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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 30 avril 1969
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1969-04-30, Collections de BAnQ.

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¦ la météo Ensoleillé Vonts légers Minimum la nuit dernière et maximum au lourd'hui 35 aî 55 LE DEVOIR Fais ce que dois Fête du |oui mainte Catherine de Sienne VOL LX - NO 1 OO Montréal, mercredi, 30 avril 1969 10 CENTS Un budget sans hausse de taxes Un régime québécois d'assurance-maladie En visite d’adieu au Canada, le général américain Lyman Lemnitzer, à droite commandant suprême des forces de l’OTAN en Europe, s'entretient avec le général Jean-V.Allard, chef des forces armées canadiennes Le général Lemnitzer a déclaré, hier, que, pour le moment, il était impossible de justifier, du point de vue militaire, une réduction des troupes en Europe II a cependant ajouté que ses paroles ne visaient pas strictement le Canada qui a annoncé pour l'an prochain une réduction de ses effectifs en Europe (Téléphoto CP) dans ce numéro Québec réclame d'Ottawa l'équivalence fiscale et sa part ($110 millions) de l'impôt dit de "progrès social" Des ouvriers de Terre des hommes, s'affairent ici à remettre sur la bonne voie, la section du minirail que des vents de 70 milles à l'heure, accompagnés d’un froid de 15 degrés sous zéro avaient renversée l'hiver dernier Dans quelques semaines, les visiteurs de l'exposition internationale de Montréal pourront à nouveau utiliser le minirail dans les iles, et voir le monde à 20 pieds d'altitude (Photo Terre des hommes, par Gordon Beck) Le commandant suprême de l’OTAN Toute réduction des effectifs est militairement injustifiable OTTAWA (PC) Le général Lyman Lemnitzer des Etats-Unis, a déclaré, hier, qu'en aucune circonstances ne pouvait-on justifier, au point de vue militaire, une réduction des troupes en Europe à l’heure actuelle Il a souligne, au cours d'une conférence de presse, qu’il ne visait pas strictement le Canada, ce dernier ayant annoncé la réduction de ses effectifs en Europe à compter de l'an prochain Le général Lemnitzer, qui effectuait sa demiére visite en qualité de commandant suprême des forces de l’OTAN en Europe, a également soutenu que l’alliance a toujours besoin de bombardiers nucléaires en Europe Il répondait alors à une ques- A ir Canada Pas de négociations possibles sans un avis d'une semaine Même si les parties étaient d'accord pour reprendre les négociations dans la grève d’Air Canada, ces pourparlers ne pourraient avoir lieu avant la fin de la semaine, étant donne que les négociateurs syndicaux ont regagne leurs provinces respectives C'est ce qu'a déclare le chef des négociateurs de l'AIM, Mike Pitchford.Pendant ce temps, aux Communes, le premier ministre Trudeau a nié une fois de plus que le gouvernement ait impo- sé ou suggéré des directives, “guidelines à Au Canada dans les négociations qui sont présentement dans une impasse (la grève en est à son dixième joun M.Trudeau répondait alors au chei de l'opposition, M, Robert Stanfield Un député des Maritimes a demandé au gouvernement s'il était possible que les vols de BOAC fassent escale a Halifax, pour accommoder les voyageurs de l'est du Canada (suggestion qui sera prise en consideration, a promis le ministre d'Etat James Richardson).Un porte-parole d'Air Canada.M.Eyre, a pour sa part souligné que la compagnie était prête à reprendre des "pourparlers constructifs'' mais qu'il fallait sans doute un catalyseur pour faire se rencontrer de nouveau les parties M Eyre pense que le ministère du travail suggérera peut-être un endroit et un moment pour une reprise des négociations.Voir page 2 : Air Canada Mario Beaulieu lui succède Yves Gabias remet sa démission QUEBEC (PC) Le lieutenant-gouverneur de la province, M.Hugues Lapointe, a assermenté hier M.Mario Beaulieu au poste de ministre des Institutions financières, compagnies et coopérations.M.Beaulieu remplacera, dans ses nouvelles fonctions.M.Yves Gabias.dont la démission a été lue à l'Assemblée nationale moins d’une heure avant l'assermentation du nouveau ministre, M.Gabias.qui siégeait depuis I960 sous la bannière Union nationale, a décidé de quitter ia vie politique pour des raisons de santé.C’est le président de l'Assemblée nationale.M.Gérard Lebel.qui a communique la nouvelle aux membres du Parlement.hier après-midi, dès l’ouverture de la Chambre.Elu pour la première fois en 1960 après le décès de l’ex-chef de l’Union nationale, M Maurice Duplessis.M Gabias fut réélu successivement aux elections générales de 1962 et de 1966 En 1966.peu de temps après la formation du cabinet du premier ministre Daniel Johnson.M.Gabias fut nommé secrétai- Voir page 2 : Yvea Gabias Yves Gabias tion de savoir si les six escadrilles canadiennes postées en Allemagne de l’Ouest devraient continuer à être munies d'ogives nucléaires.Agé de 69 ans, le général, qui prend sa retraite le 1er juillet, a déclaré avec un sourire qu'il connaissait tout de la visite d’adieu qu’avait effectuée en janvier 1963 son prédécesseur, le général Lau-ns Norstad.Le général Norstad avait alors affirme que le Canada s'était engage à accepter des armes nucléaires et qu’il ne devait pas revenir sur cet engagement.Cette déclaration avait suscité une crise politique au Canada, Un mois plus tard le gouvernement Diefenbaker tombait pour être remplacé par l'administration Pearson qui a accepté les armes nucléaires.Le general Lemnitzer a déclaré que, du point de vue militaire, il ne voyait pas comment on pouvait justifier une reduction des effectifs en Europe.à l’heure actuelle.Il a précisé que les partenaires de l’alliance avaient eu des consultations avec les autorités militaires du Canada depuis le 3 avril, date à laquelle le premier ministre Pierre Elliott Trudeau a annoncé la réduction des lorces canadiennes en Europe.Si le Canada allait entreprendre des changements dans sa contribution militaire à l’alliance.il (audrait chercher à trouver une solution qui conviendrait à tous.Le général Lemnitzer, qui porte sur son unilorme 13 rangées de rubans d'armes et de service, a soutenu que les forces communistes en Europe orientale constituent une puissance formidable qui s’accroît toujours L'invasion de la Tchécoslovaquie par le Pacte de Varsovie est un exemple on ne peut plus frappant de la capacité de ces forces.par Gilles Lesage QUEBEC Un budget dit d’austérité, qui ne comporte aucune hausse d’impôts; la promesse assortie de certaines conditions à remplir par Ottawa d’un régime québécois d’assurance-maladie pour juillet 1970; l’exemption de droits successoraux; l'annonce de plusieurs mesures d'aide aux municipalités - dont à Montréal, pour le prolongement du metro ainsi peut-on résumer le discours sur le budget de M.Paul Dozois.hier soir Le ministre des finances a déclaré a l'Assemblée nationale que le budget de plus de $3 milliards a été comprimé jusqu à l’extrême limite et constitue un strict minimum devant permettre de fournir à la population les services essentiels qu’elle réclame Vers une élection générale Venant après deux budgets qui avaient drainé des impôts supplémentaires d’environ $300 millions ce budget le premier sous l'administration de M Bertrand n'est pas sans faire pressentir l'approche d'un scrutin général, en même lemps qu’il sonne une nouvelle offensive de taille contre Ottawa En promettant un régime d’assurance-maladie, universel et public, pour juillet 1970, le Québec demande, en retour de l'équivalence fiscale de pouvoir s'abstenir de participer au régime établi l'an dernier par Ottawa et auquel six provinces ont déjà adhère De plus.M Dozois réclame d’Ottawa $165 millions, soit $110 millions que les Québécois verseront à Ottawa en 1969 sous forme d’impôt dit de progrès social’’, et $55 millions pour les six premiers mois de 1970 L établissement et l'administration du regime québécois relèveront d'une régie autonome qui sera bientôt creee par l’Assemblée nationale, tandis que le ministre de la santé sera chargé de négocier avec les médecins pour trouver une solution aux problèmes de leur participation et de leurs honoraires.Le coût du régime est évalue à un minimum de $285 millions, dont $150 millions seraient a la charge du seul Québec, et financés de la façon suivante • Chaque contribuable dont le revenu est supérieur à $4.000 s'il est marié, ou à $2,000 s'il est célibataire, versera une contribution de 8/10 de un pour cent de son revenu net, et ce jusqu'à concurrence de $125 au maximum ; • Les employeurs verseront une contribution de 8/10 de un pour cent des salaires payes Le total des contributions sera de $150 millions, dont la moitié proviendra des employeurs, et l’autre moitié des particuliers En réclamant le revenu de l'impôt du 'progrès social”, puis l'équivalence fiscale.M Dozois a dit Je redis a M Benson et à ses collègues que cet argent appartient au Québec Nous ne voyons pas comment le gouvernement fédéral pourrai! refuser d’accéder à notre demande puis-qu'Ottawa reconnaît le principe du retour pour 1973 "Les autorités fédérales doivent avoir le sens de l’honnêteté et de la justice, et arriver a la conclusion d'accepter nos demandes ' M.Dozois a dit que le gouvernement avait rejeté l'idée d’instituer un régime partiel parce que ce dernier devrait être entièrement financé par le Quebec et en viendrait vite à coûter presque aussi cher qu'un régime universel sans que toute la population en bénéficie.Exemption de droits successoraux Le ministre des finances a d'autre part annoncé que la très grande majorité des successions seront désormais exemptes de l'impôt sucessoral québécois et qu'en ce qui concerne les autres, l’acquittement des droits successoraux sera maintenant plus facile • Toute succession en ligne directe de 75,000 et moins sera exempte de tous droits successoraux • Aucun droit ne sera perçu sur la valeur capitalisée des rentes provenant des fonds de pension ou de régimes d epargne-retraite approuvés, lorsqu elles seront léguées à des héritiers en ligne directe ; • Dans le cas où les deux tiers d une succession se composent d'immeubles et d'actions de compagnies, le paiement des droits successoraux pourra s étendre sur une période de quatre ans.Voir page 2 Budget sans hausse de taxes ¦ Les syndiqués réclament une enquête à l’hôpital La Pieté de Hull.(Page 3) ¦ Les frais de scolarité des étudiants québécois de McGill diminueront â l’automne.(Page 3) ¦ En page 4, un éditorial de Paul Sauriol sur "Le partage fiscal proposé par la Chambre de Commerce ”, ¦ L'UN du comté des Deux Montagnes est favorable au choix de Sainte Scholastique pour l'aéroport.(Page 7) ¦ Au CEGEP Maisonneuve, le comité des "six" veut faire appel à un arbitre.(Page 10) Pompidou et Defferre sont sur les rangs PARIS (AEPi Le jeu politique complexe que constitue en Erance le choix des futurs candidats à l’élection présidentielle s'orientait dès mardi soir vers une certaine clarification La journée a commencé par l’annonce attendue par tons de la candidature, dans le camp gaulliste, de M Georges Pompidou.député du Cantal et ancien premier ministre.Elle s’est poursuivie, en milieu d’après-midi, par la déclaration de M Gaston Def-ferre, députe-maire de Marseille isocialiste), annonçant devant le groupe parlementaire de la Fédération démocrate et socialiste igauche non-communiste! qu’il poserait sa candidature à la présidence de la république devant le parti socialiste SEIO de M Guy Mollet Le soir même, le comité directeur de la SFR) désignait M Defferre à l’unani-mite Gaston Oeffevre Georges Pompidou Elle s'est achevée sur une hypothèse que de nombreux observateurs considèrent comme vraisemblable: celle d’un ralliement de l’ensemble du groupe des républicains indépendants et de son président.M.Valéry* * Giscard d'Bstaing, à la candidature de M Pompidou Du côté de la gauche communiste un certain embarras se fait jour l^i candidature de M Defferre parait s inscrire dans la ligne de la grande fédération” groupant la gauche-communiste et le centre ou le centre-gauche, qu'il avait tentée sans succès avant les élections présidentielles de 1965 Outre qu elle tend à opérer un reclassement des forces de gauche, elle ouvre un conflit au sein de la gauche.Les communistes, par la voix de M Robert Ballanger, président du groupe communiste a l'Assemblee nationale Voir page 2 Pompidou Les amendements à ta loi sur l'habitation seront présentés aujourd'hui Le total des prêts assurés sera porté de $11 à $1 5 milliards OTTAWA (DNC) Les projets d'amendements à la loi nationale de 1954 sur l'habitation seront présentes à la Chambre aujourd hui en première lecture.L'indication en était donnée hier au feuilleton des avis.Le gouvernement remplit ainsi la promesse faite à la suite de la demission de M.Hellver de presenter les modifications a la loi au cours de la semaine Le ministre des transports dont la démission prend effet aujourd'hui avait indique au cours de sa conference de presse de la semaine dernière, qu il était fort mécontent de la lenteur du gouvernement a procéder dans ce domaine.M.Trudeau ayant annonce vendredi l’essentiel de ces amendements, on s était empressé en certains milieux de laisser entendre que le gouvernement avait pris à la hâte les decisions nécessaires pour ‘se couvrir des accusations portées par le ministre des transports Or il semble que ta plupart des décisions pertinentes aux amendements qui seront proposés aujourd'hui ont été prises dès le début d'avril.Voici les principaux amendements d'ordre financier contenus au feuilleton des avis: • la?gouvernement portera de $11 à $15 milliards le total de tous les prêts assures qui peuvent être consentis par la Société.