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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 19 juillet 1965
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1965-07-19, Collections de BAnQ.

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VOL LV1 — NO 166 FAIS CE QUE DOIS MONTRÉAL, LUNDI 19 JUILLET 1965 * Météorologie FETE DU JOUR Siint Vincent d« P»ul Couvert (VM quelque* édiirciM •« qottibilitét d'*v«r»M Maximum : 75 La> librairita PILON INC Gractet/sefé de SHEARER LUMBER (0.LTD.MONTRÉAL PapH?n*i • Dactflograptaci Armsolret d# bureau Ottawa retarde I extradition de Rivard M.Cardin annonce que la présence du détenu sera peut-être nécessaire dans l’affaire du vol d’or et au procès de Denis L’OPPOSITION Une enquête approfondie doit précéder l'extradition A la ioi« non dissimulé* qui a accueilli dans les milieux politiques fédéraux, l’annonce de la capture de Lucien Rivard, a succédé une réaction assez généralisée qui laisse prévoir que le présumé trafiquant de narcotiques sera de nouveau au centre d’un débat politique sur la colline parlementaire.Alors que le gouvernement Pearson manifeste son intention d’extrader Lucien Rivard aux Etats-Unis dans les plus brefs délais, les partis de l’opposition réclament du gouvernement Pearson qu’il profite de la présence “surveillée" de Rivard au Canada pour étudier en profondeur l’influence du monde interlope sur le gouvernement et l’étendue de la corruption politique i l’intérieur du gouvernement.En somme, il ne s'agit pas de savoir si Rivard ¦era ou non extradé, mais quand il le sera.De façon générale, la première réaction des porte-parole des différents partis fédéraux a été de se réjouir et de féliciter les corps policiers qui ont participé à l’arrestation de Rivard vendredi dernier, en particulier la Gendarmerie ro-vale et la Sûreté de Montréal.I.e leader du Crédit social, M.Robert Thompson, un ancien ministre conservateur.M.Alvin Hamilton, et le premier ministre Pearson sont du nombre.‘ Excellente nouvelle”, s'est écrié le premier ministre en apprenant la chose vendredi eoir, durant un très court arrêt à l’aéroport d'Halifax.Il s'apprêtait alors à monter dans un hélicoptère qui devait l’amener à Antigonish, (N.-E.), où il a présidé hier à l'inauguration officielle d’une bibliothèque à l’université de Saint-François-Xavier.Ayant obtenu confirmation de la nouvelle, il a déclaré : l'air ravi : ‘‘Je félicite les corps Foliciers qui ont participé à arrestation.La justice pourra désormais suivre son cours.” Puis, en badinant, il a dit au sénateur Connellcy.qui l’accompagnait : ‘’Nouvelle confirmée.Convoquez des élections !” De son côté, le nouveau ministre fédéral de la justice, M.Ixicicn Cardin, a déclaré samedi que le gouvernement ne perdra pas de temps dans la préparation de l’extradition de Rivard aux Etats-Unis » trois organisme» «ont affilies au Conseil du Travail du Canada Il semble que l'accord ne soit pas parfait a ce moment-ci entre les organisations nationales et locales du moins chez les facteurs.Nous leur avons demande vendredi après l'annonce des augmentations de tenir une réunion dans le plus bref délai possible el maigre Iniil.ils attendent a mardi, a commente hier M Decarie, \ Vancouver hier une assembler des postiers de I* région »'e«i prononcé» »n faveur d'une grève dan* les grande» ville.» du pay» fin p j cep*ti riant p*.« fixé le moment d* I* grève m»'« un porte-parole * dérUré que le» employés de Vancouver *in»i que ceux de Montréal et de quelque* au tre.» ville» importante» se met traient en grève au cours de la semaine, peut-être mercredi.Poisson pêché HALIFAX — Les pécheurs des provinces maritimes ont pris au total 109.400.000 livres de poisson en juin, soit 14.000 -000 livres de plu* que la moyenne de juin au cour» des trois années precedente».Le Québec (.Suite rit In premiere payt) sur la transférabilité et la surveillance des régimes de retraite prives va opposer, lors de la conférence, le gouvernement québécois au gouvernement fédéral.Loi inutile Celte cnlente c.-.t intervenue jusqu'ici entre le Quebec et l'Untario et il est généralement reconnu a Québec qu'elle s'étendra eventuellement a toutes les autre* province» quand elles seront prêtes à légiférer sur les regime* de retraites privée Le gouvernement fédéral » fait connaitre son intention de légiférer en celte matière "comme pour mettre un chapeau", a dit un haut fonctionnaire québécois, aux lois provinciales correspondantes.Le Québec estime que cette législation a venir du gouvernement fédéral est "inutile'' et c est pourquoi il demande que soit inscrite à l'ordre du jour de la conférence la question de la législation visant les régimes de retraite privés Cette demande du Québec, d ailleurs agréée, permettra a la delegation que piloiera M.•lean Lesage de signifier l’opposition du Quebec au projet de loi fédéral Québec riemao dera simplement d» le retirer.Lai banque» Selon, ri'autrt part, de.» dé rlaralion» faite» a Quebec, il y a quelque» semaines, on pou-vail prévoir que la conférence fédérale provinciale allait faire du tapage autour du projet du gouvernement fédéral, déjà examiné par un comité des Communes, d’amender la loi des banques.M.Eric Kierans, ministre du Revenu el membre de la délégation permanente du Québec à la conférence, a dit en Chambre, au mois de mai, que ce projet de loi fédéral allait fournir la matière "d'une halaille fnrmiriahle" a la conférence Toutefois.M -lean Lesage a révélé dans une interview, répondant à un journaliste qui voulait «avoir pourquoi cette que«tion n'etait pas inscrite a l'ordre du jour de la conférence "qu'elle a déjà été discutée " Il a aiouté qu'il en avait été question entre lui et M.Mal 1er Gordon a Montréal, le 8 mai dernier, lors d'un entretien qui reste fameux et qui a eu lieu entre les premiers mi-nlslre* canadien et québécois, M Paul Uérin l.aloie, ministre québécois de l'Education, M.Walter Gordon et M.Guy Fa vreau.alors ministre fédéral de la Justice."Vous constates maintenant que nous avons abordé une foule de choses à cet entretien du 8 mai." a commenté M.Lesage oui avait antérieurement annoncé que le transfert de la juridiction sur les Esquimaux du Nord québécois avait également été réglé durant cet entretien.l a question de.» droits miniers sous-marins, inscrite à l'ordre du jour, range du cité du Quebec, selon une déclaration de M Lesage, sept autre.» provinces contre le gouvernement federal Dn sait que le Québec est actuellement en dispute avec Ottawa concernant un permis d'exploration minière dans le golfe Sainl-Laurent.permis accordé par le gnuvernément fédéral à la société Pan-Ainenean.de Calgary.L* Québec » accordé des droits identique» d'exploration au même endroit, à l’Hy-dro-Québec.Réadaptation Vne initiative du Québec a fait inscrire un autre sujet a l'ordre du jour de la conference fédérale provinciale qui est la réadaplation rie» prisonnier».Interrogé là-de.xsu», M Claude Wagner, ministre québécois de la Justice, a déclaré que "toute lutte intelligente contre le crime organise suppose la réadaptation rie» prisonniers ” On apprend, par ailleurs, à Quebec, qu'à l'arltcle de la lutte contre le crime organisé et de la réadaptation des prisonniers.le Québec avertira Ottawa qu'il s'agit de juridiction mixte entre les provinces et le gouvernement federal et que tout programme de lutte contre le crime organise, dans l'optique du Québec, doit, au préalable, comprendre une consultation avec le.» provinces.L'extradition (Suilt rie In premier» pnr/e) cher elle sans avoir pu lui parler Ce n'est que samedi ma tin.au moment de la compani-tinn.que Mme Rivard a pu rencontrer son mari pendant quelques minutes La comparution a été brève Elle a aurtout donné lieu au retrait, par le ministère public, représentant la justice quebecoi.se, des plaintes portées contre Rivard, plaintes portant, il est vrai, sur des délits mineurs En entendant le procureur de la couronne retirer ses plainte.» et le juge accéder a cette requête, l'avocat de Rivard n'a pa» caché sa deception L’instruction de re» causes, en effet, aurait permis à son client de gagner du Irmps en retardant d'au taoi sa cnmparutinn devant la justice américain» Le.» ob»pr»at»ur« non* pas manque de manifester un cer fam étonnement eux-aussi.en apprenant hier soir la decision du ministère d» la jus'tce de surseoir rie quelques jours, au moins, à ! extradition de Lucien Rivard A l'annonce du retrait par la justice québécoise des plaintes pendantes, on avait pu croire, en effet, i’>f).Le Ministre de la défense a souligné, la semaine dernière, qu’une telle ponction sur 1 s forces actives des U.S.A.amènerait > gouvernement à envisager de rappeler mielques classes de réservistes et de prolonger la durée du service des conscrits.De son côté, le gouvernement sud-vietnamien a décrété la mobilisation de tous les hommes et femmes valides de IX à 45 ans mais la plupart des observateurs, même américains, attachent assez peu d’impor-lunce à cette mesure destinée à impressionner favorablement l'opinion américaine : même les meilleures unités d’ac-tive sud-vietnamiennes manquent d’esprit combatif et manifestent une lassitude d'ailleurs compréhensible.décision de Washington de doubler au moins ses effectifs au Vietnam c! d’assumer pratiquement la direction l'es opérations vient confirmer la deterioration constante de la situation militaire.l.a lutte contre la guerilla a, surtout pour le combattant étranger au pays, queloue chose du mythe de Sisyphe.