Le devoir, 21 janvier 1965, jeudi 21 janvier 1965
VOL LVI — NO 16 *j2j> FAIS CE QUE DOIS MONTREAL, JEUDI 21 JANVIER 1965 i*p\ MÉTÉOROLOGIE ¦NSOLIILLI; n«ig« légir* n>i 16 10 SÎHUBFR1 RESERVATIONS: 8493J DOCUMENT LE DEVOIR, MONTRÉAL, JEUDI 21 JANVIER 1965 EDITORIAL L'histoire est-elle une science comme les autres?Le Star, dans son édition de mardi, et Gérard Pelletier, dans Im Prt sar d’hier, ont tour a L>ur commenté une déclaration du chanoine Groulx relative au chapitre lion des bibliothèques publi ques.la conservation et la mise en valeur du patrimoine historique et artistique.On peut penser, il est vrai, que le ministère de l'éducation aurait pu ae charger d'une partie au moins des attributions du ministère des affaires culturelles : il est possible que des transferts interviennent et il est probable que dans plu sieurs domaines, notamment ee qui a trait à la langue d'une part, aux bibliothèques publiques, de l'autre, une action commune par la voie de comités inter-ministériels sera necessaire.Cela dit, 1 utilité d'un ministère des affaires culturelles parait mcontesta ble.en raison de l'immense re tard que nous avons à rattraper et du besoin impérieux de faire cesser un décalage tragique et néfaste entre le développement économico-technique de notre société et.re-connaissons-le.son sous-développement culturel T,'existence et l'avenir d'un peuple qui se dit de langue et de culture françaises en Amérique du Nord supposent que le gouvernement du Québec fasse de l'action culturelle au sens le plus large une de ses priorités.• Les nouveaux nationalismes Il paraissait entendu, au lendemain de la dernière guer re mondiale, que le nations Usine était une valeur con damnée, du moins en Occi dent.Force est bien de cons tater aujourd'hui qu’il n'en est rien : il ne s'agit plus d'ailleurs du nationalisnre ex pansionniste aboutissant a l'imperialisme ou du nationalisme exalte et doetrinaira conduisant souvent au racisme mais d'une aspiration a la dignité et à la liberté de groupes qui ont retrouvé ou développé le sens de leur identité.I.a dernière livraison du journal intérieur des groupes "Esprit” annonce que le prochain congrès Esprit (début mai) sera consacré au thème “le* nouveaux nationalismes ", à partir notamment d'une etude sur le nationalisme québé- L'Europe entre une véritable A propos de "Chemins de Vavenir” union et l'hégémonie des E.-U.L'election du president Johnson, l'arrivée su pouvoir d'un gouvernement travailliste en Grande-Bretagne viennent d’accélérer brusquement une évolution engagée depuis un peu plut d'un an.un mouvement qui conduirait, s'il devait se poursuivre.au renforcement de la tutelle économique et politique des Etats-Unis sur les pays d'Europe occidentale et à l'échec des tentatives de rapprochement et d'harmonisation poursuivies sur le continent durant la dernière décennie.Trois problèmes sont au coeur d'une controier.se dramatique pour l'avenir du monde occidental, trois thèmes qui, par la nature des choses, s'enchevêtrent: le Marché Commun, la force de frapi** multilatérale et la collaboration technico-scientifique franco-anglaise 'ymbolisée par l'avion supersonique "Concorde", L* Marché Commun La question du prix des céréales a mis en question le -Marché Commun.S'agif-il d'un prétexte ou d'un obstacle irréductible?I/C nombre de paysans allemands, produisant surtout du blé.atteints par la réduction des prix, est faible, et une formule financière permettant de compenser leur manque à gagner pourrait être aisément trouvée.Mais nos voisins savent que le problème dépasse les céréaliciilteiirs, que l’engrenage une fois mis en route, toutes- les productions agricoles y passeront et qu'un abaissement de* prix aux niveaux évoqués par la commission de Bruxelles de la C E E.atteindrait beaucoup d'exploitations allemandes.Ür ce qui est vrai aujourd'hui le sera tout autant en 1967 ou en 1970 Pourquoi le Chancelier Erhard s'efforce-t-il alors de repousser le plus loin possible la mise en oeuvre effective de la jiolitique agricole commune?Ne serait-ce pas qu'il escompte que l'Allemagne, d'ici quatre ou cinq ans, sera presque capable de satisfaire sur son sol ses besoins alimentaires grâce aux encouragements donnés, par des prix artificiellement élevés, entre-temps à ses producteurs?Pour son compte el dans l'optique du Marché Commun, la France, pays à vocation agricole, ne peut accepter cette dernière perspective, ni continner de supporter les inconvénients economiques actuels d une agri cull lire sous-rétribuée qu'il faut donc étayer par des transferts de plus en plus importants: ceux-ci pèsent finalement sur l'industrie.Celle de nos voisins d'outre-Rhin, au contraire, se félicite de la poursuite des importations agricoles de pays tiers, qui facilitent a la fois l'exportation de produits manufacturés et l'abaissement du coût de la vie en Allemagne Malgré la gravité des intérêts en cause, l'agriculture n'est donc pas l'essentiel.Lors qu'on étudié attentivement le cours des événements depuis l'introduction, par le Blindes tag, d'un préambule limitatif au texte du traité franco-aile mand on constate que la collaboration entre les deux pays, indispensable fondement de l'Europe a Six, se vide pro gressivement de sa substance du fait de l’Allemagne fédérale.Tous les projeUs de fabn cation militaire en commun ont échoué, chaque fois au' profit d'une formule germa no anglaise ou germano-américaine: dérobades en chaîne qui viennent d'être aggravées encore par l'accord militaire signe à Washington par le ministre de la Guerre de Bonn.Quant au Marché Commun, on se rappelle le mal que nous eûmes a faire accepter les textes de principe d'une politique agricole commune.La politique énergétique achoppe elle aussi sur des objections bien plus nombreuses du coté allemand que de notre pari, l^s relations entre ressortissants des deux pays au niveau des professions ou des entreprises.qui étaient fort prometteuses au cours des premières années du Marché Commun, ne débouchent plus sur la definition d'une politique économique commune.Tout se passe comme si les responsables allemands avaient choisi la politique des grands espaces.de la zone de libre-échan ge élargie au monde atlantique.même si cette option devait conduire à sacrifier le Marché Commun; cette preference a été manifeste lors cois et d'un rapport du sociologue Georges Lavau sur les manifestations du nationalisme wallon, jurassien, de celui des Autrichiens du Haut-\dige (Italiet.d'autres encore.La question sera posée aussi bien au plan politique qu’au plan philosophique (signification de la "resurgence du fondamental”, selon une expression chère à Jacques Berqur.contenu de l'aliénation, etc.) Votons en passant la grande qualité que conserve la revue "Esprit" el le choix heureux des thèmes qu'elle propose a la réflexion de ses lecteurs.Elle publie par exemple une livraison spèciale, ce mois-ci, sur le risque, la notion du risque dans le monde contempo rain, sous les angles éthique et philosophique d’ailleurs plus que sociologique.Viendront ensuite des numéros spéciaux sur les étrangers en France et sur l'enfance handicapée.On doit aussi reprendre et approfondir le thème de l’université qui a fait l'objet voici quelques mois d'un remarquable numéro spécial: (Faire l'Université).Enfin, on met en chantier un numéro sur le langage.J.- M.L.des débats préparatoires au Kennedy Round Non-sent ds la M.L.F.N'est-il pas significatif que la commission executive du Marché Commun, par definition objective et.de plus, présidée par un Allemand, défende dans la crise actuelle des positions très voisines de celles de la France, comme d ailleurs dans les discussions sur l'entrée de la Grande-Bretagne dans la C.K.E.et lors de la crise de 1961 relative à l’élaboration des principes d'une politique agricole commune.La force de frappe multilatérale parut à l’origine une idée si saugren e que person ne ne la prit au sérieux, sauf ses inventeurs du State Department.Les diplomates ame rieains espéraient ainsi arrêter la diffusion des armes nucléaires: quant au gouvernement allemand, son engouement pour le projet n'est guère explicable autrement que par le désir de fournir aux Etats-Unis un gage de bonne volonté.