Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 5 août 1961
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1961-08-05, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
DOSCO fera-t-elle avorter notre projet d’aciérie?Par Pierre Laporte Lts Canadiens français se feront-ils "voler" leur aciérie par la DOMINION STEEL AND COAL CO.?On se pose la question avec une profonde inquiétude dans les cercles gouvernementaux et financiers.Il semble que DOSCO soit décidée à renverser toutes les barrières, à passer outre è la désapprobation du gouvernement et è construire dans un avenir très prochain une aciérie dans la région de Contrecoeur, où des démarches auraient déjà été entreprises par cette compagnie auprès des autorités municipales.Non seulement serait-ce un terrible handicap pour les projets que l'on caresse depuis plusieurs mois dans la capitale provinciale et dans la métropole, et qui sont sur le point de donner d'heureux résultats, mais les répercussions seraient plus considérables encore qu'on ne l'imagine, car DOSCO "importerait" ses lingots de la Nouvelle-Ecosse pour les laminer dans la province de Québec.Nous perdrions ainsi tout le profit de la transformation du minerai de fer, qui existe en abondance chei nous et qui passe actuellement è nos portes pour aller alimenter les hauts fourneaux américains.Qu'est-ce que la DOMINION STEEL AND COAL CO.?C'est une immense so- ciété qui est contrèlée depuis quelques années par A.V.f-e, de Toronto, société qui » clle-mème ses racines en Angleterre.LES ACIERS SPECIAUX D'après nos informations, DOSCO n'est pas la seule compagnie qui a voulu profiter des circonstances ac- tuelles, qui sent très favorables, pour devenir les pionniers de l'aciérie québécoise.ATLAS STEEL a été.elle aussi, candidate.Elle se serait, parait-il, alliée à la QUEBEC TITANIUM, de So-rel, pour mettre sur pied un complexe sidérurgique.Les financiers canadiens-français auraient été invités è contribuer è cette entreprise d'envergure, mais leur participation eût été limitée et ils auraient fait figura de parents pauvres dans l'affaire.En dernière analysé, »-s'en tiendrait è s* s r-oj-t initial et se limits-r i aux aciers spéciaux, particulièrement è l'acier inoxydable.La gouvernement, dit-en, est tout è fait disposé à aider la ville de Tracy à recevoir At1*- Ste*l, si cette dernière '' e suite à son projet de s’installer è cet endroit.Voir page 6 : DOCCO r tA-’-ELLE IM * m jyp mm1 % AVCC DOUGLAS A LA VICTOIRE i C est dans I enthousiasme que s est terminé hier après-midi le congrès du NPD.Le NPD: un début très prometteur Par Clément Brown OTTAWA.— Deux mille délégués ont lancé, cette semaine, le NOUVEAU PARTI DEMOCRATIQUE du Canada.Ce fut une rencontre impressionnante, une de celles dont le souvenir nous remuera longtemps.Les flottements qui marquèrent ses débuts se sont vite dissipés.C'est dans un sentiment collectif d'unité et de détermination que le congrès s'est terminé.Les vieux partis traditionnels ont une leçon a tirer de cette réunion : celle de l’ordre, de la discipline et de la re-, cherche patiente et ferme des solutions aux problèmes sociaux.Les delegués se sont occupés de leurs affaires."They mean business", nous disait un des organisateurs du congrès.Les reunions, commencées à l'heure, se déroulaient dans Tordre et devant une déléga- ! tion au grand complet.On n'avait jamais vu ça.Les délégués ont patiemment écouté, discuté, voté, suivi avec assiduité les rapports des comités et travaillé avec une conscience qu'il faut saluer chapeau bas.Rien de révolutionnaire as sûrement car nos ouvriers ne sont pas révolutionnaires et les syndicalistes ont nettement dominé le congrès.Aucune har- j gne dans les réclamations so riales mais une puissance et une assurance dans les ries seins qui ne laissaient rien' à l'improvisation.On s'était donné comme mission rie fonder un nouveau, parti et on a consciencieusement accompli la besogne r,e jeu des personnalités ne s'est pas manifesté et la haute direction du congrès, qui avait certes Toeil au grain, a peu » peu détendu les rênes pour laisser les délégués aller leur ehemin.Or, comme le bul était précis, ces derniers ne se sont pas égarés.Il y eut des moments d'émo-1 tion véritable, mercredi et jeu 1 di soirs: on sentait que le con grès avait enfin retrouvé son àme.Si les passions electors , les ne viennent pas gâter les promesses du congrès, nous pourrions bien assister à cette 1 révolution des esprits dont a parlé T.C.Douglas.La poli tique canadienne peut en cire rennuvellée.l^s intérêts parti i euliers passant au deuxième i plan, les problèmes sociaux surgiront en première place.Certes.Tumté de but nem pèche pas les différences d'opi- ; nions et elles sont parfois ar ! eentuées.Nous n'aurons pas ce parti de gauche qu'on nous avait promis.Nous aurons un parti de centre-gauche Le mot est de Claude Jodoin lui-mème.On n'est pas socialiste mais on est ouvert à la socialisation Quelles sont les chances de vie du Nouveau parti démocra tique ?Meilleures assurément que celles de la CCF.mal nommée, mal lancée, mal dirigée.Kn fait, elles paraissent bonnes, très bonnes.Sur le plan de l'organisation, le Nouveau parti démocratique part avec des cadres syndi eaux, bien dressés, bien stylés, actifs à longueur d'année C'est beaucoup plus et beau coup mieux que les partis tra dltionnels n ont a offrir.Ij cohesion est évidente et im VetV p.i : Lt NPD: un début Normand Hudon a le don de l'ubiquité.Normand Hudon, dont la faculté d'ubiquité tst bien connue dans les milieux journalistiques, a réussi ce tour de force : divertir joyeusement les estivants d'East-man et assister eu congrès de fondation du Nouveau parti démocratique.Il a vu et entendu les protagonistes du mouvement.En page 3, il réserve une surprise à ceux qui ont assisté è cette réunion, et aux autres aussi , ., Le Nouveau parti démocratique décide: Si l’OTAN d’armes s équipé nucléaires le Canada en sort! Par Farnand Bourrât , OTTAWA.— Aprèi un débat de pluaidurt heurea lea cengresaiatca ont adopta une resolution favorisant le retrait du Canada de l'OTAN si cette organisa-t'On et si les pays qui en font partie sont équipés d'armes nucléaires.Le débat qui avait débuté jeudi après-midi s'est poursuivi hier matin pendant une heure, alors que cinq partisans de l'OTAN se sont affrontés dan» un débat destiné à éclairer les délégués.C est le mode de procédures qu’avait suggéré le président de la réunion atm de ne pas prolonger les débats sur la question.Le congrès a accepté cette procedure et le président a appelé cinq partisans de Tune et de l'autre thèse.PREMIER ¦ MONTREAL Le Nouveau parti démocratique Par Gérard Fillon (Lire en page quatre) Une soixantaine de délégués se sont précipités vers l’estrade afin de prendre la parole.Le président a alors demandé aux orateurs de se partager en deux groupes et de désigner leurs porte-parole.I.es principaux porte-parole ont été MM.Douglas.Coldwell.David Lewis.Michel Chartrand et Louis Laberge.Retrait conditionnel M.Lesage en Europe M.Lesege t'en ve en Europe, dent une mittion officielle limitée per le fait que la constitution réserve eu gouvernement central le domaine des relations internationales mais qui reste extrêmement importante et dont le Québec peut tirer beaucoup.André Petry dit comment en page 13.M.Michel Chartrand qui a été le premier orateur invité à parler sur la question à préconisé le retrait immédiat de l'OTAN.Il a affirmé que le Canada ne doit pas être placé dans la nécessité de choisir entre Moscou et Washington.Autant, dit-il, nous devons nous opposer è la dictature de Moscou.autant, nous devons nous opposer à l'impérialisme économique des pays qui veulent suh-, , .J juguer TAmcrique latine.TAfri- Ta resolution du comile du qUP |e Moyen-Orient.Le Canada, dit-il, doit collaborer avec les pays sous-développés, en dehors de toute alliance militaire.M.Louis Laberge, président du conseil du travail de Montréal.a endossé la thèse opposée.Personne ne veul la guerre, a-t-il dit, mais le Canada ne peut rester isolé et il doit s'asso-eier aux pays qui veulent preserver la paix .programme suggérait que le congrès endosse le retrait conditionnel de fOTAN: Si TOTAN est dotee d'armes nucléaires nous devons en sortir, disait en résumé le projet de la résolution.Les adversaires de cette résolution voulaient que le Canada se retire immédiatement de TOTAN M.W.D.Herridge, PSD de Vancouver, a dit que le Canada doit avoir une politique étrangère indépendante des blocs actuels.Affirmant que l’OTAN est une puissance militaire et nucléaire, il a dit qu'il vaudrait mieux consacrer les S500 millions que le Canada consacre à TOTAN chaque année, à des oeuvres de paix, au Canada el dans les pays sous-dévelop-pes M.Coldwell, qui arrive d un voyage en Europe, a dit que les pays socialistes d'Europe sont inquiets de la situation actuelle et ils veulent que le Canada reste dans TOTAN pour y jouer un rôle modérateur.Tl a dit que le Nouveau parti démocratique devait manifester sa solidarité aux pays socialistes de l'Europe Premier souci : unité du parti Par Mario Cardinal QUEBEC.