Le devoir, 3 juin 1964, mercredi 3 juin 1964
VOL.LV — NO 129 y FAIS CE QUE DOIS MONTREAL, MERCREDI B |U I N 1964 r MÉTÉOROLOGIE Pluvieux et frais Maximum i 60 Gracieuseté de SHURER LUMBER CO.LTD.MONTREAL FÊTE DU JOUR SAINTE CLOTILDE Lai librairie» F.PILON INC.Papeterie* - Dactylographes Accessoires de bureau Esquimaux: Lévesque dénonce violemment l’attitude de Laine par Marcel THIVIERGE QUEBEC.— Le ministre de» richetses naturelle» a accusé hier le ministre fédéral des affaires du Nord, M.Arthur Laing, de "bloquer" personnellement les négociations Ottawa-Québec en vue du transfert au gouvernement provincial de la juridiction sur les quelque 2,500 Esquimaux du Nouveau-Québec.Le premier ministre a appuyé M.René Lévesque en répondant è une question du chef de l'opposition : "J'ai bien l'impression que M.Laing n'est pas un expert en coopération".M.Daniel Johnson avait demandé si la déclaration de M.Laing à Winnipeg, é laquelle répondait le ministre des richesses naturelles, était une autre manifestation du fédéralisme coopératif.Le ministre fédéral avait dit qu'il n'était pas question qu'Ottawa cède è Québec la juridiction dans le domaine de la santé et de l'éducation des Esquimaux.Tout au plus, la province pourrait-elle s'occuper de problèmes d'ordre municipal.Dans un texte préparé à l'avance — (c'est la deuxième fuis en quelques jours qu'il a recours è ce procédé) — M.R.Lévesque s'en est pris violemment au ministre fédéral."Il ne semble plus possible, pour l'heure en tout cas, a-t-il dit, de poursuivre avec lui, les négociations en vue du transfert au Québec de ces affaires esquimaudes.C'est un blocage qui est tout évident.C'est voulu par le ministre fédéral tout personnellement".Après avoir lu le texte anglais de la déclaration du ministre fédéral è Winnipeg, M.Lévesque l'a résumé ainsi : "Bref, M.Laing se propose d'offrir au Québec de s'occuper, sans doute, sous sa gouverne paternelle, de certaines petites choses, mais comme il dit lui-même, il a l'intention de conserver dans son ministère jusqu'aux calendes grecques les item vraiment importants qui sont l'éducation, la santé et le bien-être".Voir page 2: Lévesque dénonça.AU COURS DE SON PASSAGE A LONDRES CES JOURS DERNIERS M.Pickersgill a exposé à la reine le sens de la résolution Pearson sur les drapeaux de notre correspondant parlementaire OTTAWA — De passage à I,ondres où il avait à traiter des affaires personnelles, le ministre des transports, M.Jack Pickersgill, en a profité en fin de semaine pour rendre visite à sa Majesté et lui exposer le sens de la résolution du gouvernement canadien proclamant un drapeau distinctif et retenant l’Union Jack pour marquer notre fidélité à la Couronne et au Commonwealth des nations.Le premier ministre Lester Pearson, qui n’avait pas répondu la veille quand M.Eldon Woolliams (PC, Bow River) lui avait demandé quel était l’objet de la visite de M.Pickersgill à Buckingham Palace, a reconnu hier que la question du drapeau avait été le thème principal de la courte entrevue accordée par la reine à son ministre.Il a cependant précisé que le motif du voyage de M.Pickersgill à Londres n’était pas de voir Sa Majesté.Le ministre y est allé à ses frais avec sa famille pour affaires personnelles.“Mais comme l’étiquette le commande, il a signalé son passage à la Cour et Sa Majesté Ta reçu en audience privée, a dit le premier ministre.Il en a profité pour lui révéler le contenu de la résolution dont j’avais déjà fait part à la reine par câblogramme.” M.John Diefenbaker a demandé au chef du gouvernement s’il avait prévenu M.Joey Smallwood de la visite de M.Pickersgill à Buckingham Palace.Car, devant un auditoire de St.John’s en fin de semaine, le premier ministre de Terre- Neuve s’est vanté de ce qu’on ait choisi un fils de la province (M.Pickersgill représente la circonscription de Bonavista-Twillingate) pour aller expliquer à la reine les projets du gouvernement.M.Pearson a répondu qu’il n’avait pu en faire part à M.Smallwood puisqu’il ne savait pas lui-meme si M.Pickersgill obtiendrait une entrevue avec la reine.M.Diefenbaker, néanmoins, est resté sceptique et il a demandé au premier ministre de déposer devant la Chambre copie de toute la correspondance échangée entre lui et M.Smallwood.La discussion sur le drapeau a été plus brève que de coutume hier, en Chambre.L’opposition commence à donner des signes d’épuisement.Si le débat sur la résolution gouvernementale ne s’ouvre pas bientôt (et, suivant les indications données par les membres du cabinet hier matin au conseil national du parti libéral réuni à Ottawa, il se pourrait qu’il s'écoule plusieurs semaines avant qu'on aborde la résolution), il se peut que la question du drapeau sorte de l’actualité pendant un certain temps.Vexé par les propos qu’avait tenus M.Louis-Joseph Pigeon (PC, Joliette) à l’endroit du Red Ensign lundi soir en Chambre, M.Harold W'inch (NPD.Vancouver), ardent loyaliste, a soulevé une question de privilège que le président a admise avec condescendance de crainte de déchaîner les passions des Tories.Voir pag* 2 : Pickersgill a .Jean Deschamps revient confiant Peugeot au Québec: question de jours par Yves MARGRAFF Le sous-ministre de l’industrie et du commerce, M.Jean Des:hamps, a déclaré hier soir à son retour de France que, selon lui, la décision des usines Peugeot de faire monter leurs voitures au Québec n'est plus qu’‘'une question de jours”.Le haut fonctionnai re confirmait ainsi une déclaration qu’il avait déjà faite à Paris la veille et qui avait fait par Marcel THIVIERGE QUEBEC — Une femme a causé tout un émoi en faisant son apparition hier sur le parquet de l'Assemblée législative.Le député de Champlain.M.Maurice Çellemare, était en train de poser au ministre de ha voirie une question concernant le pont de Trois-Rivières, quand, à la surprise générale des députés, des journalistes et des gens des galeries, une femme d’une quarantaine d'années, vêtue d’une robe bleue et coiffée d’un genre de canotier rose, est apparue sur le parquet pour déambuler lente ment devant les membres de la gauche, contourner la table du greffier au centre, s’arrêter brièvement devant le président de la Chambre et finalement continuer pour faire une pause à quelques pas des pupitres du premier ministre et du ministre des richesses naturelles.Ce n'est qu’à ce moment que le president.M.Richard Hyde, revenant de sa surprise, s’est levé pour déclarer: “Je demanderais au sergent d’ar mes d’assister madame qui semble perdue".Le premier ministre était Visiblement mal à Taise.Il était appuyé sur son pupilrt dire, selon AFP, à un représentant de la firme Peugeot: “Le sous-ministre me semble exagérément optimiste!” Quant à M.Deschamps, interrogé sur cette déclaration, il s’est contenté d’ajouter avec un sourire confiant: “Laissez-les dire'! Dès son arrivée à Dorval, M.Deschamps a été assailli de questions par quelques journalistes venus à sa rencontre.puis s'est adossé à son fauteuil alors que l'intruse, les poings sur les hanches, jetait un regard menaçant vers les ministériels.Après quatre ou cinq secondes.elle s'est dirigée tiers la porte de sortie tandis que le sergent d’armes s’avançait vers elle.La suivant de quelques pas il Ta conduite jusque dans le corridor.Comme la porte se refermait sur l’intruse, la Chambre a éclaté d'un immense rire, qui s’est accentué quand le ministre des richesses naturelles, M.René Lévesque, s'est levé pour se diriger vers la sortie en imitant la démarche de la femme.“Je l’ai échappé belle, a déclaré M.Maurice Bellemare, j’ai craint qu’elle n’arrête devant moi; mais j’ai été soulagé quand elle a salué le président pour se diriger du côté des ministériels".Un photographe du magazine "Life" qui se trouvait dans la galerie des journalistes fut si estomaqué par cet incident qu’il a oublié de croquer cette scène unique dans l’histoire de la Législature québécoise.On croit savoir que le premier incident du genre dans le Commonwealth s’est produit en 1962 a T Assemblée legis- Prié de commenter un titre de première page du Montreal Star d’hier: “Paris Investors Wary of Separatism”, le sous-ministre s’est esclaffé, pour ajouter: “Je ne vous cache pas qu’ef-fectivement, les industriels que j’ai rencontrés m’ont tous posé des questions quant à l’éventualité d'une sécession du Québec (et ce sont là les termes exacts dont ils ont use).lative du Nouveau-Brunswick, alors qu'une "fille de l’empire" (la même qui avait fait des siennes lors de la reunion de la commission Laurendeau-Dunton à Frédéricton) a foulé le parquet de la Chambre alors qu'on y discutait du projet de loi des alcools.L’intruse de Québec, une fois dans le corridor, a dit au sergent d'armes : "Je reviendrai tant qu’on n’aura pas appris le septième commandement." Mis au courant de cette déclaration, les députés, à l'ajournement, se demandaient les uns les autres : "Qu’est-ce que c'est que le septième commandement?” Un loustic, dont la mémoire a dû sans doute flancher, a glissé à l’oreille d'un ministre: "Le septième commandement, c’est "Le bien d'autrui, tu ne prendras.qu’en mariage seulement." Me Guy Lechasseur, député libéral de Verchères, n’en savait pas plus que ses collègues.“Je ne m'en souviens plus, a t il déclaré; je l’ai demandé au ministre Lafrance.” Quant au chef de l’opposition.il s’est contenté .de hausser les épaules en disant, le sourire aux lèvres : “On sait bien, avec un gouvernement comme ça." Voir page 2 ¦ Un* inconnue— Partant d’une telle éventualité, il est évident que les industriels en question se demandent quel serait l’intérêt d’investissements économiques d'importance dans un pays qui.à tout prendre, a une population égale à la seule région parisienne.Quant à dire qu'ils sont inquiets, il y a une marge que je me refuse à franchir”.— Qu’avez-vous répondu à ces réflexions?