Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 12 mars 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1945-03-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
"Lt> Outdft art una nation »ôUT«r»tn» at a* Mut avec doclllt* accepter de ta Orande-Breta* ana.ou dee Etate-Unla.ou de Qui qua ce sola d’autre l’attitude qu'il lui faut prendra envera la monda La premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’eat cas envers lo Commonwealth brt-tannlaue des nations, mais envers le Canada et son roi.et ceux qui contestant ceci rendent, à mon avis, un tris mauvais service au Commonwealth." "She Is a sovereicn nation and cannot taka her attitude to the world docilely from Erltala or from the United States or from anybody alee.A Canadian's first loyalty Is not %> the British Commonwealth of Nations but tc Canada and to Canada's klnsr and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth " (l-X-371 Lord Tweedsmuir LE DEVOIR Directeur : Ceones PELLETIIR Rédacteur en chef : Orner HIROUX Montréal, lundi 12 mars 1945 VOLUME XXXVI — No 58 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME.MONTREAL TELEPHONE > BEUIr 33«l« SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration I BEIsir 3361 Rédaction j BEIair 2984 Gérant t BEIair 336! Les Alliés sur le Rhin, de la Moselle à la Hollande Que représente le Labrador?Allocution du Pape sur les problèmes du travail U sixième géographique de la province — Pêcheries, forêts, chutes, gisements de fer- Pour constituer un dossier Que représente le Labrador, cette enclave terre-neuvicn-ne dans le territoire de la province de Québec?Le Labrador représente un cinquième de la superficie totale de notre province.C’est même un peu plus que cela.La superficie du Labrador atteint 110,000 milles carrés, tandis que la superficie totale du Québec ne dépasse pas 523,000 milles carrés.Si l’on enlève la zone côtière dont on n'a jamais disputé la possession à Terre-Neuve, c’est donc d’un bon sixième de son territoire que le jugement du Conseil privé a dépouillé la province de Québec en 1927.Le Labrador est plus étendu que toute la vallée du Saint-Laurent, la partie habitée de notre province.Si l’on enlève en effet des 523,534 milles carrés qui constituent la superficie totale actuelle de notre province les 315,176 milles carrés du Nouveau-Québec compris dans les limites du comté de Saguenay, les 76,725 milles carrés de l’Abitibi dont la conquête ne fait que commencer, les 17,800 milles carrés du comté de Chicoutimi et les 23,590 milles carrés du comté du Lac-Saint-Jean qui ne sont habités que dans le bas, il ne reste que 90,243 milles carrés pour la vallée du Saint-Laurent qui fait vivre presque toute la population du Québec.Et si l’on voulait délimiter exactement le territoire occupé par ces trois millions et demi d’âmes, il faudrait encore soustraire de larges tranches de cette superficie de 90,243 milles carrés puisque l’intérieur de la Gaspésie, Pontiac et tout le haut des comtés de la rive nord sont inhabités.Il n’est pas question de prétendre que le Labrador est aussi riche que la vallée du Saint-Laurent, que ces étendues inhabitées aient la même valeur que les régions humanisées de la province.Il serait cependant bien extraordinaire qu’un aussi vaste territoire, presque aussi grand que toutes les Iles britanniques dont la superficie ne dépasse pas 1 21.633 milles carrés, ne renfermât absolument rien d’utilisable.Il y a longtemps que le Labrador a la réputation d'être l'une des côtes les plus inhospitalières de la terre, mais il vaudrait la peine d’y regarder d’un peu plus près et de faire la part de la légende.Les ressources naturelles du Labrador sont encore mal connues.On sait qu’il y a des pêcheries le long de la côte, des pêcheries suffisamment rémunératrices pour que les auteurs de la brochure Newfoundland-Sentinel of the St.Lawrence affirment que Terre-Neuve ne pourrait abandonner ses droits de pêche le long de la côte du Labrador | même si elle allait vendre le territoire du Canada.Le Labrador renferme de vastes forêts.La province de Québec est sans doute riche en bois, mais elle a déjà largement entamé cette richesse.Il ne se passera peut-être pas bien des années avant qu’elle se trouve fort aise de pouvoir compter sur une réserve aussi considérable que celle du Labrador.Le Labrador renferme de nombreuses chutes d’eau qui i ajouteraient encore au potentiel hydro-électrique de notre province.Il nous souvient d’avoir lu quelque part une description de la chute du fleuve Hamilton dont la splendeur majestueuse éclipserait celle de Niagarai Le Labrador renferme enfin des gisements miniers.Dans la même brochure publiée par Ylmtitut Canadien des Affaires internationales et Canadian Association for Adult Education—Newfoundland-Sentinel of the St.Lawrence par S.A.Saunders et Eleanor Back — on découvre que le sous-sol du Labrador semble recéler de riches gisements de minerai de fer de haute teneur.Ce n’est pas à dédaigner si l’on se rappelle la place que tient la métallurgie dans l’activité industrielle, si l’on se rappelle que la province de Québec n’exploite pas une seule mine de fer, que le Canada tout entier est assez pauvrement doté sous ce rapport.Le Labrador n’est peut-être pas la Terre promise où coulent le lait et le miel, mais il représente cependant le gros sixième géographique du Québec.S’il n’est pas aussi riche que la vallée du Saint-Laurent, il faut cependant se rappe-’ 1er que sa conquête n’exigerait pas le même effort héroïque.Il n’est pas question de guerre coûteuse ou de résistance épique contre les Iroquois.Pour annexer le Labrador à la provineve, il suffirait que nos hommes politiques à Québec et à Ottawa le veuillent.Il faut presser et stimuler le gouvernement fédéral afin de le décider à poser un acte qui s'impose dans l'intérêt du Canada aussi bien que dans l'intérêt du Québec.Le Devoir veut faire sa part Pour aider à la "recou-vrance” de ce territoire auquel IcT^ucbec n’a pas renoncé après le jugement de 1927.Il fait appel aux géographes, aux missionnaires, aux ingénieurs forestiers, à tous ceux qui ont eu l’occasion de visiter le Labrador et de se rendre compte de ses possibilités.11 se fera un devoir de publier leurs notes et leurs mémoires afin d’éclairer l’opinion et de pousser nos gouvernants à l’action avant la fin de la guerre.Pierre VIGEANT 12-111-45 L'actualité Saisons concurrentes H faut vivre à Montréal, la ville aux innombrables non-sens, pour voir subsister ce phénomène abracadabrant de deux saisons qui suivent simultanément leur cours: le printemps avec son soleil et ses promesses de jours meilleurs; l'hiver avec ses glaces persistantes et sa froidure.Il n'est, pour cela, que de fréquenter, durant le jour, le bas de la ville et d'habiter, le soir venu, la périphérie.Pour sortir de chez soi, on chausse encore les détestables galoches qui, dès que Von a atteint le centre commercial, deviennent un encombrement.L’on a ainsi l’impression d’avoir émigré, en une demi-heure, du septentrion au midi.C’est bite, mais c’est comme cela.Et pendant ce temps, sur le fleuve tout près, — notre fleuve à nous, le plus beau au monde, mais que nous n'avons même pas la faculté de contempler, à cause des horreurs architecturales qui en masquent la vue —, de braves petits navires fortement blindés foncent.de toute la puissance de leurs machines, sur les glaces hivernâtes et les éparpillent en tous sens, avec l’air de dire: "Fichez le camp, le printemps est venu!” Dans le temps jadis, avant le marasme dont Concordia n’arrive plus à se dépêtrer, on déblayait toutes les rues de Montréal, et.à cette cpoque-ci de l’année, soit la mi-mars, le climat étant déjà uniforme, les piétons pouvaient, de la rue Notre-Dame au boulevard Gouin, se balader sur les dalles des trottoirs et fouler le pavé des chaussées.Aujourd'hui, dans la partie haute de la ville, une épaisse carapace de glaces stratifiées et de neige sa-1 lie couvre le sol.Sur l'emplacement des trottoirs, cela affepte la forme de montagnes russes et oblige les piétons à des prodiges d’équilibre qui ne les protègent pas toujours contre les mauvaises chutes.Sans parler du grotesque des attitudes.Quand, pour ma part, je me vois pris à dévaler l’une de ces pentes souillées pour, l’instant d’après, en' remonter une autre semblable, je me demande toujours s'il ne se trouve pas, derrière la fenêtre d’en face, quelque humoriste du crayon en tram de me caricaturer.Il aurait de quoi tracer d'hilarantes silhouette s! Mais s'il n'y avait, encore, que l'aspect cocasse des choses! Avec la fonte des neiges, les rues de I Montréal vont devenir incessamment.sont redevenues déjà le cloaque immonde dans lequel ses habitants iMtaugent chaque année.Ce qui veut dire prolongement in-dù des rhumès et des grippes à un moment où l'on serait en droit d'en espérer le déclin.La solution du très grave problème est entre les mains des édiles, comité exécutif et conseil.U appartiendrait au premier de faire voter par le second la mesure remediairice.En est-il seulement question dans le budget que l'on vient d’adopter el pour lequel l'on échange tant de congra- * lutations?Si rien ne se fait, il restera au contribuable de souhaiter et peut-être aussi de travailler à obtenir pour sa ville le régime idéal, l’administration competente.Si aucun de nous ne vit assez vieux pour la voir surgir, peut-être nos arrière-petits-fils auront-ils la chance d’en saluer l’avènement! Edouard BIRON 12-III-45 Bloc - notes M.Pierre Dupuy La nomination de M.Pierre L)u-puv comme ministre du Canada en Hollande est la reconnaissance appropriée du beau travail accompli par ce diplomate dans les circonstances les plus difficiles.Pendant la guerre, et en particulier dans les heures où la cause .alliée subissait de «raves revers, M.Dupuy fut chargé de fonctions on ne peut plus délirâtes auprès des gouvernements alliés, puis auprès du gouvernement de Vichy.Il y était d'ailleurs préparé admirablement puisque dès 1920 il était secrétaire au commissariat général du Canada eu France.Aussi le 7 juin 1942.les services rendus à son pays et à la cause commune lui valurent l’Ordre de Saint-Michel et de Saint-Georges,’ la plus haute décoration qui puisse être de-cernée à un civil.Il convient de féliciter le gouvei-neinent King d'un choix qui l’ho-norc.Alexis GAGNON Encore le “Canada” Le Canada revient sur le texte de M.Chuloult d’oii, par une erreur de transcription, nous avions omis la phrase la plus favorable au député de Québec-Cointé: Je ne souhaite pas de troubles.Il se trouvait comme l’on sait que, se citant lui-même, le Canada avait fait dire à M.Cha-loult: Je ne sais si le peuple est sympathique, au lieu d'apathique.Nolre confrère qui, loyalement, reproduit notre explication, précise que, daits son cas, à lui, il s’agit d’une simple coquille que le correcteur a laissé passer, comme nous avions sauté, en transcrivant notre texte, par-dessus une courte phrase.Nous voilà donc à égalité de jeux.Dont acte, mais le Canada aura constaté que ces accidents, comme dit le vieil axiome populaire, peuvent arriver dans les meilleures familles et qu’il vaut autant ne pas faire alentour trop de bruit.Quant au fond du débat, le Canada persiste à parler d’une sollicitude doucereuse pour le confort des t(léserteurs ou de gens fortement soupçonnés de.désertion, dans un cas où la patrie est en guerre.Nos lecteurs savent très bibn qu’U ne s’agit point du confort des déserteurs ou de gens fortement soupçonnés de désertion, mais du droit des prisonniers, quels qu’ils soient, à assister à un office religieux obligatoire.On a fait écho en pleine Assemblée législative à une accusation qui aurait mis en cause certains fonctionnaires.Nous avons simplement voulu savoir si l’accusation était fondée, et dans le cas où elle le serait par quoi on pouvait justifier l’attitude des fonctionnaires mis en cause.Même si la patrie est en guerre, il ne nous parait point que cela soit de nature à justifier une politique de ce genre.Faut-il rappeler au Canada la vieille formule anglaise qu’une offense contre un individu est une menace pour tous?Nous n’imaginons point que nos confrères du Canada puissent être inculpés de désertion, encore moins de délit de droit commun.Mais, dans un temps, dans une ville où l’on a vu le chef du gouvernement municipal saisi à la porte de l’hô-tcl de ville, interné et, sans la moindre forme de procès, maintenu dans un camp de concentration, pendant des années,' qui peut être assuré de n’ètre point demain ou ce soir arrêté et coffré?Si d’aventure — ce qui ne sera pas, nous l’espérons bien — le rédacteur en chef du Canada ou quelqu'un de ses collègues était un mauvais jour arrêté, comment l’interné aimerait-il que, même quand la patrie est en guerre, on l’empêchât d'assister à la messe dominicale?Dans ce domaine, le droit de n’importe quel catholique, fût-il même déserteur ou fortement soupçonné de désertion, Taut celui de M.Edmond Turcotte et des journalistes les plus loyalistes.O.H.Le personnel de M.Howe Le ministre du nouveau ministère fédéral de la Reconstruction, M.G.D.Howe, vient de faire connaître les noms des hauts fonctionnaires qui le doivent seconder.M.J.R.Baldwin, du département des Affaires extérieures, agira comme secrétaire du comité du cabinet pour les affaires de la Reconstruction, comité dont font partie, en plus de M.Howe lui-même, le ministre des Finances, M.Ilslcy, le ministre du Commerce, M.MacKinnon, et le ministre de la Justice, M.Saint-Laurent.Le sous-ministre de la Reconstruction était déjà désigné, M.R.A.C.Henry, ci-devant sous-ministre des Munitions et Approvisionnements.Les hauts fonctionnaires qui viennent d’être nommés sont au nombre de ohze.En voici la liste: M.VV.J.Bennett, chef-adjoint de l’exécutif auprès du ministre: M.J.H.Berry, directeur général des surplus de guerre; M.J.