au comptoir ou par la poste 0.75s.SEHVÏCE DE 11BRA1BIE DU "DEVOIR" pwïïB Slatm a la plaisir de communiquer LA REPRISE DE SES ACTIVITES D’AV ANT-CUERRE par la présentation des nouvelles cameras et projecteurs BOL EX silencieux et du projecteur 16 mm.sonore R.C.A.modèle 201.r La camera Paillard-Bolex H-16 MERVEILLE DE PRECISION Offre h l'amateur les possibilités professionnelles Munie de l'o b j* e c t i f KERN-SWITAR F-1.4 vous obtiendrez des images d’une netteté et d'une clarté incomparable.Wm mm h Lrob]ectlf Kern ‘Swltar’ F: 1.4 de fabrication "Suisse" possède les plus récents perfectionnements scientifiques.Chaque lentille est traitée par le nouveau procédé de couche qui augmente la luminosité, supprime la réflexion et rend les perspectives plus naturelles.La bague de diaphragme est finement gravée pour une lecture parfaite.Chaque ouverture se fixe par cran d'arrêt et la profondeur de champ est indiquée automatiquement.¦ - ^4’Ti :* SEMAINE PROVINCIALE île la CMtE île COMMERCE des JEUNES 11 AU 17 NOVEMBRE Ploylamme de la temaine DIMANCHE JOURNEE DU SOUVENIR! Hommage à la Jeunesse canadienne-française qui a combattu dans les forces armées.10 heures a.m.: MESSE BASSE ou Mont-Saint-Louis, célébrée par S.E.Mgr Conrad Chaumont.Sermon par le R.P.André Guillemette, O.P.Chant par le choeur de la paroisse Ste-Madeleine d'Outremont.Goûter à Tissue de la messe.Les dames invitées.7.30 heures p.m., très précises: HOMMAGE PUBLIC, radiodiffusé par C.K.A.C., de 8 h.à 8.30 p.m., de la salle du C.E.O.C., rue Sherbrooke est.Artistes: Jacques Auger, Sita Riddez, François Rozet, Maurice Meerte et autres.Direction: Ferdinand Biondi.Présentation d'un Souvenir aux Régiments de Maisonneuve et des Fusiliers Mont-Royal, don du Comité des Oeuvres Sociales.LUNDI DINER - CAUSERIE A 6 h.30 p.m., dans la salle de bal de Thôtel Windsor.Conférencier: THon.E.-L.Patenaude, nouveau président honoraire de la Chambre.Après le dîner: Assemblée générale des membres; brèves causeries; Revue des comités.N.B.Avisez à l'avance le secrétariat de votre présence à ce dîner (MA.3701).Messieurs seulement.MARDI: .VISITE INDUSTRIELLE MIXTE ^ Service de transport spécial Visite à la Faircraft de Longueuil.Il y aura réception.Organisateur: Lucien Saulnier.N.B.Présentez votre carte de membre à Tentrée.Seuls les membres en règle et leur compagne seront admis.MERCREDI : SOIREE-TABAGIE (SMOKER); A 8 h.30 p.m., à la salle de Téglise Saint-Georges (au sous-sol), angle des rues Lajeunesse et Jean-Talon.Spectacle et chant; divertissements; combats de lutte; rafraîchissements.Cette soirée est gratuite pour tous les membres en règle.On exigera votre carte de membre.; Organisateur: Jean-Marc Goulet.JEUDI — VENDREDI - SAMEDI POT-POURRI DE CHARITE Au Manège militaire, 175 est, rue Craig, en face du Champ de Mars.45 kiosques — 6,000 cadeaux — Divertissements — Danse — Exposition — Rafraîchissements.Organisé par le Comité des Oeuvres Sociales: C.-E.Pelletier, président; Alfred Goulet, vice-président; Jacques Nadeau, Chas.Marceau, trésoriers; René Cimon, secrétaire; etc.Au profit de l'Enfance malheureuse et des Oeuvres de guerre.Entrée libre.— Prix de présence.LA JEUNE CHAMBRE DE MONTREAL invitt Us jtunts de la MétropoU è se joindre eex peinte cents membres actuels pour travoHUr ensembU è leur avancement personnel en mime tempe qu'eu bénéfice de la communauté.Jfti Citambxe des Jeunes est} Une école de perfectionnement L'université de l'homme d'affaire* La Chambre la plus active d'Amérique Et la plus nombreuse Un groupe en vedette Une mine de compétence* Comités de la Jeune Ckamble : Affaires juridiques — Affaires munkipaUs — Agriculture — Arts — Alexander Hamilton Institute — Bonne Entente — Commerce et Industrie — Coopérative — Dîners-forum — Donneurs de Sang — Fédération Nationale — Etudes — Film — Initiative industrielle — Loisirs — Mines — Santé —- Oeuvres Sociales — Orientation et Renouvellement — Pratique Oratoire — Propriété — Publicité — Relations interaméricames Tourisme - Sports — Quilles - Verdun - Visites Industrielles.Cette page est publiée grâce aux généreux concours des commanditaires suivants : AVEZ-VOUS.RECRUTE UN NOUVEAU MEMBRE?APPORTE UN CADEAU POUR LE POT-POURRI?Asbestos Limited 1192, rue Beaudry FA.3079 J.