— Simplement qu’au Québec comme ailleurs, les manifestations des extrémistes sont les premières à passer les frontières, ce qui ne signifie nullement qu’elles reflètent l’opinion et les tendances de la majorité”.L'industrio Peugeot “Je ne suis pas allé en France nanti des pouvoirs nécessaires à la signature d’un contrat quelconque.C’est la SGF et son directeur général.M.Filion, qui détiennent l’autorité en la matière.Toutefois, j’ai assisté à une rencontre.Or, moi qui avait déjà rencontré des représentants de Peugeot l’automne dernier à ce sujet (bien que ce fût à titre privé), je puis vous affirmer, par voie de comparaison, que les choses sont rendues maintenant assez loin pour que je vous dise et vous redise que ce n’est plus qu’une question de jours.” Le voyage de M.Deschamps en France répondait à une invitation que lui avaient lancée le gouvernement français et diverses industries et fédération d’industries dans le cadre de la quinzaine de la technique française.Cette tournée lui a permis de prendre de nombreux contacts avec plusieurs industriels qui, tous, envisagent avec plaisir une implantation au Québec.Le matériel Alsten C’est ainsi que la firme Al-stan, spécialisée dans la fabrication d’appareils loutds destinés à la génération électri* Voir page 21 Peugeot— S Roger Duhamel: les Canadiens français fonctionnaires à Ottawa passent pour traîtres au Québec Roger Duhamel a émis l'opinion hier soir que le manque de Canadiens français dans la fonction publique fédérale vient surtout "d'une sorte de désaffection qui peut finir par compromettre dangereusement notre situation au sein de la Confédération".H a ajouté: “Les Canadiens français qui deviennant fonctionnaires è Ottawa sont considérés comme des "traîtres" et des "déserteurs" par plusieurs de leurs compatriotes".Parlant devant les membres du Richelieu-St-Lau-rent, l'imprimeur de la raina a donné deux autres raisons le peu d'empressement des Canadiens anglais de reconnaître dans la pratique les exigences de la cohabitation et les déficiences de nos maisons d'enseignement qui ne doteraient pas leurs étudiants d'une formation approprié# à une carrière dans le fonctionnarisme.Abordant le sujet de la désaffection qu'il considère comme raison principale, M.Duhamel précisa : "Il faudrait en arriver è nous comprendre clairement.Si nous ne voulons pas travailler pour le gouvernement fédéral, cessons nos récriminations".M.Duhamel a ajouté que les séparatistes sont logiques dans ce cas : ils refusent l'Etat canadien et agissent en conséquence."Mais, pour ceux qui ne sont pas de cet avis, il faudrait commencer par revaloriser dans l'opinion publique le rôle du fonctionnaire fédéral.Je m'insurge contre cette légende qui veut que travailler pour le gouvernement canadien équivaut à une forme de trahison".Le conférencier estime qu'aussi longtemps que nous n'aurons pas révisé nos positions, "nous éloignerons d'excellents sujets d'une carrière prometteuse et c'est le Canada qui sera perdant, sans compter le Canada français lui-même"."Qu'on veuille me croire : les fonctionnaires fédéraux de langue française ne sont pas des étrangers dans la cité.Sarait-ee trop demander qu'ils ne soient pas considérés comme tels par leurs propres compatriotes ?" M.Duhamel a souligné que les 350,000 fonctionnaires fédéraux reçoivent un traitement annuel global de $1,500,000.000.De ce nombre, 137,000 sont assujettis è la loi de la Commission du service civil, créée en 1908.Le consommateur a tiré avantage de la nationalisation QUEBEC.— M.Jean-Claude Lessard, président de THydro-Québec, affirme que l’amélioration de la situation financière de la commission et la réduction des taux d’électricité pour les consommateur au cours de 1963 prouvent les avantages de la nationalisation.Il a fait cctle, déclaration dans le rapport ’ annuel de l’Hydro-Québec, soumis hier à la législature.Une inconnue à l'Assemblée législative Sire, nous ne sommes plus seuls Pearson: s\\ le faut nous irons au peuple par Jean Pierre FOURNIER • OTTAWA — Devant l’état-major dï son parti disposé en rangs de bataille, la premier ministre Lester Pearson a prononcé hier soir un discours précurseur d élections.Il s’est bien gardé de dire que son gouvernement déclencherait prochainement des élections : ni les Canadiens, ni moi.ni le cabinet, ni mes députés ne souhaitent une élection, a-t-il dit, mais .‘‘Si l’opposition insiste pour en avoir une, si l’intérêt du public passe après les tactiques partisanes, si .alors, il se pourrait qu'elle en provoque une.’’ Son discours de près d’une heure, devant les 235 membres du Conseil national du parti libéral, avait tous les caractères d’une veillée d’armes.Le premier ministre a longuement énuméré les oeuvres de son gouvernement, depuis les plus abstraites jusqu'aux plus concrètes, des plus douteuses aux plus indiscutables.Les promesses que son gouvernement n'a pu réaliser, il en a rejeté la faute — coup classique — sur “l'obstruction” exercée en Chambre par l’opposition.Et., à ceux de ses partisans qui pouvaient encore nourrir des doutes quant a l’efficacité de son équipe, il a dit: “Rappelez - vous l'énormité des problèmes qui nous attendaient il y a un an alors que le Canada depuis des mois et des mois recevait si peu de son gouvernement, alors que le parlement n'avait pas discuté de budget pendant deux ans, alors que le gouvernement conservateur avait refusé de s’occuper du différend sur les Grands lacs, alors que le dialogue avec nos amis les plus intimes (les Etats-Unis et la Grande-Bretagne) s’était brusquement terminé, alors que la confiance envers le Canada était un vain mot.” * M.Pearson n’a pas consacré moins de six pages de son texte qui en comptait 15 à rappeler les oeuvres accomplies par son gouvernement.Et toutes ces oeuvres, a-t-il dit, ont été accomplies malgré notre position minoritaire en Chambre, malgré l’obstruction sans cesse pratiquée par l’opposition.“Aujourd’hui, on tente toutes sortes de nranoeuvres et de querelles.On fait obstrue- Favreau: le OTTAWA.(DNC) - La démocratisation ne doit pas être qu'un mot, elle doit se faire et nous devons non seulement l’accepter mais l'encourager, a dit hier le ministre de la justice, M Guy Favreau, devant le conseil national du parti littéral.L'un des trois membres du cabinet qui aient été invités à s'adresser aux délégués, M.Favreau s’est réjoui de la création d’une commission politique permanente à l’intérieur du parti.tion par des détails dans la procédure et de façon partisane.On soulève des questions déjà réglées ou d’autres qui sont hors d’ordre, des Par exemple, dit-il.en Colombie-Britannique où 40.000 Indiens éprouvent beaucoup de difficulté à s’insérer dans le courant de la vie canadienne il n’y a qu’un seul aide social professionnel pour leur venir en aide.M.Basford est secondé par Mme Gloria Queen-Hughes.de Winnipeg, qui soutient que les pauvres aujourd'hui se trouvent dans une situation pire qu’il y a trente ans si l’on établit une comparaison avec le revenu et le standard de vie du reste de la population.Les jeunes Antérieurement, le ministre de la justice, M.Favreau, avait "Mais qu'on prenne garde, a-t-il dit, il ne faudra pas que cette commission politique permanente n'ait de démocratique que le nom.Elle ne devra pas être le jouet personnel ou l'instrument aveugle d'une chapelle de pensée politique, si à l'avant-garde que soient cette chapelle et sa pensée."Le vent est à la démocratie réelle dans le parti ; pas une démocratie larvée, inodore et sans saveur, mais une démocratie vraie, pénétrante, qui touche à toutes les classes de nos questions de privilège et des points d'ordre frivoles qui ra sont nullement pertinents.Il n'y a pas m k-n • -mps pen* Voir page 2 : Pearson.invité les libéraux à enrôler la jeunesse dans un parti libéral rénové et démocratisé pour faire la lutte au séparatisme, à la centralisation, à l'anglicisation et à la domination française."B nous faut, dit-il livrer un assaut énergique à ces appréhensions qui sapent nos énergies et paralysent nos pensées aux dépens de bien plus hauts objectifs qui consisteraient à chasser l'épouvantai! de la pauvreté et de la misère, du chômage et de la guerre nucléaire.lés libéraux qui tiennent i rester fidèles à leur idéal, re-prend M Favreau, doivent lan- Voir page 2: Un libérale militants et qui ait une foi profonde dans le jugement de tous.“Il faudra que chaque association de comté se sente capable de participer à travers cette commission politique a l'élaboration du programme du parti.Tout parti politique gui a peur de mettre entre les mains de ses militants son programme est voué à l'échec.Personnellement.je crois que nous ne regretterons jamais d* l’avoir fait.Une réforme aussi majeure dans le parti no doit pas nous faire peur”.Un libéral suggère à sen parti: Guerre à la pauvreté OTTAWA — Les libéraux ont été invités mardi à déclarer la guerre à la pauvreté au Canada tout comme l’a fait le président Johnson aux Etats-Unis.L’appel a été lancé au Conseil national libéral par M.Ron Basford.député libéral de Vancouver Burrard.qui a déclaré qu'en de nombreuses régions du Canada existaient des ilôts de pauvreté ou des gens ne retirent que bien peu d’avantages des lois de sécurité sociale actuelles.“Dans cette même économie d’abondance dans laquelle nous vivons, où nous n’avons jamais été si bien, il existe un groupe de gens qui ont un besoin extrême de l’aide gouvernementale,’’ déclara M.Basford au cours d'un débat sur les mesures de sécurité sociale qui aura son écho devant un nouveau comité permanent du programme.vent est à a démocratie S Les deux adversaires se croisent ; Rockefeller affaira» du Nord d avoir violé I'antanta da princip.int.rvanua A Ouéb.c, I.29 f.vriar darniar, 1er» d'una réunion fédérala-provinciala »ur la quaition aaquimauda."Apres de laborieuse» discus-cions, a dit le ministre des Hi-cliesses naturelles, les deux gpu\ernements ont ratifié un Inxte contenant les principes généraux sur lesquels un accord de transfert devait s'appuyer.Le premier paragraphe de ce texte disait entre autres : "Le Canada, c'est-a-dire le fédéral, est prêt a céder au Quebec l'administration des affaires esquimaudes dans le cadre de ses responsabilités administratives étant entendu que, apres le transfert, les Esquimaux continueront de jouir au moins des services qu'ils reçoivent a l'heure actuelle du gouvernement fédéral." "Dans ce texte conjoint, a poursuivi le ministre, il n’est question nulle part, d'une caricature de transfert comme cplle qu'a évoquée le ministre fédéral.Cette attitude de M.I.aing est d’autant plus étrange qu'il y a un mois, le 27 avril, il s'était invité a Montréal, à brûle-pourpoint, et au cours d'une réunion avec quelques hauts fonctionnaires des deux gouvernements, il n'avait trouvé qu'une seule chose importante a dire et à répéter, a savoir que de part et d'autre nous ne parlions pas en public dés pourparlers qui se poursui-v aient afin de ne pas alimenter les rumeurs nombreuses et souvent fantaisistes circulant à ce sujet dans divers milieux.Nous avons été d’accord la-dessas." Wf.Lévesque a expliqué qu'un comité de fonctionnaires ou le représentant fédéral était dési- .AVIS DE DECES BOl HGEAU A Montréal, le 2 juin MM, à l'age de 59 ans, est décédée Françoise De Gui-épOUM du Dr Paul Emile Buurgeau.mère de Jacques, Hubert et de Mme Dr Guy Ho- ' goes (Ginette), demeurant au | 10,627 Grande-Allee.I-es funv , rarites auront lieu samedi le H Le convoi funèbre partira du a;Hon Roland Biston Inc.no i Lit) est.rue Henri-Bnurassa.a i 8 «heures 45.pour se rendre a l'église St-Nicolas, ou le servi ! ce sera célébré à 9h.Et de ia au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture Pa rems et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.LEFEBVRE.M l'abbé Paul — A Hauterive, frère de Mme Paul Galipeau et de Marguerite Lefebvre d'Outremont.Les funérailles auront lieu jeudi ma ! tin a l’évéchè de Hauterive.NANTEL A Montréal, le 2 juin 1964 à I âge de 82 ans.est décédé Israël Nantel, au trefois marchand de bois de « onstruclion.epoux de Alexina 1 irget.demeurant au 1816 est, i ue Sherbrooke.Les funérailles auront lieu samedi le 6 1æ < onvoi funèbre partira du salon llené Thériault Limitée, no 1120 i if, rue Jean-Talon, a 10 heures îto.pour se rendre à l'église St-itobert Bellarmm.où le service sera célébré à II h Et de là au cimetière de la Cftte des Neiges.lieu de sepulture.Parents ci amis sont priés d'y assister sans autre invitation Ralliement rue Sherbrooke, angle Pa-, pineau à lüh.45.ASSURANCE AUTOMOS'IE Nous représentons 21 compagnies j TAUX DE FLOTTE POUR ETUDIANTS UNI VERSI-\ TAIRES L.