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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 23 décembre 1969
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1969-12-23, Collections de BAnQ.

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dans ce numéro- H Le projet de Pointe-Saint-Charles: l'archevêché fournira $20,000; les fidèles, le reste (page 3) H Le surplus téel de l'Hydro-Québec pour le prochain exercice financier sera de $55 millions (page 3) B Quelque 3,800 étudiants anglophones seront sans débouché au niveau collégial, l'an prochain (page 3) ¦ la météo Nu»g«u« avec naigt Pau da changamant Vants légers 25 al 28 Olfice Iniial LE DEVOIR Fais ce que dois VOL LX NO 298 .Montréal, mardi 23 décembre ^ 969 10 CFNTS Jugée illégale par la Cour suprême Montréal renonce à sa 'taxe volontaire' La Cour suprême du Canada a maintenu hier l’opinion de la cour d'appel du Québec déclarant illégal le système de taxe volontaire mis sur pied en mai 1968 par la ville deMontréal la “taxe volontaire” du maire Drapeau est donc désormais chose du passé et le président du comité exécutif de la ville M Lucien Saulnier.a déclaré hier que la ville mettait fin à son système de taxe volontaire appelé parfois "la loterie du maire ’.Ceux qui “ont envoyé leur $2” le re- cevront par la poste et le comité exécutif à donné l’ordre en même temps de cesser toute réclame en faveur de la taxe volontaire.La cour d’appel du Québec avait déjà déclaré illégal le système de la taxe volontaire et les sept juges de la cour Suprême estiment unanimement qu'aucun fait nouveau ne leur permet d’infirmer cette décision à savoir que le système de la taxe volontaire constitue une contravention au code peinai Ce sont MM les juges F’auteux, Abbott, Martiand, Richie.Hall.Spence et Pigeon Dans son jugement le juge Fauteux décrit le système de la taxe volontaire tel que le connaissent bien les Montréalais puis il reprend l’opinion du juge Casey de la cour d’appel du Québec selon laquelle les réponses aux questions devant être posées aux candidats aux prix sont inscrites sur le reçu que la ville leur remet et qu'il y a là une violation de l’article 179 du code pénal.Contestant donc le procédé d’“examen” auquel se sont soumis les candidats le juge Casey ajoute par surcroît qu’il est convaincu “que les prix offerts au public par les annonces dam, les journaux sont des prix en espèces et que cette disposition représente un autre moyen visant à soustraire le plan aux dispositions de la loi”.Les juges de la cour Suprême, à 1 instar de leurs collègues de la cour du Banc de la Reine (cour d'appel du Québec) n’ont pas examiné seulement les dispositions du mécanisme mis sur pied par la ville et tel que décrit au texte de la résolution passée en conseil.Vague dans les résolutions, cette description, dit le juge Fauteux, acquiert de la précision au texte des annonces destinées à l’information publique”.Le juge cite alors des textes d’annonces parues dans divers journaux La ville de Montréal avait logé son appel le mois dernier en cour Suprême après que la cour d’appel du Québec eut déclaré illégal son système de taxe volontaire.C'est par un arrêté en conseil signé par le lieutenant-gouver- neur du Québec que le système de la taxe volontaire était contesté devant les tribunaux.La ville de Montréal croyait pouvoir recueillir près de $12 millions avec sa "taxe volontaire" entre le 1er mai 1969 et le 30 avril 1970.Après les sept premiers mois de cet exercice financier la taxe volontaire avait rapporté $5.880.016 Depuis sa mise sur pied la ' loterie du maire" a rapporté des recettes brutes qui se chiffrent par $17,076.328 NENVOYEZ PLUS VOT DEUX ' -i.:.Marcel Cadieux, ambassadeur aux EU Hôpital Charles-Lemoyne: le rapport Trahan recommande le limogeage des administrateurs La Presse: les syndiqués occupent la rédaction par Guy Deshates Les 196 journalistes de la salie de rédaction du quotidien I-a Presse ont décidé hier d’occuper leur salle de rédaction et de ne plus en sortir “jusqu'à nouvel ordre ”.Cette occupation à la rédaction de La Presse est le résultat d’une initiative du “comité d’éducation syndicale des artisans de l’information du journal’’ (organisme interne dont les membres sont anonymes) Elle est aussi l’aboutissement d'un malaise né d’une part de la restructuration de la rédaction et d’autre par! d’un plan de retraite dite volontaire et en ver tu duquel les journalistes âgés de plus de 55 ans ont été invités à prendre leur retraite prématurément Hier, les journalistes étaient tous rassemblés dans leur salle de rédaction, les uns ayant terminé leurs heures, les autres travaillant et d'autres attendant de prendre la relève D’après les directives reçues du comité “fantôme par le biais du président du syndicat des journalistes de La Presse iSJM-CSN).M Martial Dassylva.nul journaliste ne devait quitter la salle de rédaction et seuls les photographes avaient le droit de se rendre sur les lieux de l'événement La dernière édition du “plus grand quotidien de langue française d'Amérique” a donc été publiée hier à partir de nouvelles obtenues par téléphone ou par les agences 11 s agit de la première action de "guerilla administrative entreprise par les joui, listes qui avaient déjà convenu de faire pression auprès de la direction de La Presse après que cette dernière eut annoncé un plan de retraite prématurée et eut entrepris des modifications aux nouvelles structures mises sur pied le 2 septembre dernier.Le 4 décembre dernier les journalis tes tenaient une assemblée générale de même que les 17 et 18 décembre au sujet de la restructuration et de mises à la retraite qui touchent 18 journaliste syndiqués dont l'éditorialiste Renaude Lapomte Les jouma-listes avaient accepte le nouvel organigramme de la rédaction et le projet de restructuration de la salle de rédaction mais protestent maintenant contre de modifications apportée à ce structure "restructurée" et qui auraient pour conséquences selon eux de muter le personnel sans consultation avec le syndicat et surtout d'abolir de poste Le deux problème! celui de la restructuration et celui de mise à la retraite.ont eu pour effet de grouper solidairement le "modérés” souvent plus âges et devant qui le spectre de la retraite et prématurément brandi, et Voir 2 : La Praaaa par Gilles Lesage QUEBEC Prise de position catégorique sur l’épineuse question linguistique dans l’enseignement ; une série de lois à caractère social plutôt qu'économique: vigoureuse réforme de strut ture municipale dans le grande ville; rôle accru de commissions par lementaire Tel semble devoir être, sommairement établi, le bilan de la longue et épuisante sesion parlementaire qui prend fin à Québec Remarquable à plusieurs égards, la sesion, en deux temps, aura duré au total six mois complets, soit du 25 février au 13 juin, puis du 7 octobre jusqu'à la veille de Noël.Elle a été marquée d’un long et douloureux débat sur le bill 63, de mini-crise et de certains déchirements, de piétinements procéduriers, mais elle n’en a pas moins abattu, au total, de l'excellente beogne Cette première sesion dirigée de plein droit par M Bertrand fut sûrement la plus efficace et la plus productive depuis la prise du pouvoir par l’Union nationale, et peut-être depuis cinq ou six ans.Par suite de l'abolition du conseil lé- OTTAWA (PO M Marcel Ca dieux, sous-secrétaire d’Etat aux affaires étrangères du Canada, deviendra ambassadeur aux Etats-Unis, a fait savoir hier, le premier ministre Trudeau, lors d'une conférence de presse dans la capitale fédérale Le chef du gouvernement canadien a dit que c'est avec regret qu'il voit M Marcel Cadieux gislatif, cette session était la premiere de l'Assemblée nationale, seule maîtresse des lois désormais Dès le début, la session dénota une certaine originalité: le discours du trône était devenu le discours inaugural et plu tôt qu’une longue nomenclature de projets législatifs, il ne faisait état que des grandes orientations que le gouverne ment voulait imprimer au travail des députés.Bill 85 et bill 63 Au grand dam du gouvernement, c'est encore la cuisante question des langues d’enseignement qui a dominé les préoccupations et les débats parlementaires et jusqu’à un certain point, enrayé la marche de la machine et prolongé jusqu'à Noël une session que l'on voulait terminer au début de décembre.Déféré à une commission parlementaire après que M Bertrand fut tombe malade, en décembre 1968.le projet de loi 85 subit un enterrement de première classe - renvoi à la commission d’enquête Gendron - au terme de longues séances où, selon l'expression du pre Cadieux quitter ses fonctions actuelles M Cadieux a précisé le premier ministre.est celui qui a mis en marche la nouvelle politique de base du Canada dans le domaine de la francophonie M Cadieux sera remplacé par M A E Ritchie.53 ans.actuel ambassadeur du Canada aux Etats-Unis Ce dernier entrera dans ses nouvelles fonctions le 31 janvier M Ritchie, a dit le premier ministre.poursuivra la revue de fond de la politique extérieure canadienne II sera assisté en cela par M.Paul Tremblay, actuellement ambassadeur du Canada en Belgique, qui occupera éventuellement le poste de sous-secrétaire d’Etat associé aux affaires extérieures, a précisé M Trudeau Le premier ministre qui a.du même coup, annoncé plusieurs changements parmi les hauts fonctionnaires canadiens, a décrit M Cadieux comme un diplomate de haut rang" Toutefois, a-t-il déclaré en réponse à une question d'un journaliste, la nomination de M Cadieux n a nen à voir avec la question à savoir s’il a été nommé à ce poste parce qu’il était temps que ce soit un Canadien français qui le soit Voir paye 14: Marcal Cadieux 1 mier ministre, se sont aflrontcs, irro conciliables, deux extrémismes celui du bilinguisme integral et de I umlm guisme plus ou moins absolu La crise suscitée par l’affaire Saint-Léonard était donc loin d’être résolue Mais M Ber trand n'abandonne pas facilement la partie Il revint à la charge, s’acquit l'appui du conseil des ministres ou du moins sa solidarité, et présenta en octobre une version renouvelée du hill 85 main tenant devenue la loi 63 Kn dépit de déchirements dans son propre parti, do l'assaut du parlement par les groupes nationalistes, les universitaires et les étudiants, en dépit d une lutte farouche et tenace d’une opposition dite circonstancielle, M Bertrand a mené le projet à terme, non sans devoir composer avec l'opposition officielle, en insérant dans le projet des stipulations relatives à la langue de travail que le gouvernement, manifestement n'est pas prêt à mettre en oeuvre De sorte qu un projet de loi qui visait originellement à résoudre le "cas" de Saint-Léonard est devenu une loi qui confirme la liberté de choix pour les par Normand Lépine QUEBEC - La Commission Trahan, créée le 13 novembre 1968, pour faire enquête sur l'administration et les services médicaux de l’hôpital Charles Le-moyne de Greenfield Park, est convaincue que la politique et les intérêts particuliers ont joué un rôle prépondérant dans les origines et le développement de cet hôpital.Telle est l’une des principales constatations de la commission d'enquête dont le rapoort a été rendu public hier par le ministre de la santé.M Jean-Paul Cloutier.Rappelons que c'est le 7 novembre 1968 que l'Alliance des Infirmières (section Charles Lemoyne) affiliée à la Fé-dération nationale des services (CSN) réclamait du gouvernement une enquête publique sur l'administration et les services médicaux de l'hôpital ouvert le 21 mars 1966 la commission Trahan blâme également le gouvernement et le ministère de la santé pour avoir permis une ouverture prématurée de l'hôpital et avoir, par b lenteur de ses services administratifs, contribué à envenimer le climat général de l’institution.Deux types de recommandations font suite aux constatations des commissaires: les unes concernent l’hôpital Charles Lemoyne lui-même, les autres portent sur les politiques gouvernementales en matière de construction d’hôpitaux au Québec.En ce qui concerne l’hôpital lui-même, les commissaires recommandent principalement que les membres actuels de b corporation de l’hôpital Charles Lemoyne soient rempbeés et que le nombre des membres soit multiplié pour permettre un choix d’administrateurs compétents et d’expérience Quant aux politiques gouvernementales en matière de construction d’hôpitaux, b commission recommande notamment qu’aucun autre hôpital ne soit construit par le gouvernement lui-même mais qu’il fournisse plutôt les fonds nécessaires aux corporations hospitalières, de préférence par l’entremise d’une “régie” des hôpitaux L’enquête présidée par le juge Jacques Trahan a établi que l'organisation matérielle, à tous les points de vue.était incomplète et insuffisante pour langues d easeignement: assure que les enfants de langue anglaise acquièrent une connaissance d usage du français et que les personnes qui s'établissent au Quebec acquièrent la connaissance de la langue française, confie enfin à l'Office de la langue française des devoirs parti culiers relativement à l’utilisation de la langue française au Québec, pour que le français soit la langue d'usage dans les entreprises publiques et privées au Québec et qu elle soit prioritaire en matière d'affichage public Le débat parlementaire est terminé, il a notamment donné lieu à la plus imposante manifestation devant le parlement de Québec Mais le dossier est loin d’être fermé Réformes municipales Sans bruit et sans fanfare, le ministre des affaires municipales a.pour sa part poursuivi cette année un travail solidement amorcé Lan dernier en vue de moderniser l'administration municipale Sous la direction du Dr Robert Lussier Voir pav« 2: Bilan ••••ion justifier l'ouverture précipitée dë l’hôpital le 21 mars 1966 La commission conclut que le conseil d'administration et les autorités gouvernementales ont alors fait une erreur qui a contribué largement au climat de méfiance et de tension entre tous les groupes de diverses disciplines qui oeuvrent en milieu hospitalier La commission estime aussi qui Mme Laurette farouche, directrice des soins infirmiers, a commis une grave erreur de jugement en oubliant ses devoirs professionnels et en convoquant une conférence de presse pour réclamer une JERUSALEM (AFP) — C’est un refus catégorique qu'a apporté hier le gouvernement d’Israël aux propositions de règlement de la crise israélo-égyptienne formulées au début du mois par le secrétaire d'Etat.M William Rogers, suivies par la formulation d'un plan destiné à permettre l'amorce de négociations entre Israël et la Jordanie Hier après une réunion extraordinaire par Normand Lépine QUEBEC - Selon le chef de l'opposition.M Jean Lesage, le gouvernement de l’Union nationale accule le Québec à la faillite financière M Lesage a rappelé les paroles quîl prononçait le 10 juin dernier en réponse au discours du budget de l’ancien ministre des finances, M Paul Dozois “Pour boucler son budget, le ministre des finances a clairement sous-estimé les dépenses ordinaires, car il n’avait pas le choix, il fallait bien qu'il annonce un surplus au compte ordinaire Tous savent qu'un déficit au compte ordinaire voudrait dire inévitablement une chute sensible, sinon la perte du crédit de la province Selon le chef de l'opposition, le gouvernement avait alors sous-estime les augmentations de salaire qui! devait payer aux enseignants et aux employés des hôpitaux A cette epoque.a rappelé M Lesage, le ministre de la santé évaluait à $55 millions les augmentations de salaire dans le seul secteur hospitalier Aujourd'hui, a-t-il poursuivi, ce n est plus $55 millions dont nous avons besoin dans ce secteur mais bien $90 millions environ L'Assemblée nationale entreprenait hier l'étude du budget supplémentaire de $112 millions déposé par le ministre des finances.M Mario Beaulieu Près de $107 millions sont prévus pour les dépenses supplémentaires du ministère de la santé, L'ancien ministre des finances, a expliqué M Lesage, avait prévu des dépenses ordinaires de $2,910.430.300, le 29 avril dernier et des revenus de $2.957,799.400 pour prédire un surplus au compte ordinaire de $47.348,900 Or voici qu'après quatre budgets sup plementaires totalisant un accroissement de $142,900.000 aux dépenses ordinaires.a expliqué le chef de l'opposi bon, le surplus prédit se traasforme en un déficit prévu de $93,606.800 "et enquête publique sur Charles I^emoyne.