Le devoir, 26 novembre 1964, jeudi 26 novembre 1964
LE DEV VOL.LV — N0.279 FAIS CE QUE DOIS MONTREAL, JEUDI 26 NOVEMBRE 1964 MÉTÉOROLOGIE.Pérlodct emoUllléo) Min.: 1S — Max.: 40 Gracieuseté de SHEARER LUMBER (0.LTD.MONTREAL PÉTE DU JOUR Saint Léonard da Port-Maurice Les librairie) F.PILON INC.Papeterlri .Dactylographes Accessoires de bureau Le gouvernement confie l’enquête au juge Frédéric Dorion mais Nielsen réclame des “aveux complets” sur toute cette affaire de corruption OTTAWA — I.» premier ministre intérimeire, M Peul Martin, a annoncé hier après-midi que le juge en chef de la Cour aupérieure du Québec, M.Frédéric Dorion, dirigera l’en-quéta judiciaire dans l'affaire de tentative de corruption et d intimidation sur la personne d’un avocat de Montréal par deux adjoints de ministres fédéraux.M.Eric Nielsen est revenu à la charge, menaçant de faire de nouvelles revelations au sujet de la tentative de corruption dans une affaire de trafic de stupéfiante.Il a exhorté les mi-nistenels à ‘faire des aveux complets” tandis que, sur les bancs de 1 opposition, les représentants des divers groupes accu- Smallwood : le transport de réleclricité par des câbles sous-marins est économiquement possible saient le gouvernement de chercher i “museler” la Chambre en instituant une commission et en refusant de répondre aux questions relatives à celte affaire.M.Nielsen a demandé aux ministériels de répondre à deux questions : — Le rapport de la Gendarmerie précise-t-ll que M.Tremblay se trouvait dans son bureau d'Ottawa lorsque le pot-de-vin a été offert ?— Le gouvernenrent voudrait-il établir la relation qui Eourrait exister entre un “certain Monsieur Gignac," appré-endé à Montréal sous une accusation de meurtre, et “toute cette nffaire"?Le ministre de l’immigration a aussitôt riposté.Jamais, avant ces “prétendus événements," a-t-il dit, ne connaissait-il ni: ' toute cette histoire.En conséquence, je ne pourrais avoir pris t à une prétendue offre en vue de corrompre qui nue ce soit Ne désarmant pas, M.Nielsen est revenu NEW YORK — Le premier ministre de Terre-Neuve a déclaré hier que la transmission de l’électricité produite par les chutes Hamilton aux Etats de la Nouvelle-Angleterre en passant par les Maritimes avait élé jugée possible des points de vue technique, économique et financier.Il a fait savoir que les travaux de réalisation d'un tel système de transmission débuteront le printemps prochain.M.Jos Smallwood a passé doux jours à New York, où il s'est entretenu avec des ingénieurs anglais et des financiers de la métropole américaine.Il a ajoute au cours d’une interview que prendre connaissance des conclusions d’un rapport rédigé par les Ingénieurs-conseil anglais de la compagnie Preece, Carden et Rider lui avait procuré un* des plus grandes joies de sa vie et que cette mise au point constituait un des plus grands événements de l’histoire de Terre-Neuve.Depuis cinq mois les ingénieurs anglais travaillaient à ce rapport, demandé par le gouvernement terre - neuvien et "certains autres intérêts" pour savoir si le projet était réalisable.Cibla sout-marln Selon ce projet, un cible sous-marin transportera l’électricité de Terre-Neuve sous les détroits de Belle-Isle et de Cabot.Des fils sur pylônes à travers le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse la transmettront ensuite jusqu'aux Etats-Unis.Quelque S,000,000 h.p.seront destinés à la consommation dans les Maritimes et le reste des 9,000.000 h.p.produits au gigantesque projet hydro-électrique du Labrador seront des- tinés aux Etats de la Nouvelle-Angleterre.M.Smallwood a décrit le projet des chutes Hamilton comme étant six fois plus vaste que celui du Bolder Dam.Le premier ministre est arrivé à New York lundi soir.Il était accompagné de MM.Leslie R.Curtis, procureur général de Terre-Neuve, et George Hobbs, président du conseil administratif de la commission hydroélectrique de Terre-Neuve et du Labrador.Les trois hommes ont eu hier des entretiens avec MM.F.J.Lane et Donald Miller, qui représentaient la compagnie Preece, Cardew et Rider.Ces deux derniers étaient arrivée de Londres lundi soir.Le printemps dernier, les ingénieurs anglais avaient présenté un rapport préliminaire.Mardi, ils ont éclairci les grandes lignes du rapport final.M.Smallwood a expliqué que ses compagnons et lui-même avaient entendu une explication orale par MM.Lane et Miller et qu'ensuite ils avaient jeté un coup d’oeil sur les principales parties du rapport écrit.Puis, a ajouté le premier ministre terre-neuvien, nous avons ensuite rencontré des représentants d'importants intérêts financiers newyorkais.La journée d'hier a été consacrée ê l'étude des aspects technologiques et financiers du projet.Hier soir, M.Smallwood quittait New York pour se rendre à Montréal où il doit rencontrer aujourd'hui les dirigeants de la British and Newfoundland Corporation, entre les mains de laquelle la réalisation du projet hydroélectrique a été remis, selon M.Smallwood.Gignac a été arrêté à Montréal sous une accusation de meurtre, et je donne au ministre l’occasion d'expliquer, s’il le veut, la relation qui peut exister entre M.Gignac et cette affaire " A l'ouverture de la séance, le ministre a lu le décret du conseil établissant le mandat de la commission et aussitôt le chef du Nouveau parti démocratique.M.T.C.Douglas, a demandé l'ajournenfcnt des travaux de la Chambre afin de tenir un débat d'urgence sur la nature de ce mandat qui, selon lui, est loin d’être suffisant.M.Martin a précisé que le mandat de la commission sera “de faire enquête de façon complète sur les allégations relatives à des incitations irrégulières ou des pressions abusives auxquelles on a eu recours en vue d’influencer l’avocat s’occupant de la demande d'extradition d’un certain Lucien Rivard ainsi que sur toutes les circonstances pertinentes à cette affaire.” “De plus, cette commission devra examiner ê fond les rapports présentés au ministre de la Justice par la gendarmerie royale du Canada et la preuve relative qui lui a été soumise, de même que toute preuve supplémentaire ou à lui soumise, faire l’étude de toutes autres questions qui peuvent paraître pertinentes au commissaire et faire rapport quant à savoir s'il y a preuve suffisante justifiant des poursuites pour de* infractions qui auraient pu être commises" Cette enquête, annoncée mardi par le ministre de la Justice, M.Guy Favreau.fait suite aux accusations lancées lundi par M.Erik Nielsen (PC — Yukon) selon lesquelles un ancien secrétaire du ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, M.Raymond Denis, et M.Guy Lord, qui occupait ce même poste auprès du ministre de la Justice, auraient tenté de corrompre un avocat montréalaus.Me Pierre Lamontagne.Voir page 211 Le gouvernement confie.LE REGIME FEDERAL PE RETRAITË Judy LaMarsh souhaite un accord avec tes Etats-Unis Le décret créant la commission L'enquêteur Dorion OTTAWA — Voici le texte intégral du décret instituant une commission d'enquête chargée d’étudier les accusations portées par M.Erik Neilsen (PÇ-Yukon).