¦Or.quelle sécurité supplémentaire apporteraient à l’Europe des Six une ou deux douzaines de navires de surface facilement reperables.arme-de fusées Polans, meme si leurs équipages sont mixtes.Uni que l'emploi de ces armes demeure sous contrôle américain’’ Si le président des EtaU-Unis.appliquant la doctrine MacNamara de la “riposte flexible", refuse d'utiliser les armes thermonucléaires américaines pour répondre à une attaque non atomique contre l'Europe (1).il est bien évident qu'il n'appuierait pas non plus sur la gâchette de la F.M.l.La stratégie lhermonucleai-re "contre-villes'' avec le type de fusées existâmes implique le quasi anéantissement de l’adversaire et.du fait de la risposte.le même sort pour l’attaquant initial: c’est sur cet équilibre de la terreur qu'est fondée la dissuasion.A la limite, la bombe H est une garantie de paix entre les nations qui la possèdent et qu’on sait décidées à l’utiliser si elles sont attaquées.Mais quelle nation, même pour protéger un allié, risquera le suicide.alors quelle n'est pas attaquée elle-même?D'où le scepticisme français quant à l'efficacité du "parapluie atomique" américain d’où la nécessité de posséder et s motivations du gouvernement français dans cette affaire, un tel geste n'a pu, en effet, que relancer le mouvement de spéculation, si même celui-ci avait eu tendance à s'atténuer.Les plus pessimistes songent qu'il pourrait même influencer les banques centrales du Commonwealth, qui détiennent actuel lement une somme de l'ordre de 3 milliards de livres sterling — en principe convertibles — el qui ont eu la bienveillance de ne pas vouloir s'en défaire jusqu’à présent.L’idée qu'à Ottawa ou a Canberra on pourrait finalement montrer un peu moins d'esprit de famille à l'égard de la \ieille dame de Threadneedle Street fait évidemment frémir Mais c'est une hypothèse si sacrilege envers les traditions les mieux ancrées du Commonwealth que personne ne l'envisage sérieusement.T.es experts britanniques, au demeurant, expliquent volontiers que la situation est en définitive moins dramatique qu'elle n’en a l'air, qu’eile ne peut que s'améliorer au cours îles prochains mois, et que la Banque d'Angleterre, donc, a de bonnes chances de gagner Plusieurs l*ct*urs nous ont fait part d* leurs impressions sur le dernier ouvrage du chanoine Groulx, à la suite notamment de I* publication d'un bloc-notes du directeur du "DEVOIR" à ce sujet.Voici des extraits d* I* plupart d'entre elles.Monsieur le directeur, “J'ai été peiné et même blessé de la désinvolture avec laquelle vous traitiez, notre historien national.Même si certains aspects de son dernier ouvrage appelaient, selon vous, quelques réserves, il n appartenait pas au directeur du "DEVOIR" de les formuler avec vivacité.Notre journal nationaliste n'a pas le droit de minimiser l'immense prestige d'un homme qui a consacré sa vie aux inleréts de la nation canadienne-française et qui reste le symbole vivant de la fierté et de la fidélité.Jamais Bourassa.Pelletier ou Fi-lion n'auraient tenu de tels propos.Je déplore avec bien d'autres un changement progressif dans l'attitude du "DEVOIR ".Zoel Parent Monsieur le directeur.La lecture du dernier ouvrage du chanoine Groulx inspire l'enthousiasme et provo- se de la these française Dans une telle perspective, les Français comprendront-ils qu'il est essentiel de taire les égoïsmes, d'atténuer les antagonismes doctrinaux, d'admettre, en particulier pour ceux qui se proclament Européens, que l'objectif importe plus que les méthodes et qu’il esl urgent de resserrer les rangs autour de l'Etat pour le bien du pays et du continent?(Bulletin d'information du Bureau politique du Comte de Paris) son pari.l,eurs arguments sont multiples.Des raisons d'espérer • l-e premier et il e-d de poids — est que les autorités financières de Grande-Bretagne ont réussi a li t le sort de la livre sterii i:.a cc lui du dollar.Il esl maintenant clair dans l'esprit de tout le monde, assure-t-on à Londres, que le dollar et la livre sont pratiquement des monnaies jumelles.Comme les Américains n'ont aucune intention de dévaluer le dollar, une dévaluation de la livre est également exclue ( "est en somme eomm: si la livre étrit garantie no i seulement par les res-rves et le crédit de la Grande-Bretagne.mais également par ceux des Etats-Unis.Cet argument se prolonge par une observation complémentaire : dans la mesure ou les Allemands ou les Japonais, par exemple, songeraient à so désolidariser des intérêts du sterling, toute l'influence de Washington s'exercerait pour les en dissuader.• Autre point avorable les besoins internationaux en sterling.C’est un fardeau pour la Grande-Bretagne que d'avoir à fournir le monde en monnaie d'échange, mais c'est également un avantage dans la mesure où Eon ne peut se passer entièrement de sterling, ou il en existe un besoin perma tient.Les opérations de con version a terme imposent à ceux qui se défont de leurs livres une charge financière '3) dont ils sentent malgré tout le poids.Si une dévaluation finit par leur paraître improbable à brève échéance, un retour vers le sterling constituera pour ces hommes de peu de foi une économie substantielle.• Troisième raison d espérer : les facteurs saisonniers qui jouent en faveur de la zone sterling dans le premier semestre de l'année, ("est IV-poque, en effet, ou les grands pays du Commonwealth vendent les matières dont ils sont producteurs et enregistrent en conséquence leurs principales rentrées en devises autres que la livre, et notamment en dollars.Réduction du déficit commercial ?A ces divers arguments s'ajoutent enfin les pronostics selon lesquels les mesures ri'assainissement prises par le gouvernement.quelle que soit la manière dont elles ont ele de cidees, finiront bien par porter que l'admiration.C'est un exposé lucide des défaillances de notre temps et des taches exaltantes qui nous attendent.Livre de bon sens, livre profond et vrai, il devrait être médité par tous les éducateurs: il mérite d étre largement dilfusc et sérieusement étudié.Joseph Ferland Cher Monsieur Ryan.Je crois qu’il serait important que vous repreniez la lecture du dernier livre du chanoine Groulx Ensuite, il faudrait reprendre ce malheureux bloc-notes et en écrira un aulre qui soit plus juste u l'endroit dt ce livre magnifiquement jeune et constructif.Il faut garder ce livre tout près de soi et le relire souvent.Notre nation entière devrait se lever pour dire merci au chanoine Groulx .de nous avoir donné, à l'âge de 87 ans, un tel livre.Mm* J.S.Monsieur, “Je crois que vous ne rendez pas tout à fait justice â l'ensemble de l'ouvrage dn M.Groulx et au bien qu'il peut accomplir" vous a écrit un charitable lecteur.Pour ma part, j'ai lu cet ouvrage deux lois et je me demande ce qui a pu vous inciter à dire que Lionel Groulx aurait riü sen tenir à sa première résolution qui était de ne plu* écrire.C'est surtout la deuxième partie de ce livre, intitulée "les tâches exaltantes", qui a soulevé mon en-thousiasme.Tous les jeune* Québécois qui s'interrogent et se demandent que faire pour retrouver leur dignité d'homme n'ont qu'à lire ces directives.C'est clair et précis, franc et direct.Vous ne pouvez vous permettre de détourner vos lecteurs des Chemins rie l'Avenir.Michel Pelletier, étudiant leurs fruits.T.es chiffres de la balance commerciale pour la mois de novembre 1964 ont déçu.Ils faisaient en effet appa-raitre une augmentation des importations de 19 millions de livres (4) et uu nouvel accroissement du déficit.Mais, obsci-ve-t-on, la surtaxe de 15 F instituée le 26 octobre n'avait pas eu le temps d'agir à l'époque.Son effet, en revanche, devrait se faire sentir sur les chiffres de décembre qui seront connus dans quelques jours, entre le 15 et le 20 janvier Une sensible réduction du déficit est de nature à restaurer enfin un peu de confiance dans la liire et dans les chances du cabinet travailliste de dr entire avec succès la monnaie nationale Dans la mesura ou la crise a des raisons en partie au moins psychologiques.de meilleures perspectives d'avenir suffiraient à retourner la situation.Tous ces raisonnements sont fondés et permettent effectivement d'espérer un ralentissement.sinon même la fin de la spéculation contre la livre.Seule, en définitive, une rupture du point d'ancrage quo représente le dollar pour la monnaie britannique rendrait absolument inévitable une revision dechiranle.