“Locataire impuissant d’un hôpital appartenant au gouvernement, dominé par les intérêts de quelques médecins, membres du conseil d'administration, celui-ci s’est avéré non qualifié et incapable d’administrer une institution de cette importance”, constatent les commissaires.La commission blâme également la lenteur des procédures gouvernementales.notamment celles du Service de l'assurance-hospitaiisation du Québec, qui devait en l’espèce approuver les des ministres, le gouvernement israélien a publié un communiqué disant que les "propositions américaines ne peuvent être interprétées que comme une tentative de se concilier les bonnes grâces des Etats arabes Israël ne sera pas victime de cette politique " Le gouvernement israélien, déclare le communiqué, “rejette ces proposi- Voir p»g« 2 Israël dit non l'année Financière n'est pas encore terminée”.Dans une entrevue qu’il accordait à la presse, a ensuite rappelé M Lesage, le ministre Mario Beaulieu a parlé d'augmenter les empruntsà long terme, “c’est scandaleux, car cela signifierait em prunter à long terme pour payer des dépenses courantes ’’ Le budget du mois d'avril dernier a affirmé le chef de l’opposition, c'était un budget truqué, piégé, qui n’avait d'autre but que de mieux préparer le Voir p«g« 14: La faillit* ¦ au gré du temps Gai ! Marions-nous ! Le fan«éien.l'homme le plus gomtmr du mondr.qui compte dans son p»vs onte gouvernements va en connaître un nouveau: le gouvernement métropolitain qui va régner sur ta conurbation montréalaise.Cest un grand mariage qui sera célèbre le premier janvier prochain ÎS conjointv seront unis pour le meilleur el pour le pin-sous le régime de la rommunaule urbaine réduite aux acquêts Afin de ménager k-' m fact ères originaux des promis, on assure à tous les futurs epoux que cette union poix gamme se fera dans des conditions assurant l'intégration dans la decentralisation el la pluralité dans l'unité.Dans ces noces i la (ois légitimes, simultanées et multiples, seuls tes transports seront vraiment en commun.'ingl-cinq personnes se sentent a priori mal à l'aise à l’Idée de ces épousailles: il s'agit des directeurs de police du Montréal métropolitain, car un seul d'entre eux aura droit à une casquette dont la visière s’ornera d'un triple rang d'ornements dorés et rha eun se sent le chef tout désigné.Louis-Martin TARD LE BILAN D UNE SESSION Un imposant train de lois où dominent ia question linguistique et la réforme municipale budgets Voir paye 2: Chartes Lemoyne Israël dit l\IO!\l à la formule Rogers A vec rUnion nationale, le Québec court à la faillite - Jean Lesage » 2 • Le Devoir, mardi 23 décembre 1969 3 suites de la première page LA PRESSE les plus jeunes qui ne prisent pas les mutations de personnel et l'abolition des postes de cadres Dans les deux cas il s'agit d un problème d interprétation de la convention collective signee en mai dernier et en vertu de laquelle la direction préservait son droit de restructurer la salle de rédaction La direction estime toujours que la convention collective prévaut et que si l'on veut la contester il importe de prendre les moyens prévus à cette fin c'est-à-dire les procédures de griefs et d'arbitrage C'est en substance ce que le directeur de l'in-fomation.M Pierre Lafrance écrivait le 15 décembre au président du syndicat à la suite des représentations des journalistes concernant les mises à la retraite et les modifications des structures.Nous vouloas autre chose que des assurances verbales'’ a dit hier M Martial Dassylva en ce qui a trait au plan de retraite Selon lui, même si la direction ne s'opposait pas à ce que ceux qui ont déjà accepté de prendre leur retraite UO sur 18 intéressés' reviennent „.r leur decision rien ne l'empêcherait non seulement de renouveler leur offre plus tard mais aussi de faire la même offre à des journalistes encore plus jeunes bien que cette dernière éventualité signifierait une dépense trop grande pour l'employeur même si 1 on admet que son coût d'assurance en serait réduit Les "assurances verbales" dont parle M Dassylva émanent de l'employeur au sujet des questions mal circonscrites par le contrat de travail et sur lesquelles l'employeur conserve une grande latitude Lors de leurs assemblées du 4 décembre et du 17 décembre icf Le Devoir du 5 décembre et du 18 décembre! les iour-naliste de La Presse avaient écarté la possibilité de déchencher la g’ève mais avaient refusé (par une bonne majorité-l'idée de se plier à la convention collective signée après 16 mois de négociations laboneuses Tous avaient mandate l'exécutif de leur syndicat pour mettre au point une stratégie visant soit à rouvrir les négociations soit à faire renoncer l'employeur aux décisions que les journalistes trouvent injustes Hier, l'exécutif du syndicat n a eu qu'à endosser les directives dictées par le comité fantôme” d'éducation syndicale pour que l'occupation de la salle de rédaction se fasse Parmi les "retraités volontaires" de la rédaction de La Presse certains toucheraient plus de $10.000 par année avant d'avoir atteint l àge de la retraite (65 ans1 mais d'autres auraient, semble-t-il, une retraite moins alléchante, c est-à-dire de moins de $2.000 par année Les 18 journalistes âgés de plus de 55 ans et ainsi sollicités pour prendre leur retraite font partie d'un groupe de quelque 220 employés de La Presse dans la même situation Pour les journalistes toutefois, comme l’explique un "retraité volontaire".la situation est plus embarrassante l àge n'étant pas proportionnel aux années de service tandis que le montant de la pension est directement proportionnel au nombre d'années de service II arrive en effet que des journalistes ont plus de 55 ans mais ne comptent que quelques années de service à 1 emploi du même journal, la profession ayant entre autres caractéristiques celle que celui qui ta pratique change de journal de temps à autre Donc, une convention collective souple mais qui prête à toutes les interprétations y compris celles de la direction et celles de 196 journalistes une restructuration globale de la salle de rédaction qui appelle des mutations de personnel des réajustements, des déplacements et enfin des mises à la retraite prématurées le tout assorti d'assurances verbales de la part de la direction tels sont les principaux éléments.semble-t-il.du malaise au sein des journalistes de La Presse, malaise qui a abouti, hier, à un "sit-in" général Et tandis que les gardiens de la sécurité empêchaient quiconque de se rendre à la salle de rédaction hier après-midi et que les journalistes refusaient d en sortir M Robert Bnsebois.adjoint au président de La Presse faisait tenir un communiqué aux termes duquel la direction de La Presse maintient les positions qu'elle a déjà (ait valoir aux journalistes syndiqués à savoir: 1) que le programme de mise à la retraite prématurée à 55 ans n'est plus un problème, l’employeur ayant laissé aux journalistes qui n'ont pas encore pris leur retraite l’entière liberté de le faire: 2> que la restructuration de l’information a été commandée par l’intérêt des lecteurs et que toute modification des structures sera communiquée au syndicat dans les plus brefs délais; 3) une convention collective a ete signée le 25 avril 69 entre l’employeur et ses journalistes et cette convention prévoit des mécanismes pour résoudre des problèmes qui pourraient survenir durant la durée du contrat La direction ne voit donc pas de raisons de rouvrir cette convention collective signée il y a peme8 mois M Brisebois rappelle les positions adoptées par la direction et qui ont fait le sujet de b lettre de M Pierre La france au président du syndicat le 15 décembre dernier M Lafrance écrivait en ce qui a trait aux retraites prématurées “En vue de dissiper toute confusion qui pourrait subsister je vous fais part de ce que.pour des raisons très particulières, exclusives à la salle de rédaction les journalistes à qui l’employeur avait offert de se prévaloir des avantages de la retraite prématurée au 31 décembre 1969 et qui ne s’en sont pas prévalus pour des raisons person nelles peuvent décider de ne pas le faire" Les syndiqués cependant s'inquiètent du sort de ceux qui ont déjà accepté de prendre leur retraite et affirment que la direction aurait promis précédemment oue ceux-là pourraient revenir sur leur décision Quant aux problèmes soule- vés par les modifications des structures la direction répète ce qu elle a déjà dit aux journalistes, c’est-à-dire qu’il n'existe pas de clause au contrat prévoyant la réouverture des négociations mais qu'il existe des clauses prévoyant les procédures de gnefs et d'arbitrage.La direction de La Presse invite donc instamment les journalistes insatisfaits à se prévaloir de ces clauses "autrement dit-elle, c'est faire peu de cas des en gagements pris librement de part et d'autre à la suite des compromis aux quels en sont arrivées les parties dans le libre jeu de la négociation Et lorsqu une partie remet ainsi en question les compromis qu elle a faits au cours des négociations, écrit encore la direction, elle détruit l'équilibre que les parties avait atteint et peut amener l'autre partie à procéder à une réévaluation des compromis qu'elle avait initialement acceptés Et l'on risque de la sorte d en arriver rapidement à une situation anarchique qui ne serait profitable à personne, ni aux parties, ni aux individus qui les composent” M Brisebois a déclaré hier soir au Devoir que l'information était acheminée aux diverses sections et divisions de l'information et qu’en dépit de l’occupation de la salle de rédaction par les journalistes "tout suivait son cours normal BILAN-SESSION - tenace comme un bulldozer - ce ministère est l'un des plus actifs de tout le gouvernement l'un des plus productifs Il vient de réussir un coup de maître, en dépit de nombreux obstacles, en faisant adopter à la suite trois projets qui instituent des communautés urbaines à Montréal et à Québec, et une communauté régionale dans t'Outaouais M.Lussier a d'autre part fait adopter des lois qui continuent la modernisation des affaires municipales - le besoin est urgent - et d'autres projets sont sur le chantier au ministère pour la prochai ne session.Voilà en tout cas un ministre qui ne chôme pas.tl faut le souligner.et s’il a l'air lourdaud, il n’en est pas moins l’un des ministres qui accomplit le mieux le "boulot” qui lui a été confié il y a deux ans A quoi il faut ajouter le bon travail de b Société d’habitation du Québec.Santé, famille et bien-être social De son côté le ministre de la santé et de la famille, M Cloutier, a finalement présenté au debut de l’été un projet de loi-cadre attendu depuis fort longtemps.qui refond complètement diverses lois d'aide sociale 'bill 26i.et en vertu duquel, notamment, les bénéfices de l’aide sociale seront désormais accordés à l'ensemble de la famille en tenant compte de ses besoins et de ses moyens La loi n’est pas encore en vigueur, les projets de règlements et les nouveaux barèmes n'ayant pas encore été adoptés par le conseil des ministres Mais même si en raison de ia limitation des ressources financières du Québec, les prestations seront a peine accrues il est permis de croire que le projet est un pas important vers une plus grande rationalisation et une meilleure justice distributive, en même temps qu’une étape vers le revenu minimum garanti Lois du travail Un autre secteur où de l'excellent boulot a été accompli, c'est celui du travail M Bellemare un bourreau de travail, a su s’entourer d’hommes compétents et efficaces qui, en équipe.ont mis au point des projets qui ne sont peut-être pas ‘‘éclatants” mais qui n'en ont pas moins une certaine importance C’est le cas, par exemple, de b loi 30 qui remplace la commission des re-bbons de travail par un tribunal du travail.soit des enquêteurs et des commissaires-enquêteurs agissant sous l’autorité d’un commissaire-enquêteur en chef Cest le cas aussi de b loi sur b formation et b qualification professionnelle de b main-d'œuvre, qui étabtit une structure de consultation sur les exigences des occupations et les besoins en main-d’œuvre.De plus, outre plusieurs modifications valables au code du travail, il convient de signaler b loi nouvelle qui a pour objet de confier à la régie des rentes du Québec l'administration des régimes supplémentaires de rentes établis en vertu de décrets dans l’industrie de b construction, b loi par bquelle le gouvernement se donne un droit de regard sur les reglements des comités paritaires, celle, enfin, qui accroît les bénéfices des accidentés du travail et qui abrège l'obligation voubnt que le président de b commission des acridents du travail soit un juge Radio-Québec D’autre part.Radio-Québec a vu le jour à-b-moderne, après que M Johnson eut, en 1968, exhumé une loi vieille de plus de vingt ans.Le nouvel Office a pour objet d’exploiter un service de radio-télédiffusion, de préparer, de coordonner et de diffuser des émissions et des documents audio-visuels pour des fins éducatives Fonction publique et communications Signalons d’autre part b création toute récente du ministère de b fonction publique, qui aura pour fonctions d’ébbo-rer et de proposer au gouvernement des mesures visant à accroître l’efficacité du personnel de b fonction publique, de surveiller l’application de ces mesures et d’en coordonner l’exécution Un autre ministère a été créé, celui des communications qui aura pour fonctions dans le cadre de b compétence du Québec, de proposer au gouverne ment une politique des communications pour le Québec et de l’appliquer; de "surveiller” les réseaux de communications au Québec, d’établir des services de communications pour les ministères et de coordonner les services établis par les organismes publics fi ne restera que te domaine des transports à M làzotte.qui partage d’ailleurs, avec ses collègues Trembby, Lafontaine et Russell, des affaires culturelles de la voirie et des travaux publics, te “tour de force’’ de n'avoir présenté aucun projet de loi à b législature, ne fût-ce qu'un projet de routine Par contre te secrétariat provincial ou d’Etat qui était un peu te minis- tère fourre-tout de ('administration, a etc aboli et ses responsabilités confiées à d'autres ministères Richesses naturelles, forêts, agriculture Sous l’autorité de M Albrd.ministre des richesses naturelles, une Société québécoise d’initiatives pétrolières (So-quip) a été mise sur pied, avec mission de rechercher, de produire et de vendre le pétrole et le gaz.Dans te secteur des forêts, une autre initiative intéressante, b constitution d'une Société de récupération et d'exploitation forestière iRexfor).qui aura pour objet principal de récupérer et d'exploiter toute agglomération considérable de bois menacée de perdition sur les terrains du domaine public du Québec Dans le domaine agricole, il y a notamment b loi favorisant b mise en valeur des exploitations agricoles et une autre concernant l'amenagement et b modernisation d'usines bitières régionales Autres lois Signalons d’autre part b création du centre de recherche industrielle du Québec à Sainte-Foy, auquel vient se greffer l’Institut national de recherche scientifique de l'Université du Québec II y a aussi b loi des heures d’affaires des établissements commerciaux 11 y a eu, également, ces derniers jours, la loi sur les loteries et courses et cette autre qui accorde aux députés des allocations peu élevées pour leurs dépenses, réduit de huit ans à cinq ans le nombre d'années qu’un député doit avoir siégé pour avoir droit a une pension.et porte sa contribution au régime de retraitede6à8pourcent Dans 1e secteur de b justice, il y a eu aussi beaucoup d'activités, et le confrère Normand Lépine en tait état dans un bilan distinct Il y a finalement deux lois d'exception qui méritent mention, celle du 7 octobre ordonnant aux policiers de Montréal de reprendre 1e travail sans autre débi; et celle qui obligeait, quelques jours plus tard, les enseignants de b régionale de Chambly de retourner à leurs cbsses Le travail des commissions Ce bilan législatif serait incomplet si l’on ne disait un mot de l’imposant travail accompli, cette année encore plus que l'an dernier, par les différentes commissions parlementaires, dont l’on commence à peine à mesurer 1e rôle qu elles peuvent jouer (b ns un parlement renouvelé.Ainsi, c'est grâce à l'aération du problème par une commission présidée par M Bertrand (qui affectionne particulièrement cette méthode de travail' que ion a pu démêler, au cours de l’été, l’écheveau inextricable du conflit des enseignants avec les commissions scolaires et le gouvernement.Ce sont encore des commissions qui ont étudie patiemment les projets de lois relatifs aux régimes matrimoniaux (nouvelle société d acquêts); à la copropriété des immeubles: aux heures d'affaires des établissements commerciaux; de l’aide sociale, de b refonte du code de b route: du camionnage artisan Une autre commission a fait la lumière sur les transactions entre I Hydro-Québec et Churchill Falls, de même que sur le projet de construction de Manic-3 Une autre a tenu plusieurs séances au sujet du problème de l'habitation domiciliaire.11 fut aussi question de la liberté de presse, dans une commission spéciale, qui a mis arrêt à ses travaux de façon abrupte de même qu’une autre qui portait sur la jeunesse les loisits et les sports Par contre, sur le sujet fondamental de la constitution, et plus particulièrement de la constitution interne du Que bec et du projet de charte des droits de l’homme, aucun progrès: deux réunions seulement, d'ailleurs fort préliminaires Su rie chantier Sur le chantier, au terme de la session.il reste quatre projets de loi d'importance qui feront l'objet d'étude en commissions parlementaires • loi des référendums, qui a pour objet de permettre au gouvernement d'ordonner que les électeurs du Québec soient consultés par référendum sur tout sujet qu’il indique et sur lequel il désire obtenir leur opinion .