• Le montant total qui peut être avancé par le gouvernement à la Société centrale pour être directement prête par elle sera porté de cinq milliards deux cents mülions à six milliards ® Le projet permettra d'inclure dans les frais d un plan de rénovation urbaine auquel la Société peut contribuer.les frais d'amelioration des terrains ou bâtiments dans la zone de renovation urbaine ainsi que les frais de disposition des bâtiments ainsi achetés.« Le projet portera de $550 millions a $600 millions la responsabilité maximale de la Société à l’égard des prêts garantis pour l’amelioration de maisons et des prêts garantis pour l'agrandissement de maisons.• La loi étendra le pouvoir qu a la Société de consentir des prêts en vue de l'amelioration d'un projet d’habitations pour etudiants et pour la transformation de bâtiments existants en un projet d’habitations pour étu- diants.• Le projet portera de $10 à $15 miliions le montant maximum qui peut être payé à la Société à l'égard des recherches sur le logement et l'amenagement communal.• 11 portera de $350 à $550 les dépenses maximales prélevées sur le fonds du revenu consolidé pour les prêts consentis à la Société en diminuant de moitié le droit d'assurance sur certains types de prêts assurés et en prévoyant une assurance saas paiement d’un droit d'assurance, en certains autres cas.• Comme la annoncé M.Trudeau vendredi dernier, la durée maximale de certains prêts sera prolongée de 35 à 40 ans.et on élargira “ la nature des prêts consentis en vertu de la loi.'' I I A 2 • Le Devoir, mercredi, 30 avril 1 969 Pour les Franco-Ontariens L e colloque de juin sera celui de la réunification par Marc Morin, de la PC TORONTO - La lutte d'un demi-siecle pour l'obtention d écoles françaises a été gagnée en principe, par l'adoption des lois 140 et 141 de l'Assemblée législative ontarienne Les Canadiens français du sud de ! Ontario peuvent maintenant alléger leurs pressions du côté scolaire pour travailler à vivre pleinement et tirer parti de tous leurs moyens Leurs droits fondamentaux reconnus, ils tâcheront maintenant de vivre ensemble C'est 1 objectif qui inspire le thème de leur prochaine rencontre, le 6 juin prochain, à Toronto les communications sociales Fort à propos, le Conseil des sociétés canadiennes-françaises du sud de l'Ontario, qui parraine la Rencontre 1969.a invité M.Eric Kierans.ministre fédéral des postes et titulaire du nouveau portefeuille des communications,à participer au rallye des gens du Sud Le Conseil des sociétés canadiennes-françaises, que préside à titre intérimaire Me Jean-Jacques Blais, de Toronto, disparaîtra sous peu.du moins nominalement, pour faire place à un nouveau chapitre régional au sein du plan de restructuration adopté par ('.Association canadienne-fran-çaise d'éducation de l’Ontario (ACFEOi, au cours de son congrès des J9et 20 mars dernier a Ottawa Les élections au conseil de la nouvelle régionale 5 de l'organisme oanontarien - devenu I Association cana-dienne-française de l Ontario - auront üeu vers la mi-mai Comme ailleurs dans la province, les Franco-Ontariens du Sud se sont prévalus de la législation provinciale de juillet 1968 portant établissement d'écoles secondaires publiques de langue française L'école secondaire Confédération, de Welland a ouvert ses portes en septembre dernier A Toronto, apres plusieurs mois de pourparlers parfois décevants avec le conseil scolaire du Grand Toronto, les parents francophones ont obtenu, le 22 avril, la promesse de 1 établissement dès septembre prochain, d une école secondaire française distincte.Les Franco-Ontariens ont acquis le droit de faire instruire leurs enfants dans leur langue, de la maternelle à 1 université Les problèmes qui restent, outre les modalités d application de la loi et les négociations auprès des conseils scolaires concernent essentiellement les Canadiens français eux-mêmes.Leurs effectifs sont éparpillés en une multitude d associations dont plusieurs sont spontanées, tant de génération que de disparition Aux fins de la Rencontre du 7 juin le Sud-Ontario consiste, en gros, en un territoire d un rayon de 100 milles autour de Toronto, comprenant la péninsule du Niagara Welland et St Catharines, où vit une forte population francophone les petites villes de Fenetan- guishene et Midland sur la baie Géorgienne.Brantford à l'ouest et Belleville à l'est.D’après le recensement Je 1961 le territoire de la cinquième régionale de l’ACFO compterait quelque 62.000 personnes de langue maternelle française D’autre part pour Toronto seulement, certaines estimations récentes établissent le total entre 60.000 et 75.000 Le Sud-Ontario compte plus de 100 associations diverses, dont guère plus de 35 participeront à la Rencontre.L'an dernier, la Rencontre s’était tenue à Toronto et avait attiré plus de 1 000 personnes Cette année, le comité chargé d'organiser la réunion du 7 juin en attend quelque 1.500.dans un hôtel du centre de la capitale ontarienne La Rencontre est d'abord conçue comme réunion sociale pour donner aux Canadiens français du Sud l'occasion de se retrouver entre eux.Depuis quelques années on a voulu lui ajouter un élément intellectuel et éducatif en y organisant un colloque, dont le sujet était, le 1er juin 1968, l’étude du projet de loi portant création des écoles secondaires de langue française le bill devait être adopté un mois plus tard Cette année, l’organisation de la Rencontre entend rapprocher les gens, non seulement pour un jour, mais à long terme, en discutant au colloque des moyens d'améliorer les contacts permanents au niveau des associations et in- dividus et de profiter des moyens de communications déjà existants.Kn autant d'ateliers de travail les participants discuteront !• si jets suivants ; éducation et le rôle des comités consultatifs de langue française près les commissions scolaires publiques, tel que le prévoit la loi 141; la restructuration de l’ACFO et ses effets dans le Sud-Ontario: les moyens de communications écrites et parlées; les mouvements de jeunes tranco-ontariens et leurs contacts entre eux et avec le reste de la francophonie D'autre part M.Johnny Brassard, de Toronto, directeur du comité de la rencontre, prévoit que les groupes cana-diens-français d une quinzaine de villes du Sud présenteront près de 35 candidates au concours pour le choix de Mademoiselle Sud-Ontario La gagnante se verra offrir un voyage de deux semaines en France Mademoiselle Sud-Ontario 1968, Rachel Porte-lance, de Welland, a été accueillie à Paris par des fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères Un banquet de la fraternité terminera la journée du 7 juin M Kierans y prendra la parole La station radiophonique CJBC.du réseau de Radio-Canada, offrira un spectacle de cachet sud-ontarien en présentant deux interprètes et un chansonnier francophones de la région, soit Michel Alain, Monique Brunet et Edouard Labonté suites de la première page AIR CANADA Les négociateurs de 1 AIM sont retournés à Winnipeg.Calgary et Toronto et ce ne serait pas avant la lin de se maine qu'ils seraient de nouveau disponibles, pense M Pitehford Tard, dimanche soir, les négociations furent rompues à Ottawa entre Air Canada et T AIM Les 108 appareils de la compagnie sont immobilisés depuis le 20 avril et Air Canada a fait savoir que ses pertes sont de $580.000 par jour depuis que 6,300 mécaniciens se sont mis en grève plus de 5,000 employés syndiqués de la compagnie sont encore en congé force sans solde, ce qui équivaut a une mise à pied de tout le personnel, hormis les non-syndrques Au nom de l'association internationale des machinistes M.Mike Rygus a déclaré "Nous accueillons avec satisfaction la declaration selon laquelle Air Canada est libre de négocier sans ingérence du gouvernement et sans restriction officielle ou officieuse quant aux normes de négociation" Maintenant que le gouvernement a indique la voie, le syndicat espère que la compagnie "fera des propositions fondées sur le contexte économique de l'industrie" M Eyre réplique Comme toute compagnie canadienne responsable, nous devons nous rendre compte de l'effet que nos décisions auraient sur les tendances inflationniste au Canada Devant le désir exprimé par tes deux parties de reprendre les négociations, reste à savoir qui prendra l’initiative de convoquer ces négociateurs qui ne discutent plus, a toutes fins utiles, depuis le 27 En plus des pertes déclarées par Air Canada, il y a le manque à gagner de plus de 11,000 employés syndiqués, qui ne deviennent éligibles au secours de grève que lundi prochain.YVES GABIAS re de la province, puis en 1968.il fut nommé aux deux nouveaux ministères des Institutions financières, compagnies et Coopérations et à l'Immigration Selon le premier ministre.M Bertrand, ce serait sous les conseils de ses médecins que M.Gabias aurait décide de se retirer de la scène politique.Le premier ministre.M.Bertrand, et le chef de l’Opposition, M Jean Lesage, ont transmis a l'egard de M Ga-bias des voeux de profonde gratitude et de prompt rétablissement.M.Bertrand a pour sa part précisé que la santé de M Gabias était suffisamment bonne pour qu'il puisse vaquer à des occupations moins harassantes que la politique, ce qui porte certains à croire que M Gabias pourrait être nomme juge Elu dans le comté de Donon, au cours d'une élection complémentaire, le 3 mars 1969.M Beaulieu fut assermenté ministre de l'Immigration le 28 mars dernier Avant d’ètre élu a l’Assemblée nationale.M Beaulieu fut initié à la vie politique au sein de l’Union nationale, où il occupe depuis quelques années le poste de directeur général du parti.Le premier ministre, M M Jean-Jacques Bertrand, a annonce que le présent secre taire de la province, M Rémi Paul, sera dorénavant le ministre chargé de la protection civile, en remplacement de M.Gabias BUDGET SANS HAUSSE DE TAXES De plus, le gouvernement a chargé un groupe de travail d étudier tout le problème des droits successoraux en vue d'une réforme Aideaux municipalités Tel que l’avait promis l'Union nationale en 1966 le gouvernement aidera la ville de Montréal à prolonger son métro en direction de l'est, du nord et de l'ouest II prendra à sa charge le service de la dette des emprunts pour la construction des tunnels et des stations Les modalités du projet d'aide seront bientôt soumises à Montréal.Pour venir financièrement en aide aux municipalités.M Dozois a de plus annoncé que • Une plus grande part de la taxe de vente sera cédée aux municipalités rurales • Les villes de 50,000 et plus recevront des subventions spéciales, dont près de $4 millions à la ville de Montréal; • Le gouvernement assumera 50 pour cent de l'intérêt et du remboursement du capital des emprunts contractés en vue de doter la région métropolitaine du Québec d un système unifié de transport en commun Offensive contre Ottawa S'il n augmente pas les impôts.M Dozois maintient toutefois la surtaxe de six pour cent imposée 1 an dernier pour laquelle il blâme Ottawa et il laisse planer la menace d une taxe spéciale advenant que le gouvernement central s obstine a ne pas respecter une entente signée en 1961 et renouvelée en 1967 Le ministre des finances a expliqué qu Ottawa refuse de verser $24 4 millions auxquels le Québec a droit en ver tu d'une entente fedérale-provinciale sur les immobilisations pour la formation technique et professionnelle En déposant le texte de l'accord violé.M.Dozois a dit que si Ottawa persiste dans son refus, il lui faudra emprunter ou imposer une taxe spéciale pour prélever l équivalent de ce que le gouvernement fédéral doit.En vertu de l'entente, a indiqué M Dozois.le Québec devrait recevoir $59 millions en 1969-70 Or, le ministre fédéral des finances, M.Benson, a limité le montant à $34.6 millions Même du strict point de vue juridique a commenté M Dozois, le gouvernement fédéral n'a pas le droit de répudier unilatéralement ses engagements contractuels." Le ministre des finances s'est elevé contre un fédéralisme rigide, niveleur.intransigeant, qui n admettrait plus qu il puisse y avoir différentes façons d’être de vrais Canadiens Il a préconisé plutôt un fédéralisme souple, flexible qui sera assez souple pour harmoniser nos différences au lieu de les supprimer, assez souple pour s'adapter non seulement aux besoins du Québec mais egalement et dans la même mesure aux besoins particuliers des autres provinces Contrôle des dépenses Le discours du budget de M.Dozois met d'autre part l'accent sur l’efficacité administrative et le contrôle des dépenses de deniers publics.A cet égard, le gouvernement a confie à M.Richard Mmeau la tâche de coordonner la multitude des travaux qui visent à resserrer les contrôles financiers et dont les recommandations seront mises en oeuvre au fur et à mesure qu elles seront approuvées par le conseil des ministres.¦ On trouvera d’autres informations sur le discours du budget de M Dozois en pages 8 et 9.Pierre Vadboncoeur Il y a des signes d'une décadence du syndicalisme POMPIDOU ont dit "non à l'opération Defferre.Le PSU ne parait pas, non plus, pouvoir être d'accord La Convention des institutions républicaines de M François Mitterrand, l'ancien candidat unique de la gauche aux élections présidentielles de 1965.ne peut pas non plus se rallier â la candidature de M Defferre Une candidature Defferre.estiment les observateurs.