-B.Baillargeon Express Limitée 423 est, rue Ontario HA.6271 Bernardin Frères Courtiers d’assurances 1285, rue Visitation Tel.CH.3195 Bleau & Rousseau Fourrure de qualité DEUX MAGASINS 3852, rue St-Denis 5004, Sherbrooke ouest A.Bonin 6557, rue St-Hubert CA.8922 "LA CHAMBRE DE COMMERC DES JEUNES, C'EST L'UNIVER' SITE DES HOMMES D'AFFAI RES".(Stewart McNichols) Charbonneau Limitée Biscuits, bonbons et pites alimentaires 1800, rue Nicolet FA.1116 Cie des Produits Fomilex 1600, rue Delorimier Montréol Chas.Desjardins Cr Cie Enr'g.Francois DesJardins, prop, et prés.Les Krands spécialistes en iourrure 1170, rue St-Denis Montréal 868, Ste-Catherine est Montréal Forget & Forget Membre» de la Bourse et du Curb de Montréal 51 ouest, rue St-Jacques BE.3951 J.-R.Grégoire Quincaillerie 3605 est, rue Ontario FA.1167 Hôtel Lafayette 1555, rue Amherst CH.8825 International Electric Company LIMITED J-A.Fmcar, préstdot 1037, rue Bleury LA.7251 * LABORATOIRE MAROIS Produits pharmaceutiques spécialisés et réguliers 5669, rue Denormanville Montréal Laboratoire Vitalgine Spécialités pharmaceutiques Lucien Boivln, dlr.-gérant 1347 est, Notre-Dame CH.4341 Léveillé Limitée Les Teinturiers et Nettoyeurs connus 4368, rue Parthenais Tél.CH.2152 Maisonneuve Shoe Supply Company 4281 Iberville CH.2907 Fourrures de distinction 1473, rue Amherst Montréal TOUSIGNANT Frères Limitée Les grands détaillants de BEURRE è Montréal L.Villeneuve & Compagnie Limitée ¦Mi de construction 6199, haul.St-Laurent CR.4146 La CHAMBRE de COMMERCE des JEUNES DU DISTRICT DE MONTREAL 14 EST, RUE SAINT-JACQUES MA 3701 MONTREAL LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI lü NUVtMPKt La Semaine provinciale des chambres des jeunes Messages de MM.Camillien Houde, maire de Montréal, et Maurice Rinfret, président - Le oroaramme de la Semaine intensive de la Chambre ainee Le programme Activités minières A ü bal d ! h.30 p.m., dans la salle de e l'hôtel Windsor.Conféren- A l’occasion de l’ouverture de lajpulation à se rendre plus notnbreu-semainc provinciale des Chambres se U U e jamais au ot oui ri 1 ”r .o .1 Patenaude nouveau de commerce des jeunes, le maire Charité et à se montrer généreuse en ^/sident honora re de Montréal.M.Camillien Houde, encourageant nos jeunes., risultnt Honoraire ainsi que M.Maurice Rinfret, pre-1 ‘Je réitere nies ‘ | MARDI.— Visite industrielle sident de sent les me la jeune Chambre, adres- liant, pour que la Semaine Provin-nessages suivants: dale des Chambres de , Commerce des Jeunes soit couronnée d un suc- Le maire de Montréal “C'est avec empressement que j’ai répondu à l’invitation qui m'a été faite de dire quelques mots à 1 occasion de la Semaine Provincia cès dépassant même, les succès antérieurs.” si passible, M.Maurice Rinfret “Au début de cette grande le de la Chambre de Commerce des riode d’activité qu’est notre MARDI.mixte.Visite à la Faircraft de Longueuxl.Il v aura réception.(Service de transport spécial).Organisateur: Lucien Saulnier.MERCREDI.— Soirée - tabagie (smoker).,, , ,,, A 8 h.30 p.m.à la salle de 1 e-«lise Saint-Georges (au sous-sol), i „„„i„ a„.,.„„s i ,.iniin.OPTOMETRISTE B T'écaillé ; 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A Plus de puissance Ar Meilleure audition A Appareil plus petit ¦A Moins de frais avec Le “SUPER-PUISSANT” Le premier et le plus ancien fabricant d’appareUs auditifs électriques PRODUIT PAR ACOUSTICON ACOUSTICONl Et—trace à cette merveiUe scientifique d’après-*uerre de rorrMUon ^«Uque-vous bénéficiez de tous les avantages Inappréciables de la tameuse METHODE D'AUDITION ACOUSTICON EN 8 POINTS Inspirée des recherches Acoustlcon pour répondre *ux recommandations et aux découvertes du gouvernement des K.