— M.Antonio Talbot, dépourvu hier de cet enthousiesme qui le caractérise habituellement, a annon cé qu'il prendra une semaine pour réfléchir avant de dire s'il sera candidat è la direction de l'Union rationale.M n'e pas voulu répondre aux questions des journalistes préférant s'an tanir au texta qu'il leur a fair* rcmattre et qu'on trouvera ci-contre.A onze heurts, hier matin, le secrétariat dt l'opposition et M.Talbot lui-mème probablement, ignoraient encore s'il y aurait conférence de presse ou non.Le député de Chicoutimi e passé l'avant-midi en conférence avec des "personnalités" (salon les mots du secrétariat) dont il a refusé de divulguer las noms.M.Talbot n'a pas voulu indiquer d'aucune manière ses vues sur las problèmes épineux auxquels feit présentement face son parti, se contentent de dire que le prochain programme de l’Union nationale sera déterminé per le congrès.Lorsque nous avons fait remarquer è M.Talbot que le député de Beget, M.Jehnson, evelt exposé tout un pro-gremme personnel dans son diecours de cendidature, dimanche dernier, il • répondu : "M.Johnson est dans sots droit da faire connaître son pregremme, puisqu'il e annoncé officiellamant qu'il sera candidat.Mon cas eet différent.M.Telbot n'e pas voulu non plus faire cennaitre sa position vis-è-vis les éléments de renouveau que M.Johnson projette d'apporter eu parti.Encore là, il e dit que la question relevait du congrès.LA CAISSE Le député de Chicoutimi a toutefois nié uns rumeur publiée dans un journal d'hier, selon laquelle le caisse électorale de l'Union nationale serait employée à défrayer le passage et le séjour des délégués è Québec."Il n’e jamais été question, eu caucus de jeudi après-midi, de faire servir le caisse • si caisse il y a - è cette fia.Définitivement non I" e-Ml dit.Voir page é : Premier touci M.Talbot: le tempe de réfléchir.Candidature à la direction de l'UN?TALBOT: "Je suis T objet d’instances nombreuses!” Le chef intérimaire demande quelques jours de réflexion QUEBEC — Lp député de Chiroutimi i l'Assemblée législative, M.Antonio Talbot, a créé une vive surprise hier après-midi, et a en quelque sorte déçu nombre qe ses partisans dans la province, en annonçant qu'il ne pouvail pour le moment annoncer d'une façon définitive s'il sera candidat à la direction de l'Union nationale au congrès du parti, à la fin de septembre M.Talbot a tenu dans ses bureaux de l'opposition, au Parlement, une conference de presse fort intime, dont Textré-me simplicité a désappointé les journalistes et tranchait de façon remarquable sur le fracas avec Icouel M Daniel Johnson a annoncé sa candidature, la semaine dernière.M.Talbot a dit qu’il fera connaître sa décision à la fin de la semaine prochaine Voici le texte de la décTiration qu'il a remise aux journaux : "L'automne dernier, alors que Thon.Yves Prévost dut résigner scs fonctions comme chef de l'opposition pour des raisons de santé, j'ai accepté, pour ne pas me dérober à r« qui me paraissait un devoT impérieux, de diriger les forre» rie l'Union nationale au cours de la session qui des ait s'ouvrir le lendemain.“En fait, cette session a été la plus longue et la plu* mouvementée, et pour les partisans du gouvernement la plu» décevante de toute l'histoire de la province "Je n’avais à ce moment-là que l'ambition de faire mon devoir et de défendre l'oeuvre de l'Union nationale, que le parti nouvellement éiu s'appliquait à calomnier et a salir de toutes sortes de laçons.Comme député de Chiroutimi depuis 2.T ans el comme ministre de la voirie à partir de 1Ü44.je m'étais jusqu'alors limité à remplir ces fondions de mon mieux el à représenter la region saguenayenne au sein du cabinet."Grâce a la merveilleuse équipé que constituent encore les députés de TUnion nationale, l'opposition a pu faire un travail remarquable et acculer le gouvernement a la defensive tout au long de la session.nada sr retire immédiatement eier aux pays qui veulent preser- • - ‘ “ ‘""e de TOTAN.ver la paix , Voir pago i: Si TOTAN -.voir p*g« é: Talbot: "J* iui« Tandis que la RD A multiplie les mesures vexatoires à Berlin, “K” : oui à la négociation mais exigences maintenues I.a dernière note adressée par le premier ministre Nikila lent à Berlin ouest.Ces mesures sont tellement rigoureuses "K": NEGOCIER, MAIS A NOS CONDITIONS Khrouchtchev aux trois puissances occidentales a profondé- que les citoyens concernes devront probablement ou renoncer mrnt Hmi tnn« milioiiY nui ptrtprnnf pu un rrc« n -.MO^mi î nrnmîAf mvn.tr*.w .I.a dernière note adressée par le premier ministre Nikita Khrouchtchev aux trois puissances occidentales a profondément déçu tous les milieux qui espèrent en un reglement pacifique de la crise de Berlin : le chef du gouvernement soviétique exprime bien son désir de participer a des négociations mais ne propose rien de précis à ce propos, tandis que, d'autre part, il réaffirme ses positions et mantient toutes ses exigences au sujet de Berlin et de TAllemagne.En somme, Moscou parait n'envisager un règlement pacifique qu à ses propres conditions : le léger espoir de détente qui s’était levé depuis deux ou trois jours s'est conséquemment évanoui.Cela, d'autant plus que, dans le même temps, les autorités de la République démocratique allemande, ignorant la protestation solennelle élevée la veille par les commandants militaires occidentaux, ont renforcé les mesures discriminatoires à l'endroit de ceux des citoyens de la RDA qui travail- lent à Berlin ouest.Ces mesures sont tellement rigoureuses que les citoyens concernes devront probablement ou renoncer à travailler à l'Ouest ou s'y réfugier définitivement.Pendant re temps, le Sénat américain a approuvé un budget militaire de Tordre de $47 milliards pour l'exercice qui a commencé le 1er juillet dernier ($4 milliards de plus que les prévisions initiales) et, à Bonn, le gouvernement de la République fédérale .a décidé d'accroitre de $5.Y) million* ses propres défenses a titre militaire.C'est dans cette conjoncture particulièrement menaçante nue s ouvre aujourd'hui à Pari* fa conférence de* ministres des affaires étrangères des trois “Grands” de TOuest : il* auront notamment a décider si COeeidcnt va continuer d atten dre une proposition précise de négociations de la part de Moscou ou s'il en prendra lui-méme Tiniliative.Diefenbaker refuse de conférer avec les provinces M.DIEFENBAKER OTTAWA.