écarterait une candidature Mitterrand M Guy Mollet (SFIQi a annoncé hier soir que son parti ne participerait pas a la rencontre envisagée par la Convention des institutions républicaines et qui devait réunir les partis et les organisations de la gauche pour discuter des bases d une candidature commune de la gauche à 1 élection présidentielle La SFIO parait s'opposer au programme commun réclamé par les communistes et a la candidature unique défendue par les communistes et M.Mitterrand, en tournant officiellement le dos â M Mitterrand.elle tourne aussi le dos au parti communiste de M Waldeck Rochet Cet embarras des communistes se manifeste également dans le domaine syndical La décision de la Confédération générale du travail (de tendance communiste' d annuler le défile des travailleurs le 1er mai à Paris, est motivee, dit-elle, par le désu de "déjouer une vaste provocation" des éléments gauchistes de mai 1968 “au service des pires ennemis des travail-leun”.Au centre, estiment les observateurs.il paraît possible que la candidature de M Defferre écarte celle du candidat centriste qui pourrait être M Alain Poher, president du Sénat assurant l’intérim de la Présidence de la republique Quant au ralliement éventuel des Giscardiens à M Pompidou.il parait vraisemblable depuis que lancien premier ministre est venu sadresser.hier après-midi, aux membres du groupe réunis en présence de M Giscard d Estaing en personne Hier matin les Républicains indépendants tenaient une première réunion dans une atmosphère tendue Les députés de ce groupe qui avaient voté ' oui" au référendum et qui sont disposés à se rallier à la candidature de M Pompidou s'étonnaient que M Giscard d'Estaing ait fait lundi une déclaration qui paraissait la condamner La présence de M Giscard d'Estaing.hier après-midi, (elle n'était pas prévue) à la réunion du groupe devant lequel a "comparu" M.Pompidou.paraissait déjà un signe annonciateur de son évolution.Après avoir entendu l'ancien premier ministre, le groupe des Républicains indépendants a accepté d'envoyer aujourd'hui une délégation chez M Pompidou Si cette rencontre, qui n'exclut pas d'autres contacts personnels, est positive, le groupe pourrait cet après-midi se prononcer en faveur de la candidature de l’ancien premier ministre Les motifs qui ont pu conduire M.Giscard d'Estaing à modifier sa position depuis lundi sont au nombre de trois: -d une part, l’exposé de M Pompidou a pu le convaincre de sa volonté de donner un style plus libéral à la politique du pays : -d’autre part.M Giscard d'Estaing qui s’était à nouveau séparé de la majorité dans l'affaire de l'élection présidentielle risquait de perdre toute autorité sur celui-ci, et de provoquer une scission au sein de son propre parti.- enfin, ü semble qu une candidature de M Antoine Pinay ait perdu hier sa crédibilité devant celle, éventuelle, de M Alain Poher et surtout devant celle de M Gaston Defferre qui peut exercer sur le centre une assez forte séduction M.Georges Pompidou qui vient d'annoncer officiellement sa candidature a été pendant plus de six ans (15 avril 1962-17 juillet 19681 le premier ministre du général de Gaulle II est âgé de 57 ans Conformément a la constitution.il avait remis sa démission apres les élections législatives de juin 1968 au général de Gaulle qui.à la surprise générale, l'accepta Dans une lettre de remerciements, le chef de ( Etat avait demande à son premier ministre démissionnaire de se tenir prêt à tout mandat qui lui serait confié par la nation M Gaston Defferre.qui vient d’obtenir l'investiture du parti socialiste SFIO comme candidat à la prochaine élection présidentielle, est maire de Marseille depuis 1953 Avocat de formation, son entrée dans la vie politique date de la résistance à laquelle il a appartenu comme chef d'un réseau.ainsi que comme membre du comité exécutif du parti socialiste clandestin A ce titre, il a effectué plusieurs voyages à Londres et à Alger pour y rencontrer le général de Gaulle L ENJEU Suite de la page 4 Une bonne partie des professeurs ne se sont pas présentes au college Une minorité d étudiants a franchi les piquets de greve La police est à I tnténeur et à l'extérieur du college.on contrôle étroitement les entrees et sorties De plus, on a demande aux etu diants à qui on a confisqué les cartes d identité, à la fin de l'occupation, de signer des engagements et d expliquer leur conduite Le délai pour ce faire expirait le samedi 26 avril, et les étudiants qui ne s en sont pas prévalus sont expulsés du collège 9 Les négociations locales.Conformement aux rencontres avec des représentants du Ministère de l'Education, les négociations ont repris localement.vendredi le 25 avril, entre le comité exécutif du college et la délégation élue par 1 assembiee générale du 17 avril Alors qu au cours de la rencontre le Président du Conseil d administration.Me Poirier a refusé a la délégation de revenir sur les mécanismes de consultation qui ont joué dans la procédure des non-réengagements, le communique remis le 27 avril déclare qu en raison du fait qu'aucun élément nouveau n a pu être porté a l’attention du par Clément Trudel Comme les Allemands de l’Est votant avec leurs pieds en se réfugiant a l'Ouest, les jeunes ont contesté à leur façon la deuxieme partie du colloque organisé par la CSN.au Plateau hier soir Devant l'absence de véritables discussions et la pléthore d'interventions magistrales, les jeunes ont peu a peu déserté l'auditorium, laissant surtout aux prises entre eux les commentateurs attitrés et les mordus du syndicalisme dans la fonction publique L amorce de la discussion valait bien la peine qu'on s’y attardât un texte de Pierre Vadboncoeur sur le syndi- comité exécutif, celui-ci considéré toujours inopportune la révision des dossiers des onze professeurs Cette réponse, reçue par les étudiants comme une négation grave de tout dialogue.a laissé le conflit entier A la fin de ce film des événements, on peut distinguer trois groupes au Collège de Maisonneuve: at Un premier groupe compose de cinq ou sur administrateurs qui prennent tous les moyens en leur pouvoir pour amener les professeurs et les étudiants a obéir sans condition (suspensions, contrôles très severes.declarations tendant à camoufler la situation reelle au college et visant a faire croire que tout est normal, pressions directes sur certains professeurs et étudiants), bt Une majoritéd é-tudiants et une forte minorité de professeurs qui prennent divers moyens pour que I on n'enterre pas le problème et qui esperent amener une action du conseil d administration ou du ministère.c> Une forte minorité d'étudiants et une faible majorité de professeurs qui croient qu'il n'y a rien a faire, ou qui craignent les sanctions, ou qui, plus responsables que certains administrateurs, pensent qu il est plus important de terminer 1 année à la date prévue par le calendrier (Demain: Deux conceptions de l'éducation s affrontent) calisme a un carrefour conteste par les mouvements sociaux et par une partie de ses adhérents Quels seraient les signes de cette “certaine decadence du syndicalisme " en Amérique du Nord, selon Vadboncoeur?Absentéisme des syndiques aux reunions routine des dirigeants, manque de solidarité ouvrière, baisse du bénévolat le désir de faire carnere comme syndicaliste.assemblées nerveuses où le tumulte est fréquent sentiment que ni la grève ni la convention n ont permis d'atteindre les véritables objectifs, paradoxe entre la liberté acquise au travailleur et les limites connues du syndicalisme.etc II est sûr qu il faut que le système soit renver sé.il n'ést pas bon.il est antidémocratique .Vadboncoeur affinne que le syndicalisme, tel que vécu ces derniers temps, a émoussé la conscience politique des travailleurs, qu il faut lui redonner un rôle capital dans la remise en marche de la démocratie" La tentative du "deuxième front" vaut d’être mentionnée Le theme qui fut quelque peu oublié était le bien commun est-il menace par les grèves dans la fonction publique1 M Léo Roback de l um-versité de Montreal, note que les textes de loi élargissent le droit de grève au Québec mais qu'il y a "rétrécissement de 1 exercice de ce droit de grève" Il se demande si le syndicalisme dans la fonction publique ne souffre pas de méthodes qui étaient surtout faites pour le syndicalisme dans le secteur prive Pour Jean-Paul Breuleux, président du SFPQ lui-meme ancien ouvrier de la voirie la force des fonctionnaires est uniquement, essentiellement politique et doit tendre a libérer le système des ingérences politiques, sorte d hydre renaissante des qu'on lui ampute une tète.Un peu tard, une militante lance la question d'un parti de masse Mme Hélene David, sociologue du travail, répond que la solidarité devrait d a-bord commencer au syndicat et que Tes gouvernants ont beaucoup plus peur d'un syndicat politise que d’un parti Raymond Couture, directeur des grèves de la CSN, ne craint pas d'afficher qu'il se contrf.si le bien commun est battu en brèche ou pas, peu importe ce qu’une greve peut soulever dans la société ("est, selon lui.un gros "job que d’arriver à politiser les fonctionnaires qui, eux devraient être à l'avant-garde et utiliser leurs moyens politiques, la grève et les arrêts de travail quand l'enjeu vaut vraiment qu'on se balte pour l’obtenir Sur les pressions exercées par les syndicats du secteur public M Roback souligne que l'expérience démontre que la politique salariale est BELZILE.CARDINAL, ROY & CIE Comptables agrees AIA1K eflüllE, C A BitRSf Cardin ai.c a CLAUDE RCV, c A RONALD PERRON, C A 2345 est, Belanger Montreal 729-5226 PROVOST & PROVOST Comptables agrees SOG1R PROVOST, C.A ROIÂNÜ PROVOSI.C A 928 est, bout St-Joseph 526-1661 difficilement contestable dans le cadre de la négociation Ce soir, au meme endroit, après visionnement du film de Lamothe sur les travailleurs de la construction a Montréal les participants sont invités officiellement cette fois a contester les structures syndicales: A quoi servent les syn-dicats-1 Ces trois soirs au Plateau servent de prélude à la fête des travailleurs (1er mai) qui sera marquée demain par une marche, du parc Lafontaine au parc Jeanne-Mance marche suivie d’une fête populaire à laquelle tous sont conviés De plus, le conseil central des syndicats nationaux de Montréal tient son congrès annuel du 1er mai au 4 mai dans une salle de la rue de Monfigny LUCIEN DAHME, C.A.Comptables agrees 276 ouest, rue St-Jacques Suite î 10 845-4194 VIAU & ROBIN Comptables agrees LUCIEN D VIAU.C A M iICNfl RC8IN C A JACGUES R CMADUCN.C A ARMAND H VIAU C.A 1.SERGE GERVAIS, C.A GERARD FORGET.C A CLAUDE QUINTAL.C A 4926 ave.Verdun, Verdun 769-3871 Après la démission de Hellyer Aucun remaniement sérieux avant Pété OTTAWA ipar PO N.) La demission du ministre des transports M Paul Hellyer prend effet aujourd'hui Certains avaient prédit qu à court terme elle causerait de grandes difficultés au premier ministre.Six jours apres la demission, rien de cela ne s'est encore produit.Après un moment de surprise et les explications fournies par le premier ministre sur la politique du logement et la politique constitutionnelle le caucus du parti est en voie, dit-on.de se rallier au point de vue du premier ministre et rien n indique que pour l aite parlementaire la blessure causée par le départ du ministre soit très profonde On avait d'autre part prédit qu'a long terme, le ministre des transports pourrait sortir plus fort d un débat qu Tl mènerait vigoureusement à l’intérieur du parti contre certaines politiques du gouvernement Trudeau Cela ne paraît pas non plus devoir se réaliser, d une part parce que le ministre n'a peut-être pas tous les atouts qu Tl faudrait pour y arriver et d autre part, parce que certains chroniqueurs, qui ont eu l oc-casion de causer avec lui récemment, rapportent que contrairement à ce que voulaient laisser croire certains de ses associés, le ministre n'aurait pas du tout l'intention dèntreprendre maintenant une opération qui viserait ultimement a déloger le premier ministre.On voit donc assez mal pour l’instant comment la démission de M Hellyer pourrait se transformer en cette sorte de drame politique que certains laissaient entrevoir Rien d’ailleurs ne serait plus contraire à ta vérité que de laisser entendre que la démission de M Hellyer est le sujet de conversation numéro 1 à Ottawa aujourd'hui Les difficultés immédiates du premier ministre sont donc très mineures • Il doit d’abord se trouver un compagnon de banquette à ta Chambre des communes et comme cette place va d'habitude au numéro 2 du gouvernement, c’est vraisemblablement le ministre des affaires extérieures M.Mitchell Sharp qui occupera cette place.C’est un événement auquel on ne saurait attacher une grande signification • M Trudeau doit en outre confier le ministère des transports à un homme politique qui en assumera la pleine responsabilité devant les Communes.On se perd en conjectures sur ce que le premier ministre choisira de faire à cet egard et s'il aura besoin pour y arriver de faire accéder un député de Toronto au cabinet.Si cela devait se produire, les noms qui sont le plus souvent mentionnés sont ceux de M.Phil Givens qui se mord les pouces dans le rôle peu éclatant de back bencher et de M Richard Stanbury.un jeune depute qui a par surcroît 1 avantage d'avoir etc près de M.Trudeau, durant la campagne pour le leadership Si par ailleurs il n'entre pas de sang neuf au cabinet, un petit remaniement pourrait impliquer l'actuel président du conseil privé M.Donald Macdonald, l’actuel ministre de la main-d’oeuvre et de l'immigration M Allan MacEachen ainsi que le ministre sans portefeuille chargé des transports M.James Richardson Il semble qu'on doive exclure pour l'instant un remaniement majeur du cabinet qui aurait plutôt lieu au cours de l’été, vraisemblablement peu de temps après l’ajournement des travaux de la Chambre, de façon à permettre aux ministres de se familiariser avec leurs nouvelles responsabilités bien avant d’avoir à se présenter en Chambre à l’automne Duval, Buteau & Cie COMPTABLES AGRÉES 1 59 ouest, rue Craig, Montreal 1 861 -9987 Mallette, IS’ormandin & Cie René de Cotret & Cie Comptables agrees J«Ori Csriguy.C.A, lovu-R Morin.C.A P»*rr# J, Seguin, C A AntJre St-Arnaud, C.A Bernard ProuLx.C A Pierre D 8o - ' .Pourquoi, les services municipaux comme le métro ne se-raient-ils pas alors prestigieux Pourquoi les citoyens seraient-ils condamnés a prendre le métro?Pourquoi ne peuvent-ils pas plutôt bénéficier du métro f,es stations de métro auraient pu ressembler à de vastes salles de toilettes Pourquoi les citoyens ne pourraient-ils pas prendre un moyen de transport qui les rende un peu