("est une éventualité qui n'est pas envisagée a Londres et dont la réalisation échappe en tout cas à l'autorité des ministres britanniques.Reste à savoir ce que coûta en réalité à la Grande Bretagne et au gouvernement travailliste - la politique do rigueur monétaire ainsi suivie.Déjà les sacrifices qu’elle impose apparaissent de manière de plus en plus claire aussi bien à l'intérieur qu'en politique étrangère ou de défense.Les fantômes de la spéculation s'écarteraient-ils au moins provisoirement.M.Wilson ne s'en trouvera pas moins confronté à un choix fondamental.C'est toute la politique de modernisation.de rénovation et d'expansion dont il a fait son programme qui est en cause.(A SUIVRE.(t' "Faisanes et non '‘cousum-mes .le montent total des .-redit.' effectivement virilisés atîel-xnant A (veine, dlt-on.vine centaine de dollars En revanche, r essentiel des crédits ouvert* à 1s Orande-Bretagne antérieurement au 25 novembre oar le F.M.l.semblent bien avoir été conseer*.ni remboursement de dettes à court terme prcalablemeiu cou tractées par le Banque d’Angleterre lUi Le taux d’escompte à trole mois varie actuellement aux environs de 1.85 p.c.'4' Contre une augmentation d* 6 millions A peine des exportations, (Le Monde) —1Æ DEVOIR— rONDF P\R TIKNRI BOCKASS* UE 10 JANVIER 1010 Claude R VAN André (AIRENDRAU IMrcrtPur Rfdarleur en rhef Rédart*tir en .h^f adjoint : Paul SAURIOL Directeur dr l lnformation : Michel ROY Trésorier : Arthur LEFKBVRK **I.e Devoir** est imprimé au no 4.14 e*t, rue Notre-Dame.& Montreal.par l'Imprimerie Populaire, compagnie à responsabilité limitée qui en est l'éditrice.Seule la Prense Canadienne est autoriser à employer e| à diffuser les Informations publiées dans “I.e Devoir", ABONNEMENTS : edition quotidienne, livraison par porteur, Montreal, ()uêher.Lévis et banlieue: Ailleurs au Canada: fl* A » etrancer : vio.F.dltion du samedi .*5.I.e ministère des nomes a autorisé l'atfrani blssenit nt en numfrah^ et 2‘eitfcH comme objet de ïe liasse de ia présente publicaUv.il.TELEPHONE : 844-3361 LA CRISE DU STERLING ET L ECONOMIE ANGLAIS E — I! — Un pari considérable par Alain JACOB Londres.12 janvier.— L'une des raisons qui conduisirent les autorités britanniques à espérer que la crise de la livre n?durerait pas indefiniment était la conviction que seuls des spéculateurs privés jouiient contre le sterling.Conviction fondée, comme l'a montre l'aide massive consentie, pour leur part, par les banques centrales étrangères.Or, estimait-on à Whitehall, les détenteurs privés de sterling ne disposent pas de fonds illimités et l’on ne pouvait tarder à en voir la fin.f 1 f LE DEVOIR.MONTREAL, JEUDI 21 JANVIER 1965 CINQ Selon le club Fleur-de-Lys La contribution du Québec au Trésor fédéral serait de $2.2 milliards par Marcel THIVIERGE QUEBEC.— En 1961-62.la contribution totale riu Québec aux recettes fédérales en taxes directes, en taxes indirectes, en recettes non fiscales, en recettes extra-budgétaires, en déficit budgétaire s'est élevée à $2.220 millions et non à $1.651.327.000 comme l’a prétendu le gouvernement fédéral dans un rapport déposé aux Communes, le 6 novembre dernier.("est ce qu'affirme le Club Eleur-de Lvs de Quebec dans une etude qu'il vient de remettre a la Commission Bélanger Cette étude, préparée en collaboration sous la direction de VI.Georges Caron, en arrive à la conclusion que le fédéral a récolté dans le Quebec environ $600 millions de plus qu'il n'en a dépensés.Un porte-parole de la Commission Bélanger a déclaré, hier, que cet organisme avait bien reçu cette étude, mais que tous ses membres n'en avaient pas encore pris officiellement connaissance.Il s'est contenté de dire que les critères sur lesquels le Club Fleur-de-Lys s'étaif basé dans cette étude semblaient beaucoup plus sérieux que ceux qui ont présidé à la rédaction du mémoire qu'il a présenté à la commission en mars dernier.A cette occasion, la commission avait reproché au mémoire du club de reposer sur des méthodes statistiques fantaisistes.Quant au sous-ministre des affaires féderales-provinciales, M.Claude Morin, il s'est refusé à tout commentaire."Je ne peux commenter cette étude, a-t-il dit.précisément parce que le travail que mon ministère a fait faire dans ce domaine est achevé à 99%.” LA REPARTITION DES RECETTES Nous avons vu, mardi, comment M Caron et ses collaborateurs en étaient arrivés à établir les dépenses fédérales au Québec, en 1961-62.à $1,600 millions au lieu de $1.850 millions comme l'indiquait le rapport fédéral.la?mémoire commente longuement les critères dont s'est servi le ministère fédéral des finances pour établir les recettes recueillies dans le Québec.Les méthodes utilisées par le fédéral, dit-on, pour faire la répartition des recettes font apparaître dans la comptabilité nationale des expressions jusqu'ici inconnues: repartition définitive des recettes, répartition préliminaire des recettes.Iæs repartitions définitives des recettes, au montant de $4.301.951.000 correspondent aux impôts directs: I ¦ impôt sur le revenu des particuliers: 2— impôt sur le revenu des sociétés: 3— impôt sur les successions.Le tout pour un montant de $3.133.993.000 La balance $1,161.958.000 correspond à des recettes non fiscales logiquement identifiées géographiquement, et des taxes d accise (taxes indirectes) reparties selon divers in dices de consommation, "méthode, prétend le mémoire, qui découlé d'une conception archaïque, dépassée de la vie économi que, un raisonnement simpliste qui confond le cycle de production avec la ligne droite où l’extraction de la matière première apparait à un bout et la consommation du produit fini à l'autre bout".chaque cigarette qu'il produit.I.e rapport fédéral, au lieu d'attribuer cette taxe au manufacturier dans le Québec, l'attribue aux consommateurs qui achètent ces cigarettes, que ce soit en Colombie-Britannique ou au Manitoba.Ottawa prend pour acquis que le manufacturier fait porter aux consommateurs le poids que des taxes qu'il paie au fédéral, donc que cette taxe est transmissible.l/e mémoire du club Fleur-de-Lys, au contraire, prétend que dans l'état actuel de l'économie, c'est le manufacturier et non le consommateur qui porte le poids de ces taxes.Les explications sont longues, mais de nature à intéresser hautement les économistes, amateurs et professionnels.la* rapport fédéral attribue donc l'origine des taxes indirec tes selon divers indices de consommation Cette interprétation admise au XVilenie siècle lors des premières recherches entre prises sur la fiscalité était déjà contestée au XVIIleme siècle par les "physiocrates” Mercier de la Rivière précise : "Que l'impôt est indirect lorsqu'il est établi ou sur les personnes mêmes ou sur les choses commerciales".Izorsque le conseil privé, il y a 100 ans, eut à définir dans la constitution canadienne la signification de l'impôt direct et de l'impôt indirect, il s'inspira de la conception d un phi losophe économiste de l'époque, Stuart Mill, qui définissait ainsi les impôts directs et les impôts indirects : "Les impôts sur les rentes, les profits et les salaires ne sont pas répercutés, donc directs : les impôts sur les consommations sont généralement transmis et par suite sont indirects Après Stuart Mill, poursuit le mémoire, la polémique sur la definition des impôts directs et indirects continue.Plusieurs économistes décidèrent d'abandonner complètement la distinc tion et l'écartèrent d'un geste comme nulle et sans valeur (Gaston Jeze, dans cours de finances publiques, 1931-32).Les économistes keynésiens n'ont rien apporté pour régler cette con fusion.Sauf que dans l'esprit de cette jeune génération, les taxes indirectes gênent le commerce et doivent disparaitre.C'était du moins, leur jugement initial.De toutes ces thèses savantes, le mémoire retient deux énoncés : 1— l'impôt exerce son influence au moment où U est perçu.peu importe qu il soit assis sur la dépense ou sur le revenu (François-Albert Angers); 2— dans l'absolu, tout impôt est transmissible indéfiniment.développement de la société par actions, encore peu avance au moment où les theories de l'incidence furent mises au point, suffit à expliquer que l’impôt sur les profits soit devenu aussi transmissible que les impôts de consommation (F.A.Angers, le problème fiscal et les relations fédérales-provinciales).L'incidence apparente des impôts directs est la non-transmissibilité.Cependant les