“Sur avis conforme du premier ministre, le comité du Conseil privé recommande que l’honorable Frédéric Dorion, juge en chef de la Cour supérieure de la province de Québec, soit nommé commissaire en vertu de la partie I de la loi sur les enquêtes pour faire enquête de façon complète sur les allégations relatives à des incitations irrégulières ou des pressions abusives auxquelles on a eu recours en vue d’influencer l'avocat s’occupant de la demande d’extradition d’un certain Lucien Rivard ainsi que sur toutes les circonstances pertinentes à cette affaire, et en particulier, mais sans restreindre la généralité de ce qui précède, examiner à fond les rapports présentés au ministre de la Justice par la Gendarmerie royale du Cana da et la preuve y relative qui lui a été soumise de même que toute preuve supplémentaire découverte par le commissaire ou à lui soumise, faire l’étude de toutes autres questions qui meuvent paraître pertinentes au commissaire et faire rapport quant à savoir s'il y a preuve suffisante justifiant des poursuites pour des infractions qui auraient pu être commises.Le comité recommande de plus : 1.Que le commissaire soit autorisé à exercer tous les pouvoirs que lui confère l'article II de la loi sur les enquêtes ; 2.Que le commissaire adopte la procédure et les méthodes qu'il peut au besoin juger utiles pour la poursuite régulière de l'enquête et si-1-gc aux dates et endroits qu'il pourra décider à l'occasion .3.Que le commissaire soit autorisé à retenir au besoin les services d'avocats, de personnel et de conseillers techniques à des taux de rémunération et de remboursement approuvés par le Conseil du trésor ; et 4.Que le commissaire fass« rapport au gouverneur en conseil.avec toute diligence raisonnable.et dépose au bureau de l'archiviste fédéral les documents et registres de la commission aussitôt qu'il sera raisonnablement possible après la conclusion de l'enquête I.e greffier du conseil privé, R.G.Robertsan.” La Presse: Lesage intervient OTTAWA — I,* ministre de la santé, Mlle Judy LaMarsh, a déclaré hier qu'il serait souhaitable de conclure une enr tente avec les Etats-Unis au sujet des fonds de retraite transportables.Le ministre a prononcé une allocution à l'occasion de la première réunion du comité parlementaire qui étudie le projet de plan de retraite.Il serait possible, a dit Mlle LaMarsh, de combiner le plan canadien avec celui de la sécurité social* aux Etats- Unis.Les deux mesures ont plusieurs points en commun.Il pourrait également y avoir des ententes avec d’autres pays qui ont des plans contributifs de retraite.Le comité est formé de 24 députés et de 12 sénateurs; il tiendra des réunions quatre fois la semaine.dans le but d’entendre des experts et de discuter dans le détail le projet de loi.Mlle LaMarsh a répondu à des questions pendant une heure et devra le faire de nouveau, aujourd'hui.QUEBEC.(DNC).— “Les nouvelles viendront de Montreal.Je n'ai pas de commentaires k faire pour le moment," a répondu, hier, le premier ministre aux journalistes qui le questionnaient au sujet de l’intervention possible du gouvernement dans la grève qui sévit depuis six mois à “La Presse".M.lisage a dit qu’en revenant d'Europe il avait reçu un télégramme d'une des parties au litige et qu'il y avait répondu."J’ai demandé, a-t-il ajouté, aux partie* de se réunir i nouveau.Elles se sont réunies hier et doivent s* réunir encore demain.Les clauses concernant les relations des tournaliatea et de la direction sont réglées.C'était les plus difficiles.H ne reste à régler que c* qui fait les sujets ordinatrea de* négociations : salaires, etc.” Les dirigeants de ‘Ta Presse" présenteront-ils un MH privé au cours d* la prochaine session T Tout en admettent que cette entreprise ns pouvait passer entre d'autres mains sans l’approbation d'un bill privé par la législature, M.Lesage a affirmé aurait un tel projet de loi.“Au début de chaque session, des bills privés.C'est a ce moment que sance".Hier, le secrétaire général de la CSN.M.Marcel Pepin, a déclaré qu'effectivement des rencontres ont eu lieu mardi entre M.Maurice Chartré, président de la Compagnie d* Publication 1a Presse, Me Claude Ducharme, conseiller juridique de l'entreprise, et lui-même.A la suite de ces rencontres, dit-il, les deux parties ont communiqué avec le premier ministre Jean Lesage pour lui faire part de certaines de leurs difficultés.Le premier ministre a suggéré de nouvelles rencontres jeudi et de le tenir au courant des résultajts.M.Marcel Pepin a négocié depuis deux mois la plupart des clauses des contrats qui intéressent les membres des syndicats de "La Presse” affiliés à la CSN.Une grande partie des efforts de M.Pepin a porté sur les clauses professionnelles de; quelque 150 journalistes du quotidien montréalais et qui sont maintenant rédigées à la satisfaction des parties en cause.Les négociations ont atteint une impasse la semaine dernière sur le règlement des questions monétaires qui préside- l’approbation d'un né qu’il ignorait absolument s’il y dit-il, je demande la lista j'en prends connais- ront à la rentrée des employés et qui fixeront les salaires pour la durée de* contrats.Unanimement, sur la recommandation de M.Pepin, les trois syndicats de la CSN impliqués ont rejeté l'offre patronale.D* plus, ils avaient demandé une intervention ministérielle immédiate.C’est à la suite d* cela que M.Lesage s fait sa suggestion aux deux parties.AERES LA PRISE PE STANLEYVILLE Les pays africains hésitent à saisir le Conseil de Bertrand est nommé au conseil législatif, Cournoyer, au tourisme et Mme Kirkland • Casgrain, aux transports et communications LEOPOLDVILLE.