-A.Brillant, conseiller législatif à Québec, coordonnateur des projets publics; M.H.J.Carmichael, directeur général de la transformation Fiidus-trielle; M.R.A.C.Henry, en plus d’être scus-ministre, directeur général du développement de l’aviation; M.A.A.Mackay, coordonnateur du développement des ressources; M.J.G.Godsoe, coordonnateur intérimaire des centrales; Le Dr C.J.MaeKenzic, directeur général de la recherche et du développement; Le Dr W.A.Mackintosh, directeur général-de la recherche économique; M.F.M.Ross, coordonnateur des conseils régionaux; M.H.Cari Goldenberg, conseiller en matière ouvrière; Il reste à désigner un agent de liaison entre la Reconstruction et le ministère du Commerce; choisira-t-on un Canadien français?Ça serait bien le moins que l’on puisse faire, attendu que sur les onze ci-dessus mentionnés, il ne s’en trouve qu’un seul, M.Brillant, qui ne sera certes pas, étant donné la fonction législative qui l’appelle à Québec, un fonctionnaire plein temps à la Reconstruction.Aux Munitions et Approvisionnements, et avant cela à d’autres mi nistères qui lui ont été confiés, M, Howe s’est fait la réputation de ne se choisir pas, ou presque pas, de fonctionnaires canadiens-français.Entend-il continuer, asseoir encore plus solidement la réputation dont il jouit?Le cas de .M.Henry Nous avons indiqué en passant le cas curieux de M.R.A.C.Henry, qui cumule les fonctions de sous-mi-nistre et de directeur général du développement de l’aviation.M.Henry ajoute encore à son cumul en occupant la présidence d’un comité gouvernemental du transport aérien, constitué dans le temps où se tenait à Chicago un congrès international de l’air.Ce comité, malgré son caractère gouvernemental, est gratifié, dit-on, d’une autonomie parfaite.Il est supposé ne pas subir l’influence du gouvernement, et son cas s’assimile à celui de la Société Radio-Canada et à celui encore de la Commission des chemins de fer.Comment M.Henry, sous-ministre de M.Howe, fonctionnaire aussi sous l’autorité du ministre, M.Howe, et du sous-ministre, c’est-à-dire lui-même, peut-il, à la présidence du comité du transport aérien, agir en toute indépendance, faire respecter l’autonomie du comité qu’il préside?M.Henry est certes un habile homme, d’un entregent remarquable et que connaissent ceux qui l’ont vu à l’oeuvre, alors qu’il tut sous-ministre des Chemins de fer, puis, étant retourné à la pratique privée de sa profession d’ingénieur, directeur des travaux au canal de l’électrique de Beauharnois, ensuite sous-ministre des Travaux publies.Mais en fait d’habileté, voici qu’il parait avoir à peu près atteint la perfection.Dans le passé, c’est à la suite l’une de l'autre qu’il accomplissait hautes fonctions.C’est maintenant trois à la fois qu’il les cumule.11 resterait pourtant de savoir si les trois fonctions de son présent cumul sont compatibles.Son cas est-il seulement curieux?D’aucuns le trouveront peut-être étrange.12-IH-45 EmilF BENOIST a(je carnet du grincheux Le journal de M.Godbout attaqua violemment M.Chaloult.Ses lecteurs n’y comprendront rien, car on sait que le chef de l'Opposition et ses députés votent à tour de bras, les motions du même M.Chaloult.11 y a certainement là une erreur ou une distraction 1 ¥ * ¥ Car enim, M.Godbout el ses députés ont bien voté la motion où l'on dit que "M.King a violé les engagements les plus sacrés", et demandé que le texte en soit porté aux ministres fédéraux canadiens français "s'il en reste".Ce qui était d'ailleurs un doute fort judicieux.¥ ¥ ¥ Le Canada est-il d’avis, comme M.Godbout, que "M, King a violé les engagements les plus sacrés" ?Doute-t-il, lui aussi, qu'il nous ' reste" des ministres à Ottawa" ?* + ?Le Canadien de M.Godbout en a contre le séparatisme et les séparatistes.Il dénonce indistinctement comme séparatistes tous les adversaires du parti libéral de M.Godbout.?+ ?C'est pourtant dangereux de parler de corde dans la maison d'un pendu.Le Canadien n’est-il pas ne de la séparation entre M.Godboul et M.King ?ic + * Le Canada auroil pu suffire si M.Godbout et M.King étaient restés unis.C’est précisément pour marquer la séparation que M.Godbout a fait surgir le Canadien.?Le séparatisme est chose relative, Quand le Canada dénoncera-t-Ü celui du Canadien ?* ?Ça a tout l’air que les troupes canadiennes ont cassé de lu Wessel en Allemagne ! Le Grincheux 12-111-45 Choses d’hier et d’âuiourd hu: "Il n’y a rien qui déshonore dans un emploi qui contribue sous quelque rapport au bien être de ses semblables.C’est l’esprit qu’on y porte qui tait la ’Israndeur ou 1° bassesse." BLACKIE La tête de pont de Remagen se développe- Les attaques de Moscou contre le Vatican — Manifeste d'Hitler — Front de l'est La 1ère armée état-sunienne continue d'étendre sa tête de pont de Remagen.Selon la radio de Berlin, les Alliés occuperaient à l'est du Rhin une zone de douze milles et demi de longueur par 2,000 à 3,000 verges de profondeur; les Allemands estiment que le général Hodges a réussi à faire passer au delà du fleuve environ deux divisions, soit à peu près 25,000 hommes.Plus au sud, la 3e armée étatsunienne à éliminé toute résistance ennemie à l'ouest du Rhin et au nord de la Moselle, sauf dans deux petites zones.On est à liquider une poche de deux milles carrés, dans un bois à mi-chemin entre Moyen et le Rhin; les autres troupes ennemies sont près de la Moselle, et un certain nombre de soldats allemands passent cette rivière pour entrer dans le bassin de la Sarre.Les troupes du général Patton ont pris quatorze villes et occupent la rive ouest de la Moselle sauf sur une distance de 15 milles entre Cochem et Erden.A l'est du Rhin, les Alliés ont pris au moins huit villes.Au cours de la nuit dernière, les Allemands ont soumis la tête de pont à un feu d'artillerie légère, mais il n'y a pas eu de nouvelle contre-attaque.La surprise de l'ennemi a été telle que les Allemands n'ont apparemment pas pu après cinq jours lancer d'assaut tant soit peu vigoureux de ce côté.Au nord du front la 1ère armée canadienne et la 9e armée étatsunienne maintiennent un écran de fumée sur une distance de 40 milles le long du Rhin.L'ennemi surveille toute cette ligne et doit rester sur le qui-vive, car il estime imminente une tentative alliée de franchir le fleuve une seconde fois.Dans la région de Wesel toute résistance ennemie a cessé à 10 heures samedi soir, de sorte que les Alliés occupent maintenant la rive ouest du Rhin, de la Moselle jusqu'à la frontière hollàn-daise.Lo 3e armée assiège Coblence, mois elle a encore à franchir l'embouchure de la Moselle avant de combattre dans la partie principale de lo ville.De l'autre côté du Rhin, devant Coblence, la forteresse d'Ehren-breistein, sise sur un rocher, constitue un bastion imposant; c'est le Gibraltar de l'Allemagne sur le Rhin.FRONT DE L'EST Moscou o annoncé hier soir que l'armée rouge est parvenue presque à la rive de la Baltique, à mi-chemin entre Dantzig et Gdynia, et a pris Koelln, à huit milles de la côte.Mais les Allemands affirment que la ligne de communication entre les deux villes reste intacte.D'autres colonnes approchent des deux ports.La 2e armée russe-blanche, qui avance vers le nord le long de la Vistule, a pris Liessau, à 17 milles eu sud-est de Dantzig.Le siège de Stettin se poursuit.Le haut commandement soviétique, estimant que toute résistance est maintenant brisée entre les embeu chures de l'Oder et de la Vistule, a commencé aujourd'hui à envoyer des forces considérables de ce secteur vers le front de Berlin.Les troupes du maréchal Rokos-sovsky iront probablement prendre l'aile droite du secteur occupé par l'armée du maréchal Zhoukov.On oura ainsi la plus forte concentration de troupes depuis que les Russes ont envahi l'Allemagne.L'armée de Zhoukov occupe actuellement la rive de l'Oder sur une étendue de 130 milles, de l'estuaire du fleuve jusqu'à la boucle au nord de Fuerstenberg.Plus au sud l'armée du maréchal Konev occupe le front de la Neisse, du confluent de la rivière avec l'Oder jusqu'au pied des Sudètes, soit une étendue de 70 milles environ.L'ESPOIR DE HITLER Dans un manifeste publié hier à l'occasion du dixième onniversoire de lo conscription militaire, Hitler o dit que les Alliés sont ivres de leur orgie de victoires et qu'ils veulent détruire lo nation allemande.Il demande aux Allemands de continuer leur résistance jusqu'à ce que les Alliés se fatiguent de la guerre.L'onnée 1918 ne se répétera pas, continue-t-il; seulement ceux qui subissent la défaite sont indignes de remporter lo victoire.Il ajoute que l'Allemagne pour-suirvra une résistance de guérilla si ses armées soit vaincues.Nous assistons à l'est et à l'ouest, dit-il, à ce que notre peuple aurait à subir.Notre tâche est donc claire: résister et user nos ennemis si longtemps qu'à la fin ils se fatigueront et seront bientôt brisés.Cha cun doit donc remplir son devoir."C'est ma détermination inébranlable, affirme le chancelier allemand, et ce doit être notre volonté inébranlable à tous de montrer au monde un exemple qui soit à la hauteur de celui que nos pères ont donné.Même si le sort a tourné contre nous maintenant, il ne peut pas y avoir de doute que ces revers peuvent être surmontés, comme si souvent auparavant, avec de l'énergie et du courage, de l'enduronce et du fanatisme."Nous devons nous priver ovec une volonté de fer et tout faire pour amener un changement vers le mieux, et renforcer dans ce but le pouvoir de résistance de notre pays et de ses forces armées, tant matériellement que spirituellement".Au sujet de la conscription établie en mars 1935, Hitler dit que celle-ci a donné à l'Allemagne les moyens de se défendre et que sans cette défense il n'y aurait plus d'Allemagne aujourd'hui.Il est revenu sur son thème fovori que si l'Allemagne était restée militairement impotente, l'Europe serait déjà tombée sous la domination du bolchevisme.LE PAPE ET LES TRAVAILLEURS Sa Sainteté Pie XII a reçu hier matin une délégation de l'Association des travailleurs chrétiens d'Italie.Le Souverain Pontife a prononcé une allocution où il a abordé divers problèmes sociaux concernant le monde du travail.Nous ne disposons encore que d'un très bref résumé de ce discours, mais un correspondant met en relief ce qui semble avoir été le point central de cette allocution.Après avoir déclaré qu'il a bien l'intention d'appuyer la cause de l'ensemble du monde des travailleurs, le Pape a dit qu'il est possible de prévoir, dans certaines circonstances, de nouvelles formes de ' socialisation qui concourront non seulement aux intérêts matériels du public, mais aussi à la satisfaction de ses besoins moraux et religieux.Le moment présent est anormal, a ajouté le Souverain Pontife, mais en regardant en avant vers le nouvel ordre social il faut bien reconnaître que la solution des difficultés ouvrières n'est plus une question qui concerne seulement les employeurs et les employés.Il faut maintenant quelque chose de plus; au delà des intérêts des deux parties concernées, il faut prendre en considération les intérêts généraux de la communauté.Le Pape a précisé que dans toute extension dr régime de propriété publique, le paiement d'une juste indemnité est essentiel afin de maintenir la justice envers tous.Au début de son allocution, le Pape a rappelé que lors du quarantième anniversaire de l'encyclique "Rerum Novarum", le Pape Pie XI avait noté la profonde satisfaction avec laquelle en 1891 le^ travailleurs chrétiens avaient accueilli ces directives du Pape Léon XIII.La présence de tant de travailleurs chrétiens aujourd'hui, a-t-il ajouté, nous porte à croire que ces sentiments sont toujours vivaces.Il est encore trop tôt pour commenter l'allocution pontificale d'hier, puisque nous n'en avons qu'un aperçu fort sommaire, le sujet traité ne tombe pas non plus immédiatement dans le cadre de cette chronique, mois devant les interventions du Vatican sur les problèmes actuels nous devons nous rappeler que le Pape est "la plus haute autorité qui soit sur terre" (Pie XI).Cela est évident pour le monde catholique, mais même si, depuis Versailles surtout, les chefs d'Etat veulent tenir le Vatican à l'écart de la politique internationale, l'autorité morale du Pape reste grande chez les non-catholiques.MOSCOU CONTRE ROME Dans le bouleversement qui se produit en Europe, et avec le progrès des mouvements de gauche, l'on peut s'attendre à des assauts violents contre Rame et contre l'Eglise catholique.Il y a plusieurs mois que la presse soviétique a commencé une campagne contre le Vatican qu'elle accuse d'être pro-fasciste.Sans doute pour augmenter ses chances de succès auprès des gens auxquels l'athéisme ne sourit pas, Moscou * mitigé son attitude envers la religion.On a pu voir dans le mouvement allemand libre de Moscou, comme en Italie, surgir une propagande qui se dit "communiste-chrétienne" et qui préconise ce qu'un journaliste appelle "un catholicisme moderniste sons clergé".Mois tandis que les mouvements de gouc(ie dans les pays alliés ou libérés accusent l'Eglise de profascisme, les nozistes et les fascistes disent que la Papauté a été l'une des forces qui ont contribué au désastre de l'Axe.Ils veulent autant que les communistes supprimer l'influence catholique.Lo "Review of World Affairs" note que de part et d'autre les accusations portées contre Rome sont complètement contradictoires.Il faut espérer que cette contradiction contribuera à montrer lo fausseté de ces deux propagandes.Le périodique anglais signale d'ailleurs un cas où les faits eux-mêmes vont parler plus haut que le mensonge.Il écrit: "Les communistes ignorent le fait incontestable que l'Eglise catholique romaine en Allemagne a tenu tête aux nazis plus efficacement que tout outre mouvement organisé"; H ajoute que ce sera peut-être une entrave sérieuse au progrès des idées de gauche dans de vastes régions européennes où ce fait est bien connu.Un rédacteur du "New York Times", M.Herbert-L.Matthews, signalait récemment un autre fait non moins éloquent.Dans un article qui n'avait rien d'antipathique à la Russie, ce journaliste analysait les critiques formulées par le patriarche orthodoxe de Moscou contre le Pape, et citait la réponse du journal "Il Quotidiano" qui voit dans l'attaque russe le parallèla des attaques portées contre l'Eglise par l'hitlérisme.'Il Quotidiano" ajoutait: "Mais lorsqu'on parle de l'Allemagne et du nazisme et des responsabilités, l'U.R.S.S.aurait toute raison de se tenir tranquille.Le mémoire des hommes est changeante, mais le souvenir d'août 1939 n'est pas encore disparu.L'Union soviétique a devant I histoire la responsabilité d’avoir donné I élan décisif vers le deuxième conflit mondial.Le Pape, qu'on accuse d'être le "porte-parole de l'Allemagne", le prédicateur d'une paix douce", a manifesté sa solidarité avec les victimes de l'injustice, quand lo Hollande, la Belgique et le Luxembourg ont été attaquées soudainement par une force qui semblait invincible et destinée à triompher.Moscou o favorisé l'agression.Le Russie s'est trouvée du côté de la justice seulement parce qu'à un certain moment elle-même e été attaquée”.Ce sont des arguments que chacun chez nous devrait connaître par coeur, car la propagande communiste va sans doute tenter de répandre partout les mêmes mensonges; et la meilleure riposte, c est I offensive, c'est celle qui porte l'attaque sur terrain de l'adversaire.