techniques modernes employees en prix de revient et dans les négociations syndicales ont depuis ce temps rendu transmissibles presque tous les impôts directs.L’humeur belliqueuse de l'association des manufacturiers trahit une situation qui laisse percer l’incidence réelle des taxes indirectes : leur non-transmissibilité.La vérité c'est que ces impôts indirects font partie intégrale du cycle de production, et que les taxes indirectes sont transmissibles ou non transmissibles au consommateur selon l’élasticité de l'offre ou de la demande.Dans ‘‘Principles of economies and the canadien economy’’ 1960, (chapitre 4 page 63) sous la signature de Ruben C.Beilin on lit ce qui suit : “Students may devise additional examples to show how the burden of a sales tax will be distributed when demand or supply are highly elastic.They will find that this general rule holds in all cases: the more elastic the demand, the smaller will the share of the tax borne by the consumer : the more elastic the suply, the smaller will be the share of the tax borne by the producer.Cette théorie, explique le mémoire, veut dire que lors de la majoration du prix d'un produit qui vient d'être frappe d une taxe de vente, on manutactuie.en augmentant son volu me de production (l’élasticité de l’offre) peut éviter de porter l'augmentation du prix et transmettre la taxe de vente.Or, c'est l'inverse qui se produit, à cause des techniques modernes de production, le transport, l’automation, le mise en marché, le contrôle sévère des inventaires à l’usine, le manque de fonds de roulement si frequent, dans l’industrie manufacturière.Le même commentaire s'applique à un montant de $2,045.-045,000 identifié comme recettes préliminaires, sauf en ce qui regarde les recettes non fiscales plus un montant de $423,732.000 représentant la balance des recettes non fiscales dont le seul barème logique de répartition demeure la méthode de répartition sur une base égale par habitant.UN LONG ET LABORIEUX DEBAT I,e mémoire conteste la laçon dont le fédéral a reparti les taxes indirectes, le rapport du ministère des finances a'est *.er vi de divers indices à la consommation, tandis que l'étude du Club Fleur-de-Lys prétend que les taxes indirectes doivent être indentifiées à leurs sources.Exemple: le manufacturier de cigarettes du Québec paie directement des taxes à Ottawa pour Alerte à la tuberculose il le Rédacteur, Un phtisiologue français a dit quelque part et avec rai aon.que la tuberculose n’avait jamais été aussi mal traitée qu'à l'heure actuelle et qu'il n'y avait jamais eu autant de tuberculeux non guéris en circulation.F,n effet, aujourd'hui tout le monde se mêle de traiter cette grave maladie souvent au petit bonheur.Beaucoup de malades sont traités à domicile, sans contrôle radiologique et bactériologique adéquats, sans trop se pro occuper si le traitement est suivi fidèlement, suffisamment longtemps, et si l'entourage est à l'abri de toute contamination.Dans certains milieux et chei certains médecins, on Un troisième article sur les Cris de la baie James sera publié demain en cette page.semble oublier que la tuberculose est toujours une maladie contagieuse, qu'on soit riche ou pauvre, que le bacille tu-berculeux des riches est aussi contagieux que celui des pauvres qui eux sont surtout traités dans les sanatoriums.Que cette maladie est sujette à récidive chez ceux qui ne sont pas traités comme il se doit, malgré les résultats spectaculaires immédiats.On semble ignorer aussi que ces malades peuvent acquérir une résistance à la médication surtout si le traitement est mal suivi et interrompu.Lorsque le traitement de la tuberculose n'était pas rentable.on se pressait de diriger les tuberculeux vers les sanatoriums.Malheureusement, aujourd'hui, on les y dirige quand la médication a perdu son effet bénéfique, qu'il n'y a plus rien à faire et que la contagion a fait ses ravages.Dans quelques années, au train où vont les choses, les sanatoriums, s'il en reste encore.deviendront l’antichambre de la mort pour les irrécupérables.Si les responsables de la santé publique ne se tiennent pas en alerte, il serait bien à craindre que tout le terrain gagne dans la lutte antituberculeuse soit compromise pour un avantage pécuniaire immédiat.Veuillez accepter.Monsieur le Rédacteur, mes sincères re merciements pour l'hospitalité de vos colonnes.M edict cura te ipsum Et dan» le résumé du chapitre intitule: "Application et price theory ”, page 79, Ruben B.Bellan affirme ce qui suit : ' Sales taxes tend to raise prices and reduce output.The burden of a sales tax is divided among producers.The apportionment depending upon both elasticity of demand and elasticity of suply.The benefit of a subsidy is also apportioned according to elasticity of demand and supply".Ces commentaires, d'un spécialiste, soutient le mémoire nous semblent assez éloquents pour conclure que la répartition des taxes indirectes selon des indices de consommation si logiques en apparence ,fausse la réalité.André Reynault dans “froissane» et structure économique de la province de Québec" départage les taxes indirectes au pro rata des achats intermédiaires - (inputs ou coût à rétablissement des matières employées) du Québec comparés à ceux du Canada.Os achats intermédiaires représentaient en 1961, $3.982.419.548 au Quebec compare $13.127.707.976 pour le t'ana da.soit 30.3 p.e.ce qui est déjà plus logique que le choix des indices de consommation.Les auteurs du mémoire ayant choisi eux-mêmes la circulation monétaire et son incidence sur le produit national brut au prix du marché, comme critère de répartition des taxes indirectes, arrivent aux conclusions suivantes : CUiSiNE CANADIENNE DINERS D'AFFAIRES $1.25 et plus de 11 h.30 à 2h.p.m.SOUPER de 5h.p.m.i le fermeture SPECTACLES é 9H.30 et 11 h.p.m.Rfsrrv.ltmiis : S42-361IS .1430 RUE STANLEY Recette définitive .Moins : taxes sur le tabac .Moins: taxes sur l'alcool .Moins : taxes sur certains produits et services .TOTAL .$ Plus taxes indirectes qui originent au Québec.Impôt des non-residants récolté au Québec .Recettes non fiscales.TOT Al.$1.092,257,000 J 23.482.000 67.923,000 1.533.000 899.319.000 $ 94.655,000 35.540.000 122,179.(HH) $1.961,693,000 Le tuial de $904,655,000 en taxes indirectes originant du Québec vient d'une compilation d'après les comptes publics 1961 62 Au montant de $1,961.693.000, les auteurs du mémoire ajoutent la part du Québec au déficit fédéral de $899,416,000, soit $259,392,000 représentant 28.84 p.e.le prorata de la popu lation du Québec par rapport au Canada."("est le gros bon sens", estiment les auteurs du mémoire."Lorsque quelqu'un emprunte conjointement et solidairement $899 millions avec neuf autres partenaires, si sa part de res ponsabilité dans cet emprunt représente $259 millions, il est logique qu'il mette ce montant à sa disposition ".Le mémoire peut donc conclure que la contribution totale du Québec aux recettes fédérales on taxes directes, en taxes indirectes, en recettes non fiscales, en recettes extra budge taires, en déficit budgétaire est de $2.220,000.000, soit une contribution de $421 par habitant et que les dépensés budgétaires et extra budgétaires fédérales au Québec se sont élevées a $1.600 milions représentant $304.72 par habitant, comparé à un montant de $397.30 par habitant pour tout le Canada.Sur un produit national brut québécois au prix du marche de $11.700 millions, le Québec a fourni au fédéral 82,220 millions.soit 1897 p.e.d'un autre côté, les dépenses fédérales se sont élevées à $1.600 millions, soit 13.67 p.e.du produit national brut québécois au prix ciu marche.D'où, une sortie nette, par l’unique moyen de la fiscalité, d'un montant d'environ $600 millions."l/es mandarins fédéraux, conclut le mémoire, se servent du raffinement de la technique des prix selon l’offre et la demande pour dissimuler leur abus administratif au Québec.Cette situation nous coûte la creation de 40,000 nouveaux emplois par année, deux aciéries, deux "Opérations 55".A mesure que s'éveille la conscience nationale collective des Canadiens français c'est une immense clameur qui monte * l'horizon".DEMAIN SOIR VOUS FONDEREZ LA 56e RÉGIONALE elle sera NEUTRE vous élire* les commissaires de la premiere régionale neutre de Montréal en venant, demain soir De 22i, à 8h.30 à la salle de la Fraternité des policisrs, 480 Gilford lest de St-Denis et sud du boulevard St-Josepb1.Renseignements 387-2486 (Cette annonce a été payée par 1# M L.