— Le gouvernement entend eller dt Tavent *vec ion projet d* partage dei impôts entre le fédéral et Ici province!, uni convoquer une autre conférence dei premier! ministre».Le premier ministre Diefenbaker a.en effet, rejeté le requête de troi» province! qui voulaient une nouvelle conférence pour discuter les propositions qui doivent entrer en vigueur le 1er avril prochain.Dans une lettre eu premier ministre du Québec, M.Jean Lesege.le premier ministre Diefenbaker e dit: "Bien que je sois désireux d'assurer les relations les plus amicales entre le gouvernement fédéral et les provinces, je ne vois pas de quelle utilité une nouvelle conférence serait en ce moment." On sait que les premiers mi-nittres Lesege, du Québec, Dou- glas.de le Saskatchewan, et Rebichaud.du Nouveau-Brunswick, avaient réclamé une nou velle conférence fiscale.Lors de la conférence de presse qu'il e donnée au congrès do fondation du Nouveau parti démocratique, M.Douglas a déclaré: "Je regrette que le premier minittre du Canada ne se rende pas è la demande des trois premier» ministres provinciaux, J'en conclus quo le gouvernement fédéral n'est plus disposé è négocier sur ses propositions; cola laisse les provinces sens autre possibilité quo do rétablir leur propre impôt du revenu." Enfretemps, le gouvernement fédéral a déjà présente un projet de loi relatif eu nouveau plan fiscal.Le projet attend maintenant se seconde lectuxe ou approbation de principe qui devrait «voir lieu le mois prochain è le rentrée des Chambres.Selon Tentent# fiscelo actuelle pour |o partage des impôts, les provinces reçoivent un pourcentage fixe des impôts perçus per Ottawa, soit 13 pour cent de l'impôt du revenu, neuf pour cent de l'impôt des sociétés et cinquante pour ont des droits do succession.Tout cola se terminera avec le nouveau plan.Ottawa entend renoncer graduellement è percevoir les sommes qu'elle remet actuellement aux provinces.Ainsi, les provinces seront libres de percevoir olles-mémos cos sommes en imposent leurs propres impôts.L'impôt fédéral du revenu sera réduit au début de lô pour cent et ce pourcentage s'élève-re graduellement pendent cinq ans jusqu'à 20 pour cent.L'impôt des corporations sera réduit de ?pour ont.Los pro-vincot seront librot d'ougmon-tor ou de diminuer cet impôts.Le lettre de M.Diefenbaker est datée de Saskatoon."Lo gouvernement fédéral, écrit M.Diefenbaker, croit que set prépositions fitcslet eux provinces sont très généreuses.Nous avons poussé lo principo do l'égalisation plut loin #t nous Tavont rtndu plut officeco pour venir en eide eux provinces dont Is position fiscal# • st plut feiblo.Cet propositions respectent le constitution et ainsi I* liberté et le responsabilité constitutionnelle des provinces ont été restaurées".M.Diefenbtksr a toutefois indiqué qu'il était prêt » discuter davantage un problèqpe Voir peqe i t Diefqnbakqe MOSCOU.\jt prrmicr ministre Khrouchlrhev « déclaré hier aux puissances occidentales qu'il est tout dispose a entamer des négociations pour un règlement pacifique des problèmes de Berlin el de l'Allemagne en général, mais il n a (ait aucune proposition précise quant à l'ouverture de tels pourparlers laissant apparemment aux Occidentaux de faire le prochain geste De plus, K a maintenu toutes ses exigences au .nijet ri» TAllemagne et de Berlin signature avant la fin de Tannée de traités rie psix arec les deux Etats allemands faute de quoi Moscou signera un traile de paix séparé avec TAllemagne de I est et le statut aetuel de Berlin-ouest sera alora caduc I.es trois notes destinées à Paris.Londres el Washington renfermaient de violentes attaques eontre le regime de TAllemagne occidentale accusé de chercher a tout prix un conflit arme et blâmaient les "Grands" de TOuest de rearmer TAllemagne occidentale de sorte que Bonn soit en mesure "de placer 1 humanité au seuil de la eatastrnphe La noie adressée au gouvernement de Bonn était particulièrement violente de ton le Kremlin rappelle que TAllemagne occidentale "ne survivrait pas plu* de quelques heures ai une troisième guerre mondial* devait éclater".La noie areuse Bonn de s'opposer systématiquement a tout* formule qui aérait de nature à renforcer la paix en Europe'’, Par res notes.Moscou répondait à relies nue le.» trou grandes puissance* oreidentales lui adressaient le 17 iuillet, ces dernières représentant elles mêmes la réplique de TOuest au mémorandum sur Berlin et TAllemagne remis à Kennedy par Khrouchtchev lor» de leur rencontre de Vienne, les 4 et S juin.Dans le ras de Bonn.Moscou répondait a un document reçu du gouvernement ouest allemand le 12 juillet.On remarque que dans la note adresser à la Gde Bretagne, "K" invite celled à lui eoumettre pour fin* de discua-aion de» propositions de règlement.La note adressée à Washington accuse longuement lea E U.d'avoir refusé pendant des années de signer un traité de paix avec TAllemagne puis d'avoir plus tard, malgré Top-position de l'URSS, signé avec le Japon un traité de paix séparé et avec TAllemagne de TOuest de* accords atir le réarmement de celle-ci Pour Moscou, ce sont là des précédents qui justifieraient pleinement la signature d'un traité de paix séparé entre l'URSS et l'Allemagne orientale “K” affirme d'autre part qu'il préférerait signer un traité eonrurremmenl avec !e« alliés occidentaux afin de normal)-ter la situation de Berlin-ouest" et de permettre aux deux Voir p ego 4 ! "K": "Oui é to OIUX LI DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI.S AOUT 1961 Gaitskell : le socialisme démocratique rejette la dictature du communisme et les injustices du capitalisme Par Clément Brown Correspondant parlementaire du Devoir OTTAWA.— Le socialisme démocratique rejette, d'une part, la dictature monolithique du commu* nisme.son déni des libertés, son expansionnisme brutal, son intolérable doctrine selon laquelle la tin justifie les moyens, mais il rejette également l’injustice sociale, les distinctions de classes, le pouvoir irresponsable et le gaspillage économique du prétendu capitalisme libre.Voilà ce que déclarait, hier matin ,M.Hugh Gaitskell.chef du parti travailliste de Grande-Bretagne, en s'adressant au congrès de fondation du Nouveau parti démocratique du Canada.“Le socialisme démocratique, dit I homme politique anglais, en tant que mouvement politi- j emploi.Rien ne saurait stimu-que n a pas beaucoup plus d'un | 1er davantage un gouverne- jourd'hui un gouvernement qui 1 Nous savons que ce but eq qu'ont les nations riches d'aine réussit pas à créer le plein | éloigné, mais nous devons dès der les nations pauvres, car no- mainlcnant nous acheminer tre socialisme ne doit pas s'ar-vers luj, et tirer parti de tous réter à nos propres frontières, les moyens à notre disposition.! C'est pourquoi les partis socia Le moyen le plus sûr est de listes ont préconisé des program ment que la perspective d'une défaite électorale.qui.| demi-siècle d'existence.Il est issu du mariage de deux idées: la première, c'est qu'il faut jj(.s sociaux-demoerates, remplacer l'injustice, la cruau- j fjans leurs pays respectifs, font Nous pouvons le faire, d'abord té et le gaspillage du capitalis- j ia |uttc au capitalisme bateleur ! en faisant appel à notre puis- me moderne par un regime éco-’ Pt cherchent aiasi a transfer-! sanee démocratique pour nous nomique juste, equitable cl pla-i mcr ]a société, tâche qui est I a-?surcr due nos gouvernements nific; 1 autre, c est que I outil encore bien incomplète, s oppo- nouvellcment forge qu est la | scnt fermement et irréductible- democratie politique pourrait et mc„t à la théorie et à la prati- devrait apporter les change- | qUC du communisme.m Quf donc^éirjetant un re- ! eommunisme"^ ne^som* nas de gard sur ces cinquante années, Amples diTl^rcm es T moyeas Le conflit sur les fins est profond.On peut l'exprimer tout simplement en une phrase: nous croyons en la liberté, mais eux n'y croient pas.idéaux PROFESSEURS D'ANGLAIS DEMANDES Au niveau secondaire : cours scienfifique ou général.Salaire selon l'expérience ef les qualifications, de $4,000 à $8,000 et plus Communiquer evec : Le Préfet des Etudes, Ecole secondaire Sacré-Coeur, Windsor, Cfe Richmond, P.Q- M.Hugh Gaitskell, chef du parti travailliste britannique.oserait nier l'oeuvre formidable qu'a accomplie le socialisme démocratique?Ce mouvement non révolutionnaire a.de fait, pacifiquement mené à bonne fin une grande révolution I sociale.'1 Il ne s'agit pas d un chan-l gement accidentel.C'e.st le ré-J-sultal direct de la propagande I et des politiques du mouve-, ment.C'e.st à cause de cette | propagande que l'opinion puhli-I que ne peut plus tolérer au- renforcer les Nations Unies.observent strictement le code de conduite internationale qui est consigné dans la charte.Néanmoins, bien que les Na | lions Unies aient souvent aide à régler les différends internationaux, elles sont, à l'heure actuelle, incapables d assurer la sécurité ou la défense dune nation menacée d’agression ou Nos victime d’une attaque.En pareilles circonstances, les nations doivent assurer indi-sont beaucoup viduellement leur propre défen La constitution et le programme du NPD n’ont été adoptés qu’à moitié Par Clément1 Brown OTTAWA.