-v.ques.On en fabrique aussi des nattes brunes pour l’entrée des maisons et des bandes de tissu solide utilisées dans le rembourrage.Le brou des noix trop mûres, qui donnerait un mauvais coïr, sert de combustible.Les usages secondaires sont variés.Les feuilles se retrouvent dans la toiture, la confection des paniers, des chapeaux et des nattes.Les petioles servent à la fabrication de cannes, de manches à balais et du lattis des cases; les nervures foliaires donnent des aiguilles.Le bois, peu durable, entre néanmoins dans la construction de ponts et de maisons; l’écorce renferme nne résine et la racine un médicament.Le bourgeon terminal, semblable à un gros chou conique, se consomme cuit ou en salade, niais cette récolte condamne l’arbre.La batterie de cuisine des indigènes de "Oceanic provient de la coque dure.Celle-ci constitue également un bon combustible et donne un charbon de bols de qualité.Enfin, les Canaques des Nouvelles-Hébrides font de la pyrogravure avec des fragments de coques rougis au feu.L’origine géographique du cocotier est un problème qui prête a discussion.Le fait que 1 arbre se trouve depuis longtemps sur> la plupart des côtes tropicales, n est lias pour simplifier Tétude.La ma.Jbrite des auteurs s’en|endent pour en fixer le centre d’origine dans le voisinage de l’océan Indien, en Malaisie notamment, niais rien n est moins sûr.» • Le cocotier est sûrement cultive en Malaisie et dans l’Inde, depuis la plus haute antiquité.Et comme il en existe un nom sanscrit cela nous reporte à deux millénaires au moins., „ Une autre opinion attribue a 1 ar lire une origine américaine.Sans doute, il n’a jamais joué un rôle important chez les Amérindiens et à cause de cela pouvait sembler étranger à notre continent.Mais comme les deux cents autres especes de palmiers apparentées aux cocotiers sont sûrement indigenes en Amérique, sauf le palmier a huile (Elaeis guineensis), de ' Afrique; cette hypothèse mérite étude.Dès i526, Oviedo rencontre des rocotiers sur la côte du Pacifique.Un peu avant 1540, Çieza de Leon en trouve en Colombie une plantation que les Indiens employaient semble-t-il depuis fort longtemps.On a d’ailleurs découvert il y a uelques années dans des tombeaux Je Panama (Indiens Chinqm) des coques sculptées.D’autres explorateurs, Acosta Hernandez et meme Samuel de Champlain, qui a parcouru l’Amérique centrale à peine un siècle après la découverte, ont mentionné 1 arbre.Il est vraisemblable que le cocotier poussait alors depuis longtemps, a Cuba, à Forto-Rico, au Brésil et eu Colombie, et comme les espèces sauvages les plus apparentées viennent de l’intérieur des Andes, ou il y a des sources .salées, il est possi-ble que le cocotier ait eu là son habitat originel.De ce point, l’homme l’aurait introduit sur les plages tropicales.* * * Sans le coco, les îles du Pacifi- La Société des Missions-Etrangères a payé largement sa rançon à la terrible guerre qui durant cinq années et plus a ravagé l’Europe et TEXtrême-Orient.Lors de la déclaration de la guerre, elle avait soixante-douze de ses missionnaires en activité dont quarante-neuf en Mandchourie et vingt-trois aux lies Philippines.En Mandchourie, six furent arrêtés sous prétexte d’espionnage et sans aucune forinje de procès, condamnés à la prison dans d’infects et noirs cachots, en compagnie des plus grands criminels chinois, mongols et japonais.Pendant des mois, plus d’une année même pour T up d’eux, ils endiirèfent les souffrances et les privations les plus cruelles.Seul un miraeje du Ciel leur a donné de survivre