Le devoir, 17 juin 1965, jeudi 17 juin 1965
MtTtOROTOGlË ¦ n*el«illé Min.: $0 Mo : 75 VOL LVI — NO 141 FAIS CF QUE DOIS MONTRÉAL, JEUDI 17 JUIN 1965 GrnciruxetJ J* SHEARER LUMBER CO.LTD.MONTRÉAL rtTK T)ü JOUR La P4t«'Diau Lat librairie* F.PILON INC.r«p»t*ri»a - Dartrlofraphr* Arm«nlrat d« bnnsau Le cabinet fédéral appuie la requête de l’Assemblée législative à la reine par Jean-Pierre EOURNIER OTTAWA — Lt cabinet fédéral ast finalement convenu de recommander a la grâce de ta majetté l'adretse de l'Atsemblée législative de la Province de Québec qui tend à modifier la constitution de manière à rettremdre l'autorité du conseil légis-latif.Il le fera sans passer par le parlement, mais il permettra é la Chambre des communes d'exprimer son avis avant de transmettre è le Reine le texte de la résolution de l'Assemblée législative.Dès lundi, il proposera l'examen des deuxièmes provisoires et la Chambre pourra profiter de l'occasion pour discuter de l'adresse du gouvernement du Québec: un avis contraire de le Chambre cependant entraînerait la chute du pouvoir.Le conseil législatif du Québec ne peut plus espérer faire obstacle au désir du gouvernement.Puisque sa maiesté n'a d'au tre choix que d'acquiescer à la recommandation de ses conseillers, en l'occurrence le cabinet provincial et le cabinet fédéral, elle donnera son agrément à l'adresse de l'assemblée législative.Le conseil a déjà adopté une contre-adresse, mais elle n'atteindra probablement jamais Londres.M.Paul Martin, qui a annoncé la décision du gouvernement è la Chambre des communes, en sa qualité de premier ministre suppléant, a fait savoir que le cabinet fédéral traiterait la contre-adresse du conseil législatif avec la même bienveillance pourvu qu'elle reçoive l'assentiment du gouvernement de la Province de Québec, seul conseiller de s» majesté en la matière.Or, le premier ministre Jean Lesage a déjà informe l'assemhlee législative que son gouvernement ne donnerait pas son adhésion à l'a dresse du conseil.L’opposition a réprouvé avec force l’attitude du gouvernement fédéral.Elle s'est gardée de discuter du fond de l'adresse de l'assemblée législative, mais elle a vivement condamné eu bien le cabinet fédéral pour ne pas daigner porter la question a l’at'rntion du parlement, ou bien le gouvernement de le Province de Québec pour n'avoir pas su "régler ses problèmes" tout seul."Jamais on n'a traité le parlement d'aussi haut, a dit M.John Diefenbaker.Le premier ministre (Lester Pearson) et M.Jean Lesage ont cuisiné toute l'affaire sous la table dans l'esprit la pl us typiqut du fédéralisme coopératif."Et veut-on savoir qui est derrière toute l'affaire?Nul autra que le souriant ministre de la justice (M.Guy Favreau), le chef de la nouvelle vague.Lui et M.Lesage savaient que la formule Fulton-Favreau n?franchirait pas l'étape du conseil législatif, ils ont donc décidé de supprimer le conseil législatif tandis qu'il est encore possible de recourir à sa majesté".M Diefenbaker soutient qu'il est inconstitutionnel de modifier l'Acte de l'Amérique du Nord britannique sur la foi d'une résolution de l'assemblée législative.Seule la législature de la province de Québec peut amender la constitution, dit-il, et la législature ne se compose pas seulement de l'assemblée législative, mais aussi du conseil legislatif et du lieutenant-gouverneur, représentant de la Couronne.M.T.C.Douglas a développé la même argumentation, "S'il ne s'agissait que d'amender la constitution de la Province de Québec, l'assemblée législative n'aurait pas besoin de passer par le gouvernement fédéral, a-t-il dit.Puisqu'elle passe par la gouvernement fédéral, c'est un emendement a la constitution du Canada qu'elle réclame et le parlement fédéral doit se prononcer".M.Douglas a prévenu le gouvernement que son parti ne saurait se contenter de discuter de le question durant le débat sur les douzièmes provisoires."Il ne sied pas que la Chambre soit forcée de renverser le gouvernement si elle désire exprimer un avis contraire à l'adresse de l'assemblée législative, e-t il dit.La question devrait faire l'objet d'un débat spécial et mon parti ne cessera pas de réclamer ce débet".M.Robert Thompson, ch*f du crédit, s'est gauchement mon tré favorable tantôt a la these du gouvernement, tantôt a cell* de l'opposition.Il a commis tant de virevoltes qu'a la fin la Chambre s'est esclaffée et H a piteusement repris son fauteuil M.Gilles Grégoire, porte-parole du ralliement des créditâtes, a sévèrement condamné le gouvernement de la province de Québec pour son inaptitude à régler ses propres affaires."Ce n'est ni a la Reine, ni au parlement de Londres qu'il faudrait renvoyer le paquet, s'est-il exclamé, mai» è Jaan Lesage".LE BROUILLAMINI M, Martin e étayé la décision du gouvernement par une déclaration soigneusement rédigée en vue de réfuter d'avance l'argumentation de l'opposition quant à la validité de l'adresse de rassemblée législative.Il n'a pas réussi à écarter les critiques de l'opposition, mais il est parvenu à si bien emberlificoter le sujet que l'opposition en a perdu son latin d'autant qu'elle n'* reçu le texte de la declaration ministérielle qu a l'ouverture de la seance de la Chambre S'il reconnaît que la procedure utilisée par le gouvernement de Québec est exceptionnelle, le cabinet fédéral est d'avis que la constitution de la province de Quebec es» seule en cause et qu'il n'a pas d'autre choix, par conséquent, que de déférer l’adresse à la R#ine en l'eccompagnant d'un avis favorable."L'adretse sollicite une modification è la constitution de le province de Quebec, e dit M.Martin, normalement, une modification a la constitution d'une province est apportée paf une loi provinciale en vertu de l'article 92(1) de l'Acte de l'Amérique du Nord Britannique.Le gouvernement du Québec a, en effet, tenté d'adopter le modification de cette façon, mais le conseil législatif s'y oppose malgré l'approbation Voir page 14 : Le cabinet fédéral Les employés du port sont en grève, première journée: 25 arrestations p*r Evelyn GAGNON Dam un elima» survoler qui pcrmel de prévoir un eonlli* extrêmement âpre, les 1.049 employés du port de Montréal ont declenche une greve hier après-midi pour appuyer une centaine de leurs confrères congédies le même jour par les autorités du port, et en même temps pour protester contre l'impasse dans laquelle se trouvent, selon eux, les négociations en vue de renouveler leur convention collective de Travail.Une vingtaine d'arrestations faites par la police du port ont marqué les premières heures du conflit.Dans Tédition de samedi, "Montréal, ville dynamique" LE DEVOIR publiera samedi, â quelques lours de la célébration de le St-Jean, un numéro spécial sur le Canada français.A cette occasion, nombre de personnalités viendront |eter une lumière supplémentaire sur le thème "Montréal, ville dynamique" que la société St-Jean-Baptiste de Montréal a déjà choisi d'illustrer dans la forme et la couleur au bénéfict du grand public, è l'occasion du traditionnel défilé de la Saint Jaan.Dans LE DEVOIR du samedi, 19 juin, on pourra donc lire des articles révélant divers aspects de Montréal, sous la plume de personnalités telles que Henri Muhn, Gaston Dugas, Philippe de Gaspé Beaubien, Pierre Camu, Benoit Bégin, Norbert Lacoste, Benoit Brouillette, Guy Desba-rats, Jean Alaurent, Roger Bédard, Lucien L'Allier, Lucien Bergeron et autres.Paul VI aurait exprimé le désir d'aller à l'ONU NATIONS l NIKS — On confirme dans les milieux informés de l'ONU que le Saint-Siège a fait connaître au secrétaire général U Thant le désir du pape Paul VI de venir lancer du haut de la tribune de la vingtième assemblée generale des Nations unies au mois de septembre a New York un appel à la paix, à la concorde et au désarmement.Aucune decision officielle n’a cependant été prise et un voyage éventuel du pape a New York à l'automne prochain dépend encore de bien des circonstances, précise-t-on dans ces milieux ou I on préféré conserver un respectueux silence sur la teneur du message du Saint-Siège.Réunis en assemblée générale au sous-sol de l'église St-Sauveur, où ils se regrouperont de nouveau ce matin, les employés, membres d'un syndicat de la CSN, ont décidé de demander au ministre fédéral du travail.M.MacEaehen.de norrrmer un médiateur spécial pour régler le conflit et ont évoqué la possibilité d'entamer ries procédures contre les autorités du port, accusant celles-ci de ne pas négocier de honnu foi.M Charles Poirier, le conciliateur qui avait été chargé de lenter de rapprocher les parties au niveau de la convention collective a convoqué les représentants patronaux et syndicaux à une assemblée spéciale tenue hier soir a lOh.en vue de mettre fin au conflit.Au début de la soirée, les porte-narole du syndicat se montraient toutefois extrêmement pessimistes au sujet ries chances de succès de cette rencontre D'autre part, c'est aujourd’hui “jour de paie” pour tes employés en grève, et ces derniers sc proposent de défiler ce matin en rangs de quatre, rie l'église Saint Sauveur jusqu'aux bureaux du Conseil des ports, coin des Commissaires et McGill, pour réclamer leurs salaires.I.a police du port a arrêté hier après midi 25 grévistes.Au début de la soirée, dix-huit avaient été libérés sans qu'aucune accusation soit portée contre eux, et sept doivent comparaître ce matin en Cour municipale sous des accusa lions d'entrée illégale dans le port.l,es sept accuses ont été libérés moyennant un cautionnement de $50 chacun.Les causes de l'arrêt de travail, telles que les ont exposées les porte parole du syndical et principalement le chef négociateur M.Rolland Pepin, sont de trois ordres: la cause immedta te est le congédiement de 107 préposés au déchargement ries eercalcs sur les navires: elle se rattache a la seconde cause, qui est l'impasse ou ont abouti les négociations en vue de renouveler le contrat collectif : enfin, scion le syndicat, l'arrêt rie travail est riù à un malaise qui existe depuis longtemps rhez les employés du port: les congédiements d'hier ont été, a dit M Pépin, "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase''.Les congédiements Les employés du port se ré partissent en trois groupes: Londres prépare de nouvelles suggestions pour une solution négociée Wilson s’efforce de sauvegarder l’unité du Commonwealth devant la crise vietnamienne LONDRES — Le Kenya demandera solennellement A la Grande-Bretagne de sc dissocier de la politique américaine au Vietnam, apprend-on de source africaine informée.C'est la première indication d'un éclat possible au sein de la conférence des premiers ministres du Commonwealth.qui s'ouvre ce matin à Londres et qui s'annonçait comme devant être relativement tranquille.T.e Kenya demandera ausri â la conférence de .se prononcer en faveur d'un cessez-le-feu immédiat au Vietnam et de l'évacuation des troupes américaines, qui devraient être remplacées par un contingent de l'ONU chargé de veiller au respect du cessez-le-feu.Cette position du Kenya, après les premiers contacts en tre les représentants des 21 pays du Commonwealth, sera soutenue au moins par le Gha- na et la Tanzanie Elle obtiendra aussi, au moins, la sympathie de l'Ouganda, du Pakistan et de l'Inde.Le Canada se déclare avec plus de nuances, en faveur d'une paix négociée au Vietnam.Face à cette attaque imminente de la part du Kenya et des deux autres pays africains.M Harold Wilson a multiplié dès hier scs demarches.Le premier ministre britannique a en effet reçu en matinée Sir Robert Menzies (Auslralie), MM 1.ester Pearson et Hqlyoa-ke (Nouvelle-Zélande).Mais c'est avec M.Nyerere (Tanzaniei qu'il est allé voir à son hôtel, que M.Wilson s'est entretenu le plus longuement.11 s'efforce visiblement ù ar-rondir les angles entre les positions exprimées par le président de la Tanzanie, les représentants du Kenya et du Ghana, et celles notamment de Sir Robert Menzies qui.ouvertement.soutient à fond les thèses et les actions des Américains.Le point de vue du premier ministre australien est approuvé par la Malaysia et.dans une moindre mesure, par la Nouvelle-Zélande.Les autres chefs de delegations observent jusqu'à pre- L’URSS demande que le Conseil de sécurité se rende à St-Domingue NATIONS UNIES — Devant I» dégradation subite de la situation è St-D"minqiie où pour la première fois mardi les for-ces caamanistes et américaines en sont venues aux prises, U délégué soviétique au Conseil de sécurité des Nations unies, M.Fedorenko, a demandé hier que le Conseil de sécurité se rende è St-Domingue pour y tenir une réunion spécielt.Le délégué américain e immédiatement combattu cette suggestion.L'étude de cette question a été reportée à vendredi après-midi sfin de permettre eux délégations d'étudier sérieusement le proposition soviétique qui va è l'encontre de le politique de Washington visiblement soucieux de ne confier qu'è le seule Orgenisefion des Etafs américains la respon- «abilifé da surveiller les événements dominicains.Le Conseil de sécurité s'était réuni quelques instants plus tôt pour entendre le rapport du représentant da U Thant è St-Domingue (lire nos nouvelles è la page 16) sur les combats de mardi.M.Fedorenko e défendu l'autorité et le rôle continu du Contoil do sécurité dans l'affaire de Saint-Domingue.Pour aidor le conseil è renforcer son action, il suggère donc renvoi d'une mission de visile du Conseil de sécurité è Saint-Domingue, qui permettrait eux membres du conseil de voir le situation de près, ou une session spéciale du Conseil dans la capitale dominicaine, M Fedorenko prononce elnrs un nouveau réquisitoire rontre l'impudence des Etats-Unis et de i’O.E.A."dont le secrétaire général, Jose Mora.s’est feit le complice des interventionnistes".Il dénoncé "(impudence des Etats-Unis, qui ont envoyé des troupes en république Dominicaine, alors qu'ils ne l’ont pas feit en Alabama" et leur politique egrostivo eu Vietnam ou "le dixième régime sanglant en dix-neuf mois est maintenu au pouvoir è Saigon per les baïonnettes américaines." Le délégué soviétique s'est enfin opposé à c* que le Conseil se désaississe eu profit de la commission des droits de Voir page 14 l l'URSS son! uni> réserve assez prudente et s'attachent surtout a éviter une division trop ouverte au sein du Commonwealth.Ils souhaiteraient que celui-ci parvint a adopter une position commune qui pourrait être exprimée dans le communique final.11 parait dores et dc.ia évident que ce souhait aura beaucoup de mal à être exaucé.Etapai è un règlement Hier.M Michel Stewart, secrétaire au Foreign Office, a évoqué ce soir, dans un discours prononce au colloque organise par 1'"Oxford I nion ", les différenles étapes qui, selon lui.pourraient mener à une solution du problème vietnamien: 1) Cite conférence qui se tiendrait sous des auspices à determiner par accord préalable.Un cessez-le-feu pourrait intervenir suit avant soit pendant cette conférence.2i l'n règlement assorti d'as suraners contre toute forme il agrcssion pour le Nord et le Sud Vietnam.IL t es garanties Requises, le Sud Vietnam, pourrait ne plus avoir sur son sol ni hases ni troupes étrangères, ses hahi tants pourraient être en mesti re de rhoisir librement pj dans le paix la forme de leu> gou vernement.4) la’s peuples nord et sud-vielnamiens pourraient ensuite decider librement des rola lions futures entre leurs deux pays.Le secrétaire au Foreign Of fice a d'autre part declare que le principal obstacle a un ré glement au Vietnam était ar tuellemen! le refus du Nord Vietnam, de la Chine et de l’URSS d'envisager toute (or me de négociation En dépit de cet obstacle, a ajouté M Stewart, la Grande Bretagne eonlinuera de mettre en oeuvre tous le» mosens offrant mie ehanee de succès, en vue de parvenir 5 la convocation d'une conférence.Pour la première fois, le secrétaire au Eoreign Office M.Michael Stewart a fait officiellement état de la posibilite de la participation du Vieteong à une conference internationale sur le Vietnam.S écartant du texte préparé de son discours.M.Stewart a indiqué qu'une conférence sur le Vietnam pourrait se tenir pendant un premier Marie au niveau ries gouvernements ayant participé » la conférence rie Genève ‘‘Ensuite, a-t-il indiqué il se rail possible que des repre sentants du Front de libéra lion national soient inclus dans la délégation du gouvernement du Nord-Vietnam et je ne vois pas comment cela pourrait être empêché".455 employé» del cinq silos: une soixantaine d'employés des entrepôts frigorifiques, et environ 500 employés de l'exploitation générale (électriciens, plombiers, chargés de 1 approvisionnement en eau des navires, etc!.Us appartenaient jusqu'à l’automne dernier — alors qu'ils passaient a la CSN — à la fraternité des manutentionnaires de fret, affilie au CTC.Le conflit a pris naissance chez une section des employés des élévateurs, ceux qu'on appelle dans le syndicat les ‘ pelleteurs de céréales".Ce groupe, selon le syndicat, a subi toutes sortes de difficultés depuis six ans.Avant 1959.le chargement et déchargement des céréales se faisaient aver des pelles mécaniques.En 1959.le port introduisit une nous elle méthode, pneumatique, en laissant entendre que les "pelleteurs" n'auraient sous peu aucun de leurs anciens emplois.Conséquemment, les plus anciens des ' pelle leurs' passèrent dans les silos Mais en 1963.au nouveau silo numéro quatre, une nnu veile méthode de déchargé ment mécanique, au moyen de pelles manipulées sutoma tiquement.fut introduite Entretemps.les ‘ pelleteurs" traditionnels qui étaient demeures dans cette section — les plus jeunes, selon le syndicat - avaient obtenu une clause de contrat leur donnant l'équivalent de l'ateiier fermé Certains "pelleteurs" qui avaient plus d'ancienneté, mais qui étaient passés aux silos, se voyaient interdire l'accès aux nouvelles fonctions d'operation des pelles mécaniques.Des 12 fonctions ouvertes.8 furent accordées à des ' pelleteurs” ayant le plus d ancien-nete.mais quatre a des plus jeunes.Lan dernier, au moment du conflit intersyndical, ces quatre jeunes furent déplaces en faveur de plus vieux.Lorsque la CSN obtint le droit de représenter le groupe, élle entama un grief en vertu rie l'ancien contrat, en faveur rie ers quatre jeunes.La sentence arbitrale fut rendue tout récemment et donna raison aux jeunes et au syndicat Mais lorsque, dimanche dernier, la sentence fut mise à execution, une soixantaine d'employés la rejetèrent et déclenchèrent la grève à huit heures du matin, à l'insu du syndicat lui-mème l es employés expliquent a qui veut les entendre qu'ils ne veulent plus entendre parler Voir paga 14 : Lot tmployot à M.Rolland Pépin, conseiller technique et principal négociateur du syndicat, s'entretii.it avec M.Hervs Dube, president du syndicat des employés du port, quelques minutes après l'arrêt de travail.iPhntn 1^ n*«rotr) CTM : c'est de Québec qu’il faut attendre la solution par Jean FRANCOEUR C est de Quebec qu'il faudra attendre maintenant la solution au conflit du transport en commun qui para* lyse les autobus de ta CTM depuis le 8 juin dernier.Le mince espoir que la for mule", mise au point par a ville de Montreal en collabora lion avec la CTM.puisse être acceptée pur le* banlieues et servir de base a un reglement de la grève, a ete réduit en pieces mardi soir a l'issue de la reunion du Conseil de coordination mtermunieipale de Montréal qui s'est tenue a l'hôte! de ville de la cité de Saint-Laurent .Les municipalités se sont dites d'accord pour partager le service de dettes et les déficits d'exploitation de la Commission de transport de Montréal; mais elles posent leurs conditions Elles exigent egalement que tout cela se fasse selon les formes, et prient en consequence te ministre des affaires muniri’ pales.M Pierre Laporte, de mettre au point la législation requise De la, la décision de M Saul-nier de ne pas présenter d'offre an syndicat avant d'avoir reçu "des directives utiles" de M Laporte "La ville de Montréal est prête.mais elle ne peut d elle-même.pas plus que la CTM.faire une oflre qui engage d'autres parties sans leur présence", ex- plique le président du convé executif de Montréal.Qu'attenri-on de Québec * Une legislation qui autorisa les banlieues » participer au finanrement de la (TM ?nu une simple garantie qu'une telle législation sera adoptée en temps utile ’ La réponse à cette question est déterminante quant à la duree du conflit.On imagina en effet quels delais le public montréalais devrait subir s'il fallait attendre, pour rendra possible un retour au travail, que le législateur ait mis au point et adopté les amendements necessaires pour répondre aux exigences posées par les municipalités, dans un domaine fort complexe qui suppose des négociations délicates et éclairées Entra las riaux las synriiqués Dans un communiqué remis à la presse, le président du Svndicat des employés du transport de Montréal (CSN i, M Yvan Blain, s est déclaré heureux que les travailleurs du transport aient "largement contribue à susciter une pris* de conscience vis-à-vis du pro-Voir paga 14 : CTM La commission Laurendeau-Dunton à Moncton Seules des mesures énergiques sauveront les minorités acadiennes de l’extinction de notre envoyé special.Jean-V.DUFRESNE MONUTON.