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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 3 février 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1945-02-03, Collections de BAnQ.

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"Le Canada eat une n»«tuu souveraine et ne Veut avec docilité accepter de >a Orande-Brcta-gne.ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d'autre l'attitude qu'il lui faut prendre envers le monde.La premier devoir de loy&itsmo d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth Britannique des nations, msls envers le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un très mauvais service* au Commonwealth." "Sbe Is a sovereign nation and cannot take her attitude to the world docilely from Erltaln or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’s king and thoee who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth '* (1-X-J71 Lord Tweedsmuir LE DEVOIR Directeur t Georges^ELLETIER Montréal, samedi 3 février 1945 ' VOLUME XXXVI — No 27 REDACTION ET ADMINISTRATION 490 EST.NOTRE-DAME, MONTREAL TELEPHONE t •Elsir Sl«1* SOIRS.DIMANCHES ST FETES AdminlstraHoe t REIeir 3361 Rddactie* : BEUir 2984 Gérant : BEIair 3361 Armée russe à moins de 51 milles de Berlin “Radio-Saint-Boniface, Limitée Capture de Soldin et début du siège de Kustrin magnifique initiative des Franco-Manitobains - Le problème de la radio et son extrême importance- La générosité des minorités- Sachons admirer.même les nôtres LE ROLE DE NOTRE PROVINCE n NOBLESSE OBLIGE' Une trè» brève dépêche annonçait l’autre jour la fonda->n, au Manitoba, d’un nouveau poste de radio: Radio-int-Boniface.Il faut ajouter à cette dépêche quelques mmentaires qui en dégageront le sens, qui pourront ms orienter vers des réflexions d’ordre très général.Radio-Saint-Boniface est une entreprise que l’on en-id bien asseoir sur de solides fondations juridiques et onomiques, mais qui a’est pas d'abord une institution lancière.Tout au contraire.Il suffirait pour s'en con-incre de jeter un regard sur l'émouvante photographie li couvrait une bonne partie de la première page d’un ut récent numéro de La Liiberté et le Patriote de Win- pCg’ .e n Première assemblée des actionnaires de Radio-Satnt-Bo- face (Limitée), disait le titre Et le précieux document ait flanqué de la légende suivante: Un groupe imposant de laïques, de religieux et de ligieuses, de prêtres séculiers assistaient à la réunion û a marqué la fondation officielle de Radio-Saint-oniface Limitée.On remarque de gauche à droite, en ¦emière rangée.Soeur Marie des Neiges, économe gé-*rale des Soeurs Oblates, Soeur Marie-Madcleuie, su-irieure de l’Ecole Ménagère, Soeur Marie du Carmel, g.rn., Son Honneur le juge L.-P.Roy, de Saint-Boni-ce, M.l’abbé A.Sabourin, curé de Saint-Pierre, .Orner Pelletier, qui a présidé l’assemblée, Mgr Mar-n Kessler, vicaire général du diocèse de Winnipeg, .J.-A.Marion, président général de l’Association Education, M.l’abbé Antoine d’Eschambault, chanr 'lier de l’archidiocèse de Saint-Boniface, M.1 abbe .Mireault, le T.R.P.Majorique Lavigne, provincial »s Oblals de la province du Manitoba, le R.P.L.ailhot, S.J., recteur du Collège de Saint-Boniface, leur Louise de France, supérieure de l’Institut Colle-, al Saint-Joseph, Soeur Luc d’Antioche et la Rév.ère Trottier, provinciale des Soeurs Grises.Cette sèche énumération n’évoquc-t-el!e point toutes s forces spirituelles qui ont fait le Manitoba français, qui i sont aujourd'hui encore l’armature maîtresse?* * * C’est qu’aussi bien il s’agit tout d'abord d’une oeuvre ; préservation religieuse et nationale.II n’est pas besoin d’insister auprès de ceux qui ont des eilles pour entendre et des yeux pour voir sur 1 extrême iportance, comme facteur de propagande, de la radio.Ile est plus puissante, à certains égards, que le journal, r elle n’exige aucun effort, elle n’exige même point qu’on che lire.Il suffit de tourner un bouton, et tout de suite •ferlent discours, nouvelles, conseils, etc.Si la radio est d’une langue autre que celle que l’on irle à la maison, mais que l’on y comprend tout de même, est cette langue qui aura tôt fait de s'emparer de l’esprit, : la pensée et, demain peut-être, du coeur des auditeurs, miculièrement des jeunes qui ne sont pas encore formes, ussi dans les milieux mixtes n’existe-t-il point de plus jirsant facteur d’anglicisation qiie la radio anglaise.Nos amis n’ont pas tardé à s’en rendre compte, et ils (U demandé que l’on fît à leur langue une plus large place la radio.