— Paul SA^IRIOL > U-UI-4| V LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 12 MARS VOÜJMÉ XXXVI — Mo M La radio provinciale et les coopératives • \ t -7- La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal fait connaître ses vues, à ce sujet — Voeux adoptés au récent congrès Le congrès de mars de la Socié-.té Saint-Jean-Baptiste de Montréal ' a eu lieu jeudi soir dernier, au Monument National, sous la présidence de M.Roger Duhamel, président général de la Société.Plus de cent délégués, représentant les diverses sections locales, ont entendu le rapport financier de l’année 1944 présenté par M.Arthur Tremblay, trésorier général.M.Roger Duhamel a fait une revue sommaire des principales initiatives prises par la Société au cours des derniers mois.Un nouveau directeur a été élu dans la personne de M.Marcel Trahan en remplacement de M.Alvarez Vaillancourt.Lés délégués ont longuement discuté de plusieurs questions d’ac-1 tualité et ont adopté en conséquen-j ce des résolutions qui expriment le f sentiment de la Société Saint-Jean-ï .Baptiste.j; Voici le texte de ces voeux: ' Les incidents de Drummondville 1 Attendu que le service de la pré-1 voté, aidé de la Gendarmerie royale canadienne, a exécuté un raid à Drummondville dans la soirée du 24 février 1945; Attendu que ces policiers militaire^ ont fait preuve d’une maladresse et d’une absence de tact ¦inconcevables de la part d un pareil organisme; Attendu que, d’apres les témoignages donnés, ces policiers ont bousculé rudement des citoyens paisibles et ont agi de façon à provoquer la population; i Attendu que ces hommes s exprimaient en anglais dans une \ille à grande majorité canadienne-française; , , Attendu que la presence sur les lieux de journalistes appartenant à des journaux de langue anglaise laisse croire à un coup monte et a l’action d’agents provocateurs; Les membres de la Société St-Jean-Baptiste de Montréal, reunis Avis de décès JANELLE.— A Montréal, le 12 mars 1945 à l’âge de 56 ans, est décédé J -A.Janellc, époux d hdna Dion.Le corps est exposé à la demeure du défunt, 2223 est.Sherbrooke.Avis des funérailles demain.LAMOTHE.— A Montréal, le 11 mars 1945 est décédée Mme Guy LaMothe, née Desnoyers (Yvonne).Les funérailles auront lieu mercredi 14 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, 4177 avenue Wilson, à 9 h.10, pour se rendre à l’église Notre-Dame de Grâce, et de là au cimetière de la Côte (les Neiges.Parent et amis sont pries d’assister sans autre invitation.MARCHAND.— A Montréal, le 10 mars 1945 à l’âge de 84 ans, est décédé Louis Marchand, époux de feu Anne Capel, demeurant à 4518 St-Hubert.Les funérailles auront lieu mardi le 13 courant.Le convoi funèbre partira des salons Eugene Desjardins, no 4545 rue St-Denis, a 7 h.45, pour se rendre à 1 église Notre-Dame du Saint-Sacrement, où le service sera célébré à 8 h., et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans en congrès le 8 mars 1945, expriment leur indignation en présence de faits aussi révoltants, regrettent que le gouvernement fédéral ou des subalternes, plus zélés qu’intelligents, provoquent inutilement une population respectueuse des lois et demandent au ministre de la Justice qu’une enquête soit faite sur ces incidents et sur les procédés habituels de la Gendarmerie royale et de la prévôté.Représentation canadienne au Vatican Attendu que le Canada est un pays théoriquement indépendant; Attendu que le Canada, comme tel, a appartenu et appartient encore à la Société des Nations; _ Attendu que le Canada participera à la prochaine conférence des Nations-Unies à San-Francisco; Attendu que le Canada a établi un service diplomatique et se fait représenter par des ambassadeurs et des ministres dans les principaux pays du monde; Attendu que les catholiques canadiens représentent plus de 43 pour cent de la population; Attendu que les catholiques canadiens de langue française repré-j sentent la grande majorité des catholiques du Canada;.Les membres de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, réunis eu congrès le 8 mars 1945, demandent au gouvernement fédéral de nommer dans le plus bref délai possible tirés le Saint-Siège, un ambassadeur catholique de langue française, afin de représenter à Borne les intérêts d une nation chrétienne comprenant une forte proportion de catholiques.Les procès en France Attendu que la France, après quatre annéees d’occupation ennemie, se doit de relever son prestige dans le monde, Attendu qu’elle a perdu beaucoup de ses fils, Attendu que les procès d’opinions qui ont cours actuellement accentuent les divisions déjà profondes.Attendu que ces procès, dont plusieurs aboutissent à la peine de mort, font une publicité malheureuse à la France, Attendu qu’il existe au Canada un tiers de la population qui est d’ascendance française, qui parle le.français, qui se réclame de la culture française, Attendu que les Canadiens français sont toujours demeurés profondément attachés à leur ancienne mère-patrie et continuent de participer à ses joies et à ses épreuves.Les membres de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, réunis en congrès le 8 mars 1945, se réjouissent de constater que les relations officielles du Canada avec la France sont renouées après quelques années d’une pénible interruption, expriment à l’ambassadeur de France au Canada leurs profonds regrets des événements qui se déroulent actuellement en France et le prient de transmettre au chef du gouvernement provisoire, le général Charles de Gaulle, l’expression de leurs sentiments attristé.s.autre invitation.ROY.— A Montréal, le 12 mars 1945 à l’âge de 54 ans, 8 mois, est décédé l’abbé Napoléon Roy, curé à Saint-Bernard.La translation des restes du presbytère St-Bernard, 8801 Notre-Dame est, à l’église, se fera mercredi à 4 heures.Les funérailles auront lieu jeudi à 9 heures.Inhumation au cimetière de l’Est.; Parents et amis sont pries d’y assister sans autre invitation.Nécrologie AUBUT — A Montréal, le 9.à 87 ans, Zoël-Somuel Aubut, époux de Caroline Demers._ , BOIVIN — A Montréal, le 9, à 59 ans, Extlla Boivin, épousé de Bruno Bolvln.CORBEIL — A Montréal, le 9, à 67 ans, Adélard Corbeil, époux de Cêllna Blakley.DUCHARME — A Saint-Léonard, le 9, a 87 ans.Mme Jean Ducharme, née Eléonore Bergeron.HELI — A Montréal, le 10, à 54 ans, Henri Hêll, époux de Claudia Lacallle.LATOUR — A ITle Perrot, le 9, A 56 ans.Benjamin Latour, époux de Florida Scral-re.LEGER — A Coteau du Lac.le 9, h 59 ans, Napoléon Léger.REID — A Montréal, le 9.à 65 ans, Mme Lévi Reld, née Clémentine Guérin.RIVET — A Montréal, le 9.A 68 ans, Marie-Anne Rivet, fille de feu Charles Rivet.A L'ETRANGER A Birmingham, Victor Hanson, Journaliste et administrateur du Birmingham News et du Age Herald.A Boston, le Dr George Barkhan.professeur de blocnlmle A l'université Harvard.A Wllkes-Barre, l'abbé John-J.O'Donnell.curé de l'église du Saint-Sauveur A WUkes-Barre.Educateur, 11 s'était fait le défenseur dea mineurs d'anthracite de la Pennsylvanie.CALENDRIER le mots MARS 31 tours Demain ; MARDI 1S MARS 1945 8TE-F.UPHRAS1E, vierge.Lever du soleil, 6 h.17.Coucher du soleil.6 h.03.Lever de la lune.6 h.32.Coucher de la lune, 5 h.24.Dernier Quartier, le 6.à 11 h.30m.du soir Nouvelle Lune, le 13.à 10 h.51m.du soir.Premier Quartier, le 20, à 2 h.11m.du soir Pleine Lune, le 28.A • h.44m.du soir MARS 194.) Dim Lan Mar Met Jeu.Ven Sam G D © i 2 uy.6 N LM PO20 Pi.2» «P 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 Représentation du Québec au Parlement fédéral Attendu que le gouvernement d’Ottawa a refusé jusqu’à maintenant de procéder à la redistribution décennale des sièges électoraux, conformément à la loi de l’Amérique du Nord britannique.Attendu qu’une telle situation est antidémocratique et empêchera la province de Québec d’obtenir sa juste représentation dans le prochain parlement, Attendu qu’il parait bon de se battre à l’étranger pour la liberté et la justice quand elles sont violées dans notre pays, Attendu que la décision récente du premier ministre fédéral de surseoir à sept élections complémentaires fédérales dans la province de Québec indique clairement son indifférence à l’égard de nos droits.Les membres de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, réunis en congrès le 8 mars 1945 protestent hautement contre l'arbitraire du gouvernement fédéral et le prient instamment de remédier à une situation injustifiée.Impression des lois du Québec Attendu que le Québec est le gardien attitré de la culture française au Nouveau-Monde et que le bilinguisme simultané n’est pas une expression de culture pure, Attendu que le bilinguisme alternatif ne lèse en rien nos compatriotes de langue anglaise dans le Québec et y est plus favorable à notre dignité comme peuple distinct dans les deux Amériques, Attendu que nos compatriotes de langue anglaise, qui sont les tenants de la culture anglaise pure, ne font imprimer qu’en anglais les factures et papeteries dans les municipalités de Westmount, Saint-Lambert, etc., pourtant situées dans le Québec; que les ministères fédéraux des finances et des postes ont fait distribuer dans Montréal même, en avril 1943, des lettres pour l’emprunt “anglaises” pour les résidents de langue anglaise et “bilingues” pour les résidents de langue française, avec signes distinctifs pour que les facteurs ne confondent pas les deux séries daûs la distribution, Attendu qu’au surplus les points de comparaison du Québec pour la règle du bilinguisme à pratiquer (simultané ou alternatif) ne se trouvent pas à Ottawa, le lieu de rencontre de la Confédération, mais dans les capitales provinciales, à Toronto, à Halifax, etc., gardiennes de la culture anglaise, où on chercherait en vain tout bilinguisme.Le congrès de la Société Sainl-Jean-Baptiste de Montréal adopte la résolution suivant** “Que le gouvernement du Québec revienne à la coutume en vigueur depuis la Confédération jusqu’en 1941 inclusivement, c’est-à-dire qu’il fasse imprimer les lois du Québec en deux séries distinctes, l’une française et l’autre anglaise, qu’il abandonne la méthode des textes juxtaposés dans le même volume adoptée par les Statuts refondus de 1941 et pour les Statuts annuels de 1942 et 1943, reconnaissant par là le caractère, non pas bilingue, mais véritablement français de notre province et qu’il fasse tenir l’édition française à tous les destinataires habituels de nos Statuts en dehors de la province.Une radio provinciale Attendu que la radio est devenue l’un des plus puissants moyens d’éducation; Attendu que les questions d’éducation ressortissent à la juridiction des provinces, conformément à la Constitution du Canada; Attendu que la décision du Comités du Conseil privé, en 1932, à l’effet de réserver au gouvernement central l’autorité exclusive en matière de radiophonie, viole à la fois l’esprit et la lettre de l’Amérique du Nord britannique; Attendu qu’il est indispensable que les provinces jouissent de l’autorité et des moyens d’action nécessaires pour accomplir leur oeuvre d’éducation; Les membres de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, réunis en congrès le 8 mars 1945, inscrivent leur opposition à la décision rendue par un tribunal impérial; demandent au gouvernement central de réserver son autorité en matière de radiodiffusion à des ententes internationales sur la répartition des longueurs d’ondes et de laisser aux gouvernements provinciaux le soin de prendre les initiatives qu’ils jugeront nécessaires à tous autres égards; félicitent le gouverneqient québécois d’avoir inscrit au feuilleton un projet de loi en vue de la création d’une radiodiffusion provinciale et l’engagent à mener fermement la lutte constitutionnelle qui pourra découler de ce projet.La taxation des coopératives Attendu que la coopération est la formule la plus démocratique qui soit; Attendu que la coopération comporte de multiples avantages économiques, sociaux et moraux: Attendu que la coopération est l’arme la plus efficace de notre libération économique; Attendu que les progrès accomplis jusqu’ici par nos institutions coopératives justifient nos espoirs; Attendu que le gouvernement fédéral a nommé une commission royale qui fait actuellement enquête sur les coopératives en vue de déterminer si elles sont sujettes à l’impôt; Attendu qu’il est de l’essence même de la coopérative de ne concerner que ses sociétaires et de ne pas faire de bénéfices comme les entreprises commerciales ordinaires; Les membres de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, réunis en congrès le 8 mars 1945, demandent instamment au gouvernement fédéral de ne pas chercher de nouvelles sources de revenus dans un secteur economique qui ne doit pas devenir sujet à la taxation.Syndicat des barbiers A 1231 est, rue de Montigny, à 8 heures et 15 ce soir, aura lieu l’assemblée régulière du Syndicat des Barbiers.Que tous les membres soient présents.Le confesseur du Pape gravement malade Cité du Vatican, 12 — (A.P.) — Le confesseur de sa Sainteté le Pape Pie XII, le Fév, Père Auguste Merk, S.J., 76 ans, est gravement malade.Le Père Merk, professeur du Nouveau Testament à l’école biblique pontificale, est dever.le confesseur du pape il y deux ans.Tabac supprimé dans le Reich Londres, 12 — (P.C.) — Le ministère allemand des vivres et de l’industrie a défendu aujourd’hui de cultiver le tabac dans le Reich.Tl a décrété que toutes les terres de Baden, principale province pour la culture du tabac, seraient employées pour la culture des pommes mes de terre.Et la radio allemande a commenté ainsi ce décret; “Une autre année, il «e pourrait que les fumeurs allemands n’aient pas plus de cigarettes”.Les cahiers des dix Numéro n«ut TXBLE DES ARTICLES PréfjKt do Mgr Olivier Maurault.Franci*-|.Audet, par Mgr Olivier Maurault.Les fastes de Montréal, par Victor Morin.Un aventurier de génie : Cavelier de Le Selle, par lean Bruchési.Souvenir canadien : Album de lacques Viger.par Mgr O.Maurault.Le visage humain du Canada au début du XIXu siècle, par l’abbé Albert Tessier.Les lettres du commissaire des guerres Doreil, par P.