— Alors qu’i Stanleyville let ec-crochages entre troupes congolaises et forces rebellée sur la rive gauche de la ville, se pourtuivent, et qu'on oet tant nouvolloe des chefs rebelles, les gouvernements des pays africains membres de l'OUA hésitent entre deux solutions pour examiner l'affaire congolaise : la porter devant le Conseil de sécurité de TON U ou la faira examiner par les ministres des affaires étrangères de l'OUA.Le porte-parole du gouvernement du Kenya a annoncé hier que son pays demandera une réunion d'urgence du Conseil de sécurité si les autres Etats africains sont d accord.On enregistre déjà une proposition de la délégation algérienne à l'ONU de porter l’affaire congolaise devant le conseil de sécurité tandis que la République Arabe Unie souhaite ton examen par le conseil des ministres de l'OUA.Incapable cependant de faire l’unanimité mercredi soir pour demander une réunion du Conseil de sécurité, le groupe africain de l'ONU a décidé "tant préjuger de la position de certaines de set délégations", de nommer un comité qui sers chargé d'oxaminer la situation au Congo Léopoldville, en liaison avec ‘‘une action au niveau ministériel ou de l'Organisation do l'unité africains '.Ia chargé d'affaires du Con-go-Léopoldville i l'ONU.M Pierre M'Bale a annoncé hier .« ¦ *¥•'5 PS QUEBEC — M.Lionel Bertrand devient conseiller législatif, M.Gérard Cournoyer ministre du tourisme, chasse et pèche, st Mm* Clairs Kirkland-Catgrain ministre des transports et communications.A l'issus ds la séance du cabinet, hier midi.1* premier ministre a an effet annoncé que M.Bertrand venait ds démls-stonner comme ministre du tourisme, chassa st pèche de même que commit député de Terrebonne pour occuper au conseil législatif le siège du représentant de la circonscription des Mille-Iles, vacant depuis le décès de M.Frank Connors.Qui allait succéder à M.Bertrand T C'est M.Gérard Cournoyer lui-méme qui, à la sortie du ooneetl exécutif, a an-noooé le nouvelle.Le sourire aux lèvres, R a déclaré aux courriéristes parlementaires ; "Messieurs, je chausse mes bottes st m'en vais è la chasse”.Cependant, ce n'est que quelques minutes plus tard, devant 1s lleutensnt-fouvsmeur, que M.Jean Leeaga a confirmé officiellement ces nominations de mémo qua celle d* Mme Claire Kirkland • Casgrain aux transporta et communications.Avec l'entrée de M.Bertrand au conseil législatif, survenant trois mois «prés cells de l'exdéputé de Verdun, M.George O'Reilly, U ne reste phis de vacances à la Chambra haute; les vingt-quatre sièges sont occupés.Cependant, sa démission comme ministre et député laisse un deuxième comté sans représentant à l'Assemblée législetive.R y ¦ un mois, M.René Htmsl démissionnait Mr Mircel THIVIERGE on député de Saint-Maurice pour devenir juge de la Cour supérieure.Y aura-t-il bientôt des élections dans Terrebonne et St-Maurice ?Le prenrier ministre s'est contenté de répliquer ; “Je ne réponds jamais aux question* hypothétiques.” Aux ministères des affaires culturelles et municipales, c'est le statu que, Me Pierre Laporte gardant ces deux portefeuilles.M.I.esage a fait remarquer que M Laporte n’était pas ministre intérimaire, mais bien ministre en titre de* af faire* culturelles.M.Bertrand est relativement jeune.Agé de 58 an«, il souffre d'une mauvaise santé depuis près de dix ans.Transports st **mmunicati*ns En 1957, pour raisons de santé, il délaissait la scène fédérale après avoir représenté le comté de Terrebonne aux Communes depuis 1940.En juin 1960.ce n'est qu'à la requête pressante de M Lesage qu'il avait consenti à poser sa candidature aux élections provinciales.Elu par une majorité de 8.387 voix, il devenait secrétaire de la province.En novembre 1962.il avait manifesté le désir de se retirer; mais une fois de plus le premier ministre le suppliait de ne pas quitter la politique active.Le 3 avril 1963.il était assermenté comme premier titu laire du nouveau ministère du tourisme, de la chasse et de la pèche.Journaliste de profession.M Bertrand fut, (le 1926 à 1939.collaborateur à "L'Avenir du Nord", de Saint-Jérôme, et à "L'Etoile du Nord", de Jo-liett*.En 1937.il fondait, à Sainte-Thérèse."Ia voix des mille-lies" dont il est encore le directeur.De 1949 à 1961, il fut secrétaire de l'Association des hebdomadaires de langue française du Canada.Il en avait été le président de 1942 à 1944.En 1950.il était le chef de la délégation canadienne de la presse catholique au congrès de la presse mondiale à Rome.La même année, il devenait vice-président de l'Union international* des journalistes catholiques.Tourism*, «h*tt* que tous les parachutistes belges étaient regroupes à l'aéroport de Stanleyville en attendant leur évacuation.Le bilan officiel des événements de Stanleyville s'établit comme suit : 31 morts dont 28 Belges, 2 Améri ains et un Canadien A Léopoldville, on entretient cependant des craintes pour la sécurité d'un certain nombre de Canadieos et d'Anglais encore aux mains des rebelles L'ambassade cana dienne à Léopoldville rapporte que 24 Canadiens sont sains et saufs dans la région de Stanleyville.tandis qu'on ignore !e sort de plusieurs autres.La libération de 70 Européens, dc« Belges pour la plupart, s'e-t effectuée lundi dans la ville de Buta Des avions se sont rendus par ailleurs à Aketi afin d'évacuer 134 Belges et 10 Améri c a i n s récemment libérés.L'opération n'est pas encore terminée.M Jomo Kenyatt*.en sa qu* lité de président de la commission ad hoc pour le Congo, a déclaré que l'opération de Stanleyville l'a révolté et que le processus de reconciliation au Congo, a'est trouvé non seulement interrompu, nuis ramené en arrière "Nous ne perdons pas courage, a dit M Kenyatta.mais cette tragédie souligne la nécessité de supprimer au Congo toute l'influence # g t é ri* ure.quelle Su'elle soit.