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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 16 avril 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1945-04-16, Collections de BAnQ.

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"Le Ouiadft «et use netlon iouveraine et n* mut avec docilité accepter de la Qr&nde-Breta-frne.ou des Etats-Unis, ou de qui que oe soit d'autre, l'attitude qu'il lui taut prendre envers le monde Le premier devoir de loyalUmo d’un Canadien n'eat pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth." “She Is a severe 1 en nation and eaonot take her attitude to the world docilely from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty la not to the British Commonwealth of Nations but to Cai&la and to Canada's kina and those who deny^hls are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth.'* (l-Z-371 Lord Tweedsmuir Directe» t Ceorget PELLET HR DEVOIR Montréal, lundi 16 avril 1945 VOLUME XXXVI — No 86 REDACTION ET ADMINISTRATION 4J0 EST.NOTRE-DAME, MONTREAL TELEPHONE i BEIalr 3361* SOIRS, DIMANCHES IT FETES FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef t Orner HEROUX Adminictratien t Rédaction : Gérant t REIait 3361 Bllair 2984 BEIair 3361 Drew avance au 4 juin les élections d’Ontario (VOIR EN PAGE TROIS) Début de campagne faut d'abord décider si ie Canada agira en nation souveraine, soucieuse avant tout de ses intérêts, ou en dépendance plus ou moins camouflée d'un autre pays-La situation électorale est plus compliquée qu'elle ne le fut depuis longtemps et le rôle des députés de notre province prendra, à raison des circonstances, une importante exceptionnelle - Deux choses qu'il ne faudra pas oublier jLe rôle de Vichy et l’influence de la France Le sort en est jeté, et l’on peut dire que la campagne Electorale est déjà commencée.Elle sera ardente et com-lliquée.L’objectif est d’importance, cat il s’agit, outre la lonquête du pouvoir fédéral, de l’orientation future du pays en matière très grave.* * * Voici bien longtemps qu’une lutte n’auca comporté de nombreuses et de si apparentes incertitudes.Nous n’en lommes plus au duel ancien des rouges et des bleus, encore yue rouges et bleus représentent toujours dans la Cham-jire qui expire aujourd’hui les partis majeurs.Dans deux provinces de l'Ouest, des groupes qui ont Imrs représentants aux Communes sont maîtres des gouver-Itements locaux, et ceci suffirait à rendre très douteux le |ésultat de la campagne électorale.Ceci surtout donne une importance nouvelle au vieil Ixiome qui veut qu’aucun grand parti ne puisse exercer l'autorité permanente à Ottawa sans l’appoint d’un groupe québécois sérieux.Plus la situation apparaît difficile et complexe en de-lors de notre province, plus le rôle de celle-ci, compara-livement, acquiert d’importance.Mais 1 on sait à quel point, chez nous même, les cartes lont mêlées.g Une chose semble toutefois certaine: c'est que, par loie directe ou indirecte, les deux grands partis fédéraux Issaieront de se recruter dans la province des alliés possi-lles.Cela se comprend, c’est pour eux un cas de nécessité litale, et il est fort possible que, dans une large mesure.lut sort et 1 orientation de la politique générale du pays |épendent du résultat chez nous.Conclusion: nécessité plus urgente que jamais de choi-Ir dans notre province le plus grand nombre possible l'boinmes de haute valeur, intellectuelle et morale, et qui lent, sur l'essentiel, des idées claires.* * * Personne ne peut empêcher que le problème de la poli-Ique extérieure du Canada ne se profile de façon tragi-lie sur l'horizon électoral.D’abord, la guerre n’est pas Inie, même en Europe.Dans le Pacifique, quelque espoir lue l’on puisse entretenir, on ne sait combien de temps |icore durera le conflit.M.King a pris le soin de déclarer que nous serions laits aux côtés de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, et lest une politique que n’ont point, on le sait, désavouée |s adversaires officiels.Le chef du gouvernement a bien, ne fois de plus, parlé de participation modérée et réduite |i volontariat.Mais nous sommes durement payés pour Ivoir combien fragiles, devant une opposition quelque |:u violente, peuvent s’avérer de pareilles promesses.Déjà l’on a pu voir se dessiner dans la presse progres-Iste-conservatrice de langue anglaise la campagne qui sera lenée, si M.King reste au pouvoir et qu’il paraisse pet-Ister dans ses opinions actuelles, afin de le contraindre à lier plus loin.Pour expliquer que le Premier Ministre, Itparemment maître d’une énorme majorité, ait fait volte-Ice en moins de vingt-quatre heures et appliqué la poli-l:;ue du ministre avec lequel il venait de rompre, ses amis I étendent qu’il aurait été victime d'une cabale.Cette Içon de s’abolir, pour ainsi dire, devant une cabale occulte ¦ inspire pas une trop grande confiance pour l’avenir.' Qui a plié a toute chance de plier encore.* ¥ * Puis, si graves que soient les événements actuels, quelque lurds que soient les sacrifices qu’ils ont imposés à notre çys, et ceux qui en découleront demain, il ne faut pas Imaginer que la guerre actuelle une fois terminée — et liand?c en sera fini.Il ne faut pas s’imaginer qu’un ïand courant politique sera à jamais endigué et que jamais lus ne sc posera pour nous le problème de la participa- tion aux guerres extérieures de la Grande-Bretagne.Quelles qu’aient été les intentions de Tel ou Tel il ne paraît point possible de contester sérieusement que, si nous sommes entrés dans la guerre actuelle, c’est parce que la Grande-Bretagne y était engagée.Autrement, ni le souci de la démocratie, ni même l’amour de la Pologne n’auraient fait bouger notre gouvernement.Croit-on qu’une situation analogue ne sc présentera pas demain et qu’il n’importe point que nos futurs députés aient là-dessus des idées nettes?Quand, lors de la petite expédition du Transvaal, M.Bourassa annonça que ce serait le début d'une série d’intetventions, beaucoup haussèrent les épaules et l’on qualifia ironiquement de prophète le trop clairvoyant politique.Quand, en 1910, il prédit que si l'on ne faisait machine arrière, on verrait les soldats canadiens dans les mers de Chine, certains de ses amis même se disaient: Sa logique est impeccable, mais ne force-t-il pas un peu la note?L’événement a tragiquement vérifié les plus sombres prophéties du grand politique.L’étendue, le coût de notre participation, ses conséquences sur la vie de notre pays, dépassent tout ce qu’on aurait osé imaginer.M.Bourassa avait vu clair parce qu’il avait dans l’esprit de la logique et de Tbistoire et que nul intérêt de parti i n’obstruait sa vue des choses.A la lumière de ce qui s’est passé depuis un demi-siècle, il faudrait se boucher les yeux pour ne pas voir qu’à chaque crise nouvelle où la Grade-Bretagne pourra être en cause, on s’acharnera à jeter le Canada dans la bagarre et que nous risquons, quelles que soient les causes du conflit, de voir se renouveler les drames ancient.* * * A moins que.A moins que nous n’ayons le courage de faire nôtres les paroles de lord Tweedsmuir que l’on peut lire chaque jour en tête du Devoir: Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne ou des Etats-Unis, ou dê qui que ce soit d'autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.La conscription, les impôts, les rationnements ne sont que les conséquences d’une politique générale.Le problème qui se pose pour demain comme, au fond, il se posait hier, est simplement celui-ci: le Canada agira-t-il comme nation indépendante ou comme dépendance plus ou moins camouflée de la Grande-Bretagne?Notre choix, comme celui de nombre de nos lecteurs sûrement, est fait.Nous devons agir comme nation ^dépendante, réglant notre conduite sur les intérêts supérieurs du Canada, et du Canada seul, tenant compte d’abord de ces intérêts et de notre situation géographique.Et nous devons exiger que nos futurs députés pensent et agissent dans ce sens.