*- La mort du cardinal Gerlier ou la disparition d'un grand prélat par Joieph FOLLIET Les obsèques du cardinal Pierre-Marie Gerlier.archevêque de Lyon, qui s est eteint dimanche matin a Sh.BO.ont lieu aujourd'hui à 10h.30, en la primatiale de Saint-Jean.Le prélat sera inhume dans la crypte de cette cathédrale, où reposent déjà ses prédécesseurs.Contrairement à la tradition, il n'y aura pas de défile funèbre dans la ville.I.e deuil du cardinal Gerlier sera porté par tous les Lyonnais.catholiques et non ca tholiques, Chretiens et non chrétiens, car ce Parisien d’origine demeuré Parisien par tant d'aspects de sa personnalité s'était totalement intègre à son diocèse.Il fit partie de cet épiscopat de Pie XL pape qui choisis sait ses evéques avec un très grand soin et une grande originalité.comme en témoigne le choix du cardinal Verdier pour l'archevêché de Paris.A Lourdes et à Tarbes.Mgr Gerlier trouva la facilité d'epa nouir scs dons d’orateur.Il devait tarder de son séjour a Lourde- des souvenirs qui ne le ci irièrent jamais et en partir:*|;e.- I?goût des grands russe rVements internationaux Sou épiscopat à Lyon lui don na, certes, beaucoup de satis factions car il y fut très entouré et très aimé Mais ces sa tisfactions n'allerent pas sans difficultés, car il coïncida avec des périodes extrêmement difficiles.Pendant la guerre, le cardinal se trouva déchiré par des fidélités contradictoires.Son respect du pouvoir établi, ses souvenirs d'ancien combattant l'orientaient vers le maréchal Pétain.F.n même temps, son patriotisme qui était très vif et son intransigeance chrétienne le poussaient très spontanément vers la résistance.11 dut équilibrer ces poussées différentes comme il pouvait, non sans difficultés et surtout non sans souffrances Mais lorsque ses fonctions et ses responsabilités d'archevêque.défenseur de la cité, lui paraissaient mises en jeu.il ne reculait devant rien.Il le montra en particulier en 1942.au moment des déporta lions des juifs, et plus encore en 1944.lorsqu’il arracha a la Gestapo les cadavres de cinq résistants assassinés et exposes sur la place Bellecour II fut alors non seulement courageux.mais très grand, el de ces quelques heures les Lyonnais lui ont toujours gardé une profonde reconnaissance.Détail peu connu, un groupement terroriste d'inspiration nazie s'était proposé d'assassiner le cardinal Gerlier à la sortie d'un office à la calhe diale Saint-Jean.Par suite d'indiscrétions, ce projet échoua Après la guerre, les difficultés que connut le cardinal furent d'une autre nature.11 se trouvait dans Tlmmens# bouillonnement de pensées et d'actions qui agitait le catholicisme français après 1944 et dans un diocèse ou le seuls de certains problèmes, de certaines nécessités et de certaine* opportunilés était très vif Ici encore, il fut déchiré entre des réformes et des in novations comme celle des prêtres-ouvriers, dont il sen tait très profondément la ne cessité.et en même temps son souci de pureté doctrina le, d'obéissance et de discipline.Cependant, comme à -l'époque difficile de la guerre, d parvint à un équilibre grâce a son b'i'i - ms et à sa grande bonté S: le diocèse de Lyon a pu évi'er certaines crises, ou du n s ne les connaître qu’atténv et amorties, c'est en grande partie au cardinal Gerlier qu'il le doit.Dans ces conflits, il révéla ses qualités d'homme et ses qualités de prêtre.Les Lyonnais garderont de lui le souvenir d'un grand prélat.qui fut à la fois- un prince de l'Eglise, dans la tradition classique avec sa prestance, sa présence même physique, et un homme très simple, d'abord et de rapports très faciles.Ce ne fut pas un administrateur ni un fondateur d'institutions: telles n'étaient pas ses grâces.Ce ne fut pas non plus un homme d'autonte.A la fois par temperament et par sa formation d'avocat, i! préférait de beaucoup la per suasion au commandement.Mais ce fut un grand oonduc Pierre-Mari* Gerlier, né le 14 janvier 1880 a Versailles, ne se destinait pas au sacerdoce : après des etudes secondaires et supérieures à Saint-Lo puis a Bordeaux où il devient docteur en droit, il s’inscrit au barreau de Paris en 1907 et devient, en 1911, secrétaire de la conférence du stage.Parallèlement, il milite au sein de l’Action catholique d* le jeunesse français* (ACJF) dont il ost to président de 1909 à 191).C’est alors la grande epoqu* du "catholicisme social".Pierre Gerlier partage très fortement les preoccupations d'unt génération de jeunes qui se veulent "sociaux parce que catholiques".Sa theso de doctorat qui refléta ce souci est intitulé* : "Des stipulations usurai-res dans le contrat d* travail".Et sa vie professionnelle est orienté* surtout vert lot problèmes sociaux.En outre, au sein d* l’ACJF, il contribua a préciser la doctrine de l’action civique •* surtout sociale mené* alors per ce mouvement dont I* congres d* 191Î, a Lyon, * t t consacré à l’organisation professionnelle et eux retraites ouvrières.Cette activité, tout entier* oriente* vert la defense d* la justice sociale, attire à Pierre Gerlier des sympathies dans les milieux syndicalistes.C’est c* qui amènera le bulletin de la CGT A écrire, lorsqu'il deviendra évéqua : "Pour un* fois, une nomination épiscopale nous intéresse parce qu* c'est celle de l’abbe Gerlier”.Mais la président d* l'ACJP Insiste également sur "la né-cassité d’obtenir dent les groupes d* l'association l'intensité d* le vi* chrétienne" et, en 191), Il interrompt un* carrière prometteuse en entrant au té-minaira d'Issy-les-Moulineaux.La guarr* da 1914, au court d* laquelle il est grièvement blessé, puis fait prisonnier, retarde set etudes.Quand il est ordonné prêtre, en 1911, il a quarante et un ans.Mais il devait très vit* accéder A d'importantes responsabilités.A Paris, le cardinal Dubois en fait ton sous-directaur, puis ton directeur des oeuvres diocésaines.A ce titre, il soutient activement, en 19Î7, la JOC, dont le développement ne va pas sans susciter bien des oppositions.Et des 19Î9 II est nomme evâ-que d* Tarbes et Lourdes par Pi* XI.Sa culture et son éloquence I* servent dans la ville mariale, où il reçoit d* multiples pèlerinages et des rencontres internationales.C'est IA qu'en 19)S il accueille pour Tanné* jubilaire de la Rédemption I# cardinal Pacelli, légat du papa, futur Pi* XII, sur qui il fait fort* impression.C'est en 19)7 qu'il est appelé sur le siège de Lyon, puis nom-né cardinal.L'OCCUPATION Apres l'armistice de 1940 il ne cache pas d'abord sa sympathia pour I* maréchal Pétain, qui est A ses yeux le garant d* Tordre et le légitime détenteur leur d'hommes par son éloquence, un conducteur de fou les.11 fut en France l'un des derniers représentants d'une génération de très grands ora- du pouvoir.Le recevant a Lyon, fin novembre 1940, il declare; "La France avau besoin d'un chef qui la conduisit vers son eternel destin: Dieu a pet mis que vous fussiez la .La France, c'est Pétain: toute la France est derrière vous." Mais les sévices de la Gestapo le révoltent e* il est, avec notamment le cardinal Saliege et Mgr Theat, Tun des grands prélats qui proclament courageusement, dans la nuit de Toc cupation, les exigences de la conscience chrétienne, A maintes reprises, le cardinal intervient en faveur des israeiites et il organise la protection de nombreux enfants juifs.Après les massacres de Sainf-Genit-Laval il saisit per sonnellement, par écrit, le chef de la Gestapo d* Lyon d'une protestation indignée.Enfin, lorsque la ville est évicuee, il obtient du général allemand commandant la place la liberation de huit cents prisonniers internés au fort Montluc.Le paix revenue, il entre prend d* nombreux voyages dans divers pays d'Europe, d’Ameriqu* et d'Afrique noire.LES PRETRES-OUVRIERS Il joue également un rôle important dans l'affaire des prêtres-ouvriers: en 1951, il present*, au nom d* l'épiscopat, un projet d* directoire, sort* de charte des prêtres-ouvriers, qui trouve auprès de ceux-ci un accueil mitige.Ces réactions conduisent le cardinal é demander A son auxiliaire, Mgr Ancel, d* rédiger un* longue mis* au peint doctrinal*.Mal comprises par ceux a qui elles étaient destinées, ces tentatives d* redressement d* l'expérience lancé* par le car dinal Suhard constituent ce