heureux ou un peu moins malheureux?" Parlant ensuite de l'Expo et de Terre des Hommes, le maire a dit que c’est lorsqu'on a parlé de fenner Terre des hommes, qu’on a commencé à se rendre compte de l'importance de son aspect economique S'il faut enlever les mots prestigieux, et culturel de cette réalisation, je veux bien mais alors, nous l’appellerons "l'usine Terre des hommes ".Pour nous, il nous a apparu de notre devoir d'appliquer à la lettre la vraie signification des mots urbanisme et humanisme fl taut donc, a conclu le maire, ne pas donner un sens superficiel au mot prestige et aux réalisations auxquelles ce mot se rattache et qui sont des choses essentielles Un journaliste lui a fait remarquer que ceux qui reprochaient à l'administration sa politique de prestige étaient surtout les assistés sociaux, ceux qui vivent dans des logements insalubres ou ceux qui sont victimes de la non-application par la ville de Montreal du bill 12.M Drapeau a répondu qu'un projet de rénovation de plus de $150 millions était actuellement en cours.Mais, a-t-il dit.l'exécution doit se faire d'une façon humanitaire en ce qui concerne le relogement de ceux qui seront dé placés et tout cela prend du temps.C'est beaucoup plus simple de percer un tunnel pour le métro et de remplir de terre une partie du fleuve Saint-Laurent Mats, a-t-il, dans quelques années.Montréal sera cité en exemple pour sa politique de logement Mais entre-temps il faut mettre sur la même longueur d’ondes d'autres gouvernements et cela prend du temps Oui.ceci est pour rappeler aux contribuables que c’est aujourd'hui la date limite de production des déclarations d'impôt pour l'année 1968 Après cette date, tous les impôts dus sont assujettis à une pénalité pour production tardive de 5% de l'impôt impayé et à un intérêt de 6% par annee.L an dernier, près de 2 millions de contribuables ont produit leur déclaration à la dernière minute; près de 1,250.000 ont bénéficié d'un remboursement.Cette année, il y aura près de 8.500.000 déclarations d'impôt à traiter au centre des données fiscales d'ottawa ou il y a 500 perforatrices et 3,000 employés, dont 900 mécanographes, de ce temps-ci.Les déclarations des contribuables représentent 120 tonnes de courrier réparti dans 6,1000 sacs.Dans le bâtiment Un écart de langage a failli compromettre le front commun FTQ-CSN Un moment, on a craint hier que le front commun FTQ-CSN dans le batiment ne s'écroule.à cause de ce que la CSN considère comme un écart de langage" d'un dirigeant du local 568 i électriciens) lors d'une assemblée tenue lundi soir On finit toutefois par colmater les brèches et le front commun tient tou-jours, malgré l'incident de lundi ou M.Henri Gagnon, du local 568.avait déclare devant l'assemblée syndicale que la CSN mettait les bois dans les roues", dans les négociations en cours.Rien de bien nouveau n'est a signaler dans la conciliation dirigée depuis vendredi par M Raymond Lachapelle, désigné spécialement par le ministère québécois du travail Les pourparlers se tiennent toujours dans un motel de la métropole et tournent autour de la sécurité d emploi par le placement "syndical", selon les données toumies par les deux centrales syndicales dans une conférence de presse en date du 14 avril L’industrie de la construction est régie, depuis décembre 1968.par le bill 290 qui détermine les conditions générales de travail dans ce secteur de l’économie et autorise les centrales CSN et FTQ ainsi que cinq associations patronales à signer des conventions collec- tives Une fois signées les conventions, un décret vient ratifier l'entente pour ia durée dont ont convenu les parties A la veille du 1er mai, il y a heu d'être pessimiste devant le peu de progrès des pourparlers car c'est demain pour plus de 70,000 travailleurs de la construction dans 10 régions du Québec la fin des décrets les régissant Grève, grève tournante, escalade de i'arrêt de travail restent possibles Mais une entente de dernière heure est aussi possible.Les syndiqués réclament une enquête à l'hôpital La Pietà Création d'une Association antîHo-québécoise A l’initiative de plusieurs Haitiens.Martiniquais et Guadeloupéens établis au Quebec.une "Association antillo-quebécotse de langue française " vient d’être créée à Montréal Née du besoin de contacts et d'echanges culturels et economiques plus étroits entre le Canada français et les Antilles françaises, cette nouvelle association va s'efforcer egalement de développer des liens directs entre Québécois ei Antillais vivant dans la province et aux Antilles.Plusieurs rainions ont déjà eu lieu dans la métropole auxquelles participaient de nombreux Québécois et prochainement.sera constitue le conseil d’administration de l’association dont feront partie Québécois et Antillais.De plus, des soirees mensuelles sont organisées au cours desquelles les membres de l’Association peuvent non seulement se rencontrer mais aussi voir des films et entendre des exposes sur les principales lies des Antilles.Cette initiative, particulièrement heureuse, s'inspire du désir des Antillais de s intégrer davantage encore à la communauté québécoise et de la nécessité d'une cooperation plus soutenue entre les communautés francophones de l'he-misphère américain cooperation à laquelle s’intéressent déjà les gouvernements de Quebec et d’Ottawa.Pour plus d’intormations, s'adresser a Mlle Marlène Vaicin, 254-5429.La campagne des fédérations prolongée jusqu'au 14 mai ?L inquietude persiste chez les dirigeants de ia campagne des federations du grand Montréal.Hier soir, on avait recueilli $7,238.134.soit 67 p.c.de l'objectif de $10.8 millions En principe, la campagne doit se terminer à minuit ce sou Mais il se pourrait que les dirigeants décident, cet apres-muii, de prolonger la campagne jusqu au 14 mai, date a laquelle les résultats devaient être rendus publics.par Francois Barbeau S'il faut en croire les membres du syndicat national des employés de l’hôpital La Pietà de Hull (pour maladies chroniques).les conditions d'hospitalisation dans cette institution sont assez tristes.Par contre, l’administration de l’hôpital, par la voix de son conseiller juridique.Me Claude Boulanger, affirme que les revendications formulées hier par le syndicat au cours d’une conférence de presse à Montréal ne sont pas vraiment ia cause du conflit patronai-syn-dical qui a conduit, le 18 avril, à ia tenue de journées d’études qui durent encore.Le syndicat au cours de sa conférence de presse, a divulgué le contenu d'un mémoire qu'il a fait parvenir au ministre de la santé.M Jean-Paul Cloutier, dans lequel il demande la tenue d'une enquête publique à l'hôpital La Pietà, en vertu de la loi des hôpitaux, la délégation, par le lieutenant-gouverneur en conseil.d'un administrateur à l'hôpital pour convenir avec le syndicat d’un réglement au conflit actuel: une augmentation du nombre des employés; le respect intégral de la convention collective; une meilleure alimentation pour les patients; l’élimination des insectes qui infestent la cuisine; une quantité suffisante de literie pour les patients.Dans ce mémoire, on fait grand état de la nourriture servie aux patients On donne comme exemple du foie de boeuf moisi, vert et de très mauvaise odeur même après la cuisson" qui a été servi aux patients le six mars 1969 On y rapporte aussi des incursions que des chiens ont faites dans des plats de [lèches plus tard servies à des patients apres que les employés eurent refuse de les manger.Certains employés ont dû laisser leur travail à ta suite de mauvais repas, souffrant de nausées et de vomissements, peut-on lire dans le mémoire.Dans ce document d’une dizaine de pages, le syndicat reproche aussi à l’administration de l’hôpital de ne pas avoir embauché assez de personnel qualifié pour les divers services ef de ne pas remplacer les employés qui s’absentent pour congés hebdomadaires, congés de ia maladie ou pour vacances C'est au chapitre des soins hospitaliers que les accusations syndicales sont les plus graves On y lit notamment que la directrice des soins infirmiers nursing) a recommandé à son personnel de ne changer que ies patients qui ont leur connaissance, d’enlever la sonnette aux patients qui sonnent trop souvent”, de ne pas changer les patients selon les normes établies".Tl est déshonorant pour les salariés de continuer, d’une façon évidente, d’ètre complices d’une administration fantoche " D'apres ces salaries.les directives des soins et services sont immorals et démontrent une absence totale d’ethique élémentaire, et c’est pourquoi ils croient de leur devoir de dénoncer publiquement cette situation La partie patronale, pour sa part, rejointe au téléphoné, a souligné que les normes établies par le ministère de la sanie quant a la proportion employés patients étaient, largement dépassées à l’hôpital La Pietà.et que les revendications syndicales sur cette question n’étaient pas fondées.Elle a aussi expliqué que T'affaire" du foie de boeuf était née du fait que du foie, s’il n’est pas servi immédiatement après cuisson, comme c’est le cas dans les hôpitaux, où les repas doivent être montés aux étages puis réchauffés, revêt toujours une couleur peu appétissante.L'administration a reconnu la véracité de certaines affirmations syndicales, notamment que la directrice du Hôpitaux et médecins réclament la liberté face à Tavortement M.Robert Lavigne.président de l’Association des bureaux médicaux des hôpitaux du Québec, a déclaré hier que les hôpitaux ne devraient pas être obligés d’établir des services pour l'avortement et que les médecins ne devraient pas être forces d’effectuer de telles interventions.Ia> bill du gouvernement fédéral en vue d'amender le code criminel abolirait les sanctions légales contre l’avortement lorsque ia santé d’une future mère serait mise en danger par l'accouchement.Lavigne a déclaré que "ceux qui refuseraient de participer à un avortement pour des raisons de conscience personnelle ou des raisons d’éthique professionnelle devraient ob- Timbres usagés Les Franciscaines missionnaires de Marie recevront avec une très vive reconnaissance les timbres usages qu on voudra bien leur envoyer pour leurs oeuvres.Adressez vos envois comme suit: Franciscaines missionnaires de Marie, 80 est, rue Laurier, Montreal 151, a/s Sr Marie Martial.nursing avait donné ordre d’ô-ter.dans les chambres de certains patients, le système de sonnette relié au poste des infirmières.Certains de nos patients, a-t-on expliqué, ont perdu la mémoire et sonnaient pour reclamer des soins qu'on venait à peine de leur donner Dans ce cas, il valait mieux les empêcher d'appeler les infirmières au détriment des autres patients.Le porte-parole patronal a d'autre part explique que les revendications syndicales étaient en tous points pareilles à celles des employés de Lhopital du Sacré-Cœur de Hull, mais qu'à ce dernier hôpital.les syndiqués avaient jugé qu’elles ne valaient fias la peine de déclencher une grève ou des journées d’étude Tout n’est pas parfait a La Pietà.a dit le porte-parole, en faisant remarquer toutefois que le syndicat n'avait pas accepté de presenter des revendications par écrit à l'administration avant d’en faire part au ministre de ia santé La direction, a-t-ü poursuivi.fera sûrement valoir au ministère de la santé, a la suite de ce mémoire, que le conseil d’administration a été blessé dans sa dignité et demandera au syndicat de se retracter Notre premier objectif, a-t-il conclu, est de rouvrir l'hôpital le plus tôt possible, et il est faux de prétendre que nous refusons de négocier avec le syndicat.A McGill Les frais de scolarité des étudiants québécois diminueront à l automne (Presse Canadienne) L’université McGill a adopte une nou\el!e échelle de irais de scolarité pour les etudiants qui vont s’inscrire en automne Pour ta première fois, une distinction est laite entre étudiants québécois et etudiants non québécois.Les non québécois payeront entre $185 et $255 de plus par année.Pour les Québécois la scolarité sera de $4Wl pour toutes les facultés.à l’exception de celles de l’agriculture et de l’économie domestique, dont la scolarité est fixée a $450.i4*s étudiants non québécois acquitteront 1a scolarité normale, qui se situe entre $635 et $715.¦ nomination QUEBEC (PC) M Guy Hamel.président de l’Action sociale Ltee.qui publie le jour nal l'Action, et de l’Action sociale catholique, a annoncé la nomination de M Fernand Blais au poste de directeur des deux compagnies M Hamel cumulait jusqu ici les postes de président et directeur general des deux entreprises M Blais âge de 47 ans.est à I emploi de l'Action sociale Liée depuis de nombreuses années Il remplissait auparavant la fonction d'adjoint au président Au printemps l’eau dégoutte.Luîtes instaHer ies GOUTTIERES "PRIMEAU” OoivonM* • Cuivre • Alumtruutr Estimation gratuit( MONTREAL 322-4160 QUEBEC 872-9244 PRIMEAU METAL INC.C.E.G.E.P DE SAINT LAURENT Cours d’ete 1 969 te service de l'Education Permanente organise TROIS sessions de COURS D'ETE.SESSION SPECIALE: a l'intention des gnants désirant terminer le brevet A.Du 12 mai au 4 juillet (date limite cription: 7 mai).Philo 101 Philo 301 Philo 201 Philo 401 ensei- d'ins- SESSIONS REGULIERES: L'une le soir, commençant limite d'inscription.