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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 25 août 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1945-08-25, Collections de BAnQ.

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T» Canada an «ma natta aouvaralna n na Mut avec docilité accepter d» la Oranda-Breta* «ne ou des Btats-Unla.ou qui qua ca soit d'autre, l’attitude qu't! lui faut prendre envers le monda be or err 1er devoir de lorallame d'un Canadien n'est pas envers je Commonwealth britannique des nattons, ms's envers lu Canada et son roi.et ceux qui contestent oscl rendent, a mon s via.un mauvais service au Common weal th“ “She Is a sovmeirm nation and cannot take her attitude to the world docilely from Britain or tram the Unltfed States or from anybody else.A Canadian's first loyalty ts not to the Britlab Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's kina end those who deny this are doing, to my mind, a great dlsservlos to tbs Commonwealth.* U-X-371 LORO TWEKDSMUTB DEVOIR Montréal, samedi 25 août 1945 VOLUME XXXVI — No 195 MDACTION IT ADMINISTRATION 410 «ST.NOTM-OAMI, MONTRIAL fSLERHONI t ¦liait SS6I* SOIRS.DIMANCMIS IT PiriS Dirac tsar i Caorgei flLLITIIR FAIS CE QUE DOIS m i1 HIROUX AlminlstriKoa ) < RMacttoa t Cérant I ,TTÏPr Slltit 1361 ¦Clair 2914 ¦Clair 3361 L’occupation du Japon est retardée de 48 heures es poys (TEn-Bos > ^'exploitation destructive de la forêt Rimouskoise VIII émoignage que rendait, en 1928, un ancien ingénieur de la compagnie "Price ros" et qui garde sa pleine valeur — Abus que la guerre a fait augmenter L’actualité L’édition canadienne s’est récemment augmentée d’un oman, traduit de l’anglais, dont la traduction pat M.\ndré Champroux, professeur au Collège Stanislas, est xcellente: Napoléon Tremblay, par Angus Graham, ro-nan dont l’action se situe au pays de Rimouski, du temps le la prohibition et que se pratiquait sur maints points de :ette région, ,en direction principalement des Etats-Unis, aar le passage du Témiscouata, la contrebande des alcools, -’auteur est un Ecossais d’Ecosse et bon nombre des lec-:euts de son livre ont pu se demander comment cet homale était parvenu à se documenter et à se renseigner si sien sur le pays et les gens de Rimouski.C’est que M.Graham a été pendant plusieurs années, de 1922 à 1926, ingénieur forestier à l’emploi de là compagnie Price Bros, avec résidence à Rimouski même; qu’il a été ensuite secrétaire de la Quebec Forest Industries Association, ce qui lui valait de continuer sa fréquentation de la forêt québécoise et de la forêt rimouskoise, d’y rencontrer des types de colons, de bûcherons, de draveurs et de eontrebandiers qui lui ont servi de modèles pour les personnages.M.Graham était certes libre de donner à son affabulation la trame de son choix: il eût pu toutefois choisir aussi bien autre chose que la contrebande de l’alcool, quelque chose qui eût eu autant sinon plus de couleur locale, par exemple l’affaire des barrages du Témiscouata, puisqu’il était dans Rimouski à l’époque où elle agitait tous les esprits: ou encore la tentative de la compagnie Price, vers le même temps, pour ajouter à son apanage de la seigneurie du lac Mitis et se faire concéder, à même le domaine public, une réserve forestière bien à elle et qui eût représenté une bonne moitié de tout le pays de Rimouski.Cette dernière affaire en était une que M.Graham connaissait pour y avoir été mêlé de très près.Le seul projet écrit qu’on en connaisse, sous forme de mémoire, est même de lui: A project for a national forest — A memorandum on the place of forest production in the economy of Rimouski County, by A.Graham — November 1928.Même à plus de quinze années de distance, la pièce vaut encore d’être examinée, tant elle est révélatrice de ce qu’étaient alors les appétits et les ambitions des grandes •entreprises d’exploitation forestière.Celles-ci étaient justement en train de se coaliser, de s’engrener, pour devenir les trusts que nous connaissons aujourd’hui.Chacune se voulait constituer, en vue de ces mariages que présidait la haute finance, une dot forestière énorme.En 1928, Vln-' ternatienal Paper de M.Graustein n’avait-elle pas publié sa propre carte de l’Est du Canada, sur laquelle elle indiquait en touge — de la même couleur que l’Empire britannique se badigeonne sur la carte du monde — ses immenses domaines de la baie de Chaleur à l'Outaouais.La compagnie Price Bros ne voulait sans doute pas avoir figure de pauvresse dans ce monde en effervescence de l'industrie forestière.Au pays du Saguenay, où l’ancêtre William Price était entré en 1838, elle possédait des intérêts considérables: peu de temps auparavant, celui qui, devait être le dernier de la dynastie familiale, sir William Price, avait attiré les millions Duke de ce côté, en vue | de l’électricité et de l’aluminium.Il s'agissait d’obtenir une augmentation du domaine dans le pay* de Rimouski où l’usine Price avait eu son berceau.C’est vers 1800 que le premier Price vint au Canada et établit une scierie dans le voisinage de la Riviète-du-Loup.Cette industrie devait se transporter pat la suite, au fut et à mesure que des coupes incessantes mais dont on n'utilisait pour l’exportation en Angleterre que les plus belles pièces de pin et d’épinette faisaient s’éloigner la forêt, à l’Islc-Verte et à la rivière Trois-Pisÿdes, pour se fixer en définitive, au cours des quarante dernières années: Rimouski et Matane, sur les rivières des mêmes noms, Priceville, à l’embouchure de la rivière Mitis.Dans le haut d?cette detniète, trois milles autour du lac Mitis qui en est la source, la compagnie Price possède restière améliorées qui pourraient compenser cet inconvénient.En d’autres termes, une partie du capital forestier disparaît définitivement, et tout'd’un coup, tandis que le reste est sérieusement déprécié.Comme on doit s attendre à ce qu’un tel procédé de destruction ne puisse dater que pendant un laps de temps limité, la situation économique actuelle de cette région doit être tenue pour temporaire et transitoire.Cette partie de la prospérité de la population qui dépend des forêts et de leur utilisation doit être également considérée comme chose instable.De plus, bien que l’on puisse prétendre que la colonisation, en se poursuivant à l’allure actuelle, prendra quatre-vingts ans pour absorber complètement le domaine que la compagnie détient sous bail dans cette région de la rive sud, il faut se rappeler que la désorganisation et les risques de toutes sortes qui résultent inévitablement, pour les grandes opérations forestières, d'une colonisation sans direction forceraient certainement la compagnie à fermer ses établissements longtemps avant que le dernier lot ait été concédé.A vrai dite, comme l’incertitude quant à la possession ou à la jouissance du fond serait probablement suffisante pour empêcher la compagnie d’assumer un nouveau risque industriel dans le remplacement des scieries qui existent déjà, la question qui se pose, au sujet de la prospérité locale, depend bien plus de la durée de la réserve de bois d'oeuvre que de l’étendue du territoire qui reste sous location.Ce qui revenait à dire que la compagnie, en 1928, à moins que l’on ne fît droit a sa demande, qu on ne lui accordât un nouveau fief équivalant à la moitié du comté de Rimouski, se disposait à tout nettoyer aussi rapidement que possible.M.Graham écrivait encore: En d’autres termes, la course contre la colonisation force la compagnie à continuer ses opérations de scieries, qui non seulement représentent du gaspillage mais qui compromettent la perspective financière d'une exploitation pour le bois de pulpe qui pourrait être entreprise plus tard.Et la fin de l’exploitation des scieries se prévoit à brève échéance.M, Graham, dont l’intention était bien évidente d’étayer aussi fortement que possible la cause de la compagnie, citait des chiffres pour démontrer que l’exploitation de celle-ci était outrancière et destructive, qu’elle dépassait de beaucoup la croissance annuelle possible et au mieux de la forêt rismouskoise.Il évaluait celle-ei^en se servant des inventaires disponibles, à 16,300,000 pieds, mesure de planche, et la coupe annuelle sur les seules limites de la compagnie, sans tenir compte du bois coupé sur des terres de particuliers et des lots de colons, à 18,000,000 de pieds, soit un excédent de près de 3,000,000 de pieds.C’était en 1928 et, à ce régime-là, on estimait que l’industrie forestière de Rimouski ne pouvait en avoir pour longtemps: vingt-cinq ans, peut-être trente ans.Or, pendant les années de guette, depuis 1942 surtout, chacune des trois grandes scieries Price a produit annulment de 20 à 25,000.000 de pieds de planche.L’on entend dire qu’il en sera encore de même cette année, que la production sera peut-être augmentée: l’on mentionne une coupe de quelque 25 millions de pieds cubes de bois en gtume, pour la seule scierie de Priceville, une coupe aussi considérable pour celle de Rimouski.A la production Price, s’ajoute, dans la région, la production de toutes les autres scieries, notamment celles qui se sont établies aux Trois-Pistoles, du soir au matin, et qui disparaîtront de même, une fois que la forêt aura été supprimée dans le pays à l'arrière, par le fait de colons imprévoyants et que des industriels, a la faveur des hauts prix, tentent par l’appât du gain pécuniaire immédiat.On se serait organisé en vue de donner raison à la partie du mémoire Graham qui est dirigée contre le colon, que l’on n’aurait pu s’y prendre mieux.Mais s’il se commet des abus flagrants aux Trois-Pistoles, la faute n’en est-elle , .• • j pas aux gouvernements de Québec et d’Ottawa, d’abord à depuis longtemps la seigneurie sans censitaire dont nous ^ .pat organisme$ de temps de guerre, a avons parlé, seigneurie de pur apanage, qu elle conserve | is ^ nonvel,M de M procurer l’outillage en réserve forestière, tellement en réserve qu elle n y a ja-m?is pratiqué que des coupes d’appoint.Poijr alimenter ses très vastes scieries, à Priceville comme à Rimouski et à Matane, la compagnie compte sur les coupes dans les limites oue la province lui a concédées à bail en vertu de baux à long terme généralement, et qui sont de plusieurs centaines de milles carrés.Sur ce domaine loué, la compagnie a pratiqué une exploitation véritablement destructive: M.Angus Graham en rendait témoignage dans son mémoire de 1928, pour en venir à la conclusion que la seule manière de mettre fin à ce déplorable régime, c’était d’arrêter la colonisation de ce côté, de créer ce qu il appelait une forêt nationale, dont la compagnie Price aurait eu la jouissance et qu’elle aurait eu alors intérêt à exploiter judicieusement, selon les données de la sylvieulture, à renouveler par le reboisement, à protéger contre 1 incendie.M.Graham cherchait comme de raison à rejeter une partie de la faute sur les colons et les défricheurs.^ Gette partie-là de son mémoire vaut d’être traduit et cité: L’exploitation de la forêt se fait aujourd’hui par Jeux agents principaux: des colons du type ’'défricheur (ou des spéculateurs se faisant passer pour colons) et Price ‘ Bros, Ltd.Ceux-là, comme ils sont engagés (réalité ou supposition) à défricher la terre pour l’agriculture, font un nettoyage Complet de toute la croissance forestière, mettant fin à la forêt comme productrice de richesse meme dans le cas où ils ne parviendraient pat à la remplacer par de la terre arable.Celle-ci, la compagnie, tout en respectant les reglements qui ont pour hat d assurer la perpétuation des forêts, n’en cause pas moins une diminution continue (continuous deterioration ) de leur valeur par suite de l'inefficacité de ces règlements à atteindre leur but.L’incertitude quant à la possession du fond f insecurity of tenure ) empêche en même temps la compagnie de Le colon C’était en pleine période de.chômage, Les usines renvoyaient leurs employés par centaines, n’ayant pins de travail à leur donner.Rien n’était plus triste que de voir ces hommes, pour la plupart dans la force de Vâqe, s’abandonner au découragement.Oh! il y avait de quoi dégoûter de la vie les plus endurcis et allumer la flamme de la révolte au coeur des plus timides.Surtout lorsque les journaux apprenaient à nos gens que dans d’autres provinces, des provinces du même pays, des mêmes Canadiens étaient forcés par des patrons hargneux et sans coeur à brûler de belles récoltes de fruits et de légumes.Et, durant ce temps, les nôtres mouraient de faim à cause de ces sans-entrailles qui voulaient maintenir leurs profits exorbitants.C’est alors que j'en ai rencontré un de ceux-là.Il avait perdu son emploi de contremaître dans une grande usine et sa famille devait vivre de pain sec et d’eau depuis près de deux mois.Paul Grandjean, c’étaii son nom, ne se décourageait pourtant pas et passait ses longues journées à chercher du travail.Je crois bien que pas un employeur de la métropole n'avait entendu ses La signature de la reddition aura lieu le 2 septembre MANILLE, 25.(A.P.) — Le général MacArthur a annoncé aujourd'hui que l'occupation et la reddition formelle du Japon avaient été retardées d'au moins 48 heures par les typhons.La cérémonie de la signature de la reddition qui devait avoir lieu le 31 août est remise au 2 septembre.Les troupes aéroportées qui devaient descendre demain à l'aérodrome de Atsugi à 18 milles au sud-ouest du palais impérial à Tokio, ne mettront le pied sur le sol japonais que mardi prochain.Les débarquements en nombre des troupes aéroportées, qui seront dirigés personnellement par le général MacArthur à Atsugi ainsi que les débarquements des troupes de la marine à Yokosuka, dans la baie de Tokio, qui devaient avoir lieu mardi, s'exécuteront jeudi.”11 6i;t à espérer que d'ici ce temps-là le vent et la mer se seront apaisés et pourront nous permettre notre avance" a dit le commandant suprême des pouvoirs alliés.La région de Tokio a dû subir les effets de plusieurs typhons au cours de la soirée de mercredi et le communiqué du général MacArthur dit qu"une "série de typhons" font rage dans l'ouest du Pacifique entre Oki-lawa et le Japon.Les troupes aéroportées avaient terminé tous leurs préparatifs pour quitter Okinawa.Des forces de la marine étaient déjà en mer.Plusieurs navites des convois d'approvisionnement avaient quitté Manille.Le programme du général Mac-Arthur était préparé de façon à faire face à toute éventualité, particulièrement au cas où l'avant-garde des troupes aéroportées déclarerait le champ d’aviation de Atsugi inadéquat pour le transport des troupes par avion.On n'a reçu ici aucun rapport sur les navires alliés qui auraient été endommagés.La flotte alliée, à laquelle se sont joints les balayeurs de mines et les navires de transport, était au large du Japon.(suite à la page 3) '* foin aucun* dépens* pout d*i method** d exploitation to- | as-vm-*» qu’il leur fallait pour opérer?Quant à l’administration provinciale, bien que ce fût la guerre et qu’elle ait pu, étant libérale, avoir des sympathies particulières pour un gouvernement libéral à Ottawa qui avait entrepris de faire cette guerre-là.ne pouvait-elle, au nom des intérêts mêmes de la province, intervenir par son ministère de la Colonisation, duquel relève après tout les lots que des colons détiennent sous billet de location?Il ne serait pas surprenant, étant donné ce qui s’est passé et ce qui se passe encore, de voir bientôt la compagnie Prie* revenir à la charge et demander, à même l’aire forestière qui reste disponible, l’établissement de la forêt nationale que le mémoire Graham, avec son abondance d’argumnts spécieux, n’a pu lui valoir en 1928.Comme c’est là pourtant, l’industrie forestière au pays de Rimouski est devenue un assez beau gâchis, sans qu’on y ajoute, au vrai, un gâchis qu’il ne se pourra peut-être plus réparer.Du rapport Graham en tout, il est une chose à retenir, que le gouvernement de Québec devra se rappeler: les admissions, les aveux d’exploitation destructive et de gaspillage.Quant à cela le mémoire garde sa pleine valeur.La province ne loue pas le domaine public pour le faire dilapider, mais pour le faire exploiter convenablement, dans le sens du bien commun et non pas en vue des dividendes de quelques-uns.M.Graham a écrit de façon nette que la compagnie Price pourrait adopter des méthodes de sylviculture et d’exploitation rationnelle qui assureraient la perpétuation des forêts rimouskoises.Ces méthodes devraient s’appliquer immédiatement et sans qu’il y ait de changement dans le régime de la location des réserves.Le gouvernement voudra-t-il imposer ces méthodes et prendre les mevens de les faire respecter?km lia BENOIST entendu ses supplications, mais il continua, malgré ses insuccès, à chercher sans relâchd^usqv.’