« ¥ * L’indépendance réelle, effective du Canada, la mise au premier plan des intérêts du Canada, c’est le principe selon lequel on doit juger le passé; c’est la règle qui doit dominer l’avenir.Il fallait le rappeler avant que la poussière des querelles locales ne risque d’obscurcir l’horizon.Comme il faut rappeler que jamais peut-être les députés de la province de Québec n’auront été appelés à jouet un rôle plus considérable, plus lourd de responsabilité, et qu'il importe donc que leur choix se fasse avec un soin extrême.Que les électeurs ne l’oublient point et qu'ils aient d’ici le 11 juin les yeux grands ouverts sur les hommes et sur les manoeuvres dont ceux-ci pourront être les auteurs ou les victimes.On conviendra que la chose en vaut la peine.18-IV-45 Orner HEROUX Bloc-notes (par Emita Benoist) Viande argentine Le Canada, journal de samedi, servait à ses lecteurs sa tranche habituelle et traduite du Washington Carrousel de M.Drew Pearson.Ce dernier est columnist avec une forte propension pour les potins sinon toujours scandaleux, du moins scandalisant.Sous la signature de M.Pearson, on lit, dans le Canada de samedi, ceci: “En dépit de la pénurie fie plus en plus sensible de viande aux Etats-Unis, une anomalie réelle persiste.La voici: une cargaison de 2,000,000 de livres de viande de boeuf en conserve, livrée par l’Argentine, a attendu pendant deux ans au Mexique son admission aux Etats-Unis et, à cause d’intérêts anglo-américains, elle se trouve encore au même endroit”.Dans la suite de son papier, M.Pearson expose, avec force détails, que le ministère britannique des Vivres a empêché l’entrée de cette viande aux Etats-Unis, en un temps où ce pays manquait, comme il manque encore, de cette denrée comestible et que d’aucuns disent être de nécessité première.D’après ce même columnist, dont la prose est -si bien et quotidiennement accueillie dans les colonnes du Canada, les Britanniques sont les seuls à pouvoir acheter de la viande de l’Amérique du Sud.Cela expliquerait-il qu’il n’en vienne pas dans ces pays de l’Amérique du Nord, qui s’appellent les Etats-Unis et le Canada, et qui en ont besoin?Sauf erreur, l’Argentine a déjà annoncé qu’elle avait suffisamment de bétail sur pied dans ses pampas pour fournir de la viande au monde entier.Le journal ie Canada voudra sans doute dire à son public comment tout cela sc fait.Vancouver nous parle français Radio-Canada a fait entendre, hier soir, à son poste français de Montréal (CBF), pendant la demi-heure des “Actualités canadiennes”, un conférencier de la province de Colombie, M.Ida Dilworth, qui est directeur du poste de Radio-Canada (ou C.B.C.) à Vancouver.M.Dilworth, s’exprimant en un français non seulement impeccable mais élégant, a entretenu ses audi- (suite à la dernière page) carnet du gxincheux Les Russes auraient lancé leur offensive contre Berlin - La 3e armée à huit milles de la Tchécoslovaquie — Les Alliés ont perdu une tête de pont au delà de l'Elbe, mais en ont étendu une autre La oe grmée étatsunienne est aujourd'hui à moins! 8,130 ont subi leur procès; voici le bilan de ces procès: de huit milles de la frontière de Tchécoslovaquie, après ¦ 679 condamnations à mort, 340 à l'emprisonnement à avoir pris la ville de Hof.Plus au nord, devant Berlin ! vie* L599 aux travaux forcés; 432 à l'emprisonnement les Allemands combattent avec vigueur; ils ont réussi ! C.eNulaire; 3'675 à simple; 273 à a supprimer une tête de pont de la 9e armée, au delà de l'Elbe à Magdebourg, mais les troupes du générai Simpson ont agrandi à quatre milles une autre tête de pont sur ce fleuve et sont là à 53 milles de la capitale allemande.Dans ce secteur les Allemands ont prélevé des troupes sur le front de l'est pour défendre Berlin maintenant menacé par l'ouest.Le front n'existe plus comme tel, du côté de l'ennemi.Le maréchal Busch a pris le commandement du front du nord et défend Berlin à la fois contre les Alliés à l'ouest et contre les Russes à l'est.On croit que le maréchal Kesselring a pris le commandement du front sud.Au sud, cinq divisions de la 7e armée sont à huit milles de la forteresse de Nuremberg.La 1ère armée française avance dans la plaine du Rhin vers la Suisse et dans la Forêt-Noire.La région de la Ruhr, déjà encerclée, sera bientôt scindée en deux poches.A minuit, hier soir, les Alliés avaient fait 143,349 prisonniers dans la Ruhr.Au nord-ouest, des Polonais et des Canadiens de la 1ère armée canadienne ont atteint : la mer du Nord, à cinq milles de la base navale d'Emden, Dans sa retraite de la première tête de pont de l'Elbe, la 2e division blindée a subi des pertes consi-j dérables; mais ce revers ne serait que temporaire.Les 9e et 1ère armées étatsuniennes occupent la ligne de l'Elbe devant Berlin sur un front de 150 milles.La 3e armée est à environ 75 milles des lignes russes et à 30 milles de Dresde.La nouvelle division du commandement allemand indique que l'ennemi prévoit unci jonction imminente des deux fronts alliés près de la Neisse ou en Saxe.La 1ère armée continue le siège de Leipzig; des colonnes blindées ont atteint Stockheim, i il _:ii— *.j —» »_____ ¦ n .ii_ .: ’ • - r - — r / — l'amende ou à la perte des droits civils; 1,172 ont été acquittés.Environ 120 tribunaux spéciaux fonctionnent actuellement; 865 juges conduisent les enquêtes et président aux procès.LE ROLE DE LA FRANCE Même en temps normal, et après le retour de la paix, l'expédition de ces procès aurait présenté de grandes difficultés; à plus forte raison dans les circonstances actuelles.Le problème est particulièrement aigu dons le cas des personnages en autorité.Ainsi par exemple l'amiral Esteva, ancien résident-général de Tunisie, a été condamné à vingt ans d'emprisonnement cellulaire; et le général Dentz, haut-commissaire français en Syrie, accusé d'avoir combattu les troupes britanniques et françaises en Syrie en 1941, doit subir son procès bientôt et le ministère public requerra vraisemblablement contre lui la peine de mort.S'il est vrai, comme l'a affirmé M.Flandin à son procès, qu'il y a eu dès novembre et décembre 1940 des traités secrets entre Vichy et l'Angleterre, cela peut modifier grandement la situation des chefs civils et militaires auxquels on reproche leur conduite d'alors.Il faut donc s'attendre, quand la lumière sera faite sur les événements qui ont suivi la défaite de la France, à de nouveaux procès en révision de ceux qui se déroulent actuellement.Malheureusement cela ne ramènera pas les exécutés, cela n'effacera pas les souffrances des autres condamnés ni le chagrin des familles.L'histoire Va probablement démontrer que non seulement le régime de Vichy n'a pas joué un rôle néfaste, mais qu'il a vraiment aidé la cause alliée.M.Kenneth de Courcy vient d'écrire à ce sujet des commentaires qui n'ont rien de bien neuf, r * fout celo a été dit et redit par ceux qui lors d« ces .'énemenfs à 11 milles ou sud-est.Borna, à 13 milles au sud, et'! f)renoie"t ,a ^fense du maréchal Pétain, mais qu, A J'encre invisible nrsonne encore ne s'en doute, lis il appert (pie les historiens du PP» présent écrivent pour la ttéritc avec de l’encre invisible, Icf* qui est plus navrant, c’est |r7s le soupçonnent encore moins T /es autres.J'i l’on en croit M.Léon Rup.di-\lcuv des Archives judiciaires J Québec, certaines des encres Ipara/ssent entièrement au bout wren/e années, fbur- l'homme écolier, une tren-Ifc d’unnees, cela peut paraître Msidérable, mais auprès de l’his-Iv millénaire, c’est une encre linx’/i/ invisible.I Pour ne considérer que le cas m'intéresse davantage, écrit M.|/.je ne puis ignorer le fait que Iqncs actes île i état civil ont été knfs avec des encres à base de {oranls d’aniline.Résultats: au-rd’hui, après une trentaine d’an-s, il ne reste plus guère de réélire sur le pa-pier, que l’égrati-tre fuite par la plume d’acier, et < iire.'.hans d autres cas, si les .islres ont passé quelque temps rs des voûtes humides, les ca-Uères tracés avec des encres hec-waphiques ou à copier, voire nié-avec des encres simplement \ihles dans l’eau, se sont éten-; au point de n’être déjà plus blés”.)ans ce dernier cas, l’auteur Iule, en guise de consolation, que | I taches exposées à la lumière ¦ Ipura/fron!.avec l’écriture.l'f.Roy explique qu’il y a diver- ' sortes d’encres.Celles de ja-étaient à base de fer et tan-.Ces encres, avec celles au carne.sont les seule* qui aient un raefé/y de permanence.I [)fn;,y.dit le savant directeur, “de- \ puis une cinqnantaire d’années, on a mis sur le marché toutes sortes d’encres, dont la plupart n’offrent aucune garantie, quant à la permanence des écritures, sauf peut-être les encres au carbone colloïdal.Or, les noirs et perfides liquides sont plus attrayants que les antres encres véritables."Plus fluides.elles donhent immédiatement et avec moins de peine, une écriture plus épaisse, tant en opacité qu’en étendue.En somme, ces encres sont souvent fort appréciées par ceux qui écrivent encore beaucoup à la plume de nos jours.Ou l’on voit tes lamentables conséquences où la soif de lucre des marchands d’encre peut conduire l’humanité! Et l’on songe avec une ceftaine mélancolie aux lettres de jeunesse, aux missives d'amour, jalousement gardées dans les tiroirs, pour les heures d’automne quand la vie n'offre plus que des souvenirs, quand l’homme ou la femme ont atteint l’Age où Von préfère vivre dans le passé.Il ne leur restera plus que des feuilles sèches, jaunies, d’où le véritable parfum se sera envolé.Ces missives où les amoureux ardents prenaient le papier à témoin de l’éternité de leur amour, songer au poème si beau et d’une prenante tristesse d’Auguste Dor-chain.Une étoile est morte, mais sa lumière dont le dernier rayon a quitté Vêtoile éteinte R y a des millions d'années, continue A arriver sur la terre, et les amants la prennent à témoin de leur amour immortel.Mais les esprits réalistes traiteront le savant archiviste de rêveur.Car qui en notre siècle de machines à écrire, à calculer, se mêle encore d’écrire à la plume’/ .MVnie les amoureux ont pris la détestable ha- | blinde d’exprimer leurs sentiments j les plus délicats de ta même façon [ dont Ils commandent quelques U-j vres de tabac.I Or, les rubans utilisés dans tes machines à écrire ne valent guère mieux.