- 26 mai).L'une le jour, commençant limite d'inscription: 9 juin).le 16 juin (date le 2 juillet (date Cours obligatoires de le et 2e années de CEGEP Cours de concentration de lere annee (cours general).Réclamez le prospectus cours d ele au: Service de l’Education Permanente, 845, bout Ste-Croix, St-Laurent, Montreal 379, P.Q.Tel.: 747-2444 poste 58 tenir la même garantie de leurs droits que ceux qui désirent effectuer de telles operations Le débat sur ee bill concernant les amendements du code criminel se poursuit aux Communes L'Association déclare représenter les coaseils médicaux de 60 pour cent des hôpitaux du Québec, soit environ 1,000 médecins.Ton deux.?C'est à minuit, que les souscriptions a la taxe volontaire d'avril devront être reçues au plus tard.A ia fermeture, lundi soir : 28-4-69), les souscriptions se chiffraient a $822.104.dont $59.988 pour la journée même.Les dirigeants de la taxe sont à peu près sûrs de dépasser une fois de plus le miliion avec les entrees de mardi et mercredi Terre des Hommes L'Algérie annonce qu’efie participera à Terre des Hommes 1969.Pour ia troisième fois, ce pays sera present à l'exposition internationale de Montreal qui aura lieu t'eue annee du 12 juin au 7 septembre FACULTÉ D'ÉDUCATION UNIVERSITÉ D’OTTAWA Cours d'eté (2 juillet au 1 2 août 1 969) Cours conduisant au M.Ed.M.A.(Ed.)f Ph.D.(Ed.), dans le domaine de$ concentrations suivantes: A.tes fondements de l'éducation, B.Administration et supervision de l'éducation, C.Fondements psychologiques, D.Mesure et experimentation, E.Orientation.8.00 A M • ED 0351 F Fondements philosophiques de l'éduc.(2 cr } 2 juil 23 juil.• ED 0854 F Philosophies contemporaines de l educ.(2 cr 24 |uii 12 oout ED 0305 F Hygiene mentale et dynamismes humains (4 cr.) PE 0403 F La statistique II (4 cr.) PE 0122 F Tests et mesures psychopedagogiques (4 cr ).• ED 0321 F les principes d’onentotion et l'odm des services (2 cr ) 2 iuil 23 ju«l • PE 0310 F Le travail de groupe 12 cr.) 24 juil.12 oout 10.30 A M PE 0400 F Theories et techniques du counselling ( 4 cr ).ED 0389 F Education comparée (4 cr.) Pf: 0103 F Statistique I {4 cr.).ED 0581 F Les theories de l odmimstrotion scolaire (4 cr.) ED 0343 F Theories de l'opprentissoge et enseignement (4 cr.).• PS 0530 F l'enfonce exceptionnelle (2 cr.) 2 juil 23 |uil • ED 0285 F les difficultés d'opprentissoge (2 cr.) 24 juil.I?oout 1.30P.M •• PE 0409 F tes tests d'aptitude (4 cr.).ED 0521 F Psychologie de l enfcnt d âge scolaire (4 cr ; 4.30 PM • ED 0390 F le leadership dons l'odm scolaire (2 cr.) 2 |uii 23 fui! • ED 0579 F tes relations humaines en odm scolaire (2 cr.) 24 |utl.- 12 août • ED 0353 F Fondements sociol de l'éduc.I (2 cr.) 2 juil 23 |uil • ED 0853 F Fondements sociol de I éduc.Il (2 cr.) 24 juil.- 12 oout ED 0319 F Lo personnalité (4 cr.) * (PS3434) 6.00 P M ED 0301 F Recherche pedagogique (4 cr.).ED 0482 F Theories modernes de supervision (4 cr.).PS 0530 F Psychologie d» l'adolescence sera donnée en fronçais s'il y o vingt (20) inscriptions.• Indique les demi-cours, •• Minimum de 12 etudiants est requis.Pour renseignements supplémentaires s adresser à: Doyen, Faculté d'Education, Université d'Ottawa, Ottawa 2, Ontario, Canada.i A Le Devoir, mercredi.30 avril 1 969 éditorial Le portage fiscal proposé par la Chambre de Commerce La Chambre de rommerce du district de Montréal vient de publier ce qu elle appelle un essai de solution du partage fiscal au Canada.La formule proposée vise à l ex-clusivité des champs d imposition pour chacun des deux ordres de gouvernement On laisserait au gouvernement fédéral tous les impôts sur le revenu en plus des droits de douane tandis que les provinces auraient les impôts à la consommation et les impôts sur le capital, les provinces à leur tour remettraient l’impôt foncier aux municipalités à certaines conditions Un tel partage parait fort simple à première vue.mais la proposition ne résisté guère à ( analyse, car appliquée telle quelle et dans toute sa rigoureuse simplicité, elle irait à l'encontre des besoins qui imposent un nouveau partage des ressources fiscales entre Ottawa et les provinces.C est pourquoi la Chambre a jugé bon d apporter à ce partage des atténuations qui risqueraient de compliquer les choses et de susciter de nouveaux conflits Le mémoire note que cette solution, l’exclusivité des champs d imposition, a déjà été proposée à la Commission royale d enquête de Québec sur la fiscalité (Commission Bélanger), mais cette commission ne l a pas acceptée puisqu'elle a jugé au contraire que le gouvernement du Québec ne devrait pas hésiter à recourir davantage à l’impôt sur le revenu des particuliers • Pour justifier le partage fiscal proposé, la Chambre prend comme base la réparti tion des principales responsabilités des deux ordres de gouvernement.Elle estime avec raison que le gouvernement fédéral est le principal responsable de 1 économie nationale et qu il doit chercher à corriger les disparités régionales d’autre part, elle juge nue les principales responsabilités du gouvernement provincial sont la redistribution des richesses entre les individus et la promotion de l'économie provinciale On voit mal comment cette répartition des responsabilités puisse justifier l attribution des impôts sur le revenu au seul gouvernement fédéral, puisque la redistribution des ri chesses entre les individus, qui embrasse notamment toute la sécurité sociale, peut s'effectuer dans une large mesure par le régime d impôt progressif sur le revenu qui mesure les contributions a la capacité de payer Ce serait sans doute plus commode de pouvoir répartir les champs d imposition en exclusivité aux divers gouvernements.Mais cela ne colle pas à la réalité La Chambre juge nécessaire de préconiser deux exceptions majeures au partage qu elle proprise et qu elle présente comme des modalités d application La première est la péréquation.par laquelle le gouvernement fé-dwai continuerait de remettre aux provinces une partie de l'impôt sur le revenu pour corriger les disparités des ressources fiscales des provinces • Mais en plus de cette disparité qui est due à l'inégalité du développement économique des régions et des provinces, il faut tenir compte d un autre élément majeur du problème fiscal canadien; le mémoire rappelle que ce sont les besoins et les dépenses des provinces qui augmentent le plus rapidement au pays: éducation, bien-être social, santé, et que d autre part l'impôt sur le revenu est plus dynamique que les impôts à la consommation, que son rendement grandit de façon plus rapide Ce devrait être une raison pour que les provinces obtiennent une pfus forte part de cet impôt Pour corriger l'illogisme du partage suggéré, la Chambre recourt à un moyen qui parait fort compliqué des spécialistes peuvent mettre au point une formule qui permette aux provinces de participer a la croissance supérieure des rentrées fiscales dues à la plus grande élasticité de l impôt sur le revenu Les experts pourraient sûrement trouver un tel mécanisme par lequel, en plus d'assurer la péréquation entre les provinces.le gouvernement central remettrait aux provinces une part des impôts sur le revenu ; mais ce serait la source de nouveaux conflits entre les gouvernements.Ottawa garderait ainsi la haute main sur la fiscalité et pourrait imposer ses conditions comme il l'a fait à maintes reprises en instituant, de façon unilatérale, des programmes à frais partagés que les provinces ne peuvent pas refuseï sans se priver de subventions financées par leurs citoyens • Le projet soumis par la Chambre apporte un autre élément de confusion Parce que l'impôt sur le revenu est un instrument essentiel de la politique économique, on veut l’attribuer exclusivement au gouvernement central.Mais l’impôt sur le revenu des particuliers a aussi une influence sur les politiques sociales, et à cause de cela on propose* que chaque province puisse établir la progressivité des taux d imposition qu elle jugerait appropriée pour ses contribuables.Il faudrait toutefois que le total des recettes ne dépasse pas la somme totale prévue selon les taux d imposition fixes par le gouvernement fédéral Et si le total est inférieur au montant prévu par Ottawa, la province devrait rembourser la dif férence L'on peut se demander de quelle utilité réelle serait ce pouvoir accordé aux provinces de répartir à leur gré un fardeau fiscal dont la somme globale serait déterminée par Ottawa Mais les inconvénients sont évidents.La Commission Bélanger a formulé le souhait que la loi québécoise de l’impôt sur le revenu "soit revisée entièrement pour concorder avec la loi fédérale qui régit également l'impôt sur le revenu des particuliers levé par les autres gouvernements provinciaux Deux attitudes sont possibles à ce sujet.On peut fort bien soutenir que le Québec doive établir sa propre répartition de 1 impôt sur le revenu, ou au contraire qu il vaut mieux que les barèmes soient uniformes autant que possible d un bout à l’autre du pays.Mais pourquoi devrait-on attribuer les impôts sur le revenu en exclusivité à Ottawa si l’on permet ensuite à chaque province d établir la progressivité des taux pour ses contribuables'’ Cette formule parait atténuer fortement les avantages qu invoque la Chambre en faveur de son projet réduction des tensions et conflits entre le pouvoir fédéral et les provinces; efficacité administrative par une seule perception et une seule conception de I mpôt sur le revenu simplicité pour le contribuable grâce à un seul impôt, une seule déclaration, une seule procédure d’appel • Le projet de la Chambre soulevé donc plusieurs points d'interrelation quant aux avantages invoqués.Il présente de plus le grave danger d un renversement complet du régime fiscal prévu par la constitution canadienne, puisqu on attribuerait aux provinces uniquement les impôts indirects, alors que LAANB ne leur donne accès qu aux impôts directs en concurrence avec Ottawa.Le mémoire de la Chambre prête flanc à une autre objection, c’est un document qui reste dans les généralités, qui pose des principes pour multiplier ensuite les exceptions; on n'y trouve pas de données ou de prévisions sur les résultats financiers et budgétaires d un programme aussi révolutionnaire.La proposition d’un changement aussi radical devrait au moins être accompagnée d une étude sur ses résultats probables.Paul SAURIOL L enjeu de la crise au collège de Maisonneuve 1) Le film des événements depuis l'ouverture de la deuxième session par Gilbert Paquette • M Gilbert Raquette est chef du département de mathématiques au CEGEP de Maisonneuve et coordonnateur de l’enseignement de la mathématique pour le niveau collégial L information diffusée jusqu’à ce jour sur les événements qui secouent le Collège de Maisonneuve depuis bientôt un mois ne permet pas de saisir le véritable enjeu de cette lutte; la démocratisation du fonctionnement du CEGEP telle que le favorise le Bill 21.Aussi faut-il resituer le non-réengagement de onze professeurs dans une perspective plus large si l’on veut comprendre l’action d’une majorité d’étudiants et d un bon nombre de professeurs de ce collège.Voici d abord un résumé des événements depuis le début de la deuxieme session 1 A la suite de la fermeture du collège par la Direction les 23 et 24 janvier, une entente intervient entre les étudiants, les professeurs et la Direction afin d’instaurer un meilleur climat pour la deuxième session.La Direction des Services pédagogiques (DSP) annonce alors son intention de rencontrer plus souvent les professeurs dans leurs départements Les étudiants décident de participer à la Commission pédagogique et au Conseil d administration malgré des griefs importants qu’ils ont concernant ces organismes.Le Syndicat des professeurs forme un comité de sept membres afin d étudier comment adapter les structures à une réelle participation des trois groupes étudiants, professeurs, Direction aux prises de décision qui les impliquent.2 Du 25 janvier au 1er avril, les discussions se poursuivent dans l’ordre mais le fonctionnement est difficile.Le comité tripartite sur lequel on s’est entendu le 25 janvier, n a pas l’occasion de fonctionner malgré son urgente nécessité aux yeux de tous à la suite des événements de janvier, maigre les demandes répétées du Syndicat des professeurs Cependant, des comités bipartites administrateurs étudiants et administrateurs-professeurs se réums- sent (2 fois pour le premier.3 pour le deuxieme) Du côte des étudiants, on discute surtout de la levée des mesures d exception prises par l admimstra-tion depuis octobre.Avec les professeurs, la Direction parle principalement du droit de gérance exclusif de l'administration et de I esprit du CEGEP; elle affirme, entre autres, qu elle seule peut décider du type d enseignant qui doit travailler au CEGEP.Dans le cas de non-réengagement, le Syndicat des professeurs propose à la DSP, au début du mois de mars, de rencontrer les personnes concernées afin que celles-ci puissent être mises au courant des raisons qui motivent une telle décision A cette même époque, plusieurs professeurs reçoivent des lettres de blâme pour leur participation aux activités étudiantes.ceci malgré la désescalade convenue entre les trois parties le 25 janvier (Il s’avérera par la suite que parmi les 5 récipiendaires de ces lettres.4 ne seront pas réengagés.) La Commission pédagogique (CP) se réunit six fois en deux mois, mais le travail y est pénible a) La CP crée diitérents comités pour etudier les statuts de la Commission, le régime pedagogique ( Wü d'absences).la norme "un professeur 15 étudiants" proposée par le gouvernement à la table de négociation provinciale, l’équipement audio-visuel du collège et le questionnaire élaboré par la DSP pour le réengagement des professeurs Sur les trois premières questions, les rapports des comités ne sont pas acceptés par la DSP, les recommandations sur l’au-dio-visuel sont devancées par des décisions de la DSP et le questionnaire pour le réengagement ne peut être étudié à temps (soit avant le 1er avril) parce que la CP n’a pu s'en saisir qu à la fin du mois de mars, b) La DSP ne soumet aucun projet pour étude sauf les grilles de cours pour l’an Krochain; celles-ci sont d ail-*urs présentées en vitesse car la DSP n accorde qu un délai de deux jours pour recevoir des suggestions.C’est dans ce Çrogramme de cours pour 69-0 que b CP a pu découvrir les coupures importantes que la DSP entendait faire dans les sciences sociales et 1 histoire de l’art surtout, mais aussi en psychologie et en français c) La DSP critique durement