-M.D É S I L E T S »SSl R VVCES Montreal: UN.LS39J St Hilair* : FO.7-S63« Québec : LA.4-7S33 gné par M.Laing lui-mème a poursuivi le travail de négociation.“Le 22 mai.a-t-il ajouté, le ministre fédéral écrivait pour souhaiter que nous nous rencontrions aussitôt remis le rapport du comité, l.e 26 mai, je lui écrivais dans le meme sens et le lendemain, rompant luimèire sa consigne du silence, M.Laing déclarait publiquement qu'j) refusait d’ac cepler et d'appliquer l'accord de principe ratifié par les deux gouvernements'’.“Dans les circonstances, a souligné M.Lévesque, on ne voit pas très bien l’utilité d'aucune rencontre avec le ministre fédéral des affaires du nord.Mais nous continuons et nous allons continuer avec fermeté, par tous les moyens légitimes, a demander toute la responsabilité administrative dans nos territoires du nord, c'est à-dire, ce qui dès 1949 a été accordé à Terre-Neuve, la seule autre province du pays qui possède une population esquimaude de quelque importance numérique".Le chef de l'opposition a demandé au ministre s'il avait pris connaissance de la déclaration faite, la veille, aux Communes, par M.Laing.M.Levesque a dit qu'il avait lu les comptes rendus “qui ne démentaient pas l'essentiel de ci* qu'il avait déclare a Winni peg et qu'il a réconfirmé en retournant à Ottawa le lende main et qui est.que, a toutes fins pratiques, avant les calendes grecques, il ne voit pas en dépit de l'accord qui a été signé au mois de février, comment il pourrait lâcher l'essentiel de l'administration".Un libéral.(Suite de la première page) ter une grande campagne dans tous les coins du pays pour orchestrer les voix de la tolérance et de l’entente.La renaissance de Québec, visant à édifier une meilleure société, mérite l'encouragement de tous les Canadiens.La patit nombre 'Tl ne faut pas lui refuser cet appui à cause des agissements d'extrémistes.La petite cohue, bruyante, brutale, grossière et suffisante qui dessert tellement sa propre nation, n'a pas l'esprit de cette renaissance".Les Québécois ne veulent pas imposer la langue française.leur culture ou le catholicisme a qui que ce soit, ni ne veut obliger tous les Canadiens à être bilingues.Ils ne veulent pas détruire la Confederation Mais ils dénonceraient la Confederation s’ils étaient obliges de renoncer a leur langue et a leur culture si c’était une condition pour qu'ils bénéficient d’une adhésion à part entière et cgale a toutes les phases de l'activité nationale.Quebec veut obtenir l'assurance catégorique que le Canada anglais ne veut pas imposer l’anglais à tous et cha cun.Les Québécois revendiquent leur paît dans le monde des affaires et la fonction publique et que soit reconnue leur competence dans le do- amPuU-^ qui croit au Christ et qui est témoin de l'Evangile dans le détail très quotidien de sa vie.Même l'incroyance, continua-t-il.se présente comme une chance qui va nous forcer à devenir des chrétiens adultes.Nous croirons parce que personnellement nous nous serons mis à la recherche du Christ.Il termina en déclarant que l'Eglise au 20e siècle, pour ne pas être en perte de vitesse sur la marche accélérée de l'histoire, aura vraiment besoin de toutes ses troupes, et que le laïc ne sera-plus simplement un numéro anonyme dans la nef ou un numéro passif dans le monde mais un agent exact et indispensable de l’Evangile dans le monde.Présidée par Mme Madeleine Morgan, l'assemblée a adopté un* résolution qui pour être laconique n'en est pas moins significative : “Out la comité exécutif soit autorisé è convoquer un* assemblé* général* de l'Alliance le jour, lo soir ou la nuit, dès qu'il I* jugera i propos." La vota a été d* 97 p.cent favorable.Il y avait plus da 800 infirmières é la réunion.Commentant la résultat des négociations qui ont eu lieu lundi et mardi antre les représentants de onze hôpitaux dt la région métropolitain* at l'Alliance des infirmières (CSN), le secrétaire général d* la CSN, M.Marcel Pepin a déclaré à l'assemblée général* dts infirmières : "L'heure, est venu* pour la gouvernement de mettre sa promesse de vendredi dernier à exécution.Malheureusement, il a été impossible da réaliser un accord satisfaisant entra las parties.Dès demain, nous nous attendons è ce qua le gouvernement fournisse un mandat précis à ses représan-tants de prendre désormais une par) active aux négociations.Je comprends votre impatience, d'ajouter M.Pepin.La situation qui vous est fait* n'est pas normale".On s* souviendra qu'au cours d'un* rencontre tenu* aux bureaux du gouvernement, vendredi dernier, le ministre du travail M.Carrier Fortin avait promis aux représentants de i'AMianc* *t de la CSN qu* la gouvernement interviendrait directement dans la négociation d'un accord si une dernière tentative d'entente entre les hôpitaux et l'Alliance, doublé* de la médiation de M.Donat Quimper, ne permettait pas de régler le litige.INSTITUTEURS DEMANDÉS Instituteurs qualifiés pour enseigner la 7ème année.LA COMMISSION SCOLAIRE DU VILLAGE ST-GABRIL DE BRANDON, CTE BERTHIER, Tél.: 835-4982 COMMISSION SCOLAIRE REGIONALE DES MILLE - ISLES INSTITUTRICES DEMANDÉES COURS SECONDAIRE EXIGENCES : a) brevet "A" d'enseignement et plus, b) Au moins une année d'expérience complétée au cours sacondaire.TRAITEMENTS : $4,200.è $10,000.salon tes qualifications et années d'expérience.ECRIRE : Directeur général des écoles, Commission Scolaire Régionale des Mille-lsles, 216, Boul.Laval, $t*-Rose-de-Laval, P.Qué.SCIENCES COMMERCIALES lle-12e-13e Commerciales SPECIALISTES ; (hommes et femmes) pour enseigner : «• Anglais : commercial, conversation, laboratoire de langue.>!- Machines d* bureau, dactylo, sténographie.UNE SECRETAIRE AVEC : a) BREVET D'ENSEIGNEMENT b) Expérience des bureaux c) Excellente perso^nilité pour le secrétariat de l'école en Sciences Commerciales DEMANDER : m.P E.Dufresne, Directeur, 216, Boul.Laval, Sta-Rose-de-Laval, P.Qué.Tel.> 625-6951 Chez les chausseurs L’Union protectrice des travailleurs en chaussures du Québec vient d'élire ses dirigeants pour Tannée 64-65.Ce sont MM.; Gaudias Denis, Robert Nor- ; mand, et Jean-Marie Lachance i respectivement élus à la présidence ainsi qu'aux première et deuxième vice-présidences.Mme ; Fernande Murphy a été élue a la troisième vice-présidence.Une ' (Suite de la première page) La déclaration de l'intruse sur le septième commande" ment a éclairé les journalistes, qui.la veille, avaient remarqué la même femme qui, de la galerie de gauche, puis de la droite, tentait d’attirer l’attention des députés en formant de ses doigts le chiffre sept.La période de surprise et celle du rire passées, de nombreux membres de la Chambre ont déclaré qu’un tel incident aurait pu avoir des consequences très graves.“Que se serait-il produit, ont-ils dit, si cette femme, qui semble faible d’esprit, avait eu une arme dans sa bourse ?Elle aurait pu facilement tirer sur le premier ministre, par exemple, ou tout autre membre de la Chambre, avant qu’on ait réussi à la désarmer." L’incident du 1er mars 1954, qui s’est déroulé à la Chambre des représentants à Washington, est revenu a la mémoire de tous.On sait que, ce jour-là, trois ou quatre Porto-Hi-coins nationalistes, tirant des galeries .ont blessé grièvement cinq représentants.Les portiers de l’Assemblee législative, à la suite de Vinci-dent d’hier, feront preuve d’une plus grande sévérité.A l’ajournement de la Chambre, les députés se sont rendus au Comité des bills publics pour continuer l’etude du projet de loi des ingénieurs, Au début de la séance, durant quelques minutes, la conversation a porté sur lincident.M.Jean-Jacques Bertrand a déclare que, si cette femme était faible d'esprit, comme on le prétendait, on n’aurait pas dû la laisser aller en liberté: mais la confier à des médecins compétents pour examen.Au temps de notre folle jeunesse L'auteur de ce livre et sa copine étaient de toutes jeunes filles quand elles partirent à la découverte de l'Europe.Leur voyage mémorable a fait le sujet d'un livre délicieux, condensé dans SÉLECTION du Reader’» Digest de juin.Lisez les aven tu res et les mésaventures de ces deux ingénues, lancées en pleine Europe des «innées 20; leur folle équipée vous est racontée avec une drôlerie et une verve qui vous captiveront.Achetez Sélection aujourd’hui! 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M.Williams, qui était accompagné de M.James Siwid, vice-président de la fédération, a expliqué aux autorités que son groupe s'oppose à ce que des danses indiennes soient exécutées à l'Expo par des groupes non-indiens comme par exemple les Feux-follets, une troupe montréalaise.Un porte-parole de l’Expo a dit que M Williams a obtenu l'assurance que ses revendications seront prises en considération.Les bibliothécaires: le rapport Bouchard s'inspire d'une fausse conception de la bibliothèque et de ce qu'est son rôle QUEBEC — Le rapport de la commission d’enquête sur le commerce du livre dans la province de Québec comporte “une fausse conception de la bibliothèque et de son rôle dans LE DEVOIR LE DEVOIR.MONTREAL.MERCREDI 3 JUIN 1964 le domaine de l’enseignement, de l’information et de la culture.’’ L’Association canadienne des bibliothèques a commenté le rapport Bouchard dans une lettre adressée au ministre des Affaires culturelles, M.Georges-Emile Lapalme.ou elle déplore ?ue les mandataires de la commission n’aient pas consulté les acuités universitaires de bibliothécononrie de l’université de Montréal et de McGill et les associations professionnelles de bibliothécaires.L’Association rejette toute perspective d’une régie des bibliothèques, car une telle régie porterait atteinte ‘aux libertés généralement reconnues aux citoyens du Canada dans le domaine de la culture.” LES HOMMES D’AFFAIRES DE L’EST Affaire Coffin: Weston Eagles McGregor de "menteur" PERCE — Weston Eagles a contredit Hier le témoignage de son beau-frère devant la Commission royale d’enquête sur l’affaire Coffin et a traité un autre témoin de “menteur’’.Eagle, ouvrier de 41 ans qui n’a que sa sixième année scolaire, a été interrogé au sujet d’une déclaration de 1955 dans laquelle Wilson McGregor avait déclaré n’être pas certain d’avoir vu un fusil ou une barre de fer à Carrière du camion de Wilbert Coffin en juin 1953.Il faut annexer à Montréal les 6 villes situées à Test de Tile Les hommes d’affaires de l est de Montréal favorisent l’annexion à la métropole de toutes les villes situées dans la partie est de l’île.C'est ce qu’ils ont affirmé hier, par la voix de leur président M Pierre Lorange qui a soumis aux autorités municipales, au nom de la Société des Hommes d'Affaires de l’Est, un mémoire portant sur trois problèmes particuliers.McGregor avait affirmé au procès de Coffin en 1954 avoir vu le baril d’un fusil dépassant du camion alors que Coffin était arrêté chez lui.Eagle a témoigné qu’il était à un hôtel de Gaspé à boire de la bière lorsqu’il surprit McGregor dire qu’il n’était pas certain d’avoir vu un fusil.Le témoin, marié à l’une des soeurs de Coffin, raconta par la suite l’incident à Leslie Coffin.Après une assemblée de famille, il se rendit en compagnie de Leslie à la résidence de McGregor.C’était à l'époque où on tentait d’interjeter appel afin d’obtenir un autre procès.