et de conserver encore un peu de santé.Aux Philippines, deux mission, naires.MM.Orner LeBlanc et Jean-Léo Poirier étaient tués en août 1942 par des soldais japonais.Pen.dant trois heures, ils leur firent subir les plus cruelles tortures.Ils commencèrent par les dépouiller de leurs habits, puis ils leur attachèrent les bras à un bois fixe au-dessus des épaules.Ils leur enlevèrent ensuite la peau des pieds et les forcèrent à marcher ainsi, ils les frappèrent à la tête avec la crosse de leurs fusils.Us les soumirent a la question, les insultèrent à qui mieux mieux, enfin ils les perce-rent de leurs baïonnettes et allèrent jeter leurs corps à la rivière Cota-bato qui coulait non loin de la.La plupart des autres missionnaires, tant de la Mandchourie que des Philippines, furent arrêtés et internés, soumis pendant toute l’occupation à un dur régime de lamine et de privations.Deux ont succombe à leurs souffrances morales et physiques: M.Léo Lamy aux Philippines et Mgr Emilien Masse, préfet apostolique de Lintung, en Mand-cnourie.Par bonheur, neuf missionnaires des Philippines ont pu échapper à l’internement en fuyant vers les montagnes et en sc réfugiant chez une peuplade de sauvages, les Man-dayas.Là, grâce à Dieu, ils ont pu accomplir des prodiges d’apostolat, mais au prix de très grands sacrifices.Ils étaient à peine vêtus, marchant pieds mis, logeant dans des cabanes insalubres, exposés à tou-tes les maladies tropicales et vivant toujours sur le qui-vive, craignant d’être découverts par l’ennemi.Parmi ces OUVERTS de 9 h.à 5 h.30 — SAMEDI COMPRIS DU PLU 5 Casquettes d'hiver pour tous les hommes, les jeunes gens et les étudiants collégiens.pour le travail et le sport.nistère de la confession et de la prédication, M.Henri Desjardins qui avait bien des copdes à son arc, entreprit de développer le poste de Caraga au point de vue économique.Pourquoi ce poste ne ferait-il pas vivre ses missionnaires et leurs oeuvres?Tout allait donc pour le mieux, notre missionnaire vivait heureux au milieu des fidèles de Caraga.Entretemps il remerciait son supérieur général de l’avoir envoyé en ce pays où il y avait tant de bien à faire.Il en était là quand, le 7 décembre 1941, la guerre éclata en Extrême-Orient et les Japonais envahirent les Philippines.Les missionnaires de la contre côte ne furent pas tout d’abord visités ni inquiétés par l’ennemi, mais ce fut la panique à Davao.Un groupe de pretres de la Société des Missions-Etrangères prirent la fuite avec leurs fidèles.Après une marche pénible et pleine de risques, à travers les montagnes et la forêt vierge, ils atteignirent le pos4e de Caraga en janvier 1942.Ils s’y réfugièrent et y vécurent en paix jusqu’à ce que les Japonais arrivassent à Caraga.Us furent alors saisis et conduits au camp de concentration de Davao.Le même sort attendait les mis-sionnaires en charge des quatre postes de la contre-côte.Par une permissiôn de la divine Providen ce, ils purent à temps s’enfuir dans les montagnes, chez les Mandayas.MM.les Japonais n’osèrent pas se risquer dans ces endroits inconnus et, pour eux, très dangereux, à eau se des guérillas.C’est là que MM.Yvon Guérin et Henri Desjardins établirent leurs pénates.La vie ne leur fut pas très facile, car ils se trouvaient en plein pays sauvage, manquant de tout.Mais la nécessité est inventrice et ingénieuse.Ces missionnaires se livrèrent à la culture de la terre, ils surent tirer parti de tout pour sauver leur vie.Par trois ou quatre fois, des Américains envoyés pour patrouiller la région leur offrirent de les transporter en lieux plus sûrs et où ils auraient moins à souffrir.Mais ces missionnaires se sentaient là près de leurs chrétiens, ils allaient les visiter de temps en temps, leur porter les consolations de la reli-1 gion.MM.Guérin et Desjardins refusèrent Toffre des Américains, acceptant