— A quatre heures et 45, hier après-midi, M.Michael Oliver, président du Nouveau parti démocratique .déclarait terminé le congres de fondation du nouveau mouvement politique canadien.La rencontre durait depuis lundi et elle avait réuni plus de 2,000 délégués des trois groupes constituants : le Congrès du travail du Canada, le Parti social-démocratique et la Fédération des clubs du Nouveau parti.plus nobles.Nous visons à créer Certaines le font d’elles-rien de moins qu’un monde où.î mêmes et préfèrent rester neu-ensemble, les peuples travail- très; d'autres, qui se sentent lent pacifiquement au bien com- menacées se renforcent en s u-mun sous une autorité interna nissant et en formant des allian-tionale qu’ils auront eux-mèmes 1 a'ec qui partagent leurs créée.! vues.Je ne doute pas que • I l'OTAN et l'Alliance occidentale ont exercé une influence des plus puissantes en vue de Téta mes d'aide économique.Mais l'assistance économique n’est pas suffisante.Il faut faire disparaître les derniers vestiges du colonialisme usé.Nous devons admettre que ces pays désirent, en général, adopter une attitude neutraliste, et nous ne devrions pas chercher à les forcer a se joindre à nous en leur imposant des conditions pour l'aide que nous leur donnons.Nous ne devrions pas appuyer les régimes réactionnaires " et féodaux, qui, en certains cas, existent encore, mais nous devrions encourager les mouvements démocratiques de réforme sociale, surtout ceux qui intéressent la propriété.D'une part nous rejetons la dictature monolithique du communisme.son déni des libertés, son expansionnisme brutal, son intolérable doctrine selon laquelle la fin justifie les moyens, et nous rejetons également l’injustice sociale, les distinctions blissement de la paix.Elles ont de classes.le pouvoir irrespon-formé un bouclier protégeant ! sable et le gaspillage économi- “Ce fut un congrès hi.stori soin de régler les détails du que”, déclara sobremen! M.OU | programme dont les articles non du parti, ver avant de quitter l'estrade.Déjà la salle s'était vidée de quelques congressistes pressés de faire leurs baggages et de rentrer dans leurs foyers après une semaine passée dans la capi laie canadienne.lui belle ordonnance qui avait marqué toutes les délibérations et toutes le* séances furent quel que peu bousculées dans le brouhaha de cette fin de congrès.M.George Gruhe, qui ftd probablement le président dé scan-res ie plus populaire, montrait toujours dans ses décisions l'énergie de la première minute , Les principaux articles de la constitution, surtout ceux rela tifs aux membres et aux contributions ont été rapidement adoptés, mais un certain nombre d'autres sont restés en plan.Il en est de même du programme dont la moitié n’a pas été tou chée Une résolution de M.Stanley Knowles, president du comité national du Nouveau parti, a confié à ce comité national le Aujourd'hui sera également, fondee la Jeunesse NPD.Le congrès politique le plus' nombreux et 1 un des plus im- ! pressionnants de l'histoire cana- j dienne prit fin au milieu des i aux nailers fédéral nrovinciaux les principnux animateurs du échangea de poignées de mainipi locaux et de le lancer vén m 'iI.'m1:",'Hn,1,; :!c îous ^ d6lc8u«qui’ * f.cS* M Claude Jndoin.president du danl une semaine, ont conscien (TC, M.Stanley Knowles, M discutés ont été adoptés "en principe".Au moment de l'ajournement, cinq vice-présidents M.Roméo Mathieu.Le congrès du NPD est terminé.Scs fondateurs auront maintenant la tâche Je l’organiser David Lewis, co-président du PSD, M.l.eo Mclsaac, président des clubs P, M.Roger Provost, président de la KTQ, et naturel-Icment.le nouveau leader du parli, M T.C.Douglas, aux tétés duquel se tenaient M.Hazen G.Argue, leader national du PSD, et M James Coldwell, ancien chef de ce groupement politique.Ce matin, trois réunions historiques seront tenues au Château Laurier : ce seront la dernière séance du comité national du PSD qui fera le transfert de scs pouvoirs, de ses fonds et de scs cadres; la dernière séance du comité national du Nouveau parti et, enfin, la première séance du comité national du Nouveau parti démocratique.Le NPD sera alors officiellement et juridiquement en existence.; < ieusement travaillé à "doter le \ Canada d'un instrument politique démocratique populaire" vi-! sant à prêcher une politique de plein emploi, de sécurité sociale intégrée et de paix par l'en traîne et le désarmement.Les congressiste.vunt vécu des du pouvoir.Les neo-démocrates, a déclaré M.Hazen Argue, dans sa dernière apparition comme chef du parti social-démocrati-que.se battront pour vaincre “non pas à l'autre élection ou l'autre après" mais pour la prochaine au moment ou le premier ministre Diefenbaker dé- moments particulièrement emou- Cidera de ia tenir.Germaine G.BOCK, directrice Maternelle pour let tout-petits 3 è S ont, cours réguliers lèro.2t ot 3« années — Preparation é le 1ère communion Progromme do I* C.E.C.M.Institutrices diplômées, tronsport do nos élèves ENTREE LE U SEPTEMBRE 10428.boul.St-Laurcnt (près Prieur1 DU.8-4557 Aver experience pour le cours secondaire (anglais, sciences, franca ______ M.Lesage sera à Charlottetown dès le 11 août M.Tean Lesage a annoncé hier qu'il se rendra le 11 août prochain a Charlottetown afin d'assister à la seconde confé rencc des premiers ministres provinciaux.Cette conférence se déroulera les H et 15 août.Le premier ministre sera accompagné de M.Gérin-Lajnie.ministre de la jeunesse Louis-Philippe Pigeon, conseiller juridique du cabinet provincial et Dcnya Paré, son secrétaire de presse.La première conférence des premiers ministres provinciaux s'était tenue à Québec les 1er et 2 décembre derniers.Après la conférence, M.Lesage se rendra à Sackville, au N.-B.où il recevra un doctorat honorifique de l'université Mont Allison.Reprenant une phrase du mémoire, M.Lévesque a déclaré qu’un dialogue était nécessaire entre le gouvernement et les contribuables.‘‘Il est essentiel que l’opinion publique soit in formée, dit le mémoire, et puisse critiquer, vouloir modifier, accepter ou refuser le cas échéant, les divers éléments d'une politique d’ensemble.Ain si se forme l'indispensable dia logue entre le gouvernement et l'opinion publique.F.n outre, dans la perspective d'un plan quinquennal, l'apport des énergies librement consenties des éléments progressifs de la pnpu latino peut devenir un facteur décisif de succès".Inventaire et planification Le mémoire présenté hier à Montreal traite des richesses naturelles renouvelables de la province, c'est-à-dire l'eau (energie, consommation, navigation), le sol, la forêt et les loisirs.Il a été préparé par un comité spécial de la Corporation dirige par M.Daniel Wermenlinger, ingénieur conseil.11 ressort de cette étude que l'exploitation des ressources re nouvelables est devenue un secteur-clé de l'activité économique.Et pour en tirer le maximum, sans gaspillage, le gou- ! vernement doit poser certains gestes D’abord la réalisation ; d'un inventaire précis de toutes nos richesses renouvelables, logiquement suivi d'une planifi-1 cation quinquennale de leur ex ! | ploitation.Le mémoire prcconi ! se aussi l'utilisation plus grande des ressources humaines compé I lentes et spécialisées.t'n inventaire complet de ce qu'on possède s'impose donc, j avant de planifier, avant d'ex plniter.Au reste, il y a des ri-| chesses renouvelables qui se chevauchent : comme le sol pour fins agricoles, forestières ou touristiques, l’eau source d éner gic ou d'élément de navigation.Seul, cet inventaire permettra de determiner comment faire servir telle ressource, quelle portion de territoire doit être affectée à telle ou telle utilisation."La carte de nos ressources renouvelables devrait provenir d'un inventaire de haut calibre, bâti avec tous les moyens technique modernes, comme la photographie aérienne.La confection de cet inventaire ne devrait pas être laissée à la seule initiative des sociétés exploitantes, mais entreprise et coordonnée par le gouvernement avec l'aida de l-’chniciens cl statisticiens qualifiés, d ingénieurs .specialises ., ".Nous croyons que le gouvernement devrait utili-er la formule des plans quinquennaux.Plusieurs arguments militent en faveur de celte politique.Notons que nous ne préconisons pas Ve-tatisine ou .] économie dirigée.Nous croyons qu'une forte, dosa d’individualisme reste essentielle dans notre société moderne .D'autre part, un tel plan permet d'apporter périodiquement des retouches ou correctifs nécessaires aux objectifs ou aux politiques de mise en oeuvre.Il permet de mesurer le travail accompli et fixe les esprits sur les objectifs à atteindre .