< hioi que l'on fasse, l'ennemi, insaisissa-h!c.réparait toujours, bénéficiant du concours actif ou résigné de la population.i 1 l'emporte finalement à l'usure, parfois meme sans avoir obtenu une victoire nn-htaire vraiment décisive.Des Etats-Unis ont.là-bas 80.000 hommes, ils y en auront le double dans quelques mois; l'armée sud-vietnamienne compte de 250 à 300,-000 hommes, plu» une milice aux effectifs équivalents.Face à ces deux armées, le Vietcong représente, estime-t-on, de 50 a 65,000 combattants et de 80 à 100,-000 auxiliaires.Si on tient compte des seuls militaires ou combattants totale ment engagés dans la guerre, on constate que les guérilleros du Front national de libération luttent a 1 contre 8, avec des moyens bien inférieurs a ceux des Américains : ils ne cessent pourtant d'étendr» leur emprise.Il découle de la une autre constatation : les bombardements aériens des U.S.A.contre le Vietnam du Nord, présentés comme un moyen efficace de réduire l'activité du F.N.L.et de supprimer l’aide de Hanoï aux maquisards, n'ont aucunement atteint leur objectif.I^e Viet-cong manifeste depuis quelques semaines une activité et une audace plus grandes que jamais dans le passé et, autant qu’on le puisse savoir, l’assistance fournie par Hanoï au F.NM,., assez chichement mesurée jusqu'au printemps dernier, commencerait à devenir importante, en matériel et en hommes.(On affirme, côte américain, qu'une division complète nord-vietnamienne serait désormais à l'oeuvre dans le sud; il paraît probable, en tout cas, que quelques bataillons s’y trouvent ).Certes, les milliers de tonnes de bombes et autres explosifs répandus par les avions américains sur le Vietnam du Nord depuis février ont entraîné de grandes pertes pour Hanoï, notamment en ce qui a trait à l’infrastructure routière et ferroviaire ainsi qu’à la production industrielle.Le choc psychologique et politique qu’en attendait Washington ne s’est visiblement pas produit.Aggravation, extension et interna tionalisation du conflit : telles sont les conséquences de la politique de force adoptée par Washington, politique dans laquelle il s'enfonce de plus en plu* et qu'il va lui devenir chaque jour un peu plus difficile d'abandonner.Or.cette politique a sa logique interne et ses dangers évidents : il serait singulier qu’elle ne conduise pas, un jour plus ou moins proche, à un grave incident entre Américains et Chinois, avec toutes les conséquences que l’on pressent.De même, la prise en charge de la guerre par les Etats-Unis et l\wcroissement massif de leurs effectifs entraîneront inévitablement une intervention directe du Vietnam du Nord : les Américains eux-mémes ont déjà supprimé dans les faits le 17e parallèle.Il ne serait pas étonnant que dans un an.les U.S.A.aient 300,000 hommes sinon plus encore au Vietnam, tandis qu’i!« exerceront des pressions grandissantes sur leurs alliés, occidentaux et orientaux, pour les amener à s’engager directement.• Il est visible que, pour le moment, c'est le groupe des activistes, la ligne “dure”, qui l'emportent à Washington.Il est non moins certain que le Vietcong et le gouvernement de Hanoi ne céderont pas à la force et qu’aucune négociation ne sera possible a laquelle le premier ne participerait pas.La politique actuellement suivie par Washington n'a de sens nue si les Etats-Unis sont disposés à tout faire pour gagner la guerre du Vietnam, a accepter le risque d’un conflit étendu a l'Asie entière, à envisager même l’hypothèse d’un conflit mondial, l.a tentative de règlement par la force d’un problème politique et idéologique ne peut aboutir qu'a la confusion de ses auteurs ou à la catastrophe.Les Américains affirment depuis longtemps que le h’.N.U.est “téléguidé” de Hanoi ; ne pourrait-on penser, en retour, que la véritable capitale du Vietnam du Sud se trouve a Washington Jean-Marc LEGER Les étrangers possèdent 40 p.c.de l'actif des industries canadiennes æzn_^ y r~-n ii "tt r - —t iror1 iinrn iiwruiirr•wiw'rwiiwiTij .iwiiiii .iiiiir-iiiiiwmmm l ALGERIE APRES BEN BELLA L'expansif et le taciturne Le leader est à ta tribune.Il parle de sa voix un peu lourde aux inflexions rauques : il sait trouver les mots chers a la fou !e qui l'ecoute dans l'ombre et dont le ressac chaleureux semble le porter : ee sont les longue* noces de Ben Bella et des masses Ecoutons-le : “Frr res, le scoutisme est une noble activité (j 41 prépare les cita yens au service de l'Etat.' 7'Vafcj/o Wen Bella — “Je suis convaincu que le scoutisme.s'il était obligatoire, reu droit de grands services à r Algérie'’ — "Yahya Ben Bella: Yahya Hen Bella !” — "Frères fort de rotre approbation, je proclame que désormais le scoutisme est obligatoire en Algérie ” Te! est le gouvernement de la tribune et du micro .tel le connaissent Ghanéens et Indonésiens et beaucoup d'autres : tel l’ont expérimenté les Algériens l n homme qui a pris une part importante a la lutte d émancipation, qui a saisi et ressent les aspirations de la foule, qui exprime ses passions et ses espoirs ; un homme qui ressemble à chaque citoyen mais en sait davantage et connail l'art de* mots de la tribune: un homme qui a con fiance en sa vocation de guide et ne doute pas d'étie à la fois le chef et chacun des obscurs militants, cet homme parle ei sa parole se fait acte .el cel acte prend force de loi.Démocratie directe?Pour un temps, pour le temps où l’écho qui vient d'en bas est adhésion avant de se faire mécanisme I,adhésion se fonde sur la représentativité du leader, sur ta conformité de ses idées avec celles du plus grand nombre, sur les services rendus.Quand il parle de socialisme, avec ce que le mot arabe d'ichtirakya contient d'égalitarisme et de mise en commun des richesses, il exprime à la fois une tradi lion et une aspiration : el il est vraiment le peuple algérien, avec sa charge de passe dense et d'avenir informe et chaleureux.Mais cette légitimité dil fuse qui le porte et l'investit peut quitter le chef., des lors qu'il cesse d'etre à la fois le foyer el le reflet, le cri et l'echo ; dés lors que le métier et ses ruses l'emportent en lui sur ta spontanéité, et que chez les auditeurs ce qui était échangé n'est plus qu'audition par Jean LACOUTURE de mots d'ordre et rituel d'Etat.Alors l’eloquence.source du pouvoir, retombe lourdement sur lui et le rhéteur n'entend plus que son propre chant, ses protestations d e sincérité Mais plus il s'isole et plus sa mission lui parait sacrer, el plus le désert qui l'entoure lut semble devenir celui où mù rissent les prophètes, plus il s entête dans son sofiloque Est-ce U la description de ce que furent, pour Ahmed Ben Bella, les semaines qui précédèrent le solstice de juin, et cette ascension qui lui était promise à la tribune du Palais des Nations, comme hôte de soixante-cinq délégations africaines et asiatiques, et le voyage à Paris’’ I.es ultimes images de cette phase de sa vie publique que transmettait naguère un film de télévision sous-entendaient qu’une faille se creusait entre le tribun révolutionnaire el une foule encore- amicale, mais qui avait cessé d'écouter et se contentait d'entendre ses objurgations.comme fait un abonné des théâtres nationaux pendant une tirade du repertoire Ben Bella dans le rôle de Ben Bella .Un personnage de profil Te 19 