pendant d* le part des evè-ques un effort pour éviter qu* Rom* ne prenne des mesures plut graves dont ils sentent planer le menace.Pourtant, le cardinal Gerlier ne cache pas ta surprise lors quo I* nonce, Mgr Marelle, vient A Lyon annoncer brusquement aux evéques de le région — comme il le fait également A Paris et * Toulouse — le rappel des prêtres eu travail, au milieu de 1953.Le 1er octobre, il te rend A Ro m* pour défendre leur cause, en compagnie des cardinaux Felfin et Liénart.Si le cardinal Gerlier a ensuite exprimé et défendu les raisons qui motivaient ta suspension d* l'expérience, il s'est toujours intéressé è tout c* qui pouvait lui permettre de repartir sur des bases nouvelles.LA GUERRE D'ALGERIE Enfin, le cardinal Gerlier a eu l'occasion de manifester sa grand* bonté et son attention a la misère des autres lors des événements d'Algérie.D* nombreux Algériens vivaient à Lyon ; en octobre 1958 il in tervint officiellement pour défendra deux de ses prêtres poursuivis pour avoir eidé des membres du F.L.N.Il souligna que ceux-ci n'avaient fait leurs, i^iix qui avaient l'habitude de s'adresser aux foules sans passer par Cintermédiai-re des micros Mais il excellait dans tous les aenres d'e-loquence.depuis le grand discours à des milliers de personnes jusqu'au petit toast spirituel et pétillant.C'était un remarquable meneur dé jeu au cours des discussions et enfin c’était on homme qui savait convaincre, et persuader les personnes individuelles parce qu'il avait d'elles un immense respect.J'ai connu peu de chefs civils ou ecclesiastiques aussi facilement accessibles au dialogue, el capables d'accepter aussi simplement les critiques, meme tranche- mémo brutales, quitte d'ailleurs a prendre quelquefois sa revanche par un de ces traits d'esprit imprévus et saugrenus où i! excellait.Ce qui l'entraînait ainsi à respecter les âmes, c'étaient ses dispositions naturelles et mi grande humanité, mais aussi le sens très profond qu'il avait de son sacerdoce.11 a\ ait è’é formé a l'école de Saint-Sulpice pendant une certaine génération et il lui en resta toujours le souci sacerdotal qui caractérisait celle génération de prêtres jusqu* dans ses gestes extérieurs.Tendant Tepiscopat du cardinal Gerlier.bien des initiatives importantes auront été, prises a Lyon.Le renouveau paroissial avec le Père Remilieux.à Notre-Dame de Saint-Alban.l'oecuménisme catholique avec le Père Couturier, J orientation missionnaire du cierge avec l’abbe Monchanin.la rénovation de la calèches» avec le Père Colomb, l'apostolat ouvrier de Mgr Ancel, bien d autres encore.Toutes ce* initiatives, le cardinal Gerlier les connut, il leur laissa !» champ libre et il les éneoura gea Pour mm.le cardinal Gerlier n a pas simplement et* un grand personnage de l'Fglise, de la France et du monde T n'a même pas simplement et» un pasteur et un chef paternel.Il a etc.comme Marc Sangnier et comme Marius Gonin.un grand aîné amical et fraternel.'LE MONDE* qu'exercer le charité auprè* de personnes en difficulté, sens avoir pris d* position* politiques.Il affirma é c* propos qu* pour obtenir les aveux des suspects algériens, "certains membres de la polie* n'avaient pas reculé devant l'emploi de la violence et des «évices le- plus graves' s et tirant ainsi un* réplique très vive du ministre de l'intérieur, M Pelletier.Quoi qu'en aient dit alers ses détracteurs, le charité du cardinal n'était pas "è sens unique".M devait le prouver ces dernières années en intervenant vigoureusement en fa veur de l'amnistie et en sou-h a i t * n t publiquement qu* Jean-Louis Dumont, condamne a mort en 1963 pour ta participation A TO.A.S., n# soit pas exécuté Il faut enfin évoquer t* controverse qui s'est élevé* autour de le personne du cardinal lorsqu'il annonça la conversion eu catholicisme, sur son lit d* mort, d'Edoutrd Harriot, qui, * la fin de ss vie, était devenu un grand ami d* l'archevêque de Lyon.Répondant a certaines critiques le cardinal avait affirme "Le président Harriot était dans un état de lucidité totale lorsqu’il m'a dit tout c* qui a rendu possibles les obsèques religieuses réclamées par lui A deux reprises." Le cardinal Gerlier était officier d* la Legion d'honneur, titulaire de la médaille militaire, de la croix de guerr* et de plusieurs distinctions étrangère!.(Le Monde) Brillant avocal, devenu prelre à Page de 41 ans par Aime SAVARD Billet Les avocats, la politique, la magistrature L'élection recent* d'un avocat et d'un notaire dans Terre-bonne et St-Maurice de même que ta nomination, hier, d'un autre notaire au conseil des ministres offre une excellent* occasion de souligner la place prépondérant* qu'occupent les gens de ces professions au sein de la législature et du conseil des ministres.Dos 95 députés, vingt-neuf sont avocats et trois, notaires.Le cabinet comprend dix avocats et deux notaires, soit doute sur vingt ou 60 p.e.Parmi les 64 députés libéraux, vingt *t un sont avocats, trois notaires, tandis qu* l'Union national* a huit avocats sur )0 députés.Les avocats au conseil des ministres sont : MM.Jean Lesage, Claude Wagner, Pierre Laporte, Paul Gérin-Lajoie, Gerard Cournoyer, Bernard Pinard, Gérard-D.Lévesque, Lucien Cliche.Mme Claire Kirk-land-Casgnin; les deux notaires sont M.George Marier et Gaston Binette, ce dernier ministre d'Etat depuis hier.Quelles sont donc les autres professions, A l'exception du droit et du notariat, qui peu-vent conduire au cabinet ?A titre d'exemple signalons I # s professions officielles des autres membres du conseil des ministres : M.Bona Arsenault, homme d'affaires et journaliste; Alcide Courcy, agronome; René Lévesque, journaliste; Emilien Lafrance, agent d'immeubles; Alphonse Couturier, médecin; Eric Kierens, économiste; Rene S' Pierre, homme d'affaires; Albert Morisotte, egalement ministre d'Etat depuis hier, agent d'assurances.Traditionnellement, dans le Québec, le premier ministre est avocat.Au cours du dernier demi-siècle, deux premiers ministres n'avaient pas c* titre et, comme par hasard, tous deux, M.Adélard Godbout, agronome et M.Antonio Barrette, agent d'assurances, ont connu un tragique sort électoral.Le député-avocat ou le ministre-avocat a de grandes chances de torminer ses jours sur un banc de juge.Parmi !*• exemples, plus eu moins recents, signalons ; MM.Rene Hamel, Antoine Rivard, Orner Côté, Redmond Roche, Fernand Choquette, Paul-Emile Cêté, Hector Perrior, etc.Cependant il est moins frequent qu'un juge délaisse la magistrature pour s* tancer on politique.Pourtant, la présent* législature offre cette r*r* originalité de compter parmi set membres deux anciens juges ; Me Vvts Gabias et Ma Claude Wagner.Avaientôls le remords d'avoir sauté Techolon politique et législatif qui semble encore, au Quebec, le val* la plus sûre vers II magistrature ?Marcel THIVIERGI /¦êSr ^ ; i?.V > " Ne J?De l’Acadie r 'près Boni.Métropolitain\ Ville Mont-Royal Magasines ¦ ; jeudi et vendredi \ * / ' *otr jusqu'à 9.30 CENTRE 0 /\ O R /\ T S '4* IM [FRO C «JlTA'TViPl (jLiMffytcî/ e&(/ çwitô é VENTE DE «JANVIER i É»* •vCt’ ürLk ¦ .4^ .: : i T 4sAv • * J* *'4vi ' ?% SIX LE DEVOIR.MONTREAL.JEUDI 21 JANVIER 196S théâtre * musique * cinéma # variétés le bruit de la ville MKHUANGE Mardi prochain 2fl janvier, à 20h.30 à l'Auditorium de l’Université de Montreal, la Faculté des Lettres et le Service Culturel italien présenteront le film du professeur Ragxhianti, Michelangiolo", réalise pour le quatrième centenaire de la mort de Michel-Ange et très applaudi au dernier Festival de Venise.Il sera présenté par Maryvonne Kendergi.de l'Ecole Normale de Musique.et Eric Re.inick, violoniste de 17 ans, élève de Calvin Sieb.Les accompagnatrice* seront Ruth Arden Leblanc et Patricia Going.REVUE l>e Département d'études françaises de la Faculté des lettres et les Presses de l’Université de Montréal annoncent la création d'une revue littéraire consacrée aux lettres françaises: “Etudes françaises”.Le premier numéro pa raitra le 26 janvier et sera lancé ce jour-là au Centre so cial des étudiants, 2332, avenue Maplewood.ERIK BRUHN Le Danois F.rik Bruhn.re connu avec Nureyev comme l'un des deux plus grands danseurs de notre époque, dansera une seule fois a la Place des Arts, avec la troupe du Ballet National du Canada, mardi prochain, le 26 janvier.Il sera la vedette de "La Sylphide”, ballet romantique du 19e qui sera présenté pour la premiere fois a Montréal.SARAH FISCHER Quatre talentueux jeunes artistes participeront au prochain concert Sarah Fischer, le 107éme de la série, le lundi 1er février prochain, à 20h.15, au Riti-Carlton.Ce sont lléle ne Trépanier.pianiste, élevé de l'Ecole Vinccnt-d'lndy et boursière des Concerts Sarah Fischer pour 1964: Carole Irvine, flûtiste, elève de Mario Duschcnes, au Conservatoire McGill; Lise Cadrin, pianiste, 28 JOURS Le “Concours 28 jours" sur l'amour, comportant $2,8 en prix, se déroulera à “Jeunesse oblige" pendant tout le mois de février.Ce concours, ouvert a tous les jeunes de moins de 21 ans, comprend huit catégories différentes : photographie, peinture, paroles-chan sons, suggestions, chanteurs amateurs, limbo, envolée oratoire et orchestre amateur.