— Les minorités acadiennes sont menaeees d extinction et seules des mesures énergiques avec le plein concours des gouvernements pourront leur éviter l'assimilation C'est ce qui ressort des principaux mémoires soumis hier à Moncton à la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme.On trouve, à un extrême, la population francophone du Nouveau-Brunswick dont les 255.000 habitants paraissent assures de leur épanouissement pourvu qu'ils soient dotés sans retard des outils indispensables A cet égard on attend beaucoup de la création de la première ecole normale francophone dans la province voisine, et des résultats d'une session spéciale de la Legislature à l’automne, qui sera toul entière consacrée a l'oxa men du rapport de la Commission Byrne; celte rierniere propose notamment une revision profonde du regime de «ubven- tions.qui jusqu'à ce .tour favorisaient les plus prospères anglophones au detriment des francophones moins fortunes A l'autre extrême sc trouve Terre-Neuve ou.a toutes fin» pratiques, les minorités francophones qui avaient pu échapper a l'assimilation au siècle dernier offrent bien peu d espoir d» recuperation Entre les deux se situe l'He-du-Prince-Edouard où pour donner à la jeunesse acadienne des elemenLs de culture française à lerole.il faut transgresser la loi avec la complicité même des autorités, aujourd'hui disposées a "tolérer" davantage le français dans les écoles publiques: mais les examens officiels qui donnent droit au diplôme reconnu, sans lequel on ne peut accéder à l'enseignement supérieur, ne sont subi» qu'en anglais, a explique hier le représentant rie la Société St Thomas-d Aquin, qui a dil consister que la riilture acadienne accuse un recul aerieux dans les régions "mixtes".Voir paqo 14 : L» commission B R DEUX LE DEVOIR, MONTRÉAL.JEUDI 17 JUIN 1965 F' TÉLÉGRAMMES par ' f DE QUÉBEC Marcel Thivierge Diminution du chômage dans tout le pays Le tableau de l’emploi Séance du comité de !,p romitp parlempntaire dp la constitution se réunira demain pour la première fois depuis le début de la présente session.Au cours de la séance du matin, on examinera les mémoires le l’Association ca nadionne de» éducateurs de langue française, de M.( halles Taylor, économiste, et de la Jeune chambre de corn merce de St Jean.Iberville I,a séance de l’après-midi est réservée au Club Tleurrie-Lys rie Québec, a la Domtar et a la SSJB de Québec.l.e comité se réunira à nouveau, vendredi, le 16 juillet.Comment se Québec est heureux On se réjouissait hier dans les milieux gouvernementaux de la façon astucieuse dont le cabinet fédéral s’est tiré du précédent constitutionnel cause par l’adresse de l’Assemblée législative a la reine.F,n faisant remarquer à Sa Majesté qu elle n’avait qu a suivre l’avis de ses ministres du Québec, le cabinet fédéral a fait d’une pierre deux coups: tout en sauvegardant l’autonomie de la province, il se trouve a donner indirectement un avis favorable 11 ne sem ble pas cependant que l’a- M.Bcllemare et L’Assemblée législative a adopté à l’unanimité hier, journée des députés, une motion du député C N de Champlain exprimant le désir que les autorités du Pacifique Canadien étudient l’opportunité de rétablir le service des deux trains de nuit (Montréal-Québec.Québec-Montreal1 pendant la durée de l'Exposition internationale.Le Pacifique Canadien a\ait discontinue ce service, le 15 mai ]%1.En mois plus tard, le 2fi avril 1%1.l'Assemblée législative, a runanimité, demandait à la compagnie de reviser sa decision a ce sujet M Pierre Laporte et M.Maurice Belemare ont expliqué que la norme de rentabi- Soumissions pour les Le ministre de la voirie.M.Bernard Pinard, a présidé hier, a l’ouverture des soumissions pour les travaux de la construction d’une section de la route transennadienne.dans Montréal, plus précisément le secteur du boulevard Décarie.Il s'agit de la eonstruction de l'échangeur Turcot, comprenant le tunnel au-dessus des voies du chemin de 1er ainsi que des voies ele vées et de la reconstruction de la constitution, demain fait-il que ce comité se réunisse a nouveau vendredi, le 16 juillet ?Comment se fait-il que ce comité si important n'ait nas tenu de seances de puis le mois de décembre der nier ?On estime ici que te gouvernement, voulant éviter des débats passionnés sur la formule K.F., n'a pas cru bon de réunir le comité II enlevait ainsi à l’opposition une excellente tribune dont elle aurait facilement abusé, empêchant.de cette façon, le comité de poursuivre sereinement son travail.de l’attitude d'Ottawa dresse du Conseil législatif à la reine subisse un sort aussi heureux de la part du cabinet provincial.M Lesage a annonce hier qu’il avit reçu la veille du lieutenant-gouverneur une lettre lui demandant l'avis du cabinet sur cette question.On sad que.la semaine dernière, le premier mi nistre avait dil que personnellement il ne donnerait pas un avis favorable.On peul présumer que, dans ce cas, les membres du cabinet partageront le point de vue du premier ministre.son train de nuit lité ne devrait être la seule qui décide de la vie ou de la mort d’un service public comme celui des chemins de fer.”Cet argument du déficit, a dit le leader du gouvernement en chambre, ne devrait pas être invoque a moins que cette règle ne soil appliquée dans lout le reste du Canada.’’ Tel n'est pas le cas, car le Québec, dans ce domaine, est nettemenl défavorisé M.Laporte a reproché au Pacifique Canadien d a voir fail preuve de beaucoup moins d'imagination quant au transport des voyageurs que dans le domaine du transport ries marchandises.travaux, boul.Dccarie la rue Notre-Dame et autres travaux connexes.Il n'y avait que quatre soumissionnaires : Janin Construction ; 519,453,054; Simard & Beaudry; $19,967.975; un groupe comprenant Atlas Construction, Inspiration e t McAlphine : $20,673,092; et Pe-rini Québec $21,765.791.Après l'étude approfondie de ces sous-missions.le ministère annoncera son choix.OTTAWA — Le nombre des chômeurs au Canada a baisse de 371,000 a 265,000 de la mi-avril a la mi-mai en raison de la hausse saisonnière de l em-hauche.Le taux du chômage était de 3 7 pour cent de l’effectif ou vrier; c'était le plus bas ni veau depuis la mi mai 1957 alors qu’il avait ele (le 3 5 pour cenl A la mi-avril, ce taux était de 5.3 pour cent et de 4 2 pour cent en mai l’an dernier.Dans le rapport mensuel du ministère fédéral du travail et du Bureau fédéral de la sta-listique sur la situation du chômage au pays, on indique qu’il y avail 7.123.000 travailleurs.soit 155.000 de plus que le mois précédent.On estime qu'il y avait 261.000 nouveaux emplois.Voici un aperçu de la situa tion dans l'ensemble du pays: les chiffres sont en milliers Mai Avril Mai 1965 1965 1964 Effectif ouvrier 7.123 6.968 6,914 Ayant un emploi 6.858 6.597 6.621 Sans emploi 265 371 293 Ce rapport est basé sur un échantillonnage effectue dans 35,000 domiciles un peu partout au Canada durant la semaine se terminant le 22 mai.La situation de l'embauche continue de varier considéra hlemcnt les régions Dans les Maritimes, 7 3 pour cent de la population active était à la recherche d'un emploi: c’est une réduction considerable du nombre des chô meurs par rapport au mois prérédent alors que 12.8 pour rent des travailleurs chômaient.Néanmoins, le pourcentage des chômeurs dans les Maritimes est encore le plus eleve au pays.C ’est dans les Prairies où il y a moins de chômage; la proportion des gens privés de travail a baissé de 4 3 pour cent à 2 4 pour rent.En Ontario, le pourcentage a aussi baisse de 3.1 à 2.Au Québec, on enregistre également une baisse du chô mage; le pntircenlaee des gens sans emploi a diminué de 6 7 pour cent à 5.2 pour cent entre avril et mai, F,n Colombie-Britannique.on fixe le taux du chômage a 3.9 pour cent à la mi mai; il était de 4 7 en avril.M.Marcel Blais souhaite l’avènement d’une personnalité internationale pour le Québec Il est remarquable que les délégations du Québec à i’elran ger aient pu jusqu'ici poursuivre une oeuvre considérable, même si la province de Québec ne possédé pas sur le plan inlerna-lional un statut qu elle croit définitif.Aussi, faut il souhaiter qu'un jour le Quebec, partie intégrante d’un Etal fédéral, puisse acquérir une personnalité internationale, a déclare hier midi le direcleur des délégations du Québec a l'etranger, au ministère de l industrie et du commerce.En conclusion d'une causerie devant les membres du rerele St Laurent-Kiwanis de Montréal, M.Marcel Blais a évoqué les inquiétudes soulevées en certains milieux par l’entente que le Québec a signée avec la France dans le domaine de l'éducation.“Faudra-t-il attendre, a t-il ajouté que les conséquences logiques du fédéralisme soient admises par le droit international pour qu’on reconnaisse au Québec le droil de négocier directement avec les Etats étrangers des ententes portant sur des questions qui, en vertu de la Constitution, relèvent de son ressort?Espérons qu’une réponse construtive sera donnée a cette question dans un bref délai '.M Blais s’est surtout attaché à faire connailre les objectifs ri le travail accompli par les trois Maisons du Quebec à l’elrgn-ger; celle de New-York, qui existe depuis 1940.celles rie Paris pi de Ixindres qui datent respectivement de 1961 et de 1962.Do plus, un bureau, relié à la delegation de Paris, vient d'etre établi à Milan.Le conférencier » fait -avoir que les cadres du personne! des délégations seront completes dans un avenir prochain.Tl n’est pas impossible que le gouvernement decide, avant long temps, d'étendre le reseau de nos bureaux.Cependant, avant d’ouvrir de nouveaux bureaux, nous devons être convaincus que ce genre d’activités est rentable et qu'en définitive le Québec y trouve son profit”.11 n’est pas facile, sur ce point, d’apporter des précisions comptables ou mathématiques, car le travail des délégations exige beaucoup de patience et n’apporte souvent des résultats tangibles qu'à long terme.Parfois, un seul projet peut demander des mois ou des années d’efforts Les délégations doivent compter avec le temps dans l’élaboration de projets ou les relations humaines ont une importance capitale.Evoquant en particulier les tâches diverses des conseillers économiques, il a souligné que ces derniers, tenant comple rie l’établissement prochain d’une sidérurgie au Quebec, a emploient Pour le Ruanda, 400 caisses de matériel scolaire ont été recueillies au Québec par Jules leBUNC âu cours de la grande cueil lette rie materiel scolaire qui « eu lieu ce printemps dans les écoles du Québec en vue rie permettre la réouverture des écoles du Ruanda Paiiloni-ne prochain, plus de 750,000 objets (cahiers et feuilles de papier, crayons, plumes et gommes.etc.) ont été recueillis.F.n outre, plus de $11.000 en arpenl, plus de R.OOO manuels scolaires et 5,000 livres de bibliothèques ont été donnes au comité Québec-Rwanda qui pilotait ce projet d’aide a ce petit pays du rentre de l’Afrique.En annonçant la nouvelle hier, lors de la ’’Journée Que-hec-Rwanda ".qui s’est dérou lee a l’hôtel Windsor, le prési- dent du Comité Qucbec-Rwan-da.le frère Hector Deshaies, a précisé que la compilation n'est pas terminée.Néanmoins, dans quelques jours, 400 caisses partiront pour le Rwanda, a-t il indiqué.Le Frère Deshaies a souligné que “l'objectif que s’était fixé le Comité (un objet par enfant) a été, et de beaucoup dopasse’’ tant en qualité qu'en quantité: le comité attendait du matériel en plus ou moins bon état; il est neuf a 75 p c.Le religieux de Québec, qui est également president de l’Association d'éducation du Québec (qui a lancé et parraine ce projet, comme participation à l’Année de la coopération t,ür;nnn mm Pourquoi le casoat?préfère-t-il le dry gin LONDON CLUB DE MELCHERS?Parc» qua la caaoar ast trèa humain! Il aima un dry gin à la fois aec at léger.Comma voua qui êtes connaisseur da véritable dry gin, il n’a trouvé qua la LONDON CLUB da Malchera qui réunisaa cas deux qualitéal P.S.Qu'est-ce done casoar?qu un 111-H 40e; 181 -G Mo» LES DISTILLERIES MELCHERS LTÉE, BERTHIERVILLE, QUÉ.Distillé et embouteillé au Canada dans la province de Québec Internationale) a signalé que c’est, là une réussite commune; le succès est attribuable aux efforts coordonnés des commissaires d'écoles, des principaux d’ecnles, des enseignants, dea étudiants, etc., ainsi que de certaines entreprises commerciales et industrielles “On a là, je pense, la preuve irrefutable que placée devant des besoins précis et un plan d’action clair, la population québécoise répond à l’appel ”, a-t-il ajouté.Des médicaments De son côté, le président du Collège des pharmaciens de la province de Québec, M.Jean Dicaire.a lancé officiellement hier une vaste cueillette de médicaments auprès des pharmaciens et de l'industrie pharmaceutique en me d'aider le Rwanda.Une cueillette semblable a eu lieu l’an dernier pour aider les léproseries d’Afrique dont s'occupe le cardinal Paul-Emile Loger.On sait que le Père Georges-Henri Lévesque, dominicain québécois, est le recteur-fondateur de la toute nouvelle université nationale du Rwanda.l,e délégué aux relations publiques du Comité Québec Rwanda.M.Pierre David, a expliqué que ce pays, qui a acquis son indépendance le 1er juillet 1962, est l'un des plus petits du continent (equivalent de la Belgique).Plus de la moitié de ses quelque 3,000.000 d'habitants a moins de 20 p c.tandis que 98 p.c.d entre eux vivent en milieu rural, “sous forme d hahilat dispersé” (el non dans des villages).l,e budget total du pays est de $6,000.-000 par annee; de cette snm me.$1,700,000 sont consacrés à l’éducation.Sur le plan sanitaire, “le personnel et les médicaments font particulièrement défaut.F.n septembre 1964, on comptait 22 médecins pour l’en semble de la population, soit le chiffre effarant d’un méde cm pour 150.000 habitants.Plusieurs de ces médecins travaillent en ville, quelques hôpitaux de brousse n’ont aucun médecin .Pour tout le pa\s, un seul élertrn-cardiographe''' Besoins do l’homme Pour sa part, dans une causerie intitulée “Les besoins de l’homme au-dela des Impérs tifs immédiats’’, le principal (T.iiférenrier de la journée, M.Paul Dumont-Frenette, a affir-mé ; “Au-delà de* impératifs immédiats, issus de l'idéologie, ou des intérêts économiques, ou du jeu de la prépondérance politique, existent des postulats de portée universelle qui ont leur siège au coeur même de la réalité hunraine et contre lesquels les impératifs immédiats ne peuvent préva loir longtemps sans entraîner des conséquences désastreuses pour les groupes humains en cause." C'est précisément à ce niveau que se situe Tanné* d* à inviter dans la province des industries utilisatrices de l’acier.Ils ont d'ailleurs, rie préciser M.Blais, collaboré a l’élaboration des plans de l’entreprise en consultant des experts américains, anglais, français, belges, allemands ou autres.M Blais a d'autre part nnlé que, dans le domaine economi ! que.la Grande-Bretagne el les Etats-Unis connaissent depuis longtemps le Quebec, mais que l'Europe du Marché commun le connait moins.“U faut donc lui fournir des preuves que le Quebec n'est pas une chasse gardée des Anglais et ries Américains.” Nos conseillers économiques, a déclaré le direcleur des délégations, seront davantage en mesure de poursuivre un travail utile s’ils sont en constanle relation avec les cléments productifs de la province et si ceux-ci sont prêts à collaborer avec eux.Selon lui.l'oeuvre immense qui a élé commencée au pays du Québec exigera un changement de mentalité dans la popti-lalion.“Je pense, en particulier, aux contribuables qui n’ont eu jusqu’ici de cesse de réclamer de l’Etat des réformes et des octrois et qui devront désormais accepter de payer la note sans trop maugréer.Mais la transformation dans les esprits devra se faire surtout en tenant comple du fait que le Quebec, à cause de sa faible population, ne pourra occuper une place respectable en Amérique du Nord que par la qualité de ses produits: c'est à ce prix que nous réussirons à nous imposer,” Quebec, a-t il soutenu, ne désire pas couper les pools avec les autres provinces ni avec le reste du monde au moment ou il entreprend de devenir “maître cher lui".“Nous avons chez nous des compétences et des capitaux qui pourront servir à celte oeuvre de renovation.Cependant, notre situation est encore trop précaire pour que nous refusions de rechercher les concours de l’étranger.Nous avons besoin de regarder par-dessus nos frontières et de demander a des pays amis leur aide financière et technique.Nous pensons surtout aux Etats-Unis et à l’Europe.C’est dans ce travail de prospection que les délégations du Québee à Tetranger peuvent apporter à la province une assistance précieuse", a affirmé M.Blais.Goldenberg recommande pour Toronto un gouvernement établi selon des districts la coopération Internationale, décrétée par TONU.Rappelant "la reddition de compte de l’Occidental el la prise de conscience de TAtro asiatique" qu'a prédite* le poète indien Rabindranath Tagore en 1924 (dans "La religion du poêle"), le directeur des relations publiques à la société Radio-Canada, a ait souligné qu’elles ne se sont pas longtemps attendre Les unes après les autres, a-t-il expliqué, les nations afro-asiatiques ont échappe à l'emprise et même l'influence des grands pays occidentaux.LWrt dirigeants se rendent très net-lement comple “des inégalités de la condition humaine" : ils désirent assurer à leurs peuples "une participation adéquate au patrimoine de l'humanité" et, "de ceux-là mè mes qui occupaient leurs terres et en profitaient, ils attendent, en compensation, les moyens d* l'exploiter enfin à leur propre bénéfice".Ces pays ne manquent pas d'hommes éclairés qui savent quelle portion de l'humanité regorge de biens et quelle autre souffre de la faim.“A eau se de la faim séculaire qui les tenaille, à cause de la fierté nouvell* qui les agite, ces hommes sentent de Timpstien-ee.Avons nous assez Tintelli-genee d* la situation ?Avons-nous un* perception nett* du poids énorme de celte masse humaine qui peuple une partie de la terre et de Textraordinai-re puissance qu elle représente ' Croyons-nous vraiment que le jeu de nos impératifs immédiats amusera encore longtemps res citoyens majeurs libérés de notre tutelle ?Croyons-nous vraiment que cette écrasante majorité afrn-asia-liqu* subira encore longtemps les effets de notre provisoire •upériorité technique’’ "L’humanité est fatissuée des bruits de guerre, les hommes sont las d'avoir faim.Ils désirent, indépendamment parfois des visées de leurs gouvernants, réussir dans la paix l'accomplissement de leur destin d'hommes, l.a coopération in-lernationale prend ici fout aon sens.” De son eôlé, le Père Am broise iLafortune) a insiste sur le nécessilé pour la coopération internationale de ne pas être "la charité dans la gratuité”, mais un "échange normal" où chaque partie a la fois donne et reçoit.Il » déploré la tendance des Occidentaux à aller dans les p»ys en voie de développement en voulant tout donner mais rien recevoir: ils blessent ainsi les populations de ces pays et ils se trompent lourdement.Il a également insisté sur la nécessité d’amener les enfants, dès le bas âge.