juin, a 20 heures.Té-cran de la télévision algérienne •m souvent meublé du large visage brun a la lippe enfantine fit surgir le plus étrange personnage.le pius étranger en tout cas à ec genre d'exercice.Oublies la faconde méditerranéenne.l'aplomb du tribun, le "de vous a moi" que.sur un autre registre, les Français connaissent bien Quel est donc ce personnage qui semble toujours de profil, tant il ed de chanté, et en retrait, tant il est timide " Que! est ce regard enfoui dans le papier lu d’une voix mal assurée, ce buisson ardent de chevelure claire, ce front calciné ?Houari Bou-medienne est en train de tuer un style de gouvernement Ta première fois que je Ta vais vu.c’était a Oujda.au camp Larbi Ben M Midi, le 23 mars 1902 T'armée des frontières.qu'il commandait, rece vait les cinq prisonniers d'An-noy.dont Ahmed Ben Bella dès leur sortie de France, via la Suisse A la tribune, il avait précède le futur chef de TE tat.Serré dans une gabardine mastic d'agent secret, il n'avait lancé que quelques phrases.Mais elles avaient frappé, car le chef d'état-major de TA L.X.avait pris pour leitmotiv non les sacrifice* des combattants qui Tecoutaient.ou Tindependane# proche, mais un mot oimui qui signifie reconstruction Dressé au milieu de son état-major, ce militaire au regard farouche ne parlait pas de droits et de fierté, mais de devoirs austères et d’efforts à venir.Quelques minutes plus tard, je pouvais m'entretenir un moment avec lui Et là encore, ce ne fut pas de bataillons et de fait* d'armes qu'il fut question.mats des oeuvres de Frantz Fanon, dont il se disait grand admirateur, et de l'avenir du village algérien, qui lui paraissait le noyau même du socialisme de demain.De là à voir en lui un révolutionnaire agrarien de style fidéliste.un disciple de* soldats laboureurs de la "longue marche" .On Tccrivit beaucoup alors, on l'enferma volontiers dans des propos ou la pioche doublait le fusil dans la main des soldats.où le militaire ne devait être qu'un militant armé, où le dynamisme révolutionnaire devrait l'emporter sur toute autre vertu au sein de TA.N.P.Deux péché* •riginplt Mais il se trouve que derrière ce visage de derviche, de man geur de feu au front couronne de flammèches rousses qui tient à la fois d'Ho Chi Minn jeune el de Vincent Van Gogh à Au-vers-sur-Oise.un cerveau très lucide fonctionne.Et Ton devait s'apercevoir assez vite que ce chef de maquisards avail su 1res vite réviser des conceptions empreintes de lyrisme révolutionnaire pour les doubler d'idées plus classiques sur la puissance do ieu, l’organisation logistique, l'articulation des grandes unités.Loin de passer tout à trac de la guérilla à !a ferme, de l'embuscade au meeting, la troupe de Boume-dienne allait s'ordonner en une armée sinon classique, du moins fortement organisée, se référant à des modèles éprouves — loin de Potsdam, certes, mais loin aussi des milices de la révolution permanente % vMËÊmmÊBSk Le renvoi du directeur de “ MAINTENANT” Si quelqu'un m svait demande, il y s une semaine ; pensez vous de la revue "Maintenant”, dirigée par Bradet j aurais ete embarrasse pour repondre.BLOCS NOTES le vois évidemment la reçue à tous le- mois J'en ai lu maints articles depuis une couple d années.Mais je ne m e lais pas encore formé une opi nion claire sur celle publica tion Force et faiblesse de ‘ Maintenant" L’esprit de la revue est très ouvert "Maintenant" a servi de lieu d accueil intellectuel pour plusieurs éléments qui.tout en ne se voulant pas con formistes.acceptaient de s’exprimer par le truchement d'une tribune d'inspiration dire tienne.Sans aller jusqu à due.comme l'affirme un peu douteusement le P.Bradet.que la revue a empêché plusieurs per-sonnes de sombrer dans Tin croyance ou de rejeter le ca Iholici.sine, je conviendrais \n lontiei's qu elle a aide plusieurs hommes d'ici a découvrir TE glise sou- un jour plus jeune Un ai ait parfois Timpres sion que les sujets aborde» étaient trop amples trop rom plexes non seulement pour la préparation de certains colla horateur».mais aussi pour le 1 pc de présentation que pouvait en faire "Maintenant".II en résultait parfois un* im pression de bonne volonté un peu confuse qu on rùl souhai lee Miutenue par une plus grande rigueur intellectuelle Mais cette faiblesse difficile meut éiitable a l'intérieur de la formule très liberale qu'avait choisie le P Bradel.était compensée par un immense avantage ¦ "'Maintenant" favorisait l'expression, à l'intérieur de la "maison" catholique, d'un grand nombre d'inquiétudes Ire- réelles qui se fussent exprimées de toute manière sous d'autres auspices.La revue n'a inventé aucun problème, na créé de toutes pièces aucun sujet elle a littéralement puise ses thèmes dans la conscience du milieu que nous formons ensemble.On a beaucoup critiqué certaine' "reponses ' proposers par des collaborateurs de "Maintenant On a sans doute oublie que.dans plusieurs cas.les “questions" méritaient au moins autant d'attention que les “réponses ’.Lue fois saisie la eonrplexné extrême de cer-tin' problèmes, on e(lt peut-être été moins sévère devant le caractère imprécis de certaines réponses Le plus souvent, c est la manière de poser le* question» bien plus que les réponses ul times, qui divise les catholi que* Certains ont un altran naturel pour les questions sim plement posées, pour les grandes questions de fond qui sont selon eux, les mêmes pour tous les hommes, à toutes les épo que*, sous toutes les latitudes : pour ceux là.les réponses doi vent aussi être claires et sim pies Dieu existe.l'Eglise est hiérarchique pourquoi rou vrir sans cesse le débat sur ces ventés établies ?D'autres es prits.au coniraire.aiment aborder les problèmes a partir de la problèmatique chère à leurs contemporain* Devant les interrogations des hommes de leur temps, ils cherchent non pas d ahord une réponse mais une intelligence des rai aons qui antenent les hommes a penser et à parler comme Us te font.A leur* yeux, aucune affirmation de l'homme d'aujourd'hui n'e*t à priori aolte.malhonnête ou stupide avant de juger et de répondre, ils préfèrent * appliquer à com prendre C'est évidemment cette deuxième méthode que pratiquait "Maintenant'' sous la direction du P Bradel r *»l un* methi>de chargee de risques certains mais dont la nécessite est évidente dans l'Eglise d'aujourd'hui Le depart du P.Brader A cause de cet effort de comprehension et de dialogue qu'il incarnait, le depart appa remment prématuré du P Bra det est un événement qui dopasse de beaucoup la personne du directeur de Mainte nant" et la revue elle-même Ce qui surprend, ce n'est pas le départ lui même aucun re ligieux n'est, que je sache, propriétaire de la charge qu'il occupe C’est plutôt la manière dont s'effectue le départ Deux points, en particulier, nous pa raisscnt ob*curs 1 ) Il y a d'abord le fait qu'on n'a point communique a l'intéressé les raisons précises de son renvoi.J'ai toujours eu une vive admiration pour Toi dre de saint Dominique.J'ai pu constater, à maintes repn ses, qu'on y acceptait, qu'on y cultivait meme, une atmosphe re de discussion entre ment bres ordinaires et supérieurs qui dépassait ce qu on pouvait observer dans la- plupart des autres ordres.A cause de cela, je suis resté surpris de la maniéré dont le P.Bradel a été informé de «on renvoi.