“Je crois que c’est Leslie qui a demandé à M.Gravel, l’avocat François Gravel, procureur de Coffin si une déclaration servirait à quelque chose.” "Mieux dire" mérite une coupe "Girardin" PARIS.— "Mieux dire”, la revue de l’Office de la langue française de l’Etat du Québec, a remporté jeudi une des coupes “Emile Girardin” attribuées chaque année par la revue française “Vie et Langa-ge”.Le palmarès des coupes “E-mile-Girardin” comporte aussi les noms du quotidien parisien “Le Figaro”, du journal “La Cité”, de Bruxelles, de “La Tribune de Genève”, et du “Berry républicain”, pour la presse de province.C’est M.Jacques Chastenet, de l’Académie française, qui a proclamé les lauréats.Au nom de M.Maurice Beaulieu, directeur de l’Office de la langue française du Québec et de la revue ‘Mieux dire”, c’est M.Robert Elie, conseiller culturel à la délégation générale du Québec à Paris, qui a reçu la coupe “Emile-Girardin”.Le cérémonie, présidée par M.Alain Guillermou, secrétaire général de l’Office du vocabulaire français, s’est déroulée à la Maison de l’Amérique latine En commentant le palmarès.M.Jacques Chastenet a déploré que la langue française semble maintenant incapable de franciser les mots anglais qu'elle adopte, soit en en transformant l’orthographe, soit en en adapitant la prononciation, comme elle le faisait dans le passé.Eagle a déclaré qu’il connaissait McGregor depuis 30 ou 35 ans et qu’il lui avait rendu visite chez lui à plusieurs reprises.Il présenta Leslie aux McGregor, l’affaire fit l’objet d’entretiens et une déclaration fut rédigée.C’est Mme McGregor qui l’écrivit, a-t-il dit.“Leslie en rédigea le phra séologie pour elle comme il put.’’ Par la suite la déclaration fut assermentée devant un juge de paix.Le juge Roger Brossard, qui fait fonction de commissaire, a alors rappelé la déposition faite en avril devant la Corn mission par Leslie Coffin, qui avait déclaré que Eagle avait pris l’initiative et avait dit à Mme McGregor ce qu’elle devait écrire.“Cela contredit une bonne partie de ce que vous avez dit”, a noté le juge Brossard, demandant où se trouvait la vérité.“Je crois que ce doit être lui.de répondre M.Eagle.Je n’ai pas l’instruction pour écrire une lettre comme ça.” Le conseiller juridique Jules Deschènes de la Commission a alors rappelé que McGregor a déclaré à l’enquête que ni Leslie Coffin ni Eagle n’étaient jamais allé chez lui.“C’est un menteur”, de déclarer le témoin .Mme Felix Rboda Stanley, 39 ans.l’un des soeurs de Wilbert Coffin, a déclaré qu’elle croyait avoir envoyé ensuite la déclaration assermentée à M.Gravel.Elle était datée du 3 septembre 1955, cinq mois avant la pendaison de Coffin.Mme Albert Coffin, 76 ans, mère de Wilbert, a également comparu brièvement là où son fils a été jugé et convaincu il y a 10 ans du meurtre d’un des trois chasseurs de la Pennsylvanie trouvés morts dans les bois.M.Deschênes, s’appuyant sur un passage d’un livre de John Edward Belliveau de Toronto au sujet de l’affaire Coffin.a demandé si elle était au courant d’une lettre laissée par son fils le jour avant sa pendaison.Elle a déclaré n’avoir jamais entendu parlé d’une telle lettre.Relativement à l’annexion des villes de Montréal-Nord, Sl-Mi-chel, St-Léonard, Anjou.Montréal-Est et Pointe-aux-Trembles le mémoire, dont M.Lorange a donné lecture devant le conseiller municipal Paul-Emile Sauvageau, représentant du maire Jean Drapeau, dit qu’il serait “plus agréable, plus normal, que l’ensemble des citoyens de ce territoire fassent partie de Montréal où les normes de l’urbanisme sont sérieusement établies”.Les Hommes d'affaires de l’est sont d’avis que les citoyens de ces municipalités sont privés de services essentiels et particulièrement d'un urbanisme bien dirigé.“Nous souhaitons, déclarent-ils, que les citoyens de ces municipalités manifestent leur désir d’annexion a Montréal et profitent de l’occasion que nous leur offrons, en mettant à leur disposition les cadres de notre société pour organiser des assemblées, des rencontres et des forums, pour débattre la question, afin qu’ils constatent par eux-mêmes les bienfaits que leur apporterait la qualité de citoyens à part égale et entière de Montréal”.Concernant le problème de la voie ferrée des Chemins de fer nationaux qui traverse le secteur est de Montréal, la Société des Hommes d'affaires de Test remercie tous les hommes publics tant de la scène fédérale que ceux des scènes provinciale et municipale qui ont appuyé leurs revendications.Même si à la suite d une entrevue, sur place, avec le pré- sident des Chemins de fer nationaux, l'on a espoir d'une solution à brève échéance, la S.H A.E.déclare qu'elle laisse ce dossier ouvert et qu'elle continuera de soulever ce problème tant qu'un règlement final n'aura pas été obtenu.Enfin, le mémoire de la S.H.A.E.traite du golf municipal et du centre sportif.Assurés que le golf municipal demeurera, à la suite des déclarations catégoriques faites par le président du comité exécutif, M.Lucien Saulnier, les Hommes d'affaires de l’est demandent à l'administration de poursuivre l’aménagement du centre sportif.Pour sa part, la société continuera l'étude de ce projet sous tous ses aspects et fera part de ses conclusions et recommandations à l'administration.Kierans: plus de sévérité rapportera $3 millions de plus au gouvernement QUEBEC, (DNC).— Lt ministre du revenu, M.Eric Kierans, a déclaré, hier, aux journalistes, que son ministère comptait recueillir quelque $3 millions de plus par année en se montrant plus sévère envers les cabarets et les restaurants qui négligent de verser au gouvernement l’argent qu’ils reçoivent en taxes sur les repas.M.Kierans a fait cette remarque alors qu’on le questionnait sur la fermeture par la Régie des alcools de la boite de nuit “El Morocco" de Montréal qui a refusé de remettre au ministère les quelque $30,-000 en taxes qu’il lui doit depuis quelques années.La taxe de 5 p.c.sur les repas a rapporté, l’an dernier, $12 millions.Cette somme, par simple accroissement normal, atteindra $13,500,000 cette année.Une plus grande sévérité envers cabarets et restaurants devrait porter ce total è $16,500,000.Le ministre a précisé qu’il y avait entre 100 et 125 restaurants, la plupart dans la région de Montréal, qui devaient de l’argent au gouvernement.Après avoir étudié "sérieusement” tout aspect des jijblio* thèques soumis à l’examen de la commission royale d'enquête, l’association, dans sa lettre, dit s'intéresser au plus haut point a toutes les recommandations et à toute législation consécutive.L’Association canadienne des bibliothèques (The Canadian Library .Association i est une organisation professionnelle qui représente l’ensemble des bibliothèques du Canada, tant ds langue française que de langue anglaise.Elle groupe 2.500 membres qui dirigent toutes les bibliothèques importantes du pays.Le conseil d'administration présidé par le Rév Père Edmond Desrochers, jésuite, et M David W.Foley, déclare que le rapport Bouchard est “incomplet, même outrancier et dangereux lorsqu'il recommande une législation propre à créer une régie gouvernementale des bibliothèques subventionnées en même temps que la Régie des commerçants libraires I’ar ailleurs, l'association se dit favorable à un réseau de librairies, à leur accréditation, et à des conditions économiques susceptibles de les faire prospérer.Le rapport Bouchard, cependant, ne recommande nullement, dit-on.d’augmenter les subventions aux bibliothèques alors que le développement actuel du Canada taxe au maximum les maigres ressources de celles-ci.Selon les bibliothécaires, le rapport de la commission prepare par M Maurice Bouchard, professeur à l’université de Montreal, recommande une hausse des prix d'achat des livres qui affectera 5.000 bibliothèques de la province de Quebec et des millions de Québécois.Après avoir invité le gouvernement du Québec à pousser davantage 1 étude de toute la situation du livre, non seulement chez les libraires, mais également chez les bibliothécaires, 1 association précise : Les experts du domaine économique seront capables de trouver d autres moyens d'aider les librairies avec, cette fois, la collaboration des bibliothécaires eux-mémes ” d»rn7;errtPP0« ®ouch,ard fut déposé en Chambre, le 24 janvier dernier, par M Lapalme.^ mara- premier ministre Lesage annonçait qu'une législation sur le commerce du livre serait bientôt proposée.Les représentants du cartel syndical de "La Presse" et de "La Patrie" à Québec hier Les représentants de tout les syndicats (typographes journalistes, employés de bureau, pressiers, etc.) des lournaux La Presse" et ’’La Patrie” ont eu hier une rencontre avec le ministre du travail.Carrier Fortin, pour lui demander l’assurance de sa médiation au cas où la différend souleva par les négociations en cours aboutirait a une grève ou un lock out.Les derniers contrats expiraient è la fin de 1963 La tension dans les relations entre la direction de ces journaux et les syndicats croît sans cesse depuis quelques semaines.Le 22 mai, le syndicat des typographes de "La Presse" s’est prononcé è la quasi unanimité en faveur du recours à la grève.La date limite qu’il s’était fixée pour tenter de régler la différend par la négociation c’était hier soir è minuit.MESSAGERIES ACCELEREES — Un nouveau container, destiné è révolutionner le transport des messageries ferroviaires, vient de faire son apparition au Canadien Pacifique.Il s'agit d'une caisse d'aluminium mesurant 20 pieds de longueur, huit pieds de largeur et huit pieds de hauteur que l'on peut, à l'aide de dispositifs spéciaux, charger à bord d'un wagon-plat en moins de deux minutes.Avec ce container, les marchandises se déplacent aussi vite que les voyageurs.Par exemple, un camionneur prend un container è St-Jerome è cinq heures du soir, le mardi, le transporte à Montréal et le charge è bord d'un wagon-plat attelé au train de voyageurs partant le même soir à destination de Toronto.Le lendemain matin, le container est au dépôt des messageries du CP à 7h.55 et à 8 h.30 un camion du service le livre à son destinataire.Ci-haut, un camion doté d'un dispositif spécial fait glisser un container de son véhicule sur le wagon-plat.LE METRO Soumissions pour la construction de la station Jarry L’administration municipale de Montréal a reçu trois soumissions pour la construction de la station de métro Jarry.L’offre la plus basse est offerte par la compagnie Inspiration Limited, de LaSalle, au prix de $506,490.La plus haute soumission est de l’ordre de *737,086.D autre part l’administration n’a reçu qu’une offre pour la fourniture des rails pour l’équipement des voies du métro Cette soumission vient de Dominion Steel and Coal Corporation Limited de ville St-Pierre et son prix est de Tordre de $728,748.A la Stelco, création d'un comité de relations humaines Pour la première fois dans l’histoire des relation.