“Ce que je viens de dire des encres à écrire s’applique également, en partie du moins, aux écritures dactylographiées.Ici même, aux Archives judiciaires de Québec, nous avons des actes notariés, datant de 1900 à 1905, faits à la machine à écrire, qui sont à peu près complètement effacés, tandis qu’on y trouve d’autres pièces notariées, dactylographiées une vingtaine d’années plus tôt.qui sont intactes".Et la même observation s’étend aux papiers à polycopier.Espérons que ce cri d’alarme sera un avertissement salutaire aux historiens et A tons ceux qui veulent transmettre leurs noms et actes A la postérité.Il suffit d’exercer itne simple judiciaire pour éviter le péril.Les encres, papiers au carbone, rubans A dactylographier, qui offrent des garanties de pérennité.portent une indication: "record” en anglais, ou "permanent’’.Il est vrai que la postérité n’a cure du passé, A preuve les bons exemples souvent cités, parce qu'on ne tes a pas suivis.De ta poussière des siècles évanouis, seuls quelques noms surnagent, et plus près de ; nous, le grand nombre qui en est i resté, est te facteur d’anonymité te I plus certain.Car personne ne se ! soucie de se rappeler les noms de • quinze mille héros.La paresse na-1 turelle A l’homme et la brièveté de i la vie utile s'y opposent, hélas! is-tv-m RQUK On affirme que le sénateur LeSage, organisateur des forces libérales dans le district de Québec, est pessimiste sur Je résultat du II juin prochain.Il pourra se consoler en songeant que "le sage se contente de peu".* A ?A ce que rapporte un journal montréalais, le Standard, une société privée, Steinberg's Wholesale Groceterias, Ltd, vient d'acheter, au prix de $500,000, du gouvernement fédéral, une usine de guerre dont la construction avait coûté environ $1,000,000 à ce dernier, il y a quelque deux ans.Ça n’est peut-être pas une mauvaise affaire.* * * Le gouvernement d’Ottawa est en veine de transaefions immobilières et, pour sa part, il est vendeur.Le ministre des Travaux publics, M.Alphonse Fournier, annonçait l'autre Jour la cession d'un quai è des particuliers, quelque pari en Colombie.Un de ces quatre matins, ça sera peut-tre l'hôtel du Parlement qui aura trouvé preneur.Depuis le régime des décrets du gouvernement par contrôleurs et autres mandataires, est-il si nécessaire que cela d'avoir un vaste immeuble pour réunir les représentants du peuple, élus ou nommés à vie ?» * * Un règlement de guerre interdit la fabrication et la vente du veston à double parement, si ce n'est pour l’usage des gens qui sont affectés d’une qibbosité, qui font partie du corps diplomatique, ou encore qui sont pompiers ou percepteurs dans les convois de chemin de ter.Comment se peut-ll faire toutefois que le même style vestimentaire convienne au pompier et à l'ambassadeur ?* * * L'histoire ne dit pas s), dans les cas prévus, le double parement est permis en ce tissu que l'ort fabrique maintenant avec la pulpe de cacahuète.* * * Un agent de police a raconté au tribunal qu'il avait été forcé, à la pointe du revolver, d'absorber quelques coups de genièvre, c.à.d.de gin.Il y a tant de gens qui n'attendent pas que l occaston soit si extraordtnaire et l invltarton st pressante.* * * S'aglssalt-il de gin ordinaire ou de dry gin?L'agent ne Ta pas spécifié.Troublant dilemme : Plain gin ou dry gin, qui pourrait être le thème de l'un de ces débats de haute intellectualtli qu'organisent parfois des sociétés dites littéraires.Le Grincheux tÔ-XV-45_______^ Choses d’hier et d âuiourd hu1 "SafVoIr se taire, vertu plus rare que savoir parier.'' Bolet A-et.—i- Bitterfield, à 16 milles au nord Purmi les prisonniers pris dans la Ruhr se trouve le diplomate Franz von Papen, ancien chancelier d'Allemagne, vice-chancelier sous Hitler, puis ambassadeur en Autriche et en Turquie.Il a été pris dans un chalet de chasse avec son fils, le capitoine Friedrich-Franz, et son gendre, le baron Max von Stockhausen.La radio allemande affirme aujourd'hui que les Russes ont lancé une grande offensive sur l'Oder à l'est de Berlin, après un barrage d'artillerie commencé à 3 heures 50 la nuit dernière; Berlin admet que les prennent une autorité particulière sous la plume d'un publiciste anglais de sa réputation.Une chose dont l'ennemi avait grand besoin ci 1940 et 1941, dit-il, c'était la force navale.La France l'avait, mais les Allemands n'ont pas pu s'en emparer Ils furent déjoués sans qu'un coup de feu ait été tiré Les Allemands avaient un extrême besoin de sécuritt en Afrique-Nord à ce moment-là.Il n'y avait pas ur homme ni un fusil pour les empêcher de s'emparer de tout ce qu'ils pouvaient désirer de ce côté.Cependan la France les a complètement dupés et a cause de celo les Alliés ont pu éventuellement débarquer là, presque Russes ont fait des "brèches locales" dans les lignes t .„ „ , ., , allemandes.L'attaque se déroulerait sur un front de ! 0Pp0*£'0fl* * Porte|- «up final quant a lo 25 milles au nord de Küstrin, au sud de Francfort, Les 6 ' Brran * Russes approcheraient de Wriezen, à 24 milles au nord-est de Berlin.Cela n'a pas été confirmé par Moscou.En Autriche, les chars de lo 3e armée ukrainienne avancent dans la vallée du Danube; ils ont pris Saint-Poelten, à 28 milles à l'ouest de Vienne.Moscou annonce a,ussi que le dernier territoire tenu par l'ennemi en Piusse-Orientole, dans la péninsule de Samland, à l'ouest de Koenigsberg, a été virtuellement occupé por les troupes soviétiques.EN FRANCE La France a fait des concessions ici et là, mai: quant aux choses importantes elle a gagné assez de temps pour empêcher l'ennemi de saisir soit la flotte soit l'Afrique-Nord.Il n'y a donc pas lieu, conclut M de Courcy, de dédaigner la France, même si elle es) dans une grande faiblesse physique, et si politique ment elle est éprouvée par des dissensions intéstines.Ce journaliste anglais a bien raison.Malheureuse ment, les accusations que se lancent les Français entre eux ne peuvent manquer de déprécier le rôle utile que le maréchal Pétain a joué au point de vue de la victoire des Alliés.C'est un argument de plus pour l'ajourne- Mointenant que tout le territoire fronçais à la frontière franco-allemande est libéré, les troupes fran- i ment d'un grand nombre au moins de ces procès, cor çaises entreprennent de chasser l'ennemi des ports à part de présenter sous un faux jour cette étape dou qu'il occupe encore sur la côte de l'Atlantique.Elles commencent par le port de Bordeaux; des unités de chars et d'infanterie ont pris Royan, à l'embouchure de la Gironde, sur la rive nord du fleuve, après un combat acharné hier.Cet assaut avait été préparé par un bombardement intense des positions ennemies, auquel ont pris part de nombreuses escadrilles étatsuniennes et des vaisseaux français et canadiens.Les effectifs allemands dans ce secteur seraient de 20,000 hommes.La résistance ennemie a été particulièrement énergique au sud de la Gironde et les troupes françaises ont subi des pertes élevées; elles ont dû attaquer sur un front étroit où elles avaient peu de place pour manoeuvrer, et où les Allemands étaient fortement retranchés.Bordeaux même est entre ics mains des Alliés depuis le mois d'octobre dernier, mais l'ennemi ayant conservé des îlots le long de la Gironde, a empêché jusqu'ici l'usage de ce grand port.Les Allemands tiennent encore, outre l'embouchure de la Gironde, les ports de Dunkerque, Saint-Nazaire et Lorient; dans ces quatre poches, ils doivent avoir environ 170,000 hommes.L'assaut d'hier a été livré par la 2e division blindée française du général Leclerc et des troupes d'infanterie des Forces françaises de l'intérieur.Des renseignements qui paraissent précis, et pro venant de l'agence Reuter, confirment les prévisions de grand nombre de gens que la purge de la "collaboration" n'est pas une entreprise façiie.Quelque temps après la libération de Paris, le gouvernement français annonçait que les procès de 100,000 accusés seraient expédiés en six mois.Les six mois sont écoulés et la tâche est loin d'être terminée.Le chiffre de 100,000 accusations a été réduit à 60,000 dès la phase initiale; sur ces 60,000 causes, il y en a encore plus de la moitié — 31,500 — où les procédures n'ont pas dépassé le stage de l'enquête.11,700 accusés ont été acquittés avant que leurs causes ne vinssent devant les tribunaux; 7,400 ont été traduits devant les tribunaux criminels réguliers sous des accusations de vols, de chantage, et, dans quelques cas, de meurtre.9,400 accusés ont été traduits devant des tribunaux spéciaux pour des offenses relevant spé-rifiouement de la "collaboration", et sur et nombre loureuse