• organisation scolaire de Montréal le bill 62 propose le remplacement des 42 municipalités et commissions scolaires qui existent sur Pile de Montréal par onze nouvelles commissions uniques et multiconfessionnelles, dispensant l'enseignement en français et en anglais: • loi des chiropraticiens législation fondée sur les recommandations de la commission d’enquête (juge Lacroix> sur la chiropraxie et l'ostéopathie • qualification professionnelle des entrepreneurs de construction: ce projet vise à protéger le public contre les faillites et à l'assurer que tous les entrepreneurs en construction sont compétents Et l'aéroport?Finalement, qu'advient-il du projet d’aéroport international à Sainte-Scholastique?En juin, l'Assemblée nationale créait un bureau d’aménagement des environs "d'un' nouvel aéroport Le projet d’Ottawa - que Québec voudrait 1ns taller ailleurs devait être étudié par une commission parlementaire II ne l’a pas été encore Le gouvernement n a pas encore adopté d’arrêté ministé riel déterminant le territoire devant servir aux fins de l’aéroport “Il le fera connaître aussitôt que l'empbce-ment sera définitivement fixé." A Vheu re actuelle, le seul membre du bureau d’aménagement est M Yves Ryan CHARLES LEMOYNE Kite constate aussi que la procédure du Service des achats du gouvernement a largement contribué à rendre incomplet le matériel de l’hôpital.Elle note aussi que le conseil des médecins de l’hôpital a été monopolisé par Quatre médecins depuis l’ouverture de l'Institution jusqu'à la date de l'enquête.Après analyse des dossiers médicaux toutefois, les commissaires estiment que dans 90% des cas b qualité des dossiers est acceptable et ne présente pas d’irrégularité Les soins aux malades ont été en général bons, compte tenu des difficultés matériel- les et interpersonnelles constatées par l’enquête 40 dossiers ont cependant été signalés au Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec De plus, b commission Trahan recommande que b corporation de l'hôpital Charles Lemoyne devienne une corporation hospitalière sembbble aux autres corporations, représentative de b collectivité desservie par cet hôpital et propriétaire de l'hôpital même A cette fin les commissaires suggèrent que 1e gouvernement cède b propriété de l'établissement à b corporation ainsi constituée et annule 1e bail présentement en rigueur Dépolitisation Afin de dépolitiser toutes les décisions à prendre dans 1e domaine de b santé, b commission Trahan recommande que Québec crée un organisme de régie des hôpitaux, 'Ab lumière des faits mis au jour quant aux origines et au développement de l'hôpital Charles Lemoyne.tout autant qu'à b prépondérance des "chasses gardées" découvertes, le tout rattaché à b complexité extrême des rebtions entre l'hôpital et le ministère de b santé, b commission ne peut que ratérer b recommandation générale issue des enquêtes conduites par le juge Tellier.te juge Chabot et le juge Trahan quant à l’institution dans b province de Québec d'un organisme de ré0e des hô-pitaux pour vraiment dépolitiser toutes les dérisions à prendre dans le domaine de b santé”.Les faits sailbnts des origines de l'hôpital Charles Lemoyne seraient tes suivants : • 1958 fondation de l'hôpital général de Saint-Lambert et projets d'agrandissement; • 18 mai 1960.début de b construction du nouvel hôpital par Désourdy Construction Limitée; • 14 juin 1960 première pelletée de terre pour 1e futur hôpital Charles Lemoyne, soit 15 jours seulement après l'approbation ministérielle pour l’agran- dissement et 4 semaines après l'engagement de l'architecte; • 21 juin 1960 : 7 jours après b première pelletée de terre, l'architecte Joli cœur remet ses pbns; • te 23 juin 1960, tes travaux sont suspendus à cause des élections provinciales; • par suite, problèmes de financement ; • le 27 mars 1962 la decision finale de construire I hôpital Charles Lemoyne sur son emplacement actuel est prise; • le 26 octobre 1962, deuxième levée de la pelletée de terre • le 21 novembre 1962.le contrat de construction est signé entre le ministère des travaux publics et Désourdy Construction.Par la suite se constitua la corporation de l'hôpitai Charles Lemoyne.entre 1963 et 1966, plusieurs péripéties ont eu lieu mrttant en cause le gouvernement et la nouvelle corporation Finalement.1 hôpital Charles Lemoyne reçoit son premier patient le 21 mars 1966 et les travaux de construction ne sont pas complétés A cette date même une importante partie de l'équipement n’était pas en place ISRAËL DIT NON lions qui diminuent les chances de paix dans la région et ignorent la nécessité de créer des frontières sûre:, et reconnues à la suite de négociations de paix entre les adversaires Ces propositions portent atteinte aux droits legitimes et à la souveraineté d'israél ainsi qu’à sa sécunté.notamment dans les clauses concernant le retour des réfugiés et Jérusalem En même temps poursuit le communiqué, elles n’imposent pas réellement aux Etats arabes de mettre fin à leurs activités hostiles envers Israël A Washington, il n'a pas été possible pour le moment d’obtenir la moindre précision officielle sur la nature des propositions, mais, du côté israélien on indique que le programme en onze points de M Rogers porte notamment sur les sujets suivants • Retrait d'Israël de la rive oc cidentale du Jourdain capturée en 1967 • renonciation à tout acte de belligé rance de b part d'israél et de la Jordanie entraînant l'obligation pour Amman de mettre un terme aux raids de guérillas par les commandos palestiniens.• création dune frontière perma nenîe entre les deux pays ; • réunification de Jérusalem dont le contrôle administratif et économique serait assuré par les deux pays; • ouverture du détroit de Tiran et du golfe d'Akaba au commerce mariti me international; • reconnaissance de la souveraineté de chacune des deux nations par l’autre • règlement entre les deux pays du problème des réfugiés sur la base de rapatria lions sélectives Les réfugiés auraient le choix de retourner en Israël ou de s'installer dans lés pays arabes moyennant une compensation offerte à Tel-Aviv.Enfin l’accord global - le "package deal” - imaginé par Washington ferait l’objet d'un document déposé aux Nations Unies L’accord serait “approuvé" par le Conseil de sécurité de l’ONU et les quatre grandes puissances coordonneraient leurs efforts futurs afin de veiller à ce que les clauses de cet accord soient respectées par, les parties en cause Si ces propositions devaient être acceptées, dit le communiqué israélien publié hier, la sécurité des citoyens d'Israël se trouverait menacée par les plus graves dangers Israël ne sera pas la victime de la politique des grandes puissances et de leur lutte d'influence Le gouvernement d'Israël rejette toute tentative de solution imposée Pendant la guerre de juin 1967 Israël s est trouvé totalement seul devant une coalition d’Etats arabes déridés à l’exterminer.Depuis nous n’avons cessé de proposer des négociations de paix tandis que les Etats arabes n'ont cessé de refuser la paix de poursuivre leur politique d'agression et d'annoncer leur intention ferme de déclencher un nouveau conflit”.Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres Av» «U par les présentes donne que le contrat de vente en date du l«ème jour de décembre iMt i LA BANQI E TORON Tabtes a John S Tilt! opérant seul sous ie nom de JOHN S TRITT CT), a été enrrpstré au bureau d'enregistrement de 1a division de Mont r»l.le 17i«ne jour de décembre \m sous le numéro 21*1553 ie ITiéme jour de décembre 1969 LA BANNIE TORONTO DOMINION Avis est par les présentes donne que ie contrai de veste en date du M septembre 1*9 a LA BANQUE TORONTO DOM1 NTON de toutes dettes, présentes ou futu res payables à ACCTOGEN G AS LTD a été enre0*tré au bureau desrefistre ment de la division denrefHtrement de Montréal le 17e jour de décembre 1*9 son* le numéro 2181199 Ce 17e jour de décembre 1*9 LA BANQI E TORONTO-DOMINION Province de Québec District de Montréal COUR PROVINCIALE NOÎ34276 NATION Al AI TO BODY LTD corps poli tique dûment incorporé srlon la loi.ayant son bureau chef et sa pnnnpak place d'affaires à 3M avenue Laurier, nuest.dans les cité et distrtet de Montréal demanderesse -costre- ARNE PEDERSEV a s The Cables Hotel, à St Andrews Nouveau Brunswirk.Canada défendeur II.EST ENJOINT à ARNE PEDERSEN à rintenbon duquel une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaitrr dans on délai de trente cul.Oraisse d'Ours: vaseline.Shampooing spéciaux et autres divagations collectives on: cause plus de calvities accélérée que si rien n'avait été fait.Prendre un rendez-vous au Centre Capillaire Pierre quand les dommages sont encore restreints vaut mieux que de suivre les conseils des "ON M A DIT ( I CI LT ON M A DIT ( LI A sans compter que c'est vous qui faites les irais d'une chevelure amoindrie voire même la calvitie, dans ce cas lu les regtets sont pour longtemps Soyez vu ri out logique avec vous-même cl pour vous-ntéme, prenez conscience de votre réalité, soyez votre propre juge en matière de cuir chevelu et chevelure Sommes-nous bien d'accord” les consultations sont privées et sur rendez-vous seulement THICNOLOGUE CENTRE CAPILLAIRE PIERRE ÉDIFICE PLACE CANADIENNE 450 est, SHERBROOKE, ongle Berri Suite 390 -Tel.: 288-3823 - 288-7378 Softif du mêtru Mtetfcrtioikr - Bm< Heures I h a m.à X h p m Le samedi: 10 h.a.m.à 4 h.p.nt. Le Devoir, mardi 23 décembre 1969 Le projet d'animation sociale à la Pointe-St-Charles éditori al Lo Communauté urbaine de Montréal au service des besoins régionaux Le sens d'une intervention de l'Église de Montréal Par ladoption.vendredi et samedi, des lois créant les Communautés urbaines de Montreal et de Québec et la Communauté régionale de l'Outaouais.le Québec entrera.avec le début de la décennie 1970.dans une expenence nouvelle en matière de gouvernement métropolitain Une telle réforme s'imposait depuis longtemps, en particulier dans le cas de Montréal.Le rapport Blier.dont on retrouve certains principes fondamentaux dans le bill 75.remonte exactement à cinq ans, car il a été soumis au gouvernement le 21 décembre 1964 Même si de nombreuses enquêtes avaient établi la nécessité d'une gestion régionale de certains services intermunicipaux, une opposition tenace de la part des villes satellites de Montréal avait empêché jusqu'ici tout progrès sérieux dans cette voie.Il y a quelques années, pour financer le transport en commun, le gouvernement a imposé une repartition du coût du métro et des déficits de la CUM.mais ce n était qu'une solution partielle Un problème analogue s'est posé pour le financement du service de police, et I on peut dire que cette urgence a été l'occasion de cette loi dans laquelle la coordination et l'intégration éventuelle de ce service occupent le premier plan; mais au beu de régler seulement ce cas particuber comme on l'avait fait pour le transport en commun.le gouvernement a institué un véritable gouvernement régional qui devrait poursuivre l'intégration d'autres services intermunicipaux.• En s’attaquant d'une manière énergique a ce vieux problème, le gouvernement provincial a fait preuve de détermination et de courage, surtout à la veille des élections générales.Il est vrai que Montréal n'est plus un cas isolé, la région de Québec a aussi à résoudre d'urgents problèmes intermu rua paux.en particuber pour le transport en commun; de même la région de 10u-taouais a besoin d'un organisme de coordination pour promouvoir son essor économique.et aussi pour assurer une participation efficace de notre province dans l’aménagement de la partie québécoise de la capitale nationale.Le phénomène de rurbanisation exigera bientôt des remèdes analogues pour d'autres secteurs métropobtains de la province En ce qui concerne la Communauté urbaine de Montréal, le gouvernement a fait preuve d'une grande souplesse durant l'étude du projet de loi L’avant-projet soumis en juin avait été profondément remanié pour réduire les ingérences directes que l'autorité provinaale voulait d'abord s'attribuer dans ce gouvernement régional Plusieurs autres assoupbssements ont été apportés la semaine dernière à la demande des mu nia pa b tés concernées La formule de représentation au Conseil de la Communauté est devenue bien plus nuancée que dans le texte original du bill 75: elle devient directement proportionnelle à la population des diverses munidpabtés C'est un changement salutaire, car les villes conserveront dans le vote au Conseil leur importance relative Puisque les plus petites villes ne conserveront pas une influence exagérée.cela devrait favoriser la révision des frontières et un regroupement éventuel normal de certaines municipabtés • Afin de rendre le remède moins amer pour les villes de banbeue.le gouvernement versera au cours des deux prochaines années des subventions de $22 milbons qui serviront surtout à financer la régionalisation du service de poüce.ce qui selon M Lussier assurerait un surplus d opération à la Communauté sans augmentation des taxes municipales Des subventions analogues sont prévues pour les besoins pnoritaires des Communautés de Québec et de l'Outaouais.le total pour les trois atteignant $65 milbons.Toutes les villes importantes éprouvent des difficultés financières qu elles ne peuvent pas surmonter dans le cadre de la fis-catité municipale actuelle; cette situation s'aggrave encore par suite du loyer élevé de l’argent qui alourdit de plus en plus le service de la dette.M Dertrand disait l'autre jour, à l’occasion de la conférence constitutionnelle.que son gouvernement projette.d'id environ cinq ans.d'attribuer aux municipabtés le produit entier de la taxe foncière En attendant cette réforme des ajustements s'imposaient.Il est heureux que le gouvernement provincial profite de l'occasion pour promouvoir la mise en marche de gouvernements métropobtains au moyen de subventions qu'il aurait été contraint d'accorder sans cela.Il fait d'une pierre deux coups et peut même par ce moyen affecter ces subventions à des services dont la régionabsa-tion est particubèrement urgente • Plusieurs villes de banbeue s'inquiètent de ce qui surviendra après 1971 et craignent de voir augmenter leurs obbgations financières; elles soutiennent qu'on veut leur fai- re payer des dépenses qui incombent à Montréal Il est évident que l'augmentation sensible du budget de la pobce de Montréal a été décidée sans coasultation des villes qui devront en payer leur part à compter du 1er janvier prochain Mais ces villes sont en partie respoasables de ce qui arrive, car elles ont fait obstacle dans le passé à toutes les tentatives d'instaurer un régime intermunicipal qui leur aurait donné voix au chapitre Le principe d'une répartition des dépenses est du reste indiscutable; lorsque le développement urbain s’étend d’une ville à l autre sans solution de continuité, la frontière municipale devient plutôt artificielle Pourquoi les gens qui demeurent d’un côté de la rue devraient-ils être taxés davantage que ceux qui demeurent de l’autre côté, sous prétexte qu’ils appartiennent à des villes différentes?Dans le passé, on a eu recours à diverses méthodes pour répartir les charges C’était le cas pour les routes, avant l’avènement de l’automobile, les gens de ma génération ont vu la fin du système des barrières de péage Plus tard, on a imposé des taxes aux gens qui allaient travailler dans une ville voisine Les villes de banbeue profitent des services montréalais de diverses façons, notamment par le fait qu’une bonne partie de leurs citoyens gagnent leur vie à Montréal.