-C.Roy.Faux sauniers, prisonniers et fils de famille en Nouvelle-France au XVIIIe siècle, par Gérard Malchelosse.Correspondance de M.Magnien.par Léo- I Paul Desrosiers.Les maladies et la médecine des Anciens Iroquois, psr Aristide Beaugrand-Champagne.Contribution à la petite histoire, par E.-Z.Massicotte.Querelles du Palais, par Maréchal Nantel.I.idex general, par Gérard Malchelosse.Volume de 305 pages, format 9'/« « 7*4.Au comptoir $1.75.par la poste $1.90.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” 430 Notre-Dame est.Montréal Poste important pour M.P.Dupuy Il es! nommé ministre du Canada aux Pays-Bas Ottawa, 12 — Le premier ministre King a annoncé que le roi a approuvé la nomination de M.Pierre Dupuy, C.M.G., au poste de ministre du Canada aux Pays-Bas.M.Dupuy est un diplomate de carrière du service canadien à l’étranger.H fut nommé deuxième secrétaire de la légation du Canada à Paris, lorsque cette légation fut ouverte en 1928, Depuis 1940 il était chargé d’affaires du Canada près les gouvernements alliés à Londres et, lorsque la mission canadienne fut ouverte de nouveau à Bruxelles, M.Dupuy fut nommé conseiller et chargé d’affaires intérimaire, en attendant l’arrivée de M.Turgeon.M.Pierre Dupuy a passé la plus grande partie do sa carrière à Paris où il avait été, en 1920, nommé secrétaire au commissariat général du Canada en France.Lorsque cet office fut élevé au rang de Légation, il y fut encore attaché comme secrétaire et il conserva ce poste jusqu’au jour de la grande débâcle en France, en mai 1940.Lorsque M.Georges Vanier.alors ministre du Canada en France, quitta ce pays devant la marche victorieuse des Allemands, M.Dupuy devint le chargé d’affaires du Canada à Vichy.Il dut quitter la France à son tour et c’est à Londres qu’il s’installa.A plusieurs reprises il revint en France pour conférer avec ie gouvernement de Vichy.En Grande-Bretagne, M.Dupuy représenta aussi son pays auprès des gouvernemenls belge et hollandais en exil à Londres.Parti d’Ecosse le 18 mai 1943, M.Dupuy se dirigea en avion vers le Maroc français.Il se rendit ensuite à Alger, juste avant les grands entretiens des généraux de Gaulle et Giraud.Durant son séjour en Afrique, il fit une enquête générale sur la situation.Puis il prit l’avion pour ie Sénégal et descendit à Dakar où il fut l’hôte des généraux français.Enfin, de Natal, il se dirigea vers Washington pour d’importants entretiens, et vers Montréal.Le 7 juin 1943, M.Dupuy recevait du roi de Grande-Bretagne la déco-raiton tje compagnon de l’ordre de S.-Michel et de S.-Georges, la plus haute dignité qui puisse être décernée à un civil.Au début de septembre 1944, M.Dupuy a été appelé à quitter son poste de chargé de mission à Londres auprès des gouvernements alliés pour assumer celui de chargé d’affaires à l’ambassade du Canada à Bruxelles.> Nouveaux con$eil!ers en loi Mes Léon Bissonnet, Jean Grégoire et AlberJ Dumontier La Gazette officielle de Québec annonce la nomination de trois nouveaux officiels en loi.Ce sont: Mes Léon Bissonnet, domicilié à Cham-bly et pratiquant à Montréal; Albert Dumontier, de Lévis; Jean Grégoire, de Montréal.Mort de sir Charles Alfred Bell Victoria, 12 — (C.P.) — Sir Charles Alfred Bell, qui était autrefois du Service civil indien, est décédé jeudi, à 74 ans.Né aux Indes, Sir Charles fit longtemps partie de l’administration des affaires du Thibet.C’était le seul étranger à qui l’on eût accordé le droit de siéger sur le même pied avec le Dalai Lamam du Thibet, lors d’une audience.Conférences à Tchoungking Tchoung-king, 12 — (A.P.)—L’on a révélé aujourd’hui après le départ de l’amiral lord Louis Mountbatten, commandant en chef allié dans le sud-ouest de l’Asie, qu’il s’est tenu une série de conférences des trois états-majors alliés sur les phases futures de la guerre contre le Japon.Lord Mountbatten était ici jeudi.Le R.P.Emile Bouvier au Cercle Universitaire Le dîner-causerie organisé conjointement par l’A.G.D.U.M.et l’A.S.E.P., sera une manifestation universitaire d’un caractère particulier.Le R.P.Emile Bouvier, S.J., qui prononcera une causerie sur le rôle de l’université dans les relations industrielles, sera présenté par le chanoine Lionel Groulx et remercié par M.Edouard Montpetit, doyen de la faculté des sciences sociales et secrétaire de l’université.M.Jules Labarre et M.Albert Mayrand, respectivement président de l’A.G.D.U.M.et de l’A.S.E.P., seront les présidents actifs de ce dîner-causerie qui aura lieu à 6 h.30 demain soir, au Cercle Universitaire, Pour renseignements, signaler AT.9451.local 33.PRESCRIPTIONS i ciiiMism 1 mm inspC - FUS «IVO FU '* Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENT! j| ImFrhné» e»*vé* j, i ' ., l|\| Prix «t spécimens sur demande u L’ImprImerl» Populaire.Limitée 430.Netre-Dame est.Montres! Tél.BEIalr 3361 i i Mmm WêmÈ, % wmmÊ r-/*V ____________—.’ .•(TJ&Vii., CROIX-ROUGE leur prêtera assistance • Figurez-vous, si vous le pouvez, les dégâts causés par les bombardements.Puis donnez à la Croix-Rouge pour qu’elle puisse continuer son aide bienfaitrice.Fournir le plasma, les secours médicaux et les objets de première nécessité aux victimes des bombardements n’est qu’une des fonctions de cette grande oeuvre humanitaire.Aidez-là à se maintenir; Si N?A LA CROIX-ROUGE M O L S O N ’ S -NM TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6 00 (Sauf Montréal af la banlieua) Etats-Unis et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2 00 Etats-Unis et UNION POSTALE 3 00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre 4e le "Canadien Press", de l"'A.B.C." et de la "C.D.N.A." LUNDI, It MASS 1W Demain > Beau et un peu mollis froid.MAXIMUM et MINIMUM : Aujourd’hui maximum.19.Même date l’an dernier, 40.Minimum aujourd’hui, IB.Mme date l’an dernier.36.BAROMETRE : 10 h.am, 30.0J; 11 h.30.00; midi, 29.95.(Chiffres fournis oer ta maison M.-R de Meslé 444 Sherbrooke est.Montrée: t Débarquement américain à Mindanao La radio de Tokio rapporte, de son côté, que les Alliés sont débarqués aussi sur Tîle Basilan, jeudi dernier — Déclaration du général McArthur — Violent raid des B-29 au-dessus de Nagoya — La bataille pourj Iwo-Jima semble terminée — Les Japonais enfermés | dans un triangle de 1,000 verges carrées — Fort Dufferin menacé à Mandalay — Raid américain sur Singapour La campagne de la CroiX'Rouge Résolution de catholi-j ques de langue anglaise; Le Québec aurait souscrit à midi un L'Association des parents de St.Willibrord demande l'incorporation de toutes les écoles catholiques de la région dans la Commission scolaire centrale de Montréal Manille, 12 (A.P.) — L’infanterie américaine a effectué un débarque-tnent samedi sur la côté sud-ouest de i’ile Mindanao, apres un violent bombardement par la marine et ’aviation.Les troupes américaines donnent maintenant la chasse à la garnison japonaise qui s’est enfuie tlans les montagnes.Quatre villes ont aussi été capturées, au cours d’une avance rapide sur Zamboanga, ainsi qu’iîh aéroport stratégique à 200 milles seulement de Bornéo.En annonçont la nouvelle du 21e débarquement dans les Philippines, un communiqué allié dit aujourd’hui que cette manoeuvre a ren-forci le blocus américain dans la mer de Chine, et privé le Japon de riches possessions dans les Indes orientales.La radio de Tokio a dit que la garnison japonaise avait engagé un “féroce combat” et a rapporté, sans confirmation, que les Américains étaient débarqués dans Pile Basilan, jeudi dernier.L’infanterie de la 8e armée amé-iricaine a atteint les rives, à envi-[ron 4 milles à l’ouest de Zamboan-Vga, après que les navires de guerre et l’aviation eurent arrosés le secteur de bombes et nettoyé le détroit, des mines qui y avaient été déposées.L’opposition a été légère.Les Américains se sont vite emparés des villages de San Mateo, San Jose, Calarian et San Roque, situés près des côtes, et se sont ensuite dirigés en hâte vers l’aérodrome de Wolfe, et le centre civique de Zamboanga.Les Américains sont entrés dans Zamboanga, le jour de leur débar-quement sur l’ilc, parce que la ville d’une étendue de 600 milles carrés, comprend presque toute la ;oinlc de la péninsule de Zamboanga.C’est l’une des plus grandes viles du monde pour l’étendue.Sa population est de 132,000 habitants.Mindanao, où les guérillas ont été véritablement actifs, depuis des années, est fîi deuxième plus grande i!c des Philippines.Elle est aussi située le plus loin au sud, louchant à la mer de Célèbes.Sa principale ville et port, Davao, est si!née sur la côte orientale, à 250 mi les de Zamboanga.Le général McArthur a dit: “Nous contrôlons maintenant tout le secteur des côtes occidentales des Philippines, de la pointe nord de Lu-con à la péninsule de Pile de Mindanao, au sud, soit une distance approximative de 800 milles.“Le blocus de la mer de Chine, cl la rupture subséquente du Japon avec ses conquêtes au sud vont en s'intensifiant”.Mindanao est à environ 1,200 milles an itord des Indes néerlandaises, et légèrement un peu P,us éloignée, au nord-est, de Singa-pore.Durant ce temps, sur l’île Luçon.les 1 roupes américaines augmentent ¦leur pression sur les Japonais emprisonnés dans les souterrains et les tranchées, le long de la ligne vivement contestée de Antipolo-Wa-\va, sur le bassin de Marikina, à l’est de Manille.Au sud, d’autres unités sc sont avancées plus loin à l’est le long de la côte de Luçon, après s’être rendues maîtresses du passage de Pile Verde, entre Luçon et Mindoro.* * * Guam, 12 (A.P.) — Survolant à quelque 5,000 pieds au-dessus de leurs objectifs, 300 avions B-29 ont laissé tomber aujourd’hui 2,000 tonnes de bombes incendiaires sur Nagoya, le plus grand centre japonais producteur d’avions et la troisième plus grande ville.Les pilotes ont déclaré qu’ils ont allumé des incendies dans un secteur de 5 milles carrés et plusieurs heures après, les flammes faisaient encore rage.La radio de Tokio a admis que les incendies ont duré plus de 10 heures, mais qu’ils ont été mis sous contrôle vers 10 heures de l’avant-midi.Les premières superforteresses ont pilonné Nagoya un peu après minuit, heure de Tokio, environ 48 heures après un bombardement-record au centre de Tokio, au cours duquel 2,300 tonnes de bombes incendiaires ont été jetées.Les feux allumés samedi dans la capitale japonaise brûlaient encore aujourd’hui.Les premiers pilotes à revenir du raid sur Nagoya, ont dit que cette opération ne paraissait pas avoir causé les mêmes dégâts que ceux de samedi, au coeur de Tokio.Cependant plusieurs n’ont vu que les premiers incendies allumés.Un équipage a pu voir les lueurs à plus de 90 milles de distance.Nagoya produit de 40 à 50% de tous les avions japonais et les moteurs des avions de combat.Cette industrie, d’importance vitale pour la guerre aérienne du Japon, n’était pas le seul objectif principal.Dans le même secteur, plusieurs industries fabriquant l’équipement ferroviaire, les outiis manufacturés, les tanks, les véhicules-moteur et les vivres comprimés, ont été atteintes.La ville est aussi un important port.Les chemins de fer et les cours de triage ont subi aussi des dégâts.Le secteur dans lequel se trouvaient ces objectifs est de forme triangulaire, borné à l’est el au sud-est par le chemin de fer de Chou et & l'ouest et au sud-ouest par la ligne principale de Tokaido.Nagoya a une population de L* 500,000 âmes, dont une grande partie est occupée à l’industrie de l’aviation.On croit que 75,000 personnes vivent sur chaque mille carré, dans le secteur bombardé aujourd’hui, de sorte que 375,000 personnes—le quart de la populatino urbaine— ont été affectées par les raids.La radio de Tokio, donnant toujours moins de renseignements, à chacune des attaques sur le teritoi-re, rapporte “que des incendies se sont déclarés à plusieurs endroits, dans la banlieue de la ville” de Na-^goya, mais ne donne aucune précision quant à l’intensité de ces incendies.La radio ajoute que 17 des bombardiers ont été descendus et 50 autres ont été endommagés.Les Japonais ont déclaré que 15 B-29 ont été détruits au-dessus de Tokio, samedi, et 50 autres endommagés, mais à Washington, on rapporte la perte de deux appareils.Il n’y a pas eu de déclaration officielle américaine, mais avec les rapports encore incomplets aujourd’hui, on croit savoir qu’aucune perte n’a été subie.Aucun appareil n’a fait défaut au-dessus du secteur bombardé, et aucun n’a été retardé à son retour.