— à la radio officielle surtout.Mais, outre j’il fallait se battre pour obtenir dans ce domaine la moin-re concession, il restait qu’on pourrait toujours objecter ue la ipajorité est la ma orité ,et qu il faut établir en anséquence les programmes radiophoniques.Alors, nos amis de l’Ouest ont décidé, sans renoncer, ien entendu, à leurs droits quant à la radio officielle, de lire autre chose, d’essayer de constituer une radio dont s seraient les maîtres.Cela ne nuisait à personne, ne pou-ait gêner personne.Radio-Saint-Boniface, qui ne tardera pas, dit-on.à snrtionncr.est la première réalisation de ce programme.I est à espérer qu’il sera suivi d’autres, à travers les plaies de là-bas.Car les besoins sont partout aussi grands qu’au Mani-aba.* * * Pour mettre sur pied Radio-Saint-Boniface, il a fallu onsentir de larges sacrifices.Si l’on entend faite de Radio-aint-Boniface une institution financièrement solide, per-onne n’espère que ses actionnaires tireront de la société le moindre bénéfice matériel personnel.L’argent que les Franco-Manitobains mettent dans l’entreprise ne rapportera jamais que des dividendes d’ordre intellectuel et moral.Aux dernières nouvelles, les souscriptions du seul Manitoba dépassaient les $50,000.Ce serait, en gros, l’équivalent de quelque $3,000,000 pour les Canadiens français de notre province.Ceci, naturellement, est en plus de tout ce que nos frères de là-bas ont dû verser pour leurs oeuvres nationales.¥ * * Nous n’y pensons pas assez souvent.Dans toutes les provinces en majorité anglaises, les Canadiens de foi catholique et de langue française doivent s’imposer de lourdes contributions pour maintenir leur vie nationale.Vous n’ouvrez guère un journal de ces régions sans y relever la trace ou l’écho d’une souscription nationale.Dans plusieurs des provinces, ces souscriptions sont des institutions régulières: elles se répètent d’année en année.Elles ont le grand avantage d’assurer la cueillette de fonds que les circonstances rendent nécessaires et de rappeler à tous les grandes et douloureuses réalités nationales.Elles intéressent directement aussi à ces cueillettes un très grand nombre de gens.De toute façon, elles font oeuvre d’éducation nationale.* # * Si cet effort persévérant, méthodique, où se prodiguent inlassablement d’admirables dévouements se développait en un pays lointain, et que nous en prissions connaissance par des voix étrangères, nombre d’entre nous acclameraient, et avec raison, cette lutte pour la vie.Ils ne sauraient crier assez haut l’enthousiasme qu’elle leur inspirerait.Est-ce une raison de moins l’admirer parce qu’elle se passe chez nous, parce que ceux qui se battent sont des nôtres, des hommes qde nous pouvons quotidiennement coudoyer?Certains semblent croire qu’il n’y a de grandeur que dans le passé.C’est une dangereuse et cruelle illusion.Sans doute le passé a d’incomparables prestiges.N’est-ce pas Hello qui a dit (et je me rappelle qu’Adjutor Rivard le citait dans un discours ancien) : Le souvenir purifie comme le feu et le vent du passé n’apporte que le parfum des roses?Ce n’est pas une raison pour ne pas voir, en dépit des verrues peut-être que feront tomber les années, les splendeurs du présent.Or la vérité, c’est que, depuis trente ou quarante ans, nous avons vécu quelques-unes des plus belles pages de notre histoire.Cette fondation de Radio-Saint-Boniface nous le rappelle après beaucoup d’autres faits, modestes parfois mais splendides.Sachons ne pas l’oublier.