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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 15 février 1965
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1965-02-15, Collections de BAnQ.

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VOL LVI — NO 37 DEVO ¦ .MONTRÉAL, LUNDI 15 FÉVRIER 1965 ‘ 1 M n * à MÉTÉOROLOGIE Nuagaux — Périodai antolallléaa — Doux Min.1 11 — Max.i 30 Gracieusttt di SHEARER LUMBER CO.LTD.MONTREAL HHHHI FÊTE DU JOUR IS.Pauitln at Jevlta Las Mbralrla* F.PILON INC.Papeteriei - Dartylnfraph*-âcresBolres d« bureau M.Rouleau n’est plus président du caucus Les magasins de la RAQ ne rouvriraient pas cette semaine Il n'est pas certain que les magasins de la Régie des alcools rouvrent leurs portes cette semaine.Malgré l'accord de principe intervenu jeudi entre le premier ministre Lesage et les représentants des syndiqués au sujet des salaires et de la sécurité d’emploi, il reste encore plusieurs obstacles à aplanir avant la signature d’un contrat en bonne et due forme.Des porte-parole syndicaux ont précisé en fin de semaine qu’il ne saurait être question de retour au travail tant qu’un texte complet et définitif de convention collective n'aura pas été enté- par Evelyn CACNON riné par chacune des deux parties.Les obstacles au règlement définitif sont de deux ordres.D’abord il semble qu'un bon nombre d’ouvriers de la RAQ ne sont pas satisfaits des augmentations de salaire qui ont été offertes et acceptées en principe.Ils pourraient profiter du vote qui sera tenu sur l’ensemble du contrat pour rejeter ce dernier et tenter ensuite d'obtenir de meilleures conditions monétaires.Notons que les employés de la Régie, par suite d'une décision de la Commission des relations de travail, sont divisés en deux groupes qui ont chacun leur syndicat: le groupe des "fonc-lionnaires” aux termes de la loi du service civil, qui représente près de 80 pour cent du personnel, et le groupe des ’‘ouvriers” qui compte environ 750 employés.Lors du vote final, chacun des deux groupes se prononcera séparément sur le texte du contrat collectif.Ainsi, il pourrait arriver que les fonctionnaires acceptent le contrat et le retour au travail, mais que les ouvriers le rejettent.Voir page 71 La RAQ OTTAWA — Guy Rouleau a abandonné son poste de président du ceucus libéral.Il a remis sa démission au premier ministre Pearson dans une lettre dont la teneur a été rendue publique hier au cours d’un caucus des députés qui e duré cinq heures.Il invoque des raisons de santé, précisant que son médecin lui a imposé un repos complet.M.Pearson était lui-même absent de la réunion à cause d'un rhume.M.Rouleau, l'un des personnages mis en cause dans l'affaire Rivard, projette de s'éloigner durant plusieurs semaines de la politique."Mon médecin m'oblige è renoncer é toute activité pendant plusieurs semaines" explique-t-il dans sa lettre au premier ministre.Il est probable même que le député de Dollard sa retire complètement de la vie politique.Il a fait part de cette intention à quelques-uns de ses amis.Pour le moment, il cemp-te partir è l'étranger te reposer.Ses vacances seront, semble-t-il, des vacances de réflexion.Il est possible qu'il démissionne de son siège aux Communes à ton retour.Il a déjà démissionné de son poste de secrétaire-parlementaire du premier ministre le 24 novem- Voir page 2 : M.Rouleau Règlement négocié de la crise vietnamienne?Londres suggérera à Moscou l'arrêt des raids vietcongs et une conférence internationale MOSCOU.— M.George Thompson, ministre d'Etat chargé des affaires étrangères de Grande-Bretagne, proposerait aujourd’hui à M.Gromyko .’arrêt des attaques du Vietcong contre les bases américaines et la réunion d'une conférence internationale sur le Vietnam, apprend-on de bonnes sources britanniques à Moscou.M.Thompson, qui est arrivé vendredi à Moscou, rencontrera le ministre soviétique des affaires étrangères ce midi et regagnera Londres dans la soirée.M.Thompson, précise-t-on de mêmes sources, a l'intention de dire à son interlocu- teur soviétique qu'un des éléments de detente au Vietnam serait la cessation des attaques du Vietcong contre les bases américaines.Cette cessation — et celle correspondante des raids de représailles américains sur le Nord-Vietnam — permettrait de créer un climat qui favoriserait l'examen du problème vietnamien par un “forum international”, ajoute-t-on.M.Thompson n’aurait pas l’intention de proposer aux Soviétiques la convocation de la conférence de Genève sur l’Indochine.11 souhaiterait, au cours de son entretien avec M.Gromyko, obtenir des lumières sur la position exacte de l'Union soviétique sur ces problèmes et recevoir des indications sur la façon dont les Soviétiques réagiraient en cas d'aggravation de la crise.Le secrétaire général U.Thant a déclaré de son cêté qu’il n’avait pas communiqué officiellement aux gouvernements intéressés l'appel qu’il avait lancé vendredi en faveur de l’ouverture de négociations préparatoires à la reprise de la conférence de Genève sur la situation dans le Sud-Est asiatique.U Thant a dit qu’il s’était contenté de porter son appel à la connaissance du monde Voir page 2 : Vietnam C’est samedi matin, à la Délégation générale du Québec 1 Paris, qu'a été signé le contrat entre la Société générale de financement du Québec et les sociétés Peugeot et Renault.De g.à d.: M.François Gautier, directeur général adjoint de Peugeot, M.Gérard Filion, directeur général de la S.G.F., M.Patrick Hyndman, conseiller économique de la Délégation du Québec à Paris qui, depuis plus de deux ans travaillait à ce projet et M.Michel Maison, directeur commercial de l’exportation de la Régie Renault.L'accord SGF*Renault-Peugeot est signé PARIS — Des automobiles Renault et Peugeot seront montées au Québec à partir du 1er octobre 1965.la chose est désormais officielle, un accord pour la construction par les Canadiens d’une usine ou seront montes des véhiculés Renault et Peugeot ayant été signé samedi a la Maison du Québec, à Paris, par M.Gérard Filion, directeur général de la Société générale de financement du Québec, et M.Michel Maison, directeur commercial (exportation) de la Régie Renault, et François Gautier, directeur général adjoint de la Société des automobiles Peugeot.Cette usine sera située à Saint-Bruno, en banlieue de Montréal, sur un terrain de 12 hectares.F.I!e occupera une superficie couverte de 15,000 mètres carrés (environ 150,000 pieds carrés).Destinés à pro- duire au départ 8,000 voitures par an, elle, emploiera environ 260 personnes.Les modèles montes seront la Renault H A (production prévue : 5.625 par anl et la Peugeot 404 (2,250 par an).En dehors de quelques techniciens français, tout le personnel de l’usine sera canadien.Les travaux de construction de l’usine débuteront dès cette semaine à Saint-Bruno et les bâtiments seront terminés dans le temps record de huit mois.L’usine de Saint-Bruno sera la seule usine d'automobile au Canada entièrement financée par des capitaux canadiens.L'outillage sera presque totalement canadien.Les véhicules achetés aux deux marques françaises démontés seront remontés A Saint-Bruno, puis vendus à Re- nault Canada et Peugeot Canada qui en assureront la vente et le service après vente.Dans un premier stade, 25% de la valeur des véhicules seront constitués par des pièces ou des services canadiens.Ce pourcentage pourra aller par la suite jusqu'à 40%.L'accord de montage est valable jusqu'au 31 décembre 1970.Les prix des modèles ainsi montés au Canada seront à peu près identiques à ceux pratiqués jusqu’à présent pour les modèles importés.Les représentants de Renault et de Peugeot ont souligné cependant que le montage au Canada permettra de mieux adapter les véhicules aux conditions climatiques du pays.Au cours d'une conférence de presse qui a suivi la cérémoma de signature, MM.Filion, Maison, Gautier et Patrick Hindman.délégué général par intérim du Québec a Paris ont fourni à la presse tous les details concernant l'usine future.M.Filion a souligné la popularité croissante des voitures compactes au Canada.11 a en-suite rendu hommage aux représentants de Renault et de Peugeot.“H s'imposait, a-t-il déclaré, que la première usine de montage d’automobiles construite au Canada avec des capitaux canadiens le fut avec la collaboration de l’industrie française”.M.Maison s'est félicité de ”la largeur de vue et de la compréhension de M.Filion” tandis que M.Gautier a souligné qu’il serait agréable aux Français de travailler dans un pays de langue française.Guy Wilson, nouveau président de la Fédération des étudiants libéraux, et Eugène Lapointe, président sortant de charge, écoutent attentivement les conseils du premier ministre, probablement sur l’inopportunité de l'unilinguisme .Lesage: je suis de centre-gauche.comme lelément dynamique du Québec La premiar miniitra du Qué-bac a déclaré hiar qu'il était parsonnallamant du cantra-gaucha, comma l'ait, talon lui, l'élémant dynamiqua da netra société québécoise, at II a invité las étudiants libéraux è prendra conscience des contingences da la via.M.Jean Lesage adressait la parole au banquet de dêtura da la Fédération des étudiants libéraux, dans un hôtel da Dorval.Au cours do la tin da samai-na, deux membres du cabinet, MM.Paul Gérin-Lajoie at Bona Arsenault, sa sont également adressés è la centaine da délégués d'une quinzaine de clubt libéraux è travers la province.Faisant appel au réalisme, M.Lesage a affirmé que "l'action du gouvernement 4" Québec, parce qu'alla vaut èti efficace, na peut être dogmatique".Evoquant sans douta la vaste domaine da la planification, eu encore la* revendications pressantes du manda étudiant, la chef du cabinet a poursuivi : "Mémo si ui.gouvomomont agit en fonction d'un plan d'action, d'un objectif général, las d é c 1 a i ans particulières qu'il prend n'apparaissant pas toujours complètement reliées è ce plan d'action, sa stratégie globale si l'on peut dira, mail da ce que sa décision doit ètro priso è certains marnants précis, c'est-à-dira au milieu da beaucoup d'autres décisions ot an fonction d'une situation complex* ot d'un* tactiqu* donné* qui touch* dos étros humains".La via n'attend pas après vous, a-t-il dit aux étudiants; Vous êtes notre conscience, dit M.Gérin-Lajoie aux étudiants M.Paul Gérin-Lajoie a souligné samedi que la rêla da ta Fédération dos étudiants libéraux n'était pas da fournir dos soldats, mais d'étra plutôt la conscience du parti libéral du Québec."Et la con-siancas, c'est la moelle da la personnalité, *11* est dégagé* dos contingancas particulières; alla est une espèce d'au-delè indéfinissable qui oblige l'homme è confronter son action avec sas objectifs ultimes." La ministre da l'éducation s'adressait alors aux étudiants libéraux réunis an congrès.Il a ajouté qu* pour être la conscience du parti, las étudiants et las autres jaunes devaient posséder une grande indépendance da pansée, déliée da toute attacha aux hommas et aux choses.Il a précisé que la jeunesse libérale na constituait pas un rouage électoral, un embrigadement, mais une occasion d* s'initier aux affaires publiques et aux problèmes de la collectivité.Les aînés déjà engagés dans l'action — fols les ministres — ont besoin d* l'apport dos jeûnas et du rôle constructif qu'ils peuvent jouer."Car las jeunes, a dit la ministre, font dos grives ot du chahut lorsqu'ils sont on tac* d'un mur, et non lorsqu'ils couvrent à côté d* collaborateurs, dans des cadras qui leur permettent d'être plainamant eux-mêmes.Je suis da ceux qui croient profondément è la valeur positiva, concrète, immédiate et à long tormo, du rêlo dos groupes d* jaunes dan* notre société".Bien sûr, a ajouté M.Gérin-Lajoia, votre première responsabilité est d'étudiar mai* voua devez aussi taira l'apprentissage nécassaira d* votre rêla social au sain d* la société.Répondant à un étudiant qui s'inquiétait d* la formula d* rapatriement d* la constitution, la ministre a déclaré qu* ('établissement d'un Québec moderne et conforma aux aspirations da la majorité d* langue français* dans la raspact des autres, dépendait beaucoup plus d* netra volonté qu* d* textes ponstitutionnals.Voir page 2 i Gérin-Lajol* vous devras d'abord la prendra comma alla est, et