à suivre inten sèment 'Ta réalité du terroir" et à s'enraciner dans leur pays, mais, en même temps à ouvrir largement cette réalité à la dimension du monde.Un Bouvamemarrt municipal sur la basa da districts, talla ast la principal* racommandatien da la Commission royala d’an-quito Goldenberg sur la région métropolitain* d* Toronto.En recevant la rapport préparé par l’avocat-économiste H.Cari Goidenbarg, la premier ministre John Robarts a déclaré que le cabinlet an sera saisi aujourd’hui même, et qu’il sera transmis au minister# des affaires municipales pour étude.On croit que le rapport recommande une intégration politique sur une échelle réduite, dans le but de remédier au déséquilibre économique évident et da faciliter un mode de représentation plus efficace au sein d’un organisme de gouvernement métropolitain plus puissant.En proposant un system* d* quartiers, le rapport indiqua que Toronto métropolitain n’est pas préparé à faire face à une fusion abrupt* d* la ville et des banlieues.Il reconnaît par con-ti* qua les services municipaux seraient mieux administrés par un organisme central tout on fonctionnant sous un régime dé districts.L’unification dos services d’incendie at da bien-êtra devrait sa fair* d* la mèm* façon: centra d* control* unique, fonctionnement basé sur un système souple d* districts.Tout le rapport met l’accent sur la nécessité d* maintenir le qouvemement m é t ropolitain comme organisme d’autorité central avec des pouvoirs accrus, en particulier dans la domain# de la planification municipale et du contrêl* des services qui ne sont pas soumis aux frontières municipales.Le rapport reconnait qu’en dépit du régime d* gouvernement métropolitain les municipalités ne jouissent pas toutes de sources de revenus semblables.Il propos* diverses mesures financières capables d* taire disparaître ce déséquilibre, notamment par le truchement d’une plus grand* centralisation dos revenus des taxes industrielles et commerciales.Le système de districts qu* propose M.Goldenberg est un pas de plus dans la voie de la fusion total# de l’administration et des services municipaux, allant da pair avec un minimum d* perturbations.r>ae dont de la Chambre d’immeu ble de Montréal, a affirmé hier que la region métropolitaine n’a aucune raison de s’inquiéter et de craindre rie perdre son titre de ’ métropole du Canada" à l'avantage de Toronto.M Desmarais présentait au public l'édition 1965 (la première fut publiée Tan dernier) d’une imposante "Revue des affaires immobilières à Montréal’’, volume de plus de 200 pages, solidement documenté, accompagné de graphiques et d’excellentes photos, el présenté de façon agréable.Celle revue, selon les mots du président rie la Chambre d’immeuble, est dédiée à ceux dont l’imagination et la ron-fiance soutenue nnl permis la croissance dynamique dont, iouit présentement la métropole canadienne M region de Montréal connaît en ce mnment un essor économique et immn hilier sans précédent La revue veut combler le besoin de documentation efficace sur l’état.généra! des affaires à Montréal et sur les facilités qui y sont offertes aux investisseurs des divers domaines de Téfonomie.Des spécialistes ont contribué à la rédaction d'articles 3ui donnent un vaste panorama u “boom" actuel de Montréal.M.Desmarais a profité du lancement de cette revue pour répondre aux prophètes de malheur qui laissent croire que Montréal sera bientôt supplantée par la ville-reine.Au r SELON UN SPECIALISTE EN IMMEUBLE Montréal n'a pas à craindre pour son titre de métropole point de vue démographique, on prévoit que la région mé tropolilaine de Toronto aura une population de quatre mil lions en 1994: celle de Montreal.par contre atteindra prés de cinq millions, non pas en 1994.mais en 1981.On fait d’autre part grand ! état de la construction d’un gralte-ciel de 56 étages à Toronto.A cela, M.Desmarais oppose le monunTent ou la tour MontréaTParis à Tlle Ste Hélène, et qui comportera plus de cent étages, si toutefois le maire Drapeau réussit à la construire, comme il doit le , faire savoir de façon définitive | au cours des jours prochains.1 Et après 1967, qu’aurons-, nous à offrir en rappel, se demande ensuite le président de la Chambre II estime que si la slabilitc économique actuel le se maintient, Montréal n’en sera qu’à l’aurore d’une ex pansinn formidable; à cause nntammenl, de Tinslallation de réseaux routiers appropriés dans toute la région des projets de rénovation urnaine et de Tim-plantation de nouveaux secteurs domiciliaires et industriels.Montréal, a dit M.Desmarais avec confiance, ne sera pas “dètrônee", même pas dans trois ou quatre générations! Le président de la Chambre | d’imirreuble a remis un exem plaire de la revue à M.Roland Chagnon, président du Conseil industriel de Montréal.Ce der nier a dit qu’il partageait en tièrement la confiance et Ten thousiasme de M.Desmarais.OTTAWA Tableau de l’embauche au Canada à la mf mai, en milliers de personnes : AU CANADA F.ffectif ouvrier .Ayant un emploi .Sans emploi REGION DE L'ATLANTIQUE Effectif ouvrier .Ayant un emploi .Sans emploi .QUEBEC Ayant un emploi Sans emploi ONTARIO Ayant un emploi .Sans emploi .REGION DES PRAIRIES Sans emploi REGION DE PACIFIQUE Effectif ouvrier .Ayant un emploi .Sans emploi .Mal Avril Mal 1965 1965 1964 7.123 6.968 6.914 6.858 6.597 6,621 265 371 293 615 592 590 590 516 550 45 76 40 2.005 1.986 1.919 1,900 1,853 1.806 105 133 113 2,595 2,548 2.541 2,536 2,468 2,471 59 80 70 1,247 1.198 1.220 1,217 1.146 1,188 30 52 32 661 644 644 635 614 606 26 30 38 il CARRIERES et PROFESSIONS COURTIER EN VALEURS Maison t-anadipnnF-francais* demand* de» représentants sérieux dan» différentes régions de la province pour desservir rlienteie établie.Ktpénenre dans la finance serait un atout.Kémunératton intéressante et exreilentes conditions de travail.CASE 807, LE DEVOIR Compagnie canadiann*-français* d'stsurence-via recherche pour poste d* GÉRANT T’n gerant nu agent avant au moins 4 an- d experience et cours LLATC ou CLU, région de Montréal Tel.t C.Bebear 845-0141 LA COMMISSION SCOLAIRE D'OKA DEMANDE Un instituteur avec brevet pour classe de garçons de 5e année.S'adresser à Romain Proulx, Oka, Tel.t 479-8487 eu à M.Raoul Véxina, Principal, Tel.t 525-7750 VICE - PRESIDENT EXECUTIF DEMANDÉ Compagnie progressive s'occupant de location à long terme, désire retenir les services d'un |eune homme pour prendre charge des opérations et en continuer l’expansion.Préférence donnée à personne avec expérience dans compagnie de finance ou diplômé universitaire en commerce ÉCRIRE À CASE 1300, LE DEVOIR U COMMISSION SCOUIRE REGIONALE HONORE MERCIER demand* pour I* court sccondoir* — Un professeur masculin d'éducation physique — Un professeur féminin d éducation physiqu» — Deux professeurs d'anglais (8e et 9e années) — Un professeur masculin de français (Ile et préuniversitaire I — Un professeur de sciences ( 1 Oe et lie années).Prier* de s adresser à : Jean Langelier.Directeur général des Ecoles, 110 rua Netra-Dama, Saint-Jean.Oué.— Tél.: 348 4913 Dans le cadre de son programme d'expansion, La Sauvegarde compagnie d'assurance sur la vie, une institution du Mouvement Coopératif Desjardins.offre d'intéressantes situations au sein de son personnel externe des ventes pour les régions de l'ouest de Montréal, de la Mauricie, de St-Hyacin-the et de Quebec.Les candidats acceptes recevront un salaire de base, une sécurité sociale complète et des cours de formation.Les candidats sont pries d'adresser les ren-seignements d'usage à: « Servie* des Ventes, Le Sauvegarde, 152 est, ru* Notre-Dame, Montréal.Discrétion absolue assurée. '?»- r&W, k V.^ « Le pavillon des E.-U.à l’Expo, une habitation qui pourrait être utilisée aussi bien dans l'Arctique que sur la lune OTTAWA — La commission américaine de participation à l'Expo do Montréal a dévoilé hier une copie d'une immense habitation en forme de ballon gonflé qui pourrait être utilisée dans l'Arctique ou sur la lune et sera présentée au public lors de l'Expo 67.nada, M.W.Walton Butter-worth.La construction haute de 19 étages est l’oeuvre de M.R.Buckminster Fuller, qui a déjà dessiné les plans des installations de radar le long de la ligne d'alerte DEW.sur la lune accompli selon le projet Apollo, en plus de l'exposition d'oeuvres d'arts et de spectacles divers.Le tout nécessitera des dépenses d'environ $9,300,000.Le pavillon américain pourra accueillir à la fois de 4,000 à 5,000 person-ne*.C'est M.William L.Clark, commissaire général de l'organisation américaine, qui a exposé ce projet en présence du ministre canadien du Commerce, M.Mitchell Sharp, et de l'ambassadeur américain au Ca- L'EAU DÉGOUTTE ?Faites installer les GOUTTIERES GALVANISE e ALUMINIUM CUIVRE Estimation gratuite * MONTREAL — 322-4160 * QUEBEC — >72-9244 PRIMEAU METAL INC.La participation américaine comprendra egalement une reproduction d'un atterrissage Les travaux d'érection du pavillon américain doivent débuter au mois d'octobre prochain.Revalorisation des revenus ef du coût à l'Exposifon I.a société de l'exposition universelle de 1967, devant l'enthousiasme grandissant dos pays participants, des commanditaires industriels et des concessionnaires.est obligée de procéder à une revalorisation des revenus et du coût.M.Robert F.Shaw.le sous-commissaire général, a déclaré hier ((ne les previsions élablies au mois de décembre 1963, à PORTEURS DEMANDES pour la livraison à domicile du journal LE DEVOIR dans les districts suivants : Outremonl, (ôte-des-Neiges, Ville Mt-Royal, Villeray, Rosemont, Ville Sl Michel, Carré Sl-louls, St-Bruno, Beloeil, longueuil, St Lambert, Boucherville, Ville lemoyne, Ville SMaurent, Cartier-ville, laval-des-Rapides, Ponl-Viau, Duvernay, St-Vincent-de-Paul, Ahuntsic, Monlreal-Nord, Repentigny, Tetraultville, Charlemagne.Appeler à : 844-3364 SERVICE DU TIRAGE la lumière du plan directeur, sont en constante évolution L'exposition a éveillé un tel désir de participation, à tra vers le monde, que 70 pays lui semblent déjà promis, ce qui dépasse tous les espoirs.A ce jour.52 pays ont déjà confirme leur adhésion, en plus des 28 pavillons et présentations ronïmandités par 1 ’ i n d u s t rie canadienne.M.Shaw ajoutait que 71 compagnies canadiennes se réunissaient les 21.22 et 23 juin, à Montréal, lors d une conference donnée à leur intention, t'ette conférence fera le pendant a celle ou participaient les commissaires généraux, le mois dernier.Les revenus anticipés par la compagnie de l'expo sont de 5184,276.000.I.es frais attein riront S244.092.000.soit une différence de S59.816.000 que devront souscrire les trois gou vornements responsables.Voici la répartition de celte somme : le gouvernement canadien.$29.908.000; le gouvernement de Québec.$22,431.-0000: la ville de Montréal, $7.-477.000 De plus, ajoutait M Shaw-, les pa\* narticipants dépense rom $300.000,000 pour leurs pavillons, et ceux de l'indus trie privée coûteront $40.000,-000 Knfin.M.Shaw a dit que les avantages que le Canada retirera de l'Expo rendent ae ceptahle cette augmenlation “Le Canada tout entier, a-t-il ajouté, aura misé sur une carte gagnante''.LE DEVOIR MONTRÉAL, )EUDI 17 |UIN 1965 RACE 3 Importé d Ff oksc ipériaiem^nt pour crut qui preférrnt leur f SCOTCH dont et tré» lfj;*r La FTQ: les propos qu’a tenus M.Lesage sur le syndicalisme international tiennent du délire Le trésorier de la Fédération des travailleurs du Québec.M.René Rondou.a qualifié de ' délire inquiétant les propos tenus hier par le premier ministre |can Lesage sur le rôle du syndicalisme international dans le Québec."Ni le patronat, dit-il, ni la centrale rivale de la FTQ.n'ont jamais fait de déclarations aussi échevelées et aussi folichonnes a propos du role et de la participation de la direction internationale de nos syndicats dans les grèves faites par nos membres dans le Québec.Con tredisant à ce sujet les conclusions réfléchies de la Commission d enquête Gordon sur les perspectives économiques du Canada, M.Lesage se couvre de ridicule en perdant ainsi 1a tête a propos d'une situation dont il ignore manifestement le premier mot ' M Rondou a affirmé que les travailleurs du Québec, membres de syndicats internationaux.sont absolument libres de faire la grève quand ils le jugent à propos et d'y mettre fin de la même façon.Aucun dirigeant syndical québécois digne de ce nom, dit-il, n'a de permission à demander à personne d’autre qua ses membres, pour régler une grève.Quant à la possibilité d une grève générale évoquée par le premier ministre à propos de la caisse de retraite de certains permanents syndicaux, le trésorier de la FTQ a émis 1 opinion que M.Lesage continue probablement de "faire des cauchemars" depuis la menace de grève générale proférée par cette centrale à l'occasion rie la bataille du bill 54 l'annee dernière.Tout ce que nous pouvons dire, de commenter M.Rondou, c'est qu'à ce mn-ment-là nous avons mieux défendu les travailleurs du Québec que le premier ministre provincial qui, lui, “cherchait à paralyser leur action syndicale en leur passant une véritable camisole de force juridique”.Le porte-parole de la FTQ affirme que son mouvement ignorait tout, jusqu'à aujourd'hui, du problème que posait au gouvernement la participation d’une centaine, ou plus, de pormanenLs syndicaux à la caisse de retraite de leur syndicat international.Jamais, dit-il.M.Lesage n'a abordé cette question avec nous; il a préféré en discuter avec les autorités ontariennes, alors que nous l'aurions cru plus intéressé aux cotisations des milliers de fonctionnaires fédéraux qui résident dans le Québec Quant au double spectre de Hoffa et de Banks, avec le quel, dit-il.le premier ministre et le leader de l'Opposition ont pris plaisir à se faire peur.M.Rondou a déclaré .qu'a sa connaissance les vacances scolaires notaient pas encore commencées, que des hommes politiques aussi importants devraient avoir mieux à faire au moment ou ils étudient des projets de loi sé rieux que de “jouer aux bons et aux méchants '.Menace de grève aux chantiers de THydro à Manie et aux Outardes "La grava dai amployèt de bureau des chantiers de cons •ruction de l'Hydro-Québec sur tas rivières Manicouagan et des Outardes est inévitable, à moins qua l'entreprise ravisa sas positions dans las présentas négociations".C'est ca qu'a déclaré M.Jean-Robert Gauthier, vice-président exécutif de la fédération canadienne des services publics et vice-président de la Confédération des syndicats ne-tionaux.Il a souligné quo l'Hydro, qui sort d'un* grève qui l'a privée da sas ingénieurs pendant cinq semaines, pourrait faire face très bientôt à une grève da 700 employés da la Manie, ca qui paralyserait complètement sas chantiers da construction.Le trésorier de la FTQ a simplement fait observer que les syndicats des camionneurs et dos marins ne sont pas affi lies à sa centrale et que.de toute façon, ils ne constituent pas au Québec la menace avec laquelle des “garçonnets at tardés peuvent se lancer des défis impressionnants aux yeux des gens sérieux.’’ M.Rondou a émis l'hypothèse.pour expliquer le comportement de M Lesage a I Assemblée législative, que le premier ministre est reste "traumatise par la bataille du bill 54 et par la grève de LA PRESSE ou il a tenté, lui, d'imposer son règiement aux typographes en grève".Selon M.Rondou, la démocratie s>n dicale ne s'accommode pas CKLM: des accusations de malhonnêteté devant le BGR OTTAWA — Le Bureau ries gouverneurs de la radiodiffusion a été saisi hier d'accusations de malhonnêteté et d'actes illégaux ainsi que de contre-accusations relativement a un transfert d’actions.Ces points de droit ont été allégués au moment ou le bureau examinait une demande de transfert d'actions du poste français CKLM, de Montréal.Ces actions sont actuellement détenues par Mario Verdon.Guy d'Arcy Labrosse.Roland Saucier, Paul Crevier et Robert Crevier, possesseurs chacun de 20 pour cent des actions.M.Ver-don désire vendre ses titres à M.Labrosse et a M Saucier, la moité à chacun d'eux.Les deux MM.Crevier font opposition à ce transfert.L'avocat montréalais Antoine Geoffrion, occupant pour MM.Crevier.affirma qu'il y avait eu flagrant mépris des reglements de ta radiodiffusion pour la raison que les trois autres actionnaires avaient, en 1963.conclu un pacte secret qui représentait de fait un changement des propriétaires de la majorité des actions du poste En vertu rie ce pacte, les trois contractants convenaient de voter ensemble à propos de« questions affectant le poste et de ne vendre leurs actions qu'aux deux autres, fait observer Me Geoffrion.CHOSE COMMUNE Me Jules Deschcnes.occupant pour les trois autres actionnaires.réplique que pareil cumul des actions est très commun dans les transactions commerciales.11 n'a pas été effectué de transport de la propriété des titres et ainsi aucun changement dans la haute direction du poste.Le principe essentiel du pacte, dit-il, se résume à ceci: que les parties contractantes se sont engagées à voter à l'unanimité à propos des affaires du poste, non de vendre ou de transférer leurs actions, sauf par accord unanime.Cela se réduisait a ce que chaque partie conservait son droit de propriété et tous les privilèges que lui conféraient ses titres I! n'y a rien de malhonnête ou d'illégal dans ce contrat, soutient Me Deschênes, et rien qui puisse corroborer les accu salions gratuites portées contre ses clients.Me Geoffrion prétend que le contrôle effectif du poste a changé le jour où les trois contractants ont négocié leur accord et se sont engagés a soutenir de leurs actions la majorité d'entre eux.DESEQUILIBRE Auparavant le poste était administré conformément i la décision majoritaire de cinq partenaires égaux.Il propose que les contractants soient invités à s* présenter devant le Bureau des gouverneurs afin d'expliquer pour quelle raison ils n ont pas tenu 1« bureau au courant da leur pacte.Le bureau rendra une décision ultérieurement.lS'XjV! CADEAUX DE MARIAGE CADEAUX D'ANNIVERSAIRE • Coutf.lRrlu « V*rr#r-M • • Fleur* • Cadres • lampe* • Varr# taillé • Riheiots • Coin du tMt>é • Vai»»eHe • Cartes et paotar * lettre • Chandelles de fantaioe • Articles pour le bar • Spécialités de ia tabie • Religieux • Buouteri* • Cristal de France Venei vair toutes ces "belles choses" plu» ri ordres venant de Que ber que de directives prove nant des Etats-Unis Enfin, le porte-parole de la FTQ explique par un surmena ge intellectuel et physique ce qu'il appelle la "sortie intern pestive de M Lesage contre le syndicalisme international ' 11 y a longtemps, dit-il.que les commentateurs politiques lui conseillent de se décharger de certaines responsabilités et ri» prendre du repos, il semble que ce soit devenu extrêmement urgent.Les syndicats internationaux font le malheur du Québec, dit Lesage QUEBEC — Le premier ministre du Quebec a lancé en Chambre une violente critique contre le.s syndicats internationaux.qui sont ' le grand malheur dans la province de Québec M.Jean Lesage qui entamait le débat de deuxieme lecture sur le projet de loi des régimes supplémentaires de re traite, a déclaré: “Le grand malheur dans la province de Québec, c’est que lorsqu'il y a des grèves des unions internationales, elles ne peuvent jamais se régler sans que les petits pions des unions internationales qui sont ici aient la permission téléphonique de leur chef aux Etats-Unis".“C’est la vérité, ça, a t-il ajouté.Pourquoi s'enfouir la tête dans le sable, puis refuser de reconnaître, puis de voir la vérité, la vérité vraie?" M Lesage expliquait que 1* projet rie loi des régimes supplémentaires de retraite, bill 52.ne peut pas accorder à la regie des rentes du Quebec un droit de contrôle sur les régi mes de retraite des syndicats internationaux, “parc* que leurs fonds ne sont pas dete- ; nus au Canada" .“On ne peut pas toucher aux unions internationales", a-t-il , dit.répondant à une interven- ' lion du chef de l'opposition.M.Daniel Johnson, qui avait demande si le gouvernement ne devrait pas également légiférer en matière de regimes supplémentaires de retrait* pour toucher les syndicats internationaux."Ce serait au risque d'une grève générale de tous les ttmncii»Biiiiiiiii,iiiini cfét?des fPères dimanche 20 jinn L'endroit où vou* êtes certain de trouver quelque chose que PAPA portera avec orgueil TMaxBetmüaiS' 385, ST JACQUES OUEST Succursal* è L'HOTEL REINE ELISABETH syndiques des unions internationales dans ia province d» Québec, jusqu a ce que nous courbions l'échine' a répondu le premier ministre Québec ét Ontario M Lesage a ajoute qu* de» consultations entre le Quebea et l'Ontario ont montré qu'un gouvernement provincial n# peut pas toucher aux union* internationales en ce domain», précisant que "l'Ontario est d'accord avec nous", là-dessus."C'est impossible, ce serait la grève généralisée", a-l-il dit.Par contre, le bill 52 a obtenu un vote unanime de I A*-semblée législative en deuxième lecture Ce projet de loi sura, a dit M Lesage, avec les bills 50 et 51 qui le précèdent, un effet bien plus important sur notre économie que la nationalisation dea compagnie! d elect ri» cité".Il n'y a pas d’erreur, vous partez, du bon pied avec un complet Society Brand.Vous aurez vite fait de constater que son sty e exclusif e- l'éléjranre de sa coupe vous confèrent un indéniable avantage.H.PREVOST L T É E 406 est, Ste-Catherine 4ngl» It-DRnta Itt êl! 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qu’aux oreilles de plusieurs, déjà agacées par la chaleur de plusieurs grèves simultanées, la formule a résonné comme une déclaration de guerre.Us l'ont prise pour l’annonce d’une agitation croissante, d’un raidissement systématique dans les négociations collectives, l'n interlocuteur de hasard m'a même affirmé, au début de la semaine, que nous allions retourner graduellement vers une seconde époque de grèves interminables et violentes, de tension croissante dans les rapports entre employeurs et employés.Kn somme, nous serions à la veille de revivre un second après-guerre et ce, par la volonté consciente des dirigeants syndicaux.A notre avis, cette interprétation relève du préjugé ou de la peur, peut-être même des deux à la fois.F.lle constitue en tout cas une bien piètre analyse de ce qui s’est passé au Québec, entre 1945 et 19G0.dans le domaine des relations pa-tronales-ouvrières.11 se peut bien que nous allions vers un raidissement dans ce domaine.Mais si tel est le cas, cette évolution ne sera pas le fait des seuls responsables syndicaux.Klle aura pour cause un ensemble complexe île facteurs où la conjoncture économique, l’attitude des pouvoirs publics et les dispositions du patronat tiendront tout autant de place que la volonté des dirigeants ouvriers.• D’ailleurs, il suffit de replacer dans son contexte la déclaration de M.i’epin pour comprendre qu'il s'agit de tout autre chose.“Nous sommes une organisation populaire," a souligné le nouveau président, ajoutant que la centrale voulait être la voix, non pas seulement des travailleurs syndiqués, mais de l’ensemble des classes défavorisées.Il a précisé plus loin que des recherches récemment entreprises permettraient bientôt à la I SX de mettre à jour “une réalité sociale absolument déplorable” dont elle serait en état de faire la preuve.Enfin, il a exprimé l’intention d’aborder la solution de ces problèmes selon les méthodes propres du mouvement ouvrier, méthodes déjà éprouvées au niveau de* négociations collectives.Cet exposé de M.Pépin évoque certains faits qu’on a déjà portés a l'atten- tion du public.Depuis quelques années, la CSN a fait enquête et mené campagne sur plusieurs questions qui ne relevaient pas directement de la stricte compétence syndicale.On se souviendra notamment des travaux sur le crédit familial et d’une action dans ce domaine qui mit aux abois les sociétés de prêts dites “compagnies de finance”.C’est le type même de questions sur lesquelles la convention collective n’a aucune prise mais qui relèvent tout de même, à n’en pas douter, de l'action syndicale.Ce qui, de plus en plus, tracasse le mouvement ouvrier, c’est la coexistence, dans notre société, d’une prospérité certaine avec une misère accablante.Et les dirigeants syndicaux se rendent parfaitement compte que leur action sur les salaires accentue constamment l’écart qui sépare déjà les travailleurs organisés des groupes miséreux.A moins d’un effort pour ancrer a neuf toute son action au niveau de la misère, le mouvement ouvrier va dériver vers les classes possédantes et perdre ses racines en milieu populaire.On pouvait lire récemment, dans la page voisine de celle-ci, une étude de Louis Wiznitzer sur le syndicalisme américain.L’un des articles avait pour titre : Victime de sa prospérité, le siin-dicolisnie américain risipie de devenir un fait murninal.Depuis la dernière guerre, les observateurs américains et étrangers assistent à cette dérive d’un syndicalisme qui fut militant, qui assuma pleinement le sort des classes populaires et qui représenta leur espoir, mais qui se trouve aujourd'hui coupé des masses, emprisonné dans ses propres succès.Il est bon de savoir que la CSN est consciente du danger.Il fait bon entendre le nouveau président évoquer très précisément ce problème capital, au moment où il assume ses nouvelles fonctions.