“C'est sujour-'hui en effet que se tiendra la réunion de U commission, initialement prévue pour le premier décembre.On s'attend à ce qu'elle condamne énergiquement l'opération de Stsn ieyville et dénonce M Tshom hé pour ne ps* «voir, selon les terme* de M.Kenvstt*.honore ses engagements d# retirer le* mercenaires et d'organiser un cessei-lc feu.BRUXELLES — Les yeux encore remplis d'horreu s, tremblants de froid dans le petit matin pluvieux, les p c-miers rescapés de Stanleyville arrivés hier matin à Bruxelles ont fait le récit des heures terribles qu'ils viennent d* vivre.M.Pnrcf.commerçant, declare "Noue sort ns d'un enfer.Nous avrns vécu des n o-ments comme je ne voudrais en souhaiter à pe-sonne.Nous étions gardés nuit et jour par les Simbas.Ils sont terribles.On avait donné l'ordre de nous tuer lorsque les paras sont arrivés." Un au re réfurié, M de Vroom, nous dit : “J'ai em-brassé le premier pars que j'ai vu.Cinq minutes de plus et c'était fini pour nous." Un ressortissant luxembourgeois.M Croche, déclare : "Nous étions parmi les privilégiés à Stanleyville du fait que nous étions Luxembourgeois.Cela nous a permis de cacher cher nous de* amis beiges." La plupart des réfugiés sont en short, pieds nus dsns des sandales.Ils frissonnent malgré le* coineidires donnée* par les secouristes de la Crcix-Rouge.Des scènes atroces se déroulent dans le hall de l'aérodrome.noir de monde Un ancien colonial, M Peneffe venu attendre son frère et sa belle-sœur, vient d'apprendre de la bouche d'un des rescapés que ceux-ci ont trouvé la mort dans la fusillade.Dans un coin, une famille en pleurs entoure un* petite fille de 3 ans qui sanglote convulsivement : "Où est maman V Les réfugiés émus jusqu'aux larmes se jettent dans les hr.is de leurs parents et ami* venus Voir gag* t! : Las gays I t t iilli Li DEVOIR, MONTRÉAL, JEUDI 26 NOVEMBRE 1964 M.Rouleau publie un ' expliquant son rôle OTTAWA Le député libéral d* Dollard, M Guy Rouleau, qui a démissionné comme secrétaire parlementaire du premier ministre, a remis tard mardi soir a la presse un communiqué expliquant le réle qu'il a joué dana l'affaire de cautionnement demandé pour Léo Rivard.En voici le texte intégral: “En vue de dissiper tout doute qui pourrait subsister à la suite de ma déclaration en Chambre cet après-midi, je me permettrai de rétablir les faits tels que je les connais, dans la mesure qu’ils me concernent directement.“Comme tous mes collègues à la Chambre, je suis fréquemment appelé, à titre de député è faire des représentations auprès du ministère de la justice sur des cas concernant des personnes qui se disent victimes d’un traitement injuste de la part de la Couronne.41 KAU des CARMES BOYER è base de plantes médicinales FACILITE LA DIGESTION L’HIVER AU PREMIER FRISSON, Bien cheud ou dans une Infusion, alla réconforte Agent général pour lr Canada J.Alfred Mulmn.Montréal ("est ainsi qu'il y a quelques mois j'ai reçu un appel téléphonique de la part du président de la commission scolaire des Mille-Iles me demandant d'intervenir auprès du ministère de la justice afin d’obtenir un cautionnement pour un certain M Rivard.On m’expliqua que M.Rivard était un homme d affaires bien connu de l'ile Jésus et qu il avant été emprisonné injustement.' Faisant suite h cette demande.j’ai alors communique par téléphone avec des fonctionnaires du ministère de la justice, les priant de vérifier s’il serait possible d'obtenir un cautionnement pour M.Rivard J’ai appris que Me Pierre Lamontagne avait agi comme avocat de la poursuite dans cette affaire et connaissant Me Lamontagne, pour l’avoir rencontré dans le cours de ma pratique du droit a Montreal, j'ai lelcohono à re dernier pour le mettre au courant de mes démarches."Me Lamontagne m expliqua qu'il n’agissait pas au nom de la couronne, mais bien au nom du gouvernement des Etats-Unis.U m'expliqua aussi la nature des accusations portées contre M.Rivard et les raisons pour lesquelles tout cautionnement lui avait été refusé.Après avoir fait enquête, les fonctionnaires du ministère de la Justice, eux aussi, me fournirent les mêmes renseignements.Je cessai alors toute démarche à ce sujet."Quelque temps plus tard, à la demande de représentants rHiiiiiii"" |||||||M.'"""«tl|||||||| Dupuis lllllllllinmiMMinlIilIlli toujours i l’ivant-gardo do la boauté avoc MAX FACTOR qui vous propose pour vos lèvres et pour vos joues deux rouget t'harmonisant • rouga A lèvres, format régulier • rouge i joues en poudre assorti ROSI FANTASTIQUI LUXURY BRIGHT TOUCH OF THI ORIENT PASTEL BEIGE CAFI AU LAIT une valeur de B 00 les deux 1.50 Vtnpnli — mi»» ?«» de 1„ Gendarmerie royale du Cai.ada.je fournissais à ce corps policier les renseignements que je viens de donner et je me mettais a son entière disposition pour toute enquéle subséquente.Aucune autre in- ri.,ation ne me fut demandée par la suite par la Gendarmerie."Mon intervention dans cette affaire se résume aux faits que je viens d'enoncer.Je n'ai fait aucune autre démarche; je n'ai discuté de la question a ef aucune autre personne, ni à ce moment-là.ni par la suite.Je n'ai en aucun moment reçu ou transmis une offre d'argent et jamais telle offre n’a é‘.é portée à ma con naissance."Je répète qu'a titre de membre du Parlement, je suis souvent appelé à faire des representations auprès du ministère de la justice au nom de personne^ qui se prétendent victimes d'un traitement injuste.Je m en remet» évidemment au ministère pour vérifier le bien fondé de ces prétentions.