“On ne m’a donné aucune raison, dit-il Je n'ai pas ru la lettre (dit supérieur général)”.Je blâmerais personnellement le P.Bradet de n'avoir pas insisté, avec la fermete respectueuse qui «tait de mise, pour tonnait re ces raisons, dàvoir même porte le débat dans le public avant d'avoir apparemment épuisé toute possibilité de clarification à l'intérieur même de l'ordre.Mais il reste qu'on n'excuse point les omissions des su périeurs par celles des infe rieurs Les fautes des stipe rieurs sont plus graves, parce qu elle.» viennent de plu* haut et quelles engagent souvent des valeurs beaucoup plus lar ges que les personnes de leurs auteurs.2) On est intrigué, dans cet te histoire par la discrétion extrême des supérieurs cana dicn.s de l'ordre La décision, dit-on, a été prise par le supé rieur général de Tordre.Fui-elle discutée au préalable avec les supérieurs immédiats du P Bradel ?Fut-elle acceptée sans discussion par ceux-ci ?t'es questions en apparence ba nales soulèvent tout le problème des relations entre les autorités “internationales" et les autorités "nationales" d'un ordre religieux Elles soulèvent aussi toute la question des rapports immédiats entre supérieurs et sujets D faut ici s'avancer avec une extrême prudence Les situation* varient beaucoup d'un ordre à l'autre ; à l'intérieur même de chaque ordre, elle* ne cessent, ces années-ci.d’évoluer.Il n'en reste pas moins que, vue de l'extérieur, l'autorité de certains supérieur* généraux apparait comme trop etendue comme trop »u«oep- tihie de favoriser des gestes arbitraires.La situation des supérieurs généraux est d'ailleurs reliée à la question non moins délicate, mais grave et aigue, des relations entre ces supérieurs et certaines congre gâtions romaines, puts des rap ports entre ces supérieurs, les congrégations romaines, les épiscopats nationaux et locaux et les supérieurs nationaux et locaux Beaucoup de clarifica tion s'impose dans ce domaine On dira : “De quoi vous mè lez-vous?Tout est tellement plus simple quand on accepte loyalement d'obéir".I.es méfaits de cette conception infantile de l’obéissance sont tellement connus qu'il n’est pas besoin d'y insister.La né cessité de l'obéissance est évidente non seulement pour les religieux mais aussi pour les laïcs.Nous parlons fort, nous aimons à laisser croire que nous commandons ou, au moins, que nous n’acceptons d’ordres de personne (je parle des plus fiers d'entre nous! mats nous passons notre vie * obéir, sinon toujours à des per sonnes précises, du moins à des devoirs parfois plus tyranniques encore.Loin d'éliminer le problème, cette omni-présen-ce de la loi d'obéissance rend plus évidente et plus impérieu se la nécessité de l’appliquer, dans tous les secteur* de la vie humaine, avec le maximum d’humanité de douceur, d# considération, d'égard*.• t e.Vraie dans le domaine profana, Et dans un pays où les paroles précédaient les actes au point de les faire oublier, ou les rêves étalent formules avec tant de chaleur que le réveil, indéfiniment renvoyé était dénoncé comme contre-revolution-naire.Houari Boumedienne se taisait une gloire de son silence.Dans les sévères bureaux de l’état-major qui .surplombe la radieuse rade d'Alger.11 a toujours Tair, en veston néglige et col ouvert, d'un Journaliste d extrême gauche venu dérober des secrets militaires pour inciter les troupes à l'indiscipline.Mais il travaille, et tait travail 1er son monde.Ce maquisard idéologue est devenu un patient bureaucrate.Et tandis que les autres palabraient, lui bâtissait une armée qui est aujourd'hui la seule force organisée du pays Pour sauver la révolution, ou pour Tahattre?L'événement du 19 juin est trop ambigu pour que Ton puisse, dès maintenant, y voir autre chose qu’un change ment de rythme, de méthodes et de champ d'action.Contre lui.il y a certes deux péchés nriginels, celui du putsch, qui écarte du nouveau pouvoir des hommes convaincus de la nécessité de mettre un terme aux erreurs du benbellisme, mais qui ne peuvent approuver ces méthodes, et le désarroi où il a plongé trop d'amis de l'Algérie dans je monde à la veille de la conférence d'Alger Tant qu une preuve du contraire ne sera pas donnée exécution sommaire du leader "chasse aux sorcières aboli tion de l'autogestion, dénonciation de Tune des charte* de la révolution algérienne, on doit pourtant tenir Boinnedienne pour aussi socialiste et aussi 'révolutionnaire” que Ben Relia Mais il faut aussitôt corriger cette proposition par une série d'observations, faites à partir des textes et des gestes des hommes du 19 juin, et qui vont de Tabandon du style rhétori-cien à la sacralisation de TEtat et de l'instauration du culte de l’impersonnalité à la priorité absolue donnée à T Algérie, aux problèmes, aux intérêts de ('“Algérie algérienne "Mariions" et "novambriates" De constants débats ont de chire le nationalisme, puis la révolution algérienne.Celui Sut vient de prendre 1e forme un putsch a sa source dans une profonde différence de conceptions historiques et thé oriques apparue à la veille du congrès d'avril 1964 Deux camps s'affirmèrent alors, sans s'affronter clairement : d’une part ceux qui croyaient, avec M.Ben Bella et son braiM-Iru-'t gauchiste, que la révolution al gerienne comporte deux pha scs bien distinctes, qu'à la “guerre de libération" a succédé un* opération de botilever sentent des structure* indépen dante de la première phase, et que les acteurs de la première étape ne sonl pas forcément ceux de la seconde, qu'une re lève doit s'opérer et que Ton doit choisir désormais les diri géants et les cadres moins en fonction de leur attitude su combat qu’en fonction de leur dynamisme en matière de de vèloppement socialiste.Et qu'à ce titre, les marxistes éprouvés que sont les cadres militants du parti communiste algérien d'ailleurs fondu dans le F.L.N.— sont tout désignés pour assumer un rôle d'avant garde Pour eux tout common ca aux décrets de mars 1963 f’e sont les “marsiens" de la révolution Pour les autres la révolution algérienne n'est faite que d'u ne seule “coulée" depuis le 1er novembre 1954.La vertu révolutionnaire se mesurant a Tardeur au combat et à la con science nationale, ceux qui ont trop longtemps hésité à s'en gager — tel* les animateurs du PC.A.— sont mal places pour conduire aujourd'hui les efforts de l'Algérie.Eux, ce sont les gens pour qui le 1er novembre continue.Ce sont les “novembristes" de l'Algérie.Ils croient à la révolution a un seul temps, comme les Yougoslaves, et non à l'opéra lion en deux temps, comme les Cubains et les benbellistes de la dernière période.En ce sens, le 19 juin est la révolte des pionniers de la révolution armée contre les techniciens du socialisme sans titres de guerre.De là ce côté “ancien combattant' qui fait choisir, pour siéger au Conseil de l> révolution, de vieux maquisards comme Tahar Zbiri et Sawt el Arab, et écarter de» marxistes déclares comme Mohammed Harbi ou Hocine Za-houane.ftatour S la Soummam f Au-delà de cette querelle historique, il faut voir aussi un débat entre un* conception “raondialiste" de la révolution et une conviction plus nationaliste, ou, pour employer des vocables devenus inévitables en ces matières, plus "spécifique”, plus authentique".Non que M Ben Bella ne fut pas un Algérien ardemment patriote et fort représentatif d'un type, d une situation historique, d une ambiguïté culturelle Mais l'impétuosité avec laquelle il s’était mélo de problèmes n'intéressant en ap parence TAlgérlè qu'au second degre — et considérés comme tels par l'opinion la dispersion d'énergie el de ressources qu entraînait inévitablem e n t une telle stratégie, les imbroglios diplomatiques où elle jetait parfois l'Algérie, faisaient qualifier une telle politique de “cosmopolite" par ie* adversaires du leader.D'autant qu'elle avait souvent pour inspirateurs.ou exécutants, des conseillera venus de loin dénoncés comme “transhumants'* par ceux qui inspirent aujourd'hui le Conseil de la résolution.C'est une Algérie plus algérienne, plus préoccupée d elle-même.recentrée sur ses problèmes propres, qui s'affirme depuis le 19 juin Ce retour a l’intérieur fait penser a un autre épisode fameux de This-toile recente de TAlgérie.I» congrès de la Soummam d'aoùt 1956.ou les hommes do l’intérieur.avec Kamdane Abane, affirmèrent leur suprématie sur ceux de l'extérieur, avec Ben Bella — déjà.Cne jeune nation née d'une révolution puissamment aidée par l’étranger pouvait trouver en cette situation les raisons de s'élargir, imprudemment ou non.