• Le signataire de ces lignes se sent embarrassé, en terminant, d'avoir à prononcer l'éloge de Jean Marchand, de Marcel Pépin, de Robert Sauvé, nouveau secrétaire général.Onze ans de camaraderie.de travail commun, de luttes partagées, paraissent plus efficacement la plume au bord de l’éloge qu'au bord de la critique.Qu’il me soit permis de dire, en dépit de l’amitié qui me lie à ces trois hommes, que leur présence à la CSN constitue pour le mouvement une garantie d’efficacité, d'action militante et de compétence professionnelle.Rares sont les mouvements, au Canada comme au Québec, aussi riches en dirigeants de valeur.Qu'une telle équipe soit au service «les déshérités, c'est une chance pour la société tout entière.f»érard PELLETIER Subsides au transport en commun Le Conseil de coordination intermunicipal de Montréal a approuve mardi soir le principe d'une participation de toutes les villes desservies par la CTM à un subside destiné à combler le deficit de ce service de transport en commun.C'est assurément un grand pas vers la solution de la greve en cours, mais la resolution adoptee par le CCI pose des conditions qui compliquent les choses: il reste donc plusieurs obstacles a surmonter avant qu un accord soit possible.T e CCI croupe nninicipa 1 ité- de l'ile.dont une qum-raine profilent du senice delà CTM.Kn acceptant l'idée d'une contribution à un subside sur la base de l'évaluation Imposable uniformisée, ce groupe formule une première reserve : cela ne vaudrait que pour les villes qui «ont “ad;' quatement" desservies par la CTM.Rentabilité relative Qu'est-ce qu'on doit enti > dre par un service “adéquat' ou satisfaisant1' Celte notion imprécise depend dans une bonne mesure de la densité de la population en cause, c’est-à-dire du nombre des usager-par rapport à la longueur des routes, et donc de la rentabili te relative de* prolongements en banlieue.Si dans un cas donne la clientèle ne justifie qu'un serviee partiel aux heu res de poinle matin et soir ou encore un autobus toutes les 2 ou 3 heures, on peut soutenir que e'est un service suffisant, et il est bien possi Me que même ainsi réduit le prolongement du service n'at teigne pas la rentabilité nio venue du reseau.Pour corriger de telles difli-eulles, et ramener certaines si Illations extremes plus proches d'un dénominateur commun quant à la rentabilité, on a ne cepté des prolongements mar ginaux avec un double tarif qui rétablit l'équilibre.Or le CCI veut faire disparaître tous ce* doubles tarifs a la faveur du subside Cela va à l'encontre de l'objectif tisc l.e subside suggéré a pour objet de combler un déficit parce que le service dans l'en semble ne peut atteindre une complete rentabilité.Il convient tout de même que les usagers assurent le financement d'une partie importante des dépenses du service: cela implique que les diverses villes soient traitées sur un pied d'é galité et donc que chacune por te s* Juste part du fardeau commun impose aux usager*; il serait injuste d'obliger les villes plus densément peuplées à payer un tarif plus eleve parce que la rentabilité est plus faible ailleurs.On ne peut pas soutenir qui-la participation au déficit soit une compensation suffisante d'un pareil écart, car la con tribution des villes étant basée sur leur évaluation imposable uniformisée, on retrouvera la même disproportion par rap port a l'étendue du territoire.Il faut donc établir un double équilibré, dans le partage du subside et dans la rentabilité partielle du service, ce qui peut justifier un double tarif ou un horaire de moindre fia qttence.l.e subside intenminicipal proposé a pour but de solder un déficit inévitable du ser vice et de répartir équitablement ce fardeau régional.Mais il ne faudrait pas introduire un nouveau déséquilibré en majorant le deficit par des services trop marginaux, car Montreal patera env iron 70 p.r.du subside commun et se trou vernit à subventionner ces zo nos marginales Le metro Vu sujet du métro le ( ( 1 formule une double hypothèse.O une part, il accepte la parti eipation au subside pourvu que le doficit soit établi en excluant le* dettes et dépenses relatives à la construction du métro: et d'autre part, il est disposé, à la demande du nu nistre des affaires municipa les.a étudier tout projet de partage du service de la dette et des dépenses du métro, dans le cadre d'une réforme de la CTM.à condition que les villes aient une representation convenable dans l'organisme modifié et participent a ses décisions.Cette double attitude est tout a fait légitime.A court terme il faut régler la grève, le subside doit couvrir les besoins les plus urgents et combler le déficit qu'entraînera vraisemblablement le pro- chain contrat de travail.On peut donc «carter le metro d'un tel règlement pour l'immédiat.Mais celte solution ne saurait etre que provisoire, car c'est des l'an prochain que le métro va être intégré au tran-port en commun de la région.Pour le service proprement dit.y compris le materiel roulant.le métro doit être rentable.et il est même probable qu'il va anréliurer la rentabilité du service en surface apres l'intégration.Toutefois, le coût d s tunnels ne peut être financé par les usagers et doit donc faire l'objet d'un subside Actuellement .Montréal assume seule pour cette dette un fardeau de l'ordre de S5 millions par année.Mais lorsque tous les usagers du service pourront en profiter, il faudra que les autres villes fa-sent leur part Le CCI reconnaît cette obligation.Le nu-tro ne peut pas aller partout, tout rie suite.Ce transport souterrain est lié à ¦me densité de population par ticuliérement elevée et ne saurait être prolongé que dans des tones de forte urbanisa lion : mais tous les usagers des villes satellites en profiteront pour accéder au coeur «le la métropole où un grand nombre d'entre eux ont a faire tous les jours.I.a participation des villes Concernée* aux décisions d'une CTM rénovée ne soulevé pas d'obstacles insurmontables; l'extension du service hors de l'ile de Montréal rend plausible l'inclusion des villes en cause dans le partage de l'autorité et des subsides ( "est d’ailleurs .jusqu'ici le seul service intermunicipal ou ce dépassement du cadre insulaire soit justifié.Il v n déjà un précédent, puisque I.ongueuil a accepté «le contribuer su coût du métro.Conférence du Commonwealth L'association Internationale qui a pris la succession de l'Kinpire britannique continue de grandir à mesure que les anciennes colonies anglaises Le retour à l'époque médiévale REVUE DES LIVRES D HISTOIRE L’Histoire a-t-elle un sens?par Andre LATREILLE L'Histoire n'a pas de sens .C’est du moins ce qu’affirme M.Renc Sedillot dans un alerte et brillant essai, volontairement provocant.M.Sedillot sait de quoi il parle, puisqu'il a a son actif, outre de nombreuses études d’histoire financière, d amples panoramas d'histoire generale, voire un Survol de l'histoire du monde.La v ariété de ses connatssan er s.la souplesse de son talent de narrateur et d'argumenta leur, son art d'ordonner de grands ensembles, autant de garanties qu'il n'a pu aboutir à une aussi désolante conclu sion sans avoir retourne le problème sous tous ses aspects et sans disposer de bonnes raisons.Suivons donc les étapes de sa démonstration.Premier temps: M.Sédillot fait ressortir les contradictions entre les fabricants de systèmes.qui se sont évertués à découvrir une direction et un but au cheminement de I his luire D'un examen rapide resort une seule certitude et c'est Hncertilude de leurs con elusions Le- tins tracent nnr courbe descendante a partir d un âge d or originel, la'- au très plus nombreux, semble-I il.a l'âge moderne, une courbe ascendante, sinon continue, en tout cas certaine, vers un âge d'or à venir: tantôt vers l'avènement de la liberté, tantôt vers la paix universelle, tantôt vers le triomphe du socialisme.tantôt ver- le règne des elites .A ces derniers, notre auteur s'en prend de façon particulièrement énergique Il n'a pas de peine à montrer que la notion de progrès est toujours fallacieuse.Même le progrès scientifique et technique.en apparence le moins discutable.n'« st pus certain.Kt c'est une banalité de con,-tater qu'il n'est pas forcément un facteur de progrès moral pour l'humanité Deuxième temps : M.Sedillot veut nous faire toucher du doigt «pie l'histoire va au ha sard.En admettant qu'à un moment donné, dans un coin du globe, on puisse lui supposer une direction, il suffit de suivre son cours en amont ou en aval ou d'en prendre une vue plus étendue pour constater quelle revient en arrière, qu'elle divague.Dans les va-et vient d'un régime politique a un autre, d'une crise a la pros périte.dan- les oscillations de l ait entre l'antique et le moderne.le classique et le baroque.bien téméraire qui «lia gnostiquerait un mouvement en avant.Il est de mode au jourd’hui d'annoncer que le monde s'achemine vers son unité: or il s'émiette ment et se montre incapable d'abattre le- barrières économiques qui le cloisonnent.On le dit sur la voie de la decolonisation: c'est méconnaître que la colonisation se rétablit sous s'émancipent ; elle groupe maintenant 21 pays autonomes.Mais à mesure qu'elle semble ainsi progresser, elle voit diminuer le peu de cohésion et de densite qu elle possédait jadis.et son dénominateur commun devient de plus en plus faible Durant la conference qui s'ouvre aujourd'hui, ruuanim: te sera probablement rare.Au sujet du Vietnam, le gouvernement anglais n'aura même pas l'appui des quatre autres membres originaux du groupe, car le Canada adopte une attitude plus nuaneee que celle de Lon di's; mais d'autres premiers ministres vont plus loin que M.Pearsno dans les reserves ou les blâmes à l'égard de Washington.et reclament même que le Commonwealth se dissocie de la politique américaine au Vietnam, ce qui est aux antipodes de la politique de M.Wilson.Le conflit qui s'annonce au su.iet de la Rhoriésie est peut-être encore plus dangereux pour le Commonwealth, car M.Wilson fait fsea à l'opposition d'autres formes et que le camp des colonisateurs ne sc distin gue pas une fois pour toutes du camp des colonisés.Si l'hi-toirc est réversible, il n'ost même pas possible de dégager des lois de ses retours t’as même de simples “constantes des qu'on entreprend de les préciser, on voit ces constantes troublées par l'accident, le hasard.la décision d'un grand acteur Troisième temps: M Sériil lot entreprend de confondre ceux qui prétendraient intro (luire plus d'exactitude dans l'histoire L'histoire moderne, afin d'éviter de passer toujours pour une discipline approximative a l'usage des lit térateurs.sc hérisse de chif fies cl manipule des -talisti que- Kilo prétend ignorer l'événement, «pu troublerait le cours ries grands mouvements structuraux, seuls explicatifs de son cheminement Vainement sc donne t elle ces allu res savantes.Klle n’en est pas, pour autant, capable d'une démonstration valable.“L'histoire n'a pas plus de sens mathématique que de sens tout court ' Les contemporains -c font illusion même sur le ryth-me d« -a marche Kt notre auteur de déchirer a belles dents ce- imprudents slogans de ' l'accélération de l'histoire .de la "révolution sans pie codent", dont les plus savants usent aujourd'hui sans même se douter que plus d'une génération avani la notre s'est gargarisée (le formules aussi flatten-es et aussi illusoires.Conclusion : l'histoire n'a de sens que dans la mesure ou celui qui l'écrit y introduit une pensée, d'ailleurs toujours discutable.Kn elle-même.elle est ordre et désordre, plan et caprice, raison et hasard.progrès et recul .K.cou tons Montherlant : "Toute l'histoire du monde est une histoire de nuages qui se cons trui-ent.se détruisent, se dis sipent.se reconstruisent en des combinaisons différentes, sans plus de signification ni d'importance dan» le momie que dans le ciel.'' liien entendu, je n'ai pu donner qu'une idée schéma! i quo d'un essai dont l'attrait vient de la multiplicité ries traits décochés aux adversai res.de I abondance des exem pie», d'un choix heureux de ci talons empruntées à tous les camps.Mais je ne durci» pas la pensée de M.Sedillot Klle e»t intransigeante: elle u’ail met pas de compromis.Klle ne de plusieurs pays qui lui re-prochent sa mollesse envers le régime de lan Smith.Certains pays africains «lu Commonwealth songent même a reconnaître un gouvernement rhodesien noir en exil.Il y a aussi désaccord quant à l'attitude du Commonwealth envers l'AInque du Sud et le Porlu gai Deux projets anciens reviennent a la surface: celui d'une assemblée representative du Commonwealth a peu de cltan ce de succès et le Canada s'y oppose; quant a la création d'un secrétariat du Commonwealth, M Pearson a fait des reserves car il ne veut lia» qu'un tel organisme exerce des fonctions politiques.M.Diefenbaker serait favorable à i'i-dee d'un tribunal pour régler les conflits entre Etats membres du Commonwealth, corrf-me celui qui oppose ITnde et le Pakistan; mais on voit mal quelle autorité pourrait exercer un tel tribunal, alors que le Commonwealth semble de plus en plus divisé.t.S.r - embarrasse pas de menage ment» dans l'expression- "Con naitre l'histoire tranche t il pour finir r est d'abord con naitre qu ell • n'a pas de sens.'’ Au risque de me classer parmi ceux qui ne la connaissent pas.je voudrais en appeler de ce jugement sans appel et sans nuances.Certes je me suis bien souvent senti en sympathie avec l'auteur de son réquisitoire J'ai pris plaisir, je l'avoue.à ses remnntrances contre 1 histoire sans événements et à le voir, lui économiste familier il« - chiffres, critiquer l'usage qu'on fait aujourd'hui des statistiques.Certes il va trop vite pour être tout a fait équitable avec les efforts ou la pensée d'autrui 'lais il est sti mulant sa mise au point sur l'accélération de I histoire est bien opportune .le partage en lierement ses vues sur l emiet-tement du monde contempn-rain: il n a même pas tiré tout le parti possible de l'argument des querelles linguistiques qui.les nationalismes aidant, vont y contribuer allègrement.Kn revanche, j'aurais des contestations do détail à lui opposer : est il si sûr que la guerre est aujourd'hui plus meurtrière, plus dommageable aux popula lions, qu’autrefois lorsqu'elle sévissait à létal endémique, avec l'interminable cortège de blessure», de famine, de peste» .devant lesquelles on était totalement dépourvu de remèdes?Mais l'essentiel, c'est la these centrale: je refuse d admettre purement et simplement que l'histoire n'ait pas de sens.Il faut bien ici introduire un distinguo.La formule : 'This toire n'a pa» de sens" peut s entendre de trois maniéré».Ou bien l'on veut dire: l'histoire n'a pas une signification évidente: on ne »aurail tirer de son étude une conclusion sur l'origine et sur le but de l'aventure humaine.Kt il est bien exact que seul découvre cette direction de l'histoire l'homme qui a une philosophie de l'histoire puisee dans une foi.religieuse ou non, une vi sion du destin (Je l'humanité acquise dan ce que M.Du pront appelle "les au-delà de Ihistoire".Ou bum : il n'est pas vrai que l'histoire se déroule suivant des lois qu'on peut établir scientifiquement et qui permet traient même de prévoir ou el le va aller.Kt il me semble en effet evident, et la quasi una nimité des praticiens de This toire lient, que les tentatives faites pour expliquer l'histoire par des lois semblables à celles de la physique et inéluctables sont abusives et vouées a la faillite Ou Mon le regard de l'homme »'.ir le passé humain ne permet pas d’y découvrir un ordre et en particulier d’y discerner un progrès Et c'est là que je proteste.Car autre cho se est de fixer à I histoire un point d'aboutissement.un cours bien tracé; autre chose d'y découvrir un fil d'intelligibilité.de lui reconnaître un sens et.une portée.Michelet a «lit (et l'emprunte cette citation a M.Sedillot lul-mèine, qui ne peut se défendre d'a vouer que l'affirmation "n'est pas nécessairement fausse"! : ' Avec le monde a commencé une guerre qui doit finir avec le monde, et pas avant: celle de l'homme contre la nature, de l'esprit contre la matière, de la liberté contre la fatalité.L'histoire n'est pas autre chose que le rérit de cette intermi-nahle lutte." Mot qui n'impose certes pas la notion d'un déroulement régulier et certain de l’aventure humaine, mais en fait tout autre chose qu'un conte dit par un insensé ou qu'un spectacle proposé au rii lettante et sans portée profonde.En tout cas, je suis en mesure d'assurer à M.Sédillot, que son scepticisme radical n'a guère de chances de convain ors les jeunes esprits qu'sttl- Le déclin des humanités classiques Me serait-il permis de me joindre à ceux, trop rares, hé las.qui ont exprimé certaines craintes et réserves à l'endroit du Rapport Parent .’ Sous prétexte de "démocratisation de l'enseignement", n'est-on pas en train de tout niveler par le bas et de préparer une médiocrité généralisée dans laquelle les générations futures nage ront a pleines brasses'.’ La culture a souvent été comparée a une montée, à une ascension vers les sommets: or.l'alpinisme n'a jamais été le fait des niasses.L’hisloire atteste que les grandes cultures et les grandes civilisations ont été créées par un très petit nombre d'individus: la culture grecque, par exemple, est l’oeuvre d une dizaine de genies dans les principaux domaines de la pensée et des arts, oeuvre qui a été ensuite transmise aux généra lions futures par le véhicule de l'enseignement.Comme le faisait remarquer récemment M.Pierre Baillargeon.c'est cette suprématie de l'esprit grec qui lui a permis de conserver son hégémonie morne après la conquête romaine.J'ai nettement l’impression que nos réformateurs sont en train de nous mettre au commun dénominateur avpc ce que les Américains et les Anglo Canadiens ont trouvé de mieux pour réaliser, eux aussi, cette fameuse "démocratisation de l'enseignement”.Le» réforma leurs se sout inspirés, sans le dire et peut-être à leur insu, du pragmatisme en éducation.Pour John Dcwey.la vérité c'est ce qui réussit: "truth is what works".Le succès maté riel deviendra le seul critère de la réussite.Il faut relire "Scènes de la vie future" de Georges Duhamel pour avoir une idée de ce que l'avenir nous réserve.En supprimant les élites intellectuelles, il n'y aura plus de véritable civilisa tion possible, la-s masses, tou jours avides de biens matériels et victimes de l'utilitarisme et de l’immédiat, se retrouveront sans guides puisque tout le monde, indistinctement, se retrouvera dans une immense et mmmmmstmmm asm sam y»; .re aujourd'hui la discipline historique et qui lui deman dent très instamment un enseignement: beaucoup plus que cette legon d'humilité intellectuelle qui serait, à l’entendre, la seule qu'elle soit capable de donner: beaucoup plus que ces leçons d'objectivité, de pru denre, de discernement que trouvaient en elle le* tenants de l'école positiviste du siècle dernier, regie* d hygiene intel lertuelle non méprisables cer tes.mois un peu courtes Ce qu il» en attendent, c est véri tablemen! un moyen de déchif fi er l'ordre de re monde dans lequel ils sont engagés et qui sait'' des raisons d'exal ter leur rontianee dans les pus «ihilités de l'homme pour mo difier cet ordre même.Je n'en veux pour preuve que le très substantiel cahier — un des meilleurs de la col lection Recherches et Débats — que le Centre catholique des intellectuels français a proposé a notre réflexion sou» le titre l'Histoire et les Insto riens.Croyants ou incroyants tous les spécialistes invités aux échanges de vues sur ce theme ont manifesté la meme confiance dans l'histoire.M.Maurice Cnibellicr.qui a lon guement réfléchi sur les pro Mêmes de méthodologie histo tique et sur les problèmes de renseignement, dit fortement “Quiconque sc tourne «ers niistoire.c'est l'enchainc ment des faits, c'est le sens qui Pint ri'»»c et le retient d'abord' .Par l'histoire, "l'homme assume son passe pour pouvoir se conduire dans le présent".Non seulement aucune société, aucune rultiirc n'est concevable, dont le» tncm lires n'atiraient leur coucep tion du déroulement de l’avên turc humaine, mai* qui veut être véritablement homme d mande toujours à l'histoire do donner signification à son ai Iion présente el d'accroître »a confiance par les exemples qu elle a conservés.\ quoi fait écho M Pierre Vilar: Je me »uis toujours demande ce que pouvaient bien faire de leur nu'dcr de» lii»to-l ien» qui croient que l’histoire n’a pa< de sens.Il» consacrent I-ur vie a une matière impen sable?" Marxiste.P.Vilar sait bien que ce sont aujourd'hui les historiens marxistes sur tout que l'on met en cause lorsqu'on fait le procès de ceux qui ont la naïvetc d'attribuer un sens a l'histoire.Il relève le défi, Il admettrait qu’une suspicion puisse p e » e r sur c e n x qui prétcndi'Hienl connnilre d'avance le sens de l'histoire.Mais l'historien qui, par definition s'occupe du pas se.qui y est allé voir, a bien quelque» raison» pour prendre ses risques, et, s'il dit Phistni re va dan» ce sens, cost qu'il croit qu elle y est ri( ià allée Les adversaires du -is de l'histoire, note t il non sans humour.se recrutent plutôt chez ceux qui ne sont pas satisfaits du sens qu’elle semble prendre que chez ceux qui In regardent avancer avec sympathie gluante purée: soif de jouissances.recherches de plaisirs, tringale de voyages, incapacité a rester en place, vide intérieur, instabilité généralisée, etc., etc ("est le "panem et circenses” antique qui va trouver chez nous une nouvel la application.Et puisque, comme le voulait Gibbon, c'est le bonheur des individus qui doit être le barème de la valeur des civilisations, notre peuple, gavé de biens matériels, sera-t-il beaucoup plus heureux la jour ou.pour emprunter l'expression de Pierre Baillargeon, ce peuple ramassera l'argent a la pelle mécanique?Tâcher de démocratiser I enseignement c'est niveler les montagnes pour les mettre ;:u niveau de la plaine.La hanta culture ne peut s'acquérir qu'au fruit de l'effort prolonge, ce dont les niasses sont manifestement incapables.Des enquêtes ont révélé que le niveau intellectuel de l’Américain moyen se situe aux environs du développement cérébral d'un enfant de 12 ans.Le» Etats-Unis sont précisément l'un do ce» pays où le mythe de la démocratisation de l'enseignement a fait le plus de ra-vages.J'ai eu l'occasion de le dire au ministre de l'Education.lors de la réception en l’honneur d'André Malraux, il y a deux ans.