“Dans le cas présent, Je regrette que mon nom ait été mêlé à une affaire dont je ne connaissais pas les détails et dont je me suis retiré aussitôt \ 11///o/^ ana* /(< n -i EXPORTÉS AVEC FIERTE VERS PLUS DE 50 PAYS Oisiltlf Viciai tî IMBlHITflUE A VAUEVFIEIO PAR CANADIAN SCHENUY DIStllURIES ITO dans ma ça c’est une rioubliex pas votre provision Pour Noël.Un piano “Sterling" Un instrument d'excellente valeur pour le prix.Clavier de 88 notes.Belle sonorité.Action légère.GARANTIE DE 5 ANS.Fini acajou ou noyer.Livraison sur paiement de la taxe de vente, le solde payable en 12, 24 ou 36 versements mensuels.500 est, Ste-CatHerine Coin Berri — Tél.849-6201 2140 de la Montagne Près de Sherbrooke.Tél.: 845-6202 Régulier t $730.00 499 03 a ne non Inclui) Pour Noël 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l'Association canadienne d'études fiscales.L'une des dernières séances a été consacrée à la clause 138 de la loi de l’impôt sur le revenu.Elle était adoptée par le Parlement il y a environ un an, dans le but de mettre fin à "une échappatoire” qui aurait permis à un certain nombre de personnes de soustraire au fisc des sommes importantes, par la manipulation entre diverses sociétés de titres dont les détenteurs étaient souvent des dirigeants d'entreprises familiales.Me Charles Gavsie, c.r., de Montréal, a laissé entendre que cette clause avait donné lieu à des abus d'interprétation de la part des fonctionnaires du ministère fédéral du revenu.Elle jette le doute sur les dispositions éventuelles des successions et c’est au demeurant "un bluff" de la part du ministre, mais il ferait bien de demander à quelqu'un d'autre de renchérir, a dit M.Gavsie.La clause 138 a pour but d’éviter la liquidation de sociétés qui tenteraient de se soustraire i l’impôt sur la disposition de l'actif.Si le but visé est excellent, il ne faudrait tout de même pas qu’il entraîne une paralysie re lative des transactions, a dit M.Gavsie.Il a fait part avec M.Herbert O.Spindler, c.a., de Montréal de diverses difficultés au moment de transactions, de crainte qu'elles tombent sous le coup de la clause 138, le plus souvent interprétée dans un sens restrictif par le personnel du ministère.M.H.A.Stevens, du ministère du revenu national, voit de façon différente cette clause de la loi de l’impôt qui, dit-il, tend à maintenir la statu que dans des problèmes de portée épineuse.Les rapports fiscaux entre les municipalités et les provinces ont été traitées avec ampleur par des conférenciers tels que : M.Reginal J.P.Dawson, C.A., de Montréal, M.G.S.Mooney, de Montréal, directeur de la Fédération canadienne des maires et municipalités, et M.Thomas J.Plunkett de Montréal.Les recommandations de deux commissions d'enquête sur les finances au niveau local ont été passées en revue.M.Dawson a particulièrement décrit celles de la Commission royale d’enquête sur les finances locales, au Manitoba, tandis que If.Mooney a traité d’une enquête similaire au Nouveau-Brunswick.Selon M.Mooney, le rapport Byrne, confme on l’appelle au Nouveau • Brunswick, vise à une centralisation souhaitable, bien que redoutée, des pouvoirs dévolus aux municipalités, mais il renferme trop de généralités pour qu'on lui attache la valeur d un rapport d'experts.Manitoba, tel que commenté par M.Dawson, définit bien les prérogatives des municipa-lités, quant aux services qu’elles doivent rendre à la population.Mais, des régions administratives, onie au total, devraient faire le pont entre les municipalités et la province et s'occuper de projets conjoints.Les octrois aux municipalités devraient cesser, selon le rapport.Ils ne devraient subsister qu’en regard de certaines circonstances.Quelque 106 municipalités rurales seraient regroupées en 40 ou 30, avec comme minimum une population de 3,000 personnes et un rêle d'évaluation de $5,000,000.Le rapport pose en principe que les municipalités doivent assumer les soucis "matériels’’ alors que la province s’occupera des “gens", de leur bien-être.Lé rapport Michener, au Si /• TOIT •St à VISANT Faites installer M des LE DEVOIR MONTRÉAL, JEUDI 26 NOVEMBRE 1964 L'HUILE D’OLIVE Marcotte a-t-il participé au vol de banque de St-Laurent?l’enquêteur de Mayrand le nie PREMIERE EXPLOSION — Au fond d'un grand trou de J pieds de profondeur, lé où s'élèvera le nouvel bétel du Canadien Pacifique, le Chlteau Champlain, rue Windsor, on a fait sauter hier une première couche de roche de fond.Très bien réussi, le dynamitag» a déplacé 10 verges cubes de roc et il se continuera puisqu'il faut déplacer 10,000 verges cubes de roc pour bien asseoir les fondations de l'immeuble.Terminé en 1967, le Chéteau Champlain aura 38 étages et comptera 620 chambres.A droite, W.-A.Généreux, ingénieur du Canadien Pacifique qui a "mis le feu aux poudres" et Bruce Tyler, de Oupont of Canada.par Réal PELLETIER En dix-sept points, un analyste de recherches è l'emploi de Me Yves Mayrand, procureur de Georges Marcotte, a souligné hiar les ''failles" des enquêtes et du procès qui doivent conduire Georges Marcotte à la potence, le 4 décembre prochain.L'enquêteur de Me Mayrand, M.Philip Michael, a fait ressortir hier après-midi, au cours d'une conférence de presse, certains aspects de I'"affaire du Père Noël" qui vont jusqu'è mettre en doute la présence même de Georges Marcotte au vol de banque perpétré en décembre 1963 è St-Laurent et au cours duquel les policiers Marlneau at Brabant furent assassinés.M.Michael a demandé la réouverture du procès de Marcotte qui, dit-il, révélerait l'identité du "vrai Père Noël".M.Michael a rappelé que "seul Fournel a identifié Marcotte sur les lieux du meurtre".Or, selon M.Michael, il y a eu "tentative délibérée de la part de Fournel pour incriminer Marcotte".Par exemple, dans son témoignage, Fournel affirme è deux reprises, en termes identiques dans les deux occasions, avoir dit à un complice, sur les lieux mêmes du crime : "Tiens la porte, |e vais aller chercher Marcotte".Or, comment, continue M.Michael, un voleur de banque de l'expérience de Fournel, qui avait déjà subi un procès pour vol de banque, serait-il asset bête pour mentionner le nom propre d'un complice sur les lieux mêmes du crime, devant au moins dix témoins, c'est-à-dire les clients qu'on fait coucher par terre à l'intérieur de la banque ?L'enquêteur de Me Mayrand a en outre affirmé qu'une arme de calibro 308, du type de WÊr M.Philip Michael, analyste de recherches travaillant pour Me Yves Mayrand, procureur de Georges Marcotte.