Ÿ * * Guam, 12 (A.P.) — La bataille dTwo Jima semble terminée, le 22e jour après la plus sanglante invasion de la guerre du Pacifique.Les fusiliers marins américains ont repoussé les Japonais dans les dernières positions défensives, dans un secteur triangulaire de 1000 verges, sur la pointe Kitano, au nord-est de Tile.L’ennemi se bat désespérément, pilonné par l’artillerie américaine et les canons des navires de guerre.A 6 heures, soir soir, il ne restait qu’un seul îlot de résistance.C’était celui d’un détachement japonais, dépassé au cours de la journée par les fusiliers des 3e et 4e divisions, alors qu’ils ont capturé la plus grande partie des côtes au nord-est dTwo.La 5e division, s’avançant vers le nord, sur la côte occidentaie, ; avait fermé le triangle, à la pointe : Kitano.Un communiqué de la marine dit aujourd’hui que ces fusiliers “avançaient lentement” contre “une lourde résistance”.| La 4e division a surgi à l’arriè-' re, sur les côtes orientales, conti-luiant son avance commencée same-m, au cours de laquelle Tachiiwa ¦ a été capturé, à la pointe la plus ! orientale de l’île Iwo.La 3e division a élargit sa trouee sur la côte nord-est, après être partie du centre de î’île pour faire une jonction avec la 4e division.Le communiqué d’aujourd’hui révèle que les avions de combat partis de l’aérodrome, au sud dTwo Jima, s’en sont pris à Chichi, Uima et Haha Jima.dans l’archipel Bonin, au nord dTwo.A la pointe Kitano, on croit que les Japonais combattront jusqu’au dernier homme.* * * Calcutta, 12 (A.P.) — Les troupes de la 19c division indienne ont reserré leur emprise sur Fort Dufferin, à l’intérieur de Mandalay, rapporte aujourd’hui le communj-que du commandement du sud-est de l’Asie.Au même moment, les quartiers généraux ont révélé que la 3f>e division britannique a capturé Mong-mit, à 92 milles au nord-est de Mandalay, menaçant ainsi de couper les routes de retraite japonaises vers Test.Une autre menace a été faite qux Japonais par les troupes chinoises, avançant à l’ouest, au sud et à l’est de Lashio, à 1(0 milles au nord-est de Mandalay à l’entrée de la vieille route de Birmanie.Washington, 12 (A.P.).—Les superforteresses américaines ont bombardé des objectifs industriels de Singapour, au cours d’un raid effec-tué aujourd’hui.Une flotte de bombardiers médium a pilonné les usines près de la grande base navale, à la pointe de la péninsule de Malay.Environ 40 gros appareils ont pris part à ce raid.Us sont partis des bases indiennes dit 20e commandement de bombardement.On n’a fait , aucune déclaration sur les domma-i ges faits ou reçus de part et d’autre, à la suite de ce raid, qui a été effectuée après un autre de deux jours à Malaya, contre les installations de chemin de fer à Kuala Lumpur, à quelque 200 milles au nord de Singapour.Il faut éviter de se rendre à Halifax montant global de $752,539 —j Dans la section des noms spéciaux La deuxième semaine de la grande campagne annuelle de souscriptions de la Croix-Rouge canadienne commence aujourd’hui et déjà tout laisse prévoir que les auxiliaires auront recueilli d’ici quelques jours la somme d’un million de dollars, soit près de 50 pour cent de l’objectif provincial de $2,250,000.A midi, aujourd’hui, les organisateurs provinciaux rapportaient qu’ils avaient en caisse la somme de $752,539.Plusieurs rapports, parvenus en fin de semaine, indi- .quent que tous les souscripteurs i copies de cette^ résolution seront comprennent de plus en plus l’oeu- envoyées à Son Excellence Mgr Jo-j vre accomplie par la Croix-Rouge, sepb Charbonneau.archevêque de! ÿ ÿ * | Montréal, à Son Excellence Mgrj MM.René-B.Perrault et Mostyn ! L.Whelan, évêque auxiliaire,! Lewis, les présidents conjoints de j au premier ministre Duplessis,; Dans une résolution adoptée ré-1 cemment, l’Association des Parents! de St.51’illibrord, paroisse dej Verdun, a demande l’incorporation | de toutes les écoles catholiques de ' la région de Montréal, dans la Corn- ! mission centrale des écoles catho-j liques.Cette résolution sera j)résentée j au gouvernement provincial.Des ! La conférence de San*Francisco Washington, 12 (A.P.).— Le département d’Etat vient de publier dans un fascicule le texte complet de l’accord de Dumbarton-Oaks accompagné d’une charte élaborée démontrant les relations des diverses agences destinées à mettre l’accord en vigueur.Une conférence groupant les repré-setnants des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la Russie s’était réunie à Dumbarton-Oaks du 21 août au 28 septembre; et une autre groupant des délégués des La vallée de la Ruhr durement pilonnée Les bombardiers lourds de la "RAF." martèlent plus de 450 milles carrés de terrtoires — Les Russes, pour leur part, attaquent, dans les quartiers suburbains de Stettin LONDRES, 12.(CP.) — Un por-„ _ _ États- te-parole de la "R.A.F." rapporte Unis, de la Grande-Bretagne et de!que des bombardiers lourds alliés 29 sep,cmbre au 7 oc-; partis de la Grande-Bretagne ont la campagne, pour la division provinciale, ont fait parvenir à midi la liste suivante des souscriptions fournies par les personnes inscrites dans la section des noms spéciaux: J.M.McConnell, $40,000; Mme J.M.McConnell, $1500; Mme Arthur Drummond, $250; LaSalle Coke Co.& MU.Coke & Mfg Co„ $2.-500; Mme Eric Loder, $500; R.C.McMichael, $1000; È.A.Macnutt, à M.Côté, secrétaire de la provin-1 ce, à M.Bona Dussault, ministre des > affaires municipales, et à la Com-I mission des Ecoles Catholiques de ! Montréal.La résolution demande la fin du régime scolaire actuel, en abolissant la Commission des Ecoles Catholiques de Verdun.Les familles anglaises de Verdun, dans les deux paroisses de St.Wil- $500; Martin-Senour Co.Ltd, librord et de St.Thomas-Moore, se $1500; Kresge Co.Ltd,.$1600; Royal Trust Co., $4,000; Montreal Trust Co., $3,000; M.et Mme Wal- chiffrent à 3,000 avec une école qui compte un même nombre d’enfants.L’école actuelle est insuffisante, ter M.Stewart, $5,000; St.Lawren- avec ie nombre sans cesse grandis-ce Paper Mills Co.Ltd, $1000; Paul j sant des enfants de langue anglaise., F.Sise, $400; H.J.Symington, C.\ \ cause de ce fait on a dû ouvrir; R„ $250; G.H.Townsend, $500; ! jgj ciasSes dans les écoles de lan-Mme G.H.Townsend, $300; P.R.! cUe française pour des centaines; Walters, $1000; Sir Frederick et | d-enfants de langue anglàise.Dans] ces écoles il y a sans cesse des; frictions entre les enfants des deux langues.La résolution dit que les catholiques de langue anglaise n’ont pas leur représentation au bureau des écoles de la cité de Verdun “parce qu’ils sont une minorité de propriétaires, quoiqu’ils paient leurs taxes en payant le loyer, ils n’ont pas de ) voix à la direction de l’éducation.“Il est impossible d’obtenir justice d’un système qui donne le droit de construire des écoles à ceux qui représentent le capital et qui considèrent seulement le bon revenu de leur mise de fonds.” La résolution conclut en disant: “La Ligue des propriétaires qui contrôle l’éducation de la cité de j Verdun n’est pas une ligue de pe- j lits propriétaires mais une ligue de ! grands propriétaires fonciers, qui j retirent leurs revenus de la loca- j tion de leurs propriétés et qui ne ! peuvent aller contre leurs intérêts pour rendre justice aux enfants.” lady Williams-Taylor, $300- Mme et Mme J.G.McConnell, «$1000 ; M.et Mme Rosse H.McMaster, $2J0(}0; M.et Mme Walter Molson, $750; National Breweries Ltd, $5,000; Northern Electric Co.Ltd, $4,000; Col.et Mme -W.H.Owen, $250; Ogilvie Flour Mills, Co.Ltd, $2,500; H.W.Pillow, $1000; Mme H.W.Pillow, $500; M.et Mme A.Pollock, $250; Pollock Bros.& Co.$500; M.et Mme W.Brainerd, $1000; Campbell, MacLaurin Lumber Co.Ltd, $800; Canadian Bag Co.Ltd, $275; Canadian Vickers Ltd, $1500; Lt.-col.Ceo.S.Cantlie, $250; Cons.Lithograph Mfg.Co.Ltd, $1150; Cons.Paper Corp.Ltd, $2,000.La poussée vers Vergato s’est ralentie , Rome, 12 (A.P.) — La poussée I de la 5ème armée alliée vers la for-! lercsse ennemie de Vergato, au sud-I ouest de Bologne, s’est légèrement ! ralentie aujourd’hui alors que les ; quartiers généraux alliés en Italie ! rapportent que la résistance enne-j mie sur le front de la 5ème armée l ! se fait plus vive.j Les patrouilles qui harcèlent l’en-; nemi ont rencontré leur plus gran-' ! de oposition le long de la ligne hi-; vernale de montagne qui se trouve j devant Bologne.Vergato, sur la voie; j éièvée Bologne-Pistoia, est comp)è-| M.Camillien lioude, maire de ! tement encerclé, mais la garnison ' Montréal, semble bien décidé à re-! continue de livrer une dure ba-jmuer ciel et terre pour empêcher ; taille.L’espoir que l’ennemi quitte- que ne se réalise entièrement le j’rait la forteresse devant l’encercle- projet d’une voie de ceinture qui re-! ment est disparu quand des trou- lierait le Bout de ITle à la gare cen-I pes américaines, le long de la ri-; traie de Montréal, j vière Reno, au sud de la ville, ont; l6s travaux sont très avancés dé-i îwwll ^.XeU,J?eSHnitir rS4et fles 4^1 ! jà> mais M.Houde a déclaré “que ! hip1/mnHnllUS a forteressei tot les trains ne circulent pas encore Les Allemands ont aussi attaqué sur cette voie”.M.Houde et la voie de ceinture Le moire de Montréal fait un rap- ! prochement entre son internement et cette voie élevée les positions américaines au nord-est de Vergato, près de Salvaro.Le maréchal Kesselring a ordonné à ses troupes de défendre cha- Je ne suis pas certain, dit le maire, que l’on ne m’ait pas gardé une année de plus “là-bas” pour permettre aux autorités du Cana- que pouce du territoire italien et National de terminer les tra- un ordre du jour trouvé sur un soldat capturé disait: “Ce n’est pas l’Italie que vous défendez dans ces batailles, mais l’Allemagne elle-même.” “Aucun pouce de territoire ne doit être abandonné à sans une dure bataille.Les officiers aussi bien que les troupes doivent suivre ces ordres.Je sais vaux de construction de cette horreur.Je ne suis pas certain non plus qu’ils n’aimeraient pas à me voir retourner “là” aujourd’hui”.Après avoir lu une déclaration de M.R.C.Vaughan, président du Ca- ! l’ennemi nadien National, en réponse à son j récent discours au Conseil muni-1 cipal, M.Houde a dit: “En dépit de j tout ce que pourraient dire les auto- tohre 1944, /¦ ._ De ces conversations sont sortis|marïe,é plus de 450 milles carrés “les projets de Dumbarton-Oaks ' dans la vallée de la Ruhr et se sont pour l’établissement d’une organisa-:otf0qUés g Stettin aujourd'hui pour tion generale internationale”.Les! M K projets ont été complétés au cours i°l>lJU),er I °'Pensive russe.de la conférence de Crimée où un | L0 ra(]j0 allemande rapporte, pour accord fut conclu relativement a la1 * _ » _ » .r controverse sur le procédé de vota-;*0 PorÉ U "DEVOIR"* ! 2 4 LE DEVOIR, MONTREAL LUNDI 12 MARS 1945 VOLUME XXXVI — No 58 Lundi, 12 mars 1945 Programmes spéciaux A RADIO-CANADA: CHEFS-D'OEUVRE DE LA MUSIQUE Voici le programme de» èmlaelone des chefs-d'œuvre de la musique que transmettra Radio-Canada la semaine du 12.Heure de l'émission 3 h.33 à 4 h.30: Lundi: Ouverture et Allegro de La Sultane, de Couperin-Mllhaud; Concerto no 1 pour violon, de Prokofleff avec Sulgettl et l’Orch.philharmonique de Londres.Direction.str Thomas Beechum; Francesca de Rlmlnl.de Tchalkowsky.Mardi: Ouverture du Roi d'Ys, de Lalo; La Symphonie no 29, en la majeur, K-201, de Mozart, Orch.de Boston sous la direc- tion de Koussevitsky; Music for the theatre.d'Aaron Copland, Mercredi: Concerto pour deux violons en ré mineur, de Jean-Sébastien Bach, Yehudi Menuhin et Georges Enesco et un | orchestre dirigé par Pierre Monteux; Symphonie no 3 en la mineur, de Mendelssohn, Orch.de Rochester sous la direction do José Iturbl.Jeudi: Prélude en si mhieur, de Bach; Symphonie pastorale, du Messie, de Haen-dol; La Vie d'un héros, de Richard Strauss, Orch.de Philadelphie sous la direction de Stokowsky.Vendredi: Le Mariage d'Aurore, de Tchal-kowsky: lat Symphonie Classique de Prokofleff, Orch.de Boston sous la direction de Koussevitsky; Fantaisie sur un thème de Tallls, de Vaughn Williams.Sommaire des postes locaux CBF-690 kilocycle* 6.00 A Radlo-Canadn Commentaires 8 00 Club musical.8 31 Forum agricole 9 00 Piano.9.30 Chanteurs géorgien».10.00 Radio-journal.1015 Chronique.10.30 Orchestre.11.00 Nouvelles iBC.11.15 Relais BBC.11.30 Théâtre.12.00 Nouvelles 12 03 Fin des émissions CKAC-730 kilocycles 6.00 Vie de famille.8.15 Quelles nouvelles?6.30 Variétés musicales.6.35 Les chansons de Miml et de Jacques C’atudal.6 40 l«i pièce du Jour.6 45 Nouvelles.7.00 Forum des sports.7.05 Musique.7.15 Le vagabond qui chante.7.30 Mol J'ai dit ça.7.45 Hollywood au micro.8 00 Les amours de Tl-Jos.8 30 Concert Kraft.8.55 Nouvelles.9 00 Radlo-théfttre Lux.10 00 Guild players 10.30 Musique moderne.10.45 Nouvelles.10.55 Commentaires de M.Claude Bourgeois 11.00 Bonsoir les sportifs.11 15 Chansons.11.30 Orch.Wald.1200 Nouvelles.12.05 Musique de l'Ouest.12.30 Orchestre.1.00 Nouvelles.CFCF-550 kilocycles 8 00 Aventure.6 15 Nouvelles.6.25 Ce soir 6.30 Mélodies.f.45 Aventurée de Jlmm-Ouïe 7.00 Danse.7.15 hum et Abner.7.30 Oncle l'roy.7 45 Rrx Battle planiste 8 00 Devinettes.8.30 Au son du rythme.9.00 Heure Heldt.9.30 Information please.10 00 Reudez-vous avec la vie.10.30 Nouvelles 10.45 Orch de danse.11 00 Le raconteur 11.15 Musique de danse.11.30 Saludo amigos.12 00 Nouvelles CULP-1490 kilocycles 6.00 Radio-journal 6.15 Méli-mélo.6 25 Radlu-sporte 6.29 La température.6 30 Vague» musicales.6.45 La lutte.6 50 Chansons françaises 7.00 Heure 7.00 Heure familiale.7.30 Causerie 7.45 Oncle Troy.8.00 Heure 8 00 Mr ¦ alrte Rancourt.8.15 Le Père Jovial.8.30 ' .ytjjmlc Age 8 35 This Rbvtmlc Age 8 45 La guerre et nous.9 00 Contes de chez nous 9.30 Propriétaires unie.10 00 Heur-;.0.00 Ensemble a cordes.10 1c Nouvelles.10.30 Heure de la dansé.11.00 Heure.Mardi, 13 mars 1945 Sommaire des postes locaux CDF-690 kilocycles 7.30 Nouvelles et musique 8 00 Radio-Journal 8.15 Elévations é 30 Pot-pourri musical.9.00 Nouvelle» 9 05 Musique.9 30 Les enausons que vour aimez 9 45 Mélodies O'Cedar lo oo chez Roej 10.15 Courrler-connaeuoee.10.30 Vie de famille.10 45 Le quart d heure de détente.n.00 Grande Soeur.11.15 La métairie Rancourt 11 30 Le» Joyeux trouba- dours.Midi Jeunesse qorée.12.15 Queues nouvelles.12 30 Nouvelles 12.35 Revell rural.12 59 Signal-horaire.1.00 Rue Principal».1.15 Radio-Journal.1 30 Vers le soleil 1.45 Les LlDtonalrea 2 00 Colette et Roland 2 15 Intermède 2.30 Causerie.3.00 Music Hall 3.30 Nouvelles.3.33 Chefs-d'œuvre de la musique.4.30 Kad'o-Collége 4.45 Radio-College 5.15 Heure du thé.5.30 Le* Amis de l'Art 5.45 Les cotes de la bourse.D.oo i.a radio oc sou eis Radio-ionmai 6.25 Sport.6 30 Revue de l'actualité.6.45 Robin Hood.7.00 Un nomme e' son oé-ché 7 15 Métropole 7.30 Les Ménestrels.145 Fantaisie musical» 8 00 Dr Montantes 8.30 La mine cl'oi 9 00 Les concerre sympho- niques lOi’fi Radio-Journal 1C .s i opinion des journaux 10 su .Activités universitai- res.11 uo Musique de danse 11 15 Musique 11 28 Nouvelles 1130 Programme musical 11 55 Intermède 12 oo Nouvelles C‘BM-940 kilocycles 7.30 iNouvelle» 8 00 Radio-tournai.