à ce qu’il eût trouvé ce qu’il appelait alors une situation de compromis: il se fit colon.— "Je n’ai jamais travaillé la terre, dit-il, mois je vais le faire d défaut de mieux et pour faire qivre ma famille.Puis, lorsque la crise sera passée, je reviendrai à la ville y continuer mon travail d’autrefois." * * * Le train roulait depuis fine journée et demie et ne devait arriver que le soir dans le petit canton où se dirigeait Peul Grandjean.Fou’-bu, harassé, il ne savait plus comment s’asseoir tellement le trajet avait été long.Par la fenêtre contre laquelle il cinit assis, noire colon voyait se dérouler le paysage morne et sans variété que traverse la voie ferrée dans ce district.U était songeur.— "Vais-je pouvoir faire vivre ma femme et mes quatre petits enfants ou bien s’ils devront finir leurs vies dans la misère?Ah, que je suis las.J en ai assez de cette vie.—"Station Chardcnne, Chardon-ne Station.Hé là! l'ami, vous êtes rendu, descendez!” 46 ÿ Il y avait maintenant plus de sir mois que Paul Grandjean était rendu dans le Grand Nord.Six longs mois durant lesquels il avait sué sang et eau pour venir à s'amasser quelques sous qu'il envoyait religieusement à so femme.Le travail avail été ardu.Il lui avait tout d’abord fallu essoucher un lopin de terre semé de roches que le gouvernement lui avait donné.Puis, l’hiver était ensuite venu cl il avait dû se construire une cabane pour être à l’abri des intempéries.Ce que cela avait pu être ennuy ant durant celte saison de froidure el de neige: !e nouveau colon n’avait aucun ami et son plus proche voisin habitait à six milles de distance.Il avait donc dû s’occuper durant ce temns et il en avait profité pour rendre sa maifbn habitable car il y avait un bourgeon d'idée qui germait peu à peu dans son subconscient.Puis ce fut le printemps, suivi de la saison chaude qui fut admirable pour les moissons.Grâce au peu d argent qu’il avait encaissé de la vente de son bois.Paul avait réussi à faire vivre sa famille tant bien que mal et à s'acheter quelques outils aratoires — ceux qui étaient essentiels: la moitié de sa terre était ainsi ensemencée et il n’eut pas dç difficulté à vendre ses récoltes.— "Les beaux temps reviennent, se disait-il.Je me fais peu à peu eux durs travaux de la terre.Si seulement il y avait quelqu'un pour me tenir compagnie, la vie serait moins morne.tiens, une voilure de ce côté.Il n’y a pas à dire, elles sont rares sur ce chemin-ci.C'est la Septième que je vois passer de puis que je suis arrivé.— "Bonjour Paul! Bonjour papa! Bonjour papa! — "Mais comment, toi, Lucie, toi ici, mais.! Il était tellement emu, le pauvre homme, qu'il en perdait l’usage de la parole.Sa femme, sa femme à lui et ses enfants, ses petits enfants; il> ne les avait pas vus depuis au delà d’un an et demi."Ce fut terrible durant les premiers temps, dit maintenant Paul, mais je suis heureux de récolter la semence que j’ai jetée en terre.Elle u porté des fruits innombrables".Jacques GUAY 25-vm-« Bloc - notes Visages de lo Nouvelle-France L'unité nationale «£ Le journal hebdomadaire News, de Toronto, relate en marge des dernières élections fédérales, un incident.assez significatif par certains côtés.Il s’agit de la campagne politique qui s’est livrée dans South Wellington, entre le candidat libéral protestant, R.W.Gladstone, et le conservateur catholique C.P.McTague, ancien juge de la Cour d’appel ontarienne.Ce dernier a été défait par 819 voix.Nous n’avons pas à decider si les électeurs eurent tort ou raison de battre M.McTague, dont le sort politique nous laisse plutôt indifférent.Il se trouve, d’après le News, que samedi ie 9 juin, environ 15ÛÜ lettres ont été mises à la poste pour être livrées le lundi, jour de la votation, à une liste choisie d’électeurs de façon qu’aucune ne pourrait être portée à la connaissance des catholiques libéraux ou à des protestants que des attaques anticatholiques auraient indisposés.Ladite lettre, sans indication de provenance contenait une simple feuille portant, en langue anglaise, ce qui suit: “En garde, Protestants Quand vous irez au poil le 11 juin, Rappelez-vous que Chrs McTague est un catholique romain “Pour qui voter?” C’est la question qu’on se pose souvent à l’heure actuelle.Or.Chas.McTague est un homme pour qui nous, comme protestants, n’osons pas el ne pouvons pas voter."Nous n’avons rien contre M.McTague, personnellement.Mais une AMERE EXPERIENCE, ici à Guelph, nous a enseigné qu’un vote pour un Catholique romain est un vote contre les LIBERTES PROTESTANTES ET ANGLAISES.& et vote pour l’Eglise catholique romaine et le curé!!! Les CATHOLIQUES ROMAINS— ne se tiennent jamais debout.ils sont les instruments de l’Eglise catholique romaine.& doivent faire comme l’Eglise l'Wt-donne! “SI CHAS.McTAGUE GAGNE L’ELECTION LUNDI.dans S.Wellington.ce sera son curé qui sera le député et NON McTAGUE!!! CHAS.McTAGUE.n’aime pas les Protestants.c’est un Catholique-romain implacable.& nous croyons savoir qu’un de ses frères est prêtre.CHAS.McTAGUE.n’est pas l’ami de l’ouvrier.il n’est que pour lui-même.“Nous demandons instamment à tous les Protestants d’aller aux poils lundi, le 11 juin, & de VOTER POUR N’IMPORTE QUI SAUF POUR “McTAGUE”.Dites-le à vos amis.parlez-en.avertissez vos voisins.la pire tragédie qui pourrait tomber sur 'es PROTESTANTS DE SOUTH WELLINGTON SERAIT D’AVOIR UN DEPUTE CATHOLIQUE ROMAIN AU PARLEMENT!!! 1.Les Protestants n’auraient AUCUN représentant à Ottawa!!! 2.Si un bill anti-protestant Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville (par M.Guy Frégault, de l'Académie canadienne* française, professeur d'Histoire du Canada à l'Université de Montréal) Lorsque l’on étudie les types sociaux du Canada sous notre ancien régime, on commettrait une erreur en élevant une cloison étanche entre les établissements du Saint-Laurent et le reste de l’Amérique française.La colonie laurentienne était le coeur de l’empire français d’Amérique; mais celui-ci apparaît comme le prolongement géographique, économique et spirituel de celle-là.De fait, l’empire américain de la France était canadien peut-être plus encore que français.Il tirait ses forces du Canada proprement dit; et il alimentait le Canada autant que la France.Quand il en avait esquissé l’audacieuse architecture, Talon n’avait pas uniquement en vue les intérêts de la métropole européenne; il voalalt surtout établir un grand Etat sur le Saint-Laurent.Quand il l’avait réalisé à coups d’épée, ce n’était pas seulement le prestige de la France que Le Moyne d’Iberville voulait servir; ce Montréalais pensait avant tout à la sécurité de sa patrie.F.-X.Garneau a entrevu cet aspect de notre histoire.Le peuple canadien, écrit-il, “qui habitait l’extrémité septentrionale du Nouveau Monde, sans avoir eu presque le temps de s’asseoir sur la terre qu’il avait défrichée, courait déjà vers les contrées nouvelles; ses enfants Jalonnaient les rives du Saint-Laurent et du Mississini dans un espace de douze cents lieues!! Ils disputaient les bords glacés de la mer d’Hudson aux traitants anglais, ou guerroyaient avec les Es-pagnols presque sous le ciel brûlant des tropiques.La puissance française en Amérique semblait reposer sur eux.” Ce n’est pas tout.Il faut ajouter que, si les Canadiens faisaient vivre l’Amérique française, un grand nombre d’entre eux en vivaient.A la fin du régime français, beaucoup de nos grandes familles passaient pour avoir fait fortune dans les postes éloignés.C’est sur cet empire que le Canada s’appuyait pour faire fonctionner la traite des fourrures, comme aujourd’hui les grands Etats européens font servir leurs possessions coloniales à leur propre équilibre économique.De plus, un empire a une autre signification; il exprime une volonté de puissance, en même temps qu’il est une source de (suite à le page deux) V, • ‘ était présenté à Ottawa.comment Mais, que vené-vous faire rh p ^rxagllc voterait-il?.>ù avez-vous pris l argent pour h’ ici?Où avez-vous pris l'argent pour payer votre passage?ne pitt-il s’empêcher de leur demander.v ___"L'argent?Mais on Ta écono- misé.C’est celui que tu nous a erir noyé, Paul.Moi aussi j'ai travaillé, In sais.Et si tu veut savoir ce que Ton vient faire, Pierrot va te le dire._____"Oh, oui, papa.On vient rester dans ta maison, on vient rester avec toi pour toujours.Tu ne nous quitteras plus, dis?" __"Ah, non.mon petit.Jamais.•e te le promets, jamais." Il en pleurait à chaudes larmes le brave homme.Depuis ce temps.Paul Grandjean et sa famille vivent heureux sur leur terre et ils nt reviendraient pas d la ville pour un enuiite * # * Evidemment contre les Protestants 3.Un vote pour McTague aujourd’hui.signifie des balles pour plus tard!!! 4.Souvenez-vous que Rome intrigue pour faire rentrer ses hommes .NE SOYEZ PAS PARTIE AUX SCHEMES DIABOLIQUES DE ROME!!! • RAPPELEZ-VOUS LE TAPAGE CONTRE LES PROTESTANTS QUI VOULAIENT OBTENIR LEUR HOTEL DE VILLE?C’est Rome qui a fait cela!U VOTEZ COMME VOUS VOUDREZ LUNDI MAIS ALLEZ VOTER!!! Dans le bas de la lettre on répétait: En garde, Protestants! Ne volez pas pour McTague” puis dans un coin les mots; "Imprimé et payé par les meiibres de la Ligue Protestante”.Le News ajoute en commentaires I que M.McTague avait un frère Jésuite mort en 1933.Il explique en-1 suite la “tragédie” de l’hôtel de ville.La lettre dont parle le journal ontarien se passe de commentaires.Il convient d’apouter toutefois que, d’après le News, le candidat vainqueur parait bien n’avoir rien à voir dans cette misérable affaire où on ne pourrait en appeler plus bassement aux préjugés.Heureusement que de pareilles manifestations se font de plus en plus rares, et ce qui est plus intéressant, elles soulèvent chez la vaste majorité de nos compatriotes anglais, une indignation de bon aloi.La “tragédie” de l'hôtel de ville Il appert, d’après le News, qu’un mois et demi avant la votation M.Chipchase, pasteur baptiste à Guelph, avait demandé l’usage de la salle publique de l’hôlcl de ville pour y tenir une assemblée, ce qui lui fut accordé.On apprit par la suite que l’orateur y serait le pasteur Shields, de Toronto.Sur quoi un groupe de catholiques fit valoir que l’hôtel de ville taxant impartialement catholiques el protestants, la salle ne devrait pas servir à insulter les contribuables catholiques.Le conseil municipal se ravisa et refusa la salle, ce qui entraîna des protestations des organisations culturelles protestantes.La Ligue Protestante, dit le journal, avait été fondée en 1941 et son premier président avait été le pasteur Shields, Et chez les Québécois?Comme préambule à l’article, le Newt, sans dûute pour éviter qu’on l’accuse de nourrir pour les Canadiens français, des sympathies suspectes, lance cette affirmation gratuite: t “Il est rare dé trouver un comté québécois représenté par un Anglophone.” Il admet timidement une exception dans le cas de M.Chubby Power.Si le rédacteur avail pris la peine de se renseigner, il aurait pu constater que depuis le régime parlementaire.dans des cas innombra-bles, des majorités canadiennes-françaises ont élu des Anglophones.En fait, lorsqu’un comté québécois change pour un député gallophone.c’est lorsque la majorité de tangue française, dépasse souvent les deux tiers.Alexis GAGNON j(jB calnet du gXinckeu .! M.Truman reproche à des lournallstee venus de France avec M.de Gaulle l'in-justlca de la presse française à l'endroit des Etats-Unis.* * * Les correspondants français rsstsnt Interloqués.Ils ne comprennent pas l'allusion du Président et encore moins sa tàn-quo, M.Truman a-t-11 lui-même saisi dans les textes originaire» la nuance de» articles teprochés?« « » Quelle catai trophe, s'il y avait erreur dans les traductions ou méprise de la part d'un secrétaire! * * * Ou le Président esl-U victime de sa franchise ?M.Truman porte-t-il trop véritablement son nom pour n# pas s'empêcher de dire ; partout la vérité?* * * A la Malson-Blanche de Washington, Truman et de Gaulle discuteront le tort de Casablanca.« * * Le lieu est bien trouvé.Suivant l'onomastique, Casablanca, c'est aussi la Mai son-Blanche merocaine.* » * Une conférence postale se tiendra i Montiéal bientôt.L’amélioration des se< vices postaux sera au premier plan.11< en ont besoin.* * * A certains endroits non loin de Mon! réal, une lettre mise à la poste prenc trois lours avant d'atteindre la rue Ste Catherine Elle se promène tranquillement Jusqu'à Mont-Laurier dans son ré duit d « toile, au Heu de prendra uns route plus directe.Une lettre n'est pas un touriste en balade.* * * On a plus d'égard» pour les courriers d'outre-Canada.Ils atteignent leur desti nation en moins d» temps.Le Grincheux 25-VIII-45 Choâed d'hiet et d’aujould hui Otr, dans ces lours d'automne [où la nature expire.A ses regards voilés le trouve [plus d'attraits: Cdst l'adieu d'un ami, c’est lo [dernier sourire Dos livres, que la mort va fermer [à lamats.^ LAMAHTUU / IC UCVUIK, MONTREAL.SAMEDI La Liturgie Dans un précédent article, nou* avons dit que la Liturgie n’est pas principalement une réalité extérieure, bien qu’elle utilise des éléments matérieis.C'est qu’elle est en elle-même affaire d’homme; or, l’homme n’est pas un pur esprit De purs esprits, il n’y a que Dieu et les anges.Pour l’homme, il est composé d’un corps et d’une âme, non d’une composition accidentel-le, mais essentielle.C’est dire qu i! est cela corps et âme.Ni le corps seul, ni l’âme seule, pourtant suo-sistante, n’est l’homme.Or, on agit comme on est.Si on est corps et âme, on agira avec sort corps et son âme.L’expérience établit et la Philosophie prouve que l’homme, dans l’état d’union, ne peut penser sans son corps.Pas d’images, pas d i-dées.Le grand ami de notre ame, c’est notre corps.11 est vrai qu in-bas, il est peu d’amitié sans nuages.Il faut en prendre son parti.Mais une brouille passagère ne veut pas la séparation.Elle postule au contraire l’accommodement.La Liturgie, qui prend 1 homme total, corps et âme, individu et membre d’une société, comble toutes ses capacités d’homme.Ç est la son excellence, tant le bien de 1 ensemble l’emporte sur celui du ae- tflLes pires ennemis de l’esprit sont les gens superficiels.Ces gens vont d’instinct à ce qui est moinclic dans les choses, alors que les choses sont surtout ce par quoi elles excellent, non ce pat quoi elles se rattachent a ce qui est d en-bas.M bien q.ia les gens superficiels voient dans une réalité surtout ce ou'elle n’est uu» Un monsieur frappera l’attention de ces personnes par la canne à pommeau d or qu .1 tient à la main et cette clame par le collier qui s’emmêle sur son copiais une canne n’est pas un >non' sieur, ni un collier une dame.Le» cens superficiels sont de grand* entants qui n’ont pas évolué comme ils l’auraient dû.Tout ce qui relève de l’esprit a à se plaindre de la superficialité de l’homme en général.La Liturgie n’y échappe pas.C’est à cede mentalité primaire qu’il doit des chants et une inusi-que de cirque et un materiel de mascarade., ., l’élément extérieur, c c st cela qui sera la Liturgie dans l’esprit du chrétien superficiel.Il en restera là 11 agit comme, ferait un homme oui prendrait un squelette de musée pour un homme véritable et ses richesses indéfinies.Que la distinction est donc intelligente et que flistinguer est donc bien une oeuvre d’homme î Confusion est néant puisque l’être est un: "ens et ununi coiwerliintur." , .Donner une importance exageree au côté extérieur mène à des résultats piteux, ties choses, ces paroles, ces gestes qui doivent élever 1 ame, la dépriment au contraire.11 y a excès de matière.C’est comme ces personnes chez, qui la vie sensitive étouffe la vie de l’esprit.L element matériel dans la Liturgie, est un élément de connaissance.