« V * Sachons ne pas oublier non plus que la province de Québec a charge d’âmes.Elle est.sinon la plus ancienne (il faut toujours se souvenir que l’Acadie est notre aînée), celle du moins que les circonstances ont le plus favorisée.Elle dispose d’une population forte, compacte, munie d’institutions puissantes, de richesses relativement considérables.* Cela lui crée des devoirs particuliers.Noblesse oblige.Tous ces groupes lointains sont d’ailleurs scs avant-postes.Leur défense hii importe tout autant, à la vérité, que la sienne propre.Les aider, ainsi que l’a tant de fois redit M.Bourassa.c’est nous aider nous-mêmes.* * * Vérité ancienne, vérité profonde, vérité bienfaisante dont, plus d’une fois, notre vieille province a prouvé qu'elle savait magnifiquement se souvenir.Et que, jamais, elle ne devra laisser s’effacer du plus intime de sa mémoire.3-II-45 Orner HEROUX irnet d'un naturaliste Une famille éprouvée Les vents d’automne soufflent les rnières feuilles qui se détachent s branches et s’amoncellent au ed des arbres et dans les sentiers s bosquets.Les gelées de novem-c, indice d’un hiver prochain, ¦trissent les derniers vestiges de.végétation qui formait jadis la rdoganle parure des jardins et s forêts.Le soleil, à son réveil, uwc le sol durci et givré au con-ct de l’air glacial que les ténèbres icturnes soufflent sur la nature digente.Consternés â l'aspect de la dèso-Hon qui envahit leur domaine nn-t, découragés par le pénible pré-ge du froid et de la tourmente qui t priveront de leur subsistance, s derniers passereaux, hôtes de té, s'enfuient vers des climats 'us cléments devant les premiers ocons de neige que te vent souffle dre les arbres dèftaillés.L’écureuil roux s'empresse d ac-iniuler à l’intérieur d’un fro,*c arbre èvidê les provisions mdis-•nsables à sa survie au cours des ois enneigés.La marmotte et le mia que le froid engourdit s en-orment d’un sommeil prolongé au >nd de leur nid souterrain.La lonffelte, interrompant ses raisonnée* nocturnes, s’enfonce ô abri de son terrier où elle passera l’hiver dans un état léthargique.Le jardin du manoir, toujours gai et animé durant l’été, ne peut se soustraire à la tristesse ambiante qui étreint les êtres de la nature en face des misères et des maux formant le cortège accoutumé de l’hi-ver.Au nombre des hâves habituels du domaine, une famille de souris à pattes blanches (Peromyscus leu-copus) se prépare à prendre ses quartiers d'hiver.Réunies autour de leur mère, entre les racines de l’arbre qui les a vues naître, cinq jeunes souris aux yeux vifs, parées d’un joli ventre blanc, assises sur leur derrière, écoutent docilement les conseils que leur prodigue la sagesse maternelle.“Mes chers enfants, dit la mère aux souriceaux, la vie est bien triste pour nous.Nous n'avons jamais été aussi misérables que cette année.On ne peut plus vivre egi paix, ici.Les arbres de ce jardin où nous avons la coutume de faire nos nids tombent sous les grands coups.Nous ne pouvons plus trouver de place pour nous mettre à l’abri.Alors nous allons sortir d’ici.Tous ensemble, nous irons passer l’hiver dans la grande maison de pierre qu’il y a dans le jardin.“Cetle'maison, je la connais bien; je l’ai visitée bien des fois.Bile a des armoires pleines de toutes sortes de bonnes choses.Mangez plein votre ventre tout ce qui vous plaira; ne vous gênez pas.Où il y a de la gène ,il n’y a pas de plaisir.Mais toujours et partout, soyez prudents! “Il y a des animaux patins et moustachus dans la cave de cette maison.Ils ont des griffes crochues et des dents pointues.Ne tondiez pas entre leurs pattes.On dit qu’ils aiment mieux nos voisins en plumes; mais entre les murs des maisons, ils ne refusent pas les souris.Ayez toujours les yeux grands ouverts; ne prenez pas de risques.Si un de vous avait la malchance d’être pris et mangé, ce serait un malheur sans remède et je pleurerais toutes les larmes de mes yeux.