(Photo La Devoir, par Denis Saint-Jean) partement voisin, dit-ll, est présentement occupé par trois détectives.Une expertise a démontré, selon M.Michael, que André Krafchenko, qui avait d'ailleurs déjà participé à des vols celle qui a abattu les policiers, a été achetéa, dix jours avant le meurtre par un dénommé André Krafchenko que la justice n'a pas fait venir devant les tribunaux et qui se trouve actuellement dans une chambre de la rue Jarry.L'ap- ARDA: les ministres préparent une nouvelle entente qui marquera un point tournant dans la politique agricole La conférence fédérale-pro-vinciale sur l’aménagement régional et le développement agricole (ARDA), qui s’ouvre aujourd’hui à Montréal, aura Kur tâche de mettre au point i détails administratifs et techniques d'une entente qui Johnson quitte Phôpitol Le chef de l'opposition, M.Daniel Johnson, quittera l’hê- filial Notre-Dame, aujourd'hui, rois semaines après y être entré pour y subir un examen général et des traitements pour troubles gastriques.Un porte-parole du chef de l’Union nationale a annoncé hier que M.Johnson se porte bien et qu'il se rendra probablement à Québec à sa sortie de l'hôpital.M.Johnson a quitté l'hôpital à deux reprises durant son séjour pour remplir des engagements.Gordon : le taux du dollar canadien restera inchangé OTTAWA.— Il n’y a pas et il n'y aura pas de modification du taux du dollar canadien par rapport au dollar américain, a déclaré aux Communes M.Walter Gordon.La ministre des finances répondait è l'interpellation d'un député, demandant si le taux actuel du dollar canadien, fixé à 92.$ p.c.du dollar américain serait maintenu malgré las pressions que subissait la devisa canadienne sur le marché de New York.Le dollar candion était coté mardi après-midi è 93.7/32 sur le marché new-yorkais La ministre a d'autre part Indiqué qu'il ne prévoyait pas d'exoda important do capitaux canadiens, par suite de l'augmentation du taux de l'escompte on Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et au Canada.La Canada contribuera $200,000,000 è un fonds international de $3 milliards, crédit qui sera avancé è la Grande-Bretagna pour lui permettra do maintenir la valeur de la livra, en butta aux fluctations d'un marché do spéculateurs.M.Gilles Grégoire, député créditisto de Lapointe, a exprimé son désappointement de constater qua la Banque du Canada ne prête pas aux Canadians, mais a la droit do prêter è des "étrangers".Les évêques qui ont pardonné aux Juifs ne pourront plus se rendre aux lieux saints.AMMAN.— "Tous tes cardinaux, patriarches, archevêques et évêques qui ont approuvé, par leur vote au concile du Vatican, la déclaration sur las Juifs, se verront désormais interdira l'entrée du territoire jordanien et l'accès aux Lieux Saints de Palestine", a déclaré morcrodl, au parlement, M.Bahjat Telhou-ni, premier ministre de Jordanie.Le gouvernement jordanien a, ainsi, adopté la proposition faite par las communautés chrétlonnos de Bethléem et des villages voisins."Las concitoyens du Christ" avaient demandé que tout las prélats qui ont voté l'absolution daa Juifs da la mort du Christ sa voient désormais Interdira l'entrée an Jordanie.A la séance da mercredi au parlement jordanien, da nombreux député* musulmans et chrétiens ont pris la parole pour condamner la décision du concile concernant les Juifs.Intar-venant è son tour, le premier ministre a déclaré : "La gouvernement n'entend pas sa mêler de l'aspect religieux qua peut avoir la déclaration sur las Juifs, adoptée par le concita du Vatican.Mais, en ce qui concerne sas aspects politiques, le gouvernement jerdanion tient è faire enregistrer son profond regret qu'une telle déclaretion ait été adoptée".M.Bahjat Talhounl a ajouté : "Nous sommes parfaitement au courant des raisons qui ont amené le cardinal Augustin Baa è promouvoir une telle résolution.Je demanda è la Chambre de laisser le soin aux chrétiens de Jordanie da prendre las décisions qui s'imposent concernant laurs rapporta avec Ig Vatican et rlgllse occidentale", a conclu la premier ministre.Durant le débat, un des députés avait déclaré : "Nous savons maintenant quelles sent las raisons qui ont amené le papa Paul VI a visiter Jérusalem.La papa a fait un pèlerinage dans la Ville sainte comme une sorte os prélude è une Internationalisation de Jérusalem".s'inspire d’un esprit nouveau à l'égard dos problèmes agricoles du pays.Après huit mois de consultations entra la ministre f é d é r al responsable d’ARDA, M.Maurice Sauvé, ses haut-fonctionnaires, et les responsables provinciaux du programme, tous les intéressés conviennent de la nécessité de donner une orientation plus précise et plus systématique au programme ARDA, même si l'accord n’est pas encore fait sur les moyens d'atteindre les nouveaux objectifs.La loi ARDA, adoptée en juin 1961.a donné lieu un an plus tard i la signature d’une entente générale, permettant au fédéral de dépenser $50 millions jusqu'en mars 1965 pour partager la moitié des frais de programmes entrepris par les provinces en vue d'ai-1 der au relèvement des régions rurales.C’est de l'entente qui prévaudra à compter de mars prochain que discutent cette semaine les ministres de l’agriculture des provinces et le mi-nistre fédéral des forêts.Mais il ne s'agira pas uni- auement du renouvellement 'un accord.Les objectifs fondamentaux du programme, la perspective dans laquelle on l'envisage, ont été révisés au cours des derniers mois, parti culièrement depuis que le programme a été confié, au niveau fédéral, au ministre Maurice Sauvé.La loi fédérale de 1961 a été rédigée en termes très gé néraux.et permet toutes sortes de réalisations.A l’origine.son application aussi était indifférenciée : n’impor te quel projet, n'importe quel i secteur, pouvaient en principe obtenir les fonds d’ARDA.En pratique, les fonds ont surtout servi à (leux fins : des projets de recherches, et d'autres de nrise en valeur d’une ressource particulière.n sembla déjà acquis que la nouvel accord aéra à la foia plue précis at plut large.Plus précla, parce qu'à l'avenir la* fonds d'ARDA ne devront servir qu'aux secteurs ruraux sous - privilégié*, marginaux.Plus large, parce qu'au lieu d'étre utilisé à la réalisation d'une série de projets spécifiques, sans lien entre eux, ARDA deviendrait un instrument de planification pour relever le niveau économique des régions sous-développoos et permettre l’intégration dans le milieu urbain de la population rurale excédentaire.L'accent ne sera plus mis sur l’exploitation des ressources physiques, mais sur le développement des ressources humaines des réglons rural**.ARDA continuerait d’autr* part à affecter d’importante* tommes à la recherche C’est dans catt* optique qu* t’engaga la conférence fédé-rale-provlnciale d* cetta semaine.A propos de la loi ARDA, Ottawa et les provinces devront pour la première fois jeter les bases d'un projet commun