à l'espace mondial ; mais elle est trop naissante encore pour ne pas être avide de son identité, de son originalité Quel nationalisme est plus jaloux te est un mot qui revient souvent dans les pro pos des nouveaux maître* d'Algeri que celui qui rient de se dégager d'une longue empreinte étrangère ?Et quelle culture est plus préoccupée de s'affirmer que celle qui a été — langue, tradition, religion — plus fortement contestée ?Doté d'une plus forte culture arabe que la plupart de* autres dirigeants de son pav*.musulman assez convaincu pour avoir choisi comme nom de guerre, et lavoir garde, celui du patron de la mosguee de Tlemcen.Sidi Boumeaien-ne.le nouveau détenteur du povivoir a Alger le moins "parisien" des leaders maghrébins.est bien place pour une operation de "retour aux sour ces" algériennes.Fanatisme " Maigreur n'est pas forcément ascétisme, ni frugalité intolerance.Un raconte que M.Ben Bella, ayant un soir entrepris une tournée dans Alger pour faire fermer les bars qui sériaient des boissons alcoolisée* aux musulmans, s'était attire cette réflexion du colonel : Operation de garde champêtre Mais plutôt que de supputer les chances de ce personnage que Ton dirait voué à la croix des mystiques de jouer les Sa-vonarole ou de ramener l’Algérie au temps des Almoravi-des voilés, il faut tenir compte de ce qui caractérisé probable-ment l'homme du 19 juin: T art de s'adapter aux réalités.Monté vers les sommets a travers les implacables règlements de comptes des maquis oranais e' de leur ba»e marocaine, ayant élaboré dans son étal-major de Ghardimaou une manière da doctrine politico-militaire, melange d'agrarisme.de spontanéité révolutionnaire ci de "ma-quisardisine" fidéliste: porte au gouvernement d'Alger a la tel* d'un mouvement de révolté contre un G.P.R.A.taxé d'embourgeoisement tout semblait la (Suite a la pape 2.) cette exigence Test doublement dans le domaine religieux ou fout engagement repose, par définition, sur Tamour de Tau-tre Pas une affaire purement interne .En raison des interrogations qu elle a fait surgir dans Topi nion.la decision relative au P Bradet devrait faire Tobjet d'une déclaration officielle de la part de ses supérieurs.Ceux-ci avaient confie au P.Bradet un poste directement relié à la formation de Topi-nion publique.Maintenant qu'ils le retirent de ce poste dans des circonstances apparemment extraordinaires, il* devraient expliquer au public la nature et les motifs de leur décision.C’est un frère qu on enlève brusquement du milieu d'une communauté intellectuelle qu'il avait laborieusement travaillé à édifier : la communauté qui Ta reçu, écoulé.soutenu, a le droit, me semble-t-il.de savoir pourquoi il la quitte.C'est, en réalité, tout un nouveau style de gouvernement qui se trouve implicitement postule par semblable requête.Connaissant assez bien le secteur religieux, je suis assez conscient de ce que je demande.Mais je le fais quand même sans hésiter, convaincu que je suis qu'une politique d'explication vaut toujour* mieux, dans des cas comme celui dont nous avons discuté, qu'une politique de silence ouvrant inévitablement la porte aux hypothèses les plus échevelées .C.R.SUMESteU MONTREAL, LUNDI 19 JUILLET 1965 —LE DEVOIR— f ONI>K PAH HENRI BOU1US8A l.R t* JANVIER IM# Claude RY %N Andrt 1.4L REN DE 4L Directeur Rédacteur chef Rédacteur en chef adjoint: Paul SACRIOL Directeur de Hu formation: Mtrhel ROY Trésorier; Arthur LEFEBVRE “le Deroir” est Imprimé au bo 434 est, rue Notre-Dame, à Montréal, par l’Imprlmrrie Populaire.eompa«nle à responsabilité limitée qui en est l'éditrice.Seule la Presse Canadienne est autorisée A employer et à diffuser leu Informations publiées dans “La Devoir '.ABONNEMENTS: édition quotidienne, livraison par porteur.Montréal.Quêbee, Levis et banlieues: 12 mois |23.bO, fi mois S13 M, 3 mois fT.fO.Ailleurs an Canada: 1?mois §20 IN), t mois $11.M, 3 mois S6-40 4 ! étranger: 13 mois f 15 oo.fi mois ttft o« Edition du samedi II mois ffi.fiO.Le ministère des poste* a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de le classe de la présenf# publication TELEPHONE.I44-3391 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 19 JUILLET 1965 CINQ DES IDEESj DES EVENEMENTS Têt DES HOMMES La crise «lu marché commun — Il — Vocations diverses des nations par Jacques de MONÏALAIS (1) ^ 'I}'! frappe le plus dans la crise actuelle du Marché commun et de I Union européenne, c'est la légèreté avec laquelle certains enyayements réitérés sont traités Mais c'est aussi la legerelc avec laquelle on complique des choses déjà sulfisam-inriit compliquées en y introduisant une volonté de supranationalité pourtant si contestable en l'état actuel de l'Europe, et meme pour I avenir d’une Europe dont rien ne prouve qu'elle ne doive toujours comporter que six membres.Or, disait Epic-tete, il ne faut pas se lancer à la légère dans des entreprises qui ne repondent pas à ce que nous sommes".Examinons si ce n est point ce que l'on nous convie de faire .^“evue de l'esprit qu'est la supranationalité ferait en ettet de I Europe des Six une démocratie européenne tout naturellement fondée sur le principe démocratique de majorité, i est dire que la politique pour laquelle la France, un de ses principaux membres, se sent faite pourrait fort bien ne pas être suivie Des lors toute la question est de savoir si une nation millénaire peut renoncer à ses vues, à sa vocation, à la mission qu elle se reconnait et qu'on lui reconnaît dans le monde, c’est-a-dire a son àme.sous prétexte qu'à la majorité, ses partenaires n approuveraient pas ou ne partageraient pas cette vocation.Or les partenaires en question ont-ils et ont-ils jamais eu une situation et une vocation comparables ?I,e plus puissant, dont 1 unité n a été faite que récemment par Bismark et par la prussiamsation des diverses regions de son lerritoire, s'est déjà caractérisé aux yeux du monde par une volonté de domination hautement proclamée en même temps que par une incertitude profonde quant a son destin véritable.I.Italie moderne, dont les diverses républiques furent si longtemps d admirables foyers de culture, mais aussi le siège de séculaires tyrannies, ne doit les prémices de son unité qu'au geme unificateur de Napoléon et à quelques hommes sensibles aux idées de la Révolution française.Mais l'unité demeure peut-ctre plus formelle que réelle; la vie régionale est plus manifeste dans la péninsule que la vie nationale; et il est vrai dans une certaine mesure, que Rome n’est plus dans Rome I.a Belgique enfin, créée seulement en ltl30, bilingue et apparemment de plus en plus binationaliste de ce fait, a toujours eu une vie axée sur des libertés communales, d'ailleurs exem planes et riches d’accomplissements, plutôt que sur quelque vocation nationale Quant à la vaillante Hollande, l'horizon bas de son neuple laborieux s'est assez constamment limité à une tenace volonté d enrichissement 11 est d'ailleurs significatif que cette volonté se soit traduite dès le XVIIe siècle par un csela vagisme admirablement organisé, qui fut longuement analysé par Karl Marx dans "le Capital".Bref, on conçoit que des nations, nu bien si récentes ou bien si contestées, ou bien si dépourvues d'ambitions humaines, envisagent assez naturellement de renoncer à une vocation qu elles n'eurent jamais pleinement et d'en acquérir une par ce transfert comment disent les psychiatres, que constituerait pour elles la dilution dans un groupement plus large.Mais, comme on pouvait s'y attendre, elles ne se préoccupent ni de 1 opine dorsale ni de l'âme que cette entité nouvelle devait ac-guérir pour se constituer, comme toute communauté, en com-munauté véritable.Tout se passe comme si l'entité leur suffi-sait, comme si elles se fuyaient pour l'atteindre, comme si elles y voyaient une occasion de se dépasser, mais sans bien savoir dans quel but.Les choses sont bien différentes à l’est comme à l’ouest de 1 Europe des Six.On retrouve là, avec la Russie, la Pologne ou la Hongrie, de vieilles nations comme la France dont l’âme et h vocation ont manifestement quelque chose d’indestructible.De même est-il significatif de savoir que l’Angleterre si elle devait se décider à rejoindre l'Europe, n'accepterait pas plus que la France de s'y diluer.Mais il est non moins certain que si I Europe devait atteindre ses dimensions en s'élargissant parallèlement vers l'est, ses plus vieilles nations adopteraient de ce cote le même point de vue.De sorte que ce que l'on nomme “nationalisme”, d’un air protecteur pour éviter de parler de permanence nationale et comme si cette volonté de permanence était demodee.isolée et donc minoritaire en Europe, est au contraire à la fois majoritaire et à ce point enraciné que l'arbre dépérirait aussitôt, privé de cet enracinement-là.Ee moment paraît donc venu pour nos partenaires actuels d interroger l'inquiétant vide, les troubles démissions ou les non moins troubles aspirations que leur besoin de “supranationalité pourrait bien receler Sachant que la France n'entend pas Plus s y perdre que d'autre vieux pays susceptibles de rejoindre I Europe, un jour, qu'ils se demandent enfin s'ils veulent entraver définitivement la construction de l'Europe en continuant à spéculer sur une vue de l'esprit ou bien s'ils veulent la bâtir progressivement.Dabord en rapprochant les intérêts comme le Marche commun le fait.Mais surtout en laissant peu a peu un veritable esprit européen naitre d'une part grace a 1 ouverture au monde — et au “tiers monde ' — cette mission de l'Europe que l'Europe n'entend toujours pas 77.