tous les risques de cette conduite.C’est au cours d une de ces visi- M.Henri erts par l’ennemi j pesjardins0^^"^!!1 mystérieuse-menf.Ver, 1» mi-î.til 19((, il P»r; tait pour aller porter les secours de son ministère aux fidèles de Ma-nay, desserte de Caraga.M.Guérin, ayant appris que les troupes japonaises étaient en marche vers cet-endrolt, lui dépêcha un messager pour lui enjoindre de revenir au plus tôt.De fait, il se hâta de reve.nir.Le soir du 20 avril, vers huit heures, il fut vu par des passeurs qui lui firent traverser une rivière.11 était accompagné d’un jeune sérié quitter une M, Henri Desjardins, fils de M.An selme Desjardins, de Ripon, comté de Papineau.Entré au séminaire des Missions-Etrangeres le 1er septembre 1986, il était ordonné le 50 juin 1940.Le 29 septembre suivant, il quittait le Canada pour les Philippines dans des circonstances qui demandaient, à lui et à ses compagnons, un grand courage et beaucoup de dévouement.Quelques heures avant leur départ de Montréal, une dépêche d’Ottawa avertissait les missionnaires qu’il était ,t-pc viteur qui devait , , , .rè, imprudent de part^Qu.(ai- ?'“7uTeîon'e, S re alors?Consulté à ce sujet, Son reparu, oeion ic» :t ., Exc.Mgr l’Archevêque de Montréal répondit: “C’est le propre du mis- répondit sionnaire de prendre des risques pour Dieu et les âmes.” Ce fut assez pour jeter à bas toute hésitation chez les missionnaires.I(p partirent en chantant VAve Maris Stella traditionnel.M.Henri Desjardins arriva à Davao rempli d'enthousiasme et très désireux de se dévouer à 1 apostolat sans tarder.“Je ne suis pas venu en missions pour me faire dire qu’il n’y a rien à faire”, répondit-il fièrement à quelqu’un qui voulait le décourager dans son apostolat.11 se mit avec entrain à 1 étude de la langue visayenne qu’il avait hate de posséder.Grâce à son application et à ses talents naturels, il eut vite pris le tour du maniement de cette langue.Après quelques mois, son supérieur, M.Geoffroy, le jugea capable d’aller dans la brousse essayer ses ailes.Il partit donc pour Caraga sur la contre-cote de Davao et devint le compagnon de M.Yvon Guérin.Celui-ci eut vite réalise que Dieu venait de lui envoyer un aide des plus précieux.En plus du sc.cours qu'il lui apportait dans le mi- ^ '"a?-% ¦ HBPIWllpS Formes variées: aviateur, jockey, ski dans les qualités suivantes: drap épais, tweed, tout cuir, aussi cuir et fourrure .Cest maintenant, en vue des jours froids, qu'il faut obtenir la casquette ou le casque qui vous permettra de sortir sans que vos oreilles en souffrent par un froid "sous zéro” .1.25 1.35 1.49 2.25 3.95 à 10.00 DUPUIS — rei-de-chaussée (Ste-Catherine) L'exposition du concours de vacances de TA C J C se continue jusqu'au 16 novembre inclusivement — Elle a lieu sur la mezzanine — rue De Montigny.Venez voir les intéressants travaux exécutés par la jeunesse durant les vacances 1945.• reportages photographiques # travaux d'histoire naturelle, • peintures etc.• carnets de route ENTREE LIBRE — Mezzanine chez DUPUIS.1.Nouveau mode scientifique d'essai Z.Analyse standardisée d’estal et d’ajustement 3.“LENTILLES ACOUSTIQUES’’ 4.Vérifications périodiques 5.Protection de la santé 6.Surveillance et participation médicales 7.Service personnel 8.Prix modique BUREAUX ACOUSTICON MONTREAL 1396 ouest, rue Sainte-Catherine Dupuis Frères Ltée SHERBROOKE 41B rue Brewster V QUEBEC 8 d’Altulllon ECRIVEZ-NOUS POUR .DE PLUS AMPLES INFORMATIONS ¦ - -.