¦ 15 Prières 8.30 Marches en musique 8 oo Nouvelles 9 05 Relais de NBG 9 30 Les classiques de lé musique V 45 Musique en travaillant 10 OO Musique 10 .0 commentaires 10 35 R r'taJ de piano 10 s5 Curry chanteur 11 00 Musique 11 15 Les maîtres de la musique 11 30 Hie soldier s wrlls ' 1 45 Lucy Linton's.Midi Nouvelles * BHO 12 15 The Road ol llf» 12 30 La ferme et ses pro dults.12 59 signal-horaire 1.00 Radlo-lournal 1 15 The happv gang 1.45 Oeuvres bénévoles 2 00 Bln «istei 2 15 Sketch 2.31 Musique poui les Jeunes.2.45 concert.3.00 Femme d'Amérique 1.15 Ma Perkins 3.30 Young's am ty 3.45 Right tv happiness.4.00 ces uptonalres.4 15 lonveline 4.18 Causerie.4.30 Musique, s as Artiste» de demalnl 5 00 Musique classique.5 15 RCcltal de chant 5.30 Front line family.5 45 .Intermède.u.oo tTOgrammrs du soir 610 Cotes Je la Bourse.6.15 Radlo-irmrnai 6.25 Shorts 6 30 Curtain echoes.6 45 Nouieiiet a« BBC.7 00 Chant.7.30 Le trio de Toronto.7.45 Commentaire» 8 00 Le» plus beaux JDques 8.30 Forum social.9 00 John et Judy 9.30 Magee and Molly, lu OU Nouvelles 10 15 Chronique bibliogra- phique.10.30 Relais de Winnipeg.11 00 Nouvelles ht BUC.11 30 Furlque.12 00 Nouvelles CKAC-730 kilocycles 7 00 Marches militaires.7.15 Pot-pourri matinal.7.45 L'Oratoire.8.00 Nouvelles.8.10 Chansons de Louise.8 15 Charivari.8.45 Koru Kobblers.9.00 Nouvelles.9.10 En valsant.9.15 General broadcasting.9.30 Sans tambour ni trompette.9.45 Fernand Perron et ses chansons 10 00 Le chel mystérieux.10 15 Heure récièatne 10.30 Les plus belles valses.10 45 Is coeur dispose.11 00 Rêverie musicale.11.15 Musique tzigane 11.30 General broadcasting.11.45 Heure ensoleillée.Midi Nouvelles.12 10 Orgue populaire.12 15 Radio-théâtre.12.30 Grande Soeur.12 45 Histoires d'amour 100 Bulletin de la ferme 1.15 Musique tzigane 1.30 Le meunier qui chante.1.35 Le carnet de la ménagère 1.45 Métairie Rancourt 2 00 Capsules mélodiques 2 15 Orch de concert.2 30 Neuvaine à saint Antoine.2 45 T .a femme et l’actualité.2 so Nouvelles 3 00 Coffret musical 2 30 Actualités de Holly- wood 3 45 Valses de Chopin 4 00 Evénements sociaux 4.15 CK AC ce soir.4 20 Nouvelles 4 30 General broadcasting 4 45 Frère Jacoues 5 00 Tante Lucie 5 15 Pierre et Pierrette 5 30 t.a Rue principale.5 45 Madeleine et Pierre 6 oo Vie de famille 6 15 Quelles nouvelles?6 30 Variétés.8 35 Chansons de Miml et Jacques Catudal 6 40 Ivi pièce du lour 6.45 Nouvelles 7.00 Sports.7.05 Musique.7.30 Mol J'ai dit ça.7.45 Le petit calé du coin.8.00 Big Town.8.30 Théâtre.8 55 Nouvelles.9.00 En chantant dans le vlvolr.9 30 Le ralliement du rire.10.00 André Louvain.10.15 Rendez-vous.10.30 Rêverie.10.45 Nouvelle*.10.55 Commentaires de M.Claude Bourgeois.11.00 Bonsoir les sport*.11.15 Chanson*.11.30 Press photographer.12.00 Nouvelles.12.05 Buffalo present*.12.30 Orchestre.1.00 Nouvelles.CFCF-SSé kilocycle* 8 00 Nouvelle* 8.15 Heure du café.8.30 A cnoisir.8 45 Fanfare.9.00 Déjeuner.9 30 Revue.9.45 Studio.1000 Nouvelle».10.15 Musique.10.30 Enfance.10 45 La femme n ou veil».11.00 Votre horoscope 11 15 Romances moderne*.11.30 Pour les dames.11.45 Intermede.11.50 Nouvelles.12 00 Mélodies.12 15 Musique.12 30 Soldier's wife.12.45 Diner 100 Nouvelle».1.30 Club Rotary.2.00 Studio 2 15 Le chef mystérieux.2.30 On me dit.2 45 Musique 3 30 Sweethearts of th# air 4.00 Ozark Ramblers.4.30 Nouvelles.4 43 serénode.5 00 Percy et le* pirate*.5.15 Dick Tracy 5 45 Heure ou thé.B oo .aventure 6 15 Nouvede*.« 45 studio 6 25 Ce soir.8.30 Mélodie* chanceuse*.7 00 Musique d» anse.7.15 Lum et Abner 7 30 Ronald Oolman.8 00 Ville et campagne.8 30 Caravane de la gaîté 9 00 Studio.9 30 Rondez-Tou* avec *• vie 10 00 Bob Hop*.10 30 Nouvelle*.10 45 Musique de dao*».11 60 Le raconteur.11.15 Danse 11.30 Danse 12 00 Nouvellea.CHLP-1490 kilocycles 8 15 Bonjour voisins.8.30 Réveille-matin.8 55 Informations.9 00 Heure.9 00 Club des auditeurs.9 30 Radio-Journal.9.45 Fanfare.10.00 Orchestre.10 15 Musique pour tous.10 30 Mascarade musicale.11.00 Orch.Bétancourt.11.15 Chansons françaises.11.30 Heure.11.30 Jean Clément chante U.iiS Mélodies populaires.Midi Heure.c Feuilleton du "Devoir" UNE SAMARITAINE par Louis Veuillot SI scire* donum Del Joan., cap.IV.(Selon eu faubourg Saint-Honoré) 7.(Suite) La baronne — Cela touche à l'im-•tinence, monsieur le comte, de iloir me faire dire oui ou non Jessus.Vous posez très mal les îstions, et je réserve ma rétse.,e comte — Je vous en conjure, dame, ne me réfutez pas.Je me ; fait des idées sur ce chapitre, e serais capable, pour les défen-, de parler tout à fait breton et I à fait chrétien.,a baronne — Mafe enfin.ityran, s ne laissez donc rien aiix pau-s temmes, aux victimes du eon- «r*f*^ fl v on •% "L'esprit contre la chair" L'Ermitage ne nous avait donné jusqu’ici que du bon IhéAIre.La dernière pièce à l’affiche rompt avec la tradition de cette salle.Malgré toute notre bonne volonté, nous ne pouvons pas dire de “L’esprit contre la chair’’ que c’est du bon théâtre.C’est un mélange ennuyeux de gros “mélo” et de pièce à thèse.M.Deyglun semble avoir fait la gageure tie nous intéresser pendant trois actes avec seulement trois personnages.Il ne nous a qu’ennuyé, il n’a même pas pu se tirer d’affaire avec trois personnages.11 en .fait intervenir deux autres, qui sans être sur la scène communiquent avec les trois autres personnages par téléphone on autrement.“L’esprit contre la chair” est l’histoire d’une femme qui est attachée à son mari, grand blessé de guerre, parce que ses principes et son devoir l’y obligent.Mais elle aime ailleurs; elle aime un jeune homme qu’elle avait tenté de soustraire à l’emprise d’un bandit international.11 n’v a là rien de neuf en fait d’intrigue.M.Deyglun nous sert dans celle pièce de profondes pensées de Pascal et de petits sermons sur le mariage.Le tout est soutenu par des scenes de gros “mélo”.L’entrée inopinée de Robert dans l’appartement des Ver-non faisait courir dans l’assistance une vague d’émotion qui se traduisait par des “Oh”.Le verbe “oser ’ est sans cesse répété: “Tu as osé venir!”, “11 a osé téléphoner]”, ‘Vous osez venir jusqu’ici! La pièce est dominée par la crainte d'un certain Muller, espèce de bandit international.Dire que la guerre ne nous aura apporté que ça! 11 n’y avait qu’un seul décor et un décor affreux.M.Deyglun est un homme qui a beaucoup de talent.Un dialogue riche, une psychologie robuste et, chose étrange, le sens du comique.Mais il s’acharne à reprendre les chemins battus maintes et maintes fois.Dans toutes scs pièces, il introduit une atmosphère morbide, qui verse dans le “mélo”.“L’esprit contre la chair” a été traduit dans quatre langues.M.Deyglun est un homme chanceux de pouvoir se payer ce luxe-là! André LANGEVIN M.Coldwell à Montréal ce soir M.M.-J.Coldwell, leader national de la C.C.F., parlera à Montréal ce soir, 12 mars, au Montreal High School, rue Université, près Sherbrooke.M.David Côté, député C., C.F.à la Législature de Québec, accompagnera M.Coldwell.Le sujet de l’allocution sera: Où allons-nous?MM.Lamoureux et Wilks présideront conjointement l’assemblée.Aviateurs décorés Ottawa, 12.(C.P.) — Las quarfisrs-gâ-néraux de l'Aviation ont annoncé la remise des décorations suivantes à des membres du C.A.R.C.en service outre-mer: Une agrafe à la "Distinguished Flying Cross", trois ''Distinguished Flying Cross" et deux "Distinguished Flying Medal".C'est le lieutenant de section R.-J.Audet, de Lethbridge, Alta, qui a reçu une agrafe à sa "Distinguished Flying Cross".I.e lieutenant Audet a été porté disparu et on le croit mort.De son côté, la "Gazette Officielle du ; Canada" a annoncé la remise de la Mé-1 daille de l'Empire britannique au sergent d'aviation Jean-Edouard Gélineau, de Ville-Mont-Royal, Que.Le gouvernement Benès à Kosice Les expositions Daudelin, Lyman et Roberts Depuis quelques années, il se développe un vaste mouvement artistique dans nos collèges.Les bibliothèques se sont d’abord perfectionnées, des journaux d’étudiants sont nés partout, où les étudiants essaient leur plume, des discothèques se sont formées ici et là, enfin ce sont les expositions de peinture qui savent intéresser les étudiants même les plus distraits.A L’occasion de la fête de saint Thomas^qui lui-même aurait eu, dit-on, certaines aptitudes pour la peinture, les philosophes de deux de nos collèges, le collège de Saint-Laur-rent et l’Externat classique Sainte-Croix, ont offert deux expositions qui méritent à leurs organisateurs l’admiration et l’encouragement du public, en même temps que nos félicitations.Charles Daudelin a exposé quelque 77 de ses oeuvres dans le hall d’hônneur du collège Sainl-Laurent.L’exposition était d’une belle tenue: huiles, dessins, gouaches, aquarelles, lavis: on reconnaît chez Daudelin une facilité de production qui n’atteint cependant pas pour cela “la somptuosité'’ qu’on lui accorde.Quelqu’un a pu féliciter Daudelin d’avoir créé des oeuvres qui rappellent “le fouillis admirable” de la nature.Le fouillis ne fait certainement pas défaut, et dans la nature et chez Daudelin; mais pour être admirable.dame, c’est autre chose! C’est Claudel qui dit dans l’inlro-duction au Soulier de Satin: “L’ordre est le plaisir de la raison et le désordre, les délices de l’imagination”.Daudelin a réussi de “beaux désordres”, et l’imagination s’en réjouit, en peignant des scènes où “la folle du logis” est laissée à elïe-même, sans que la raison pense même à intervenir.Tempête est du genre, aussi ses aquarelles et'lavis qui représentent son atelier de New-York et son studio.Là Daudelin se fiche du formalisme et nous montre les choses telles qu’elles sont dans les sujets qu’il traite: en désordre.Du même genre: Le divan rouge, La fenêtre et Intérieur.Il y a un desordre qui plait._ Daudelin a réussi de beaux désordres”, Mais il a par contre à son crédit de piètres fouillis.Et c’est le terme.Il y a désordre et désordre, comme il y a fouilis et foullis.Et, à mon sens, ces “compositions” ou tout sujet fait systématiquement défaut (entre nous, cela esbil réellement possible?) nous empêchent de donner le jugement total favorable que nous inciterait à porter sur son oeuvre entière le talent dont il fail preuve dans ses Natures mortes.Non, ces “compositions” diverses n’ont pas cette harmonie de couleurs, de formes, de lignes que l’on voudrait y trouver, en désespoir de cause.Elles sont de pauvres juxtapositions tout aussi monotones les unes que les autres de coups de pinceau, les uns généreux, les autres moins.Le Salon Daudelin n’en conserve pas moins pour cela tout son intérêt.C’est la première fois que Daudelin expose seul.Il est jeune et il expose dans un milieu étudiant tout ouvert au beau sous quelque forme qu’il se présente, mais d’un sens critique plus aigu qu’on ne le suppose généralement.