(LE MONDE) (l) Rédacteur en chef du journal la Nation.OPINION PU LECTEUR Réponse aux ''considérations sur l'état du clergé au Québec" par Michel CANTIN Cher monsieur, Dans votre article du 12 juillet dernier publie sous la rubrique "Opinion libre" de ce journal et intitulé; "Considéra lions d'un laïc sur l'état present, au Québec, du clergé se culier et régulier", vous vous penchez sur le problème très actuel du recrutement des vocations sacerdotales et reli lieuses.Après avoir admis qu'il existe plusieurs causes à la diminution du nombre des vocations.vous ne vous arrêtez, pas moins à une seule, celle a vrai dire que vous considérez comme la plus importante.Et ici je cite votre conclusion; Toutes ees longues considérations sur l'etat actuel du clergé séculier et régulier démontrent, à mon sens, que les plus grands responsables de la regression dans le recrutement des vocations sa cerdotalcs et religieuses sont d'abord et avant tout, les membres du clergé séculier et régulier.T.e Devoir, 12 juillet 1965 p.5.Vous soutenez en fait dans votre article que les "prêtres à temps partiel” de plus en plus nombreux de nos jours présentent une fausse image du sacerdoce à la jeunesse, une image déformée et inférieure de la réalité et de la grandeur du prêtre; image qui pour cette raison n'exercerait que peu d'attrait sur la génération d'au jourd'hui.Et par conséouent.il ne s'agirait que de réformer le clergé pour voir remonter presque en flèche le nombre ries vocations sacerdotales et religieuses.Autrement dit.si les prêtres, par leur vie.faisaient connaître le sacerdoce tel qu'il est dans sa beauté et son véritable éclat.les jeunes s'v dirigeraient en beaucoup plus grand nombre.J’admets, cher monsieur, que le raisonnement ne manque pas d'attrait et de clarté.Sa simplicité même séduit facile ment l’intelligence.A vrai dire.Socrate lui-même v a cru et prétendait qu’il suffit de faire connaître aux hommes ce qui est vrai et bien pour les rendre bons, t' est ce que l'on a appelé plus tard le paradoxe socratique.Mais, malheureusement, les choses ne sont pas si simples et la réalité est beaucoup plus complexe.Aristote et la plupart ries philosophes par la suite ont démontré que nos actions ne dépendent pas uniquement de notre intelligence, mais aussi et d'abord d'une autre faculté, la volonté.Nous pouvons tous d'ailleurs pren dre conscience de ce fait à n'importe quel moment du jour.Je suis conscient, en effet, que dans certaines circonstances, je sais très bien qu'il serait mieux de faire telle chose et d'omettre telle autre et pourtant je décide le contraire Cela arrive couramment.Saint Paul lui-même ne disait-il pas qu'il faisait le mal qu'il ne voulait pas faire et ne fai sait pas le bien qu'il désirait faire?Il y a en plus tout le jeu des appétits, des désirs, qui interviennent dans une decision a prendre; les vertus et les vices, qui peuvent modifier les appétits et la volonté elle-même.Mais ou s'acquièrent ces vertus et cc.s vices, où se forment ou se déforment les volontés sinon à l’intérieur même de nos familles ?Les parents savent bien qu'il faut faire poser à un enfant des centaines et des centaines d'actes de maîtrise de soi pour qu'il devienne patient, des centaines d'actes (l'obéissance pour qu'il acquière la vertu d'obéissance, etc.Ce sont les actes qui engendrent les vertus, les volontés fermes et droites et non les paroles ou les sermons, si beaux soient-ils Si vous considérez maintenant tout ce qu'exige le sacerdoce, vous ne douterez pas une seconde qu'il faut de la volonté et de la vertu pour y parvenir.Voilà pourquoi on répète avec raison que la famille chrétienne est le facteur prépondérant dans réclusion des vocations sacerdotales et religieuses.Même si vous faites partie de la génération de 1920, comme certains indices dans votre article le laissent supposer, un passage m'avait laissé croire que vous étiez entré de plain pied dans le renouveau que connaît actuellement l'Eglise.Vous dites en effet, et je cite : O» dit que les laïcs sont membres de l'Eglise, qu'ils sont même l'Eglise.Dans les principes, je crois n cette assertion: mais, dans les faits, en 196,1, j'en doute encore.Le Devoir, 12 juil.1965, p.5.Ce que je crains, cher monsieur, c’est que plusieurs n'aient pas saisi encore tout ce qu'implique cette grande vérité à savoir que nous sommes l'Eglise.Si.en effet, nous formons tous ensemble la grande communauté chrétienne ou nous sommes tous frères, ne devons-nous pas assumer a la fois ses difficultés, ses peines et ses problèmes, tout comme ses joies et ses succès, compte tenu naturellement du rôle particulier qui nous est confié pour la bonne marche de l'ensemble ?Et s'il est demandé à cette communauté de construire.de témoigner, de vivre l'évangile, ne devons-nous pas tous construire, témoigner et vivre , Voilà ce qui me semble être renfermé dans cette vérité et voilà ce que je n'ai pas trouvé dans votre article.A mon grand regret, j'y ai plutôt trouvé le contraireI En effet, cher monsieur, vous vous donnez facilement bonne conscience lorsque vous dites en terminant: Je me dis toujours que le cierge se réforme et tout nous sera donne par surcroîtI iLe Devoir, 12 juillet, 1905, p.Si Je pense que le point d'exclamation oue unis avez vous-même placé après cette phrase en dit fort long.Non.seulement vous vous lavez les mains, mais vous vous croisez las bras et tous vous départissez du fardeau que doit porter toute personne qui se dit être de l'Eglise Vous adoptez également à plusieurs reprises l'attitude que les laïcs ont longtemps adoplre dans l'Eglise, celle d'attendre tout du clergé.Ne dites-vous pas en effet : Que les membres du clergé s'inspirent de prêtres comme Monsieur Vincent, le Curé d'Ars et Don Bosco, ainsi que de Cordijn, le problème de la diminution dans le recrutement ries vocations sacerdotales et religieuses ne se posera plus parce qu'il y aura alors des parents chrétiens pour donner des prêtres a l'Eglise.'Le Devoir, 12 juillet 1965, p.5» Ne prendrez-vous jamais en main votre formation cher monsieur'’ Serez-vous sans cesse à la remorque du clergé'1 Certes le clergé doit veiller a la formation du peuple chrétien, mais la formation de chaque individu, de chaque adulte du moins, ne depend-elle pas d'abord de chacun?Ce que vous avez de notre génération surtout, c'est ce don naturel a mettre tout sur le Pourquoi Votre journal, LE DEVOIR, publie beaucoup d'articles sur les problèmes d'éducation.Ce qui me frappe, c'est qu'on voit très rarement les représentants des corps intermédiaires ou encore les officiers d'associations qui s'intéressent à l'éducation intervenir en faveur des institutions privées Je ne m'explique pas par exemple le silence “respectueux'' de l'Association d'Education du Québec ou encore le mutisme des membres du Conseil Supérieur de l'Education.Ca fait joliment drôle de voir la Fédération des Collèges Classiques se débattre comme un beau diable iou une bonne diablesse’) pour assurer la survie de ses membres.Il me semble qu'il revient à d'autres d'insister pour que le Ministère de l'Education évite de commettre une sottise de taille, celle d'éliminer purement ét simplement les institutions indépendantes.dos des curés.Us sont respon-i utiles de la diminution du nombre de vocations et, ft supreme découverte de la passivité des laïcs.Quelle admirable logique ! Que les uns travaillent et les autres en récolteront les fixiits les bra* croisés’ Vous vous faites, Monsieur, une image bien dorée du lafmt Sachet ce pendant que je connais beaucoup plus de prêtres qui souhai teraient voir les laïcs assumer des postes qu'ils ik cupent par suppléance que j'en connais qui s'obstinent à conserver ces postes.Mais la passivité c'est l’inertie, l'inaction et ie ne vois pas très bien comment l'abandon d'un poste par un “«ire'' puisse remédier à l'inertie d'un laie.Enfin, puisque "être de l'Eglise" signifie vivre l'évan gile, ce qui s’appelle vivre, en tant que laïc vous devriez vous demander d'abord si les laïcs ne possèdent pas certains dé fauls que vous découvrez si facilement chez le cierge N'v aurait il pas aussi certains laïcs "à temps partiel ", ceux qui le sont seulement le diman che matin par exemple et ne le sont plus dans les affaires, dans les loisirs ou les lectures?5' en a t il tant que cela des laïcs qui vivent l'évangile 24 heures par jour’’ “Prendre au serieux l'enseignement de l'écriture sainte, de la pastorale, de la liturgie, de la catéchèse" cela vaut aussi pour les laïcs; l'ascèse même dont vous par lez si bien n est pas l'apanage exclusif du clergé.En fait, cher Monsieur, il n'v a person ne ici-bas qui possède la perfection Mais malgré cela Dieu estime assez l'homme pour choisir parmi nous ceux qu'il désire comme médiateurs en tre Lui et nous.Il na pas choisi des anges, mais des hom mes et s'il les accepte avec leurs défauts, de quel droit, nous, pauvres hommes, avec aussi nos défauts, proteste rions-nous?Au lieu de voir ce qu'ils ne sont pas, regardons ce silence ?Qu'on se souv icnne du régné de la peur qui malheureusement a trop duré sous l'Union Nationale avec le grand cheuf Maurice Premier.On a l'impression que cette peur est re venue.Va-t-il falloir qu'on ail le "manger dans la main ’ du Ministre de l’Education?Ces démarches honteuses et humiliantes pour tous ne devraient plus se répéter.Les citoyens du Quebec ont acquis un peu plus de dignité depuis la fête du travail de septembre 1959.Mart Tellitr San* effort - Rien/ôt ESPAGNOL cours privé ou groupe Professai r v n i rersitai re à Madrid Tel.t 844-7105 donc ce qu’ils sont, ce qu’ils ont fait et ee qu'ils font enco re de grand.Alors, tous vos re proches paraitront bien peu et tomberont en poussière Vous parlez de la course aux cures pavantes" Pour arriver a la prêtrise il laul en moyenne sept années de cours primaire, huit ans de cours classique et au moins quatre ans d'uni versite, ce qui représente dix neuf années de scolarité Corn parez donc maintenant le salai re des professionnels qui ont dix-neuf années de scolarité avec les "cures payantes" dont vous parlez II n'y a même pas de comparaison passible Tout le momie le sait fort bien.En fait, cher Monsieur, en dissertant de la sorte sur fetal présent, au Québec, du clergé séculier et régulier", en prétendant connaître la situation “de plusieurs paroisses des comtés de Dorchester, de Heaure, de Frontenac, de Me-ganlic, de Wolfe, de Comploii ', en préconisant des retormes jusque dans le système de nu mination des prêtres aux cures et à des postes importants , dans le "nombre de v icaires ", dans le "mode de traitement des prêtres", etc vous jouez beaucoup plus au nonce apos toliquc que vous ne prenez vus responsabilités de laïc chrétien.ÉTUDIANTS! LES ÉCOLES BERLITZ LANGUES VIVANTES vous proposent pendant les vacance* des cours de conversation en s ANGLAIS FRANÇAIS ESPAGNOL ALLEMAND ITALIEN PORTUGAIS OU RUSSE LEÇONS PARTICULIÈRES ou CROUPES M LONG METRAGE Bomba, chasseur ae lions" aventures américaines L9ÔBOBINO 9.M Rue de l'Anw * M Méderd et Bernat* * 30 Tèlfiournel * Sè Nouvelle* èv ene*4 T 90 Auieurd'httr I M Mon par*, me* chansons I 10 Panique 9 M En vacance* a.e».La familfs Bra»*arrf 4 JO CHASSE e» P3CHE «s ee p s *6.30 Telétourna* 70 45 Supplement reetonet te 54 Nouvelle* du sport 77 OC CINEMA Les Snob* ' - ton burlesque C F T M © 17.00 Mtro — Musioua 11.75 36—34—3* 11.30 Histoire do Par We»» M M Bien l'bontewr 1 i) Programme doubla ' ViOOCQ' ti ancsis.Lf Prolof de» mer>:'‘ policier américain 4 M Le* P'tiîs Bonhomme* 3 M Aventure "Le* Aventu'»er* ou Mek ong * O0 Tele Metro a 10 Sport Imaqe* 7 00 Dernière heure ; 15 Ciné roman 7 10 Le Virqimen ?00 Vo« Popuh « 30 Grand Pri* Musical 10 00 Police des Plaine» 10 30 Michel de La veqe «0 45 En première paqi-IBJS i* «curloiw «tu Nmpe it 00 Le rond# de* «ports 1115 CINEMA L Amour ont que1-que part"' eom.neige.c B m t o 7t.30 Test Pattern and Music 11! Today on CBMT 1.27 News and Weather 1.30 Luncheon Date 2 M Movie Matinée loto tne B tue1* 4.80 vacation Time 5.00 The Kinf t Outlaw 3.30 Look 4.00 Mr Magoo é 30 Across Canada » 0! CBC Evening New* 7 25 Sports W.th Dou« Smith 7 30 Dr Pinlav * Casebook • 36 linqatonfl jubile# V 00 Oangerman 10 0« Jack Benny 10 30 Focus 'Morocco' 11 00 CBC TV New* ll.D Viewpoint Il 2) Final Edition 1! 30 Sports F mal 11 37 Science Ficlton Theatre Zombies of Mort tau" c F c F œ 1 30 The Sound «H Twelve 1.45 Meditation _ Newsroom 12 too The Liberal Art* 2 30 The Pierre Berton Show 3 00 Peooto In Conflict .1.30 It « Your Hove 4 00 Surprise Party 4 M The VJckOv Meuse dub 1.00 Family Theatre Our Heart* Were Growing Up' com romantique am 4 15 Channel 12 Stakes 4 30 Pulse — New* — Sport* 7 00 Sentimental Agent • 00 Bewitched • 30 It * Your Move 9 00 Wanted — Dead or Altve • 30 Take A Chance 10 00 Dr Kildare U.OO National New* IMS Pulse IMS Nightcap 12 05 Newsroom It — Meditation jsgtesr: Andrée lachdpelle el Marie Jose longchamps dans une scene de la comédie musicale de Marcel Dubé, louis Georges Carrier el Claude leveillee."Il est une saison , a l'affiche pour l'été au Théâtre de Marjolaine a Eastman.• GAUCHET-IAROUCHE, au Musée d'Arf contemporain; • Exposition de L'ASSOCIATION DES SCULPTEURS, au Jardin Botanique./mh laurent IANIY Leçerp* gt rdffmne», I g 1 «culpturdi rio Gduqudt Larou cht suggérant des commentai-res qu'on voudrait poétiques.A leur propos, on n'a pas envie de parier construction ou composition.On aimerait que les mots soient des équivalences exactes de leur souplesse et de leur grâce.On voudrait décompter toutes ies références aux civilisations primitives, indien ne et autres, qui apparaissent à travers les volumes et les me tières; on pense è des mas quel, à des boucliers, à des totems .Dégagé de l'influence de Gon caiet, Gauguet-Larouche réussit à donner à ses sculptures l'impression de créations spontanées de son esprit et de sa main.C'est la preuve que son oeuvre ne garde aucune trace d'une recherche et d'une demarche hésitantes.Sous des apparences de fleurs, de bouquets ou de soleils, ses sculptures qui se déploient dans l'espace mon trent un lyrisme éclatant qui se lit clairement dans les desequt libres inhabituels et dans le dynamisme explosif des formes.Cette exposition marque sûrement pour Gauguet-Larouch» un bon pas en avant.SCULPTURES AU JARDIN BOTANIQUE L'exposition annuolle de ( Association des Sculpteurs a débuté lundi dernier, enrichie cette annee de la participation d'une dizaine d e sculpteurs français.Animée du désir de mettre la sculpture à la porte# de tous et soucieuse de présenter les oeuvres dans un cadre spacieux et accueillant, l'Asso-ciation des Sculpteurs a raison de s'en tenir comme lieu d'ex position au Jardin Botanique.Pelouses, fleurs, pierres, chute d'eau assurent aux sculptures un decor naturel dans lequel il est passionnant d'aller de sculp ture en sculpture.De prêter son concours entier à cette initiative des Sculpteurs, le ville de Montréal doit aussi être remerciée.En invitant une dizaine de sculpteurs à se joindre à eux, ('Association des Sculpteurs ma nifeste une ouverture d'esprit réelle et montre que nos sculpteurs ne se replient pas be noitement sur eux mêmes mais qu'ils acceptent de sa confronter en toute franchise avec des sculpteurs étrangers.Dans un pays en pleine evolution qui ne Félix Leclerc à Repentigny ‘ Mon succès, jt le dois en quelque sorte à Félix I^eclerc, declare Georges Brassens.En effei.c’est l’un des premiers à avqir chante à Paris avec sa guitare, sans aucune mise-en-scène Son immense succès a convaincu les producteurs de music-hall de tenter l'aventure avec d'autres auteurs-0'i leurs, dont moi.” Le “Canadien” Kelix Leclerc a ainsi ouvert le chemin a plusieurs Français sur le sol mé me de la France.Au Canada.Félix Leclerc a lait la chanson canadienne.Il en est le pionnier et le “défricheur”.Il dit d'elle ‘Elle est au monde, c’est une fille en bonne santé et pour longtemps.Elle s'est libérée de toute influence étrangère, elle est d'ici et en même temps elle est devenue compréhensible dans tout l'u-niver* où on parle français *’ Le 8 août, on pourra entendre Félix Leclerc sous la grande tente du 1 entre d’art de Repentigny.peut t'appuyer dent le domei-n« de la sculpture sur de so lides traditions, il est bon que ce genre de rencontres se multiplie.Les sculpteurs ont compris qu'en agissant ainsi ils ne risquaient pas d'être amputes d'une part de leur originalité.Ils s'intégrant tout naturellement dans l'évolution artistique actuelle, car ils savent quel stimulant ils peuvent at tendre de ces rencontres et confrontations.Ils n# cherchent ni â s'inspirer des sculpteurs étrangers ni à exploiter leurs trouvailles.Ils sentent simplement que la présence de sensibilités différentes et diverses peuvent être pour eux un ferment actif et nécessaire a l'eclosion de leur propre talent.Aussi n'y a-t-il pas lieu de s'étonner quand on discerne dans plusieurs de leurs sculptures quelque influence des sculpteurs du Symposium 1964 qui ont travaillé l'été dernier sur le Mont-Royal.A cause des difficulté» de transport, il est normal que les sculpteurs français aient envoyé des oeuvres de dimensions assez réduites qui tiennent plus des recherches d'atelier que de sculptures véritablement conçues pour le plein air.Avec beaucoup do satisfaction, on constate que plusieurs do nos sculpteur* ont très bien tu créer des oeuvres à caractère monumental, Hey-vaert et Huet par exemple.Po-llquin progresse sûrement, Boi-vin e tiré du thème de la ron- Snrvire Bp l Officr rathollqn* national dr> techniques do diffusion \ 1 MM DF Vf- Ce genre rte documentaire» médicaux ne convient piu h l'exploitation comraercla-e En dépit du sérieux avec lequel ces sujets sont traités, le fait d'ignorer l*».