de la France —dommage que l'histoire pourra effacer — cela compromet l'influence internationale actuelle du pays, et ce sera moins facilement réparable.La politique extérieure du gouvernement de Gaulle déjà difficile, esf compliquée par la sifuation infc rieure.Le traité conclu avec la Russie n'a pas donné les résultats que Paris en attendait.Malgré celo de; observateurs prétendent que dans l'opinion française la Russie gagne du terrain tandis que les Etats-Uni; en perdent et que l'Angleterre reste stationnaire.Le gouvernement de Gaulle ne veut pas accepter un qua trième rôle parmi les grandes puissances.Ne pouvant traiter sur un pied d'égalité avec ces grands pays, lo France cherche à tenir le premier rôle parmi les autres Or il semble que sa plus grande difficulté dans ce domaine, c'est le fait qu'elle a offensé la Pologne el les amis de la Pologne; de Gaulle a refusé de recon-naître le groupe de Lublin, mais il a accepté, pour plaire aux Russes, d'échanger un représentant avec c* gouvernement pro-soviétique.On dit que si de Gaulle a refusé t'aller rencontrer le président Roosevelt, c'est qu'il a pensé avoir l'approbation des Nations-Unies qui sont mécontentes de l'accord d'Yalta et qui craignent la domination du monde par les trois grandes puissances alliées.Les développements récents en Indochine ajoutent aux problèmes du gouvernement français.La France libérée n'a pas déclaré la guerre au Japon et de Gaulle n'a pas ordonné à l'Indochine de combattre les Japonais, parce que les Fronçais y étaient trop faibles el qu'on croyait pouvoir faire plus pour la cause alliée en secret et par des moyens clandestins.Ce système c d'ailleurs remarquablement réussi.Puis les Japonai; ont vu le jeu et ont pris l'initiative de lo guerre; et maintenant les Français combattent.Mais les arguments invoqués par de Gaulle pour l'Indochine sont exactement les mêmes que ceux de Pétain pour la Fronce d'avant 1943; l'Allemagne comme le Japon a jugé qu'elle s'était fait jouer et a finalement occupé toute lo* France.La similitude de ces deux cas devrait ouvrir /«s yeux des de gaullistes sur le rôle de Vichy.— Paul SAURIOL 2 LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 16 AVRIL 1945 VOLUME XXXVI — No S6 CHRONIQUE UNIVERSITAIRE par Pierre Laporte "L'influence de la France en Orient", cours de M.René Ristelhueber — Doctorat honoraire à M.Arthur Léveillé — Annuaire de la Faculté des sciences sociales — Les gagnants du septième concours intercollégial f Voici le résumé de la 13e confé-1 anéantie, Uii-mcme mourut et Ibra-rence de M.R.Ristelhueber sur,'‘!~ * l’histoire de l’influence française en Orient! Alors que le prestige de la France i’dans le Levant avait été entièrement irétabli et affermi dans ,fous les domaines par la Restaunation, dit-il, il devait subir une éclipse temporaire sous le règne de Louis-Philippe.La contradiction qui devait peser sur toute la monarchie de juillet entre les aspirations d’un peuple désireux de gloire et de faits d’armes et celles d’un souverain prudent et pacifique devait se faire sentir particulièrement dans le domaine de la politique orientale.Sous l’impulsion de Méhémet Ah, l’Egypte avait pris un prodigieux essor.Elle le devait en partie à la collaboration des Français — officiers, ingénieurti et savants dont le Pacha du Caire s’était entouré.Aussi était-il très populaire en France, ou l’on s’était pris pour lui d’un veritable engouement.Quand, à la suite de la participation de son fils Ibrahim aux affaires de Grèce, Méhémet Ali réclama la Syrie pour prix de son concours en 1832, l’opinion française lui fut extrêmement favorable.Mais le tsar était prêt à intervenir en faveur de l’intégrité de l’empire ottoman afin tie ne pas laisser dépeser par Appartement de 7 ou 8 pièces chauffées.Grandes personnes seulement.Si libre pour 1er mai, ap* peler à AM.3916.Activités Féminines, Conférences,Jéimions.etc.Concert à l'Ecole Normale, C.N.-D.Le prochain concert de l’Ecole normale de musique de l’Institut pédagogique, C.N.D., aura lieu mercredi, 18 avril, à 3 h.de l’après-mldl.Au programme: Mlle Monique Soulard.Jean Elliott, Jacqueline Léplne, Jacqueline Paiement et Madeleine Blais, planistes, ainsi que l’ensemble vocal de l’école dirige par M.Roger FlHatrault.Cordiale bienvenue aux ancienne» élèves.L'Oeuvre de la Soupe Mardi, 17 avril, la partie de cartes hebdomadaire aura lieu à la salle des Chevaliers de Colomb, rue d» la Montagne, et est organisée par Mmes J.Paul Oroum, Edgar Mallhot, Bruno et Maurice Mall-hot.Parmi les Invités d’honneur: Mgr Marc Lacroix, vicaire apostolique de la Baie d’Hudson.M.l’abbé Armand Beauregard.Pour renseignements, tél.HA.5076.Au Thé-Causerie de la Société d'Etude M.Jacques de l*acretelle, de l'Académie française, a intitulé la conférence qu’il Prononcera au thé-causerie annuel de la Société d’étude et de conférences: Le vlsa-Re de Paris pendant quatre années.Cette réunion aura lieu dimanche, 29 avril, en l’hôtel Windsor.A l'Association des femmes d'affaires L’Association des lemmes d’affaires tiendra son assemblée mensuelle mercredi, 18 avril, à 8 h.du soir, a la Fédération nationale St-Jean-Baptlste, 853 rue Sherbrooke est.Oarde E.Lepage, de l’Assistance medico-sociale, donnera une causerie Intitulée La mise en garde contre les maladies vénériennes dans la famille.Pour illustrer cette causerie, u y aura projections lumineuses.sont bienvenues.Le i péri thé sera servi.FOURRURES LEGERES pout enjolîvet votre toilette d’êtê Le plus beau choix en ville de peaux rares de toutes sortes pour cols et tours de cou.• RENARDS ARGENTES • RENARDS PLATINE • VISON CANADIEN • ECUREUIL BRUN, etc.1473 rue AMHERST Feuilleton du "Devoir" UN VOYAGE DE GEORGES •DE SCUDERY EN COTENTIN (par Mme Julie Lavergne) A MONSIEUR ERNEST MILCENT 25.(Suite) A Brix un arc de triomphe en feuillage avait été dressé; les jeunes filles du village y attendaient Marguerite et lui offrirent une belle quenouille et un fuseau d’ivoire orné de rubans dorés.Là, aussi, les doyens de la paroisse, époux centenaires, dont la postérité est aussi nombreuse que les fils de Priam, complimentèrent la mariée, et lui offrirent un bouquet composé d’autant de roses qu’ils ont d’années à eux deux.Le bouquet comptait deux cent quatre ‘roses, “et, dit le bonhomme, j’ons bien eu soin d’en ôter les épines”.La mariée embrassa ce Philémon et cette Baucis et leur fit présent d’une jolie bourse brodée par elle et contenant deux cent quatre piécettes neuves qui parurent lêur faire grand plaisir.Toute l’église était enguirlandée et c’est sur un tapis de fougères et de roses effeuillées que le cortège marchait, tandis que les cloches sonnant à toute volée et les décharges de mousqueterie faisaient un bruit à rendre les gens sourds.L’église se trouva trop petite, et on dut en laisser les portes ouvertes pour contenter les bonnes gens obligés de se tenir au dehors.Les paysannes avaient mis tous leurs atours.En Cotentin elles n’ont pas de si hauts bonnets qu’au pays de Caux, mais leurs bavolettes à longues barbes sont fort gracieuses.Elles ont des corps de jupe en taffetas gorge de pigeons, des croix d’or, des tabliers d’alépine jaune glacée de noir, avec un bouquet dans la bavette, et des cotillons rayés de couleurs voyantes alternées de noir.Elles sont bien chaussées, proprettes et de bonne mine, et leurs poussinières d’enfants, vermeils et joufflus comme des pommes, font plaisir à voir.M.le curé de Brix bénit le mariage et une belle messe chantée fut dite ensuite.Au sortir de l’église, la demoiselle d’honneur, que l’on appelle la couche bru (on appelle la mariée brtiman), distribua aux assistants la soi-disant jarretière de la mariée.Quelle jarretière, madame! Elle eut fait vingt fois le tour des mollets du colosse de Rhodes; il y avait bien une lieue de ruban.Tout le monde en eut des morceaux: cela porte bonheur.Les uns les arbo- rèrent à leurs boutonnières ou à leurs chapeaux, les autres les serrèrent dans leurs livres de prières.Je vous envoie le mien.Offrcz-le, je vous prie, à mademoiselle de Montausier.Puisse-t-elle, dans dix ans d’ici, être conduite à l’autel par un aussi charmant cavalier que mon jeune ami Vasselint Jamais on ne vit mariés plus contents, aussi toute la noce était-elle d’une gaieté folle.On revint au petit trot, les mariés en tête, sur la jument blanche, Guillaume Amyot et sa femme, le comte de Pervenchères et mademoiselle j du Genestel, etc., etc.Le dîner dura six heures.Il y avait des tables partout, dans la maison, dans la cour, au jardin, dans les herbages, plus de vingt pièces de cidre furent défoncées.Des moutons et des veaux rôtissaient en plein air.C’était comme aux noces de Gamaches.A six heures, une agréable musique appela les convives de la ta-! hic d’honneur à passer au jardin.' 