• La régionabsation graduelle des services intermunicipaux, et la répartition des coûts selon l’évaluation imposable uniformisée, est la façon la plus équitable d’assurer à tous les citoyens d'une grande métropole des services urbains essentiels de même quabté à un coût basé sur la capacité de payer de chacun.Un essai loyal de la Communauté urbaine permettra de mettre fin à de vieilles injustices, à des privilèges exorbitants qui sont de moins en moins tolérables.La nouvelle Communauté urbaine devrait favoriser le progrès du civisme, par la participation des représentants des banbeues aux décisions communes, par des discussions constructives qui susciteront une plus ample information sur les problèmes municipaux Souhaitons que cette collaboration régionale stimule l’intérêt des citoyens et corrige l’apathie et l’indifférence qui sévissent actuellement Paul SAURIOL Le projet de loi 62; étape de la réforme de l’enseignement 2- Une réforme pédagogique et administrative par GUY ROCHER, collaboration spéciale • Ce texte est le deuxième d’une série d# quatre articles écrits spécialement pour le Devoir par le sociologue Guy Rocher.de l’université de Montréal.La loi 62.se situe daas la lignée des réformes entreprises ces dernières années Mais en même temps, elle a le mérite daller plus loin c’est ce qui explique qu elle provoque dans la population diverses réactions.Contrairement à ce qu'on dit couramment.c'est surtout au plan pédagogique que la loi 62 annonce d'importants changements de politique et d'attitudes.D une manière nette et claire pour la première fois au Québec, cette loi réunira sous une même administration l’enseignement élémentaire et secondaire et tous leurs services.Cela a peut-être l’air de rien, c'est pourtant un changement très profond et qui annonce l'avenir U ne séparation devenue désuète La distinction entre l’élémentaire et le secondaire est appelée à disparaître Cette distinction est en effet un vestige du temps où la masse de la population ne pouvait aspirer qu’à fréquenter l’école élémentaire tandis que l’école secondaire était ouverte à une très mince couche de chaque génération d’adolescents.Dans ce contexte, l'école élémentaire était terminale pour la très grande majorité des jeunes Elle avait donc comme but d’inculper à l’enfant les connaissances essentielles en sciences naturelles en géographie en histoire, en religion, en plus de lui apprendre à lire et à compter Avec ce bagage l’adulte pouvait au moins lire les journaux, écrire, tenir sa comptabilité personnelle et peut-être commercer Aujourd’hui, la majorité des jeunes poursuivent au moins une partie des études secondaires II n’y a donc plus de rupture entre l'école élémentaire et l’école secondaire L’école élémentaire ne prépare plus directement à la vie: elle a plutôt pour fonction de jeter les bases d’une éducation qui se continuera encore quelques années On peut donc dire que les buts de l’école élémentaire sont complètement changés.Il en résulte que toute la pédagogie en est affectée II devient inutile, par exemple, d’ensei-genr prématurément au niveau élé mentaire la géographie et l’histoire à des jeunes qui n'ont pas acquis d'une manière suffisante les notions de temps et d'espace De même, l'enseignement de l'arithmétique ha plus de sens s’il ne sert qu’à apprendre à résoudre des problèmes concrets d’achats, de ventes ou de réservoirs qui se vident: on peut le remplacer par la mathématique conçue comme une logique et un langage.La science naturelle ne doit plus être enseignée comme une masse de connaissances empiriques: il faut plutôt éveiller et développer l’esprit scientifique Dans ces conditions, il n’y a plus de raison aujourd'hui de continuer à distinguer ces deux niveaux d'enseignement.Il est même néfaste qu'ils tombent sous des directions pédagogiques différentes On doit maintenant concevoir l'enseignement élémentaire et secondaire comme un seul cycle, qui débute avec la maternelle et se poursuit au mans jusqu'à la 9e année, et pour la majorité jusqu’à la 12e année.Aller au-delà de l’Opération 55 L’Opération 55 ha pas tenu compte de cette importante exigence nouvelle de la pédagogie moderne II ne s'agit pas de lui en faire grief après coup.Dans le contexte où elle se situait, l’Opération 55 était déjà une importante innovation, au moins quant à la démocratisation de renseignement II est heureux que la loi 62 aille au-delà de l'Opération 55 au point pédagogique, en réunissant sous une même administration et sous une même direction des études tout l’enseignement préscolaire.élémentaire et secondaire.Bien sûr.l unification de l’enseignement élémentaire et secondaire n'entraîne pas l’unification des écoles.Il y a entre les tout petits, les jeunes enfants et les adolescents d’importantes différences de développement physique, mental et affectif.Or précisément, l'abandon de la distinction entre l’enseignement élémentaire et secondaire permettra de diviser la population scolaire d’une manière plus souple et qui corresponde mieux au développement global de l’enfant Le passage à l’école secondaire après la 6e ou ki 7e année n’a rien de sacré.Peut-être vaudrait-il mieux, par exemple, mettre ensemble les enfants de 10 ans et moins, regrouper les jeunes de 11 à 14 ans et avoir une troisième école pour les aînés Pour cela, il faudra éliminer le plus possible l’image encore trop présente dans nos esprits d’un passage, d’un saut, d’un transfert d’un type de cours à un autre 11 peut y avoir plusieurs espèces d’é- coles.mais il n’y a qu'un seul programme sous une même direction pédagogique et recourant aux mêmes services para-pédagogiques.Derrière la façade d’une réforme administrative, il est donc important de saisir le changement pédagogique qui s’instaure.Il n’y a cependant aucune raison pour que ce changement soit limité à la seule île de Montréal La même unification de l'enseignement de la maternelle à la 12e année s'impose partout Dans la suite de la loi 62.il faudra donc compléter l’Opération 55 pour le reste du Québec, en transférant aux commissions régionales actuelles, qui n’ont la responsabibté que de l'enseignement secondaire, l'autorité sur l’éducation pré-scolaire et sur l’enseignement élémentaire aussi bien que secondaire.L’actuelle division entre commissions scolaires locales et commissions scolaires régionales, en plus d’être archaïque au point de vue pédagogique, est complètement irrationnelle au point de vue de la direction des études En effet, pour l’enseignement régulier, les directeurs des études pour l’enseignement secondaire n’ont aucune juridiction sur l'enseignement élémentaire, qui est pourtant la première étape du cycle élémentaire-secon-daire Far ailleurs, la même direction des études a juridiction sur l'enseignement aux enfants except tionnels ou inadaptés, ce qui l'oblige à déborder largement sur renseignement élémentaire.Elle doit également organiser un enseignement aux adultes, dont une partie relève du niveau élémentaire En réalité, c’est moins à Montréal que dans le reste de la province que cette réforme est urgente L’unification de l’élémentaire et du secondaire est depuis longtemps un fait accompli pour la plus grande partie de 111e de Montréal.Il restera à faire de même dans toutes les régions du Québec L’amorce d’une réforme administrative On peut aussi lire dans la loi 62 l’amorce d’une autre réforme importante: le regroupement des commissions scolaires la division entre les commissions scolaires locales et régionales est irrationnelle non seulement au point de vue pédagogique mais aussi au point de vue administratif Dans le système actuel, la commission scolaire régionale ha aucun pouvoir de taxation Son financement relève, d’une part, des commissions scolaires locales constituantes, d’autre part, des subventions du Ministère de l’Education.Il en résulte que l'administration d'une commission scolaire régionale est un véritable casse-tête, car la plupart des commissions scolaires locales tardent à lui verser leurs contributions: d’un autre côté, on sait combien les subventions du Ministère de l'Education arrivent bien tard dans le cours de l'année scolaire.Aussi, les commissions scolaires régionales sont-elles les clients les plus fidèles des banques et des caisses populaires la disparition des petites commissions scolaires locales n’est pas un sujet électoralement rentable pour les hommes politiques.Cahque village tient encore à sa commission scolaire: dans chaque commission scolaire, les commissaires bénéficient de quelques centaines de dollars de compensation par année, ce qui représente pour un bon nombre un revenu d’appoint appréciable; il y a quelque 1500 secrétaires-trésoriers de commissions scolaires qui tiennent à leur emploi II n’a donc pas à s’étonner que le gouvernement ait laissé aux commissions scolaires elles-mêmes D soin de se regrouper Mais au rythme où vont les choses, il faudra bien attendre un siècle ou deux avant que toutes les petites commissions scolaires locales disparaissent au profit des commissions scolaires régionales Sans une vigoureuse intervention du gouvernement, il est trop évident que l'unification de l’élémentaire et du secondaire qu'exige la pédagogie moderne sera bien lente a venir et le regroupement des petites commissions scolaires qu’appelle une administration efficace ne se fera qu’à pas de tortue.Pourtant, la loi 62 n’a de sens que si elle est l’amorce de la ré-gionalisatitin complète de l’enseignement élémentaire et secondaire dans tout le Québec L’anarchie administrative aussi bien que pédagogique est encore bien plus grave dans le reste de la province qu’à Montréal même Dans presque toute llle de Montréal l’unité de direction pédagogique est déjà assez bien réalisée, même si on n’est pas allé au bout de la pédagogie nouvelle que cela devrait annoncer Mais en dehors de Mont réal et de quelques villes moyennes, le dédoublement des autorités administratives et pédagogiques demeure toujours Dans un article précédent (LE DEVOIR, 18 octobre 19691, j’ai insisté sur le chaos adminixtra- Sult* * la page 14 par Mgr Paul Grégoire, archevêque de Montréal Un projet d’éducation populaire concernant la Pointe-Samt-Charles est proposé par le Service d’animation sociale du Conseil du Développement Social du Montréal Métropolitain en liaison avec un groupe de personnes des quartiers intéressés.Comme premier responsable de notre communauté diocésaine, j’ai jugé opportun de m’intéresser à cette expérience, de lui accorder mon appui et d’inviter des personnes et des groupes à contribuer à son succès En particulier, l’archevêché apportera à La réalisation du projet une aide financière II s'agira certes d’une somme modeste, à la mesure de nos ressources et très en deçà d'un montant prématurément annoncé, mais qui sera le signe d'une réelle participation.Je transmettrai aussi aux responsables du projet toutes sommes que des personnes et des groupes voudront bien m'adresser à cette intention Avant que ne débute cette entreprise en faveur des défavorisés, il est cependant opportun que j'indique brièvement à quel titre l’Eglise participe ainsi à une oeuvre de caractère social et aussi que je dise comment je perçois le projet d'éducation proposé et les méthodes d’animation sociale qui serviront à le réaliser Vatican II et le dynamisme de notre temps Dans un chapitre expressément consacré à définir le rôle de l'Eglise dans le monde de ce temps, le Concile Vatican II affirme l'intention et le devoir qu'a l'Eglise d’aider l’homme et la soaéte humaine dans l’accomplissement de leur vocation temporelle Non pas.est-il précisé, parce que la mission propre de l'Eglise serait d’ordre politique, économique ou social, mais parce que "de la mission religieuse de l’Eglise découlent une fonction, des lumières et des forces qui peuvent servir à constituer et à affermir la communauté humaine selon la loi divine” (Gaudium et Spes, art.42 et 21.Le Concile manifeste particulièrement l’intérêt de l’EIgli-se pour “l’homme moderne qui est en marche vers un développement complet de sa personnalité et vers une découverte et une affirmation toujours croissante de ses droits" (G.S., art 41.par 1).Il reconnaît certes, en accord avec l'expérience des siècles, les limites de ce progrès et les déviations qui le menacent quotidiennement du fait de l'orgueil de l'homme et de l’amour désordonné de sa (G S., art.37).Mais il ne trouve pas moins conforme au rôle de l’Eglise “de proclamer les droits des hommes, de reconnaître et de tenir en grande estime le dynamisme de notre temps qui.partout, donne un nouvel élan à ces droits" (G.S .art.41.par.3).En s'exprimant de la sorte et en exhortant les chrétiens à remplir avec zèle et fidélité leur tâche terrestre (G.S art 43), l’Elglise se situe à l’intérieur de sa mission propre elle agit au nom de l’Evangile et en vue d'une action conforme à l’esprit de l’Evangile Démocratie et participation On insiste un peu partout aujourd'hui sur la nécessité de la participation active des personnes aux dérisions qui les concernent Nous savons bien que l’insistance sur la par-tiripation peut conduire à des conceptions outrées Cest le cas par exemple, quand on réclame pour tous le droit de participer d’une façon directe et immédiate à toutes les dérisions.On lie ainsi, en effet, en les rendant trop lourds et complexes, les mécanismes normaux de l’autorité et on prépare, en réclamant trop b lassitude et la démission de ceux-là mêmes qui voudraient assumer leurs responsabilités.Les excès vers lesquels on se porte parfois quand on réclame la participation ne doivent pourtant pas nous faire perdre de vue que celle-ci est une nécessité La participation s’impose si l’on veut que les responsables des decisions connaissent bien les besoins des divers groupes; elle est une condition pour que soit mieux • L'archevêque de Montréal a rendu publiques, hier, les raisons qui ont incité la communauté diocésaine de Montréal à donner son appui à un projet d'animation sociale devant être entrepris sous peu dans le district de ta Pointe-Saint-Charles.Voici le texte intégrai de la déclaration qu'a faite A cette occasion Mgr Paul Grégoire.assurée de nos jours la dignité de chaque homme libre On peut ajouter que f importance toujours croissante que prennent pour chaque citoyen un grand nombre de dérisions qui relèvent de la collectivité et l’accroissement du sens de la liberté et de la respoasabilité personnelles obligent à consta ter que la participation est plus importante aujourd'hui que par le passé.Par ailleurs, on constate aussi que des groupes de personnes réussissent très difficilement à s’exprimer et à être entendues A cause d'un grand nombre de facteurs que je ne puis énumérer ici.ces personnes sont pourtant souvent celles qui bénéficient le moins des progrès de notre société Si bien qu'un phénomène inquiétant s’impose à notre attention ceux-là qui ont le plus besoin d’être entendus sont précisément les mêmes qui n’ont pas de voix ou de moyeas pour se faire entendre Ce phénomène n'est sans doute pas nouveau, mais il est plus grave aujourd’hui que jamais C’est qu'aux difficultés qui relèvent de la passivité.du défaitisme, de la timidité, du fatalisme, s’ajoutent celles qui proviennent de la complexité toujours plus grande et plus déroutante des média et des mécanismes par lesquels on peut efficacement aujourd’hui s'exprimer et faire connaître sa pensée ou ses besoins L'idéal d'une démocratie de participation aussi bien que la situation concrète faite à certains groupes et à certaines personnes, exige donc des initiatives d’éducation populaire grâce auxquelles ces groupes et ces personnes trouveront les moyeas concrets d'assumer convenablement leurs respoasabilités sociales et de participer aux décisions qui les concernent Une entreprise foncièrement constructive Pour atteindre leurs fins, ces entreprises d’éducation populaire doivent se donner Nous, les jeunes lecteurs, avons pris pour acquis que M Gaboury auteur des libres réflexions'' parues récemment dans Le Devoir sous le titre Les jeunes d'aujourd'hui: révoltés ou révolutionnaires", ne fait pas partie de ce qu’on appelle la jeunesse contestataire Mais, justement cette constatation confirme ce qu'il disait.a savoir que nous, les jeunes, avons manque à notre devoir d'auto-critique C’est à un adulte que nous devons l'expression d'une des critiques les plus lucides sur notre position L'auùxritique devrait être désormais la première priorité de la jeunesse contestataire Soyons donc plus alertes devant nos propres experiences qu'U s'agisse du domaine de l’art (souvenons-nous de l'auditoire de Ma nuit chez Maud") ou de celui de la contestation politique Et si on se permet l'usage de la drogue, qu'on s'interroge sur la place de tout cela dans un champ d'action qui se voudrait vraiment révolutionnaire Plutôt que de nous contenter de "flairer" la réalité politique avec des buts vraiment constructifs Il s'agit de redonner espoir, confiance et détermination à des personnes chez qui une vie diffirile et maints échecs ont parfois détruit les ressorts de l'âme et engendré une attitude de passivité et de défaitisme.Il s'agit d'amener des personnes à faire un exa rnen réaliste de leurs prinri pales difficultés, à en établir avec rigueur les causes, à découvrir les moyens concrets grâce auxquels elles pourront corriger des situations pénibles, à établir des politiques d'action commune qui conduiront à des redressements collectifs chaque fois que c'est nécessaire On imagine tout ce qu'il faut, pour réaliser cela, de lucidité, d’intelligence.de force et de ténacité, de sens de la fraternité, de contrôle de soi.de maîtrise des passions qui se déchaînent si facilement, de persévérance, de patience On a bien raison d'appeler "éducation populaire" une telle entreprise.