- ouvriè-res-patronales du Québec, un “comité de relations humaines” a été formé entre un syndicat et une puissante entreprise industrielle.Les Métallos et la compagnie Steel Co.of Canada (Stelco) viennent, en effet, d’entreprendre un nouveau genre de pourparlers qui ont pour but d’éliminer le plus de problèmes possible avant que les négociations proprement dites ne commencent officiellement.M.Jean Beaudry, assistant directeur des Métallos dans la province, a déclaré que le nouveau comité de relations humaines préparera la voie à la solution des problèmes fondamentaux qui se présentent Deniau : la France se rend compte de (Importance du Canada français PARIS — La France doit prouver aux Canadiens français qu’elle se rend compte de l’importance de l’épanouissement d’une communauté française florissante au-delà de l’Atlantique, a déclaré dans une interview au Monde.M Xavier Deniau, député gaulliste rentré récemment d’un séjour au Canada.M Deniau, qui est également president du groupe d’etuoe de l’Assemblée nationale sur le Québec, a déclaré notamment : “Impressionné par frj la volonté des Canadiens français d’assurer eux-mêmes leur promotion économique et sociale, nous devons apporter aux Canadiens français, par une politique d’échange sur les plans culturel et technique, la preuve que nous sommes conscients de l’importance pour notre commune civilisation de l’épanouissement au-delà de l’Atlantique et au bord du continent nord-américain de la plus importante communauté de langue française hors de France.SURINTENDANT DE LA SURVEILLANCE ( Bilingue) Demandé par une compagnie canadienne progressive ayant son siège social à Montréal et possédant un certain nombre d’établissements au Québec et en Ontario.Cette offre d’emploi est à un établissement de Montréal et comprend la surveillance approximative de 60 hommes.L’importance et la nature de l’organisation indiquent clairement que c’est une excellente occasion pour un homme sérieux de progresser.Les qualités requises sont: un diplôme universitaire en génie mécanique et électrique ainsi qu’un minimum de 5 ans d’expérience dans la surveillance d’un établissement de préférence au niveau de la direction.Toutes demandes sont gardées confidentielles; une réponse est assurée.Sur rendez-vous.Veuillez vous adresser à: Monsieur Gordon Bryson HAROLD FISK & COMPANY A-461 Edifice Carré Dominion — Montréal Conseillers.à toute direction recherchant des exécutifs Chez Steinberg M.Jean-Paul Ménard, président du Conseil du travail de Montréal a déclaré que la campagne des travailleurs unis des salaisons, pour grouper les employés des entrepôts de la firme Steinberg, se poursuit toujours “en dépit des moyens dilatoires utilisés par l’employeur et ses agents”.Quatre campagnes de souscription au cours de juin Au cours du mois de juin les Montréalais ne seront sollicités que par quatre organisations sociales ou charitables et l’objectif de ces campagnes n’est que de $95.400.Du 1er au 15 juin, le “Fresh Air Fund Inc.” tendra la main pour obtenir $25.000 et le "Dalse Welfare Club” pour $35.000.Les Clubs juvéniles de Montréal.entre le 12 et le 26 juin, tenteront de recueillir $25,000 tandis que le “Recreation for Handicapped Inc.” lancera un appel au public pour obtenir $10.400 du 22 juin au 6 juillet.Au cours du mois il n’y aura que deux quêtes publiques (tag-day) soit celle de ta “Ladies Soimech Noifleum Society", le 1er juin, et celle de la “Hebrew Consumptive Aid Association of Canada Inc.”, le 16 juin.Le comité de la fonction .reprend ses éludes prochain QUEBEC (DNC) — Le co mité parlementaire des services publics a mis, hier, un point final aux deux rapports adoptés, la semaine dernière, concernant les employés des municipalités et des hôpitaux, dans le premier cas, il s'agit du statu quo; dans le deuxième, on recommande des négociations au niveau provincial avec représentants du gou vernenrent Mardi prochain, on abordera le problème des fonctionnaires provinciaux.Ottawa décline toute responsabilité concernant le nouveau pont de Québec OTTAWA — Le gouvernement fédéral a décliné toute respon* sibilité dans la construction d'un second pont enjambant le Saint-Laurent prés de Quebec.Le rôle du gouvernement fédéral, a déclaré le ministre des travaux publics, M.Jean-Paul Deschatelets, aux Communes, est de voir à ce que la future construction n'enfreigne d'aucune manière la navigation sur le fleuve.Des députés du Québec ont fait observer que la solution qu'offre le pont ne convient pas aux problèmes de circulation qui se posent, principalement durant la saison du tourisme.On a demandé que le pont soit situé plus loin en aval et que le gouvernement fédéral invite les autorités provinciales à étudier l'alternative d'un tunnel sous le De plus en plus, les collèges doivent tenir compte d'une société .’ Les collèges du Québec ont, de plus en plus, a "tenir compte a une société pluraliste dans ses aspirations et ses modes d’expression", a affirmé le president de la Fédération des collèges classiques lors de rassemblée generale de cet organisme qui a eu lieu à huis clos à Québec.Selon le communiqué publié à Tissue des assises, le père Florian Larivière a affirmé, au sujet du pluralisme de la société québécoise : "Nos étudiants sont très sensibles à cette transformation Un collège, dirigé par des clercs, peut-il l’accepter sans se diminuer et même sans contradiction interne ?L’école peut-elle être confessionnelle et neutre à la fois ?“11 y a des positions qui représentent un athéisme agressif et militant qui ne peuvent être tolérées en nos maisons, a continué le recteur du Collège des jésuites de Québec Que s'organisent des institutions sans credo défini, si cela est nécessaire, cela permettra à ceux qui préfèrent ce climat de trouver un milieu où ils pourront s’épanouir sans frustration inutile.Nos maisons sont ouvertes à tous les étudiants de bonne volonté respectueux des principes qui nous animent.Pour accomplir notre tâche d'éducateurs, nous avons besoin du respect et de la confiance tant des étudiants que de leurs parents." Au tout début de sa causerie, le père Larivière a affirmé: "Si nos problèmes d’éducation pouvaient se régler aussi facilement que les problèmes de voi- rie, nous pourrions déjà respirer plus a Taise et tourner nos béliers mécaniques, forces brutales, mais soumises, vers ce secteur et le niveler avec volupté en commençant par les vieux murs des collèges classiques." Jodoin vante les mérites du syndicalisme ouvrier libre NEW YORK — M.Claude Jodoin, président du Congrès du travail du Canada, a vanté mardi les mérites du syndicalisme ouvrier libre à travers le monde et a déclaré que la coopération syndicale canado-américaine constituait un exemple de ce que l’organisation internationale du travail peut accomplir.M.Jodoin adressait la parole lors du 13e congrès biennal de la Textile Workers Union of America tenu ici Le syndicat est affilié à la FAT-COI et au congrès du travail du Canada.“Tout comme le capital américain a aidé à édifier l'économie canadienne.” a-t-il déclaré, “ainsi le syndicalisme américain par le truchement du syndicalisme international, a aidé à édifier le mouvement du syndicalisme ouvrier canadien." 11 a affirme que "ceux qui prennent plaisir à chercher noise aux Etats-Unis” pourraient tirer une leçon des réalisations des Etats-Unis et du Canada travaillant à Tunisson Il a prétendu qu'au Canada, les Canadiens avaient vu dos politiciens chercher à se créer du capital en attaquant les Etats-Unis."Permettez-moi de vous dire, en tant que Canadien, qu'au Canada il n’y a pas de place pour Tanti-américanisme,” a ajouté M.Jodoin Plus tôt, il y avait eu plusieurs violentes interruptions de la part de délégués opposés à M.William Pollock, président de la TWUA.Des délégués avaient agité des pancartes proclamant : "Pas de dictature à la TWUA", et demandé à grands cris la lecture immédiate du rapport financier du congrès.A un certain moment, M Pollock, a déclaré que si Tas-semblée ne revenait pas à Tordre, il serait obligé de demander aux délégués s’ils préféraient que le congrès fût tenu avec Taide de la "police armée”.Cette déclaration a provoqué des cris de colère de la part des adversaires de M.Pollock, principalement dos délègues du New Jersey, do la Caroline du Sud et du Massachusetts.M Pollock a alors expliqué qu’il avait voulu dire des "policiers en uniforme".fleuve, entre Québec et Lévis.Aux nombreuses questions que lui ont posées les députés au sujet du pont, M.Deschatelets a répondu que la responsabilité du projet comme telle appartient au gouvernement provincial et que le fédéral n’a pas l’intention d’intervenir.Le projet de loi assurant que le pont ne compromettra pas la navigation a été adopt?en deuxième et troisième lecture, après avoir été endossé per le Sénat.Guy Marcoux, créditiste de Quebec-Montmorency, circonscription où le nouveau pont prendra racine, a ridiculisé le tait qu’on utilisera pour la nouvelle structure les mêmes voies d’accès que celles employees pour le vieux pont, ce qui n’a aucun sens.Le ministre a expliqué que le nouveau pont sera suspendu et que les piliers seront séparés d’une distance de 1,8M pieds, assurant ainsi une liberté de manoeuvre des brise-glace.Il y aura six voies de circulation.Réal Caouette a fait observer qu’un tunnel serait préférable au pont.Raynald Guay, liberal de Lévis, a noté Tuiilite du futur pont, mais a ajouté que les études de l’accroissement de circulation démontrent qu’un tunnel ou un troisième pont sera bientôt nécessaire.dans l’industrie.“Il s’agit, de plus, a-t-il dit, de faire face aux différends ouvriers-patro-naux au fur et à mesure qu'ils se présentent au lieu d atten-dre que la conversation ne prenne fin.” Soulignant que ce nouveau comité venait tout juste d’être mis sur pied, M.Beaudry a souhaité qu’il s’installe en permanence chez Stelco et qu’il devienne un précédent dans toute l'industrie québécoise.Grâce a ce nouveau comité de relations humaines, c’est ia première fois que tous les comités de négociations des Métallos dans la région métropolitaine peuvent rencontrer, ensemble.les négociateurs des usines de la compagnie Stelco, soit à Lachine.Notre-Dame, Saint-Henri et Contrecoeur.Il s agit de comités de négociations qui représentent plus da 1,200 employés.M Beaudry a précisé que ces comités de relations humaines avaient remporte de remarquables succès dans la grande industrie de Tacier aux Etats-Unis.“C’est une façon moderne et efficace d’améliorer les relations ouvrières-patronales”, a-t-il ajouté.Les négociateurs syndicaux et patronaux ont déjà abordé un des problèmes les plus urgents qui se présentent dans toutes les grandes industries, celui de Tentrainement des employés.Palry el Morin, devanl la commission de la constitution vendredi QUEBEC.