14.dans un bosquet de chafmillc, ; transformé en théâtre pour la cir- constanre, plusieurs belles dames et demoiselles de Valognes et quatre gentilshommes, leurs maris ou fiancés, jouèrent une pastorale de votre serviteur, intitulée le Galant jardinier, dont mademoiselle d’Aprigny avait fait la musique et que l’on avait répétée à Valognes l’avant-veille.Elle eut un succès merveilleux.Animé par le désir d’être agréable à mes hôtes, Je m’étais surpassé.Je compte bien en régaler madame de Rambouillet l’hiver prochain, et qu’elle y prendra quelque plaisir.Après la pièce, je faillis être étouffé par les embrassades du marié, de son beau-père et de son frère et la joliè mariée elle-même me permit de baiser scs joues de roses.Le triomphe de mademoiselle d’Aprigny ne fui pas moindre, et j’ouvris le bal avec elle, en face des mariés.La nuit était si belie et si douce que l’on dansa les fenêtres ouvertes .Quant aux vassaux et domestiques, lorsqu’ils eurent fini de dîner, ils se mirent à souper.La jeunesse seule dansa un peu, mais les gens sérieux tablèrent jusqu’à près | de minuit.La pleine lune brillait j dans un ciel sans nuage, et quan-lilé de flambeaux et de lanternes I suspendus aux arbres rendaient cette nuit claire comme un beau jour.A minuit moins un quart, M.Amyot, qui tient aux anciens usa-j ges, fit sonner la cloche.On se rendit à la chapelle, et le curé de Brix, j que l’on avait été chercher en carrosse, dit la prière du soir.Puis, M.le curé, en surplis et en étole, nlta bénir la chambre nuptiale et récita l’Asperge s et l’oraison Visite! avec une piété qui nous attendrit tous.La cloche sonna de nouveau: cette fois c’était le couvre-feu.Carrosses, cavaliers et piétons s’éloignèrent à la lueur des torches et au clair de la lune, et je restai long-lemps à ma fenêtre, regardant les lumières mouvantes qui s’éloignaient et disparaissaient une à une sous les arbres fleuris.Je vous assure, Madame, qu’après les vôtres, ces noces furent les plus belles que j'aie vues de ma vie.Elles vont se prolonger pendant plusieurs jours, et si les fêles qui se préparent sont assez intéressan- tes pour mériter de vous être racontées, je vous écrirai par le prochain courrier.Pour ne pas manquer celui-ci, je vais expédier un messager à Valognes.Daignez agréer, etc.Georges de Scudêry Mademoiselle de "Scudêry avait été plusieurs fois interrompue par les compliments et les rires de l'auditoire, et La Calprenède lui-même convint que la lettre de Scudêry était fort jolie.Il fut décidé que madame de Montausier transmettrait au romancier les remerciements de la compagnie, en lui envoyant l’éventail qu’il avait gagné, et que plusieurs copies de sa lettre seraient remises à madame de Sé-vigné, à mademoiselle de Vandy, et à d'autres aimables précieuses, dignes de l'apprécier.IA suivre) 16-IV-45 Avez-vous Lesoi't de Dons livres ?Adressez-vous ou Service de Librairie du "Devoir" 430 eiL rue Notre- Dame, Montréal.Oe Journal est imprimé au no 430 rue NotrOPame est.a Montréal, par l’Imprimerie populaire ,4 91 47 25 ’77 14 23 38 32 15 135 3',4 365 1% T4 7 >4 18 11 45 214 f-nuiips .- Royal Can.4 Royalite .Southwest .J8 Sunset .7 United .8¥j Roxana .47 Coastals .George Weston Limited George Weston Limited et ses filiales ont eu un profit net de $777.-311 durant l'exercice financier dole 31 décembre 1944, en regard de $740.946 en 1943.Le profit net s’est élevé à $1.66 par action ordinaire, en regard de $1.61 antérieurement j La compagnie Canadian Resins | and Chemicals Limited fabrique j maintenant des récines à l’acétate et au chlorure de polyvinyl sous la j marque de commerce “Vinylite”, a json usine de Shawinigan Falls, P.j Q.Pour que ces résines puissent être utilisées par l’industrie des ¦ plastiques en général, elles doivent j être mélangées avec des plasti-' fiants, des matières colorantes et d’autres agents, puis mises en poudre de moulage en feuilles, en films et autres formes.A cause de cela, la comoagnie est à construire une autre usine à Shawinigan Falls, qui aura environ 65,000 pieds carrés d’espace et qui contiendra un outillage compose de mélangeurs Banbury, de laminoirs à deux cylindres, de calen-4G i dros et de machines à polir.Quand la construction sera ter-I minée, la compagnie Canadian Resins and Chemicals Limited possédera une installation complète où elle fabriquera non seulement les résines mais aussi les composés de plastiques.4>,4 380 2 3% 10 14 2L été exportés sur l'Angleterre el 3 autres livrés à l’Office pour être mis en poudre.On cote les expéditions triées sur place, en caisses gratuites, aux cours suivants: Catégorie A Gros 35-35Mi, Moyens 31)4-32, Poulettes 26-26Mi, Catégorie B 29Mt-30.Catégorie C 22-23: emballées pour l’exportation: A-Gros 37, A-Moyens 35.Prix du gros aux détaillants: Catégorie A Gros 36-39, Moyens 34-37, Poulettes 32-34, Catégorie B 34-37, Catégorie C 25-28.Prix du détail aux consommateurs: Catégorie A Gros 39-44, Moyens 38-42, Poulettes 33-36, Catégorie B 36-39, Catégorie C 29-32.Le marché des volailles abattues est ferme.Les transactions entré commerçants sont peu nombreuses, vu la rareté des approvisionnements.Les stocks de poulets sont faibles, et il n’arrive que de petits lots de poules fraîches tuées.La demande se maintient bonne.Dans le commerce de revente en gros on offre les volailles abattues aux prix suivants: poulets de 5 livres et au-dessus, Catégorie A de lait 37%, Catégorie B de lait 35%, Catégorie B 33%, Catégorie C 30%; poules de 5 livres et au-dessus, Catégorie A 29%-30%, Catégorie B 27%-28%, Catégorie C 22%-25%; dindons, Catégorie A 40, Catégorie B 38, Catégorie C 35.Le marché des volailles vivantes garde sa stabilité.Les recettes suffisent à peu près aux besoins, sauf en ce qui concerne les poulets de gril qui sont rares et fort recherchés.Les poules se vendent facilement, mais les livraisons ne sont que d’un volume passable.On cote les volailles vivantes aux prix suivants pour la revente en gros: poules, 5 livres et plus 25%, 4-5 livres 24%-25, moins de 4 livres 18-21; poulets de gril livres 28; poulets; 3-4 livres 30%.Les prix payés aux expéditeurs sont de 1 à 2 cents plus bas.Le beau temps a suscité une demande accrue de marchandises saisonnières la semaine dernière à Montréal et dans la région avoisinante et les vêtements printaniers, les articles de modes, la lingerie, les gants et les chaussures se vendaient facilement, dit-on dans le relevé hebdomadaire de la maison Dun i Bradstreet.A ce sujet, bien que les statitstiques ne soient pas encore connues, on est en général d’avis que le volume des ventes au détail jusqu’à maintenant accuse une hausse sur la même période de 1944.Les épiciers et les boucliers rapportent que leurs affaires sont stables et que les approvisionnen ents sont aussi variés que possible dans les conditions actuelles.Dans les, wj/âwKx.6e gros, le situation est à peu près la même.Les stocks sont toujours restreints en ce qui a trait à la plupart des spécialités et la difficulté principale consiste à effectuer une distribution équitable au moyen de quotités réglementaires.Les fabricants de produits pharmaceutiques et cosmétiques continuent de faire de bonnes affaires et leurs livraisons se poursuivent normalement tant à la ville qu’à la campagne.Des substituts remplacent à la satisfaction de tous les articles importés.Selon l’Office national de la statistique, les stocks de beurre de crémerie et entrepôts frigorifiques et autres, ainsi que dans les fabriques de produits laitiers de neuf des principales villes du Canada se chiffraient par 6,225,831 livres le 1er avril, soit un peu plus de 5 millions de livres de moins qu’au 1er mars.A la même date de l’an passé,_ les stocks s’établissaient à 5,069,376 livres.Les recouvrements se fout bien dans toute la région et à peu d’exceptions près les paiements s’effectuent de prompte façon.Il ne s’est enregistré aucune faillite commerciale la semaine dernière dans le distriçt ni d’ailleurs durant la même semaine de 1944.C’est cette semaine que The Canadian Institute of Mining and Metallurgy tiendra son àssemblée annuelle dans la ville de Québec.Plusieurs travaux intéressants seront présentés et samedi dernier, les ministres des Mines des provinces du Canada se sont réunis pour discuter de certains projets avant la tenue de la réunion annuelle mardi, mercredi et jeudi.A la réunion préliminaire de ta semaine dernière, il a été discuté un projet pour l'organisation de notre industrie minière sur un plan national.Auparavant les ministères provinciaux des ruines agissaient indépendamment les uns des autres et il en est résulté souvent maintes mésententes au sujet de problèmes concernant tout le Dominion.Les Canadiens se sont rendu compte de l’im'portançe de notre industrie minière et si nous voulons garder et même hausser notre niveau de vie actuelle il faudra prendre les mesures nécessaires pour organiser cette industrie sur un plan national.The Canadian Institute of Mining and Metallurgy mentionne que notre pays est un grand pourvoyeur de matières premières à de nom-breux pays.Pourquoi ne pas expê-dier sous forme de produits ouvrés ou semi-ouvrés, sur une phy^asv»* de échelle que nswJ'ifJt-knlfs pré-senteÆ?z?