étant bien entendu qu'il s’agit surtout d'aider les gens à se former eux-mèmes et à mieux prendre en main leur propre vie dans un contexte social particulièrement diffirile et exigeant La tâche que nous évoquoas est difficile et complexe Elle exige, pour être réalisée sans déviation, de grandes qualités humaines et chrétiennes Elle ne se réalisera pas toute seule.Elle ne doit pas être laissée aux amateurs, encore moins aux agitateurs Aussi est-il normal et nécessaire que les chrétiens s’inté-resssent d'une façon active, attentive et efficace, à cette expérience dont les objectifs sont par ailleurs si profondément humaias et si clairement exigés par l'idéal évangélique L’éducation populaire- à la quelle contribuera notre communauté chrétienne sera vrai ment typique.Elle sera caractérisée par l'idéal de justice et de charité que préconise l'Eglise Elle sera intensément préoccupée de la promotion de la dignité de toutes les personnes surtout les plus démunies Elle reposera ir le refus clair et explicite la violence Fille initiera voir daas le respect des autres une exigence nécessaire du respect qu’on veut avoir et réclamer pour soi-même.Elle s’intéressera à tous les aspects de la personne et ne négligera pas les apports qu’une formation religieuse peut four mr à l’épanouissement personnel et à une meilleure insertion sociale de l'homme Fille sera, pour tout dire, véritablement chrétienne toutes ses lacunes et tous ses avatars, tâchons de comprendre véri-tanlement l’enchaînement des évé nements récents dans le cadre des réalités socio-politiques fondamentales quitte à faire des démar ches personnelles pour nous renseigner plutôt que nous en tenir aux analyses abstraites Je pease en particulier, à des situations comme celles qui onl été créées par le bill 63 ou la multiplication des comités de citoyens Arrê-toas-nous pour réfléchir sur notre conduite daas les manifestations publiques qui, trop souvent, ont revêtu l'aspect de carnavals populates Bref, U ne faut jamais s’accorder de répit daas l'activité de l’au-to-entique, surtout daas une société en rapide évolution Vivre n’est pas si simple cela demande un effort, un retour sur soi-même et une attention aux autres Nous, les jeunes, avons tendance à l’oublier Andréa BROCHOCKA étudiante Université McGill, 1-12-69 ¦ propos d'actualité L Europe de la solidarité ne peut pas être l’Europe des refas des vetos II faut reconnaître qu’à La Haye la situation a change On fait maintenant l’Europe des réalités et des solidarités dans des conditions acceptable* ôour les partenaires Au moins nen n'esl bloqué.nen n est caisé Toutefois en matière de finalité politique, on n'a pas beaucoup parlé de la préparation pour daas dix ou vingt ans, des Etats-Unis d Europe Mais au total je suis optimiste, non seulement parce qu'il y a encore un Sénat, mais parce que, demain, il y aura une Europe ’ (Alain l’oher.président du Sénat de France, déclaration faite au dîner de l'Union pour la défense de la (ustiee cl de ta liberté, le 9 décembre» ¦ lettres au Devoir Les jeunes doivent faire leur auto-critique LE DEVOIR Fondé por Henri Bourcmo le 10 janvier 1910 Directeur.Claude Ryon Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier.Arthur Lefebvre TÉLÉPHONE 844 3361 LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, wxiété à retpon»obilité limitée, dont le «iége $ooal est ou no 434 est, rue Notre Dame, Montréal !! est composé et Imprimé por l'Imprimene Dumont Inc,, à 9130 rue Boivin, Ville LoSolle.Seule la Presse canadienne est autorisée d employer et 6 diffuser les informations publiées dons “Le Devoir".ABONNEMENTS: édition quotidienne, Canada: 12 mois; S28.00; 6 mois $15.00; 3 mois: $8 00 À l'étranger: 12 mois; $40 00, A mois: $22.00; 3 mois: $12 00 Édition du samedi: 12 mois.$10 00 Courrier de la deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du (Quebec f I des événements Le Devoir, mardi 23 décembre 1 969 • 5 Réflexions sur la crise de l'enseignement au niveau des CEGEP Un autre bouc-émissaire au Québec : le professeur 2- La libération du professeur lui-même par MAURICE CHAMPAGNE, collaboration spéciale nar perçu par la société, plus considéré par les gouvernements, et pour imposer sa profession le EnfbienUdesdntrr^t*ttre beau ArchambauH, L.S.C., C A Jacques Brunette.C A 1 59 o., rue Craig 861-1491 ARMAND, PILLION & ASSOCIES Comptables agrees 3785 ouest, Jean-Talon RE 1-7601 Ville Mont-Royal BASTIEN.BARRIÈRE £ ASSOCIES Comptables agrees F J Bostien C A R Borner# C A G Borduo*.C A B Pettenn.C A JM Doomst, C A T Joyol.C.A EdMic# Bongoe Canadienne NatronoA* 500 Place d Anne* Suite 1564 Montreal 1 26 Que - 844-4445 BENOIT.DIRY.BERTRAND.RAQUETTE £ CIE l.H.Benoît, J P Dtry.C A Comptables Agrees R Bertrand, i A Paquette.< Edifice le Oterrter 3500 Porc Lafontaine suite 506 Montreal 24 Qu* Téléphoné 527-9221 LORENZO.BELANGER £ ASSOCIES Montréal - Paris France Chicoutimi Que El» toHobororion a**c SOCIETE D'ETUDES ÉCONOMIQUES ET COMPTABLES Société d Expertise Comptable trtscrrte ou tableau de I Ordre de Parts Pans.France - Montreal 1980 ouest, rue Sherbrooke 937-4238 BESNER.TREMBLAY BOURDELAIS £ CIE EDOUARD RICHARD £ ASS.Comptables Agréés Marcel Betnev C A H Déni» Tremblay, C A Ren# Bourd*la>s C A Claude Chevalier CA Edouard Rtchard C.A MONTREAL 222 est Henn-Bo.irassa Montreal 357 Que Tél : (5 14) 389-5995 QUEBEC 1 50 ouest, 73iéme Rue, Québec 7, Que Tél : (418) 626-2874 BERNIER £ BISSON Comptables agrees Georges Bernier, C.A Mortel Briton, C A 60 St-Jacques Suite 601 Montreal 845-0209 PAUL E.BONNIER Comptable agréé Suite 3 100 Place Victoria Montreal 3, Que.861-5741 CLARKSON, GORDON £ CIE Comptables Agréés RV flnrn.H AM Comtrond, C A t J Coraére, C.A '.A Farbngcr.C A A W Grlmour .C A J P Grovelin* C A GP Keeping.CA M A Mockenn#.C.A R Peari.C A VJ Smith.C.A.M E Bell.C A H M Caron, C A M A Denego C A J B Gick, C A G Gmgras, C.A D C Hoover.C.A K A Mar Ken j.# CA R Normandeau, C A R A Smcfair C.A.S S Sutclrffe.C A Associés - résidents Montréal - Québec Hairfax Satnt-Jeon !N -B ), Ottawa Toronto, Hamilton.Kitchener London Windsor Port Arthur Winmpeg Régi-no Calgary Edmonton.Vancouver.Victoria COULOMBE, LECOURT £ CIE; BEAUDOIN, AUOET ET ASSOCIES Comptables agréés 700 ouest boul.Crémone Montreal 303 - 270-3121 CLOUTIER, FONTAINE CROTEAU £ ASSOCIES Comptables Agréés Luc Goutter.M S C , C.A Raymond Fontaine C A Guy Croteau, C A.506 est.rue Ste-Catherine Suite 810 Montréal 132 849-9281 COURTOIS, FREDETTE.CHARETTE £ CIE Comptables Agréés Flonon F redette, C A Guy Chorette, C.A Roger Poupart, C.A Martin loieuneite.C A Hubert Mercier, C.A Raymond Poirier, C A loutt Belief leur, C A Gülei Fausse, C.A Honor* Merrier.C A J.Gaud# Roc*fte, C A Jeon Paul Berti.CA 507 Place d'Armes 842-8621 OeCARIIFEL, DeCARUFEL £ L'ESPERANCE Comptables agréés 50 ouest.Place Crémaxie Suite 1010 Tél 384-1890 DENIS.OESMARAIS.HOULE.MOONEY ET ASSOCIÉS Comptables agrees J P Dems B A BS A l SC-, C A Roger Houle 8 A .L S C .C A Germain Desmaran.C A Duncan J Mooney.C.A Obvier Sossevilie 8 a l.S C-, C A 60.rue Saint-Jacques Montreal 845-5 208 GAUVIN, PRENOVOST.OUMAIS ET ASSOCIES Comptables agréés Roger Goovin, C A Bernard Dumots, C.A Roger Forget, C.A 561 est boul Cremozie Montréal 354 384-1430 GLENOINNING, IARRETT GOULO £ CIE Comptables Agrees 715 Carré Vktona 844 3307 Montreal Cobourg Toronto.Brantford Winnipeg, Calgary Kamloops.Vancouver KENDALL, TRU0EL£ CIE Comptables agrees 1015 Côte Beaver Hall 866-8563 LACHANCE, BROSSEAU.ALLARD £CIE Comptables agréés B F locbonce, C A P Y Braueou.C.A D Allard, CA R Morm C A Pierre l legoutt.C.A P Poisson, C A R J Pellebe» C A 110 ouest, Place Cremazie Suite 750- 381-9323 LACOURSE, LAMARRE £ CIE.Comptables agrees Louis lacoyrse.C Bertrand Lamarre, ¦ 2235 est, rue Sherbrooke Montreal 24 - 523-3189 LLOYD.COUREY, WHALEN £ BRUNEAU Comptables agrees 360 St-Jacques Suite 567 Tél.: 849-8331 MAHEU.NOEL, ANDERSON.VAIIQUETTE£ ASSOCIES Comptables Agrées Sooet* nationale affiliée COtUNS LOVÉ foots VALIQUCTTC BARROW avec bureaux o Vancouver.Calgary.Winnipeg.Toronto Montreal |H dam d'autres villes ou Canada Correspondants en Grande-Bretagne et Ou» États-Unis d'Amérique 507 Place d Armes (suite 1 100) Montréal 1 Que Code 514 - 842-6651 MALLETTE.NORMANDIN£ CIE RENÉ DE COTRET £ CIE Comptables agréés Yvon Normondm, C A Poult Mollette.CA Gilles R Normandm.C A André Roussel C A Bertrand Dûment C.A Gilles Choquette C A Jeon J Leravoiier.C.A Guy Lefebvre.C A André Fournier.C A Jean La Couture.C A Ren# Chenier, C A 1440 ouest, Ste-Catherine 866-2891 Ottawa Québec Dr ummorsdville Ntcolel Trote-Rnaeres St-Jerome Gatineau OsKOutirm Hawhesbury MCDONALD, CURRIE £ CIE COOPERS £ LYBRANO Comptables agrees 630 ouest, boul Dorchester Montreal 2 875-5140 MERCIER, ROY, OORAY £ CIE Comptable! agréés Gaston N Mercier, C A Robert Roy, C-A Pierre Dotoy C.A.3500 Parc Lafontaine Suite 404 Montreal 24 526-0820 MESSIER.GUY.BOURGEOIS.HOUDE, OUIMET £ ASSOCIES Comptable! agréé! Guy Messier, l $ C., C A Jacquet Bourgeois 1.5 C, C A Robert Hou de B A , C A Guy Ouimet, C A NADEAU.PAQUET £ CIE Comptable! agréé! Jacques R Nodeou C A Real Momvili* C A Gilles Biondm C A Michel Guérin, C A i G M.Mulligan C A Grilles Mer*.Jle, C A 1420 ouest.Sherbrooke.Ch 502 842-6812 NOISEUX, LYONNAIS.GASCON.BEOARO, LUSSIER.SENECAL £ ASSOCIES Incorporant ANDRE ROCHETTE & CIE GEORGES AUDET & CIE Comptable! agrees 215 rue St-Jacques Montréal 849-7791 PRICE WATERHOUSE £ CO Comptables agréés 5 Place Ville Marie 866-9701 Montreal Hotrfa* Ottawa Toronto Hamilton London Windsor.Winnipeg Saskatoon Calgary (dmontor.PROULX.D ORSONNENS £ Cie Comptables agréés R*ne Prowl», B A .C A Guy dOtonnervi B A .C A.360 ouest.Saint-Jacques Suite 2004 844-3017 RAYMOND.CHABOT.MARTIN, PARE £ CIE associes de la lirme notional* SA Y MONO CAMPStU MLANGH WALTON CHABOT & WlUfTS comptables agrees 820 Tour de la Bourse Place Victoria Montreal 3.Quebec Montreal Sherbrooke Loc Megontic Rouyn Toronto London 5orn«o Edmonton Vancouver Victoria Penttcton RIDDELL, STEAD £ CIE McLmtock Main Lafrenti 6 Co Comptables agrees 630 ouest boul Dorchester 866-7351 Calgary.Corne* Brook.Edmonton.Mofifa», Hamilton.London Montréal Ne»* Westminster Q"o *>o Quebec Regmo, St-Jean T N .Toronto.Vancouver Wmmpeg ROBERT SAINT DENIS £ CIE Comptables agréés 7000 Ave du Parc Suite 301 Montréal 1 5 274-2797 ST GEORGES.HEBERT £ CIE Comptables agrees 5004 St-Denis 844-2521 J t Bottsonnault, C A f Gh.rot*o C A J G Heben C.A J.G Sf Georges.C A K Nokathir C A SAMSON.BELAIR.CÙTÉ, LACROIX £ ASSOCIES Comptables agrees Montréal Quebec Rimooski Suite 3 100 Place Victoria Montreal 1 15 861-5741 TOUCHE ROSS £ CIE FORTIER, HAWEY £ CIE Comptables Agrées 1 Place Ville-Marie - 861-85311 HaMa* Saint Jean Quebec Montreal.Ottawa, Toronto.Hamilton Kitchener London.Winnipeg.Regina, Saskatoon North SaftWord.Cotgory Edmonton.Vancouver Virtono.Nassau, Fr##po*t, Bahamas, Etait Unis Gronde Bretagne t et ou»* es pays du monde THORNE, GUNN £ CIE Comptable! agréé! Halifax.Sedgewatet, Dartmouth.KentviHe, Sydney.Yarmouth.Bathurst, fiedemton, Moncton, Sam» John Mon»r*ol.Biocfcville.Chatham, Fort William, Gait, Kingston Kitchener.London.North Boy Ottawa Pembroke.Soult Ste Mane Sudbury Toronto Portage lo Prairie, Winnipeg, Bousevam Saskatoon.Calgary.Edmonton.Conbrook.Grand Forks Invermere Kelowna.Vancouver, Vernon Victoria Freeport et Nassau, (Bahamas), Bridgetown, (Barbed*), Correspondants dons la plupart des pays du monde Suite 2604 LA TOUR DE LA BOURSE Montrtall I ) Qui *7*.3011 LUCIEN VIAU£ ASSOCIES Comptable! agréés Charles A Gauvreau.C A Fernand Rheault, C A 210 o .b Crématr# - Du 8 V251 VIAU £ ROBIN Comptable» agréés Lucien D Vknj, C.A H Lionel Rabin, C.A Armand-H Vinu.C A Jacques R Chadillon.C * I Serge Gervoit, C A WoguJh Boules C.A 50 Place Crémois» Montréal 3 5 1 Sort* 422 317-6421 4926 ave Verdun 769-3871 Verdun Le Devoir, mardi 23 décembre 1 969 • 7 I U Thant fait le point Z effort de 'concertation ' aboutirait à un accord avant ia fin de janvier 70 NATIONS UNIES (AFP) Le secrétaire général de l’ONU, U Thant, a exprimé hier le sentiment que les quatre membres permanents du conseil de sécurité (Etats-Ums.Union soviétique.France.Grande-Bretagnei qui sont actuellement engagés dans une concertation sur le Moyen-Orient aboutiraient, avant la fin de janvier, à un accord substantiel qui permettrait à M Gunnar Jarring, son représentant, de reprendre effectivement ses bons offices pour promouvoir la mise en oeuvre de la résolution du conseil de sécurité du 22 novembre 1967.U Thant a fait cette déclaration, lors d une conférence de presse de fin d'année, en faisant le point sur la mission Jarring, en réponse à une question En définissant les limites de cette mission.U Thant a précisé qu’il tenait M Jarring ("tristement au courant des éléments diplomatiques de la situation et quil lui avait communiqué notamment toutes les propositions faites au cours des réunions des quatre grands, ainsi que des résultats de celles-ci (qui lui sont exposés après chaque séance) et de 1 attitude des parties au conflit Le secrétaire général a fait remarquer que depuis sa nomination il y a deux ans.M Jarnng n'avait pas eu véritablement la possibilité d'exercer les fonctions dont il est chargé par la résolution du conseil de sécurité."Je ne crois pas.a dit U Thant que M Jarring serait disposé à répéter cet exercice plus ou moins futile sans avoir au moins la perspective d'une ouverture dans la voie d'une solution".U Thant juge que la situation au Moyen-Orient s'aggrave et pourrait devenir incontrôlable s'il n'y avait pas de progrès vers un règlement pacifique.Le conseil de sécurité a une responsabilité particulière dans ce domaine et pour lui permettre de fonctionner effectivement il est indispensable que les quatre membres permanents soient d'accord pour élaborer les principes et les directives susceptibles de faciliter la résolution du 22 novembre 1967 Le secrétaire général s'est déclaré convaincu que "les quatre grands dé- sirent sincèrement faciliter la mission de M Jarring Europe est-ouest Au cours de sa conférence de presse de fin d'année, le secrétaire général U Thant s'est déclaré “extrêmement encouragé par les éléments nouveaux très constructifs en Europe, centre des activités politiques de la communauté mondiale".U Thant a salué en particulier les signes naissants de détente entre l'Allemagne de l'ouest et 1 Allemagne de l'est L’évolution de la situation internationale particulièrement en Europe, lui donne bon espoir pour les perspectives de paix dans la décennie des années 1970 U Thant a exprimé aussi une profonde satisfaction devant l’ouverture des négociations américano-soviétiques sur la limitation des armements stratégiques nucléures, qu'il juge être “un tournant dans I histoire de l’après-guerre, signifiant que la période de la guerre froide a pris fin et que les dirigeants de I ouest et de l’est ont le désir sincère d'amorcer une nouvelle ère de négociations la session de l'assemblée générale qui vient de se terminer a confirmé cette opinion du secrétaire général Le conflit vietnamien U Thant