— Le comité parlementaire de la constitution se réunira vendredi, pour entendre deux spécialistes des questions constitutionnelles, MM André Patry et Jacques-Yves Morin.On sait que lors de sa dernière réunion, le comité à décidé d’inscrire le séparatisme parmi les solutions possibles a la crise constitutionnelle actuelle.L'un des problèmes auquel fait face le comité est celui de trouver les experts qui feront Tétude sur le séparatisme.COMPTABLE DEMANDE Nous requérons les services d'un comptable qualifié et bilingue pour un commerce de marchand de bois au détail.Références exigées TÉLÉPHONER OU ÉCRIRE A i M.ROBERT DEMONTICNY 500 boul.Stinson, Montreal 9 — Tel.: 748-6311 «W .an* .C-D 26 0 ^ LE DEVOIR, MONTREAL.MERCREDI i JUIN 1964 EDITORIAL Le "troisième groupe” A Port-Arthur et Winnipeg, la *e-maine dernière, les porte-parole des Néo-< anudiens ont tenu la vedette lors des rencontres consultatives organisées par la commission Dunton-Laurendeau.Ils ont exprimé une fois de plus leurs craintes devant la thèse du biculturalisme.Ils ont insisté sur le respect des cultures que représentent au Canada les membres du “troisième groupe”.Xous nous sommes bornés jusqu’à maintenant a rejeter la thèse du multiculturalisme.Mais des refus purs et Funpjes n'éclairent rien.Sans modifier nos options de fond, pourquoi n’essaierions-nous pas de nous placer dans la j) -au des Ukrainiens de Winnipeg ou des Allemands de Saskatchewan, afin de niièuk comprendre leur point de vue baissons de côté les prétentions ex-Cessiyes de ceux qui conçoivent les N’éo-Canadiens comme un tiers groupe homogène.Entre les Italiens et les Ukrainiens.i! y a plu» de distance qu’entre les Italiens et les Canadiens français.De même, entre les Hollandais et les C ana-diens anglais, il y a plus d’affinité qu’entre les Hollandais et les Polonais.I^e “troisième groupe", si on veut le définir trop rigoureusement, apparaît vite comme une invention imaginée pour des fins de polémique.Oublions aussi la thèse grossière exprimée dimanche à la télévision par le professeur Llynka de Winnipeg.Selon ce dernier, le "français, comme culture officielle, se cantonnerait à la province de Québec.Pour le reste du pays, différent®» cultures particulières pourraient subtqster, avec l’anglais comme lien unificateur.Ce professeur ne comprend lias que sa thèse ferait sauter le C anada en peu de temps.Par delà ces points de vue extrêmes, il existe, chez les Né-( a-nadien» de l’Est et de l'Ouest, des position* beaucoup plus humaines, beaucoup plus réalistes, qui méritent notre attention.Elles ont été exposées a maintes reprises par des Néo-Canadiens influents.L’une de ces positions reconnaît volontiers la situation historique privilégiée du français et de l’anglais dans la vie canadienne.Au plan des structures politique», e'ie consent à ce que ces deux langues jouissent seules d’un statut égal et officiel.Elle accepte sans réserve le bilinguisme officiel et les conséquences qui en découlent naturellement pour l’administration publique, l’éducation et les institutions sociale».• Cette prémisse étant admise, on nous demande ensuite: “Voulez-vous que nous maintenions nos cultures particulières?Qu'ètes-vyus disposés à faire pour nous nider?’’ Ceux qui posent ces questions trouvent un solide appui dans le droit natu- rel : aucune once de vie ne peut être étouffée ni se perdre impunément.Ils invoquent aussi a bon droit les avantages pratiques qui résulteront, pour le Canada, de la préservation des valeurs culturelles représentées par le tiers groupe.Dans un monde qui se rapetisse sans cesse, ces nombreuses cultures représentent, pour notre pays, autant de points de contact avec des peuples situés partout dans le monde.Il nous incombe de définir, dans un dialogue loyal avec les Néo-Canadiens, les modalités possibles d’une intégration dans le contexte canadien qui ne signifierait point, pour eux, l’extinction pure et simple de leur culture d’origine.En Suisse, par exemple, on reconnaît, en plus des trois langues officielles, une quatrième langue dite “nationale”.Cette reconnaissance accordée à la langue “romanche” est d’ordre culturel plutôt que politique.Eue n’implique pas la publication des documents officiels dans cette langue.Mais elle exprime la valeur culturelle que la Suisse attache à la langue romanche et constitue, pour les Suisses qui parlent cette langue, un précieux encouragement à la préserver et à la développer.Cet exemple ne saurait nous laisser froids.Sur le terrain scolaire et dans les institutions locales, bien des aménagements pratiques seraient également concevables.Dans une école fréquentée par une forte proportion d’enfants ukrainiens, pourquoi ne pourrait-on pas prévoir, chaque semaine, quelques cours spéciaux en ukrainien à l’intention de ces enfants?Dans une ville où les Ukrainiens formeraient un groupe très important, pourquoi ne compteraient-ils pas à l'hôtel de ville un certain nombre de fonctionnaires qui.en plus de parler les langues officielles.pourraient s’adresser à ces citoyens dans leur langue?Cela se pratique déjà, à Montréal même, par un bon nombre de dirigeants dynamiques d'entreprises commerciales.Pourquoi ne le ferait-on pas aussi dans certaines institutions publiques de caractère local?Les brassages de peuples et de cultures obéissent à des lois que nous connaissons encore très imparfaitement.A défaut de connaissance certaine, évitons le dogmatisme et la raideur.Faisons preuve d’ouverture et d’humilité.Cela vaut mieux que de se boucher les oreilles.Si nous manifestons un peu plus de compréhension à l’endroit des aspirations légitimes des Néo-Canadiens, nous aurons plus de facilité à leur faire comprendre que, loin d’être une menace pour eux.le biculturalisme bien compris est, au contraire, le gage le plus précieux de survie pour leurs propres valeurs culturelles.Claude RYAN mmâ Les travaux du Concile Cinq ouvrages viennent de paraître en France sur la deuxieme session du concile Vatican II.par des auteurs qui ont suivi ces délibérations.Quatre sont des catholiques et le cinquième est un observateur protestant.Il s'agit en grande partie de textes écrits non pas apres le concile, mais au Fil des événements; on trouve ainsi dans ces livres une chronique de la session, avec les éléments d'actualité que cela comporte, notamment quant aux attitudes des principaux prélats sur les questions discutées, et d'autre part une syntese des travaux, de l’orientation e* de l’évolution de la pensée des Peres conciliaires.‘‘Le Concile au jour le jour," du Père Congar, est une édition du “bioc-notes” qiéi! publiait dans les “Informations catholiques intematio-nales.’’ chaque quinzaine, et auquel s'ajoutent d’autres ar licles de l'auteur, ainsi que certains documents majeurs de la session, notamment les dus cours d'ouverture et de clôture du pape Haul VI et son allocution aux observateurs (Editions du Cerf’.Le Père Wenger, rédacteur en chef de La Croix, envoyait chaque jour a ce journal, immédiatement après chaque séance, des comptes rendus qu'il a condenses et comple les dans le livre qu'il intitule “VStican 11: Chronique de ta deuxième session." Le texte conserve ce caractère de chro nitpie quotidienne, écho du choc des thèses opposées qui s'affto.itent et s'harmonisent, qi profite en même temps v jne -.ia >se et d'une vue d enseir.ble q u i embrassent toute la session.I nc premie re .partie, qui évoqué les dit fortuits débats, mot en relief la compétence de l'auteur a la 'fois comme théologien et comme journaliste i.a sec un {L’.purti!' présente de- synthèses» sur le, grands theme, de la I ses-ion: le Pape et le Coûcile, ri'nité les rapports JANVIER loi* f lAutft RYAN %nrtr4 I.AIRRNPFAI IiirArtrur Réducteur pu eh^f Rpdjictriir pn rhrf atfjnlnt .Paul BAI RIOL Dirprlrur dp l'information : MfchPl RO Y TrPsoripr : Arthur LEFEBVRE **t p Dprolr” eut imprimé au no 434 p«t, tup Notrp-Pamp.à Montréal.par l’Imprime ri p Populatrp.rompafnip à rptponnabUtté limiter qui en pst l'éditrice.RpuIp la Presse tanadtennp est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans "Le Devoir".% BONNEMENT* : édition Quotidienne, livraison par porteur, Montreal.Québec.Lévli et banlieue: $20.Ailleurs au tanada: flfl % rétranjrer: f?,1».Fdltton du samedi: $5.Le ministère des postes a autorisé raffranchiaaement en numeraire et renvoi connue objet de 2e classe de la présente publication.TE 1 F.PH ONF : Victor 4-33*1 I t LE DEVOIR.MONTREAL.MERCREDI 3 JUIN 1964 CINQ i Pour les municipalités, un statut de partenaire auprès des gouvernements! REGI NA — Le président de la Fédération canadienne des maires et municipalités a suggéré hier une revision de l'Acte de l'Amérique britannique du nord en vue de placer les municipalités sur le même pied que les gouvernements fédérai et provinciaux, comme partenaires égaux.Le maire C.N.Kushner, de West Kildonan, Manitoba, a précisé aue l’AABN “doit être rédigé de nouveau à la lumière des circonstances locales, provinciales, nationales et même internationales, telles qu’elles se présentent aujourd'hui.” Il a également suggéré que la Fédération canadienne des maires et municipalités tienne, en 1967, une conférence spéciale en coopération avec les gouvernements fédéral et provinciaux.Le président de la Fédération canadienne des maires et municipalités dit que la main droite, trop souvent, n’a aucune idée de ce que la main gauche fait, quand il s’agit des relations entre les municipalités et les gouvernements supérieurs.M.Kushner a déclaré, au cours d’une entrevue, qu’un “organisme intergouvememental de trois ou quatre hommes” devrait être constitué pour servir de liaison entre les gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux au Canada.Les membres de cet organisme seraient choisis parmi CE QUE VOUS PROTÉGEZ- LE AVEC .;ïï Pour vous assurer que tout ce que vous plantez crusse es vigueur, Niagara possède les produits qu'il faut pour soigner tes parterres et les jarists.iieci/r IPIf -.les villes d'importance diverse, par la Fédération, afin de rencontrer les représentants des gouvernements fédéral et provinciaux et discuter la législation qui touche les municipalités.“Nous sommes d'avis que nous — les municipalités — devrions être considérées comme gouvernements, sur une base égale,” a dit le maire.M.Kushner a précisé que les municipalités sont aux prises avec des demandes grandissantes pour de nombreux services, de la part des citoyens.“Les politiciens locaux devraient apprendre à dire non.” D’autre part, l’un des directeurs de la FCMM, George Mooney, de Montréal, a dit que plusieurs villes du Québec se sont retirées de la Fédération à cause de déclarations faites par le ministre des affaires municipales, M.Laporte.M.Mooney a déclaré au cours d’une interview qu’“en-viron huit ou neuf se sont retirées depuis le commencement de l’année à la suite de requêtes, demandes ou d’ordres du ministre des affaires municipales de Québec”.“M.Laporte a accusé la Fédération d’être une agence centralisatrice et un instrument qui poussait le gouvernement fédéral à s’immiscer dans des territoires qui sont strictement des sphères provinciales.“Il est mal renseigné, mais nous n’avons jamais cherché à le combattre.Montréal s’est retiré il y a deux ans pour à peu près les mêmes raisons que les prétentions de M.Laporte”.