ensuit*, selon un Idéal réalisabla, appor.tar votre contribution à l'amélioration d* la collectivité.La réalisme est c* qui tarée-téris* la gouvernement actual, a affirmé an substance la pr* mlar ministr*.Nous avons fait tout a* qui était potsibi* d* taira, qui est précisément Fart d* la politique."L'homme pu* blk véritablement consalant da son rôl# n* doit pas visor à at-Voir pag* 2 i M.Lasag* M.Lesage convainc les étudiants de retirer une résolution (déjà votée) réclamant l’unilinguisme par Gillet LESAGE Après une heur* de discussion avec le premier ministre Jean Lesage, le club libéral da l’université de Montréal ¦ retiré hier midi une résolution réclamant l’unilinguisme français au Québec, qui avait été adoptée le matin même au congrès de la Fédération des étudiants libéraux.Ij* président du elub.Jacques Ferron, et un membre, Claude Trudel, ont proposé qu* la demande soit retirée du cahier des résolutions et soumise à un comité d’étude qui devrait faire rapport d’ici un an.Ils n’ont pas expliqué à rassemblé* général* leur “capitulation”.Le premier ministre, qui était accompagné de M.Pierre Laporte, n’aurait pas enjoint aux étudiante da retirer leur demande, maie il 1* leur aurait fortement conseillé .La discussion a été vive a-t-on rapporté mai» leg étudiante se sont pliés au désir du premier ministre et de son collègue de» affaire» culturelles.L’incident g’est produit à la suit* du banquet de clôture du congrès.Jacques Ferron (ne pas confondre avec l’écrivain du même nom) a expliqué, après le congrès que la résolution, dans sa formulation originale, pourrait donner lieu à méprise, et qu’il valait mieux en reprendre l’étude.En matinée, l’étude du texte avait donné lieu à la discussion la plus intéressante, quoique brève, du congrès des étudiants.Ij résolution déclare que 85 pour cent de la population québécoise est de langue française, que le Québec est le seul grand centre français d’Amérique et que “la grande fierté des Québécois pour leur langue maternelle est toujours grandissante”; elle demande au gouvernement du Québec d’adopter une loi reconnaissant la langue française comme la seule langue officielle dans l’Etat du Québec.Les arguments des opposants, de langue anglaise, peuvent se résumer ainsi : il faudrait plutôt demander que les autres provinces décrètent le bilinguisme; nous savons que les minorités françaises des autres provinces sont bafouées, et nous sommes mal à l’aise pour voter contre la résolution, de sorte que nous nous abstenons de prendre position Ij vote fut pris : 25 en faveur de l’unilinguisme français, 16 contre et neuf abstentions.Un étudiant d* Sir Gaorga William», Mi.chael Miller, a soumis et fait adopter (avec 5 votes contre) une résolution réclamant : l’abolition de la monarchie au Canada; que le chef de l’Etat du Canada soit un président nommé par vote conjoint des deux Cnambres.Ij proposeur a expliqué qu’il ne s’agissait là que de l’évolution normale d’un Etat souverain et d’un geste de sain patriotisme canadien.Rappelons que les étudiants universitaires liberaux du Canada ont adopté une résolution similaire U y a deux semaines.Une autre résolution soumis» par les délégués de runlversiii de Montréal a été adoptée, en dépit d» l’opposition d’étudiants anglophones : elle réclame l'étatisation des universités de la province.1-es étudiants se sont également prononcé» en faveur de l’établissement d’un secteur d'an-seignement public non confessionnel.Ils recommandent aussi au gouvemament uébécois d'abolir immédiatement l'obligation e prendre un renas pour pouvoir boire un verre d'alcool le aimanche.considérant que : “la loi d’alcool du dimanche donne lieu aux pires hypocrisies; le fait de manger un prétendu repas ne rend pas plus morale l’ingurgitation d’un verre d'alcool, nous nous rendon* ridicules aux yeux des étrangers.” Les étudiants ont aussi réclamé l'établissement du salaire minimum à $1.25 l'heure, de même que celle d’un ombudsman ou d’un protecteur public dans la province.Signalons que les étudiants libéraux invitent ainsi leurs aines du gouvernement à couper l'herbe sous le pied de l’Union nationale, qui a fait de ces deux points de» articles de son programme électoral.Par contre, le congrès a rejeté une résolution présentée par le club libéral de l'université Laval, demandant à la FELQ de s’opposer à la formule de rapatriement mise ait point par le gouvernement fédéral et ceux des provinces, parce que, dit le texte, cettn formule rend impossible l'acquisition d’un statut spécial pour le Québec — seule province française — au sein de la confédération.Le» étudiants de Laval en ont surtout contra l’article 5 et l'article 94 a paragraphe 2 sous-paragraphes a et b.Voir pag* 2 ; Los étudiants Le Red Ensign cède sa hampe à la feuille d'érable rouge “.Par cette proclamation royale nous désignons et décla rons comme emblème national du Canada à compter de et après le 15e jour de février de l’an de grâce mille neuf cent soixante-cinq .,” Cette proclamation de la reine sera lue à Ottawa et lors de» cérémonies qui se dérouleront aujourd’hui à travers le Canada en vue de mar quer le remplacement du Red Ensign par l’unifolié comme drapeau national du pays.Par delà le tumulte de la controverse qui a entouré la naissance de ce nouveau drapeau, la proclamation royale ui a été signée le 28 janvier ernier au palais de Bucking ham en présence du premier ministre Pearson déclare : ",.Nos sujets bien-aimés et tous les autres que la présente pourrait concerner sont requis d’en prendre note et de s’y conformer”.A Ottawa, le nouveau dra- Çcau sera hissé au haut de la our de la Paix sur la colline parlementaire au coup de midi et au milieu d’une salve de 21 coups de canon.Dans la proclamation, le nouvel emblème est décrit comme suit : “Un deux de long par un de large, portant en son contre un carre blanc de la largeur du drapeau orné d’une seule feuille d’érahle rouge ou, en termes d’art héraldique de gueules sur champ d’argent avec une seul* feuille d’érabla”.I-e vice-roi Georges Vamer sera le personnage central lors de la cérémonie qui se déroulera à Ottawa et à laquelle seront également présents MM.Pearson et Diefenbaker, les deux principaux antagonistes du débat sur le drapeau qui s’est prolongé Le communiqué de la C.I.C.qui annonce la nouvelle souligne que le conseil d’administration a pris cette décision arce qu’il considère le con-it très grave et de portée provinciale : "Personne ne peut logiquement appuyer l’attitude des 13 commissions scolaires en défaut", a-t-il déclaré.Le communiqué n’indique pas f|ue! est l’oibjertif d* la aouscnption provincial*.pendant sept mois da 1964 aux Communes.Au Québec, le nouveau drapeau flotte déjà depuis quelques semaines.Le premier ministre Jean Lesage projette de présider une cérémonie publique qui se déroulera à Voir page 2 : L* drapeau Pour leur part, en acceptant les dernières offres de la Commission des écoles catholiques de Montréal, mardi dernier, l’Alliance des professeurs catholiques de Montréal a décidé de lancer une campagne de souscription auprès de ses quelque 7,000 membres ; l’objectif de cette campagne est de $5,000.Voir page ,t i tousaripHon Souscription provinciale en faveur des enseignants de la banlieue de Québec Le conseil d’administration de la Corporation dex instituteurs catholiques du Québec a demandé en fin de semaine à ses 40.000 membres de participer à un» souscription provinciale destinée à soutenir les 506 enseignants de la périphérie de Québec qui sont en "grève" depuis le 1er février ; cet arrêt de travail, qui entre aujourd’hui dans sa troisième semaine, oblige près de 15,000 écoliers à prendre un congé forcé. DEUX LE DEVOIR.MONTREAL, LUNDI 15 FEVRIER 1965 M.Pouleau (Suite de la première page) br«, vingt-quatre haurai après qua la contarvataur Erik Nail-san aut fait éclater l'affaira Rivard aux Communes."Il v a quelques mois, dit M.Rouleau dans sa lettre t M.Paarson, mon médecin m'a ordonné de prendra un repos complot.A causa dos circons tances, ja n'ai pu la faire alors.Point n'ast besoin de vous dira qua las événements dos dernières samainas n'ont rien fait pour améliorer ma santé et mon médecin m'oblige é renoncer à toute activité pan dent plusieurs semaines."Parce qua |e réalisa que la caucus national, an toute justice pour ses membres, na peut pas rester sans présidant pour une longue période, je vous donna ma démission."Je tiens donc, poursuit M.Rouleau, à vous remercier bien sincèrement, ainsi que mes collègues, pour m'avoir fait l'honneur et le privilège de servir pomme président ou caucus.Auriez-vous l'obligeance d’exprimer à mes collègues toute la gratitude que je ressens à leur endroit pour l'appui, la coopération et l'amitié qu'ils n’ont cessé de me témoigner."Je sais, dit-il encore, qu'ils partagent avec moi une admiration sans borne pour vous à cause de la direction historique que vous donnez au Canada comme premier ministre."J'ai hâte, ajoute-t-il enfin, de pouvoir revenir alors que je serai encore prêt à servir mon pays et mon parti dans quelque fonction que ce soit".La caucus T.e whip du parti, M.James Walker, a dit après que le caucus que les députés avaient ac-pepté la démission de M.Rouleau "avec rélicence” et qu’un nouveau président sera probablement désigné au prochain caucus, mercredi prochain, au lendemain de la reprise des travaux de la Chambre Hier, c'est M Walker qui a agit comme président de la réunion, à laquelle, incidemment, M Yvon Dupuis, ancien ministre sans norte-feuille et député de Saint-Jean, n'a pas assisté.M.Walker a dit que les députés avaient au cours du caucus fait part des réactions de leurs électeurs devant le gouvernement actuel.Selon eux.le ouvernement a accompli du on travail au cours des 22 mois qu'il a été au pouvoir.L'élee- l/affaire (Suite de la page 18) pénalvtme américain" et a "soutenir résolument la lutte armée du peuple vietnamien et des peuples d'Indochine".H va plus loin encore.Assimilant te militarisme japonais aux "revanchards ouest-allemands", il invite les Soviétiques à s'engager dans cette nouvelle aire.Enfin, il émet le voeu pressant que l'URSS soutienne résolument les peuples de Cuba et du Congo ainsi que, plus généralement, les peuples du monde en lutte contre l’impérialisme.Et il scelle ces exigences d’une formule impérative : "Cest le devoir international inconditionnel de chaque pays socialiste".On peut donc constater que les dirigeants chinois n'entendent pas se contenter de bonnes paroles.Ils veulent une coopération formelle et active à leur programme politique.Ce qu’ils réclament pratiquement, c’est la fin des compromis plus ou moins tacites Cuba, Congo sur lesquels a reposé jusqu’à ce jour la réalité de la coexistence pacifique entre les Etats-Unis et l’URSS.L’URSS acceptera t elle de payer ce prix pour le rétablissement de l’unité au sein du mouvement communiste?C’est ce que diront les prochains jours.Mais on peut en clouter, car nen n'indique que les positions fondamentales de Moscou et de Pékin se soient sub stantiellement rapprochées et que les dirigeants du Kremlin soient prêts à abandonner la politique de prudence qu'ils ont pratiquée jusqu’à présent pour se ranger inconditionnellement aux vues quils ont âprement combattues sous Khrouchtchev comme après la chute de celui-ci.torat, en général ne tient pas à des élections générales et n'a pas l'impression que M Poor-son a manqué de vigueur lors des récentes accusations de pol-de-vin contre certains administrateurs ou à l’endroit des membres de son cabinet.M Walker a dit que telles critiques pouvaient exister voici un mois mais phis maintenant L'électorat, toujours selon M.Walker, estime avec M.Pearson que ceux qui ont commis des erreurs doivent être remerciés mais qu’il n'y a pas lieu de le faire simplement sur la foi de rumeurs.CARRIÈRES et PROFESSIONS REDACTEUR Vaste expérience quotidien, hebdo, radio et T V.Prendrai* direction ou collaboration â journal, magazine d’asaociation ou compagnie.Aussi disponible pour traduction, adaptation, etc.Cas* 1167, L« Devoir Hôpital NOTRE-DAME Postes vacants pour travailleuses sociales de grade 1-2-3 S'ADRESSER au bureau du personnel REPRESENTANT-VENDEUR qualifié, agressif, expérience nécessaire, âgé