les professeurs et le travail de la CP d’une façon que les membres de la CP trouvent injustifiée.Ceux-ci votent un blâme à b DSP A la suite de quoi, un comité DSP-professeurs-étu-diants est mis sur pied pour faciliter les relations par une coordination des projets de la Direction des Services pedagogiques et de ceux de la Commission pedagogique 3 le vendredi 2X mars, la DSP convoque onze professeurs pour leur signifier leur non-réengagement.Ceci survient sans que ces personnes aient reçu d'avertissement préalable.sans que l’on tienne compte du questionnaire préparé par la DSP elle-même, auquel devaient répondre les chefs de département et dans lequel il y avait pour la plupart des professeurs concernés un très grand nombre de points positifs.Il faut également ajouter que la DSP n indique à personne ni ses critères d évaluation ni ses motifs, sauf aux onze professeurs non-réengagés auxquels elle confie sans plus ni moins “.insuffisance d’éléments positifs au dossier A une question de l’exécutif du Syndicat des professeurs pour savoir si la DSP entend expliquer plus longuement sa decision, celle-ci répond que si un professeur demande par écrit les motifs de son non-réengagement, on lui écrira b phrase qui précède.4 Toutes les démarches du Syndicat des professeurs se soldent par un échec.Dès le vendredi 28 mars.l'exécutif du Syndicat propose à la DSP de rouvrir les dossiers et d’allonger la période de probation d'un an pour les cas où sa décision aurait pu être déterminée par l’imminence de la permanence (accordée au bout de b deuxième année d’enseignement sous l’actuelle convention qui régit les professeurs du Collège de Maisonneuve) L’exécutif fondait sa démarche sur une affirmation plusieurs fois répétée par le Père Arseneau, DSP et voulant que l’actuelle période de probation soit trop trêve et n’accorde pas à la DSP un temps suffisant pour évaluer convenablement tous les nouveaux professeurs, également, l’executif s'appuyait sur un article de la prochaine convention déjà paraphé par les deux parties patronale et syndicale La DSP refuse la proposition syndicale et affirme qu'il y a un abcès à crever Le mardi 1er avril, a i'u-nanimite moins une abstention, le Syndicat des professeurs vote une proposition demandant h création d’un comité formé de trois professeurs et de trois administrateurs pour reétudier les dossiers des professeurs qui en feraient la demande Cette proposition est refusee au niveau du comité exécutif du collège Elle est alors présentée au Conseil d administration qui.après une discussion de deux heures, juge inopportun de revenir sur la décision du comité exécutif par un vote à 12 pour.5 contre, les membres du comité exécutif font valoir que reconsidérer la décision constituerait un vote de blâme contre eux, ce qui devrait amener leur demission Par la suite, le Syndicat des professeurs se scinde en deux groupes presque égaux, une partie des professeurs estimant qu il n’y a plus rien à faire et qu il vaut mieux recommencer les cours.5 les étudiants réagissent aux diverses initiatives du Syndicat des professeurs et ne recourent a l'occupation pédagogique que devant le refus du Conseil d’administration.Ils invitent la DSP à une assemblée générale Celle-ci affirme qu il n’y a aucun recours possible dans le cas des onze professeurs.Les étudiants manifestent par b suite en circulant dans le collège.Ils demandent la tenue d’une journée d'étude sur la question.La Direction des Services aux étudiants (DSE) propose plutôt une journée d'étude pour l’autre semaine et qui ne devrait pas porter sur la question des non-réengagements.Les étudiants organisent quand même une telle journée A une assemblée générale subséquente, les étudiants refusent l'occupation et optent pour un teach-m qui n'interrompt pas les cours (lundi 14 avril).Le lendemain, à b suite du refus du Conseil d’administration, ils décident l'occupation pédagogique (i.e occupation des locaux sans interruption des cours) et.diverses mesures destinées à attirer l'attention du public sur la question (dont le renvoi de l'actuel personnel de direction et l établissement de procédures pour l’engagement d'une nouvelle direction) L’occupation se déroule en ordre à par-tir de 23hOO.le mardi 15 avril L administration délogé les étudiants et les professeurs à l’aide de l’escouade anti-émeute, vers 6h30 le 16 avril, et ferme le college jusqu'au lundi 21 avril.Réunis en assemblée générale au Centre Pau-Sauvé.le jeudi 17 avril, les étudiants votent la grève a 67G et entreprennent des démarches a Québec demandant la révision des dossiers des professeurs, ainsi que la levée des sanctions.6 - Le vendredi 18 avril, la DSP convoque les professeurs et leur signifie qu ils devront être en classe lundi matin.En réponse a une question.M.Arseneau affirme que même s'il n’y avait que 200 etudiants dans le collège, celui-ci devrait fonctionner L après-midi.par un vote a 48 pour et 46 contre, les professeurs décident que maigre la conduite erratique de l admimstration.ils sont prêts à rentrer Cependant.45 professeurs signent la pétition suivante, qui est remise à Québec: "Nous soussignés croyons qu une administration qui a refusé aux professeurs dont le contrat, n a pas été renouvelé, des recours auxquels ils avaient droit selon la convention collective provinciale négociée actuellement, a fait peuve d un légalisme, d’une rigidité et au fond d'une faiblesse incompatibles avec 1 exercice de ses fonctions.’’ 7 Les démarches à Quebec.Les demandes sont présentées.le dimanche 20 avril, à MM Desbiens et Landry du Ministère de l'Education.Ceux-ci proposent des solutions qui permettraient de respecter l’autonomie des CEGEP tout en répondant à ces demandes.Le 21 avril.Monsieur Arseneau, un professeur et un étudiant sont convoqués au bureau du sous-ministre de l'Education, Monsieur Arthur Tremblay pour y discuter de solutions possibles A cette rencontre, les représentants du ministère cherchent a démontrer que malgré l’importance du conflit, celui-ci ne peut intervenir dans la mesure où les CEGEP sont des corporations publiques autonomes.8 Au cours de la derniere semaine, soit du 21 au 25 avril, le collège a été desorganisé.Suit* à la paqa 2 1 -Fort des appuis que je reçois de tout mon organisme 5a vr La presse devant la loi L'information peut-elle constituer une violation du droit à l'intimité ?par Normand Lépme Jusqu’à quel point les organes d’information et de publicité peuvent-ils envahir délibérément l'intimite des personnes, quelle que soit la fin poursuivie’' Au Québec, le problème semble ne s'être posé qu une seule fois devant les tribunaux civils.Il s'agit de l’arrêt Robbins c.CBC Un honnête spectateur d’une émission du réseau anglais de Radio-Canada, Tabloid, exprime dans une lettre qu il expedie aux animateurs le fond de sa pensee sur le contenu de l’émission Irrites.les animateurs décident de lui répondre sur les ondes! Le soir d'une émission, on lit la lettre du monsieur, on fait quelques commentaires assez acides à [ endroit du signataire.puis on demande aux spectateurs de faire quelque chose pour remonter le moral" du monsieur insatisfait de l'émission Pour faciliter la tâche des spectateurs, les animateurs de Tabloid revelent le nom.T adresse et le numéro de téléphone du monsieur On devine la suite! Résultat le monsieur fait une dépression nerveuse, il est hospitalisé et perd une partie de sa clientèle (il est médecin dans un quartier huppe de Montreal) Il intente par ta suite une action en dommages-interèts contre la Société d’Etat et gagne.Son action était basee sur l’article 1053 du Code civil du Quebec qui édicte une obligation de prudence et de diligence et impose a toute personne pouvant discerner le bien et le mal le fardeau de compenser "tout dommage" qu elle peut causer a une autre personne par sa negligence, son inhabileté ou son imprudence.La Cour a reconnu que l’article 1053 protege, jusqu à un certain point, l’intimité d'une personne M.Robbins avait droit a son intimité quand il a adressé ses reproches aux animateurs de rémission et en agissant comme ils l’ont fait les animateurs ont violé ce droit.Projet de loi La place centrale qu’occupe la personne humaine en droit civil permet en effet de prétendre que notre droit privé reconnaît le droit de toute personne au respect de sa vie privée.C'est dans cet esprit qu un projet de déclaration des droits civils, élabore par un comité de spécialistes de 1 Office de revision du Code civil en 1968 inclut cet article "Toute personne a droit au respect de sa vie privée ' Les notes explicatives de l’article propose déclarent que "ce principe, qu’on retrouve à 1 article 12 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, commence à recevoir son application dans la jurisprudence québécoise Le droit à la vie pnvee étant plus menacé aujourd'hui qu’il ne Tétait autrefois le comité juge opportun de l’affirmer de façon générale " Nous sommes en droit civil et la sanction qui s impose à celui qui viole un droit qu il a l’obligation de respecter selon l’article 1053 ou un autre est celle de compenser en argent le préjudice subi par la victime Ce prejudice peut être moral Des exemples Reprenons alors la question du début y a-t-il une limite à Tusage que peut faire la presse et la publicité du nom.de la photographie ou tout simplement d’événements de la vie intime d’une personne’’ Dam l état actuel des choses, on dirait que non Examinons alors la situation telle qu elle peut se presenter dans la réalité quotidienne Un poste de télévision fait le reportage d’une joute de baseball ou de hockey De temps a autre.la caméra se braque sur la foule et fait un gros plan d'un monsieur et d’une jolie dame exubérants de joie lorsque l’équipe locale marque un point.Or il se trouve que ce monsieur a représenté à son épousé (qui n est pas la jolie dame assise a ses côtes au stade) qu'il allait en congres à New-York.L’epouse.fervente elle aussi du baseball, voit l'image en gros plan de son mari en compagnie de cette inconnue" à Montreal On devine le reste Et on peut imaginer le pire Le man a-t-il un recours en dommages-interets contre le poste de télévision pour la violation de son intimité?La question qui se pose alors est celle de savoir si ce monsieur, en assistant a une joute de baseball, pouvait se réclamer de son intimité Lorsqu on se mêle a une foule, volontairement.consent-on pour autant à devenir l’objet de la curiosité d'une caméra dont on n’ignore pas la présence?Autre situation.Un photographe.employé par un journal.se rend sûr les lieux d’un accident de la circulation.Avide de photos choc, il choque un parent d’une victime étendue par terre en proie a une violente crise de larmes aux pieds de la victime.Y a-t-il un recours contre le journal qui publie la photo sans la per-mission expresse de la personne?Un accident de la circulation.c’est, bien sûr un événement d'interèt public (et même là il y aurait lieu de faire des nuances) mais la scène qui entoure la tragédie, les personnes impliquées, la ou les victimes, les réactions et les attitudes de ces personnes, s’agit-il là d’événements d’intérêt public?On peut fortement en douter.Une personne a-t-elle un recours contre l’agence de publicité qui se sert du nom ou de la physionomie de cette personne pour rendre évidentes, disons, les conséquences néfastes de l'alcoolisme sans que permission expresse soit accordée’’ Autre situation.Un magazine fait un reportage sur les taudis et la pauvreté à Montréal.Le photographe illustre le texte d’images montrant des personnes en haillons, assises sur le trottoir ., etc.Y a-t-il vio- lation de l’intimité de ces personnes’’ Eléments du problème Notre droit reconnaît déjà l’inviolabilité du domicile d'une personne Ne peut-on pas inclure dans la notion traditionnelle de domicile élémen) matériel celle des attributs individuels et des qualités inhérentes à la personne: le nom la physionomie, etc ! Le conflit que soulève le problème de l’utilisation par la presse et la publicité des événements ou des éléments de la vie intime d’une personne est celui de la liberté de presse et de l'individu qui ne fait nen de positit ou d’explicite pour être l’objet d’une nouvelle, d’un reportage ou d’une publicité L'homme de la rue doit-ii être considéré comme, prolongeant.dans la rue, sa vie intime':’ La personne, célèbre ou non.qui va faire son magasinage sur la rue Sainte-Catherine.s’expose-t-elle par le fait même a devenir l'objet de la presse ou de la publicité'’ Re-nonce-t-elle pour autant a son intimité ’ Parce que le domicile d’une famille est la proie du feu.le désarroi qui peut se lire sur la physionomie des victimes peut-il devenir l’objet d’une nouvelle Cette physionomie est-elle d'interèt public'.’ On peut évidemment tracer une ligne de démarcation entre l’exploitation indue d’un événement impliquant des per sonnes et le compte rendu loyal Mais qu’est-ce qu’une exploitation indue?La réponse sera dittérente selon les individus.On peut aussi faire une dit-férence entre l’exploitation du nom ou de la physionomie d’une personne à des lins commerciales d’une part et à des tins, disons d'interèt public, d'autre part (la presse en serait une) Mais ou cette distinction nous mène-t-elle?On peut bien interdire le premier cas et permettre le second.Mais comment dire que la photographie d’une personne victime en lambeaux d’un accident publiée dans un journal à titre d’information constitue une utilisation a des tins d'interèt public de la physionomie d’une personne?