à l'Hôtel Windsor.Après la guerre de 1914.maigre le "lip service” ou les doges du bout des lèvres en faveur des humanités classiques (cf."Value of *h» Classics", Université Princeton, 1917).les Etats-Unis ont connu un véritable assaut contre la culture gréco-latine.la» même phénomène se répète chez nous, avec quelques nuances.Nos réformateurs, aveuglés par un utilitarisme borné, nous en préparent de belles.Jacques Marquette P S.— Les propos de M.Victor Barbeau, paru* dans le cahier que l'Académie a consacre à l'humanisme, cahier pu-blié il y a moins de nmi ans, ce» propos.di*je, font tiguro de prophétie .îi i» : .S/ S» • A -1 Certe*.d y a des risques considerables à définir dogmatiquement l’orientation de l'histoire.surtout si l'historien est dependant du pouvoir politique M Sorlin, qui se rlassu décidément comme un des meilleurs observateurs de la société soviétique, montra comment l’enseignement do l'histoire a évolué en U R SS, de 1917 a nos jours et les "variations" qu'il relève sont a»»ez inquiétantes.L interpretation de l'histoire a reflète, avec pin» ou moins de retard, les transformations de l’idéologie soviétique Kt cela pourrait n être qu'un ea« particulièrement signifira tif.Car l'homme de toutes les sociétés et de toutes les époques a tendance, comme dit excellemment M.Dupront.a mobiliser le passe par rapport à lui, en le composant en fresque.en vision.Ce qui peut devenir un abus singulier 11 faut donc apprendre au futur historien le respect du passe, sai-i dans son originalité propre, et peut-être même lui faire entrevoir qu'il y a une transcendance.une dimension eschatologi-que de l'histoire.Toutefois, «I n'est point illégitime que chaque generation demande a I histoire de l’aider a vivre : "a chaque époque de vie d une société, le» historien» apportent une lecture de I hisloi a dont société cl époque ont ho-soin".Vérité très profonde, qu illustre le recueil de textes sur l'histoire qu'ont publié pour la collection l MM Jean Ehrard et Guy f’almade.Il s'agit d'extraits d historiens français du Moyen Age a nos jour», situes dans une longue introduction dan» le contexte du deroulement de la vie nationale.Repertoire extrêmement précieux pour les étudiants, car noua n avion» pas encore l’équiv alent, Mais est-ce *e montrer trop exigeant que de regretter qu'un ouvrage intitulé l’His-foire se cantonne a l'historiographie française, dont l'évolution même.d'Anvyot à Bossuet et même a Michelet, est inconv-préhensihlc san» un aperçu de la grande tradition green romaine dont elle procède V J'aurai» préféré pour nui part une introduction pins sobre, allégée de commentaires un pou lourds, et un plus grand nombre de textes (l.e Momie) Il Rem- .-seu U lot l •llntnlr» fia PS* «1«- «mis.llhrslrlr Arthém* Fayard.12 franco.(2) l.'lll'iloirr rt 1rs hiitorirn*.rr» chrrclit-N et d^bata du (entra cnthollqtir fntnçnl», cahier 4., Fayard.« *>0 f rance U» J« n Eluard *‘i Guy Pal made : nilAtnlre, collection U.Armand Colin.P^ Cet article ctali rornjn *4 lorsque j al reçu Aujourd'hui.Theme* el Variation*, recueil d aride*.de reflexions et de peuaee* dr M Pierre Oaxotte de l'Académie française 1 Fayard édit.», ou l'auteur parle “en observateur souvent amusé, en témoin qui aima I histoire * et développe a l occasion des vues analogues à crllra de M «sédillot, mais plus nuancées et plus souples, sur ou plutôt con* tre le »ena de I histoire.=XE DEVOIR— rONDfc P\f» lirsill BOLAA8B1I LE 10 JANVIER Wa Claude m \N Andra LAt RENDI W Directeur Rédacteur en chef Rédacteur en chef adjoint : Paul BAL'RIOI, Directeur de l'Information • Michel RO^ Trésorier : Arthur LEFEBVRE •'Le Detolr’’ ett Imprimé an no 434 aat.nia Notre-Dame, k Mont* réal.par l'Imprimerie Populaire, compagnie A respnixjibtllté limitée * problème de l'orientation joue également.Le nombre des "drop-outs'' dans nos universités est extrêmement élevé, (ertains étudiants ne devraient aboutir ni à l'université, ni à la faculté de droit, ni au barreau.Secondement, la faculté de droit doit-elle viser à produire des avocats, ou des hommes de loi ?Le candidat en droit doit posséder une culture generale commune à celle de tous les candidats qui accèdent au niveau universitaire, quelle que soit la discipline qu'ils choisissent, car ce sont les hommes ‘ qui prendront le poiooir" quelques annres après avoir quitte l uno versite.Or, à l'éqhelle des grandes decisions qui affectent len-semble d'une société, la compartimentation de l'activité humaine est abolie.( r problème, c'est celui de la faculté La liberté académique interdit au barreau d'imposer d'emblee un programme.La loi.certes, lui permet d exiger de la faculté renseignement d'un certain nombre de disciplines qui le rendront apte à entrer dans le barreau.Lno resolution adoptee par le 12e congres du barreau révélé d ailleurs une nouvelle tendance.Désormais, les candidats n'auront plus a faire partie de l'ordre dès la première annee.Cette tendance témoigne de l'autonomie de plus en plus jalouse des facultés, mais plus encore, elle prouve incontestablement que la faculté, précisément, ne doit pas former avant tout "avocats " au sens le plus restreint du terme, mais des "hommes de loi," car déjà aujourd'hui, sur 100 candidats à la faculté, 40 ne s'inscriront pas au barreau, et pourtant une formation juridique était essentielle pour eux dans le choix de leur option.Un rejoint, ici.le concept reel de l'enseignement universitaire.(.etudiant en droit qui dc-irr devenir avxieat « inscrira désormais au barreau au seuil de la troisième annee I.a quatrième.on le sait constitue "I inlernat du candidat et c'eM ici.pense le barreau, que l'action de la profession doit se taire, sentir plus spécifiquement.Mais qu'on le veuille ou non.la distinction entre le théorique et le pratique est subtile et seule une collaboration extrêmement étroite entre la faculté et le barreau peut assurer une formation intelligente, et si la profession entend respecter l'intégrité de la liberté academique d« la faculté, on ne peut s'étonner, d'autre part, qu elle veuille se préoccuper du "produit brut" qu'on va lui livrer.Lne autre resolution permettra au barreau, après un amendement à la loi.de reconnaître des équivalences.Un voit comment cette décision, peu à peu, débouchera éventuellement sur une réorganisation du curriculum base sur le système a options.A cet égard, la création d'instituts polyvalents viendra chambarder complètement la -tructure conventionnelle des programmes d eludes de la faculté Au niveau de l'institut déjà, l'etudiant aura choisi un certain nombre d'options qui le prépareront à accomplir son premier choix décisif : 1'ctude du droit, ("e-4 à 1 intérieur de la faculté, ensuite, qu'il choisira définitivement l'une des nombreuses disciplines qui s'offrent aujourd'hui à l'homme de loi.Dans cette perspective, le barreau a choisi de ne pas reconnaître d'autres critère que le baccalauréat o> arts pour l'immatriculation des candidats à la faculté, car on ignore encore de quoi seront faits les institut- et s'écarter provisoirement de ce barème académique serait inutile ; tout serait à recommencer dans quelques années.Mais une chose est certaine.Le barreau, comme les autres faillites, peut s'attendre dans l'avenir a accueillir des ranrii dats beaucoup mieux prépares, possédant a la fois une culture generale plus étendue et une amorce de specialisation plus immediate.II semble que cet équilibre précaire et difficile à réaliser entre la culture generale et la specialisation, il sera indispensable de le retrouver a l'intérieur même de la faculté, car cette question joue toujours a quelque degré de specialisation qu on se situe I-e meilleur exemple, en tout cas le plus actuel, nous le lirons de l'espace.Apres quelques explorations, on s'est n-ndu compte que l'equipage d’un vaisseau spatial ne serait plus compose des seuls super pilotes specialises dans le vol astronautique.mais de réels savants, possédant des connaissances beau coup plus étendues, dont la fonction de guider le véhiculé sera devenue secondaire.La civilisation des fusées nous aura appris que l’éducation formelle et la speciali-ation n'ont jamais constitué un dilemme, mai- une equation qui englobe ees deux termes.Nier l'un ou l'autre, c'est engendrer une monstruosité pedagogique Le 12e congrès du barreau n'a décidé aucune mesure pré rise sur la formation professionnelle, mais le comité de refonte reconnaît qu'il faut reviser complètement le programme de la 4e année 11 s'est assuré une collaboration plus étroite aver les études qui accueillent les stagiaires et il entend contrôler de plus près leur travail.Nous laisserons demain le nouveau bâtonnier général de la province, Me Yves Prévost, nous entretenir sur un plan plus vaste de cet aspect de la profession.Nous citerons alors -on discours d'investiture du 5 juin dernier, dans lequel il soulevé l'ensemble des problèmes que nous avons abordes ici.très super ficiellrment Nous y trouverons, de plus, quelques considérations sur les rapports entre le barreau et la magistrature Demain : "Lt nouveau barreau" La situation économique italienne selon les économistes du pays La situation economique en Italie retient lattention du gouvernement, des partis politiques et de- spécialistes I.Italie e-t sortie de l'impas'-e ries années passées, mais on ne saurait affirmer que son economic se soit consolidée.Les remedes anticonjoncturels et le plan economique quinquennal sont discutés avec une vehemence qui nous indique la volonté des économistes et des politiciens de donner en fin au problème économique toute l'importance qu'on lui doit.M Carli, gouverneur de la Banque d'Italie a récemment i fait, comme toutes les années, f son rapport a l'Assemblee Le nérale de la Banque d'Italie Ce rapport est considéré en Italie comme le thermomètre de la situation économique et financière du pays.Il a le pou voir de donner les directives futures à l'économie italienne et au gouvernement ( e document critique les systèmes ap pliques jusqu a présent et il \ concentre sur lui toutes les polémiques des économistes et des partis politiques pour longtemps.Le problème fondamental du pays reste le rapport entre le travail et le capital.M Carli a averti les syndicats de ne pas pousser les revendications salanelles des travailleurs au-delà de (‘accroissement de la productivité moyenne du système.M Carli a fait remarquer qu'en 1904 les sa laires contractuels ont augmente de décembre a mar‘ dr 9 4".Les économistes ont réagi et ils ont affirme que la situation a déjà change, car cette annee.ces salaires ont augmente, de décembre a mars, de 2 ¦ seulement La pression salarielle semble donc , diminuer, les syndicats ont, dans le secteur privé, un pou voir contractuel très bas.On : peut affirmer que le patronat avec la nécessité de« licenciements en masse a pris le des sus sur les syndicats et qu'il | a imposé scs lois au marche du travail M Carli est quand même conscient que la hausse des salaires n'e.st pas exclusi cement due aux pressions syndicales.mais aussi à des circonstances objectives Cette hausse derive du regime de plein emploi auquel lentement on s approche et du fait que les salaires des pays du ME( plus eleves que ceux italiens exercent une naturelle pou* see vers le haut en Italie ans si la* système economique ita lien ne se trouve pa- encore au niveau de* autres pays de l'Europe et.par consequent, la hausse du coût du travail de termine la contraction des profits et la flexion du rythme des investissements C'est le fond- d'investi—e monts qu i! faut assurer, affir me M.Carli, pour relancer l e-conomie du pa>s.En effet.si nous étudions la période ou le développement productif italien a été plus intense, on contât* que les coûts unitaires diminuent et sc reflètent en un accroissement de la compétitivité des prix italiens et par conséquent dos exportations.L'expansion des exportations attire les facteurs productifs dans les secteurs les plus con rurrentiels L'abaissement des coûts unitaires accroit le- profits et augmente par conse quent les investissements en installations qui elèvent de plus en plus la productivité du travail.C'est ce chemin que M ( arli indique encore au jourd'hui à l'économie du pays.Il faut réaliser la modernisa lion technologique des structures industrielle.- qui rendent plus productif le travail.M ( arli a affirme que l'économie du pays a bien reagi a la crise, mais elle a subi une grave per te de revenu.Le progrès social se mesurera par l'action de la politique economique et l lta fie continuera à avancer, même si ce sera avec un clan plus mo destr que celui des années 5u La flexion des investissements industriels de- années passées s'est arrêtée, hormis le bâti ment.Il y a donc une reprise de l'économie, mais tre- lente, et elle n'est pas générale.Telles sont les opinions de M.Carli.l^s autres économis tes ont ries idées un peu diffe rentes M Andreazza affirme que le développement de l’e conomie italienne de 5rl an nuel prevu par le plan quin quennal est trop bas car l lta lie doit viser a un développé ment plus lort si elle veut sur monter le desavantage qu elle a par rapport aux autres pays du MEC M.La Malta a accep D« notre correjpondant particulier, Antonio TURI te.au contraire la politique de M Carli oui vise a freiner la hausse des salaires M.La Mal fa a affirmé qu i! ne s'agit pas de faire une politique de ba-salaires.mais il faut considérer que l’Italie est un pays ou il n’y a pas le plein emploi et que par conséquent la hausse du coût du travail doit se déve lopper lentement si I nn veut s'insérer dans un marche plus vaste, comme celui du MEl M I.a Malfa est contraire a la po litique d investissements dont a parle M.Carli qui devra rea liser la transformation techno logique des industries.M Labi ni a dit qu'il faudrait avoir un plus grand courage et que ! heure est arrivée de reprendre les investissements "prie duclifs ' 11 a afirme qe les re«-ponsablcs de la politique italienne doivent intenemr immédiatement dans ' économie du pavs s'ils ne veulent pas être considéré- comme des demagogues et des velléitaire-.Il faut souhaiter ciue M.Labini ait raison que le mot auherita est une sagesse incompréhensible pour l'économie italienne.DISQUES COLUMBIA LE NOUVEAU DE MONIQUE LEYRAC 12" • HI-FI Fl-322 Reg.$4.20 • Spec, 2.99 I.e» tmid* musicien» — L*« p&rapluits d* Cherbourg — Tout niai» pa» ça — Le ven« de J hiver — si i*-» bateau* — Kl b>e bye — La chanv»n d’irma — I.a fiancée du pirate — Try to Kemember — l.'étrangrre *u meme bas prix : Vigneau U Julien — ferre Gauthier - Braj»sena - Brr Leclerc — Azu avenir Ciav Dalida Mill* Davia — Bruoeck Mulligan — Cugat Km Orif:i:i — Mahaàia Jackson Oreco — Catherine Sauvaga — Beau — Leveuiée commandes postales 50=3 disques CENTRE DU DISQUE 3168 e bélanger MONTROSE SS, mm TROSE EN GRAND SPÉCIAL DISQUES LONCS-IEUX 331 » R.P.M.MONO Rég.$4.20 Sp.: $2-99 INTERNATIONAL 12" MONO ET STEREO STEREO Rég.$5.20 sp $3-99 (S) SIGNIFIE STEREO in iwmm; i \ i» \ m \ >( i > 1027;—\N I VI \ IM» WITH > % I.A M 4M) ML-II \ M M J T) S \ I M \\ lom—S \ H 4 II V 4 ot KT4II 10138—“THF M4D GYPh\ - Murika Sava and hi« tiolin 10303—MON I 4RGKMIM T\NGOS — José Ha-.» and Hi* Orchestra 10016—Ml SIC OK Tiff 41 STIU.4N 41.PO j (1050—S T K \ l SS 44 4I.TZKS 10051—VII SM SF 44 41 T/l S 10154—4( STRIAS FOLK Ml Ml >T-H»304—A VISIT TU THF 41MKI4N T 4 Mol )T-10352—T\ROLEAS Ml 811 «>l 41MKI4 — 4 ariou» lOlfiO—J R 4M I 'S FORMIDAHI * 4 4 P* MONTAS!) 10216—PIAF ! I diih Piaf iT-lO.».*}—I FS I OMP4GNOS> de la ( hanxon ) P* 10*58— THF 1)01 HI I M\ Ol P4R.Is IT-IU2H3—MOR» Pl\f «H I* 4 R I> — Edith Piaf 16311—F KK.NCH4 — l e» ( omuacnon» de la rhanxon 11-103.’* IM Al (H4SSOS** _ Edith Piaf )1 “10346— H»ll H PIAF A Sara|*o \t the Hobtno >T-1038ΗVU K 4 41 TIER IS l*\Klv 10143—GERMA S 4 S RI OOI.I SI HOI K )T-16197—AIT WIFDKKSKHN iT-10211—Ml SIC OF FHK GKRM4S ALPS )T*I0298—Ml’Ml OF THF GFRM4S 7,1 GSFITZE — Tyrolean Folk Mu»c >T* 10329—Ml SU OF ROM ANT H 01.1) IIF11 OF I Hf KG — K Ko/nb G.Stem.44 ll(•(malln it-'0330—SONGS OK OLD GERM 4M • SCELLE • T-I633S—THF GF.RM4N RHINf T-I034I—GRF I K HOLIH44 — Vanou* T-10381—Till M4GIC OF \TIIFSS — Vanou* ST-16221—HAWAII IS STEREO — The Hawaiian Hula Rms«< Stereo onlv) T-nxiav-Mi si< of in ngar\ 1-10107—Ht SG4RI4N MOODS — Rendirt Sliber-man.Hi* ( horns and Orch T-1M31—HONEYMOON IS ROME — Rrnato Carohone T-10183—RI S 4TO l 4ROSKNF.- Rrnato laroseae T-10196—IT 41 4 s GR4N T 4 loll T-10204—I 4RNEV41 f ( 4 KOMIS ! T-1U I.'*—l)l 4 S DO.ql 4 N DO Ot 4 S DO — Turn Kemt.T-I0J44—SD II II \ NOSTR 4 T-10376—M4 S4PIFS — Sergio Bruni 1 -I0I8S— 4N f 4 I \ INt le samedi, A la télévision, A la radio.Début dot court t le Jeudi 9 leptembre Vnr protide partie de la population étudiante habitant 1er quartier* nmd ert.certains roiir.» xeronf répété» dans les locaux de l'Institut de Technologie l.aual, ,91.55 rue Satnt-Hn bert.Pour renseignement» additionnel», téléphonai â 733 9981 pour adulte», Université de Montréal, C.P.6128, Montréal.(276) eu écrive» é B.A.dian Consumer Loan Association, i! a encore dit que la do termination des gens du Québec à participer plus pleinement à la propriété et à la gestion de l'economip de leur province est une chose très saine pour l'expansion économique de rette province et du Canada tout entier.“Du moment qu'on entre dans le milieu economique de rette provmre.cette determination devient partout évidente tout comme rette formidable expansion industrielle présen tement en cours." Rappelant le» suggestions faites par MM Marcel Faribault e t Robert Fowler »ur les changements à apporter à la constitution canadienne dans un ouvrage intitulé "Dix pour un", M.Hees a declare ; “Je crois que M Faribault est un homme dont la connaissance des affaires économiques et des problèmes relatifs à l'association franco anglaise lui permettrait d'apporter une contribution extrêmement pre eieiisp à tin gouvernement canadien ’ Voila un homme dont le Canada a besoin et ,1'espère qu !l décidera bientôt dé faire son entre» sur la acene politique " Revenant h l’idee de l'élabo ration d'un Canada plus fort, d'un Canada nouveau, M.Hees • conclu : "Mieux nous nous connaîtrons, mieux nous nous comprendrons et mieux noua comprendrons nos problèmes.C'est là.je pense.1s manière d'atteindre l'unité véritable, ha.sce sur le respect mutuel, qui permettra à notre pay* d# réaliser pleinement aa vocation." Quant à rétablissement de la taise, il pourrait y avoir en milieu rural des succursales au niveau de la localité Ces succursales garderaient une double fonction 1) recueillir les épargné' et transiger les af fatres courantes, comme honorer les chèques, etc : 2) remplir une fonction d'éducation auprès des chefs de famille, en particulier en ce qui a trait a l'équilibre du budget et a la rationalité du comportement économique.La fonction de prêt serait remplie au niveau de la région ou zone : ainsi les possibilités de prêts seraient beaucoup plus fortes et une objection qu'on rencontre souvent dans le milieu rural serait combattue : celle du manque d'anonymat pour les emprunts a la caisse populaire rurale".De plus, centralisée au pôle, "la fonction de prêt de 1a caisse populaire pourrait plus facilement enneurrenrer )e« compagnie» de finance et antres agents prêteurs qui deia sont installés exclusivement au pôle .M Fortin avait, au début de son exposé, fait un rappel de l'histoire du milieu rural québécoLs, qui vivait autrefois uniquement de l'agriculture et ou chaque paroisse vivait fermée sur elle-même et homogène.mais qui s'est de plus en plus diversifiée, surtout a partir de la guerre, jusqu'au moment où la majorité de la population rurale ne vit plus de la ferme.Parallèlement, 8 a évoqué l’évolution du mouvement coopératif.Il a noté que la coopération comme mouvement est née dans le milieu ouvrier britannique, c'est-à-dire dans une classe sociale qui voulait défendre ses intérêts contre d à litres classes F.lle est.dans l'histoire des mouvements sociaux, "le frère jumeau du mouvement ayndteal".Le mouvement Desjardin* lui-même eet né en milieu ouvrier.C'est.