de trente â soixante ans.intéressante commission.S'il-vous-plait faire parvenir votre demande d'emploi en incluant votre curriculum vitae et votre numéro de téléphone à : Case 1168.Le Devoir L'AUDITEUR GENERAI DU CANADA Surveillants des vérifications $9,140-$10,700 L*%udltfur général relève directement du Parlement.Il est charge de vérlHer le* compte* de» divers ministères de l’Etat, de* «oelétés de la Couronne et d'autres service» publics.Il présente à la ( hambte de» communes son rapport annuel sur le» résultats de la vérification.la Pureau de l'Auditeur général a son »lège à Ottawa, de» bureau* régionaux étant établis à Halifax.Montréal.Toronto, Winnipeg, Edmonton et Vancouver.Ses cadre» se composent de fonctionnaires profes*tonn#U d'une haute compétence, dont plusieurs sont membre* d'associations reconnue* de comptables professionnels.Les méthodes dont se sert le Bureau dans l’exercice de se» fonctions ressemblent de prés à celle* de* grands bureaux Indépendants de comptable» publics.Son but général est de constater si les divers organismes ont rempli leur* fonction» administratives et financières de manière efficace.I.e» méthodes de vérification en vigueur consistent à apprécier la «uffltanr* de régie Interne et, notamment, le* rapports *ur la gestion et la vérification interne, à exas.iner les opérations dans le dessein de constater si le* fonds et autres ressources ont été utilisé» de manière efficace, et à examiner tes transactions financière* dan» la mesure nécessaire à l’approbation des états financiers.Son» oetuollomont libre» da» petto* de SURVEILLANTS DES VERIFICATIONS à Montréal Sont particulièrement invité* à le solliciter les membres en règle d’une Association reconnue de comptables qui comptent au moins sept ans d’expérience appropriée de 1* vérification, dont une partie Importante à un échelon supérieur dans le bureau d'un lomptabl* public.Présentes votre demande sur U formule CIC HK>F ‘'Demande d’emploi”, que vous pouvea vous procurer au bureau le plus proche de la Commission du service civil ou dn Service national de placement, ou dans un bureau de poste; rappelez le numéro de concourt ’ CUISINE CANADIENNE VI.2-0144 Bien digérer c’est mieux vivrel En effet, bien digérer c’est mieux vivre., IMPORTÉE DE FRANCE, l’eau minérale alcaline naturelle Vichy CËLESTINS apporte é l’organlame dea tel* minéraux at daa oilgo-élémanta qui contribuent aux dlgea-tlona faciles.Prisa quotidiennement, 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et de créer une nouvelle organisation : l’O.C.A.M.(Organisation commune africaine et malgache) tout en proclamant leur loyauté envers l’O.L’.A., dont ils ont réaffirmé la nécessité.En constatant les carences de l'O.I A.et l'offensive chinoise, la conférence de Nouakchott a été amené*' a discuter, une fois de plus, l’affaire du Congo-Léopold-ville qui continue d’agir comme un facteur de division et de contradiction entre les gouvernements africains.Les ministres des affaires étrangères des 35 pays de PO.l’.A.auront d’ailleurs l’occasion d’évoquer de nouveau ces divers problèmes lors de leur réunion de Nairobi, dans la seconde quinzaine de février.• Voici un an et demi environ, les chefs des quatorze Etats membres de l’Union africaine et malgache décidaient, après de longues hésitations, de dissoudre celle-ci afin de ne pas nuire à la naissante O.U.A.et de permettre que tous les efforts et toutes les ressources fussent consacrés essentiellement à l’édification de la nouvelle grande organisation panafricaine.Désireux toutefois de maintenir entre eux certains liens de coopération plus étroite dans le domaine economique, ils créaient l’O.A.M.C.K.(Organisation africaine et malgache de coopération économique).On reconnait généralement aujourd'hui que lit dissolution précipitée de ITAM fut une faute et on éprouve le besoin de créer un nouvel organisme.I>e toutes les organisations bilatérales, multilatérales ou régionales nées en Afrique depuis quatre ou cinq ans.dans le prolongement du grand courant d’indépendance, ITnion africaine et malgache est assurément celle qui avait (Ion-né le plus de résultats concrets.Plusieurs gouvernements francophones se demandent aujourd'hui s’ils n'ont pas abandonne la proie pour l’ombre et au fond, s’ils n’ont pas desservi la cause de la coopération pan-africaine en supprimant une organisation qui, loin de concurrencer l’O.U.A.aurait pu renforcer celle-ci.En opiwsant l’une a l'autre, on les desservait toutes les deux.• Il serait injuste et puéril de faire le procès de l’O.U.A., qui n'a pas encore deux ans et qui est née dans une période" de crises et de fièvre, tju’elle ait simplement réussi à deux ou trois reprises (particulièrement dans les conflits de frontières opposant le Maroi et l’Algérie, d'une part, l'Ethiopie, la Somalie et le Kenya, de l'autre) a mettre fin à des affrontements sanglants et à engager des procédures de conciliation, qu’elle ait provoqué la réflexion sur un certain nombre de grands projets de coopération, qu’elle ait facilité l’unité des pays africains dans tels grands débats internationaux comme, par exemple, lors de la conférence mondiale sur le commerce et le développement : voilà autant de résultats importants.Ailleurs, certes, elle a échoué.-Mais comment attendre quelle puisse, en quelques années, harmoniser les intérêts souvent divergents de 35 pays très divers, quoi qu'on dise, et entre lesquels les causes de différends sont nombreuses ?D’autre part, l’O.U.A.a été impuissante à faciliter un règlement sérieux et durable du problème congolais et, cette fois, l’échec est largement le fait d'un certain nombre de gouvernements activistes plus obstinés à provoquer la chute de Tshombé que vraiment soucieux du rétablissement de la paix au Congo.La persistance de cette situation pourrait, si l’on n’y prend garde, provoquer éventuellement l'éclatement de l’Organisation.Parmi les responsables de cette situation.l'un des principaux est le Ghana, le Ghana de M.Nkrumah qui continue d’accueillir et d’aider la plupart des mouvements d’opposition armée aux gouvernements légitimes d’autres pays africains (au mépris de la charte de l’O.l’.A.) et qui risque de devenir le théâtre d’une dictature sanglante comme tendrait à le confirmer la mort en prison, dans des circonstances mystérieuses, du dernier leader important de l’opposition, M.Dan-quah.Cela n'est certes pas de nature a faire progresser l’idée des Etats-Unis d’Afrique ou de la Confédération africaine dont Nkrumah continue de se faire le héraut et dont il se verrait assez aisément le porte-parole.• Les délégations réunies a Nouakchott n'ont pas manqué d’analyser la question de l’influence de Pékin et de ses moyens de j>énétration en Afrique noire.Après avoir enregistré d'importants succès en Afrique au cours des années lOb.'l et 1904, particulièrement à la suite de la visite de Chou En-lai, la Chine communiste est en butte à des attaques et à des dénonciations de plus en plus nombreuses.Fin janvier, le Burundi rompait sou-, dainement avec Pékin, dont il expulsait la mission: au même moment, plusieurs chefs d'Etat, ceux des pays de l’Entente notamment (Côte (l’Ivoire, Niger, Haute-Volta ) dénonçaient les menées de Pékin sur le continent.En revanche, d'autres Etats maintiennent ou intensifient leurs relations avec Pékin, qui a fait une trouée en Afrique orientale, ces mois derniers.C’est l’ensemble de ces préoccupations (lacunes et carences de l’OUA — qui a même déçu les nationalistes des territoires portugais — crainte de Pékin, méfiance envers un régime activiste comme celui de Nkrumah) qui ont suscité la naissance de l’Organisation commune africaine et malgache, à mi-chemin en quelque sorte entre une véritable association politique et un simple instrument de coopération économique.Les pays qui la constituent, et qui ont beaucoup en commun.sauront-ils en faire un facteur de progrès pour le continent entier et en retirer eux-mémes d’appréciables bénéfices, jusqu’à ce que l’OUA soit moralement et matériellement en mesure de remplir efficacement sa mission ?A la condition entre antres de ne pas retomber dans l’opposition factice entre pays “réformistes” et pays “révolutionnaires.” Jean-Marc LEGER r La crise du parti conservateur l’Est contre l’Ouest par Ramsay COOK, professeur d'histoire a l'université de Toronto M.John Diefenbaker vient de montrer une fois de plus sa virtuosité de guer-royeur politique.Pour la troisième fois en trois ans.il a fait reculer les forces qui.à ( intérieur de son propre parti, voulaient T’obliger à prendre sa retraite.C’est un fait très intéressant, et qui jette en même temps beaucoup de lumière sur la personnalité de M.Diefenbaker ef sur le parti conservateur : le chef actuel du parti a dû lutter presque aussi souvent contre des tactions à l’intérieur de son parti que contre les libéraux.Quelle est la Sous la direction de M.Diefenbaker.le parti a subi une transformation profonde qui rendait inévitables les querelles récentes.L'oeuvre de l’avocat des Prairies a consisté à transformer le parti conservateur en un parti modelé à l'image de Diefenbaker.Au début, les conservateurs traditionnels et orthodoxes acceptèrent te changement sans en comprendre pleinement les implications De plus, après 22 années passées dans le désert politique, même les conservateurs les plus traditionnels étaient disposes à accepter les changements pourvu que ceux-ci les conduisissent a la victoire, [æ parti dont M.Diefenbaker hérita en tff.VS était un parti dominé par l’Ontario, dernier bastion du ‘‘toryisme".En 1957, la campagne vigoureuse menee par le nouveau chef valut au parti de prendre pied dans l’Ouest et même de remporter quelques sièges dans la province de Saskatchewan où, jusque-là.les résultats remportés par les conservateurs avaient etc encore plus minables que dans le Québec.En 1958.c’est le pays tout entier qui se loi gnit au char de la victoire, même si la force du parti de meurait le plus grande dans l’Ontario et dans le Québec, Ratourn*m«nt d« situation Aujourd'hui, le parti conservateur fédéral fait face » une m e n .1 c e d’extinction presque complète dans les deux provin ces du centre.T.a cause de ce renversement de situation Jgnification de ces luffes il est assez claire.Après l!)58.le gouvernement Diefenbaker entreprit de mettre en oeuvre des politiques qui visaient d'abord à venir en aide aux régions dépourvues, c’est-à-dire TOuest et les Maritimes.C'était là un objectif hautement louable.Bénéficiant de la famine qui sévissait en Chi ne.le gouvernement Diefenbaker fut en mesure de fournir aux fermiers de l'Ouest un niveau de vie qu'ils n’avaient ja mais connu auparavant.De même, certaines politiques visant à promouvoir le développement économique des Maritimes connurent un certain succès.Mais vers le même temps, les régions du Canada central, très puissantes au poinl de vue politique, connurent la stagnation et même un certain recul économique.Cette situation n’était pas entièrement imputable au gouvernement.même si la manière malhabile dont fut traitée Taffaire Coyne peut être considérée comme un indice de l'ineptie de ce gouvernement en matières fiscale et monétaire Cette situation nouvelle engendra un changement que Ton peut attribuer a la fois aux politiques suivies par le gouvernement et aux circonstances: le centre de gra vite du parti se déplaça de TEst central vers TOuest.de son ancienne base industrielle et financière vers une base agraire.Cette évolution devint évidente au lendemain de l'élection de 1962.Après cette élection, on comptait encore estines ininterrompues f certains hommes de TEst par mi les leaders du parti; mais les vrais leaders étaient tous des hommes de TOuest: John Diefenbaker.Alvin Hamilton el Gordon Churchill.De plus, et cela est encore plus important pour les années qui allaient suivre, le groupe parlementaire était désormais domine par les représentants solidaires des fermiers.Ces derniers étaient presque tous des hommes qui devaient leur carrière politique à John Diefenbaker Ils ne furent peut-être pas les premiers à suivre Diefenbaker : ils seront cer tainement parmi les derniers à le quitter La puissance de Dief ! Aussi longtemps que le groupe