^ A l’Exlernat classique de Sainte-Croix, John Lyman a exposé en compagnie de Goodridge Roberts.Anémones de Lyman est d un choix sûr des couleurs et Hich-bi-kers du même auteur possède une expression de mouvement remarquable en même temps des formes très détachées du fond de la toile.Poète, Portrait, Dr Paul Dumas et La lecture sont trois autres sujets bien réalisés, J.D.la Ace ne, au concert et à l écran L'forairs ties spectacles ST-DENIS : Le Petit Jacques ' 2 h.05, 5 h.50, 9 h.35.Un de la Légion: 12 h.45, 4 h.30, 8 b.15.4 ORPHEUM 1 “La Rue Outillée” 10 h.05.12 h.30.2 h 55.5 h 20.7 h.40.10 h 05 LOEWS ! “The Keys of the Klnitdom” 10 h.25.1 h.05.3 h.45.6 h.33.9 h.10.PALACE : “None but the Lovely Heart” 10 h.30, 1 h.15.4 h., 6 h.50, 9 h.35.CAPITOL : “Objective Burma” 10 h.30.2 h.5 h.35, 9 h.10.PRINCESS ! “3 1» a Family” 11 h.25.2 h.05.4 h.45.7 h.25.10 h.Londres, 12 — (C.P.) — On révèle aujourd’hui que le président Eduard Benès, après un exil de six ans, a quitté la Grande Bretagne pour aller siéger avec son gouvernement à Kosice, la deuxième ville i de Tchécoslovaquie en importance.il était accompagné par Mme Benès et par une douzaine de membres de son gouvernement et de son l état-major personnel, il sera rejoint1 à Moscou par d’autres membres de son cabinet et par des politiciens tchèques.Dans une courte cérémonie, préparée par des membres officiels de Grande Bretagne, Gcnès a remercié la Grande Bretagne de son hospitalité depuis son arrivée dans ce pays, soit en octobre 1938.Nouveauté L’art du théâtre d'Hanri GHéon Conditions de l’art dramatique.Des origines à l’âge classique.D'Hernan: au théâtre libre.Du vieux colombier aux jeux pour le peuple fidèle.Volume de 220 pages.Au comptoir SI.25.Par la poste $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” WtWîm.Les concerts Francescatti En récital, Zino Francescatti a confirmé la bonne réputation qu’il s’était créée avec l’Orchestre Philharmonique au début de la saison.Sa sonorité est Tune des plus pures et des plus soyeuses qu’on puisse rêver et sa technique aussi éblouissante qu’il est possible en deçà de la perfection absolue.Qu’il soit de plus excellent musicien, nous le savions déjà, bien que son programme de vendredi n’ait pas été construit de façon à nous le prouver.Pour débuter, les Variations de Tartini sur la Folia de Corelli, modernisées.par Francescatti uii-raê-me.C’est une oeuvre de virtuosité pure et vide de musique.Par contre 'a Chaconne de Vitaü est un chef-d'oeuvre qui ne vieillit pas, quand on l’entend exécuter avec ce son persuasif qui est l’une des plus belles qualités du violoniste français.Quant au Concerto en mi bémol de Mozart, il n’est pas particulièrement intéressant — ce qui arrive même à Mozart, — et l’interprétation de Francescatti n’est pas pour le rendre meilleur; je ne crois pas qu’il traduise parfaitement Mozart.Le reste du programme se composait de pièces quelconques, ce qui veut dire aussi bien le Tzigane de Ravel, oeuvre d’une habileté extraordinaire si l’on veut, mais où Ton sent trop la volonté déterminée du compositeur d’épater.La transcription par Francescatti de la Tarentelle de Chopin n’a rien de Chopin et c’est aussi bien, car ces dérangements de chefs d’oru-vre sont assez déplaisants.Ditto pour la Polka de Shostakovitch, amusante pour orchestre et même pour piano, et tout simplement plate pour le violon.Par un malheureux oubli, le programme ne mentionnait pas le nom de l’excellent accompagnateur.Je crois que c’était Emanuel bay, l’ancien accompagnateur de Heifetz et le chef Intérimaire de la Symphonie de Minneapolis.Romain-Octave PELLETIER // Porté disparu" à l'Arcade “Porté disparu”, pièce inédite de Mme Yvette Léon-Mercier Gouin, a été présentée pour la première fois samedi soir à YArcade.Les nombreux spectateurs présents n ont point ménagé leurs applaudisse-ments aux divers acteurs qui, dans l’ensemble, sc sont fort bien acquittés do leur rôle.Dans cette nouvelle création 1 auteur nous transporte en plein maquis français.Mme Gouin, qui semble fort bien documentée, nous a mis en présence des problèmes épineux créés par la présence de maquisards audacieux qui défient sans cesse les policiers et les espions de la gestapo allemande.“Porté disparu” souligne le terrible dilemme de l’obéissance au gouvernement de Vichy et de la collaboration avec les membres du Maquis.On y voit également le rôle de deux organisations policières, celle du gouvernement de Vichy et celle des forces de l’occupation.La pièce est intéressante quoique l’intrigue soit assez floue et quelques passages obscurs.Certains incidents imprévus se relient difficilement à l’action principale., ____INTERIM La gazette artistique Cinéma SAINT-DENIS: Le Petit Jacques avec Constant Rémy, Gaby Triquet et Annie Ducaux.Un de la Légion avec Fernandel.(Du 10 au 15 mars inclusivement).ORPHEUM: La rue oubliée, avec Charles Boyer et Margaret Sullivan.(Du 9 au 15 mars inclusivement).1 LOEW’S: The Kegs of the Kingdom avec Gregory Peck, Vincent Pirce et Thomas Mitchell.(Du 9 au 15 mars jnclusivement).PALACE: None but the lonely heart avec Gary Grant, Ethel Barrymore, Barry Fitzgerald.(Du 9 au 15 mars inclusivement).CAPITOL: Objective Burma avec Errol Flynn.(Du 9 au 15 mars inclusivement), PRINCESS: 3 is a Family avec Marjorie Reynolds, Charles Ruggles et Fay Bainter.Musique EGLISE ST.ANDREW & ST.PAUL: La Société Casavant présente Walter Raker, organiste, en récital.(12 mars).LE PLATEAU: Récital Jean Dan-sereau, pianiste.(13 mars).MONUMENT NATIONAL: Les Variétés Lyriques présentent “Le Chant du Désert” (du 22 au 29 mars inclusivement).SAINT-DENIS.— L’Orchestre symphonique de Pittsburg, sous la direction de Fritz Reiner.Soliste: Isaac Stern, violoniste (16 mars).HIS MAJESTY’S.— Martial Sin-gher, baryton, en récital (2 avril).Présentation de M.Louis-H.Bourdon.Tfcifltra MONUMENT NATIONAL; Frido-linons' 45.La peintura A TExternat classique des Pères de Sainte-Croix, rue Sherbrooke est, du 5 au 12 mars.Exposition des peintres John Lyman et God-ridge Robert, COLLEGE ST-LAURENT: Exposition des oeuvres de Charles Daudelin.(Du 4 au 13 mars).ST-DENIS A L'AFFICHE un Pi ac pcur-u rou r soutthéA pou A us s/tut P1 i c^nnnoet ARCADE COMMENÇANT CE SOIR n mm n Ni SJ* I iiT âv^/NE SUTT° FRÉcnEll ^AND MAR''0** ünmni Aujourd'hui Jusqu'à Jeudi MYRNA LOT WILLIAM POWELL "Thé Thin Man Goe» Home" Autre spectacle : "Abroad With Two Yank»” FRANCE-FaM présente vendredi, 16 man ST-DENIS soliste ISAAC SJERN violoniste BLI.ETS : $2.00 et $2.50 plus taxes.En vente au St-Denis, Ed.Archambault et C.W.Lindsay.Impresario : Canadian Concerts & Artists.Midi Heure féminine.1.00 Radio-Journal.1.00 Radio-Journal.1,10 Heure féminine.1.30 Heure précise.1 30 Heure féminine.2.00 Le Sentier musical.2.15 Polkas.2 30 On veut savoir.2.45 Orchestre.2.30 Poèmes ymphonlque».3 45 Pour las malades.4.00 Piano.4.15 Orcheatre.4.30 Parade de* vedettes.5 00 Heure.5 00 Thé dansant.5.20 CHLP ce .soir.5.25 Nouvelles.5 30 Radio-spécial.6.00 Nouvelle*.6.15 Méli-mélo.6.25 Sport.6.29 La température.8.30 Musique.$.45 Chanson* française*.7.00 Heure.7.00 Heure familiale.7.30 Sport.7.45 Oncle Troy.7 55 Nouvelle-éclair.8 00 Heure.8.00 Métairie Rancourt.8.15 Pianiste.8 30 Radio-comédie.9.00 Orchestre.9.30 Heure.10.00 Heure.10.00 Orchestre.10.15 Nouvelles.10.30 Heure de la déhae.11.00 Heure.LA COLONIE DE VACANCES DU SACRE-COEUR présent* AU PLATEAU LE 13 MARS LE CELEBRE PIANISTE iïA* e* Billet* en vent* à prix populaire chex Ed.Archambault, MA.6201 — C.W, Lindsay.MA.7701 — aux Amis de l'Art, FR.1119 et HA.8332 — $2.00, 1.50 et 1.00 1 O Fl R H E U M ebrov^' |Pldvf* (xMtrr SèteBAGRyMOh-, &»y-ffTZ6£RAlD ÎL A l'affiche PÜLRCE [CAPITOL A raffi-h' I MAÜlOtlE «EYNOtOS » CHAUlf (UGGlfSl If A Y BAINTIS-HtltN éSOPCUCKl V “HédeU 1 PAT OBRIEN «GEORGE MURPHY CAROLE LANDIS b 'mvm Wmtmi cmté* l’affiche Le comte — Madame, si vous saviez tout ce que la religion vous donne pour quelques fades courtisans qu’elle veut vous enlever! La baronne — Voyons, voyons, ne prêchez pas.Arrivons à la physionomie du noble amour, tel qu’on le mène en Bretagne el tel que l’Eglise le permet.J'imagine que c’est compliqué.Le comte — Il n’y a rien, au contraire, de plus simple, et cet amour consiste tout bonnement à aimer.La baronne — Monsieur le comte, ayons, s’il vous plaît, la précision du caféchism» .Du’aopelez- Le comte — J’appelle aimer, madame, un désir très grand du bonheur présent et futur d’autrui.La marquise — Mais cela s’étend à tout le genre humain.La baronne — J’allais le dire.Vous équivoquez, monsieur.Nous ne parlons pas de la charité, nous parlons de l'amour.Le comte — J’y viens, madame; mais il faut que cet amour soit premièrement enraciné dans la charité et s’en élance, passez-moi une phrase, comme la fleur brillante et pure de celte noble terre.A l’égard d’un homme, ce sentiment plus délicat et plus fort s'appelle l’amitié.Tous les hommes sont nos frères, il y en* un qui est notre ami.A l’égard d’une femme, c’est une servitude fière et profonde, et comme un don de soi-même où l’on ne réserve que ce qui est dû à Dieu.La baronne — Ce qui est dû à Dieu, c’est tout.On le disait au couvent.Le comte — On disait bien.Mais, de tout ce que nous lui devons.Dieu nous en rend assez pour sntis-j faire le coeur «) même contenter l’ambition d’une pauvre créature.Là femme qui veut être aimée plus que Dieu veut être aimée d’un drôle ou d’un sot, et elle n’entend pas ses intérêts, car le drôle la flétrit et le sol l’assomme.L’un et l’autre, d’ailleurs, l’aimant de celte façon, n’aiment en réalité qu’eux-mêmes.Us cherchent.Nous voici sur le chemin du cabaret.La baronne — Fuyons! Le comte — Je reviens sur mes pas et je répète que l’amour, c’est tout simplement aimer, non pas soi, mais celle que Ton aime; c’est vouloir qu’elle soit heureuse et parfaitement honorée, parfaitement assurée dans son bonheur; c’est aimer en elle non seulement une créature aimable, mais une âme immortelle et qui paraîtra un jour devant Dieu pour répondre de tout ce qu’elle aura reçu et de tout ce qu’elle aura donné.La baronne -— Nous voici dans la théologie.Le comte — Je vous en supplie, madame, ménagez-moi ici.Ces pensées de l’immortalité de TAme et du jugement, vous en êtes,peu ______ n ta ssixtnri.dre rire plus d’une fois; mais j’atteste qu’elles sont défendues contre les sages et les beaux esprits de votre intimité par beaucoup de bonnes raisons qu’ils ne connaissent pas.Remarquez, au surplus, que je parle de nos sentiments, à nous autres dévots, et que je cherche à vous les faire comprendre, comme vous me l’avez commandé.Ne suis-je pas dans mon droit?La baronne — Si fait; c’est ce qui m’irrite.Le comte, — Or, suivant nous, les femmes ont une âme; cette j ftme est immortelle; elle sera jugée, et ce serait un malheur, le I plus grand des malheurs, le seul | irréparable pour cette ame, si elle ; venait à se perdre, et, pour nous, ! si nous avions contribué à sa perte.Nous sommes donc obligés de régler nos affections de telle sorte que ceux qui en sont 1 objet, et nous-mêmes, non seulement nous .ne perdions rien, mais nous crois-isions en vertu.Je me persuade qu’on y trouve quelque garantie pour le bonheur.La baronne.— Un bonheur.sans mélange.Le comte.— Vous voulez dire un bonheur ennuyeux! Je n’ai rien à répondre.Lorsqu’on traite avec nous, c’est à prendre ou à laisser; mais aux coeurs qui veulent de grandes flammes, la barrière d’Italie est ouverte, et il reste des pianistes à enlever.La baronne.— Allons, vous abusez de cette équipée.Le comte.— Mon Dieu! madame, les combinaisons de deux j coeurs ne sont pas si variées que ! l’on pense.Ou cela, ou des intrigues de paravent, ou l’austérité de l’affection chrétienne, voilà toutes i les sortes d’amour; en dehors de quoi il n’y a plus que l’association ! bourgeoise pour la tenue des li-1 vrcs et la conservation de l’espèce humaine.J L „ .Jean Bruchési.Le meutre du jeune Benson Deux semaines après le lâche assassinat du jeune Benson, sur le mont Royal, les officiers du bureau des détectives de Montréal ont déclaré qu’ils entretenaient encore “un certain espoir” de capturer le meurtrier.Un suspect dont la liaison au cn- qu’il savait combien nous sommes imparfaits; il connaissait notre grande faiblesse, il savait que nous sommes les candidats malheureux et souvent vaincus par les rit ses de l’enfer; et c’est pour cela qu il a inventé l’Eucharistie: pour nous fortifier de sa force même et nous conduire à la victoire définitive contre l’ennemi de son amour aux prises avec des difficultés de toutes sortes; il a vu le désarro' nos manques d’amour.La crecne, | lèverai et j’irai vers mon Père, la fuite en Egypte, la vie cacnee, xous avions parfaitement compris les mesquineries de toutes sortes j impossibilité d’une vie uniformé-derri il fut l’objet pendant sa v*® ment tournée eonKfè Dieu; nous publique; lui dont le partage etai.j avions choisi le moven salutaire - ¦ inférieur à celui des betes, car ^si l’intelligence a vu clair: mais nous produit dans l’Ame par le passag • elles avaient leur tannière, lui n a- ne noos sommes pas levés.L’amour énervant des tentations; il * vu^ia vait pas une pierre où reposer sa : de soi l’a emporté sur l’amour de tête.Quid ultra f acere début/qu au- ; Dieu, parce que le coeur a man-ruis-je pu faire de plus que je n ai que! pas fait?, , : Dr nous savons parfaitement, L'Eucharistie est un mystère d a-j mes frères, que l’hostie est le pain mour.Or, un mystère, mes Frères, des forts, nous savons qu’à son vous le savez, c’cst une vérité iniw , contact nous retrouverions la for-possible à comprendre.Et de fait, ee; nous savons que dans l’eucha-l’intelligence seule ne trouve pas de nstje le Christ a multiplié son motifs suffisants pour expliquer coeur à I infini pour Je donner à l’hostie.On saisit parfaitement la I l infinité de ceux qui n’en ont raison d'être du sacrement de bap- [ Plus, mais nous ne sommes pas in-tème et de tous les autres; ils sont Jiuietes par 1 obligation de prendre comme les gardiens de la vie sur- ^sn7’ 1 Hudson B 2.00 .28", 28% 28', US Rubber 2.00 .56% 55 *2 56 111 Cent.Ry .27% 27% 27'- US Steel 4.00 63 * 62 63* > * Int.Lake .35 9’’i 9% 9% Do prlv.7.00 1411.111 1 141 ’ Ï Int.Harvest 3.00 .78', 77"» 78 Vanad Steel ,50 .25 241 £ 24 To Int.Nickel 1 60 32 ' 31 % 32% Warner Pic's : 4 *.g 14 14 tv Int.Pap.Co Lt.23".22 * 23", Westinghouse Un 2 00 47% 46’ 2 47 Do Co Lt 5 00 .89% 89% 89' Westinghouse 4 00 125 123*2 124’ •• Int.Tel.Ac Tel.26', 24% 26% Wor Pum 1.87% .50% 49', 50% Bourse de Toronto Quemont.dans les mines d'or et quelques titres à bon marché dans 1rs pétroles ont montré de la vi- I Rueur aujourd’hui.La tendance i était ferme et les échanges se main- ' tenaient à un bon niveau.Uuemont était en offre à 2.20 ce matin, après un gain de il.') cents avec la fermeture.Cheslerville, Bn-gamac.Gillies et Osisko se sont améliorés, dans les mines d’or.Dans les pétroles de l’ouest, Mid-Continent a grimpé de 8lu à 2fi et Last Crest a fait un gain de 3Vi à 17.Home, British-Dominion et Vor-milata aussi montraient de la vi- i gtieur.Dans la section industrielle, des gains sont apparus pour Loblaw “A” el International Pote.Dans les métaux usuels.Mining i Corporation a haussé de à et Steep Kosk a accusé un rcul de 7 cents à 2.92.Dans le groupe des papeteries, Consolidated Paper, MacLaren, Powell et Brown ont tous enregistré des avances fractionnaires.La Bourse de New-York Wall Street affichait une légère tendance au recouvrement au cours «le la matinée, après la dégringola-«le de la semaine denière, toutefois les changements opérés n'étaient que fractionnaires.Vers 1 heure du midi, les avances enre-gistrées_ étaient majoritaires, è American Sugar a grimpé de 3 points, à la suite de la publication de bons rapports financiers.International Telephone a atteint’ un nouveau sommet pour l’année 1944-1945.U.S.Steel, Santa Fe, General Motors.Kennecott, Western Union “A”, Standard Oil of New-Jersev, Montgomery Ward, United Aircraft, Du Pont, Studebakcr, Safeway Stores, Pennsylvania.Flint-kote et Glenn Martin ont tous amélioré leurs positions.