-Il veut éveiller l’esprit à sa vie propre.Mais “éveiller n’est pas assomme! Qu’il y a parmi les hommes des gestes délicats aux répercussions intérieures sans fin! Tel fut 1 effet de ce regard: “Et le Seigneur, s’étant retourné, regarda Pierre, et Pierre se souvînt de la parole que le Seigneur lui avait dite: “Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois.’’ “Et étant sorti de la maison, Pierre pleura amèrement” •Luc 22, ôl-G2).Un regard, et voi- la Pierre revenu à l’Amour.Je vous leisse rêver sur ce regard de Jésus qui se fiche au coeur de Pierre comme une flèche d’amour.Je vous laisse rêver sur ce sacrement qu-^ | fut pour Pierre le regard de chair | du Fils de Marie.Qu’on nous permette d’insister tant le danger qui vient de la matière est grand chez l’homme.La flamme qui devrait jaillir claire et pure est souvent changée en pâle fumée.Au reste, la Vérité elle-même insiste: “Mais l’heure approche, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adorent le Père en esprit et en vérité; ce sont de tels “La messe, drame central de toute vie chrétienne” Dans son allocution inaugurale, au Congrès eucharistique de Matane, S.E.Mgr Georges Courchesne, évêque de Rimouski, souligne le rôle primordial que doit tenir l'Eucharistie dans la vie du chrétien Dans l’allocution qu’il a prononcée au reposoir, mercredi soir, en ouvrant le congrès eucharistique de Matane.Son Exc.Mgr Georges Courchesne, évêque de Rimouski, a souligné le rôle primordial que ____ _____________ doit tenir l’Eucharistie dans la vie adorateurs que le Père demande, | du chrétien.(Le thème général du Dieu est esprit, et ceux qui l’ado- congrès est, comme on le sait: la rent, doivent l’adorer en esprit et! messe.en vérité” (Ju.4, 23-24).La litur-i Mgr l’évêque de Rimouski s’est gie, dont la messe est l’âme, veut inspiré de ce texte du Sauveur: rendre au Père la gloire qui lui est “La vie pour l’éternité consiste à due.L’élément extérieur n’est pas vous connaître, vous, le seul vrai pour Dieu, il est pour nous.C’est Dieu, et votre envoyé, le Christ Jé- notre condition d’homme qui le veut.Sous l’Ancienne Loi, Jéhovah avait insisté avec une telle minutie sur le caractère des sacrifices, qu’il voulait qu’on lui offrit que le Juif en était venu à croire Dieu dans l’indigence.Le psaume cinquante l’en reprend: “Ecoute, mon peuple, et je le parlerai; Israël, et je te reprendrai; Je suis Elohim ton Dieu.Ce n’est pas pour tous tes sacrifices que je te fais ces repro-[ches; Tes holocaustes sont constamment [devant moi.Je ne prendrai point un taureau dans ta maison, Ni des boucs dans tes bergeries.Car à moi sont tous les animaux [des forêts, Toutes les bêtes des montagnes par {milliers; - ., , Je connais tous les oiseaux du ciel, | P.le“ et, ^ f°m™?LCe !.P Et tout ce qui se meut dans les ' bhssant pour notie vie, la mess , [champs est sous ma main.I ctnfin- s «chfveo Par , f .i et présenté a ceux qui veulent y re-Si j avais faim, je ne te le dirais pas, courjr ie fover où toute vie physi-Car le monde est a moi; et tout ce ue m0rale,'intellectuelle, spirituel-[quit renferme.ie> trouve un aliment qui en assure Est-ce que je mange ta chair des j ja durée éternelle.[taureaux?: son Excellence développe ensui-Est-ce que je bois le sang des | te et explique chacune de ces affir- [boucs?i mations.Offre en sacrifice à Dieu l’action I Insistant sus Son Excellence dit que rien ne lui serqble plus apte à édifier les congressistes que de développer familièrement devant eux le sens de la leçon de vie contenue dans le texte précité.Nous avons dans la messe, continue l’orateur sacré, tous les moyens de donner à notre vie humaine la valeur d’éternité dont parle le Sauveur.Toute vie, en effet, tire sa valeur, en premier lieu, de la fin qu’elle se propose ou de ses motifs habituels; en second lieu, de la qualité des personnes avec lesquelles elle entre en commerce; troisièmement, enfin, du foyer auque elle emprunte son aliment habituel, l’aliment intérieur qui l’entretient.Or, le sacrifice de la messe permet à ceux qui l’offrent de donner à leur vie la fin la plus haute; de plus, la messe, nous vaut sur l’autel la présence réelle de THomme- contact de sa chair très pure et de son sang qui a rendu ici-bas possibles la virginité et la chasteté.Si vous avez besoin de prudence pour protéger votre foyer con- Visag es de la Nouvelle-France (suite de la première page) fierté nationale.Dans ces conditions — qûi se réalisaient toutes dans le Canada du XVIIe et du XVIIIe siècles — il était normal que notre société fournit de belles figures d’administrateurs coloniaux.La plus attachante est sûrement celle de Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville.Bienville fut notre Lyautey.Après avoir soumis les tribus dissidentes de la vallée du Mississipi, jugal contre la nostalgie des sa tâche fut d’y ériger des cadres amours coupables; de force, pour ; assez solides pour résister aux for-avoir partout le courage de vos ces hostiles du milieu ainsi qu’aux convictions religieuses et patrio- maladresses et aux inconséquences tiques; d’une justice incorrupt^ jq gouvernement métropolitain; il ble Pour rendre à Dieu ce ou1 l.1” accepta, en dépit de la criante in- nrr,nLP0Uri reSPievie/,-i!*iSnn suffisance des moyens mis à sa dis-du prochain dans 1 exécution de nosition dp maintenir 1*neiivrp né- VOS contrats de travail; en un mot, Ske’amowée nar son frèïe Le si vous voulez que la plus haute et ! la plus noble vitalité morale rayon- ne en vous, demandez-lui de faire ce pour quoi il vient en vous; demandez-lui de vivre et de grandir en vous.Car pour moi, dit l’Apôtre, la vie, c’est le Christ.Ainsi, en vous apprenant à mourir au péché, pour vivre de la vie divine, Moyne d’Iberville.Un jour, blessé par l’incompréhension de ses supérieurs et durement atteint par les calomnies des incapables qui le jalousaient, il pouvait se redresser avec fierté pour rendre ce témoignage: “Dans les temps les plus durs, que l’on estoit des quatre an- Mt MCDICINS RI.COMMANDENT NOS VATIDH NinniAIMS.^ AlUJudtt % PHARMACIE1 MONTREAL Chulei Dequeue, propriétaire Ck eH» —4.-A-—*, u ito* « mmvtm.Eortei le bande ««I conviant è votre aalelan.New aveu an aaaorttment complet de bande, herniaire», bandes médtcstss.baa iU.Uquee, rapport».Teite» en chemoli an en flagelle renqe pont ceux qui «oulhenl de bronchite.Imarw * domicile en de», no» wlona privée «an» iraU addlttonnela.Experte et experte* i votre •errice » (notant selon fenlonnanee de Wt* BT H VIT ,ÏÏSÎ particulièrement sur l’Eucharistie, considérée comme un aliment nécessaire des âmes, Mgr Courchesne continue ainsi: [de grâces, Et acquitte tes voeux envers le [Très-Haut’’.(Ps, 50, 7-16).“Offre en sacrifice à Dieu l’action de grâces”.L’action de grâces, ce don du coeur si doux à l’homme et si agréable à Dieu: “11 ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir et rendre gloire à Dieu?” (Le.17.18).L’AI-, .liance nouvelle a simplifié l’ancien-] mis dans votre coeu , ne.Un unique sacrifice tient lieu de plusieurs.Il n’y a plus qu’une ordonnance: tu aimeras.le Christ que vous aurez reçu aura nées de suite sans nous envoyer des mis dans votre vie humaine quel- secours de France, pendant la guer-qme chose de sa plénitude de la vie re avec les Anglois et leurs sauva-divine.Vous pourrez même lui de- ges alliés de la Caroline, qui ont -— -»i-* j-.-™— fstjt inutiienient tous leurs efforts pour chasser les François de ce pays-ci et s’en emparer, j’ay seen conserver la colonie avec le peu de troupes que j’avois”.C’est à l’école de la guerre qu’il avait été préparé, dès son plus jeune âge, à jouer en Louisiane le rôle de premier plan qui l’attendait.Fils de Charles LeMoyne de Lon-gueuil, il fut baptisé à Montréal le 23 février 1680.Il avait à peine seize ans.qu’il servait déjà sous les ordres d’Iberville contre Pemaquid, sur la frontière de l’Acadie et de la Nouvelle-Angleterre, â l’été de 1696.mander non seulement d'aimer mieux ceux que vous devez aimer, mais d’avoir le degré des forces physiques et intellectuelles qui vous permette d’accomplir plus facilement tous vos devoirs d’état, car il est celui qui passe toujours en faisant le bien, et qui a pleuré 'sur nos misères, meme physiques, avant de les guérir.Vous aimez la vie, parce qu’elle est un grand bienfait de Dieu.Eh bien! ne la profanez jamais.Et, s’il vous était arrivé de la vider de la présence de Dieu en perdant la grâce sanctifiante, vous savez ce que votre conscience vous inspire Obéissez; franchissez toute la dis- Durant les mois de l’hiver qui sui-tance que vous aviez franchie.En-1 vit, il participa à la longue et vio-fant prodigue, rentrez chez le Pè- lente campagne que son aîné dé- re de famille, accusez-vous humblement, et laissez-vous revêtir de la grâce et des vertus chrétiennes.Puis, voulant que votre vie garde les promesses d’éternité qu’elle peut contenir, retenez que la vie pour _________________________ l’éternité consiste à connaître le piiicnn à destinaiin» 'à Si vous Lui permettez (à Jésus-] seul vrai Dieu et son envoyé Jésus- | ti*.-w-.1?- Christ) de venir alimenter votre vie “ chaîna contre lés postes et les comptoirs anglais de Terre-Neuve et il eut l’occasion de diriger des raids dévastateurs.t En 1697, sans prendre haleine, il s’embarquait avec son frère sur le Certaines formes de protestantisme sont par trop dépouillées.A surnaturelle, il surélèvera en vous toutes les autres formes de la vie même naturelle.Car toutes deux viennent de Lui, qui est venu pour que ses “brebis aient la vie plus abondante.” Vous pourrez donc lui demander, quand vous l’aurez admis dans votre coeur, de rendre votre foi plus vive, votre espérance plus ferme, votre charité surtout, plus généreuse., Si votre esprit est atteint d orgueil et si votre orgueil vous rend Qlr;st i d’Hudson.Il se signala dans le fa- En présence des saints autels, ,?1„eQlI_x combat naval du 5 septembre prenez la résolution, durant ce | Çn .ns de semaine 1er de Matapédia, qui représentait officiellement le maire de cette municipalité, M.Adams.L’hôpital aura une capacité de cent lits et sera à la disposition de tous les citoyens de la péninsule gaspésienne.Cependant les vétérans malades y seront admis de préférence.L’hôpital sera érigé en l’honneur des héros de Hong-Kong et les frais de construction seront»défrayés par le gouvernement provincial, la municipalité de Matapédia et des souscriptions publiques.L’édifice sera construit sur te plus beau site de la région, soit sur un terrain qui s’élève à l'embouchure (tes rivières Matapédia et Hestigouche.Le terrain sur lequel s’élèvera le nouvel édifice a été gracieusement offert par le New York Salmon Club”.Nos agents de circulation, a déclaré ce matin M.Beauregard, ont qui dans le passé a été envoyé à Tchoungking, a eu plusieurs discussions avec des délégués du gouvernement, mais que Joutes ont été infructueuses.On considère comme possible que Tchiang envoie une autre invitation à Mao.On fait remarquer ici que le général Chou aurait à référer les questions aux quartiers généraux communistes à Yenan pour décision finale, ce qui ' faiblirons pas dans notre détermi-jde commandeur.Le général de nation de nous servir de tous les | Gaulle a présenté à M.Truman une moyens à notre disposition pour ! peinture de Benjamin F'ranklin, protéger le peuple canadien des; que F'ranklin avait donnée à un désastres de l’inflation”.(ami de Paris en 1770 lorsqu’il fut .» • .» J X.1 I Cl ¦ I IJ VS LU I « I I l» 1 V | v.reçu des instructions P1 ®cises ,ftu , pro]ongcrait ies négociations, sévir avec rigueur contre les delin-j Les derniers bulletins communis-quants.Il faut coûte que coûte re-1 (es proclament des gains dans ia duire et éliminer si possible les ac- ; province de Shantung, où se trouve cidents de la route durant les neuf je port de Tsingtao sur la mer Jau-ou dix prochaines journées.| ne.Les communistes disent aussi “En plus de prévenir des vides ; avoir pris Weihaiwei, ancienne sta-irréparables au sein de plusieurs i tion navale britannique dans le familles, la réduction du chiffre Shantung, et être entrés dans le des accidents aurait comme 'avan- P°rt d® Chcfoo, à 40 milles à Dernière heure Okinawa, 25 (A.P.) miers débarquements alliés dans la région de Tokio auront lieu demain, tel que prévu.On s’attendait aujourd’hui qu’un typhon balaierait l’archipel Ryoukyou.La tornade est passée hier hier soir au nord-est et s’est dissipée d’elle-même*un peu au large du Japon - ambassadeur en France.Il a aussi remis au Président une médaille de ! bronze de la ville de Metz, frappée i pour commémorer la libération de j cette ville par les Alliés le 19 no-Les pre- ! vembre 1944.Les conférences Byrnes-Bidauît se sont continuées hier, le ministre français étant au secrétariat dTîtat au moment où le général de Gaulle tenait sa conférence de presse dans un salon de l’ambassade dc France.Assis à une table devant un foyer, le général portait son habituel uniforme gris avec la croix de tôt ce matin un retard de 48 heu ! res dans l’occupation, n’ont pas I confirmé cette nouvelle I - - Fin de semaine calme au Parlement ; .V nnartiprs cénératix du Bé-' ,uel Uniterme gris avec la croix ne Ifi Æ hur Roui ont annoncé Lorraine; il parlait avec facilite, .ra!Th"n souriait fréquemment.Il a répondu à toutes les questions sauf une qui portait sur des détails précis de ses entretiens avec M.Truman.Il a.dit que cela devrait attendre jusqu’à la fin des entretiens.On a demandé au chef d’Etat s’il avait quelque commentaire à faire au sujet de la déclaration du président Truman aux journalistes français que la presse française n’avait pas été juste envers les ru.o* n i \i r n Un ' Etats-Unis.Le général a répondu: Ottawa, 25 L.D.ho-.Je dois djre que depuis cinq ans wc, ministre de la reconstruction,1 .Nouvelle -ordonnance sur les camions Québec, 25 (D.N.C.) — La fin de semaine a été plutôt calme au Parlement.La plupart des minis- très ont quitté Québec pour retour- ^ Andre Laurendeau ner dans leurs comtés respectifs, ._ , .ou répondre à des engagements di-j QU NoUVeaU-BrunSWICK vers.Le premier ministre lui-1 - même n’était pas à son bureau hieri M.André Laurendeau, député de tage additionnej et fort appréciable l'ouest.Ils disent progresser vers le , de^transport seront* les premiers à tre les acciaents t s pes cornrnunjstes auraient pris le ; -—— no»I[Cij 10n ‘ j •.,ii port de Lungkow, à 60 milles ài M.Beauregard a rappelé que dj-’ }>ouest de chcfoo, et la ville de manche dernier entre 6 h.et mi- Fusllan, Dans ic Hopeh, au nord du nuit, plus de 40,000 automobilistes ; jjjlanjUng> ]es communistes disent; ont emprunté la route Saint-.lerôme- ilV0ir roupé le chemin de fer Pei-Sainte-Rose, provoquant un embou-1 pjng-Tientsin en occupant Yangt-' teillage sans fin à l'entrée nord du sun.! we, ministre de ta reronsirucuon, j ^-oj aUMj j.aj -été attaquê par cer- pont Plessis-Bélair: “La situation; Les troupes du général Tchiang i a annoncé hier sr r qu une nouvel-; tajns articlcs de la presse des est insoluble, a-t-il ajouté, tant que réclament aussi des succès ininter-1 le ordonnance relative au rationne-i F|ajs.unis au sujet de la politique la construction du nouveau pont ne ronijuis dans leurs marches de ré-i ment des camions venait d ere erm-1 françajSe.R a dit que M.Truman ________i ~A^ Ti ~4 tvrtfir>n ni rlicpnt nvmr fonrie 1 en ?L'ÉCOLE PRE-UNIVERSITAIRE CLASSIQUE - SCIENTIFIQUE - COMMERCIAL COLLECTIF ou PRIVE JOUR et SOIR FERNAND GIRARD, LC.Directeur 3607 ST-DENIS HA.7970 CO U RS PRIVÉS Préparation au court classique Spécialités : Français et Latin J.Delisle B.A., L.Ph.1102 est, rue Laurier Montréal Séminaire de Sainte-Thérèse Collège classique dirigé par dee prêtres du clergé diocésain.Situé A 1S milles 4e Montréal sur la route nationale dee Laurentldes.Service d'autobug è toute* le# heures.Coure classique de 7 ou I ans selon la préparation des onion1*.Clos** pré-classique.Laboratoire de chimie et de physique.Coure de dessin et ds dletton française.Culture physique i gymnastique.ikL «porte d'été «t d'hiver en pleine campagne.ENTREE : JEUDI LE 6 SEPTEMBRE DEMANDEZ LE NOUVEAU PROSPECTUS.Secrétariat de la Province de Québec ECOLE D’ARTS ET METIERS DE MAISONNEUVE SECTION TECHNIQUE (jeunes gens) MENUISERIE ET CHARPENTE — MECANIQUE — SOUDURE AUTOGENE ET ELECTRIQUE — MECANIQUE D’AJUSTAGE — PEINTURE EN BATIMENT ET LETTRAGE COMMERCIAL — COUPE ET CONFECTION DU VETEMENT — DESSIN INDUSTRIEL.SECTION D'ECONOMIE DOMESTIQUE (leunss Allés) ART CULINAIRE — COUPE — COUTURE — TRICOTS — FANTAISIE# d L’AIGUILLE ET SCIENCES MENAGERS* Ouverture des cours du jour : le 10 septembre Inscriptions du 27 août au 4 septembre au bureau de l'école 2361.AVE LETOURNEUX CLelrvtd SMI de < h.