s est déclaré "plus optimiste que jamais” sur l’évolution du conflit vietnamien, en déclarant que la possibilité que le peuple vietnamien puisse façonner son propre avenir lui paraissait meilleure que jamais dans le passé U Thant continue à estimer que la création d un gouvernement largement représentatif à Saigon est b clé d'un progrès décisif vers un règlement du conflit Voyage en Afrique Le secrétaire général U Thant a annoncé qu'il quitterait New York le 29 décembre pour un voyage de trois semaines Varsovie dit oui à des négociations avec Bonn BONN (AFFi Le gouvernement polonais a lait remettre hier à Bonn sa réponse à l'offre de la République fédérale allemande d'ouvrir des pourparlers sur tous les sujets intéressant les deux pays et il exprime dans cette réponse son accord de principe à l’ouverture de négociations avec la RFA De source ouest-allemande on indique que Varsovie estime que la date, le lieu et le niveau auquel ces pourparlers se dérouleront devront être fixé- par le canal des missions commerciales que les deux pays entretiennent l'un chez l'autre Aucune précision n'a encore été fournie sur le contenu de la réponse polonaise.mais on pense, dans les milieux informés qu'il correspondra aux propos tenus par M Josef Cyrankiewicz, premier ministre polonais, devant la diète de Varsovie où il a souligné que la reconnaissance définitive, par Bonn, de la frontière Oder-Neisse représentait le point de depart de toute normalisation des rapports entre la RFA et la Pologne L acceptation par Varsovie de l'ouverture avec la R F A de négociations représente le troisième volet des réponses reçues par Bonn à ses efforts de détente entrepris à l’est MM Wladysbw Gomulka et Josef Cyrankiewicz.chefs du parti communiste et du gouvernement polonais n ont en effet jamais caché que la reconnaissance definitive par Bonn de la frontière Oder-Neisse étaient pour eux l’élément essentiel d une réconciliation De plus cette reconnaissance de FOder-Neisse est appuyée par les pays du Pacte de Varsovie, comme facteur 'nécessaire' à la sécurité en Europe Le gouvernement fédéral, pour sa part, a assuré qu’il respectait les aspirations de la Pologne à vivre dans des frontières garanties, mais il n a pas encore officiellement assoupli sa position juridique selon laquelle un règlement définitif ne pourra avoir lieu que dans le cadre d un traité de paix avec une Allemagne réunifiée Les pourparlers d'Helsinki La deuxième phase du SALT aura lieu à Vienne en avril prochain U Thant dans dix pays afmains.où il a été invité par les chefs d'Etat ou de gouvernement.U Thant commencera son voyage par la Mauritanie, où il arrivera lé 31 décembre et se rendra successivement au Sénégal, en Guinée, au Liberia, au Ghana, au Cameroun (où il assistera aux fêtes du dixième anniversaire de I indépendance), au Togo, au Niger, en Haute Volta et en Côte d’ivoire.Il quittera Abidjan le 18 janvier pour rentrera New York HELSINSKI our c 18 38 leçons de beau te e 18 45 Coup de dé c U 89 Réponse à tout , c IL 30 Eternel amour A.Lund nommé 12.80 12 18 12.15 3 30 4M 4 38 580 6 80 7 98 7.30 830 980 938 1898 18 30 II 80 1230 Les.p ùts tn^nshommes Premiere edition Ci ne-mardi Mathias Sandorf francs La fille du mendiant Madame $ amuse La cabane a Midas Les Sentinelles de l’air U 5 à 6 Studio 10 I.e 10 vous informe Hawaï 50 Cré Basile Oierchez le magot Vaudeville l>es détectives Le 10 vous informe En pantoufles La fontaine des amours Dernière édition C B M T O directeur 8 3# Test Pattern and m 9 M Stand-by-Six 9 38 Time for musc 18 80 Children s Onema Jack Frost Part 2 18.30 Friendly Gant 10 45 Chez Helen* 11 W Mr Dress U p 11.25 Double Expos .re 11.55 CBCTV News 12 » Ihck Van Dike 12.30 Search for Tomorrow 188 Luncheon Date 1 38 As the World Turns 2 08 Strange Paradise 2 30 Coronation Street 3.M Take Thirty 3 30 Edge of Night 4 M The Galloping Gourmet 4 30 Swmgaround 5 00 Rocket RobiD Hood 5.38 The Beverly fülîbilbes «90 Mr Deeds goes to Town 8.30 Hourglas» .7.30 The Dofasco Festival c mas Carols 8 08 The Red Skelton Show 9 98 McQueen 9.30 The Bold Ones 19.38 M a n at the Center 11 .M CBC National News 11.32 Night Report 11.49 One of a Kind Islands and Princesses 12 48 Final Report 9e SEMAINE Théâtre: à propos des trois petits tours.pu Michel Bélair Les Beaux dimanches présentaient dimanche soir dernier, “Trois petits tours" de Michel Tremblay, dans une réalisation et une mise en scène de Paul Blouin Tryptique plus ou moins fidèle de la situation de certaines couches de la population québécoise “Trois petits tours" suscitera sans doute des réactions diverses tout autant que diversifiées De Barthe à Gloria Haas l'antre sordide du Coconut Inn.Barthe (Berthe) vend des "tickets" depuis une douzaine d'années Enfermée dans sa cage de verre, elle en vient à mépriser sa situation et à se remettre en question tout en sachant for bien qu elle ne s'en sortira jamais Se berçant d'illusions.Barthe est quand même forcée de réaliser que son monde est fermé, que sa situation sociale "d'ètre-en-perpétuelle-attente-de-quelque-chose-de-mieux" ne peut déboucher que sur ( irrémédiable, que sur la répétition, au fil des soirs et de cet insupportable “showtime" lancé par le doorman ’.de ces interminables nuits “plates Pas de sortie possible, pas de solution, à longue ou courte échéance tout pour elle se résume à cette cage de verre, symbole de son impuissance Charlotte Toupin, vedette américaine au même Coconut Inn, vit la même exaspérante “vie plate" Mariée à un éleveur de chiens qui parcourt les A-mériques à la recherche de la gloire, elle aussi réalisera la médiocrité de sa situation Pour elle non plus, il n’y aura pas de solution possible, pas même la fuite, à laquelle d'ailleurs elle ne peut se résoudre une fois poussée à bout par Johny Mangano Sans cesse confrontée à Kiki.la chienne vedette du spectacle.Carlotta (ça fait plus "swing") ne verra d’autre issue que dans l'acceptation Quant au troisième volet du tryptique, il met en scène la gérante de Gloria Star, une effeuilieuse également en vedette au Coconut Inn.Cette troisième partie cadre mal.me sem-ble-t-U.avec le restant du texte On peut y retrouver une certaine médiocrité, mais le témoignage n'atteint jamais l'authenticité des deux premiers Denise Proulx.dans le rôle de Bartbe, réussit à replacer le spectateur dans l esprit des Belles-soeurs".la première pièce à succès de Michel Tremblay Même médiocrité, même situation intolérable débouchant sur le même monde fermé, révélateur peut-être de la situation du Québécois moyen, ce que certains n'accepteront pas d'ailleurs en ce que s'inspirant d'une situation de fait difficilement supportable Situation que l'on retrouve pins élaborée dans le deuxième sketch et que Denise Filiatrault et Jacques Godin rendent peut-être avec plus de vérité, le texte étant plus solidement construit qu'en première partie.Quant à Denise Pelletier et Dominique Briand, malgré toute la conviction qu'ils y mettent, ils ne réussissent pas à rattacher cette troisième partie à l'ensemble du texte de Tremblay La faute en incombe sans doute à l'auteur qui manque de suite dans les thèmes qu'il traitait l'autre soir La mise en scène et la réalisation de Paul Blouin apportaient une densité assez remarquable au texte.Sauf peut-être en ce qui concerne "Barthe", Blouin a su recréer physiquement le monde de Michel Tremblay avec une véracité assez surprenante Cet espace physique du Coconut Inn respirant la médiocrité des cabarets de cinquième zone réussissait à faire naître en parallèle un décor qui nous est plus familier: il recréait du moins celui des "Belles-soeurs" tout en nous laissant entrevoir certaines zones grises de notre univers culturel La question qui se pose est de savoir si, en reproduisant cette médiocrité qui est nôtre.Tremblay continuera à perpétuer la situation ou à en démontrer les rouages les plus intimes Placés devant un fait de culture, reste à voir comment nous y réagirons et si Tremblay, lui.parviendra à se renouveler PRESENTEMENT 1 W* THÉÂTRE DE QUÂT'SOUS 100 «*t, ovenue des Pins présente michel conte ef ses 4 musiciens le spectacle le plus controversé de l'année "AIMONS-NOUS LES UNS LES AUTRES" rés : 845-7277 .Dès vendredi C?) theatre du rideau vert À la Place des Arts L’OISEAU BLEU La merveilleuse féerie pour toute la famille d* £ 3lJk tes 26 n, 28, 29,'JO, 31 dec.69 el 2, 3, 4 tu>Î: JO.Billeb en *ente^ des maintenant de tOh a !9h au guichet du Rideau Vert — 844-1793 cft) THÉÂTRE MAISONNEUVE *4 Alan Lund, chorégraphe bien connu de Toronto, a été nommé directeur artistique des Feux-Fol-lets.compagnie nationale de danseurs du Canada, a annoncé dernièrement M Guy Grenier, administrateur de la troupe DERNIER SOIR ‘UN HOMME ET UNE FEMME a 7 h 30 (peogromm* cofnpM 2 films) “VIVRE POUR VIVRE’Uh w MERCREDI fermé des ieodi 25 décembre YeflOiviSobmarine o 1 2 0 - 3 30 y S 30'7.30 9 30 ONfiMA OC ¦tPWTCrttf m 0 verdi S3S0 St-loAirent (277-4145) OU JU*Y lè PRIX Of LWTlBWTATlO* MASCUtlNI rWR'iUilUi N ,c-fo',d 12 45.300.5*5.730.94f, ?CDGÜQCUa Place VICTOP"* TEi.b?8.U5! Une étrênge histoire d'amour "THÉRÈSE et ISABELLE" avec Eicy Parnon lo ANS Anme (jIRARDQl BEAUBIEN PRES DIRERVIUE LE DAUPHIN 771 6040 CINÉMAS GRIMCO AMUSEMENT iA FEMME, CETTE INCONNUE I8^: Adultes! ugfiiin xne xirtie Le Théâtre du Rideau Vert présentera les 26.27.28.29, 30 et 31 décembre 1969 et tes 2.3 et 4 janvier 1970 "L'oiseau bleu" de Maurice Maeterlinck, tous les jours i 14 h 00.Présenté pour la troisième année consécutive, ce spectacle 6 grand déploiement pour adultes et enfants réunit une centaine dq personnages d'un monde fantastique qui évoluent tout au long de 12 tableaux mis en scène par Yvette Brind'Amour.CANADIEN -1204 EST STE CATHEHINE PLAZA 774 6155 6505 ST WÜBERT B I MUMR NQlDf N VU»» US) MURVll i lun -(un «la.lltlUt 24e Semaine JBanS Adultes l'arbro7e (kVoël ____ eostmonrolor KORAIRE 10 OO - I 2 10 - J 20 - « 30 ¦ 6 «J - » 05 p.m Eza PARISIEN T*l 44» 24*7 «40 St# CMMtRINt À [OCCASION DES FETES, POUR TOUTE LA fAMILLE mrWÊr jrfPMr Je SuisCurieuse Mi Sut00*0 MX* tnr«*t»»A«iÇ4* cas MmfeVILGOT SJOMAN (jaune) sem.7 30- K) dim 12-2.30-5 -7 30-10 FESTIVAL ;22°5VeooTE CATH£R,NE TOUSLES JOURS à compter de mercredi le 24 décembre - excepte Le dimanche POUR TOUS AstenX 2*ne GRAND FILM couituut JEAN-TALON ^ MAISONNEUVE *25 2.74 725 7000 FLf UR DC ITS 788 3303 T( bute une surprise de Claude Bern celui qui x nous a donné “LE VIEIL HOMME ET LENFANT” 14 | P MARIAGE! HTlTUmi salle HERMES fn ja-na n« SX • iQOf-Dtmersch* 2 ®.« ®.A or 6 GtC Ih.ot 3h.en matinée CANADIEN PIAZA JEAN ÏAEON MAISONNEUVE SAILE HERMES 489 5559 H SALLE HERMES 5550OUEST SI 523 5180 274 6155 725 7000 525 2174 5550 OUEST Sherbrooke H ••15489 5559 Je les trouve toujours au RECORD CAVE" le magasin du classique et du jazz, la maison du service personnel.Speciol S4.1 9 Spécial $4.98 Spécial $4.98 '/r/At tm *¦ LEONARD BERNSTEIN JOHN HANDY BERNSTEIN S recorder live at the Monterey Greatest Hits New York Phil- On the beautiful Blue Danube Jazz Festival.harmonic.Tous vos disques COLUMBIA disponibles au.1372 ouest, rue Sle-Cotherine (coin Crescent) 3e étage, Tél.: 861-4192 kTON/e42-eoB3 SAUt (teSNAlS * tgfefw«M«wT MAh«n6 \ I* «Hurt.IA fASUON.li '.q LA UXUAUTt «T U roi » V "s) k' *'* ^JCAFUOUIS TtlNTlGNANT FRANÇOISE JAilAN MA NUIT CHEZ MAud 8e SAUf BStNSTBN OBtNIltS joues Docfor Glas 3e Mai Zetteriing -.•fT- SOUS TITtfS F8ANÇAIS METIERS D’ART DU QUEBEC EXPO/VENTE Aüjourd hui de 13 h.a 18 h.Palais du Commerce Angle Berri et de Maisonneuve Entrée libre Le poète Emile Nelligan aurait 90 ans le 24 décembre.\ ous êtes invités à vous joindre au \ A E SSE.Al D'OR pour lui rendre un hommage partieulicr.les 25 - 26 - 27 décembre.I ne présentation de quelques-uns des plus beaux poèmes de Nelligan.I n programme musical exceptionnel par le grand orchestre de concert du VAISSI'.AE.r D’OR, avec la célèbre chanteuse canadienne Nicole I.orange, de passage à Montréal.(Corelli, lia/h, Cruhcr, Haydn, Britten.) Au même prix régulier de $10.00, un dîner complet de sept services, dès 18 heures.LE VAISSEAU D’OR ouvert tous les soirs sauf le lundi.Kntréc I 100, rue Cyprès, sous-sol, Hôtel Windsor.Réservation: 861-1868.ià WM 4 Le Devoir, mardi 23 décembre 1969 • 11 condition féminine Pour les enfants Des activités et des suggestions dernière minute Marche à la chandelle, le 24, sur la colline parlementaire par Renée ROWAN C'est inévitable II y a et il y aura toujours des gens qui attendent les tout derniers jours pour compléter leurs achats de Noel, soit parce qu'ils M aiment le suspense des der-1m niéres heures ou tout simplement parce qu'ils n'ont pa> eu üi le temps de se préoccuper de ces choses tellement terre à terre Voici pour dépanner les uns comme les autres une suggestion dernière minute qui enchantera votre filleul à condi-tion qu'il ait moins de 12 ans.la fille de vos amis où vous i "si irez pour le réveillon de Noël, vos enfants et vos petits-en-fants II s agit d un abonnement au Club Faroun La carte de membre se vend $3 ; elle donne droit à sept films de divertissement qui seront présentés du 17 janvier au 9 mai prochain, non seulement à Montréal, mais à Québec, à Trois-Rivières et à Saint-Hyacinthe Pour renseignements à Montréal et à Saint Hyacinthe Faroun Films.1602 boul Saint Laurent.tél 844-2574 a Québec.M Jean-Claude Allard tél 626-0722 et à Trois-Rivières M Gilles Proven cher tél 379-4289 • L'après-midi de Noël, quand votre femme s'affaire dans la cuisine et que les enfants sont dissipés nen pouvant plus d'attendre la patentée, pourquoi.monsieur, ne pas amener les plus jeunes au Jardin des merveilles sous la neige0 En plus de prendre une bouffée d’air frais (ce qui aura peut-être pour résultat de les cal- mer), les entants seront ravis de retrouver leurs amis les animaux Parmi les nouvelles pré-sontations cette année, il y a "La cuisine du Père Gédéon" où trois petits cochons prennent leurs ébats.Le public est invite à visiter le Jardin des merveilles à compter de maintenant et tous les jours jusqu’au 6 janvier, de 14h.30 à 23h 30 • A noter: cette annee encore le Théâtre du Rideau Vert présente son classique de Noël et du Jour de l’An L’oiseau bleu" de Maurice Maeterlinck Les représentations auront lieu à la salle Maisonneuve en matinée les 26 .27 , 28 .29 30 et 31 décembre, ainsi que les 2.3 et 4 janvier Pour plus de renseignements 845-0267 A (’occasion des fêtes ia Troupe de l’Arabesque présentera au Centre du théâtre d'auiourd'hui.1297, rue Papineau, une des aventures de "Popette et Totoche” qui ont tenu l'affiche à Terre des hommes pendant toute la saison 69 Ce spectacle intitulé "Le Surprise détraqué aura lieu du 27 décembre au 4 lanvier, à 14h.avec relâche le 1er janvier Judy LaMarsh a été choisie comme la femme des année '60 sur la scène canadienne Au moyen d'un sondage effectué par la Presse Canadienne».les rédactrices de pages féminines à travers le Canada ont choisi Judy La Marsh comme étant la femme qui, au cours des années 60.a soulevé le plus d’intérêt dans le domaine des nouvelles canadiennes, en général Par une coincidence qui accompagne ce choix presque inévitable, la carrière politique de Mlle LaMarsh se trouve précisément encastrée dans la décade qui s'achève Ayant débuté en 1960.elle se ter-mine.ou du moins semble se terminer, en 1969 Mlle I-aMarsh a été élue pour la première fois au Par lement en novembre 1960 à la suite d’élections complémentaires Elle avait alors 34 ans.et poursuivait avec succès sa carrière légale, en plus de s’occuper activement du parti libéral Dès son arrivée à Ottawa, elle commença à se tailler une réputation unique par sa façon directe d’exprimer ses opinions, ainsi que par une tournure d'esprit caustique et une intelligence vive En dépit de la tradition qui veut que les nouveaux députés d’arrière-ban soient très effacés pendant leurs premiers mois à la Chambre.Mlle 1-iMarsh, dès le mois de juin, avait à son crédit 14 discours importants à la Chambre.De plus, elle était commença à dire qu'elle se retirerait bientôt de la politique, des rumeurs circuleront selon lesquelles elle tenterait de se faire nommer au leadership du parti, lorsque M Pearson pnt sa retraite, en 1968 Mais Mlle LaMarsh finalement démissionna, et peu de temps après, provoqua un autre éclat dans le monde politique du Canada En effet.au début de 1969.un livre parut sous sa signature, sous le titre de ‘ Bird in a Gilded Cage’’ Un oiseau dans sa cage dorée Dans ce livre de mémoires.Judy LaMarsh donnait une opinion franche sur ses collègues du parti libérai.sur M Pearson en tant que