“Concours 28 jours", Emission “Jeunesse oblige", C.P.6,000, Montréal, Qué.La date limite pour ces envois : le 17 février 1965.(0U10MBE La Galerie Soixante 1230 ouest Sherbrooke), présente le jeune sculpteur Robert Cou-lombe en exposition solo du mardi 26 janvier jusqu’au 21 février.Coulombc.qui a vingt ans, travaille depuis trois ans avec le frère Jérome tout en se consacrant à l’enseignement et à ses travaux d’atelier.horaires des spectacles THÉÂTRE PLACE DE» % RTS — O S M.R.10 COMKDIK CANADIENNE — Lf* Tfol* \!f nestrfl* — i.30 YHKATRE DE LA PLATE — ‘ Pain Beurre” — 9.00 — sam.— 8.00 - 10.30 Relâche lundi tTlEATRE DT RIDEAl-VERT — •‘La Repetition 011 l'amour puni” — it.Jft — Dim : 7.30.E4.cédé et transfer# à ia BAttQUK ROY ALP IX < %NA|>% tous ves comptes aux livres e%* autres «omptes et dettes pré* ttlU» et futurs, à titre d# garanti#, dkique ladite cession a été dûment «tfirc ici* tree par bordereau dans la ANivion d'enrejistre de Montréal le H Jtnvier, IMS sous le numéro i Kftl.MONTREAL, le 1» Janvier, mv I A RA.NQt E ROYALE DU CANADA Avis est par les présentes donné que le contrat en date du 12 Janvier.I9u.'» par lequel JOKDI-l.YN INC.a transporte et cède toutes •es dettes de livre présentes et future* a la BANQUE DE MONTREAL A titre de garantie, a été enregistre a»1 Bureau de la Division tl I B registrement d» Montréal le lltiéme Jour d»* Janvier.IMS, vous le numéro 1802370 Montréal, le 10 Janvier.IMY BANQUE DE MONTREAL LES SOEURS DE L'ESPERANCE Avis esi par les présentes donne que C'ecile (fonthier, en religion, la Révérend# Mer# Marie-Delphine, domiciliée en la ville de Montréal, supérieure provinciale de la Province du < anada de la Congrégation religieuse dite “Les boeurs de la 8te-Eamille”, s’adressera à la Législature de la Province, à sa prochaine session, pour i adoption d’une loi spéciale pour les fins suivantes : 1—l/abrogation de la Loi 12 (icorge VI.chapitre 85.constituant en corporation "Le» Sœurs de l’Espérance", et la dlsxolutlon de ladite corporation ; Z—La constitution ti’une nouvelle corporation, sons le nom de "Le» Soeur* d# ia bve-Lamille '.succédant à ia corporation dissoute, avec siège social A Montréal, dont le» fin* sont la religion, la chanté.renseignement et l'éducation.avec certain» pouvoirs spéciaux et propre» aux fins et pour les differentes oeuvres de cette nouvelle corporation.Quebec, le 4 Janvier 1965 BOCEFARD.TURGEON.AMYOT CHOQUETTE A LESAGE Les procureurs de la pétitionnaire HYDRO-QUEBEC APPEL PUBLIC D'OFFRES NO C - 84 MANICOUACAN 5 Galeries, conduites forcées et cheminées d'équilibre Dos soumissions cachetées doivent être adres.-ccs en cin5.sous le symbole DIM lat compagnie ayant son bureau chef a i hilxni gamau.P (J a été incorporée eu 195R.Des 4 millions d'actions autorisées.1,MK),000 sont actuellement omises et payées a la suite de l'exercice d'une option de 100.000 actions è 15 cts , 200.(kKMI a 20 cts et IDO.Otkl ,i 25 cts i.a seule option actuelle ment en cours est pour 1(H),(HKi actions à 25 cts et elle devra etre exercé*' dans les prochains H mois.Dauphin Iron Mines a un fonds de roulement de près de $100.IKK).( "est l’intention du con seil d'administration de la compagnie d'employer les fonds à la mise en valeur de ses propriétés d’or, situées près de \orheau Mines iljuehec) l.td dans la riche région minière de t'hibouga-mau.selon les recommandations des ingénieurs Klanagan.M* Adam & Company.Les derniers, ycologues et ingénieurs mi niers, rapportent que la première decouverte dur sur cotte propriété tut (aile en 19114 Depuis, 72 trous furent perfores re présentant 35.731 pieds de forage et ces travaux furent execu les au coût d'environ 8230,000 t es terrains représentent 25 claims I.es ingénieurs confirment une cône minéralisée de 4*k) pieds de long par 375 pieds de profondeur, donnant une moyenne de $11.27 la tonne d’or ià $35 (X) l once) sur une largeur moyenne de II ri pieds De nombreuses autres indications fureni re marquees cl elles sont actuellement analysées.A date, ces chif 1res tic sont pas suliisanls pour juslifier la descente d'un puits, mais avec quelques petites additions, les réserves se comparent favorablement à celles de Vorbeiai qui est actuellement en pro diirtion Raymond l'Ecuyer, géologue est le president do la compagnie et le notaire Robert l.amonlagnc en est le secrétaire-tresorier.En marge de ce qui se passe au sujet de United Steel Corporation Ltd.Nous apprenons que la Cour suprême de LOtilario vient de nommer The L lark son Company Limited comme syndic et g*' r.uit des propriétés de L nited Steel, a la demande de la \a lional Trust Co.Ltd., fiduciaire des obligations de la série \ .Nous apprenons aussi qu'une demande en faillite a ele presen fee a la tour suprême de l'Ontario, au nom de Newman Struc (lira! Steel Limited, un créancier de l nited Steel Corporation Limited, qui devrait environ S4.5ULMI00 a la Banque de N i et $2.(HX).0uo à d'autres créanciers, en plus de scs $|,7ü0.!HX) d'obligations en cours, tu représentant de Clarkson Co.a (lit qu'il est en train d'analyser la situation et qu'il laissera savoir, pins tard si l'entreprise peut continuer d'être en exploitation, ou si elle doit etre liquider.Pour le moment, tout le personnel demeure en foin-lion Au dire du président de t inted Steel la compagne a eu recours é un sy ndic, vu les pertes continues et le manque de fonds de roulement" En attendant la décision du syndic, nous sommes d'opinion que les autorités boursières de Toronto devraient suspendre toute transaction, aim de protéger ecus qui ignorent tout de cette malheureuse affaire Nos auto rites locales devraient en faire autant et les t ommiséions des valeurs mobilières d'Ontario et du Québec -e doivent de suivre la chose de près en dépit de certains precedents.The Huron Cr Erie Mortgage Corp.effectue une offre de droits The Huron A Erie Mortgage l orporation.en relations etroi les avec Canada trust, annonce aujourd'hui quelle offre a ses actionnaires inscrits le 2ti janvier ’9ri5.le droit de souscrire au prix de $50.a l action additionnelle pour chaque 9 actions alors detenues M J, Allyn Taylor, president, donne tous les détails a ce sujet dans une lettre qu'il vient d'envover aux actionnaires Il y est mentionné que les "warrants" de souscription seront expédie» aux détenteurs d'actions vers le 1er février 1905 et que les droits expireront A 4h p.m.le 12 mars 1905 .Les "warrants" ne seront plus valides s’ils n'ont pas été utilises avant celte date les nouvelles ae'ions seront omises après le 2 avril 1965 c! elles ne seront |-a« éligible- pour le dividende du mois d'avril.District Finance Corporation < Montreal) Ltd.tait une finance de $1,000.000 a 634 0o Les Placements Citemont Inc.cliche A V-socic* Ltd.of trenl oc malin en souscription au public une nouvelle emiss on de $1.000.000 de billet* garantis.t> i amortissables, -cnc \ de District finance Corporation 'Montreal) Limited l est le Trust limerai du i anada qui agira comme fiduciaire dan' celle finance dater du 1er janvier 1905 rl expirant le 1er janvier 1973.i omme on le constatera dans l'annonce cl-conlrc, les bil lrt« offerts sont accompagnes de droits de souscription a des prix variant entre $7.00.$8.50 et slO.DU selon leur exercice.t)n lit dans le prospectus, émis a l'occasion de ce financement, que.pour l'année lerminée le 30 novembre 1954.