à midi et de 2 h.à 4 h.PARENTS, FAITES ORIENTER VOS ENFANTS! 1) Votre enfant retarde-t-il en classe?2) Rencontre-t-il des difficultés particulières dans ses études ?3) Ferait-il mieux de suivre un cours commercial plutôt qu'un cours scientifique ?4) Peut-il entreprendre des études classiques avsc chances de succès ?5) Est-il embarrassé par le choix d'une carrière?Si vous êtes aux prises avec un de ces problèmes, venez consulter des psychologues spécialisés dans ces matières.L’INSTITUT CANADIEN 0’ PROFESSIONNELLE 4327, rue Saint-Hubert FR.2414 SECRETARIAT DE LA PROVINCE DE QUEBEC ECOLE DU MEUBLE 1097, rue Berri, Montréal (24), PL.S061 ARTS APPLIQUES aux INDUSTRIES de L'AMEUBLEMENT • • • COURS DU JOUR et COURS DU SOIR •Ebénisterie, menuiterie en meubles et sièges, sculpture sur bois, dessin d'ameublement.Cours spéciaux de rembourrage et de décoration d’intérieurs Ouverture dee coure du Jour, le mardi 18 «eptembre â 9 h, Ouverture dee cours du eolir.le lundi 1er octobre à 7 h.30 p.m.Pour tous renseignements, s'adresser au Secrétariat de l'Ecole de 9 à 12 a.m.et d# 2 à 5 p.m.Du 17 septembre au 1er octobre, bureau ouvert le soir de 7 h.30 à 9 b.p.m.SECRETARIAT DE LA PROVINCE DE QUEBEC ¦lu Hon.O MER COTE, ministre JEAN BRUCHESI, sous-mlnlstre CONSERVATOIRE DE MUSIQUE ET Ü’ART URAMATIQUE Enseignement gratuit — Admission par voie de concourt Matières enseignées : piano, orgue, harpe, violon, alto, violoncelle, contrebasse, flûte, hautbois, clarinette, basson, trompette, cor, trombone, percussion, solfège, harmonie, contrepoint, fugue, composition.Inscription : jusqu’au 7 septembre Examens d’admission : du 10 au 21 septembre 1700, rue Saint-Denis HA.8317 d 06261488 13960802 .VOLUME XXXVI — Ne 19$ LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 25 AOUT 1945 Avec les Prêtres des Missions-Etr&ngères !% » -—- Dix jours dans une caverne — (Par Clovis Thibault, P.M.E.) Note.— Le 20 décembre 1941, ors de l’invasion par les Japonais le la ville de Davao, centre de la aission canadienne des mission-iaires de Pont-Viau aux Phüippi-ies, cinq des nôtres s’enfuirent de 'ettè ville et après beaucoup de dif-icultés atteignirent, cinq semaines >!us tard, la ville de Cateel qui l’avait pas encore été envahie.Le écit de ce voyage, écrit par M.Clo-'ds Thibault, vient de parvenir à Jgr Larochelle et c’est de ce récit tu’a été extrait “Dix jours dans une :averne”.Le bon Dieu est avec nous Pendant dix jours, nous r.dar-lons notre départ de jour en jour, mpossible de trouver un guide qui euille prendre le risque de con-iuire les Pères.Et pourtant jl fau-Irait aller de l’avant, car nous ommes à 4 milles au plus de la lime japonaise.Il faudra que les Ja->onais viennent nous pousser dans es reins pour nous deloger.Toute a journée nous demeurons dans la :oulée, qu’on appelle par ici ta ca-erne, la “cueva”.C’est un corri-lor creusé dans le roc par l’action les pluies, long d’une cinquantaine le pieds, large de 5 ou tt pieds, et te même profondeur.» Les arbustes lui poussent dans les interstices de a pierre forment une espèce de oûte au-dessus de nos têtes.Nous le sommes qu’à 200 verges de la naison, mais déjà dans la forêt et à ’abri des curieux.Les réfugiés qui continuent de passer ne savent mène pas que nous sommes ici; nous le descendons à la maison qu’à la mit tombée.Notre bon Fiiomeno, i qui appartient la maison, dit qu’il aut se défier des espions; nous ommes encore trop près de la ville mur être en sûreté.Une marche l’une heure, par des sentiers con-ius, peut amener ici une troupe ja-lonaise.Fiiomeno avait bien rai-,on, comme on le verra Et c’est dû i cette précaution si nous avon oui de notre liberté pendant huit nois, au lieu d’être internés immé-tiatement.J’ai déjà parlé du régime alimen-aire; nous le supporterons asse« àcilement trois ans plus tard.: lujourd’hui, la transition est plutôt mudaine.Au point de vue spirituel, nous ommes favorisés.Nous avons éva-•ué le bon Dieu avec nous, et j’ai técidé de le conserver tant qu’il l’y aurait pas de danger immédiat.Tous les matins, je distribue une rentairte de communions, et cha-Tue soir nous avons le salut du Saint-Sacrement.Quelle consola-:ion pour nous tous de posséder no-re divin Maître tout près de nom.il est notre seul soutien, notre seul réconfort.Avec Lui, nous n’avons rien à craindre.Sans Lui, il nous semble que nous sentirions davantage combien notre situation est précaire au point de vue humain.Combien émouyant ce salut, te soir, dans les ténèbres.Nous chantons de tout coeur l’O Salutaris.O saiu taire hostie, l’ennemi nous presse de toutes parts et nous environne, sois notre force, apporte-nous le 'secours et la délivrance.Nous assourdissons instinctivement noire rhant.c’est presque un murmure de voix qui s’élève dans la nuit.Notre prière se fait humble et confiante.Surtout dans la nuit de Noëi.nous nous approchons du divin Maître, en lui disant: “Nous sum-mes maintenant comme Vous, dépouillés de tous les biens du monde, vivants dans une caverne au flanc d’une montagne, affamés déjà, environnés de toutes parts par la guerre meurtrière.O Prince Je la paix, donne-nous la paix, la seule vraie paix qui est celle du coeur; la paix, donne-nous la paix, la seule peut lui apporter le bonheur.Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté’’.Je pense à tous mes fidèles dispersés dans la jungle en cette nuit de Noël; je demande à l’Fn-fant-Jésus de les protéger tous.Nos coeurs à tous se tournent aussi vers le Canada, vers vous tous qui ne savez auoi penser sur notre sort.Puisse l’Enfant-Jésus vous consoler et voui» donner l’assurance qu li ¦’occupe de nous.Ce sont les japonais.¦ 1 Quatre jours après Noël, nous ** étions dans la caverne, vers 3 h.de l’après-midi, quand une jeune enfant nous arrive tout essoufflée ei nous annonce d'une voix haletante: "Les Japonais entourent la maison!’’ Ils sont une cinquantaine, guidés par un civil japonais, ancien aide-fermier de Filemeno.Notre bon Fiiomeno est là pour les recevoir.Il leur dit avoir vu des blancs plus d’une semaine auparavant, mais qu’ils devraient être loin aujourd’hui.L'officier remarque qu’il y a beaucoup de lin^e de femme dons la maison; il fouille partout, trouve une jumelle, confisque un fusil et dit qu’il reviendra bientôt.II ne semble pis satisfait, souçonne quelque chose de louche.Ils restent environ une demi-heure et s’en retournent.Voilà ce que Fiiomeno nous raconta après leur départ.et les singes Entretemps, suivant le plan dressé d’avance, les cinq Pères nous quittons la caverne et grimpons le flanc de la montagne à plat ventre.La végétation tropicale est si abondante qu’on voit à très cour^ te distance devant soi.Nous nous avonçons vers le sommet avec la ruse d’un Iroquois, nous souvenant des anciens coureurs des bois de par chez nous.Il s’agit simplement d’augmenter )h distance entre la caverne et nous d’un côté, et les Japonais de l’autre.Voici le plan de Fiiomeno: si l’on découvre la caverne, par suite de trahison, on n’y trouvera que des Filipinos, qui sont là par crainte des soldats.Il n’y aura pas de blancs; et les femmes ne seront pas en danger: la nouvelle nous est arrivée de la ville qu’on traite bien les Fîlipinos.Il y a eu, et il y aura des massacres plus tard, mais ce seront des vengeances personnelles des colons japonais de Davao.Fiiomeno pense qu’ainsi on ira fouiller ailleurs pour trouver les Pères.Nous arrêtons à la distance convenue, nous nous couvrons d’arbustes et de branchages, et nous attendons.Soudain nous entendons un bruit de branches brisées, le bruit d'hommes qui courent au flanc de la montagne, à environ cent pieds plus bas.Je risque un coup d’oeil mais sans rien apercevoir; une éclaircie.me montre soudain le bleu sombre de l’uniforme filipino.Ils sont deux qui filent à toute vitesse; ils devaient être cachés dans les environs, l’arrivée des Japonais les fait décamper.Nous étions à peine remis de cette alerte quand nous entendons un cri perçant au-dessus de nos tètes, suivi d’un bruissement de feuilles et de toute une série de glapissements; c’est une troupe de singes qui a découvert notre cachette.Nous ne bougeons pas.Les singes se balancent de branche en branche, descendent de plus en plus bas.Un mouvement du bras les fait grimper en vitesse au sommet des arbre.Mais ils s’enhardissent et reviennent à l’attaque; c’est une pluie de branches mortes qui nous tombent sur ia tête.Ils augmentent leur vgearme en nous donnant une magnifique exhibition d'acrobaties.Ce serait drôle, si nous n’avions la crainte que les Japonais entendent tout ce tapage et viennent fouiller le bois.Les singes eux-mêmes ne sont pas dangereux; les adultes n’ont pas plus de deux pieds de hauteur et sont très craintifs.Nous augmentons nos gestes pour les effrayer, nous lançons quelques branches, ils nous répondent de ia même façon.Soudain à un signal de celui qui doit être le chef, ils disparaissent et le silence nous entoure de nouveau.Par mesure de prudence, nous grimpons quelques centaines de pieds plus haut et nous nous couvrons de feuilles mortes et de branchages comme auparavant.Vers 5 heures, Fiiomeno nous apparaît soudain.Il estvfier de son coup: nous ne l’avons même pas entendu venir.Les Japonais sont partis.Dieu soit loué! Immédiatement, conseil de guerre.Ils ont dit qu’ils reviendraient, il nous faut décamper, nous ne sommes plus en sûreté à Maa.La fuite Le bon Dieu veille sur nous.Dans la soirée, un Filipino s’offre à nous conduire à Callyawa, environ une douzaine de milles au nord par la forêt.Nous discutons l’itinéraire.En passant au nord-est, nous aurions à traverser les terres d’une colonie de Moros, des musulmans fanatiques qui pourraient nous faire un mauvais parti.La rumeur veut qu’ils soient sur le sentier de guerre.Les Filipinos chrétiens craignent autant les Moros que nous les Iroquois aux premiers temps de la colonie.C’est une tribu de Filipinos convertis à l’islamisme il y a plusieurs centaines d’années, par Java et Bornéo; ils sont restés à part des autres Filipinos convertis par les Espagnols.Ils ont la réputation d’être cruels.Même en 1939, ils se sont révoltés contre le gouvernement; il a fallu six mois de campagne pour les faire rentrer dans l’ordre.Us habitent surtout les provinces de Sulu et de Lanao; nous en avons quelques milliers dans Davao, peu dangereux en temps ordinaire en raison de leur petit nombre.Mais il est très plausible que le désordre de la guerre leur fournisse justement l’occasion de piller.Nous préférons les Japonais aux Moros, et nous passerons par le nôrd-ouest, ce qui nous obligera à descendre plusieurs milles dans la plaine, et à traverser un coin des plantations japonaises.Dès l’aube du 30 décembre, après une fervente communion, toute la caravane s’ébranle en file indienne; nous avons des vivres, du riz, pour deux jours.Trois de nos bonnes religiéuses ent plus de 60 ans: vivant une vie sédentaire au couvent, elles sont peu habituées à la marche.La première côte escaladée nous oblige à une demi-heure d’arrêt pour prendre souffle.Je commence à me demander si nous iroqs bien loin de la sorte.La pensée des japonais nous pousse dans les reins, il faut avancer.Un cousin d’une institutrice nous apprendra dans deux jours qu’à 9 hÿires, à peine trois heures après notre départ, la patrouille japonaise entoura de nouveau la maison de Fiiomeno.Cette fois, un de nos soldats n’eut pas le temps de se cacher; il n’était pas armé mais en uniforme.Les balles japonaises l’abattirent avant même que l’alerte fût donnée par la sentinelle.A ce moment-là, nous avancions péniblement sur la crête de la montagne, à quelques milles seulement de Maa.Vers midi, nous commençons à dévaler le versant nord-ouest; à nos pieds s’étend la grande plaine; les plantations japonaises de Biao, et au loin, de Calinan Mintal et Tugbok offrent à la vue une étendue ininterrompue de verdure, Un sentier tournant, vaseux, glissant, met nos bonnes religieuses à dure épreuve.Nous les aiaons pas à pas, dans une pente d’au moins 60 degrés, suant, soufflant, après notre jeûne de dix jours.Les plus jeunes eux-mêmes s’agrippent aux arbustes, et font souvent une partie du chemin dans la position assise.Une couple d’heures de cette gymnastique nous conduit à l’orée du bois, et en plein dans une plantation d’abac as.__________ Feu M.Girard Massue Le 18 août 1945 mourut, dans sa maison natale de Varennes.M.Qlrard Massue, vice-président et directeur de la Coopérative Fédérée.Il lut emporté par la tuberculose pulmonaire contre laquelle U avait lutté depuis son enfance.Descendant des anciens seigneurs de Varennes, M.Olrard Massue fut Jusqu’à sa mort un simple cultivateur.Rarement, croyons-nous, la profession de paysan fut Ulustrée par un humaniste aussi distingué H avait passé son enfance en Italie, où ses parents l’avalent emmené dans l’espoir de lui faire recouvrer la santé.Tandis que son frère Nicolas — le ténor de “La Scala’’ de Milan puis du "Metropololtan Opéra” de New-York qui, au début de la guerre.Interrompit sa brillante carrière pour s'enrôler dans l’aviation — étudiait chez les Jésuites de Mondragone.Olrard gagnait les plus hautes distinctions au collège des Barnabltes de Florence.U en revint avec une rare connaissance de la littérature Italienne, Quand 11 était en verve, 11 était capable de déclamer, et avec quel enthousiasme, des tirades entières du Dante, de Manzonl, etc.Son érudition, jamais pédante, était d’ailleurs encyclopédique.H semble avoir laissé une oeuvre écrite fort Intéressants, mats U ne publia Jamais rien sous son nom.n fit paraître un travail, aux Etats-Unis, qui l’aurait mis sur les rangs pour le prix Pulitzer s'U eût été citoyen états-unlen.Sous quel nom?Daifti quelle revue?Peut-être.en dépouillant ses paperasses, trou-vera-t-on la clef du mystère.H aurait, également collaboré, sous dlvres pseudonymes, à plusieurs publications canadiennes.Il déployait toute sa sagacité à rester Inconnu et avait le plus Joli sourire quand on Insistait pour .u’11 soulevât un peu le voile.C’est tout Juste si nous arrivâmes à lui faire avouer qu’il avait écrjt dans "Le Richelieu”, sur sa paroisse natale de Varennes.Le mouvement coopératif dans la province de Québec eut peu d’apôtres plus convaincus.SI la coopérative de Varennes est une des plus Intéressante de la région, c’est à Olrard Massue, son fondateur, gérant, animateur, etc.qu’elle le doit.Il était intarissable quand U faisait visiter les coopératives canadiennes à des étrangers.Peu avant sa mort.11 bâtit à Varennes une grandiose meunerie.n mourut juste avant qu’U eût pu Initier la secrétaire-comptable à son ouvrage.Pour un homme qui passait chaque année plusieurs semaines à se soigner, c’était un effort prodigieux — et prodigieusement Intelligent I H consacra une énorme somme de travail à la Coopérative Fédérée de Québec; on n'enlève rien à ses collaborateurs en attribuant une grosse part du succès récent de la Coopérative Fédérée (dont le chiffre d'affaires monta, en quelques années.de douze à plus de quarante mllllona de dollars par an) à l'humble vice-président dont le nom n'apparalssalt presque jamais.Les médecins avalent beau gendarmer, Olrard travailla jusqu’à la fin.U mourut le samedi 18 août.Au début du mois, 11 s'étalt encore traîné aux bureaux de la rue Saint-Paul; le vendredi 17 août, il se fit apporter les livres de