¦¦ '' ' seule heure, ne cinq i A que n'auraient jamais été peuplées, mais sans l’homme Taire du cocotier serait restreinte.Les noms ta-hitiens du coco, ari, et du cocotier, nia, lors de la visite de Cook, étaient sensiblement les mêmes que les noms de la Malaisie, des Philippines, de l’Hindoustan, de l’Arabie, de Madagascar, de la Polynesie et de la Mélanésie.C’est au moins un indice que la plante a été introduite par l’homme, non par la vague.Le nom “coco” semble originaire des Indes et avoir été introduit en Amérique seulement après la découverte.Le fruit portait ici d'autres noms.Une hypothèse veut qu'une partie de la population de l’Amérique du sud soit d'origine océanienne.Les navigateurs Ho TOeénnle.pour peupler les iles du Pacifique ont parcouru parfois des distances bien plus considérables que celles qui séparent de l’Amérique les dernières îles.Ils ont pu se rendre sur le continent américain et en rapporter la noix de coco.Au cours de ces migrations, ils auraient transport aussi d’autres plantes économiques.Et Ton ne sait pas exactement aujourd’hui si la palate sucrée et la calebasse, comme le cocotier, jurent apportés d’Amérique en i oiy-nésie ou de Polynésie en Am'Jritîu.e’ Il ne faut pas exclure f:e.P®nt‘anL’® possibilité d’aires disjointes.Des plantes sauvages, sans intérêt economique, vivent souvent dans des régions fort éloignées 1 tre, même si l'homme est étrange, à leur distribution.L histoire geo- logique seule fournit ajo^s 1 explication du phénomène.STI en a été ainsi du cocotier, de la patate sucrée et de la calebasse, on ǰin* prend que ces plantes se soient, en (les points distincts, imposées d elles-mêmes à l’homme, tant leu propre ,.'jWJ«»l«»:oUSSEAU La Cité des Plantes Couronnement des lauréats près les enquêtes tenues, il aurait été tué par des guérillas inconnus A la date du 12 novembre 1943, soit six mois avant sa mort, M.Henri Desjardins adressait à ses parents une lettre où il leur faisait part de ses sentiments et de ses travaux apostoliques.Nous ne pouvons résister au désir de la communiquer au lecteur, elle révèle Thomme et Tapôtre.Mon cher papa et ma chere maman, Deux ans déjà écoulés depuis ma dernière lettre.Aujourd’hui, une patrouille évoluant dans ce coin du pays, nous allons en profiter pour vous écrire un mot, les abbés Guérin, Michaud et moi-même.Ai-je besoin de vous dire que bien dès fois j’ai pensé à vous, pendant ces deux dernières années, sachant que vous étiez dans Tangois-se à mon sujet.Grâces soient rendues à Dieu, ainsi qu’à la protection de la sainte Vierge je suis sain et sauf, à date.Les Japonais, il est vrai, sont dans les environs, mais ici, nous sommes en territoire libéré, alors que nos confrères ont à endurer toutes les souffrances des camps de concentrâtion.L’an dernier, à deux reprises seulement, les Japonais ont fait ici une courte apparition, mais comme les nontagnes étaient dans le voisinage, il nous a été loisible de nous échapper.Ma santé se maintient bonne, en dépit de l’occupation du pays par les Japonais, en dépit de l’isolement RAYMOND DUPUIS, président A.-J.DUGAL.».-p et «ér.*én.L’exposition des 500 travaux soumis au 4e concours de botanique sera ouverte après 1* couronnement des lauréats, en séance puim-que, le samedi, 17 novembre, à 2n 30, dans l'amphithéâtre du Jardin Botanique.Cette cérémonie sera présidée par M.Victor Doré, surintendant de l’Instruction Publique.Un programme de musique et (te cinéma, ainsi que 1 exposition annuelle de chrysanthèmes, agrémenteront celte séance.L entree est libre.Ua livra gall tam Bre Histoire de la Pologne par l’imlnant historian polonais.O.HALECKI ' Voici un Uvrs nécrasolro si attendu.L'svolutlon à travors 1st tiiclss do rUstotru do cotte maUio» rouse Poloqno sst rostso, an dollars do la Poloqns mstno.tris pou connue du grand public ot cortatns événements ficontu sont stnguHiro-mor« éclairés par cat ouvrags gui na s'éloigna tomate da ta Hgns droé te do la plus strict# oWocUvllé Ma-toriquo.U Isctsur qui n’ost pou polonais constatera avtc étonnomont lo rolé Important gus la Pologaa a loué on Enropo orlonta'o durant don slécloo.Co Uvrs éclairs aussi d'un tour puissant certaints pagot do Vhlstolro dos grands» pcte*an*o# ouropésm MO i