(?ussi à loger la rondelle dans les filets de Frank McCool après huit minutes de jeu dans la période initiale de samedi soir et cela grâce à l’attaque dirigée par Flash Hol-lett, joueur de défense des visiteurs.Eddie Bruneteau reçut crédit d’une assistance pour ce premier point.Le jeune Kennedy parvint à égaliser le score une minute plus tard lorsqu’il réjoua Lumley puis il donna l’avantage à son club en comptant un deuxième point avant la fin de la manche.Ces deux premiers buts des Leafs furent obtenus avec le concours de Hill, qui fit des passes parfaites à son compagnon de jeu.Le vétéran des Red Wings, Murray Armstrong fut celui qui égalisa le compte A 2 A 2 après 9 minutes de Jeu dans la seconde période mais Kennedy se mit de nouveau en vedette moins d’une minute plus tard, comptant son 3e but de la Joute, assisté cette fols de Bob Davidson et donnant une nouvelle avance de 3 A 2 aux Leafs.Les Red Wings profitèrent d’une punition A un de leurs Joueurs pour exécuter le ralliement qui devait finalement leur assurer ia victoire dans la période finale.C’est le Joueur de défense, Harold Jackson qui était au cachot quand les Red Wings réussirent A profiter d’un breakaway pour envahir le territoire de McCool.C’est Eddie Bruneteau qui compta alors le but qui égalisait les chances de 3 à 3 sur un lancer fait d’assez loin mais d’une force qui sembla extraordinaire.Seulement une minute de Jeu s’étalt écoulée depuis le début de la période finale quand Bruneteau compta.Deux minutes plu» tard environ le Jeune Ted Lindsay compta le but victorieux, grâce A un lancer fait A plus de 30 pieds et moins de trois minutes avant la fin, l’habile Joe Car-veth compta A son tour pour assurer une victoire de 5 A 3 aux siens.Il y eut seulement quatre punitions décernées, soit A Earl Stebert, Ted Lindsay et Harold Jackson, trois Joueurs des Red Wings.Babe Pratt, des Leafs, fut également puni pour deux minutes et c’est durant son absence que Hollett compta le premier but des Wings dans la série.Les Leafs obtinrent quatre lancers de plus que les Wings, soit 24 contre 20.Le fameux vétéran du Detroit, Syd Howe, ne s’est pas aligné A cause de blessures aux côtes et c’est Tony Bukovltch qui le remplaça.Le Jeune Gérard Couture, des Canucks de Moose-Jaw, de nouveau aligné avec les Red Wings mais 11 ne fit que de trsè courtes apparitions sur la patinoire.Alignement des équipes: DETROIT.— buts, Lumley; défenses.Quackenbush, Hollett: centre, C orvet h; ailes .Llscombe, E.Bruneteau; subs.: Seibert, H.Jackson, McAtee, Couture, Lindsay, Armstrong.M.Bruneteau, Bukovltch.TORONTO.— buts.McCool; défenses, Pratt, Morris; centre.Kennedy; ailes, Hlll, Davidson; sub».: Hamilton, Stanowskl, Bodnar, Carr, Schrlner, D.Metz, A.Jackson.McCreedy.Arbitre: King Clancy; Jugee des lignes, Ken Mullins, Georges Gravel.Sommaire: Première période 1 Détroit: Hollett .8.35 2 Toronto: Kennedy .9.19 3 Toronto: Kennedy .11.44 Pun.: Pratt, Seibert.Lindsay.Deuxième période 4 Détroit: Armstrong .9 20 5 Toronto: Kennedy .10.20 Aucune punition.Troisième période 8 Détroit: E.Bruneteau.1.11 7 Détroit: Lindsay .3.20 8 Détroit: Oaneth .17.38 Pun.: H.Jackson.L'ouverture avancée d'une semaine La direction confiée au col.Gauvreau Bear Mountain, 16 (Spécial au Devoir).— Le colonel Roméo Gauvreau dirigera les affaires du club de baseball Montréal, comme vice-fiTésideut de Texécutif, jusqu’au retour à la santé du président Hector Racine.C’est ce qui a été annoncé par Branck Rickey, président du club de baseball Brooklyn.Dans toute l’organisation du Brooklyn, on s’inquiète constam-nient de l’état de santé de M.Racine, qui a été victime d’une attaque cardiaque, au cours de la saison d’entrainement du Royal, à Bear Mountain.On s'attend à ce que M.Racine puisse reprendre ses activités avait bien longtemps.11 faudra, cependant, qu’il suive les conseils des meilleurs spécialistes appelés à son chevet.Ces conseils se résument en un repos complet.M.Racine est toujours à Tliopital de Cornwall, N.-Y., où il séjournera pendant plusieurs semaines.Avec lui se trouvent sa femme et ses deux fils, Pierre, et le lieutenant Jean Racine, R.C.N.V.R.Le deuxième but Shuba a été envoyé hier, sous option, au club Mobile, sujet à rappel de vingt-quatre heures.Shuba sera envoyé au champ par le gérant Clay Hopper, du club Mabile.Le Royal a acheté deux autres joueurs hier, le lanceur John Colon-lino, un gars de Hamilton, Ontario, et le voltigeur Al Yeager, de la filiale de Newport News, de la ligue Piedmont.Alfred Ferony, un joueur d’intérieur du Bronx, a aussi signé un contrat pour le Royal hier, dans le bureau de M.Rickey, alors que le secrétaire Marcel Dufresne agissait comme le représentant du Royal.Montréal vainqueur Trenton, 16.— Les Royaux de Montréal, de la ligue Internationale, ont eu facilement raison du club Trenton hier après-midi dans une joute d’exhibition de neuf manches, car les protégés du gérant Bruno Betzel ont vaincu leurs rivaux par le compte de 12 à 4 après avoir obtenu douze coups réussis contre les trois lanceurs des locaux, pendant que les lanceurs Warren et Jean-Pierre Roy n’accordaient que trois coups sûrs à leurs adversaires.Deux des quatre points des locaux furent obtenus à la suite d’un coup de circuit d’Aleton à la quatrième manche, alors que la balle fut frappé à quatre cents pieds du marbre dans la direction du champ centre.Les joueurs du Trenton n’obtinrent que deux coups sûrs contre lom Warren, y compris le circuit par Aleton.Ils ajoutèrent deux autres points à la 8e avec Roy au monticule.Ce dernier n’accorda que deux coups sûrs et retira huit hommes au bâton.Warren, lui, retira six hommes.Stan Bréard a obtenu trois coups surs en quatre apparitions.Royal joue à Wilmington aujourd’hui contre la filiale des Phillies, et Gabbard, Durette et Stephens seront les lanceurs du Roval.Montréal - 100109631—12 12 0 Trenton .000200020— 4 3 0 Warren, Roy et Todd; Smola, Pfister, Reager et Bufalf.Vu la température idéale que nous avons ce printemps la direction de la Ligue Starr a décidé d’avancer son ouverture et c’est le 22 avril que se joueront les premières parties du circuit Saucier.Telle est ta nouvelle qui nous est communiquée par les officiers de cette populaire organisation de baseball et les amateurs du sport national amé-rvpavp sont priés de prendre note ifu changement car nous avions déjà annoncé l’ouverture pour le 29 de ce mois.Les fervents du baseball auront uonc l’avantage de voir leurs favoris à l’oeuvre une semaine plus tôt et il y aura foule pour encourager les porte-couleurs des diverses équipes.Ce circuit, qui sera formé avec six clubs, entrevoit une belle saison.Lors du jour d’ouverture les Facteurs rencontreront le Ville-Emard au Stade Notrc-Dume; le Saint-Clément jouera à Lachine tandis que le Cherrier, qui portera le nom de Eagle, visitera le Saint-Jean.Toutes les équipes seront bien balancées cette saison et se feront une belle lutte.Nous avons appris hier soir que Joe Desroches sera le gérant du Lachine, Bill Turner du Eagle, J.Laurendeau du St-Jean, Albert Pelland du Ville-Emard.Joe Bremmer du Saint-Clément, tandis qu’Hubert Lavigueur gérera les Facteur».La Ligue Starr qui opère depuis plusieurs saisons a remporté d'é-clatants succès.“Notre circuit promet d’être bien balancé et nos équipés s'efforceront d’offrir du beau jeu”, a déclaré M.Saucier.“Quelques joueurs ont fait le saut Tan dernier, tels que Stanislas Bréard qui passa du Lachine aux Royaux, Jean-Raul Mérineau du même club qui jouera pour le Nouvelle-Orléans cette saison, et nous pouvons mentionner plusieurs autres qui sont très prometteurs”, a ajouté le président de la ligue Starr.Winnipeg champion A Moose Jaw, samedi soir, les Orioles de Winnipeg ont gagné le championnat de hockey juvénile de l’ouest du Canada, en battant les Monarchs de Moose Jairç par 7-3 à la troisième partie d'une série de 2 de 3.Les Monarchs avaient gagné la première 7-5 et perdu ia deuxième 8-6.La première séance des Golden Gloves Johnny Greco, le sensationnel mi-moyen de Montréal, n’a pas oublié que c est dans les Golden Gloves qu il a débuté dans la boxe et que c est â ce tournoi qu’il doit ses premiers succès, ayant remporté le championnat de la classe des 108 livres en 1938 au Forum.Greco vient en effet, d’offrir un superbe trophée pour être remis au champion de la classe 108 livres au tournoi des Golden Gloves qui' s'ouvre ce soir, pour se poursuivre mardi el mercredi soirs, au National.H ne fait nul doute que ce trophée que Greco présentera probablement lui-même, sera Tun des plus convoités parmi ceux qui seront offerts pour cet important concours.On apprend que Pit Au-dette, le gérant de Johnnv Greco et de plusieurs autres pugilistes, a lui aussi décidé d’offrir un trophée pour être décerné au champion novice de la classe des 147 livres.Yvon Robert, champion