parlementaire du par li sera dominé par les hommes de TOuest.il sera virtuellement impossible de déloger M.Diefenbaker de son poste.M Baker savait qu'il ne pouvait espérer gagner l'appui du groupe parlementaire ; cela explique qu’il ait réclamé un congrès national.Le groupe es! entre les mains d'hommes qui représentent ces régions du pa\ s où le tandem Diefenbaker Hamilton exerce encore un effet magique ei puissant.Un congrès national ferait entrer dans le jeu des conservateurs vivant dans des régions du pays où le nom de Diefenbaker est devenu synonyme d’anathème Mais dans la bataille qui a été livrée jusqu'à maintenant.M.Diefenbaker avait tous les atouts dans sa Les chemins de l’héroine passent - ils par la France ?par K CHRISTITCH L'affaire du paquebot " Franc*,'' l'arrestation rcccnte a Paris et dans I* Var de deux "livreurs" du "reseau des ambassadeurs" et la decouverte.Tannee derniere.près d Aubagne, d’un laboratoire clandestin, ou la morphine-base était transformée en heroine, mettent en lumière une fois de plus le rôle de plaque tournante de la France dans "le monde de la drogue." swmmmmm Elle e*t une plaque tour nante non parce qu'elle cou somme des stupéfiants (au contraire, te nombre des dro gués est extrêmement réduit en France', mais parce qiTen raison de sa situation géogra phique elle est.avec l'Italie, un relais important, sinon né cessaire.du trafic illicite des stupéfiants, qui, des paya pro-(lucleurs du Proche-Orient ou du Moyen-Orient, sont achemi nés vers les Etats-Unis.De telle sorte qu'a peu près tou tes les affaires de stupéfiants mises au jour en France ne sont que les maillon» des chaînes multiples du trafic international des drogues.De même, les policiers fran cats, dont Tac!ion ne serait que préventive s'ils ne se bornaient qu'à protéger leurs compatriotes des attraits des “paradis artificiels’.sont ap pelés eonliniiellement à col laborer avec leurs collègues d’outre-Atlantique ou la consommation des drogues a pris les proportions d’un fléau social.— et ils ont été, re ccmmcnt encore, a Torigine du démantèlement de plusieurs réseaux internationaux important.» Qu'un pays, ou les amateurs de stupéfiants sont rares, soit mêle au inonde de la drogue, implique au moins deux conditions : il doit se trouver a proximité des pays produc leurs ou consommateurs ou encore sur leurs routes et dis poser, à côté de la pègre clas 'ique, et.le plus souvent, sans rapport avec elle, dim “mi lieu" particulier, issu ou à To-rigine du trafic l'es eondilions sont réunies en France, l a première ex plique pourquoi on n'y saisi! pratiquement jningy de cocaïne .le cocator Jn'U''S.-int en Amérique du Sud notamment en Bolivie el au Pérou, le stupéfiant extrait rie ses feuilles est directement envoyé vers le pays consommateur, en l'occurrence les Etats-Unis Fn revanche, on y trouve la cannabis (ou marijuana on chan vre indien! et les dérivés de l'opium imorphine-base et heroine >.Tune provenant d'Afri que du Nord, les au tics d'O riem.La cannabis, qui se fume mêlée au tabac (et dont le principal producteur est le Liban 2 78!' kilos clandestins saisi- en I960), fait Tohjel d'un Irafic sur le territoire français parce qu'il est con-sonrme par les Nord-Africains et les soldats noirs américains stationnés en Allemagne.La route suivie par cette drogue, dont l'effet n'est d'ailleurs pas très fort, pari du Maroc via l’Espagne.Mais l'importance de ce trafic est 1res secondaire pat rapport à celui des dérives de Topium.Car ceux-ci.du fail même qu’ils correspondent beaucoup mieux aux critères retenus par l'Organisation mondiale de la santé pour dresser la liste des drogues nocives i l'accoutumance et ta toxicomanie), procurent aux trafiquants des ^ains nette ment plus considerables, leur a-siirent une clientèle plus vaste et retiennent par là même toute l'attention des ser vices de police.Un "miliau" ferme t e transit en France et en Italie de la morphine-base et de Theroïne destinées aux Etats-Unis ne tient pas seulement à la position géographique de ce.- deux pays mais également au "milieu”.I.e monde d« la drogue e»i un monde secret, fermé, me fiant dont les caractéristiques different de celles de la pègre commune.11 est très rare qu’un trafiquant soit un proxénète.participe à une agression ou commette un vol qualifié.Si Ton devait esquisser son portrait-type, comment ne pas songer, par exemple, à André Césari.arrêté Tannée dernière dans sa villa "Ta Roseraie", qui abritait un laboratoire clandestin ?Cet ancien garçon de bord, originaire de Bastia, était devenu à quarante-huit ans proprietaire d’un domaine de 4.75 heel ares et de quatre voitures, disposait à son service de huit domestiques et n a vait jamais eu maille à partir a\ec la police.En outre, évidemment, les réseaux des trafiquants sont compartimenté* de telle ma nière que la rupture de la loi du silence ou l’indiscrétion de la police ne sauraient mettre en peril leurs chefs Bref.Us observent strictement les règles do ta clandestinité et les services de police — le Bureau des narcotiques de Mas hington avec scs trois antennes a Bangkok.Mexico et Ro me.ou l’Office national pour la repression (hi trafic illicite des stupéfiants de la sùrete nationale — qui les combattent doivent avoir recours à des techniques qui ressortissent plus a l’espionnage ou au con (re-espionnage qu’à la recherche classique des criminels Or, outre - Atlantique, les gangs des drogues sont pour la plupart le monopole d'Américains de souche méditerranéen ne qui.soit par parente, soit par relations, sont restes en liaison avec leur pays d'origine.( est tà qu'ils recrutent lenrifmembre* le plus naturel- lement.le plus facilement.le plus volontiers aussi, car comme tout trafic, celui des stu-petiants est fondé sur une cer taine confiance et quelle peut en être la meilleure garantie sinon un certain “esprit de famille’’?De surcroît, les terres de leurs ancêtres sont bien placées entre l'Orient et le Nouveau Monde : vers elles convergent les lignes aeriennes et maritimes du levant exploitées par des Européens avec lesquels on peut entrer com mndément en contact.Tout cela lait que la Suède, par exemple, ne saurait être et n'esl pas une plaque tournante du trafic comme le sont T Italie et la France L* trafic •rienfal Mais tes réseaux "italo-fran çais".qui seuls intéressent la France, ne se limitent si Ton schematise, non seulement qu'a une sorte de drogue 1 les dérivés de Topium1.mais aussi qu’à une partie du Irafic de celle-ci Le pavot—dont on tire Topium qui est ensuite transformé en morphine-base et en héroïne — est cultive sur les hauts pla teaux qui vont de la Turquie a la dime.Approximativement a la hauteur du Pakistan, une frontière invisible sépare les trafics de TOrient et de TOcci dent Le premier est alimenté essemt tellement par la production il.iXMi tonnes d'opium annuellement1 de régions non contrôlées et situées aux frontières de la Chine, de la Birmanie.du Laos et de la Thaïlande : il alimente les consommateurs du Sud-Est asiatique el de quelques autres régions du monde y compris les Etats Uni».Sans eesse Washington et Taipch nul accusé Pekin de tirer de grands profits du coin merce illicile de* stupéfiants Moscou, jusqu'à son conflit avec le parti frère, s'éleva contre ces calomnies”, mais depuis, a une occasion du moins, reprit à son compte ces accusations, ce qui lui valut une réponse cinglante de Pékin.En fait, comme le précise im rapport du bureau central permanent de Topium dont le siège est a Geneve, ces régions échappent à tout contrôle et parfois même no sont soumises à aucune autorité, de telle sorte qu'il e*t difficile de faire le point le trafic occidental, qui cq du ressort des réseaux italo-français.a pour producteurs (’Afghanistan, ITran et la Turquie.et i! est oriente surtout vers les Etats-Unis mais aussi vers la Republique arabe unie, où Ton compte un grand nombre de drogués.Dans ce cas Topium provient généralement du détournement de la culture légale du pavot Depuis la convention de Genève.signée le 23 juin 19.)6.et relative au commerce licile de t opium et *le ses dérivés nécessaires à la fabrication des médicaments.l'Organisation mondiale de la -.ante reçoit chaque année Testimation «les besoins en stupéfiants dp chaque pays ainsi que les prévi-siotis de la production d’opium et elle délivre les autorisations d'importation.En Turquie, par exemple, qui est le principal fournisseur occidental.existe une regie d’Etat de Topium à qui chaque paysan déclare la surface ensemencée et précise le rende ment à Tbectare.La recolle fuite.le> surplus sont radie tes par la regie et sont stockés.Il va de soi qu'une partie de ta récolte est détournée et ven due à un prix plus élevé aux trafiquants le comité central permanent de Topium estime à 200 tonnes par an le détournement de la production contrôlée Alors que dans le secteur oriental, on fume encore Topium — bien que cette habitude tende la aussi a diminuer — le trafic occidental ne traite que la morphine-base et Theroïne A cela trois raisons : l’effet de l’héroïne est plus intense : celte drogue 'une poudre blanchei est plus facilement transporta hle; les trafiquants en tirent plus de profit l ne fois en possession de Topium.les trafiquants doivent le transfonner en morphine-hase.puis en héroïne.La ten dance actuelle est d'effectuer celte transformation près des lieux de production de Topium: c'est ainsi qu'en PXvt plusieurs laboratoires clandestins ont été découverts en Iran, en Turquie el au Liban Puis, c'est le passage de ta drogue vers tes pays destinataires.Tous les moyens sont bons : voitures truquées, xah->es a double fond, tubes ééfm- immm clics av alés par des chameaux qu’on abat ensuite.On a trouvé de la drogue dissimulée dans des blocs de marbre, dans des peaux de chèvres, derrière des pièces de navire qu'il fallait plusieurs heures pour démonter, dans des cercueils, des choux, des noix.On raconte même que des trafiquants firent raser des chameaux, placèrent la drogue contre la peau et recollèrent la laine.La gamme des ruses et des cachettes est infinie et les services de sécurité ne peuvent y faire face.Pour fouiller de fond en comble un navire de moyen tonnage, il faut au moins dix hommes et plus de vingt-quatre heures.Or, c'est par dizaines que les bateaux accostent chaque jour a New-York.Il en va de même pour les avions.Aussi les policiers ne peuvent-ils intervenir que sur renseignements recueillis en cours d'enquêtes ou fournis autrement et discrètement Fortes sommes et faibles drogues El le.» gains des trafiquants'.' Entre la masse brune que les trafiquants achètent aux paysans des hauts plateaux de Turquie et la poudre blanche que Tun des soixante mille drogués des Etats-Unis dissout dans Teau et s'injecte, le prix de la drogue a augmenté de quelque mille six cents fois.Mais elle B perdu en oureté en cours de route on lui a ajouté du lactose, poudre également blanche qui se confond parfaitement avec Theroïne et se dissout tout aussi bien dans Teau.En somme, la rapacité des trafiquants atténue dans une certaine mesure la nocivité dr l'héroïne Celle-ci.en effet, ne représente la plupart du lemps qu'un sixième de la solution injectee Un auteur américain, cité par M.Jean Susini, dans son excellent livre Secrets de la drogue (1), raconte 1 histoire d une once d’héroïne (28.35 grammes) : acquise pour 75 dollars dans un port do la Méditerranée orientale, elle fut achetée 400 dollars par un importateur américain qui y ajouta 1 once de lactose, don blant ainsi son poids, cl revendit le mélange S1.000 a un grossiste."Une nouvelle addition de lactose porta le tout lettres au DEVOIR Lettre ouverte à M.Donald Gordon Monsieur le président, Peut-être ma lettre prendra-t-elle le chemin du panier, mais je me dois de venir protester contre une injustice Vendredi matin le 29 janvier 1965.sur le train entre Riviére-du-Loup et Montréal, et sur le chemin du retour en tre Montréal et Rivière-du-Loup, le 31 janvier 1965.je n'ai pu entendre un de vos employes s'exprimer en français dans le wagon-lit, ou dans le wagon-restaurant, et cela dans un territoire entièrement français, a ce que je sache.Faites-moi rire ! J’ai fait un voyage d’etudes autour du monde et dans les services publics nous pouvions entendre la langue officielle du pays plus l'anglais el le français.