à Levis, avec des ouvriers exploités par des usuriers, que Drsiardins a fonde sa premiere caisse Mais si le mouvement des caisses était défini "d une manière moderne" au niveau global, il l'était d'une manière complètement traditionnelle au niveau local, ou il est devenu une simple continuation de la coopération naturelle en milieu rural traditionnel homogène Ce paradoxe a beaucoup nui au développement du mouvement."C'est à partir d une definition globale de la société canadienne française comme comportant au moins une classe agricole et une classe ouvrière.classes qui étaient exploitées par le capitalisme surtout étranger, qu'est ne le mouvement cooperatif dans la province rie Québec", sffirnie M.Fortin “( ette definition globale de* leaders au niveau provincial rencontrait une grand* difficulté de traduction au niveau local.Tout d abord le» force» vive» rie la nouvelle pen«ee cooperative restaient influencée» par une idéologie nationaliste qui accordait beaucoup plu* d importance à la vocation rurale de la province qu'a sa vocation industrielle ou urbaine Ainsi c est surtout dans le milieu rural qu'on a voulu d'abord experimenter sur une grande échelle rette formule coopérative, c'est ce milieu qu'on a d abord voulu sauver ("était par ailleurs le mlieu qui était le plus mal prepare sociologiquement a accepter une formule qui comme telle .» appliquait à une société déjà pluraliste." Ainsi au niveau local, plutôt que d'appuyer la formule cooperative par une revendication des classe.» et un désir de poursuivre de façon volontaire un but qui aurait été l'amelioration de cette classe, nn «est davantage appuyé sur ta «oltdarite déjà existante par suite de l’homogenétle commit-nautair» trè* forte de la paroisse." Trois professeurs canadiens de mathématiques et de sciences ont été emplovés au cours de l'année GUINEE ($11,391) Des expertises ont été faites Pn vue de la construction de quatre ponts, de deux petites stations hydro-electriques et d un projet d électrification rurale Deux sociétés canadienne» do génie ont procédé aux expertise» le t anada a.d'autre part, prête a la Guinée de I outillage pour la construction de route», en particulier des niveleuses.d'une valeur de $170.000.Knftn.la Guinée a requis le» service» de deux instituteur» canadiens e> de deux conseillers en education agricole pour un» brève période COTE D'IVOIRE ($31.694) L'Etat a obtenu le» services d un professeur de mathématique», d'un professeur de français pt d un professeur de geographic Le Canada a accueilli un etudiant de la Côte d'ivoire II » également consenti a fournir au pays de ! équipement audio* visuel REPUBLIQUE MALGACHE ($10,635) l.e Canada a fourni le papier requi» par un rentre d* production de manuel» scolaire» établi récemment dans le cadre d'un programme de lutte contre l'analphabétisme Trois etudiants malgaches sont venus parfaire leur instruction eu Canada MAU es en vue d'etudier au Canada RUANDA ($162,957) La principale partie de ce montant a été ahsorbèa par l'université nationale du Ruanda que le reverend prrp Georgea Lévesque.O P .est charge de mettre sur pied à Rutare T.'sr.gent a permis de defraver le traitement de 24 membre» dn personnel de I univ ersité et d'amenager une bibliothèque SENEGAL ($8.541) l e Canari» s e»t engage » fournir l'equipement e< lei véhl.eule» requi» par le eemre de démonstration audio visuelle en voie d etablissement a Dakar En outre, un instituteur » ete envoyé au Sénégal et deux etudiant» senegalai» sont venu» au Canada TOGO ($75.513) Sept instituteur* canadien» «ont présentement en «en n » au Togo.Le Canada a en outre fait parvenir de l equipemei i audio-visuel TUNISIE ($9.332) Deux professeurs canadiens d'éducation physique «ont aile* en Tunisie: un étudiant tunisien est venu au Canada D'autre part, le ministère de l'agriculture de la province de Quebec et i'universite l ava) ont procède a une etude préliminaire en vue de ('établissement d'un institut d agriculture pour lequel «erait requis du personnel et de l'équipement canadiens Outre ces divers projets, le Canada a dépêché des médecin» en Algérie, au Maroc et en Tunisie en vue d y procéder a une analyse des besoins d'aide médicale et il a chargé deux techniciens de la Société RadioCanada d effectuer une analyse »em-hiahle des besoin.» radiophoniques au Cameroun, en Guinée, au Sénégal, au Maroc, en Algérie pt en Tunisie 11 s est enfin engage a fournir de l'equipement audio v isuel a la Haute Volta Le bureau de ! aide extérieure prévoit que les service* dure centaine ri autres instituteurs canadien» seront requis paf l Afrtque francophone en septembre 1965 II s absorbe présentement dans l'examen de projets d'etablissement soumis par la République centre-africaine, le Maroc et le Gabon La République rentre africaine * place une requête en vue de l'équipement d'une ernle technique a Bangui, le Maroc a »oumi« un projet d» cartographie aerienne 1 V '- V '• l\\>./ \ mà iii Xè?' \ Tant___eut it/ ^ ' $ Tt -if i (V j t ü- »?Un intérieur crée par y m1» CARTIEK LE CARTIER/APPARTEMENTS DE LUXE COIN DES RUES SHERBROOKE ET PEEL Vous pouvez mamteoant visiter les appartements modèles Buteau de location sur les lieux Pour (enseignements, appelez Montrai! Trust 845 0422 DIX LI DEVOIR.MONTRÉAL, JEUDI 17 JUIN 1965_ ______ théâtre # musique * cinéma * variétés le bruit de la ville SHAKESPEARE Triomphe de Tony van Bridge en Falstaff mardi soir dernier au 13e Festival ).ha kespearien de Stratford.Ont.I,a pièce, très bien accueillie par la critique et le public, constitue la deuxième partie de ' Henry IV” (présente lundi avec moins de succès) et rebaptisée “Falstaff” par le Festival.Troisième et dernière manifestation dramatique pour cette saison : "Julius Caesar', présenté hier soir mercredi.THESE Samedi dernier à la collation des diplômes a I I nner site Laval de Quebec.Mere Henriette rie Jésus, religieu se Jésus • Marie, a obtenu un doctorat en Littérature canadienne après avoir brillamment soutenu une these de 700 pages a la Faculté des Lettres de l’U.L, "Lucien Rainier : L'Homme et l'oeuvre'' était le sujet de la thèse.Un des membres fondateurs rie 1 Ecole littéraire de Montréal, Lucien Rainier, était l'ami intime de Emile Nelligan.REPENTIGNY Au Centre d'art de Repen-tigny.par le Théâtre à une voix de Salvator Catta, diman-ehe 20 juin, à 21h : Les Eaux sur la terre dimanche 27 : "Au Pays de Canaan"; dimanche 4 juillet "Au Pays de Goshen”; dimanche 11 juillet, toujours a 21h.; Le Passage rie la mer DESSINS A la Galerie Cartier.177 est.j rue St-Paul, du 21 juin au 3 juillet, exposition des dessins rie R 1).Wilson comprenant plusieurs dessins originaux pa rus dans le livre d'Eric Mc Lean, la- Passe vivant de Montréal", publié par les pies ses de FUniversite McGill.Du 4 au 8 juillet Retour des Moiseyev à Montréal 5e SEMAINE BACH La direction du Théâtre In ternational de Montréal, a la Poudrière, sur File Sainte-Hé-lene, inaugurera ses Semaines Musicales annuelles, dimanche prochain, avec un concert de caractère exceptionnel consacré a Jean-Sébastien Bach.On y entendra des concerti pour deux, trois et quatre clavecins avec le concours de Kenneth Gilbert.Lucette Guité-Oste rath.Hubert Bédard Herniel Bruneau ainsi que d'un ensemble à cordes composé de Taras Gabora et Edward Kud lak, violons; Robert Verebes.alto, Michael ( arpenter, violoncelle et Nathalie Clair-Feldman, contrebasse.Il y * qualqu»* mois, les célèbres danseurs russes de Moiseyev nous revenaient dans la Métropole.C'était en mers dernier et l'on joua è guichets fermés pendent dix jours à le Place des Arts.On refuse même plus de 20,000 personnes.La troupe quitta ensuite Montréal et, poursuivent se tournée nord-américaine, elle triompha partout, eu point qu'elle dut, par exemple, donner quatorze représentations supplémentaires eu PRIX L'été dernier, pour souligner la participation des ro médiens dans I éveil du ciné- j ma canadien, les organisateurs | du Festival du cinéma cana riien avaient cru bon d'insti tuer un prix d'interprétation.Claude Godbout.protagoniste du “Chat dans le sac ", recevait une bourse de $500.00.De nouveau cette année le “Montreal Star'’ versera cette som me au comédien (ou comédienne) qui, de l avis des membres du jury du Festival du cinéma canadien, se sera le mieux mis en valeur dans un des films en compétition l.e IIIo Festival du cinéma canadien se tiendra dans le cadre du Vie Festival interna lional du film de Montréal, au cinéma Loews, du fi au 12 août prochain A Repentigny: Salvator Catta Quaire spectacles différents seront donnés par Salvator ( alla, les 20.27 juin.4 et 11 juillet prochains au Centre d'Art de Repentigny.Salvator Catta est né à Ta ris en 1914.Il parcourut le monde entier et il présenta son spectacle dans de nombreux pays notamment en France, en Suisse, en Belgique et tout récemment en Israël Au Canada, ou il s'est fixé depuis 1950, il a participé à plusieurs spectacles, au théâtre, à la radio, à la télévision.fait de l'enseignement et collaboré à plusieurs re-\ ues.Catta est un comédien spécialisé dans le théâlre biblique a une voix A le voir et i à l'entendre, l'auditoire est tout de suite saisi par la beauté et la pleine signification ries textes de la Sainte Ecriture Madison Squara Cardan è Naw-York.Avant da regagner l'U R.S.S., las Moisayav s'arrêteront encore quelques jours è Montréal et catta fois, c'est l'aréna Maurice Richard qui las accueillera.Ils y donneront des représentations uniquement an aoiréa les 4, 5, 6 et 8 juillet avec un programme presque entièrement renouvelé depuis leur récente visite.Est-il besoin d'insister sur la qualité du spectacle que donnant las Moiseyev et sur l'excellence des cent danseurs et des musiciens de l'orchestre symphonique de le compagnie 7 Jean Béraud s'exprimait ainsi dans "La Presse" : "Ce n'est plus seulement de la dansa, c'est de l'athlétisme, de l'acrobatie, du vol en hauteur, en largeur et en profondeur.Pour tout dire, c'est brillant, éblouissent, extraordinaire et c'est.épuisent I" Quint è Sydney Johnson, il écrivait : "Tha Moisayav Dan-ea Company is back in Montreal and it Is more exciting then ever — that is, if you can imagina this brillant company being any batter than on its pravious visits." Voilé da quoi incitar las Montréalais qui n'avaiant pu trouver piece è la Plaça des Arts en mars derniar è aller applaudir las danseurs da Moisayav.LE THEATRE DE LA PLACE VILLE-MARIE RESERVATIONS: 861-6665 L LES 2 PLUS GRANDES VEDETTES DE L’HEURE Sa SEMAINE Is teccti ursiiesal minculeui ivsrci fs Is print si fs publit JEME WW •pEAO d1! BAY ¦ N E* SAU.ES CLIMATISEES )J Sût 7 30, Sut sgfsssifsS1 7 JO 9 30 Oiie.«P Symphonie, de Slbeltu*.dlr.Louis Foureaner.la Svmphonle en re majeur, de Clement! avec len Virtuoses de Rome • A 3 heures Festival», présent* par François Morel.Au programme.Autodle.de Wolfgang Fortner.1 id» und Hlmmel.de Han* H liger; «e Concerto pour violoncele.de Conrad Beck.Gluende Katvel.egalement de Hans Holllger.et i nm poèmes d'Henri Michaud, de Lutoalawakt • A CBF-FM à 7 h .30.En blanc et noir Arthur Balsam Joue deux Konatei, de Ha\dn • A CBF-EM.a 8 h 30.Festival Internatlonal de piano.• A 8 h 45.Parlons musique.Invité Clément Lockquell • A 9 h 30.Artistes de renom.Guy Fallot et John Newmark Joueront la Sonate en fa majeur pour violon» elle et piano, de Brahma • A 10 h 30 Est-ce ainsi qua les hommes vivent ?• A 11 heures.Le» Mensonges dT Wsse.texte d'Eugène Cloutier lu par Robert Gadouaa.a» centre 4’ait de Repentigny RÉS.: 581-5800 ¦LE CIRQUE AUX ILLUSIONS 21 juin $4.00 8 h.30 p.m.$3.00 ?Y* LA COMMISSION DES FÊTES DU CANADA FRANÇAIS DE LA SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL ILS NOUS REVIENNENT! Après une tournée triomphale de 3 mois »u Canada et aux Etats-Unis.* LES DANSEURS N B Bill» tl'* IS.èOn personnes ne purent trouver de billets lor» de leurs anectarles en mar* dernier A la Place de» PROGRAMME PRESQUE ENTIEREMENT NOUVEAU DIM., LUN., MAR., JEU., 4, 5, 6.8 juil.ARENA MAURICE-RICHARD Prix populaires: $1.50, $3.00, $4.00, $5.00 fixe Incl.Billets en vente k l'Arena Richard; Canadian Concerts, (sous-sol); Fd.Archambault.500 Ste-Catherine est.Charle-bots Bijoutier, 2115 Jean-Talon est et 6960 St-Denis; Librairie Ducharme, 418 N.-Dame O.Commande* postales avec chèque ou mandat et enveloppe retour affranchie; billets d'étudiant» (gtooi et réservation» par téléphone k Canadian Concerts A Artists Inc.SF.CLF-MKNT, 1822 ouest, ru* Sherbrooke; 932-2171; 932-2234 de 9 h.a.m.à • h.p.m.YOLANDA LISI S** chantons — Son trio ANDRE PERRY Son Trio dansant BASIL ÇODOLBAN Virtuoso au Piano LEURS NOMS VOUS SONT FAMILIERS VOUS LES AVEZ VUS A LA TELEVISION OU SONT-ILS ÜOO JEUDI 17 JUIN C B F T O » 00 Vdr* 1?00 Musiqu* 1 SS Télélournat 1 M Long métra** Jusqu é plus soit" • moeurs trançaii I S0 Long métrage "L homme amohib'é rtrame russé I M aobioo S 10 Las (roquigooi** a M Mas trois fil» * 4é Téléjournal é.SÔ Nouvelles du tperl 7 M Aujourd'hui • M Cinéma d* Eari» "Crésu»*' • Conté • franc*'» t Jé Le» tabla» do La Fentamo 10 00 Sérénad* 1C.30 Téléiournal 10 40 Supplément régienol 11.SO Nouvfll*» du »pon 11.00 Cinéma "D*ux lettre» anonyme»” • drame italien C F T M © ?00 Mire-MAitiqu# V 10 Bien l'Boniour • O 10 Ctné-maftn "Tenjlon A Rock Cité” western 17.IS En mâtiné* Minuit Champs F lys**»” • gram* policier • frtneat» 7 00 Super Bingo 3 10 Bon apré» midi 3.30 Lo» mot» croisé» 4 0» L homm» Invisibio 4 M Las E'tit» Bonhomma»’* 5 M Avantura “L’héritlet da Zorro" 4 00 Télé métro 4 50 Sport images 7 00 Oerniéro heure 7.15 Ciné Roman 7 30 Mot d* passa • 00 A la Catalnguo I 30 Cméma Kraft L hnmma da l# frontière ’ drame • espaonrl 10 oo Adam ou §v# 10 30 Mon cotur att un violon 10 43 Dernière heure 10 SS La couleur du temps II 00 La rondo do» »portt IMS emome Leçon de conduite'» comédie trançêi» 12.46 Fermeture C B M T O 17 24 Today an CBMT 13.30 Calendar 1 30 Movia Matinée Satan Met a Lady'» 2 00 Moment ol Truth 3 JO Take Tthirty 4 oo A» The World Turn 4 30 Rattle Dante 5 00 Masqilla Corltia S 10 Mu»«C Hop * 00 A lacarte 4 M Aero»* Canada 7 00 f venmf New» 7.21 Sport» with Doug Smith 7 30 Candid Camara I oo Corner Pyle, USMC • 30 The Serial V 00 Th# Defender» 10 00 Th* Rogue» 11 00 CBC TV Newt II 14 Viewpoint 11.73 Final Edition M H Sport» Final 11.30 Thursday Showcase ' Man Craty" C F C F CD • to Meditation • 34 Cnlfee ftraak 10 00 Th* Liberal Art» 1ft 30 Romper Room 11 ftft Ed Allen Time 11 30 Abracadabra 17 00 Lunchtime Little Theatre 1.00 Channel II Theotro "Isn't it Romantic" comédie - américain 1.30 The Jamos Bearg Shot” 3 oo People in Conflict 3 30 It'» Your Move 4 00 Four of a kind 4.30 Surprita Pârty 5 00 Family Theatre "Dr Broadway*' 4 30 Pulse 7.00 The Munster» 7.30 My Favorite Martian 1.00 Sunset theatre "The Slog* at Red Rivar" western 10 00 The Jack Parr Program II 00 National Newt 11.IS Pul»* 11.31 Peiama Playhous* "Tha Lu»ty Men ' .drame américain 1.00 Newsroom it .Meditation Première fol» aver dialogues anglais! ' Avec le brio d'un Tom Jonei” Tim* Magartne lEasilih ^ttnl SnORPGASSMW GfflffiflfSPUK Aussi L'HERITAGE DE LA CHAIR tvac Jt«n-Paul Belmondo A CUudia Cardintlo Le soir à 6h.lS et Rh.lS p m.?EMPIRE 3*$i • SIMAINB 411 Ottlt.VY — 274-4921 - — — LA BARRE 500 1019, Tqtchcrtau 677-9101 17-18-19 juin JACQUES NORMAND son humour sa fantaisie Spot, t I0H.of minuit Institut International de Musique du Canada FESTIVAL INTERNATIONAL DU PIANO EPREUVES DEFINITIVES Avec accompagnement d'orchestre Le jeudi 17 juin k Sh.10 p.m.• Piece det Art* Christiane Billaud (France) Oeuvres de Rachmaninoff, Fiala, Descarries, Chopin Csilla Szabo (Hongrie) Oeuvres de Liszt, Fiala, Liszt, Baies IILLKTS t PLACI DES ARTS Pu do minimum — Pas do frais do couvort PRIX MODERES 630 ouest, Boulevard Dorchester «?Stotionnement gratuit à l'intérieur Téléphoné 866-9506 Montréal r CINIRAMA Cl* 3SIEGES RESERVES EN VENTE i&xaiŒ) Pnr eourrter — Au thrAtr* — Faucher Electrique .luira .Incab Musique Morgan (Magasins Boulevard, Rockland, Oorval) Cetta fois [ffijJjjjlhfn VOUS projettera dans un* aventure débordante de rire .avec BURT LANCASTER PAMELA TIFFIN pr*t,M" MIRISCH CORPORATION |OHN STURCES CANADA L LEEREMICK JIM HUTTON TME HALLELUJAH TRAIL Au»** en Vfdett* DONALD PLEASENCE BRIAN KEITH CHCOUKS OU MANDATS POSTAUX FAITS AU NOM DC JOHN STURCES | Cliwéom, ThMtrt» LM.— l4Jê, ru» »l«ury, MontrMI I Loge* 12.SB Horaire : „ 1.30 tou» lo» »oir* — 1 h.mor.et »om.; dim.1 B.» 4.4S, t.M Prix (taxe* inclus#») Orch.• Lo«#» Balcon Soir : lun.ft von.incl.• h.JO S2.S0 92.04 Soir: »om.ot dim.• h 10 • dim.4 h.41 93.00 93 71 Cn motlnéo : mer.3 h.97.00 91.SO En matinée: »am.2 h.S?S0 »?ft« Dim.ft 1 h I 93.30 17 M Nom .Adret»# Nom d» tiége» ft I Mot, fl 9olré#< Dot* 1er choix Date 7e chou ï MUTIN LANDAU “*r* JOHN 6AY d oprèt un# nouvelle de Bill GUUCK êiimé «, ÜITRA PANAVISION Un film de MIRISCH-KAPPA Procédé TECHNICOLOR Distribution UNITED ARTISTS Air cllmétltft MPERIAL UN W TMUrtl ON PUN (VIAN « l «GUI £ m m mmm mmmmmmmm 14)0 K'éUt’V, Montréal — AV.1-7 lit OU S*03 ClNftlflNACiqfêflNA CiNIèfiVfl CINIMMA ClNfttAMAClNMBNA tlNfkANAClNfa#MA ClHtéflNfl Ci 5679 IJ DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 17 JUIN 1965 ONZE Des subventions du Conseil des ails à 13.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Directeur ortistique, ZUBIN MEHTA Assistant chef d'orchestre, PIERRE HETU Voir» Orchoffr* vous invito è vous obonnor è sa sério sto 14 grandi concerts symphoniques pour la saison 1965/66.31*22 • SIPTIMIil ZUBIN MEHTA l-t # OCTOIKI ZUBIN MEHTA IGOR OISTRAKH, uobntut 12 20 • OCTOIRl ZUBIN MEHTA 1VRY GITLIS, violoniste 2*3 • NOVIMIK STANISLAW SKROWACZESKI BYRON JAMS, pianiste 12*20 • NOVIMIM JOSEF KRIPS 30 NOV.e 1 DfC.SEIJI OZAWA MAURICE OENDRON, violoncelliste 14*10 e DlCIMIRI HANS SWAROWSKY ERICA MORINI, violoniste 4*5 e JANVICR ZUBIN MEHTA INGRID BJONER.soprano JON VICRERS.t/nnr RICHARD CROSS, hanlon 10*12 e JANVICR ZUBIN MEHTA VLADIMIR ASHKENAZY, pianiste 1*2 * FÉVRIER ZUBIN MEHTA NATHAN MILSTEIN, violoniste 10*14 • FtVRICR ZUBIN MEHTA MORISSET-BOUCHARD, pianiiies-dueltiites M • MARS CHARLES MUNCH ZTNO FRANCESCATTI, vioîontstê 11*14 • MARS Chef à être annoncé PHILIPPE ENTREMONT, pianlstê 29 36 • MARS ANDRE VANDERNOOT JOHN OGDON, pianist* Pour ronsoigntmonff supplimantoirat, voit-Ui vous adrasfr aux boréaux de t'Or-ehestre Symphonique de Montréal, 200 ouest, rue Ontario — 844-2867.PLACE DES ARTS Montréal 18 OTTAWA — L’Orchestre Symphonique de Montréal, le Festival de Stratford, les Jeunesses Musicales du Canada et Les Grands Ballets Canadiens figurent parmi un premier groupe de treize institutions artistiques de premier plan auxquelles le Conseil des Arts du Canada a voté des subventions pour la saison 1965-1966 lors d’une récente réunion.D’autres subventions seront annoncées sous peu, et d’autres encore le seront à la suite de réunions ultérieures du Conseil.Les montants des subventions annoncées sont fortement majorés par rapport à ceux des années passées, grâce au supplément de fonds voté au Conseil par le parlement en avril dernier.La valeur globale des subventions accordées s'élève à $1,215,200.ce qui représente une augmentation de $589,000 par rapport au montant octroyé l'an dernier aux mêmes institutions.Selon un porte-parole, le Conseil a voulu reconnaitre par son geste l’excellence des institutions bénéficiaires et l’importance de leur apport à la vie artistique du pays.Le montant des augmentations, a-t-il ajouté, a été établi en fonction de la qualité et, autant que possible, des besoins réels des institutions.Ces facteurs, a-t-il précisé, peuvent varier d’une institution à l’autre et d’une année à l'autre, selon les programmes envisagés et les conditions particulières à chaque institution.C’est le 3 avril que le parlement a voté au Conseil, sans conditions, une somme de $10.-000,000 pour lui permettre de répondre aux besoins les plus pressants des arts, des humanités et des sciences sociales au cours des prochaines années.Le Conseil se propose de dépenser au cours des trois prochaines années cette somme et les intérêts qu'elle rapportera entre temps, ce qui portera son budget à un peu plus du double de ce qu'il était.Les subventions annoncées aujourd’hui sont les premières que le Conseil ait fait connaitre depuis que le parlement lui a voté de nouveaux fonds.Voici la liste des subventions annoncées: Théâtre Neptune, Halifax, $65,000., Festival Shakespearien de Stratford, Stratford (Ontario), $143.000.Manitoba Thaatra Centra, Winnipag.$95.000, Play-housa Theatre Company, Van-couvar, $45,000.BALLET¦ Las Grands Ballats Canadians.Montréal.$75.000.National Bal-lat of Canada, Toronta, Une somme globale de $190.000 pour SF I Pierre Cornu, à la direction de la Voie maritime OTTAWA — M Pierre Ca-mu a été nommé hiar présidant da l'Administration da la voit maritime pour un mondât de cinq ans.M.Cemu était vice-président de l'Administration depuis octobre 1960.La nomination de M.Cemu prendre effet le 1er août lorsque expirera le mandat du président actuel, M.J.R.Rankin, qui occupe le poste depuis le 1er août 1960.Avant d'antrar au servira da l'Administration da la voie maritime, M.Cemu était professeur à l'université Laval de Québec où il enseignait la géographie économique et était directeur du centre de recherches de le faculté de commerce Il est l'auteur de plusieurs publications dont un certain nombre traitent des effets de le voie maritime sur l'économie canadienne et du problème des péages.Né é Montréal en 1923, M.Cemu e obtenu une maîtrise ès arts de l'université de Montréal puis il a poursuivi des études post-universitaires en économie internationale et en géographie économique i ( université Johns Hopkins de Baltimore.Il a obtenu un doctorat en philosophie (géographie économique) de l'université de Montréal, après avoir présenté une thèse intitulée “L'exo économique du Saint- la saison 1964-1965.compte tenu d’une subvention de $30.000 octroyée en avril.Royal Winnipeg Ballet, $55.000.MUSIQUE : Orchestre Symphonique d e Montréal, $100.000, Orchestre Symphonique de Toronto, $100-000 Orchestre Symphonique de Winnipeg.$67.300.Symphonie de Vancouver, $73.000.Canadian Opara Company, Toronto, $100 000.Jaunassas Musicales du Canada, Montréal, $100.000.LES GENS DYNAMIQUES- L* bière blonde que l’on préfère.-La bière blonde que l’on préfère.La bière blonde que l’on préféré.La bière blonde que l’on préfère.La bière blonde que et PILSENER la bière unique! La bière blonde que l’on, bière blonde que l’or pi* blonde que l’on préfè ».I que l’on préfère.La biè l’on préfère.