-oit sa lève année d'operation, ses créances recevables Mtet|ltaient SriO.Ol! et elles montèrent jusqu'à $IH9.B42 en 1959 pour enfin atteindre les s3.239.2HH durant les 9 mois termines le 31 août 1904 La coin pagiiic «c specialise dans le prêt d argent garanti par de» h>L" iheqin-s d*- second rang Elle finance également les solde» de prix de vente.Il ressort encore du prospectus rpic son revenu brui a constamment monté de 1954 a 1904.atteignant $103.113 pour les 9 mois termines le 31 ai»Ùt ll'lit et que «on aetil glo liai figurait (Uns le bilan pro forma à celle date à S3,300.K3fl et que I" hul de celle éin -sion servira à réduire les emprunt' lourant» isaoo.i-tHii ainsi qu'à Is preis addil'onnels garant’s il autres tills » tieralcs d< l'rntiep.ri- • Martel CLEMENT A.S.Cumming A Tissue d une réunion du ton-seil d'administration da Tha Canada Starch Company Limited, le 14 janvier, à Montréal, Monsieur M.E.Fae, présidant da la compagnie, a an noncé les nouvelles suivantes: Monsieur A.Stanley Cumming devient premier vice-président et administrateur da la compagnie.M.Cumming était an tériaurament vice-président et secrétaire-trésorier da la compagnie.Après avoir fait sas études an Angloterra, il a travaillé dans las milieux bancaires en Angleterre et au Canada.Il est entré au service de la Canada Starch en 1942 comme secrétaire-trésorier edjoint.Deux nouveaux administrateurs, MM.James W.McKee et John Volkherdt, remplacent au conseil MM.Howard C.Harder, vice président délégué de Corn Products Company, at E.F.Schroeder, près;dent da Corn Products International, qui prennent leur retraite.M.McKee e reçu un diplôme de commerce de l'université McGill en 1942; il est contrôleur de Coin Products Company.M.Volkherdt est e le direction de la commarcialisation de le meme société è New-York.M G.F.Benson devient prési dent honoraire du conseil.Optimisme du maire de Chibougamau A cause da l'inscription an bourse do Dauphin Iron Minoa Il ni est agréable, en ma qualité de maire de Chibou gamau d’apprendre qu'une so tietè minière de cher nous vient de faire inscrire ses action.» a la Hours*' Canadienne, •l'ai une confiance inébranla ble en l’avenir de cette region parce que son sous-sol est d'une richesse insoupçonnée Chaque jour nous founit de nouveaux sujets d'étonnement même si on entretient' un op timi.sme constant.L'inscription des litre.' de Dauphin Iron Mines a la Bourse nous rejouit d'autant plus que cette société détient des gisements d'or dans une tone ou une mine est déjà en production La vallée du cuivre s'enrichit ainsi d'un nouvel élément destiné à stabiliser et à consolider son économie La compagnie Dauphin Ihon Mmes ne commencera pas de main l'exploüation de ses propriétés.car le stage des sondages n'est pas terminé; mais le* résultats obtenus jusqu'à main tenant sont de nature à main tenir un optimisme de bon aloi •lai également une autre raison de me réjouir du succès de cette six'ieté minière, en ce sens que le président et le se crétaire-tresorier île la compa gnie sont de nos excellents concitoyena.MM Raymond l’Ecuyer, géologue, et Robert Lamontagne, notaire Bourse de L* march* minier monte depuis S seances TORONTO Les industrielles ont progrc -se hier pour la cin quième seance consecutive a la Bourse de Toronto.L'activité a ele modérer dans l'ensemble Mgonta Steel - est hisse a un niveau record de 74 à la faveur d'un gain de I 5-8.D'autre part, 4 1-2 et Dis tillers Seagrams I I 4 a 34 1-4 BA Oil et Harding Carpels ont haussé de .V8 a 36 3-8 el 25 3-8 cependant que Banque de Montreal, Canada Steamship et MacMillan Hloedcl ont gagne 1-2 a 67 5-8.35 I 2 el 35 1-4 Chibougamau Mining a pilla vedettte dans le secteur dt-valcnrs speculative gagnant 17 cent* à su sur un déplacement de 164.200 actions \gnieo a hausse de « cents a $1.35 Dans le secteur de- métaux non ferreux Ealconbridge a gagne 7-8 a 84 7-8.Cominco 3-8 a tl 5 8 el Noranda 12 a 54 3-4 Parmi les aurifères.Dome a gagne 12 a 9 I 4 cependant que tiiant 5 ellowknifc a cede 1-3 a 16 Home V .< 001x111 3-8 a '51 7-8 dans le secteur des pétrolières Le virement a été 00 3.411.00' action* au regard de 3,422.030 mardi.Cours du dolhr Le dollar américain a gugm hn •' 1 l« a M 07 11 7.2.La liv re sterling ,1 g.gt.c 1 lli à $2.09 II tri VI U SOIIb Le dollar (.1 nadien a codé hier Mil a 93 I1)*4 au (••laid *le 93 1-8 nier trrdi de nier La livre slerUng * cede T.Î2 I The Kruger Organization, so ricté de gestion dont le siege social est à Montréal, va cons truire une fabrique de papier bouffant de $5,000.000 en Italie.M B J.Krujfer.president de cette entreprise qui appar tient a des Canadiens, a révélé hier que sa société a forme une nouvelle entreprise italienne, Industrie Soavex, S.p.a., qui construira el exploitera une fabrique moderne de pa pier à Benevento, à environ 40 milles a l est de Naples, dans la partie sud du pays.The Kruger Organization exploite présentement des fabriques de papier au Canada, aux Etats L'ms et en Amérique du Sud.La nouvelle fabrique, intégrée a tous points de vue.produira et transformera, aux premiers stade, de 40 a 50 ton ries de papier bouffant par jour.Ce papier bouffant est destine au papier hygiénique, aux serviettes, aux papiers mouchoirs et au papier essuie tout.Selon M.Kruger.la compa gnie a grandement bénéficié des conseil* el de l’appui de l'Instituto per lo Sviluppo del Mez.zogiorno.organisme gou vernemental l'initiative écono mique.pour le choix de l'emplacement et la planification de l'établissement.Bourse de New York Wall Street, affecté par let réelitetions NEW YORK Les gains et les pertes se répartissaient a peu pics également hier en clôture à Wall Street.Le virement a ét éde 3.54U.000 actions au regard de 3.570.000 mardi.L'indice Dow tones de* va leur* indu-striellps a cédé 96 a 895.31.I.a moyenne que la Presse .Associée établit pour 60 valeurs a cede 1 a 334.0.Les sidérurgiques étaient mix tes Burroughs a etc la valeur la plus active, gagnant I7g à 29''» sur un déplacement de 144,300 actions Great Western Financial venait au deuxième rang, ayant cédé un point à 10' 1 sur un déplacement de 115.2IM) actions Dans le compartiment des valeurs canadiennes.Dislilleis Seagrams a gagné et Pacifique Canadien 'z.La Bourse Américaine présentait une allure irrégulière avec une tendance a la baisse Le virement * été de 1.640,000 actions soit a peu près le même que la veille____ Cours des changes .501 2699 99*18 .0073 .40 0417 .02165 .00066 .3382 1553 018 219tl:s .2988 001719 002996 0862 07 11 36 .1501 9868 .0403 2091 2485'* .2397 Afr.du Sud.rand L.Allemagne.DM Angleterre, livre Argentine, peso Australie, livre Autriche, schilling Belgique, franc Brésil, cruz.eiro Chili, escudo Danemark, couronne Espagne, peseta France, franc Hollande, florin Italie, lire Japon, yen Mexique peso Etats-Unis, dollar 1.Norvège, couronne NUe-Zélande.liv.2 Pérou, sol Suède, couronne Suisse, franc Venezuela, bolivar Industrie Soavex.S p a .sera la première fabrique de pa pier canadienne en Italie, et la première du genre à s établir dans le sud de l'Italie.1^*6 travaux de construction débuteront presque immédiatement, et la production devrait commencer au début de 1966 La fabrique, qui emploiera éventuellement environ 450 personnes, occupera plus de 100.000 pieds carres d'espace.Bourse de Montréal Il n'y a guère carence d'echeteurs sur le place locale Exception faite des papeteries.tous les groupes indexés accusaient une hausse hier en Place locale.Le virement industriel a etc de 235.000 actions et celui des mines et pétrolières de 1.471.51X1 L'indice composé a gagné 0.8 à 162.0 et le» gains avaient pio-dominance sur les perte* dans la proportion de 94 contre 89.I.'indice des industrielles a gagné 0 9 a 166.7.Canada Ce ment a pris la vedette, gagnan; trois points à 57.Les banques ont progressé.Montréal et Royale ont gagné S chacune a 673i et 80=s D'autre part.Canadienne Impériale de Commerce a gagné 4 à 69\ et Toronto-Dominiou Ay à 70.Parmi les services publics CPR a gagné 13« à 644.I * billets garanti» sont maintenant disponible* pour livraison 5 BOURSE TORONTO Ckurs fourr.it ^ar I* PRESSE CANADIENNE V«leur« /loacon AOitibi Alt» Gas Alt» G»> p( Alt Bpr Alt» 0»t w Alt» Nat Alç C«n Aig Can w Algotna Algonquin A'uminl Alum 4'4pr Aium ¦P'’ 4 Aium 7p 4' Analog Ana on a Anthe$ A Argu** Arg Bpt Cfrr vantes Haut Bat Fer.Nat ^ 7« 7S n ;:7o $ 4 }j-.- :3u 3250 t:» ZVa 39K z5StC> 167 107 20 1507’.‘07 .’o;’.4 '2202 *12-i 11>‘ 12 4 ti25 522 22 22 7479 SIC 7 10 4 !
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