(J'ai visité 30 pays.) Nous nous sentons vraiment plus étrangers dans notre province.dans notre patelin que si nous étions au désert du Sahara, au Vietnam ou même en Russie.Cela fait drôle corn me impression de retour et surtout comme situation d« fatt.Ce que nous réclamons, ca n'est pas la charité, ce sont tout simplement nos droits et je le dis bien, nos droits.Je pourrais bien discuter sur les affiches bilingues, mais le contact humain n'est-il pas plus important ?J'ai tellement lu de lettres semblables dans les tribunes libres de journaux que je crains fort qu’un même sort lui soit réservé.Devant une telle injustice, et ce manqua d’honnêteté en cette ère da bilinguisme, je trouve de mou devoir de vous signaler à nouveau le fait avant que des esprits trop révolutionnaires soulèvent la question.Faites quelque chose.M.la president, il est encore temps de réparer cette anomalie.Bien vôtre, Ronald Landry, pire.Directeur des loisirs.Rivière-du-Loup, P.Q.main.En premier lieu, il était en son pouvoir de convoquer un "caucus” qui lui fournirait un solide appui, et il ne manqua pas de le faire.Cela signifiait que l'exécutif national du parti était aux prises avec une alternative redoutable : accorder son appui au chef ou défier ouvertement le voeu clairement exprime du groupe par lementaire.S'il avait choisi la seconde hypothèse, il eut engendré le chaos dans le parti à un moment où la possibilité d'une élection continue de planer tous les jours sur le pays.Un autre facteur entrait aussi en jeu: aucun des candidats présomptifs à la direction du parti ne voulait prendre le risque de s'opposer directement au groupe parlementaire pour la raison très simple que nul ne pouvait se payer le luxe de s'aliéner des le début, par une lutte risquée, les hommes mêmes qu'il pourrait aspirer a diriger.A cet égard, il faut noter qu'a l'exception de M Baker, aucun des candidats éventuels à la direction du parti n'est présentement membre du Parlement: aucun d'entre eux n'a par conséquent le moindre espoir de jamais gagner Tappui du groupe parlementaire.La Vérité brutale, c'est que le pouvoir réel dans le parti conservateur et dans les autres partis reside dans le groupe parlementaire.Pour la majorité des membres actuels du groupe conservateur, leur réélection personnelle apparait plus assurée sous M.Diefenbaker que sous aucun autre chef.Pour M.Baker el ses amis, c'est le contraire qui est vrai.M.Baker luttait en fait pour sa propre survivance politique: il en allait de même pour -c- adversaires.Mais le fail demeure que le parti conservateur e>t présentement sous le contrôle (Tun groupe minoritaire, et il est douteux qu'il puisse demeurer un parti fédéral important si cette domination doit durer.Tout comme le parti républicain aux Etats-Unis, le parti conservateur doit envisager une lutte longue et amère en vue de rendre la direction du pa-ti à des éléments plus l'opr- senta tifs.Conflit Est-Ouest Un autre aspect du conflit récent est demeure largement inaperçu et est pourtant Tun des plus révélateurs non seulement de ce qui s’est passé mais des divisions qui existent dan* le pays.Parce que les principaux protagonistes dans Tes-carmouche recentc étaient M.Diefenbaker et M.Baker, on a généralement interprété la querelle comme une querelle entra conservateurs canadiens - français et conservateurs came diens-anglais.En réalité, cetta querelle est plutôt la renaissance de la vieille rivalité entra l'Est canadien et TOuest du pays.Aux yeux de plusieurs conservateurs de TOuest, Ten-nemi n’est pas Québec mai* plutôt Bay Street et la rue St-Jaeques Quand ils défendent passionnément M.Diefenbaker, les conservateurs de TOuest ressuscitent souvent cette vieille image diabolique qui fait partie de la mythologie des Prairies: le financier de Bay Street qui s'enrichi! aux dépens du fermier.Un député d'Alberta a qui on demandait récemment son opinion sur la eontroverso qui sévit dans le parti conservateur répondit ceci: "Les gros interets financiers veulent a tout prix prendre le contrôle du parti conservateur, cl c'est pourquoi ils veulent se debarrasser de Diefenbaker, car celui-ci est le seul homme honnête qui soit présentement leader d'un parti fédéral, et ils ne peuvent pas Tacheter”.Quand on se rappelle le vieux conflit entre TEst el TOuest.on y trouve une certaine raison do se réjouir de la défaite de M.Baker.Si M Baker avait réussi.les ‘(intérêts" de TEst auraient été identifiés dans l'Ouest avec les Canadiens français.Cela aurait ajouté une conmli-cation de plus à la question déjà critique des relations entre Canadiens français et Canadiens anglais.Mais ceci nous rappelle en refour Tune des exigences essentielles de la vie politique dans ce pays: nous avons besoin d'un parti politique possédant une direction qui soit capable en même temps da comprendre les aspirations du Québec et d'acceoter les revendications parfaitement légitimes des hommes de TOuesl et des Maritimes qui veulent jouir d’un traitement équitable dans la fédération.Dans le momenl, nous comptons cinq partis.Aucun n'a réussi jusqu’à maintenant à répondre à cette exigence.Dès qu'un seul parti aura trouvé une réponse à ce problème.il deviendra démodé dn parler de la crise de la fédération.ù 4 onces, mélange ne contenant donc pins que 25'~ d'héroïne.et qui fut cédé pour $2.000 à un distributeur qui s'empressa à son tour de les diluer avec 6 nouvelles onces de sucre.Le tout fut rendu à raison de $500.l’once, soit pour $5.000.Les $75 que conta l'once d'héroïne étaient bien loin ! Or les 9 onces de lactose représentaient une dépense négligeable.Et ce n'était pas-fini.Le nouvel acheteur ajouta encore dix nouvelles onces de Lactose et revendit le tout $10.000.Le produit final ne contenait donc que 5T d lie-roïue.” Quant au paiement de la “marchandise" en cours de transit, il se règle souvent par l'intermédiaire de banques qui ne sont pas toujours suisses.Pour lutter contre ce trafic, il faut d'abord aux policiers de la patience.La moindre enquête dure un an.car il ne s'agit pas de saisir la drogue ou d'arrêter un convoyeur, mais d’identifier les membres de tout un reseau el de les surprendre en flagranl délit si ne pèsenl sur eux que des soupçons.Des mois, parfois des années durant, les filatures se prolongent.Les perquisitions elles-mêmes, pour déjouer toutes les ruses, exigent une rare minutie.Pour parvenir à leurs fins, les enquêteurs ont toujours en vue deux objectifs : empêcher que la morphine-base, dont on tire Theroïne.arrive au labora toire de transformation et re perer celui-ci.La seconde (à che n'est pas simpT?.Tirer Theroïne de la morphine-base n'implique pas de grandes connaissances de chimie, le matériel nécessaire est simple et peut s’acquérir facilement.H suffit de disposer d'une source de chaleur, d'eau courante, da vases, de cuvettes, d'un tubo à refroidissement et d'ingrc-dients.Un laboratoire peut être installé aussi bien dans une cuisine, un grenier ou une cave.Aussi est-ce par des moyens détournés que les policier* s'efforcent de dépister les laboratoires.Depuis quelqua temps, ils ont.décidé de faira surveiller la vente de l’anhydride acétique, principal produit utilisé par les fabricants d’héroïne, ainsi que quelques autres ingrédients.Grace à ce contrôle, les policiers français sonl parvenus à faire aboutir quelques-unes de leurs enquêtes.celle, par exemple, qui amena l’arrestation de Césari.A la dernière réunion d'Interpol.l'accent a élé mis sur ce point.C'est en contrôlant strictement la vente des produits chimiques nécessaires a la fabrication de Theroïne et de la cocaïne que les forces de Tordre parviendront à remporter plus de victoires.Mats la tâche reste immense.Malgré tous les efforts déployés, le Comité central permanent de Topium ne conclut-il pas son rapport d'activité préscnié au conseil économique ef social de TO.N.U.en déclarant que la repression du trafic illicite des stupéfiants n'a pas progresse depuis vingt-cinq ans?(Le Monde) (li Hachme =IÆ DEVOIR== roND* PAR HENRI BOt'RABSA LE If» JANVIER 1910 Ctaudt RYAN André I AT RENDFAL Dlrectéiir Rédacteur en chef Rédacteur en chef adjoint : Paul SALRIOL Directeur de l'information : Michel ROY Trésorier : Arthur LEFEBVRE “Le DeToir* est Imprimé an no 434 #st.nie Notre-Dame, à Montreal, par l'Imprimerie Populaire, rompajtnie à responsabilité limitée qui en est l'éditrice, seule la Presse Canadienne est autorisée à employer et A diffuser le* informations publiée» dans *‘L« Devoir".ABONNEMENTS : édition quotidienne, livraison par porteur, Montréal.Québec, leti» «t banlieue: 939.AJ Heurs au tnnada: $14.A l'étranger : 830.Edition du samedi SU.Le ministère des postes a autorisé l'affrancblsKement en numéraire et l'envol comme objet da 3e classe da la présente publication.TKLEPIIONK : 844-3301 ."¦ ' -¦ = LE DEVOIR.MONTRÉAL.LUNDI 15 FÉVRIER 1965 CINQ DES IDEES DES EVEN E M ENTS T ET DES HOMMES OPINION DU LECTEUR La Commission Parent et les langues anciennes 1) DES ARGUMENTS SIMPLISTES par Paul-Eugene 10RTIE Si le rapport de la Commission Parent sur l'enseignement dans la province de Quebec a connu le sort de bien d'autres commissions en réservant au public d'abondantes surprises, il a su également se distinguer a l'occasion par des affirmations d'une bien étrange sagesse.Ce qui touche aux huma nités gréco-latines, par exemple, au chapitre Xlll.n'a pu que provoquer un immense étonnement.Devant la façon dont on s’y est pris pour minimiser l'importance des lan gués anciennes, j’ai cru par momenta que le R.C.P.(1) se livrait à un jeu de tactiques peu rassurantes, surtout quand je le voyais se contenter de simples ou vagues affirmations, fonder ses raisonnements sur des “sans doute", des "parfois" ou des “semble-t-ir, établir son argumentation sur des demi-vérités, ignorer complètement les véritables preuves qui etayent la valeur et le prestige des Humanités classiques, enfin passer sous silence l'apport que peut fournir l'etude des civilisations grecque ou latine à ceux qui n'ont point choisi comme option les langues anciennes.La lecture de ce chapitre a créé chez moi la pénible impression que les paragraphes consacrés aux “arguments des traditionnalistes" ont été rédigés dans le seul but de confondre les tenants des langues classiques : si telle était bien là sa mission, je n'hésite pas à dire qu'il l'a accomplie d'une façon fort peu justifiée.Mais laissons là ces choses pour en arriver aux propos pas toujours sérieux et souvent gratuits des numéros 637-640.Paragraphe 637.Selon le R.C.P., les adeptes des langues anciennes invoquent, dans leurs tentatives de justification, l'utilité du latin "pour arriver à une bonne connaissance de la langue maternelle." Proclamant d'abord que cette affirmation des traditionnalistes est de plus en plus contestée, la Commission prend ensuite sur elle la responsabilité de la refuter sans y mettre de nuances, et avec quels arguments ! C’ci'c façon de procéder me comble d’aise, et c'est pourquoi je me permets, à mon tour, de nier ce paragraphe en y allant d'un exemple, un exemple classique entre bien d'autres, celui de Bossuet qui passa de longs mois à traduire Tite-Live dans le but de maîtriser sa propre langue.Dieu sait combien il n'écrivait pas si mal cet écrivain français qui avait très peu lu les Français.Sainte-Beuve disait de lui que “c’est du latin que vient son français, ce français neul.plein, substantiel.” Latin dans son vocabulaire, dans ses tours, dans sa syntaxe, dans sa phrase, Bossuet l'est encore, et peut-être davantage, dans la forme des mouvements et des liaisons, dans le joint des phrases comme dans le geste.Dans l’ordre des écrivains français, Valéry ne voit personne au-dessus de Bossuet, “nul plus sûr de ses mots, plus sûr de ses verbe* .plus maitre du langage.Sur cette question des influences linguistiques, je crois que nous aurions tort de sous-estimer les sources du français.