“Nous sommes soucieux chaque fois qu'une municipalité se retire mais jusqu’ici celles qui l’ont fait ne représentent qu’une petite partie de nos membres”, a continué M.Mooney.La FCMM compte RO membres du Québec et environ 350 du reste du pays.M.Mooney a mentionné Chicoutimi et Granby au nombre des villes qui se sont retirées de la Fédération depuis le début de l’année.Plut d'arqent Au cours du congrès, l’unanimité s’est faite autour de l’urgence dans laquelle se trouvent les municipalités dans le domaine des finances.Le maire Philip Givens, de Toronto, s’est fait le porte-parole des maires en évoquant les problèmes financiers des municipalités.Il a expliqué au cours d’une interview que "les gouvernements au niveau supérieur ont tendance à considérer les municipalités comme des mendiants qui réclament les miettes.Je crois qu’il nous faudra convaincre les autorités fédérales que les municipalités sont de grosses entreprises financières".Dépenses Il a signalé que les villes dé- Eensent des sommes considéra-les pour l’éducation, l’embauche.les soins médicaux, le bien-être social et l’élimination de la criminalité.Il nous faut plus de subsides fédéraux, ajouta-t-il.Le premier magistrat de Toronto note que le gouvernement fédéral fournit de l’aide financière presque exclusivement pour la construction domiciliaire.“Cela a inconsciemment causé une bonne part de nos problèmes.Cela donne une impulsion financière à l’étendue du territoire urbain." Les municipalités sont portées à s’intéresser à de nouveaux projets domiciliaires dans des secteurs éloignés parce que l’aide fédérale était disponible pour de tels projets.L’agrandissement qui en résulte suscite des problèmes puisqu’il faut doter les nouveaux secteurs de tous les services nécessaires.Les chiffres du juge Wagner étaient erronés La société est-elle trop indulgente pour les criminels ?par Jean-Pierre FOURNIER OTTAWA.— La société est-elle trop indulgente pour les criminels?Le juge Claude Wagner, de la Cour des sessions de le paix, pense même qu'elle les dorlote et, parlant le mois dernier devant les membres du cercle Richelieu-Montréal, il a réclamé qu'on les traite avec plut de rigueur.Mais les statistiques slarmsntes sur lesquelles il e fait reposer sa thèse étaient erronées.Un rapport livré è la Chambre des Communes la semaine dernière per le ministre de la justice, M.Guy Favreau, les contredit de bout en bout.S'en prenant eu régime de libérations conditionnelles en particulier, le juge Wagner avait affirmé le 22 avril : ''Quelque 200 mandats de libération conditionnelle ont dû être révoqués par la cour dans le seul district de Montréal depuis un an parce que Ivs mandataires avaient commis, durant leur période de liberté soi-disant surveillée, des crimes tels que vol avec violence, vol è main armée, délit sexuel et même des meurtres.Quelques criminels qui «valent été condamnés é l'emprisonnement è vie se sont retrouvés libres su bout de sept ans ds prison." Or, en réponse è des questions inscrites au feuilleton de la Chambre par M.David Orlikow (NPD, Winnipeg), le ministre de la justice s établi qu'on avait révoqué, non pas 200, mais 40 mandats de libération conditionnelle dans la ville de Montréal eu cours de l'an dernier.Des 40 mandats, 18 ont été annulés per la Commission de libérations conditionnelles pour les raisons suivantes : • Nouvelles condamnations (possession illégale d'une arme è feu ; tentative de vol) (2) ; • Allées et venues inconnues (2); • Manquement è la prescription d'abstinence et/ou inconduite, mauvais compagnons, absence de la région sans autorisation (10) ; • Absence de la région sans autorisation et défaut de pourvoir eux besoins de sa famille (1); • Inconduite et/ou refus de collaborer avec les surveillants ; sujet è de nouvelles sccusations (3).Les 22 autres mandats ont été annulés par la cour en raison des crimes suivants, dont les mandataires ont été reconnus coupables: effraction et cambriolage (6) ; vol d'auto (4); vol (3); vol et recel (1); recel (1); possession d'articles de provenance illégale (2); assaut causant des blessures corporelles (1); vol avec violence (2); fausses représentations (1); tentative de cambriolage (1).Aucun mandat n'a été annulé en raison de vol è main armée, de délit sexuel ou de meurtre.Enfin, seulement deux ex-détenus de Montréal qui avaient été condamnés è l'emprisonnement è vie ont été relâchés eu bout de sept ans.Ils ont tous deux recouvré leur liberté après avoir été en prison durant sept ans, trois mois et 11 jours.SESSION 24 juin et 1er ; \ têtes chômées.mais quand ! Ottawa et Québec attendront-ils, cette année encore, à la dernière minute pour décider du jour où les congés de la Confédération et de la St-Jean-Baptisle seront accordés ?De nombreux patrons et syndwats de travailleurs demandent que les gouvernements fédéral et provincial fixent, au moins un mois à l'avance, le jour où devront être pns les congés des fêtes du 24 juin et du 1er juillet.Pourquoi ne pas fêter Dollard.comme la reine et St-Patrick?Pourquoi les écoliers canadiens - français n’ont - ils pas congé pour fêter Dollard, comme l’écolier de langue anglaise fête par un congé la reine et saint Patrick 7 Le Conseil de la section LaSalle de la Société St-Jean Baptiste propose que la jeunesse fête Dollard par un congé le 24 mai.Il signale la confusion qui règne dans les milieux de l’éducation à ce sujet, alors qu'il n’est plus question de cultiver la fierté nationale chez les nôtres en observant la fête de Dollard et qu'un congé officiel est décrété en l’honneur de la reine.La section LaSalle de la société St-Jean-Baptiste appuie le voeu de la St-Jean-Baptiste de Montréal qui a suggéré au gouvernement d’Ottawa de contremander la visite de (a reine au Québec.Cette visite, souligne le communiqué de la section LaSalle, constituerait un danger sérieux pour la reine et serait interprétée comme une opposition quasi officielle d’Ottawa au mouvement d’autodétermination qui croit ou Québec.La section LaSalle de la St-Jean-Baptiste appuie sans restriction le projet Pearson d’un drapeau distinctif pour le Ca nada, mais s'oppose fortement à l’adoption du Bed Ensign comme symbole représentant le Canada au sein du Commonwealth.Cette section de la St-Jean-Baptiste s’associe à la célébration des fêtes de la St-Jean et, pour mieux y contribuer, met sur pied un comité historique et un comité de toponymie.M.Cardin explique les barèmes des indemnités de compensation versées aux militaires licenciés OTTAWA.— M.Marcel eLssard, créditiste du Lac-St-Jean, a demandé hier au ministre associé de la défense nationale pour-quoi le gouvernement tient-il è verser des indemnités de compensation aux militaires démobilisés avant l'âge de la retraite ; dans l'industrie, a-t-il dit, cette pratique n'existe pas.M.Cardin lui a répondu qu'il existe une différence notable entre les forces armées du pays et la libra entreprise.Dans l'industrie, a dit le ministre, il est relativement facile è un homme bien formé de trouver un autre emploi s'il vient è perdre celui qu'il occupe.Mais la formation acquise dans les forces armées est plus limitée et il n'est pes toujours facile d'obtenir un emploi dans le secteur industriel après avoir quitté l'armée.Le but de ces indemnités de compensation, a poursuivi M.Cardin, est de procurer aux intéressés les ressources nécessaires tandis qu'ils cherchent un emploi ou qu'ils acquièrent la formation nécessaire pour travailler dans d'autres secteurs.Dans ces conditions, a fait observer M.Paul Martineau, conservateur de Pontiec, pourquoi accorde-t-on cinq fois plus è un major-général qu'â un simple soldat; le premier toucha $15,840 et le deuxième $3,300.Le critère ne devrait-il pas être fondé sur le besoin plutêt que sur le rang ?a demandé M.Martineau.Ne sere-r-il pes aussi difficile au simple soldat qu'au major-général de trouver un emploi ?Le ministre a répondu qua les indemnités sont calculées suivant la solde que touchait la militaire au moment de son licenciement.Au surplus, a-t-il dit, la carrière d'un officier supérieur est plus touchée que celle d'un simple soldat.IP DANS LE FONCTIONNARISME ET L’ARMEE Déduction à la source des dons aux campagnes de souscription HAMILTON — Les responsables des campagnes de souscription des caisses de bienfaisance du Canada ont reçu hier un stimulant qui devrait se traduire par des résultats concrets dès l’an prochain.En effet, le ministre de la Santé nationale et du Bien-être, Mlle judy LaMarsh, a annoncé qu’à l'avenir, les employés de l'Etat de même que les membres des forces armées pourront faire déduire à la source leurs contributions à ces campagnes de souscription.du bien-être du Canada soient envisagés dans leur ensemble et de façon coordonnée.“Bien que ce ne serait pas gentil d’employer l’expression “accomodement” à certains de nos efforts passés, je crois que le moment est venu d’examiner tous nos besoins dans le domaine du bien-être comme un problème d’ensemble .“Mon ministère se donne beaucoup de peine pour étudier le problème dans son ensemble en se basant sur ce critère insatiable — les besoins.Il s’agit là d'un problème des plus complexes pour lequel je n’envisage pas de solution facile dans un avenir immédiat”, a conclu Mlle LaMarsh.Elle a déclaré à la réunion annuelle du Conseil canadien du bien-être que le nouveau règlement sera mis en vigueur pour toutes les souscriptions combinées organisées après le 31 décembre 1964.“De cette façon, le gouvernement canadien, qui est l’employeur le plus important du pays, fera en sorte que ses employés puissent contribuer plus facilement et, nous l’espérons, plus généreusement aux plusieurs milliers de programmes volontaires de santé de bien-être qui obtiennent l’appui financier des campagnes de souscription combinées."Je suis convaincue que cette décision gouvernementale se traduira par une augmentation substantielle aux $37.000,-000 souscrits chaque année à des fins de charité lors de ces souscriptions.” Mlle LaMarsh, qui en était à sa première apparition en public depuis qu'elle a reçu son congé de l’hôpital, 11 y a trois semaines, recommandera qu'une subvention fédérale de $20,000 soit versée au Conseil canadien du bien-être pour préparer une conférence nationale sur les personnes âgées prévue pour 1965.Le ministre de la santé a recommandé que les problèmes COURS INTENSIFS D’ÉTÉ DE CONVERSATION ANGLAISE REFERENCE : Méthode exclusive résultat de visites aux centres linguistiques de dix pays Compagnies qui ont organisé des cours I.C.A.pour leurs employés: Banque d’Epargne, Orner De Serres, Dominion Rubber, Shell Oil, Continental Casualty Co.et Duval Motors.Entrevues: tous les soirs, de 7 hres et 30 à 9 hres 30.