sa coopérative de Varennes.Bien des personnes de meilleure santé pourraient envier une vie aussi pleine.Le moteur en avait été l’esprit de dévouement Toute sa vie, M.Massue fut très pieux, doucement charitable, et d'une singulière droiture, n s'étalt consacré à améliorer les conditions de vie du paysan canadien.On saura dans l’autre monde combien le mouvement coopératif du Québec doit à see tenaces efforts.Durant plusieurs années d'intimité, nous ne l’entendîmes jamais passer un Jugement contraire à la charité.Il était Impitoyable pour le laisser-aller, par exemple, et rien ne mettait sa patience a l'épreuve comme la négllgencé.Terrassé par la malsdle, U eut quelques rares mouvements d’humeur, — U n’avalt plus la force de réprimer une nature qu’il avait si bien disciplinée, n semble avoir été naturellement Incapable de prendre parti dans les querelles politiques.Il mourut avec une magnifique sérénité.Quelques semaines auparavant, son frère, le capitaine Nicolas, était revenu d'Italie, et ce fut une vive consolation pour Qt- L’automobile d'après-guerre Les changements qu'on apportera dans les voitures 1947-1948 Walter Davenport, publiciste attaché à la revue Collier s, écrit ecitc semaine, dans cette revue, qu’une compétition des plus âpres sera la marque dominante de l’industrie ffe l’automobile dans l’après-guerre.Il dit aussi que ces automobiles s’augmenteront de 14 changements de structure ou de mécanique.Se basant sur une étude faite récemment à Détroit sur les plans d’a- Près-guerre, pour "industrie de automobile, li déclare qu’il est maintenant possible de dire avec précision quels seront les changements apportés dans les voitures automobiles 1947 et 1948.Voici les innovations que l’on prévoit: 1.Les moteurs seront sur l’essieu arrière, avec de l’espace pour les bagages, les bouteilles d’huile et les pneus de rechange; 2.Les pare-brise seront recourbés jusqu’aux linteaux des portes d’avant, abolissant ainsi les encoignures solides de chaque côté des pare-brise et assurant aux automo-biiistes une plus grande visibilité; 3.Le dessus de l’automobile, à partir des allèges des fenêtres, sera de verre incassable et flexible et assez opaque pour que nous ayons l’impression de tourner autour d’un aquarium; 4.Lorsque la toiture de l’automobile sera de métal solide, elle se repliera sur elle-même et prendra place dans l’endroit réservé aux ba- £9&6S « 5.Les moteurs seront plus petits mats plus puissants; 6.Les automobiles seront de forme très ramassée, suggérant quelque peu celle d’un fer à repasser; 7.Les fenêtres arrière seront plus grandes, plus épaisses et munies d’essuie-glaces; 8.Un vulpérisateur enlèvera la boue à l’exterieur de l’automobile aussi rapidement qu’elle s’accurau-1 c r ci * 9.’ Les sièges seront mobiles de bas en haut et d’en avant à l’arriè-re • 10.L’intérieur de l’automobile sera construit avec des fibres de ver-re ou plastique; 11.Il y aura un sablier spécial pour empêcher de glisser; 12.Il y aura un mécanisme intérieur pour le cric.Il y aura seulement à presser un bouton et le cric descendra et l’automobile s’élèvera; rartl.Quand U (fut reçu le* dernier» sacrement* dee mains de son curé, il demanda que l’on récitât, quand le temps viendrait.les prières des agonisants.Son voeu fut exaucé.Douze ou quinze chapelets, murmuré» par son entourage, firent descendre la sainte Vierge à son chevet.Toute sa vie, il avait eu une dévotion aussi simple qu’éclairée envers Elle.Preeque Jusqu à l’extrémité U s’associa aux prières qu on disait autour de lui.D expira bien paisiLes funérailles ont eru lieu à l’église de Varenne*.le mardi 21 août à 9 h.30 du matin.13.L’on pourra faire fonctionner l’appareil de radio avec le pied; 14.Il y aura un réfrigérateur pour la bière.M.Davenport rapporte aussi d’autres innovations, tel que l’air conditionné, l’appareil de téléphone radiophonique, des moteurs Diesels adaptés à l’automobile, etc.Les nouvelles automobiles coûteront de 15 à 20 pour cent de plus que celles d’avant-guerre à cause de l’augmentation des prix des matériaux et de la main-d’oeuvre.Les automobiles Ford et Chevrolet, munies de quelques innovations, se venderont au même prix qu’avant la guerre, croit-on.La venue dans l’industrie de l’automobile de nouvelles découvertes pour traiter les métaux et pour plusieurs autres emplois apportera dans cette industrie une compétition âpre entre les diverses compagnies.Les heures de vente de l'essence MAISONS D'ENSEIGNEMENT Le comité des sections de l’automobile de l’Asociation des marchands détaillants, chargé de ia campagne pour des heures raisonnables dans la vente de l’essence, siège en permanence depuis environ trois jours en vue de maintenir, en dépit de certains obstacles, l’entente entre vendeurs d’essence à l’effet qu’il n’y a pas de vente de gazoline le soir après 7 h.et pas de vente de gazoline le dimanche.Jusqu’à date, cette entente a été maintenue, nous dit le secrétaire d» l’association, M.Fernand Boisseau, mais une sorte d’énervement semble s’être emparé de certains et c’est pour pallier aux coups qui pourraient venir de ce côté et convaincre ceux qui ont déjà manqué à l’entente, comme auasi pour amener les autorités à légiférer dans ce sens, que notre comité siège en ce moment.Le public, les automobiliste*, les autorités comprennent qu’il n’y a aucune utilité à imposer aux garagistes comme aux distributeu’s d’essence, de revenir aux conditions d’esclavage d’avant-guerre et de se priver de loisirs auxquels tout le monde a droit, a continué M.Boisseau.Les compagnies d’huile, d’une façon générale favorisent l’instauration d’un régime d’heures raisonnables, nous dit le secrétaire de l’association, et c’est notre, intention d’incorporer dans la législation demandée un certain allégement dans le régime actuellement en vigueur, permettant l’ouverture des postes jusqu’à 9 h.le samedi en été et l’établissement après entente d’un système de rotation pour le dimanche qui permetrait de servir dans chaque district les cas d’urgence qui pourraient éventuellement se présenter.Nous nous proposons, a déclaré M.Boisseau, de rencontrer de nouveau les autorités municipales et, s’il le faut, de nous adresser à Québec pour obtenir l’établissement d’une Commission de contrôle sur la gazoline.MAISONS D'ENSEIGNEMENT Collège Roussin Friras du Soera-Coaur 1208 S, Notre-Dame Potnte-aux Tremblas RENTREE : Pensionnaires i le S sept.Externe! : le 8 sept.Cours commercial — Scientifique — Anglais-francats — Arena Livres de Classe Cours Classique, Universitaire et Supérieur ACHAT et VENTE Jrfibraiîie P.'A.Ménard 1564 ST-DENIS, près Théâtre St-Denis HA.6126-7 DEVENEZ m En six mois, classes de jour, ou un an, classes du soir.Leçons de théorie et de pratique.ELECTRIIC1TE PRAÏIOUE.THEORIE de la RADIO.FONCTIONNEMENT DES RADIOS EMIS-SION, AMPLIFICATION DE DISCOURS.TELEVISIONS.ETC.Aussi cours par correspondance EXPERTS EN RADIOS DEMANDES Gradués à l’emploi des plus importants postes émetteurs commerciaux et gouvernementaux.Ecrives à CANADIAN SCHOOL OF ELECTRICITY Ltd 282 OUEST.RUE ONTARIO.MONTREAL - HA.4T4» Gélatine PERFECTION è polycopier I PEUT IMPRIMER 100 BONNES COPIES ’ < ¦r Manufacturée parc Roger Désautels LIBRAIRE-IMPRIMEUR 484 av« McCILL .MONTREAL » LA.5166-7 JEUNESSE ETUDIANTE LA RENTREE DE SEPTEMBRE Noua venons de recevoir un oasorti-mant complet de vêtement» pour çor-çonneta et leunes yens aux étudee.Les plus beaux tissus — La plus haute qualité Grandeurs : 6 à î8 ans.-OU L’ON S’HABILLE BIEN* 901 STE-CATHERINE EST (coin St-André) H Arbour 9185 EXAMEN de la VUE PAUL LIPPENS OPTOM ETRISTE-PH ARM AC I EN 3450.rue SAINT-DENIS, MONTREAL Madame JEAN* LOUIS AUDET Professeur au Conservatoire National et à l’Ecole Supérieure d’Outremont ENFANTS: g»,- Ch“‘ ADULTES - ' Cours universitaire de Phonétique et de Diction./51/ui.lu .certificats et Diplômes.C-O-U-R-S S-P-E-C-I-A-U-X : ART DRAMATIQUE — PREPARATION à la RADIO INSCRIPTION A PARTIR DU 4 et 5 SEPTEMBRE STUDIO) 38S9 rue BT HUBERT — T41.AM.1188 ¦§ ,.feuilleton du ïbevoil CES DAMES AUX CHAPEAUX VERTS (D Par GERMAINE ACREMANT 27.J Suite) — On exagère son Influence.Tiens! vous irez aussi che* M.Hya-»rinthe?.Il doit être A peine installé.— Je ne sais pas, ma cousine.Je ne le connais pas.— C’est un petit professeur.Je ne « rois guère à sa générosité.Il doit •Ire sans fortune.Arlette inconsciemment regarde j Marie.Celle-ci était très rouge d’a-.Il) Publie avec le sraclsuav autorisation d» Oranger Frères.Limitée, qui ont ré- ‘—rimé l’ou'- irraot au Canada.voir collaboré au nettoyage.Elle ne peut pas rougir davantage.Alors elle pâlit.Décidément elle n’a pas cessé d’aimer M.Hyacinthe! Et Arlette s’en va.Dans la rue elle découvre que les pavés sont pointus et inégaux.Etant seule, elle a le tpisir de trotter légèrement.Ses hauts talons glissent.Quand elle sortait avec ses cousines, elle marchait toujours d’un pas de procession.Elle savoure sa liberté, comme une écolière, avide de grand air.Personne n'est là ootfr lui dire: — Saluez à droite Mlle Virginie.saluez à gauche M.le chanoine.Il lui semble sortir pouF la première fois.Elle fait des remarques insoupçonnées.Ainsi jamais la cathédrale ne lui a paru aussi belle que vue de cette ruelle étroite pardessus les toits de tuiles rouges et d'ardoises bleues.Jadis l’enclos était fermé dès que le soleil se couchait.11 se transformait alors en une sorte de béguinage.Dans l’ombre de la basilique dormaient tous les servants de la paroisse.Les rues allaient en se jaSlrécissant plus elles ye rapprochaient de l’église.De sorte qu’à leur extrémité une chaîne courte suffisait à les obstruer.Arlette arrive dans l’avenue principale de la ville.Des hôtels modernes.avec de grandes portes à deux battants et de hautes fenêtres, la bordent.Ce n’est peut-être pas aussi pittoresque, mais ici au moins Ton respire.De temps à autre une automobile regagne son garage.Un domestique en livrée apparaît sur un balcon: — M.le Doyen, pense Arlette, m’a dit de m'adresser à chacune des per- sonnes.qui habitent cette rue.II paraît qu’on doit solliciter d’abord les souscriptions des gens riches.Ceux-ci, flattés qu’on les invite les premiers, se montrent d'autant plus généreux que tous leurs concitoyens, en consultant la liste, connaîtront leur générosité.Quant aux autres, ils se trouvent entraînés par le mouvement général e| donnent plus qu’ils ne le voudraient pour que leur obole ne soit pas trop modeste à côté des précédentes.Et pourtant je serais volontiers allée directement chez M.Hyacinthe.J’ai hôte de connaître ce professeur fameux!.Un peu de patience! Arlette.H ne faut jamais brusquer les événements.Elle sonne au numéro I de la rue: — Je viens, mademoiselle, pour une tombola.— Madame est sortie.Elle regrettera beaucoup.Elle s’adresse au numéro 3: — Est-ce que Monsieur est chez lui?'Je voudrais lui offrir des billets?— Monsieur est en voyage.Il sera désolé.Et ainsi de suite.Arlette com- mence à douter du succès de son entreprise.Visiblement les domestiques ont des ordres spéciaux pour les dames patronnesses comme pour les marchands de vin.Elle arrive au numéro 15! C’est là que demeure M.de Fleurville.Elle presse le boulon électrique.Une vieille servante, en tablier blanc et en bonnet frisé, apparaît: — Mademoiselle, voulez-vous demander à M.de Fleurville de me recevoir?— M.de Fleurville regrettera infiniment.Il est sorti.'il y a Juste cinq minutes.Arlette ne peut s’empêcher de répliquer: — Cela m’étonne.Depuis dix minutes, je me promène sur le trottoir.Et je n’ai vu sortir personne.Un peu déconcertée, la bonne répond: — J’ai dit cinq minutes, comme j’aurais dit une demi-heure.Excu-sez-moi.— C’est que je suis envoyée par M.le Grand Doyen pour offrir à M.de Fleurville des billets de tombola .—Monsieur en prendra certaine- ment.— Au profit des pauvres de Notre-Dame! — Monsieur est très généreux! A quel prix sont-ils, vos billets?— Cinquante centimes.— Ce n’est pas cher.En attendant que Monsieur vous envoie son offrande, voulez-vous accepter la mienne, mademoiselle?— Mais volontiers.— Hélasl je ne suis pas riche.Voici deux francs.Arlette tire la grande feuille blanche où elle espérait inscrire tant de noms aristocratiques.— Quel nom, dois-je mettre?demande-t-elle.— Joséphine Flipot.— P.e.a.u.?— Non.p.o.t.pot!.comme un pot!.* Le geste de cette femme modeste est trop joli pour qu’Arlettc s’en moque.Elle en sourit au contraire non sans émotion.— Mais j’y pense!.peut-être bien que M.Jacques souscrira aussi avec plaisir?Monsieur Jacques?— Le fils de M.de Fleurville.Il est justement dans son bureau.Donnez-vous la peine d’entrer.Je vais le prévenir.Il n’est pas souvent ici.11 est toujours à Paris.Arlette est introduite dans un vestibule garni de plantes vertes.Un ours immense en bois sculpté supporte, sous Tescalier, des chapeaux et des manteaux, des parapluies et des cannes, qu’il a Tair de vouloir embrasser tant il les enlace de ses pattes recourbées.Elle passe dans un salon élégant où des fauteuils Louis XVI et des bergères soyeuses lui rappellent son petit boudoir d’antan.Dans une vitrine, s’étale une collection rare de bonbonnières avec des médaillons, des Incrustations, des Ivoires seul-tés.des camées aux ombres douces.Dans un cadre ovale, sur la glace, un pastel du dix-huitième siècle! Sur les murs, des esquisses roses de Boucher, un paysage de Sisley, une élude vigoureuse de Jonas.(A suivre) T®* 2S-vm-«5 ' Os journal set impnmé eu oa 4M me e Mo ' - ionueai (Mur l'imputée j.edltrlca-proprlételre, — Clenaaae •MiMUf.” ¦- r-BéraaW Notrî-Dtme eet.___________ .merl* nopuisir» i» responsabilité Itmli t LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 25 AOUT 1945 VOLUME XXXVI — No 195 A TRAVERS LES LIVRES ET LES REVUE Questions d'esthétique et de morale L'artiste et le culte de la réalité Après l’école classique oui cons-Inuisit son atelier' au oentre de l’âme humaine, on eut le romantisme qui s’éprit de pittoresque et de sentiments exaltés.Une nouvelle réaction se produisit; et l’on prêcha le culte de la réalité moyenne, des gens moyens, mus par des intérêts et des passions, ni intellectualisés — comme le voulait le classicisme —, ni excessifs et transcendants — comme le voulaient les romantiques — mais moyens, tels qu’on les observe chez l’homme, la femme, de la bourgeoisie et de la rue.Dans le sens de cette réaction réaliste, mais en choisissant pour matière d’art ce qui dans l’homme était le moins humain, on eut, bientôt, le naturalisme avec son goût du bas, du vil, de la bête livrée à ses instincts les plus pervers.On avait atteint les bas-fonds.Les odeurs nauséabondes qui y traînaient finirent par donner la nausée; et l’artiste, l’écrivain, voulut explorer une couche moins opaque, moins empuantie de l’âme.Ce fut le symbolisme, ou le culte d’une réalité plus ou moins noble, mais considérée à travers le miroir des sons, des couleurs, des formes; d’une réalité transposée — parfois même vidée de son contenu — dans le symbole.En France, avec le renouveau religieux des soixante dernières années, on eut, suivant les tendances, des symbolistes mystiques ou des réalistes mystiques.Ceux-ci introduisaient le ferment de la foi dans une réalité lourde de vapeurs charnelles; ceux-là faisaient chanter leur foi — le plus souvent reconquise — dans l’orchestration sonore des symboles: les mystères dont leur langue s’était enveloppée devaient traduire, selon eux, avec plus de justesse suggestive, les mystères de leurs croyances.Il tfme semble que c est dans la courbe de ces lignes que la littérature a évolué depuis son age d’or.Assurément, tous les écrivains, individuellement, ne se crurent pas forcés à nlarcher au pas de leurs contemporains; mais telle est la courbe du sentier foulé par l’ensemble des gens de lettres.Nous aurions donc de nos jours, auprès de symbolistes tendances souvent mystiques ou religieuses, des écrivains réalistes, disciples de Flaubert, de Baudelaire, etc.Ce sont des artistes qui chérissent la réalité de toute leur âme., ^ , , La réalité, c’est leur idole, leur Secondement, dans l’ordre moral dans lequel nous vivons — celui d’une nature humaine déchue et rachetée —, il