“Ce n’est pas tout! Il y a aussi des gens dangereux dans cette maison.Même si vous les entendez dire de bonnes paroles; ne vous y fiez pas.Ils ne nous aiment pas; non! ils veulent notre mort.Je ne pense pas qu’ils aient du goût pour les fricots de souris; ils nous laissent à leurs bêtes de malheur.Ces gcns-là sont injustes.Ils prennent bien soin de leurs sales minuteurs; ils les flattent; ils leur donnent les meilleures choses du monde; mais ils n’ont'pas de pitié pour les pauvres souris affamées.’ “Et st ce n’était pas assez de leurs méchants mangeurs poilus, ces gens cruels mettent à des bouts de broche, ù des morceaux de fer, le manger que nous aimons le plus pour mieux nous tuer.Attention! mes enfants, faites bien attention à ce que je vais vous dire: Si vous avez le malheur de toucher à ces af- faires-là, vous vous ferez prendre par le cou, vous pâtirez, puis vous mourrez.Mangez toujours dans les plats et les assiettes.Lorsque vous trouverez un tuàrceau de nourriture sur un boui de planche, fermez-vous les yeux et sauvez-vous au plus vite.La mort entre par les yeux, dit-on.“Encore une fois, mes chers enfants, soyez adroits it prudents! Voilà les conseils que je vous donne, avec ma bénédiction’’.Nos souriceaux, convaincus de l’opportunité et de la sagesse des recommandations maternelles, prennent l’engagement solennel de fuir les mille périls, d’éviter les multiples embûches que leur tendent les hommes inhumains et leurs animaux griffus.(à suivre) Paul DESPRES 3-II-45 Bloc - notes Une dépêche au “London Daily Mail” Il n’y a pas que les gens des Etats-Unis pour être renseignés d’exécrable façon, soit par des correspondants soit par des envoyés spéciaux de journaux ou de périodiques de leur pays, sur les choses du Canada français.Un correspondant spécial du London Daily Mail à Montréal, qui signe d’un nom qui paraît n’être qu’un pseudonyme, Don Iddon, adressait à son journal, au cours de décembre dernier, une dépêche dans laquelle il présentait une analyse à sa manière de la situation politique au Canada.La fabrication de son petit papier l’a amené à parler assez copieusement du Canada et des Canadiens français, en des termes qui paraissent inspirés par les discours et ia propagande de M.le sénateur Bouchard et de ses coryphées tant de langue anglaise que de langue française.Les Canadiens britanniques parlent avec mépris des "maudits Français et des maudits Zombies” (damn Fren-chies and Zombies), et les Canadiens français parlent d’oppression, d’exploitation et de participation aux guerres de la Grande-Bretagne (fighting Britain’s Wars).Parce que les émeutes et les manifestations se sont apaisées, cela ne signifie pas que les troubles soient finis.Le venin et le poison demeurent.Franchement, les Canadiens français, dans l'ensemble, ont peu de souci pour nous.Ils détestent intensément les non-Français.Ils s’attachent passionnément à leur langue maternelle et, jusqu’à tout récemment, ils ont résisté à l’enseignement obligatoire.Us sont asservis à l’Eglise catholique (they are in the thrall of the Catholic Church), its ont l’obsession des injustices et des oppressions du passé.L’attitude quelque peu raide et parfois arrogante du reste du Canada à leur endroit a excité tes flammes du mécontentement.Le maître du London Daily Mail, lord Beaverbrook, qui n’est autre que l’ancien Canadien qui avait nom Max Aitken, devrait avoir pourtant les moyens, si les niHlions du ciment ne sont pas épuisés, de se payer à Montréal un correspondant qui le puisse honnêtement et proprement renseigner sur la province de Oué-bec et le Canada français en général.Mais, sait-on jamais?Peut-être les correspondances que le Daily Mail reçoit de Montreal sont-elles inspirées de la maison-mère même qui est à Londres.Sa seigneurie lord Beaverbrook peut bien avoir la fantaisie de se payer un petit intelligence service à la fois très informai et très nocif.Auquel cas, toutefois l’on se demande où Sa Seigneurie peut bien vouloir en venir avec tout ça.Le coton du Brésil Les Etats-Unis du Brésil ne sont pas contents d’une menace à leur industrie du coton et à leur économie en général qui résulte d’un fait de politique commerciale des Etats-Unis d’Amérique, ceux qui nous sont voisins, les V.S.A.Il parait que cela pourrait