• (Suite à la pape 6) ASTHME S0U1ACE AVEC ^asmynal:^ ASMYNAl (cig9f«tt«i) d»con / Qvitionnt l«» voie» respiratoire» de» le» première» bouffée» .|| ^ diminue le» criies.Autti en comprimé», d'un emploi »i cemmede.Cbex votre pharmacien.^—Ê~cnTyN A k protestants de langue française par la Commission des écoles protestantes de Montréal.Ainsi, nous aurons une autre ocasion d’établir combien la majorité catholique et française de notre Province tient à défendre les droits des groupes minoritaires.“Car.c'est bien à cela que nous sommes appelés, une fois de plus: La Commission scolaire protestante de Montréal refuse l'établissement d’une classe du cours secondaire à nos compatriotes français de religion protestante.“Les argument de la Commission me paraissent, à première vue.dénués de substance.On lui a déjà répondu qu elle pourrait aisément trouver les professeurs et les manuels nécessaires à la création d'une classe de Sème année.D'ailleurs, nos Commissions catholiques n'hésitent pas, elles, à chercher des professeurs de langue anglaise jusqu'aux Etats-Unis et en Angleterre.si cela est nécessaire pour les besoins des catholiques anglais.Mais la Commission protestante semble ne pas vouloir l'entendre de la même oreille.Elle s’obstine dans son refus.Et son attitude force les élèves de langue française à fréquenter exclusivement des écoles anglaises — donc, à s'an gliciser.“Cela est grave, pour plusieurs motifs, dont l'un attire particulièrement mon attention : celui qui consiste à écarter péremptoirement le droit des parents à faire éduquer leurs enfants comme ils l'entendent.“On oublie trop souvent que les droits des parents, en ma tière d'éducation, sont intangibles.Ils passent même avant ceux de l’Eglise et de l'Etat.Ces droits correspondent, d'ailleurs, à des devoirs bien précis.En l'occurrence, des parents protestants de langue française veulent que leurs enfants soient éduqués en français.Qu’y a-t-il de plus normal, surtout dans une province française ?“Nous luttons depuis toujours pour obtenir la reconnaissance des droits des parents dans cer laines provinces canadiennes, ou des catholiques de notre langue sont traités avec injustice.En vertu du meme principe, je n ad mets d'aucune façon que ces droits soient foulés aux pieds jusque dans la Province de Que bec.où c'est nous qui faisons la loi.SOULAGEMENT IMMÉDIAT DE Quelques coups de poire suffisent pour irriter Instantanément la crise d’asthme ou de fièvre des foins.DYSNÉ-INHAL soulage les cas les plus désespérés grâce i la solution vaporisé» qui pénètre dans toutes les ramifications des bronches.SATISa ACTION «AtANTII OU ABOINT tlMII.DYSNÉ-INHAL 's'-0 IN VINTI DANS TOUTIS lit fMABMACHS MEMBRES DU CLERGE! C.Bernard Ste-Marie tous invite à lui confier la confection DE VOS COMPLETS NOIRS Au besoiny nous pouvons aller ' prendre t os mesures à domicile dans Montréal et la banlieue Worsted tout laine • Confection soignée Tissu» de haute qualité.Prix modiques 311 est, rue Sle-Cafherine VI.5-7679 Montréal ferait à son tour disparaître certaines affiches Il est possible que les autorités municipales prennent bien- .tôt des mesures t-n vue de faire disparaître les panneaux-réclame non conformes aux règle- | ments le long des rues de Montréal.Le président du comité exécutif, M.Lucien Saulnicr.a de-clarc au conseil municipal qu'il .proposerait sous peu un règle ; , ment destiné à faire disparaître i certains panneaux publicitaires dans les limites de la ville.Il n a pas donné de détails.fl a toutefois expliqué que la .ville avait reçu de nombreuses ! plaintes au sujet de certains panneaux-réclame et d'autres enseignes publicitaires le long des rues de la ville.“Nous désirons également mettre fin à cette pratique indésirable", a-t-il ajouté.Subventions i quatre institution» : $425,000 OTTAWA — Le ministère de la santé nationale et du bien être social a annoncé que des subventions se chiffrant par $425,750 seront versées à une clinique de santé mentale et à trois hôpitaux du Québec.Un subside de $30.650 acquittera les frais d'administration d'une clinique de aanté mentale au nouveau rentre psycho-social de Valleyfield.En outre, l’hôpital Saint-.loseph de Rimnuxki recevra $321,100, l'hôpital St-François d'Assise, de Quebec.S45.BOO et Ihopital Général de Montréal.$28.000.Ue« subventions aont destinées à payer une partir de ’ frais de eonsiruction de nou-.veaux locaux.La censure du cinéma est-elle trop tolérante?“Au court det six premiers mois de 1941, il est entré dent le Province de Québec, deux fait plut de films ayant obtenu la cote "è déconseiller" ou “à proscrire”, que durent toute autre période d'égale durée." Voilé ce qu'affirmait hier M.l'abbé Lucien Labell», directeur du Centro catholique nafionil du Cinéma, é l'issue du déieuner du Club du Premier Vendredi de l'Oratoire St-Joseph.M.l’abbé Labo Ile • affirmé quo le travail du bureau de censure de le Province de Québec présente une "source d'inquiétude g r a ndissente" pour la hiérarchie catholique.Le causerie intitulée “L'Eglise censure-t-elle le ciné-me?" a soulevé l'intérét de l'auditoire d'hommes d'affaires et de professionnels qui te réunissent pour la mette •t la communion è l'Oratoire St-Joseph."La censure, e poursuivi l'abbé Labelle, devrait être impitoyable, et rejeter tans merci les films absolument immoraux ot ceux qui spéculent sur les bat instincts".Le conférencier e demandé avec énergie que le gouvernement provincial redresse une situation aussi grave, surtout lorsque l'on sait qu'une grande partie d* la clientèle est constituée de jeunes de 16 è 27 ans.Le conférencier a également signalé la carence d'une critique cinématographique compétente et d’esprit chrétien dent les journaux de le métropole.“Il est navrant de constater que le carence d’une telle critiqua est fis-grant*".En terminant, la conférencier invita las membres du club du Premier Vendredi .et la public an général, è réagir chrétiennement devant l'écran.* L'abbé Labell*, qui est nommé par la hiérarchie canadienne, vient d'ètr* promu consulttur on matière de cinéma.en vue du prochain concile oecuménique.M René Lévesque reçoit de M Daniel Wermenlinger.à l'extrême gauche.I« mémoire de la Corporation des ingénieurs, préparé à la demande du gouvernement.