n’est pas vrai que toute réalité puisse, indifféremment, être offerte au public.Je ne dis qu’un mot de Dieu, l’Etre, le Réel, dans sa plénitude: __“Je suis celui qui suis”, disait-il à Moise —, dont l’artiste doit s’efforcer de balbutier le nom et de le faire resplendir, sous le vêtement de son art, d’une nouvelle splendeur.Le réel, c’est l’univers et ses myriades de mondes lancés dans les espaces, y chantant la gloire de leur Créateur et jetant le regard et l’esprit de l’homme dans un étonnement émerveillé.Le ré^l.cest la nature sensi e j figuratj0n jg gloire qui, par le oZmÆns son hle^ oui cXbo! 1 Christ, nous arrachera de nous-comme uâns son n e » qu mêmes nour nous ravir dans la Vi- re à toutes ses oeuvres, a tous j ^o^ffile de Dieu * * Ÿ ces d’une nature égoïste, pour nous dépouiller de toutes les attaches charnelles, et même spirituelles, à la créature et à nous-mêmes, et nous transfigurer en réplique lumineuses du Christ, lui-même Clarté substantielle de la Face de son Père.La grâce, édifiant en nous une demeure de pur et fragile cristal pour qu’y descendent habiter les Trois Personnes Eternelles: “Ad eum venimus et mansionem apud eum faciemus”; jaillissant, du sein de Dieu, en nous, pour faire de nous, enfants nés du limon, les fils adoptifs du Très-Haut, appelés à l’héritage du royaume éternel.La grâce, transfiguration de l’homme en Dieu — les traits divins se burinant en relief sur nos traits humain —, semence — que nous pouvons rejeter, hélas! — de la trans- iieu.Beaucoun d’entre eux immolent, chaque jour, devant ce dieu — qu’ils prient peut-être plus souvent que l’Autre, le Vrai — bien des dé- que i Autre, le vrai — yé" , licatesses de conscience.Ce dieu, la Réalité, —ils le prétendent dans leurs revues et leurs lives — a droit à un culte absolu: tout ce qui honore la réalité, tout ce qui la présente, par parcelles, aux goûts esthétiques du public, est sacre.Cette réalité, disent-ils, sortie de la main de Dieu, ne peut que reproduire — ne fût-ce que dans une demi-obsçu-rité — un reflet de la Face du Créa-teur En tout cas, affirment-ils, il ne peut y avoir de conflit entre les principes d’un art voué au culte de fa Réalité et une morale vouée au culte de l’Auteur de cette réalité.Si le conflit éclate, si le scanda e arrive, ce n’est pas l’art ou 1 artiste qu’il faudra blâmer, mais uniquement la rétine du lecteur qui n aura pas su découvrir les éléments divins cachés dans la matière charnelle, ou qui se sera laissé détourner de son Auteur par le sot préjugé que toute oeuvre d’art, tout personnage de roman, est idéal de vie.C’est ainsi que l’on raisonne, tous les jours, indéfiniment.La réalité, , dit-on, est la matière que Dieu a mise entre les mains de l’artiste pour qu’il en tire des oeuvres belles.S’il puise dans cette matière, il rend honneur à la Vérité; s'il hésité à choisir le réel, il hésite entre le vrai et le mensonge.Si l’oeuvre tirée du réel est belle, elle chantera la gloire de Dieu, qui a créé la beauté et la réalité.H- * * Tout ceci est vrai et faux.Toute cette argumentation en faveur du réalisme intégral repose sur une base d’argile.Deux observations chercheront à redresser une pensée incertaine: D’abord, la réalité est beaucoup plus riche que celle dont on nous prêche la religion.sentiments, à toutes ses pensees.L’artiste prête à la nature ce qu il semble y puiser.S’il chante, elle chante avec Lui; s’il souffre, elle souffre avec lui.S’il est malheureux, elle est pour lui une marâtre; s’il est dans la joie, il la voit bejle et souriante comme une fiancee.Quand il «e révoltera contre Dieu pour le blasphémer, il faudra qu il associe la nature à sa révolte et a son blasphème; quand des flots de tendresse surnaturelle inonderont son coeur, il faudra que, avec lui, elle tressaille d’amour pour Dieu.La nature, écho souore de toutes les voix qui parlent dans le coeur humain.C’est l’art de l’écrivain de capter ces bruits, ces couleurs, ces parfums, et de les transposer, dans son oeuvre, en passions, en voix humaines qui chantent ou qui pieu-rent Le réel, c’est l’homme tel que formé par Dieu dans son corps et dans son âme: avec la richesse de ses sens et de ses facultés spirituelles.Etre exposé à toutes les déchéances, mais capable de tous les héroïsmes.V.* * * Le réel, c’est, surtout, la grâce se précipitant sur l’être de boue que nous sommes pour le diviniser; la grâce, participation physique à la nature même de Dieu; la grace, semence en nous de la lumière de gloire qui nous fera contempler, sans voiles, dans un éblouissement éternel, le Dieu dont quelques pales reflets flottant sur la création nous jettent dans le ravissement; la grace, mille fois plus belle que la plus belle intelligence créée, elle-meme transcendant le corps, comme la lumière, les ténèbres.La grâce, signe de contradiction entre les hommes.C’est, en effet, notre triste privilège de pouvoir ouvrir ou fermer l’entrée de notre âme à sa lumière.C’est sur le oui ou le non que nous aurons répondu à ses avances que nous serons jugés un jour.Signe de contradiction, puisque c’est le besoin instinctif de notre nature sociale de n’être jamais seuls, ni dans la négation, ni dans l’affirmation.Tout homme est, au milieu de ses frères, apôtre ou adversaire de la grâce.Nombreux sont les ennemis du règne de la grâce autour d’eux: ce sont ceux dont la vie est livrée aux trois concupiscences dont parle saint Jean: l’argent, la chair, l’orgueil.Nombreux aussi sont les partisans du règne de la grâce: ce sont ceux qui croient, prient, luttent contre les forces inférieures, se confessent, mangent la chair du Christ, et ont opté'pour la joie immense du ciel contre les plaisirs fugitifs et empoisonnés dont le monde se repaît.La vraie hiérarchie des âmes dans le monde est marquée par leur attitude devant la grâce.11 y a les scélérats qui s’y refusent avec frénésie.Il y a les pécheurs qui l’écartent de leur chemin, mais gardent, au fond d’eux-mêmes, la nostalgie du divin.Il y a les tièdes qui n’ont pas osé dire non à Dieu; dans le vertige qu’ils ont de l’abîme, des châtiments éternels qui les menacent, les retiennent sur le bord de la perdition: ce sont tous ceux qui n’ont pas tourné le dos au Christ et à l’Eglise, mais dont le coeur n’est ni chaud, ni froid: ce La grâce, vie que Dieu, dès l’ori- SOnt nos pharisiens’ et pharisien-gine, a infusée dans l’âme humai- j nés, nos tartuffes, etc., moins cou- ne p'our être vraie vie, et que, depuis, l’homme s’acharne à chasser de son être.La grâce, la grande réalité, non seulement dans les anges, dans les élus, ou dans les saints, mais chacun des humains qui, soulevés par elle, par des sentiers plus __- — î ¦ .i rvV»! /YC* ff T* O ST 1 4 O Tl T pab!es, toutefois, que ceux qui ont, résolument, écarté la grâce de leur vie pour choisir le péché.Il y a les chrétiens qui se sont engagés à écouter les enseignements du Maître, à suivre ses exemples; qui, parfois, portent encore la ou moins misérables, gravitent j main sur certains frqits défendus vers leur fin.La grâce, gonflant le coeur des justes, comme 1 air pur des montagnes, rôdant autour de l’âme du pécheur pbur en surprendre les issues, y pénétrer et tout transformer.La grâce, la grande réalité chrétienne perdue en Adam et reconquise pour chacun de nous par le Christ immolé! Conquise sur le Calvaire par le Christ sans nous, mais toujours en train d’être conquise, en voie d’acquisition par chaque homme du monde appelé à “compléter en lui-même la Passion du Christ”.La grâce, coulant du Christ sur tous les hommes, les imprégnant, et débordant de chacun d’eux sur tous leurs frères.La grâce, opérant dans l’âme par l’intermédiaire des vertus, comme l’âme elle-même opère par ses facultés.Foi, espérance — que Péguy ue se rassasiera pas d’exalter —, cha- mais qui, sincèrement, se purifient ensuite et promettent de se contenter des fruits permis qui chargent la table de la nature.H y a lès chrétiens fervents, conscients de leur faiblesse personnelle, mais forts de l’appui qu’ils at tendent du ciel.Ne trébuchant pas aux obstacles doùt le démon, le monde et leurs passions jonchent leur route.Marchant d’un pas allègre que la grâce soulève, parfois, en de vastes enjambees qui les portent à des profondeurs admirables dans le domaine de la charité.Priant pour leurs frères, donnant aux pauvres, aux affligés, tirant'es uns des égouts du péché, les prenant par la main pour marcher avec eux sur la route que tracent dans la lumière les commandements et les inspirations d’en haut.Et il y a les saints — ceux qui rité, dressant toutes les facultés je sontt du moins, autant qu’on peut supérieures de l’homme — inteui- l’être sur la terre—; les saints, ceux gence et volonté —* vers Celui d’où il est sorti et à qui il remonte.Force, prudence, justice, tempérance, contenant ou excitant l’âme dans un usage n*déré de la création que Dieu a déposée devant lui afin qu’il s’en fasse un escabeau pour escalader le ciel.Recueillement, humilité, abnégation — les plus précieuses richesses chrétiennes qui aient jailli du côté du Crucifié — , pénétrant en nous, malgré les résistan- Vient de paraître Le Traité «le la Justice par M.j.-B.DESROSIERS, P.S.S: Cet ouvrage a comme titre "SOYONS JUSTES".Il est en deux fort volumes, in octavo.Le tome premier, qui a 450 pages, traite de la justice en général de la justice sociale et de la justice distributive.Le tome second, qui a 520 pages, est réservé à la justice commutative : la restitution et les contrats ' Cette publication répond ô un besoin; car de traité de la justice en français, il n’y en avait pas encore; et personne ne jeut nier qu'elle arrive à point.L'auteur est titulaire de la Chaire de Justice à la Faculté de Théologie de l'Université de Montréal.Il y enseigne cette 'Xirtie de la morale depuis 21 ans.Il est aussi professeur de sciences sociales au Grand Séminaire de Montréal et d'encycliques sociales à l'Université Laval de Québec.Dans ce traité, l'auteur s'appuie sur les grands moralistes des diverses écoles, en particulier sur saint Thomas d'Aquin.Il réfère constamment au Code civil de la province de Québec et aux autres sources de notre législation.Les encycliques sociales s’y trouvent résumées de main de maître.Inutile de le dire, le tout est exposé en fonction des problèmes canadiens Le prix de cet ouvrage est $4.50, pour les deux volumes.On peut se le procurer à L’INSTITUT PIE XI 2065 SHERBROOKE OUEST — MONTREAL qui font des miracles, comme ceux qui se contentent d’être saints.Ils sont montés hardiment sur le Calvaire, pour y être immolés avec leur Maître.Ils acceptent, amoureusement, que leur vie soit le long martyre que fut celle de leur Sauveur, afin que le Père céleste soit glorifié, et que les hommes ne refusent pas de s’enivrer aux torrents qui coulent des cinq plaies.Ÿ * * Voilà l’homme tel qu’il vit en nous et autour de nous; voilà l’homme reel, que nos artistes devraient tâcher de nous dépeindre.On le voit — il suffit pour le constater d’un coup d’oeil sur les êtres avec qui nous vivons, — le monde n’est pas une maie aux eaux croupissantes ou se traînent des bêtes visqueuses à la recherche des excréments i Le monde est la vaste demeure où alternent la clarté et les ombres, où les hopimes selon l’étage qu’ils habitent dans cette demeure, circulent dans l'éblouissement de la grâce, dans la lumière plus pâle de l'esprit, ou dans la fange fuli se des instincts de la bête Cet édifice ouvre ses mille fenêtres et portes aux investigations de l’artiste chrétien.Pourquoi celui-ci laissera-t-il ses pieds adhérer à la vase du sous-sol?Pourquoi cette hantise du péché dans taqt d’oeuvres littéraires soi-disant ca ligineu- qui doit obséder le chrétien — l’artiste chrétien —, mais la hantise de la grâce; autrement, l’artiste antique nous est supérieur, lui qui divinisait souvent les vertus naturelles de l’homme: sagesse, courage, amitié.Ce goût morbide pour une matière de péché est sorti d’un christianisme à rebours.En effet, le Christ est venu pour que le péché soit pardonné et oublié, non pas pour que l’art l’exploite, en fasse sa pâture, et recrée autour de nous la troublante atmosphère.S’il y a le péché dans le inonde, il y a surtout — et l’artiste chrétien devrait être le premier à le constater — ia grâce qui vient arracher le pécheur du bourbier, fortifier sa volonté, éclairer son esprit, soutenir ses efforts vers son affranchissement des servitudes de la chair.Si l’artiste se contente de décrire ces servitudes, de rendre cette chair palpable, odorante, il fausse le réel, il fait oeuvre de mensonge.Le réel, depuis le Christ, c’est, avant tout, l’effort de conquête que le Christ soutient dans toutes les âmes.Auprès de la foule de ceux qui ne veulent pas se laisser libérer, il y a la foule de ceux qui mettent la main à cette oeuvre de libération spirituelle en eux.Oublier les seconds, sous prétexte que les premiers aussi existent, c’est retrancher de sa vie, ou de son art, la part la plus réelle de la Réalité.» * * Si l’on tient, à tout prix, à recréer, de préférence, le monde du péché — peut-être par une certaine connivence pour un milieu où l’on a vécu, que l’on regrette vaguement, dans lequel on aime toujours à se complaire par la pensée, le souvenir,_ ou le désir —, pourquoi se laisser’ éblouir par le péché de la chair, comme si l’homme déchu ne poursuivait que les satisfactions de cette dernière?A lire nombre de romans des écrivains de la renaissance catholique en France, on a l’impression que l’immense majorité des humains — même de ceux que le Christ a baptisés et nourris de sa Chair — vivent, à tqus les instants du jour et de la nuit, sous l’obsession du démon de la luxuqe.Si l’on tient, à tout prix, à raconter les ravages de l’enfer dans les coeurs, on pourrait, peut-être, laisser dormir, quelque temps, le démon de ia chair, pour décrire l’oeuvre de ruine que poursuivent les démons des deux autres concupiscences dont parle saint Jean: la soif des richesses et la soif des honneurs.* * * Nous voulons donc, nous aussi, que l’artiste chrétien ait, comme tout autre et plus que tout autre, le culte de la réalité.Mais nous nous opposons à la prétention de certains qui veulent identifier cette réalité chrétienne avec le péché.Nous, chrétiens, fils de la Lumière, nous ne voulons pas que nos artistes fassent monter toute la fumée de leur encens vers des idoles de chair et de sang, dont le Christ est venu nous délivrer.Noqs voulons qu’ils ouvrent les yeux sur tout ce splendide univers que le Créateur a offert aux investigations scientifiques et artistiques des humains.Si l’artiste chrétien voit s’ouvrir devant lui des chemins innombrables qui mènent à des domaines d’une réalité sans cesse renouvelée, il ne peut tout de même mettre ses pas sur toutes ces routes avec une égale assurance morale.Les régions inférieures de l’humanité, où il se complaît, nous l’avons vu, à poursuivre ses investigations, sans lui être absolument défendues, l’obligent à tenir compte de l’impression morale qui peut se dégager des expéditions où tout est imprégné des odeurs de la volupté.Ceci pose de nouveau le problème de la responsabilité de l’écrivain.Peut-il se dire qu’il n’est pas le gardien de ses frères, que c’est leur devoir à eux de ne pas courir aux occasions de péché; et qu’il n’a, quant à lui, à répondre de la faiblesse morale d'aucun d’entre eux'.’ Non, assurément.Posons nettement la question: pourquoi l’écrivain ne peut-il jeter tout le réel devant les regards et les appétits de son lecteur?* * * C’est, d’abord, un devoir de charité fraternelle, cetfe grande vertu caractéristique du chrétien, qui lie l’artiste aussi bien que l’homme de la rue.Ce n’est pas parce que Dieu l’a comblé des plus merveilleux de ses dons naturels qu’il peut, de gaieté de coeur, se servir de ceux-ci au détriment de ses frères.La vie de la grâce dans les âmes est chose trop précieuse — c’est la seule chose vraiment nécessaire à l’âme — pou.’ que l’on puisse, sous prétexte d'art, s’exposer à la faire périr.Les trois personnes de la Trinité se reposent avec trop de complaisance dans l'âme du juste pour qu'elles permettent à l’écrivain de les déloger Je la demeure permanente qu’elles ont choisie, par les scandales dont il veut repaître la curiosité morbide qui sommeille au fond de tout homme.La charité est la marque distinctive des disciples du Christ.Cette vertu.est si sublime que c’est un unique commandement qui nous ordonne d’aimer notre >Dieu et nos frères.