à compter du 1er juin ainsi que tous les samedis après-midi, de 2 à 4 hres.Endroit : CENTRE DES LOISIRS IMMACULEE-CONCEPTION 4265, avenue Papineau, au nord de Rachel CHOIX DE COURS : JOUR surtout pour professeurs, 40 houret, du é au 17 lulllet OU SOIR le lundi seulement, 12 semaines, du 29 juin au 14 septembre O « Etuiiùdde common Mm 279-0678 OU INC.381-9019 De Valera: la division de l'Irlande brise te coeur des irlandais.OTTAWA — La partition de l’Irlande "brise le cœur de tout Irlandais authentique”, a déclaré, hier, le président du pays.M.Earn on de Valera.Interrogé au cours d’une conférence de presse au sujet de l'éventuelle partition de Chypre, ou des soldats irlandais participent a la force de paix des Nations unies, M.de Valera a dit : "Ne me demandez pas de croire en la partition ” Selon lui, la partition de l'Irlande est un mal.Aucun Irlandais n’aime voir la division de sa patrie.S’il y avait un vote sur la question, au moins les trois quarts de la population de l’Irlande et de ITHstcr se prononceraient contre 1a partition Malgré ce litige fondamental, a ajouté M.de Valera, les relations entre l'Irlande et la Grande-Bretagne sont bonnes dans l’ensemble Selon lui, le bon sens et la raison finiront par triompher dans cette affaire On sait que le nord de l’Irlande, appelé Ulster, est gouverné par l’Angleterre Le président a exprimé la conviction que les chances de paix mondiale sont “bonnes”, — et que la situation internationale s'est améliorée depuis quelques années.Interrogé au sujet du projet canadien de création d’une force de paix internationale.M.de Valéra a déclaré qu’il faudra tôt ou tard constituer une telle force.M.de Valéra quittera aujourd’hui le Canada, au terme d’un séjour de trois jours.13 doit prendre la parole au Canadian Club à midi avant de se rendre à Boston.Une affirmation audacieuse VOUS POUVEZ APPRENDRE CES TROIS SECRETS EN UNE SOIRÉE 1___Comment augmenter rapidement la con- fiance en vous-même; 2— Comment trouver des solutions è vos .problèmes quotidiens; 3— Comment perler avec assurance devant un groupe de gens.Quels que .nient votre ire, votre orrupatlon et voire «Jejrt d'instruction, quel, que «oient votre surcès, vos connaissances et votre expérlenre, nous osons dire que vous apprendrez res secrets dans une seule soirée.Nous savons que c'est une affirmation andiricuse.Mais nous savons aussi que pendant 10 ans près de «000 personnes ont appris ces secrets et beaucoup d'autres dans le rours de culture humaine de l’Institut de Personnalité.Voilà pourquoi nous tous offrons un rours-démons-tration fratuit, sans aucune obligation Venei essayer le cour».Vene* vérifier personnellement l'efficacité de no» techniques, de nos méthode*, de nos frinclpe*.Venez, au cas où cela pourrait vous aider augmenter votre prestige, votre bonheur, votre revenu, votre sucre», votre valeur humaine.Vous repartlre* enrichi* d’idée* nouvelles.ëtJerale OTTAWA — Réal Caouette veut savoir ai l'ookpik sera ajouté à la liste des symboles canadiens.11 a précisé aux Communes que le ministère du commerce semblait vouloir promouvoir la popularité de l'ook-pik L’ookpik prendra notamment la vedette comme symbole de l’industrie canadienne, à une prochaine exposition industrielle de Phila d e 1 p h i e.Mais le président des Communes a jugé la question de M.Cauoette non recevable .Incidemment, l'ookpik est un petit animal qu’on trouve dans les régions arctiques.* * * OTTAWA — Le Crédit so cia] et le Nouveau parti ont félicité le gouvernement des mesures qu’il a prises pour donner une plus large portée à la loi nationale sur l'habitation.Les amendements prévus donneront lieu à la réhabilitation et a la conservation d’anciens districts résidentiels avant qu’ils ne deviennent des quartiers délabrés.La nouvelle loi permettra à la Société centrale d’hypothèque, en plus d'aider à la démolition des taudis, d’apporter une contribution positive à la rénovation urbaine.* * * OTTAWA — Le gouvernement canadien a fait du bon travail depuis la guerre, au chapitre de l'habitation : il a aidé à la construction de milliers de maisons.Mais il n'a pas réussi à procurer de l’emploi aux gens qui étaient dans l'indigence C'est l’avis que David Orlikow.néo-démocrate, qui a ajouté : "Des Canadiens, gagnant $6.000 ou plus par année, pouvant s’offrir une maison de $15,000 ou un loyer de $100 ou $150 par mois, n’ont aucun problème d’habitation.Ceux qui ont ce genre de problème, ce sont les moins fortunés.” OTTAWA — M.Pearson a dit, aux Communes, que son gouvernenrent n'avait pas étudié la possibilité d'accroître le rôle qu’il joue déjà en Indochine.Il répondait au chef de l’opposition, M.Diefenbaker.OTTAWA — Le député libéral de Halifax, John E.Lloyd, sait que les hangars pour les hélicoptères sur les destroyers Assiniboine et St-Laurent sont trop étroits et l'a dit à la Chambre Mais le ministre de la défense le savait déjà, a déjà vu à ce que la situation soit améliorée et Ta aussi dit à la Chambre.nfmnn.tratlon iratulte PALAIS DU COMMERCE lentr*» par 1(100 Bern et prenez l aeeeneeurl Mercredi 1 on Jrndl 4 ou vendredi 3 Juin à 8 heure, p.m.842-8186 * l’IMSTITUT Di PiRSOHMALiri Pttf pl«t »•••*•«.•• «t •• iÆWÆÊÊiimiiMmmmmmm OTTAWA — Ottawa et Was-hington étudient présentement une façon de se partager les frais du pavage de la route qui traverse le Canada, des États-Unis à l’Alaska.Ces précisions ont été communiquées aux Communes par le ministre des affaires du nord, M Laing.La route a été construite par les Etats-Unis en 1944 au coût de $125,000.000 puis remise au Canada sans frais deux ans plus tard.* * * OTTAWA.— Réal Caouette affirme que Radio-Canada accorde trop d’importance aux nouvelles étrangères et pas suffisamment aux nouvelles canadiennes.Il s'en est plaint à Maurice Lamontagne, précisant que le tiers seulement des émissions d’information était consacré aux événements canadiens M.Lamontagne a promis de référer la plaint» aux autorités de la société.OTTAWA — Stanley Knowles s’est informé auprès du gouvernement du bien-fondé d’une information voulant qu« les employés d’Air-Canada « la base d’entretien de Winnipeg soient forcés d’ici le 5 juin de choisir entre un déménagement à Montréal ou U perte de leurs droits d’ancienneté.M.Pearson a promis d» faire enquête^ En bref Prêt de la SCHL OTTAWA — La Société centrale d’hypothèques et de logement a consenti un prêt d» $300.000 à la paroisse Ste-Phi* lomène dans le Québec afin d» défrayer une partie du coût de la construction d’une usina pour le traitement des eaux-vannes.Usine de $100,000 M.N.J.Fodor, président d» la compagnie Electrovert Limitée et de la compagnie de manufacture Electrovert Limitée, de MontréaL annonce la construction d'une usine de $100.000, 3ui sera érigée sur la rive sua ans le nouveau parc industriel de La Prairie.Rues fermées A compter de cette semaine, la rue Notre Dame, entre les rues Haig et Désormeaux, et la rue Beaubien, à l'intersection de Chateaubriand, seront fermées à la circulation, en raison de travaux de voirie.INGENIEUR-MECANICIEN Jusqu'à $10,700 ministère des Transports OTTAWA Poste offert à un ingénieur qui sera chargé de l’étude et de l’installation de systèmes mécaniques et hydrauliques dans le cadre d'un vaste programme de modernisation et de restauration KlUSE DE NAVIGATION BARRAGES AUTOMATIQUES PONTS TOURNANTS, LEVANTS OU A BASCULE Les ingénieurs d'expérience qu'intéresse un tel poste d’organisateur, de conseiller technique et de surveillant des fabrications expérimentales à la Division de l’administration des canaux, sont priés de s'inscrire SANS TARDER auprès de la COMMISSION DU SERVICE CIVIL DU CANADA OTTAWA 4 et de demander la circulaire 64-1209.Ecole reconnue par le D.I.P.et VU.de Montréal INSTITUT AME 2850 est, rue Sherbrooke, Montréal 24 Tél.t 527-3631 COURS CLASSIQUE EXAMEN D'ADMISSION Se présenter à l’une des dales suivantes t let 6, 13 et 20 juin 1964 à 9 h.a.m.Cours Scientifique, Commercial, Général VOTRE CHANCE ET LA NOTRE ! USEZ CECI: Nous possédons : — 62 Buceur*al«* dun* !«• principale* rtlloe mondiale» — un réseau d'au delà de 1,000 agents qui noua représentent -toni.Mais le sujet, ici est bien différent.Tristesse d'un dimanche provincial, ennui d'un* institutrice rongé* par la solitude.Pas très jolie, cette jeune femme qui s'est oubliée pour les autres.Mais l’amour pourrait la transformer.Hélas I L'ami d'enfance vit très loin, et l'inconnu qui lance son appel par le truchement des journaux ne daigne pas répondre é l’invitation.Quoi de plus banal, en soi, que ce thème ?Mais voila I tout l'intérêt de c* film réside dans le traitement des images : romantisme vieillot de le chambre de l'institutrice, lumière tamisée de cet champs en friche, aspect insolite de ces alignements d'arbres, bref immobilité triste de l'ambiance.J* passe au premier long métrage de la soirée: IL TERRORISTA (Le Terroriste) de Gianfranco De Bosio.Lors de ta présentation au Festival de Venise 1963, c* film s'est vu décerner le prix non officiel du meilleur film italien.C'est la première contribution de l'auteur au cinéma, mais un* contribution de qualité.On y raconte un épisode authentique de la résistance vénitienne au cours de l'hiver 1943-1944.Le drame s'y joue sur trois plans: au sein du Comité National de Libération ita tienne, dans l'âwe d'un jeune ingénieur et dans le conflit de ces deux forces.Le comité clandestin, composé des représentants de cinq partis politiques (de la gauche communiste è ('extreme droite conservatrice), est partage entre sa volonté d'action et le craint* de mettre en péril la vie d'otages innocents que les Allemands exécutent en représailles.Aux hésitations du Comité s'oppose le froid» et lucide résolution d'un ir/jénieur qui s'engage dans un terrorisme méthodique.Mais la perte de confiance que lui manifestent les membres du comité lui pose de terribles problèmes.Il résiste aux ordres de temporisation et meurt, finalement, sur un quai désert, au cours d'une embuscade monté* par les fascistes.Pour être longues, les discussions n'en sont pas moins importantes car ailes permettent les prises de conscience nécessaires au milieu de c* drame vécu et révèlent l'état d'esprit, les sentiments propres è chaque personnage.L'action extérieur* ne manque pas, toujours habilement menée.Quelle sobriété dans les images, notamment dans celle de l'exécution sommaire des otages.Sobriété aussi dans les décors, tous très appropriés à l'atmosphère de clandestinité qui baigne le film : lagunes embrumées d'une Venise hivernale, silence lourd des places publiques, des rues ou s» glissent les protege nistes, pauvreté des intérieurs ou se transmettent les ordres et se discutent les tactiques.Il est rare de rencontrer tant de perfection dans un* première oeuvre.LE MANI SULLA CITTA (Main basse sur la ville) de Francesco Rosi m'apparalt comme une oeuvre majeure et exemplair* dans le cinéma italien d'aujourd'hui.J* n'ai pat aujourd'hui l'espace pour lui accorder toute l'attention que je voudrais lui accorder.J'en parlerai longuement dans la chronique de demain.2l< de! o rci i re des spec ta c les THEATRE THKArHF AMsIOC — “Monsleilf Masure _ Tous le» soir» à 9 hu* dim Rh.J# VllEA TKI \TEI IKR ORS SALT1M- HIMKES — Pile’' — Jeudi, Ten.et tiam a Hh 3d.(Mm .7h.3u TlfEVritt- UE LA PLACE - “lu# Quadrillé’' — Du nutr au nam.— I.h 30 — dim .î h 3n — Ham.mat.à 2 h.30.Relâche 1« lundi.mi %TRE DI RIDE M VERT
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