(Photo I p lirtnir) Promotions et mutations à la rédaction du DEVOIR • e soir" a ronstsment dénoncé 1s vsnit» et lé danger.Malgré la répugnance de I* majorité Certains diront qu'il s est agi lé d une fausse victoire, de 1* substitution artificielle d'une expression à une autre sans que les réalités profondes soient modifiées.On peut admettre que la majorité des délégués anglophones ont consenti avec répugnance à substituer "fédérar k “national”,' ae aont laissé arracher leur approbation k la thèse du pays bi-nationat, et ne l'ont fait qu'en raison de la fermeté et de l'unanimité de U délégation du Quebec, en sertit ans- de considérations électorales: si Taris valait bien une messe, la conquête de positions solides au Canada trangais vaut bien un sacrifice en matière de terminologie' l.ors même qu'il en serait ainsi, l'approbation, même sans enthousiasme, du congrès fera date: pour la première fois, au Canada, un parti politique reconnait officiellement l'existence de deux nations et convient que Pcx pression "national" ne saurait s'appliquer k des institutions, des organismes, des structures édifies k la mesure du pays.Au groupe canadien-françait d'exploiter ta victoire Or.il partir de là.si la ma .tenté croit svoir accordé un hochet a la minorité sans de voir modifier son comporte ment sur l'essentiel, on peut faire confiance a l'élément et nadien-francais du Nouveau parti pour imposer dans les faits ce qui a été obtenu dans les textes.Les interventions de M Michel Chartrand, de M Gérard Picard de M.Roméo Mathieu, au congrès, rejoignant les résolutions adoptées par le groupe québécois du N.P., voici quelques mois à Montréal, et le manifeste re tentissant publié par certains éléments de ce groupe, sem blent porter U promesse d'une action permanente en vue de l'égalité complète des deux na lions et de l'émancipation globale de notre communauté, ("est un "parti national” que les éléments canariiens-francais du Nouveau parti démocrati- que vont désormais édifier, dans le Québec d'abord, mais re parti devra logiquement embrasser avec le temps l'ensemble des Canadiens-français qui éventuellement d'un bout a l'autre du pays, y adhéreront S’il y a deux nations, il doit y avoir deux partis nationaux, coopérant dans un conseil fé déral.Il appartient désormais à l'elément ranadien-francais d'exiger que l égalité soit res peotoe dans les (ails, spéciale ment en re qui concerne la conception et la rédaction des documents de base Se refusant à être une officine de tra-duclion.le groupe francophone doit faire admettre qu'à partir de principes généraux et d'objectifs communs, chacun des deux partis nationaux élaborera le programme en fonction de sa mentalité et de ses besoins.Cela, d'autant plus que l'element anglophone dans sa majorité se montre nettement plus conservateur que le groupe de langue françai-ae La colère du "Montreal Star” Le Montreal Star" n'est pas content, mais alors pas du tout, d'apprendre que le Canada est formé rie deux nations.Il parle.sur le ton méprisant qui lui est coutumier, de "l’intransigeance d'un groupe de délégués du Québec", appelle a son secours les mânes de Geor ges-Etienne Cartier invoque même Bourassa contre Tardivel et finit par menacer le N.P.de ses foudres a'il se rallie à la thèse des deux nations.Celte seule réaction du "Star" confirme s'il en était besoin !a portée de la victoire obtenue par la délégation québécoise et souligne une fois de plus l'incompréhension totale qu'a du Canada français la mi norité anglophone même qui vit parmi nous.Que cette mi-nonfé qui dans sa plus grande L'Angleterre accepterait une "solution arabe" pour Koweït Par EDOUARD SABLIER Trente-sept pour cent du ravitaillement en pétrole, des milliards d’investissements sur place, d'autres milliards venant chaqua année dans les coffres d* la Banque d'Angleterre consolider la livre sterling, tels i sont quelques-uns des avantages que procure Koweït à la Grande-Bretagne.On comprend qu'au premier danger menaçant un pareil trésor l'armée de Sa Majesté ait volé au secours du petit terri-toirp convoité par l'impérialisme irakien.De la à en conclure que les Anglais soient prêts à déclencher au besoin une guerre mondiale" pour sauvegarder leur monopole dans la principauté, il n'y avait qu'un pas, que la Pravda s'est hâtée de franchir.Pourtant, trois semaines après l'intervention à Koweït, l'Angleterre ne semble pas bouleversée à l'idée de partager, sinon de perdre, les profils procurés par ces quelques arpents d’or massif.Tout d'abord, sur le plan pétrolier, l'abandon de Koweït ne serait pas dramatique pour l'économie britannique.La principauté ne fournit que 8 pour cent de la production pétrolière mondiale Son apport aux importations britanniques pourrait facilement être remplacé par d'autres sources.Cette éventualité provoque-tait même une certaine satisfaction dans le» milieux pétroliers.La surproduction d'hydrocarbure est telle sur le marché mondial qu'une diminution du flot sur un point du globe contribuerait à consolider — voire à améliorer — le niveau des prix.En 1952 la fermeture des robinets d'Abadan à la suite de l'aventure Mossadegh permit à Koweït de développer sa production et de grimper au quatrième rang des produc leurs mondiaux.Aujourd'hui un tarissement du débit à Koweït fournirait à des gisements concurrents la chance de prendre un essor inespéré.Les Etats-Unis, où la production locale est soumise a de sévères restrictions pour empêcher l'effondrement du marché, pourraient fournir sans difficulté une grande partie du tonnage perdu à Koweït.Au Venezuela, où les convoitises gouvernementales ont quelque peu ralenti l'exploitation des concessions, le rem-placement de Koweït serait l’occasion d'un soulagement général.Le Canada enfin, dont les gisements sont relativement plus proches de l'Europe que ceux du golfe Pcrsique.peut contribuer du jour au lendemain à la relève de Koweït.Le nouveau monde pourrait fournir à l'Europe, sans la moindre désorganisation du marché une centaine de millions de tonnes par an, c'est à-dire des quantités bien supérieures aux exportations annuelles de Koweït.Et les compagnies appelées à fournir le pétrole de remplacement sont celles qui exploitent les gisements du golfe Pcrsique en d'autres termes, la Shell — britannique — du Venezuela remplacerait la British Petroleum du Koweït.A première vue, le remplacement de Koweït serait une opération onéreuse, les hy- partie a ignoré avec persistance le fait français, s'est constamment refusé à apprendre le français même dans le Québec et conserve l'attitude de l’occupant, ait l'impudence de parler de "l'intransigeance" des Canadiens-français quand eeux-ci font simplement re-ronnaitre et sanctionner une réalité de fait, voilà qui donne la mesure de son "fair play".Que le Canada anglais le veuille ou non, il devra désormais compter avec une nation ra-nadienne-française passionnée dégalité, de dignité de progrès éeonomique et de justice sociale, résolue à se donner les moyens de snn émancipa tion.1,'experience du N.P.sera décisive quant aux possibilités dune cooperation dans légalité: si l'expérience devait échouer, nous sommes en droit désormais de penser que la gauche ranadienne-française en tirera toutes les conséquences.• Les camos de concentration de la R A U.Pour avoir mis fin au régime corrompu de Earouk.rendu sa dignité au peuple égyptien.défié le» grandes puissance» occidentale.» et pratiqué une difficile neutralité entre l'Est et l’Ouest, le président Nasser a bénéficié dans beaucoup de milieux canadien»-français d une vive sympathie.Cette attitude témoigne cepen dant d'une certaine candeur et d'une grande ignorance, car l'anticolonialisme, les réformes sociales, le rassemblement des pays arabes, etc.ne forment qu'un des visages du bickba-chi.11 en est un autre beaucoup moins attachant, voire fort odieux, qui est celui de la haine, de la répression, de la férocité.On sait avec quel acharnement la radio et la presse officielles (les seules qui existent! attaquent quotidiennement l'Etat d'Israël, appellent les Arabe» à la guerre sainle contre lui.dénoncent la moin-ri"c formule de compromis, déversent injures et mensonges drocarbures extraits dans la ; principauté sont d'un coût j moins élevé que partout ailleurs, en raison de l'accès faci- , le des puits et du bon marché ' de la main-d'oeuvre.En fait, les prix "postés" sont sensiblement identiques à travers le monde.La nature des devises nécessaires pour le payement ; ne pose pas non plu.» de problème; depuis le rétablissement de la convertibilité de la j livre, il n'existe pratiquemenl plus de différence entre le "pétrole-dollar” et le "pétrole-sterling".Le seul inconvénient serait en réalité une réduction des bénéfice.» britanniques en fournissant du pétrole américain plutôt que du pétrole arabe.Mais la tendance en Proche-Orient, comme dans le reste du monde, évolue vers une modification du régime des redevances.Chaque jour