-> implications morale* qui n'y rattachent motive rte* réserves.Adultes, de* reserve* g TOI DE FAIRE.MIGNONNE! Malgré le ton d'humour constant, des libertés de conduite et de* scenes osées motivant de* reserve*.Adultes.c.M réserves 4TIFF DE tllYON EXPLOSIF.I Nr Linéiques légèretés se perdent dan* un ensemble qui ne vise qu'à dis-1 raire.Tou*.COMME DUT M'A FAITE' L évolution du personnage central lait dans nn sens po.-ltlf De* ait un-lions délicates font reserver Ten-semble aux adultes Adultes COMMENT EPOUSER IN PREMIER MINISTRE: Le tou de comédie et le dénouement positif atténuent la portée de la liberté do conduite du héros Adultes, t OP AIN H, LES: Un certain .sen* de amitié ne dégage de co film.En dépit du tor.de farce, tu# *é-quenoe Irrévérencieuse dan» une egliee motive de nette# réservée.Ad-.ilte*, des réserves.1ROOK9 IN < LOIBTRRX eot# pro-isolre Adnltne DEFROQl K.LF, Film positif maie d un réalisme assez brutal qui is reserve strictement aux adulte*.Adultes.DKOI F DF, FAROISSntK.TN: 1* contexte rte comédie atténue la portée du comportement du héros et de *e* idées U re>te eue le film 1 Mque de jetei du discrédit sur la religion /.dultee.des reserves » \ vi n Y IKWFI V ’Ote provisoire Tou».LAI SSES HONTES.!»: Ce fl.m comporte des élément* posltll* de réelle valeur Certaine* scènes d’un réalisme aaeez cru le font réserver strictement aux adulte* Adulte*.GOLIATH ET LE CHEVALIER M 1 genre, les bons ' triomphent des méchants”.Tous.Gl M IGHT AT COM4 WC fl R i REEK: cote provisoire Adulte* HAÏ LEU/J UI TR AIL THE De# detail» légers sont novet dan» un ensemble anodin Tou.-» HOU TO Ml RUER VOIR UHF: Malgré le ton de comédie, a désinvolture avec laquelle on traite Ici *.e manage et une certaine recherche d effet* suggestifs motivent, des réserves.Adultes, des reserve* KlHS ME STl'PID: Le ton de comédie ne saurai* excuser la présentation Indulgente d'un double adultéré alns-i que du libertinage obsessionnel d'un personnage, le tout dans un contexte vulgaire.A proscrire lord JIM: ijf film met an relief la volonté du héros de ae réhabiliter Adultes et adolescents MARY POPPING: Ce film optimiste et sain est un divertissement idenl pour tous les publics Tous.MIRAGE Le genre policier atténué la portée des e• Isn et de fraîcheur.Yvette Bis-son montre finesse et élégance dans des figures abstraites très près de l'humain et beaucoup de sùrete et de rythme dans une composition verticale.L'insecte de Brainstein, de moindre envergure, est aimable.Trudeau à qui revient le mérite d'avoir organisé cette exposition présente une oeuvre au dessin mouvementé, mais très bien équilibré, dont l'accent dramatique rond compte d'une vision angoissoo.A propos do Fortier et de Chapdelaine, on peut parler d'architecture scuip tée.Fortier a invanté une sorte de ieux pour un porc, d'une composition nette et rythmée, tandis que la sculpture fortement charpe*J la CSN M Claude Wagner, ministre da la justica.a ra commanda au comité charge de l'examen du code da procedure civile des modifications impor tantes qui parmaltronl aux tra vùilleurs an chômage da ra courir a la loi des Depots volon t res.De plus, le taux d'inté-r ' c’iargo, sera la toux legal, toit S "Ces amendements qui per met'ent d'amoindrir le terrible fardeau qia doit supporter la travailleur an chômage cons*i-tuent un autre pas dans la lutte centre l'usure et la misera qui a"li7e t d"s centaines de milliers de québécois," Rupture A Northern Electric L'as-nciatinn indépendante qui reuré ente les employés de Northern Kle ti ie annonce qu’u-prci sl\ mois de négociations, dt n! deux en présence d'nn conciliateur.1 e s discussions avec l'employeur ont abouti a une impas e L'association an nonce ou’elle convoquera une a semblée de masse pour (On - 'Iter I -, membres au cours dj mois d'août.Services publics La Federation des employes municipaux et scolaires du Québec, une organisation syndicale indépendante, a tenu son congrès du 14 au 17 juillet.M Itené Bélanger a été rééki président.Les congressistes ont a d r e s s e un télégramme a 1 Union des municipalités protestant contre le lait q u e l'Union ait délégué un représentant pour discuter d'un contrat type avec la Fédération canadienne des employes de services publies (CSN>.La K K Ms Q fait valoir que de telles discus sions sont illégales, puisque ni l'Union ni la Fédération de la CSN ne sonl reconnus par la commission des relations de travail du Québec.Dcus demandes de la CSN sont rejetees La l oin mission des relations dt t travail du Quebec vient de rejeter deux demandes en accréditation de la Coniédération des syndicats nationaux IJ S N runeernant des grouiies de salaries à remploi de la ( unipagine internationale de panier, à LaTuquc.et de la Consolidated Paper Corporation, a Sha-winigan.Les travailleurs dans les deux usines étaient déjà représentes conjointement par la Fraternité internationale des travailleurs de l'industrie des pâtes et papiers et l'Union des pallet 1er s et travailleurs du papier Kn repoussant les requè les, la Commission a déclaré simplement (pie les syndicats affiliés a la CSN ne detenaient pus "la majorité requise par l.i Un' Knviron 1,-TOO travailleurs étaient impliqué u La-Tuoue et H00 a Sh.'twmigan.La CSN avait déjà détenu Lacéré-diUitinn aux deux endroits, ou elle perdit en lli.di.à Sbawi-mgan.el en 1957, a LaTuque.Contrat de travail avec la Brasserie Molson LWxiKiat'on des employés de MoLscn 'indépendante' vient de conclure une nouvelle eon-vention collective de trois ans avec La Brasserie Molson du Québec Limitée.Selon les ler-mes du nouveau contrat, les employés recevront une augmentation de $14 .'il) par semaine.répartie sur une période de trois ans.rétroactive an 1er janvier l, 14 , 14 * 1500 4)5 425 42 :> 4« bi $9' ¦ 6 i 6U 1610 $16'?16 U'- ICO $9 • 9N 9N 240 $1)4 IPS 105 I’y 410 17 12; 5'- 410 7 440 17'» A'l U.’.9 .135 m» 749j $U', 35N 36 *• 4 1967 $49 40 48 1 58 4?296 $44 4j** 43N N 54 4 • USOO $13 13 13 U : U 565 $38 30 31 - t 48 37 3.;0 $U'- UU U’.* ¦ 4 15 9 4 4)5 $290 255 273 4 3 6.15 240 iro $6 6 6 ' 4 6' » A 325 V2 Il '.lit.' 4 13’ î 7’- .100 $)2 U U 13'4 )G'« UOO 315 300 360 15 360 U5 1183 $97X.96'» 97 1 103 82’* 2)35 S74U 2.V ; 23N ' ?27 - 21?425 370 360 36j 15 6’.360 ICO '>0 $0 50 50 235 50 6i'0 $6’* 6' ï 6?4 ‘ X 8 .6' ?050 $29, 29N 29 >4 * ’ 4 30 29 4 100 $15'?15N 15'-.1 16‘7 15’- 67 65 65 3 90 65 9:5 $20U TOU 20-4 t ' ?21' ?20 560 $57U 56'.56'-4 IV» 67'» 54 N 997 $140 130 139 2 199'» 138 625 $15 UU UN H 178« n?150 $61 60 60 2 70 $5 ; 290 $32 ai’-» 31'» 36 31 ?200 $S'i $'?S .' 4 0 S* 9;o IJ?29 29 6 TSN 29 300 $9'8 9 .9'?* ' * 9-, 0 ?265 19 IN.IN ’ 4 9N 6'» 600 485 410 480 ?0 $N 410 105 $47 43 4?• 3’?410 38 N 599 $105 104^1 1C4>* I* 118 102 240 UO 160 160 + 16 100 UO 4C0 ISO 150 150 5 20$ UO 320 $12' ?1?'» U', » 4 UN 12 - l'O $96 96 96 99 96 150 $9N 9*4 9'.+ ’» 9N 6' » 13.5 $105 180'* 100’* 4N 197 155 95 $46' .46 a 46'* 69', 46 2^0 S8U f / 8 4 V ' 4 9 7 » ?60 ¦ SU’ 4 13' 4 3'.1* 15' : ION U5n 79'l 28.5 28< 3s55 255 Aj.'O $23'4 ?N Tt’.-k '.26 21 4 720 131 30 ION ’ ?35 25 N 566 tno 450 4.$' 4« 9 4'6 1906 5 5 -.5 76 « 300 70 60 76 - 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