- La bi< > bl préfère.La bière blc de qi -a bière Qonde c e l’or! bière blon l’on préfère.La bière blonde que l’on préfère.La bière blonde que l’on préfère.La bière blonde que l’on préfère.La bière blonde que l’on préfère.La bière blonde que l’on préfère.La bière blonde que l’on préfère.La bière blonde que I on préfère.La bière blonde que l’on préfère.La bière blonde que l’on préfère.La bière blonde que l’on préfère.La bière blonde que l’on préfère.La bière blonde que l’on préfère.La bière ^ oue l’on préfère.La bière hL l'on préfère.La bière blon^ préfère.La bière blonde que I La bière blonde que l’on [L , bière blonde que l'on prjArA '’ blonde que l’on préfère, «a nue l’on préfère.La bATj^^J I on préfère.La bière b^ préfère.La bière blonde., La bière blonde que bière blonde que l’on blonde que l’onjaéfèr que l’on /• l’on pr/^ Eréfè'i' a A bièriV •*’ préféré La biè?bière blofS blonde que I _____ que l’on préfère, l’on préfère.I.a JJ préfère.La bière La bière blonde bière blonde que blonde que l’on que l’on préfère l'on préfère.Lg E réfère.La biè^ a bière bloF bière blonde-blonde que e que 1 n préfi* l’on pri >re.La bl réfère, a bière II La l ère blondi bière b’.onde que !’[ blonde que l’on p| que l'on préfèrf l’on préfère.La 1 [réfère.La bière La bière bloiJ ière blonde quF de que l’or /lolffe’ le que 3ue l’on I préfère.Hère.La La bière Jlère blonde fé blonde que Eunde que l’on Jque l’on préfère, l'on préfère.La in préfère.La bière 1ère.La bière blonde la bière blonde que rére blonde que l'on Bondi que l'on préfère._ riorl /que l’on préfère.La bière blonde « 124»* D»c 123' a 123'* vai 126 / m1?126*4 126*» 127 COPSA Juil 26« 267' la 266 ?6J 141' 243 |42 U?i Jfin 241J4 242 « 241H 242 V'8rt 242 < CHICAGO Otiv Haut Ba» F*r F A BLE (ViCi Mil juil 140 169' a 13^ ’a Svp’ 142' a 1 4?141»» >4’ '-i Dec »46«4 '46'% 146 '46 * a 146*8 Mari MO io U8 $ 1401 , MO • 47-a 140' a ir Int Fin Buiolo Borns Cabo* Cal Pow Cal Dale Can Bread C Bread A Can Cem Can Cempr CGC Stone O Sug Cl Fndry Can Malt wc oack A C Pack B Can Perm*d C Safe 4pr CSL CAf-C Brew Brew Aor BrwBpr B Aim A B Al A « B ai B w Chem w Ûrrdge Found or Cdn G Inv C Hydro C Hydro pr C lmp BkC Cl Gas Ci CIL C Marc CP» Cdn Pet C Refract Cdn Tire C Tire a C utll C Vickers CW Prop Cap B idg Chat-Gai ChemceM Chrysler Clairtone Cielrton w Cent p « Coi Cell Col Cei pr Computing C Savings ( onduits Con Bak* Com Bidg ton Bldg c Con MS ( on Paper Con Gas Con Gas B Corby vt Coronation Coron 1?0p Cor Oh w Coron 7 w Crain RL Crestbrk Crush lot Cvgnus A Cf gnu* B Dale Rcss Dale Rap Dist Seag D Bridge 0 Can Gon Dom E'ect Dofa >co Dom Lime D Scot pr Dosco Vente* Haut Bas Fer Cam Net lOCÜ 55 54 54 ?6255 S 7» 17 • 1?» * » 230 425 390 390 —35 25 $75 25 25 1 30 $36» 35» 36» 50S1CS» ICS» 1C5» + » >r 55 $105» 105' 2 105 2277 $11» 10’ 11’ > -f I 300 $18» 18» 18» 800 $9' - 8» 9' .1078 $70 69» 69 100 450 450 450 25 100 ?'P 18» 19 .Valeu « vente* Haut ' 0,tor B 264 $39 Foods I2C0 $9H Monte* Monte* e./.'ont Loco Mont Trst M.oor e Morse a Morse B Vk>r Paint I3tt $18 .!?5 $13 100 $13 230 $23 255 $71 S45 $15 100 $13’ Z10 $9 1450 $11’ ?11' a 4696 $307* 30’* 340 $41’« 401 * 245 $48'.48 845 $19'» ’9>, 730 $20 3?623 $14 4 ICO $23»* 400 S3 59175 $11 ZJC0 $17 935 $19 a 19’4 Z7S $?4>« ?4’» 20 1107 102 14-'» 23-4 d d3» 1200 $73 ?' 730 $63J 4 63 • i WSS 73U 1775 $74'» ’COO $6 1'JCO $26 50 $59' 130 $21 130 $12' 30 $40' '00 $5' 7635 S59', 5 7?5 $12’s 12’» •75 $6'4 6’» 150 $9i.4 9^4 /30 330 330 2724 $/•» 7’, 300 460 460 7)0 $47 4?2699 $33 J2j4 325 $77* 27 600 $71 21 740 $67’: 67 4.5 $105 105 70 *104 104' 7 l7S %7,t 3071 40» e 49 19'« 19 -14 4 23* 8 7» 4 15’ » 19 24’* 1C?23 63* 74 6 26 59 ?! 12’ Nat Contain 325 $6'* Nat Cont a 2C0 300 Nat Dn*g Noranda NO NGai Ppr Phone Nor T Ch*d ICO $6 NS LP 25 $32 720 $15 5334 $50».485 $27’» 630 $10-.Ocean Cem 1045 $75 .Ogli Om Steel 740 $1 750 $36 325 $42 ’2C $10’ Oshawa A Overland Overland pr ISO $12».Pac Pete Pac Pete w Pembina 6287 *li 40 585 775 $12 UO $12 26 59 ; 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FIDUCIAIRE Iiuei CtDerel dri C.n.ù.Moüirre¦.Conpnref SOir) » *100.' |-|tl\ >100 et lin.r.rl -,»ll ’ I,.f*r OffH'ft U * ,ur ilrmnlulr.// V' .'/ ./ e ! 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ET LE CONSEIL M.Martin a écarté d'emblée tout* suggestion que le parlement fédéral montre è l'adresse d* l'Assemblée législative un* sollicitude qu'il refusera d'étendre è l'adresse du Conseil législatif.Il a cependant laits éfort peu d'espoir è cette institution."Permettes-moi d* vous dire que l'attitude fondamentale du gouvernement ne différera pas qu'il t'agisse de l'adresse è la Rein* provenant d* l'Assemblée législative élu* ou d'un* autre provenant du Conseil législatif dont les membres sont nommés, la question capital* dans cette affaire qui ne concerne que le Québec est l'avis que peuvent donner les ministres responsables d* la province." Or, puisqu'il est déjà assuré que le Conseil des ministres du Québec ne recommandera pas i la faveur d* la Rein* la contre-adresse du Conseil législatif, on peut présumer que celle-ci ira s'échouer au cabinet fédéral ou sera transmis* è Sa Majesté tant avis favorable d* tes conseillers fédéraux.L'URSS (Suite de la première page) l'homme de l'O.E.A.d* l'en-quite sur les "atrocités du régime Imbert".Le représentant des Etats-Unis, M.Charles Yost, s'oppose énergiquement aux propositions soviétiques qui, dit-il, si elles étaient "sérieusement présentées" ne feraient que prouver le caractère prémédité d* la provocation des éléments caamanistes en violant délibérément le cessez-le-feu è Saint-Domingue.Ces propositions ne peuvent être destinées qu'è semer la confusion dans un* situation déjè très complexe et sont malfaisantes déclare M.Yost.Répondant au délégué américain, M.Fedorenko cite l'article de la charte aux termes duquel "le Conseil de sécurité peut tenir des réunions è tous endroits autres que le siège de l'Organisation qu'il juge les plus propres è faciliter sa tâche." Connaissez-vous les avantages à louer une automobile ?Pour informations GOYETTE INC.Consultez : Conrad Coyette Normand De Grâce Telephone : 658-8723 — 861 0181 Distributeur de : Pontiac, Buiclc, Acadian, Beaumont, Camions G.M.C.COMPTABLES AGRÉÉS BELZILE, HEBERT CARDINAL & (IE Comptables agréés ALAIN BELZILE.C.A JEAN-A HEBERT.C.A PIERRE CARDINAL.C A.2345 ait, Bélanger Montréal — 7295226 PROVOST i PROVOST Comptables agréés ROGER PROVOST.C.A.Syndic Licencié ROLAND PROVOST, C.A.928 est, beul.St-Joseph S26-1661 Lucien Dahmé, C.A.Comptable agréé 276 ouest, ru* $t-Jacqu*s Suit* 110 — >45-4194 VIAU & ROBIN Comptables agréés LUCIEN D.VIAU.C.A.H.LIONEL ROBIN.C.A.JACQUES R.CHADILON, CJh.ARMAND H.VIAU.C.A.I.SERGE GERVAIS.C.A.PO.93871 • 4926, ave Verdun Verdun Samson, Bélair, Côté, Lacroix et Associés E.H.Knight {ÿ Co.Mauric* Samton.O B E., C 4 Léon Côté.C.A.Mtntlty, Bourgouin.CA.'’trey Auger C.A.Marcai Irrbitau, C.A.Vlannay Porget.C.A.Plarra Barry.C.A.Adrian Côté.CA.Mariha Gauthlar.CA.Pierra David.CA.Robart Garlépy.CA.laan Paul Barbaau, CA.Roland Truchon.C.A, Roland Lévesqua.C.A.lean Pavraau.C.A.laan-Clauda Lamay.CA.paul«E Bonniar.CA.Contain ?M Chartré.Comptables agréé» -uci.n P.Bélair.C.A.Jaan Lacroix.C.A.Dollard Huot.C.A Albart Garneau.C.A Banoît Sylvain, CA.Dtnnlt Bail.C A Raymond Coulllard.CA.Marca» Oucharma, CA.Bernard Lachaptila.C.A Réal Augtr.C.A.Roland Franetta, C.A.Robart Ladoucaur.CA.Danlt Sehmouth, C.A.Emlla Fortin, CA.Gatton Bouchar.C.A.Rofétr Oéllnas.CA.E H.Knlgn», C.A.Llonal Routsin.CA.Raymond Fortlar, CA.Clémant Pnmaau.C.A.Pierra Lataga.C.A.Plarra ChouFnard.CA.Gillet Trahan.CA.Marcel Marciar.C.A.Jaan Paul Boyar, C.A Emile Mallette.C.A.Gillet Lévesque, C.A.Pierre Pharand.CA.Emltlen Gauthier, C.A Jean-Guy Danlt.C.A Gérald Lafontaine.CA Paul Oonthter.CA Gaorgat A.Routsin, CA CA., «.C.Beeuvait.CA* G Marceau.CA.MONTREAL QUEBEC RIMOUSKI 360 RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL 842-4691 CTM (Suite de la première page) blême du transport en commun et combler un retard considérable”.Il a loué les “efforts honorables que l’on fait présentement pour éclaircir ce problème”, mais déplore “l'inertie qui caractérise encore certains administrateurs et l’indifférence démontrée par nos édiles”.Le négociateur du syndicat, M.Robert Burns, a pour sa part émis l’espoir que le nombre croissant de cuisiniers dans cette affaire ne gâte pas la sauce, “il ne faudrait pas que les problèmes de juridiction qui semblent faire obstacle à un règlement rapide retardent indûment la reprise des opérations.Il semble que l’on envisage des réformes considérables.Tant mieux.” “Quoique 1 e s travailleurs aient fourni l’occasion d’amorcer ces changements il ne faudrait pas que ceux-ci se fassent sur leur dos ou celui des citoyens.” La résolution du CCI Les municipalités, membres du conseil de coordination in-temunicipale, se sont déclarées prêtes à faire leur part; mais leur résolution, adoptée à la suite d’une longue discussion, est assortie de conditions assez radicales.Elles exigent un droit de regard sur l’administration de la CTM, privilège qui est aujourd'hui exclusif à la ville de Montréal.Elles demandent en outre que la Commission se transforme en une régie autonome au sein de laquelle Montréal et les banlieues auraient leurs représentants.Elles veulent également l’abolition du système de zones et de double billet sur tout le territoire desservi.C’est à ces conditions, poursuit le communiqué du CCI, que les municipalités efficacement desservies par la CTM accepteront de faire annuellement leur part, y compris tout déficit d'exploitation ainsi que la portion du service de la dette qui est à la charge des pouvoirs publics.Les banlieues demandent que la somme que devra payer chaque municipalité soit proportionnelle à son évaluation par rapport au total de l’évaluation totale des municipalités desservies.La proposition exclut cependant tout le problème du métro qui devja faire l’objet d’une étude indépendante, disent les municipalités.Télégramme è Laporte M.Ernest Crépeau.secrétaire-trésorier du CCI.a adressé en conséquence un télégramme au ministre des affaires municipales, M.Laporte, avec copie à M.Lucien Saulnier, président du comité exécutif de Montréal.Ce télégramme se lit comme suit : “Conformément à la résolution concernant le transport en commun approuvée hier soir (mardi) au cours d’une assemblée générale des municipalités-membres, le Conseil de coordination intermunicipale demande qu’une rencontre soit organisée à votre bureau, vendredi matin le 18 juin, avec vous-méme.M.Lucien Saulnier de la ville de Montreal et ses trois représentants (le maire Marcel Laurin de St-l.aurent, le maire Art.Séguin, de Pointe-Claire et le soussigné' en vue de “solutionner'’ le problème pour le plus grand bien de la population de toute la région métropolitaine." Les emp.oyés TSuifc de la première page) de l'ancien contrat qui.à leur avis, divisaient les employés les uns contre les autres, donnaient tous les pouvoirs à la direction en matière de promotion.et faisait primer l’arbitraire sur les normes d’ancienneté.Dimanche après-midi, les représentants du syndicat ont rencontré les autorités du port pour tenter de régler ce différend localisé.La rencontre s’est poursuivie de quatre heures de l’après-midi à trois heures et demie du matin.Le syndicat proposait “d’ouvrir" toutes les fonctions dans les silos, de faire des affichages, d’accorder tics promotions aux plus anciens en leur imposant 30 jours d'entrainement, et de AVIS de DÉCÈS VIAU.— A Montréal, le 15 Juin IMS, à l’A^e de tî7 ans.est décédé.Armand Vlan, époux de Bernadette Hamel, demeurant 7019 Christophe-Colomb.Les (unéralllea auront lieu vendredi le 18 courant.Le convoi funèbre partira du salon René Thértault Ltée, No 1120 est.rue Jean-Talon, k 10 heures 30.pour se rendre k l é-Kllse St-Arséne.où le service sers célébré à 10 h 45 Et de là au cimetière de la CAte-das-Neiges, Heu de i sépulture Parents et amis sont priés ; d'y assister sans autre Invitation.i La commission B-B (Suite de la première page) Fait i noter, le» société» minoritaires hésitent entre revendiquer la liberté pour les Acadiens de déterminer eux-mémes leurs droits à l'enseignement dans leur langue, et la création d’un office ou d’un ministère fédéral de l'éducation.Plusieurs n'ont pas manqué de signaler que les droits des minorités sont en effet mieux protégés par l’Etat central que par les gouvernements provinciaux.Leur désir de sauvegarder la culture acadienne à tout prix explique ce paradoxe.Les commissaires ont également constaté que les minorités francophones accordent maintenant la priorité de la langue sur la religion dans l’enseignement.Aux délégués des cinq associations francophones des Maritimes on a posé la même question et obtenu la même réponse ; les Acadiens désirent d’abord des écoles françaises.Cette attitude tranche, dit-on, sur celle des minorités françaises dans l’Ouest canadien plus attachées au tandem foi-langue.Mis à part Terre-Neuve qui constitue une situation marginale, ITle-du-Prince-Edouard offre l’image la plus pénible de l’isolement culturel.Il n’existe même que 12 prêtres francophones dans toute ITe et les vieux se rappellent avec mélancolie l’époque où on pouvait entendre un sermon en français dans leur paroisse, ou l'ambiance est nettement "anglaise” depuis plusieurs années.Selon la Société St-Thomaj sinon capital, d’assimilation”.Un délégué de l’université St.Dunstan a décrit avec un mélange de détachement anthropologique et d’émotion contenue la tragédie de ces étudiants francophones émanant de milieux strictement acadiens, qui parviennent à l'université pres-q u e complètement “décultu-rés", pour employer l'expression à la mode.Ils ne savent s'exprimer dans une langue ou dans l'autre.“Nous avons une expression pour eux, a dit le délégué, un père anglophone; nous disons qu’ils ne possèdent aucune langue natale." 11 a expliqué que l’université, même en réorganisant son département de français, ne pourra jamais entièrement réparer les dégâts de plusieurs années de négligence, auxquelles i 1 attribue cette situation.”11 faut accepter une situation de fait, a-t-il dit.En exerçant mon ministère dans leurs villages, je m'adressais à des Acadiens en français, mais je ne pouvais communiquer.Ils pariaient l’anglais seulement.Il est extrêmement difficile, dans ces conditions, de restaurer des valeurs linguistiques.Sur 17,000 Acadiens, 9.000 déjà ne parlent que l’anglais.On doute qu'ils soient récupérables.Cette situation, les éducateurs du Nouveau-Brunswick redoutent qu’elle se reproduise dans leur province et aussi réclament-ils sans délai la reconnaissance officielle des deux langues et la création, sinon d’un ministère fédéral, d'abord suggéré mais sur laquelle on hésite maintenant, au moins celle d'un organe para-gouvernemental pour étudier et redresser les torts faits aux minorités canadiennes.On sent chez les Acadiens du Nouveau-Brunswick une lassitude d’avoir toujours a lutter pour "obtenir les miettes qui tombent de la table de la majorité”, mais en même temps tous constatent une éclaircie.On fonde ses espoirs sur l’expansion de Radio-Canada dans les Maritimes mais surtout sur le développement de l’université francophone (mais “fonctionnellement bilingue") de Moncton qui pour- recommencer le processus si l’employé n’avait pas la competence pour remplir l'emploi.Les autorités du port ont accepté cette formule pour tous sauf les assistants-contremaîtres.Le syndicat a refusé cette exception, alléguant qu’elle maintenait le système arbitraire dont les employés ne voulaient plus.Lundi matin, le directeur du port, M.Guy Beaudet, a fait parvenir une lettre aux employés qui continuaient de faire la grève, leur enjoignant de retourner au travail sous peine de sanctions.Les négociations se sont poursuivies pour régler le conflit mais dans l’après-midi, les représentants du l'ort demandaient de soumettre ce différent spécifique à la Commission fédérale de conciliation à qui était confié l'ensemble des négociations collectives.“C’est l’employeur qui a voulu que le conflit s’étende à toute l’unité- de négociation, a dit M.Pepin.Qu’il ne s’étonne pas maintenant que tous les employés participent à ce conflit et exigent que l'ensemble des problèmes soient réglés avant de retourner au travail".En effet, hier midi, par suite du congédiement de ceux qui avaient déclenché une grève spontanée, tous les employés ont débrayé.La commission de conciliation formée le 21 mai pour étudier le différend entre le port et ses employés doit soumettre son rapport vendredi.Si elle le fait, les employés auraient légalement le droit de déclencher une grève le 28 juin., “c’est là un facteur important, rait devenir éventuellement la clé de voûte de l’enseignement français de toutes les Maritimes pourvu que les gouvernements atlantiques soient disposés à y collaborer, ce que l’on semble croire.Et pourtant, la lecture du mémoire de la fédération des Eglises baptistes.qui dit représenter plus d’un demi-million de citoyens et fidèles au Canada, laisse croire que l'essor francophone n’a pas franchi tous les obstacles.Si on est d’accord pour favoriser l’enseignement du français, les méthodes que suggère l'Eglise baptiste pour y parvenir risquent peut-être de favoriser surtout l’assimilation.A tout prendre, les Eglises baptistes souhaitent l’établissement d'une “politique générale d’intégration”.Elles soutiennent que si les Canadiens français n’ont pu occuper la place à laquelle ils aspirent aujourd’hui, c’est davantage à cause de l’Eglise; “Depuis les débuts jusqu’aux aspects sociaux, économiques et politiques, il est évident qu’une philosophie de vie typique inspirée principalement par l’Eglise a empêché le Canadien français de prendre.au Canada, dans le passé, la place à laquelle il aspire aujourd'hui”, dit le ménroire.Cette philosophie, selon l’Eglise baptiste, est à l’origine d P-Downing (5-6) Circuits.Baltimore — Adalr (2» Bowena (2) Brandt (5) New York — Boyer (3) Los Angeles 7 Kansas City 1 Ixxs Angeles 030 220 000—T 13 1 Kansas City 000 000 100—1 5 2 Brunet et Rodgers, Talbot, Pena (4) Dickson (5) Buschhorn (9) Hickman (9) et Lftehemann.G-Brunet (4-4) P-Talbot (4-4) ïïimmi ta toni tri FA/TM UFMEE flTRE TMMMItMfl TRANSMISSION SPECIAI1Y 1320 UPPER LACHINE ROAD -5520 PAPINEAU EEflmè gratuit Avant réparation 2 ENDROITS pour votrt tNSPËCTION rtmorquago gratuit garanti* 1004e 2 ENDROITS pour votra SERVICE 2 ENDROITS pour votra GARANTIE Ouv*rt 24 heure* par Jour 7 (ours par tamaina TERMES FACILES — JUSQU'A 24 MOIS POUR PAYER Le vrai whisky Canadien de Corby doux et moelleux.Mûri pendant dix ans dans des fûts de chêne.Maintenant disponible.Digne compagnon du whisky Park Lane Corby, de 15 ans.H.Corby UltUlUry Limited, Muni: tel Park Lane 4* V »t*4 10 yr*'« - ?*'< et éwvfi 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ridicule et, qu’en perdant mon temps, Je n'oserais pas écrire une seule ligne De mon excursion avec un vrai pécheur, Tant mes gestes étaient timides et sans heur.Par politesse donc, je lançai dans la soupe Une gauche cueilles-, qui frétillait dans l’eau, Pendant que mon copain hissait dans la chaloupe Un achigan rétif, pas bien grand mais très beau.II en tortit un autre .une espèce d'em ie Mr faisait déjà verdir de jalousie, Quand je sentis an bout de mon triple hameçon, Un tressaillement t ague .était-ce un i rai poisson ?Une truite peut-être .quelque brochet vorace ., Un doré ruisselant ., , une carpe trop grasse?O rage, i désespoir, c’était poisson d'avril : Ma ligue s'était prise, accrochée à des branches, l'y laissai ma cueillcr et quinze pieds de fil.Evidemment j’aiais perdu la première manche.Mais puisqu'à mon appel, on ne répondait pas.Alors je décidai de changer mes appâts.Fouillant dans un bocal, d'une main mal assurée, Je pris entre mes doigts, — bravoure inespérée —, Une visquosité bien visante, un lombric Diront les grands savants, mais pour moi, un ser, (s Je passe l'épisode où je pars ins à coudre Le ver à l'hameçon, quand je pus m’y résoudre.Passons donc au noeud du sujet, le poisson, Le premier a jamais s'enferrer i ma corde.Je tenais mon engin sans trop d'attention , F,t sans même espérer qu'on y morde.Je rêvassais as ec un sourire béat, F.n admirant le faisceau de couleurs éclatantes Qu'un ombrage ne dissimulait pas.Et j'allais oublier mes fins conquérantes Dans la pair du soir, dans te calme de l’heure.Quand soudain tressaillit le ter au bout du leurre.Tous ces coups saccadés, agaçants, lancinants Faisaient un peu penser à un fort mal de dents.Dans mon excitation, et, fier comme un monarque.Je faillis culbuter mon ami et la barque .Le plus mal pris des deux n’était pas ce brochet Qui tirait aussi fort que je pouvais le faire.Calmé par mon copain, expérimenté, discret, Je lui abandonnai le reste de l’affaire.‘^¦çDcpuis ce jour, je suis deirnu un pêcheur.* Je le suis par amour, par plaisir, par caprice, ¦ Comme d'autres qui aussi ont connu le délice De ce sport calme et sain, pur, s ivificateur.J'oubliais .le brochet'.Ce n'est pas une histoire Fantaisiste, un rét e, une s ague faim de gloire ., I.e brochet mesurait, nui madame, oui messieurs.Vingt-huit pouce», e’est (a, j’en jure par les dieu».LIGUE DE CROSSE DU QUEBEC Le nouvel instructeur des Saints: René Massicotte par Clauda IEBEAU ".If ne laissp pas la crosso complètement, je veux essayer rie me retrouver en toi": ainsi s'exprimait Déméric Déry a son ami rie toujours, M.René Massicotte M Massicotte .«'était jusque là limité a renseignement du hockey où on lui connut des succès particuliers a\ec les Les inscrits de B.B.Norltet 1 «t 4 an« — Réclamer Bourse S 1,6(H> S FURLONGl 4 Vcnl Vldl Vtcl.Gr&sby :0R 1-2 B Starlit® Dancer Borum 10S fi-2 5 Rusty Las.* Nedeau 10» 6 1 Judy s Imp Parnell 117 6 6 Tuxdor Anna Jeffrie* 117 8 3 Stand Offish Peh^ 113 8 2 Tempered Sea Contrada 108 10 0 Lily Barber Oon/alea 108 10 7 Wise Companion Dlaz 108 10 DEUXIEME COURSE 4 an* et plu* — Réclamer — $1,84*0 • ».ri'RLONGR R Peterman Parnell 118 4 2 Military Braaa Lamenta 118 9-2 5 Wlttleabarb Dtaz 118 .