les revendication.» arabes se font plus grandes et les compagnies concessionnaires n'ignorent pas que même dans le paradis proehe-nriental Père des profits illimités est terminée.De» dépensas Inutilts Les richesse de Koweït ne justifient donc pas aux yeux des Britanniques une politique “jusqu'auhoutiste".L'émirat est en fait un anachronisme.Sa création était justifiée il y a un demi-siècle par l'existence de la route de l'Inde, Aujourd'hui l'empire de.» Indes a disparu.Pour conserver lea richesses pétrolières nouvellement découvertes, la route impériale des Indes s'est rétrécis en "route du Golfe ".C'est essentiellement pour protéger Koweït et les autres émirats du golfe Persique que la Grande-Bretagne maintient une.espèce de "pipe line militaire" avec des garnisons à Gibraltar.Malte, Benghazi, Chypre, Nairobi, Aden, Bahrein.Un tel dispositif est coûteux.Son maintien exige de lourds sacrifice».En 1960 les dépenses militaires de la Grande-Bretagne se sont élevées à 215 millions de livres.Si l'on en doduil les rentrées invisibles amenée.» par les troupes américaines et les commandes "offshore", le déficit de la balance militaire- britannique s'est élevé en 1960 à 143 millions de livres sterling contre 12 millions en 1957.A en croire le Financial Tiines.il risque d'atteindre 200 millions en 1962.c'est-à-dire un montant bien plus considérable que tous les bénéfices que peut rapporter Koweït.Ce déficit est en grande partie provoqué par la strategie impériale britannique dont l'objectif est de maintenir le nlaiii quo dans le golfe Persique.Dr plus en plus le gouvernement de Londres se demande s'il n'aurait pas intérêt à réduire ses bases d'outre-mer pour accumuler des réserves stratégiques sur le sol britannique même.Las pieds d'argile La récente intervention à Koweït a montré certaines faiblesses du dispositif.Les troupe» amenées au secours de la principauté n'ont rencontré nulle résistance.Leur implantation n’eût sans doute pas été si facile en face d'une armée ennemie déjà à pied d'oeuvre.D'autre part, pour amener de Chypre à Koweït des troupes aéroportées, le commandement hritannioue a dû ordonner le survol de la Turquie et de l'Iran.Ce détour — rendu sur l'Etat juif, allant même jusqu'à regretter qu'Eichmann n'ait pu completer sa besogne ", et clamant que le monde arabe n'aura de cesse qu'Israèl ait été supprimé.On sait moins sans doute la férocité de la lutte menée dans les deux provinces de la Republique arabe unie (Egypte et Syrie) contre les opposants au régime.surtout les opposants de gauche el singulièrement le» communistes et apparentés.Et la notion même de "communistes" embrasse un très large éventail de tendances politiques.La revue française "Esprit” — qui ne saurait assurément être suspectée d'hostililé aux jeunes Etats indépendants ou de collusion avec Ir colonialisme — publie dans «a dernière livraison de» documents tristement éloquents sur les cimp.» de ronremtratinn de la R.A U .sur les mauvais traitements.Ir» torture.» et les exé cutions sommaires qui en sont le menu quotidien."Esprit" a obtenu res documents de sources sûres et a pu en vérifier l'authenticité; il s'agit d'une déclaration par trois intellectuels et un syndicaliste sur le camp de tortures d'Abou-Zaabal, Egypte, et d'un appel du "comité pour U défense des détenus politiques syriens”.Deux textes bouleversants.qui indiquent que le régime du Caire est en voie de liquider la plupart des opposants de gauche — intellectuels.syndicalistes, hommes politiques — nu de le» réduire à l'impuissance.Le régime de M Nasser ne sort pas grandi de la lecture de ce» document».J.M.Li, H L« cm K Et n'oublic pat Kennedy que j'ai un avantaga sur toi, moi je peux te jouer dant let cheveux Lettres au “Devoir” N D.L R.: Nos correspondants ont l’entière responsabilité tant des idées qu'ils expriment que de leur vocabulaire et de leur style.Détruire les arbres des parcs ce n'est pas grave nécessaire par l'impossibilité de survoler les territoires ara hcs.— réduit singulièrement la valeur des bases britanniques à Chypre, comme point de départ pour des opérations de police à l'est de Suez.Sans compter que l’indépendance prochaine du Kenya pourrait mettre en question l'existence de la hase de Nairobi, un des maillons de la chaîne.C'e.st pourquoi une révision des conceptions stratégiques est actuellement à l'étude à Londres.Les autorités envisagent le développement d'unités d'intervention de type classique.qui seraieni aéroportées ou débarquées à partir de navires spéciaux.L’intervention du “Bulwark”, navire porteur de commandos, a rendu possible l'intervention rapide à Koweït.La marine britannique envisage l'entrée en fonction d'un second navire du meme type, “l'Albion”, dans le cours de l'année prochaine.Mais surtout les Anglais paraissent découvrir cpie leur infra-structure stratégique, établie sur la route du golfe n'a plus guère de-valeur que dans le cadre de l'alliance occidentale: les petite» guerres individuelles coûtent trop cher, et le maintien d'une puissance impériale n'est possible que si l'objectif » défendre intéresse l'ensemble de» Alliés.Ces considérations ne diminuent pas la valeur intrinsèque de Koweït.Mais la Grande-Bretagne hésite à s'enliser dans les sables de la péninsule arabique pour défendre des territoires aisément remplaçables.Des laetAemaina arabes L'intervention britannique a aativé provisoirement l'indépendance de Koweït.Mais elle n a réglé en aucune façon les problèmes de la principauté.Les pays arabes se aont montrés hostiles aux revendication.» irakiennes sans pour cela applaudir au retour des protecteurs britanniques.11 n'est pas douteux que les convoitises éveillées par les richesses de Koweït risquent d'aboutir à un dépeçage de l'émirat.Pourtant la Grande-Bretagne semble résignée à une "solution arabe” du problème.Si elle risque de perdre dans ce cas une merveilleuse source de pétrole, du moins espère-t-elle réaliser, en compensation de ce sacrifice, des économies bud gctaipes.la reconquête de marchés en Amérique du Sud et en Proche-Orient, et même recouvrer — en semblant reculer au bon moment — un peu rie l'influence qui fut la sienne dans le monde arabe.(Tous droit» réservé.» pour Le Devoir et Le Monde).La bible vous parle ! Qu'il nt opoelle.dit le Set aneor et je lui répondra».' Je le délivrerai pour le couvrir de olo're (P«.99.15-161 (Tear» rholal nar ta Soriet* rftthnliQM* ’ pénètrent doivent Carre-; leurs acclamations.tef à une dizaine de postes de contrôle.L’accès du casino est rigoureusement interdit »”x personnes n’ayant pas un rôt» Casino de Punta del Este, toutes roulettes et autres tables d* jeux enlevées, aura un aspect austère.Sécurité assurée Le gouvernement uruguayen Tous les Etets, sauf le Caned* C’est aujourd'hui que commence la conférence économique et sociale inter-américaine, convoquée sous les auspices de l’Organisation des Etats américains et à laquelle participent tous»; lion conjointe, les Etats souverains de l'hémisphère occidental sauf le Canada I_______ qui n ext pas membre de l'OEA.Le gouvernement d'Ottawa a ce _________ pendant envoyé une mission d'observateurs que dirige le mi nistre associé de la défense.M Pierre Sévigny.La conférence se déroule dans la station estivale de Punta del Este à une centaine de milles de Montevideo.Depuis plusieurs semaines déjà des équipes d'où- precis à jouer dans les débat».En princinr, la eog’’'-jn-e doit se terminer le 16 août par la publication d'une déclara- POUR UN GOURMET C'EST ATTENTION! Voici deux cents façons de changer le bran de Arte en argent Pour -nombreux usagea domestique' Frrlve/.pour votre recette.Ôarantl.Prfclaevs recette.