“Celui qui dit aimer Dieu et qui n'aime pas son prochain est un menteur”, dit saint Jean.La créature serait-elle donc art.D’ailleurs, il n’est nullement question d’affaiblir son art; il ne s’agit que de le “purifier”.Donc, que l’Esprit-Saint se soit déjà établi dans les âmes, où — comme il est fréquent, hélas! — qu’il attende encore à la porte, la charité impose à l’artiste, comme à tout le monde, d’aimer ce qu’il y a de divin dans ses frères, et de ne jamais attenter, sous quelque prétexte que ce soit, à la vie de la grâce en eux.Eh quoi! dira-t-on, l’artiste chrétien verra sa matière d’art, son champ d’observation, diminuée, rétrécie?Peut-être pas.Nous l’avons dit: le christianisme a enrichi le monde de réalités sublimes, que l’artiste, comme tous les autres, peut exploiter.Pourquoi son art ne saurait-il puiser qu’aux sources corrompues du péché?Pourquoi ne' pourrait-il capter d’autres images que celles de la luxure?Pourquoi faudrait-il que son oeil ne puisse borderaent moral — l’être tenté et voluptueux que le péché originel a laissé sur la terre.Il n’est pas permis d’attenter à la vie de la grâce que le baptême a déposée en lui, comme un trésor à défendre contre mille mains ravisseuses.De certaines parties du réel, de certaines “tranches de vie”, se dégagent des saveurs, des odeurs, des formes, qui créent des impressions déshonnêtes; celles-ci flottent autour de cette réalité, cherchant quelle innocence dévorer.C’est une réalité faussée, troublée par l’homme révolté contre l’équilibre des choses voulu par Dieu.Ce déséquilibre, ce désordre dans la création et dans l’homme est une suite du péché originel, et l’écrivain n’a pas le droit de le consommer.* * * L’artiste, travaillant à son oeuvre, agit sur un double plan: sur le plan humain, puisqu’il ne cesse d’être homme; et sur le plan esthétique, en tant qu’artiste.L’oeuvre s’arrêter - que sur les corps qui se | sort de ses mains produira sur auss: précieuse que le Créateur?pie Oui; puisque c'esrle Créateur que nous aimons dans sa créature.Meme dans l’ordre naturel, i homme .„ est “l’image et la ressemblance de tholiques?Le Christ est-il donc ve-i son Auteur.Mais la grâce est vienne, nuàci-bas ouvrir à l’homme les do- et avec la grâce, i auguste maines du péché où il pourrait té a établi sa demeure en chacun marcher voluptueusement?| de nous.-A la porte des âmes qui Le Christ est-il donc venu pour 1 n’ont pas encore voulu Lui ouvrir, que l’artiste puisse tirer du sperta- f- :„iocc t*u’aura lieu au P0’ Back River Jockey Club ont été des Parc Richelieu- «'and pique-ni-Plus" intéressantes efts^honnelrs ?"aVSmS .tTtHalÆemï: entre lcs favons et te annuellement un succès éclatant et auquel ne manquent pas d’assister plusieurs milliers de personnes.Comme à tous les ans, il y aura les négligés.Les premiers choix gagnèrent les deux premières courses à l’affiche, puis des négligés passèrent ensuite en tête des pelotons et de nouveau les favoris furent à l’honneur dans les deitx dernières épreuves.Les détenteurs de billets dans la des attractions de toutes sortes, plus intéressantes les unes que les autres dont des courses sous harnais, des courses de chiens en sulky, des courses de poneys, etc.Vraiment, les assistants à cette grande fête s’amuseront ferme du- nremière combinaison du quinella ont touché $170.15 pour la mise ha-Osir?llei dn lorsqu:Ada’s Pal et Pr^r‘s Lu,laby terminèrent la qua-, Le promoteur EmUe Gauthier, m è^es pCosUitiSonsdanS ^ deUX pre' Pour sa Part.offrira un fameux pro-mieres positions.gramme de courses sous harnais et ., " autre programme très interes- ^ |es ciasses ail programme seront comme lanceur.I sant sera offert cet après-midi par ! un 2.27 trot un 2 27 ambu p» un Demain les Royaux seront à Ho- le gérant Lou Caruso et l’on s’at-j 2.21 trot et amble avec trois secon-chester où ils rencontreront les Red | tend a une foule record à la piste 18 de Ville Mont-Royal.Wings dans un programme double Les Royaux joueront également à Rochester lundi et mardi soirs, puis on les verra à Buffalo, mercredi et jeudi, pour des joutes du soir.Vendredi et samedi prochains, ies Royaux seront de retour ici, à Toronto, pour deux dernières parties avant de retourner à Montréal où ils recevrons les Bisons de Buffalo, dimanche, le 2 septembre, alors qu’ils seront de retour chez eux pour une dernière semaine de jeu dans la saison régulière.Puis ce sera le temps des éliminatoires pour la coupe des Gouverneurs.Joutes d’hier: Rochester .0000030—3 ti 0 Buffalo .0000000—0 2 0 Partenheimer et Devlin; Correll et Mordarski.2e partie: Rochester .lüioiûùùG— 8 11 4 Buffalo.21030500X—11 M 4 Radier, Sakas et Crumling; Dana, Bowman, Herstek, Gillespie et Mordarski.Première course.5% furlongs.Bourse $500.Temps: 1.00.— Mar-franc, T.Barker: $3.40, $2.95, $2.-30; sur Bonnie Rue: $4.25, $2.35; sur My Mother: $2.15.— Parlous, Big Fish, Progress et Gold Saxon.2ème course.5Mi furlongs.Bourse $500.Temps: 1.09 3-5.— The Huntress.R.Powers: $4.85, $3.80, $3.70; sur Dorval Lass: $11.20, $4.-15; sur Yelof: $2.95.—Legion Boy, Lavanjo, Roadmaster et Lady Lil.3ème course.Un mille et l-16e.Bourse $500.Temps: 1.49 1-5.- ec trois secom-des allouées aux trotteurs.Les portants seront nombreux dans ces trois classes et les amateurs peuvent être assurés d’assister à de chaudes épreuves, le tout assurant des courses de tout premier choix.Voici la liste des inscrits pour ce programme de demain au parc Richelieu: Classe 2.27 trot: Âtlftone Ace, H.Martin, Montréal; Direct Baldwin, H.Saint-Jacsques, Saint-Hyacinthe; Marcel the Best, Crémerie Saint-Hyacinthe; Dominion Stores, J.-O.Beaudoin, Repentigny; John Hill, r.„ ., r -, , E.Savage,Saint-Jérôme;LulluFris- «î nnacio «ght’ RjMurPhy: $14-50, co, V.Moreau, Berthierville; Lol-$4.0°, $£35; sur hordo: $2.55, $2- lie Stout, Perrault, Laprairie Classe 2.27 amble: Lady Frisco, J.Marchand, Beauharnois; Senort Le Baseball professionnel HIER Ligue Américaine Washington à New-York, remise.Cleveland 4, Détroit 2.St-Louis 3, Chicago 1.(Seules joutes au calendrier) Ligue Nationale St-Louis 1, Chicago 0.Cincinnati 2, Pittsburgh 1.New-York à Brooklyn, remise.Seules joutes au calendrier.Ligne Internationale Jersey City à Newark, remise.Syracuse à Baltimore, remise.Rochester 3, Buffalo 0.Buffalo 11, Rochester 8.AUJOURD’HUI Ligue Américaine Chicago à St-Louis.Washington à New-York.Philadelphie à Boston.(Seules joutes au calendrier) Ligue Nationale Boston à Philadelphie New-York à Brooklyn Cincinnati à Pittsburgh St-Louis à Chicago Ligue Internationale Montréal à Toronto Rochester à Buffalo Syracuse à Baltimore Jersey City à Newark DEMAIN Ligue Américaine Chicago à St-Louis, 2 p.Washington à New-York, 2 p.Philadelphie à Boston, 2 p.Détroit à Cleveland, 2 p.Ligue Nationale Boston à Philadelphie, 2 p.New-York à Brooklyn, 2 p.Cincinnati à Pittsburgh, 2 p.St-Louis à Chicago, 2 p.Ligue Internationale Montréal à Rochester.Toronto à Buffalo.Jersey City à Newark.Syracuse à Baltimore.LE CLASSEMENT Ligue Américaine Détroit .Washington Chicago .St-Louis .30: sur Gold Plate: $2.70.— North Spate, Linwood Belle, Van Man, Burning Deck ont aussi couru.4ème course.514 furlongs.Bourse $500.Temps: 1.09 3-5.— Adas Pal, R.Fisher: $21.00, $8.00, $3.2u; sur Osiris Lullaby: $7.10, $2.90, sur Littlefield: $2.45.— Historic, Crackers, Kerris Gem, Willow Top et Young Maid ont aussi couru.La Quinella rapporte $170.15.ôème course.Un mille et 5-8e.Bourse $500.Temps: 2.55 3-5.— Cover Spring, J.Lynn: $6.30, $3.05, $2.30; sur Hunting Home: $3.25, $2.30; sur Lone Gallant: $2.30.— Step Apace, Tommy Bucher, Ann Hanover et Tela Clark ont couru.Oème course.Un mille et 70 verges.Bourse $500.Temps: 1.49 2-5.Pan Amboy, J.Bardales: $4.65, $2.70, $2.70; sur Linwood Miss: $2.80, $2.50; sur Beauty Mark: $3.-95.— Iris Cloud, Stray Boy, Deemster.Thorntine et Chief of Staff.7ème course.Un mille et 70 verges.Bourse $500.Temps: 1.48 3-5.April One, S.Hall: $4.05, $3.65, $2.-35; sur Foliage: $5.25, $2.90; sur Valdina Zest; $2.30.— Joe Cog, Ron a Call, Recondite, Traffic Mark, Mill River ont aussi couru.La Quinella rapporte $12.15 Les parties dans les grandes ligues Les joutes, disputées hier dans les séries des ligues de baseball Américaine et Nationale ont donné les résultats suivants: LIGUE AMERICAINE Détroit - 002000000— 2 4 0 Cleveland .2ül(M000x— 4 7 1 Newhouser et Richards; Feller et Hayes.Chicago - 000000001— 1 6 0 St-Louis- 10000200x— 3 9 2 Dietrich, Johnson (8) et Tresh; Hollingsworth et Mancuso.LIGUE NATIONALE St-Louis - 000001000— 1 3 0 Chicago ___ 000000000— 0 4 2 Brecheen e tO’Dea; Borowy et Livingston.Cincinnati Pittsburgh Boston Ligue Nationale Chicago .2’?St-Louis .Brooklyn .New-York .Pittsburgh .63 Boston .Ligue Internationale Montréal .Toronto .72 Baltimore Newark .Jersey City .Rochester .55 Syracuse .Buffalo .54 G.P.P.C.68 48 613 66 49 574 60 55 522 59 55 518 56 55 505 59 65 476 55 63 466 38 75 336 G.P.P.C.75 40 652 71 47 602 64 52 552 63 56 529 63 58 521 54 66 450 45 70 391 35 81 301 C.P.P.C.83 48 631 72 59 550 69 59 539 69 60 535 65 65 500 55 76 •*20 53 75 414 54 77 412 PARC RICHELIEU POINTE-AUX-TREMBLES Dimanche, 26 août 1945 Plctue-nlque de I'Ajjoc de» Boucher» Courte de chevtux et de chien».Clat»e 7.Î7 Trotteur» Bourse JOO.JJ Cliïse lî.27 Ambleur» Bourse 309.00 Clsrie #.21 Trot et Amble Bourse 309.00 Admission OIS (taxe incluse) Estrade «ratnlte.Le» tramway» et autobus de la Montreal Tramway» vou» conduisent dlrec-1 temen t à la phte.000100010— 2 7 1 000009001— 1 8 0 Heusser et Lakeman; Strincewich Rescigno (9) et Lopez.Match d'éguipe à ('Exchange L’on pourra assister à un excellent match par équipes, lundi soir, au Stade Exchange, quand les deux frères Lorfie, Paul et Bob, seront en lice contre Harry MaJison et Legs Langeyin, deux lutteurs reconnus pour leur grande rudesse.Les deux Lortie ne sont cependant pas de ceux qui craignent Langevin et Madison et c’est pourquoi ils n’ont pas hésité à accepter le combat quand la direction du stade Exchange leur a proposé le match en question.Les Lortie ont même dit qu’ils sauraient bien l’emporter sur Langevin et Madison, en chutes consécutives, ce qui sera à voir.En semi-finale, lundi, le champion George Cagney fera face à Monte LaDue de Hollywood qui emploie inévitablement toutes sortes de tactiques déloyales.On assistera donc à un autre combat bien mouvementé.Ce sont Tony Martinelii et Al Tucker qui feront les frais du spécial, un autre combat qui intéressera hautement et enfin, dans la préliminaire, on verra Young McCoy et Young Sonnenberg se livrer un duel, 1 ftlLSI Séance d'amateurs pour mardi soir Le promoteur Sylvie Mireault, du club Champêtre, a annoncé hier qu’il organisera un tournoi de boxe .'iinaleur mardi soir prochain au stade Exchange.Il a en effet complété les arrangements pour obtenir deux boxeurs de Toronto, un mi-moyen et un poids-plume, qu’il oppose'ra à deux étoiles locales dans •'les deux principaux combats de la soirée.Hubert Gagnier, le porte-couleurs étoile de la C.P.R.A.A.A.rencontrera Joey McPhee, d’Oshawa, Ontario, dans un combat de 5 rondes MoPhee.selon les informations wb-fenues, est un boxeur qui a connu de remarquables succès à Toronto s de la ! an cours saison.L’autre boxeur de 'fcronto rencontrera Cliff Blackburn de l’Uni-yersity Settlement.ta, H.Saint-Jacques, Saint-Hyacinthe; His Royal Majesty, J.-E.Beau-lieu.lolieltei.Lee Bars, Arthur Tellier, Sorel; Billy Hat, R.Long-pré, Charlemagne; Pine Ridge Hall, J.-B.Dubé, Pointe-aux-Trembles; Peter McKinney, J.Bourbonnais, Ville LaSalle, Classe 2.21, trot et amble: Edna Hanover, U.Delippe, Laprairie; Trellis Volo, A.Lavigne, Terrebonne; Betty Hugo, A.Gilbert, Montréal; Victory Volo, Dubeau et Ma-lo, Joliette; Jim Lee, Hébert et Murray, Montréal; partant douteux: Calumet Frisco, E.Lebeuf, Beauharnois, Match entre deux bons coursiers Sorel, 24.— Le match tant attendu entre les fameux coursiers Guy H- et Time Table, match qui sera disputé ici à la piste Royale, dimanche prochain, le 26 août, continue à soulever un immense inté-jrèt aussi bien à Sorel qu’à Québec let à Montréal.On se demandera peut-être comment un match disputé à Sorel peut soulever un tel intérêt à Québec mais la raison en est bien simple.C’est tout simplement que Time Table est la propriété de Lucien Lachapelle, de Sorel, mais il appartient également à Léger Drolet, un riche sportsman de la Vieille Capitale.A Montréal, on a vu le fameux Guy H.établir un record canadien nouveau quand il a couru le mille en deux minutes et trois quarts il y a quinze jours à la piste Blue Bonnets et on a naturellement bien hâte de voir quel sera son temps pour le mille, dimanche, dans son match contre Time Table.Time Table arrive à Sorel aujourd’hui et il sera accompagné de Sa-ratoga, Mary Pickford et Seven Up.trois autres coursiers appartenant à MM.Lachapelle et Drolet.Guy H., lui, est déjà rendu, étant revenu de Barton, Vermont, lundi après avoir pris part à quelques épreuves à ce dernier endroit, la semaine dernière.On rencontre de plus en plus de gens prêts à miser sur les chances de ime Table.Tout d’abord il est admis qu’il est plus rapide au départ que Guy H., plus petit que son rival, il est plus à son aise dans les détours.C’est un détail important sur une piste d’un demi-mille.On a remarqué depuis le début de la saison que Guy H.perdait du terrain à ses rivaux dans les détours.Mais il regagne habituellement ce terrain sur la ligne droite.Le signal du départ de cette course se fera au fil et non pas dans la chute.C’est là un autre détail important.C’est dire que le juge au départ Harris Beauchamp aura une tâche délicate.Mais Beauchamp a prouvé qu’il est capable.Sa compétence ne fait pas de doute.La plupart des experts interrogés prétendent que Time Table prendra la pôle au départ qu'elle lui soit allouée ou non lors du tirage.Il est en effet plus rapide que Guy H.pour démarrer.Certains prétendent même que Time Table prendra une avance au départ de 40 à 50 pieds.Dans ce cas, il serait extrêmement difficile à vaincre.Restent la conditio* des deux chevaux et de leurs conducteurs.On déclare qu’ils sont tous deux à leur meilleur.Emile Larente, qui conduira Time Table aussi bien que Honora Larochelle, qui pilotera Guy IL sont deux as, des types reconnus pour leur habileté.Grand festival au parc LaFontaine Demain, l’O.T.J.de ITmtnaculée-Conception présentera son festival annuel au parc LaFontaine, à t b.30, Il y aura pour les garçons; parties de crosse, de ballon-volant et de ballon au panier.Des exhibitions de boxe et d’athlétisme seront aussi au programme.Les jeune* filles exécuteront un gracien* programme de danse et des jeux d’habileté.Une foule d’attractîuns variées enrichiront le spectacle.Plusieurs membres du comité exécutif, de l’organisation des Terrains de Jeux de l’O.T.J, et du inonde sportif seront présenté.En foule, dimanche prochain, au parc LaFontaine, à 1 h.30, Brown Dodgers contre Crawfords Les Brown Dodgers de Brooklyn et les Crawfords de Pittsburgh enverront leurs meilleurs lanceurs au monticule dans le programme double de dimanche au stade Delori-inier, lors des parties régulières de la Ligue de noirs des Etats-Unis.D’abord,»la première position du circuit est en jeu puisque les deux clubs sont actuellement sur un pied u’égalité en première place.La saison s’achève et chaque club veut terminer en tète afin d’obtenir la plus grosse part des recettes dans les éliminatoires.On verra probablement pour le Pittsburgh le géant de 6 pieds et 4 pouces- et demi ‘ Wee Willie” Pope.Cet artilleur pèse 247 livres.A cause de sa taiile et de son poids, il a une balle des plus rapides.C’est d’ailleurs le roi pour les retraits au bâton dans la ligue.Le Pittsburgh, dans l’autre joute, se servira d’un autre des lanceurs suivants: Willie Hubert, “Schoolboy” Rowe ou Joe Almagro.Les Brown Dodgers ont aussi de puissants artilleurs.Les trois meilleurs sont Lefty Mimras, Ted Jefferson et Sepos Roberts.Les trois sont prêts à entrer dans la mêlée mais le gérant McDonald n’a pas dit qui serait son choix, au début du programme double.On sait que les Brown Dodgers et les Crawford font partie de la Ligue des noirs des Etats-Unis avec des clubs de Détroit, Chicago, Philadelphie et Toledo.Toutes ces équipes évoluent dans les parcs des majeures quand les clubs sont à l’étranger.Quand les clubs sont chez eux.les noirs vont jouer ailleurs, comme à Montréal, mais, dans tous les cas, il s’agit de parties régulières de ligue quk comptent dans le classement et la compétition est intense.Lors de la première visite du Pittsburgh, dans le temps contre le Philadelphie, 7,465 personnes ont payé leur admission pour les voir à l’oeuvre.On s’attend à une assistance aussi considérable, pour le moins, dimanche, puisque le Pittsburgh est grandement amélioré, par le retour d’étoiles depuis la fin de la guerre, taudis que îc "Brooklyn est jugé comme un des meilleurs clubs de noirs dans l’histoire.La première partie commencera à 2 h., comme d’habitude, au stade Delorimier, où les amateurs de baseball sont assurés de beau et bon jeu, encore meilleur que dans le temps des populaires Chappie Johnson d’il y a quelques années.Trot et amble à Saint-Bruno Il y aura trois jours de courses sous harnais à Saint-Bruno, aujourd’hui, demain et dimanche, à l’occasion de l’exposition annuelle de l’endroit.Voilà l’excellente nouvelle que nous a communiquée le sportsman Gaston Trudeau, de Lon-gueuil, quv est l’organisateur des courses en question.Cet après-midi, il y aura un 2.30 avec plusieurs partants, un 2.20 trot et un stake pour une bourse de $1,000, avec les partants suivants: Toddy Girl, à J.