de pianificaticn.Bien que les consultations tenues depuis huit mois ont permis de dégager un certain accord sur les principes, les responsables fédéraux de l’ad-nrinistration d’ARDA pré- I voient qu'il ne sera pas facile de concrétiser la nouvelle entente, qui vaudra pour une période beaucoup plus longue que la première.de banque avec Jean-Paul Fournel entérieurement à décembre 1962, est celui qui a signé, du nom de A.Duvel, la facture de l'achat de l'arme, è la compagnie International Firearms.Fournel, selon M.Michael, e admis avoir volé la même banque de St-Laurent à deux reprises entérieurement avec Krafchenko, mais pourquoi, continue M.Michael, ce dernier n'a-t-il jamais été traduit devant les tribunaux ?Pourquoi oussi Fournel, de même que la Couronne, "ont-ils délibérément omis de dire que Krafchenko lui-même avait acheté l'arme du crime, lors du procès dt Marcotte 7" Précédemment, M.Michael e demandé "qui a prit les dispositions pour que Jean-Paul Fournel attende à son appartement, situé Place Prieur, le matin du 11 janvier 1963, pour qu'il se rende è la police, et avec qui ces dispositions ont-elles été prises ?Y a-t-il eu récompense on argent donnée per le police ou per le Canadien Bankers Association à cet homme pour se collaboration è la mise en place des dispositions qui ont conduit Jean-Peul Fournel è se rendre et qui ont permis d'impliquer Georges Marcotta ?" Et M.Michael ajoute : "Est-ce que cet homme, lui-méme, a participé de quelque manière eu hold-up fatal è le Banque Canadienne Impériale de Commerce au matin du 14 décembre 1962?" C’est immédiatement è ta euito de cos trois dernières questions que M.Micheol perle do Krafchenko, mais dans des points distincts du communiqué qu'il o remis eux journaux.Plus loin, M.Michael demande encore comment Mile Jeannine Sicerd, serveuse de restaurant, o pu Identifier sons hésitation G • a r g o s Marcotte comme étont l'homme qui est venu chercher Jules Reevts ou Coffee Pot Restaurant le matin du 14 décembre, tout on admettant qu'elle l'o seulement vu une minute, alert qu'en mémo temps alla affirme no pat pouvoir Identifier ou reconnaître Jean-Paul Pountel qu'elle a servie avec Reeves pendant environ 20 minutes la matin précédent, toit le 13 décembre ?A propos do Roevos, qu'on o déclaré inapte è comparaître en cour au procès de Marcotte et à subir son propre procès, M.Michael se demande s'il est encore vraiment malade.Il affirma avoir interrogé It médecin dt Reeves è ce sujet sans avoir pu obtenir de réponse, ni négative, ni affirmative.Qu'arrivera-t-il, demanda M.Michael, si un jour Reeves est en mesure de subir son procès et s'il déclare que Marcotte n'était pas présent sur la scene du vol ?Et M.Michael rappelle que seul, des trois, Fournel a été identifié comme faisant partit du trio et que seul Fournel a identifié Marcotte.En conclusion, M.Michael demande la réouverture du procès da Georges Marcotte.Il rappelle que le cabinet fédéral a commué la sentence de mort oui avait e é prononcée contre Kenneth Meeker, récemment, qui avait pourtant bel et bien été trouvé coupable de son crime : viol et étranglement d'uno fillette de 1?ans à Vancouver, tandis qua l'affaire Marcotte, selon lui, est loin d'être claire.KOUSStLLON Tromblon Le TrotnDlon d Argent est e« train de devenir I e rende i vo»ê* p * f eeceltencf dèt qovrTTvefx de U métropole et tevrt invités iMl tevs d »< tord! Le T ROM DINER D AFFAIRES à partir d* S 1.50 milONNEMm FàCILE "n Arrtt*rr* de l’hotrl dan*, la rne t’KovtnrNrr f.ntih bfkri i:i ST Ht Hk.RT pa» l»e Mcnfitnx ng itntarin MK t I IM \TI*i: 16 10 SI HUBERt Monticrié pre* dit ferminu*.dt la Prn% inna< Transport RESERVATIONS.S49-3214 CAPITAL DISPONIBLE pour • prêts hypothécaires de toutes sortes (min.$50,000» • Amalgamation d’entreprises • Acquisition d'entreprises INCOMACO LIEE Administrateurs-conseils pour l'Industrie el le Commerce Suite 3815, 1 Place Ville Marie, Montréal • Tél.: 866-3524 lïïTçüf R-CATIIKRINR NOUVELLE ADRESSE Noël Beauchamp TAILLKl'R tsse Park Avr., — Montréal II Tél.: 276-1355 jymawtwMww——nwnqggweMwqg—nmntqqemawr—iPM v 3 Pour vos achats de Noël, visitez y ï LA LIBRAIRIE ' ) GOUTTIÈRES - "ho do' ÉGLISES hôtils USINES ENTREPÔTS BUNGALOWS COTTAGES I - I - I LONGUEURS DE 41' SANS JOINTS e GALVANIStS-ALUMINIUM-CUIVRE (aflnés gretelf* INSTALLATION BDIAIEAII 1IÉTAI mr MONTRÉAL 121-4U* exclusive rKimmu ifitiAL inv* «ume 872.9144 NOUVEAU.La cigarette pour let étudiant» | Filtre et Salure 245 est, boulevard Dorchester Montréal, Tél.: 861-9621 Moderne, spacieuse, climatisée, la librairie Fide» offre un choix unique de collection* d* livres d'ert, d’ency clopédies, de litténture générale, de livre! de ipirl-tuelité, d'albums pour enfanta.Un vaste terrain de stationnement à l’amtre de l'immeuble, ouvert sur les rues Sainte-Elisabeth et Ildtel-de-Ville, permet à nos clients de garer leur voiture gratuitement.Invitation spéciale aux éducateurs et aux étudiants, le tamedl, alors qu* la librairie est ouvert* d* 9 heure* du matin è I heures de l'eprès-midl.b»»»»»».»» A Noël offrez un livre***»»**»*»•! Baccarat Lalique D'UNE RARE ELEGANCE -OU Le centre du Cristel de Frence Sia EST.RUI MTE-CATHRRINB t I 652911 LE DEVOIR, MONTRÉAL.JEUDI 26 NOVEMBRE 1964 EDITORIAL L'enquête qui s'impose La décision du gouvernement fédéral d'instituer une enquête judiciaire eur l'administration de la justice, à la suite des accusations portées par M.Nielsen, est probablement la seule façon de tirer nu clair les faits pour le moins troublants qui ont fuit l’effet d’une bombe aux Communes.Toute cette affaire peut avoir des conséquences politiques graves pour l'avenir du Canada, dans la crise actuelle de notre fédéralisme, et il faudra donc faire toute la lumière possible sur ces accusations.L’aspect le plus inquiétant c'est la série des faits et des coïncidences invoqués.L’une ou l’autre des accusations, prise à part, peut n’avoir rien de concluant à première vue.Dans les tentatives de corruption ou d'influence injustifiée il n’y a habituellement pas de trace; c’est souvent la parole d’un accusateur contre la dénégation d’un accusé.Que dans ces conditions.M.Fayreau veuille se justifier en disant qu'il n'y * \ait pas assez de preuve pour intenter