$100 chacune.Inclure enveloppe affranchie, nom et, arlresae RKCETTKS SPECIALES, Case postale ILS, Station lie l.nnmler, Montreal 14, P.Q ,7(ux Cùclif ?'4 o parfait était méranlqn», rarro«a»rto «irtlltn-ît, blanche fiança blanc*, rulrette Aubaine.Appeler : HT.S-7-EI rnuf*.A LOUEE AHUNTilC, Ift.m Esplanade — grand 3«* pléee*.chaulféck.cutal-Blért, réfrigérateur* IftVOO.DU.1-M44 7-l-li Grand Duplex meublé, confortable, I pièce*, garage chauffé, aur Cool* brook.1er aeptembre au 1er décembre RE.7 * 1 #7 2.7-|-tt APPARTEMENT DEMANDE Journaliste du ••Pefolr’* cherche rer- Île-chautbée.g ou 4 pièce».Appeler e matin à : HU.f-MTS.JNO A VENDRE Pitrarteura de Ju* de frulta et légu-neuf* et d'occasion a partir de •JtMW.Conseil» alimentaire* Télé* phone: CR Z-dlSS.tb-ft-Cl CENTRE DE PHYSIOTHERAPIE PROFESSEURS DEMANDES Profduenri mRSCRltel* diplômes, pour enaelgner la 7e année garçons, dans écoles moderne*, tlon talalre.convention collective S'adresser i : Adolphe Uabbé.secrétaire - trésorier, 17V Roui.Uabelle.Ste-Thérése de Rlatnvllle.7-8-41 On demande, un professeur qualifié pour cour* commercial.10e année.Un professeur pouvant enseigner l'anglais dans les classes françaises secondaires.Un professeur de spécialités pour classes 10e et lie années.Spécifier salaire exigé.S’adresser a: Mme Palma Joani».aee.-trés., C.P.118, Maniwaki.Qué.7-8-61 PROFESSEURS DEMANDES pour cours secondaire, scientifique et commercial, temps partiel.— Tél.LA 2-4411.7-1-41 Professeurs qualifiés demandés.Bonnes conditions de travail.Bons salaires aux personnes qualifiées S'adresser à: Louis Mongeau, OR 6-5011.8-8-41 TRANSPORT CAMIONNAGE ROUBBII.LR Transport.Déménagement tille.canspa«ne et longue distance.Spécialité: pianos, poêles, r,'.frlxéraUuxa.RA.5-2431.J.H.O.TRANSPORT Appelés Montreal Muring, transport général, déménagement assuré n'tm-porte nu.$3.54.S4.30.14 00 Spécialités: poêle etc .emballage, entreposage.RA.1-1101.JNO Talbot: "Je suis Tobjet de.(Suite de la première page) “Les militants de notre parti à travers la province ont bien voulu reconnaitre que j'avais (ait du bon travail avec ia collaboration ardente et expérimentée de tous mes collègues.El depuis, je suis l’objet d'instances nombreuses et répétées, venant des diverses régions du Québec, me pressant de laisser porter mon nom comme candidat à la direction du parti, lors des grandes assises de septembre.On veut bien souligner que mes qualifications administratives et mon expérience parlementaire de 23 ans, y compris les cinq années ou notre parti a été dans l'opposition, de 1939 à 1944, sont un actif pour l'Union nationale et pour ia province que nous vouions tous servir de notre mieux.“Je déclare tout de suite que si j’accepte de laisser porter mon nom à la convention, je le ferai en toute sérénité d'esprit, n'étant l'instrument de personne et n'ayant pas d’autre objectif à poursuivre que le succès du parti, le progrès de la province et le bien-être de la population québécoise.“Dans ces neuf mois où j'ai dirigé avec beaucoup de satisfaction l'équipe fervente et laborieuse de l'Union nationale.occupé comme je l'étais par les travaux de la session, je n'ai sans doute pas réglé tous les problèmes concernant la vie interne de notre parti, son orientation et ses structures.Je ne pouvais pas non plus devancer les décisions qui seront prises en septembre, lors du congres le plus vraiment démocratique qui ait jamais été organisé en notre province par quelque parti que ce soit.Mais une chose est déjà certaine : r est que ce congrès sera, et pour l'Union nationale, et pour le Quebec, l'occasion d'un nouveau départ.'Tour re qui est de ma candidature, je dois demander quelques jours de réflexion avant de donner une réponse définitive.J’espère qu'on ne me ti-'ndra pas rigueur de ce délai, qui m'est necessaire pour romnleter certaines consultations dans une période de vacances où les contacts se font avec plus de difficulté qu'en temps normal.Mais ma repense ne saurait tarder et j entends 1a donner des la semaine prochaine".Au sujet de 1a candidature possible de Me Noël Dorion, députe fédéral de Bellechasse.M Talbot a reconnu avoir lu un article à ce sujet dans un journal de la capitale, mais n'a voulu y ajouter aucun commentaire.il n'a pas voulu non plus Indiquer s’il entreprendrait une tournée de la province, s’il décide dê porter son nom à la convention.________ René Lévesque.(Suite de la page 3) Le développement de nos ressources, vu les techniques et les capitaux énormes qu’il requiert, nécessite l'apport massif de l’industrie autochtone et étrangère.La stabilité inhérente à une politique à long terme et les perspectives de développements qu'elle permet, stimulent l'industrie privée et ont pour effet d'attirer le capital étranger.L.i r.cMnm.itd.«iwii particulière.Le mémoire recommande, entre autres choses, une étude des problèmes techniques propres au Québec, comme le transport de blocs d'énergie à grande distance: la construction éventuelle d'usines thermiques et nucléaires; la création d'un pool d'énergie groupant les différents producteurs d'électricité; la mise sur pied d'un organisme de régie des eaux; une étude des futures zones industrielles pour y prévoir un plan d'aménagement rationnel; un contrôle des inondations et une régularisation des cours d'eau pour éviter l’érosion graduelle du sol arable; une modification des méthodes de culture: le retour à la forêt ou à d'autres fin de régions dont les sols sont sans vocation agricole.VACANCES HSi.l-mt’tfl, |otr.trnnl., pl.clnr Tout compris, 170 par »emalnr, par personne.?par chambre.Pour reservations, écrire à: la Seigneurie, Ste-Marte, comté de Reauce.13-l-Cl VIEUX BIJOUX Achetona vieux bijoux pour la valeur de l'or ou de l'argent et aussi bijoux anllques et diamant» POM-PONNKTTP INC., 134 est, rue Mr-f atherlne.Tél.UN.I-KM 7-8-41 VOYAGE AU MEXIQUE Personne* demandées pour Joindre groupe distingué.13 Jours merveilleux 4tlon.Départ ?on 4 septembre 1457 et plus.C ase 188.“I e Devoir*.7-B-4I B0S4.bout.St-Mirhel.dan» l’édifice de la clinique médUale, Ville 81-Mlrhel.DU.1-798I.Sur reader-vous Mulrmcnt.t.-S-4 2* 54 24 Haitian 21000 2’, 4', ?', Std Gold 500 S 1’/, — 2', IV, Hastings nooo 95 90 93 120 77 Steelov 3500 S _ 340 2*0 3)0 340 310 Int Ceram 100 10 — — 15 a , Sullivan 1*00 152 150 153 9 (’¦ 9 9'x a*.Inv Fd * Pr 25 53 53 50 Suptas» Ord 50 13** _ _ 4 — S i-, Jubile 1*00 375 30-5 340 575 305 Tacha 1200 1 _ 3 — — 5 3 Labrador 420 27' i 25'* 27', 27', 17*4 T 4?in 1500 7 « 7 47 — — 47 30 Lingside 5000 f1 j 4 ?Titan 5100 15 14 15 4 — — 5 3 Lifh Corp 5100 23 22 23 50 20 Tr C Corp 300 41 46 *0 »• 75 to *9 45 Massval 11050 13 11 i?24 9', U Asbestos 400 *15 410 41* 35 29-, 34 , 49 30 McIntyre 5235 43U 39 43*àt 43*4 27 U Frln 3300 110 no 120 9 — — 9 7% Mrlehers 10 4 — _ a S U Town» El (14 11»* _ 7*5 711 7*5 MO 495 Melch Pr 25 12’, 13 11 Vaure Mine» 1300 94 99 95 10 — — 15 9 Mer Chib 19000 4* 40 44 121 40 Vanguard 11500 4 _ 1 — — 5 2', Mid Chib 7000 14 15 15 24 14 Ventures 9244 *3 fT’é.57 7’, 7 7 IS S Min Cer* *00 12*tli — 1 ?1 B 11** Virginie 9500 *'/• S S 40 — — 50 35 Malyb 3200 125 ni 11» 157 5?Weatburne 4500 50 — 14 j 14' i — CITTi SEMAINE — ANNEE *3475 7(VX» 500 149075 33S8 4000 *00 1000 13500 144450 10112 5é5 2100 2000 1000 4000 5100 24 11*00 2000 540 400 3100 *000 250 1000 400 24 30070 1700 ’000 *9*00 1000 4500 5000 100(1 24715 13500 12000 500 1000 *oo 1000 — CETTI IKMAINi - ANNEE - CETTE SEMAINE 15 I I4'l 2?20 21 4 91% | i 9"ï IV* 14'-.9 *4 3V, *3» 375 1*0 100 U'ii 135* Atrv.Haut • a» P*r.AVDINP Act 95’, tau 9.4'7 94 Dar 914s •24e •1*% 92 » Ma* 93 937% 92’% 93** DRBB Açt.iy*e 124U 123', 123'* Dec i?0»e mu 120U 120*% Met 123's 124’, 123'% I24i% LIN Act.37*'*» 3*0 374’, 379’, Dec 37?'i, 37S*.3714* 172'A Mil 375 37**i 37J'i.379 SEIGLE Art.115»* 12* U i:*’* 124 Dec 124*4 127*e )2**% 127'% CHICAGO Ouv.Haut Ba* Par.BLE Sept 19*H 19* 1944% 1974% Dec 2035* 204-U 20JU 204 U Mar.209’b 210U TOêU 2094* Mal 210V-J 211»/% 710H 211U Jull.21 OU 211 210 210*1 MAIS Sept.112', nn% 112 11?*% Dec.mu 116 U 1154k •mu Mar.mu 120 4 119U mu Mal 123', 123k* 123 123U Juil 125’B 12* U 12.44% 12*»% AVOINE Sept.49’v *9’, *9 *9 B Dec.73U 73'» 73’• n .Mar.74 7*** 74 74 Mal 75*9 7*U 75» s 7* Jull — — SEIGLE Sept ni 133», 130', ni >4 i Dec 135 U 13*'* 134** 135’.! Mat.fl* • 139»e ))• , 139’ 4 Ma* 139’, 139 , 13*', 139 Jull.133»* i FEVES SOYAS Sept.2(1 « ?5?la ?v> 251 U Nev.Jan Mar M»i Jull.745'4 ?4* 243 255 75*s-é 244'.750' 4 253** 74**, 75*'
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.