Russlo.Altemogno.Autricho-Hongrie.Franc».Volumo do 411 paqoo.An comptoir tt.08.par la panto S1.1*.SERVICE DE LIBRAIRIE DU -DEVOIR" complet, voire de la capitale, ce qui pose le problème de l’alimentation.Aussi, nous nous sommes mis à la culture de la terre.Avant la guerre, aurions-nous pensé être un jour sans pain, beurre et sel, nous aurions cru que la vie était impossible dans cette partie du pays.Mais la nécessité est inventrice et ingénieuse.Aujourd’hui, nous ayons trouvé des succédanés à ces nécessités de l’alimentation.La nourriture est suffisante.L’habillement, voilà surtout ce qui fait défaut.Toutefois.étant donné le climat chaud des Philippines, il nous en faut très peu.Au début, ce fut pénible de marcher pieds nu*, mais petit à petit on s’y est habitué.Nous ne craignons plus le retour des Japonais dans ce coin du pays.La semaine dernière nous quittions notre lieu de cachette, et nous entrions de nouveau dans notre con-vento.La nourriture est plus que suffisante.H nous manquait une seule chose, la facilité de communiquer avec nos parents.Aujourd’hui cette grande consolation nous est accordée.Mon coeur déborde de joie, et vous me connaissez assez pour savoir combien je suis heureux de pouvoir reprendre la correspondance avec vous, et si cette lettre est brève, vous aurez compris que mon coeur est plein de votre souvenir.Le travail est toujours abondant; il me fut donné, la semaine dernière, après un voyage dans les montagnes, et loin de la mer, de bantiser 441 personnes, et de bénir 198 mariages.Il est probable que je retournerai au même endroit demain.Nou* comntons bien mie le pays sera complètement délivré du joug des Japonais, d’ici trois ou quatre mois.Alors vous recevrez une lettre de votre fils, vous rendant compte de ses différentes activités.Aujourd'hui, 11 me faut être bref.En dénit de cette brièveté, je suis convaincu de vous faire plaisir.J’espère mie vous êtes tous en bonne santé.Pana.Maman Lauret-te, Paul.Rosario, Marc, Claude et Denis.Je n’ai garde d’oublier mes oncles, tantes, cousins, cousines et i mes amis.La paix ne tardera pas à venir, et alors nous pourrons correspondre comme dans le passé.Peut-être vous sera-t-il possible de m’écrire.Cependant je dois vous dire que je ne serai pas ici quand on viendra chercher cette lettre.Mes confrères se chargeront de vous la faire parvenir en la faisant passer par le Supérieur du Pont-Vian.Lorsque cette lettre vous sera remise, la nouvelle année sera commencée.Je veux donc, dès maintenant, vous souhaiter une bonne et heureuse année.Avec mes frères et ma soeur, je recevrai, en esprit, votre bénédiction, cher papa.Votre fils affectionné qui prie, chaque jour, pour vous.HENRI Note.— Un service pour le repos de Tâme de M.Tabbé H.Desjardins sera chanté au Séminaire des Missions étrangères de Pont-Viau, lundi, le 12 novembre, à neuf heures.Vie de la Vénérable Mère d’Youville par Albertine Ferland-Angore Ce livre s'adresse à tous.C'est de l'histoire de Montréal, c'est une étude de moeurs, c'est la marche ascendante d'une remarquable personnalité, c'est une vie de sainte.Lisez et faites lire "Mère d'Youville", c'est un comprimé de fierté nationale.Beau volume de 400 pages, 29 hors-texte et une carte de Montréal en 1724.Au comptoir $2.00 Par la poste $2.15 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Aux institutions religieuses, salles paroissiales y et autres organisations de la province FRANZ SCHUBERT SA VIE - SON IMMORTELLE MUSIQUE T avec ILONA MASSEY du Metropolitan EST MAINTENANT DISPONIBLE EN 16MM.Pour toute représentation avec équipement et opérateur AdioMOa-vouo «an* 1ard»r èi _ .MICHEL FILM — 3832 Porc LaFontaine - CH.2497 - FR.9964 PROJECTEURS — ACCESSOIRES — CAMERAS — SERVICE 1*txgr viv | uueruii, ci jau x au* aj xisab»**»* s ii
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