premier ministre, et sur les événements survenus sous le régime de ce dernier Actuellement, Mlle LaMarsh a repris la pratique du droit, à Niagara Falls Tout récent ment, un participant à la conférence de Couchiching a prédit qu’elle serait premier ministre du Canada d’ici 1984 Elle-même a prédit que le premier ministre Trudeau ne resterait pas longtemps à son poste.membre de six comités parlementaires.Dans le cabinet Mlle LaMarsh devint en 1963 la seconde femme au Canada à détenir un uoste au cabinet, lorsqu’elle lut nommée ministre de la Santé et du Bien-être sous le gouvernement Pearson.C'est au cours de son mandat que Mlle LaMarsh jeta les premiers fondements du Plan de retraite du Canada ainsi que du plan d’assurances-frais médicaux En 1965, elle devint secrétaire d’Etat, et c’est à ce titre qu'elle présida aux célébrations du centenaire de la Confédération.Cest vers la même époque qu’elle déclara publiquement que l'administration de Radio-Canada était ‘ pourrie”.Au moment même où elle Campagne contre la pollution Le premier infirmier licencié du Québec Le premier homme à être licencié infirmier dans le Québec a été.hier accepté comme membre de l’Association des infirmières de la province de Québec Une licence a été présentée à Jean Robitaille, infirmier diplômé de l’Hôtel-Dieu de Montréal avec un baccalauréat de l’université de Montréal, par Mlle Helen Taylor.présidente de l'Association des infirmières de la province de Québec M.Robitail-le devient le premier infirmier dans l'histoire de la province, à ajouter les initiales “I L.” à la suite de son nom.La législation permettant aux hommes de faire partie de la profession infirmière fut sanctionnée le 12 décembre dernier par l'Assemblée nationale.par le bill 89.Tandis que vous passerez la nuit de Noël dans la chaleur de votre foyer, réunis entre parents et amis pour le réveillon autour du sapin tra-ditionnei, deux Canadiens, Mme Claire Culhane.présidente de la Voix des femmes du Quetxr, et M Michel Rubbo.coucheront sous des huttes, quelque part près de la colline parlementaire, à Ottawa, pour protester contre la guerre au Vietnam et com- 1 mémorer le village deMy Lai.Dans une conférence de presse quelle donnait hier matin, à Montréal, madame Culhane, qui rendait compte de sa participation à ia rencontre sur les atrocités au Vietnam que présidait à Paris, ces jours derniers, l'écrivain Jean-Paul Sartre, a dénoncé une fois de plus l’attitude du Canada Elle a invité tous les Canadiens qui en ont “assez", a se joindre à eux pour une marche à la chandelle sur la colline parlementaire et pour entendre auparavant un appel à la paix tancé par la voix de quatre églises différentes Le rendez-vous aura lieu à 21hr.le 24 décembre, sur le parvis de l’église St.George, angle des rues Metcalfe et Gloucester.Madame Culhane et monsieur Rubbo vivront ainsi sous des huttes vietnamiennes érigées en plein coeur d’Ottawa, jusqu’à la reprise des travaux aux Communes, le 12 janvier prochain “Nous ne prendrons pour toute nourriture nous dit Mme Culhane.que ce qui coastitue la base de l’alimentation au Vietnam: de la soupe, du riz et du thé" Les deux protestataires espèrent être rejoints par d'autres Canadiens qui.comme eux, se sentiront forcés de poser un tel geste parce qu’ils en ont “assez".Assez du matériel de guerre canadien vendu aux Etats-Unis “Nous avons vendu pour $370.000.000 en 1968 Notre devise: nous fournissons la dynamite et vous lancez les bombes".Assez de l’aide canadienne fournie exclusivement au gouvernement de Saigon: "Depuis 1953.nous avons donné $8.000.000 Notre devise construisons des hôpitaux au Sud-Vietnam et ensuite équipons des avions pour qu’ils survolent et bombardent les missions Assez de la politique canadienne “d’app’ui Même si le Canada en a eu plusieurs fois l'occasion, il n’a fias fourni d’aide, mais il a plutôt retardé les chances de paix au Vietnam.Le Canada a trouvé une excuse pour justifier la guerre de 1955 et les bombardements au Nord-Vietnam en 1965 "Nous disons à notre gouvernement: Cen est assez de l’appui canadien à la politique de Nixon au Vietnam, nous dit Mme Cuihane.et ceux qui ne peuvent se joindre à nous la veille de Noël et les jours suivants, sont invités à envoyer un télégramme au premier ministre Trudeau pour lui dire “assez".Song My ri est pas un cas isolé Claire Culhane, qui a séjourné a Quang Ngai d’octobre 19-67 a mars 1968 comme administrateur de l'hôpital canadien contre la tuberculose, a affirmé la semaine dernière, à Paris, lors de la rencontre présidée par Jean-Paul Sartre sur Suite à la page 14 LA CAVE LORRAINE spécialités de fruits de mer f*r*$entee» M>ton une trodition maintenue de pere en depuis 1892 Quatre toMes climatisée» Stationnement gratuit surveille Muuquv over Wally Newman REVEILLON DU 31 DECEMBRE Menu Aperitif au cfioin avec canapes assortis Crêpes aux crabes, sauce moutanfine Consomme au Sherry, -Salade Desjardins Sole de Douvres au Champagne OU Filet Mignon Bouquetière OU Homard Canadien Grillé OU Feuilleté de Langoustines La Poire St-Sylvestre Calé $18.00 PAR PERSONNE OU $35.00 PAR COUPLE, PLUS TAXE ACOMPTE REQUIS EN RESERVANT - L.AÀÀA.AAA (III/ iti:s.i\iti»i\s M 75 MACKAY, MONTREAL reservations: 866-9741 ^avUlar^de l’Atlantique % .vous invite o vous joindre a nous pour célébrer ensemble notre premier RÉVEILLON DU NOUVEL AN Pour marquer cet heureux événement nous offrons un ''menu-gourmet" spécial, pour le prix de $6.00 à $9.00 comprenant un repos complet de 5 services.Appeler 84*M V>8 de» maintenant - Késenalions requises 1454 A, rue Peel ET Une Fête ou champagne avec cadeaux-surprises pour tous ceux qui seront avec nous à minuit pour acceuillir la Nouvelle Année.OTTAWA L’Association, des Consommateurs du (Canada (AC'C) estime que le grand public devrait être mieux renseigné sur le facteur d’aggra va tion de la pollution de l’eau que constituent les détergents Dans un communiqué émis aujourd'hui, l'organisme national fait état de ce que tous les détergents fabriqués au Canada contiennent ce qu’il est convenu d’appeler un élément bio-dégradable Cet élément faillite le morcellement des détergents lors de leur traitement dans les usines d’épuration municipales, d’où compression des frais et suppression de la mousse quami les c-aux usées sont déversées dans les cours d’eau.Mais il n’en faut pas conclure que tous les agents de pollution en ont été suppri-més.Le problème de faction des phosphates demeure entier Décès d une pianiste MONTREAL (PC) Mme Ellen Ballon Bullock, la célèbre pianiste canadienne dont les concerts ont fait les délices des rois et des présidents, est décédée dimanche soir à Montréal à l'âge de 71 ans Elle avait quatre ans.quand elle a donne son premier concert public et fait sa première tournée en Europe pour jouer avec les plus importants orchestres symphoniques “Pour que notre campagne porte fruit, déclare Mme Frances Balls secrétaire exécutive de l'ACC, il faudra que de nombreux Canadiens se fassent entendre à ce propos’ ’ A cette fin.elle propose que les citoyens écrivent aux autorités fédérales et provioda les pour leur faire part de leur inquiétude au sujet de la pollution de l’eau et qu’ils s’adressent aux fabricants de détergents pour leur demander quels pourcentages de phosphates contiennent leurs produits et quel programme de recherches ils ont établi en vue de trouver un produit de remplacement pour ces substances nuisibles.LA COUTURE CHEZ-SOI >.S.Nirtre monu-ieaurnM spen»! el nos wadtlioniM’Is fruits dr met seront sen is ru chois r mis clients au «léhul dé- soin St Ml iontiioii nf Ktültnl It soif I «Miles c»rti s il* » m dits ru onnut s im rm Var 30 Indt 790 85 798 13 981 48 785 97 3.89 20 Rails 191 71 173 81 170 14 171 20 1 30 15 UUlî ioe 83 tIQ 14 107 82 108 74 003 85 Strfcs 259 >4 IM 01 235 90 257 39 ! 20 CASTILLON Lt PLUS FRANÇAIS DES COGNACS » Représentants Importations Durand, 324-5581 ¦Æè.DOLARD LUSSIER LTÉE Courtiers d'assurance agréés *OGt» lUSSlCt JEAN OUERTIN JfcANFAUBERT JEAN lUSSlER RODRIGUE LUSStER GASTON ROUX iv Exporta 'yM’/Z/rwr fayr/ssfir au ija/rr/r/r RÉGULIÈRES ET “KING'' ixcoues lAvxute OUÏES MUIETTI Administration d« porte l*uill»s d’assurances MONTREAL TEl ; 861 4485 V.SOREL TEl 743 3391 EONDÉf EN 19)6 y CARTES PRQfESSIQNNELLES ET D’AFFAIRES Entrepreneur électrtuen lean K.Malouf Inc.Entretien - Réparations RA.1-9630 6305, 25 ave.Rosemont Brevets d'invention MARQUES de 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de Montréal M Eschenlohr qui entrera en fonction le 1er janvier, est bien connu dans le monde de l'hôtellerie en Europe et au Canada Depuis 1963.il était directeur du premier hôtel Holiday Inn à Montréal, le Châ-teaubriand.C imp Br c 70S 122 r CIL Î360 114 Can mt Pow X $25 Can tnt P or 200 $12 Can Marcon.IX 475 C P lov pr 310 $X r.P Inv wt 5X 725 C P Rai* 640 $68 Cent Oai Rio 550 $ll • ChaHa' md 2 00 $7% Chemcei' 6225 $9‘.Compro 2X 2^ Ct .925 $31 > Con Safh 7156 $22 13 19 I 7% 14'.16 2 22% ll»4 10% 42% 20 V 14 4 975 68 430 6 24 32 X 8'.16 22*4 13 25 .1?4fô 29 715 68 11 7 I 9 > 11 27 31 13 19 J 7% 14 16 .2?I 11 i 10 • 4?.21 14 .975 66 4X 6' 24 33 X knt ¦«.Nna.Ck.Gull Oil C 455 $17% 17 .17 a - Horn* A 5275 $28 26 26 -2 Hom« B 19X $27 % 26 a 26 i • HvdBay MS 151 $X-.X t X'i fruits et Légumes 20 H.ghVOlt Hm»»p 40 Honyw i 20 MFC l 10 340â l 1 14 99 ln^Rjni2 133 intikSf î X IBM 4 ' rFF 50b inf'tar 1 X I'-itM 40tr (N'.r l 20 iPap 1 50 intT&T 105 JnMan I 20 HaykPo 6C *‘t-' W Hpyinac 2 40 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River.£i à «2 25 le boisseau; Cortland, $2.25 le boisseau.Légumes Betteraves fa.25 à $2.50 les 50 Ibs Carottes $2.25 à $2.50 les 50 Ibs.$2.75 à $3 24 cellos de 2 Ibs Choux: C25 à $2.75 pour 18, Savoy.$2 à $2 25 pour 12: rouges $2 00 pour 12 (Tioux chinois: $3 à $3.50 pour 15.Oignons $2 40 à $2 75 les 50 Ibs, les gros $3 50 5 $3.75 les 50 Ibs.Panais: $3 à $3 50 le boisseau, $175 à $2 les 20 Ibs: $2.25 i $2 50 ceUos de 12 par 2 Ibs Poireaux $1.2Sladox.Pommes de terre $1 10 i $125 les 50 Ibs., 60 à .70 les 25 Ibs Rutabaga $1 75 $ $2 les 50 Ibs: $2.50 à $2 75 le boisseau.Arbres de Noel: $12 à $18 la dox.Con T«es obligations seront disponibles avec coujtons en coupures de îl.tXlO, Sld.OtX), f'25,0tX) ot $100,000, avec privilège d’immatriculation quant au principal seulement, et sous forme entièrement nominative en coupures de $1,000 et n'importe quel multiple de $1,000.Des exemplaires du prospectus contenant les renseignements sur la Compagnie et sur cette émission peuvent être obtenus des soussignés et autres courtiers qui peuvent offrir ces titres légalement.Prix: 100 plus les intérêts courus, s'il y a lieu, rapportant 9 c • U'ood Gundy Valeur» Limitée Royal .Seeurilie» (xirporalion Limited Pitfield, Markay, Roa, & Company Limited Rirhardaun Sccuritie» of Canada Burn, Hroa.and Denton Limited René T.l.ec|ere Incorporée Mead & Co.Limited Ooffrion, Robert A Célinaa, Inr.R, A.Daly & Company Limited Société de Placemenla A CJe t.lée Hongard, '.eaUe A Co.Ltd.Motion, Rouiieau A Cie l.tée F.H.Dearon A (Company Limited Bélanger, Inc.Bcatty, H cbitrr A Company Limited Tanner Broi, Limited J.E.Ijiflamme Limitée Cornell, Margillivray Limited Décembre 1969.A.E.Amea A Co.Limited Dominion .Securitiea Corporation Limited Mcleod.Young, Weir A C.ompany Limited J.L.Lévcaque A L.G.Beaubien Ltée Milia, Spenrr A Co.Limited Corhran Murray Limited Collier, Morria A Quinlan Limited MarDougail, MarDougall A MarTier Ltd.Fry A Company Limited Fraacr, Dingman A Co.Morgan, Oaliguy A Hudon Ltée Brawley Cathera Limited Greenahielda Incorporated Neabitt Thomaon, Valeur» limitée Midland-Chder Securitiea Limited Bell, Gouin.ocg A (.Aimpany, Limited Harria A Partner* Limited Equitable Securitiea Canada Limited Matthewa A Company Limited Bank era Bond ('.orporation Limited Pemberton Seeuritiea Limited Odium Brown A T.B.Read Ltd.Dominick Corporation of Canada IJmited Houaton, Willoughby A Company Limited f^aagrain A (ompagnie Limitée Brault, Guy, Chaput Inc.ilia, Bickie A Company Limited J.H.Crang A Co.Grenier, RurI A Cie Inc.John Graham A Company Limited Maiaon Plarementa Conada Inc.Walwyn, Stodgell A Co.Limited Bartlett, Cayley A Company Limited O’Brien A Wllliama J.T.Gendron Inc.Scotia Bond Company Limltod iW * Le Devoir, mardi 23 décembre 1 969 suites de la première page LA FAILLITE congrès de leadership de l’Union nationale qui s'en venait et la nécessité de se tenir prêt en cas d’élections précipitées ’’ Enfin.M Lesage s'est demandé si le gouvernement n'a d autre choix que d'en appeler au peuple "0 n'a plus le droit de continuer à s'accrocher au pouvoir et d'imposer plus longtemps aux contribuables québécois le fardeau de son incompétence " M René Lévesque pour sa part a dit que le QuAec ne doit pas s’attendre à ce qu'Ottawa lui fasse des cadeaux au chapitre de la péréquation Depuis que je suis id.a dit M Lévesque, c’est la première fois qu'on doit faire face à un défidt aux dépenses courantes.Le ministre des finances, M Mario Beaulieu, indiquait la semaine dernière trois sources d'équilibre budgétaire une augmentation des revenus (taxes etc.*, un surplus des crédits périmés (des crédits votés mais non utilisés) et la péréquation.Le critique financier du parti libéral, M Robert Bourassa a.par contre, qualifié d'optimistes les prévisions du ministre des finances Dans une période de ralentissement économique comme nous en connaissons une, a explique M Bourassa on ne peut être trop optimiste quant aux revenus provenant de la taxe de vente; quant à l'impôt sur le revenu des particuliers.M Bourassa ne croit pas qu'il puisse augmenter de façon importante Les crédits périmés prévus dans le budget de l'ancien ministre des finances.a-t-il expliqué seront sans doute absorbés dans les budgets supplémentaires, comme l'avait dit M Dozois à l'époque Quant à la péréquation, M Bourassa est de l'avis de MM Jean Lesage et René Lévesque qu 'il ne faut pas trop compter sur Ottawa pour boucler le budget Enfin, le critique financier estime que le gouvernement devra prévoir dans les mois à venir des dépenses supplémentaires au chapitre des subventions aux municipalités I! ne croit pas que le Québec puisse emprunter sur le marché étranger l'Allemagne toujours sympathique au Québec par le passé, accuse un déficit à sa balance des paiements et ne songera pas tellement à investir à 1 étranger Le ministre des finances.M Mario Beaulieu poursuivait hier soir la réplique à l’opposition et la défense de son budget M Beaulieu a toutefois déclaré qu'il prévoyait un surplus aux comptes de plus de $40 millions Nous n'aurons pas de difficulté, je l'espère à compléter notre programme d'emprunt Nous avons pns les moyens necessaires' a déclaré M Beaulieu A cette fin.a-t-il expliqué, le gouvernement a demandé la coopération des ministères de façon à ne pas entamer cette année les projets non essentiels au développement du Québec Nous favoriserons, a ajouté le ministre, les programmes qui stimulent les activités à forte croissance ou à technologie nouvelle ceux qui utilisent des ressources québécoises mam-d'œuvre matières premières, produits intermédiaires Nous retenons aussi les programmes qui ont des effets sur l'emploi et sur la demande des services publics Nous sommes peut-être dans une période difficile, mais grâce à la collaboration des ministères, grâce à une saine administration, grâce aux mécanismes que nous avons nus en place pour contrôler les dépenses du gouvernement.nous allons réussir à arriver avec un surplus aux comptes ordinaires de plus de $40 millions Nous pourrons continuer à protéger le crédit du Québec et à faire des emprunts necessaires pour le développement économique du Québec " Ce budget supplémentaire de $112 millions a été adopte hier soir par l'Assemblée nationale MARCEL CAD!EUX M Cadieux 54 ans est né à Montréal où il a étudié le droit constitutionnel à ! université McGill et les sciences économiques politiques à l'Université de Montréal Entré au ministère des affaires extérieures en 1941.il a été successivement affecté à Bruxelles et Londres M Cadieux qui.au début de l annee a été décoré de la médaille d'or Vanter remise par l'Institut d'administration publique du Canada a été nommé au poste de sous-secrétaire d'Etat, en 1964 On a fait souvent appel au futur ambassadeur pour représenter le Canada lors de conferences internationales C'est lui qui, par exemple, a dirigé la delegation canadienne à la lie session de la Conférence générale de l’UN ESCO Il est aussi l'auteur d'un certain nombre d'ouvrages sur le ministère des affaires extérieures Quant à son