du monde à la lutte et Tun des plus populaires athlètes au pays, a de même annoncé qu’il présentera un trophée au boxeur qui sé sera le plus signalé dans la classe des novices.Arthur Davidson, du cabaret El Morocco, a de même informé les organisateurs qu’il remettra au meilleur pugiliste de la classe ouverte un magnifique trophée qui sera présenté par Evelyn Brocl s., On sait que le Feutennnt Joe Gagnon a aussi offert un trophée pour être remis au perdant le plus courageux de la classe des novices.Gagnon a été pendant des années Tune des grandes vedettes des Golden Gloves à Montréal et lui et Greco, comme tant d'autres, ont connu leurs premiers succès dans cet important concours annuel.Mais le principal trophée sera naturellement celui de Jack Dempsey offert au club qui remportera le plus grand nombre de championnats au cours du tournoi.Cette coupe a été remportée Tan dernier par la Y.M.H.A., mais cette année on peut s'iittendre à une vive lutte entre les divers clubs.On sait que le tournoi commencera ce soir pour se continuer mardi et mercredi soirs.Le premier combat, lundi, commencera à 8 h.L’examen médical et la pesée des boxeurs ont eu lieu hier après-midi entre 1 et 5 heures, au National.La direction du National a pris tous les arrangements pour accommoder les milliers d’amateurs qui La Marine s’assure le championnat Le club de la Marine s’est assuré le championnat de la Ligue de la Défense nationale, samedi soir lorsque cette équipe a triomphé des Aviateurs dans la dernière joute de hockey disputée à Montréal cette saison.Les Marins ont eu raison de leurs rivaux par le compte de 7 à 3 et immédiatement après la partie le colonel Sam Echanberg, officier commandant du district no 4, présenta au capitaine Swede Paulsen le trophée Norman Dawe et une fête eut lieu à la demeure du juge Gregor Barclay en l’honneur des nouveaux champions.Les marins se sont superbement ralliés dans la période finale pour s’assurer de la victoire et du championnat de cette ligue; les marins qui étaient de l’arrière par 3 à 2, dans cette reprise comptèrent cinq points pour s’assurer un gain décisif.Bathgate, Buchanan et Paul Gauthier ont dirigé l’offensive des vainqueurs avec chacun deux points, tandis que Johnny Chémier a été l’autre compteur.McIntosh a été le meilleur des perdants avec deux buts; Haneberry a été l'autre compteur.Le jeune gardien de buts Tommy Donnachey a affiché une tenue snectaculaire dans les filets de la Marine, tandis que la défense des Aviateurs a lamentablement faibli vers le milieu de la troisième période.ComnOBltlon de* équipes: MARINE.— buta.Donachey: défenses, Boyer, Harvey; centre, Bathgate; avants, Buchanan, Paulsen: subs.: Fabre, Langui, Gauthier, MattUon Chénier, Allen, Petit, AVIATION.— buts, Gélineau: défense», Brennan, Fleet; centre, Macnltosh: avants, Harnott, Porteous; subs.: Tackney, Mullins, Blondeau, Haneberry, Sommaire : Première période 1 Marine: Gauthier .3.58 2 Aviation: Haneberry .5.30 3 Aviation: Porteous .11.22 Pun.: Maclntoeh, Fleet, Bathgate 3.Deuxième période 4 Marine: Gauthier .8.18 5 Aviation: Macintosh .12 11 Pun.: Mullins, Harvey, Brennan, Fleet.Allen.Troisième période 8 Marine: Chénier .3.22 7 Marine: Buchanan .11.48 8 Marine: Bathgate .19.46 9 Marine: Bathgate .19 56 10 Marine: Buchanan .'.19.58 Pun.: Mattlaon, Bathgate.Dans la Ligue du Pacifique 1ères parties; Oakland .002000000—2 .*> 1 San-Diego .OOlOlOOlx—3 9 0 Hayes et W.Raimondi; Eaves et Ballinger.Seattle.001401301—10 18 3 Hollywood .010011000— 3 8 2 Fischer et Finley; Kimball, Ranger, Marshall, Wallerstein et Hansen.Portland .000003200—5 11 1 S.Francisco .000000010—1 4 2 Helser et Adams; Brondell, Orella et Ogrodowski.I.os Angeles .000000010—1 7 2 Sacramento .00220010x—5 13 2 Ligue de crosse de six équipes Les amateurs du Jeu de crosse pourront être témoins de leur sport favori au cours de la prochaine saison car une importante ligue vient d’être organisée et le nouveau circuit, formé au cours d’une assemblée tenue hier après-midi â l’Are-na (le Lachine, comprendra six équipes et sera connu sous le nom de “Ligue Interprovinciale”.Les équipes qui.se disputeront le championnat seront Québec, Shawini-gan.les-Chûtes, Cornwall, Lachine, Ville Saint-Pierre, Canadien et Université de Montréal.L’équipe Lachine-Ville-St-Pierre, qui en sera à sa 5e année de jeu, jouera à Taréna de Lachine.Quant aux Carabins, le club de TUniver-sité de Montréal, il sera piloté par le capitaine Eugène Gourre et pourra jouer scs joutes sur le nouveau terrain de crosse de Rosemont, le dimanche après-midi.Les Catabins devraient pouvoir aligner une forte équipe car le jeu de crosse est déjà populaire depuis bien des années dans nos divers collèges canadiens-français.L’admission des clubs Cornwall, Shawinigan et Québec sera sans doute bien vue; on a annoncé que le Cornwall ne fera qu'un seul voyage à Shawinigan et à Québec et il en sera de même de ces deux derniers clubs envers Cornwall.La saison s’ouvrira le 5 mai prochain, à Shawinigan et il y aura ouverture à Québec, le lendemain, 6 mai.On décidera cette semaine quand s’ouvrira la saison à Montréal même.Le président du nouveau circuit est Edgar Goulet, tandis que Richard “Dick” Brayley sera vice-président.Ces deux sportsmen sont vice-présidents de la Q.L.A.Voici la liste des directeurs pour les divers clubs: André Cliche (Québec), Roméo Williams (Shawinigan), Gerald Doiitai (Canadiens), Emile Desrosiers Lachine-Ville-St-Pierre), Eugène Gourre (Université de Montréal) et Edgar Lauzon (Cornwall).On remarquait aussi à l’importante assemblée d’hier Ernest Lemieux, de Québec, Théo.Racettc et Léo Poissant, re Shawinigan.Marcel Matte et Osias Lacroix, de Lachine, Guy Ducharme, des Canadiens, Gérald Villeneuve et Coco Blanchard, de l'Université de Montréal, et les officiers de la Q.L.A., Paul Panneton, Emile Amyot, Eugène Vidal, George Marsh, Ludger Dcs-biens et le président Art.Walker.ont déjà formulé le désir d’assister à ce grand tournoi disputé pour la première fois a.i populaire immeuble de la rue Cherrier.Le St-Michaels a gagné la 1ère partie Toronto, 16.— Les Majors du collège de St.Michael’s de Toronto, â qui Ton concède d’excellentes chances de décrocher le championnat junior du pays, ont défait les Canucks de Moose Jaw, champions de TOuest du Canada, par 8 à 5, ici, samedi après-midi, dans la 1ère joute d’une série de 4 de 7 pour la coupe Memorial et le championnat junior du Dominion.Les collégiens de St.Michael’s, pilotés par l’habile Joe Primeau et qui n’ont connnu que quatre défaites (dont deux contre le Royal de Montréal) en 38 joutes depuis le début de la saison, ont compté deux buts rapides durant les huit premières minutes de jeu, tinrent ensuite les Canucks à un compte égal durant le reste de la 1ère période et durant la .seconde et comptèrent enfin trois autres buts rapides dans la période finale pour finalement l’emporter par 8 à 5.Malgré la défaite, les Canucks ont démontré qu’ils alignaient eux-mêmes une fameuse équipe et nul doute que les choses pourront être toutes différentes, dans la seconde joule, ici, ce soir.Le jeune Fred Olmstead fut vraiment l’étoile des Canucks avec trois des cinq buts des siens, les trois premiers, et Prystai et Asworth furent les autres compteurs du club de TOuest.Pour les Majors de St.Michael’s, Mortson fut le seul à compter plus d’une fois avec deux buts tandis que Sloan, Thomson, Turik, McCormack, Costello et Sadler comptèrent chacun une fois.Composition des équipes: MOOSE JAW — Buts: Bentley, défenses .Belbin, Nattrass; cénler: Ashworth; aililers: Butler, Marquess.Subs: Olmstead, Toole, Hauck, Miller, Prystai, Rvan.ST.MICHAEL’S — Buts: Boeh-mer; défensse: Thomson, McLean; centre: McCormack; ailiers: Sadlcr, Mortson.Subs: Blute, Gravclle, Costello, Sloan, Turik, Gray.Arbitres: Danny Cox, Port-Arthur ,et Dick Davis, Winnipeg.SOMMAIRE Première période 1— St.Michael’s, Sloan (Turik) .4.29 2— St.Michael’s, Thomson .7.48 3— Moose Jaw, Olmstead (Ashworth).14.04 4— St.Michael’s, Turik .1R.12 Punitions: Ashworth, Thomson.Deuxième période 5— Moose Jaw, Olmstead (Marquess, Ashworth) .6— Moose Jaw, Olmstead (Ashworth).7— St.Michael’s, McCormarck (Gray).8.24 6—St.Michael’s, Mortson (McCormack, Sadler) .Punitions: Sloan,, McLean rik.Troisième période 9—St.Michael’s, Costello (Turik, Sloan).10— St.Michael’s, Mortson (McCormack).5.39 11— St.Michael’s, Sadler .6.10 12— Moose Jaw, Prystai (Toole).14.30 13— Moose Jaw, Ashworth (Belbin).18.15 Punition: Aucune.Cartes Professionnelles ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nous invitons 1s» Communsutée Rell-zleustt i se prévaloir de nos service* particuliers 441.St-Françols-Xavler • Montréal Tél.MArquertc 2383-2384 AVOCATS Anatole Vanler.O.R.Guy Vanter.CR.VANIER & VANIER AVOCATS 57 ouest, rue Saint-Jacques Tél.HArbour 2841 BREVETS D'INVENTION __ ecr/re?z ^ ALBERT FOURNIER ^paocuKuftjcBBfnTssiiMNTm 934 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Lombardi; Gambol, Houtz, Piccarelli et Lo-sey, Dawes.A Boston: Boston, N.200010020—5 12 1 Boston, A.200020011—6 10 1 Wallace, Hutchings et Masi; Bowman, Terry, Woods et Holm, Gar-bark.A Philadelphie: Phiia.N.001210010—5 11 1 Phila.A.10212200X—8 11 1 Barrett, Lee, Karl, Lucier et Peacock, Mancuso; Knerr, Black cl Hayes.A St-Louis: St-Louis, N.000000020 2 4 0 St-Louis, A.100000000—1 3 0 Burkhart, Dockins et O’Dea; Kramer, Potter, Shirley et Mancuso.A Wilmington, Del.: Toronto, LL.310104200—11 7 2 Wlmton, LS.012000000— 3 4 5 Martin, Samoley et George, Leaghy; Crimian, Brynelson, Verdel et Co-valeski et Ashborne.Maurice Samson.C.A.J.