(Nos exemples supposent évidemment que la personne n a pas donne explicitement son consentement).La victime d’un accident donne-telle implicitement son consentement a faire l'objet d une manchette'’ Le problème est pose Car même si le droit de toute personne au respect de sa vie privée est explicitement ou tacitement consacré dans notre droit privé, il reste à déterminer les cas où une personne renonce à son intimité C’est là le travail des tribunaux.Mais on pourra attendre encore longtemps si les Québécois continuent d’adopter une attitude passive devant l’exploitation parfois ignoble de leur intimité qui est faite par la presse.LE DEVOIR hondé par Honn Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur : Claude Ryon Directeur de l'information Jean Francoeur Trésorier Arthur Lefebvre TÉLÉPHONÉ 844 3361 LE DEVOIR esî publié par l'Imprimerie Populaire Limitée société à responsabilité limitée dont le siône social et>i au no 434 est.rue Notre Dame Montréal II est compové ni impnmé par l'Impt.mertH D-jmonl Inc a 9130 rue Boivm.Ville LaSalle Seule la Presse canadienne est autorisée à amployer et S diffuser les mforrpalions publiées dans Le Devoir ABONNEMENTS: edition quotidienne.Montreol.Quebec, le vu et bon-lieuer 12 mou.428 00.6 mou SIS00.3 mou 48 00 Ailleun au Canada, par la poste 12 mou: 425 00 A moiv 413.00: 3 mois: $8 00 Al'etrongei ! 2 mois: 440 00.-6 mou 425 00 Édition du samedi ! 2 mou: $9 00.Courrier de la deuxième classe Enregistrement no-0858.f A Le Devoir, mercredi, 30 avril 1 969 • 5 événements rtpq nommes Le déclin relatif des investissements privés au Québec Ottawa s'inquiète de la tendance révélée pat les dernières statistiques par Pierre-C O'Neil OTTAWA On peut jongler à l’infini avec les chiffres des investissements privés publiés récemment à Ottawa par le ministre de l'industrie et du commerce Et on peut en tirer des conclusions diverses Même s’ils n’ont pas provoque a Québec le débat auquel on eût pu s'attendre a cause de la situation qu'ils décrivent, les autorités du gouvernement federal les prennent avec beaucoup de sérieux et s’inquiètent des conséquences à long terme de l’évolution qu’ils illustrent On est particuliérement alarmé ici par la tendance récente des investissements privés dans la province En isolant en effet les immobilisations des institutions et ministères gouvernementaux de l'ensemble des immobilisations, on se rend compte, comme en tait foi le tableau 1, qu’au cours des six dernières années le pourcentage des immobilisations ou secteur prive au Québec n’a cesse de décroître (i : par année) par rapport à celles de l’ensemble du Canada Alors que les immobilisations du secteur privé s'étaient accrues au rythme de 4.5% par année dans la décennie 1958-88 elles ont.en 1968.réduit de 2 5% par rapport à l’année précédente Ce sont des chit-fres d’autant plus éloquents que dans cette décennie la croissance moyenne des immobilisations du secteur privé au Canada était d'environ 9.4% par année TABLEAU 1 Immobilisations Au Québec ; du total (million $) Can 1964 215! 25 1965 2475 24 1966 2720 23 1967 2539 21 1968 2475 20 1969 2514 19 (Ces chiffres font abstrao tion des immobilisations des institutions et des ministères provinciaux.) Cette tendance va se poursuivre.La croissance au Qué bec cette annee sera de 1.6% comparativement à l’an dernier C'est presque 12 fois moins que le taux de croissance en Ontario, et d’ailleurs les immobilisations du sec- A deux reposes en moins d une semaine le juge Trahan membre des conseils d’administration de l'Hôpital du Sacré-Coeur et du Mont-Providence et président de la Commission qui enquête présentement â l'hôpital Charles Le.Moy-ne, a fait des déclarations à l’effet que la presence de médecins sur les conseils d'administration des hôpitaux était nuisible au traitement des malades.Je crois qu i! Monsieur le directeur.M Trudeau devait se faire remarquer par sa grande logique On se rend compte de plus en plus cependant que son raisonnement est assez simpliste et que sa pensée débouché en fin de compte sur des sophismes faciles, a peu près toujours les mêmes, sous des formes variées Dernièrement il déclarait ce qui suit Si ies Canadiens français ne peuvent se battre à un contre deux, ils feraient bien d'abandonner la lutte S'ils ont peur à un contre deux,, je ne donnerais pas cher pour ceux qui veulent être à un contre cent, comme les indépendantistes ' C'est peut-être une belle tirade, mais nen de plus Ce que nous voulons ce n est pas nous battre teur privé au Québec ne représenteront plus cette année que 53% de ce qu’elles sont au même moment en Ontano Comme l’indique le tableau 2.ce taux est egalement beaucoup plus faible que celui de la croissance moyenne au Canada durant la même penode Seules les provinces des prairies traînent derrière le Qué- Chacun sait que le (Gouvernement du Quebec n’a pas de politique linguistique II n’en a pas pour l’ensemble du terri-toire.Il n en a pas non plus pour lui-même.Ce qui veut dire qu’au sein de l’administration.les fonctionnaires jargon-nent depuis toujours à leur aise et que les textes de toute Les médecins et l'hôpital s'agit là d’affirmations gratuites et que le juge Trahan devrait expliciter sa pensee II est aussi vrai de prétendre, à mon avis, que l'absence de représentation adéquate des médecins sur les conseils d'administration des hôpitaux est mauvaise pour les bons soins aux malades Laisser la gestion des hôpitaux entre les mains d'hommes d'affaires, de bureaucrates et d'autres personnes Vers la fin des mirages un contre deux, ni un contre cent.Nous voulons nous battre pour nous-mêmes et contre personne.Nous n en voulons plus justement de ces batailles, de ces discussions et de ces affrontements non pas à un contre deux, mais à un contre dix comme actuellement.Se battre pour soi et se battre contre personne, c'est l’idéal des hommes libres et c'est ce que nous voulons être.Dans ie même ordre d’idée, vous me permettrez aussi de relever un dernier cri du coeur de M.Marchand.11 vient de s’écrier "Fuir le combat, vest être séparatiste " Eh bien non.fuir le combat c’est faire comme Trudeau, Marchand et Pelletier C'est renoncer à ses idées pour accepter la caisse électorale Ca c'est fa- bec pour ce qui est de la croissance des immobilisations du secteur prive cette année Et comme on ie souligne à Ottawa, il faut replacer ce chiffre dans le contexte de la croissance phénoménale de ces immobilisations dans les prairies récemment, comme l’indiquent les trois premières colonnes du tableau 2 nature qui émanent des differents services gouvernementaux continuent a être rédigés pour la plupart en petit negre Si le mal n atteignait que les fonctionnaires subalternes, on pourrait s'en consoler.Mais il suffit de lire et d'entendre certains cadres de l'administration québécoise pour se n ayant que peu de connaissances de la médecine, et plus préoccupés de boucler un budget que de procurer des soins de premier ordre aux malades, n’est certes pas i’ideal à atteindre A moins que le juge Trahan n'apporte des précisions sur ses déclarations il est difficile de ies prendre au sérieux ROBERT MICHAUD, md Montréal.4-4-69 elle et quand on accepte cette attache.on ne peut faire autrement que d'engager des pseudo-batailles à un contre deux, à un contre dix.à un contre cent, à un contre mille, etc (mettez-en tant que vous voulez!) Tout cela pour essayer de se faire croire qu'on lutte encore et pour tenter d’effrayer ceux qui voudraient changer ce fameux système où tout le monde tourne en rond, comme le chien qui joue avec sa queue René Lévesque et bien des nationalistes qui travaillent dans le Parti Québécois savent très bien qu’ils seraient reçus à bras ouverts par n’importe quel vieux par ti politique.La voie qu’ils ont choisie n est pas la plus facile, mais c’est la seule qui ne mène pas à un cul-de-sac Pendant que nos croisés d’Ottawa continuent de se battre pour des moulins à vent, grassement payes et abondamment alimentés par les grosses caisses, les nationalistes se préparent à nous bâtir un pays bien à nous On n'est jamais si bien gouverne que par soi-mème Quand le Quebec sera souverain nos taxes n’auront pas à aller faire un détour par Ottawa et nous pourrons, far exemple, aménager un parc en Gaspesie sans qu’un Chrétien nous oblige à grèver notre patrimoine par un bail de 89 ans construire des centres culturels ou on le veut et ies subventionner à notre guise, sans qu'un Pelletier essaye de nous faire chanter, exiger notre système de télévision educative, sans qu'on vienne nous mettre du bois dans les roues: entretenir nos propres relations extérieures, avec les pays de notre choix, sans qu un Trudeau ameute toute la presse anglaise du pays, conclure, des accords financiers et commerciaux avec Toronto.Washington, etc .sans demander la permission à personne, etc.etc Exiger l'aéroport à notre bénéfice et non celui de l'Ontario.Quoi qu’ils disent et quoi qu'ils fassent pour s'en donner l’illusion, nos ministres canadiens-français ne sont qu’une façade.C’est peut-être vrai qu'ils sont plus nombreux que jamais, mars même ce fait ne peut être qu éphémère GE0.-HENR1 FORTIN, 25-4-69 aux immobilisations en machinerie et outillage: et on constate que l’accroissement au Québec pour cette année, s’établit à 2% comparativement à 20% pour l’Ontario et à 9*% pour l’ensemble du Canada TABLEAUS Immobilisations machines et outillage 1969 millions $ % de croissance 1968 1969 QUEBEC 1075 1095 2 ONTARIO 1948 2338 20 CANADA 5132 5581 9 Si les causes de ces phénomènes peuvent être diversement interprétées par des individus dont les opinions politiques varient on estime à Ottawa qu'il est difficile de nier qu’ils puissent avoir des conséquences sérieuses non seulement sur les niveaux de revenu de la population du Québec mais encore sur l’évolution de l’emploi Dans les deux cas, ils augmentent i'é- rendre compte que.malgré l’Office de la langue française et les nombreux organismes privés qui oeuvrent dans ce domaine, le français administratif se porte presque plus mal à Quebec qu'à Ottawa D'autre part, s’il s'agissait toujours d'ignorance, on serait enclin a passer l’éponge, bien que l'ignorance soit parfois coupable Mais, dans certains cas.il y a mauvaise volonté évidente et l’on s aperçoit que certains fonctionnaires refusent de renoncer a leur 'jouai Or il semble bien que ce soit là ce qui s'est produit pour la préparation des règlements découlant des articles 20 et 21 de la "Loi des hôpitaux", que le ministère de la Santé a rendus publics il y a un mois environ.Ayant ete mêles à plusieurs reprises a la préparation de ces règlements, nous avons pensé qu il était de notre devoir de fane connaître aux citoyens du Quebec une tranche édifiante de notre petite histoire administrative.Us découvriront à la lecture de notre témoignage un certain nombre des raisons pour lesquelles le français chez nous est si malade, si malade qu on se demande parfois, malgré l'optimisme beat de personnages aussi importants que le premier ministre.Monsieur Bertrand.s'il pourra jamais en guérir.Historique La "Loi des hôpitaux en bon français, il faudrait parler de Loi sur les hôpitaux) a été sanctionnée le 6 juillet 1962.Or l’article 20 de cette loi confiait au "Collège des médecins et chirurgiens de la province de Quebec (qui devrait s’appeler en français l’Ordre des médecins du Québec I la tâche de preparer des règlements concernant l’activité medicale dans les etablissements hospitaliers, et ce avec le concours des deux associations d'hôpitaux de l'e-poque (qui ont fusionné en janvier 1966) Le texte mis au point par le Collège" fut présenté au ministre de la Santé le 29 septembre 1964.Pour faire suite aux recommandations du Comité d’étude des termes de médecine, certains termes fautifs employés dans la Loi avaient été remplacés dans les règlements par des équivalents en bon fran-çais.Ces termes étaient "bureau medical" comité conjoint et patient", que le Comité d'étude des termes de médecine proposait de remplacer respectivement par conseil des médecins, comité mixte et malade.En effet en français international, le mot bureau désigne les dirigeants d’une association ou d'un groupe et non l’ensemble des membres de cette association ou de ce groupe Le bureau est composé d'un president.d'un vice-president, d’un secrétaire-trésorier parfois de certains autres membres.Le bureau, c’est ce qu'on appelle en "jouai" "les officiers ou "l’exécutif iG.TM.H*.I, p.11).Quant a "comité conjoint’’, c est un calque de l'anglais “joint committee", qui doit cart entre l’Ontario et le Quebec On notera, par exemple, en prenant connaissance des taux de chômage en Ontario et au Québec depuis le début des années 1960, qu’il y a eu d’a- Tous ces chiffres indiquent que seuls des investissements publics massifs pourraient permettre au Québec d’enrayer la détérioration d’ordre économique qu'entraîne un taux décroissant d'investissements privés relativement à ia province de l’Ontario et à l’ensemble du Canada Et comme on le souligne dans différents se rendre en français par Comité mixte U T M H 1.p.14) Pour ce qui est de patient c’est un mot bien français mais qui désigné traditionnellement le malade chirurgical, et le Comité d’étude des termes de médecine pensait qu'il valait mieux dans un texte juridique le remplacer par le terme général malade (G T M H I p.28i Pour diverses raisons sur lesquelles il serait trop long de s étendre ici.un deuxieme texte fut présenté au ministre de la Santé le 27 juillet 1965.Ce deuxième texte, du point de vue terminologique, n était pas différent du premier.Toutefois.même si une table de correspondants entre les termes utilises dans la Loi et ceux qui les avaient remplacés dans les règlements avait ete placée au debut du texte, le conseiller juridique du ministère de la Santé.Me Jacques Morency, prit prétexte, entre autres choses, de ces changements pour déclarer que le texte était inacceptable Le Devoir, 5 août 1965).Le 6 août, le gouvernement faisait modifier par l’Assemblee l’article 20 de la Loi sur les hôpitaux de manière a ce que le ministre de la Santé eût désormais le pouvoir de preparer iui-me-me les règlements concer liant l’activité medicale au sein des hôpitaux, comme il l'avait par l'article 21 de la même loi dans le domaine de l’administration