à la fois grecques et latines.La langue latine, pour une part, explique le sens profond du vrai et du beau français.Comprendre le latin, o'est se rendre compte que l'origine.la genèse et l'évolution de la langue française sont en dépendance immédiate des sources latines.C'est sans hiatus ni rupture que notre français est issu du latin, et à aucun moment de ce passage, personne n'a eu le sentiment qu'il parlait une autre langue que celle de ses ancêtres.D'ailleurs, on continue à voir, d’époque en époque, les hommes de lettres, les grammairiens, les linguistes, s'appliquer à interroger la langue latine pour lui emprunter ses mots les plus heureux.ses figures et ses moyens d'expression les plus rares.A mon avis, ce ne peut être en rompant avec la tradition qu'on améliorera la condition de la langue française ei qu'on pourra en expliquer la vérité et la beauté.Je sais pour ma part que si j'ignorais les langues anciennes, je ne saurais pas toujours comprendre les plus belles pages de notre littérature, encore moins saisir le message d’un écrivain comme Claudel ou la filiation littéraire évidente comme celle qui unit à Horace tant de satires de Boileau.Cet apport, bien qu'il ne soit pas toujours le plu.important de l'héritage des Latins, est incontestable et d une valeur que ne sauraient nier même les plus farouche* adversaires du latin.Je me suis ici brièvement limité au latin.Si l'espace me le permettait, je toucherais volontiers à certains avan tages que la langue grecque est en mesure d'apporter a l’étudiant, comme l'amour de la raison et de l'ordre en même temps que l'amour du beau: je m'arrêterais un moment sur les lois du seul Logos, sur la notion de parole la dominante littéraire de l'éducation; je parlerais aussi du développement de l'imagination, puissance d’initiatives réglées par le souci de la mesure et de l’harmonie; de la délicatesse de la sensibilité, source première de la création: en un mot, du puissant dynamisme de la langue grecque, je veux dire par là une certaine philosophie de la langue qui a permis à Cicéron, par exemple, en partant du grec, de donner au latin, déjà vieux de plusieurs siècles, une frai cheur toute nouvelle, un caractère à la fois personnel et original.Je parlerais également de l'aspect littéraire : de la richesse du vocabulaire grec, si vivant qu'il lui assure le contact avec le "réel contemporain"; de la structure phrasen-logique.autonome, harmonieuse et claire: de l'ordre, la proportion, la mesure, la justesse et la souplesse d’une forme qui s'adapte parfaitement à ce qu’elle veut exprimer; en un mot de l’art d écrire, simple dans ses moyens, mais grand de résultats.Mais je dois, faute d'espace, passer sous silence tous ces bienfants des Lettres grecques, laissant à ceux qui s’intéressent vraiment à la culture, à l'évolution et au rayonnement de la langue française, le soin de se documenter auprès d'un Gilson, d'un Perret ou d'un Festugière.pour n'énumérer que quelques noms illustres cher les humanistes de notre siècle en désaccord avec l’af firmation principale contenue dans le paragraphe 637.Paragraphe 638 Le Rapport Parent fait ici un parallèle entre l’étude des langues anciennes et l’étude des langues modernes, et il conclut que l’une et l'autre revêtent le même caractère d'inutilité ou de gratuité, si le latin ou le grec, l’allemand ou le russe, ne doivent pas servir dans la vie concrète Tout ce paragraphe déçoit parce qu'il est peu clair et contient en plus un vice de raisonnement.En effet, le R.C.P.confond visiblement la gratuité de la première etude, d'ordre purement intellectuel, et la gratuite de la seconde, d'ordre purement pratique, ce que laisse entendre, d'ailleurs, la dernière phrase du paragraphe : “l’inutilité même du latin est l’un des aspects par lequel il rebute aujourd'hui certains jeunes collégiens intelligents et laborieux qui pré féreraient l'allemand".Et pourquoi non- demandons-nous cette préférence de certains étudiants pour l'allemand, si ce n'est à cause de raisons utilitaires, si ce n'est parce que l'allemand est plus près de nous, qu'il fait partie d'une réalité contemporaine, qu’il sera toujour-, possible de s'en servir?Lorsqu'un jeune homme apprend l'allemand — ou toute autre langue moderne — il le fail habituellement dans un but pratique, avec l'intention de le parler, de l’employer un jour ou l'autre dans sa profession, dans des voyages éventuels, etc.Or il n’y a rien de cela dans l'étude du grer On a souvent répété oue l’étude des langues anciennes ne menait à rien; si l'on entend par la qu'elle ne conduit a rien de pratique, j'en conviens, et c'est d'ailleurs de la qu'elle tire tout son mérité, du fait qu elle n'est pus appelée à servir dans la tie de chaque jour.Mais par un heureux para doxe.elle mène également à tout.Ainsi pour ne citer qu'un exemple, disons qu elle engendre chez l'enfant une des plus nobles habitudes humaines qu'on appelle le désintéressement.vertu rare en notre siècle individualiste.Parce qu'il est habitué à étudier sans l'aiguillon d une utilité immédiate, l'élève s’ouvre au travail rie l’esprit considéré comme une fin ; il développe chez lui inconsciemment une formation désintéressée, une aptitude à tout, un intellectualisme ou-\ert consacrant la grandeur de l’esprit.Et tout étudiant qui n'apporterait pas avec lui à l’université le désintéressement dans ses étude- -erait voué à devenir un simple technicien supérieur.L'étude des langues anciennes crée chez l’enfant une disposition d’âme qui lui est indisoensable dans toute recherche sur le plan universitaire.Le Rapport Parent s'est bien gardé d’envisager l'étude des langues anciennes sous eet angle, négligeant ainsi de considérer l'aspect formel, l'aspect édueatif même de la formation rie l'etudiant Pour ma part, laissant de cétr toutes ces distinctions subtiles de gratuite, d'inutilité et de rulture.ie préfère mir dans l'étude du latin et du grec l'avantage d’une formation authentique qui répond aux aspirations de la jeunesse a la recherche de ce qui enchante, c'est-a-dire d un certain idéal de grandeur, de beauté morale, de noblesse d'âme, pour tout dire, d'un tvpe de héros.Pareé que cet idéal se trouvant en Grèce vaut encore, vaut toujours, quels que soient les différences de temps, de lieu, de modes de vivre, il importe, à mon sens, de le chercher plutôt dans “la pureté et dans la nouveauté de son princioe oue dans les diverses formes de civilisations modernes qui en sont dérivées." Si les humanités grecques constituent à elles seules une quintessence et une cristallisation des éternels lieux communs de la pensée et du sentiment humain, mieux vaut cher cher cet idéal dans la pureté même de la langue.(A SUIVRE) fit Pour plus de commodité, nous aurons souvent recours dans cet article au sigif R C.P., c est-à-dire Rapport de 1* Commission Parent.* Le remaniement ministériel par Jean-Pierre FOURNIER OTTAWA — Le depart de M.Jean-Paul Deschatelets prive le cabinet d'un ministre compétent et dévoué.H n'était pas te plut bruyant des ministres, mais il s'acquittait honorablement de ses fonctions, beaucoup plus honorablement que ne l'avaient prévu le plupart des observateurs politiques lors de sa nomination le I avril 1963.Depuis quelque temps, il ne cachait pas qu'il était axcédé par les pressions qui s'exercent continuellement sur le ministre des travaux publics, qui est responsable de l'entretien et de la construction de tout les ouvrages gouvernementaux.C'est en partie pour cette raison qu'il lui tardait d'être relevé de ses fonctions.Le ministre qui le remplace, M.Lucien Cardin, a également révélé de bons talents d'administrateur à la direction de le défense nationale.Comme M.Deschatelets, c'est un homme modeste et discret qui n'e pas oe goût pour les intrigues de la politique.Tous deux ont la réputation d'être d'habiles fonctionnaires en même temps que de médiocres politiciens.M.Cardin n'éteit guère attaché eu poste de ministre esse cié de la défanse, l'un des moins importants du cabinet, mais n'étant pat ambitieux, il n'avait fait aucune démarche pour grimper è un poste supérieur.Il a même refusé les fonctions plus attrayantes qu'on lui a proposées depuis deux ans.M.LEO CADIEUX Le nouveau ministre, M.Léo Cadieux, est un homme de même tempérament que les deux précédents.N'eût été des circonstances très particulières dans lesquelles se trouve aujourd'hui le gouvernement, il est probable qu'il aurait mit beaucoup plut de temps è gagner un poste e l'intérieur du cabinet.Des hommes de le trempe de M.Jean-Luc Pepm, député de Drummond-Arthe baska, seraient passés devant lui.Mais M.Pearson a eu tel-tement d'ennuis avec tes membres de ton cabinet ces derniers temps qu'il prend toutes les précautions pour ne pas s'en attirer d'autres.M.Ca-dieux semble être tout ce qu'il y e de plut sûr : honnête, dévoué, compétent et si discret que le plupart des députés de l'opposition et des journalistes qui couvrent le* affaires du M.Cadieux parlement ne le connaissent même pet de vue.M.Jean-Luc Pépin, qui a failli être promu quand M.Pearson a remanié son cabinet pour le première fois il y a un en, n'éteit même pas dans la course cette fois-ci.On ne lui reproche rien en perticu lier.Au contraire, on le situe parmi les députés le plut intelligents et le plus futés du Québec, mais on le trouve bavard et trop indépendant d'esprit.En outre, l'un des dirigeants de son organisation de comté e été arrêté il y a 1S mois et convaincu d'avoir tenté d'écouler de le fausse monnaie.Il a déjà purgé une sentence de trois mois et demi de pri son aux Etats-Unis et l'affaire est encore pendente devant les tribunaux du Canada.Même si M.Pépin n'a rien eu è voir ni de près, ni de loin avec toute cette histoire, on craint qu'étant donné le climat actuel au parlement, elle n'attire des ennuis eu gouvernement s'il est premu au cabinet.Un député de l'opposition, M.Clément Vincent (PC — Nicolet-Yameska), • déjà laissé entendre privément à set amis qu'il comptait soulever l'affaire è le Chambre des communes è le reprise de la session, le semaine prochaine.Suivent qu'il t'en tirera ou non sens égretinure, M.Pépin sera promis à un avenir plus eu moins brillant dans la politique fédérale.Puisqu'il est probable qu'il t'en tirera très bien, il n'est pet exctu qu'il soit élevé au rang de n nistre dans les semaines qui sut ront Sa promotion fera sans i nuta parti# du remaniement n inis-tériel auquel M.Pearson a vaguement fait allusion hiei Il est è noter d'ailleurs 4ue le premier ministre e mis de remplir le poste laissé va cant par M.Yvon Dupuis, ministre d'Etat qu'on e expulse du cabinet en janvier.Plusieurs sont d'avis que M.Pearson destine ce portefeuille au député dt Drummond - Artha baska.LE RECUL DE M.TREMBLAY Quand on a interrogé M.Pearcon sur les motifs de le permutation de MM.Tremblay et Nicho’son, il a été presque aussi avare d'explications que trois semaines plus tôt au sujet de l'expulsion soudaine de M.Yvon Dupuis."De tels échanges de portefeuilles sont affaires courantes è l'inférieur d'un cabinet", a-t il dit.Dans le cas de M.Tremblay toutefois, il est clair qu'il s'agit d'un recul.C'est le deuxième fois qu'il est permuté depuis son entrée dans le cabinet le 8 avril 1963.Il avait d'abord été nommé ministre d'Etat et promis au portafeuille de l'agriculture da l'Est qu'il n'obtint jamais parce qu'il ne fut jamais créé.Quand un ministère e finalement été établi qui groupait toutes las attributions de l'agriculture de l'Est, mais sans en porter le nom, on l'e confié é M.Maurice Sauve et M.Tremblay est passé è l'immigration.Aujourd'hui, il laisse l'immigration, ministère relativement important, pour tomber aux postes, fonction presque exclusivement administrative.Si on ne peut parler de rétrogradation dans les 7 cas, en peut eu moins perler d'échecs.M.Sauvé, par contre, affirme de plus en plus d'autorité.Même si tes changements annoncés vendredi ne l'ont pet touché, ils sont un indice de son influence croissante è l'intérieur du cabinet.Il avait appuyé la candidature de M.Cadieux et le premier ministre ne lui e pas fait défaut.Il ne serait pas étonnant, d'autre part, que M.Pearson confie prochainement e M.Sauvé des responsabilités supplémentaires, notamment celles de l'habitation qui relèvent aujourd'hui de M.Nicholson.Celui-ci devra sans doute abandonner cette fonction mainte nant qu'il est passé é l'immigration at il serait naturel qu'elle sait annexée au portefeuille de M.Sauvé qui de viendrait ainsi une sorte de ministre de l'aménagement du territoire.Appui à l’Union des artistes Monsieur le rédacteur, A la suite d'une déclaration publique dans votre journal, le 7 janvier 1965.le premier vice-president de la F.T.Q.et repre-sentant des Métallurgistes unis d'Amérique.M.Jean Gérin-La-joie.a déclaré ce qui suit: “Actors Equity pratique en fait non pas du syndicalisme international, mais du chantage international, et cette conduite d'Actors Equity à la Place des Arts est révoltante.Ce syndicat américain se conduit tout simplement comme si le Québec et le Canada n'existaient pas,’’ a-t-il dit.Soulignant que l'ait lui-même est international et qu'il s'occupe de moins en moins des frontières.M Gérin-Lajoie a précisé qu'il e-i essentiel pour les ar- ; tistes do pouvoir circuler d'un pays a l'autre sans egard a leur : langue ou a leur origine natio-1 nale.