-P.Gauthier.CA.Léon Côté.C.A Paul-E.Trudel.CA.Lion el Roussln .CA, G.-F.Lafferty, C.A.Albert Qameau.CA.Jean Lacroix.C.A.Percy Auger.C.A J.-Paul Talbot.CA.Roger Roy, CA.Québec Ronyn Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphonez au service du tirage i Tél.: BEIclr 3361*i II vous! 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premiers milles a de bonnes chances de l’emporter.Les Farrar, Bobbins Bartow, Semple seront aussi des concurrents formidables.Montréal sera représenté par 3 coureurs: Lloyd Evans, Lucien John ci Denis Desautels.Les deux premiers sont entraînés par Louis | Thoroval et ils portent les couleurs du club Roland Serres, de Montréal.Réparations, location, ventes de dactylographes.Machines à chèques, etc.Assortiment complet de UaPler carbone et rubans.Accessoire» de bureau.Canada Dactylographe Enrg., 44 ouest, rue St-Iacques.Montréal Tél.HArbour 6968 R.-T.Armont! m MEUBLES DACTYLOGRAPHES Royal — Remington — Underwood — L.C.Smith — Corona Silencieux, régulier et nortattf.Protec-teurn d» chèques, duplicateurs, calcu-s ntcurs et machines *5 additionner.Vente et service, échange, location.N.MARTINEAU & FILS 1019 roc BLEURY BE.2313 1019 rue BLEURY IIF,.2313 LAITERIE Acheler chez Marcotte, C'esi être dans la note Du meuble en général C'est l'endroit Idéal.A.-E.MARCOTTE 3906.ONTARIO EST (pris 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nroprtétalr* 446 Place Jacques-Cartier MA.9331 Montréal lundi 16 avril 1945 LE PE V OI R Les obsèques de Roosevelt à Hyde-Park » Le président a été inhumé hier dans un petit coin de son sol natal — La cérémonie s'est déroulée simplement-Des services religieux sont célébrés dans presque toutes les villes du monde - La cérémonie à la Maison-Blanche - Le gouverneur général représente le Roi — Le premier ministre King dépose une couronne sur le bord de la fosse Hyde Park, N.-Y., 16 (A.P,) — net ont assisté à un office solen- nel à l’église Notre-Dame de Paris.Dans la grande synagogue de Paris, plusieurs membres de la colonie juive qui ont passé quatre an-par-dessus tout — le jardin de sa nées sous Poccupation allemande, demeure, dans la tranquille vallée 1 ont récité des prières spéciales Franklin-Delano Roosevelt, voya geur mondial, à la recherche d’une paix durable, repose aujourd’hui dans ce coin de terre qu’il aimait de l’Hudson.Au cours d'une cérémonie funèbre, majestueuse dans sa simplicité, le President, qui était dans son quatrième terme, a été déposé en terre dimanche, près de la haie fleurie du jardin séculaire, l'orgueil de la famille Roosevelt.Son successeur, le président Truman, assistait à la cérémonie, avec d'autres dignitaires.Le nouveau Président s'était rendu en hâte a Washington pour recueillir la tâche lourde et périlleuse qui lui revenait, jeudi, lorsque le président Roosevelt était terrassé par une hémorragie cérébrale.Mme Roosevelt était revenue aussi à la Maison Blanche, qu’elle occupait depuis le 4 mars 1933.Des voisins de la résidence de Hyde Park s'étalent mêlés aux membres du cabinet, aux juges de la Cour suprême.aux chefs militaires, aux membres du congrès el aux représentants étrangers, pour rendre un dernier hommage à l’homme qui j pour celui qu'ils considéraient comme ayant joué un grand rôle dans leur libération.Dans la cathédrale d’Athènes, le premier ministre Vulgaris a déclaré que le président Roosevelt “appartient à l’histoire grecque, aux enfants grecs qu’il a sauvé de la famine”.Huit Nations-Unies, les Etats-Unies, la Grande-Bretagne, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Chine, la Hollande et la Norvège, étaient représentées à une cérémonie religieuse dans la plus grande église presbytérienne de Sydney, en Australie.Le major-général Frank Merrill a présidé à la cérémonie qui s’est déroulée en plein air à Nouvelle-Delhi, en présence de civils indiens et de soldats britanniques et amé-rirains.Une minute de silence a été observée dans plusieurs églises d’Irlande, en hommage au président.Des diplomates alliés, des repré- sentants religieux et des soldats ont assisté à une cérémonie du soir, dans l’églisp catholique de Sainte-Susanne, à Rome.Plus tôt, des cé- eu américaine.D’autres services ont été célébrés à Jérusalem et à Tel-Aviv.A Lima, au Pérou, environ 1.500 personnes ont assisté à une cérémonie qui s’est déroulée à la résidence de l'am- avait donné au pays le souffle né cessaire pour traverser le plus grand conflit de l'histoire Parmi les invités à la cérémonie , funèbre, on remarquait le premier ! remonies protestantes avaient ministre King, qui a déposé son lieu à 1 église episcopalienne a propre tribut floral, sur la tombe recouverte d'un tapis de verdure, et M.Alfred Clay, fils d’un fermier à l'emploi sur la ferme des Roosevelt, et ami d'enfance du Président disparu.Le train présidentiel est entré sur le territoire d'?s Roosevelt pour la dernière fois à 8h.40 dimanche matin.La température était idéale.Le soleil chaud d'avril se reflétait sur les eaux de la rivière Hudson Une salve de 21 coups de canons commença la cérémonie quelques minutes avant 10 heures du matin.A 101».02, un capitaine de la marine a fait présenter les armes à la garde d’honneur militaire.Le roulement des tambours s’est élevé et le corps du président Roosevelt a commencé à descendre lentement dans le lieu du dernier repos qu'il avait lui-même choisi.Mme Roosevelt et deux de ses entants, son fils Elliott, brigadier général de l'air, et sa fille Anna, se tenaient les yeux humides, devant la tosse.A la droite de .Mme Roosevelt, avaient pris place tous les bassadeur américain.A Washington, 16 (A.P.) — La famille, les amis et le monde ont rendu un dernier hommage à Franklin Delano Roosevelt, au cours d’une céréanonie qui s’est déroulée samedi à la Maison Blanche.La tombe du président, enveloppée dans le drapeau étoilé, est arrivée de Warm Springs, vers 9 h.50 de l’avant-midi.La cérémonie a duré environ 23 minutes, en présence des membres de la famille, du président Truman, et des représentants diplomatiques de tous les pays.Le comte d’Athlone, gouverneur général du Canada, représentait le roi, et le secrétaire aux Affaires étrangères Eden, le gouvernement britannique.M.L.-B.Pearson, ambassadeur canadien, et Mme Pearson, avaient pris place parmi le corps diplomatique.M.Leighton McCarthy, ancien ambassadeur canadien, était présent aussi à la cérémonie.* * * Ottawa, 16 (C.P.) — La capitale canadienne a rendu un dernier hommage samedi, à la mémoire du président Roosevelt.Le service funèbre a été célébré à la Christ Church Cathedral.Le vieux temple était rempli à pleine capacité, et une foule de fidèles se tenaient debout, à l’arrière de l’édifice.Dans la nef, on remarquait la princesse Alice, les membres du cabinet, les représentants du corps diplomatique et les chefs militaires canadiens.M.l’abbé T.-J.Barré décédé Ancien curé de St-Hiloire-sur-Richelieu Saint-Hyacinthe, 16 (D.N.C.) M.l’abbé Théodore-Joseph Barré, ancien curé de Saint-Hilaire-sur-Richelieu, est décédé à Saint-Hyacinthe.samedi matin, à l’âge avancé de 84 ans et 11 mois.Le défunt était né à Saint-Bruno de Chambly le 13 mai 1860, du mariage de M-Charles Barré, tailleur, et de Louise Morrier.Il avait fait «es études classiques et théologiques au sémi- ___naire de Saint-Hyacinthe, moins un chefs militaires des Ëlats-Unis.les! an au Grand Séminaire de Montréal, membres du cabinet et de la Courjîl fut ordonné prêtre à Saint-Hya- suprême.A sa gauche, se tenaient des délégations officielles des deux partis du congrès américain.Le révérend Gcorge-W.Anthony, recteur de l’église épiscopalienne de Hyde-Park, s’avança alors vers a fosse, pour commencer les cérémonies du service funèbre.cinlhe par S.Ex.Mgr Louis-Zéphi-rin Moreau, quatrième évêque du diocèse, le 28 août 1887.11 fut successivement vicaire à Aetonvale, de 1887 à 1888; à Saint-Pie de Bagot en 1888; à Saint-Dominique, de 1888 à 1889; à la cathédrale de Saint-Hyacinthe, de 1889 à 1890; à Saint-Marc sur Richelieu, de 1890 à (Quelques minutes plus tard, neuf 'és nrèse(lèVfStrm0«inti** ‘T’r “Va"' 1891 : « Saint-Athanase “d’ibervillc, triple salve dans^es^iirs! Les0 «'«rî i l'1’.18?iJ.l^l.enrepos au Mani- drape au" étoilé8" quT 're c o u vr a U 1“
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