un procès, ce peut être plausible: une telle prudence est souvent sage, car on ne doit pas éclabousser des gens contre lesquels il n’y a pas de preuve formelle.Ce qui a fait éclater ce scandale, c’est l'addition des griefs.Et aussi la liaison qu’on prétend établir entre cette accusation de corruption et l’affaire Banks.I/e gouvernement a été accusé d’avoir manqué de vigilance en laissant fuir Hal Banks.M.Pearson a dû admettre que le syndicat international des gens de mer a versé des souscriptions à des candidats libéraux du district de Montréal.Or voici que M.Douglas demande de vérifier» dans les documents de l'enquête Norris si l’sncien chef de cabinet du ministre de l’immigration, impliqué dans le ca« Ri-*aH.n'aurait pas rcaive celte option dans des terme» suffisamment sou-p'es p'jur être capable de compter, a l'intérieur de «on équine, .sur un large "conseil-sus" d ¦ la part de se* collaborateurs.13 “Selon hu.le choi.i de rhgporhite Québec, qu'il ar-eerit" dit-il, dans une large mesure, n'aurait pas amené a déndssiev., U a tôt fait de nous riuiurei M.Uyait en a evCo e pour »ui a-n et demi a la d,-ri-fn-i li.’f Devoir Quant à ’ h."Pqt liés e canadienne’' ' ' " Le code d'éthique de la presse étudiante dit clairement ¦ article 10 ¦ que "le journaliste etudiant doit éviter le commentaire à l'intérieur d'un texte d’information".Je ne sais pas comment les rc-pon ahies du Quartier La-f » jugent cette partie terminale du compte rendu de MU* Vigeant.Si un journaliste du Devoir avait conclu un reportage de cette maniéré, je m* serai* fait un devoir de lui *i-c.ivder que je trouvais qu'il injectait subtilement »on opinion personnelle dans *on réj cit des faits Mite Mince Vigeant.à plusieurs reprises, m'accuse d* metre plutôt desintéressé de la théorie et de m'étne confi» ne aux problème* pratieo-pra-tique* relies à la liberté d* presse.1* petit exercic* d* dissection que je viens de faire prouve que je n'avais pas tout à fait tort d'agir ainsi.Quand il s'agif de faire d* lu théorie, nous sommes là, nous sommes le» champions du monde.Quant à la pratique, c'est une sutre affaire CR.LE DEVOIR *nxn* es* nesni *ut*assi te is mstik* ms cisiofs nv sn I.M • RM — Etaenetatn.-La Paan douas", même horaire.BMPIRH — -U Silence- — t.M — S.4S — Dim.à partir *a I.M fmANCAie — “Id taverns da Titian dni,'' — 16.11 - 2 00 - 1.4* - I.M — “Citoyen da anile part” — It.lS — I.M — 1 44 HBANAna — "Gibraltar- _ I.M — S.M — 4.44 — S.M — "Ce monda Inràma- — tes — IIS — IM BENT — “The l.neh of Olnsor Cot-fey" I.M - S.M - S.M - T.M - t.M.LOEWS — “Mantle" — IS.M — 12.IS — t.M — 4.4S — T.M — S.M LAVAL — -Un# sroaoo Ute" It.M -S.M .S.SS - S M — "Goliath ooa-tro laa Oénta- — I.M - AM - S IS.LA SCAI-A — -ralhtna faaunaV — OlTBBMOBV HT MONKLAHD — "ClaapaM* - LM - «J» • Via — I.SS - ML- Tm - ISM PALACE — "IVheeo Lava Hu 1SJS • MM .IAS - «AS -Mi.LE TNM A L’ORPHEUM “La Danse de mort” de Strindberg HT MM BASILE ¦ n vnuiex-vous de TherreurT Kn voilé.Imagines un couple après vingt cinq ans de mariage, perdu dans un* II* que les littoraux appellent un "polit enfer", reclus dans un* violtl* tour.Lui, vioux militaire — alla ancionno actrice.Pourquoi te tonl-ilt épousés?Ut no lo tovont plut oux-ntè-mot mais ils savant quo lour vio communo o été un torriblo échoc.Ils snvont surtout qu'ils ta détestant au point de sa souhaiter mutuellement la mort quitte è l’aider talon lot circonstances.Mon Dieu, quo do borgne Ils mettent é se déchirer et quelle est leur ardeur quand il a'a-glt do fair* mal à l'autre.Rarement, |* le pensa, et peut-être iomsls, a-t-on été si loin dont l'horrible description d'un tel couple et si parfois la ton vo iutqu'è la caricature è force d'outranca, quelle maglt-frolo leçon è rebours nous donne Strindberg.Ajoutons è cola, *1 u* n'ost pas suffisent, I* grind souffle gleclal du nord qui gèle tout sentiment et lo rend ooudaln terrifiant comme un Iceberg et nous auront une imago presque complète do cetto "Danto do mort'' qui se déroulo devant nous plus fascinante, plus terrifiante encore que la danse nuptlola dos mantes rollgiou-toi.I Lo texte ust long malt edmi-1 râble; l'action est presque Inexistant*.C* duo qu'intor-1 rompt è peine un comporte eat, une Inexorable tragédie.Doux comédiens servent es texte rocailleux: Denlte Pelletier et Jean Gascon.Léo llisl.comporte eu réle ingrat, les soutient do son mieux.On ne sait pas, è vrai dire, qui choisir entre Denis* Pelletier et Jean Gascon.Denis* Pelletier est tout simplement admirable.J'si peur cette comédienne la plut grande estime.Chaque fols que je l'ai vue, se technique, ton autorité, sa sensibilité, m’ont conquit.Ici, elle se surpasse *11*-mlm* donnant un relief fermi-dabl* è cotte Alice, odieuse au premier acte, presque tédul-tant* au trois, démoniaque au quatre.Sans doute la réle on sol est admirable de souplesse et de nuance.KH* t* l'approprie tout entier et le conduit avec un souffle qui ne te dément pet.Dent cette scène extraordinaire où en le voit devenir presque folle à force de tension nerveuse, elle est vraiment ce "monstre" de théâtre qui peut tout te permettre car tout ce qu'elle fait eu dit aemble sertir d'etle-méme et non pet d'un quelconque texte écrit.Jean Gascon ne lui cède en 1 rien.Dessinant avec une jus- ! teste étonnante un vieil officier dent le style de von Stroheim, Il jeu* on virtuose de tous les registre* avec un art de la flneeu et de l'ambiguité è proprement perler, hallucinant.15e SEMAINE Kl mj ET fMWYÜgr J'ai dit de Lé* Miel qu'il n'était qu'un compart# et c'est vrai dans l'esprit de la pièce où il sert en quelque sorte de catalyseur.Jouant le réle toujours un peu niait du raisonneur, Il t'en sert avec précision et élégance.Malt le récital n'était pat peur lui.C'est à Jean Gascon que Ton doit également le mise en scène.Il Ta voulu terrée et dépouillée.Tout son traviiil a consisté, Il me semble, è dépister chaque facette des protagonistes dans une mise en i plsce juste esses réaliste peur I éviter toute boursouflure.Je ; ne Mit pas si en doit son "en- j trée au chat" à Strindberg eu ; è lui même.Mais les trois se- j ULTRADUPLEX A ST.l_ /\U P» E r\J T CO-NSTRuir SELON VC.S C À P R i C 1 Ç'U SES SS£C'
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