hospitalière.Toutefois, au moment de la chute du gouvernement Lesage, les fameux règlements n’existaient pas encore.A l’automne de 1967.le "sous-ministre de la Santé, le docteur Jacques Gélmas.me remettait à titre confidentiel, et parce que j’avais été quelques semâmes plus tôt nomme membre du Comité de terminologie du ministère de la Santé, le texte de la version des réglements en application des articles 20 et 21 de ta Loi sur les hôpitaux a laquelle Me Jacques Morency en était arrive et il me demanda de lui donner mon avis sur ia terminologie et le style de ce document.Je ne pus m'empêcher de lui dire quelques jours plus tard que l’un et l'autre étaient mauvais.Il me demanda alors si je voulais bien en faire la correction.Je lui répondis que je ferais le travail à la condition expresse qu'on me laissât utiliser la terminologie medi-co-hospitalière proposée par le Comité d'étude des termes de médecine et qu’on acceptât l'idée d’une table de correspondance au début du document pour les mots qui.dans celui-ci.ne seraient pas les mêmes que dans la Loi.A cause des réticences bien connues de Me Morency sur ce point, le docteur Gelinas me dit qu il me rappellerait pour confirmer sa demande Quelques jours plus tard.U me fit savoir que le projet qui m'avait ete soumis avait ete abandonné, qu'on en préparait un autre et que je serais consulté en temps et lieu.Le 28 novembre, [rendant une entrevue qu il accordait au president du Comité de terminologie.le docteur Dominique Bédard, et à moi- bord une tendance vers la réduction de l’écart entre l'Ontario et le Québec Mais ce mouvement paraît devoir être renversé depuis 1967, l’écart étant revenu en deux ans à ce quîl était au debut de ia présente décennie milieux de la capitale fédérale.le Quebec est d’autant moins en mesure d’assumer ce rôle qu’il subit comme tous les autres gouvernements les difficiles conditions d’un marche qui ne fait que refléter une condition économique que les gouvernements tentent péniblement de corriger depuis plusieurs mois.même, à son bureau du Parlement Monsieur Jean-Paul Cloutier aborda la question du règlement en application de la Loi sur les hôpitaux et il nous annonça que le docteur Gélinas et Me Morency attendaient dans l'antichambre pour discuter avec lui de cette affaire.Ces messieurs vinrent alors se joindre à nous.Après un petit état de la question fait par le ministre le docteur Gélinas prit la parole pour dire qu effectivement les réglements étaient lort mal rédigés, qu on ne s était aucunement occupé de leur forme et qu'il fallait absolument les corriger J’expliquai alors a Monsieur Cloutier que j’étais dispose à faire le travail, mats a deux conditions: la premiere, qu on me donnât au moins une semaine pour accomplir la besogne: la deuxième, qu on acceptât intégralement mon texte, quitte a placer au début de celui-ci une table de correspondance terminologique Me Morency intervint alors pour dire qu il doutait que la chose fût possible Le docteur Bedard et moi rétorquâmes que Monsieur Daniel Johnson avait lui-même proposé cette façon de faire a 1 Assemblée, le 30 mai i968 (Journal des débats.30 mai 19681.pour refranciser nos lois sans les refondre de fond en comble.Monsieur Cloutier déclara alors que cette solution lui semblait acceptable et il demanda a Me Morency de me confier le texte pour correction dès que celui-ci serait au point quant au fond, après s’être assuré auprès de Me Julien Chouinard secretaire general du Conseil executif, et de Me Robert Normand, greffier en loi adjoint de l'Assemblée "nationale".de l'absence d'objection juridique ou constitutionnelle à ia façon de faire préconisée par Monsieur Johnson.Or ces deux iiauts fonctionnaires m ont affirme l'un et l'autre, le second au début de décembre, le premier a son bureau le 18 mars, que le recours à une table de correspondance n etait pas illegal et ne pouvait pas soulever d'objection d’ordre constitutionnel Malgrc tout, ce fut le silence, a tel point que j'eus l’impression que le projet de règlement general était abandonne Puis, brusquement, vers le milieu de janvier, j’apprenais que le projet était rendu chez l’imprimeur Je remuai ciel et terre, macs en vain, et il s'avéra qu il n’y avait plus rien à taire B ressort de lout cela que certains hauts fonctionnâmes du ministère de ia Santé, en particulier Me Morency.ont délibérément agi de manière que le texte des règlements découlant des articles 20 et 21 de la Loi sur les hôpitaux ne soit pas mis en français convenable.Ils ont de propos délibéré tait fi des recommandations du Comité d’etu-de des termes de médecine, par consequent de l’Office de la langue française, puisque les recommandations terminologiques du Comité d’etude des termes de médecine sont approuvées par l’Office.Le Conseil des ministres, lui.n'y a vu que du feu et l'on se trouve maintenant en présence d’un texte qui fait honte au Quebec.à suivre 2iéme tirage en un mois: 40e mille SUR LE CHEMIN la foi chrétienne presentee aux adultes ¦.¦ • .¦ C I- I,'., ' ' f ’ V-.i; v __ - • ’ ¦ v'j-L • ï ¦ -1 Auteur des textes: Ÿves-M.Cote, Ô A i " Ac^aptaiiori: Bernard Cote, C.S.C.- „ ! v ' | | Denise Demers 1 rj • ¦ -• L •: '¦ ./ ,v.K , ¦ r j t ' I j .’ I ’ ‘i*- ;, - ' ; ' Une publication du- Centre de catdchejse du • Diocese de Montreal ' J Un docur^eOPiridispensable'd ceux, qur veulent approfondir et repenser leur christianisme.:: FL L,! - v I -4- "'J' ' V ( Si 00 ' %, ;-.u' vm' fn vente dons toutes les librairies , •! ., , / ’ ‘ I • ¦ • ¦ .2415 est, boul.Dorchester, Montreal 124 8b 1 -9621 - Metro: (hamp-de-Mars ¦ lettres au Devoir TABLEAU2 Immobilisations par province (millions $» QUEBEC 1958 1968 1969 moyenne annuelle 58-68 Accrois.68-69 1694 2475 2514 4 5 1.6 ONTARIO 2536 4218 5030 7.0 19.3 ATLANTIQUE 329 896 1035 166 15.5 PRAIRIES 1446 2859 2885 9 8 1.0 COLOMBIE 734 1730 1833 13 4 6.0 TOTAL 6739 12178 13297 8.3 9 2 vernementaux sont exclues.La comparaison avec l’Ontario et l’ensemble du Canada est encore plus révélatrice si on exclut, en plus des immo- bilisations du secteur public, celles du secteur de la construction.On ne retient alors que les chiffres relativement LE ROYAUME DIVISE CONTRE LUI-MEME OU LES TRISTES CONSÉQUENCES DE NOTRE PAUVRETÉ LINGUISTIQUE 1 ) Petite histoire d'un texte juridique qui fait honte au Québec par Jacques B0ULAY • le ministère de la santé du Québec a rendu public, il y a quelques semaines, le texte des règlements découlant des articles 20 et 21 de la loi dite des hôpitaux de Québec.Ayant été mêlé de près, à son titre de secrétaire du comité d'étude des termes de médecine du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec, le docteur Jacques Boulay raconte la manière dont on procéda à la rédaction du texte des règlements.Il procédera demain a un examen de la qualité linguistique du texte.TABLEAU4 Taux de chômage 1961 1965 1967 1968 1969 QUEBEC 9.2 5.4 5.3 6 6 (jan.- fév.) 6 4 ONTARIO 5.5 25 3,1 3.5 2 8 ECART 3.7 2 9 2.2 3.1 3.6 G?A i rm-m A chacun scs goûts, des vacances pour fous les goûts: Air France 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CiarkO 40 93 52% 50 = 51% •f 1% Smger ?40 48 79% 79% 79% Radio Eng 896?$40 39 40 + 1 Clevtte 2 20 5 85 84% 85 % Sou Pac 1 80 137 38 % 38%, 38% Read Dig 100 $?7', 7% CocaCoi 1 32 117 72% 71% 72'.Spartan! 169 23 22 a 22% — 5 Rio Algom 100 $25 25*.25% CBS 1 40b 127 54% 54% 54% SperryR 202 56' < 54% 55% Rolland A 550 %8 8% 8'.Com Sat 149 •16 45% 45% StdBr 1 50 59 47 46% 47 + ' •> Ronalds 2700 $19' 19% 19' + J4 ConEds 1 80 136 33% 33'.' 33%.StOCal ?80b 178 68 67% 68 Rothman 600 $22' 22 + 1 % ContCan 2 20 33 67% 66 ' ; 66 ; Stdlnd ?30 387 62 6IM1 61% Royal Bk 4510 $23% 23' = 23% CtlData 366 156’ 150*.156% + 5 StudeW 1 214 47 % 46 47 + ' ; Royal Trust 1500 $25 25 25 - 1 CopwlSt 1 20 16 23% 23% 23% SunOH lb 16 68 1 ' 67 .67% St Law C A 50 $29 29 29 Crane 1 60b 1?50% 50% 50% Swift 60 148 29 28% 29 Scott Las 100 $27 V 27% [ Curtiss Wi 1 54 22% 21% 22 + ' •: Tel edn 397 40% 38 %• 40% + 1*4 Shell Can 987 $26 % 26 26 + ’ 1 Deere ?185 46% 46 .46% + % Tenco 1 28 20?28% 28% 28% Shellhln P 1000 $27 27 27 DennMf 60 150 47 46% 4?Txco 3 20 254 83% 83% 83% + 1 Shell In w 100 $12% 12% 12% Det Stl 60 35 18% 17% 17 V Tex Inst 80 338 118% 1 16 *3 118% Sher Will 50 $25 25 25 Dome M 80 53 75*.74 74% - 1 % Text» 80 82 36% 34% 35% Simpson 1 1675 $38 38 38% + % DowC ?40 233 73% 72% 73' = 4.% Thtok 40 98 18% 18% 18** 4 '-1 Stand Str S iOO 425 425 425 - 25 duPon 1 ?5g 175 145 143% 145% + 1‘« Time 1 90a 45 7|% 71% 71% -1% + 1% 1-1% .-?% Steel Can Stembg A Texaco C< Tor Dom Tr Grp A Tr C PL Tr C PL 275 Tr 2515 $26 1193 $14 550 $31 1570 $2?100 $11' 1003 $43 25 $80 26'- 13'.30‘ 22% n* 4?'.PI wt 100 $17 Tr Mt PL 955 $15 26% 14 31 22% ll1» 43 8p 17% 15% EastK 88a 501 74 EatnYa 1 40 .43 36 EG G 10 x2!3 41% EssexInt ( thylCp 72 76 Evershp ExCel I 25 17 3 38 » 34 ' 69 19' 37 32% 16 % + '* Triad 1000 410 410 410 8% - ’8 Trt*ec 6500 220 215 220 25% +1% Tr G C pr 800 $27 27 27 7 + % Un Carbide ¦ 1055 $20- 20 V .20 9 Union Oil 400 $45 44 > ¦ 45 15% - Velcro Ind 7371 $54 53 541 6% + •.Waia* 200 $13% 13* 13 311 * + •• Walk GW 1344 $41 V 40 : 40 28 V.War Her 1300 $11 10 - 11 23% W«*bb Knac > 2000 38 38 38 395 i 25 Cst ; % 650 $2% 29 29 35 Weston 4 pr 75 $68 68 68 55‘ ï % 1% Zellers 1664 $13% 13% - 13’ Fa-rch 50e 46() 88: Firest 160 97 61' I M( CP 86 290 31 FMC pf2 25 Ford 2 40 Frueh 1 70 48 ?331 51 bourse: canadienne Cours fournis par la PRESSf CANADIENNE Fern».Ch.V»wt*« Haw* Bat Industrielles Am Met En 1400 346 340 Anglo Scan ?000 $17 17 Blue Bon 1200 1500 460 Cant cl Divr 2350 $18 ¦ Capital Bldg 800 $8 Casavant 2100 3753 360 Cassxjys 500 $10% 10' Comm Hold 1750 $6 < 6 Comodore 9916 $14 ‘t* 13' Comod ?i wt 2000 975 900 C'rawfrd Al 350 $R Del* Pan 460 $6 Domco Ltd 360 $9 - 0 Fleet M*g 1000 280 280 Furlong 100 380 380 Grissol 1000 $7 ' 340 17 280 460 18; , 711 350 • 10 ¦ i 14% 975 280 380 Qu*e 500 33 1000 17 farm.Ck.33 - 1 210 36% Gr No Ry 3 15 52% GultO 1 50 587 45 ’.Hewlett 20 90 85% HighVoit Hmstk 4< Honywl 1 10 160 137 MFC 1 10 41 43 MudsnB 3 40a 3 80 IllCent 1 50 26 60 JngRand ?InttkSt 1 80 IBM 3 20 IntFF 40b IntHar 1 80 351 31 % IntMng 10g 31 31% (Nick 120» 204 .18' IPap 1 50 419 45% IntT&T 95 604 50% JnMan 113 39% KaysRo 60 10?34% Kellogg 1 60 536 4%: Kennec ?40 161 531 93 33 83 41% 47 % 22 35% 334 328 .75 57 .36 40% 36' 34 18% 31% 87% 60% 30 48 50'- X.% 5?44 ¦ 84 .• 41% 135 , 4?% 80 69% 47 35 % ¦ 55 31% 29% 37 : 45 48 38% 34% 40 .52% .6% 120 70 600 $16 ‘ .15 15% Kraftco 1 70 123 47% 46 300 230 230 a 5 K.esge 40 M?47 45; 1000 8 - 1 Kroeh! 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-3 14 1 Associés attachés au bureau de Montréal ).Claude Allard Richard Mineau A.H.Howson E.W.Netten B.H.Lloyd J.A.Pelliér ).J.Macdonell M.Laird Watt Bureaus dans les principales villes du Canada et affiliations dans le monde entier Membres de L'Association canadienne des conseillers en administration et de l'Association MTM des normes et de la recherche 5, place ville marie, montréal 113 IS1«) a6fe-B708 Price Waterhouse et Associés conseillers en administration L’Aeroport Hilton à 25 minutes de la Place Ville-IVIarie à 40 minutes de Québec.Un endroit unique pour vos réunions d’affaires.Réunissez les membres de votre personnel à l'Aéroport Hilton pour vos conférences et meetings de vente.Ils y mettront de côté problèmes de bureau et soucis quotidiens pour être tout à votre attention.Ceux qui demeurent à l'extérieur de Montréal peuvent s'y rendre facilement.Le Montréal Aéroport Hilton s’y connaît en réunions d'affaires et en congrès.Il peut accommoder jusqu à 350 personnes.Le stationnement est gratuit, les chambres spacieuses et les restaurants de première classe, sans oublier le casse-croüle et les divertissements en soirée.A votre prochain meeting d'affaires, sortez de Montreal — en 25 minutes.Rendez-vous à l'Aéroport Hilton— téléphone 631-2411.Administré par Hilton ot Canada Autres hdtels administrés par Hilton au Canada — I hôtél Vancouver et te Hé!ne Ehiabéth (hôtels du CNi CREDICOINC AVIS DE PAIEMENT Aux détenteurs de billets garantis 637d AdK>* 6 Adios Mar> Herher' H\ ATRIEMF TROT A réclamer $2.500 $3 (NM) 'handt capi Allocations pour ! âge et le sexe BOCRSE $t 400 5- F.mpalle 2- Vergreen Pat Pteet Mor 4- Champ Moray 1 Archie Mon 3- Scotch Irish 7 Kingston 6 Dave Smith A Bédard P Robillard .1 i^ahaie A Boucher A Hanna Y Gama< be N Bardier B Côte ( INtR IEMK( OCRSF AMBLE A reclamer $:U«0 Allotations pour I âge et le sexe 6 Foot Steps Star s Lo Brewers i^m Tapai Black Widow Royal Dominion Zetland Prince Armbro Expltrer Lord Saunders Hen Fil ion J (i Brosseau M lefebiTe J P Charron C Rocheteau A laivallée Y Gamache P Lachance 12-1 SIMFMl I tH RSE AMBLE A réclamer $5 5'Ki $f> (410 ihan dicap' BOCRSE $2.000 5- Dark Thrust Hen Fillon 3-1 BOt 'RSE $l4eo J (i Brosseau 7 2 A Boucher A1 D MarTavtsh T2 M l>e?ebvre 5-1 B Côte Tl N Lambertus Tl G Lachance 10-1 SEFTkEM AMBLE 3 4 et 5 ai gnants de $2 000 à vie ( A l-.agle White T Art's Call 1 Cati Champ 6 Ann B Adw»s 7 Marmoussef 6 Zeno 2 ( omme Belle 3- Mountain Actor Aussi éligible (loverland Zip (tH RSF seulement Non-ga i novices BOURSE $1300 R Bedard 3-1 G Lachance 7 2 R Samson A l M Gigtière Tl M Brosseau 6 1 Pas nomme T l A Bedard Tl J Sprouse T1 D MacTavish HI II IL.ME COI RSk AMBLE DEUXIEME TRA.V HE GRATTAN BARS 1ère DIVISION BOCRSE $5 885 2- fb-eswick 6 Rowdy Duke 7 Mountain Scout I Steady Stone A Greg Hanover 3 Armbro Imprint T diet Lvnn Adios D M Hostie 9-5 J Morrill A1 J Sprouse Tl R White Tl MarTavtsh Tl M Williams 12 1 R Savignac 12-1 NEl Vf EMC ( Ot RSE AMBLE DEUXIEME TRANCHE GRATTAN BARS > DIVISION 1 Good l urk Bov 2 Tiger Wave T faillis 3- Meadow Rod 7 King s Meda! A Miss Lady Byrd T Mohigan BOURSE $5 885 J Larente 2-1 D MacTavish T2 R White 3-1 J Sprouse Al K Waples 9 2 J G Brossera 2T l R Savignac 40-1 DIX EMA < at
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