“Personne n'a suggéré d'ailleurs que la Place des Arts, soit fermée aux artistes américains.” M.Gérin-Lajoie a ajouté: "Cependant, l'artiste lui.appartient à un pays et les artistes de chaque pays ont droit au syndicat de leur choix.I^es relations entre les artistes des divers pays doivent se fonder sur le respect mutuel de chacun." Apres avoir déclaré qu Actors Equity est le syndicat national des artistes américains qui compte dans ses rangs bon nombre d'artistes québécois et canadiens, le porte parole syndical s'est demandé: "Puisque l'L’nion de- Artistes n'a aucun statut aux Etats-Unis, pourquoi Actors Equity aurait-il un statut au Quebec?" M.Gérin-Lajoie s'est egalement élevé contre les menaces d Actors Equity de boycotter la Place des Arts 11 a rappelf que les syndiqués canadiens ont appuyé en bloc le Congrès du i Travail du Canada dans sa lutte avec les dirigeants du syndicat américain des Marins : "Le boycottage des artistes du Québec me semble aussi condamnable que le boycottage des marins canadiens”, a dit M.Gérin-Lajoie.“Qu'il se passe dans des sal-.les d opera ou dans les ports des Grands lacs le boycottage reste loujours du chantage et ne constitue qu'une caricature du vrai syndicalisme".A la suite de cette déclara tion.le confrère Joe Patafie a présenté une motion qui fut adoptee a l'unanimité par rassemblée du 11 janvier 1965 du local 6486.et il fut décide de vous faire parvenir cette lettre d'entière approbation pour cette prise df position du premier vice-président de la F T.Q Bien à vous.Charles BOUCHARD, prés., Jean-Claude SOCQUE, sec.-archiviste.Métallurgistes unis d'Amérique, Local 648é, Valleyfield, P.Q.LE CITOYEN DU QUÉBEC te doit d'étre informe sur le* problèmes de l'heure l.es citoyens informas d# ]a rhosp politique et de» Institutions au sein desquelles Ils uvpnt sont plus emlins a nBtéVMMT auy problème» politique», à y apporter une contribution positive, à respecter le Jeu normal des institution».•• Abbés Ition et O’Neill.'L* C foret; eu -n démocratie’ CAISSES DE RETRAITE, FISCALITE, TAUDIS ET RENOVATION URBAINE, LE COUT DU METRO, DE L'EXPO ET DES DIVERS SERVICES PUBLICS, L'AUTONOMIE MUNICIPALE v* LES FUSIONS: ces choses vou* interet sent-elle* T Sujets brûlants d'actualité traités dans une atmosphère amicale.Groupes limités a 15 personnes.Préférence accordée à ceux qui auront fait parvenir le coupon.Assistez i la première réunion à l'Ecole, mercredi le 17 février à I hret, sans «ucun* obligation.L'Ecole de Science Sociale Henry George, 4278 ovieet, boni.Dorchcaic- Montréal *f.Qurb,r Nom (lettre* moulees) Adresse .Tel.: .i i ILS DISAIENT QUE J'ETAIS TROP JEUNE POUR GAGNER $12,000 ! Je suis peut-être chanceux, mais je suis heureux.Lorsque ma compagnie eut besoin d'un nouveau gérant de district.j'ai offert mes services.Mes compagnons de travail, mes parents et amis disaient qus j'étais trop jeune, fis lurent surpris lorsque je fus choisi.Cette nouvelle fonction nie rapporte $12.000 par année.11 se peut que ce soit seulement grâce à la chance.Mais il se petit aussi que ce soit grâce au cours de Culture Humaine de l'Institut de Personnalité.Je savais que j’aurais pu me passer de ce cours, mais je l'ai suivi quand même, par curiosité, vu ras ou je découvrirai* au moins une idee nouvelle Or.mon patron m'affirme que ce rouis m'a transforme en moins de f)0 jours.Selon lui.la vraie confiance en soi a remplace la peur de l'opinion des autres j'ai appris a triompher de mes soucis par un enthousiasme constant; i'ai acquis l'esprit de déci-¦.ion qui me donne le goût de l'initiative, le désir do responsabilités, la perseverance malgré les difficultés; j'ai réussi a vaincre ma timidité, je suis à l'aise partout et j'ai beaucoup plus d'entre gent; enfin, j'ai maîtrisé le trac, et je peux maintenant prendre la parole et faire valoir mes idées devant n'im porte quel groupe.Cet exemple est typique.Si vous pensez que ce cours s adresse seulement aux ins truits, aux timides, aux jeu nés et aux riches vous vous trompez.Il aide toute personne (hommes ou femmes) de 18 à 75 ans.La seule condition requise est d'avoir l’ambi tion de s'améliorer sans cesse pour réussir toujours de mieux en mieux.C'est un cours sérieux, dirigé par des professeurs spécialisés, qui considèrent leur profession comme une vocation.C'est un cours pratique le 15 semaine», tin seul soir par semaine, ne comportant au cun travail a la maison < e«1 un eottrs de qualité, reenm mande depuis 1954 par plu» de 6 000 gradues enthousias tes.Pourquoi ne pas consacrer seulement une soirée de votre vie pour en juger vous-méme la méthode et lea résultats?Soyez des nôtres, venez assister a une démons (ration gratuite lundi, le 15.vu mardi.le 16 février, à « heures p.m.au Palais du Commerce, suite 219 (entrez par 1600.rue Bern et prenez l'ascenseur).Pour obtenir le nouveau dépliant gratuit P E P, signaler B42-8186 NICOLE GERMAIN Directrice de l’Académie Pierre r ^ %* i.'u PIERRE LeBLANC Fondateur cl directeur general JEAN LOUIS CACNON Directeur de l’Ecole de la Communication studio 5316 inc LISTE DES COURS PROFESSIONNELS COURS DU JOUR OU DU SOIR DEBUTANT LES 15 FEVRIER ET 27 SEPTEMBRE 65 1 *¦» examens d'entrer pour septembre prochain auront lieu samedi, le 3 avril 1W5 a 10 h.de l'avant-midi.I n prospectu* vou» sera envoyé »nr dt mande • COURS DE DECORS D INTERIEUR ,T)om,e * }* proportion dt »«» talents Pour mieux veut illustrer ce cour* en vwo le programme M0T du m#übl* • Dessin du Meuble o Rendu o Creation o Rendu préliminaire a Dél FOI R DESSIN TECHNIQUE Ray moud Ol‘ l MET DESSIN A MAIN LEVEE Kobrrt BK1.AIR LES TECHNIQUES DE PRESSE DESSIN INDUSTRIEL Yves MARSAN — persppet Date ri'e dessin ,1e haute mode $74 Dale d'entree: mardi le 16 fev.de 6h.à 8I1 ive et dessin linéaire 574 entrée: mercredi le 17 fev.de 8I1.à Hih — dessin d'observation $74 _ Date d'entree: jeudi le 18 fev.de 7h.30 à 9h.30 — méthodes de reproduction $74 Date d'entrée: jeudi le 18 fev.de 8b.à lOh.— spécialit é dessin architectural $74 Date d'entrée: jeudi 18 fév.de 8h.l5 a 10h.l3 GEOGRAPHIE Jean-Maria PKLKT DICTION ET PHONETIQUE Jarqurs LAURIN ANNONCEURS PAROLE ET PERSONNALITE Jxqiin LAURIN RELATIONS PUBLIQUES LA LANGUE FRANÇAISE Guy ROI LTZON JOURNALISME 4ean-!.nuls GAGNON $37 Date d entree: lundi le 15 fev.de 9h.à lOh $37 Date d'entree; mardi le 16 fev de 7b.à 8h.spécialité disque Jockev $50 Date d'entrée: marri, le 16 fev.de 8h.a 9h.30 expression orale section mixte $74 Date d'entree: mardi 16 fev.de 8h,15 à lOh.15 cours d'initiation $74 Date d'entrée: mercredi le 17 fev.de 7h.à 8h —stylistique $37 Date d'entree: jeudi le 18 fév de 8h.à 9h reportage $37 Date d'entrée: jeudi 18 fev de 9h 15 à 10h.l5 ECRITURE RAPIDE Varie, DACTYLOGRAPHIE Lim GIGUERE "speedwriting' 2 soirs pat -emaine) $74 Dale d'entree: mardi et jeudi les 16 *1 18 fév de 7h.a 8h cours complet ,2 soirs par semaine) $74 Dale d entree: mardi et jeudi les 16 et 18 fev de 6h.à 7h.COURS Dt CHARME ET PERSONNALITE DE L ACADEMIE PIERRE DEBUTANT LA 5EMAINE DU 29 MAR5, FINIS5ANT MI-JUIN 196$ ASPECT PHYSIQUE Kdilh SERVI ELEGANCE I«abrita GOHKII COMPORTEMENT SOCIAL Marrrll, E.JAtQt'M PAROLE ET PERSONNALITE Jarqu„ LAI R IN — maquillage S50 Date d’entrée: lundi le 29 mars de 7h.À 8I1 30 — demarche et maintien $50 Date d'entrée: lundi 29 mars de 8h.30 à lOh cliquette moderne $50 Date d entree mer SI mars de 8h.30 a lOh expression orale $J0 Date d entree mer 31 mars de 7h â 8h 30 Pour tout renseignc'nmt concernant run ou Vautre de ces cours, communiques : studio 5316 studio 437enr 5316.ave du Parc, Montréal 437, rue Caron, Québec Tel.: 273-9511 Tél.: 529-4961 Ouvert tous ie* jour* jusqu’à 9 heures du soir el le samedi jusqu'à 3 heures SIX LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 15 FÉVRIER 1965 théâtre * musique * cinéma * variétés le bruit de la ville PREMIERE Ce soir, & 20 h.30.au Théâtre Stella, le Rideau-Vert et ses comédiens, Yvette Brind'-Amour, Monique Miller, Genevieve Bujold, Gérard Poirier, Benoit Girard.François Tassé et André Cailloux, le metleur en scene Georges Groulx, le décorateur J.C.Rinfret, le costumier François Barbeau, créeront la piece de Françoise Loranger, ‘’Une Maison, un jour”.BLANCHIMENT l,a police madrilène a interdit à David Lean de faire chanter "L'Internationale” a ses f gurants au cours d'une scène de tournage du "Docteur Ji-vago”, manifestation de rue è Moscou vers 1310.Cette scène étant tournée dans le quartier de Canillas, à Madrid, la ¦police du quartier est intervenue pour que David Lean sunprime "L'Internationale'’.Elle a été remplacée par "Var üovie Blanc", qui a dû être enregistré en "play-back": aucun des figurants ne connais-«aient ce chant.Un proverbe (pas espagnol) affirme: “A blanchir la tête d’un nègre, on perd sa lessive".IEMMY GODARD: Scénariste, dialoguiste et metteur en scène, Jean Luc Godard tourne dans Paris “Une nouvelle aventure de Lemmy Caution", avec Eddie Constantine et Anna Karina.MATINEE En hommage à Wilfrid Pelletier, fondateur et directeur des Matinées Symphoniques durant vingt-huit années, ces Matinées de l'OSM, à l'occasion de leur trentième anniversaire, organisent un concert à 15 h 30 mercredi à la Place des Arts, qui sera placé sous la présidence du maire de Montréal.FLORENCE Dans “Le Monde” de vendredi, à propos du “Festival des peuples" de Florence, on mentionne encore, au titre de la rétrospective du cinéma canadien."The Days of Whisky Gap", de Colin Low, “Les Petites Soeurs”, de Pierre Patry.et "I Was a Ninety-Pound Weakling", de Wolf Koenig et ! Georges Dufaux, “énumérant avec humour les moyens de rester svelte”.RIN Au Forum, le 3 mars, h 20 h.30, Gala 65 du RIN avec une pléiade de vedettes (Monique Leyrac, Claude Léveil-lée, Pauline Julien, Renée Claude.Jacques Blanchel, Claude Gauthier, Jean-Guy Mo- | reau.Hervé Brousseau .) et l’orchestre d'André Gagnon.L'ESCALE Le Centre d’art de Chôme dey nous annonce que son groupe de théâtre amateur “L’Escale”, sous la direction artistique de .son metteur en .scene, Philippe Régnier, présentera les 24, 25, 26 mars prochain, a 20 h.15, une comédie de Georges Feydeau le "Dindon", en la salle de l’Ecole secondaire Saint-Martin.horaires des spectacles THÉÂTRE Pi AC E DES ARTS — "La Travlata”.H 00 COMEDIE CANADIENNE — “Eps beaux (limanchPN" — 8.10.VHKATRK DU GE8U — "l/annonce fallp à Marlp” — 8.lo TIM ATRK DE LA PLACE — “Pain Hcurre" — 9.00 — sam.— 8.00 -10 .10.RplArhe lundi.8.10, sain.; 7.30, dim.OKTIIM AI : • KlomlvkP” 8 10 — Dim.MO.HHache lundi.THEATRE DU RIDEAU-VERT — “l nr maison, un Jour** — 8.10 BAI TIMHANQUKS — “I.’oppra noir” 4pu., vpo., sam., dim.—- 8 IV BOULANGERIE — “Trail» d’humour al pagp» d’amour” — Jeudi, ren., sam.8.30 — Dtmancha T.30 THEATRE d« (.’ESTOC, Qutbea — “Impromptu à loUir” - 7.30 CINEMA CINEMATHEQUE — “Potemkin** — 8.00 ALOUETTE — “My Fair Lady’» - 8 00 uiprr.»am.dim.?00 AVENUE — “A Jolly Rad FpIIow” — I 00 - 3 00 .5.05 - 5.00 - 8.55 IU.IOU — “Le* croulant» «p portent bien”: IMS - 4.12 - 8 09.— “La rrndez-vou»”: 1.45 - 5.42 - 9.39 CANADIEN: — “le dlabolque Dr Mabuse” — 12.00 - 3.15 - «.20 -9 45.“L’enfer rert” — MO - 5.00 -8.15 CAPITOL — “The Disorderly Orderly’ 10 15 - 12>.25 - 2.35 - 4 45 -6 35 - 9 05 CHAMPLAIN — “Le Cardinal” - 1.15 - 4.45 - 8 IS CHATEAU — “Goldflnger” — 1.00 515 - 9.35.CINEMA FESTIVAL — “la femme des dune»” (sur semaine) 7 30 -b.30 (dimanche seul.) I.