ê La Bourse de Montréal Les papeteries affichaient une meilleure tenue au cours de l’avant-midi, sur notre marché local et la tendance en général était ferme.Dans le compartiment des mines d’or, Joliet s’est de nuoveau montré actif, ce titre a fait un gain «le 4 1-2 et plus de 50,000 actions ont changé de mains durant la matinée.O’Brien, dans ce même grpu- Record dans la aroduction de viande en 1944 I.n production de bestiaux et de viande au Canada en 1944 a dépassé celle de tontes les années nréeé-dentes.Il s'est abattu aux établissements insnectés 8 71)0,000 pores, en augmentation «le 24f'/fi sur 1943: 1.-354.000 boeufs, soit de plus ou’en 1943: 050.000 veaux, soit lO^ô de plus qu’en 1943 et 959,000 moutons et agneaux ou S^o île nias ou’en 1013.La production de viande d ms les abattoirs industriels ou 1rs fabriques de conserves a été plus fo rteque jamais en raison de cette augmentation des abatages.Cette quantité énorme «le bestiaux que les cultivateurs ont envoyée au marché en 1944.dit M.H.K.Leckie dans Vh'conomiste agricole.a placé un gros fardeau sur les moyens des abattoirs.Ces moyens, qui avaient déjà été agrandis pendant la guerre, ont été taxes au plus haut point pendant le plus fort des arrivages pour l'abatage.la préparation, le refroidissement, l'emmagasinage et la distribution du nombre de bestiaux offerts.Les moyens de transports et des entrepôts frigorifiques, des pares à bestiaux et tous les intermédiaires qui s’occupent des bestiaux et du commerce «le la viande, ont été utilisés également jusqu'à la limite «le leur capacité.Quoique la production de viande en 1944 ait été plus considérable que jamais, il n’y a pas eu de surplus.De fortes quantités de bacon et de boeuf ont été expédiées outre-mer, conformément à l’accord conclu avec le Hovaume-Uni.tandis que la consommation intérieure «le biande par tête de la population atteignait un nouveau point.M.R.-M.Brophy nommé président M.Reginald M.Brophy.a été élu president et directeur de Rogers I Majestic Limited, Rogers Electrr*-« nie Tubes Limited, ainsi que des fi-; baies «te cette compagnie.M.Bro-phy était jusqu'à récemment gérant i général de Canadian Marconi Co.j où il a résigné scs fonctions pour Choses et autres M.C.Belts, président de Breweries Limited, vient d’annoncer qui la Walkervillc Brewery Limited sera absorbée et désignée sous la nouvelle raison sociale de Carling Breweries (WuJkerville) Limited.La production d’or du Transvaal en 1944 a été de 12,277,228 onces au lieu de 12,800,021 onces en 1943.La valeur du rendement de l’année a été de 103,128,715 livres sterling, ee ar le R.Père Damase La-gantes ne veulent plus de leurs bel 7 7- ~ |3K« CETTE ANNONCE DANS L'INTERET PUBLIEE ANCIENS COMBATTANTS berge, O.F.M., provincial des Franciscains, assisté des RR.PP.Alfred, O.F.M., comme diacre, et Charles-Emile, O.F.M., comme sous-diacre; les servants étaient les RR.FF.An-gello, O.F.M., et Pascal, O.F.M., et maitre de cérémonie, le fils de la défunte, R.F.Lévi, O.F.M.M.le turé J.-A.Paiement avait fait la levée du corps.Deux messes basses ont été mmmmm ’¦v- ¦ m Al,is am anciens comUittanU qui désirent réclame^lca crédit de réadaptation S, vous voulez réclamer votre crém a., -réitits de réadapteeog_aH-m! ~ uvant d’arme com ancien» combattants.V oua n£-sulté co fonctionnaire^ ilrrrr aucun en| Bien que ce crédit profitiez, le Ministère desire 7e ™ pour lesquelles Parlement a determine .d paires « «être z votre crédit pour ces des anciens vous employez déterminées., „ortAins ex-miU- Cependant, il est ont contracté des taires, hommes o i’e’mploi de leur crédit ŒpUüoTA des Ans autres aue celles qui sont déterminées par la ion m.nrenez pas d’.n«.»ements sans posséder "* P?« re£elgnem.ntv nécessaires tous les ren7’*"7Znit, .haut mentionnées Pour éviter les diff et n€ [aites pas de ne signez pas d engatï ^ ministère des paiements sans co ^ Agissez ainsi Affaires des anciens comteUante.^ gi^ ^ ^ même si vous etes c€rtal ^’employer votre quelle vous vous proposez dem^ ^ crédit de réadaptation est lu J des minées par la loi.Vous en v0US renseignements complets ^nt, au adressant personnelleme ^ ré^pution au Surintendant des crfilts.des Affaires plus proche bureau du immstere des ^ des anciens combattants.Cotta conMiltatlon vau» aidera * faire va.plan.t ^ réclamer E” exposez Pas à des votre tre £!it car le paiement d^‘—^ w allocations pour suivre ues réclamer les de f„rma(lon pro- umvenulmnes ^ araIltaj W ie b ^ fe9^^e«i’r le* terres destinées aux anaerns tmtattants.Vous avez tout le temps voulu SmeTTtre crédit dans les dix ans ,0.SSt votre libération des sendees armes.le plu* r»PP'®chc ^ .—‘c*.—- — Ministère des *H*ir.» des «.cens cornb.m tûtes, une par le R.P.Geoffroy, O.F.M., et l’autre par le R.P.Vital, O.F.M.; ils avaient comme servants les RR.FF.Jacques, O.F.M., et Hor-misdas, O.F.M.Dans le sanctuaire on remarquait les RR.FF.Gratien, O.F.M., Benti-vole, O.F.M., M.le curé J.-A.Paiement, l’abbé J.-A.Aird.La chorale, sous Ja direction de M.Charles Goulet, a exécuté la messe de Perosi et Antonio Letourneau touchait l’orgue.Le deuil était conduit par le mari de la défunte, M.Lévi Reid; ses fils: M.Hilaire Reid, Me Georges-F.Reid, avocat, R.F.Lévi, O.F.M., Paul et Jean Reid; son gendre: M.Lucien Sansoucy; ses petits-fiis: MM.Claude et Gilles Sansoucy, Pierre et Bernard Reid; ses frères: MM.Alfred, Albani et Joseph Guérin; ses beaux-frères: MM.Alphonse Allard, Alex.Tanguay; ses neveux; MM.Rodrigue, Lucien, Maurice, H Georges Reid, Jean, Jules, Claude Guérin, Claude, Albert et Nazaire Reid: ses cousins: MM.A.Reid, P.-H.Reid, Théo., Paul-Albert Reid, Aimé Laberge.Dans le cortège on remarquait: Me Gustave Adam, c.r., le Dr A.LeBei, Me Charles Emard, c.r., Me J.-A.Beaulieu, c.r., Me B .de L.Bour-gois, avocat.Me Germain Bock, avocat, le major P.Langlais, le capitaine L.-P.Authier et les lieutenants Claude Jodoin et H.Pagé, MM.Jean Daoust, A.Painchaud, J.-F.-Eugènc Michaud, A.Boucher, E.Chartrand, Jean Gravel, Joseph Painchaud, Z.Maheu, H.Fournier, J.-A.Cécyre, Ovila Legault, H.Filion, L.Paquelr te, H.-A.Prud’homme, Maurice Houle, A.Drapeau, F.Fortier, L.-P.Tur-gean, J.-E.Marquis, Hilarion Barbeau, Ernest Villeneuve, A.Duriva-ge, Maurice Carbonneau, L.-P.Tur-gean, Arthur Brossard, R.-H.Cu-ningham, Paul et Alex.Painchaud, H.Legaré, J.-Y.Lord, J.-A.Lariviè-re, M.-A.Saint-Laurent, N.Décarie, A.Gendron, L.Trottier, H.Daoust, Théo.Laurin, P.Laberge, Hector et René Hardy, J.-A.Gariépy, Alphonse Millette, Dr Gaston Demers, Emile Girardin, H.-L.Bordelau, Nap.et Ernest Piuze, Jules L’Heureux, Ernest Chénier, G.-E.-Oscar Gince, H.Roy, P.O.R.N.G.R., Maurice Gyre, L.Fournier, J.-H.-O.Hébert, Me J.-A.Morissctte, Eugène Duplessis, A.Gauthier, A.Cournoyer, P.Bélanger, J.Laberge, J.Montcalm, E, Martel, J.O’Reilley, Maurice Roy, L.Parent, J.-O.Papillon, C.Trued, H.Fi-liatrault, J.-O.Laurin, Z.Allair, L.Trottier, R.Faulin, Alex.Dostie, G.Favreau, D.Désilets.André Meek, J.-L.Gadoury, L.Ladoury, G.Raymond, P.Boucher, Z.Poupart, M.Lefebvre et une foule d’autres.L’inhumation s’est faite au cimetière de la Côte-des-Neiges.Mort du curé de ' Saint-Bernard M.l'abbé Napoléon Roy était âgé de cinquante-quatre ans M.l’abbé Napoléon Roy, curé de la paroisse Saint-Bernard, à Montréal, est décédé subitement ce matin.à l’âge de 54 ans, 8 mois.Il était né à.Montréal le 10 juillet 1890.Il avait fait ses études au collège de Montréal et au grand séminaire de Montréal.Il avait été ordonné le 14 mai 1916.Il avait élé secrétaire de Son Exc.Mgr Bruchési, de 1916 à 1922; vicaire à Saint-Lotrts de France de 1922 à 1925;_vi-cairc à Sainl-Eusèbe de 1925 à 1928; vicaire au Saint-Nom de Jésus de Maisonneuve, de 1928 à 1939; aumônier à l'hôpital de Notre-Dame de la Merci de 1939 à 1943 et enfin curé de la paroisse Saint-Bernard depuis 1943.Survivent à M.l’abbé Roy, sa mère, Mme Vve Ed.Roy; ses frères, M.l’abbé Donald Roy, aumônier de l’hôpital Notre-Dame de Lourdes, et M.Luchen Roy, employé civil; .j Affaires des anciens combattants.r 'S UforltensiOi Ministre des Aff smm DES ANCIENS COMBATTANTS u t «nvovez-là à un miliUir* outre-mer.wlie d’une sérié.Déeaupez-U et envoyez Cette annonce fait parue u ui.v MINISTÈRE DES nv-ie ACHETEZ VOS ELEURS ICI La Patrie Fleuriste 168 «ft.S.-CATHIRINE Eroutei Livraison oartout direct»- •* tend! meat d» notre «erra- C.H L.P chaude PL.1786-1787 1Z h 1S It h.M i OUVERTS DE 9 H.A 5 H.30 - SAMEDI COMPRIS ?UPUI5 Pour la première communion ou la communion solennelle Ü4i «hV ' k: Pas de commandes postales k ce rayon.DUPUIS — rez-de-chaussée (De Montlgny) COMPLETS 2 PIECES POUR 5 à 10 ANS 945 et 1045 Beaux complets de printemps et d'été pour les garçonnets.Serge BOTANY tout laine et bleu marine.Veston droit et culotte droite.Belle confection.COMPLETS 3 PIECES POUR 5 à 10 ANS 1250 • 1350 • 14,s Prix variant selon la qualité de la serge.Veston droit avec culotte droite et culotte Breeches.Serge BOTANY tout laine .en marine.ALBERT DUPUIS, présidant.A.-J.DU GAI» v.-p.et eér ttén.RAYMOND DUPUIS, ree.-trés.une soeur, Cécile et une belle-soeur, Mme Lucien Roy.Les funérailles auront lieu jeudi matin, à 8 h., en l’église paroissiale de Saint-Bernard.La translation des restes se fera mercredi après-midi à 4 heures.L’inhumation aura lieu au cimetière de l’Est.* * * Le Devoir offre ses respectueuses condoléances à la famille.Entraînement aérien additionnel Le ministre canadien de l'air, M.Gibson, annonce une entente à cet effet, avec le Royaume-Uni Ottawa, 12 — (C.P.) — M.Gibson* ministre de l’air, a annoncé hier soir qu’un accord avait été conclu entre le Canada et le Royaume-Uni pour entraîner un nombre additionnel d’équipages aériens, sur des bases réduites du plan d’entraînement du Commonwealth britannique.M.Gibson a déclaré, samedi, que le règlement du plan d’entraînement aérien et les dispositions pour le fonctionnement des écoles d’équipages pour la “R.A.F.” sont les deux objectifs immédiats du programme de l’air.La déclaration dit que bien que tous les détails de l’accord entre les deux pays n’aient pas encore été définis, l’entrainement va commencer immédiatement dans huit écoles de l’aviation qui ont opéré sous le plan de l’entrainement aérien.Ces écoles sont: l’école d’entrainement de vo] élémentaire No 10 à Pendleton, Ont.; l’école No 23 de Yorkton, Sask.; l’école No 3 du service d’entrainement aérien de Cal-gary; l’école No 18 de Gimli, Man.; l’école de navigation centrale No 1 de Rivers, Man.; l’école de reconnaissance et de navigation No 1 de Summerside, I.P.E.Le colonel Gibson a déclaré que les arrangements financiers n’avaient pas encore été conclus mais que les bases de discussion avaient satisfait les deux pays.Ce nouvel accord expirera automatiquement le 31 mars 1945, mais il peut se terminer plus tôt si l’un des deux pays envoie un avis de deux mois.Ce nouveau programme est destiné à renforcir les équipages outre-mer, car le gouvernement veut maintenir le standard des services à sa plus haute efficacité.SES FILS) (BERNIER BE.2551-2 4M 5T jul.net IMPORTATtURS EN GROS MO NTAtAL TtlI-tJ (.MMSOCj k COTONS Une Somme catéchistique canadienne Un ouvrage providentiel, véritable mine oout le clergé paroissial, les prédicateurs, les éducateurs et les parents.Six gros volumes abondamment illustrés; une méthode catéchistique solide, vivante, simple et claire comme l’Evangile.• Tous les commentaires s'appliquent directement au texte du petit catéchiste de Québec.• Un ouvrage appelé i rénover complètement notre enseignemtnt catéchistique.L'oeuvre d’une r^igieuse des SS.de l’Assomption de Nicolet.m — Les secrets ée Ben Dieu (Dogma) — tome I — 200 cages .$1.00 tome II — 216 cages • •••# •• ss* * «*•••••••••••••eee••••••••••• $1.00 — Les sources de la vie (Sacrements) — tome III — 228 cages *»••**••*••••••«eeeeeeeeeeeeeeeee••••###•##• $1.00 tome IV — 232 cages t»eeeeeeesseees*eeeeeeeeeeeeee«e«eeeeeeeeeee $1.00 tome V — 224 cages .».$1.00 tome VI — 239 pages •*••••••»••••••eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeaeeeeeeeeee $1.00 “Men cahier d’enfant de I’Egtise” 3 cahiers destinés aux classes de 7e, 8e.9e.IS sous !» cahier.S.v.p.ajouter 10% pour trais de port SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” — Cahiers b l’usage des élèves t “Mon cahier d'enfant de Dieu” 6 cahiers d'exercices pour les six premières années du cour*.10 sous le cahier.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.