avoir des répercussions à la fois profondes et malheureuses Jors de la réunion prochaine de la Ligue Pan-Américaine, à Mexico.La menace dont le Brésil se plaint provient de ce que le Congrès de Washington, à sa dernière session, a voté une loi qui doit permettre aux exportateurs de coton des Etats-Unis de pratiquer le dumping, à n’impor-tc quel prix qu’ils pourront en obtenir, de la plus grande partie possible d’un surplus de 600,000,000 de balles d’une marchandise qui les afflige.Ces exportateurs vendront pour le prix qu’ils pourront trouver et l’Etat fédéral de leur pays les in-i demniscra, aux frais de tous les contribuables, pour toute la différence entre les hauts prix domestiques du coton et les prix qu’ils auront obtenus à l’exportation.Semblable politique de dumping subventionnée peut convenir aux exportateurs des U.S.A., mais elle est tout à fait contraire aux intérêts économiques et commerciaux des Etats-Unis du Brésil; selon les Brésiliens qui sont également exportateurs de coton sur les marchés du monde, la politique de Washington est en contradiction, voire même en violation d’un accord commercial conclu dès 1936 entre Washington et Rio de Janeiro et qui était supposé être une riposte, de la pert de Les opérations, devant la capitale allem ande, sont retardées par un dégel subit — Barricades et tranchées à Berlin LONDRES, 3 (A.P.) — Le bout commandement soviétique a annoncé hier soir que les troupes russes sont arrivées à moins de 51 milles de Berlin après une avance de 15 milles à travers de solides défenses ennemies.Mais les Allemands disent que les Russes attaquent la forteresse de Kustrin, à 40 milles seulement au nord-est de la capitale.A Berlin, on prétend que quelques unités soviétiques ont même franchi l'Oder à 38 milles de Berlin.Le communiqué de Moscou annonce la prise d'Alt-Limmritz, à 10 milles à l'est de Kustrin, et de Drossen, à 14 milles au nord-est de Francfort et à 51 milles à l'est de Berlin.Kustrin et Francfort sont les deux seules forteresses de première importance devant Berlin.Par la prise de Soldin, une outre grande forteresse à 57 milles au nord-est de Berlin, et à 25 milles de Kustrin, d'autres troupes russes sont arrivées à 36 milles de Stettin.Cette pénétration vers la Baltique a pour objet d'isoler les troupes allemandes qui sont en Poméranie.Cette manoeuvre vers Stettin a aussi pour objet de protéger le flanc droit de la 1ère armée russe-blanche du maréchal Zhoukov qui se dirige vers Berlin.Les troupes russes ont pénétré à deux endroits dans la forteresse encerclée de Schneidemuhl, à 95 milles au nord-est de Kustrin.On rapporte aussi que la garnison assiégée dons Koenigsberg commence à manquer de munitions.Les Allemands signalent que les Russes ont passé l'Oder au sud-est de Cosel, près de la frontière de Tchécoslovaquie et ô 70 milles ou sud-est de Breslou.La marche sur Berlin est gênée par un dégel subit, imprévu à cette saison et qui a transformé les routes en boue; mois une dépêche de Moscou dit que des vents froids soufflent de Sibérie à travers la Russie vers l'Allemagne, et qu'ils devraient bientôt donner aux Russes un sol plus solide.Les Russes rencontrent aussi des champs de mines et des unités de chars qui livrent une résistance énergique.Selon des renseignements dt sources clandestines en Allemagne, la 6e armée blindée, composée exclusivement de Loupes d'élite et qui a conduit l'offensive des Ardennes en décembre, a été envoyée à l'est pour protéger Berlin.Dans Berlin, les Allemands érigent des barricades, creusent des tranchées autour de la ville et mettent les édifices en état de défense.Des dépêches de Stockholm disent que des bombardiers de la R.A.F.ont allumé de grands incendies dans la capitale allemande avant l'aube hier.On installe des champs de mines tout autour de la ville.Entre Berlin et l'Oder, des colonnes de chars et d'autres appareils blindés, ainsi que des divisions d’infanterie motorisée se dirigent vers le fleuve; l'aviation soviétique bombarde et harcèle ces routes.L'agence allemande "Transocéan" dit que le vaste mouvement militaire dirigé par le maréchal Zhoukov entre dans une phase nouvelle et que les Russes regroupent leurs forces après avoir atteint l'Oder sur plusieurs points.La propagande allemande cherche à raffermir le moral de la population en vue du "dernier appel à la reddition" de la part des trois grands chefs alliés; on dit aux Allemands que la tromperie politique est une partie décisive dans la guerre."Dienst aus Deutschland", une publication des Affaires étrangères, dit aux Allemands qu'ils ont le choix entre "la victoire ou la Sibérie" et exprime la crainte que les Russes tentent de se servir du Comité allemand libre de Moscou.Le ministre allemand des Affaires étrangères, dit 'Transocéan", ne considère pas le général Walther von Seidlitz — président du comité allemand de Moscou — comme une réalité politique, mais comme un vulgaire traître et déserteur; mais l'Union soviétique est une réalité avec laquelle il faut compter et dont rl faut étudier la conduite.Les journaux allemands dénoncent ce qu'ils appel lent l'offensive des trois chefs alliés contre la morale de guerre du peuple allemand; ils disent que les chefs alliés sont des criminels de guerre et des ultra-hypocrites.Le "Voelkischer Beobachter" écrit que les "bolchevistes, les Etatsuniens et les Anglais peuvent différer sur plusieurs points quant à leurtl aspirations pour la domination du monde; mois qi^jÉMont parfaitement unis sur un point: leur haine du pWple ollemand et leur détermination que l’Allemagne, après cette guerre, soit réduite à une semi-colonie d'une puissance ou d'une outre.deux pays américains.à la politique de subventions à l’exportation que le gouvernement nazi pratiquait déjà.Il s’est évidemment jete beaucoup de café à la mer depuis 1936 et c’est ce qui parait inquiéter les Brésiliens qui ont le sen^ des intérêts économiques de leur pays.Le café a été très longtemps à ia base de l’économie brésilienne; depuis 1930, le coton avait Jargement remplace le café.Il représentait environ un tiers de l’exportation totale du Brésil.Voici qu’à cette économie renouvelée, ou plutôt modifiée, les U.S.A.s’apprêtent à porter atteinte.11 ne paraît pas que ça soit de nature à resserrer les liens de la communauté des Amériques.Au prochain congrès de Mexico, il n’est pas invraisemblable que l’amitié panaméricaine file, c’est le cas ou jamais de le dire, un mauvais coton.Si le cas so produit, VVncle Sam y aura bien été pour quelque chose.“Army Act” Sous la signature du nouveau ministre am C IH).! • NLlï » © Pi.Jft 1 2 3 4 S é 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 jl8 19 20 21 22 23 24 25 2é 27 28 ITT’ Les enfants des familles "royales" sont familiers avec l'histoire des ancêtres, le nombre des générations, les noms des héros.Les fils des "princes" et des nobles savent par coeur tous les traits caractéristiques de leur famille.Les sujets des princes et des rois, les simples "citoyens" ont droit eux aussi d'aimer leurs parents, de connaître leurs ancêtres et d'en être fiers.Pourquoi pas ?Rois, Princes et Citoyens, devant les hommes et devant Dieu, sont égaùx.INSTITUT GÉNÉALOGIQUE DROUIN Une oeuvre nationale digne de votre encouragement 4184, rue Saint-Denis — Montréal » tmman»* documentation méthodiquement accumulée.31 ant da recherche» pi tien te».Généalogie de tout Canadien français, France-Américain sa Acadien, Ecrivea-nom peat rentaignementa at honareiraa. r V Trois sous le numéro ABONNEMENTS PAR LA POSTI EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montréal rt la banllaua) Etats-Unis et Empira britannlqua 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRI CANADA 2 00 Etats-Unis et UNION POSTALE 3.00 DEVOIR Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press”, de l“A.B.C.et de la C.D.N.A.SAMEDI, 3 FÉVRIER 1949j TEMPS PROBABLE NUAGEUX ET DOUX M.Duplessis opposé au bloc des provinces 4uciine résistance nipponne à Manille Unités américaines rendues à 18 milles de la capitale !ljlluel,cc'3
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