•> 1 Real Rock EaAfman 118 6 3 Lillie* Boo»a PMlltpp* 118 8 6 Chief Scioto Nedeau 118 8 9 Buy Kay Montgomery WW lb 4 Triple Pollv Jeffrie* 118 10 7 Memphla Boy Pelaez 115 20 TROISIEME COURSE Noylca* 2 an* — $l,60fl 4 FURLONGS 5 lAdv Speed Nedeau 1)0 9 R Gray Band Lamonte 110 7-2 2 Split Star Gabriele 118 4 1 Gray Bunty Parnell 110 9-2 3 Tarentum Simpson 110 8 4 Native Fleur Diaz 110 t QUATRIEME COURSE 3 ans et plus — Réclamer — $1.600 5 FURLONGS 2 Whirl A Deal Parnell 1 109 9-5 7 Rebel Cheer, Robinson 8 117 4 6 Our Champ Nedeau 5 114 9-2 8 Crip's Sonny Diaz 9 114 6 1 Tornpklneville Webley 6 109 8 ! A Harmony Grits.P'rler 7 110 8 3 C> s Shot Eastman 2 114 10 5 Ebelde Scitt 114 15 4 Mascara Boy, Pelaez 3 111 15 CINQUIEME COURSE I an* *t pin* — Rfrlamer — $1.8041 S FURLONGS 3 Mlaa South Star.Scott 114 7-2 Knudson défendra son titre au Club Royal Tj bourse globale pour le tournoi rie l'Association professionnelle canadienne de golf s été portée rie $10,000 à $15,000 par la Maison Seagram.Pour la première fois dans ! histoire de 53 ans de l'Association, cette competition annuelle sera présentée au elub Royal Montréal de Pile Bizard du 12 au 14 août.Pat Fletcher, président rie l'Association, a annoncé rette nouvelle hier.Le champion de l'an dernier George Knudson de Toronto, qui fait sensation sur le circuit américain, défendra son titre II a établi un record l'an dernier à Halifax avec un total de 199.Stan Leonard de Vancouver est le joueur qui a le plus souvent dominé re tournoi, triomphant à huit reprises.Il a gagné la dernière 1 fois que la compétition s’est déroulée à Montréal, il y a quinze ans "La maison Seagram a con sidérablement aidé à l essor du ! golf au Canada en commande tant 1‘omntum canadien et le tournoi de l'Association pro- j fessionnelle.Elle a aussi con 1 tribué à populariser le golf à j travers le monde en sinlcres sant à des compétitions inter- \ nationales" de souligner Klet cher."I,cs succès de Knudson cette année sont peut-être le résultat de l'expérience acqui se sur le circuit des Caraïbes" d'ajouter Fletcher.Le championnat de l'Association professionnelle canadienne est un tournoi de 5* | trous.Il a été présenté pour la première fois en 1912 Cette année la compétition sera pré ' cédée d un tournoi pro-amateur le 11 août.Trol* amateurs formeront alors équipe avec un professionnel dans ce tournoi spécial de dix-huit trous.L'on croit que 216 joueurs amateur.-: et 72 professionnels seront sur les lieux.John Green, sportsman bien connu de Montréal, est le principal organisateur de tournoi pro-amateur et il est secondé dans son travail par Gordon Brown et Leonard Wheatley.John Green est président honoraire de l’Association tandis que Messieurs Brown et Wheatley sont des directeurs honoraires.Club St-Danis Le Club St-Oenis tiendra son tournoi de golf annuel sur le parcours du magnifique club i-aval-sur-le-Lac, lundi prochain.L'événement sera sous la présidence de M Jean Lamontagne Prés de 200 golfeurs se son! enregistrés dans cette competition.s WM u 1 Olnter Queen 4 Golden laol 5 High Rebel t Ruing Hope 7 Gin On Rock S Oenr Maggie 2 MU 74 Match Eliott 118 Parnell 114 Contraria IIS Nedaa i lit Mr than 122 Roblnaon 122 Attnpaon 110 Gabriele tog sixnsMR corns* 2 et 4 am — Réclamer — SZ ftee FURLONGS 7 Bright Tribe Wolf 114 .1-2 2 net! Hewk Nedeetl 1s io fi Easter Pat.Montgomery 103 15 1 ana et pitta — Réclamer — 12.004 «'a FURLONGS 1 Toy Ml.v Kastman US 7-2 7 Silk s Saphiree, Simpson 103 4 « Ocho Rina Parnell 121 S-2 5 Strong Vincent, Mont’rv 119 1 4 Itomsn Mist Welch 117 « 2 HI* Choice Goodwin 117 8 3 Mid Sal Krohn 121 I 4 ans et plus — Réclamer — si goo S', FURLONGS 1 Sue s Orbit Meehan 112 5-2 4 tn Caee Of Eastman U2 3 9 Compactor Lamonte 114 4 1 Daring Pigeon Persona 115 « a Mary Elisabeth Khron top 10 2 st-ctair Slmpeon 109 in 5 Prlnceee Teddy Philipps 109 u » Kiowa Olrl Pamell 112 20 7 Mias Maple Shade, Pelaea 109 20 "Compagnoas de Ville Saint-Pierre".Au retour de son stage dans l'aviation lors de la seconde guerre mondiale, il commença à promouvoir la crosse chez les jeunes ainsi que le lut avait enseigné Déméric au cours des nombreuses comer-sations que ces deux derniers eurent en commun Au cours des années 1944 a 1950 il s'efforça de communiquer ses connaissances aux joueurs de calibre junior qui allaient assurer la continuité du club Saint-Pier re Certains de ses anciens éle-'os parvinrent meme a jouer pour i équipe Alexandria d'Ontario lorsque la crosse sombra dans l'oubli au Quebec.Notons parmi ceux-là les noms de Jacques Malbeuf et Normand Gauthier.Ce dernier s'aligne présentement atec les Saints sous la tutelle de celui-là même qui lui apprit les rudiments de la crosse.C'est donc a Déméric Déry qu'il doit sa technique actuelle .sur le jeu de la crosse, lui qui avait choisi Massicotte non pour son expérience dans le sport de la crosse mais plutôt pour ses méthodes pédagogiques.l.a transition enlre le hockey inlermédiaire et la crosse junior devait récemment l'amener a la barre de la direction dos Saints de Ville-Saint-Pierre lorsque Laurendeau et Wilkinson annoncèrent .successivement leur retraite comme instructeurs.Laurendeau continue cependant a jouer avec les Saints.A son arrivée avec les Saints, le remaniement qu'avait effectué le gerant René Couture pour renforcer l'équipe allait lui apporter d'inextricables complications Deux parties allaient cependant suffire pour unir ses protégés.Le noyau d'étoiles de l'Ouest Hansen.Beech, Mc-Clean.Allan, Linton>.la pléiade de vedetles du Collège Bré-beuf iPiuz.e.Nantel.Haricot' et les vétérans des Saints r> i «In et»nrJ>.OOtT^raliePP H PA hostilités face aux hégémonies russe et américaine PARIS — Indépendance et cohesion nationale face aux deux hégémonies qui dominent ac tuellement le monde : tel a été le thème des premiers discours prononces par le général de Gaulle qui a entrepris hier ma tin son vingt-troisieme et dernier voyage officiel à travers au moins une partie d'entre eux, cherchent i s'organiser en une assemblée ou chacun tend à garder sa personnalité, sa vigueur.Si l'Europe occidentale y parvient, a-t-il dit, il y aura la possibilité de rétablir l'équilibre et la coopération qui fera de l'Europe ce qu'elle a été de tous temps: un élément capital de la civilisation".Au cours de cette journée en Seine-et-Oise le général de Gaulle n'a pas rencontré les grandes foules de ses précédents voyages en province.Il est vrai que la plupart des villes qu'il a visitées sont des "ci* tés dortoirs" dont 80 p.c.des habitants travaillent à Paris.En outre, il a fait très mauvais temps.Dans l'après-midi des pluies diluviennes se sont abattues.Dans les six discours de la journée le chef de l'Etat a insiste avec plus de force que jamais sur l'indispensable union des Français en "un Etat solide", mais n'a rien dit sur l'avenir politique immédiat.Pas la moindre allusion n'a été faite sur la décision que prendra le général de Gaulle à la fin de son septennat.Cependant à un journaliste qui lui demandait si le général de Gaulle ferait d'autres voyages officiels en province avant la fin de son septennat, M.Georges Pompidou, premier ministre, a déclaré en souriant: "Sûrement pas avant la fin de son septennat.Ce sera pour le prochain".Aujourd'hui, le général de Gaulle visitera la Seine-et-Mar-ne.Il passera la nuit à Melun et reviendra à Paris pour y passer la journée de vendredi, anniversaire de son message historique du 18 juin 40.Ce voyage en province se terminera samedi et dimanche avec la visite de l'Eure-et-Loire.Couve de Murville : nécessité d'une transformation radicale des rapports entre l'Europe de l'Ouest et de l'Est la Franc# #t con»acr# a la rrqion parisiffnn*.C'es* à SainfGermain #n Lay*.pr«mi»r» clap» H# ton vnyaq# qu# I# chff da I'Etat, ayan» souligna qu'un# "menaça nucléaire est suspendue au-des-sus de tous les peuples, menace qui pourrait amener leur disparition totale" e déclaré : ' Deux grands Etats se sont trouvés à être portés au sommet de la puissance parce que les autres ont été momentanément affaiblis et parce que ces deux grands Etats ont le quasi monopole des armes atomiques et des moyens spatiaux.Alors, l'un et l'autre cherchent, c'est humain, à etendre leur hégéfno-nie bien au-delà de leurs frontières, l'un en imposant à des satellites un régime totalitaire, l’autre le fait par d'autres moyens, assuroment moins fâcheux, qui consistent à offrir sa protection et son aide et à intervenir, au besoin avec des forces militaires comme nous le voyons au Vietnam au Laos et à Saint Domingue", "Les autres, a dit encore lé général de Gaulle ont la possibilité de se réunir pour se de-fendre par eux-mémes.En s'organisant ils pourraient établir d'un bout à l’autre de l'Europe un équilibré et devenir les champions de la paix".Enfin après avoir parlé des "Grands Etats" d'Asie : la Chine "en pleine et dure gestation qui rejette l'influence extérieure", l’Inde "qui cherche à surmonter sa misère", le Japon "qui aspire a redevenir maitre de son destin", le général de Gaulle a poursuivi : "Qui ne voit que la France, dans ce monde là a.plus que jamais, à jouer son rôle qui est celui rie la paix.Il faut que cet univers constate qu’elle est un Etat solide, a la tète d'un peuple rassemblé".VERSAILLES — A Versailles, terme de le première journée de son )3e voyage en province, le général De Gaulle a prononcé un discours dans lequel il a notamment évoqué "l'hégémonie" des Etats-Unis et de l'URSS dans le monde d'aujourd'hui.".En vertu d'un mouvement bien naturel, a-t-il dit, ces nations tendent à se repartir l'univers, à établir ou à maintenir leur hégémonie au delà de leurs frontières, chacune à sa maniera.L'une cherche à marquer ses voisins pour qu'ils deviennent ses satellites, l'autre procède par protection ou aide financière à un grand nombre et même par des interventions comme au Vietnam, au Laos et à Saint-Domingue"."Pendant ce temps-ià.a poursuivi le chef de l'Etat, les Etats de l'Europe occidentale, ou tout PARIS "Un règlement européen, tout autant un règlement allemand, cela signifie un accord entra l'est de l'Europe et l'ouest da l'Europe.Jamais il n'a été question d'exclure les Etats-Unis d'un tel règlement auquel ils sont évidemment et profondément intéressés", a notamment déclaré M.Couve de Murville, au cours de son intervention à l'Assemblée nationale é l'occasion du débat de politique étrangère qui a commencé hier après-midi.Poursuivant son exposé, essentiellement consacré à l'Europe économique et politique, eux relations de la France avec les pays de l'Est, aux rapports franco-américains, et à là place de l'Europe dans le monde, le ministre des affaires étrangères a ajouté: "Mais il faut une transformation radicale des rapports entre tous les pays européens qu'ils appartiennent à l'une ou l'autre des deux moitiés du continent entre lesquelles s'était jadis abaissé le rideau de fer, une transformation qui conduise à établir entre tout, dent un équilibre retrouvé.des relations telles que.de l'Atlantique è l'Oural, elles puissent être qualifiées de normales et pacifiques."C'est dans un tel contexte seulement qu'il est possible d'imaginer de manière réaliste, la solution à long terme du problème de l'Allema gne, solution tans laquelle l'Europe ne trouvera jamais les conditions d'une paix durable".Une telle évolution suppose, selon le ministre, des changements profonds en Russie et dans les pays de l'Est.Ces changements ont déjà commencé à ton avis.En tout cas, les rapports de la France avec cet pays "deviennent véritablement confiants", Equilibre et normalisation des rapports entre pays, c'est l'avenir de l'Europe et du monde.L'esprit de toléran.ce, le non-intervention chei autrui, le refus de subordonner les rapports internationaux à des critères tenant aux régimes politiques, éeonomi ques et sociaux, telles sont les règles de l'action.Et c'est perce que le France les fait siennes que se voix "est aujourd'hui écoutée comme jamais elle ne le fut dans l'histoire".SAINT DOMINGUE — Ost en réalité une véritable bataille rangée, qui a coûté entre 3S et 40 pâtés de maisons aux forces constitutionnelles, qui a eu lieu mardi entre les soldats de la force Inter-Américaine de paix et les commandos" du colonel Francisco Caamano dans les limites nord-est de la zone que contréde celui-ci.I.a fusillade et les coups de canon qui pendant huit heures ont semé la panique mardi dans la zone constitutionnelle, et qui avait été qualifiée par la radio caamaniste d agression des Américains", a été expliquée dans l'après-midi par le haut commandement de la force inter-américaine comme une opération necessaire dans ce secteur afin d’assurer la sécurité de cette force et de protéger une importante sta tmn d'énergie électrique cnn tre les harcèlements des "commandos” caamanistes l es caamanistes se sont ac croches courageusement mais ont dû finalement reculer devant les forces inter américaines, intégrées notamment par des unités américaines, cédant à cellcsci trois rues dans le nord du carré et trois autres dans l’est.De ce fait, les négociations politiques qui devaient avoir eu lieu mardi matin entre le gouvernement de Caamano et les représentants de l’Organisation des K,tais américains ont été ainurnées cl I on igno tp pour l instanl si elles pourront être reprises demain Se Ion certains bruits, une nouvelle offensive contre les caa mantstes pourrait sc produire dans les premières heures de mercredi.l,e nombre des victimes des événements de mardi es) d" fq morts et 194 blessés Ce chiffre sc décompose de la façon suivante; 67 morts dont 11 soldats et 165 blessés du côté des forces de Caamano; 2 soldats américains tués et 29 blessés du côté de la force interaméricaine On compte aussi parmi les morts le Français André Ki-vière.un ancien combattant d'Indochine qui luttait avec les forces caamanistes.Sa mort a été confirmée par les services d information de la zone constitutionnelle et son cadavre a été vu dans un hôpital par plusieurs journalistes.NATIONS UNIES — I,e rap port de M.Mayobre sur les événements de Saint Domingue durant la matinée du 15 juin, tel qu’il a été soumis par U Thant au conseil de sécurité indique que les deux parties en cause dans la fusillade entre éléments caamanistes et forces interaméricaines de paix ont présenté chacun au représentant du secrétaire général de I O N U.une version différente sur l'origine et la na lure de l'incident armé." Le représentant du secrétaire général n'a pas été en mesure de vérifier ces deux versions divergentes, poursuit le rapport, mais il a fait valoir qu’une concentration de trou pes du général Imbert au nord du corridor séparant les zones antagonistes avait créé de la tension parmi les forces du colonel t'aamano Par ailleurs, le rapport de M.Mayobre indi que que certains éléments armés civils dans la zone caamaniste "pourraient ne pas être pleinement sous le contrôle du colonel Caamano et attentifs à ses ordres”.Rapport additionnai Un autre rapport, ‘additionner, (de M.Mayobre) transmis au Conseil de sécurité par U Thant, indique "qu'il n'existe aucune preuve déterminant de quel côté ont commence les fusillades du 15 juin'’ et qu'il est "fort probable qu'un incident mineur a dégénéré en une ouverture généralisée des hostilités”.Le rapport additionnel d# M.Mayobre relate que durant les journées des 15 et 16 juin, les stations de radio de Saint-Domingue, sous contrôle des imbertistes.et da San Isidro, sous contrôle du général Wessin Y Wessin.ont diffusé des discours "incendiaires" annonçant comme imminente "l'entrée dans la ville de Saint-Domingue de l'armee dominicaine”.M.Mayobre indique qu'il a reçu depuis 5 heures du matin le 16 juin, des plaintes de* forces caamanistes qui affirment subir des coups de feu.D'un autre côté, poursuit M.Mayobre, la force inter-améri-came affirme qu’elle n'essuie pas le feu des caamaniste* et qu elle ne tire pas sur eux."Il n’est pas à exclure que les tir* dont se plaignent les Caamanistes proviennent d'élément» imbertistes," conclut le rapport "additionnel” de M.Mayobre.Rumeurs de changement au sein de l’équipe dirigeante soviétique MOSCOU — Avant les décision* qui pourraient être prises, vers le début d* l’année prochaine par le 23e congrès du parti, des rumeurs font à nouveau état do changements éventuels et prochains dans la composition de l’équipe dirigeante soviétique.Cependant, les observateurs sérieux se montrent réservés quant à la valeur et l’origine de telles rumeurs, en raison de l’extrême discrétion manifestée dans leurs propos par leurs informateurs soviétiques habituels.I',.irmi les Ihèmcs souvent évoques dans les milieux diplomatiques de Moscou figure celui d une retraite volontaire probable, à plus ou moins brève échéance, de M Anastase Mikoyan du poste de président du praesidium du soviet suprême qu'il occupe depuis juillet.1984 et cela avec les perspectives qu'ouvrirait une telle.décision.1.,'état de sanie de M Mikoyan qui est âge de 70 an» ne serait en effet pas totalement satisfaisant.Les specu latinns quant a l'identité du successeur de M Mikoyan a la tête de l'Etat, fonctions essentiellement honorifiques, se don nent libre cours et certains vont jusqu'à citer le nom de M.Leonide Brejnev dont l'an- tonte à la tète du parti semble pourtant renforcer.Ainsi dan* cette hypothèse, paradoxale semble-t-il, serait ouverte la veritable "succession', cell* de l'actuelle direction collegiale dont la duree paraissait douteuse à certains, dès sa reconstitution officielle il y * huit mois.A ceux qui pensent que cet le politique de la France créé des apprehensions chez cer tains de ses amis, qu elle n'est pas celle de ses partenaires européens.M.Couve de Murville répond que "la Frahce, depuis quelle est la France, a le sentiment d'avoir une mission', et qu'il esl simple ment ridicule de penser que son ohjerlif n'csl que d'être "mexplieahlemenl desohli-geanle pour une grande nation amie." La France a pris position dans l'affaire du Vietnam car il s'agit peut être de la paix du monde La Grande Bretagne.rl ailleurs, préconise aujourd'hui ce que la France a propose il y a trois ans: éla hlir au Vietnam un strict re gime de neutralité et de nonintervention."Kn république Dominicaine poursuit le mintslre.nous n a vons certes pas pu donner noire approbation à one intervention militaire Pense-t on qu'il soit tellement contraire aux positions en Amérique latine du monde occidental, y compris les Etats-Unis, que la Chine et la Russie ne soient pas les seules puissances à parler de la sorte’’ "A ceux qui disent qu'il est dérisoire de prendre ainsi po silion.car la France est faible et sans influence sans l'Europe, le ministre des af faires étrangères répond que "l'Europe ne se fait pas en tendre et r est la tout le pro blême"."Ksl-il interdit è un pays, aioutet-il, parce qu'il na pas les moyens de détruire l'uni vers, de parler de la liberté des peuples, rie l indépendan re des Etats, rie la paix du monde"?A son avis, la question est ailleurs "c'est éelle des rap ports qu'il eonvient de voir s'instaurer, dans le monde entièrement nouveau où nous entrons, entre les Etats-Unis ri'A merique.d'une part.et.d'autre part, non seulement la France, mais l'ensemble des nations de l'Europe occidentale.Pour ce qui nous concerne, les sentiments ne sont pas en cause.Il existe entre Français et Américains, depuis les origines.des liens que rien ne pourrait, pour nous Français, altérer, pas même une querelle monétaire".M Couve de Murville estime que, toi ou tard, c'est dans la voie d'une révision profond# de ces rapports que .s'engagera l'Europe."Plûs tôt elle le fera, plus | l'évolution sera facile, plus nous aurons de chances d# : maintenir avec l'Amérique 1rs rapports d'alliance et d'amitié qui sont indispensables aux tins comme aux autres".Dans la partie la plus Ion gue de son intervention consacrée aux problèmes européens.M.Couve de Murville a rie mandé à l'Assemblée nationale d'autoriser la ratification du traité relatif à la fusion des institutions des communautés européennes signé à Bruxelles le 8 avril dernier.C'est, estime-t-il.une première étape vers la fusion des trois communautés du Marché commun, de la C.E.C.A.et de l'Euratom, qui devrait intervenir fin 1967, début 1968 L'economique n# peut être considéré indépendamment du politique.Aussi M.Couve de Murville pense-t-il que l objec tif à atteindre esl une politique commune, cela veut dire une politique européenne L'Europe doit être européen : ne.c'est à-dire indépendant#.M Couve de Murville n# cacha pa« que ce langage n'esi pas et de loin celui de tous.Mais il existe, à son avis, un mouvement instinctif en Europe que quelque ehose doit être tenté sur le plan politi- ; que.c'est-à-dire dans le do- j maine de la politique étrangère et de la défense.En fait, chacun est conscient qu'il faut associer les gouvernements et organiser leur coopération, et non aboutir à "une illusoire supranationalité, car les problèmes de la guerre nu de la paix, de la vie rl de l'avenir des na (ions, ne se règlent pas à la majorité".Pearson : évitons les critiques mais cherchons une solution Wilson : la situation au Vietnam un grave danger pour la paix I.OXDRES.— 'f.n situation au Vietnam présente un grave danger pour la pair du monde, a declare hier soir M.Harold Wilson nu cours d une discussion télevisee ri laquelle prenaient part egalement les premiers ministres du Canada, du Nigeria, de la Malaysia et de l'Ouganda.I.e chef du gouvernement britannique a poursuivi ¦ "On en est arrive à un point ou personne ne semble en mesure de prendre une initiative.Cependant la déclaration des d».
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