Î0 - 3.30 -5.30 7 7.30 - 9.30 CINERAMA THEATRE 1VPEPIAL — “Circus World’’ — 8h.30 tous le» soirs.’h.mere, et xam — Dim.1.00 - 4.45 - a 10 — Enfant» 10 an» e( plus admis mercredi et samedi •» h dim.1 h DAI PHIN — “L’homme de Rio" — 7.10 - 9.10 Sam.et dim.1.10 -3.20 - 5.23 - 7.35 - 9 40 ELYSEE—Resnais “Les fiancés’’ lun.au ven.7.30 - 9.30ê Sam.: 1.30 - 3.30 - 3.30 - 7.30 - 10.00 Dim.: 1 10 - 3.30 - 5.30 - 7.10 - 9.30.Eisenstein: “Le petit boMaI même Itondro EMPIRE — “Les Jeux de l’amour” - «.30 - 9 45 — “Les enrage»’’ — 8.15 ERANÇAI8 — “La viergre de Nuremberg’’: 11.45 - 1.00 - fi 20 - 9.35 — •Hypnose”; 10.00 - 1.10 - 4.23 - 7.40 GRANADA — “Hypnose”: 2.55 - «15 - 9.40 — “La vierge de Nuremberg” 1.00 - 4.20 - 7 40 KENT — “3« Hours” - 1.00 - 2.50 -4.55 - « 55 - 9.00 LAVAL — “La bonne soupe” — 2.30 - 6.05 - 9.45 * •Le srandale” 12.10 - 4 05 - 7.45 LOKW’8 — “38 Hours” — 10.10 12.20 - 2.30 - 4 45 - 6.55 - 9.10 LA 8CALA — “Chaleurs d’été’’ 12.40 5.15 - 9.50 — “Le cabaret des filles j perdues” 2.10 - 6.15 — “Les poupée» d’amour” 3.45 - 8.25 MERCIER — “Le mystère de la Jonque rouge": 1.50 - 5.00 - 8.05 — “Le manoir maudit: 12.20 - 3.25 • « 35 - 9.45 MON Kl.AND — “Good Neighbor Sam’’ 1.00 - 5.10 - 9.30.“The New Interns” 3 05 - 7 15 OKPHFUM — “Emil and the Detectives” — 11.00 - 1.40 - 4.15 - 7.00 9.35.OUTREMONT — “The Disorderly Orderly” 2 55 - «.15 - 9.35.“Fun In Acapulco” 1.05 - 4.25 - 7.45 PAPINEAU — “Hypnose”: 2.55 - « 20 - 9.50 — “La vierge de Nuremberg” - 12.55 - 4.20 - 7.45 PALACE — “Sylvia” - 10.05 - 12.10 2.15 - 4 10 - «.45 - 8.55 PARISIEN — “Ooldfinger” — 10.05 12.20 - 2.35 - 4.50 - 7.05 - 9.30.PLACE VILLE-MARIE — “Marriage Italian Style” — 1 00 - 3.10 - 5.15 - 7.25 - 9.35 — (Petite Salle) — “Three Penn?Opera” - 12.20 - 2.20 - 4.30 - 6.35 - 8 45 PLAZA — “le diabolique Dr Mabuse” - 12.00 3.15 - 6.20 - 9.45.| “L’enfer vert” 1.40 - 5.00 - 8.15 RIALTO — "Devil Doll” - 3.10 - i • 30 - 9.55 — “Bikini Beach” - 1,10 - 4 30 - 7.30 RIVOI.I — “La vierge de Nuremberg": 2.55 - 6 23 - 9.50 — “Hvp-nose”: 12.55 - 4.20 - 7.45 SAVOY — “Pink Panther” - 1.20 -5.25 - 9.25 — “Women of Straw” - 3.15 - 7.20 ST-DEN IS — “Carmen de Grenade” - 12.25 - 4.55 - 9 20 — “Festivals de la mode’’ — 2.20 - 8.20 — “Brèves amours" — 3.25 - 6.23 SEVILLE — “Le Gendarme de St-Troper” — 1.15 - 3.15 - 5.20 - 7.20 9.20.SNOWDON — “Sylvia” - 1.00 - 2.50 - 4.53 - 6 55 - 8.55 STRAND — “Devil Doll” - 12.00 - 3.20 - 6.40 - 10.00 — “Bikin Beach" - 10 00 - 1.20 - 4.40 - 8.00 VERDI — “Pot Bouille” - 5.30 - 9.30 Dun.: 1.30 - 5 30 - 9.30 “La morte saison des amours” 7.40 Dim.; 3.40 - 7.40 WESTMOUNT — “Mar?Popptns” -1.00 - 3.30 - «.0 - 8.30 RADIO‘’§B!B@ïïû®K] • A Ih 30.Une demi-heure avec.Alain Oerhault, texte de Pierre VÜlon.e A la Radio scolaire, h 7 heure*, le français parlé.• A 2h 30 et à 10h.30.Est-ce ainsi que le* homme» vivent ?portera aur l’amour et l’amltlé.• Aux Chef»-d’oeuvre de la musique, A 3 heures, la Symphonie concertante pour violoncelle et orcheatre, de Prokofiev .le 1er Concerto de piano, de l.ls£t.îea danses de Terpsichore, de Préto-riua ; Danses et gaillardes, Quebec Août 1 4 198?104 105 Que Hyd Mar» 1 3' 2 1975 W 87 Que Hyd Nov t 5' t 1986 99’; 10C 4 $*>vk.Mar* 10 5’ t 1982 10r ; 102 - Shawin>g»n WBP 5' î 1977 100‘2 101 ; S awlnigan WAP 4*4 •974 93" j 94 .Sha/.lnigan WAP '970 91’ .92 w OBLIGATIONS MVNICiPALiS City at Mti Nov | 1973 83 «4 City of VII Dec 1 198' 96 97 Cily of OM.Joli.?S’» 1980 9| 10(' Citv Vent.Juil 14 6 ’980 ion» 1031 • Me?at Tor f#v U 3 « 1982 100 BOURSE DE NEW YORK Cour» fournil par la PRISSE ASSOCIE! Cwr» «Mrols Mr rnncM I.DUPONT 4 C».4M WMt, Mu!.DWChMttr 0»L IGATION» CONVI*TIILIS Abitibi P A P 4 '944 )Cé B rwiiian Tract 4’ î i97) 79 Cdn Petrofine 4 97?9’ Cdr», utilities, S-4 1977 151 Inland Cemen* é 1974 89 ln!r»r>d Nat Ga» 1977 99 l ohiavv 4 e 1974 134 Pec P»*# S 1977 104 Sintpson * 5'j 1979 *36 Slmpjon'* 5 1976 210 T C.Pipe Lin» 5 1989 M6 T C Pipe Lin» 5 988 144 Old Town El 4 ’ 4 !9R! ’16 WpSfCOrtSt J , R-CO' upon 1988 I0é Donald P.Hick*, A.I.I.C.C d'A.A.M.Donald P.Hick» viont do «a ioindro i 11 firm# Lanctôt, Booudin A Compagnie Lté», courtier» d'atturanco» gonora loi, et a été élu au coniail d'adminiitration de cette 10-dété.Il s'occupera particulièrement du recrutement des client! tout en continuant è servir la clientèle comme dans le passé.M.Hicks qui a 18 ans d'eaperience dans l'assu.rance est un des administrateurs de la section montréalaise de l'Association des Courtiers d'Assurances de la Province de Québec.Il est également membre des commissions scolaires locale et régionale de Deux-Montagnes, ou il habite.OIL I04TI0NS INOUSteiCLLES 4 Abim," oio Algom» St •» Alum of C*n B A Oil C 8 Atum.C I L fdn Brtwtrt»* C«n OwniMit C « R C P «.Crédit Foncitt1 Dom * toi es Oom Ter Oi-m T pj * i : e fmoeriei Oi-t-dost Accept LobieA Grec.//•ssev F erg *e/noia» Alum Shell OU Shell OU St Lew Core Simpson s Sieinbero’s T»Aders Fin.Weston Geo.t « .* i 5*4 4'é 5'« 5 4*i l?/7 104 9?a «9 071 74 1977 9â ’980 T 00' 1977 101 1913 9V •971 99' T983 95’ m «0 1974 1974 D9 197R ?§ 1964 9$ 1969 14 ’969 93 198?100' 1977 IM 1976 95 1978 100’ 1974 9?' 1977 101' 1978 95 1973 98 1972 9V 1974 98 071 94 105 !00 ?V1 4 99 101 ’ p ?10?Ï é 9é « i tOOnt i 94 91 4 99 « *7 a 94 s 103 •6 1 J 101’3 14 93’« '•l 103 j 9* , 99 100 1 îi 991 j ¦ 97' ?UTILITES An* Cen Tel Alfa Gas Trunk Bel) Telephone Beu Telephone BeM Telephone Bell Telephone Bowate Powar Biazatillan T ri Cf • C.Taiephona Calgary Po.vtr Can Elect Cdn W Nat Gas Coniun»e s Ga» Comurrar's Gas Gt Lakas Pm LaKtiand Nat Gas Maritime Elect Ntld L «.P Nor Ont NGa* Northwestern Ut, Northern Tel Que Nat Gaa Que Nat Gai Que Tel r c.Pipe Line Union Gaa PUBLIQUES 6 1983 101 54 loa1 98 J'i 1979 84 5’ .19?2 101 5 « '*84 10?i » 1*78 105 37« I960 83 1970 /S •’ta 101 1*83 101 1968 >4 198?.00 1984 ICI ’•78 «4’ *.977 101 1982 100 t9R3 100 1*78 97 1982 100 1988 101 1983 99 1985 98 •988 100 1981 99' 1VR7 102 1977 99 vaieurt vente» Haut Bas Per.Net valeur» Vente» Haut Bas Per.Net ACF Ind 2400 •c 78 L» ao 4-2 Hein?2500 45*4 44'« 448b < Addre*» 5500 yy 7 49’$ 50' 3 4 Y% Homstk «800 51 50 50*4 4 2 Allegany 1900 KA» 10’ » 10 3 Honeywell 8400 69-, 68 M» 68’'2 - ’a AMI» Ch 14400 24* • 24 ; 24'» -?*4 Hud B M 700 75’2 75 75’2 4- ’ » Alum Ltd 127 29 28 3 29 4 *4 Ing Rand 4200 42 41»» «7 /-¦t h- g Ig 6600 43 j 8P4 82 > Inferlak» 4000 33»» 32** 33’/v + ' 4 Am Can 30300 43 hi '3 41 4 4 1 c IBM 4300 44’ 439 440r, 4- Am Cy®n 4400 78» « 78 T9 - ' / Int Harv 4500 78* 7 71 784» •+* *• Am Nom* 4000 72’.TO7» 70r» 4 ’* Inf Nick 12100 •O' ¦ 79’ 7 80' 2 +• 7, Am Mot (1700 14 .14J« 14* j •f 1 » Int Pap 4'700 32 4 31', 32 -F ’» Am Smelt 3300 54 4 55’» 55’ e - r e Int Tel T 5300 40*.60 , 60’ ?^ j Am Std 4300 21’/» 21»» 21*4 ITE Ckt Brk 900 43' : 43 43’j 4 »4 Am Sugar 1000 21’2 21 *• 21’a 4 14 John» M ;600 58 • 58 58 Am TefTei 36200 67 téA* 67 Kays Rotn 1700 26 , 25»» 25', Am Too 8700 35;» 35 , •f *» Kellogg 800 56 55 54 Amsted soo 44 43J4 44 4 ’ e Kennecot 5400 101" 00 101 , t-1 Ancnda 9400 58 54*4 57 5 K or vert» 15)00 40 • 38* 4 39'j - ?Armco Sti 3000 65*4 6514 45'¦> - ‘4 Kre$ge 6100 53 4 52», 53 ~ ’ ¦ Armstg Ck 1200 64 64 64 7 4- ’a Kroahier '00 24 .26 26 T e Avco Corp 11800 24 23H 23*4 f *¦ Lib McN L 7400 14' 4 14 14’è BabcoO> 4100 40 39», *0 4 *» Link Belt '300 65s, 65 65 « 4 ’, Balt Ohio !00 34 36 34 .$.4 Litton Ind 8400 13s, •3 83*8 4-1’ •* Bell Ho a 18700 33*» 33*» •f ! 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S .DO S .PACIFIC GAS .PACO .PEPMEATOR .QUE SAV .SFtC .SUPERSOL .TRUST GEN PFD .TRIZAC UN CDN ASSUR .ZODIAK .40 4'’ 12’4 129# *2 94 16 14 t 7 7'j 4’î • *’ .10'ï Les 10 industriels et les 10 mines et pétroles les plus achalandés Voici un tableau des todustrieîj et des 10 mines et pétroles 9U *05 10 210 la semaine dernière, arec leurs changements ; 490 7 410 71 X.INDUSTRIELS MINES 240 260 Volume DerniOre Changm* volume Dernière Changmt 940 960 vente de la vante da la 215 225 etmaina •embina 425 450 35,293 CPR 66 », —l«.•46,150 Patricia Silver .64 —.•1 17» î 19 97,267 Brince 5 V« — Vs «/.JJi Porcuptna .22 —.02 75 —• 32,662 Tr Cnda Crp It ¦4- >• 284,200 Silver Town «0 —.01 i9»4 26,129 Kodiak Peta 1.75 -.20 262,352 Wtstville 35 4-.01 18*4 19’4 26,423 Aluminium 31 >• — *4 226,250 Equity Ex 1 .31 —.01 40 40 26,390 Cdn B raw 11 — » 2 196^13 Nw Wst Amulet .07’j +.B2 •0 25,399 Commodore < *, + ’* 179.900 Silver Summit .25 —.01 » 90 21.000 Cons Paper 44 » t — *• 170,875 Cons Mogador .40 + .05'» 49’ 3 19,510 CAE 14 7, + »« 160,030 Fab .20 —.02 17 ir* 18,510 Steal ef Can.28 «4 — u 150,960 Cons Manitoba JS —.02 175 200 15’s 17 15'i THà 12’-» 13'a *' a 10’s 40 4! 75 5 4 30 31 * EN ARGENT AMERICAIN — Affll Fd Inc 9.04 9.78 American Bus Shrs 4.23 4 58 Boston Fd 10.41 11.38 .Bullock Fd 14.98 16.41 i Dividend Shares 3.80 4.17 .Dreyfus Fa 20.95 22.77 Incorporated Investor» 7.55 8.25 Keystone Cust S-l 25.75 28.09 Keystone Cust S-4 5.40 5.90 1 Keystone Cust K-?5.91 6.45 | Mass Inv Trust 17.31 18.92 , Mas» Inv Gr Stkv 9.51 10.39 Putnam Growth 10.20 11.15 1 Television Electronics 8 29 9.04 Wellington Fd 15.21 16.58 BELANGER OUELLETTE & ASSOCIES Conseillers en administration et ingénieurs industriels • Personnel : cadre» et fonction» • Evaluation do tâches, talairo» • Plans de stimulant» au rendement • Système» et procédure» de bureau Ma • " - Manutention — Mécanisation • Contrôlas : producticn • Organisation : vente».Distribution • Etudes de rentabilité • Planification è longue portée • Structure» financières Continuité de la Direction prix coûtant — achat» — inventaires — budget 1224 OUEST, RUE STE -CATHERINE fuite 7B1, MONTREAL - Ttl.: féé-tSé?4*4 1*4 5 5î4 .4' é 5u 3*4 5*4 5'4 sn 6 5*4 6 85 S'ï 85 3 102 1C4 107 84 t 102 » 10V- •o?; 1C2 102 103 102'i ICI 99' 1 101' » t *1J 37'a 36’* 37 fô’t «S*» 83'4 8?a 15-*b 15’» ’5H r '» 82’a 52 9SU 97'a 20 19/a 20'* 20 6?61’ 5334 53’ 58*4 5B .4 48'• 4714 17^ 17"ï 28’t, 28 44*4 44’1 56'1 55’ 56'* SS3.900 12000 8400 5530 22000 900 96 AS’.12*4 *8 7 -r* 20 •- u 20'4 -f ' • 4N4 4- 4 SJ3* 4- 14 58*i -I-48 ’a 4 *• 17*4 4- ' 4 2B1 ï -t- ’ 1 44' i '3 56’4 -f ’4 56 4 a Salon National de l'Agriculture OUVERT TOUS IES JOURS DE 10.00 LM.k 10.30 P.M.SPECTACULAIRE • FASCINANT — Las plus gros tracteurs modernes - Exposition de chiens et de pigeons - Agneaux pastel* pour la mode du printemps - Concours et magnifiques prix JUSQU AU 11 FEVRIER INCLUSIVEMENT Sheraton Sinclair Socony South Pac Sperry P Std Brand Std O Cat 17*00 Std O ind 10T90 Std O NJ H3400 StudebKr 23600 Sun OU Swlf» Texaco Te* G S Tentron Thiokol Tidewt O Timken T went C Un Carb Utd Aire Utd Corp Un Fruit US Freight US Gyps US Rubb US Steel Vanada Cp Walkers Warn Lam W Un Tel R'a SU 54rt 54’a 83 .82’4 39i» 3834 8^4 Si3 h 83 » — va + + Vn + 34 PRETS HYPOTHECAIRES 1ère et 2ieme hypotheque (jusqu’à 15 ensl Achat balances prix de vente Améliorations domiciliaires CREDIT M.-G.INC.Siège * octal : 31 SAINT-JACQUES OUEST Montréal Québec Victor 2-1788 Tel.: 527-4664 prêts hypothécaires 4 TEP?/ES INTÉRIMAIRES OU MOYENS U t3'» 137« 7*'a 79'» 791*4.'4 71 69»» 71 -f V • 43 42‘'| 42».* + * 81'» t'> 4T î + 7’v TC, 7'» t ’* 64 64 r 64 t 63 « 6/7 62*» 791a /S"» TfH -f 65’i 6?'» 65 ; ^3s4 55i4 ï4*» 55»a +1’» 12-a 12'» 12'4 t ••$ 35 * 3435 4 r 4 *!’• 90' : 91'» +1’» 26î4 261» 4.J» 4900 132j4 131'j 132>4 -F ’4 3200 64 63sii 44 + ’i 1*4 8»a S” i 100 7*00 30300 164700 6*00 1400 2500 1100 3400 4900 4300 1500 2900 4700 33300 1600 400 7100 8400 Wesths El 37800 7200 ir-w i/v» 1/»* 4 53*4 527'» 53 H ~ 81’ î 799» 81‘ j -f 651 » 64' 4 65' '2 4- 51»'3 51 51*« 4- I8r * 18’ii 187» 4- 1» } 38' 38'4 38 • 2TU 37'4 37’2 f \4 36 35’a 36 -fl *4 | 461a 45J4 46’a-41»»; 27 26 1 J6U + Wôolwth Xerox Cp 33500 I15sb 114 1154»-fWi TOTAL DES VENTES : 4,940.000 ^ Cours des huiles Meai> & Co.LIMITVO «TAauit iet4 HEMIRU L ASSOCIATION DE COURTIERS EN VALEURS DE PLACEMENT DU CANADA •OURSE CANADIENNE BOURSE DE MONTRÉAL Téléphone 866-3061 630, OUEST BOUL.DORCHESTER Roger-H Martel Cour» fourni» Hugh- Mackay * Company Offre Dam.PALAIS DU COMMERCE • MONTREAL ANACONDA 5 BLUE CROWN 75 00 CFT 15 16 EDORAN .5 6'V G$P 4’v 7 L V 4 15 MMO T7 29 MOLLUSCA 5’ » TH MTP 28 30 MERLAND 15 18 NYO Î6 79 \ NW RICH ! 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