-A.Ross, Huntingdon Roman Guy Von, J.-C.'Weiner, Brandon Vivian Sheeham, Cour-noyer et Demers, Sorel; Escobar, Germain, Saint-Marc des Carrières; Joan Lee, Rock, de Sorel; Ann Grattan, A.Grisé, Saint-Bruno; Leane Harvester, Cyprien Hébert, Drummondville; Hollywood Francis, Raymond Brault; Traffic Grattan, Tinkler, Montréal; Birdie Dale, Dumas, Sorel; Peter Patch, Graham McGerrigie, Huntingdon.Samedi, le 25 août, un 2.24 trot, un amble, un free for ail et le stake 2.20, avec les noms de ceux qui ont droit de partir: Guy Von, J.-C.Weiner, Brandon Del Petero, Frontenac Grattan, Hébert et Demers, Sorel; Direct Lady ou Direct Tought, E.Jobin, Montréal; Dolly Benedict, Durand, Québec; Farmer Grattan, J.-H.Dorais, Saint-Guillaume; Cruck Serbs, O.-W.Rock, Sorel; Mona Todd, A.Grisé, Saint-Bruno; Royal Peter, Legault, Ville LaSalle, Catherine Stout, L.Piédalue, Saint-Jean; Dale Guy.A, Bouvrette, Saint-Jérôme; Silver Grattan, Dumas, Sorel.Dimanche, il y aura la fameuse rencontre que la population d# Longueuil attend depuis si longtemps, entre Charly Direct et Toney Grattan, à MM.Edgar Raymond et O.Charbonneau, de Longueuil.La course sera pour un enjeu de $200.Une classe spéciale pour les chevaux du comté, un 2.18 trot et ambre, et un free for ail pour ceux qui n’ont pas fait mieux de 2.08 en 1945.Dans les deux staes, trois secondes sont allouées aux trotteurs.Tournoi annuel du Club Stuart Le 15e tournoi annuel de doubles du club de tennis Stuart sera disputé a compter du 1er septembre pour ceux qui seront eu ville durant la fin de semaine de la fête du Travail.Lq tournoi est sanctionné par l’Association des clubs de tennis de la province de Québec.Les inscriptions seront reçues par Paul Bédard jusqu’à jeudi soir le 30 courant.Ce tournoi débuta en 1931 et fut d abord remporté par Me Marcel Rainville et le Dr Jack Wright.Henri-Paul Emard et Roland Longtin décrochèrent les honneurs trois années consécutives, en 1932, 1933 et 1934.Laird Watt établit un record en gagnant cinq années consécutives en 1935 et en 1936 svec Bob Murray; en 1937 et 1938 avec Gordon MacNeil et en 1939 avec George Robinson.En 1940, Henri-Paul Emard fit un retour et répéta, I cette fois avec Roger Durivage.En 1941, Henri Rochon et le défunt Bob Watt, Jr, furent vainqueurs.En 1942, Henri Rochon fut de nouveau vainqueur avec un nouveau partenaire en la personne de Doug.Cameron.Les frères Macken, Brendan et Jimmy furent les champions de 1943, Les vainqueurs de 1944 qui défendront leur titre ne sont autres que Roger Durivage et Jos.Boyer.Bob Murray participera au tournoi et fera équipe avec Marcel Rainville, ancien champion du Canada.Murray a déjà remporté le titre deux fois en compagnie de Laird Watt et il sera intéressant de le voir à l’oeuvre après une longue absence.Parmi les équipes qui ont déjà fait leurs inscriptions on compte Roger Durivage et Jos.Boyer, qui défendront leur titre; Gordon MacNeil et Edgar Lanthier, qui ont fait sensation cette saison.Henri Rochon, qui est présentement à Forest Hills s’alignera avec George Robinson dès son retour, Paul Deschênes et Harry Cardall, de Verdun, Jean-Jacques Denis et Léon Derome, Don Carmichael et Norman Carson.Richard Poshida et le Dr J.-V.McEvoy, Norman Hill et Marcel Renaud.Jimmy Deans et Victor Settle, Allan Ballantyne et H.McArthur.Cartes Prolessionnelles Arpenteur-Geomètrc Laurenf-C.farand ARPENTEUB GEOMETRE 22S3.Harvard.Montréal EL «758 ASSURANCES HORACE LABRECQUE COUBTIEB EN ASS USANCE Nou» in Tl ton» le» Oommuntutt» ReU-* M prévaloir de do» «ervloa» oartl culler» 441, St Françoli Xcrrlej Montréal Tél MA rouet te 2383-23*4 Maurice-H.Brault, c.c.s.COURTIER en A*»urance-Vie et Générale Membre «Jtréé Au de» C.d'A»».P.Q.: A.G.D.U.M.A.F.C.V du Can Sollicite votre oatronaae 8488 avenue Durorber CR 2292 MONTREAL MA W01 COMPTABLES Chartré, Samson, Beauvais, Gauthier & Cie Comptable* earéé» • Chartered Accountant! Maurice Chartré CA A-K Beau val» C_A E Uarrv Kniabt CA Gérard Marceau.CA LucteA-P BélaU CA Jacquee Angara.C A Doüurd Huot.CA R» «mono Portier,Ca Guv Bernard.OA H Bourgouln.OA Mnntréai Maurice 8am»on.CA J.-P Gauthier.OA Léon Côté.O.A Paui-E Trudel.OA.Lionel Rousaln GA G -P LaMertv CA Albert Oameau CA.Jean Lacroix.OA Percv Auger.OA J.-Paul Talbot.CA Rnger Rov C A Qnébec Rotrys AVOCATS Anatole Vanler OJt Ou» Vanter CJl VANIER & VANIER AVOCATS 87 eaeet- rue Saint-Jaeatsee Tél HArbour 88I1 Hurtubise & Richard Léon-A Hurtutilaa.C.P.A Gérard Hurtublae.O.PA Maurice Richard OA Georg ea-R Martin O.A OPA Comptahlea-Vértncatenr» *’ °- Montréal Téléphones : H.l.0362-8738 MArqoette 2221 Morency, Labelle & Cie COMPTABLES LICENCIES Ol-devani Oépt Impôt »ur le Revenu M-B Morency.G Labelle.O GA.C.P.A 0.0 A 37 ouest.St-Jacqoe» • Montréal BREVETS D'INVENTION â Manuel de l’Inventeur ¦ f ft form ute cte preu ve a'ii'énf/on S934 SI5CATHERINE ££ MONTREAL Eliminatoires de la Métropolitaine Les séries éliminatoires de la ligue Métropolitaine se continueront demain après-midi, alor« qu’il y aura des joutes au psirc Jarry et à Longueuil.Au parc Jarry, à 1 h.30, le St-Jérôme rencontrera le champêtre dans la deuxième partie de la «emi-finale.Le Champêtre mène actuellement d arune victoire contre aucune défaite et il a besoin de seulement un gain pour éliminer ses adversaires.A Longueuil, le Kik d’Emile Ménard devra batailler ferme pour éliminer le club local.En effet,, le Kik eut beaucoup de difficultés 4 battle de Longueuil, dimanche dernier et ce demie rchtb est déterminé à battre les visiteurs à deux reprises demain.Le Longueuil aura son équipe au grand complet, ce qui veut dire que Maurice Richard, Elmer Lach et Butch Bouchard joueront.De son côté, le Kik compte sur Théroux, Lacoste, Yuki, Corbeil et Bellebar-re pour éliminer de Longueuil, INVENTIONS Protégée» un tou» pat» Demandes le manuel traitant dee Brevet», maroue» de commerce cto.MARION & MARION Fondée en 1892 781, Ste-Catherine ouest.Montréal COMPTABLES MA.1888 Dooi.CL 8723 C O .A.C.P.A.COMPTABLE PUBLIC LICENCIE Spécialité i Impôt sur le Revenu 159, Croie oueal .Montréal Lucien VIA U, LUCIEN-D.VIAU, C.A.COMPTABLE AGREE 4843 avenu* Verdun.VERDUK TOrh 0642 CHIRURGIEN-DENTISTE Dr N.-P.GAGNON CHIRURGIEN-DENTISTE 1457 McGHJ.COLLEGE (orée magasine Eaton! TéL MA.7888 MEDECIN J.-B.Bélanger L.C.M !.C.O.A Domptable Licencié en Prix de Revient Comptable PubUe TAIbb 213V Montréal ElirTIcltA médicale Rayon* * Dr Maxime Briscbois L.G.M.C F.R.C.S« De la Faculté de Médecine de Pari» ÜÏÏÎSSÎÏ *î?luiî* «naoerlntennea urinaire# dlxeetlvee.olrmUatoli— PRontenae 3232 g» gherbrank.DECORATION AGE QUOD AGIS J.-A.DESJARDINS DECORATEUR PEINTURE DE TOUS GENRES Spécialité : Décoration reUgleuse.Estimation» et plan» d» décoration •ur demanda.1423 BOUL.PIE IX — CH 4984 FONDERIE CLalrva] 3833 2430 VILLE-MARIE VIAUVOXE FONDERIE MELANSON PONTE GRISE Pièce* d* fonte de bronse.de cuivre et d’aluminium.MONTREAL 4 CARON & CARON Domptable# Agréée — Chartered Accountant» Edmond Caron.B.A.LM.O.CA Henri Caron.B.A.LX.L LJS C.OA Barthéleml Maa»e.LBC- OA (9.rue St-Jacc/nes HArbour 3833 MONTREAL 429.rue La violet te.TROIS-RIVIERES OPTOMETRISTES-OPTICIENS de Varennes & Vézina Comptable* agréés 10 ouosL St-Jacquea.Montréal J de Verenne*.C.A.A Vézina.LLL.OA TéL MA.8587 IMMEUBLE Domicil# i HA.C983 1270, rua Barri HENRY-L AUCER Immeubla — Assurance» général*» 418.RUE ST-SULPICE - Tél.MA.4213 Atelier d* conrtrneHon d* machinée et de réparation» — Seme** g> et 1* dmalnatenr» — Atelier d* patrons et d* tondu* ¦— render!* d* fonte et d* bronxa L'atelier 1* pins considérable et 1* pin» complet du genre an Canodm 970 à 986 rue de Bullion Montréal Téléphone : * PLateou 9641 LEFEBiiigfRERES DESSINATEURS — HACHINISTES — PONDEURS P.-A.GAGNON & CIE P.-A Gagnon.OA René Gagnon CA Comptable* agréés Cuartered Accountant* IMMEUBLE DES TRAMWAYS 159 OUEST.RUE CRAIG TéL HArbour 5990 HA, r544 J.-A.MESSIER on OPTOMETRIST» SpéctUté > Examen de la vue — Ajustement d* verre* de contact.PHANEUP * MESSIER *767 Baint-Denla — Montreal Examen Se* T eu* Réparation de iunettert* Service postal Léo Paul TROTTIER, o.d.OPTOMETRISTE M OPTICIEN IS38 eat.a*.Mont-Royal - PR less Retenes le 'Devoir" d’aven ce chez votre dépositaire «— c'eut le oEUL MOYEN de ne jamais U manquer —- 3 sous le numéro.Téléphonez au servies du tlrxfd i 8Elair 3361* t il vont donnera l’adretta d’n» dépoiitalra d» voir» veitinada.Cartes d’AHaires dactylographes MEUBLES Réparatlona.location, ventes d* dactylographe» Machines * chèque*, etc.Aiaortlment complet de napler carbon* et ruban* Accessoires de bnrean Canada Dactylographe Enrg., 44 ouesL tu# SMacqua».Montréal TéL HArbour 8988 a.-T.Armand 9 DACTYLOGRAPHES Royal — Remington — Underwood — L C.Smith — Corona Silencieux, régulier et oortatlf protecteurs do chèque» duplicateur», ca'eu-kiateurs et machine» *3 additionner Vente et service, échange location MARTINEAU & FILS 1019 roe BLEURV BE.2313 1919 ru* BLEURV BE 2313 N.ASSURANCES ^ Assurance sur U Vtc LAITERIE CH.S0SA-2383 Holt.LAITERIE ROSEMONT Laiterie canadlenne-francals* B.PATENAUDE.propriétaire.Acheter chet Marcotte, C’est être dans la note 45 Du meuble en général * Csat l'endroit Idéal.A.-E.MARCOTTE 3906.ONTARIO EST (prés Orléans) CH.8828 REMBOURREURS-MATELASSIERS REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER LIMITEE Spécialité* : meuble» et matelas nu commande alnii One réparatlona.Estimés gratuit» sur demande 3888 Henrl luUen PL 1112 REPARATIONS ELECTRIQUES Sattiirqarbe MONTREAL tN A&C1S8S U U Gll A RM B« *»«••«©•¦* ENCADREURS WISINTAINER & FILS ec boulevard st-laurent LES ENCADREURS MANUFACTURIERS Moulure* — Cadre* — Miroir* Réparation* d» cad.-û» et miroir» LAne ne* Reparations électriques iur automobiles Service, vente et r#-naratlone de moteurs.générateurs, transformateur» radio*.*330 PAPINEAU Geo.DAIGNEAULT.ltée HOTEL PLAZA Cuisine recherchée Vin et Bière Alex.JULIEN oroorlétatr» 446 Place Jacques-Cartier MA.9331 Montréal samedi LE DEVOIR Les Cercles des Jeunes Naturalistes Affiliés à la Société canarfisnne d Histoire naturello et reconnus d'utilité oubl.que por le gouvernement de lo province de la S.C.H.N., Jard-a botanique, 4101 est, tu.Sherbrooke, Montré^ Adresse : Secrétariat Samedi, 25 août 1945 Le Merle d’Amérique Qui donc n'a remarqué ce noble et bel oiseau A la mise soignée au maintien militaire.Sur nos gazons verdis fier de son oripeau, Il mêle ses couleurs à la fleur du parterre.Il sonne le réveil avant même le jour Et dit au laboureur : "Travaille sans relâche, Le soir, quand tout s'endort, il siffle avec amour ; "Va maintenant, demain, tu reprendras ia tache.F.M.-A.Ecole Normale Saint-Gabriel.3Vi 1 1 Micheline Ethier .7 Micheline Breauit .» Michelle Breauit .» Total, en livres .• 3.87'^ Remarque.— Les Jeunes Naturalistes peuvent continuer leur travail d’éradication de l’herbe a poux au moins jusqu’en reptembre.c est-à-dire avant que les graines ne soient mûres et ne retombent en terre.Allons! Un dernier coup de collier, et vous aurez bien mente de la patrie! ^ ^ éveillée, comme on écrit si souvent dans les articles du bulletin; on marche dans la brousse pour arriver à la rivière Litembwé, assez près de chez nous.Là je prends des photos.Je fais parler mes petits garçons au sujet de cette boite qu'ils ne peuvent comprendre.En effet, j’ai gaspille deux photos pour essayer ue faire photographier avec eux.E est tout un problème pour eux que de voir l’image, de placer Tapparcil horizontalement, de déclencher au bon moment.Uonc cette pEemiere randonnée dans la brousse consiste a prendre des photos, à chanter, a causer.Puis je leur montre mes histoires en couleur du Père Lore sur la vie de Jésus.Quelle joie, us voudraient tous en posséder un exemplaire., .Après ces deux sorties du le Père Supérieur me demande a aller l’aider dans son ministère le samedi et le dimanche à 17 milles d ici au village de Mpézéni, pour enseigner le catéchisme.Mais comme on parle le “Cinsenga” dans cette region 25 août 1945 Tabule Paper: parara, boite aux questions « tte^sortie*.ne m’est pas très profi-1 g,lUt- Table: etc.Quant à ma propre conversation je saisis autant que faire se peut les expressions ou mots nouveaux, et je demande des explications.Rien de plus comique que de voir le teacher ou le chef d’A.C.ou d’autres vieillards à la barbe blanche, tout en guenilles, rivaliser de clarté et de gestes pour me faire comprendre.Quel triomphe, quand à la fin de leurs efforts je m écrie, ‘‘cabui-no, ndivvetsa”, “c’est bien je comprends’’, et ainsi je passerai la majeure partie de cette semaine à causer, à écouter, à prendre des notes, à me former l'oreille, à me délier la langue.Très chic Durant mon séjour à Capindé je serai honoré de la visite de deux chefs de village.Revêtus d une petite culotte rapiécée, la queue de chemise sortie, pour être plus chic, ils viendront jaser mais surtout me demander la grande faveur d une FERMES AUJOURD'HUI HEURES D'AFFAIRES TOUS LES JOURS : 9 H.à H.30 LE POELE A GAZ GURNEY A TROIS BRULEURS est économique et de belle apparence.v.d’une épingle de sûreté w.-— .— - .AI1j mes amis, si vous saviez quel table pour la maîtrise de la langue tr(.,sor cet aisiitant» OPTUMHIK1S1KS-OPTICJKÎSS.Bureau» Ba O consultation : Bureau du centre 265 est rue Ste-Catherine Tél LA «OS Bureau du nord 6890, rue St-Hubert Tél CA 9344 Dans ma chambre il n’y a pas d’eau courante, d’électricité encore moins.Cependant le plancher est en ciment; je loge en effet dans une nouvelle construction.L est la seule maison avec parquet aussi luxueux clans toute la préfecture de Fort Jameson, les autres sont en terre battue.Monseigneur est tout à fait anxieux de nie voir me lancer à fond de train dans l’étude de id langue indigène du pays, le cinyanja, et j’ajoute que je suis aussi désireux que lui de savoir la langue pam'-tement; c’est donc pourquoi dès le 8 février.Monseigneur s’amène à ma chambre avec du travail.Un thème et une version.Déjà, dès le début! Eh oui, quelque cflose de facile! Comme version, une petite histoire très simple de la vie uc Jésus; comme thème, conversation laire - — - bes, des adjectifs, les pronoms personnels, possessifs, etc.J ai ressenti un peu d’amertume du fait qu’il ne vint pas a 1 idee du Saint-Esprit de faire exception et de me donner le charisme du
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