successeur M Ritchie, il est ne à Andover au Nouveau-Brunswick Il est entré au ministère des affaires extérieures en 1944 à titre de troisième secrétaire à Washington Par la suite.U revient à Ottawa où il occupe différents postes aux affaires extérieures Puis, il devient ambassadeur du Canada à Washington en 1966 M Tremblay est né à Chicoutimi en 1914 et a étudié aux universités de Montréal.McGill et George Washington Entré au ministère des affaires extérieures en 1940 en qualité de troisième secrétaire.M Tremblay a participe à plusieurs missions à l'étranger En 1959, il est nommé ambassadeur au Chili et en 1962.représentant permanent du Canada auprès des Nations unies En 1966.il devient ambassadeur du Canada en Belgique et au Luxembourg, ainsi qu ambassadeur auprès de la Communauté économique européenne D'autre part.M.Trudeau a annoncé que M John MacDonald, 48 ans, devenait sous-ministre des Travaux publics, à compter du 15 janvier prochain M MacDonald qui est actuellement sous-ministre des affaires indiennes et du Nord canadien, remplacera M Lucien Lalonde qui doit remettre sa démission pour raisons de santé, a précisé le premier ministre.Les autres nominations annoncées par M Trudeau sont les suivantes ; M Basil Robinson, 50 ans, actuellement sous-secrétaire d'Etat uppléant aux affaires extérieures, devient sous-rmnistre des affaires indiennes et du Nord canadien M Sylvain Cloutier, 40 ans, deviendra le 1er mars 1970 sous-ministre du revenu national II est actuellement secrétaire adjoint du Conseil du Trésor.M Jean Boucher.50 ans.est nommé sous-ministre des approvisionnements à compter du 1er janvier prochain II remplacera M.Gordon Hunter.M.Hunter, 55 ans.est nommé directeur de la Monnaie M Peter Dwyer, 55 aas.est nommé directeur du Conseil des arts du Canada a compter du 1er janvier 1970 II détient actuellement le poste de directeur associé du Conseil M Robert B Bryce, 59 ans, est nommé conseiller économique du pre^ mier ministre pour les affaires relatives à la Constitution.M Norman MacMillan, 60 ans a été renommé aux postes de directeur général et president du conseil d administra tion des Chemins de fer nationaux du Canada, pour un nouveau mandat de trois ans Enfin.M Lloyd Barber.37 ans, est nomme commissaire des réclamations des Indiens II est actuellement vice-recteur de l'université de la Saskatche wan.LE PROJET Suit» d« la page 3 de poursuivre le travail d education et d’organisation populaire.Selon eux.ces instruments devraient permettre une certaine stabilité de 1 organisation reposant sur son propre dynamisme et sur la motivation de ses membres’ Us devraient permettre aussi d'apporter une "solution immédiate à des problèmes réels qui se posent aux gens des quartiers" comme "d'attaquer les problèmes perçus comme les plus importants par l'ensemble de la po pulation d'un quartier donné” Ces instruments devraient être aussi contrôlés par les citoyens directement intéressés A ce propos, les structures administratives prévues par les promoteurs du projet, reflètent ce principe En effet lé comité directeur du POPIR, comité 'responsable de la conception du projet et de sa mise en oeuvre", sera majoritairement dirigé par des gens du quartier eux-mêmes On comptera en effet dans ce comité huit citoyens "choisis en fonction du territoire couvert par le projet et de leur engagement dans différents organismes ou comités de citoyens".trois membres désignés par l'archevêque de Montréal, trois délégués du Conseil de développement social et l’animateur respoasabie du projet qui sera secrétaire exécutif du comité directeur Durant toute la durée du projet, le comité directeur aura tous les pouvoirs concernant son orientation, ses objectifs concrets et son déroulement, l'ad ministration du budget.Il pourra aussi revoir sa propre composition “en fonction du déroulement du projet, sans modifier l’équilibre de sa composition initiale".Ses décisions seront exécutoires Quant au Conseil de développement, social, il sera "respoasabie de la qualité professionnelle du projet et de sa gestion administrative quotidienne à l'intérieur des cadres définis par le comité directeur".Notons enfin que.selon les promoteurs, les instruments permanents qu’il faut mettre en place devraient "offrir un modèle transportable daas tous les quartiers de même type ’.Ils mentionnent à titre d’exemple que "des comptoirs alimentaires de type coopératif offriraient tous les avantages énumérés." L ARCHEVÊCHÉ Suit» de la page 3 même est continuellement évolué, où un autre destin se profile à l’horizon du sien comme un appel et un espoir Dans son message de Nouvel An.Mgr Grégoire a déclaré que le temps nous était donné “pour bâtir la demeure humaine dans la justice et l’amour, pour nous décider résolument à construire un monde meilleur" Soulignant ensuite que l’on commençait une nouvelle décennie et qu’il faudrait y reconnaître les signes des temps.Mgr Grégoire a dit qu'on n v parviendra “que par un parti pris dé fraternité une volonté résolue de construire ensemble l'avenir à partir du présent, de l'édifier jour après jour dans la patience et la ténacité".Les affaires culturelles Pierre Laporte rendra public le livre blanc gardé en veilleuse par Pierre-L.0’Naill M Pierre Laporte rendra public au début de janner le contenu du livre blanc qu il avait fait préparer en 1964 alors qu il était ministre des affaires culturelles U candidat à la direction du Parti liberal du Québec a fait cette declaration tuer devant les délégués ducomtéde Johette Rappelons que la publication de ce document dont on a dit et répété qu'il était passablement explosif, a été différée à plusieurs reprises Prévue à l’o-ngine pour le mois de mai 1965, la publication du livre blanc était imminente au moment même où le gouvernement a déclenché des élections La rédaction définitive était prête à cette époque mais le changement de gouvernement a nécessairement suspendu la publication Un livre blanc' étant l’exposé détaillé d'une politique gouvernementale, il est identifié davantage à un gouvernement qu à un ministère L'ancien ministre des affaires cultu relies a affirmé que le document aurait pu être rendu publie avant les élec tiens du 5 juin 1966 mais que lui-même s'y est opposé même si le cabinet était disposé à l'approuver “Je jugeais qu un document de cette importance ne devait pas être utilisé pour fins électorales ou être étudié dans le feu des [lassions politiques de la campagne électorale".On avait toutefois prétendu à cette époque que si M Laporte n’avait pas publié son livre blanc, c'était parce que plusieurs ministres s’opposaient notamment aux suggestions qui y étaient contenues concernant le français prioritaire Au lendemain des élections de 1966.M Laporte devenu leader parlementaire de l’Opposition avait maintes fois invité son successeur à appliquer intégralement le livre blanc sur "une poli tique culturelle pour le Québec" En 1967 lors d’un débat à l’Assemblée nationale le ministre des affaires culturelles M Jean-Noèl Tremblay avait nié que M Laporte eût laissé un tel document à son départ en 1966 Selon le député de (Jhambly, l'important n'est pas de se demander si le livre blanc est l’oeuvre d’un gouvernement ou d'un autre mois d'en tirer le maximum pour un Québec fort, dynamique et cultivé.Il en fera donc partie intégrante du programme qu’il propose aux délégués dans la course à la direction du Parti libéral du Québec.Ainsi qu’il advient souvent des documents confidentiels du gouvernement, il y a eu “coulage" et le projet de libre blanc sur une politique culturelle est maintenant relativement connu Voici les principaux points du projet dont certaines recommandations ont depuis fait l’objet de législations présentées par le gouvernement de l’Union nationale; Affirmation de la responsabilité prioritaire du gouvernement du Québec en matière culturelle au Canada français Reconnaissance du rôle du gouvernement fédéra! daas la conservation et Ienrichissement de l’identité culturelle de la majorité canadienne de langue anglaise Plaidoyer pour la priorité et la prépondérance du français au Québec Principes d’une politique québécoise d’immigration Limites de l’intervention étatique et matière culturelle.Application stricte de l’arrêté mi nistériel sur la participation des artistes à la décoration des edifices publics.- Création d'un service de l’artisanat et du crédit artisanal Création d’une compagnie permanente de ballet et d’une compagnie permanente d'opéra.Adoption d’une loi-cadre sur le cinéma et création d’un centre de dnémato Robert Bourassa QUEBEC (Le Devoir) - Selon M Robert Bourassa la fonction publique connaît actuellement des moments difficiles et un réaménagement complet de certains secteurs de l'activité administrative doit être fait dans les meilleurs délais Le candidat à la direction du Parti libéral du Québec parlait hier devant les membres du Club Kinsmen de Québec M Bourassa trouve alarmant que le dynamisme disparaisse, que les nominations politiques, sous le couvert de la fonction publique, aient tendance à réapparaître et que l’on perçoive le désenchantement tant chez les administrés que chez les administrateurs.Il est.selon lui, plus facile à un député ou à un ministre de plonger dans le quotidien de 1 administration dès le lendemain de son élection que de se consacrer à l'étude des politiques suivies par ses prédéces seurs et de l'orientation qui a déjà été donnée à son ntinistère 11 en résulte dit-il.des situations paradoxales et déplorables: "le ministre administre et le fonctionnaire gouverne.” L ex-secrétaire de la commission royale d'enquête Bélanger sur la fiscalité estime qu'en 1970, une saine et dynamique administration des choses de l'Etat est plus une question de compétence et de connaissance que d'expérience La complexité et la technicité de l'administration moderne, explique-t-il.exigent des administrateurs au point et les mé thodes de gestion les plus récentes et les plus efficaces: "U est essentiel d'alléger le fonctionnement de l’ad mi ni strati on et pour ce faire, il faut en connaître parfaitement les mécanismes".‘Tl faut en 1970 accorder moins d’im portance au facteur de la sécurité d'em ploi pour les fonctionnaires des cadres moyeas et supérieurs II faut remplacer cette sécurité par une rémunération adéquate correspondant à des critères de sélection extrêmement sévères quant à la compétence de ces cadres".‘Tl faut que les fonctionnaires du plus bas au plus haut niveau, acquièrent une certaine polyvalence II m’apparaît mauvais que les hauts fonctionnaires exercent pendant de très nombreuses années les mêmes fonctions, serait-ce au niveau de directeurs, de directeurs généraux ou même de sous-ministres”.Tl est essentiel qu'une étude appro- graphie et d’un institut d'études cinémato graphiques Création d'un conseil de la recherche scientifique1 et d'un centre de la recherche industrielle Octroi du statut de bibliothèque d'Etat à la bibliothèque Saint-Sulpice Accord de principe sur la création d une Radio du Québec pour la diffusion de la culture fondie soit faite sur le nombre total de fonctionnaires qui s'occupent actuellement des choses de l'Etat.On doit songer de plus en plus à des structu res polyvalentes régionales plutôt qu'à une décentralisation qui devient de plus en plus lourde et coûteuse et qui corres pond de moins en moins aux besoins des diverses régions du Québec " Il faut non seulement des plans de carrière et des plans de traitement pour les fonctionnaires déjà en place mais une politique dynamique de recrutement et de formation de jeunes fonc tionnaires.I) faut davantage songer à offrir aux jeunes diplômés d’univers: té des plans de carrière par "pro gramme" Tl faut former des spécialistes de tel ou tel genre d'activité de telle ou telle forme d'exécution d'un plan, plan qui aura préalablement été établi par l'autorité politique selon la formule moderne du PPBS C'est dans cette spécialisation des fonctionnaires que nous retrouvons la polyvalence, la mobilité et l'efficacité nécessaires au développement rapide du Québec L'économiste Bourassa demande au gouvernement de répondre au plus tôt aux questions qui se posent afin de per mettre à tous les groupes de faire connaître leur opinion "Où en est le projet annoncé depuis longtemps d’une Ecole Nationale d'administration'’ Quels en sont les buts'’ Son accessibilité est-elle limitée aux membres de la fonction publique'’ Plutôt que de créer un caste fermée, ne serait-il pas plus judicieux que le Québec possède une institution ouverte à un plus grand nombre de personnes désirant se spécialiser dans l'administration publique’’ Dix-neuf militaires exécutés au Burundi BUJUMBURA (AFP) Dix-neuf militaires condamnés à mort le 18 décembre daas l’affaire du coup d'Etat manqué de septembre dernier contre le régime du colonel Micombero ont été fusillés hier matin à l’aube, annonce un communiqué officiel diffusé par la radio du Burundi Des administrateurs plutôt que des hauts fonctionnaires Un avion tif et financier qui règne dans l'administration scolaire de Montréal La loi 62 vient apporter une solution qui me paraît efficace Elle corrige ou du moins elle met en place les mécanismes susceptibles de corriger les disparités de coût et de services dont souffre depuis trop longtemps la population de Hie de Montréal au point de vue scolaire Les mêmes dispantès et une anarchie pire encore se retrouvent dans l'administration scolaire partout ailleurs dans le QuAec La suite logique de la loi 62 voudra donc qu'on réunisse d’autorité les trop nombreuses petites commissions scolaires dans des unités régionales capables d'assumer leur pleine responsabilité pour l'enseignement de la maternelle à la 12e année Inscrite en effet dans le déroulement de la réforme scolaire des dernières années, la toi 62 ne peut être qu'une étape Les mêmes principes pédagogiques et administratifs dont elle s’inspire valent aussi et même a fortiori dans le reste du Québec Demain: Une nouvelle définition politique de la commission scolaire.d'Air Vietnam s'écrase: 135 morts SAIGON iAFPi - Cent trente-cinq personnes dont de nombreux enfants, ont péri lundi dans l'accident du DC-6 de la compagnie Air Vietnam qui s’est écrasé à Nhatrang.heurtant une école remplie d'enfants Ce chiffre a été cité par la radio des forces années américaines mais n’a pas encore été officiellement confirme par la direction d‘Air-Vietnam Des précisions ont été fournies sur les circonstances de l’acddent après avoir fait un atterrissage forcé à la suite d une panne, l’appareil a dépassé la piste, heurte une barrière, et s’est écrasé sur l’école en explosant Pendant toute la nuit les équipes de secours ont fouillé les décombres pour retrouver des survivants On ignore toujours le nombre exact des passagers du DC-6 it foc Pr*pC1 dv) )°ur ou de, ChoP*ou*, b„,.groceo* I Comp°ieZ l des o0'ou ^ ^ - ' rib’n reeti niOYBy.il Ü.f .inc fV sx.f ' ; fo .lOttï; ! Si le chiffre des morts est confirmé cette catastrophe est la plus grave de 1 histoire du Vietnam Le dernier accident remonte au mois de septembre.Soixante-quinze personnes avaient été tuées dans un DC-4 d’Air-Vietnam qui s’était écrasé apres être entré en col lision avec un chasseur-bombardier américain MARCHE Suit* d* la pag* 11 les atrocités au Vietnam, que le massacre de Song My n'est pas un cas unique Appelée à témoigner sur ce qu elle a vu, madame Culhane a déclaré qu’il ne s'agissait pas là d'un cas isolé, mais d'une attitude générale due à l'entraînement de base des troupes américaines qui sont amenées à considérer les Vietnamiens comme des êtres humains de second ordre On leur apprend, dit-elle, à employer.en parlant des Vietnamiens, des qualificatifs pé- joratifs comme "gooks, slopes.dinks.” Madame Culhane a en outre cité le cas où.alors quelle assistait un médecin amén-cain qui pansait la tête d une vieille dame, elle se rendit compte que celle-ci souffrait de plusieurs autres blessures sur tout le corps Signalant la (hose au médecin, celui-ci aurait rétorqué: “Je n’ai pas de temps à perdre: elle va mourir de toute façon et je me dépêche J’ai rendez-vous pour aller jouer au tennis’’ On pourrait multiplier ces exemples à l’infini, a affirmé la présidente de la Voix des femmes Molson vous ofîre un joyeux choix € ¦v h .'V - '-;-:.- ¦ MOISO cap, Di Cette brochure de 32 pages intitulée On s'amuse dans I temps des bêtes", vous est offerte gratis chez l'épicier où vous achetez votre bière Elle est rempli de recettes de conseils pour réceptions I I ( I
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